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Corrigé détaillé X ENS Physique B PC 2025 (page 3/3 : Parties II et III)

Production et caractérisation d'impulsions laser attosecondes

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Partie II : Mesure de la durée de l'impulsion

Question 27

Exprimer la puissance instantanée (à une constante multiplicative globale près) en fonction des et des . Expliquer pourquoi elle ne dépend des phases qu'à travers leurs différences .

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Écrire le carré du champ scalaire réel E(t) = \sum_q A_q \cos(q\omega t + \varphi_q) et linéariser les produits de cosinus pour isoler les termes d'interférence croisés.

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  1. Représenter l'onde scalaire sous forme complexe en sommant les contributions de chaque harmonique.
  2. Définir la puissance instantanée (ou intensité) I(t) comme proportionnelle au carré du module du champ complexe \underline{E}(t), puis développer le double produit.
  3. Justifier la dépendance exclusive en \varphi_q - \varphi_{q'} par le produit de chaque composante par le conjugué d'une autre, ainsi que par l'invariance de jauge vis-à-vis d'une phase globale.
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L'onde lumineuse est une superposition d'harmoniques de pulsations q\omega. En représentation complexe, le champ scalaire associé s'écrit :

\underline{E}(t) = \sum_q A_q \, \mathrm{e}^{i(q\omega t + \varphi_q)}

La puissance instantanée I(t) (intensité lumineuse) est proportionnelle au carré du module du champ complexe :

I(t) \propto |\underline{E}(t)|^2 = \underline{E}(t)\,\underline{E}^*(t)

En développant le produit des deux sommes, à une constante multiplicative globale près (qu'on peut poser égale à 1) :

\begin{aligned} I(t) &= \left( \sum_q A_q \, \mathrm{e}^{i(q\omega t + \varphi_q)} \right) \left( \sum_{q'} A_{q'} \, \mathrm{e}^{-i(q'\omega t + \varphi_{q'})} \right) \\ &= \sum_q \sum_{q'} A_q A_{q'} \, \mathrm{e}^{i\left[(q-q')\omega t + (\varphi_q - \varphi_{q'})\right]} \end{aligned}

I(t) étant une grandeur réelle, on peut regrouper les termes deux à deux (ou prendre la partie réelle) :

\boxed{I(t) \propto \sum_q \sum_{q'} A_q A_{q'} \cos\big((q - q')\omega t + \varphi_q - \varphi_{q'}\big)}

ce qui peut également s'écrire sous la forme :

I(t) \propto \sum_q A_q^2 + 2\sum_{q < q'} A_q A_{q'} \cos\big((q - q')\omega t + \varphi_q - \varphi_{q'}\big)

Dépendance vis-à-vis des phases :

  • Mathématiquement, le calcul de |\underline{E}(t)|^2 = \underline{E}(t)\underline{E}^*(t) fait intervenir le produit d'un terme en \mathrm{e}^{i\varphi_q} par un terme en \mathrm{e}^{-i\varphi_{q'}}, de sorte que les phases n'apparaissent que sous la forme du déphasage relatif \varphi_q - \varphi_{q'}.
  • Physiquement, I(t) résulte de l'interférence entre les différentes composantes spectrales. L'interférence entre l'harmonique q et l'harmonique q' ne dépend que de leur déphasage relatif \varphi_q - \varphi_{q'}. Une translation globale de toutes les phases d'une même constante \phi_0 (\underline{E} \to \underline{E}\,\mathrm{e}^{i\phi_0}) laisse le module au carré |\underline{E}(t)|^2 invariant.

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Question 28

On considère d'abord le cas où l'onde est composée de harmoniques successives de à , d'amplitude et de phase identique. Montrer que dans le cas , la puissance instantanée présente une série de pics étroits identiques espacés de . Déterminer la demi-largeur des pics en fonction de et .

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Sommer la progression géométrique des amplitudes complexes sous l'hypothèse de phases nulles ou identiques, puis déterminer la largeur à mi-hauteur ou le premier zéro du sinus cardinal.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ scalaire complexe \underline{E}(t) sous la forme d'une somme géométrique de N termes de même amplitude A et même phase \varphi.
  2. Sommer la suite géométrique et en déduire la puissance instantanée I(t) \propto |\underline{E}(t)|^2, analogue à la fonction de diffraction/interférence d'un réseau à N fentes.
  3. Étudier la périodicité de I(t) pour identifier l'espacement des maxima principaux, puis déterminer la position du premier zéro pour obtenir la demi-largeur du pic.
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Toutes les amplitudes étant égales à A_q = A et toutes les phases étant identiques à \varphi_q = \varphi, le champ complexe s'écrit :

\underline{E}(t) = \sum_{q=n}^{n+N-1} A \,\mathrm{e}^{i(q\omega t + \varphi)} = A \,\mathrm{e}^{i(n\omega t + \varphi)} \sum_{k=0}^{N-1} \mathrm{e}^{i k \omega t}

Il s'agit de la somme des termes d'une suite géométrique de raison \mathrm{e}^{i\omega t} \neq 1 (pour \omega t \not\equiv 0 \pmod{2\pi}) :

\sum_{k=0}^{N-1} \mathrm{e}^{i k \omega t} = \frac{1 - \mathrm{e}^{i N\omega t}}{1 - \mathrm{e}^{i\omega t}} = \frac{\mathrm{e}^{i\frac{N\omega t}{2}}}{\mathrm{e}^{i\frac{\omega t}{2}}} \times \frac{\mathrm{e}^{-i\frac{N\omega t}{2}} - \mathrm{e}^{i\frac{N\omega t}{2}}}{\mathrm{e}^{-i\frac{\omega t}{2}} - \mathrm{e}^{i\frac{\omega t}{2}}} = \mathrm{e}^{i\frac{(N-1)\omega t}{2}} \frac{\sin\left(\frac{N\omega t}{2}\right)}{\sin\left(\frac{\omega t}{2}\right)}

Le champ complexe s'exprime donc sous la forme :

\underline{E}(t) = A \,\mathrm{e}^{i\left[\left(n + \frac{N-1}{2}\right)\omega t + \varphi\right]} \frac{\sin\left(\frac{N\omega t}{2}\right)}{\sin\left(\frac{\omega t}{2}\right)}

La puissance instantanée I(t) \propto |\underline{E}(t)|^2 vaut alors :

I(t) = I_1 \, \frac{\sin^2\left(\frac{N\omega t}{2}\right)}{\sin^2\left(\frac{\omega t}{2}\right)}

où I_1 \propto A^2 est l'intensité due à une harmonique isolée.

1. Périodicité et espacement des pics : Lorsque t varie de T = \frac{2\pi}{\omega}, la quantité \frac{\omega t}{2} varie de \pi et \frac{N\omega t}{2} varie de N\pi. Par conséquent :

\sin^2\left(\frac{\omega(t+T)}{2}\right) = \sin^2\left(\frac{\omega t}{2} + \pi\right) = \sin^2\left(\frac{\omega t}{2}\right)
\sin^2\left(\frac{N\omega(t+T)}{2}\right) = \sin^2\left(\frac{N\omega t}{2} + N\pi\right) = \sin^2\left(\frac{N\omega t}{2}\right)

La fonction I(t) est donc strictement périodique de période :

\boxed{T = \frac{2\pi}{\omega}}

Les maxima principaux ont lieu lorsque le dénominateur s'annule, c'est-à-dire pour \frac{\omega t}{2} = p\pi, soit :

t_p = p T = p \frac{2\pi}{\omega} \quad (p \in \mathbb{Z})

À ces instants, par équivalent usuel \sin(u) \sim u, la valeur maximale vaut :

I_{\max} = N^2 I_1

Les pics sont donc espacés de la période T du laser fondamental.

2. Demi-largeur des pics : Au voisinage du pic situé en t = 0, pour t \ll T :

\sin\left(\frac{\omega t}{2}\right) \approx \frac{\omega t}{2} \implies I(t) \approx I_{\max} \, \mathrm{sinc}^2\left(\frac{N\omega t}{2}\right)

Le premier zéro de part et d'autre du maximum correspond à une annulation du numérateur sans que le dénominateur ne s'annule :

\frac{N\omega \Delta t}{2} = \pi \implies \Delta t = \frac{2\pi}{N\omega} = \frac{T}{N}

La demi-largeur au premier zéro (distance temporelle séparant le centre du pic de son premier minimum) est donc :

\boxed{\Delta t = \frac{T}{N}}

Comme N \gg 1, on a \Delta t \ll T : les pics de puissance sont extrêmement étroits devant leur période de répétition T.

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Question 29

Montrer que la position temporelle des pics de puissance se décale si les phases sont en progression arithmétique, les amplitudes restant identiques.

Voir l'indice

Poser \varphi_q = \varphi_0 + q\,\Delta\varphi et effectuer un changement de variable temporel t' = t + \Delta\varphi/\omega dans la somme.

Voir la stratégie
  1. Exprimer mathématiquement la condition selon laquelle les phases \varphi_q sont en progression arithmétique de raison \Delta\varphi.
  2. Réécrire la phase totale de chaque harmonique q\omega t + \varphi_q sous la forme q\omega (t - t_0) + \text{cste}.
  3. En déduire que la puissance instantanée I(t) subit une translation temporelle t \mapsto t - t_0, ce qui décale la position de tous les pics temporels.
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Puisque les amplitudes sont identiques (A_q = A) et que les phases \varphi_q forment une progression arithmétique, il existe une constante \varphi_0 et une raison \Delta\varphi (telle que \Delta\varphi = \varphi_{q+1} - \varphi_q) vérifiant :

\varphi_q = \varphi_0 + q\,\Delta\varphi

L'expression de la phase associée à l'harmonique q devient alors :

q\omega t + \varphi_q = q\omega t + q\,\Delta\varphi + \varphi_0 = q\omega \left(t + \frac{\Delta\varphi}{\omega}\right) + \varphi_0

Le champ électrique scalaire complexe s'écrit donc :

\underline{E}(t) = \sum_{q=n}^{n+N-1} A\,\mathrm{e}^{i(q\omega t + \varphi_q)} = \mathrm{e}^{i\varphi_0} \sum_{q=n}^{n+N-1} A\,\mathrm{e}^{iq\omega (t - t_0)} \quad \text{avec} \quad t_0 = -\frac{\Delta\varphi}{\omega}

Ainsi, à un facteur de phase globale \mathrm{e}^{i\varphi_0} près (qui n'affecte pas l'intensité), le champ à l'instant t est identique au champ \underline{E}_0 sans déphasage relatif calculé à l'instant décalé t - t_0 :

\underline{E}(t) = \mathrm{e}^{i\varphi_0}\,\underline{E}_0(t - t_0)

La puissance instantanée I(t) \propto |\underline{E}(t)|^2 vaut par conséquent :

\boxed{I(t) = I_0(t - t_0) \quad \text{avec} \quad t_0 = -\frac{\varphi_{q+1} - \varphi_q}{\omega}}

où I_0(t) est le profil temporel obtenu à la question Q28.

Les pics d'intensité, initialement situés aux instants t_p = p\,T (p \in \mathbb{Z}), sont tous décalés de la même quantité temporelle :

\boxed{t_p = p\,T - \frac{\Delta\varphi}{\omega}}

La forme globale du train d'impulsions (forme et largeur des pics) est rigoureusement conservée, seule leur position temporelle est translatée.

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Question 30

Rappeler l'expression de l'énergie d'un photon dans l'harmonique de rang .

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Appliquer la relation de Planck-Einstein pour un harmonique d'ordre q oscillant à la pulsation \omega_q = q\omega.

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D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie d'un photon associé à une onde de pulsation \omega_q et de fréquence \nu_q est donnée par :

E_q = \hbar \omega_q = h \nu_q

Pour l'harmonique de rang q, la fréquence est un multiple entier de celle du laser incident, soit \nu_q = q\nu et \omega_q = q\omega. On en déduit l'expression de l'énergie du photon :

\boxed{E_q = q\hbar\omega = q h\nu}

Résultat

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Question 31

D'après la figure 3, le faisceau d'harmoniques ne comprend que les harmoniques impaires, et deux pics successifs et ont des amplitudes approximativement égales. En un point donné, l'amplitude du champ électrique associé à ces deux pics est proportionnelle à . L'amplitude du champ électrique du faisceau sonde est, elle, proportionnelle à , où est un retard ajustable. On admet que l'amplitude de probabilité du processus quantique de transition à deux photons est proportionnelle au produit de ces amplitudes, . En utilisant une représentation complexe, isoler dans ce produit les composantes proportionnelles à , correspondant à l'éjection d'un électron d'énergie .

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Développer le produit des deux cosinus en utilisant les formules d'Euler et regrouper les termes oscillant précisément à la pulsation (q+1)\omega.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les signaux réels A_p(t) et A_s(t) sous forme de sommes d'exponentielles complexes à l'aide des formules d'Euler.
  2. Développer le produit A_p(t)A_s(t) et repérer les termes oscillant à la pulsation (q+1)\omega, correspondant au processus d'absorption à deux photons conduisant à l'énergie E_{q+1}.
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À l'aide des formules d'Euler, exprimons les amplitudes réelles sous forme de combinaisons d'exponentielles complexes :

\begin{aligned} A_p(t) &= \frac{1}{2} \left[ \mathrm{e}^{i(q\omega t + \varphi_q)} + \mathrm{e}^{-i(q\omega t + \varphi_q)} + \mathrm{e}^{i((q+2)\omega t + \varphi_{q+2})} + \mathrm{e}^{-i((q+2)\omega t + \varphi_{q+2})} \right] \\ A_s(t) &= \frac{1}{2} \left[ \mathrm{e}^{i(\omega t + \omega\tau)} + \mathrm{e}^{-i(\omega t + \omega\tau)} \right] \end{aligned}

Développons le produit A_p(t) A_s(t). Les pulsations temporelles résultantes sont de la forme (\pm q \pm 1)\omega et (\pm (q+2) \pm 1)\omega.

Parmi ces termes, ceux qui oscillent à la pulsation positive (q+1)\omega, soit en \mathrm{e}^{i(q+1)\omega t}, proviennent exclusivement de deux contributions :

  • le produit de \mathrm{e}^{i(q\omega t + \varphi_q)} et de \mathrm{e}^{i(\omega t + \omega\tau)} :

    \frac{1}{4} \mathrm{e}^{i(\varphi_q + \omega\tau)} \mathrm{e}^{i(q+1)\omega t}
  • le produit de \mathrm{e}^{i((q+2)\omega t + \varphi_{q+2})} et de \mathrm{e}^{-i(\omega t + \omega\tau)} :

    \frac{1}{4} \mathrm{e}^{i(\varphi_{q+2} - \omega\tau)} \mathrm{e}^{i(q+1)\omega t}

En sommant ces deux termes, la composante proportionnelle à \mathrm{e}^{i(q+1)\omega t} dans le produit A_p(t)A_s(t) s'écrit :

\boxed{\big[A_p(t) A_s(t)\big]_{(q+1)\omega} = \frac{1}{4} \left[ \mathrm{e}^{i(\varphi_q + \omega\tau)} + \mathrm{e}^{i(\varphi_{q+2} - \omega\tau)} \right] \mathrm{e}^{i(q+1)\omega t}}

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Question 32

Exprimer la probabilité correspondante, et tracer sa variation en fonction de . Pourquoi parle-t-on d'interférence de transitions à deux photons ? Exprimer l'intervalle entre deux maximums de probabilité.

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Calculer le carré du module de l'amplitude complexe obtenue pour évaluer la probabilité de transition, et identifier la période en fonction du retard \tau.

Voir la stratégie
  1. Calculer le module au carré de l'amplitude complexe obtenue à la question Q31 pour obtenir la probabilité de transition \mathcal{P}(\tau).
  2. Interpréter physiquement les deux termes de l'amplitude comme deux chemins quantiques indistinguables menant au même état final (absorption ou émission stimulée d'un photon sonde).
  3. Déduire la période de modulation temporelle et tracer l'allure de \mathcal{P}(\tau).
Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q31, l'amplitude complexe associée à l'éjection d'un électron d'énergie E_{q+1}-I_P s'écrit :

\mathcal{A}(\tau) \propto \mathrm{e}^{i(\varphi_q + \omega\tau)} + \mathrm{e}^{i(\varphi_{q+2} - \omega\tau)}

La probabilité de transition \mathcal{P}(\tau) est proportionnelle au module au carré de cette amplitude de probabilité :

\begin{aligned} \mathcal{P}(\tau) &\propto \left| \mathrm{e}^{i(\varphi_q + \omega\tau)} + \mathrm{e}^{i(\varphi_{q+2} - \omega\tau)} \right|^2 \\ &\propto \left| \mathrm{e}^{i(\varphi_q + \omega\tau)} \right|^2 + \left| \mathrm{e}^{i(\varphi_{q+2} - \omega\tau)} \right|^2 + 2\operatorname{Re}\left( \mathrm{e}^{i(\varphi_{q+2} - \omega\tau)} \mathrm{e}^{-i(\varphi_q + \omega\tau)} \right) \\ &\propto 1 + 1 + 2\cos\big( 2\omega\tau - (\varphi_{q+2} - \varphi_q) \big) \end{aligned}

En introduisant le déphasage \Delta\varphi_q = \varphi_{q+2} - \varphi_q et une constante de proportionnalité \mathcal{P}_0, on obtient :

\boxed{\mathcal{P}(\tau) = \mathcal{P}_0 \left[ 1 + \cos\big( 2\omega\tau - (\varphi_{q+2} - \varphi_q) \big) \right] = 2\mathcal{P}_0 \cos^2\left( \omega\tau - \frac{\varphi_{q+2}-\varphi_q}{2} \right)}

Origine du terme « interférence de transitions à deux photons » :
L'état final de l'électron (d'énergie cinétique E_{q+1} - I_P) peut être atteint par deux voies quantiques distinctes et indistinguables mettant chacune en jeu deux photons :

  • l'absorption d'un photon harmonique d'énergie E_q = q\hbar\omega suivie de l'absorption d'un photon sonde d'énergie \hbar\omega (E_q + \hbar\omega = E_{q+1}) ;
  • l'absorption d'un photon harmonique d'énergie E_{q+2} = (q+2)\hbar\omega suivie de l'émission stimulée d'un photon sonde d'énergie \hbar\omega (E_{q+2} - \hbar\omega = E_{q+1}).

Comme ces deux processus mènent au même état quantique final sans que l'on puisse déterminer la voie empruntée, leurs amplitudes de probabilité s'additionnent de manière cohérente, donnant lieu à des interférences quantiques constructives ou destructives selon le retard \tau.

Intervalle entre deux maximums de probabilité :
La fonction \cos(2\omega\tau - \Delta\varphi_q) est périodique en retard \tau, de pulsation 2\omega. L'intervalle séparant deux maximums successifs est donc :

\boxed{\Delta\tau = \frac{2\pi}{2\omega} = \frac{\pi}{\omega} = \frac{T}{2}}

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Question 33

La mesure de l'énergie cinétique de l'électron donne accès à la valeur de (voir la fin du problème). La figure 4 représente le nombre d'électrons émis en fonction de et . Commenter cette figure à la lueur de la figure 3 et des deux dernières questions, en distinguant les valeurs de paires et impaires. Vérifier que la valeur de déduite de cette figure est compatible avec celle obtenue à la question 3.

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Interpréter le signal constant en \tau pour les harmoniques impaires et le réseau de franges d'interférence oscillant en 2\omega pour les bandes latérales paires.

Voir la stratégie
  1. Interpréter la dépendance en \tau selon la parité de q en reliant les observations aux processus physiques décrits dans les questions précédentes (ionisation directe à un photon vs transition à deux photons).
  2. Mesurer la pseudo-période d'oscillation \Delta\tau des bandes paires sur la figure 4 et en déduire la période optique T = 2\Delta\tau pour la confronter à celle obtenue à la question 3.
Voir le corrigé complet

1. Commentaire de la figure 4 selon la parité de q :

  • Pour q impair : ces signaux correspondent à l'ionisation directe par absorption d'un seul photon du faisceau d'harmoniques d'énergie E_q = q\hbar\omega (seules les harmoniques impaires sont produites, d'après les questions 16 et 26). Ce processus n'implique pas le faisceau sonde : le nombre de photoélectrons éjectés est donc indépendant du retard \tau, ce qui se traduit par des bandes horizontales d'intensité continue.
  • Pour q pair : ces signaux (appelés « bandes latérales » ou sidebands) proviennent d'une transition à deux photons faisant intervenir le faisceau sonde (absorption d'un photon d'harmonique q-1 et absorption d'un photon sonde \omega, ou absorption d'un photon d'harmonique q+1 et émission stimulée d'un photon sonde \omega). Conformément aux questions 31 et 32, l'interférence entre ces deux chemins quantiques produit une probabilité d'ionisation oscillant sinusoïdalement avec le retard \tau : on observe ainsi une alternance périodique de zones sombres et claires.

2. Détermination de la période T du laser :

D'après la question 32, l'intervalle entre deux maxima successifs de probabilité pour une harmonique paire vaut :

\Delta\tau = \frac{T}{2}

Sur la figure 4, entre \tau = 0\text{ fs} et \tau = 10\text{ fs} (intervalle de 10\text{ fs}), on dénombre environ 7{,}5 périodes d'oscillation complètes, d'où :

\Delta\tau \approx \frac{10\text{ fs}}{7{,}5} \approx 1{,}3\text{ fs}

On en déduit la période du laser fondamental :

\boxed{T = 2\,\Delta\tau \approx 2{,}7\text{ fs} \approx 3\text{ fs}}

Cette valeur expérimentale est en parfait accord avec le calcul théorique de la question 3 (T = \lambda/c \approx 2{,}7\text{ fs}).

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Question 34

Comment, sur la figure 4, peut-on vérifier si est indépendant de ?

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Observer l'alignement des maxima d'intensité des franges oscillantes pour les différents ordres pairs sur le spectrogramme bidimensionnel en fonction de \tau.

Voir la stratégie
  1. Relier la position des maxima d'intensité des bandes latérales (valeurs paires de q) à la différence de phase \varphi_{q+2} - \varphi_q d'après le résultat de la question 32.
  2. Déterminer le critère visuel correspondant sur le diagramme bi-dimensionnel de la figure 4.
Voir le corrigé complet

D'après la question 32, la probabilité d'éjection d'un photoélectron pour une bande latérale d'ordre pair (située entre les harmoniques impaires q et q+2) varie selon :

\mathcal{P}(\tau) \propto 1 + \cos\big(2\omega\tau - (\varphi_{q+2} - \varphi_q)\big)

Les maxima de signal (zones claires sur la figure 4) sont obtenus pour :

2\omega\tau_{\max} - (\varphi_{q+2} - \varphi_q) = 2k\pi \quad (k \in \mathbb{Z})

soit pour des retards :

\tau_{\max} = \frac{\varphi_{q+2} - \varphi_q}{2\omega} + k\,\frac{T}{2}

Par conséquent, la différence de phase \Delta\varphi_q = \varphi_{q+2} - \varphi_q se traduit par un décalage temporel des oscillations :

  • Si \varphi_{q+2} - \varphi_q est indépendant de q, les positions \tau_{\max} des maxima sont identiques pour tous les ordres pairs successifs.
  • Sur la figure 4, cela se vérifie en observant que les maxima d'intensité (zones les plus claires pour les ordres q pairs : 18, 20, 22, 24) sont verticalement alignés à des valeurs de retard \tau identiques.
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Question 35

Dans ce cas, donner une estimation de la durée de l'impulsion du faisceau d'harmoniques.

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Appliquer le principe d'incertitude temps-fréquence ou la largeur du paquet d'ondes \Delta t \sim T/N en dénombrant les harmoniques du plateau observées sur le spectre.

Voir la stratégie
  1. Relier la durée temporelle de l'impulsion à la largeur de son spectre en exploitant le résultat de la question 28 (impulsion limitée par transformée de Fourier).
  2. Estimer la largeur spectrale \Delta\omega = \Delta q\,\omega à partir des harmoniques résolues sur la figure 4.
  3. Réaliser l'application numérique avec un seul chiffre significatif comme imposé par l'énoncé.
Voir le corrigé complet

Lorsque la différence de phase \varphi_{q+2} - \varphi_q est indépendante de q, les phases des harmoniques sont en progression arithmétique. D'après le résultat de la question 29, cela induit uniquement un retard global sans affecter la durée de l'impulsion. L'impulsion est alors limitée par transformée de Fourier (harmoniques en phase au sommet de l'impulsion).

D'après la question 28, la durée (largeur à mi-hauteur ou demi-largeur) \Delta t d'un paquet d'ondes de largeur spectrale totale \Delta\omega est reliée à la période T = 2\pi/\omega du laser fondamental par la relation d'incertitude temps-fréquence :

\Delta t \sim \frac{2\pi}{\Delta\omega} = \frac{T}{\Delta q}

où \Delta q = q_{\max} - q_{\min} représente la plage des ordres harmoniques contribuant de façon cohérente à l'impulsion.

Sur la figure 4, les bandes latérales et harmoniques clairement mesurées et synchronisées s'étendent de q \approx 17 à q \approx 25 (soit environ 5 harmoniques impaires), ce qui correspond à :

\Delta q \approx 25 - 17 = 8 \sim 10

En utilisant la valeur de la période fondamentale obtenue à la question 3, T \approx 2{,}7\times 10^{-15}\text{ s}, on obtient pour la durée de l'impulsion :

\Delta t \sim \frac{2{,}7\times 10^{-15}\text{ s}}{10} \approx 3\times 10^{-16}\text{ s}
\boxed{\Delta t \sim 3\times 10^{-16}\text{ s} = 300\text{ as}}

Résultat

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Partie III : Spectromètre magnétique

Question 36

On considère d'abord le mouvement d'un électron dans un champ magnétique uniforme, la vitesse initiale de l'électron étant orthogonale à . Déterminer le rayon de la trajectoire en fonction de , , , et de la vitesse, notée .

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Écrire la relation fondamentale de la dynamique en coordonnées de Frenet pour un mouvement circulaire uniforme soumis à la seule composante normale de Lorentz.

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On étudie le mouvement d'un électron, de masse m et de charge -e, dans un champ magnétique uniforme et stationnaire \vec{B} = B\,\vec{e}_z (avec B = \|\vec{B}\|), dans un référentiel galiléen de laboratoire.

La seule force agissant sur l'électron est la force magnétique de Lorentz :

\vec{F} = -e\,\vec{v}\wedge\vec{B}

Cette force ne travaille pas car \vec{F}\cdot\vec{v} = 0. Le théorème de la puissance cinétique assure donc que la norme de la vitesse est constante au cours du mouvement :

v(t) = v(0) = v_\perp

La projection du principe fondamental de la dynamique suivant l'axe de \vec{B} donne \frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} = 0, et comme v_z(0) = 0, la trajectoire est contenue dans le plan orthogonal à \vec{B}.

Dans la base de Frenet (\vec{\tau}, \vec{n}) associée à la trajectoire plane, l'accélération tangentielle est nulle (\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0), de sorte que l'accélération est purement normale :

\vec{a} = \frac{v_\perp^2}{r}\,\vec{n}

où r est le rayon de courbure de la trajectoire. Le principe fondamental de la dynamique projeté sur la normale rentrante \vec{n} s'écrit :

m\,\frac{v_\perp^2}{r} = e\,v_\perp B

Le rayon de courbure est donc constant, ce qui correspond à un mouvement circulaire uniforme de rayon :

\boxed{r = \frac{m\,v_\perp}{e\,B}}

Résultat

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Question 37

En déduire la valeur absolue du moment cinétique de l'électron par rapport au centre de la trajectoire, qu'on exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

Exprimer la norme du moment cinétique J = \|\vec{r} \times m\vec{v}_\perp\| = m\,v_\perp\,r et remplacer v_\perp par son expression issue de Q36.

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Soit C le centre de la trajectoire circulaire de l'électron. Le moment cinétique de l'électron par rapport à ce centre s'écrit :

\vec{J} = \vec{CM} \wedge (m \vec{v}_\perp)

La trajectoire étant un cercle de rayon r, le vecteur position \vec{CM} et le vecteur vitesse \vec{v}_\perp sont constamment orthogonaux. La valeur absolue du moment cinétique est donc :

J = \|\vec{J}\| = m\, r\, v_\perp

D'après la relation obtenue à la question 36, la vitesse s'exprime en fonction du rayon sous la forme :

v_\perp = \frac{e B r}{m}

En injectant cette relation dans l'expression de J, on obtient :

J = m\, r \left(\frac{e B r}{m}\right)

soit finalement :

\boxed{J = e B r^2}

Résultat

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Question 38

On considère maintenant le cas d'une vitesse initiale quelconque. On note l'angle entre et . Le mouvement dans un plan perpendiculaire au champ est toujours un cercle. Exprimer son rayon en fonction de , , , et .

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Remplacer la vitesse v_\perp orthogonale aux lignes de champ par sa projection v\sin\theta dans le plan cyclotronique.

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Soit \vec{B} le champ magnétique supposé uniforme. Décomposons le vecteur vitesse initiale \vec{v} en ses composantes parallèle et perpendiculaire à \vec{B} :

\vec{v} = \vec{v}_\parallel + \vec{v}_\perp

L'angle entre \vec{v} et \vec{B} étant noté \theta, la norme de la composante orthogonale au champ s'écrit :

v_\perp = v \sin\theta

La force de Lorentz s'exprime par :

\vec{F} = -e\,\vec{v}\wedge\vec{B} = -e\,\vec{v}_\perp\wedge\vec{B}

Elle est purement orthogonale à \vec{B} et ne dépend que de \vec{v}_\perp. Le mouvement dans le plan perpendiculaire au champ magnétique est donc identique à celui étudié à la question Q36 avec la vitesse v_\perp.

En remplaçant v_\perp par son expression dans le résultat de la question Q36, on obtient le rayon de la trajectoire circulaire projetée :

\boxed{r = \frac{m v \sin\theta}{e B}}

Résultat

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Question 39

Indiquer comment varie la norme du champ magnétique de gauche à droite le long d'une ligne de champ.

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Utiliser la divergence nulle du champ magnétique \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 et l'évasement des lignes de champ le long de l'axe z vers la droite.

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D'après la figure 5, les lignes de champ magnétique s'écartent les unes des autres en allant de gauche à droite : leur densité spatiale diminue.

D'après l'équation de conservation du flux magnétique (\mathrm{div}\,\vec{B} = 0), le flux à travers la section droite \mathcal{S} d'un tube de champ se conserve :

\Phi \approx B\,\mathcal{S} = \text{cte}

La section d'un tube de champ augmentant de gauche à droite, la norme B = \|\vec{B}\| du champ magnétique diminue en conséquence (B_f < B_i).

\boxed{\text{La norme du champ magnétique décroît de gauche à droite le long d'une ligne de champ.}}

Résultat

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Question 40

Lorsque le champ vu par l'électron varie lentement le long de sa trajectoire, son mouvement dans le plan perpendiculaire reste approximativement circulaire, mais avec un rayon qui varie peu à peu. On admet que la variation de ce rayon est telle que le moment cinétique déterminé à la question 37 reste constant. On considère pour simplifier que le champ est uniforme sur chacune des surfaces d'entrée et de sortie du spectromètre, et on note et les normes correspondantes. Déterminer la relation entre l'inclinaison initiale et finale de la trajectoire.

Voir l'indice

Écrire la conservation de la norme totale de la vitesse v (force magnétique conservative) et l'invariance adiabatique du moment cinétique J \propto \frac{v^2\sin^2\theta}{B}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le moment cinétique J en fonction de la vitesse v, de l'angle \theta et de la norme du champ B à l'aide des résultats des questions 37 et 38.
  2. Utiliser la conservation de l'énergie cinétique (la force de Lorentz magnétique ne travaille pas) pour constater que la vitesse v de l'électron reste constante.
  3. Égaler les moments cinétiques initial J_i et final J_f pour en déduire la relation liant \theta_f à \theta_i, B_i et B_f.
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D'après les questions 37 et 38, le rayon cyclotronique s'écrit r = \frac{m v \sin\theta}{e B} et le moment cinétique vaut :

J = e B r^2 = e B \left(\frac{m v \sin\theta}{e B}\right)^2 = \frac{m^2 v^2 \sin^2\theta}{e B}

La seule force s'exerçant sur l'électron est la force de Lorentz magnétique \vec{F} = -e\,\vec{v}\wedge\vec{B}, qui est à chaque instant orthogonale à la vitesse \vec{v}. Sa puissance est donc identiquement nulle :

\mathcal{P} = \vec{F}\cdot\vec{v} = 0

Le théorème de la puissance cinétique assure que l'énergie cinétique est conservée, si bien que la norme de la vitesse v reste constante tout au long de la trajectoire :

v_i = v_f = v

Puisque le moment cinétique J est conservé (J_i = J_f), on a :

\frac{m^2 v^2 \sin^2\theta_i}{e B_i} = \frac{m^2 v^2 \sin^2\theta_f}{e B_f}

En simplifiant par la quantité non nulle \frac{m^2 v^2}{e}, on obtient la relation cherchée :

\boxed{\frac{\sin^2\theta_f}{B_f} = \frac{\sin^2\theta_i}{B_i} \quad \Longleftrightarrow \quad \sin\theta_f = \sqrt{\frac{B_f}{B_i}}\,\sin\theta_i}

(où les angles \theta_i, \theta_f \in [0, \pi/2] sont pris par convention par rapport au sens du champ).

Résultat

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Question 41

Les électrons produits par l'effet photoélectrique ont des directions aléatoires. Le but est de recueillir tous ceux qui entrent dans le spectromètre, et d'aligner rapidement leur trajectoires avec l'axe . On choisit donc des valeurs de et telles que soit petit, et on fabrique un spectromètre suffisamment long pour que la plus grande partie de la trajectoire se fasse dans un champ uniforme . On mesure le temps séparant l'impulsion laser, qui produit les électrons, et leur détection à la sortie du spectromètre. Connaissant la longueur du spectromètre, on en déduit leur vitesse, et donc leur énergie cinétique. Du fait de l'inclinaison non nulle, la longueur parcourue par les électrons n'est pas exactement . En déduire l'incertitude relative sur la vitesse en fonction du rapport .

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Exprimer le temps de vol t = L / v_z avec v_z = v\cos\theta_f, effectuer un développement limité au second ordre pour \theta_f \ll 1 et utiliser la relation de Q40.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps de vol t des électrons le long de la région de dérive de longueur L en fonction de leur vitesse v et de l'angle \theta_f.
  2. Relier la vitesse mesurée (supposant un vol purement longitudinal) à la vitesse réelle pour en déduire l'écart relatif sur la vitesse.
  3. Utiliser le résultat de la question Q40 reliant \theta_f au rapport B_f/B_i pour obtenir la majoration de l'incertitude relative.
Voir le corrigé complet

Dans la zone de dérive de longueur L, le champ magnétique \vec{B}_f est quasiment uniforme et dirigé selon l'axe Oz. L'électron y effectue un mouvement hélicoïdal à vitesse scalaire constante v. Sa composante de vitesse longitudinale le long de l'axe Oz vaut :

v_z = v\cos\theta_f

Le temps de vol mis par l'électron pour parcourir la distance L le long de l'axe est donc :

t = \frac{L}{v_z} = \frac{L}{v\cos\theta_f}

L'expérimentateur, mesurant ce temps de parcours t sur la distance axiale L, évalue la vitesse de l'électron par la relation :

v_{\text{est}} = \frac{L}{t} = v\cos\theta_f

L'incertitude (ou erreur systématique par défaut) commise sur la vitesse est donc :

\frac{\Delta v}{v} = \frac{v - v_{\text{est}}}{v} = 1 - \cos\theta_f

Puisque les angles \theta_f sont petits (\theta_f \ll 1), on effectue un développement limité à l'ordre 2 :

1 - \cos\theta_f \approx \frac{\theta_f^2}{2} \approx \frac{\sin^2\theta_f}{2}

D'après la relation établie à la question Q40, \sin\theta_f = \sqrt{\dfrac{B_f}{B_i}}\sin\theta_i. On en déduit :

\frac{\Delta v}{v} \approx \frac{1}{2}\frac{B_f}{B_i}\sin^2\theta_i

Les photoélectrons étant émis dans des directions aléatoires, la valeur de \sin\theta_i n'est pas connue a priori mais vérifie au plus \sin\theta_i \le 1. L'incertitude relative maximale sur la vitesse vaut ainsi :

\boxed{\left(\frac{\Delta v}{v}\right)_{\max} = \frac{1}{2}\frac{B_f}{B_i}}

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.