Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie PSI 2022
Développement durable
- 42 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 13 questions sur 42, partie I.1
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Oxydoréduction et électrochimie, Diffusion thermique et diffusion de particules, Conversion de puissance · 15 incontournables · 19 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet transversal balaye une part remarquable du programme de physique et de chimie de la filière PSI à travers le prisme du développement durable et de la transition écologique. Divisé en six parties strictement indépendantes, il aborde successivement la dépollution chimique des effluents industriels, la sédimentation couplée à la diffusion dans un décanteur, un problème d'estimation énergétique sur une centrale photovoltaïque, le tri magnétique des déchets par induction, l'étude thermodynamique d'un cycle à vapeur valorisant le biogaz, et enfin la modélisation magnétique et électromécanique d'un moteur synchrone.
Le niveau technique est parfaitement calibré pour le concours CCINP : les questions sont directes, très guidées et testent la maîtrise rigoureuse des définitions de cours et des bilans fondamentaux. C'est un excellent sujet de révision généraliste pour consolider ses réflexes sur l'ensemble de l'année.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,19/20)
- Temps estimé
- ≈ 2 h 45 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Oxydoréduction et électrochimie23 %
- Diffusion thermique et diffusion de particules16 %
- Conversion de puissance14 %
- Magnétostatique13 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
15 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 13 questions sur 42, partie I.1.
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Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
Parties indépendantes
Les six parties de l'épreuve sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.
Données en annexe
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Sommaire
42 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
42 questionsPartie I : Traitement des effluents et récupération de métaux précieux
I.1 · Déchromatation
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, BCPST1
Notions : nombre d'oxydation, diagramme potentiel-ph, couple acide-base
Déterminer le nombre d'oxydation du chrome dans chacune des six espèces. Montrer que le couple forme un couple acido-basique. Préciser lequel est l'acide et lequel est la base. Reproduire sur votre copie l'allure du diagramme E-pH de la figure 1 en associant un domaine à chacune des six espèces.
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Calculer les degrés d'oxydation à l'aide des règles usuelles sur l'oxygène (-2) et l'hydrogène (+1), puis identifier la conservation du nombre d'oxydation entre bichromate et chromate par échange de protons.
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- Déterminer le nombre d'oxydation (n.o.) du chrome dans chaque espèce en appliquant les règles usuelles (n.o. de l'oxygène égal à -\mathrm{II} et de l'hydrogène à +\mathrm{I}).
- Écrire la réaction acido-basique reliant \mathrm{Cr_2O_7^{2-}} et \mathrm{CrO_4^{2-}} pour identifier l'acide et la base.
- Attribuer les six domaines sur le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} en utilisant le fait que le potentiel croît avec le nombre d'oxydation et que les formes les plus acides prédominent à bas \mathrm{pH}.
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Calcul des nombres d'oxydation, identification de l'acide et de la base par échange de protons, et attribution des domaines du diagramme E\text{-}\mathrm{pH}.
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1. Nombres d'oxydation de l'élément chrome
En prenant \text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II} et \text{n.o.}(\mathrm{H}) = +\mathrm{I} :
Dans \mathrm{Cr_{(s)}} (corps pur simple) :
\text{n.o.}(\mathrm{Cr}) = 0Dans \mathrm{Cr^{2+}} :
\text{n.o.}(\mathrm{Cr}) = +\mathrm{II}Dans \mathrm{Cr^{3+}} :
\text{n.o.}(\mathrm{Cr}) = +\mathrm{III}Dans \mathrm{Cr(OH)_{3(s)}} : \text{n.o.}(\mathrm{Cr}) + 3\times(-\mathrm{II}) + 3\times(+\mathrm{I}) = 0 \implies
\text{n.o.}(\mathrm{Cr}) = +\mathrm{III}Dans \mathrm{CrO_4^{2-}} : \text{n.o.}(\mathrm{Cr}) + 4\times(-\mathrm{II}) = -2 \implies
\text{n.o.}(\mathrm{Cr}) = +\mathrm{VI}Dans \mathrm{Cr_2O_7^{2-}} : 2\times\text{n.o.}(\mathrm{Cr}) + 7\times(-\mathrm{II}) = -2 \implies 2\times\text{n.o.}(\mathrm{Cr}) = +12 \implies
\text{n.o.}(\mathrm{Cr}) = +\mathrm{VI}
2. Couple acido-basique \mathrm{Cr_2O_7^{2-}}/\mathrm{CrO_4^{2-}}
Les deux espèces sont au même nombre d'oxydation (+\mathrm{VI}) et sont reliées par un échange d'ions \mathrm{H^+} sans transfert d'électrons :
3. Attribution des domaines du diagramme E\text{--}\mathrm{pH}
Classement vertical (selon E) : le potentiel redox d'un couple croît globalement avec le degré d'oxydation. Les espèces se répartissent de bas en haut selon leur degré d'oxydation :
0 < +\mathrm{II} < +\mathrm{III} < +\mathrm{VI}Classement horizontal (selon le \mathrm{pH}) : à degré d'oxydation identique, la forme acide prédomine à gauche (faible \mathrm{pH}) et la forme basique (ou précipitée) à droite (fort \mathrm{pH}) :
- Au degré +\mathrm{VI} : \mathrm{Cr_2O_7^{2-}} (acide) pour \mathrm{pH} < 6{,}7 et \mathrm{CrO_4^{2-}} (base) pour \mathrm{pH} > 6{,}7.
- Au degré +\mathrm{III} : l'ion libre \mathrm{Cr^{3+}} pour \mathrm{pH} < 4{,}2 et le précipité \mathrm{Cr(OH)_{3(s)}} pour \mathrm{pH} > 4{,}2.
- Au degré +\mathrm{II} : l'ion \mathrm{Cr^{2+}} en milieu acide.
- Au degré 0 : le métal \mathrm{Cr_{(s)}} tout en bas du diagramme.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Les quelques erreurs constatées concernent la détermination du caractère acide ou basique des oxydes de chrome.
« Les quelques erreurs proviennent essentiellement de la détermination du caractère acide ou basique des oxydes de chrome. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, BCPST1
Notions : produit de solubilité, précipitation
Quel est le pH de début de précipitation de l'hydroxyde de chrome III ? En déduire le produit de solubilité de l'hydroxyde de chrome III, qui correspond à la constante d'équilibre de la réaction :
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Repérer l'abscisse de la frontière verticale séparant \mathrm{Cr^{3+}} du précipité \mathrm{Cr(OH)_3}, puis exprimer le produit de solubilité K_s = [\mathrm{Cr^{3+}}][\mathrm{OH^-}]^3 à la frontière de précipitation où [\mathrm{Cr^{3+}}] = c_{\text{tot}}.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la frontière séparant l'ion \mathrm{Cr^{3+}} du précipité \mathrm{Cr(OH)_{3(s)}} sur le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} et y relever la valeur du pH.
- Écrire l'expression du produit de solubilité K_s à la frontière de précipitation, où la concentration en chrome(III) dissous est égale à la concentration totale de tracé C_0 = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.
- Exprimer [\mathrm{OH^-}] en fonction du pH et du produit ionique de l'eau K_e = 10^{-14} à 298\text{ K}, puis calculer K_s (ou \mathrm{p}K_s).
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture de la frontière verticale sur le diagramme E\text{-}\mathrm{pH} pour obtenir le \mathrm{pH} de début de précipitation, puis calcul de K_s = [\mathrm{Cr}^{3+}][\mathrm{OH}^-]^3.
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La frontière verticale séparant le domaine de prédominance de l'ion \mathrm{Cr^{3+}} du domaine d'existence de l'hydroxyde de chrome(III) \mathrm{Cr(OH)_{3(s)}} correspond au début de précipitation de cet hydroxyde. Par lecture graphique sur la figure 1 :
(une lecture entre 4{,}2 et 4{,}3 est tout à fait acceptable).
À la frontière de précipitation, la première trace de solide apparaît à l'équilibre chimique :
La constante d'équilibre associée est le produit de solubilité :
Sur cette frontière, la concentration en ions chrome(III) dissous est égale à la concentration de tracé, soit [\mathrm{Cr^{3+}}] = C_0 = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.
En introduisant le produit ionique de l'eau K_e = 10^{-14} à 298\text{ K} :
D'où l'expression de K_s :
Soit, en échelle logarithmique :
Ce qui conduit à :
Résultat
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Le pH de début de précipitation est fréquemment trouvé, mais la constante du produit de solubilité beaucoup moins.
« le pH de début de précipitation a été souvent trouvé mais le produit de solubilité l’est moins. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, BCPST1
Notions : constante d'équilibre, diagramme potentiel-ph
On considère la réaction chimique de constante d'équilibre :
On rappelle que sur la frontière qui sépare deux espèces dissoutes, il y a autant d'élément chrome dans chacune de ces deux espèces. Déterminer, à l'aide du diagramme E-pH du chrome, la valeur numérique de cette constante d'équilibre.
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Utiliser la convention d'équipartition de l'élément chrome à la frontière entre espèces dissoutes (2[\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}] = [\mathrm{CrO_4^{2-}}] = c_{\text{tot}}/2) et lire la valeur du pH de transition verticale sur le diagramme.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la constante d'équilibre K_1 en fonction des concentrations à l'équilibre et du \mathrm{pH}.
- Traduire la convention de frontière pour déterminer les concentrations des espèces \mathrm{Cr_2O_7^{2-}} et \mathrm{CrO_4^{2-}} en fonction de la concentration totale de tracé c_{\text{tot}}.
- Lire la valeur du \mathrm{pH} de frontière sur la figure 1 et en déduire la valeur numérique de \mathrm{p}K_1.
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Exploitation de la frontière verticale séparant les deux formes solubles avec [\mathrm{Cr(VI)}] équiréparti pour déterminer la constante \mathrm{p}K_1.
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La réaction considérée s'écrit :
La constante d'équilibre thermodynamique associée est :
avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. En prenant le cologarithme, on obtient :
Sur la frontière séparant les deux espèces solubles, la conservation de l'élément chrome impose une égale répartition :
La concentration totale en élément chrome dissous étant c_{\text{tot}} = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, on a :
soit à la frontière :
Le rapport des concentrations vaut donc :
D'après la figure 1, la frontière verticale séparant \mathrm{Cr_2O_7^{2-}} et \mathrm{CrO_4^{2-}} est située à :
On en déduit :
Résultat
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Des erreurs de calculs sont relevées dans cette question.
« des erreurs de calculs dans cette question. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : réaction d'oxydoréduction, constante d'équilibre, formule de nernst
Lors de la déchromatation, les ions sont réduits en milieu acide en ions par les ions qui s'oxydent en ions . Écrire la réaction chimique qui correspond à la réduction d'une mole de . Déterminer la valeur numérique de la constante d'équilibre associée à cette réaction. Conclure.
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Écrire les deux demi-équations d'oxydoréduction, les combiner pour éliminer les électrons, puis calculer \log K_2 = \frac{n(E^\circ_1 - E^\circ_2)}{0{,}06} avec n = 6 électrons échangés.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire les demi-équations d'oxydoréduction associées aux couples \mathrm{Cr_2O_7^{2-}/Cr^{3+}} et \mathrm{SO_4^{2-}/HSO_3^-} en milieu acide, puis combiner ces équations pour éliminer les électrons échangés (n = 6) pour une mole de \mathrm{Cr_2O_7^{2-}}.
- Relier la constante d'équilibre K_2 aux potentiels standard d'oxydoréduction à l'aide de la formule de Nernst à l'équilibre : \log K_2 = \frac{n}{0{,}06}\,(E^\circ_1 - E^\circ_2) (valeur usuelle sans calculatrice de \frac{RT\ln 10}{F} \approx 0{,}06\text{ V} à 298\text{ K}).
- Conclure sur le caractère quantitatif de la réaction de déchromatation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équilibrage de la réaction rédox et calcul de K_2 = 10^{\frac{n\Delta E^\circ}{0{,}059}}, montrant le caractère quantitatif de la déchromatation.
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Les demi-équations d'oxydoréduction s'écrivent :
En multipliant la seconde équation par 3 et en sommant pour consommer une mole d'ions bichromate et éliminer les 6 électrons :
Après simplification des molécules d'eau et des protons :
À l'équilibre chimique à T = 298\text{ K}, l'égalité des potentiels d'oxydoréduction conduit à :
avec n = 6 électrons échangés et E^\circ_1 - E^\circ_2 = 1{,}33 - 0{,}17 = 1{,}16\text{ V}. En utilisant la valeur usuelle \frac{RT\ln 10}{F} \approx 0{,}06\text{ V} (adaptée à une épreuve sans calculatrice) :
(ou \log K_2 \approx 118 si l'on prend 0{,}059\text{ V}).
D'où la valeur de la constante d'équilibre :
Conclusion : La constante d'équilibre est extrêmement grande (K_2 \gg 10^4), la réaction est donc quantitative (quasi-totale). L'utilisation d'ions hydrogénosulfite en milieu acide permet d'éliminer très efficacement le chrome(VI) toxique en le réduisant en chrome(III).
Résultat
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La détermination de la constante d'équilibre a posé problème et il ne faut pas oublier de conclure.
« la détermination de la constante d’équilibre a mis en difficulté quelques candidats. Il ne faut pas oublier de conclure ! »
Source : rapport du jury CCINP 2022
I.2 · Décyanuration
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, BCPST1
Notions : diagramme potentiel-ph, réaction d'oxydoréduction
Justifier qualitativement à l'aide des diagrammes E-pH que cette réaction est quasi-totale.
Voir l'indiceIndice
Comparer les potentiels standard des couples mis en jeu : la dismutation/oxydoréduction est favorisée par un écart de potentiel standard très positif.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux couples d'oxydoréduction intervenant dans la réaction de décyanuration.
- Estimer la position relative des potentiels (ou domaines de prédominance) de ces deux couples en milieu fortement basique à partir du diagramme E\text{--}\mathrm{pH} du chlore et de la donnée E^\circ(\mathrm{CNO}^-/\mathrm{CN}^-).
- Appliquer la règle du gamma pour conclure sur le caractère quasi-total de la transformation.
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Comparaison des domaines disjoints sur le diagramme E\text{-}\mathrm{pH} pour justifier qualitativement le caractère quasi-total de la réaction d'oxydoréduction.
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La réaction considérée met en jeu deux couples redox :
le couple de l'oxydant : \mathrm{ClO}^-/\mathrm{Cl}^-, dont la demi-équation électronique s'écrit en milieu basique :
\mathrm{ClO}^- + \mathrm{H}_2\mathrm{O} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Cl}^- + 2\,\mathrm{OH}^-le couple du réducteur : \mathrm{CNO}^-/\mathrm{CN}^-, de demi-équation électronique :
\mathrm{CNO}^- + 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{CN}^- + \mathrm{H}_2\mathrm{O} \quad\Longleftrightarrow\quad \mathrm{CNO}^- + \mathrm{H}_2\mathrm{O} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{CN}^- + 2\,\mathrm{OH}^-
D'après la figure 2 (diagramme E\text{--}\mathrm{pH} du chlore), en milieu fortement basique (\mathrm{pH} \ge 12), la frontière de prédominance entre \mathrm{ClO}^- et \mathrm{Cl}^- se situe à un potentiel élevé :
Pour le couple \mathrm{CNO}^-/\mathrm{CN}^-, le potentiel standard vaut E^\circ(\mathrm{CNO}^-/\mathrm{CN}^-) = -0{,}13\text{ V}. À \mathrm{pH} = 12, le potentiel d'équilibre s'écrit (avec la formule de Nernst) :
L'écart entre les potentiels d'oxydoréduction des deux couples est donc particulièrement important :
Les domaines de prédominance de l'oxydant le plus fort (\mathrm{ClO}^-) et du réducteur le plus fort (\mathrm{CN}^-) sont largement disjoints :
Résultat
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Veillez à identifier les bons couples et à vous appuyer sur le diagramme E-pH pour justifier la réaction.
« beaucoup de candidats n’ont pas considéré les bons couples dans cette question ou n’ont pas pensé à utiliser le diagramme E-pH pour justifier la réaction. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : eau de javel, médiamutation, dichlore
Pourquoi est-il déconseillé d'utiliser de l'eau de javel en milieu trop acide. Ecrire l'équation chimique qui se produit lorsqu'on acidifie trop fortement une solution d'eau de javel.
Voir l'indiceIndice
Considérer la dismutation inverse (médiamutation) des ions chlorure et hypochlorite en milieu acide conduisant à la formation de dichlore gazeux toxique.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les espèces présentes dans l'eau de Javel (\mathrm{Cl^-} et \mathrm{ClO^-}) et repérer sur le diagramme E\text{-}\mathrm{pH} qu'à \mathrm{pH} acide, le domaine de stabilité du dichlore \mathrm{Cl_2} apparaît entre ces deux degrés d'oxydation.
- Établir l'équation de la réaction d'oxydoréduction (médiamutation ou comproportionation) et justifier le danger sanitaire lié au dégagement gazeux.
Voir la réponse courteRéponse courte
Médiamutation des ions hypochlorite et chlorure en milieu acide libérant du dichlore gazeux toxique : \mathrm{ClO^- + Cl^- + 2H^+ = Cl_2 + H_2O}.
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L'eau de Javel est un mélange équimolaire d'ions chlorure \mathrm{Cl^-} (\text{n.o.} = -\mathrm{I}) et d'ions hypochlorite \mathrm{ClO^-} (\text{n.o.} = +\mathrm{I}).
Lors d'une acidification poussée, les ions \mathrm{ClO^-} (ou leur forme acide conjuguée \mathrm{HClO}) et les ions \mathrm{Cl^-} réagissent selon une réaction de médiamutation (ou comproportionation) pour former du dichlore \mathrm{Cl_2} (\text{n.o.} = 0), dont le domaine de prédominance apparaît à bas \mathrm{pH} sur le diagramme E\text{-}\mathrm{pH} :
En combinant ces deux demi-équations et en simplifiant par 2, on obtient l'équation bilan :
Remarque : En milieu acide où \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_a(\mathrm{HClO}/\mathrm{ClO^-}) = 7{,}5, l'acide hypochloreux est prédominant et l'équation s'écrit de manière équivalente :
Danger : Il est formellement déconseillé d'acidifier l'eau de Javel (par exemple en la mélangeant avec un détartrant ménager acide) car cette réaction provoque un dégagement immédiat de dichlore \mathrm{Cl_{2(g)}}, un gaz lourd, suffocant et extrêmement toxique, voire mortel par inhalation (œdème pulmonaire aigu).
Résultat
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Les candidats rencontrent des difficultés pour identifier les couples qui réagissent.
« dans cette question également les candidats ont du mal à trouver les couples qui vont réagir. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
I.3 · Récupération d'or résiduel
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Démarche expérimentale
Notions : courbe courant-potentiel, montage à trois électrodes
Faire le schéma du dispositif expérimental qui permet de relever la courbe intensité-potentiel du couple sur électrode de platine.
Voir l'indiceIndice
Dessiner le montage potentiostatique classique à trois électrodes : générateur relié entre l'électrode de travail et la contre-électrode avec un ampèremètre en série, et millivoltmètre branché entre l'électrode de travail et l'électrode de référence.
Voir la stratégieStratégie
Pour mesurer une courbe intensité-potentiel, on utilise un montage à trois électrodes dissociant la circulation du courant de la mesure du potentiel :
- La boucle de courant (ou circuit d'alimentation) relie le générateur de tension réglable e, l'ampèremètre (ici un milliampèremètre \mathrm{mA}), la contre-électrode (\mathrm{C.E.}) et l'électrode de travail (\mathrm{E.T.}).
- La boucle de mesure de potentiel relie un voltmètre (ici un millivoltmètre \mathrm{mV}) entre l'électrode de travail (\mathrm{E.T.}) et l'électrode de référence (\mathrm{E.r\acute{e}f.}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma du montage potentiostatique à trois électrodes : électrode de travail, contre-électrode et électrode de référence pour relever la caractéristique I\text{-}E.
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Le dispositif expérimental complet est représenté ci-dessous :
Ce montage sépare distinctement :
- le circuit de puissance (\mathrm{C.E.} - \mathrm{E.T.}), parcouru par le courant I généré par e et mesuré par le milliampèremètre \mathrm{mA} ;
- le circuit de mesure potentiométrique relié au millivoltmètre \mathrm{mV}, placé entre l'électrode de référence \mathrm{E.r\acute{e}f.} et l'électrode de travail \mathrm{E.T.}, mesurant la tension U = V(\mathrm{E.T.}) - V(\mathrm{E.r\acute{e}f.}).
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Le montage à trois électrodes est mal connu et le raccordement des multimètres est souvent incorrect.
« peu de candidats connaissent le montage à 3 électrodes. Le branchement des multimètres est souvent fantaisiste. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : impédance d'entrée, voltmètre
Quelle attention particulière faut-il prendre en termes d'impédance quant au choix du millivoltmètre ?
Voir l'indiceIndice
Penser à la condition requise pour ne prélever aucun courant à travers l'électrode de référence afin de ne pas perturber son potentiel d'équilibre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le millivoltmètre doit posséder une très grande impédance d'entrée afin de ne dériver aucun courant à travers l'électrode de référence.
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Le millivoltmètre est branché entre l'électrode de travail (E.T.) et l'électrode de référence (E.réf.) afin de mesurer la différence de potentiel E = V(\text{E.T.}) - V(\text{E.réf.}).
Pour que le potentiel de l'électrode de référence reste parfaitement défini et constant au cours de la manipulation, cette dernière ne doit être traversée par aucun courant notable.
Il est donc impératif de choisir un millivoltmètre présentant une impédance d'entrée très élevée (idéalement infinie, en pratique de l'ordre du gigaohm ou du téraohm, Z_e \gg 10^9\ \Omega).
Cette condition garantit :
- l'absence de polarisation de l'électrode de référence (courant la traversant strictement négligeable) ;
- l'absence de chute ohmique parasite dans le circuit de mesure de tension (pas de perturbation par effet de charge).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il est généralement bien su qu'une impédance élevée est requise pour mesurer correctement le potentiel.
« les candidats savent le plus souvent que l’impédance doit être grande pour mesurer correctement le potentiel. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : demi-équation électronique, réduction cathodique
Préciser la demi-équation rédox qui se produit sur l'électrode de travail en mode cathodique lors de la réduction des ions aurocyanure .
Voir l'indiceIndice
Écrire la demi-équation de réduction du complexe d'or(I) en or métallique solide avec libération d'ions cyanure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la demi-équation électronique de réduction cathodique : \mathrm{Au(CN)_2^- + e^- = Au_{(s)} + 2CN^-}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le couple d'oxydoréduction considéré est \mathrm{Au(CN)_2^-} / \mathrm{Au_{(s)}}.
Dans le complexe dicarbo-cyanure d'or(I) \mathrm{Au(CN)_2^-}, l'or est au nombre d'oxydation +\mathrm{I} (le ligand cyanure portant une charge négative \mathrm{CN^-}). Dans l'or métallique \mathrm{Au_{(s)}}, son nombre d'oxydation est 0.
La réduction cathodique correspond à un gain d'électrons par le complexe. En assurant la conservation des éléments chimiques (notamment des ligands cyanure \mathrm{CN^-}) et de la charge électrique globale, on obtient la demi-équation électronique :
Résultat
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La méconnaissance de l'ion cyanure est à l'origine de nombreuses erreurs.
« beaucoup d’erreurs dans cette question du fait de la méconnaissance de l’ion CN-. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : courbe courant-potentiel, convention de courant
On rappelle que par convention, le courant est compté positif de l'électrode de travail vers la solution. Préciser, sur votre schéma du dispositif expérimental, comment circule conventionnellement le courant électrique et préciser son signe.
Voir l'indiceIndice
Se rappeler qu'en réduction cathodique, les électrons entrent dans l'électrode depuis le circuit extérieur, de sorte que le courant conventionnel I sort de la solution vers l'électrode, d'où le signe négatif selon la convention adoptée.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de la réaction électrochimique à l'électrode de travail (E.T.) : d'après la question Q9, il s'agit d'une réduction cathodique.
- En déduire le sens réel de circulation des électrons et du courant conventionnel dans la cellule et le circuit extérieur.
- Comparer ce sens à la convention d'orientation algébrique imposée par l'énoncé pour déterminer le signe de I.
Voir la réponse courteRéponse courte
En réduction cathodique, les électrons arrivent du circuit extérieur ; le courant conventionnel va de la solution vers l'électrode, d'où I < 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'électrode de travail (E.T.) est le siège d'une réduction (fonctionnement cathodique) :
Des électrons sont consommés à l'interface électrode/solution ; ils sont acheminés vers l'électrode de travail depuis le circuit extérieur.
Le sens conventionnel du courant électrique étant opposé au sens de déplacement des électrons :
- Dans le circuit extérieur, le courant circule de l'électrode de travail (E.T.) vers la contre-électrode (C.E.) à travers le générateur ;
- Dans la solution électrolytique, le courant circule de la contre-électrode (qui joue le rôle d'anode) vers l'électrode de travail (qui joue le rôle de cathode).
Puisque la convention de l'énoncé compte le courant I positif de l'électrode de travail vers la solution, et que le courant réel circule de la solution vers l'électrode de travail, le courant est négatif :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Les réponses apportées à cette question sont souvent hasardeuses.
« les réponses à cette question sont un peu hasardeuses. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : surpotentiel, système lent, électrolyse de l'eau
Le couple sur électrode de platine correspond-il à un couple lent ou rapide ? D'un point de vue cinétique, est-il préférable de fortement baisser le potentiel de la cathode en dessous de ou non ? Éventuellement, quel est le risque d'imposer une valeur trop faible ?
Voir l'indiceIndice
Observer l'existence d'une surtension cathodique significative au potentiel standard E^\circ = -0{,}6\text{ V}. Abaisser le potentiel accélère la réaction, mais un potentiel trop réducteur risque d'amorcer la réduction parasite du solvant (dégagement de dihydrogène).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature du couple (lent ou rapide) en observant la présence ou l'absence d'une surtension de seuil au voisinage du potentiel thermodynamique E^\circ = -0{,}6\text{ V}.
- Analyser l'effet d'une diminution du potentiel sur la vitesse de la réaction (densité de courant cathodique |J|).
- Identifier les réactions parasites concurrentes à potentiel très réducteur (en particulier la réduction de l'eau) et leurs conséquences pratiques sur le procédé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Système lent nécessitant une surtension importante ; un potentiel trop réducteur risque cependant de déclencher la réduction concurrente de l'eau en dihydrogène.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Qualification cinétique du couple :
D'après les données, le potentiel standard du couple est E^\circ(\mathrm{Au(CN)_2^-/Au_{(s)}}) = -0{,}6\text{ V}. Sur la courbe intensité-potentiel (figure 3), on constate que le courant cathodique apparaît immédiatement dès que le potentiel E devient inférieur à -0{,}6\text{ V}, sans palier de courant nul ni surtension de seuil mesurable (\eta_c \approx 0).
2. Intérêt cinétique d'abaisser le potentiel de la cathode :
D'un point de vue cinétique, la vitesse de dépôt de l'or est directement proportionnelle à la densité de courant cathodique |J|. Lorsque l'on diminue le potentiel de la cathode en dessous de -0{,}6\text{ V}, la valeur absolue de la densité de courant |J| augmente significativement (elle passe par exemple de 0\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2} à -0{,}6\text{ V} à environ 6\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2} à -1{,}4\text{ V}).
3. Risques liés à un potentiel imposé trop faible :
Si le potentiel de la cathode devient trop réducteur :
on risque de provoquer la réaction parasite de réduction de l'eau (le solvant) :
2\,\mathrm{H_2O} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H_{2(g)}} + 2\,\mathrm{OH}^-- cette compétition consomme une partie des électrons, ce qui fait chuter le rendement faradique du procédé de récupération de l'or ;
- le dégagement gazeux de dihydrogène \mathrm{H}_2 à la surface de l'électrode peut perturber l'adhérence et la régularité du dépôt métallique d'or (dépôt pulvérulent ou non adhérent), voire présenter un risque d'inflammabilité.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le lien unissant l'intensité du courant électrique à la vitesse de réaction est mal assimilé.
« Le lien entre l’intensité du courant et la vitesse de réaction n’est pas clair pour les candidats. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Notions : loi de faraday, électrolyse
L'électrolyse d'un bain est effectuée pendant une durée , en maintenant le potentiel de la cathode à . On note la surface de l'électrode de travail et la densité du courant qui la traverse. On considère le rendement faradique de . Préciser la valeur numérique de exprimée en . Puis, exprimer en fonction de , , , de la masse molaire et de la constante de Faraday, la masse d'or solide récupérée.
Voir l'indiceIndice
Lire la densité de courant J à -1{,}4\text{ V} sur la courbe (attention aux unités), puis relier la charge totale transférée Q = |J|S\Delta t à la quantité de matière d'électrons échangée par la loi de Faraday.
Voir la stratégieStratégie
- Effectuer une lecture graphique sur la courbe intensité-potentiel (figure 3) pour déterminer la densité de courant J au potentiel cathodique E = -1{,}4\text{ V}, puis convertir cette grandeur en unités SI (\mathrm{A\cdot m^{-2}}).
- Relier la quantité d'électricité traversant l'électrode à la quantité de matière d'électrons échangés, puis utiliser la demi-équation de réduction (établie en Q9) avec un rendement faradique unitaire pour en déduire la masse d'or déposée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture de J sur la courbe I\text{-}E puis application de la loi de Faraday pour exprimer et calculer la masse déposée m = \frac{J S \Delta t M}{F}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Détermination de la densité de courant J :
Sur la courbe intensité-potentiel de la figure 3, à l'abscisse E = -1{,}4\text{ V}, on lit sur l'axe des ordonnées :
En valeur absolue, la densité de courant vaut |J| = 6{,}0\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2}.
Effectuons la conversion dans le système international :
D'où :
2. Expression de la masse d'or solide m(\mathrm{Au_{(s)}}) récupérée :
D'après la question Q9, la demi-équation de réduction à la cathode met en jeu un seul électron par atome d'or formé (n_e = 1) :
Pendant la durée \Delta t, la charge totale (en valeur absolue) ayant traversé l'électrode de travail de surface S s'écrit :
Le rendement faradique étant de 100\,\%, toute cette charge sert à réduire les ions aurocyanure. La quantité d'électrons transférée est donc :
D'après la stœchiométrie de la réduction, la quantité de matière d'or déposée est égale à la quantité d'électrons :
On en déduit l'expression de la masse d'or solide récupérée :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question bien traitée dans l'ensemble, en dehors des erreurs commises sur la conversion d'unités.
« cette question a été bien réussie, mis à part la conversion d’unité. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : énergie électrique, chute ohmique
Expliquer qualitativement l'impact de la surface de l'électrode de travail sur le coût énergétique lié à la récupération d'une masse d'or donnée.
Voir l'indiceIndice
Analyser comment une surface S plus grande permet de travailler à densité de courant plus faible pour une même intensité globale, réduisant ainsi les chutes ohmiques et la tension globale aux bornes de la cuve.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie électrique consommée \mathcal{E} lors de l'électrolyse en fonction de la charge totale Q transférée et de la tension de cuve U.
- Relier la charge Q à la masse d'or fixée par la loi de Faraday.
- Décomposer la tension de cuve U = E_A - E_C + R_{\text{sol}} |I| pour analyser l'influence de la surface S, selon que l'on raisonne à durée d'électrolyse fixée ou à potentiel de travail fixé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Augmenter la surface réduit la densité de courant J et la surtension requise, limitant la tension d'électrolyse et les pertes par effet Joule.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour récupérer une masse d'or m(\mathrm{Au_{(s)}}) donnée avec un rendement faradique de 100\,\%, la quantité d'électricité à transférer Q est strictement fixée par la loi de Faraday :
L'énergie électrique consommée par la cellule d'électrolyse vaut :
où U = E_A - E_C + R_{\text{sol}}\,|I| représente la tension appliquée entre l'anode et la cathode (R_{\text{sol}} étant la résistance de l'électrolyte). Le coût énergétique est donc directement proportionnel à la tension de cuve U.
Deux situations qualitatives peuvent être envisagées :
- À durée de traitement \Delta t fixée (courant total |I| fixé) : Augmenter la surface S de l'électrode de travail conduit à diminuer la densité de courant |J| = \frac{|I|}{S}. D'après la courbe intensité-potentiel de la figure 3, une valeur plus faible de |J| permet d'opérer à un potentiel de cathode E_C moins négatif (surintensité/surtension cathodique |\eta_c| plus faible, potentiel plus proche de l'équilibre). La différence E_A - E_C diminue, ce qui abaisse la tension de cuve U : le coût énergétique diminue.
- À potentiel cathodique fixé (E_C = -1{,}4\text{ V}, soit |J| fixé comme en Q12) : Augmenter la surface S augmente le courant traversant la cellule (|I| = |J|\,S). L'or est récupéré plus rapidement (\Delta t diminue), mais l'augmentation du courant |I| accroît la chute ohmique R_{\text{sol}}\,|I| dans la solution ainsi que la surtension anodique. La tension totale de cuve U devient donc plus élevée : le coût énergétique par unité de masse récupérée augmente.
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Très peu réussie : il fallait raisonner sur l'énergie requise pour récupérer une masse d'or donnée.
« très peu de bonnes réponses à cette question. Il s’agissait ici de considérer l’énergie nécessaire pour obtenir une masse d’or. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Partie II : Décantation dans le traitement des eaux
II.1 · Décantation statique
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : principe fondamental de la dynamique, vitesse limite, frottement fluide
À partir de l'équation différentielle du mouvement, issue de la seconde loi de Newton, établir, en fonction de , , , et de l'accélération de la pesanteur, la vitesse limite atteinte par ces particules. Quel est le signe de ? Exprimer en fonction de , et de , le temps caractéristique d'établissement de cette vitesse limite.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la seconde loi de Newton en projection selon l'axe vertical descendant en tenant compte du poids volumique, de la poussée d'Archimède et du frottement visqueux de Stokes.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la deuxième loi de Newton à une particule sphérique en suspension dans l'eau polluée, en projetant sur l'axe vertical descendant (Oz).
- Établir l'équation différentielle régissant la vitesse et identifier la vitesse limite ainsi que le temps caractéristique.
- Discuter le signe de la vitesse limite d'après les données de l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD avec poussée d'Archimède et frottement visqueux de Stokes pour déterminer la vitesse limite v_l < 0 et le temps caractéristique d'établissement \tau_c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie une particule polluante sphérique de rayon r, de volume V = \frac{4}{3}\pi r^3 et de masse m = \rho_0 V = \frac{4}{3}\pi r^3 \rho_0, dans le référentiel lié au bassin supposé galiléen.
La particule est soumise à trois forces :
- son poids : \vec{P} = m\vec{g} = \rho_0 V g\,\vec{e}_z ;
- la poussée d'Archimède exercée par l'eau polluée : \vec{\Pi} = -\rho_e V g\,\vec{e}_z ;
- la force de frottement fluide (formule de Stokes) : \vec{F} = -6\pi\eta r\,\vec{v}.
D'après la deuxième loi de Newton :
En projetant sur l'axe vertical descendant \vec{e}_z, avec \vec{v} = v(t)\,\vec{e}_z :
En divisant par m = \frac{4}{3}\pi r^3 \rho_0, l'équation différentielle s'écrit sous forme canonique :
où le temps caractéristique \tau_c d'établissement du régime permanent est défini par :
Soit :
La vitesse limite \vec{v}_l = v_l\vec{e}_z correspond au régime permanent (\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0) :
Puisque les particules sont plus denses que le fluide (\rho_0 > \rho_e), on a :
Le mouvement limite s'effectue donc dans le sens descendant (\vec{v}_l est orienté selon +\vec{e}_z), ce qui correspond bien à la décantation (sédimentation des particules au fond du bassin).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'erreur la plus fréquente réside dans l'oubli ou la formulation inexacte de la poussée d'Archimède.
« L’erreur la plus fréquente a été l’oubli ou une mauvaise expression de la poussée d’Archimède. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en BCPST1
Notions : vecteur densité de courant, flux convectif
Cette chute des particules est à l'origine d'un courant convectif vertical des particules. On note : , le vecteur densité de courant de particules associé. Préciser l'unité de . Puis exprimer le vecteur en fonction de et de .
Voir l'indiceIndice
Exprimer le flux convectif de particules par unité de surface à l'aide de la définition générale du vecteur densité de flux particulaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
La densité de courant particulaire s'exprime en \mathrm{m^{-2}\cdot s^{-1}} et la contribution convective s'écrit \vec{j} = n(z)\vec{v}_l.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le vecteur densité de courant de particules \vec{j} représente le nombre de particules qui traversent une surface unité par unité de temps orientée dans le sens de \vec{j}. Par conséquent, la dimension de sa norme est :
L'unité de \vec{j} dans le Système international est donc le \mathbf{m^{-2}\cdot s^{-1}} (ou nombre de particules par mètre carré et par seconde).
Pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t, les particules animées de la vitesse d'ensemble \vec{v}_l traversant une surface orientée élémentaire \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{e}_z sont contenues dans le cylindre de base \mathrm{d}S et de génératrice \vec{v}_l\,\mathrm{d}t, de volume \mathrm{d}\tau = \vec{v}_l \cdot \mathrm{d}\vec{S}\,\mathrm{d}t. Le nombre élémentaire de particules traversant cette surface s'écrit :
Par définition du vecteur densité de courant de particules à travers la relation \mathrm{d}N = \vec{j} \cdot \mathrm{d}\vec{S}\,\mathrm{d}t, on en déduit l'expression du vecteur densité de courant convectif :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question convenablement résolue malgré des erreurs d'unités.
« des erreurs d’unités mais sinon correctement traitées. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Notions : loi de fick, diffusion de particules
Rappeler la loi de Fick et préciser les unités des grandeurs qui interviennent. Justifier qualitativement l'existence de ce courant de diffusion. Préciser s'il est ascendant ou descendant.
Voir l'indiceIndice
Énoncer la première loi de diffusion de Fick \vec{j}_D = -D\,\vec{\nabla} n. Déterminer le signe du gradient de densité le long du bassin pour déduire le sens du transport diffusif.
Voir la stratégieStratégie
- Énoncer la première loi de Fick sous forme vectorielle et unidimensionnelle le long de l'axe (Oz), puis recenser chaque grandeur avec son unité du Système International (SI).
- Expliquer l'apparition d'un gradient de concentration lié à la sédimentation et relier ce gradient au phénomène de diffusion.
- Déterminer le signe de la composante selon \vec{e}_z pour conclure quant au sens (ascendant ou descendant).
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé de la loi de Fick \vec{j}_{\text{diff}} = -D\,\vec{\nabla} n : le gradient descendant induit un flux de diffusion ascendant qui s'oppose à la sédimentation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Loi de Fick et unités
La première loi de Fick relie le vecteur densité de courant particulaire de diffusion \vec{j}_D au gradient de la densité particulaire n :
où :
- \vec{j}_D est le vecteur densité de flux de particules, exprimé en \mathrm{m}^{-2}\cdot\mathrm{s}^{-1} ;
- D est le coefficient de diffusion (diffusivité) des particules dans le fluide, exprimé en \mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1} ;
- n est la densité volumique de particules, exprimée en \mathrm{m}^{-3} ;
- \vec{\mathrm{grad}}\,n (ou \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}z}) représente la variation spatiale de la densité particulaire, en \mathrm{m}^{-4}.
2. Justification qualitative de la diffusion
Sous l'effet du poids apparent, les particules chutent vers le fond du bassin : elles ont donc tendance à s'accumuler aux fortes valeurs de la profondeur z. Il en résulte une inhomogénéité spatiale, avec une concentration plus forte au fond qu'en surface (\frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}z} > 0).
L'agitation microscopique (mouvement brownien) induit alors un transport spontané de matière des zones les plus concentrées vers les zones les moins concentrées, tendant à homogénéiser le milieu : c'est le phénomène de diffusion.
3. Sens du courant de diffusion
Les particules diffusent des zones de haute concentration (le fond, z grand) vers les zones de basse concentration (la surface, z = 0).
Par conséquent, le courant de diffusion \vec{j}_D est dirigé vers le haut : il est ascendant (soit \vec{j}_D dirigé selon -\vec{e}_z, d'où j_D(z) < 0).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question bien traitée malgré des erreurs portant sur les unités.
« des erreurs d’unités mais sinon correctement traitées. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en BCPST1
Notions : diffusion de particules, équation différentielle
En régime permanent, ces deux courants se compensent. En déduire, en fonction de , et de l'expression de la densité de particules . Représenter graphiquement la fonction en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition d'annulation du flux total de particules \vec{j}_{\text{tot}} = \vec{j} + \vec{j}_D = \vec{0}, résoudre l'équation différentielle du premier ordre en n(z) et tracer l'exponentielle croissante.
Voir la stratégieStratégie
- Traduire la compensation des deux courants de particules en régime permanent par l'annulation de la densité de courant totale : \vec{j}_{\text{tot}} = \vec{j} + \vec{j}_D = \vec{0}.
- Résoudre l'équation différentielle du premier ordre en n(z) à l'aide de la condition à la surface n(0) = n_0.
- Tracer l'allure de la densité volumique n(z) en fonction de la profondeur z \in [0, d_b].
Voir la réponse courteRéponse courte
Compensation des flux n v_l - D \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}z} = 0, conduisant à un profil de densité exponentiel n(z) = n_0 \mathrm{e}^{v_l z / D}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En régime permanent et en l'absence de circulation horizontale (\vec{u} = \vec{0}), la compensation des courants convectif et diffusif impose que la densité de flux totale de particules soit nulle à chaque profondeur z :
En utilisant les expressions établies aux questions Q15 et Q16 :
Il s'agit d'une équation différentielle linéaire du premier ordre dont la solution générale s'écrit :
où C est une constante d'intégration. En appliquant la condition à la cote d'entrée z = 0, n(0) = n_0, on obtient C = n_0. D'où l'expression de la densité de particules :
Comme v_l > 0 et D > 0, la fonction n(z) est une exponentielle strictement croissante de la profondeur z. Les particules s'accumulent au fond du bassin (z = d_b).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention à la compensation vectorielle et aux erreurs de signe menant à une densité décroissante avec la profondeur.
« la somme de vecteurs nuls n’implique pas que les vecteurs sont égaux ! »
« De nombreux candidats trouvent, à cause d’une erreur de signe préalable, une densité décroissante en fonction de la profondeur. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en BCPST1
Notions : conservation de la matière, calcul-litteral
Par conservation du nombre de particules sur une tranche verticale du bassin, exprimer en fonction de , , et de .
Voir l'indiceIndice
Intégrer n(z) sur la profondeur d_b du bassin et égaliser cette intégrale à la quantité moyenne totale de particules présentes N_0 d_b.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le nombre total de particules dans une colonne verticale de fluide de section horizontale S, comprise entre la surface (z = 0) et le fond du bassin (z = d_b), lorsque la répartition est homogène de densité N_0.
- Exprimer ce même nombre en régime permanent à partir du profil n(z) = n_0 \exp\left(\frac{v_l}{D}z\right) établi à la question précédente.
- Égaler les deux expressions par conservation de la matière pour en déduire n_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration spatiale de la densité n(z) sur la profondeur d_b du bassin égale au nombre total N_0 de particules pour déterminer n_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une colonne verticale de fluide de section horizontale S, s'étendant de la surface z = 0 au fond z = d_b.
Avant sédimentation, les particules sont réparties uniformément avec la densité volumique N_0. Le nombre de particules dans cette colonne est :
En régime permanent, compte tenu du profil de densité vertical n(z) = n_0 \exp\left(\frac{v_l}{D} z\right) obtenu à la question Q17, ce nombre s'exprime par :
Par conservation du nombre total de particules dans la colonne :
En simplifiant par S, on en déduit l'expression de n_0 :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question peu réussie, marquée par de nombreux résultats non homogènes.
« peu de bonnes réponses. Beaucoup de résultats non homogènes. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en BCPST1
Notions : temps caractéristique, analyse dimensionnelle
Définir en fonction de , et de , un temps caractéristique de sédimentation, ainsi qu'un temps caractéristique de diffusion des particules sur la hauteur du bassin.
Voir l'indiceIndice
Former des grandeurs homogènes à un temps à partir des paramètres dimensionnels caractéristiques de la décantation (d_b/v_l) et de la diffusion (d_b^2/D).
Voir la stratégieStratégie
- Pour la sédimentation, le transport s'effectue à vitesse constante v_l sur la hauteur d_b : le temps caractéristique s'obtient par une relation cinématique simple.
- Pour la diffusion, le temps caractéristique associé à la traversée d'une distance d_b s'établit par analyse dimensionnelle de l'équation de diffusion régie par le coefficient de diffusivité D.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définitions des temps caractéristiques par analyse dimensionnelle : \tau_S = d_b / |v_l| pour la sédimentation et \tau_D = d_b^2 / D pour la diffusion.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Temps caractéristique de sédimentation \tau_S :
Les particules chutent verticalement à la vitesse limite uniforme v_l. Le temps mis pour parcourir la hauteur d_b du bassin de décantation est :
\boxed{\tau_S = \frac{d_b}{v_l}}Homogénéité : [\tau_S] = \frac{\mathrm{m}}{\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1}} = \mathrm{s}.
Temps caractéristique de diffusion \tau_D :
D'après l'équation de la diffusion de Fick, la distance caractéristique explorée par diffusion pendant une durée t varie selon d_b \sim \sqrt{D\,t}. Le temps caractéristique nécessaire pour que la diffusion opère sur toute la hauteur d_b du bassin est donc :
\boxed{\tau_D = \frac{d_b^2}{D}}Homogénéité : [\tau_D] = \frac{\mathrm{m}^2}{\mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1}} = \mathrm{s}.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Cette question pouvait être abordée de manière qualitative en faisant appel au sens physique.
« ces questions pouvaient être partiellement abordées de manières qualitatives en utilisant le sens physique. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Notions : sédimentation, diffusion de particules
Exprimer en fonction de , et de . À quelle condition portant sur et , la décantation statique permet-elle une clarification de l'eau ?
Voir l'indiceIndice
Réécrire n_0 en introduisant le ratio \tau_D / \tau_S. Conclure sur la valeur relative nécessaire entre \tau_S et \tau_D pour que la sédimentation l'emporte nettement sur l'agitation diffusive.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport sans dimension \frac{v_l d_b}{D} en fonction de \tau_S et \tau_D définis à la question précédente.
- Injecter ce rapport dans l'expression de n_0 obtenue à la question Q18.
- Interpréter la notion de « clarification » au niveau de la surface (z = 0) en cherchant la condition pour que la concentration n_0 y devienne négligeable devant N_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réécriture de n_0 en fonction de \tau_S et \tau_D ; la clarification exige une sédimentation bien plus rapide que la diffusion, soit \tau_S \ll \tau_D.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats de la question Q19 :
En introduisant ce rapport dans l'expression de n_0 établie à la question Q18, on obtient :
Une clarification efficace de l'eau en surface (z = 0) correspond à une quasi-absence de particules polluantes au niveau supérieur du bassin, soit n_0 \ll N_0.
Posons x = \dfrac{\tau_D}{\tau_S}. La fonction f(x) = \dfrac{x}{\mathrm{e}^x - 1} vérifie :
- pour x \ll 1, f(x) \to 1, d'où n_0 \approx N_0 : la diffusion l'emporte et homogénéise la suspension, empêchant la séparation ;
- pour x \gg 1, f(x) \sim x \mathrm{e}^{-x} \ll 1, d'où n_0 \ll N_0 : la sédimentation prédomine très largement.
La décantation statique permet donc une clarification efficace de l'eau sous la condition :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Cette question pouvait se traiter partiellement de façon qualitative à l'aide du sens physique.
« ces questions pouvaient être partiellement abordées de manières qualitatives en utilisant le sens physique. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
II.2 · Clarification dynamique de l'eau polluée
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : temps de séjour, décantation
Définir en fonction de et de , un temps de traversée du bassin. À quelle condition, portant sur et , la clarification dynamique est-elle efficace ?
Voir l'indiceIndice
Exprimer simplement le temps de parcours horizontal de l'eau sur la longueur L_b, puis comparer ce temps au temps nécessaire pour qu'une particule située en surface atteigne le fond.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le temps de parcours horizontal de l'eau sur la longueur L_b à la vitesse constante u pour définir le temps de traversée \tau_T.
- Traduire la condition géométrique et cinétique pour que toutes les particules polluantes se déposent au fond (z = d_b) avant de quitter le bassin en x = L_b, en comparant le temps de sédimentation \tau_S et le temps de traversée \tau_T.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition du temps de traversée \tau_T = L_b / u et condition d'efficacité \tau_T > \tau_S pour que les particules atteignent le fond avant la sortie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'eau s'écoulant horizontalement à la vitesse constante u le long de l'axe Ox, le temps mis par une particule pour parcourir la longueur L_b du bassin est le temps de traversée \tau_T, défini par :
D'après la question Q19, le temps maximal nécessaire à une particule introduite à la cote z = 0 pour atteindre le fond du bassin à la cote z = d_b avec la vitesse limite verticale v_l est le temps de sédimentation :
Pour que la clarification dynamique soit efficace, les particules les plus défavorisées (celles qui entrent à la surface z = 0) doivent avoir atteint le fond avant d'être entraînées jusqu'à la sortie en x = L_b. Il faut donc que le temps de sédimentation soit inférieur au temps de séjour de l'eau dans le bassin :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Cette question pouvait être abordée qualitativement en s'appuyant sur le sens physique.
« ces questions pouvaient être partiellement abordées de manières qualitatives en utilisant le sens physique. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Partie III : Ferme solaire
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Résolution de problème
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : bilan d'énergie, ordre de grandeur
Évaluer le nombre de foyers que peut satisfaire cette ferme solaire sans aucun autre apport.
Voir l'indiceIndice
Calculer la puissance surfacique moyenne incidente par le vecteur de Poynting électromagnétique \langle \Pi \rangle = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c}, en déduire l'énergie électrique annuelle globale collectée et la diviser par la consommation moyenne d'un foyer.
Voir la stratégieStratégie
Il s'agit d'une question ouverte (résolution de problème). La démarche s'articule en cinq étapes :
- Déterminer le flux de puissance surfacique moyen associé à l'onde électromagnétique incidente via le vecteur de Poynting ;
- Calculer la puissance lumineuse maximale totale captée par la surface S des panneaux solaires ;
- En déduire l'énergie lumineuse annuelle reçue pendant la durée équivalente \Delta t d'éclairement maximal ;
- Déterminer l'énergie électrique annuelle produite compte tenu du rendement \eta = 20\,\% des cellules photovoltaïques ;
- Comparer cette production à la consommation annuelle d'un foyer W_{\text{élec}} pour évaluer le nombre de foyers N_f.
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation de l'énergie électrique annuelle moyenne produite par la ferme solaire et division par la consommation moyenne annuelle d'un foyer.
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1. Puissance surfacique reçue (densité surfacique de puissance)
L'onde lumineuse est modélisée par une onde électromagnétique plane progressive harmonique se propageant dans l'air (assimilé au vide). Le champ électrique s'écrit \vec{E} = E_0 \cos(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})\,\vec{u}_E et le champ magnétique associé vérifie \vec{B} = \frac{1}{c}\vec{u}_k \wedge \vec{E}, avec c \approx 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} la célérité de la lumière dans le vide.
Le vecteur de Poynting instantané est :
En moyenne temporelle, la puissance surfacique incidente maximale \mathcal{P}_S = \langle \|\vec{\Pi}\| \rangle vaut :
Avec \mu_0 = 4\pi \cdot 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} et c = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :
2. Puissance lumineuse maximale reçue par la centrale
La surface totale de captage est S = 20\text{ ha} = 20 \times 10^4\text{ m}^2 = 2{,}0 \times 10^5\text{ m}^2. La puissance lumineuse maximale interceptée est :
3. Énergie lumineuse reçue sur une année
Pendant la durée annuelle équivalente \Delta t = 1\,800\text{ h}, l'énergie lumineuse totale collectée est :
4. Énergie électrique annuelle produite
Les cellules photovoltaïques convertissent cette énergie lumineuse avec un rendement \eta = 0{,}20 :
5. Nombre de foyers alimentés
Un foyer moyen consomme W_{\text{élec}} = 5\,000\text{ kWh} par an. Le nombre de foyers N_f que la ferme peut satisfaire est :
En prenant \pi \approx 3{,}14 (ou l'approximation de tête \pi \approx 3 \implies N_f \approx 7\,200) :
Résultat
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Veillez au sens physique et à l'homogénéité des relations, sans confondre champ électrique et énergie électrique.
« le plus souvent les relations ne sont pas homogènes. Les candidats multiplient les grandeurs sans donner du sens à leurs relations. »
« Trop de candidats confondent champ électrique et énergie électrique. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Partie IV : Séparateur à courants de Foucault
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : loi de faraday, induction de lorenz, induction de neumann
Rappeler dans quel(s) cadre(s) des phénomènes d'induction électromagnétique peuvent être observés.
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Distinguer l'induction statique (phénomène de Neumann : circuit fixe dans un champ magnétique variable) de l'induction mobile (phénomène de Lorentz : circuit mobile dans un champ stationnaire ou combiné).
Voir la stratégieStratégie
Un phénomène d'induction électromagnétique apparaît lorsqu'il y a variation du flux magnétique à travers un circuit, ce qui peut se produire selon deux mécanismes physiques distincts (ou leur combinaison) :
- une dépendance temporelle du champ magnétique ;
- un déplacement ou une déformation du conducteur dans l'espace.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rappel des deux configurations d'induction : circuit fixe dans un champ magnétique dépendant du temps (Neumann) et circuit mobile dans un champ stationnaire (Lorentz).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les phénomènes d'induction électromagnétique s'observent dans deux cadres fondamentaux (ainsi que dans leur superposition) :
L'induction de Neumann (ou induction statique) :
- Le circuit ou matériau conducteur est fixe dans le référentiel d'étude, mais plongé dans un champ magnétique dépendant du temps \vec{B}(\vec{r}, t).
L'origine physique est le champ électrique induit créé selon l'équation de Maxwell-Faraday :
\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}- Le champ électromoteur d'induction s'écrit \vec{E}_m = \vec{E}.
L'induction de Lorentz (ou induction de mouvement) :
- Le conducteur est en mouvement (à une vitesse \vec{v}) dans un champ magnétique \vec{B}(\vec{r}) stationnaire (indépendant du temps dans le référentiel d'étude).
L'origine physique est la composante magnétique de la force de Lorentz agissant sur les porteurs de charge mobiles du conducteur :
\vec{f}_{\mathrm{mag}} = q\,\vec{v} \wedge \vec{B}- Le champ électromoteur d'induction s'écrit \vec{E}_m = \vec{v} \wedge \vec{B}.
Le cas général (ou mixte) :
- Un conducteur en mouvement se déplace dans un champ magnétique lui-même variable dans le temps ; les deux effets (Neumann et Lorentz) coexistent alors. C'est précisément la situation rencontrée ici, où la particule de vitesse \vec{V}(t) traverse une onde de champ magnétique \vec{B}(x,t) = B_0 \cos(\omega t - kx)\,\vec{e}_z.
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Il fallait préciser les conditions physiques de l'induction et non énumérer des applications technologiques.
« Attention, la question ne portait pas sur des exemples d’utilisation du phénomène d’induction (plaques à induction, chargeurs de téléphone, […] ) mais sur les conditions physiques d’existence du phénomène d’induction. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : force de laplace, courant de foucault
Déterminer, en fonction de , , , , , , et de , la force de Laplace instantanée exercée sur la particule lorsqu'elle se trouve à une abscisse dans la zone aimantée. Comment se simplifie cette expression dans le cas où : . En déduire l'expression de la force de Laplace, moyenne sur le temps, qui s'exerce sur la particule pendant sa traversée de la zone exposée au champ magnétique.
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Utiliser la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma \vec{E}, calculer la densité de force volumique \vec{f}_L = \vec{j} \times \vec{B}, multiplier par le volume \tau et calculer la moyenne temporelle de \cos^2(\omega t - kx).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur densité de courant volumique \vec{j} dans la particule à l'aide de la loi d'Ohm locale et du champ électrique induit \vec{E} fourni par le sujet.
- Calculer la force de Laplace volumique \vec{f}_L = \vec{j} \wedge \vec{B}, puis l'intégrer sur le volume \tau (supposé quasi-ponctuel devant 1/k).
- Effectuer l'approximation \frac{\omega}{k} \gg V(t) et calculer la moyenne temporelle en utilisant la condition \omega \gg \frac{V_0}{a} qui garantit que la phase oscille sur un grand nombre de périodes pendant la traversée.
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Calcul de la fem induite, de l'intensité des courants de Foucault puis calcul de la moyenne temporelle de la force de Laplace résultante.
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D'après la loi d'Ohm locale, la densité de courant dans la particule conductrice s'écrit :
Les dimensions de la particule étant très petites devant la longueur d'onde spatiale 1/k, le champ magnétique \vec{B}(x,t) = B_0 \cos(\omega t - kx)\,\vec{e}_z et le vecteur densité volumique de courant \vec{j} peuvent être considérés comme uniformes sur tout le volume \tau de la particule.
La force de Laplace instantanée exercée sur l'ensemble de la particule s'obtient par intégration de la densité volumique de force :
En calculant le produit vectoriel, avec \vec{e}_y \wedge \vec{e}_z = \vec{e}_x :
On en déduit l'expression de la force de Laplace instantanée :
Dans le cas où \frac{\omega}{k} \gg V(t), le terme V(t) devient négligeable devant la vitesse de phase \frac{\omega}{k}, d'où la forme simplifiée :
La condition \omega \gg \frac{V_0}{a} impose que le temps de séjour de la particule dans la zone aimantée (\Delta t \sim a/V_0) est très grand devant la période d'oscillation temporelle T = \frac{2\pi}{\omega}. La moyenne temporelle de \cos^2(\omega t - kx) sur plusieurs périodes est égale à \frac{1}{2} :
La force de Laplace moyenne sur le temps s'exerçant sur la particule vaut donc :
Résultat
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L'expression demandée est souvent trouvée malgré une rédaction hasardeuse et des erreurs de signe.
« la rédaction est parfois hasardeuse mais de nombreux candidats ont trouvé la bonne expression de la force de Laplace demandée. Quelques erreurs de signe. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : théorème de l'énergie cinétique, force de laplace
Les particules posées sur le tapis arrivent à l'entrée de la zone exposée au champ magnétique avec la vitesse . En assimilant, à chaque instant, la force de Laplace qui s'exerce sur une particule à la valeur moyenne précédemment trouvée, exprimer l'augmentation d'énergie cinétique d'une particule de déchet lors de la traversée de la zone exposée au champ magnétique. En déduire les vitesses et en sortie de la zone exposée au champ magnétique pour les particules de type 1 et de type 3.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de l'énergie cinétique à la particule sur la distance de parcours a soumise au travail de la force de Laplace moyenne constante.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de l'énergie cinétique à une particule de masse m dans le référentiel du laboratoire (supposé galiléen) lors de sa traversée rectiligne de la zone aimantée de longueur a.
- Calculer le travail de la force de Laplace moyenne \langle \vec{F}_L \rangle, assimilée à une force constante le long du déplacement \Delta \vec{r} = a\,\vec{e}_x.
- En déduire l'augmentation d'énergie cinétique \Delta E_c, puis déterminer la vitesse de sortie pour les particules inertes (\gamma = 0) et les particules conductrices (\gamma > 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du théorème de l'énergie cinétique avec le travail de la force de Laplace moyenne pour évaluer les vitesses de sortie V_1 et V_3.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le référentiel lié au convoyeur (galiléen), la particule de déchet se déplace horizontalement le long de l'axe (Ox) sur une distance a.
Le poids et la réaction normale du tapis étant verticaux, ils ne travaillent pas au cours de ce déplacement horizontal. En assimilant à chaque instant la force de Laplace à sa valeur moyenne obtenue à la question précédente :
le travail développé par cette force lors de la traversée de la zone de longueur a s'écrit :
D'après le théorème de l'énergie cinétique, la variation d'énergie cinétique d'une particule est égale au travail des forces appliquées :
1. Vitesse de sortie V_3 des particules de type 3 :
Pour les déchets inertes (plastiques, cartons, céramiques), la conductivité électrique est nulle (\gamma = 0). La force de Laplace est donc nulle :
On en déduit que ces particules conservent la vitesse du tapis :
2. Vitesse de sortie V_1 des particules de type 1 :
Pour les métaux conducteurs non magnétiques, \gamma > 0. En notant m la masse de la particule (ou \rho = m/\tau sa masse volumique) :
Il vient ainsi :
Résultat
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Le calcul du travail de la force de Laplace a suscité des difficultés.
« le calcul du travail de la force de Laplace a posé quelques problèmes à la question Q25. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : chute libre, trajectoire
Après avoir quitté le convoyeur, les particules sont recueillies dans des bacs situés en bas à droite du convoyeur. Expliquer qualitativement comment positionner ces bacs pour recueillir séparément les particules de type 1 et les particules de type 3. Votre argumentation pourra s'appuyer sur un schéma explicatif sans calcul.
Voir l'indiceIndice
Comparer les trajectoires paraboliques de chute libre en sortie de convoyeur : la vitesse horizontale initiale plus grande des particules conductrices induit une portée balistique supérieure.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer les vitesses horizontales de sortie V_1 et V_3 obtenues à la question précédente.
- Décrire le mouvement balistique des particules après avoir quitté le tapis convoyeur.
- En déduire l'ordre des portées horizontales et la disposition spatiale des bacs de collecte, illustrée par un schéma.
Voir la réponse courteRéponse courte
Trajectoires paraboliques de chute libre : une plus grande vitesse horizontale initiale confère une plus grande portée, permettant de placer les bacs de collecte.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À la sortie de la zone sous champ magnétique, les particules quittent le tapis avec une vitesse purement horizontale :
- les particules inertes (type 3) n'ont pas été accélérées : V_3 = V_0 ;
- les particules conductrices (type 1) ont subi la force de Laplace motrice orientée vers l'avant, de sorte que V_1 > V_0.
Une fois détachées du tapis roulant, les particules effectuent un mouvement de chute libre dans le champ de pesanteur (les frottements de l'air étant négligeables sur cette faible distance). Pour une hauteur de chute donnée h, la durée de chute \Delta t = \sqrt{\dfrac{2h}{g}} est identique pour toutes les particules, mais la distance horizontale franchie (la portée) vaut :
Puisque V_1 > V_3, la portée horizontale des particules de type 1 est strictement supérieure à celle des particules de type 3 :
Positionnement des bacs : Il convient de disposer deux bacs contigus en aval du tapis, séparés par un déflecteur :
- le bac pour le type 3 (déchets inertes) est placé au plus près de l'extrémité du convoyeur, directement sous le rotor ;
- le bac pour le type 1 (métaux non ferreux) est placé plus en avant (vers la droite), afin de recevoir les particules éjectées plus loin.
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Il fallait exploiter le fait que la vitesse des objets de type 1 est supérieure à celle des objets de type 3.
« Les candidats ont pu alors utiliser le fait que la vitesse des objets 1 était plus grande que celle des objets 3 pour répondre à la question suivante. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : aimantation, courant de foucault
Décrire, sans calcul, le trajet des particules de type 2 après leur entrée dans la zone exposée au champ magnétique. Où peut-on recueillir les particules de type 2 ?
Voir l'indiceIndice
Prendre en compte l'aimantation induite ferromagnétique qui crée une attraction dipolaire vers le rotor aimanté, entraînant les particules sous le tambour.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les actions mécaniques prépondérantes qui s'exercent sur les particules magnétiques de type 2 (attraction dipolaire vers les zones de fort champ vs gravité et inertie).
- En déduire leur comportement dynamique au passage du tambour aimanté : adhérence au tapis le long du rouleau.
- Préciser le lieu de décrochage et la position adéquate du bac de collecte.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les matériaux ferromagnétiques sont attirés vers le tambour magnétique et tombent sous le convoyeur, tandis que les isolants tombent verticalement par gravité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le préambule de la partie IV, les particules de type 2 (fer, nickel) acquièrent sous l'action du champ un moment dipolaire magnétique induit : elles sont donc soumises à une force magnétique attractive dirigée vers les zones de champ magnétique le plus intense, c'est-à-dire vers le rotor aimanté situé à l'intérieur du tambour.
Cette attraction magnétique plaque fermement les particules de type 2 contre la bande transporteuse, surpassant la force de Laplace, leur inertie et leur poids au moment de quitter la partie horizontale :
- Au lieu d'être éjectées vers l'avant (comme les déchets de type 1) ou de suivre une trajectoire de chute libre dès la fin du plan horizontal (comme les déchets de type 3), les particules de type 2 restent solidaires du tapis roulant et épousent la courbure du tambour d'extrémité.
- Elles sont ainsi entraînées vers la face inférieure du convoyeur.
- Dès que le tapis s'éloigne de la zone d'influence du rotor aimanté, le champ magnétique s'effondre ; la force d'attraction ne compense plus la gravité, et les particules se décrochent du tapis.
Résultat
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Il était nécessaire de prendre en compte le caractère magnétique des objets de type 2.
« Il fallait considérer le caractère magnétique des objets 2 pour la dernière question. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Partie V : Turbine à gaz
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Notions : enthalpie standard de réaction, pouvoir calorifique
Justifier, à l'aide des données thermodynamiques fournies en fin d'énoncé, que pour une même production d'énergie, la combustion du méthane libère moins de que celle du fuel.
Voir l'indiceIndice
Calculer le ratio du nombre de moles de \mathrm{CO_2} libérées par unité d'énergie dégagée pour chacun des combustibles à partir des équations de combustion complète et des pouvoirs calorifiques.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire les équations de combustion complète du méthane \mathrm{CH_4} et du fuel \mathrm{C_{16}H_{34}} pour relier la quantité de carburant consommé à la quantité de dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} produite.
- Calculer la quantité de \mathrm{CO_2} émise par unité d'énergie libérée (ou l'énergie libérée par mole de \mathrm{CO_2} produite) pour chaque carburant à partir des pouvoirs calorifiques molaires fournis.
- Comparer les deux valeurs et conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rapport entre la masse de \mathrm{CO_2} émise et l'énergie thermique dégagée par combustion à partir des grandeurs thermodynamiques tabulées.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les équations des réactions de combustion complète s'écrivent :
Pour le méthane :
\mathrm{CH_4(g)} + 2\,\mathrm{O_2(g)} \longrightarrow \mathrm{CO_2(g)} + 2\,\mathrm{H_2O(l)}La combustion d'une mole de \mathrm{CH_4} dégage une énergie Q_{\mathrm{CH_4}} = 803\text{ kJ} et produit 1\text{ mol} de \mathrm{CO_2}.
Pour le fuel :
\mathrm{C_{16}H_{34}(l)} + \frac{49}{2}\,\mathrm{O_2(g)} \longrightarrow 16\,\mathrm{CO_2(g)} + 17\,\mathrm{H_2O(l)}La combustion d'une mole de fuel dégage une énergie Q_{\mathrm{fuel}} = 7\,600\text{ kJ} et produit 16\text{ mol} de \mathrm{CO_2}.
Calculons l'énergie libérée par mole de \mathrm{CO_2} rejetée dans l'atmosphère, notée q_{\mathrm{CO_2}} :
Pour une même production d'énergie thermique E, la quantité de matière de \mathrm{CO_2} rejetée est :
Comme q_{\mathrm{CO_2}}(\text{méthane}) > q_{\mathrm{CO_2}}(\text{fuel}), on a :
Le fuel produit environ \frac{803}{475} \approx 1{,}7 fois plus de \mathrm{CO_2} que le méthane pour une même quantité d'énergie libérée. La combustion du méthane est donc plus avantageuse en termes d'émissions de gaz à effet de serre.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'équation de combustion du fioul a posé problème et l'avancement a été confondu avec la quantité de CO2.
« l’écriture de la réaction de combustion du fuel a posé beaucoup de problèmes. »
« Des erreurs de justification dues à la confusion entre moles d’avancement et moles de CO2. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
Notions : diagramme des frigoristes, cycle thermodynamique
Reproduire sommairement sur votre copie l'allure du diagramme -h de l'eau fourni en fin de sujet, en veillant à retranscrire au mieux la courbe de saturation et y superposer l'allure du cycle étudié. Reproduire et compléter le tableau 1 sur votre copie.
| Point 1 | Point 2 | Point 3 | Point 4 | |||||
| État | Liquide | Vapeur sèche |
|
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Tableau 1 - Grandeurs thermodynamiques de l'eau dans le cycle de la figure 6
Voir l'indiceIndice
Identifier les pressions de palier (1 bar et 10 bars) et les points caractéristiques : détente isentropique dans la turbine (verticale sur un diagramme T\text{-}s, courbe orientée vers la gauche sur \log(P)\text{-}h) et condensation isobare.
Voir la stratégieStratégie
Identifier les transformations du cycle de Hirn sur le diagramme \log(P)-h :
- 1 \to 2 : échauffement, vaporisation et surchauffe isobares à P_1 = 10\text{ bar} ;
- 2 \to 3 : détente adiabatique et réversible (donc isentropique) dans la turbine jusqu'à P_3 = 1\text{ bar} et x_v = 1 (courbe de rosée) ;
- 3 \to 4 : condensation totale isobare à P_3 = 1\text{ bar} jusqu'au liquide saturé (x_v = 0, courbe d'ébullition) ;
- 4 \to 1 : compression dans la pompe, supposée isenthalpique (h_1 = h_4).
Effectuer les lectures sur le diagramme \log(P)-h pour remplir le tableau :
- Le point 4 est sur la courbe d'ébullition à P = 1\text{ bar} ;
- Le point 1 se déduit par isenthalpie (h_1 = h_4) à P = 10\text{ bar} ;
- Le point 3 est sur la courbe de rosée à P = 1\text{ bar} ;
- Le point 2 est situé à l'intersection de l'isobare P = 10\text{ bar} et de l'isentrope passant par le point 3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé du cycle sur le diagramme (\log P, h) de l'eau et report des valeurs d'enthalpies massiques lues aux quatre points clés.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Allure du diagramme et tracé du cycle
2. Lecture graphique et remplissage du tableau 1
Point 4 (liquide saturé à P_4 = 1\text{ bar}, x_v = 0) : Le point se trouve sur la courbe d'ébullition à P = 1\text{ bar}. On y lit la température d'ébullition standard T_4 = 100^\circ\text{C} et l'enthalpie massique :
h_4 \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}- Point 1 (liquide haute pression, P_1 = 10\text{ bar}) : L'évolution dans la pompe étant isenthalpique, on a h_1 = h_4 \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et T_1 \approx 100^\circ\text{C} (le liquide est quasi incompressible).
Point 3 (vapeur saturante à P_3 = 1\text{ bar}, x_v = 1) : Le point se situe sur la courbe de rosée à P = 1\text{ bar}. La température de changement d'état sous 1 bar est T_3 = 100^\circ\text{C}. On lit l'enthalpie massique de la vapeur saturante :
h_3 \approx 2\,680\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}L'entropie massique correspondante est s_3 \approx 7{,}36\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.
Point 2 (vapeur surchauffée, P_2 = 10\text{ bar}) : La détente dans la turbine étant adiabatique et réversible, elle est isentropique : s_2 = s_3 \approx 7{,}36\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}. En suivant l'isentrope passant par le point 3 jusqu'à l'isobare P = 10\text{ bar}, on lit :
h_2 \approx 3\,100\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad \text{et} \quad T_2 \approx 320^\circ\text{C}
Le tableau complété est le suivant :
| Point 1 | Point 2 | Point 3 | Point 4 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| T\text{ (°C)} | \approx 100 | \mathbf{320} | \mathbf{100} | 100 | ||||
| P\text{ (bar)} | 10 | 10 | 1 | 1 | ||||
| h\text{ (kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) | \mathbf{420} | \mathbf{3\,100} | \mathbf{2\,680} | \mathbf{420} | ||||
| État | Liquide | Vapeur sèche |
|
|
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le positionnement du point 2 était difficile ; il fallait utiliser l'isentropie de la détente 2 vers 3.
« la position du point 2 a posé beaucoup de difficultés. Il fallait s’aider du caractère isentropique de la transformation 2→3. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : premier principe, rendement thermique
Exprimer en fonction des enthalpies massiques aux points 1, 2, 3 et 4 : - le travail utile massique de la turbine (). Ce travail est parfois dénommé travail indiqué massique ; - le transfert thermique massique () fourni par le générateur de vapeur ; - le transfert thermique massique () récupéré par le circuit secondaire associé au condenseur. Évaluer numériquement , et . Exprimer le rendement de l'installation en fonction des différentes enthalpies massiques.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe de la thermodynamique en système ouvert en régime stationnaire pour chaque composant traversé par l'unité de masse de fluide.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique en régime permanent pour un écoulement monophasique stationnaire à chaque organe (turbine, générateur de vapeur, condenseur), en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle selon les hypothèses de l'énoncé : \Delta h = w_u + q.
- Évaluer numériquement les grandeurs à partir des valeurs d'enthalpies massiques déterminées à la question précédente.
- Exprimer le rendement global \eta comme le rapport de l'énergie utile produite (travail net extrait au niveau de la turbine) sur l'énergie thermique fournie au générateur de vapeur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du premier principe industriel pour exprimer w_{iT}, q_{GV}, q_{Cond} en fonction des enthalpies massiques, puis calcul du rendement thermique global.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un système ouvert traversé par un fluide en régime stationnaire, en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle macroscopiques, le premier principe s'écrit entre l'entrée e et la sortie s d'un organe :
où w_u est le travail utile massique et q le transfert thermique massique reçus par le fluide (convention récepteur).
1. Expressions en fonction des enthalpies massiques
Turbine (évolution 2 \to 3) : l'évolution est adiabatique (q = 0), d'où :
\boxed{w_{iT} = h_3 - h_2}En convention récepteur, w_{iT} < 0. Le travail massique récupéré par l'extérieur est |w_{iT}| = h_2 - h_3 > 0.
Générateur de vapeur (évolution 1 \to 2) : il n'y a pas de parties mobiles (w_u = 0), la chaleur fournie par le générateur au fluide vaut :
\boxed{q_{GV} = h_2 - h_1}Condenseur (évolution 3 \to 4) : sans transfert de travail utile (w_u = 0), le transfert thermique reçu par le fluide est q = h_4 - h_3 < 0. Le transfert thermique massique récupéré par le circuit secondaire est donc :
\boxed{q_{\text{Cond}} = h_3 - h_4}
2. Applications numériques D'après les valeurs obtenues à la question précédente :
- h_1 \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- h_2 \approx 3\,100\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- h_3 \approx 2\,680\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- h_4 \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
On en déduit :
Remarque : La pompe étant isenthalpique (h_1 = h_4), on vérifie le bilan sur le cycle : |w_{iT}| + q_{\text{Cond}} = 420 + 2\,260 = 2\,680\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = q_{GV}.
3. Rendement de l'installation Le travail net utile fourni à l'extérieur par cycle provient uniquement de la turbine car l'évolution dans la pompe est supposée isenthalpique (w_{\text{pompe}} \approx 0). Le rendement thermique de l'installation est donc :
Numériquement :
Résultat
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Prenez garde aux erreurs de signe et revoyez la définition du rendement de la machine thermique.
« quelques problèmes de signes dans cette question. Les élèves ont du mal à définir le rendement de la machine thermique. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : débit massique, bilan de puissance
Évaluer le débit massique en eau du circuit primaire, noté , pour une production d'électricité d'une puissance .
Voir l'indiceIndice
Relier la puissance électrique totale à la puissance mécanique massique fournie par la turbine via \mathcal{P}_{\text{élec}} = D_{m1} |w_{i\text{T}}|.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la puissance électrique produite \mathcal{P}_{\text{élec}} au débit massique d'eau D_{m1} et au travail utile massique échangé dans la turbine |w_{i\text{T}}|, en tenant compte du rendement unitaire de l'alternateur et de l'absence de pertes mécaniques.
- Exprimer littéralement D_{m1}, puis réaliser l'application numérique avec les valeurs obtenues à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination du débit massique d'eau du circuit primaire par la relation de puissance D_{m1} = P_{\text{élec}} / |w_{iT}|.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les hypothèses de l'énoncé, les pertes mécaniques de la turbine sont négligées et le rendement de l'alternateur est de 100\,\%. La puissance électrique produite \mathcal{P}_{\text{élec}} est donc égale à la puissance mécanique fournie par le fluide à la turbine :
On en déduit l'expression du débit massique d'eau dans le circuit primaire :
Application numérique : Avec \mathcal{P}_{\text{élec}} \approx 250\text{ kW} = 250\times 10^3\text{ W} et |w_{i\text{T}}| \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = 420\times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} (d'après la question Q30) :
Soit, en unité horaire :
Résultat
Partie VI : Machine synchrone
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : conservation du flux magnétique, champ magnétique
La norme du champ magnétique est-elle uniforme dans le circuit magnétique ? Sinon, préciser les zones où le champ magnétique est le plus intense et est le moins intense.
Voir l'indiceIndice
Relier l'espacement des lignes de champ magnétique à l'intensité de la norme du champ : les zones resserrées correspondent aux champs les plus intenses.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le lien entre la norme du champ magnétique et la densité spatiale des lignes de champ (plus les lignes de champ sont resserrées, plus le champ est intense).
- Analyser la répartition des lignes de champ sur la figure 7 pour conclure sur la non-uniformité du champ.
- Identifier visuellement les régions de resserrement maximal (champ le plus intense) et les régions d'espacement maximal (champ le moins intense).
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation du flux magnétique dans le circuit : le champ est plus intense dans les sections transverses de plus faible aire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La norme du champ magnétique \vec{B} en un point est proportionnelle à la densité locale des lignes de champ.
Sur la figure 7, les lignes de champ ne sont manifestement pas parallèles et équidistantes :
En observant la géométrie du spectre magnétique :
- Zone de champ le plus intense : les lignes de champ sont les plus denses (les plus resserrées) au niveau de la région centrale du rotor, le long de l'axe de symétrie défini par \vec{n}_1, ainsi que dans l'entrefer à la traversée selon cet axe horizontal (\theta = 0 et \theta = \pi).
- Zone de champ le moins intense : les lignes de champ sont les plus espacées à la périphérie extérieure de la culasse du stator ainsi qu'au voisinage du plan contenant les conducteurs aller-retour (\theta \approx \pm \pi/2), où les lignes de champ se séparent et contournent les encoches.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pensez à répondre complètement en indiquant où le champ est le plus intense et le moins intense.
« Il fallait bien répondre à la question et préciser où le champ était le plus intense et le moins intense. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : théorème d'ampère, excitation magnétique
Pour la ligne de champ moyenne, on note et les normes du champ d'excitation magnétique dans l'air (entrefer) et dans le fer. Ces normes sont supposées uniformes le long de cette ligne de champ. Par application du théorème d'Ampère, relier , , , et .
Voir l'indiceIndice
Choisir un contour fermé d'Ampère suivant la ligne de champ moyenne en comptant les deux traversées de l'entrefer d'épaisseur e et le parcours dans le circuit ferromagnétique.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir un contour d'intégration fermé \Gamma épousant la ligne de champ moyenne, orienté dans le sens du champ.
- Identifier les domaines traversés : le matériau ferromagnétique (stator et rotor) et les deux traversées de l'entrefer.
- Appliquer le théorème d'Ampère sous sa forme locale intégrée pour le champ d'excitation magnétique \vec{H}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du théorème d'Ampère sur la ligne moyenne du circuit magnétique : 2 H_{\text{air}} e + H_{\text{fer}} L_{\text{fer}} = N i_1(t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le théorème d'Ampère pour le champ d'excitation magnétique \vec{H} le long d'un contour fermé \Gamma s'écrit :
où I_{\text{enlacé}} est le courant total traversant une surface s'appuyant sur \Gamma.
On choisit pour contour \Gamma la ligne de champ moyenne représentée sur la figure 7 :
Ce contour enlace un seul des deux conducteurs de la spire (par exemple le conducteur supérieur ou inférieur), de sorte que le courant libre enlacé est :
I_{\text{enlacé}} = i_1(t)- Le contour est une ligne de champ, donc en tout point, le vecteur \vec{H} est colinéaire et de même sens que le vecteur déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{\ell}, d'où \vec{H}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = H\,\mathrm{d}\ell.
La ligne se referme en traversant :
- le fer (rotor et stator) sur une longueur totale L_{\text{fer}}, avec une norme uniforme H_{\text{fer}} ;
- l'entrefer à deux reprises (une fois pour aller du rotor vers le stator, une fois pour revenir du stator vers le rotor), sur une épaisseur e à chaque passage, avec une norme uniforme H_{\text{air}}.
La circulation de \vec{H} le long de cette ligne de champ moyenne vaut donc :
On en déduit la relation demandée :
Résultat
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N'oubliez pas que la ligne de champ traverse l'entrefer à deux reprises.
« les candidats ont parfois oublié que la ligne de champ passe deux fois dans l’entrefer. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : réluctance, entrefer
Déterminer l'expression de en fonction de , de et de .
Voir l'indiceIndice
Utiliser les relations constitutives B = \mu_0 H_{\text{air}} = \mu_0 \mu_r H_{\text{fer}} et l'hypothèse \mu_r e \gg L_{\text{fer}} pour négliger la réluctance du fer devant celle de l'entrefer.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les champs d'excitation magnétique H_{\text{air}} et H_{\text{fer}} en fonction de l'induction commune B à l'aide des relations constitutives des milieux.
- Réinjecter ces expressions dans le théorème d'Ampère établi à la question Q33.
- Utiliser la condition géométrique et magnétique \mu_r e \gg L_{\text{fer}} pour négliger la contribution du fer devant celle de l'entrefer.
Voir la réponse courteRéponse courte
Avec l'approximation du fer doux infiniment perméable (H_{\text{fer}} \approx 0), la relation donne B = \mu_0 H_{\text{air}} \approx \frac{\mu_0 N i_1(t)}{2e}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les relations constitutives dans l'air (assimilé au vide) et dans le fer (milieu magnétique linéaire homogène et isotrope de perméabilité relative \mu_r) s'écrivent :
En reportant ces relations dans le théorème d'Ampère obtenu à la question Q33 (2e H_{\text{air}} + L_{\text{fer}} H_{\text{fer}} = i_1(t)), on obtient :
D'après l'énoncé, la machine vérifie \mu_r e \gg L_{\text{fer}}, c'est-à-dire :
Le terme d'excitation dans le fer est donc négligeable devant celui dans l'entrefer :
On en déduit l'expression de la norme B :
Résultat
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Il ne faut pas omettre le double passage de la ligne de champ dans l'entrefer.
« les candidats ont parfois oublié que la ligne de champ passe deux fois dans l’entrefer. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
Notions : entrefer, ligne de champ
Représenter graphiquement en fonction de , l'allure de pour et .
Voir l'indiceIndice
Constater que le champ traverse radialement l'entrefer dans un sens sous le conducteur aller et dans le sens opposé sous le conducteur retour, formant un créneau bivalué sur [-\pi,\pi].
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le sens de parcours des lignes de champ magnétique \vec{B} dans l'entrefer en fonction de l'angle \theta repéré par rapport à la normale \vec{n}_1.
- Projeter le champ sur le vecteur unitaire radial \vec{e}_r (orienté du rotor vers le stator) sachant que sa norme est uniforme et égale à B = \dfrac{\mu_0 \, i_1(t)}{2e}.
- Tracer la fonction B_{\text{spire}}(\theta, t) sous forme de créneau sur l'intervalle [-\pi, \pi].
Voir la réponse courteRéponse courte
Allure en créneaux alternés pour la composante radiale de \vec{B} dans l'entrefer en fonction de l'abscisse angulaire \theta.
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D'après la figure 7 de l'énoncé et la règle du tire-bouchon de Maxwell :
- Pour i_1(t) > 0, le courant sort du plan au conducteur supérieur (\theta = +\frac{\pi}{2}) et entre dans le plan au conducteur inférieur (\theta = -\frac{\pi}{2}).
- Les lignes de champ traversent donc le rotor de la gauche vers la droite le long de l'axe défini par \vec{n}_1.
Dans l'entrefer, pour \theta \in \left]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}\right[, le champ magnétique est dirigé du rotor vers le stator, c'est-à-dire dans le sens de \vec{e}_r :
\vec{B}_{\text{spire}}(\theta, t) = +B \, \vec{e}_r \implies B_{\text{spire}}(\theta, t) = +B = +\frac{\mu_0 \, i_1(t)}{2e}Pour les angles extérieurs, soit \theta \in \left[-\pi, -\frac{\pi}{2}\right[ \cup \left]\frac{\pi}{2}, \pi\right], les lignes de champ se referment en entrant du stator vers le rotor, soit en sens opposé à \vec{e}_r :
\vec{B}_{\text{spire}}(\theta, t) = -B \, \vec{e}_r \implies B_{\text{spire}}(\theta, t) = -B = -\frac{\mu_0 \, i_1(t)}{2e}
Le champ magnétique radial B_{\text{spire}}(\theta, t) présente donc une allure en créneau alternatif, symétrique, représentée ci-dessous.
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Évitez d'anticiper hâtivement un champ sinusoïdal, ce qui mène à de nombreux tracés erronés.
« les candidats ont parfois voulu arriver trop vite vers un champ magnétique sinusoïdal. On trouve beaucoup de schémas faux. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
Notions : enroulement statorique, champ magnétique
Représenter graphiquement, en fonction de , l'allure de la fonction pour et . On prendra .
Voir l'indiceIndice
Superposer graphiquement par sommation algébrique les trois signaux en créneaux décalés d'un angle \alpha, conduisant à une onde en escalier à trois paliers.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la contribution de chaque spire au champ magnétique dans l'entrefer en utilisant le principe de superposition linéaire.
- Déterminer les positions angulaires des six faisceaux de conducteurs (trois conducteurs « aller » et trois conducteurs « retour ») pour en déduire les abscisses de discontinuité.
- Construire le profil de B_1(\theta,t) par paliers successifs sur l'intervalle [-\pi,\pi].
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de l'allure crénelée par superposition des distributions de champ magnétique créées par les spires décalées de l'enroulement statorique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le stator comporte trois spires identiques décalées angulairement de \alpha \approx \frac{\pi}{6} et parcourues par le même courant i_1(t) > 0. D'après le principe de superposition, le champ magnétique total dans l'entrefer est la somme des champs créés par chacune des spires :
Chaque spire k \in \{-1, 0, 1\} présente :
- un conducteur « aller » (\odot) situé à la position angulaire \theta_a^{(k)} = \frac{\pi}{2} + k\alpha ;
- un conducteur « retour » (\otimes) diamétralement opposé situé à \theta_r^{(k)} = -\frac{\pi}{2} + k\alpha.
Pour \alpha = \frac{\pi}{6}, les conducteurs « aller » se situent aux cotes angulaires :
et les conducteurs « retour » aux cotes :
Chaque conducteur traversé dans le sens des \theta croissants fait varier la composante radiale du champ magnétique d'un saut de \pm 2B, avec B = \frac{\mu_0 i_1(t)}{2e} :
- +2B lors du franchissement d'un conducteur « retour » (\otimes) en -\frac{2\pi}{3}, -\frac{\pi}{2} et -\frac{\pi}{3} ;
- -2B lors du franchissement d'un conducteur « aller » (\odot) en \frac{\pi}{3}, \frac{\pi}{2} et \frac{2\pi}{3}.
La fonction B_1(\theta,t) est donc une fonction en escalier, paire en \theta, prenant les valeurs suivantes :
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Ne postulez pas prématurément un profil sinusoïdal pour le champ, source de schémas faux.
« les candidats ont parfois voulu arriver trop vite vers un champ magnétique sinusoïdal. On trouve beaucoup de schémas faux. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : théorème de leblanc, champ tournant
Déterminer l'expression du champ magnétique créé par le stator dans l'entrefer. On posera : . Justifier que ce champ magnétique est un champ tournant à la vitesse angulaire qu'on précisera.
Voir l'indiceIndice
Sommer les contributions radiales \vec{B}_s = \vec{B}_1 + \vec{B}_2 et transformer le produit trigonométrique à l'aide de l'identité \cos(a)\cos(b) + \sin(a)\sin(b) = \cos(a-b).
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe de superposition pour déterminer le champ magnétique total \vec{B}_s(\theta,t) = \vec{B}_1(\theta,t) + \vec{B}_2(\theta,t).
- Utiliser la formule trigonométrique d'addition pour simplifier la somme.
- Identifier la condition de propagation de la phase pour déterminer le vecteur rotation \vec{\omega} du champ tournant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Superposition de deux champs pulsés orthogonaux dans l'espace et en quadrature de phase, formant un champ tournant à la vitesse \omega_s.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par le principe de superposition, le champ magnétique total créé par les deux enroulements statoriques dans l'entrefer s'écrit :
En remplaçant les intensités par leurs expressions i_1(t) = I_{\max}\cos(\omega_s t) et i_2(t) = I_{\max}\sin(\omega_s t), et en posant B_{s0} = K I_{\max} :
D'après la relation trigonométrique \cos(a-b) = \cos a\cos b + \sin a\sin b :
Pour un observateur situé à la position angulaire \theta(t) telle que la phase reste constante :
La distribution spatiale du champ magnétique conserve une forme constante et tourne autour de l'axe central avec une vitesse angulaire \dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} = \omega_s.
Il s'agit donc bien d'un champ tournant, de vecteur rotation :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : énergie magnétique, intégrale volumique
Exprimer l'énergie magnétique stockée dans l'entrefer à l'aide d'une intégrale qu'on ne demande pas d'intégrer et faisant intervenir et .
Voir l'indiceIndice
Intégrer la densité d'énergie magnétique volumique w_m = \frac{\vec{B}^2}{2\mu_0} sur le volume cylindrique élémentaire de l'entrefer.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ magnétique total \vec{B} dans l'entrefer par superposition des champs statorique et rotorique.
- Rappeler la densité volumique d'énergie magnétique dans le vide (ou l'air).
- Écrire l'énergie magnétique totale W_m sous forme d'intégrale sur le volume de l'entrefer, puis expliciter l'intégration angulaire en utilisant la finesse de l'entrefer.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture intégrale de l'énergie magnétique dans le volume de l'entrefer : W_m = \iiint \frac{(\vec{B}_s + \vec{B}_R)^2}{2\mu_0}\,\mathrm{d}\tau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par le principe de superposition, le champ magnétique total dans l'entrefer est la somme des champs créés par le stator et par le rotor :
L'air de l'entrefer étant assimilé au vide de perméabilité magnétique \mu_0, la densité volumique d'énergie magnétique s'écrit :
L'énergie magnétique totale W_m emmagasinée dans l'entrefer s'obtient par intégration sur le volume de l'entrefer \mathcal{V}_{\text{entrefer}} :
Compte tenu de la géométrie cylindrique, en notant R_e le rayon moyen de l'entrefer, e son épaisseur (e \ll R_e) et L_e sa longueur axiale, l'élément de volume s'écrit \mathrm{d}\tau \approx R_e \, \mathrm{d}\theta \, \mathrm{d}r \, \mathrm{d}z. Le champ étant uniforme suivant l'épaisseur e et la direction axiale, l'intégrale se simplifie en :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : analyse dimensionnelle, géométrie d'entrefer
Préciser l'unité du produit et indiquer à quels paramètres du système correspondent chacun des deux termes : et .
Voir l'indiceIndice
Analyser la dimension du terme volumique élémentaire de l'entrefer d\mathcal{V} \approx R_e \mathrm{d}\theta \cdot L_e \cdot e.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la dimension du produit R_e L_e e à partir de l'expression de l'énergie magnétique volumique intégrée sur l'entrefer.
- Associer chaque terme à la géométrie cylindrique de la machine synchrone.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le produit R_e L_e e est homogène à un volume en \mathrm{m}^3 ; R_e est le rayon du rotor et L_e sa longueur axiale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie magnétique est obtenue par intégration de la densité volumique d'énergie magnétique sur le volume de l'entrefer :
L'élément de volume en coordonnées cylindriques s'écrit \mathrm{d}\tau = r \, \mathrm{d}r \, \mathrm{d}\theta \, \mathrm{d}z. Pour un entrefer d'épaisseur e très faible devant le rayon, r \approx R_e, l'intégration sur l'épaisseur radiale donne \int \mathrm{d}r = e et sur la longueur axiale donne \int \mathrm{d}z = L_e.
Le volume total de l'entrefer vaut ainsi :
Le produit R_e L_e e est donc homogène à un volume. Son unité dans le Système International est :
Par identification avec la géométrie cylindrique de la machine :
- R_e est le rayon moyen de l'entrefer (ou rayon du rotor/stator) ;
- L_e est la longueur axiale (selon l'axe Oz) de l'entrefer (ou de la machine).
Résultat
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L'unité se déduisait de la question précédente ; évitez de confondre ces grandeurs avec résistance et inductance.
« en considérant la question précédente, on pouvait rapidement arriver à l’unité du produit demandée. »
« quelques grosses confusions avec les grandeurs électriques : résistance et inductance. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : couple électromagnétique, machine synchrone
Préciser l'expression de en fonction de , , , , , , , et de .
Voir l'indiceIndice
Dériver l'expression approchée de W_m par rapport à \theta_R en appliquant la formule de Leibniz rappelée dans l'énoncé.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dérivée partielle de l'énergie magnétique W_m par rapport à la coordonnée angulaire du rotor \theta_R, les amplitudes B_{s0} et B_{r0} étant indépendantes de \theta_R.
- Remplacer l'angle \theta_R(t) par son expression horaire \theta_R(t) = \Omega t + \theta_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Obtention du couple instantané par dérivation de l'énergie magnétique par rapport à la position angulaire du rotor : \Gamma_z = -\frac{\partial W_m}{\partial \theta_m}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie magnétique stockée dans l'entrefer est donnée par :
Le couple électromagnétique selon l'axe (Oz) s'obtient par dérivation partielle par rapport à \theta_R à courants constants :
Or :
En injectant la loi horaire de la position angulaire du rotor \theta_R(t) = \Omega t + \theta_0, il vient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait dériver par rapport à la position angulaire du rotor et non par rapport au temps, sans modifier le signe moins.
« Attention, il s’agissait d’une dérivée par rapport à la position du rotor et non par rapport au temps. »
« Le signe « - » devant l’expression du couple a perturbé les candidats qui ont souvent voulu changer ce signe. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : condition de synchronisme, couple moyen
On considère que est fixé par le réseau électrique extérieur. À quelle condition sur , le couple moyen est-il non nul ? Comment appelle-t-on cette condition ? Préciser, en fonction de , , , , , , et de , l'expression de ce couple moyen.
Voir l'indiceIndice
Identifier le terme oscillant en (\omega_s - \Omega)t : la moyenne temporelle n'est non nulle que si la pulsation d'oscillation s'annule, ce qui définit la condition de synchronisme.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'expression du couple instantané obtenue à la question précédente et analyser sa moyenne temporelle selon que la phase dépend ou non du temps.
- Identifier la condition assurant une phase constante, nommer ce régime de fonctionnement fondamental des machines synchrones, puis en déduire l'expression explicite du couple moyen.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de synchronisme \Omega = \omega_s garantissant un couple moyen non nul, exprimé en fonction du déphasage interne \theta_0.
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D'après la question Q40, le couple électromagnétique instantané s'exerçant sur le rotor s'écrit :
La valeur moyenne temporelle du couple est définie par :
- Si \Omega \neq \omega_s, \Gamma_z(t) est une grandeur sinusoïdale de pulsation non nulle |\omega_s - \Omega|. La moyenne temporelle d'un signal sinusoïdal de moyenne nulle étant nulle, on a \langle \Gamma_z \rangle = 0.
- Pour que le couple moyen soit non nul (en dehors du cas particulier où \theta_0 \equiv 0 \ [\pi]), il faut que l'argument du sinus soit indépendant du temps, ce qui impose :
Cette égalité est la condition de synchronisme.
Lorsque la condition de synchronisme \Omega = \omega_s est satisfaite, le couple instantané devient indépendant du temps :
Le couple moyen est alors égal à cette valeur constante :
Résultat
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : machine synchrone, stabilité
On suppose que cette condition est respectée. À quelle condition sur a-t-on un fonctionnement alternateur ? Un fonctionnement moteur stable ?
Voir l'indiceIndice
Étudier le signe du couple moyen selon \theta_0 : un fonctionnement moteur nécessite un couple positif s'opposant au couple résistant, et la stabilité mécanique impose une dérivée de rappel \frac{\partial \langle \Gamma_z \rangle}{\partial \theta_0} < 0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance électromagnétique reçue par le rotor \mathcal{P}_{\text{em}} = \Gamma_z \Omega (avec \Omega = \omega_s > 0) pour distinguer les régimes moteur (\Gamma_z > 0) et alternateur (\Gamma_z < 0).
- Établir la condition de stabilité du fonctionnement moteur en écrivant l'équation du mouvement du rotor soumise à une perturbation angulaire autour de l'équilibre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse du signe du couple moyen selon \theta_0 (moteur vs générateur) et étude de la stabilité autour du point de fonctionnement \frac{\mathrm{d}\Gamma}{\mathrm{d}\theta_0} < 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente, lorsque la condition de synchronisme \Omega = \omega_s est vérifiée, le couple électromagnétique exercé sur le rotor est constant et s'écrit :
La puissance électromagnétique échangée au niveau du rotor s'écrit \mathcal{P}_{\text{em}} = \Gamma_z \Omega (avec \Omega = \omega_s > 0).
1. Fonctionnement alternateur En régime alternateur (générateur), la machine reçoit de la puissance mécanique d'un moteur d'entraînement extérieur et fournit de la puissance électrique au réseau. Le couple électromagnétique exercé sur le rotor doit donc être résistant :
Sur l'intervalle [-\pi, \pi], la condition pour un fonctionnement alternateur est :
Le rotor est alors en avance angulaire sur le champ tournant statorique.
2. Fonctionnement moteur stable En régime moteur, le couple électromagnétique entraîne le rotor, donc \Gamma_z > 0, ce qui impose :
Pour analyser la stabilité, écrivons le théorème du moment cinétique appliqué au rotor en rotation autour de l'axe Oz :
où \Gamma_{\text{ext}} < 0 est le couple résistant exercé par la charge mécanique. À l'équilibre, \Gamma_z(\theta_0) = -\Gamma_{\text{ext}}.
Considérons une petite perturbation de la position angulaire autour de cet équilibre : \theta_0(t) = \theta_{0,\text{eq}} + \delta \theta_0(t). L'équation linéarisée de la perturbation s'écrit :
La stabilité impose l'existence d'un couple de rappel (pulsation d'oscillation réelle), soit :
En combinant cette condition de stabilité avec la condition de fonctionnement moteur (\sin(\theta_0) < 0), on en déduit :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le signe moins du couple a déstabilisé les candidats, conduisant fréquemment à inverser les conditions recherchées.
« Le signe « - » devant l’expression du couple a perturbé les candidats qui ont souvent voulu changer ce signe. Les conditions demandées à la question 42 étaient alors souvent inversées. »
Source : rapport du jury CCINP 2022
Question déjà tombée ailleurs
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 ?
Surtout 4 chapitres : Oxydoréduction et électrochimie (23 % des questions, partie I), Diffusion thermique et diffusion de particules (15 %, partie II), Conversion de puissance (14 %, partie VI) et Magnétostatique (13 %). Plus ponctuellement : Induction électromagnétique, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Thermodynamique chimique et équilibres, Cinématique et dynamique du point, Machines thermiques et systèmes ouverts…
Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 ?
Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 45 min).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 ?
Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q24 (force de laplace).
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 ?
Questions de cours : Q1 (nombre d'oxydation), Q6 (eau de javel), Q7 (courbe courant-potentiel), Q8 (impédance d'entrée), Q9 (demi-équation électronique), Q10 (courbe courant-potentiel), Q15 (vecteur densité de courant), Q16 (loi de fick)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (réaction d'oxydoréduction), Q14 (principe fondamental de la dynamique), Q29 (diagramme des frigoristes), Q33 (théorème d'ampère) et Q34 (réluctance).
Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 ?
Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Selon le rapport, la moyenne nationale est un peu supérieure à 10/20 : les questions directes de cours sont généralement bien traitées, mais les questions plus ardues ont désarçonné beaucoup de candidats. Moyenne : 10,19/20 (écart-type 3,78, 5 146 présents).
Comment relier surface d'électrode et coût énergétique en Q13 ?
À masse d'or et durée fixées, le courant total est imposé par la loi de Faraday. Augmenter la surface S réduit la densité de courant J, ce qui diminue la surtension d'électrode ainsi que la tension globale de cuve, réduisant l'énergie électrique consommée.
Quels cadres d'induction faut-il citer en Q23 ?
Les deux cadres physiques fondamentaux du cours : l'induction de Neumann (circuit fixe dans un champ magnétique variable) et l'induction de Lorentz (circuit en mouvement dans un champ magnétique stationnaire). Le jury sanctionne les réponses citant des applications technologiques comme les plaques à induction.
Pourquoi un facteur 2 apparaît-il pour l'entrefer en Q33 et Q34 ?
Parce que toute ligne de champ magnétique est fermée : elle traverse nécessairement l'entrefer une première fois du rotor vers le stator, puis une seconde fois du stator vers le rotor. L'intégrale de circulation sur le contour fermé cumule donc deux traversées d'épaisseur e, soit une longueur totale 2e.
Où je me situe, question par question
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 42 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 10,19 et d'écart-type 3,78 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.
Source des chiffres : document officiel du concours.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.