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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie PSI 2022

Développement durable

Le sujet en bref

Sujet moyen · Oxydoréduction et électrochimie, Diffusion thermique et diffusion de particules, Conversion de puissance · 15 incontournables · 19 questions de première année
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Ce sujet transversal balaye une part remarquable du programme de physique et de chimie de la filière PSI à travers le prisme du développement durable et de la transition écologique. Divisé en six parties strictement indépendantes, il aborde successivement la dépollution chimique des effluents industriels, la sédimentation couplée à la diffusion dans un décanteur, un problème d'estimation énergétique sur une centrale photovoltaïque, le tri magnétique des déchets par induction, l'étude thermodynamique d'un cycle à vapeur valorisant le biogaz, et enfin la modélisation magnétique et électromécanique d'un moteur synchrone.

Le niveau technique est parfaitement calibré pour le concours CCINP : les questions sont directes, très guidées et testent la maîtrise rigoureuse des définitions de cours et des bilans fondamentaux. C'est un excellent sujet de révision généraliste pour consolider ses réflexes sur l'ensemble de l'année.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,19/20)
Temps estimé
≈ 2 h 45 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

15 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 13 questions sur 42, partie I.1.

Où gagner des points

37 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (37) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
  • Parties indépendantes

    Les six parties de l'épreuve sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.

  • Données en annexe

    Les constantes thermodynamiques ainsi que le diagramme (\log P, h) de l'eau nécessaires à la résolution de la partie V (Q28 à Q31) sont regroupés en annexe à la fin du sujet.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

42 questions
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Partie I : Traitement des effluents et récupération de métaux précieux

I.1 · Déchromatation

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Notions : nombre d'oxydation, diagramme potentiel-ph, couple acide-base

Déterminer le nombre d'oxydation du chrome dans chacune des six espèces. Montrer que le couple forme un couple acido-basique. Préciser lequel est l'acide et lequel est la base. Reproduire sur votre copie l'allure du diagramme E-pH de la figure 1 en associant un domaine à chacune des six espèces.

Voir l'indice

Calculer les degrés d'oxydation à l'aide des règles usuelles sur l'oxygène (-2) et l'hydrogène (+1), puis identifier la conservation du nombre d'oxydation entre bichromate et chromate par échange de protons.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre d'oxydation (n.o.) du chrome dans chaque espèce en appliquant les règles usuelles (n.o. de l'oxygène égal à -\mathrm{II} et de l'hydrogène à +\mathrm{I}).
  2. Écrire la réaction acido-basique reliant \mathrm{Cr_2O_7^{2-}} et \mathrm{CrO_4^{2-}} pour identifier l'acide et la base.
  3. Attribuer les six domaines sur le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} en utilisant le fait que le potentiel croît avec le nombre d'oxydation et que les formes les plus acides prédominent à bas \mathrm{pH}.
Voir la réponse courte

Calcul des nombres d'oxydation, identification de l'acide et de la base par échange de protons, et attribution des domaines du diagramme E\text{-}\mathrm{pH}.

Voir le corrigé complet

1. Nombres d'oxydation de l'élément chrome

En prenant \text{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II} et \text{n.o.}(\mathrm{H}) = +\mathrm{I} :

  • Dans \mathrm{Cr_{(s)}} (corps pur simple) :

    \text{n.o.}(\mathrm{Cr}) = 0
  • Dans \mathrm{Cr^{2+}} :

    \text{n.o.}(\mathrm{Cr}) = +\mathrm{II}
  • Dans \mathrm{Cr^{3+}} :

    \text{n.o.}(\mathrm{Cr}) = +\mathrm{III}
  • Dans \mathrm{Cr(OH)_{3(s)}} : \text{n.o.}(\mathrm{Cr}) + 3\times(-\mathrm{II}) + 3\times(+\mathrm{I}) = 0 \implies

    \text{n.o.}(\mathrm{Cr}) = +\mathrm{III}
  • Dans \mathrm{CrO_4^{2-}} : \text{n.o.}(\mathrm{Cr}) + 4\times(-\mathrm{II}) = -2 \implies

    \text{n.o.}(\mathrm{Cr}) = +\mathrm{VI}
  • Dans \mathrm{Cr_2O_7^{2-}} : 2\times\text{n.o.}(\mathrm{Cr}) + 7\times(-\mathrm{II}) = -2 \implies 2\times\text{n.o.}(\mathrm{Cr}) = +12 \implies

    \text{n.o.}(\mathrm{Cr}) = +\mathrm{VI}

2. Couple acido-basique \mathrm{Cr_2O_7^{2-}}/\mathrm{CrO_4^{2-}}

Les deux espèces sont au même nombre d'oxydation (+\mathrm{VI}) et sont reliées par un échange d'ions \mathrm{H^+} sans transfert d'électrons :

\mathrm{Cr_2O_7^{2-} + H_2O \rightleftharpoons 2\,CrO_4^{2-} + 2\,H^+}
\boxed{\text{$\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}$ est l'acide et $\mathrm{CrO_4^{2-}}$ est la base du couple.}}

3. Attribution des domaines du diagramme E\text{--}\mathrm{pH}

  • Classement vertical (selon E) : le potentiel redox d'un couple croît globalement avec le degré d'oxydation. Les espèces se répartissent de bas en haut selon leur degré d'oxydation :

    0 < +\mathrm{II} < +\mathrm{III} < +\mathrm{VI}
  • Classement horizontal (selon le \mathrm{pH}) : à degré d'oxydation identique, la forme acide prédomine à gauche (faible \mathrm{pH}) et la forme basique (ou précipitée) à droite (fort \mathrm{pH}) :

    • Au degré +\mathrm{VI} : \mathrm{Cr_2O_7^{2-}} (acide) pour \mathrm{pH} < 6{,}7 et \mathrm{CrO_4^{2-}} (base) pour \mathrm{pH} > 6{,}7.
    • Au degré +\mathrm{III} : l'ion libre \mathrm{Cr^{3+}} pour \mathrm{pH} < 4{,}2 et le précipité \mathrm{Cr(OH)_{3(s)}} pour \mathrm{pH} > 4{,}2.
    • Au degré +\mathrm{II} : l'ion \mathrm{Cr^{2+}} en milieu acide.
    • Au degré 0 : le métal \mathrm{Cr_{(s)}} tout en bas du diagramme.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les quelques erreurs constatées concernent la détermination du caractère acide ou basique des oxydes de chrome.

« Les quelques erreurs proviennent essentiellement de la détermination du caractère acide ou basique des oxydes de chrome. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Notions : produit de solubilité, précipitation

Quel est le pH de début de précipitation de l'hydroxyde de chrome III ? En déduire le produit de solubilité de l'hydroxyde de chrome III, qui correspond à la constante d'équilibre de la réaction :

Voir l'indice

Repérer l'abscisse de la frontière verticale séparant \mathrm{Cr^{3+}} du précipité \mathrm{Cr(OH)_3}, puis exprimer le produit de solubilité K_s = [\mathrm{Cr^{3+}}][\mathrm{OH^-}]^3 à la frontière de précipitation où [\mathrm{Cr^{3+}}] = c_{\text{tot}}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la frontière séparant l'ion \mathrm{Cr^{3+}} du précipité \mathrm{Cr(OH)_{3(s)}} sur le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} et y relever la valeur du pH.
  2. Écrire l'expression du produit de solubilité K_s à la frontière de précipitation, où la concentration en chrome(III) dissous est égale à la concentration totale de tracé C_0 = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.
  3. Exprimer [\mathrm{OH^-}] en fonction du pH et du produit ionique de l'eau K_e = 10^{-14} à 298\text{ K}, puis calculer K_s (ou \mathrm{p}K_s).
Voir la réponse courte

Lecture de la frontière verticale sur le diagramme E\text{-}\mathrm{pH} pour obtenir le \mathrm{pH} de début de précipitation, puis calcul de K_s = [\mathrm{Cr}^{3+}][\mathrm{OH}^-]^3.

Voir le corrigé complet

La frontière verticale séparant le domaine de prédominance de l'ion \mathrm{Cr^{3+}} du domaine d'existence de l'hydroxyde de chrome(III) \mathrm{Cr(OH)_{3(s)}} correspond au début de précipitation de cet hydroxyde. Par lecture graphique sur la figure 1 :

\boxed{\mathrm{pH}_{\text{prec}} \approx 4{,}2}

(une lecture entre 4{,}2 et 4{,}3 est tout à fait acceptable).

À la frontière de précipitation, la première trace de solide apparaît à l'équilibre chimique :

\mathrm{Cr(OH)_{3(s)} = Cr^{3+} + 3\,OH^-}

La constante d'équilibre associée est le produit de solubilité :

K_s = \left(\frac{[\mathrm{Cr^{3+}}]}{c^\circ}\right) \left(\frac{[\mathrm{OH^-}]}{c^\circ}\right)^3

Sur cette frontière, la concentration en ions chrome(III) dissous est égale à la concentration de tracé, soit [\mathrm{Cr^{3+}}] = C_0 = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

En introduisant le produit ionique de l'eau K_e = 10^{-14} à 298\text{ K} :

[\mathrm{OH^-}] = \frac{K_e}{[\mathrm{H_3O^+}]} = 10^{\mathrm{pH}-14}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

D'où l'expression de K_s :

\begin{aligned} K_s &= \frac{C_0}{c^\circ} \times 10^{3(\mathrm{pH}_{\text{prec}} - 14)} \\ K_s &= 10^{-1} \times 10^{3 \times 4{,}2 - 42} = 10^{12{,}6 - 43} = 10^{-30{,}4} \end{aligned}

Soit, en échelle logarithmique :

\mathrm{p}K_s = -\log K_s = 43 - 3\,\mathrm{pH}_{\text{prec}} \approx 30{,}4

Ce qui conduit à :

\boxed{K_s \approx 4 \times 10^{-31}} \quad (\text{ou } \mathrm{p}K_s \approx 30)

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le pH de début de précipitation est fréquemment trouvé, mais la constante du produit de solubilité beaucoup moins.

« le pH de début de précipitation a été souvent trouvé mais le produit de solubilité l’est moins. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Notions : constante d'équilibre, diagramme potentiel-ph

On considère la réaction chimique de constante d'équilibre :

On rappelle que sur la frontière qui sépare deux espèces dissoutes, il y a autant d'élément chrome dans chacune de ces deux espèces. Déterminer, à l'aide du diagramme E-pH du chrome, la valeur numérique de cette constante d'équilibre.

Voir l'indice

Utiliser la convention d'équipartition de l'élément chrome à la frontière entre espèces dissoutes (2[\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}] = [\mathrm{CrO_4^{2-}}] = c_{\text{tot}}/2) et lire la valeur du pH de transition verticale sur le diagramme.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la constante d'équilibre K_1 en fonction des concentrations à l'équilibre et du \mathrm{pH}.
  2. Traduire la convention de frontière pour déterminer les concentrations des espèces \mathrm{Cr_2O_7^{2-}} et \mathrm{CrO_4^{2-}} en fonction de la concentration totale de tracé c_{\text{tot}}.
  3. Lire la valeur du \mathrm{pH} de frontière sur la figure 1 et en déduire la valeur numérique de \mathrm{p}K_1.
Voir la réponse courte

Exploitation de la frontière verticale séparant les deux formes solubles avec [\mathrm{Cr(VI)}] équiréparti pour déterminer la constante \mathrm{p}K_1.

Voir le corrigé complet

La réaction considérée s'écrit :

\mathrm{Cr_2O_7^{2-} + H_2O = 2\,CrO_4^{2-} + 2\,H^+}

La constante d'équilibre thermodynamique associée est :

K_1 = \frac{[\mathrm{CrO_4^{2-}}]^2 \, [\mathrm{H^+}]^2}{[\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}] \, {c^\circ}^3}

avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. En prenant le cologarithme, on obtient :

\mathrm{p}K_1 = 2\,\mathrm{pH} - \log \left(\frac{[\mathrm{CrO_4^{2-}}]^2}{[\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}] \, c^\circ}\right)

Sur la frontière séparant les deux espèces solubles, la conservation de l'élément chrome impose une égale répartition :

2\,[\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}] = [\mathrm{CrO_4^{2-}}]

La concentration totale en élément chrome dissous étant c_{\text{tot}} = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, on a :

c_{\text{tot}} = 2\,[\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}] + [\mathrm{CrO_4^{2-}}] = 2\,[\mathrm{CrO_4^{2-}}]

soit à la frontière :

\begin{aligned} [\mathrm{CrO_4^{2-}}] &= \frac{c_{\text{tot}}}{2} = 5\cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ [\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}] &= \frac{c_{\text{tot}}}{4} = 2{,}5\cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

Le rapport des concentrations vaut donc :

\frac{[\mathrm{CrO_4^{2-}}]^2}{[\mathrm{Cr_2O_7^{2-}}] \, c^\circ} = \frac{(c_{\text{tot}}/2)^2}{(c_{\text{tot}}/4)\,c^\circ} = \frac{c_{\text{tot}}}{c^\circ} = 10^{-1}

D'après la figure 1, la frontière verticale séparant \mathrm{Cr_2O_7^{2-}} et \mathrm{CrO_4^{2-}} est située à :

\mathrm{pH} = 6{,}7

On en déduit :

\mathrm{p}K_1 = 2 \times 6{,}7 - \log(10^{-1}) = 13{,}4 + 1
\boxed{\mathrm{p}K_1 = 14{,}4}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Des erreurs de calculs sont relevées dans cette question.

« des erreurs de calculs dans cette question. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Notions : réaction d'oxydoréduction, constante d'équilibre, formule de nernst

Lors de la déchromatation, les ions sont réduits en milieu acide en ions par les ions qui s'oxydent en ions . Écrire la réaction chimique qui correspond à la réduction d'une mole de . Déterminer la valeur numérique de la constante d'équilibre associée à cette réaction. Conclure.

Voir l'indice

Écrire les deux demi-équations d'oxydoréduction, les combiner pour éliminer les électrons, puis calculer \log K_2 = \frac{n(E^\circ_1 - E^\circ_2)}{0{,}06} avec n = 6 électrons échangés.

Voir la stratégie
  1. Écrire les demi-équations d'oxydoréduction associées aux couples \mathrm{Cr_2O_7^{2-}/Cr^{3+}} et \mathrm{SO_4^{2-}/HSO_3^-} en milieu acide, puis combiner ces équations pour éliminer les électrons échangés (n = 6) pour une mole de \mathrm{Cr_2O_7^{2-}}.
  2. Relier la constante d'équilibre K_2 aux potentiels standard d'oxydoréduction à l'aide de la formule de Nernst à l'équilibre : \log K_2 = \frac{n}{0{,}06}\,(E^\circ_1 - E^\circ_2) (valeur usuelle sans calculatrice de \frac{RT\ln 10}{F} \approx 0{,}06\text{ V} à 298\text{ K}).
  3. Conclure sur le caractère quantitatif de la réaction de déchromatation.
Voir la réponse courte

Équilibrage de la réaction rédox et calcul de K_2 = 10^{\frac{n\Delta E^\circ}{0{,}059}}, montrant le caractère quantitatif de la déchromatation.

Voir le corrigé complet

Les demi-équations d'oxydoréduction s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{Cr_2O_7^{2-} + 14\,H^+ + 6\,e^-} &\rightleftharpoons \mathrm{2\,Cr^{3+} + 7\,H_2O} \quad (E^\circ_1 = 1{,}33\text{ V}) \\ \mathrm{HSO_3^- + H_2O} &\rightleftharpoons \mathrm{SO_4^{2-} + 3\,H^+ + 2\,e^-} \quad (E^\circ_2 = 0{,}17\text{ V}) \end{aligned}

En multipliant la seconde équation par 3 et en sommant pour consommer une mole d'ions bichromate et éliminer les 6 électrons :

\mathrm{Cr_2O_7^{2-} + 14\,H^+ + 3\,HSO_3^- + 3\,H_2O \rightleftharpoons 2\,Cr^{3+} + 7\,H_2O + 3\,SO_4^{2-} + 9\,H^+}

Après simplification des molécules d'eau et des protons :

\boxed{\mathrm{Cr_2O_7^{2-} + 3\,HSO_3^- + 5\,H^+ = 2\,Cr^{3+} + 3\,SO_4^{2-} + 4\,H_2O}}

À l'équilibre chimique à T = 298\text{ K}, l'égalité des potentiels d'oxydoréduction conduit à :

\Delta_{\mathrm{r}} G^\circ = -nFE^\circ_{\text{pile}} = -RT\ln K_2 \implies \log K_2 = \frac{n}{0{,}06}\,(E^\circ_1 - E^\circ_2)

avec n = 6 électrons échangés et E^\circ_1 - E^\circ_2 = 1{,}33 - 0{,}17 = 1{,}16\text{ V}. En utilisant la valeur usuelle \frac{RT\ln 10}{F} \approx 0{,}06\text{ V} (adaptée à une épreuve sans calculatrice) :

\log K_2 = \frac{6 \times 1{,}16}{0{,}06} = \frac{1{,}16}{0{,}01} = 116

(ou \log K_2 \approx 118 si l'on prend 0{,}059\text{ V}).

D'où la valeur de la constante d'équilibre :

\boxed{K_2 = 10^{116}}

Conclusion : La constante d'équilibre est extrêmement grande (K_2 \gg 10^4), la réaction est donc quantitative (quasi-totale). L'utilisation d'ions hydrogénosulfite en milieu acide permet d'éliminer très efficacement le chrome(VI) toxique en le réduisant en chrome(III).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La détermination de la constante d'équilibre a posé problème et il ne faut pas oublier de conclure.

« la détermination de la constante d’équilibre a mis en difficulté quelques candidats. Il ne faut pas oublier de conclure ! »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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I.2 · Décyanuration

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph, réaction d'oxydoréduction

Justifier qualitativement à l'aide des diagrammes E-pH que cette réaction est quasi-totale.

Voir l'indice

Comparer les potentiels standard des couples mis en jeu : la dismutation/oxydoréduction est favorisée par un écart de potentiel standard très positif.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux couples d'oxydoréduction intervenant dans la réaction de décyanuration.
  2. Estimer la position relative des potentiels (ou domaines de prédominance) de ces deux couples en milieu fortement basique à partir du diagramme E\text{--}\mathrm{pH} du chlore et de la donnée E^\circ(\mathrm{CNO}^-/\mathrm{CN}^-).
  3. Appliquer la règle du gamma pour conclure sur le caractère quasi-total de la transformation.
Voir la réponse courte

Comparaison des domaines disjoints sur le diagramme E\text{-}\mathrm{pH} pour justifier qualitativement le caractère quasi-total de la réaction d'oxydoréduction.

Voir le corrigé complet

La réaction considérée met en jeu deux couples redox :

  • le couple de l'oxydant : \mathrm{ClO}^-/\mathrm{Cl}^-, dont la demi-équation électronique s'écrit en milieu basique :

    \mathrm{ClO}^- + \mathrm{H}_2\mathrm{O} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Cl}^- + 2\,\mathrm{OH}^-
  • le couple du réducteur : \mathrm{CNO}^-/\mathrm{CN}^-, de demi-équation électronique :

    \mathrm{CNO}^- + 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{CN}^- + \mathrm{H}_2\mathrm{O} \quad\Longleftrightarrow\quad \mathrm{CNO}^- + \mathrm{H}_2\mathrm{O} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{CN}^- + 2\,\mathrm{OH}^-

D'après la figure 2 (diagramme E\text{--}\mathrm{pH} du chlore), en milieu fortement basique (\mathrm{pH} \ge 12), la frontière de prédominance entre \mathrm{ClO}^- et \mathrm{Cl}^- se situe à un potentiel élevé :

E(\mathrm{ClO}^-/\mathrm{Cl}^-) \approx 1{,}00\text{ V à pH} = 12

Pour le couple \mathrm{CNO}^-/\mathrm{CN}^-, le potentiel standard vaut E^\circ(\mathrm{CNO}^-/\mathrm{CN}^-) = -0{,}13\text{ V}. À \mathrm{pH} = 12, le potentiel d'équilibre s'écrit (avec la formule de Nernst) :

E(\mathrm{CNO}^-/\mathrm{CN}^-) \approx E^\circ - 0{,}06\,\mathrm{pH} = -0{,}13 - 0{,}06 \times 12 \approx -0{,}85\text{ V}

L'écart entre les potentiels d'oxydoréduction des deux couples est donc particulièrement important :

\Delta E = E(\mathrm{ClO}^-/\mathrm{Cl}^-) - E(\mathrm{CNO}^-/\mathrm{CN}^-) \approx 1{,}00 - (-0{,}85) \approx 1{,}85\text{ V} \gg 0{,}3\text{ V}

Les domaines de prédominance de l'oxydant le plus fort (\mathrm{ClO}^-) et du réducteur le plus fort (\mathrm{CN}^-) sont largement disjoints :

\boxed{\text{L'écart de potentiel très positif }\Delta E \gg 0\text{ assure, d'après la règle du gamma, une réaction quasi-totale.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à identifier les bons couples et à vous appuyer sur le diagramme E-pH pour justifier la réaction.

« beaucoup de candidats n’ont pas considéré les bons couples dans cette question ou n’ont pas pensé à utiliser le diagramme E-pH pour justifier la réaction. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Notions : eau de javel, médiamutation, dichlore

Pourquoi est-il déconseillé d'utiliser de l'eau de javel en milieu trop acide. Ecrire l'équation chimique qui se produit lorsqu'on acidifie trop fortement une solution d'eau de javel.

Voir l'indice

Considérer la dismutation inverse (médiamutation) des ions chlorure et hypochlorite en milieu acide conduisant à la formation de dichlore gazeux toxique.

Voir la stratégie
  1. Identifier les espèces présentes dans l'eau de Javel (\mathrm{Cl^-} et \mathrm{ClO^-}) et repérer sur le diagramme E\text{-}\mathrm{pH} qu'à \mathrm{pH} acide, le domaine de stabilité du dichlore \mathrm{Cl_2} apparaît entre ces deux degrés d'oxydation.
  2. Établir l'équation de la réaction d'oxydoréduction (médiamutation ou comproportionation) et justifier le danger sanitaire lié au dégagement gazeux.
Voir la réponse courte

Médiamutation des ions hypochlorite et chlorure en milieu acide libérant du dichlore gazeux toxique : \mathrm{ClO^- + Cl^- + 2H^+ = Cl_2 + H_2O}.

Voir le corrigé complet

L'eau de Javel est un mélange équimolaire d'ions chlorure \mathrm{Cl^-} (\text{n.o.} = -\mathrm{I}) et d'ions hypochlorite \mathrm{ClO^-} (\text{n.o.} = +\mathrm{I}).

Lors d'une acidification poussée, les ions \mathrm{ClO^-} (ou leur forme acide conjuguée \mathrm{HClO}) et les ions \mathrm{Cl^-} réagissent selon une réaction de médiamutation (ou comproportionation) pour former du dichlore \mathrm{Cl_2} (\text{n.o.} = 0), dont le domaine de prédominance apparaît à bas \mathrm{pH} sur le diagramme E\text{-}\mathrm{pH} :

\begin{aligned} \text{Réduction :} \quad & 2\,\mathrm{ClO^-} + 4\,\mathrm{H^+} + 2\,\mathrm{e^-} = \mathrm{Cl_2} + 2\,\mathrm{H_2O} \\ \text{Oxydation :} \quad & 2\,\mathrm{Cl^-} = \mathrm{Cl_2} + 2\,\mathrm{e^-} \end{aligned}

En combinant ces deux demi-équations et en simplifiant par 2, on obtient l'équation bilan :

\boxed{\mathrm{ClO^-} + \mathrm{Cl^-} + 2\,\mathrm{H^+} = \mathrm{Cl_{2(g)}} + \mathrm{H_2O}}

Remarque : En milieu acide où \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_a(\mathrm{HClO}/\mathrm{ClO^-}) = 7{,}5, l'acide hypochloreux est prédominant et l'équation s'écrit de manière équivalente :

\mathrm{HClO} + \mathrm{Cl^-} + \mathrm{H^+} = \mathrm{Cl_{2(g)}} + \mathrm{H_2O}

Danger : Il est formellement déconseillé d'acidifier l'eau de Javel (par exemple en la mélangeant avec un détartrant ménager acide) car cette réaction provoque un dégagement immédiat de dichlore \mathrm{Cl_{2(g)}}, un gaz lourd, suffocant et extrêmement toxique, voire mortel par inhalation (œdème pulmonaire aigu).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les candidats rencontrent des difficultés pour identifier les couples qui réagissent.

« dans cette question également les candidats ont du mal à trouver les couples qui vont réagir. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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I.3 · Récupération d'or résiduel

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Démarche expérimentale

Notions : courbe courant-potentiel, montage à trois électrodes

Faire le schéma du dispositif expérimental qui permet de relever la courbe intensité-potentiel du couple sur électrode de platine.

Voir l'indice

Dessiner le montage potentiostatique classique à trois électrodes : générateur relié entre l'électrode de travail et la contre-électrode avec un ampèremètre en série, et millivoltmètre branché entre l'électrode de travail et l'électrode de référence.

Voir la stratégie

Pour mesurer une courbe intensité-potentiel, on utilise un montage à trois électrodes dissociant la circulation du courant de la mesure du potentiel :

  1. La boucle de courant (ou circuit d'alimentation) relie le générateur de tension réglable e, l'ampèremètre (ici un milliampèremètre \mathrm{mA}), la contre-électrode (\mathrm{C.E.}) et l'électrode de travail (\mathrm{E.T.}).
  2. La boucle de mesure de potentiel relie un voltmètre (ici un millivoltmètre \mathrm{mV}) entre l'électrode de travail (\mathrm{E.T.}) et l'électrode de référence (\mathrm{E.r\acute{e}f.}).
Voir la réponse courte

Schéma du montage potentiostatique à trois électrodes : électrode de travail, contre-électrode et électrode de référence pour relever la caractéristique I\text{-}E.

Voir le corrigé complet

Le dispositif expérimental complet est représenté ci-dessous :

Ce montage sépare distinctement :

  • le circuit de puissance (\mathrm{C.E.} - \mathrm{E.T.}), parcouru par le courant I généré par e et mesuré par le milliampèremètre \mathrm{mA} ;
  • le circuit de mesure potentiométrique relié au millivoltmètre \mathrm{mV}, placé entre l'électrode de référence \mathrm{E.r\acute{e}f.} et l'électrode de travail \mathrm{E.T.}, mesurant la tension U = V(\mathrm{E.T.}) - V(\mathrm{E.r\acute{e}f.}).
Voir ce qu'a relevé le jury

Le montage à trois électrodes est mal connu et le raccordement des multimètres est souvent incorrect.

« peu de candidats connaissent le montage à 3 électrodes. Le branchement des multimètres est souvent fantaisiste. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : impédance d'entrée, voltmètre

Quelle attention particulière faut-il prendre en termes d'impédance quant au choix du millivoltmètre ?

Voir l'indice

Penser à la condition requise pour ne prélever aucun courant à travers l'électrode de référence afin de ne pas perturber son potentiel d'équilibre.

Voir la réponse courte

Le millivoltmètre doit posséder une très grande impédance d'entrée afin de ne dériver aucun courant à travers l'électrode de référence.

Voir le corrigé complet

Le millivoltmètre est branché entre l'électrode de travail (E.T.) et l'électrode de référence (E.réf.) afin de mesurer la différence de potentiel E = V(\text{E.T.}) - V(\text{E.réf.}).

Pour que le potentiel de l'électrode de référence reste parfaitement défini et constant au cours de la manipulation, cette dernière ne doit être traversée par aucun courant notable.

Il est donc impératif de choisir un millivoltmètre présentant une impédance d'entrée très élevée (idéalement infinie, en pratique de l'ordre du gigaohm ou du téraohm, Z_e \gg 10^9\ \Omega).

\boxed{\text{L'impédance d'entrée du millivoltmètre doit être très grande devant l'impédance interne de l'électrode de référence.}}

Cette condition garantit :

  • l'absence de polarisation de l'électrode de référence (courant la traversant strictement négligeable) ;
  • l'absence de chute ohmique parasite dans le circuit de mesure de tension (pas de perturbation par effet de charge).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est généralement bien su qu'une impédance élevée est requise pour mesurer correctement le potentiel.

« les candidats savent le plus souvent que l’impédance doit être grande pour mesurer correctement le potentiel. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : demi-équation électronique, réduction cathodique

Préciser la demi-équation rédox qui se produit sur l'électrode de travail en mode cathodique lors de la réduction des ions aurocyanure .

Voir l'indice

Écrire la demi-équation de réduction du complexe d'or(I) en or métallique solide avec libération d'ions cyanure.

Voir la réponse courte

Écriture de la demi-équation électronique de réduction cathodique : \mathrm{Au(CN)_2^- + e^- = Au_{(s)} + 2CN^-}.

Voir le corrigé complet

Le couple d'oxydoréduction considéré est \mathrm{Au(CN)_2^-} / \mathrm{Au_{(s)}}.

Dans le complexe dicarbo-cyanure d'or(I) \mathrm{Au(CN)_2^-}, l'or est au nombre d'oxydation +\mathrm{I} (le ligand cyanure portant une charge négative \mathrm{CN^-}). Dans l'or métallique \mathrm{Au_{(s)}}, son nombre d'oxydation est 0.

La réduction cathodique correspond à un gain d'électrons par le complexe. En assurant la conservation des éléments chimiques (notamment des ligands cyanure \mathrm{CN^-}) et de la charge électrique globale, on obtient la demi-équation électronique :

\boxed{\mathrm{Au(CN)_2^-} + \mathrm{e}^- = \mathrm{Au_{(s)}} + 2\,\mathrm{CN^-}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La méconnaissance de l'ion cyanure est à l'origine de nombreuses erreurs.

« beaucoup d’erreurs dans cette question du fait de la méconnaissance de l’ion CN-. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : courbe courant-potentiel, convention de courant

On rappelle que par convention, le courant est compté positif de l'électrode de travail vers la solution. Préciser, sur votre schéma du dispositif expérimental, comment circule conventionnellement le courant électrique et préciser son signe.

Voir l'indice

Se rappeler qu'en réduction cathodique, les électrons entrent dans l'électrode depuis le circuit extérieur, de sorte que le courant conventionnel I sort de la solution vers l'électrode, d'où le signe négatif selon la convention adoptée.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la réaction électrochimique à l'électrode de travail (E.T.) : d'après la question Q9, il s'agit d'une réduction cathodique.
  2. En déduire le sens réel de circulation des électrons et du courant conventionnel dans la cellule et le circuit extérieur.
  3. Comparer ce sens à la convention d'orientation algébrique imposée par l'énoncé pour déterminer le signe de I.
Voir la réponse courte

En réduction cathodique, les électrons arrivent du circuit extérieur ; le courant conventionnel va de la solution vers l'électrode, d'où I < 0.

Voir le corrigé complet

L'électrode de travail (E.T.) est le siège d'une réduction (fonctionnement cathodique) :

\mathrm{Au(CN)_2^-} + \mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{Au_{(s)}} + 2\,\mathrm{CN^-}

Des électrons sont consommés à l'interface électrode/solution ; ils sont acheminés vers l'électrode de travail depuis le circuit extérieur.

Le sens conventionnel du courant électrique étant opposé au sens de déplacement des électrons :

  • Dans le circuit extérieur, le courant circule de l'électrode de travail (E.T.) vers la contre-électrode (C.E.) à travers le générateur ;
  • Dans la solution électrolytique, le courant circule de la contre-électrode (qui joue le rôle d'anode) vers l'électrode de travail (qui joue le rôle de cathode).

Puisque la convention de l'énoncé compte le courant I positif de l'électrode de travail vers la solution, et que le courant réel circule de la solution vers l'électrode de travail, le courant est négatif :

\boxed{I < 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les réponses apportées à cette question sont souvent hasardeuses.

« les réponses à cette question sont un peu hasardeuses. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : surpotentiel, système lent, électrolyse de l'eau

Le couple sur électrode de platine correspond-il à un couple lent ou rapide ? D'un point de vue cinétique, est-il préférable de fortement baisser le potentiel de la cathode en dessous de ou non ? Éventuellement, quel est le risque d'imposer une valeur trop faible ?

Voir l'indice

Observer l'existence d'une surtension cathodique significative au potentiel standard E^\circ = -0{,}6\text{ V}. Abaisser le potentiel accélère la réaction, mais un potentiel trop réducteur risque d'amorcer la réduction parasite du solvant (dégagement de dihydrogène).

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du couple (lent ou rapide) en observant la présence ou l'absence d'une surtension de seuil au voisinage du potentiel thermodynamique E^\circ = -0{,}6\text{ V}.
  2. Analyser l'effet d'une diminution du potentiel sur la vitesse de la réaction (densité de courant cathodique |J|).
  3. Identifier les réactions parasites concurrentes à potentiel très réducteur (en particulier la réduction de l'eau) et leurs conséquences pratiques sur le procédé.
Voir la réponse courte

Système lent nécessitant une surtension importante ; un potentiel trop réducteur risque cependant de déclencher la réduction concurrente de l'eau en dihydrogène.

Voir le corrigé complet

1. Qualification cinétique du couple :

D'après les données, le potentiel standard du couple est E^\circ(\mathrm{Au(CN)_2^-/Au_{(s)}}) = -0{,}6\text{ V}. Sur la courbe intensité-potentiel (figure 3), on constate que le courant cathodique apparaît immédiatement dès que le potentiel E devient inférieur à -0{,}6\text{ V}, sans palier de courant nul ni surtension de seuil mesurable (\eta_c \approx 0).

\boxed{\text{Le couple } \mathrm{Au(CN)_2^-/Au_{(s)}} \text{ sur électrode de platine est un couple rapide.}}

2. Intérêt cinétique d'abaisser le potentiel de la cathode :

D'un point de vue cinétique, la vitesse de dépôt de l'or est directement proportionnelle à la densité de courant cathodique |J|. Lorsque l'on diminue le potentiel de la cathode en dessous de -0{,}6\text{ V}, la valeur absolue de la densité de courant |J| augmente significativement (elle passe par exemple de 0\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2} à -0{,}6\text{ V} à environ 6\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2} à -1{,}4\text{ V}).

\boxed{\text{Il est donc cinétiquement préférable d'abaisser le potentiel pour accélérer le traitement.}}

3. Risques liés à un potentiel imposé trop faible :

Si le potentiel de la cathode devient trop réducteur :

  • on risque de provoquer la réaction parasite de réduction de l'eau (le solvant) :

    2\,\mathrm{H_2O} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H_{2(g)}} + 2\,\mathrm{OH}^-
  • cette compétition consomme une partie des électrons, ce qui fait chuter le rendement faradique du procédé de récupération de l'or ;
  • le dégagement gazeux de dihydrogène \mathrm{H}_2 à la surface de l'électrode peut perturber l'adhérence et la régularité du dépôt métallique d'or (dépôt pulvérulent ou non adhérent), voire présenter un risque d'inflammabilité.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le lien unissant l'intensité du courant électrique à la vitesse de réaction est mal assimilé.

« Le lien entre l’intensité du courant et la vitesse de réaction n’est pas clair pour les candidats. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : loi de faraday, électrolyse

L'électrolyse d'un bain est effectuée pendant une durée , en maintenant le potentiel de la cathode à . On note la surface de l'électrode de travail et la densité du courant qui la traverse. On considère le rendement faradique de . Préciser la valeur numérique de exprimée en . Puis, exprimer en fonction de , , , de la masse molaire et de la constante de Faraday, la masse d'or solide récupérée.

Voir l'indice

Lire la densité de courant J à -1{,}4\text{ V} sur la courbe (attention aux unités), puis relier la charge totale transférée Q = |J|S\Delta t à la quantité de matière d'électrons échangée par la loi de Faraday.

Voir la stratégie
  1. Effectuer une lecture graphique sur la courbe intensité-potentiel (figure 3) pour déterminer la densité de courant J au potentiel cathodique E = -1{,}4\text{ V}, puis convertir cette grandeur en unités SI (\mathrm{A\cdot m^{-2}}).
  2. Relier la quantité d'électricité traversant l'électrode à la quantité de matière d'électrons échangés, puis utiliser la demi-équation de réduction (établie en Q9) avec un rendement faradique unitaire pour en déduire la masse d'or déposée.
Voir la réponse courte

Lecture de J sur la courbe I\text{-}E puis application de la loi de Faraday pour exprimer et calculer la masse déposée m = \frac{J S \Delta t M}{F}.

Voir le corrigé complet

1. Détermination de la densité de courant J :

Sur la courbe intensité-potentiel de la figure 3, à l'abscisse E = -1{,}4\text{ V}, on lit sur l'axe des ordonnées :

J = -6{,}0\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2}

En valeur absolue, la densité de courant vaut |J| = 6{,}0\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2}.

Effectuons la conversion dans le système international :

1\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2} = \frac{10^{-3}\text{ A}}{10^{-4}\text{ m}^{2}} = 10\text{ A}\cdot\text{m}^{-2}

D'où :

\boxed{J = -60\text{ A}\cdot\text{m}^{-2} \quad \text{soit} \quad |J| = 60\text{ A}\cdot\text{m}^{-2}}

2. Expression de la masse d'or solide m(\mathrm{Au_{(s)}}) récupérée :

D'après la question Q9, la demi-équation de réduction à la cathode met en jeu un seul électron par atome d'or formé (n_e = 1) :

\mathrm{Au(CN)_{2}^{-}} + \mathrm{e}^{-} = \mathrm{Au_{(s)}} + 2\,\mathrm{CN}^{-}

Pendant la durée \Delta t, la charge totale (en valeur absolue) ayant traversé l'électrode de travail de surface S s'écrit :

Q = |I|\,\Delta t = |J|\,S\,\Delta t

Le rendement faradique étant de 100\,\%, toute cette charge sert à réduire les ions aurocyanure. La quantité d'électrons transférée est donc :

n(\mathrm{e}^{-}) = \frac{Q}{F} = \frac{|J|\,S\,\Delta t}{F}

D'après la stœchiométrie de la réduction, la quantité de matière d'or déposée est égale à la quantité d'électrons :

n(\mathrm{Au_{(s)}}) = n(\mathrm{e}^{-}) = \frac{|J|\,S\,\Delta t}{F}

On en déduit l'expression de la masse d'or solide récupérée :

\boxed{m(\mathrm{Au_{(s)}}) = \frac{|J|\,S\,\Delta t\,M(\mathrm{Au_{(s)}})}{F}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question bien traitée dans l'ensemble, en dehors des erreurs commises sur la conversion d'unités.

« cette question a été bien réussie, mis à part la conversion d’unité. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : énergie électrique, chute ohmique

Expliquer qualitativement l'impact de la surface de l'électrode de travail sur le coût énergétique lié à la récupération d'une masse d'or donnée.

Voir l'indice

Analyser comment une surface S plus grande permet de travailler à densité de courant plus faible pour une même intensité globale, réduisant ainsi les chutes ohmiques et la tension globale aux bornes de la cuve.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie électrique consommée \mathcal{E} lors de l'électrolyse en fonction de la charge totale Q transférée et de la tension de cuve U.
  2. Relier la charge Q à la masse d'or fixée par la loi de Faraday.
  3. Décomposer la tension de cuve U = E_A - E_C + R_{\text{sol}} |I| pour analyser l'influence de la surface S, selon que l'on raisonne à durée d'électrolyse fixée ou à potentiel de travail fixé.
Voir la réponse courte

Augmenter la surface réduit la densité de courant J et la surtension requise, limitant la tension d'électrolyse et les pertes par effet Joule.

Voir le corrigé complet

Pour récupérer une masse d'or m(\mathrm{Au_{(s)}}) donnée avec un rendement faradique de 100\,\%, la quantité d'électricité à transférer Q est strictement fixée par la loi de Faraday :

Q = n_e F = \frac{m(\mathrm{Au_{(s)}})}{M(\mathrm{Au_{(s)}})} F = \text{cte}

L'énergie électrique consommée par la cellule d'électrolyse vaut :

\mathcal{E} = \int_0^{\Delta t} U(t)\,|I(t)|\,\mathrm{d}t \approx U \cdot Q

où U = E_A - E_C + R_{\text{sol}}\,|I| représente la tension appliquée entre l'anode et la cathode (R_{\text{sol}} étant la résistance de l'électrolyte). Le coût énergétique est donc directement proportionnel à la tension de cuve U.

Deux situations qualitatives peuvent être envisagées :

  • À durée de traitement \Delta t fixée (courant total |I| fixé) : Augmenter la surface S de l'électrode de travail conduit à diminuer la densité de courant |J| = \frac{|I|}{S}. D'après la courbe intensité-potentiel de la figure 3, une valeur plus faible de |J| permet d'opérer à un potentiel de cathode E_C moins négatif (surintensité/surtension cathodique |\eta_c| plus faible, potentiel plus proche de l'équilibre). La différence E_A - E_C diminue, ce qui abaisse la tension de cuve U : le coût énergétique diminue.
  • À potentiel cathodique fixé (E_C = -1{,}4\text{ V}, soit |J| fixé comme en Q12) : Augmenter la surface S augmente le courant traversant la cellule (|I| = |J|\,S). L'or est récupéré plus rapidement (\Delta t diminue), mais l'augmentation du courant |I| accroît la chute ohmique R_{\text{sol}}\,|I| dans la solution ainsi que la surtension anodique. La tension totale de cuve U devient donc plus élevée : le coût énergétique par unité de masse récupérée augmente.
Voir ce qu'a relevé le jury

Très peu réussie : il fallait raisonner sur l'énergie requise pour récupérer une masse d'or donnée.

« très peu de bonnes réponses à cette question. Il s’agissait ici de considérer l’énergie nécessaire pour obtenir une masse d’or. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Partie II : Décantation dans le traitement des eaux

II.1 · Décantation statique

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, vitesse limite, frottement fluide

À partir de l'équation différentielle du mouvement, issue de la seconde loi de Newton, établir, en fonction de , , , et de l'accélération de la pesanteur, la vitesse limite atteinte par ces particules. Quel est le signe de ? Exprimer en fonction de , et de , le temps caractéristique d'établissement de cette vitesse limite.

Voir l'indice

Appliquer la seconde loi de Newton en projection selon l'axe vertical descendant en tenant compte du poids volumique, de la poussée d'Archimède et du frottement visqueux de Stokes.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la deuxième loi de Newton à une particule sphérique en suspension dans l'eau polluée, en projetant sur l'axe vertical descendant (Oz).
  2. Établir l'équation différentielle régissant la vitesse et identifier la vitesse limite ainsi que le temps caractéristique.
  3. Discuter le signe de la vitesse limite d'après les données de l'énoncé.
Voir la réponse courte

PFD avec poussée d'Archimède et frottement visqueux de Stokes pour déterminer la vitesse limite v_l < 0 et le temps caractéristique d'établissement \tau_c.

Voir le corrigé complet

On étudie une particule polluante sphérique de rayon r, de volume V = \frac{4}{3}\pi r^3 et de masse m = \rho_0 V = \frac{4}{3}\pi r^3 \rho_0, dans le référentiel lié au bassin supposé galiléen.

La particule est soumise à trois forces :

  • son poids : \vec{P} = m\vec{g} = \rho_0 V g\,\vec{e}_z ;
  • la poussée d'Archimède exercée par l'eau polluée : \vec{\Pi} = -\rho_e V g\,\vec{e}_z ;
  • la force de frottement fluide (formule de Stokes) : \vec{F} = -6\pi\eta r\,\vec{v}.

D'après la deuxième loi de Newton :

m\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{P} + \vec{\Pi} + \vec{F}

En projetant sur l'axe vertical descendant \vec{e}_z, avec \vec{v} = v(t)\,\vec{e}_z :

m\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = (\rho_0 - \rho_e)Vg - 6\pi\eta r\,v(t)

En divisant par m = \frac{4}{3}\pi r^3 \rho_0, l'équation différentielle s'écrit sous forme canonique :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + \frac{v}{\tau_c} = \frac{\rho_0 - \rho_e}{\rho_0}g

où le temps caractéristique \tau_c d'établissement du régime permanent est défini par :

\frac{1}{\tau_c} = \frac{6\pi\eta r}{m} = \frac{6\pi\eta r}{\frac{4}{3}\pi r^3 \rho_0} = \frac{9\eta}{2\rho_0 r^2}

Soit :

\boxed{\tau_c = \frac{2\rho_0 r^2}{9\eta}}

La vitesse limite \vec{v}_l = v_l\vec{e}_z correspond au régime permanent (\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0) :

v_l = \tau_c\,\frac{\rho_0 - \rho_e}{\rho_0}g = \frac{2\rho_0 r^2}{9\eta}\cdot\frac{\rho_0 - \rho_e}{\rho_0}g
\boxed{v_l = \frac{2(\rho_0 - \rho_e)g r^2}{9\eta}}

Puisque les particules sont plus denses que le fluide (\rho_0 > \rho_e), on a :

\boxed{v_l > 0}

Le mouvement limite s'effectue donc dans le sens descendant (\vec{v}_l est orienté selon +\vec{e}_z), ce qui correspond bien à la décantation (sédimentation des particules au fond du bassin).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'erreur la plus fréquente réside dans l'oubli ou la formulation inexacte de la poussée d'Archimède.

« L’erreur la plus fréquente a été l’oubli ou une mauvaise expression de la poussée d’Archimède. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : vecteur densité de courant, flux convectif

Cette chute des particules est à l'origine d'un courant convectif vertical des particules. On note : , le vecteur densité de courant de particules associé. Préciser l'unité de . Puis exprimer le vecteur en fonction de et de .

Voir l'indice

Exprimer le flux convectif de particules par unité de surface à l'aide de la définition générale du vecteur densité de flux particulaire.

Voir la réponse courte

La densité de courant particulaire s'exprime en \mathrm{m^{-2}\cdot s^{-1}} et la contribution convective s'écrit \vec{j} = n(z)\vec{v}_l.

Voir le corrigé complet

Le vecteur densité de courant de particules \vec{j} représente le nombre de particules qui traversent une surface unité par unité de temps orientée dans le sens de \vec{j}. Par conséquent, la dimension de sa norme est :

[j] = \frac{1}{\mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}}

L'unité de \vec{j} dans le Système international est donc le \mathbf{m^{-2}\cdot s^{-1}} (ou nombre de particules par mètre carré et par seconde).

Pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t, les particules animées de la vitesse d'ensemble \vec{v}_l traversant une surface orientée élémentaire \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{e}_z sont contenues dans le cylindre de base \mathrm{d}S et de génératrice \vec{v}_l\,\mathrm{d}t, de volume \mathrm{d}\tau = \vec{v}_l \cdot \mathrm{d}\vec{S}\,\mathrm{d}t. Le nombre élémentaire de particules traversant cette surface s'écrit :

\mathrm{d}N = n(z)\,\mathrm{d}\tau = n(z)\,\vec{v}_l \cdot \mathrm{d}\vec{S}\,\mathrm{d}t

Par définition du vecteur densité de courant de particules à travers la relation \mathrm{d}N = \vec{j} \cdot \mathrm{d}\vec{S}\,\mathrm{d}t, on en déduit l'expression du vecteur densité de courant convectif :

\boxed{\vec{j} = n(z)\,\vec{v}_l = n(z)\,v_l\,\vec{e}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question convenablement résolue malgré des erreurs d'unités.

« des erreurs d’unités mais sinon correctement traitées. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en BCPST1

Notions : loi de fick, diffusion de particules

Rappeler la loi de Fick et préciser les unités des grandeurs qui interviennent. Justifier qualitativement l'existence de ce courant de diffusion. Préciser s'il est ascendant ou descendant.

Voir l'indice

Énoncer la première loi de diffusion de Fick \vec{j}_D = -D\,\vec{\nabla} n. Déterminer le signe du gradient de densité le long du bassin pour déduire le sens du transport diffusif.

Voir la stratégie
  1. Énoncer la première loi de Fick sous forme vectorielle et unidimensionnelle le long de l'axe (Oz), puis recenser chaque grandeur avec son unité du Système International (SI).
  2. Expliquer l'apparition d'un gradient de concentration lié à la sédimentation et relier ce gradient au phénomène de diffusion.
  3. Déterminer le signe de la composante selon \vec{e}_z pour conclure quant au sens (ascendant ou descendant).
Voir la réponse courte

Énoncé de la loi de Fick \vec{j}_{\text{diff}} = -D\,\vec{\nabla} n : le gradient descendant induit un flux de diffusion ascendant qui s'oppose à la sédimentation.

Voir le corrigé complet

1. Loi de Fick et unités

La première loi de Fick relie le vecteur densité de courant particulaire de diffusion \vec{j}_D au gradient de la densité particulaire n :

\boxed{\vec{j}_D = - D\,\vec{\mathrm{grad}}\,n = - D\,\frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}z}\,\vec{e}_z}

où :

  • \vec{j}_D est le vecteur densité de flux de particules, exprimé en \mathrm{m}^{-2}\cdot\mathrm{s}^{-1} ;
  • D est le coefficient de diffusion (diffusivité) des particules dans le fluide, exprimé en \mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1} ;
  • n est la densité volumique de particules, exprimée en \mathrm{m}^{-3} ;
  • \vec{\mathrm{grad}}\,n (ou \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}z}) représente la variation spatiale de la densité particulaire, en \mathrm{m}^{-4}.

2. Justification qualitative de la diffusion

Sous l'effet du poids apparent, les particules chutent vers le fond du bassin : elles ont donc tendance à s'accumuler aux fortes valeurs de la profondeur z. Il en résulte une inhomogénéité spatiale, avec une concentration plus forte au fond qu'en surface (\frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}z} > 0).

L'agitation microscopique (mouvement brownien) induit alors un transport spontané de matière des zones les plus concentrées vers les zones les moins concentrées, tendant à homogénéiser le milieu : c'est le phénomène de diffusion.

3. Sens du courant de diffusion

Les particules diffusent des zones de haute concentration (le fond, z grand) vers les zones de basse concentration (la surface, z = 0).

Par conséquent, le courant de diffusion \vec{j}_D est dirigé vers le haut : il est ascendant (soit \vec{j}_D dirigé selon -\vec{e}_z, d'où j_D(z) < 0).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question bien traitée malgré des erreurs portant sur les unités.

« des erreurs d’unités mais sinon correctement traitées. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en BCPST1

Notions : diffusion de particules, équation différentielle

En régime permanent, ces deux courants se compensent. En déduire, en fonction de , et de l'expression de la densité de particules . Représenter graphiquement la fonction en fonction de .

Voir l'indice

Écrire la condition d'annulation du flux total de particules \vec{j}_{\text{tot}} = \vec{j} + \vec{j}_D = \vec{0}, résoudre l'équation différentielle du premier ordre en n(z) et tracer l'exponentielle croissante.

Voir la stratégie
  1. Traduire la compensation des deux courants de particules en régime permanent par l'annulation de la densité de courant totale : \vec{j}_{\text{tot}} = \vec{j} + \vec{j}_D = \vec{0}.
  2. Résoudre l'équation différentielle du premier ordre en n(z) à l'aide de la condition à la surface n(0) = n_0.
  3. Tracer l'allure de la densité volumique n(z) en fonction de la profondeur z \in [0, d_b].
Voir la réponse courte

Compensation des flux n v_l - D \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}z} = 0, conduisant à un profil de densité exponentiel n(z) = n_0 \mathrm{e}^{v_l z / D}.

Voir le corrigé complet

En régime permanent et en l'absence de circulation horizontale (\vec{u} = \vec{0}), la compensation des courants convectif et diffusif impose que la densité de flux totale de particules soit nulle à chaque profondeur z :

\vec{j}_{\text{tot}}(z) = \vec{j}(z) + \vec{j}_D(z) = \vec{0}

En utilisant les expressions établies aux questions Q15 et Q16 :

\begin{aligned} n(z)\,v_l\,\vec{e}_z - D\,\frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}z}\,\vec{e}_z &= \vec{0} \\ \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}z} - \frac{v_l}{D}\,n(z) &= 0 \end{aligned}

Il s'agit d'une équation différentielle linéaire du premier ordre dont la solution générale s'écrit :

n(z) = C \exp\left(\frac{v_l}{D}\,z\right)

où C est une constante d'intégration. En appliquant la condition à la cote d'entrée z = 0, n(0) = n_0, on obtient C = n_0. D'où l'expression de la densité de particules :

\boxed{n(z) = n_0 \exp\left(\frac{v_l}{D}\,z\right)}

Comme v_l > 0 et D > 0, la fonction n(z) est une exponentielle strictement croissante de la profondeur z. Les particules s'accumulent au fond du bassin (z = d_b).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à la compensation vectorielle et aux erreurs de signe menant à une densité décroissante avec la profondeur.

« la somme de vecteurs nuls n’implique pas que les vecteurs sont égaux ! »

« De nombreux candidats trouvent, à cause d’une erreur de signe préalable, une densité décroissante en fonction de la profondeur. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : conservation de la matière, calcul-litteral

Par conservation du nombre de particules sur une tranche verticale du bassin, exprimer en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Intégrer n(z) sur la profondeur d_b du bassin et égaliser cette intégrale à la quantité moyenne totale de particules présentes N_0 d_b.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre total de particules dans une colonne verticale de fluide de section horizontale S, comprise entre la surface (z = 0) et le fond du bassin (z = d_b), lorsque la répartition est homogène de densité N_0.
  2. Exprimer ce même nombre en régime permanent à partir du profil n(z) = n_0 \exp\left(\frac{v_l}{D}z\right) établi à la question précédente.
  3. Égaler les deux expressions par conservation de la matière pour en déduire n_0.
Voir la réponse courte

Intégration spatiale de la densité n(z) sur la profondeur d_b du bassin égale au nombre total N_0 de particules pour déterminer n_0.

Voir le corrigé complet

Considérons une colonne verticale de fluide de section horizontale S, s'étendant de la surface z = 0 au fond z = d_b.

Avant sédimentation, les particules sont réparties uniformément avec la densité volumique N_0. Le nombre de particules dans cette colonne est :

N_{\text{tot}} = \int_0^{d_b} N_0 \, S \, \mathrm{d}z = N_0 \, S \, d_b

En régime permanent, compte tenu du profil de densité vertical n(z) = n_0 \exp\left(\frac{v_l}{D} z\right) obtenu à la question Q17, ce nombre s'exprime par :

\begin{aligned} N_{\text{tot}} &= \int_0^{d_b} n(z) \, S \, \mathrm{d}z \\ &= S \, n_0 \int_0^{d_b} \exp\left(\frac{v_l}{D} z\right) \mathrm{d}z \\ &= S \, n_0 \left[ \frac{D}{v_l} \exp\left(\frac{v_l}{D} z\right) \right]_0^{d_b} \\ &= S \, n_0 \, \frac{D}{v_l} \left( \exp\left(\frac{v_l d_b}{D}\right) - 1 \right) \end{aligned}

Par conservation du nombre total de particules dans la colonne :

N_0 \, S \, d_b = S \, n_0 \, \frac{D}{v_l} \left( \exp\left(\frac{v_l d_b}{D}\right) - 1 \right)

En simplifiant par S, on en déduit l'expression de n_0 :

\boxed{n_0 = N_0 \, \frac{v_l d_b}{D} \, \frac{1}{\exp\left(\dfrac{v_l d_b}{D}\right) - 1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu réussie, marquée par de nombreux résultats non homogènes.

« peu de bonnes réponses. Beaucoup de résultats non homogènes. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : temps caractéristique, analyse dimensionnelle

Définir en fonction de , et de , un temps caractéristique de sédimentation, ainsi qu'un temps caractéristique de diffusion des particules sur la hauteur du bassin.

Voir l'indice

Former des grandeurs homogènes à un temps à partir des paramètres dimensionnels caractéristiques de la décantation (d_b/v_l) et de la diffusion (d_b^2/D).

Voir la stratégie
  1. Pour la sédimentation, le transport s'effectue à vitesse constante v_l sur la hauteur d_b : le temps caractéristique s'obtient par une relation cinématique simple.
  2. Pour la diffusion, le temps caractéristique associé à la traversée d'une distance d_b s'établit par analyse dimensionnelle de l'équation de diffusion régie par le coefficient de diffusivité D.
Voir la réponse courte

Définitions des temps caractéristiques par analyse dimensionnelle : \tau_S = d_b / |v_l| pour la sédimentation et \tau_D = d_b^2 / D pour la diffusion.

Voir le corrigé complet
  • Temps caractéristique de sédimentation \tau_S :

    Les particules chutent verticalement à la vitesse limite uniforme v_l. Le temps mis pour parcourir la hauteur d_b du bassin de décantation est :

    \boxed{\tau_S = \frac{d_b}{v_l}}

    Homogénéité : [\tau_S] = \frac{\mathrm{m}}{\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1}} = \mathrm{s}.

  • Temps caractéristique de diffusion \tau_D :

    D'après l'équation de la diffusion de Fick, la distance caractéristique explorée par diffusion pendant une durée t varie selon d_b \sim \sqrt{D\,t}. Le temps caractéristique nécessaire pour que la diffusion opère sur toute la hauteur d_b du bassin est donc :

    \boxed{\tau_D = \frac{d_b^2}{D}}

    Homogénéité : [\tau_D] = \frac{\mathrm{m}^2}{\mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1}} = \mathrm{s}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question pouvait être abordée de manière qualitative en faisant appel au sens physique.

« ces questions pouvaient être partiellement abordées de manières qualitatives en utilisant le sens physique. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en BCPST1

Notions : sédimentation, diffusion de particules

Exprimer en fonction de , et de . À quelle condition portant sur et , la décantation statique permet-elle une clarification de l'eau ?

Voir l'indice

Réécrire n_0 en introduisant le ratio \tau_D / \tau_S. Conclure sur la valeur relative nécessaire entre \tau_S et \tau_D pour que la sédimentation l'emporte nettement sur l'agitation diffusive.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport sans dimension \frac{v_l d_b}{D} en fonction de \tau_S et \tau_D définis à la question précédente.
  2. Injecter ce rapport dans l'expression de n_0 obtenue à la question Q18.
  3. Interpréter la notion de « clarification » au niveau de la surface (z = 0) en cherchant la condition pour que la concentration n_0 y devienne négligeable devant N_0.
Voir la réponse courte

Réécriture de n_0 en fonction de \tau_S et \tau_D ; la clarification exige une sédimentation bien plus rapide que la diffusion, soit \tau_S \ll \tau_D.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q19 :

\tau_S = \frac{d_b}{v_l} \quad \text{et} \quad \tau_D = \frac{d_b^2}{D} \implies \frac{\tau_D}{\tau_S} = \frac{v_l d_b}{D}

En introduisant ce rapport dans l'expression de n_0 établie à la question Q18, on obtient :

\boxed{n_0 = N_0 \, \frac{\dfrac{\tau_D}{\tau_S}}{\exp\!\left(\dfrac{\tau_D}{\tau_S}\right) - 1}}

Une clarification efficace de l'eau en surface (z = 0) correspond à une quasi-absence de particules polluantes au niveau supérieur du bassin, soit n_0 \ll N_0.

Posons x = \dfrac{\tau_D}{\tau_S}. La fonction f(x) = \dfrac{x}{\mathrm{e}^x - 1} vérifie :

  • pour x \ll 1, f(x) \to 1, d'où n_0 \approx N_0 : la diffusion l'emporte et homogénéise la suspension, empêchant la séparation ;
  • pour x \gg 1, f(x) \sim x \mathrm{e}^{-x} \ll 1, d'où n_0 \ll N_0 : la sédimentation prédomine très largement.

La décantation statique permet donc une clarification efficace de l'eau sous la condition :

\boxed{\tau_S \ll \tau_D \quad \left(\text{ou } \frac{\tau_D}{\tau_S} \gg 1\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question pouvait se traiter partiellement de façon qualitative à l'aide du sens physique.

« ces questions pouvaient être partiellement abordées de manières qualitatives en utilisant le sens physique. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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II.2 · Clarification dynamique de l'eau polluée

Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : temps de séjour, décantation

Définir en fonction de et de , un temps de traversée du bassin. À quelle condition, portant sur et , la clarification dynamique est-elle efficace ?

Voir l'indice

Exprimer simplement le temps de parcours horizontal de l'eau sur la longueur L_b, puis comparer ce temps au temps nécessaire pour qu'une particule située en surface atteigne le fond.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps de parcours horizontal de l'eau sur la longueur L_b à la vitesse constante u pour définir le temps de traversée \tau_T.
  2. Traduire la condition géométrique et cinétique pour que toutes les particules polluantes se déposent au fond (z = d_b) avant de quitter le bassin en x = L_b, en comparant le temps de sédimentation \tau_S et le temps de traversée \tau_T.
Voir la réponse courte

Définition du temps de traversée \tau_T = L_b / u et condition d'efficacité \tau_T > \tau_S pour que les particules atteignent le fond avant la sortie.

Voir le corrigé complet

L'eau s'écoulant horizontalement à la vitesse constante u le long de l'axe Ox, le temps mis par une particule pour parcourir la longueur L_b du bassin est le temps de traversée \tau_T, défini par :

\boxed{\tau_T = \frac{L_b}{u}}

D'après la question Q19, le temps maximal nécessaire à une particule introduite à la cote z = 0 pour atteindre le fond du bassin à la cote z = d_b avec la vitesse limite verticale v_l est le temps de sédimentation :

\tau_S = \frac{d_b}{v_l}

Pour que la clarification dynamique soit efficace, les particules les plus défavorisées (celles qui entrent à la surface z = 0) doivent avoir atteint le fond avant d'être entraînées jusqu'à la sortie en x = L_b. Il faut donc que le temps de sédimentation soit inférieur au temps de séjour de l'eau dans le bassin :

\boxed{\tau_S \le \tau_T} \quad \text{soit} \quad \frac{d_b}{v_l} \le \frac{L_b}{u}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question pouvait être abordée qualitativement en s'appuyant sur le sens physique.

« ces questions pouvaient être partiellement abordées de manières qualitatives en utilisant le sens physique. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Partie III : Ferme solaire

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Résolution de problème
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : bilan d'énergie, ordre de grandeur

Évaluer le nombre de foyers que peut satisfaire cette ferme solaire sans aucun autre apport.

Voir l'indice

Calculer la puissance surfacique moyenne incidente par le vecteur de Poynting électromagnétique \langle \Pi \rangle = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c}, en déduire l'énergie électrique annuelle globale collectée et la diviser par la consommation moyenne d'un foyer.

Voir la stratégie

Il s'agit d'une question ouverte (résolution de problème). La démarche s'articule en cinq étapes :

  1. Déterminer le flux de puissance surfacique moyen associé à l'onde électromagnétique incidente via le vecteur de Poynting ;
  2. Calculer la puissance lumineuse maximale totale captée par la surface S des panneaux solaires ;
  3. En déduire l'énergie lumineuse annuelle reçue pendant la durée équivalente \Delta t d'éclairement maximal ;
  4. Déterminer l'énergie électrique annuelle produite compte tenu du rendement \eta = 20\,\% des cellules photovoltaïques ;
  5. Comparer cette production à la consommation annuelle d'un foyer W_{\text{élec}} pour évaluer le nombre de foyers N_f.
Voir la réponse courte

Estimation de l'énergie électrique annuelle moyenne produite par la ferme solaire et division par la consommation moyenne annuelle d'un foyer.

Voir le corrigé complet

1. Puissance surfacique reçue (densité surfacique de puissance)

L'onde lumineuse est modélisée par une onde électromagnétique plane progressive harmonique se propageant dans l'air (assimilé au vide). Le champ électrique s'écrit \vec{E} = E_0 \cos(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})\,\vec{u}_E et le champ magnétique associé vérifie \vec{B} = \frac{1}{c}\vec{u}_k \wedge \vec{E}, avec c \approx 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} la célérité de la lumière dans le vide.

Le vecteur de Poynting instantané est :

\vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0} = \frac{E^2}{\mu_0 c}\,\vec{u}_k

En moyenne temporelle, la puissance surfacique incidente maximale \mathcal{P}_S = \langle \|\vec{\Pi}\| \rangle vaut :

\mathcal{P}_S = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c}

Avec \mu_0 = 4\pi \cdot 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} et c = 3{,}0 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\mathcal{P}_S = \frac{600^2}{2 \times 4\pi \cdot 10^{-7} \times 3{,}0 \cdot 10^8} = \frac{360\,000}{240\pi} = \frac{1\,500}{\pi} \approx 477\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}

2. Puissance lumineuse maximale reçue par la centrale

La surface totale de captage est S = 20\text{ ha} = 20 \times 10^4\text{ m}^2 = 2{,}0 \times 10^5\text{ m}^2. La puissance lumineuse maximale interceptée est :

P_{\text{lum}} = \mathcal{P}_S \cdot S = \frac{1\,500}{\pi} \times 2{,}0 \cdot 10^5 = \frac{3{,}0 \cdot 10^8}{\pi}\text{ W} \approx 95{,}5\text{ MW}

3. Énergie lumineuse reçue sur une année

Pendant la durée annuelle équivalente \Delta t = 1\,800\text{ h}, l'énergie lumineuse totale collectée est :

\mathcal{E}_{\text{lum}} = P_{\text{lum}} \times \Delta t = \frac{3{,}0 \cdot 10^5\text{ kW}}{\pi} \times 1\,800\text{ h} = \frac{5{,}4 \cdot 10^8}{\pi}\text{ kWh}

4. Énergie électrique annuelle produite

Les cellules photovoltaïques convertissent cette énergie lumineuse avec un rendement \eta = 0{,}20 :

\mathcal{E}_{\text{élec}} = \eta\,\mathcal{E}_{\text{lum}} = 0{,}20 \times \frac{5{,}4 \cdot 10^8}{\pi} = \frac{1{,}08 \cdot 10^8}{\pi}\text{ kWh} \approx 3{,}44 \cdot 10^7\text{ kWh}

5. Nombre de foyers alimentés

Un foyer moyen consomme W_{\text{élec}} = 5\,000\text{ kWh} par an. Le nombre de foyers N_f que la ferme peut satisfaire est :

N_f = \frac{\mathcal{E}_{\text{élec}}}{W_{\text{élec}}} = \frac{\frac{1{,}08 \cdot 10^8}{\pi}}{5\,000} = \frac{21\,600}{\pi}

En prenant \pi \approx 3{,}14 (ou l'approximation de tête \pi \approx 3 \implies N_f \approx 7\,200) :

N_f \approx \frac{21\,600}{3{,}14} \approx 6\,900
\boxed{N_f \approx 7 \times 10^3\text{ foyers}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez au sens physique et à l'homogénéité des relations, sans confondre champ électrique et énergie électrique.

« le plus souvent les relations ne sont pas homogènes. Les candidats multiplient les grandeurs sans donner du sens à leurs relations. »

« Trop de candidats confondent champ électrique et énergie électrique. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Partie IV : Séparateur à courants de Foucault

Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : loi de faraday, induction de lorenz, induction de neumann

Rappeler dans quel(s) cadre(s) des phénomènes d'induction électromagnétique peuvent être observés.

Voir l'indice

Distinguer l'induction statique (phénomène de Neumann : circuit fixe dans un champ magnétique variable) de l'induction mobile (phénomène de Lorentz : circuit mobile dans un champ stationnaire ou combiné).

Voir la stratégie

Un phénomène d'induction électromagnétique apparaît lorsqu'il y a variation du flux magnétique à travers un circuit, ce qui peut se produire selon deux mécanismes physiques distincts (ou leur combinaison) :

  1. une dépendance temporelle du champ magnétique ;
  2. un déplacement ou une déformation du conducteur dans l'espace.
Voir la réponse courte

Rappel des deux configurations d'induction : circuit fixe dans un champ magnétique dépendant du temps (Neumann) et circuit mobile dans un champ stationnaire (Lorentz).

Voir le corrigé complet

Les phénomènes d'induction électromagnétique s'observent dans deux cadres fondamentaux (ainsi que dans leur superposition) :

  1. L'induction de Neumann (ou induction statique) :

    • Le circuit ou matériau conducteur est fixe dans le référentiel d'étude, mais plongé dans un champ magnétique dépendant du temps \vec{B}(\vec{r}, t).
    • L'origine physique est le champ électrique induit créé selon l'équation de Maxwell-Faraday :

      \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}
    • Le champ électromoteur d'induction s'écrit \vec{E}_m = \vec{E}.
  2. L'induction de Lorentz (ou induction de mouvement) :

    • Le conducteur est en mouvement (à une vitesse \vec{v}) dans un champ magnétique \vec{B}(\vec{r}) stationnaire (indépendant du temps dans le référentiel d'étude).
    • L'origine physique est la composante magnétique de la force de Lorentz agissant sur les porteurs de charge mobiles du conducteur :

      \vec{f}_{\mathrm{mag}} = q\,\vec{v} \wedge \vec{B}
    • Le champ électromoteur d'induction s'écrit \vec{E}_m = \vec{v} \wedge \vec{B}.
  3. Le cas général (ou mixte) :

    • Un conducteur en mouvement se déplace dans un champ magnétique lui-même variable dans le temps ; les deux effets (Neumann et Lorentz) coexistent alors. C'est précisément la situation rencontrée ici, où la particule de vitesse \vec{V}(t) traverse une onde de champ magnétique \vec{B}(x,t) = B_0 \cos(\omega t - kx)\,\vec{e}_z.
Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait préciser les conditions physiques de l'induction et non énumérer des applications technologiques.

« Attention, la question ne portait pas sur des exemples d’utilisation du phénomène d’induction (plaques à induction, chargeurs de téléphone, […] ) mais sur les conditions physiques d’existence du phénomène d’induction. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : force de laplace, courant de foucault

Déterminer, en fonction de , , , , , , et de , la force de Laplace instantanée exercée sur la particule lorsqu'elle se trouve à une abscisse dans la zone aimantée. Comment se simplifie cette expression dans le cas où : . En déduire l'expression de la force de Laplace, moyenne sur le temps, qui s'exerce sur la particule pendant sa traversée de la zone exposée au champ magnétique.

Voir l'indice

Utiliser la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma \vec{E}, calculer la densité de force volumique \vec{f}_L = \vec{j} \times \vec{B}, multiplier par le volume \tau et calculer la moyenne temporelle de \cos^2(\omega t - kx).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur densité de courant volumique \vec{j} dans la particule à l'aide de la loi d'Ohm locale et du champ électrique induit \vec{E} fourni par le sujet.
  2. Calculer la force de Laplace volumique \vec{f}_L = \vec{j} \wedge \vec{B}, puis l'intégrer sur le volume \tau (supposé quasi-ponctuel devant 1/k).
  3. Effectuer l'approximation \frac{\omega}{k} \gg V(t) et calculer la moyenne temporelle en utilisant la condition \omega \gg \frac{V_0}{a} qui garantit que la phase oscille sur un grand nombre de périodes pendant la traversée.
Voir la réponse courte

Calcul de la fem induite, de l'intensité des courants de Foucault puis calcul de la moyenne temporelle de la force de Laplace résultante.

Voir le corrigé complet

D'après la loi d'Ohm locale, la densité de courant dans la particule conductrice s'écrit :

\vec{j}(x,t) = \gamma \vec{E}(x,t) = \gamma B_0 \left(\frac{\omega}{k} - V(t)\right) \cos(\omega t - kx)\,\vec{e}_y

Les dimensions de la particule étant très petites devant la longueur d'onde spatiale 1/k, le champ magnétique \vec{B}(x,t) = B_0 \cos(\omega t - kx)\,\vec{e}_z et le vecteur densité volumique de courant \vec{j} peuvent être considérés comme uniformes sur tout le volume \tau de la particule.

La force de Laplace instantanée exercée sur l'ensemble de la particule s'obtient par intégration de la densité volumique de force :

\vec{F}_L(t) = \iiint_{\tau} (\vec{j} \wedge \vec{B})\,\mathrm{d}\tau = (\vec{j} \wedge \vec{B})\,\tau

En calculant le produit vectoriel, avec \vec{e}_y \wedge \vec{e}_z = \vec{e}_x :

\vec{j} \wedge \vec{B} = \gamma B_0^2 \left(\frac{\omega}{k} - V(t)\right) \cos^2(\omega t - kx)\,\vec{e}_x

On en déduit l'expression de la force de Laplace instantanée :

\boxed{\vec{F}_L(t) = \gamma\,\tau\,B_0^2 \left(\frac{\omega}{k} - V(t)\right) \cos^2(\omega t - kx)\,\vec{e}_x}

Dans le cas où \frac{\omega}{k} \gg V(t), le terme V(t) devient négligeable devant la vitesse de phase \frac{\omega}{k}, d'où la forme simplifiée :

\boxed{\vec{F}_L(t) \approx \frac{\gamma\,\tau\,B_0^2\,\omega}{k} \cos^2(\omega t - kx)\,\vec{e}_x}

La condition \omega \gg \frac{V_0}{a} impose que le temps de séjour de la particule dans la zone aimantée (\Delta t \sim a/V_0) est très grand devant la période d'oscillation temporelle T = \frac{2\pi}{\omega}. La moyenne temporelle de \cos^2(\omega t - kx) sur plusieurs périodes est égale à \frac{1}{2} :

\langle \cos^2(\omega t - kx) \rangle = \frac{1}{2}

La force de Laplace moyenne sur le temps s'exerçant sur la particule vaut donc :

\boxed{\langle \vec{F}_L \rangle = \frac{\gamma\,\tau\,B_0^2\,\omega}{2k}\,\vec{e}_x}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression demandée est souvent trouvée malgré une rédaction hasardeuse et des erreurs de signe.

« la rédaction est parfois hasardeuse mais de nombreux candidats ont trouvé la bonne expression de la force de Laplace demandée. Quelques erreurs de signe. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : théorème de l'énergie cinétique, force de laplace

Les particules posées sur le tapis arrivent à l'entrée de la zone exposée au champ magnétique avec la vitesse . En assimilant, à chaque instant, la force de Laplace qui s'exerce sur une particule à la valeur moyenne précédemment trouvée, exprimer l'augmentation d'énergie cinétique d'une particule de déchet lors de la traversée de la zone exposée au champ magnétique. En déduire les vitesses et en sortie de la zone exposée au champ magnétique pour les particules de type 1 et de type 3.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de l'énergie cinétique à la particule sur la distance de parcours a soumise au travail de la force de Laplace moyenne constante.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de l'énergie cinétique à une particule de masse m dans le référentiel du laboratoire (supposé galiléen) lors de sa traversée rectiligne de la zone aimantée de longueur a.
  2. Calculer le travail de la force de Laplace moyenne \langle \vec{F}_L \rangle, assimilée à une force constante le long du déplacement \Delta \vec{r} = a\,\vec{e}_x.
  3. En déduire l'augmentation d'énergie cinétique \Delta E_c, puis déterminer la vitesse de sortie pour les particules inertes (\gamma = 0) et les particules conductrices (\gamma > 0).
Voir la réponse courte

Application du théorème de l'énergie cinétique avec le travail de la force de Laplace moyenne pour évaluer les vitesses de sortie V_1 et V_3.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel lié au convoyeur (galiléen), la particule de déchet se déplace horizontalement le long de l'axe (Ox) sur une distance a.

Le poids et la réaction normale du tapis étant verticaux, ils ne travaillent pas au cours de ce déplacement horizontal. En assimilant à chaque instant la force de Laplace à sa valeur moyenne obtenue à la question précédente :

\langle \vec{F}_L \rangle = \frac{\gamma\,\tau\,B_0^2\,\omega}{2k}\,\vec{e}_x

le travail développé par cette force lors de la traversée de la zone de longueur a s'écrit :

\begin{aligned} W(\langle \vec{F}_L \rangle) &= \int_0^a \langle \vec{F}_L \rangle \cdot \mathrm{d}x\,\vec{e}_x \\ &= \frac{\gamma\,\tau\,B_0^2\,\omega\,a}{2k} \end{aligned}

D'après le théorème de l'énergie cinétique, la variation d'énergie cinétique d'une particule est égale au travail des forces appliquées :

\boxed{\Delta E_c = \frac{\gamma\,\tau\,B_0^2\,\omega\,a}{2k}}

1. Vitesse de sortie V_3 des particules de type 3 :
Pour les déchets inertes (plastiques, cartons, céramiques), la conductivité électrique est nulle (\gamma = 0). La force de Laplace est donc nulle :

\Delta E_{c,3} = 0 \implies \frac{1}{2}m\,V_3^2 - \frac{1}{2}m\,V_0^2 = 0

On en déduit que ces particules conservent la vitesse du tapis :

\boxed{V_3 = V_0}

2. Vitesse de sortie V_1 des particules de type 1 :
Pour les métaux conducteurs non magnétiques, \gamma > 0. En notant m la masse de la particule (ou \rho = m/\tau sa masse volumique) :

\begin{aligned} \Delta E_{c,1} &= \frac{1}{2}m\,V_1^2 - \frac{1}{2}m\,V_0^2 = \frac{\gamma\,\tau\,B_0^2\,\omega\,a}{2k} \end{aligned}

Il vient ainsi :

\boxed{V_1 = \sqrt{V_0^2 + \frac{\gamma\,\tau\,B_0^2\,\omega\,a}{k\,m}} = \sqrt{V_0^2 + \frac{\gamma\,B_0^2\,\omega\,a}{k\,\rho}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le calcul du travail de la force de Laplace a suscité des difficultés.

« le calcul du travail de la force de Laplace a posé quelques problèmes à la question Q25. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : chute libre, trajectoire

Après avoir quitté le convoyeur, les particules sont recueillies dans des bacs situés en bas à droite du convoyeur. Expliquer qualitativement comment positionner ces bacs pour recueillir séparément les particules de type 1 et les particules de type 3. Votre argumentation pourra s'appuyer sur un schéma explicatif sans calcul.

Voir l'indice

Comparer les trajectoires paraboliques de chute libre en sortie de convoyeur : la vitesse horizontale initiale plus grande des particules conductrices induit une portée balistique supérieure.

Voir la stratégie
  1. Comparer les vitesses horizontales de sortie V_1 et V_3 obtenues à la question précédente.
  2. Décrire le mouvement balistique des particules après avoir quitté le tapis convoyeur.
  3. En déduire l'ordre des portées horizontales et la disposition spatiale des bacs de collecte, illustrée par un schéma.
Voir la réponse courte

Trajectoires paraboliques de chute libre : une plus grande vitesse horizontale initiale confère une plus grande portée, permettant de placer les bacs de collecte.

Voir le corrigé complet

À la sortie de la zone sous champ magnétique, les particules quittent le tapis avec une vitesse purement horizontale :

  • les particules inertes (type 3) n'ont pas été accélérées : V_3 = V_0 ;
  • les particules conductrices (type 1) ont subi la force de Laplace motrice orientée vers l'avant, de sorte que V_1 > V_0.

Une fois détachées du tapis roulant, les particules effectuent un mouvement de chute libre dans le champ de pesanteur (les frottements de l'air étant négligeables sur cette faible distance). Pour une hauteur de chute donnée h, la durée de chute \Delta t = \sqrt{\dfrac{2h}{g}} est identique pour toutes les particules, mais la distance horizontale franchie (la portée) vaut :

x = V \Delta t

Puisque V_1 > V_3, la portée horizontale des particules de type 1 est strictement supérieure à celle des particules de type 3 :

X_1 > X_3

Positionnement des bacs : Il convient de disposer deux bacs contigus en aval du tapis, séparés par un déflecteur :

  • le bac pour le type 3 (déchets inertes) est placé au plus près de l'extrémité du convoyeur, directement sous le rotor ;
  • le bac pour le type 1 (métaux non ferreux) est placé plus en avant (vers la droite), afin de recevoir les particules éjectées plus loin.
Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait exploiter le fait que la vitesse des objets de type 1 est supérieure à celle des objets de type 3.

« Les candidats ont pu alors utiliser le fait que la vitesse des objets 1 était plus grande que celle des objets 3 pour répondre à la question suivante. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : aimantation, courant de foucault

Décrire, sans calcul, le trajet des particules de type 2 après leur entrée dans la zone exposée au champ magnétique. Où peut-on recueillir les particules de type 2 ?

Voir l'indice

Prendre en compte l'aimantation induite ferromagnétique qui crée une attraction dipolaire vers le rotor aimanté, entraînant les particules sous le tambour.

Voir la stratégie
  1. Identifier les actions mécaniques prépondérantes qui s'exercent sur les particules magnétiques de type 2 (attraction dipolaire vers les zones de fort champ vs gravité et inertie).
  2. En déduire leur comportement dynamique au passage du tambour aimanté : adhérence au tapis le long du rouleau.
  3. Préciser le lieu de décrochage et la position adéquate du bac de collecte.
Voir la réponse courte

Les matériaux ferromagnétiques sont attirés vers le tambour magnétique et tombent sous le convoyeur, tandis que les isolants tombent verticalement par gravité.

Voir le corrigé complet

D'après le préambule de la partie IV, les particules de type 2 (fer, nickel) acquièrent sous l'action du champ un moment dipolaire magnétique induit : elles sont donc soumises à une force magnétique attractive dirigée vers les zones de champ magnétique le plus intense, c'est-à-dire vers le rotor aimanté situé à l'intérieur du tambour.

Cette attraction magnétique plaque fermement les particules de type 2 contre la bande transporteuse, surpassant la force de Laplace, leur inertie et leur poids au moment de quitter la partie horizontale :

  • Au lieu d'être éjectées vers l'avant (comme les déchets de type 1) ou de suivre une trajectoire de chute libre dès la fin du plan horizontal (comme les déchets de type 3), les particules de type 2 restent solidaires du tapis roulant et épousent la courbure du tambour d'extrémité.
  • Elles sont ainsi entraînées vers la face inférieure du convoyeur.
  • Dès que le tapis s'éloigne de la zone d'influence du rotor aimanté, le champ magnétique s'effondre ; la force d'attraction ne compense plus la gravité, et les particules se décrochent du tapis.
\boxed{\text{Les particules de type 2 peuvent être recueillies dans un bac situé sous le convoyeur, à l'aplomb ou en arrière du tambour.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il était nécessaire de prendre en compte le caractère magnétique des objets de type 2.

« Il fallait considérer le caractère magnétique des objets 2 pour la dernière question. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Partie V : Turbine à gaz

Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1

Notions : enthalpie standard de réaction, pouvoir calorifique

Justifier, à l'aide des données thermodynamiques fournies en fin d'énoncé, que pour une même production d'énergie, la combustion du méthane libère moins de que celle du fuel.

Voir l'indice

Calculer le ratio du nombre de moles de \mathrm{CO_2} libérées par unité d'énergie dégagée pour chacun des combustibles à partir des équations de combustion complète et des pouvoirs calorifiques.

Voir la stratégie
  1. Écrire les équations de combustion complète du méthane \mathrm{CH_4} et du fuel \mathrm{C_{16}H_{34}} pour relier la quantité de carburant consommé à la quantité de dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} produite.
  2. Calculer la quantité de \mathrm{CO_2} émise par unité d'énergie libérée (ou l'énergie libérée par mole de \mathrm{CO_2} produite) pour chaque carburant à partir des pouvoirs calorifiques molaires fournis.
  3. Comparer les deux valeurs et conclure.
Voir la réponse courte

Calcul du rapport entre la masse de \mathrm{CO_2} émise et l'énergie thermique dégagée par combustion à partir des grandeurs thermodynamiques tabulées.

Voir le corrigé complet

Les équations des réactions de combustion complète s'écrivent :

  • Pour le méthane :

    \mathrm{CH_4(g)} + 2\,\mathrm{O_2(g)} \longrightarrow \mathrm{CO_2(g)} + 2\,\mathrm{H_2O(l)}

    La combustion d'une mole de \mathrm{CH_4} dégage une énergie Q_{\mathrm{CH_4}} = 803\text{ kJ} et produit 1\text{ mol} de \mathrm{CO_2}.

  • Pour le fuel :

    \mathrm{C_{16}H_{34}(l)} + \frac{49}{2}\,\mathrm{O_2(g)} \longrightarrow 16\,\mathrm{CO_2(g)} + 17\,\mathrm{H_2O(l)}

    La combustion d'une mole de fuel dégage une énergie Q_{\mathrm{fuel}} = 7\,600\text{ kJ} et produit 16\text{ mol} de \mathrm{CO_2}.

Calculons l'énergie libérée par mole de \mathrm{CO_2} rejetée dans l'atmosphère, notée q_{\mathrm{CO_2}} :

\begin{aligned} q_{\mathrm{CO_2}}(\text{méthane}) &= \frac{Q_{\mathrm{CH_4}}}{1} = 803\text{ kJ}\cdot(\text{mol de }\mathrm{CO_2})^{-1} \\ q_{\mathrm{CO_2}}(\text{fuel}) &= \frac{Q_{\mathrm{fuel}}}{16} = \frac{7\,600}{16} = 475\text{ kJ}\cdot(\text{mol de }\mathrm{CO_2})^{-1} \end{aligned}

Pour une même production d'énergie thermique E, la quantité de matière de \mathrm{CO_2} rejetée est :

\begin{aligned} n_{\mathrm{CO_2}}(\text{méthane}) &= \frac{E}{q_{\mathrm{CO_2}}(\text{méthane})} = \frac{E}{803} \\ n_{\mathrm{CO_2}}(\text{fuel}) &= \frac{E}{q_{\mathrm{CO_2}}(\text{fuel})} = \frac{E}{475} \end{aligned}

Comme q_{\mathrm{CO_2}}(\text{méthane}) > q_{\mathrm{CO_2}}(\text{fuel}), on a :

\boxed{n_{\mathrm{CO_2}}(\text{méthane}) < n_{\mathrm{CO_2}}(\text{fuel})}

Le fuel produit environ \frac{803}{475} \approx 1{,}7 fois plus de \mathrm{CO_2} que le méthane pour une même quantité d'énergie libérée. La combustion du méthane est donc plus avantageuse en termes d'émissions de gaz à effet de serre.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'équation de combustion du fioul a posé problème et l'avancement a été confondu avec la quantité de CO2.

« l’écriture de la réaction de combustion du fuel a posé beaucoup de problèmes. »

« Des erreurs de justification dues à la confusion entre moles d’avancement et moles de CO2. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé

Notions : diagramme des frigoristes, cycle thermodynamique

Reproduire sommairement sur votre copie l'allure du diagramme -h de l'eau fourni en fin de sujet, en veillant à retranscrire au mieux la courbe de saturation et y superposer l'allure du cycle étudié. Reproduire et compléter le tableau 1 sur votre copie.

Point 1Point 2Point 3Point 4
ÉtatLiquideVapeur sèche
Vapeur saturante
()
Liquide saturé
()

Tableau 1 - Grandeurs thermodynamiques de l'eau dans le cycle de la figure 6

Voir l'indice

Identifier les pressions de palier (1 bar et 10 bars) et les points caractéristiques : détente isentropique dans la turbine (verticale sur un diagramme T\text{-}s, courbe orientée vers la gauche sur \log(P)\text{-}h) et condensation isobare.

Voir la stratégie
  1. Identifier les transformations du cycle de Hirn sur le diagramme \log(P)-h :

    • 1 \to 2 : échauffement, vaporisation et surchauffe isobares à P_1 = 10\text{ bar} ;
    • 2 \to 3 : détente adiabatique et réversible (donc isentropique) dans la turbine jusqu'à P_3 = 1\text{ bar} et x_v = 1 (courbe de rosée) ;
    • 3 \to 4 : condensation totale isobare à P_3 = 1\text{ bar} jusqu'au liquide saturé (x_v = 0, courbe d'ébullition) ;
    • 4 \to 1 : compression dans la pompe, supposée isenthalpique (h_1 = h_4).
  2. Effectuer les lectures sur le diagramme \log(P)-h pour remplir le tableau :

    • Le point 4 est sur la courbe d'ébullition à P = 1\text{ bar} ;
    • Le point 1 se déduit par isenthalpie (h_1 = h_4) à P = 10\text{ bar} ;
    • Le point 3 est sur la courbe de rosée à P = 1\text{ bar} ;
    • Le point 2 est situé à l'intersection de l'isobare P = 10\text{ bar} et de l'isentrope passant par le point 3.
Voir la réponse courte

Tracé du cycle sur le diagramme (\log P, h) de l'eau et report des valeurs d'enthalpies massiques lues aux quatre points clés.

Voir le corrigé complet

1. Allure du diagramme et tracé du cycle

2. Lecture graphique et remplissage du tableau 1

  • Point 4 (liquide saturé à P_4 = 1\text{ bar}, x_v = 0) : Le point se trouve sur la courbe d'ébullition à P = 1\text{ bar}. On y lit la température d'ébullition standard T_4 = 100^\circ\text{C} et l'enthalpie massique :

    h_4 \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • Point 1 (liquide haute pression, P_1 = 10\text{ bar}) : L'évolution dans la pompe étant isenthalpique, on a h_1 = h_4 \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et T_1 \approx 100^\circ\text{C} (le liquide est quasi incompressible).
  • Point 3 (vapeur saturante à P_3 = 1\text{ bar}, x_v = 1) : Le point se situe sur la courbe de rosée à P = 1\text{ bar}. La température de changement d'état sous 1 bar est T_3 = 100^\circ\text{C}. On lit l'enthalpie massique de la vapeur saturante :

    h_3 \approx 2\,680\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

    L'entropie massique correspondante est s_3 \approx 7{,}36\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.

  • Point 2 (vapeur surchauffée, P_2 = 10\text{ bar}) : La détente dans la turbine étant adiabatique et réversible, elle est isentropique : s_2 = s_3 \approx 7{,}36\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}. En suivant l'isentrope passant par le point 3 jusqu'à l'isobare P = 10\text{ bar}, on lit :

    h_2 \approx 3\,100\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \quad \text{et} \quad T_2 \approx 320^\circ\text{C}

Le tableau complété est le suivant :

Point 1Point 2Point 3Point 4
T\text{ (°C)}\approx 100\mathbf{320}\mathbf{100}100
P\text{ (bar)}101011
h\text{ (kJ}\cdot\text{kg}^{-1})\mathbf{420}\mathbf{3\,100}\mathbf{2\,680}\mathbf{420}
ÉtatLiquideVapeur sèche
Vapeur saturante
(x_v = 1)
Liquide saturé
(x_v = 0)
Voir ce qu'a relevé le jury

Le positionnement du point 2 était difficile ; il fallait utiliser l'isentropie de la détente 2 vers 3.

« la position du point 2 a posé beaucoup de difficultés. Il fallait s’aider du caractère isentropique de la transformation 2→3. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : premier principe, rendement thermique

Exprimer en fonction des enthalpies massiques aux points 1, 2, 3 et 4 : - le travail utile massique de la turbine (). Ce travail est parfois dénommé travail indiqué massique ; - le transfert thermique massique () fourni par le générateur de vapeur ; - le transfert thermique massique () récupéré par le circuit secondaire associé au condenseur. Évaluer numériquement , et . Exprimer le rendement de l'installation en fonction des différentes enthalpies massiques.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe de la thermodynamique en système ouvert en régime stationnaire pour chaque composant traversé par l'unité de masse de fluide.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique en régime permanent pour un écoulement monophasique stationnaire à chaque organe (turbine, générateur de vapeur, condenseur), en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle selon les hypothèses de l'énoncé : \Delta h = w_u + q.
  2. Évaluer numériquement les grandeurs à partir des valeurs d'enthalpies massiques déterminées à la question précédente.
  3. Exprimer le rendement global \eta comme le rapport de l'énergie utile produite (travail net extrait au niveau de la turbine) sur l'énergie thermique fournie au générateur de vapeur.
Voir la réponse courte

Application du premier principe industriel pour exprimer w_{iT}, q_{GV}, q_{Cond} en fonction des enthalpies massiques, puis calcul du rendement thermique global.

Voir le corrigé complet

Pour un système ouvert traversé par un fluide en régime stationnaire, en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle macroscopiques, le premier principe s'écrit entre l'entrée e et la sortie s d'un organe :

h_s - h_e = w_u + q

où w_u est le travail utile massique et q le transfert thermique massique reçus par le fluide (convention récepteur).

1. Expressions en fonction des enthalpies massiques

  • Turbine (évolution 2 \to 3) : l'évolution est adiabatique (q = 0), d'où :

    \boxed{w_{iT} = h_3 - h_2}

    En convention récepteur, w_{iT} < 0. Le travail massique récupéré par l'extérieur est |w_{iT}| = h_2 - h_3 > 0.

  • Générateur de vapeur (évolution 1 \to 2) : il n'y a pas de parties mobiles (w_u = 0), la chaleur fournie par le générateur au fluide vaut :

    \boxed{q_{GV} = h_2 - h_1}
  • Condenseur (évolution 3 \to 4) : sans transfert de travail utile (w_u = 0), le transfert thermique reçu par le fluide est q = h_4 - h_3 < 0. Le transfert thermique massique récupéré par le circuit secondaire est donc :

    \boxed{q_{\text{Cond}} = h_3 - h_4}

2. Applications numériques D'après les valeurs obtenues à la question précédente :

  • h_1 \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • h_2 \approx 3\,100\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • h_3 \approx 2\,680\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • h_4 \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

On en déduit :

\begin{aligned} w_{iT} &= 2\,680 - 3\,100 = \boxed{-420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}} \quad (\text{soit } |w_{iT}| = 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \text{ fourni à la turbine}) \\ q_{GV} &= 3\,100 - 420 = \boxed{2\,680\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}} \\ q_{\text{Cond}} &= 2\,680 - 420 = \boxed{2\,260\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}} \end{aligned}

Remarque : La pompe étant isenthalpique (h_1 = h_4), on vérifie le bilan sur le cycle : |w_{iT}| + q_{\text{Cond}} = 420 + 2\,260 = 2\,680\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = q_{GV}.

3. Rendement de l'installation Le travail net utile fourni à l'extérieur par cycle provient uniquement de la turbine car l'évolution dans la pompe est supposée isenthalpique (w_{\text{pompe}} \approx 0). Le rendement thermique de l'installation est donc :

\eta = \frac{|w_{iT}|}{q_{GV}} = \frac{h_2 - h_3}{h_2 - h_1}
\boxed{\eta = \frac{h_2 - h_3}{h_2 - h_1}}

Numériquement :

\eta = \frac{420}{2\,680} \approx 0{,}157 \approx 16\,\%

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde aux erreurs de signe et revoyez la définition du rendement de la machine thermique.

« quelques problèmes de signes dans cette question. Les élèves ont du mal à définir le rendement de la machine thermique. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : débit massique, bilan de puissance

Évaluer le débit massique en eau du circuit primaire, noté , pour une production d'électricité d'une puissance .

Voir l'indice

Relier la puissance électrique totale à la puissance mécanique massique fournie par la turbine via \mathcal{P}_{\text{élec}} = D_{m1} |w_{i\text{T}}|.

Voir la stratégie
  1. Relier la puissance électrique produite \mathcal{P}_{\text{élec}} au débit massique d'eau D_{m1} et au travail utile massique échangé dans la turbine |w_{i\text{T}}|, en tenant compte du rendement unitaire de l'alternateur et de l'absence de pertes mécaniques.
  2. Exprimer littéralement D_{m1}, puis réaliser l'application numérique avec les valeurs obtenues à la question précédente.
Voir la réponse courte

Détermination du débit massique d'eau du circuit primaire par la relation de puissance D_{m1} = P_{\text{élec}} / |w_{iT}|.

Voir le corrigé complet

D'après les hypothèses de l'énoncé, les pertes mécaniques de la turbine sont négligées et le rendement de l'alternateur est de 100\,\%. La puissance électrique produite \mathcal{P}_{\text{élec}} est donc égale à la puissance mécanique fournie par le fluide à la turbine :

\mathcal{P}_{\text{élec}} = \mathcal{P}_{\text{méc, fournie}} = D_{m1}\,|w_{i\text{T}}| = D_{m1}\,(h_2 - h_3)

On en déduit l'expression du débit massique d'eau dans le circuit primaire :

\boxed{D_{m1} = \frac{\mathcal{P}_{\text{élec}}}{h_2 - h_3} = \frac{\mathcal{P}_{\text{élec}}}{|w_{i\text{T}}|}}

Application numérique : Avec \mathcal{P}_{\text{élec}} \approx 250\text{ kW} = 250\times 10^3\text{ W} et |w_{i\text{T}}| \approx 420\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} = 420\times 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} (d'après la question Q30) :

\begin{aligned} D_{m1} &= \frac{250\times 10^3}{420\times 10^3} = \frac{25}{42} \approx 0{,}60\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

Soit, en unité horaire :

D_{m1} \approx 0{,}60 \times 3600 \approx 2{,}1\times 10^3\text{ kg}\cdot\text{h}^{-1} = 2{,}1\text{ t}\cdot\text{h}^{-1}
\boxed{D_{m1} \approx 0{,}60\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Partie VI : Machine synchrone

Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : conservation du flux magnétique, champ magnétique

La norme du champ magnétique est-elle uniforme dans le circuit magnétique ? Sinon, préciser les zones où le champ magnétique est le plus intense et est le moins intense.

Voir l'indice

Relier l'espacement des lignes de champ magnétique à l'intensité de la norme du champ : les zones resserrées correspondent aux champs les plus intenses.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le lien entre la norme du champ magnétique et la densité spatiale des lignes de champ (plus les lignes de champ sont resserrées, plus le champ est intense).
  2. Analyser la répartition des lignes de champ sur la figure 7 pour conclure sur la non-uniformité du champ.
  3. Identifier visuellement les régions de resserrement maximal (champ le plus intense) et les régions d'espacement maximal (champ le moins intense).
Voir la réponse courte

Conservation du flux magnétique dans le circuit : le champ est plus intense dans les sections transverses de plus faible aire.

Voir le corrigé complet

La norme du champ magnétique \vec{B} en un point est proportionnelle à la densité locale des lignes de champ.

Sur la figure 7, les lignes de champ ne sont manifestement pas parallèles et équidistantes :

\boxed{\text{La norme du champ magnétique n'est pas uniforme dans le circuit magnétique.}}

En observant la géométrie du spectre magnétique :

  • Zone de champ le plus intense : les lignes de champ sont les plus denses (les plus resserrées) au niveau de la région centrale du rotor, le long de l'axe de symétrie défini par \vec{n}_1, ainsi que dans l'entrefer à la traversée selon cet axe horizontal (\theta = 0 et \theta = \pi).
  • Zone de champ le moins intense : les lignes de champ sont les plus espacées à la périphérie extérieure de la culasse du stator ainsi qu'au voisinage du plan contenant les conducteurs aller-retour (\theta \approx \pm \pi/2), où les lignes de champ se séparent et contournent les encoches.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à répondre complètement en indiquant où le champ est le plus intense et le moins intense.

« Il fallait bien répondre à la question et préciser où le champ était le plus intense et le moins intense. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : théorème d'ampère, excitation magnétique

Pour la ligne de champ moyenne, on note et les normes du champ d'excitation magnétique dans l'air (entrefer) et dans le fer. Ces normes sont supposées uniformes le long de cette ligne de champ. Par application du théorème d'Ampère, relier , , , et .

Voir l'indice

Choisir un contour fermé d'Ampère suivant la ligne de champ moyenne en comptant les deux traversées de l'entrefer d'épaisseur e et le parcours dans le circuit ferromagnétique.

Voir la stratégie
  1. Choisir un contour d'intégration fermé \Gamma épousant la ligne de champ moyenne, orienté dans le sens du champ.
  2. Identifier les domaines traversés : le matériau ferromagnétique (stator et rotor) et les deux traversées de l'entrefer.
  3. Appliquer le théorème d'Ampère sous sa forme locale intégrée pour le champ d'excitation magnétique \vec{H}.
Voir la réponse courte

Application du théorème d'Ampère sur la ligne moyenne du circuit magnétique : 2 H_{\text{air}} e + H_{\text{fer}} L_{\text{fer}} = N i_1(t).

Voir le corrigé complet

Le théorème d'Ampère pour le champ d'excitation magnétique \vec{H} le long d'un contour fermé \Gamma s'écrit :

\oint_{\Gamma} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = I_{\text{enlacé}}

où I_{\text{enlacé}} est le courant total traversant une surface s'appuyant sur \Gamma.

On choisit pour contour \Gamma la ligne de champ moyenne représentée sur la figure 7 :

  • Ce contour enlace un seul des deux conducteurs de la spire (par exemple le conducteur supérieur ou inférieur), de sorte que le courant libre enlacé est :

    I_{\text{enlacé}} = i_1(t)
  • Le contour est une ligne de champ, donc en tout point, le vecteur \vec{H} est colinéaire et de même sens que le vecteur déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{\ell}, d'où \vec{H}\cdot\mathrm{d}\vec{\ell} = H\,\mathrm{d}\ell.
  • La ligne se referme en traversant :

    • le fer (rotor et stator) sur une longueur totale L_{\text{fer}}, avec une norme uniforme H_{\text{fer}} ;
    • l'entrefer à deux reprises (une fois pour aller du rotor vers le stator, une fois pour revenir du stator vers le rotor), sur une épaisseur e à chaque passage, avec une norme uniforme H_{\text{air}}.

La circulation de \vec{H} le long de cette ligne de champ moyenne vaut donc :

\oint_{\Gamma} \vec{H} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = 2 e \, H_{\text{air}} + L_{\text{fer}} \, H_{\text{fer}}

On en déduit la relation demandée :

\boxed{2 e \, H_{\text{air}} + L_{\text{fer}} \, H_{\text{fer}} = i_1(t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

N'oubliez pas que la ligne de champ traverse l'entrefer à deux reprises.

« les candidats ont parfois oublié que la ligne de champ passe deux fois dans l’entrefer. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : réluctance, entrefer

Déterminer l'expression de en fonction de , de et de .

Voir l'indice

Utiliser les relations constitutives B = \mu_0 H_{\text{air}} = \mu_0 \mu_r H_{\text{fer}} et l'hypothèse \mu_r e \gg L_{\text{fer}} pour négliger la réluctance du fer devant celle de l'entrefer.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les champs d'excitation magnétique H_{\text{air}} et H_{\text{fer}} en fonction de l'induction commune B à l'aide des relations constitutives des milieux.
  2. Réinjecter ces expressions dans le théorème d'Ampère établi à la question Q33.
  3. Utiliser la condition géométrique et magnétique \mu_r e \gg L_{\text{fer}} pour négliger la contribution du fer devant celle de l'entrefer.
Voir la réponse courte

Avec l'approximation du fer doux infiniment perméable (H_{\text{fer}} \approx 0), la relation donne B = \mu_0 H_{\text{air}} \approx \frac{\mu_0 N i_1(t)}{2e}.

Voir le corrigé complet

Les relations constitutives dans l'air (assimilé au vide) et dans le fer (milieu magnétique linéaire homogène et isotrope de perméabilité relative \mu_r) s'écrivent :

H_{\text{air}} = \frac{B}{\mu_0} \quad \text{et} \quad H_{\text{fer}} = \frac{B}{\mu_0 \mu_r}

En reportant ces relations dans le théorème d'Ampère obtenu à la question Q33 (2e H_{\text{air}} + L_{\text{fer}} H_{\text{fer}} = i_1(t)), on obtient :

\frac{B}{\mu_0}\left(2e + \frac{L_{\text{fer}}}{\mu_r}\right) = i_1(t)

D'après l'énoncé, la machine vérifie \mu_r e \gg L_{\text{fer}}, c'est-à-dire :

\frac{L_{\text{fer}}}{\mu_r} \ll e < 2e

Le terme d'excitation dans le fer est donc négligeable devant celui dans l'entrefer :

\frac{2e B}{\mu_0} \approx i_1(t)

On en déduit l'expression de la norme B :

\boxed{B = \frac{\mu_0 \, i_1(t)}{2e}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne faut pas omettre le double passage de la ligne de champ dans l'entrefer.

« les candidats ont parfois oublié que la ligne de champ passe deux fois dans l’entrefer. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Notions : entrefer, ligne de champ

Représenter graphiquement en fonction de , l'allure de pour et .

Voir l'indice

Constater que le champ traverse radialement l'entrefer dans un sens sous le conducteur aller et dans le sens opposé sous le conducteur retour, formant un créneau bivalué sur [-\pi,\pi].

Voir la stratégie
  1. Identifier le sens de parcours des lignes de champ magnétique \vec{B} dans l'entrefer en fonction de l'angle \theta repéré par rapport à la normale \vec{n}_1.
  2. Projeter le champ sur le vecteur unitaire radial \vec{e}_r (orienté du rotor vers le stator) sachant que sa norme est uniforme et égale à B = \dfrac{\mu_0 \, i_1(t)}{2e}.
  3. Tracer la fonction B_{\text{spire}}(\theta, t) sous forme de créneau sur l'intervalle [-\pi, \pi].
Voir la réponse courte

Allure en créneaux alternés pour la composante radiale de \vec{B} dans l'entrefer en fonction de l'abscisse angulaire \theta.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 7 de l'énoncé et la règle du tire-bouchon de Maxwell :

  • Pour i_1(t) > 0, le courant sort du plan au conducteur supérieur (\theta = +\frac{\pi}{2}) et entre dans le plan au conducteur inférieur (\theta = -\frac{\pi}{2}).
  • Les lignes de champ traversent donc le rotor de la gauche vers la droite le long de l'axe défini par \vec{n}_1.
  • Dans l'entrefer, pour \theta \in \left]-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}\right[, le champ magnétique est dirigé du rotor vers le stator, c'est-à-dire dans le sens de \vec{e}_r :

    \vec{B}_{\text{spire}}(\theta, t) = +B \, \vec{e}_r \implies B_{\text{spire}}(\theta, t) = +B = +\frac{\mu_0 \, i_1(t)}{2e}
  • Pour les angles extérieurs, soit \theta \in \left[-\pi, -\frac{\pi}{2}\right[ \cup \left]\frac{\pi}{2}, \pi\right], les lignes de champ se referment en entrant du stator vers le rotor, soit en sens opposé à \vec{e}_r :

    \vec{B}_{\text{spire}}(\theta, t) = -B \, \vec{e}_r \implies B_{\text{spire}}(\theta, t) = -B = -\frac{\mu_0 \, i_1(t)}{2e}

Le champ magnétique radial B_{\text{spire}}(\theta, t) présente donc une allure en créneau alternatif, symétrique, représentée ci-dessous.

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez d'anticiper hâtivement un champ sinusoïdal, ce qui mène à de nombreux tracés erronés.

« les candidats ont parfois voulu arriver trop vite vers un champ magnétique sinusoïdal. On trouve beaucoup de schémas faux. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Notions : enroulement statorique, champ magnétique

Représenter graphiquement, en fonction de , l'allure de la fonction pour et . On prendra .

Voir l'indice

Superposer graphiquement par sommation algébrique les trois signaux en créneaux décalés d'un angle \alpha, conduisant à une onde en escalier à trois paliers.

Voir la stratégie
  1. Identifier la contribution de chaque spire au champ magnétique dans l'entrefer en utilisant le principe de superposition linéaire.
  2. Déterminer les positions angulaires des six faisceaux de conducteurs (trois conducteurs « aller » et trois conducteurs « retour ») pour en déduire les abscisses de discontinuité.
  3. Construire le profil de B_1(\theta,t) par paliers successifs sur l'intervalle [-\pi,\pi].
Voir la réponse courte

Tracé de l'allure crénelée par superposition des distributions de champ magnétique créées par les spires décalées de l'enroulement statorique.

Voir le corrigé complet

Le stator comporte trois spires identiques décalées angulairement de \alpha \approx \frac{\pi}{6} et parcourues par le même courant i_1(t) > 0. D'après le principe de superposition, le champ magnétique total dans l'entrefer est la somme des champs créés par chacune des spires :

B_1(\theta,t) = \sum_{k=-1}^{1} B_{\text{spire},k}(\theta,t)

Chaque spire k \in \{-1, 0, 1\} présente :

  • un conducteur « aller » (\odot) situé à la position angulaire \theta_a^{(k)} = \frac{\pi}{2} + k\alpha ;
  • un conducteur « retour » (\otimes) diamétralement opposé situé à \theta_r^{(k)} = -\frac{\pi}{2} + k\alpha.

Pour \alpha = \frac{\pi}{6}, les conducteurs « aller » se situent aux cotes angulaires :

\frac{\pi}{3}, \quad \frac{\pi}{2}, \quad \frac{2\pi}{3}

et les conducteurs « retour » aux cotes :

-\frac{2\pi}{3}, \quad -\frac{\pi}{2}, \quad -\frac{\pi}{3}

Chaque conducteur traversé dans le sens des \theta croissants fait varier la composante radiale du champ magnétique d'un saut de \pm 2B, avec B = \frac{\mu_0 i_1(t)}{2e} :

  • +2B lors du franchissement d'un conducteur « retour » (\otimes) en -\frac{2\pi}{3}, -\frac{\pi}{2} et -\frac{\pi}{3} ;
  • -2B lors du franchissement d'un conducteur « aller » (\odot) en \frac{\pi}{3}, \frac{\pi}{2} et \frac{2\pi}{3}.

La fonction B_1(\theta,t) est donc une fonction en escalier, paire en \theta, prenant les valeurs suivantes :

B_1(\theta,t) = \begin{cases} +3B & \text{pour } \theta \in \left[-\frac{\pi}{3}, \frac{\pi}{3}\right] \\ +B & \text{pour } \theta \in \left]\frac{\pi}{3}, \frac{\pi}{2}\right] \cup \left[-\frac{\pi}{2}, -\frac{\pi}{3}\right[ \\ -B & \text{pour } \theta \in \left]\frac{\pi}{2}, \frac{2\pi}{3}\right] \cup \left[-\frac{2\pi}{3}, -\frac{\pi}{2}\right[ \\ -3B & \text{pour } \theta \in \left]\frac{2\pi}{3}, \pi\right] \cup \left[-\pi, -\frac{2\pi}{3}\right[ \end{cases}
Voir ce qu'a relevé le jury

Ne postulez pas prématurément un profil sinusoïdal pour le champ, source de schémas faux.

« les candidats ont parfois voulu arriver trop vite vers un champ magnétique sinusoïdal. On trouve beaucoup de schémas faux. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : théorème de leblanc, champ tournant

Déterminer l'expression du champ magnétique créé par le stator dans l'entrefer. On posera : . Justifier que ce champ magnétique est un champ tournant à la vitesse angulaire qu'on précisera.

Voir l'indice

Sommer les contributions radiales \vec{B}_s = \vec{B}_1 + \vec{B}_2 et transformer le produit trigonométrique à l'aide de l'identité \cos(a)\cos(b) + \sin(a)\sin(b) = \cos(a-b).

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe de superposition pour déterminer le champ magnétique total \vec{B}_s(\theta,t) = \vec{B}_1(\theta,t) + \vec{B}_2(\theta,t).
  2. Utiliser la formule trigonométrique d'addition pour simplifier la somme.
  3. Identifier la condition de propagation de la phase pour déterminer le vecteur rotation \vec{\omega} du champ tournant.
Voir la réponse courte

Superposition de deux champs pulsés orthogonaux dans l'espace et en quadrature de phase, formant un champ tournant à la vitesse \omega_s.

Voir le corrigé complet

Par le principe de superposition, le champ magnétique total créé par les deux enroulements statoriques dans l'entrefer s'écrit :

\begin{aligned} \vec{B}_s(\theta,t) &= \vec{B}_1(\theta,t) + \vec{B}_2(\theta,t) \\ &= K\,i_1(t)\cos(\theta)\,\vec{e}_r + K\,i_2(t)\sin(\theta)\,\vec{e}_r \end{aligned}

En remplaçant les intensités par leurs expressions i_1(t) = I_{\max}\cos(\omega_s t) et i_2(t) = I_{\max}\sin(\omega_s t), et en posant B_{s0} = K I_{\max} :

\vec{B}_s(\theta,t) = B_{s0}\big(\cos(\omega_s t)\cos(\theta) + \sin(\omega_s t)\sin(\theta)\big)\vec{e}_r

D'après la relation trigonométrique \cos(a-b) = \cos a\cos b + \sin a\sin b :

\boxed{\vec{B}_s(\theta,t) = B_{s0}\cos(\omega_s t - \theta)\,\vec{e}_r}

Pour un observateur situé à la position angulaire \theta(t) telle que la phase reste constante :

\omega_s t - \theta(t) = \text{cte} \implies \theta(t) = \omega_s t + \text{cte}

La distribution spatiale du champ magnétique conserve une forme constante et tourne autour de l'axe central avec une vitesse angulaire \dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} = \omega_s.

Il s'agit donc bien d'un champ tournant, de vecteur rotation :

\boxed{\vec{\omega} = \omega_s\,\vec{e}_z}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : énergie magnétique, intégrale volumique

Exprimer l'énergie magnétique stockée dans l'entrefer à l'aide d'une intégrale qu'on ne demande pas d'intégrer et faisant intervenir et .

Voir l'indice

Intégrer la densité d'énergie magnétique volumique w_m = \frac{\vec{B}^2}{2\mu_0} sur le volume cylindrique élémentaire de l'entrefer.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique total \vec{B} dans l'entrefer par superposition des champs statorique et rotorique.
  2. Rappeler la densité volumique d'énergie magnétique dans le vide (ou l'air).
  3. Écrire l'énergie magnétique totale W_m sous forme d'intégrale sur le volume de l'entrefer, puis expliciter l'intégration angulaire en utilisant la finesse de l'entrefer.
Voir la réponse courte

Écriture intégrale de l'énergie magnétique dans le volume de l'entrefer : W_m = \iiint \frac{(\vec{B}_s + \vec{B}_R)^2}{2\mu_0}\,\mathrm{d}\tau.

Voir le corrigé complet

Par le principe de superposition, le champ magnétique total dans l'entrefer est la somme des champs créés par le stator et par le rotor :

\vec{B}(\theta, t) = \vec{B}_s(\theta, t) + \vec{B}_R(\theta, t)

L'air de l'entrefer étant assimilé au vide de perméabilité magnétique \mu_0, la densité volumique d'énergie magnétique s'écrit :

w_m = \frac{\vec{B}^2}{2\mu_0} = \frac{\left(\vec{B}_s + \vec{B}_R\right)^2}{2\mu_0}

L'énergie magnétique totale W_m emmagasinée dans l'entrefer s'obtient par intégration sur le volume de l'entrefer \mathcal{V}_{\text{entrefer}} :

\boxed{W_m = \iiint_{\mathcal{V}_{\text{entrefer}}} \frac{\left(\vec{B}_s + \vec{B}_R\right)^2}{2\mu_0} \, \mathrm{d}\tau}

Compte tenu de la géométrie cylindrique, en notant R_e le rayon moyen de l'entrefer, e son épaisseur (e \ll R_e) et L_e sa longueur axiale, l'élément de volume s'écrit \mathrm{d}\tau \approx R_e \, \mathrm{d}\theta \, \mathrm{d}r \, \mathrm{d}z. Le champ étant uniforme suivant l'épaisseur e et la direction axiale, l'intégrale se simplifie en :

\boxed{W_m = \frac{R_e L_e e}{2\mu_0} \int_0^{2\pi} \left(\vec{B}_s(\theta,t) + \vec{B}_R(\theta,t)\right)^2 \, \mathrm{d}\theta}

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : analyse dimensionnelle, géométrie d'entrefer

Préciser l'unité du produit et indiquer à quels paramètres du système correspondent chacun des deux termes : et .

Voir l'indice

Analyser la dimension du terme volumique élémentaire de l'entrefer d\mathcal{V} \approx R_e \mathrm{d}\theta \cdot L_e \cdot e.

Voir la stratégie
  1. Identifier la dimension du produit R_e L_e e à partir de l'expression de l'énergie magnétique volumique intégrée sur l'entrefer.
  2. Associer chaque terme à la géométrie cylindrique de la machine synchrone.
Voir la réponse courte

Le produit R_e L_e e est homogène à un volume en \mathrm{m}^3 ; R_e est le rayon du rotor et L_e sa longueur axiale.

Voir le corrigé complet

L'énergie magnétique est obtenue par intégration de la densité volumique d'énergie magnétique sur le volume de l'entrefer :

W_m = \iiint_{\mathcal{V}_{\text{entrefer}}} \frac{B^2}{2\mu_0} \, \mathrm{d}\tau

L'élément de volume en coordonnées cylindriques s'écrit \mathrm{d}\tau = r \, \mathrm{d}r \, \mathrm{d}\theta \, \mathrm{d}z. Pour un entrefer d'épaisseur e très faible devant le rayon, r \approx R_e, l'intégration sur l'épaisseur radiale donne \int \mathrm{d}r = e et sur la longueur axiale donne \int \mathrm{d}z = L_e.

Le volume total de l'entrefer vaut ainsi :

\mathcal{V}_{\text{entrefer}} = 2\pi R_e L_e e

Le produit R_e L_e e est donc homogène à un volume. Son unité dans le Système International est :

\boxed{\mathrm{m}^3 \quad (\text{mètre cube})}

Par identification avec la géométrie cylindrique de la machine :

  • R_e est le rayon moyen de l'entrefer (ou rayon du rotor/stator) ;
  • L_e est la longueur axiale (selon l'axe Oz) de l'entrefer (ou de la machine).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'unité se déduisait de la question précédente ; évitez de confondre ces grandeurs avec résistance et inductance.

« en considérant la question précédente, on pouvait rapidement arriver à l’unité du produit demandée. »

« quelques grosses confusions avec les grandeurs électriques : résistance et inductance. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : couple électromagnétique, machine synchrone

Préciser l'expression de en fonction de , , , , , , , et de .

Voir l'indice

Dériver l'expression approchée de W_m par rapport à \theta_R en appliquant la formule de Leibniz rappelée dans l'énoncé.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée partielle de l'énergie magnétique W_m par rapport à la coordonnée angulaire du rotor \theta_R, les amplitudes B_{s0} et B_{r0} étant indépendantes de \theta_R.
  2. Remplacer l'angle \theta_R(t) par son expression horaire \theta_R(t) = \Omega t + \theta_0.
Voir la réponse courte

Obtention du couple instantané par dérivation de l'énergie magnétique par rapport à la position angulaire du rotor : \Gamma_z = -\frac{\partial W_m}{\partial \theta_m}.

Voir le corrigé complet

L'énergie magnétique stockée dans l'entrefer est donnée par :

W_m = \frac{R_e L_e e}{2\mu_0}\left(\pi B_{s0}^2 + \pi B_{r0}^2 + 2\pi B_{r0}B_{s0} \cos(\omega_s t - \theta_R)\right)

Le couple électromagnétique selon l'axe (Oz) s'obtient par dérivation partielle par rapport à \theta_R à courants constants :

\begin{aligned} \Gamma_z(t) &= \frac{\partial W_m}{\partial \theta_R} \\ &= \frac{R_e L_e e}{2\mu_0} \times 2\pi B_{r0}B_{s0} \frac{\partial}{\partial \theta_R}\left[\cos(\omega_s t - \theta_R)\right] \end{aligned}

Or :

\frac{\partial}{\partial \theta_R}\left[\cos(\omega_s t - \theta_R)\right] = -(-\sin(\omega_s t - \theta_R)) = \sin(\omega_s t - \theta_R)

En injectant la loi horaire de la position angulaire du rotor \theta_R(t) = \Omega t + \theta_0, il vient :

\boxed{\Gamma_z(t) = \frac{\pi R_e L_e e}{\mu_0} B_{r0} B_{s0} \sin\left((\omega_s - \Omega)t - \theta_0\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait dériver par rapport à la position angulaire du rotor et non par rapport au temps, sans modifier le signe moins.

« Attention, il s’agissait d’une dérivée par rapport à la position du rotor et non par rapport au temps. »

« Le signe « - » devant l’expression du couple a perturbé les candidats qui ont souvent voulu changer ce signe. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : condition de synchronisme, couple moyen

On considère que est fixé par le réseau électrique extérieur. À quelle condition sur , le couple moyen est-il non nul ? Comment appelle-t-on cette condition ? Préciser, en fonction de , , , , , , et de , l'expression de ce couple moyen.

Voir l'indice

Identifier le terme oscillant en (\omega_s - \Omega)t : la moyenne temporelle n'est non nulle que si la pulsation d'oscillation s'annule, ce qui définit la condition de synchronisme.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression du couple instantané obtenue à la question précédente et analyser sa moyenne temporelle selon que la phase dépend ou non du temps.
  2. Identifier la condition assurant une phase constante, nommer ce régime de fonctionnement fondamental des machines synchrones, puis en déduire l'expression explicite du couple moyen.
Voir la réponse courte

Condition de synchronisme \Omega = \omega_s garantissant un couple moyen non nul, exprimé en fonction du déphasage interne \theta_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q40, le couple électromagnétique instantané s'exerçant sur le rotor s'écrit :

\Gamma_z(t) = \frac{\pi R_e L_e e}{\mu_0} B_{r0} B_{s0} \sin\bigl((\omega_s - \Omega)t - \theta_0\bigr)

La valeur moyenne temporelle du couple est définie par :

\langle \Gamma_z \rangle = \lim_{T \to +\infty} \frac{1}{T} \int_0^T \Gamma_z(t) \, \mathrm{d}t
  • Si \Omega \neq \omega_s, \Gamma_z(t) est une grandeur sinusoïdale de pulsation non nulle |\omega_s - \Omega|. La moyenne temporelle d'un signal sinusoïdal de moyenne nulle étant nulle, on a \langle \Gamma_z \rangle = 0.
  • Pour que le couple moyen soit non nul (en dehors du cas particulier où \theta_0 \equiv 0 \ [\pi]), il faut que l'argument du sinus soit indépendant du temps, ce qui impose :
\boxed{\Omega = \omega_s}

Cette égalité est la condition de synchronisme.

Lorsque la condition de synchronisme \Omega = \omega_s est satisfaite, le couple instantané devient indépendant du temps :

\Gamma_z(t) = \frac{\pi R_e L_e e}{\mu_0} B_{r0} B_{s0} \sin(-\theta_0) = -\frac{\pi R_e L_e e}{\mu_0} B_{r0} B_{s0} \sin(\theta_0)

Le couple moyen est alors égal à cette valeur constante :

\boxed{\langle \Gamma_z \rangle = -\frac{\pi R_e L_e e}{\mu_0} B_{r0} B_{s0} \sin(\theta_0)}

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : machine synchrone, stabilité

On suppose que cette condition est respectée. À quelle condition sur a-t-on un fonctionnement alternateur ? Un fonctionnement moteur stable ?

Voir l'indice

Étudier le signe du couple moyen selon \theta_0 : un fonctionnement moteur nécessite un couple positif s'opposant au couple résistant, et la stabilité mécanique impose une dérivée de rappel \frac{\partial \langle \Gamma_z \rangle}{\partial \theta_0} < 0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance électromagnétique reçue par le rotor \mathcal{P}_{\text{em}} = \Gamma_z \Omega (avec \Omega = \omega_s > 0) pour distinguer les régimes moteur (\Gamma_z > 0) et alternateur (\Gamma_z < 0).
  2. Établir la condition de stabilité du fonctionnement moteur en écrivant l'équation du mouvement du rotor soumise à une perturbation angulaire autour de l'équilibre.
Voir la réponse courte

Analyse du signe du couple moyen selon \theta_0 (moteur vs générateur) et étude de la stabilité autour du point de fonctionnement \frac{\mathrm{d}\Gamma}{\mathrm{d}\theta_0} < 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, lorsque la condition de synchronisme \Omega = \omega_s est vérifiée, le couple électromagnétique exercé sur le rotor est constant et s'écrit :

\Gamma_z = -\Gamma_{\max} \sin(\theta_0) \quad \text{avec} \quad \Gamma_{\max} = \frac{\pi R_e L_e e}{\mu_0} B_{r0} B_{s0} > 0

La puissance électromagnétique échangée au niveau du rotor s'écrit \mathcal{P}_{\text{em}} = \Gamma_z \Omega (avec \Omega = \omega_s > 0).

1. Fonctionnement alternateur En régime alternateur (générateur), la machine reçoit de la puissance mécanique d'un moteur d'entraînement extérieur et fournit de la puissance électrique au réseau. Le couple électromagnétique exercé sur le rotor doit donc être résistant :

\Gamma_z < 0 \iff -\Gamma_{\max} \sin(\theta_0) < 0 \iff \sin(\theta_0) > 0

Sur l'intervalle [-\pi, \pi], la condition pour un fonctionnement alternateur est :

\boxed{\theta_0 \in ]0, \pi[ \pmod{2\pi}}

Le rotor est alors en avance angulaire sur le champ tournant statorique.

2. Fonctionnement moteur stable En régime moteur, le couple électromagnétique entraîne le rotor, donc \Gamma_z > 0, ce qui impose :

\sin(\theta_0) < 0 \iff \theta_0 \in ]-\pi, 0[ \pmod{2\pi}

Pour analyser la stabilité, écrivons le théorème du moment cinétique appliqué au rotor en rotation autour de l'axe Oz :

J \frac{\mathrm{d}^2 \theta_R}{\mathrm{d}t^2} = \Gamma_z(\theta_0) + \Gamma_{\text{ext}}

où \Gamma_{\text{ext}} < 0 est le couple résistant exercé par la charge mécanique. À l'équilibre, \Gamma_z(\theta_0) = -\Gamma_{\text{ext}}.

Considérons une petite perturbation de la position angulaire autour de cet équilibre : \theta_0(t) = \theta_{0,\text{eq}} + \delta \theta_0(t). L'équation linéarisée de la perturbation s'écrit :

J \frac{\mathrm{d}^2 \delta\theta_0}{\mathrm{d}t^2} = \left.\frac{\mathrm{d}\Gamma_z}{\mathrm{d}\theta_0}\right|_{\theta_{0,\text{eq}}} \delta\theta_0

La stabilité impose l'existence d'un couple de rappel (pulsation d'oscillation réelle), soit :

\frac{\mathrm{d}\Gamma_z}{\mathrm{d}\theta_0} < 0 \iff -\Gamma_{\max} \cos(\theta_0) < 0 \iff \cos(\theta_0) > 0

En combinant cette condition de stabilité avec la condition de fonctionnement moteur (\sin(\theta_0) < 0), on en déduit :

\boxed{\theta_0 \in \left]-\frac{\pi}{2}, 0\right[ \pmod{2\pi}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le signe moins du couple a déstabilisé les candidats, conduisant fréquemment à inverser les conditions recherchées.

« Le signe « - » devant l’expression du couple a perturbé les candidats qui ont souvent voulu changer ce signe. Les conditions demandées à la question 42 étaient alors souvent inversées. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 ?

Surtout 4 chapitres : Oxydoréduction et électrochimie (23 % des questions, partie I), Diffusion thermique et diffusion de particules (15 %, partie II), Conversion de puissance (14 %, partie VI) et Magnétostatique (13 %). Plus ponctuellement : Induction électromagnétique, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Thermodynamique chimique et équilibres, Cinématique et dynamique du point, Machines thermiques et systèmes ouverts…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 13 questions sur 42 (31 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie I.1 (Q1 à Q4). Avec les autres programmes de première année : 17 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 ?

Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 45 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q24 (force de laplace).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 ?

Questions de cours : Q1 (nombre d'oxydation), Q6 (eau de javel), Q7 (courbe courant-potentiel), Q8 (impédance d'entrée), Q9 (demi-équation électronique), Q10 (courbe courant-potentiel), Q15 (vecteur densité de courant), Q16 (loi de fick)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (réaction d'oxydoréduction), Q14 (principe fondamental de la dynamique), Q29 (diagramme des frigoristes), Q33 (théorème d'ampère) et Q34 (réluctance).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (37 sur 42), par exemple : Q1 à Q21, Q23, Q26 à Q28 et Q31 à Q42.

Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CCINP Physique-Chimie PSI 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Selon le rapport, la moyenne nationale est un peu supérieure à 10/20 : les questions directes de cours sont généralement bien traitées, mais les questions plus ardues ont désarçonné beaucoup de candidats. Moyenne : 10,19/20 (écart-type 3,78, 5 146 présents).

Comment relier surface d'électrode et coût énergétique en Q13 ?

À masse d'or et durée fixées, le courant total est imposé par la loi de Faraday. Augmenter la surface S réduit la densité de courant J, ce qui diminue la surtension d'électrode ainsi que la tension globale de cuve, réduisant l'énergie électrique consommée.

Quels cadres d'induction faut-il citer en Q23 ?

Les deux cadres physiques fondamentaux du cours : l'induction de Neumann (circuit fixe dans un champ magnétique variable) et l'induction de Lorentz (circuit en mouvement dans un champ magnétique stationnaire). Le jury sanctionne les réponses citant des applications technologiques comme les plaques à induction.

Pourquoi un facteur 2 apparaît-il pour l'entrefer en Q33 et Q34 ?

Parce que toute ligne de champ magnétique est fermée : elle traverse nécessairement l'entrefer une première fois du rotor vers le stator, puis une seconde fois du stator vers le rotor. L'intégrale de circulation sur le contour fermé cumule donc deux traversées d'épaisseur e, soit une longueur totale 2e.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
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Position estimée
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 42 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 10,19 et d'écart-type 3,78 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.