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Corrigé détaillé X ENS Physique B PC 2025 (page 2/3 : Partie I (questions 14 à 26))

Production et caractérisation d'impulsions laser attosecondes

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Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Production de l'impulsion lumineuse (suite)

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : principe fondamental de la dynamique, équation différentielle

On reprend le modèle unidimensionnel de la question 11, mais avec un champ extérieur qui varie au cours du temps selon . Écrire l'équation du mouvement de l'électron dans la superposition des deux champs, sous la forme d'une équation différentielle pour . On écrira séparément deux équations différentielles suivant que ou .

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron soumis à la force coulombienne centrale et à la force électrique oscillante du laser en distinguant le signe de x.

Voir la stratégie
  1. Identifier le système (l'électron de masse m et de charge -e), le référentiel d'étude (supposé galiléen) et faire le bilan des forces appliquées selon l'axe Ox.
  2. Exprimer soigneusement la force de rappel coulombienne exercée par le noyau selon le signe de la position x(t) de l'électron.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique pour obtenir l'équation différentielle dans chacun des deux cas.
Voir la réponse courte

PFD projeté sur l'axe Ox avec la force coulombienne en \mp q^2/x^2 selon le signe de x, et la force laser eE_0\sin\omega t.

Voir le corrigé complet

On étudie le mouvement de l'électron, assimilé à un point matériel de masse m et de charge -e, dans le référentiel galiléen lié au noyau situé en O.

L'électron est soumis à deux forces électrostatiques :

  • la force due au champ du laser :

    \vec{F}_{\text{laser}}(t) = -e \vec{E}(t) = e E_0 \sin(\omega t) \, \vec{e}_x
  • la force coulombienne attractive exercée par le noyau, toujours dirigée vers l'origine O :

    \vec{F}_{\text{noyau}} = -\frac{q^2}{x^2}\operatorname{sgn}(x) \, \vec{e}_x = \begin{cases} -\dfrac{q^2}{x^2} \, \vec{e}_x & \text{si } x > 0 \\[8pt] +\dfrac{q^2}{x^2} \, \vec{e}_x & \text{si } x < 0 \end{cases}

D'après le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe Ox :

m \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} = F_{x,\text{noyau}} + F_{x,\text{laser}}

On obtient donc les deux équations différentielles suivantes :

  • Pour x(t) > 0 :

    \boxed{m \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} + \frac{q^2}{x^2} = e E_0 \sin(\omega t)}
  • Pour x(t) < 0 :

    \boxed{m \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} - \frac{q^2}{x^2} = e E_0 \sin(\omega t)}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : principe fondamental de la dynamique, symétrie

On s'intéresse au mouvement forcé, défini comme une solution de cette équation qui soit périodique, et de même période que le champ électrique. Sans chercher à déterminer , justifier succinctement que cette solution vérifie aussi .

Voir l'indice

Remarquer l'invariance de l'équation différentielle par la transformation simultanée t \mapsto t + T/2 et x \mapsto -x, compte tenu de la propriété du forçage sinusoïdal.

Voir la stratégie

Pour montrer une propriété de symétrie d'une solution d'équation différentielle sans la résoudre :

  1. On pose la fonction transformée y(t) = -x\left(t + \frac{T}{2}\right).
  2. On injecte y(t) dans l'équation différentielle établie à la question 14 en utilisant les propriétés de parité de la force coulombienne et la demi-période du terme source \sin(\omega t + \pi) = -\sin(\omega t).
  3. L'unicité de la solution forcée T-périodique permet de conclure que y(t) = x(t).
Voir la réponse courte

Invariance de l'équation différentielle sous la transformation t \to t + T/2 et x \to -x compte tenu de l'imparité des deux forces.

Voir le corrigé complet

D'après la question 14, l'équation différentielle régissant le mouvement de l'électron s'écrit de façon condensée :

m\,\ddot{x}(t) + \frac{q^2}{x(t)^2}\,\mathrm{sgn}(x(t)) = e E_0 \sin(\omega t)

où la force d'attraction coulombienne exercée par le noyau est une fonction impaire de la position x.

Soit x(t) la solution T-périodique du mouvement forcé (avec T = 2\pi/\omega). Évaluons l'équation du mouvement à l'instant t + \frac{T}{2} :

m\,\ddot{x}\left(t + \frac{T}{2}\right) + \frac{q^2}{x\left(t + \frac{T}{2}\right)^2}\,\mathrm{sgn}\!\left(x\left(t + \frac{T}{2}\right)\right) = e E_0 \sin\left(\omega t + \pi\right) = -e E_0 \sin(\omega t)

En multipliant l'ensemble de cette équation par -1, on obtient :

m\left(-\ddot{x}\left(t + \frac{T}{2}\right)\right) - \frac{q^2}{x\left(t + \frac{T}{2}\right)^2}\,\mathrm{sgn}\!\left(x\left(t + \frac{T}{2}\right)\right) = e E_0 \sin(\omega t)

Considérons la fonction y(t) = -x\left(t + \frac{T}{2}\right). Ses dérivées temporelles vérifient \ddot{y}(t) = -\ddot{x}\left(t + \frac{T}{2}\right), et par imparité de la force coulombienne :

-\frac{q^2}{(-y(t))^2}\,\mathrm{sgn}(-y(t)) = +\frac{q^2}{y(t)^2}\,\mathrm{sgn}(y(t))

La fonction y(t) satisfait donc exactement la même équation différentielle que x(t) :

m\,\ddot{y}(t) + \frac{q^2}{y(t)^2}\,\mathrm{sgn}(y(t)) = e E_0 \sin(\omega t)

Étant de plus T-périodique, l'unicité de la réponse forcée périodique impose que y(t) = x(t), d'où :

\boxed{x\left(t + \frac{T}{2}\right) = -x(t)}

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : série de fourier, harmonique impaire

Dans la décomposition de en série de Fourier, quelles sont les harmoniques compatibles avec cette condition ?

Voir l'indice

Développer la condition de symétrie de demi-période x(t + T/2) = -x(t) sur les coefficients de Fourier de pulsations n\omega.

Voir la réponse courte

L'anti-périodicité x(t+T/2) = -x(t) annule toutes les composantes harmoniques de rang pair ; seules subsistent les harmoniques impaires.

Voir le corrigé complet

La fonction x(t) étant T-périodique, elle admet un développement en série de Fourier sous forme complexe :

x(t) = \sum_{n=-\infty}^{+\infty} c_n \mathrm{e}^{\mathrm{i} n \omega t}

où \omega = \dfrac{2\pi}{T}. En appliquant la condition établie à la question 15, x\!\left(t + \dfrac{T}{2}\right) = -x(t), et sachant que \omega \dfrac{T}{2} = \pi, on a :

\begin{aligned} x\!\left(t + \frac{T}{2}\right) &= \sum_{n=-\infty}^{+\infty} c_n \mathrm{e}^{\mathrm{i} n \omega \left(t + \frac{T}{2}\right)} \\ &= \sum_{n=-\infty}^{+\infty} c_n \mathrm{e}^{\mathrm{i} n \pi} \mathrm{e}^{\mathrm{i} n \omega t} \\ &= \sum_{n=-\infty}^{+\infty} (-1)^n c_n \mathrm{e}^{\mathrm{i} n \omega t} \end{aligned}

L'égalité x\!\left(t + \dfrac{T}{2}\right) = -x(t) impose donc, par unicité des coefficients de Fourier :

(-1)^n c_n = - c_n \iff c_n \left[1 + (-1)^n\right] = 0 \quad \forall n \in \mathbb{Z}
  • Si n est pair (en incluant la valeur moyenne n = 0), 1 + (-1)^n = 2, ce qui impose c_n = 0.
  • Si n est impair, 1 + (-1)^n = 0, le coefficient c_n peut être non nul.
\boxed{\text{Seules les harmoniques de rangs impairs }(n = 1, 3, 5, \dots)\text{ sont compatibles avec cette condition.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, équation différentielle

On s'intéresse aux trajectoires pour lesquelles l'électron s'échappe de l'atome. On reprend l'équation du mouvement déterminée à la question 14, dans laquelle on néglige désormais le champ du noyau. Déterminer la solution générale de cette équation.

Voir l'indice

Intégrer successivement deux fois par rapport au temps l'équation simplifiée m\ddot{x} = eE_0\sin(\omega t) en introduisant deux constantes d'intégration.

Voir la réponse courte

Double intégration de l'accélération m\ddot{x} = eE_0\sin\omega t, faisant apparaître le mouvement oscillant et deux constantes d'intégration.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation du mouvement établie à la question 14, en négligeant la force d'attraction coulombienne exercée par le noyau, le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron selon l'axe Ox s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} = e E_0 \sin(\omega t)

soit pour l'accélération :

\ddot{x}(t) = \frac{e E_0}{m} \sin(\omega t)

Une première intégration par rapport au temps donne la vitesse :

\dot{x}(t) = -\frac{e E_0}{m\omega} \cos(\omega t) + v_0

où v_0 est une constante d'intégration homogène à une vitesse.

Une seconde intégration par rapport au temps fournit la position générale :

x(t) = -\frac{e E_0}{m\omega^2} \sin(\omega t) + v_0 t + x_0

où x_0 est une seconde constante d'intégration homogène à une position.

La solution générale de l'équation du mouvement est donc :

\boxed{x(t) = -\frac{e E_0}{m\omega^2} \sin(\omega t) + C_1 t + C_2 \quad (C_1, C_2 \in \mathbb{R})}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : énergie cinétique, oscillateur harmonique

Calculer l'énergie cinétique moyenne de l'électron, notée , en régime sinusoïdal forcé où est périodique. On exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

Calculer la valeur moyenne temporelle sur une période du terme d'énergie cinétique associé à la vitesse oscillante \dot{x}(t) de moyenne nulle.

Voir la réponse courte

Calcul de la moyenne temporelle de l'énergie cinétique en régime forcé : U_P = e^2 E_0^2 / (4m\omega^2), appelée énergie pondéromotrice.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, la vitesse générale d'un électron libre soumis au champ électrique \vec{E}(t) = -E_0\sin(\omega t)\,\vec{e}_x s'écrit :

\dot{x}(t) = -\frac{eE_0}{m\omega}\cos(\omega t) + C_1

Pour que le mouvement x(t) soit purement périodique (régime sinusoïdal forcé sans vitesse de dérive moyenne), la constante d'intégration doit être nulle :

C_1 = 0

La vitesse de l'électron se réduit alors à :

v(t) = -\frac{eE_0}{m\omega}\cos(\omega t)

L'énergie cinétique instantanée s'en déduit :

E_c(t) = \frac{1}{2}m v(t)^2 = \frac{(eE_0)^2}{2m\omega^2}\cos^2(\omega t)

L'énergie cinétique moyenne U_P est obtenue par moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}. Sachant que \langle\cos^2(\omega t)\rangle = \frac{1}{2}, on obtient :

\boxed{U_P = \frac{(eE_0)^2}{4m\omega^2}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, cinématique

Intégrer l'équation du mouvement de la question 17 pour un électron partant de l'origine sans vitesse initiale à un temps .

Voir l'indice

Déterminer les deux constantes d'intégration de la solution générale en imposant les conditions initiales x(t_i)=0 et \dot{x}(t_i)=0.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation différentielle du mouvement sans l'attraction coulombienne et préciser les conditions initiales à l'instant d'ionisation t_i.
  2. Intégrer une première fois pour obtenir la vitesse \dot{x}(t) en déterminant la constante d'intégration grâce à \dot{x}(t_i) = 0.
  3. Intégrer une seconde fois pour obtenir la position x(t) avec la condition x(t_i) = 0.
Voir la réponse courte

Intégration avec conditions initiales x(t_i) = 0 et \dot{x}(t_i) = 0, donnant vitesse et position en fonction de \omega(t-t_i).

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle du mouvement de l'électron libre soumis uniquement au champ électrique du laser s'écrit :

\ddot{x}(t) = \frac{e E_0}{m}\sin(\omega t)

avec les conditions initiales en t = t_i :

x(t_i) = 0 \quad \text{et} \quad \dot{x}(t_i) = 0

Une première intégration par rapport au temps donne :

\dot{x}(t) = -\frac{e E_0}{m\omega}\cos(\omega t) + C_1

La condition \dot{x}(t_i) = 0 fixe la constante d'intégration :

C_1 = \frac{e E_0}{m\omega}\cos(\omega t_i)

d'où la vitesse de l'électron pour t \ge t_i :

\dot{x}(t) = \frac{e E_0}{m\omega} \left(\cos(\omega t_i) - \cos(\omega t)\right)

Une seconde intégration donne :

x(t) = \frac{e E_0}{m\omega} \cos(\omega t_i)\,(t - t_i) - \frac{e E_0}{m\omega^2}\sin(\omega t) + C_2

La condition x(t_i) = 0 impose C_2 = \frac{e E_0}{m\omega^2}\sin(\omega t_i), ce qui conduit finalement à :

\boxed{x(t) = \frac{e E_0}{m\omega^2} \left[ \sin(\omega t_i) - \sin(\omega t) + \omega(t - t_i)\cos(\omega t_i) \right]}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : cinématique, trajectoire

Tracer sur un même graphique l'allure de la variation de en fonction de pour , et , pour variant entre et .

Voir l'indice

Tracer x(t) pour les trois valeurs proposées en constatant que pour t_i \ge T/4, la fonction ne repasse jamais par zéro (l'électron dérive sans retour).

Voir la stratégie
  1. Partir de la trajectoire obtenue à la question Q19 en posant x_0 = \frac{eE_0}{m\omega^2} et la variable réduite u = t/T avec \omega t = 2\pi u.
  2. Expliciter analytiquement l'expression adimensionnée x(t)/x_0 pour chacune des trois valeurs de t_i.
  3. Tracer les trois courbes sur l'intervalle u \in [u_i \,;\, 1{,}5] en précisant les extrema et les comportements limites.
Voir la réponse courte

Tracé de x(t) illustrant que pour t_i = 0 l'électron s'éloigne sans revenir, tandis qu'il revient vers le noyau pour d'autres valeurs.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q19, la position de l'électron s'écrit, en notant x_0 = \dfrac{e E_0}{m\omega^2} et u = \dfrac{t}{T} (soit \omega t = 2\pi u) :

\frac{x(t)}{x_0} = \sin(2\pi u_i) - \sin(2\pi u) + 2\pi(u - u_i)\cos(2\pi u_i)

Étudions les trois cas demandés :

  • Pour t_i = 0 (u_i = 0) : \sin(0) = 0 et \cos(0) = 1, d'où :

    \frac{x(t)}{x_0} = 2\pi u - \sin(2\pi u)

    La vitesse \dot{x}(t) \propto 1 - \cos(2\pi u) \ge 0 est toujours positive ou nulle. Le mouvement est une dérive moyenne uniforme vers les x > 0 superposée à une oscillation. Pour u \in [0 \,;\, 1{,}5], la trajectoire part de l'origine avec une tangente horizontale et croît continûment sans jamais revenir en x = 0 (x/x_0 = 3\pi \approx 9{,}4 en u = 1{,}5).

  • Pour t_i = T/4 (u_i = 0{,}25) : \sin(\pi/2) = 1 et \cos(\pi/2) = 0, d'où :

    \frac{x(t)}{x_0} = 1 - \sin(2\pi u)

    La vitesse de dérive moyenne est nulle : le mouvement est purement oscillatoire entre 0 et 2x_0. L'électron part de x=0 à u=0{,}25, atteint son maximum 2x_0 en u=0{,}75, puis revient tangentiellement à l'origine en u = 1{,}25 (t = 5T/4).

  • Pour t_i = T/2 (u_i = 0{,}5) : \sin(\pi) = 0 et \cos(\pi) = -1, d'où :

    \frac{x(t)}{x_0} = -2\pi(u - 0{,}5) - \sin(2\pi u)

    La vitesse \dot{x}(t) \propto -1 - \cos(2\pi u) \le 0 est toujours négative ou nulle. L'électron dérive vers les x < 0 et ne revient jamais à l'origine (x/x_0 = -2\pi \approx -6{,}3 en u = 1{,}5).

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : cinématique, trajectoire

La figure 1 donne l'allure de la variation de pour quatre autres valeurs de . On remarque que pour ces valeurs, l'électron revient en à un temps de retour qu'on notera . Écrire l'équation reliant à , sans chercher à la résoudre.

Voir l'indice

Écrire la condition d'annulation de la position x(t_r) = 0 à un instant t_r > t_i à partir de l'équation de trajectoire trouvée en Q19.

Voir la réponse courte

Condition d'annulation x(t_r) = 0 menant à la relation transcendante \sin\omega t_r - \sin\omega t_i - \omega(t_r - t_i)\cos\omega t_i = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q19, la position de l'électron libéré en x(t_i) = 0 à la date t_i sans vitesse initiale s'écrit, pour tout t \ge t_i :

x(t) = \frac{e E_0}{m\omega^2}\Big[\sin(\omega t_i) - \sin(\omega t) + \omega(t - t_i)\cos(\omega t_i)\Big]

Par définition, l'instant de retour t_r > t_i correspond au retour de l'électron à sa position initiale en x=0, soit x(t_r) = 0. Comme \frac{e E_0}{m\omega^2} \neq 0, cela conduit directement à :

\sin(\omega t_i) - \sin(\omega t_r) + \omega(t_r - t_i)\cos(\omega t_i) = 0

ou, sous forme équivalente :

\boxed{\sin(\omega t_r) - \sin(\omega t_i) = \omega(t_r - t_i)\cos(\omega t_i)}

Résultat

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : photon, relation de planck-einstein

Lorsque l'électron revient au point de départ, il peut se recombiner avec le noyau. Ce modèle est connu sous le nom de « modèle en trois étapes » : l'électron est arraché de l'atome, puis fait une excursion dans le champ du laser, puis se recombine avec l'atome. L'énergie libérée dans la recombinaison est la somme de l'énergie d'ionisation, , et de l'énergie cinétique de l'électron à . Cette énergie est rayonnée sous forme d'un unique photon. Exprimer la pulsation de l'onde électromagnétique correspondant à ce photon.

Voir l'indice

Exprimer la conservation de l'énergie lors du processus de recombinaison radiative menant à l'émission d'un photon d'énergie \hbar\Omega.

Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie lors de la recombinaison : \hbar\omega_{\text{phot}} = I_P + E_c(t_r), d'où la pulsation émise.

Voir le corrigé complet

Lors de la recombinaison de l'électron avec l'ion parent en t = t_r, la conservation de l'énergie impose que l'énergie totale libérée par le système soit intégralement cédée au photon émis.

D'après l'énoncé, l'énergie du photon émis, notée E_{\text{ph}}, vaut :

E_{\text{ph}} = I_P + E_c(t_r)

D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie d'un photon est reliée à la pulsation \Omega de l'onde électromagnétique associée par :

E_{\text{ph}} = \hbar \Omega

On en déduit l'expression de la pulsation de l'onde émise :

\boxed{\Omega = \frac{I_P + E_c(t_r)}{\hbar}}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : cinématique, énergie cinétique

Sur la figure 1, indiquer la courbe pour laquelle l'énergie cinétique est maximale. Quelle est la courbe pour laquelle elle est minimale ?

Voir l'indice

Relier la vitesse au retour à la pente de la tangente de x(t) en t = t_r sur la figure 1 pour identifier la courbe de vitesse maximale et celle de vitesse minimale.

Voir la stratégie
  1. Relier l'énergie cinétique au temps de retour E_c(t_r) à la pente de la trajectoire x(t) en ce point.
  2. Comparer visuellement la valeur absolue des pentes des différentes courbes au moment où elles recoupent l'axe x=0.
Voir la réponse courte

La vitesse au retour correspond à la pente de x(t) en x = 0 : pente maximale pour l'énergie cinétique max, pente nulle pour le min.

Voir le corrigé complet

L'énergie cinétique de l'électron au moment de son retour en x=0 (t = t_r) s'écrit :

E_c(t_r) = \frac{1}{2}m\,\dot{x}(t_r)^2 = \frac{1}{2}m \left(\left.\frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\right|_{t_r}\right)^2

Elle est donc directement proportionnelle au carré de la pente (en valeur absolue) de la courbe x(t) à l'instant d'intersection avec l'axe des abscisses x=0.

  • Énergie cinétique maximale : Au point de retour, la pente en valeur absolue est la plus grande pour la courbe en trait plein, correspondant à :

    \boxed{t_i = 0{,}30\,T}

    (le retour s'effectue vers t_r \approx 0{,}95\,T).

  • Énergie cinétique minimale : La pente en valeur absolue est la plus faible pour la courbe en tirets, où la trajectoire s'aplatit au voisinage de son retour vers t_r \approx 1{,}22\,T, correspondant à :

    \boxed{t_i = 0{,}26\,T}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : énergie cinétique

Exprimer en fonction de , et .

Voir l'indice

Injecter l'expression de la vitesse instantanée \dot{x}(t_r) dans la formule E_c(t_r) = \frac{1}{2}m\dot{x}(t_r)^2 et faire apparaître l'énergie pondéromotrice U_P.

Voir la réponse courte

Vitesse au temps de retour v(t_r) = \frac{eE_0}{m\omega}(\cos\omega t_i - \cos\omega t_r) d'où E_c(t_r) = 2U_P(\cos\omega t_r - \cos\omega t_i)^2.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q19, la vitesse de l'électron à l'instant de retour t_r au noyau s'écrit :

\dot{x}(t_r) = \frac{e E_0}{m\omega} \left[ \cos(\omega t_i) - \cos(\omega t_r) \right]

L'énergie cinétique de l'électron à cet instant est donc :

\begin{aligned} E_c(t_r) &= \frac{1}{2}m\dot{x}(t_r)^2 \\ &= \frac{1}{2}m \left(\frac{e E_0}{m\omega}\right)^2 \left[ \cos(\omega t_i) - \cos(\omega t_r) \right]^2 \\ &= \frac{(e E_0)^2}{2 m \omega^2} \left[ \cos(\omega t_r) - \cos(\omega t_i) \right]^2 \end{aligned}

Or, d'après la question Q18, l'énergie pondéromotrice vaut U_P = \dfrac{(e E_0)^2}{4 m \omega^2}, d'où \dfrac{(e E_0)^2}{2 m \omega^2} = 2 U_P. On obtient ainsi :

\boxed{E_c(t_r) = 2 U_P \left[ \cos(\omega t_r) - \cos(\omega t_i) \right]^2}

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : cinématique, exploitation de document

La figure 2 représente la variation de en fonction de . Recopiez sommairement cette courbe sur votre copie et indiquez les valeurs de en différents points, en vous appuyant sur les résultats précédents.

Voir l'indice

Identifier sur la courbe le maximum E_c \approx 3{,}17\,U_P et faire le lien avec les instants de départ t_i des trajectoires courtes et longues de la figure 1.

Voir la stratégie
  1. Associer à chaque valeur de t_i donnée sur la figure 1 le temps de retour t_r correspondant à l'annulation de x(t) (x(t_r)=0).
  2. Calculer l'énergie cinétique adimensionnée E_c(t_r)/U_P = 2\left[\cos(\omega t_r)-\cos(\omega t_i)\right]^2 pour ces couples (t_i, t_r) afin de repérer précisément les points remarquables sur la figure 2.
  3. Identifier les cas limites aux bornes (t_i \to T/2 et t_i \to T/4) et le maximum de la courbe (t_i \approx 0{,}30\,T).
Voir la réponse courte

Report sur la courbe de E_c(t_r) des instants d'ionisation t_i correspondants en distinguant trajectoires courtes et longues.

Voir le corrigé complet

D'après l'analyse de la figure 1 et la formule établie à la question 24 :

\frac{E_c(t_r)}{U_P} = 2 \left[ \cos(\omega t_r) - \cos(\omega t_i) \right]^2

avec la condition de retour \sin(\omega t_r) - \sin(\omega t_i) = \omega(t_r - t_i)\cos(\omega t_i) (question 21) :

  • Borne inférieure (E_c = 0) : pour un départ en t_i = 0{,}50\,T = T/2, l'électron subit une force qui le ramène immédiatement vers l'origine lors de la seconde demi-période, d'où un retour quasi-instantané t_r \to 0{,}50\,T avec une vitesse nulle, soit \dfrac{E_c}{U_P} = 0.
  • Point t_i = 0{,}40\,T : la figure 1 montre que la courbe s'annule en t_r \approx 0{,}70\,T. Avec \omega t_i = 0{,}8\pi et \omega t_r = 1{,}4\pi, on obtient :

    \frac{E_c}{U_P} = 2\left[\cos(1{,}4\pi) - \cos(0{,}8\pi)\right]^2 \approx 0{,}5
  • Point t_i = 0{,}35\,T : la figure 1 donne un retour en t_r \approx 0{,}80\,T. Avec \omega t_i = 0{,}7\pi et \omega t_r = 1{,}6\pi, on a :

    \frac{E_c}{U_P} = 2\left[\cos(1{,}6\pi) - \cos(0{,}7\pi)\right]^2 \approx 1{,}6
  • Maximum (E_c \approx 3{,}17\,U_P) : pour t_i \approx 0{,}30\,T, le retour a lieu en t_r \approx 0{,}95\,T. On calcule :

    \frac{E_c}{U_P} = 2\left[\cos(1{,}9\pi) - \cos(0{,}6\pi)\right]^2 \approx 3{,}17

    ce qui correspond parfaitement au sommet de la figure 2.

  • Point t_i = 0{,}26\,T : la figure 1 donne un retour plus tardif, en t_r \approx 1{,}15\,T, avec :

    \frac{E_c}{U_P} \approx 0{,}6
  • Borne supérieure (E_c = 0) : lorsque t_i \to 0{,}25\,T = T/4, \cos(\omega t_i) = 0, l'équation de retour impose \sin(\omega t_r) = 1, d'où t_r \to 1{,}25\,T, avec \cos(\omega t_r) = 0 et donc \dfrac{E_c}{U_P} \to 0.

On reproduit ainsi l'allure de la courbe en y reportant les valeurs correspondantes de t_i :

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : photon, spectre électromagnétique

La figure 3 représente, sur une échelle des ordonnées logarithmique, la variation de l'intensité de la lumière rayonnée lors de la recombinaison électron-noyau en fonction de la fréquence, cette dernière étant en unité de la fréquence du laser. Comment interprétez-vous l'allure de cette variation ? La condition de la question 3 est-elle vérifiée ? En utilisant le résultat de la question 22 et la figure 2, donner une expression approximative du rang maximal des harmoniques en fonction de , , et .

Voir l'indice

Commenter la présence d'un plateau d'harmoniques impaires suivi d'une coupure brutale, et traduire cette énergie de coupure maximale à l'aide de Q22 et du maximum de la figure 2.

Voir la stratégie
  1. Décrire les trois zones caractéristiques du spectre d'émission d'harmoniques d'ordres élevés (HHG) et justifier la présence exclusive des harmoniques impaires.
  2. Comparer l'étendue du spectre à la valeur seuil n_{\min} = 18 obtenue à la question 3.
  3. Relier la pulsation maximale \Omega_{\max} = n_{\max}\omega du photon émis à l'énergie cinétique maximale de retour E_{c,\max} lue sur la figure 2.
Voir la réponse courte

Interprétation du plateau et coupure à E_{c,\text{max}} \approx 3{,}17 U_P, d'où la formule de coupure standard n_{\text{max}} \hbar\omega = I_P + 3{,}17 U_P.

Voir le corrigé complet

1. Interprétation de l'allure du spectre (figure 3)

Le spectre d'intensité présente plusieurs caractéristiques remarquables :

  • Pics discrets impairs : seuls les ordres harmoniques impairs (q = 3, 5, \dots, 31) sont présents, en accord avec l'invariance par demi-période démontrée à la question 16 (x(t+T/2) = -x(t)).
  • Allure globale en trois régimes :

    • une décroissance initiale rapide aux tout premiers ordres (q \le 7), correspondant au régime d'optique non linéaire perturbative ;
    • un plateau d'ordres d'harmoniques (7 \lesssim q \lesssim 29) où l'intensité reste sensiblement du même ordre de grandeur ;
    • une coupure (cutoff) abrupte au-delà de q \approx 31, où l'intensité chute de plusieurs ordres de grandeur.

2. Vérification de la condition de la question 3

À la question 3, il a été établi que les harmoniques de période inférieure à la période atomique T_e devaient vérifier n \ge n_{\min} = 18.

Le plateau s'étend ici jusqu'à des ordres q \approx 31 > 18 : la condition T_n < T_e est donc parfaitement vérifiée pour une large plage d'harmoniques du plateau (19 \le q \le 31).

3. Expression du rang maximal n_{\max}

D'après la question 22, un photon émis lors de la recombinaison possède une énergie :

\hbar \Omega = I_P + E_c(t_r)

Pour une harmonique de rang n, la pulsation vaut \Omega = n\omega, de sorte que :

n\,\hbar\omega = I_P + E_c(t_r)

Le rang maximal n_{\max} correspond à l'énergie cinétique maximale de retour E_{c,\max}. D'après la figure 2 (question 25), le maximum vaut E_{c,\max} \approx 3{,}17\,U_P (ou \approx 3{,}2\,U_P). On en déduit :

\boxed{n_{\max} \approx \frac{I_P + 3{,}2\,U_P}{\hbar\omega}}

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.