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E3A Physique Chimie PSI 2024Sujet, corrigé et rapport du jury

Escale à Fort Boyard

Pas encore noté
Faisable en Sup

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 22 questions sur 42, parties III et VI en entier. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 20 · PTSI 18 · MP2I 23 · TSI1 20 · BCPST1 13 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Observation du Fort3/9En partie
  • Partie II : Mesure du temps : la clepsydre0/62e année
  • Partie III : L'épreuve de la cloche10/10Faisable
  • Partie IV : Utilisation d'un colorant : la fluorescéine0/42e année
  • Partie V : Explosion de la cartouche0/42e année
  • Partie VI : Composition chimique du gong9/9Faisable

Téléchargements

Présentation du sujet

Escale à Fort Boyard : jumelles, clepsydre, épreuve de la cloche, diffusion d'un colorant, contacteur électromagnétique et bronze du gong
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Le sujet prend pour fil conducteur le jeu télévisé Fort Boyard et se compose de six parties indépendantes, chacune progressive. La physique, qui représente 80 % du barème, couvre l'optique géométrique, la mécanique des fluides, la mécanique du point, la diffusion de particules et l'électromagnétisme. La chimie, pour 20 % du barème, porte sur la cristallographie et l'oxydoréduction. La calculatrice était autorisée.

  1. 1Partie I : observation du FortLois de Snell-Descartes, lentilles convergente et divergente, lunette de Galilée, grossissement et conditions de Gauss (Q1 à Q9).
  2. 2Partie II : mesure du temps, la clepsydreRelation de Bernoulli, vidange d'un récipient et forme du profil assurant une baisse de niveau à vitesse constante (Q10 à Q15).
  3. 3Partie III : l'épreuve de la clochePendule simple, puis pendule de longueur variable modélisé de façon discrète, avec conservation du moment cinétique et croissance de l'amplitude (Q16 à Q25).
  4. 4Partie IV : utilisation d'un colorant, la fluorescéineVitesse débitante et nombre de Reynolds dans un canal microfluidique, équation de diffusion et durée caractéristique de mélange (Q26 à Q29).
  5. 5Partie V : explosion de la cartoucheMilieu ferromagnétique doux, champ dans l'entrefer d'un contacteur électromagnétique, énergie magnétique et force sur la partie mobile (Q30 à Q33).
  6. 6Partie VI : composition chimique du gongStructure cubique à faces centrées du cuivre, sites octaédriques, nature de l'alliage, diagramme E-pH de l'étain et dosage par volume de gaz dégagé (Q34 à Q42).

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Lois de Descartes et tracés de rayons · Foyers et lentille divergente · Bernoulli sans points d'application
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Le sujet balaie un champ large du programme. Le jury insiste sur la rigueur des raisonnements et sur la justification, une réponse non justifiée ne rapportant rien quand l'énoncé demande de justifier. Il demande de travailler davantage le programme de première année et relève des faiblesses sur les conversions d'unités et les fonctions trigonométriques.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Lois de Descartes et tracés de rayonsQ1, Q2, Q5, Q6

    Les lois de la réfraction sont peu connues, les angles mal définis et le plan d'incidence oublié. Les tracés de rayons qui en découlent sont très souvent faux.

    « Peu d’étudiants connaissent les lois de Descartes sur la réfraction. »
  2. 2
    Foyers et lentille divergenteQ4

    Les foyers objet et image sont confondus, tout comme un foyer et une distance focale. La lentille divergente est traitée comme une lentille convergente.

    « Des confusions fréquentes entre foyer objet et foyer image, ainsi qu’entre foyer et distance focale. »
  3. 3
    Bernoulli sans points d'applicationQ10, Q11

    Beaucoup de candidats n'indiquent pas entre quels points ils appliquent la relation. La notation Δv² est à éviter sans parenthèses.

    « Beaucoup de candidats ne précisent pas entre quels points ils appliquent la relation de Bernoulli. »
  4. 4
    Équation du pendule mal justifiéeQ18, Q20

    Le système et le référentiel doivent être définis. Oublier la tension du fil revient à décrire une chute libre, et c'est parce que la tension ne travaille pas que l'énergie mécanique se conserve.

    « Pour le théorème de l’énergie mécanique, ils disent qu’il n’existe que des forces conservatives au lieu de dire que la tension ne travaille pas. »
  5. 5
    Moment cinétique et vitesseQ22

    Plusieurs candidats pensent que la conservation du moment cinétique implique celle de la vitesse, ce qui révèle une définition mal maîtrisée.

    « Pour plusieurs candidats, si le moment cinétique est conservé, alors la vitesse est conservée »
  6. 6
    Volume de l'atome et volume de la mailleQ35

    Cette confusion fausse la masse volumique du cuivre. Une valeur aberrante devrait alerter le candidat.

    « Une confusion fréquente entre volume de l’atome et celui de la maille. »

Ce qui a été bien réussi

  • La relation de Bernoulli et ses conditions d'application sont généralement bien énoncées (Q10).
  • Les questions Q16, Q19, Q28, Q34 et Q36 sont généralement ou souvent bien réussies.
  • La signification du nombre de Reynolds est en général connue (Q26).
  • L'établissement de l'équation de diffusion est traité de façon assez satisfaisante (Q27).

Conseils du jury

  • Justifier chaque réponse, surtout quand l'énoncé demande de justifier, et ne pas forcer un résultat donné.
  • Retravailler le programme de première année, qui fait partie intégrante du concours.
  • Utiliser les notations de l'énoncé et définir tout sigle ou notation supplémentaire.
  • Maîtriser les conversions d'unités et savoir déterminer l'unité d'une grandeur à partir de son expression.
  • Vérifier l'homogénéité, les signes et la cohérence physique des résultats.
  • Éviter de sauter d'une partie à l'autre pour grappiller des points.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Corrigé détaillé

42 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question, avec les remarques du jury.
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42 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré et les remarques du jury. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1Rappeler les lois de Snell-Descartes relatives à la réfraction, au moyen d'un schéma faisant apparaître les…
  2. Q2La figure 2 représente les lentilles plan convexe et plan concave, taillées dans un verre d'indice optique…
  3. Q3En déduire la nature, convergente ou divergente, de chaque lentille.
  4. Q4Préciser et justifier la position relative des foyers des lentilles. En déduire l'encombrement en fonction…
  5. Q5Recopier le schéma de la figure 3 et poursuivre le tracé des rayons incidents parallèles faisant un angle…
  6. Q6L'image du Fort à travers les jumelles apparaît-elle droite ou renversée par rapport au Fort observé à l'œil…
  7. Q7En se plaçant dans les conditions de Gauss, les angles et sont petits; déterminer l'expression du…
  8. Q8Compte tenu des valeurs de grossissement et d'encombrement précisées en fin de partie, calculer la valeur…
Voir les 34 autres questions
  1. Q9Sous quel angle le Fort est-il observé à l'œil nu ? Sous quel angle est-il observé à travers les jumelles ?…
  2. Q10Rappeler la relation de Bernoulli ainsi que ses conditions d'application. On suppose ces conditions remplies…
  3. Q11En exploitant l'hypothèse, établir l'expression de en fonction de et de.
  4. Q12L'écoulement étant supposé incompressible, en déduire l'expression de en fonction de et de. Préciser…
  5. Q13En supposant que l'expression de obtenue à la question Q11 reste valable, montrer que l'évolution de est…
  6. Q14Sans chercher à résoudre cette équation différentielle, déterminer la valeur de l'entier en imposant que ne…
  7. Q15Trouver la valeur de permettant d'assurer une vitesse constante.
  8. Q16Exprimer les vecteurs vitesse et accélération du point M dans la base polaire.
  9. Q17Expliciter l'énergie potentielle de pesanteur du point M en fonction de et de. On prendra.
  10. Q18Établir l'équation différentielle vérifiée par. On posera.
  11. Q19Dans le cas de petits mouvements, déterminer la loi horaire et calculer littéralement, puis numériquement la…
  12. Q20Montrer que l'équation différentielle du mouvement s'écrit à présent:
  13. Q21Que dire de l'énergie mécanique entre les points et ? En adaptant le résultat de la question Q17, montrer…
  14. Q22Entre les points et, on admet que le moment résultant exercé sur le mobile est nul: son moment cinétique est…
  15. Q23Déterminer alors la relation entre l'angle de montée et l'angle sous la forme: Donner la valeur de l'exposant.
  16. Q24Montrer que l'amplitude des balancements augmente.
  17. Q25En remarquant que la suite est géométrique, exprimer en fonction de et de le nombre d'allers-retours…
  18. Q26Calculer numériquement la vitesse débitante (vitesse moyenne) dans le canal, en. Rappeler la définition du…
  19. Q27Établir l'équation de diffusion aux dérivées partielles satisfaite par, pour.
  20. Q28En exploitant les conditions initiales et l'intégrale de Gauss donnée en fin de partie, déterminer les…
  21. Q29Comment relie-t-on simplement et ? En utilisant la durée typique du phénomène de diffusion, dont on…
  22. Q30Rappeler la définition d'un milieu ferromagnétique linéaire doux. Donner la relation entre les vecteurs et…
  23. Q31En d'étaillant les étapes et hypothèses de votre raisonnement, montrer que le champ magnétique dans…
  24. Q32Définir l'énergie magnétique du système noyau+entrefer comme la somme de deux intégrales volumiques…
  25. Q33On rappelle que la partie mobile du noyau est soumise à la force: Expliciter en fonction des paramètres du…
  26. Q34Représenter la maille conventionnelle, puis déterminer le nombre d'atomes de cuivre par maille. En adoptant…
  27. Q35Exprimer la masse volumique du cuivre en fonction des données, puis calculer sa valeur.
  28. Q36Repérer, puis dénombrer les sites octaédriques dans cette structure. Évaluer numériquement le rayon maximal…
  29. Q37Le bronze est-il un alliage d'insertion ou de substitution ? Justifier.
  30. Q38Calculer le nombre d'oxydation de l'élément Sn dans les différentes espèces, puis attribuer à chacune…
  31. Q39En utilisant le diagramme et la valeur de, estimer la valeur du potentiel standard du couple. Comparer à la…
  32. Q40Que peut-on dire des domaines de stabilité de et ? En déduire l'équation de la réaction qui va se produire…
  33. Q41Exprimer le volume molaire d'un gaz supposé parfait en fonction de sa température et de sa pression…
  34. Q42En appliquant le protocole proposé, on mesure en fin d'expérience un volume de gaz dégagé. En d'étaillant…

Description

Le sujet prend pour fil conducteur le jeu télévisé Fort Boyard et se compose de six parties indépendantes, chacune progressive. La physique, qui représente 80 % du barème, couvre l'optique géométrique, la mécanique des fluides, la mécanique du point, la diffusion de particules et l'électromagnétisme. La chimie, pour 20 % du barème, porte sur la cristallographie et l'oxydoréduction. La calculatrice était autorisée.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PSI

PHYSIQUE-CHIMIE

Durée : 4 heures

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES

  • Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, bleu clair ou turquoise, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
  • Ne pas utiliser de correcteur.
  • Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.

Les calculatrices sont autorisées.

Le sujet est composé de six parties indépendantes.

  • Les données utiles à la résolution du sujet figurent en fin de chaque partie, sauf en partie V .
  • Tout résultat donné dans l'énoncé peut être admis et utilisé par la suite, même s'il n'a pas été démontré par le ou la candidat(e).
  • Les explications des phénomènes étudiés interviennent dans l'évaluation au même titre que les développements analytiques et les applications numériques.
  • Les résultats numériques exprimés sans unité ou avec une unité fausse ne sont pas comptabilisés.

Escale à Fort Boyard

Situé au large de la Charente-Maritime, le Fort Boyard est édifié sous l'impulsion de Napoléon afin de protéger la rade, l'embouchure de la Charente, le port et surtout le grand arsenal de Rochefort des assauts de la marine anglaise. Construit entre 1804 et 1857, il est transformé en prison quelques années à peine après son achèvement. Cet imposant vaisseau de pierre est dorénavant connu dans le monde entier grâce au jeu télévisé du même nom, tourné depuis 1990, dans lequel une équipe généralement constituée de six candidats réalise diverses épreuves physiques et intellectuelles afin de gagner un trésor en boyards. Ce sujet s'intéresse à certains aspects du jeu.
Figure 1 - Fort Boyard

Partie I- Observation du Fort

Avant de se lancer à l'assaut du Fort, les candidats l'observent depuis l'île d'Aix à l'aide de jumelles, sommairement modélisées par une paire de lunettes de Galilée. Chaque lunette comprend deux lentilles, l'une plan convexe, l'autre plan concave.
Q1. Rappeler les lois de Snell-Descartes relatives à la réfraction, au moyen d'un schéma faisant apparaître les grandeurs utiles.
Q2. La figure 2 représente les lentilles plan convexe et plan concave, taillées dans un verre d'indice optique n > 1 et plongées dans l'air d'indice optique n_(air) = 1. Recopier la figure et tracer qualitativement le suivi des rayons au travers du dioptre air/verre, puis du dioptre verre/air. Bien qu'aucun calcul ne soit attendu, détailler la démarche adoptée en utilisant la réponse à la question Q1.
Figure 2 - Lentilles plan convexe (1) et plan concave (2)
Q3. En déduire la nature, convergente ou divergente, de chaque lentille.
Dans la suite, les lentilles sont supposées minces et utilisées dans les conditions de Gauss. Chaque lunette de Galilée est composée d'une lentille ( L_1 ) de distance focale f_1^′ > 0 constituant l'objectif de la lunette, et d'une lentille ( L_2 ) de distance focale f_2^′ < 0, telle que |f_2^′| < f_1^′, constituant l'oculaire (voir figure 3). On note respectivement O_1, F_1 et F_1^′ le centre optique, le foyer principal objet et le foyer principal image de l'objectif. De même, on note respectivement O_2, F_2 et F_2^′ le centre optique, le foyer principal objet et le foyer principal image de l'oculaire.
Figure 3 - Schéma optique de la lunette de Galilée
La lunette est réglée de façon à donner une image à l'infini d'un objet à l'infini, ce qui permet à l'observateur d'éviter toute fatigue. Dans ces conditions, la lunette est dite afocale.
Q4. Préciser et justifier la position relative des foyers des lentilles. En déduire l'encombrement ℓ = O_1 O_2 en fonction de f_1^′ et de |f_2^′|.
Q5. Recopier le schéma de la figure 3 et poursuivre le tracé des rayons incidents parallèles faisant un angle α avec l'axe optique et émergeant sous un angle α^′ avec l'axe optique.
Q6. L'image du Fort à travers les jumelles apparaît-elle droite ou renversée par rapport au Fort observé à l'œil nu? Justifier.
Q7. En se plaçant dans les conditions de Gauss, les angles α et α^′ sont petits; déterminer l'expression du grossissement de la lunette G = α^′/α en fonction de f_1^′ et de |f_2^′|.
Q8. Compte tenu des valeurs de grossissement et d'encombrement précisées en fin de partie, calculer la valeur des distances focales f_1^′ et f_2^′.
On observe le Fort, de hauteur h, depuis l'Île d'Aix située à une distance d.
Q9. Sous quel angle le Fort est-il observé à l'œil nu? Sous quel angle est-il observé à travers les jumelles? Vérifier la validité des conditions de Gauss.

Données pour la partie I

Hauteur du Fort Boyard : h = 20 m
Distance Île d'Aix-Fort Boyard : d = 3, 0 km
Caractéristiques de la lunette de Galilée :
  • grossissement : G = 20
  • encombrement : ℓ = 25 cm

Partie II- Mesure du temps : la clepsydre

Figure 4 - Clepsydre
Les candidats réalisent des épreuves en durée limitée, mesurée à l'aide d'une clepsydre. Utilisée depuis l'Antiquité, la clepsydre est une horloge reposant sur la vidange d'un récipient contenant de l'eau colorée qui s'écoule à travers un petit orifice sous l'effet de la gravité.
On considère tout d'abord un écoulement d'eau dans un récipient cylindrique, percé d'un orifice en z = 0 et placé dans l'air atmosphérique à pression P_0 (voir figure 5 , à gauche). On note S la section du cylindre, s≪S la section de l'orifice, h(t) la hauteur d'eau dans le récipient à l'instant t, ρ la masse volumique de l'eau, g⃗ l'accélération de la pesanteur, V(t) la vitesse de l'interface eau/air dans le cylindre et v(t) la vitesse de l'eau s'écoulant à travers l'orifice.
Figure 5 - À gauche : vidange d'un récipient cylindrique. À droite : schéma de la clepsydre
Q10. Rappeler la relation de Bernoulli ainsi que ses conditions d'application. On suppose ces conditions remplies dans la suite.
Q11. En exploitant l'hypothèse s≪S, établir l'expression de v(t) en fonction de g et de h(t).
Q12. L'écoulement étant supposé incompressible, en déduire l'expression de V(t) en fonction de S, s, g et de h(t). Préciser qualitativement le sens d'évolution de V(t) lors de la vidange.
On attend d'une horloge à eau que le niveau d'eau baisse à vitesse constante dans le récipient, malgré la diminution du débit dans le temps. On souhaite adapter la forme du récipient afin de satisfaire cette condition (voir figure 5, à droite). Le profil de la clepsydre, à symétrie de révolution, s'écrit :
∀z > 0, r(z) = Kz^(1/n) avec K > 0 et n ∈ ℕ^∗.
Q13. En supposant que l'expression de v(t) obtenue à la question Q11 reste valable, montrer que l'évolution de h(t) est régie par l'équation différentielle:
(dh)/(dt) = − (s√(2g))/(πK^2)(√h)/(h^(2/n)).
Q14. Sans chercher à résoudre cette équation différentielle, déterminer la valeur de l'entier n en imposant que dh/dt ne dépende pas du temps. En déduire l'unité de K.
Q15. Trouver la valeur de K permettant d'assurer une vitesse constante |dh/dt| = 1, 0 mm ⋅ s^(− 1).

Données pour la partie ll

Accélération de la pesanteur : g = 9, 8 m ⋅ s^(− 2)
Section de l'orifice : s = 1, 0 cm^2

Partie III- L'épreuve de la cloche

Parmi les épreuves soumises aux candidats, on s'intéresse à l'épreuve de la cloche. Le candidat est attaché debout sur un trapèze, ce dernier faisant initialement un angle de 20^∘ par rapport à la verticale. Celui-ci est lâché sans vitesse initiale et décrit un mouvement oscillant. Ses équipiers vont alors tirer sur une corde pour donner de plus en plus d'amplitude au trapèze, tout comme s'ils sonnaient une cloche. Le candidat malmené pourra attraper l'indice qui se trouve suspendu en hauteur à condition que l'amplitude des oscillations soit suffisante. Pour une efficacité maximale, la technique consiste à tirer sur la corde lorsque le trapèze est à son point le plus haut afin d'en augmenter l'amplitude à chaque oscillation.
Figure 6 - Épreuve de la cloche
On étudie tout d'abord le mouvement du système {candidat+trapèze}, sans l'intervention des coéquipiers, effectuant des oscillations libres. On modélise la situation par un pendule simple ponctuel M de masse m, attaché à l'extrémité d'un fil souple de masse négligeable, inextensible de longueur ℓ_0 et dont l'autre extrémité O est fixe, plongé dans le champ de pesanteur g⃗ = gu⃗_x (voir figure 7). Dans le référentiel terrestre R supposé galiléen, le mouvement du point M est plan, sa position étant repérée par l'angle θ. On néglige tout frottement. À l'instant initial t = 0, le pendule est écarté d'un angle θ_0 et lâché sans vitesse : θ˙(t = 0) = 0.
Figure 7 - Pendule simple
Q16. Exprimer les vecteurs vitesse v⃗ et accélération a⃗ du point M dans la base polaire {u⃗_r, u⃗_θ}.
Q17. Expliciter l'énergie potentielle de pesanteur E_p(θ) du point M en fonction de m, g, ℓ_0 et de θ. On prendra E_p(θ = π/2) = 0.
Q18. Établir l'équation différentielle vérifiée par θ. On posera ω_0 = √(g/ℓ_0).
Q19. Dans le cas de petits mouvements, déterminer la loi horaire θ(t) et calculer littéralement, puis numériquement la période T_0 du mouvement.
Afin de tenir compte de l'intervention des coéquipiers, on considère désormais que la longueur du fil, notée ℓ(t), varie dans le temps. On ne se place plus dans le cas de petits mouvements.
Q20. Montrer que l'équation différentielle du mouvement s'écrit à présent :
θ¨ + (2ℓ˙(t))/(ℓ(t))θ˙ + g/(ℓ(t))sinθ = 0.
Cette équation étant difficile à résoudre analytiquement, on opte pour une approche discrète dans laquelle la longueur ℓ(t) passe instantanément de la valeur ℓ_0(1 + α) à la valeur ℓ_0(1 − α) au passage par la verticale, et reprend sa valeur ℓ_0(1 + α) aux positions extrêmes où sa vitesse s'annule. On a 0 < α < 1. Lors d'un mouvement entre M_(n, 1) et M_(n, 4), le mobile part du point M_(n, 1) d'angle non orienté θ_n avec une vitesse nulle, et arrive en M_(n, 4) d'angle non orienté θ_(n + 1) avec une vitesse nulle (voir figure 8 ). Dans la phase retour, le mobile repart de M_(n + 1, 1) sans vitesse.
Figure 8 - Pendule de longueur variable
Q21. Que dire de l'énergie mécanique entre les points M_(n, 1) et M_(n, 2) ? En adaptant le résultat de la question Q17, montrer que la vitesse v_(n, 2) au point M_(n, 2) lors du passage du mobile par la verticale peut s'écrire :
v_(n, 2) = √(2gℓ_0 β)(1 − cosθ_n)^γ.
Préciser l'expression de β en fonction de α, ainsi que la valeur de l'exposant γ.
Q22. Entre les points M_(n, 2) et M_(n, 3), on admet que le moment résultant exercé sur le mobile est nul : son moment cinétique est donc conservé. En déduire la vitesse v_(n, 3) au point M_(n, 3) en fonction de g, ℓ_0, α et de θ_n.
Q23. Déterminer alors la relation entre l'angle de montée θ_(n + 1) et l'angle θ_n sous la forme :
1 − cosθ_(n + 1) = ((1 + α)/(1 − α))^δ(1 − cosθ_n).
Donner la valeur de l'exposant δ.
Q24. Montrer que l'amplitude des balancements augmente.
Q25. En remarquant que la suite (u_n)_(n ∈ ℕ) = 1 − cosθ_n est géométrique, exprimer en fonction de θ_0 et de α le nombre N d'allers-retours permettant au candidat d'atteindre un angle θ = π/2 et ainsi d'attraper l'indice. Calculer numériquement N en prenant θ_0 = 20^∘ et α = 1/20.

Données pour la partie III

Accélération de la pesanteur : g = 9, 8 m ⋅ s^(− 2)
Longueur du fil du pendule simple : ℓ_0 = 7, 0 m

Partie IV - Utilisation d'un colorant : la fluorescéine

Dans l'épreuve de la caserne, le candidat est amené à décrocher un seau rempli d'eau, courir sur un tapis roulant puis vider le contenu du seau dans un réservoir. À chaque remplissage du réservoir, la clé monte dans un tuyau. Si le candidat parvient à récupérer suffisamment d'eau, il peut attraper la clé. Pour rendre l'épreuve plus visuelle à l'écran, l'eau contient un colorant fluorescent vert, la fluorescéine.
Figure 9 - Épreuve de la caserne
Il est possible de mettre en évidence le phénomène de diffusion de la fluorescéine dans l'eau en microfluidique. Pour estimer quelques ordres de grandeur, on considère tout d'abord un canal microfluidique horizontal de section rectangulaire, de largeur ℓ = 100μ m et de hauteur h = 80μ m, dans lequel s'écoule de l'eau avec un débit volumique Q = 10μ L ⋅ min^(− 1) (voir figure 10, à gauche).
Q26. Calculer numériquement la vitesse débitante (vitesse moyenne) v_m dans le canal, en m ⋅ s^(− 1). Rappeler la définition du nombre de Reynolds Re, puis estimer sa valeur pour l'écoulement étudié. Qualifier la nature de l'écoulement.
En microfluidique, le mélange entre deux fluides se fait essentiellement par diffusion : on peut donc mesurer un coefficient de diffusion moléculaire. On utilise pour cela un canal comportant une entrée en Y, permettant l'injection collatérale de deux fluides sur une même largeur et au même débit : d'une part, de l'eau pure et, d'autre part, de l'eau colorée par de la fluorescéine (voir figure 10, à droite). Cette configuration permet de réaliser une diffusion des molécules de fluorescéine dans l'eau pure. L'écoulement étant stationnaire et la section constante, il existe une équivalence entre la position y le long du canal et le temps t.
écoulement
Figure 10 - À gauche : schéma d'un canal de section rectangulaire. À droite : diffusion de la fluorescéine au confluent de deux canaux microfluidiques
De ce point de vue, on note C(x, t) la concentration volumique de fluorescéine à l'abscisse x et à l'instant t, exprimée en molécules par mètre cube, et D son coefficient de diffusion. L'origine de l'axe Ox est prise au niveau de l'interface entre les deux fluides à l'instant t = 0 (voir figure 11). À cet instant, la couche d'eau pure est située dans la zone x < 0; la couche d'eau colorée, de concentration volumique C_0, est dans la zone x > 0. On rappelle la loi de Fick, reliant le vecteur densité de courant volumique de molécules de fluorescéine J⃗ à leur concentration volumique C :
J⃗ = − Dgrad^(→−)C
Figure 11 - Schéma de la situation à l'instant t = 0
Q27. Établir l'équation de diffusion aux dérivées partielles satisfaite par C(x, t), pour x ∈ ℝ.
On admet que la solution de cette équation est de la forme :
C(x, t) = A + B∫_0^u e^(− s^2) ds avec u = x/(√(4Dt)).
Q28. En exploitant les conditions initiales et l'intégrale de Gauss donnée en fin de partie, déterminer les constantes A et B en fonction de C_0. Que vaut C(0, t) pour t > 0 ?
Q29. Comment relie-t-on simplement y et t ? En utilisant la durée typique t^∗ du phénomène de diffusion, dont on rappellera l'expression, prévoir l'influence du débit sur la longueur observable de mélange des deux fluides sur la figure 10.

Données pour la partie IV

Intégrale de Gauss :
∫_(− ∞)^0 e^(− s^2) ds = ∫_0^(+ ∞)e^(− s^2) ds = (√π)/2
Propriétés physiques de l'eau:
  • Masse volumique : ρ = 1, 0 ⋅ 10^3 kg ⋅ m^(− 3)
  • Viscosité dynamique : η = 1, 0 ⋅ 10^(− 3) Pa ⋅ s

Partie V - Explosion de la cartouche

Figure 12 - Cartouches
En fin de partie, les candidats doivent remporter des cartouches en gagnant des épreuves. Une cartouche est constituée d'un tube percé en cuivre contenant une feuille de papier sur laquelle est écrit un indice. Si les candidats ne parviennent pas à récupérer la cartouche dans le temps imparti, elle «explose», détruisant définitivement le papier et le fameux indice. Pour la mise en scène de l'explosion, la cartouche est reliée à un contacteur qui permet d'envoyer une minuscule décharge électrique à distance, provoquant une étincelle qui enflamme instantanément le papier.
On propose de comprendre le principe de fonctionnement du contacteur sur le modèle simplifié du contacteur électromagnétique en translation représenté sur la figure 13. Un circuit magnétique de section constante S est constitué d'un milieu ferromagnétique linéaire doux de perméabilité magnétique relative μ_r. On note μ_0 la perméabilité magnétique du vide. La longueur moyenne du noyau est notée ℓ et celle de l'entrefer x. On enroule autour de la partie statique du noyau N spires parcourues par un courant d'intensité I constante. La partie mobile du noyau est reliée à un ressort.
Figure 13 - Schéma du contacteur électromagnétique en translation
Q30. Rappeler la définition d'un milieu ferromagnétique linéaire doux. Donner la relation entre les vecteurs B⃗ et H⃗ au sein d'un tel milieu.
Q31. En détaillant les étapes et hypothèses de votre raisonnement, montrer que le champ magnétique dans l'entrefer s'écrit :
B(x) = (μ_0 μ_r NI)/(ℓ + 2μ_r x).
Q32. Définir l'énergie magnétique E_(mag)(x) du système {noyau+entrefer} comme la somme de deux intégrales volumiques exprimées en fonction de B(x), puis la calculer en fonction des paramètres du problème.
Q33. On rappelle que la partie mobile du noyau est soumise à la force :
F⃗ = ((∂E_(mag))/(∂x))_I u⃗_x.
Expliciter F⃗ en fonction des paramètres du problème, puis commenter son sens.

Partie VI-Composition chimique du gong

Figure 14 - Gong
Le gong de Fort Boyard permet de matérialiser le temps de l'aventure. Le gong désigne une variété d'instruments de musique de percussion en métal, originaires de l'Asie du Sud-Est. Sa sonorité est, entre autres, liée au matériau utilisé pour sa fabrication : le bronze, alliage de cuivre Cu et d'étain Sn . Cette sonorité dépend du pourcentage d'étain constituant le bronze. Le cuivre pur cristallise dans le système cubique à faces centrées.
Q34. Représenter la maille conventionnelle, puis déterminer le nombre d'atomes de cuivre par maille. En adoptant le modèle des sphères dures indéformables, expliciter la relation entre le paramètre de maille a et le rayon métallique R_(Cu).
Q35. Exprimer la masse volumique du cuivre ρ en fonction des données, puis calculer sa valeur.
Q36. Repérer, puis dénombrer les sites octaédriques dans cette structure. Évaluer numériquement le rayon maximal R_o d'un atome étranger pouvant occuper un tel site.
Q37. Le bronze est-il un alliage d'insertion ou de substitution? Justifier.
On propose un protocole expérimental permettant de mesurer le pourcentage massique d'étain du bronze constituant le gong. On plonge un échantillon du gong de masse m = 3, 00 g dans une solution aqueuse d'acide chlorhydrique ( H_((aq))^+, Cl_((aq))^−), de volume V = 0, 5 L et de concentration molaire C = 0, 1 mol ⋅ L^(− 1). Un gaz se dégage; son volume est mesuré grâce à un tube à dégagement introduit dans une éprouvette graduée remplie d'eau.
La figure 15 représente le diagramme E-pH de l'étain, tracé à 25^∘C pour une concentration totale en espèces dissoutes c_T = 10^(− 3) mol ⋅ L^(− 1). Il fait intervenir les espèces SnO_(2(s)), Sn_((s)), Sn_((aq))^(2 +), Sn_((aq))^(4 +), SnO_(3(aq))^(2 −) et HSnO_(2(aq))^−.
Q38. Calculer le nombre d'oxydation de l'élément Sn dans les différentes espèces, puis attribuer à chacune d'elles son domaine d'existence ou de prédominance indiqué en chiffres romains dans le diagramme E − pH.
Q39. En utilisant le diagramme et la valeur de c_T, estimer la valeur du potentiel standard du couple Sn_((aq))^(2 +)/Sn_((s)). Comparer à la valeur donnée en fin de partie.
On superpose au diagramme E − pH de l'étain celui de l'eau, en traits pointillés (voir figure 15), tracé à 25^∘C pour une pression totale en espèces gazeuses P_T = 1 bar.
Q40. Que peut-on dire des domaines de stabilité de Sn_((s)) et H_2 O_((ℓ)) ? En déduire l'équation de la réaction qui va se produire si on introduit un morceau d'étain Sn_((s)) dans une solution aqueuse très acide et identifier le gaz qui s'en échappe.
Figure 15 - Diagramme E - pH de l'étain
Par un raisonnement équivalent, on admet que l'introduction d'un morceau de cuivre Cu_((s)) dans une solution aqueuse très acide ne provoque aucune transformation chimique : le cuivre solide est stable dans l'eau en milieu acide.
Q41. Exprimer le volume molaire V_m d'un gaz supposé parfait en fonction de sa température T et de sa pression P. Calculer numériquement V_m à T = 293 K et P = 1, 013 bar.
Q42. En appliquant le protocole proposé, on mesure en fin d'expérience un volume de gaz dégagé V_f = 153 mL. En détaillant votre raisonnement, déterminer la masse d'étain m_(Sn) dans l'échantillon de bronze étudié, puis son pourcentage massique d'étain w_(Sn).

Données pour la partie VI

Nombre d'Avogadro: N_A = 6, 02 ⋅ 10^(23) mol^(− 1)
Constante des gaz parfaits : R = 8, 314 J ⋅ K^(− 1) ⋅ mol^(− 1)
Propriétés atomiques :
Élément Cu Sn
Rayon métallique (pm) 128 151
Masse molaire (g ⋅ mol^(− 1)) 63,5 118,7
Potentiels standard :
Sn_((aq))^(2 +)/Sn_((s)) O_(2 (g))/H_2 O_((ℓ) H_((aq))^+/H_(2 (g))
E^∘(V) − 0, 137 1,23 0

FIN

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2024 ?
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Sur quels chapitres porte le sujet E3A Physique-Chimie PSI 2024 ?

La physique couvre l'optique géométrique, la mécanique des fluides, la mécanique du point, la diffusion de particules et l'électromagnétisme. La chimie porte sur la cristallographie et l'oxydoréduction.

Quelle est la part de chimie dans l'épreuve E3A Physique-Chimie PSI 2024 ?

Selon le jury, la chimie compte pour 20 % du barème et la physique pour 80 %.

Quelles erreurs le jury de E3A Physique-Chimie PSI 2024 a-t-il le plus relevées ?

Des lois de Descartes mal connues, des confusions sur les foyers, des bilans mécaniques sans système défini, des erreurs de conversion d'unités et la confusion entre volume de l'atome et volume de la maille.

Le programme de première année est-il important pour E3A Physique-Chimie PSI 2024 ?

Oui. Le jury demande explicitement que le programme de première année soit davantage travaillé, car il fait partie intégrante du concours.

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