WikiPrépaLivrets

E3A Physique Chimie PSI 2022Sujet, corrigé et rapport du jury

Conception d'un prototype de machine à pancakes

Pas encore noté

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 6 questions sur 41. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : BCPST1 2 questions.

Détail par partie

Téléchargements

Présentation du sujet

Conception d'un prototype de machine à pancakes : induction, écoulement de pâte et sirop d'érable
Afficher ou masquer la section

Le sujet, composé de trois parties indépendantes, porte sur la conception d'un prototype de machine à pancakes. La première partie étudie le chauffage des poêles par induction (onduleur, puissance induite, influence du nombre de spires), la deuxième modélise l'écoulement d'un déversoir de pâte, et la troisième s'intéresse au sirop d'érable, entre diffusion thermique dans un manchon et mesure de sa teneur en saccharose par cinétique et thermochimie.

  1. 1Partie I : chauffage des poêles par inductionÉtude d'un onduleur RLC série, de la puissance induite dans la poêle et de l'influence du nombre de spires sur sa température, mêlant électronique et électromagnétisme.
  2. 2Partie II : déversoir de pâteModélisation de l'écoulement de la pâte à travers un déversoir, d'abord en fluide parfait puis en tenant compte de la viscosité.
  3. 3Partie III : autour du sirop d'érableÉtude de la diffusion thermique dans un manchon de sirop d'érable, puis mesure de la proportion de saccharose par cinétique formelle et potentiels chimiques.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Confusion entre dimension d'une grandeur et ordre d'un filtre · Contour d'intégration non précisé · Bilan d'énergie sans système défini
Afficher ou masquer la section

Le sujet explore des thématiques variées de physique (75% du barème) et de chimie (25% du barème), dans l'esprit du programme de PSI. Le jury juge le niveau global des copies perfectible, beaucoup d'étudiants ne connaissant pas le cours et rencontrant des difficultés de calcul. Il insiste sur la rigueur des calculs, l'homogénéité des résultats et l'honnêteté de la rédaction.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Confusion entre dimension d'une grandeur et ordre d'un filtre4

    À la question 4, de nombreux candidats ne donnent pas l'expression de H sous la bonne forme demandée et confondent dimension d'une grandeur et ordre d'un filtre.

  2. 2
    Contour d'intégration non précisé8

    À la question 8, beaucoup de candidats ne précisent pas le contour choisi, à l'origine d'erreurs sur l'expression du champ électrique et sur les questions suivantes.

    « Beaucoup de candidats ne précisent pas le contour choisi »
  3. 3
    Bilan d'énergie sans système défini13

    À la question 13, un nombre non négligeable de candidats manque de rigueur en oubliant de définir le système sur lequel ils effectuent un bilan d'énergie.

    « La première chose à faire est de définir le système étudié »
  4. 4
    Calculs orientés vers le résultat de l'énoncé10, 28

    À la question 28, certains candidats malhonnêtes commettent des erreurs de calcul mais aboutissent malgré tout à l'expression donnée par l'énoncé.

    « Certains candidats malhonnêtes commettent des erreurs de calcul mai s aboutissent miraculeusement à l'expression donnée par l'énoncé »
  5. 5
    Réaction d'ordre 1 mal identifiée34

    À la question 34, de nombreux candidats ne savent pas ce qu'est une réaction d'ordre 1 et effectuent une régression linéaire directement avec la concentration en fonction du temps.

  6. 6
    Loi d'Arrhenius mal maîtrisée35

    À la question 35, certains candidats oublient la constante dans la version intégrée de la loi d'Arrhenius ou la prennent égale à 1 de manière arbitraire, et confondent l'unité de l'énergie d'activation.

Ce qui a été bien réussi

  • La question 1 sur l'onduleur a été bien réussie en général.
  • Les questions 14 et 15 ont été bien réussies.
  • La question 21 a été bien réussie.
  • La question 25 a été bien réussie.
  • La question 32 a été bien réussie.

Conseils du jury

  • Connaître précisément son cours d'électronique, d'électromagnétisme et de thermochimie pour éviter les confusions de notions.
  • Vérifier l'homogénéité, la cohérence des signes et des comportements physiques des résultats obtenus.
  • Toujours définir le système étudié avant d'effectuer un bilan.
  • Ne jamais chercher à retomber sur un résultat donné en truquant ses calculs : signaler une erreur reste préférable.
  • Soigner les applications numériques, en particulier les unités et le nombre de chiffres significatifs.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Corrigé détaillé

41 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question, avec les remarques du jury.
Afficher ou masquer la section

41 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré et les remarques du jury. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1Rappeler brièvement l'objectif d'un onduleur. Préciser si la charge RLC série est une source de courant ou…
  2. Q2Tracer soigneusement la courbe sur deux périodes.
  3. Q3Écrire l'équation différentielle liant à tout instant, la tension et l'intensité du courant et la mettre…
  4. Q4Préciser la dimension de, puis l'exprimer en fonction de,, et de. Déterminer le comportement de son module…
  5. Q5Déterminer littéralement puis numériquement la valeur maximale de.
  6. Q6Caractériser le filtrage réalisé (nature, ordre). Justifier l'intérêt d'ajuster la période du signal de…
  7. Q7Rappeler l'équation locale de Maxwell-Faraday. On donne le théorème de Stokes: où désigne une surface…
  8. Q8Déterminer en fonction de,,,,, et de.
Voir les 33 autres questions
  1. Q9Ce champ électrique induit est responsable de courants de Foucault répartis dans tout le volume du…
  2. Q10En intégrant cette puissance volumique moyenne sur le volume de la poêle, montrer que la puissance moyenne…
  3. Q11On dispose de poêles en aluminium et en fonte. Bien que l'aluminium soit environ 40 fois plus conducteur…
  4. Q12Comment se nomme cet effet ? Calculer numériquement en prenant pour la fréquence la valeur obtenue à la…
  5. Q13En tenant compte de la puissance volumique due au phénomène d'induction, d'étailler les étapes permettant…
  6. Q14En déduire l'expression d'un temps typique de diffusion thermique en fonction de,, et d'une longueur…
  7. Q15En supposant que l'on puisse extrapoler ce comportement affine, déterminer le nombre de spires de la bobine…
  8. Q16Rappeler la relation de Bernoulli, ainsi que ses conditions d'application. On supposera ces conditions…
  9. Q17L'écoulement étant supposé incompressible, trouver une relation liant les vitesses et de la pâte à l'instant…
  10. Q18Déterminer une expression de en fonction de,, et de uniquement.
  11. Q19En identifiant à, déduire de la question précédente une équation différentielle régissant l'évolution de.
  12. Q20Résoudre cette équation différentielle par séparation des variables, puis montrer que la durée totale de…
  13. Q21Calculer numériquement. On trouve un temps de vidange expérimental. Qu'en pensez-vous ?
  14. Q22Évaluer l'ordre de grandeur de en utilisant le temps donné à la question Q21. Rappeler la définition du…
  15. Q23Appliquer la relation de Bernoulli généralisée tenant compte de cette perte de charge entre les points 1 et…
  16. Q24Déterminer la loi d'évolution. En déduire la durée totale de vidange du réservoir.
  17. Q25Calculer numériquement et comparer à la valeur expérimentale de la question Q21. Comment pourrait-on encore…
  18. Q26En raisonnant sur les ordres de grandeur, déterminer une condition sur vis-à-vis d'une quantité dépendant…
  19. Q27Vérifier que satisfait à la condition aux limites imposée en. Reproduire le schéma de la figure 8 en y…
  20. Q28Justifier que le débit volumique par unité de longueur de cylindre s'écrit: puis calculer cette intégrale en…
  21. Q29En régime stationnaire, on admet que le débit ne dépend plus de:. En déduire un lien entre l'épaisseur et…
  22. Q30En étudiant les variations de la fonction pour un angle fixé, montrer qu'une solution à l'équation existe à…
  23. Q31En déduire littéralement la masse maximale de sirop d'érable que l'on peut ainsi maintenir autour du…
  24. Q32Calculer l'enthalpie standard et l'entropie standard de la réaction d'inversion du saccharose à 298 K.
  25. Q33En déduire la valeur de sa constante d'équilibre à 298 K. Qu'en conclure ?
  26. Q34Montrer que la réaction est d'ordre 1 par rapport au saccharose et déterminer la valeur de sa constante de…
  27. Q35À, on mesure une constante de vitesse. Exprimer littéralement puis numériquement l'énergie d'activation de…
  28. Q36Écrire, en la justifiant brièvement, une relation entre et.
  29. Q37Exprimer la fraction molaire de l'eau dans la phase liquide, en fonction de,, et. Écrire ensuite une…
  30. Q38Déduire de ces relations différentielles et des questions précédentes l'équation: où désigne l'enthalpie…
  31. Q39On note la fraction molaire des sucres dans la phase liquide. En supposant la température peu éloignée de…
  32. Q40En déduire la valeur numérique de, puis celle de.
  33. Q41Le sirop d'érable est composé d'un mélange de saccharose, glucose et fructose obtenu à partir de saccharose…

Description

Le sujet, composé de trois parties indépendantes, porte sur la conception d'un prototype de machine à pancakes. La première partie étudie le chauffage des poêles par induction (onduleur, puissance induite, influence du nombre de spires), la deuxième modélise l'écoulement d'un déversoir de pâte, et la troisième s'intéresse au sirop d'érable, entre diffusion thermique dans un manchon et mesure de sa teneur en saccharose par cinétique et thermochimie.

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section

ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PSI

PHYSIQUE-CHIMIE

Durée : 4 heures

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES

  • Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
  • Ne pas utiliser de correcteur.
  • Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.

Les calculatrices sont autorisées.

Le sujet est composé de trois parties indépendantes.

  • Les données utiles à la résolution du sujet figurent en fin de chaque partie.
  • Tout résultat donné dans l'énoncé peut être admis et utilisé par la suite, même s'il n'a pas été démontré par le ou la candidat(e).
  • Les explications des phénomènes étudiés interviennent dans l'évaluation au même titre que les développements analytiques et les applications numériques.
  • Les résultats numériques exprimés sans unité ou avec une unité fausse ne sont pas comptabilisés.

Conception d'un prototype de machine à pancakes

Traditionnellement servis au petit-déjeuner dans les pays d'Amérique du Nord (Canada, ÉtatsUnis), accompagnés par exemple de sirop d'érable, les pancakes sont des crêpes plus petites ( 5 à 10 cm de diamètre) et plus épaisses que les crêpes classiques. Ils sont aujourd'hui appréciés et dégustés dans le monde entier. Ce sujet étudie certains aspects de la conception d'un prototype de machine à poêles et distributeur de pâte à pancakes, transportable et peu encombrant, permettant de cuire à la maison des pancakes authentiques de manière ergonomique et automatisée.
Figure 1 - À gauche : assiette de pancakes nappés de sirop d'érable. À droite : perspective de design de la machine à pancakes, en vue de sa commercialisation
Figure 1 - À gauche : assiette de pancakes nappés de sirop d'érable. À droite : perspective de design de la machine à pancakes, en vue de sa commercialisation

Partie I - Chauffage des poêles par induction

Le système est constitué de deux poêles. Lorsque la première poêle a cuit une face du pancake, un système de roue-vis sans fin programmé par un actionneur (non détaillé dans ce sujet) met en rotation cette poêle et projette ainsi le pancake dans la seconde poêle, chargée de cuire l'autre face. Plusieurs options sont envisageables pour chauffer les poêles : gaz, résistance chauffante, induction (voir tableau 1). Le chauffage par induction permet d'obtenir une bonne saisie de la pâte à pancakes, tout en satisfaisant des exigences de sécurité et en minimisant l'encombrement.
Système / Contrainte Sécurité Encombrement Saisie de la pâte
Gaz - - +
Résistance chauffante + - -
Induction + + +
Tableau 1 - Comparaison des différents modes de chauffage envisagés
Après avoir choisi l'alimentation et l'onduleur, l'objectif de cette partie est de dimensionner le nombre de spires de la bobine permettant d'obtenir une température de poêle de 160^∘C. Cette condition est nécessaire à l'obtention d'un pancake bien cuit, doré et savoureux.

I. 1 - Onduleur RLC série

Afin de concevoir le module à induction, on choisit une alimentation électrique pouvant fournir 3 A en continu (régime permanent stationnaire) pour une tension maximale de 30 V . De telles puissances nécessitent de dimensionner en conséquence l'onduleur et les câbles, notamment afin d'éviter la détérioration... voire la "cuisson" de composants électroniques !
On étudie un onduleur de tension autonome de période T, à commande symétrique, dont le montage est représenté sur la figure 2 . Les quatre interrupteurs bidirectionnels K_1, K_2, K_3, K_4 sont supposés idéaux et commandés électriquement de telle façon que :
  • pour nT < t < (n + 1/2)T, avec n ∈ ℕ : les interrupteurs K_1 et K_3 sont fermés, les interrupteurs K_2 et K_4 sont ouverts;
  • pour (n + 1/2)T < t < (n + 1)T : les interrupteurs K_1 et K_3 sont ouverts, les interrupteurs K_2 et K_4 sont fermés.
    Le générateur est une source de tension idéale de force électromotrice E constante. La charge est un circuit RLC série, l'inductance L étant celle de la bobine destinée au chauffage.
Figure 2 - Onduleur à circuit RLC série : schéma du montage
Q1. Rappeler brièvement l'objectif d'un onduleur. Préciser si la charge RLC série est une source de courant ou de tension en justifiant la continuité d'une grandeur électrique dans ce circuit.
Q2. Tracer soigneusement la courbe u(t) sur deux périodes.
Q3. Écrire l'équation différentielle liant à tout instant t, la tension u(t) et l'intensité du courant i(t) et la mettre sous la forme canonique:
(d^2 i)/(dt^2) + (ω_0)/Q(di)/(dt) + ω_0^2 i = 1/L(du)/(dt).
On explicitera les expressions de Q (facteur de qualité) et de ω_0 (pulsation propre) en fonction de R, L et C.
Figure 3 - Association RLC série : analyse fréquentielle
Considérons une tension u(t) sinusoïdale de pulsation ω. On note u_–(t) et i_–(t) les grandeurs complexes respectivement associées aux quantités u(t) et i(t) rappelées sur la figure 3 . En notant j le nombre complexe tel que j^2 = − 1, on définit la fonction de transfert :
H_–(jω) = (i_–(t))/(u_–(t)).
Q4. Préciser la dimension de H_–(jω), puis l'exprimer en fonction de R, ω, ω_0 et de Q. Déterminer le comportement de son module G(ω) = |H_–(jω)| pour les grandes et les petites pulsations.
Q5. Déterminer littéralement puis numériquement la valeur maximale de G.
Q6. Caractériser le filtrage réalisé (nature, ordre). Justifier l'intérêt d'ajuster la période du signal de commande afin d'avoir ω = ω_0. Calculer numériquement la fréquence f associée.

I. 2 - Puissance induite dans la poêle

Le circuit électrique précédent permet de faire parcourir un courant sinusoïdal d'intensité
i(t) = I_0 cos(ωt)
dans une bobine plate enroulée en spirale, schématisée sur la figure 4. Le champ magnétique créé par cette distribution de courant est complexe; on se contente de comprendre le principe du chauffage par induction avec un circuit plus simple : une unique spire circulaire de centre O et de rayon R, parcourue par une intensité i(t). Dans la suite, on travaille dans un système de coordonnées cylindriques ( r, θ, z ), muni de la base orthonormée directe ( u⃗_r, u⃗_θ, u⃗_z ).
Figure 4 - Bobine : schéma et modélisation
On pose dans le plan de cette spire une poêle, assimilée à un cylindre de rayon a < R et d'épaisseur e, de perméabilité magnétique relative μ_r et de conductivité électrique γ. Dans un souci de simplification, on suppose que le champ magnétique B⃗ créé par la spire dans la poêle est uniforme. En notant μ_0 la perméabilité magnétique du vide, on donne :
B⃗ = (μ_0 μ_r i(t))/(2R)u⃗_z.
Q7. Rappeler l'équation locale de Maxwell-Faraday. On donne le théorème de Stokes :
∮ _L E⃗ ⋅ dℓ⃗ = ∬_S rot^(→−)E⃗ ⋅ dS⃗
où S désigne une surface s'appuyant sur le contour fermé L.
Obtenir une formulation globale de l'équation locale de Maxwell-Faraday.
On cherche le champ électrique induit au sein de la poêle sous la forme E⃗ = E(r, t)u⃗_θ.
Q8. Déterminer E(r, t) en fonction de r, t, R, I_0, ω, μ_0 et de μ_r.
Q9. Ce champ électrique induit est responsable de courants de Foucault répartis dans tout le volume du conducteur. Exprimer leur densité de courant volumique J⃗ en tout point de la poêle, puis la puissance volumique moyenne p dissipée par effet Joule en fonction des données.
Q10. En intégrant cette puissance volumique moyenne sur le volume de la poêle, montrer que la puissance moyenne totale induite s'écrit :
P_(ind) = (π(μ_0 μ_r)^2 γω^2 I_0^2 ea^4)/(64R^2).
Q11. On dispose de poêles en aluminium et en fonte. Bien que l'aluminium soit environ 40 fois plus conducteur électriquement que la fonte, on choisira la poêle en fonte : pourquoi?
En réalité, le champ électromagnétique variable ne pénètre pas la poêle sur toute son épaisseur, mais uniquement sur une taille typique :
δ = √(1/(πμ_0 μ_r γf)).
Q12. Comment se nomme cet effet ? Calculer numériquement δ en prenant pour la fréquence f la valeur obtenue à la question Q6. En comparant cette taille à l'épaisseur typique d'une poêle, cet effet vous semble-t-il important à prendre en compte pour calculer la puissance induite?

1.3 - Influence du nombre de spires sur la température de la poêle

Après avoir mis en œuvre le montage précédent, on relève à l'aide d'une caméra thermique le profil de température dans la poêle en fonte. Notons λ la conductivité thermique, ρ la masse volumique et c la capacité thermique massique de la fonte. Au bout de quelques minutes, le profil de température de la poêle atteint un régime stationnaire. On propose d'interpréter cette observation en se plaçant dans une géométrie simplifiée, cartésienne et unidimensionnelle : on cherche un champ des températures de la forme T(x, t). On rappelle la loi de Fourier exprimant le vecteur densité volumique de courant thermique J⃗_(th) en fonction de la température T :
J⃗_(th) = − λgrad^(→−)T.
Q13. En tenant compte de la puissance volumique p due au phénomène d'induction, détailler les étapes permettant d'établir l'équation satisfaite par le champ des températures:
(∂T)/(∂t) = p/(ρc) + λ/(ρc)(∂^2 T)/(∂x^2).
Q14. En déduire l'expression d'un temps typique τ de diffusion thermique en fonction de λ, ρ, c et d'une longueur caractéristique ℓ. Calculer numériquement τ en prenant pour ℓ une dimension de la poêle qui vous paraît pertinente. Commenter le résultat obtenu.
L'expérience montre que le profil stationnaire de température dans la poêle est quasiment uniforme ; on note T_p la valeur de la température. On suit expérimentalement la variation de T_p en fonction du nombre de spires n de la bobine, les autres paramètres étant fixés (voir figure 5). L'évolution T_p = f(n) est assez bien décrite par une loi affine.
Figure 5 - Évolution de la température de la poêle en fonction du nombre de spires de la bobine
Q15. En supposant que l'on puisse extrapoler ce comportement affine, déterminer le nombre N de spires de la bobine nécessaire à l'obtention d'une température de 160^∘C.

Données pour la partie I

Force électromotrice : E = 12 V
Inductance propre: L = 0, 25mH
Capacité : C = 68nF
Résistance : R = 7, 0Ω
Perméabilité magnétique du vide : μ_0 = 4π ⋅ 10^(− 7)H ⋅ m^(− 1)
Propriétés physiques de la fonte :
  • Perméabilité magnétique relative : μ_r = 80
  • Conductivité électrique : γ = 1, 0 ⋅ 10^6 S ⋅ m^(− 1)
  • Conductivité thermique : λ = 50 W ⋅ m^(− 1) ⋅ K^(− 1)
  • Masse volumique : ρ = 7, 0 ⋅ 10^3 kg ⋅ m^(− 3)
  • Capacité thermique massique : c = 5, 0 ⋅ 10^2 J ⋅ K^(− 1) ⋅ kg^(− 1)

Partie II - Déversoir de pâte

Le but du déversoir est de faire couler dans la poêle un volume de pâte à pancakes constant de manière automatisée. Trois options sont possibles pour sa réalisation : par électroaimant, par motorisation, par motorisation avec réservoir. La dernière solution sera retenue; elle permet d'ailleurs de prévoir un déversoir de sirop d'érable fonctionnant sur le même actionneur (voir figure 6). On cherche à déterminer le temps de coulée de la pâte en fonction des différents paramètres du réservoir et du fluide afin de connaître la durée pendant laquelle l'actionneur doit laisser s'écouler la pâte.
Figure 6 - Déversoir par motorisation avec réservoir : principe de fonctionnement

II. 1 - Modèle parfait

On modélise le réservoir par un cylindre de rayon R_1, rempli de pâte sur une hauteur h_0 à l'instant initial, baignant dans l'air atmosphérique à pression P_0. En ouvrant le réservoir en son fond à l'instant t = 0, la pâte s'écoule à l'air libre à travers une section cylindrique de rayon R_2; h_p(t) désigne la hauteur de pâte encore présente dans le réservoir à l'instant t. On note ρ la masse volumique de la pâte et g⃗ l'accélération de la pesanteur.
Figure 7 - Vidange du réservoir : notations utilisées
Dans une première approche, on néglige toute dissipation d'énergie au sein de l'écoulement de pâte. On propose alors d'utiliser la relation de Bernoulli entre les points 1 et 2 de la ligne de courant représentée sur la figure 7.
Q16. Rappeler la relation de Bernoulli, ainsi que ses conditions d'application. On supposera ces conditions remplies dans le cadre de ce premier modèle.
Q17. L'écoulement étant supposé incompressible, trouver une relation liant les vitesses v_1(t) et v_2(t) de la pâte à l'instant t au niveau des sections de rayons respectifs R_1 et R_2.
Q18. Déterminer une expression de v_2(t) en fonction de g, h_p(t), R_1 et de R_2 uniquement.
Q19. En identifiant v_1(t) à − dh_p/dt, déduire de la question précédente une équation différentielle régissant l'évolution de h_p(t).
Q20. Résoudre cette équation différentielle par séparation des variables, puis montrer que la durée totale de vidange du réservoir s'exprime par :
τ_p = √((2h_0)/g[((R_1)/(R_2))^4 − 1]⎷).
Q21. Calculer numériquement τ_p. On trouve un temps de vidange expérimental τ_(exp) = 1, 5 s. Qu'en pensez-vous?

II. 2 - Modèle visqueux

On propose un deuxième modèle tenant compte des effets visqueux. On note η la viscosité dynamique de la pâte. Pour simplifier la modélisation, on assimile le réservoir à un cylindre de rayon R_1, ce qui revient à négliger l'effet du rétrécissement de section de R_1 à R_2. La dissipation d'énergie au sein de l'écoulement de pâte s'accompagne d'un terme de perte de charge régulière le long de la hauteur de pâte h_v(t) à l'instant t, homogène à une pression et donné par la loi de Darcy-Weisbach :
ΔP_c = Λ(ρv_m^2)/2(h_v(t))/d avec Λ = (64)/(Re)
Dans cette expression, v_m = − dh_v/dt représente la vitesse débitante (ou vitesse moyenne) de l'écoulement dans le réservoir, d = 2R_1 le diamètre du réservoir et Re le nombre de Reynolds. On a h_v(t = 0) = h_0.
Q22. Évaluer l'ordre de grandeur de v_m en utilisant le temps τ_(exp) donné à la question Q21. Rappeler la définition du nombre de Reynolds Re en fonction de ρ, v_m, η et de d, puis estimer sa valeur pour l'écoulement étudié. L'expression de Λ proposée étant valable dans la limite Re < 2 ⋅ 10^3, vérifier la validité de cette formule.
Q23. Appliquer la relation de Bernoulli généralisée tenant compte de cette perte de charge entre les points 1 et 2 (voir figure 7) et obtenir une expression de dh_v/dt en fonction de ρ, g, R_1 et de η. On rappelle que l'on néglige l'effet du rétrécissement.
Q24. Déterminer la loi d'évolution h_v(t). En déduire la durée totale de vidange du réservoir τ_v.
Q25. Calculer numériquement τ_v et comparer à la valeur expérimentale de la question Q21. Comment pourrait-on encore affiner la modélisation?

Données pour la partie II

Accélération de la pesanteur : g = 9, 8 m ⋅ s^(− 2)
Dimensions du réservoir : R_1 = 1, 0 cm, R_2 = 0, 70 cm
Hauteur initiale de pâte : h_0 = 6, 0 cm
Propriétés physiques de la pâte :
  • Masse volumique : ρ = 1, 1 ⋅ 10^3 kg ⋅ m^(− 3)
  • Viscosité dynamique : η = 3, 0 Pa ⋅ s

Partie III - Autour du sirop d'érable

Le sirop d'érable, produit emblématique du Québec (province du Canada), est un concentré de sève d'érable recueillie en faisant des trous dans l'écorce de l'arbre au printemps.

III. 1 - Manchon de sirop d'érable

Quand on prend du sirop d'érable pour l'étaler sur un pancake, il vaut mieux tourner la cuillère ou le couteau pour en prendre le plus possible et éviter d'en faire tomber. Afin de modéliser la situation, on considère un cylindre de rayon a et de longueur L tournant autour d'un axe horizontal à la vitesse angulaire Ω et entouré d'une couche d'épaisseur h(θ, t) de sirop d'érable, assimilable à un fluide incompressible de masse volumique ρ et de viscosité dynamique η, plongé dans le champ de pesanteur g⃗ (voir figure 8). On définit l'épaisseur moyenne du film liquide par :
h_0 = 1/(2π)∫_0^(2π)h(θ, t)dθ.
Figure 8 - Cylindre en rotation enduit de sirop d'érable (vue de côté) : notations utilisées
On cherche à étudier le régime stationnaire où l'épaisseur h du film de sirop ne dépend plus que de l'angle θ. On suppose l'épaisseur du film h faible devant le rayon a du cylindre et les déformations du film faibles devant h (dans un souci de lisibilité de la figure, les proportions ne sont pas respectées). Les effets de viscosité de l'air ambiant sont négligés et la pression est supposée uniforme au sein du film. L'étude étant menée en coordonnées cylindriques, on propose d'écrire le champ des vitesses dans le film sous la forme v⃗ = v(r, θ, t)u⃗_θ. On admet que l'application de la 2^e loi de Newton à une particule de fluide au sein du film conduit à l'équation :
ρ(∂v)/(∂t) = − ρgcosθ + η(∂^2 v)/(∂r^2).
Q26. En raisonnant sur les ordres de grandeur, déterminer une condition sur Ω vis-à-vis d'une quantité dépendant de η, ρ et de h_0, permettant de négliger ρ∂v/∂t devant η∂^2 v/∂r^2. Cette condition est-elle vérifiée ici?
Sous cette condition, deux intégrations successives de cette relation permettent d'aboutir au champ des vitesses suivant :
v(r, θ) = aΩ + (ρgcosθ)/(2η)[(r − a)^2 − 2(r − a)h].
Q27. Vérifier que v(r, θ) satisfait à la condition aux limites imposée en r = a. Reproduire le schéma de la figure 8 en y traçant le champ des vitesses en θ = 0, π/2, π et 3π/2.
Q28. Justifier que le débit volumique par unité de longueur de cylindre s'écrit :
Q(θ) = ∫_a^(a + h)v(r, θ)dr
puis calculer cette intégrale en fonction de h, θ, g, η, ρ, a et de Ω.
Q29. En régime stationnaire, on admet que le débit ne dépend plus de θ : Q(θ) = Q. En déduire un lien entre l'épaisseur h et l'angle θ sous la forme F(h) = 0, avec :
F(h) = (ρg)/(3η)h^3 cosθ − Ωah + Q.
La figure 9 illustre les allures de la fonction F(h) selon le signe de cosθ. Pour cosθ > 0, deux comportements sont possibles selon que F s'annule ou pas dans le domaine h > 0.
Figure 9 - Représentations graphiques de la fonction F(h)
Q30. En étudiant les variations de la fonction F pour un angle θ fixé, montrer qu'une solution à l'équation F(h) = 0 existe à condition d'avoir Q < Q_(max)(θ), avec Q_(max)(θ) une quantité à exprimer en fonction de θ, g, η, ρ, a et de Ω. Pour quelle condition sur Q existe-t-il alors une solution pour tout angle θ ?
Q31. En déduire littéralement la masse maximale de sirop d'érable que l'on peut ainsi maintenir autour du cylindre, par unité de longueur, en fonction de g, η, ρ, a et de Ω.

Données pour la sous-partie III. 1

Propriétés physiques du sirop d'érable :
  • Masse volumique : ρ = 1, 4 ⋅ 10^3 kg ⋅ m^(− 3)
  • Viscosité dynamique : η = 0, 20 Pa ⋅ s
Épaisseur moyenne du film liquide : h_0 = 0, 50 mm
Vitesse angulaire de rotation : Ω = 4πrad ⋅ s^(− 1)

III. 2 - Mesure de la proportion de saccharose dans le sirop d'érable

Document - La composition du sirop d'érable

Le principal sucre qui compose le sirop d'érable est le saccharose. Dans l'eau avec ou sans l'intervention d'enzyme, l'inversion du saccharose donne lieu à la formation d'un mélange de glucose et de fructose, le sucre inverti :
C_(12)H_(22)O_(11(s))_()_(saccharose) + H_2 O_((ℓ)) = C_6 H_(12)O_(6(s))_()_(glucose) + C_6 H_(12)O_(6(s))_()_(fructose)
Le sucre inverti étant plus soluble que le saccharose, la teneur en inverti d'un sirop influence ses propriétés de cristallisation. Plus un sirop est inverti, moins il aura tendance à cristalliser. Ainsi pour préparer des produits dérivés tels que la tire d'érable ou le caramel à l'érable qui doivent demeurer exempts de cristallisation, on utilise un sirop inverti. Par contre, pour fabriquer des produits à cristallisation fine, comme le beurre d'érable ou le sucre mou, on utilise des sirops non invertis.
Source : Technique pour le dosage du sucre inverti dans le sirop d'érable, J. Dumont (1998)
Q32. Calculer l'enthalpie standard Δ_r H^∘ et l'entropie standard Δ_r S^∘ de la réaction d'inversion du saccharose à 298 K .
Q33. En déduire la valeur de sa constante d'équilibre K^∘ à 298 K . Qu'en conclure?
On prépare une solution de saccharose de concentration [S]_0 = 0, 400 mol ⋅ L^(− 1). À T_1 = 293 K, on suit l'évolution temporelle de la concentration en saccharose [S](t) (voir tableau 2).
t(h) 0 100 250 500 750 1000
[ S](mol ⋅ L^(− 1)) 0,400 0,346 0,280 0,196 0,140 0,100
Tableau 2 - Cinétique d'inversion du saccharose : résultats expérimentaux
Q34. Montrer que la réaction est d'ordre 1 par rapport au saccharose et déterminer la valeur de sa constante de vitesse k_1 dans les conditions de l'expérience.
Q35. À T_2 = 313 K, on mesure une constante de vitesse k_2 = 2, 4 ⋅ 10^(− 2) h^(− 1). Exprimer littéralement puis numériquement l'énergie d'activation E_a de cette réaction.
Pour déterminer la proportion de saccharose dans le sirop d'érable, il est possible d'estimer la masse molaire moyenne des sucres présents, définie comme le rapport de la masse totale de sucre sur la quantité de matière totale de sucre, en mesurant l'abaissement cryoscopique d'une solution diluée de sirop d'érable. On considère une solution aqueuse formée d'une masse m_(eau) d'eau liquide de masse molaire M_(eau) et d'une masse m_(sucre) de sirop d'érable supposée constituée exclusivement d'un mélange de sucres de masse molaire moyenne M_(sucre). On suppose que :
  • la quantité de matière des sucres est négligeable devant celle de l'eau en phase liquide;
  • la phase liquide est idéale;
  • la phase solide est constituée d'eau pure.
On note respectivement μ_(eau)^(∗,liq)(T) et μ_(eau)^(∗,sol)(T) les potentiels chimiques de l'eau pure en phase liquide et en phase solide, à une température T donnée. À pression fixée, on donne l'expression du potentiel chimique d'un constituant i en phase condensée en fonction de son activité a_i :
μ_i(T, composition) = μ_i^∗(T) + RTlna_i.
Q36. Écrire, en la justifiant brièvement, une relation entre μ_(eau)^(∗,liq)(T_(fus)) et μ_(eau)^(∗ sol)(T_(fus)).
En présence de sucre, la température de fusion du liquide est modifiée et devient T_(fus)^′.
Q37. Exprimer la fraction molaire x_(eau) de l'eau dans la phase liquide, en fonction de m_(eau), m_(sucre), M_(eau) et M_(sucre). Écrire ensuite une relation entre μ_(eau)^(∗,liq)(T_(fus)^′), μ_(eau)^(∗ sol)(T_(fus)^′), R, T_(fus)^′ et x_(eau).
La relation de Gibbs-Duhem donne la variation élémentaire du potentiel chimique de l'eau pure sous l'effet d'une variation de température dT, à pression fixée :
dμ_(eau)^(∗, liq) = − S_(eau)^(∗, liq)dT et dμ_(eau)^(∗, sol) = − S_(eau)^(∗, sol)dT
où S_(eau)^(∗,liq) et S_(eau)^(∗,sol) désignent respectivement les entropies molaires de l'eau pure en phase liquide et en phase solide, supposées indépendantes de la température.
Q38. Déduire de ces relations différentielles et des questions précédentes l'équation:
(T_(fus)^′ − T_(fus))Δ_(fus)H = RT_(fus)T_(fus)^′ lnx_(eau)
où Δ_(fus)H désigne l'enthalpie molaire de fusion de l'eau pure.
Q39. On note x_(sucre) = 1 − x_(eau) la fraction molaire des sucres dans la phase liquide. En supposant la température T_(fus)^′ peu éloignée de T_(fus), ainsi que x_(sucre)≪1, démontrer que :
T_(fus) − T_(fus)^′ = Kx_(sucre)
avec K la constante cryoscopique, à exprimer en fonction de R, T_(fus) et de Δ_(fus)H.
On prépare une solution à 15% en masse de sirop d'érable. La température de solidification de l'eau s'abaisse de 1, 5^∘C.
Q40. En déduire la valeur numérique de x_(sucre), puis celle de M_(sucre).
Q41. Le sirop d'érable est composé d'un mélange de saccharose, glucose et fructose obtenu à partir de saccharose pur. Calculer la proportion molaire en saccharose du sirop d'érable, puis la proportion massique.

Données pour la sous-partie III. 2

Constante des gaz parfaits : R = 8, 314 J ⋅ K^(− 1) ⋅ mol^(− 1)
Changement d'état solide-liquide de l'eau pure à P = 1 bar = P^∘ :
  • Température : T_(fus) = 273, 15 K
  • Enthalpie de fusion molaire : Δ_(fus)H = 6, 01 kJ ⋅ mol^(− 1)
Masses molaires :
eau saccharose (C_(12)H_(22)O_(11)) glucose (C_6 H_(12)O_6) fructose (C_6 H_(12)O_6)
M(g ⋅ mol^(− 1)) 18 342 180 180
Données thermodynamiques à 298 K :
H_2 O_((ℓ)) C_(12)H_(22)O_(11(s)) C_6 H_(12)O_(6(s)) (glucose) C_6 H_(12)O_(6(s)) (fructose)
Δ_f H^∘(kJ ⋅ mol^(− 1)) -286 -2226 -1273 -1266
S_m^∘(J ⋅ K^(− 1) ⋅ mol^(− 1)) 70 360 212 223

Questions fréquentes

4 questions
Sur quoi porte le sujet de physique-chimie e3a PSI 2022 ?
Afficher ou masquer la section

Sur quoi porte le sujet de physique-chimie e3a PSI 2022 ?

Le sujet porte sur la conception d'une machine à pancakes : chauffage par induction, écoulement de pâte, et étude du sirop d'érable en thermique, cinétique et thermochimie.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet de physique-chimie e3a PSI 2022 ?

Le jury relève un manque de rigueur dans les calculs, des contours d'intégration non précisés, des bilans d'énergie sans système défini, et une loi d'Arrhenius mal maîtrisée.

Le sujet de physique-chimie e3a PSI 2022 est-il difficile ?

Le rapport juge le niveau global des copies perfectible, sans donner de moyenne ni de niveau de difficulté explicite pour l'ensemble du sujet.

Quels chapitres réviser pour le sujet de physique-chimie e3a PSI 2022 ?

Il est utile de réviser l'électronique et l'électromagnétisme, la diffusion thermique, la mécanique des fluides, la cinétique formelle et la thermochimie.

Pas de description pour le moment