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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 PSI 2025

Le vélo hybride : toujours électrique, même sans batterie

Ce sujet moderne et très complet aborde la chaîne d'électromobilité d'un vélo hybride combinant supercondensateurs et petite batterie lithium-ion. Il balaye avec un grand réalisme technique trois piliers du programme de PSI : la modélisation microscopique et macroscopique du stockage capacitif couplé à un convertisseur continu-continu non-isolé (SEPIC), la chimie des matériaux et du recyclage (lixiviation, modèle à cœur rétrécissant sous contrôle diffusionnel/cinétique et précipitation sélective), et enfin l'actionneur électromécanique complet (moteur synchrone à aimants permanents outrunner piloté par onduleur MLI précalculé).

L'épreuve est remarquablement équilibrée, associant modélisations théoriques fondamentales, calculs d'ordres de grandeur d'ingénierie et questions ouvertes valorisantes. C'est un sujet d'entraînement d'un intérêt pédagogique exceptionnel pour les révisions de concours en filière PSI.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,23/20)
Temps estimé
≈ 3 h 45 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 11 questions sur 39, partie II.2.

Où gagner des points

Rapides et accessibles (21) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (5) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : données en annexe, ambiguïté
  • Données en annexe

    Les grandeurs numériques indispensables à la résolution de problème de la question Q7 (masse totale, vitesse, pente, rendement) se trouvent dans les données en fin d'énoncé.

  • Ambiguïté

    À la question Q12, le calcul des valeurs extrêmes du rapport cyclique attend l'utilisation de la formule idéale établie en Q11, sans tenir compte de la relation avec résistance parasite introduite juste au-dessus.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Le pack de supercondensateurs

I.1 · Étude d'un supercondensateur

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : théorème de gauss, plan infini, champ électrostatique

Déterminer le champ électrostatique créé par un plan infini de densité surfacique de charge . En déduire le champ électrostatique entre les deux électrodes du condensateur double couche ().

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss à un plan infini chargé pour exprimer son champ, puis utiliser le théorème de superposition en sommant les contributions des quatre nappes chargées situées en -a, -a+\delta, a-\delta et a.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de Gauss à un cylindre fermé pour déterminer le champ créé par un plan infini uniformément chargé dans un milieu diélectrique de permittivité \varepsilon = \varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}.
  2. Utiliser le principe de superposition pour déterminer le champ total \vec{E}(x) en sommant les contributions des quatre nappes de charge surfacique selon les trois régions de l'intervalle [-a, a].
Voir la réponse courte

Application du théorème de Gauss à un plan infini pour déterminer le champ, puis principe de superposition pour le condensateur.

Voir le corrigé complet

1. Champ électrostatique d'un plan infini chargé

Considérons un plan infini confondu avec le plan (yOz), portant une densité surfacique de charge uniforme \sigma, immergé dans un milieu de permittivité diélectrique \varepsilon = \varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}.

  • Par invariance par translation selon Oy et Oz, le champ électrostatique ne dépend que de l'abscisse x.
  • Tout plan orthogonal à (yOz) passant par le point d'observation est un plan de symétrie de la distribution, donc \vec{E}_{\mathrm{p}}(x) = E_{\mathrm{p}}(x)\vec{u}_x.
  • Le plan (yOz) est un plan de symétrie de la distribution, d'où la relation d'antisymétrie : E_{\mathrm{p}}(-x) = -E_{\mathrm{p}}(x).

On applique le théorème de Gauss à un cylindre de section droite \mathcal{S}, d'axe (Ox), s'étendant de -x à +x (avec x > 0) :

\Phi = \iint_{\text{cylindre}} \vec{E}_{\mathrm{p}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = 2 E_{\mathrm{p}}(x)\mathcal{S} = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} = \frac{\sigma \mathcal{S}}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}}

On en déduit :

\boxed{ \vec{E}_{\mathrm{p}}(x) = \begin{cases} +\dfrac{\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \vec{u}_x & \text{si } x > 0 \\[1em] -\dfrac{\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \vec{u}_x & \text{si } x < 0 \end{cases} }

2. Champ électrostatique entre les électrodes (-a < x < a)

Le système est constitué de quatre plans infinis parallèles d'abscisses respectives :

  • x_1 = -a de densité +\sigma ;
  • x_2 = -a+\delta de densité -\sigma' ;
  • x_3 = a-\delta de densité +\sigma' ;
  • x_4 = a de densité -\sigma.

D'après le principe de superposition, le champ total s'écrit \vec{E}(x) = \sum_{i=1}^4 \vec{E}_i(x) :

  • Pour -a < x < -a+\delta : le point se situe à droite de x_1, et à gauche de x_2, x_3, x_4.

    \begin{aligned} \vec{E}(x) &= \left( +\frac{\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} - \frac{-\sigma'}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} - \frac{\sigma'}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} - \frac{-\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \right) \vec{u}_x = \frac{\sigma}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \vec{u}_x \end{aligned}
  • Pour -a+\delta < x < a-\delta : le point se situe à droite de x_1 et x_2, et à gauche de x_3 et x_4.

    \begin{aligned} \vec{E}(x) &= \left( +\frac{\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} + \frac{-\sigma'}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} - \frac{\sigma'}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} - \frac{-\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \right) \vec{u}_x = \frac{\sigma - \sigma'}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \vec{u}_x \end{aligned}
  • Pour a-\delta < x < a : le point se situe à droite de x_1, x_2, x_3, et à gauche de x_4.

    \begin{aligned} \vec{E}(x) &= \left( +\frac{\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} + \frac{-\sigma'}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} + \frac{\sigma'}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} - \frac{-\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \right) \vec{u}_x = \frac{\sigma}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \vec{u}_x \end{aligned}

En résumé, le champ électrostatique est constant par morceaux :

\boxed{ \vec{E}(x) = \begin{cases} \dfrac{\sigma}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \vec{u}_x & \text{pour } x \in [-a, -a+\delta] \cup [a-\delta, a] \\[1em] \dfrac{\sigma - \sigma'}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \vec{u}_x & \text{pour } x \in ]-a+\delta, a-\delta[ \end{cases} }

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : potentiel électrostatique, circulation du champ électrique

En raisonnant sur le potentiel électrostatique, montrer que

Voir l'indice

Intégrer la relation E(x) = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} par morceaux entre -a et a pour obtenir la différence de potentiel U = V(-a) - V(a).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de potentiel U = V(-a) - V(a) sous forme intégrale à partir de la relation locale \vec{E} = -\vec{\nabla} V.
  2. Découper l'intégrale selon les trois zones de l'entre-électrodes où le champ électrique déterminé en Q1 est uniforme par morceaux.
  3. Sommer les contributions pour obtenir l'expression demandée.
Voir la réponse courte

Intégration du champ électrique par morceaux entre les deux armatures pour relier la tension aux densités surfaciques de charge.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 3, l'électrode en x = -a est au potentiel +U/2 et celle en x = a est au potentiel -U/2. La tension U entre les deux électrodes s'écrit donc :

U = V(-a) - V(a)

Le potentiel électrostatique V(x) est relié au champ électrique par \vec{E} = -\dfrac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\,\vec{u}_x, ce qui donne par intégration :

U = \int_{-a}^{a} E(x)\,\mathrm{d}x

En utilisant l'expression par morceaux de E(x) établie à la question Q1 :

\begin{aligned} U &= \int_{-a}^{-a+\delta} \frac{\sigma}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,\mathrm{d}x + \int_{-a+\delta}^{a-\delta} \frac{\sigma - \sigma'}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,\mathrm{d}x + \int_{a-\delta}^{a} \frac{\sigma}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,\mathrm{d}x \\ &= \frac{\sigma}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,\delta + \frac{\sigma - \sigma'}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,2(a - \delta) + \frac{\sigma}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,\delta \\ &= \frac{\sigma}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,[2\delta + 2(a - \delta)] - \frac{2(a - \delta)}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,\sigma' \end{aligned}

On obtient bien la relation attendue :

\boxed{U = \frac{2a}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\sigma - \frac{2(a - \delta)}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\sigma'}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : capacité d'un condensateur, régime stationnaire, permittivité diélectrique

Justifier qu'en régime indépendant du temps, on a . En déduire l'expression de la capacité du supercondensateur en régime indépendant du temps. Comparer à la capacité d'un condensateur de même géométrie dans lequel la solution ionique serait remplacée par de l'air, de permittivité diélectrique .

Voir l'indice

En régime stationnaire, le courant ionique au cœur de l'électrolyte est nul, ce qui impose l'annulation du champ électrique entre les doubles couches ; en déduire que \sigma' = \sigma puis relier la charge Q = \sigma S à la tension U.

Voir la stratégie
  1. En régime indépendant du temps (stationnaire), relier l'absence de courant dans l'électrolyte au champ électrique volumique grâce à la loi d'Ohm locale pour en déduire \sigma' = \sigma.
  2. Injecter cette égalité dans la relation établie en Q2 pour exprimer la tension U, puis en déduire la capacité C_0 = Q/U.
  3. Exprimer la capacité d'un condensateur plan usuel de mêmes dimensions rempli d'air et former le rapport des deux grandeurs pour interpréter le gain capacitif.
Voir la réponse courte

Annulation du champ au cœur de l'électrolyte en régime permanent, d'où la capacité C_0 \approx \varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}S/(2\delta), très supérieure à celle dans l'air.

Voir le corrigé complet

1. Justification de \sigma' = \sigma :

En régime indépendant du temps, le milieu électrolytique est à l'équilibre électrostatique. Les doubles couches électrochimiques adjacentes aux électrodes étant isolantes (absence de transfert de charges aux interfaces), aucun courant continu ne peut circuler : la densité de courant volumique dans la solution s'annule, \vec{\jmath} = \vec{0}.

D'après la loi d'Ohm locale, \vec{\jmath} = \gamma \vec{E}, le champ électrique dans le cœur de la solution (-a+\delta < x < a-\delta) doit donc être nul :

\vec{E} = \frac{\sigma - \sigma'}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \, \vec{u}_x = \vec{0} \implies \sigma' = \sigma

2. Expression de la capacité C_0 :

En reportant \sigma' = \sigma dans la relation obtenue à la question Q2 :

U = \frac{2a}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \sigma - \frac{2(a - \delta)}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \sigma = \frac{2\delta}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \sigma

La charge portée par l'électrode située en x = -a (à potentiel positif +U/2) vaut Q = \sigma S. La capacité C_0 du supercondensateur s'en déduit par définition :

C_0 = \frac{Q}{U} = \frac{\sigma S}{\dfrac{2\delta}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \sigma}
\boxed{C_0 = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}} S}{2\delta}}

3. Comparaison avec un condensateur classique à air :

Un condensateur plan de même géométrie (surface transverse S et distance inter-électrodes 2a) rempli d'air (\varepsilon_{\mathrm{r}} = 1) a pour capacité :

C_{\text{air}} = \frac{\varepsilon_0 S}{2a}

Le rapport des capacités s'écrit donc :

\boxed{\frac{C_0}{C_{\text{air}}} = \varepsilon_{\mathrm{r}} \frac{a}{\delta}}

Résultat

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I.2 · Modèle électrocinétique du supercondensateur

Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : loi d'ohm locale, conservation de la charge

Réaliser un bilan de charge entre et pour le plan chargé se trouvant en et montrer que sa charge vérifie

Voir l'indice

Écrire la conservation de la charge sur la nappe en x = a-\delta : la variation de charge \mathrm{d}q' pendant \mathrm{d}t provient du courant volumique de conduction j S\,\mathrm{d}t où j = \gamma E(a-\delta^-).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur densité de courant volumique \vec{\jmath} dans l'électrolyte (pour x \in {]-a+\delta,\, a-\delta[}) à l'aide de la loi d'Ohm locale.
  2. Identifier les flux de charges entrant et sortant du plan de charge situé en x = a - \delta, en tenant compte du caractère isolant de la zone a - \delta < x < a.
  3. Établir le bilan de charge du plan entre t et t + \mathrm{d}t pour obtenir l'équation différentielle demandée.
Voir la réponse courte

Bilan de charge sur la couche avec la loi d'Ohm locale j = \gamma E et expression du champ électrique dans la zone centrale.

Voir le corrigé complet

Dans la solution ionique située entre les deux couches limites (-a+\delta < x < a-\delta), le champ électrique s'écrit, d'après le résultat de la question Q1 :

\vec{E}(t) = \frac{\sigma - \sigma'(t)}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\vec{u}_x.

D'après la loi d'Ohm locale, la conduction ionique est caractérisée par le vecteur densité de courant :

\vec{\jmath}(t) = \gamma \vec{E}(t) = \gamma \frac{\sigma - \sigma'(t)}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\vec{u}_x.

Considérons le plan chargé situé en x = a - \delta, de charge q'(t) = \sigma'(t)S :

  • Le milieu pour x > a - \delta est une double couche isolante, de sorte qu'aucun ion ne traverse cette région : le courant sortant est nul.
  • Le courant arrivant de l'électrolyte par la gauche (x < a - \delta) à travers la section S normale à \vec{u}_x vaut :

    i_{\text{entrant}}(t) = \vec{\jmath}(t)\cdot (S\vec{u}_x) = \gamma \frac{\sigma - \sigma'(t)}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}S.

Le bilan de charge pour ce plan entre les instants t et t + \mathrm{d}t s'écrit alors :

q'(t + \mathrm{d}t) - q'(t) = \mathrm{d}q' = i_{\text{entrant}}(t)\,\mathrm{d}t.

En divisant par \mathrm{d}t, on obtient immédiatement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}q'}{\mathrm{d}t} = \gamma\frac{\sigma - \sigma'(t)}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}S}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation différentielle linéaire, constante de temps, résistance série

En déduire que

Identifier un temps caractéristique d'évolution de . On modélise le supercondensateur par l'association d'un condensateur de capacité en série avec une résistance . Déterminer en fonction des paramètres du problème.

Voir l'indice

Remplacer \sigma par son expression en fonction de U et \sigma' issue de Q2 dans le bilan de charge, puis identifier la forme canonique d'un circuit RC série pour déterminer \tau et R_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \sigma en fonction de U et \sigma' grâce à la relation issue de la question Q2, puis l'injecter dans le bilan de charge obtenu à la question Q4.
  2. Identifier le temps caractéristique \tau par mise sous forme canonique de l'équation différentielle du premier ordre.
  3. Identifier la résistance série équivalente R_0 en reliant la constante de temps du dipôle R_0-C_0 série (\tau = R_0 C_0) à l'expression de C_0 établie en Q3.
Voir la réponse courte

Remplacement de \sigma à l'aide de U, identification du temps caractéristique \tau et déduction de la résistance équivalente R_0 = \tau/C_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, comme q' = \sigma' S, la dérivée temporelle de la densité surfacique de charge s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\sigma'}{\mathrm{d}t} = \frac{\gamma}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\left(\sigma - \sigma'\right).

D'autre part, la relation établie à la question Q2 permet d'exprimer \sigma en fonction de la tension appliquée U et de \sigma' :

U = \frac{2a}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\sigma - \frac{2(a-\delta)}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\sigma' \iff \frac{\sigma}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}} = \frac{U}{2a} + \frac{a-\delta}{a}\frac{\sigma'}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}.

En reportant cette expression dans celle de \dfrac{\mathrm{d}\sigma'}{\mathrm{d}t}, il vient :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\sigma'}{\mathrm{d}t} &= \gamma \left[ \frac{U}{2a} + \left(\frac{a-\delta}{a} - 1\right)\frac{\sigma'}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}} \right] \\ &= \frac{\gamma}{2a}U - \frac{\delta\gamma}{a\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\sigma'. \end{aligned}

On obtient bien l'équation différentielle régissant l'évolution de \sigma'(t) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\sigma'}{\mathrm{d}t} + \frac{\delta\gamma}{a\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\sigma' = \frac{\gamma}{2a}U}

Par identification avec la forme canonique \dfrac{\mathrm{d}\sigma'}{\mathrm{d}t} + \dfrac{\sigma'}{\tau} = \dfrac{\sigma'_{\infty}}{\tau}, on identifie le temps caractéristique \tau d'évolution de la double couche :

\boxed{\tau = \frac{a\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}{\delta\gamma}}

Dans le cadre de la modélisation du supercondensateur par l'association série d'une capacité C_0 et d'une résistance interne R_0, la constante de temps du circuit vaut :

\tau = R_0 C_0 \implies R_0 = \frac{\tau}{C_0}.

En utilisant l'expression de la capacité C_0 = \dfrac{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}S}{2\delta} déterminée à la question Q3 :

R_0 = \frac{\dfrac{a\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}{\delta\gamma}}{\dfrac{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}S}{2\delta}} = \frac{2a}{\gamma S}.
\boxed{R_0 = \frac{2a}{\gamma S}}

Résultat

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I.3 · Dimensionnement du pack de supercondensateurs du vélo hybride

Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : constante de temps, charge d'un condensateur, réponse indicielle

D'après les résultats du test de caractérisation présentés sur la figure 5, déterminer les valeurs numériques de et . On note la tension nominale d'une cellule.

Voir l'indice

Lire la chute ohmique initiale instantanée \Delta U pour trouver R_0 = \Delta U / I, puis utiliser la pente de décharge linéaire à courant constant \frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = -\frac{I}{C_0}.

Voir la stratégie
  1. Adopter la convention récepteur pour le dipôle supercondensateur modélisé par l'association série (C_0, R_0), pour laquelle la tension s'écrit U(t) = u_C(t) + R_0 I(t).
  2. Exploiter la continuité de la tension aux bornes du condensateur idéal u_C(t) lors des discontinuités de courant à t = 0 et t = T pour déterminer la résistance interne R_0.
  3. Exploiter la décharge à courant constant I = -33\text{ A} sur l'intervalle ]0, T[ pour relier la pente de la tension (ou la variation totale \Delta u_C) à la capacité C_0.
Voir la réponse courte

Détermination du saut de tension initial pour calculer R_0 = \Delta V/I_0 et de la pente de charge pour déterminer C_0.

Voir le corrigé complet

En convention récepteur pour le supercondensateur (figure 4), la loi des mailles s'écrit :

U(t) = u_C(t) + R_0 I(t)

où u_C(t) est la tension aux bornes de la capacité C_0. La tension u_C(t) est une variable d'état, donc continue en tout instant :

u_C(0^+) = u_C(0^-) = V_1 = 3{,}00\text{ V}

1. Détermination de la résistance interne R_0 :

À t = 0, le courant passe instantanément de 0 à I = -33\text{ A} (courant de décharge). La discontinuité de tension observée vaut :

U(0^+) - U(0^-) = \big(u_C(0^+) + R_0 I(0^+)\big) - \big(u_C(0^-) + R_0 I(0^-)\big) = R_0 \Delta I

Soit, en valeurs numériques :

\begin{aligned} V_2 - V_1 &= R_0 (-33 - 0) \\ 2{,}95 - 3{,}00 &= -33\, R_0 \implies R_0 = \frac{0{,}05}{33}\text{ }\Omega \end{aligned}

Le même saut de tension est observé à t = T = 14{,}5\text{ s} lors de l'interruption du courant :

V_4 - V_3 = 1{,}55 - 1{,}50 = 0{,}05\text{ V} = R_0 \times 33\text{ A}

On obtient ainsi :

\boxed{R_0 = \frac{0{,}05}{33} \simeq 1{,}5 \times 10^{-3}\text{ }\Omega = 1{,}5\text{ m}\Omega}

2. Détermination de la capacité C_0 :

Sur l'intervalle ]0, T[, le courant de décharge est rigoureusement constant : I(t) = -I_0 = -33\text{ A}. La relation caractéristique du condensateur I = C_0 \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} donne :

\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} = \frac{I}{C_0} = \text{cte}

Comme R_0 I est constant sur cet intervalle, la tension U(t) varie à la même vitesse que u_C(t) :

\Delta u_C = u_C(T^-) - u_C(0^+) = V_4 - V_1 = V_3 - V_2 = 1{,}50 - 2{,}95 = -1{,}45\text{ V}

Par intégration de l'intensité sur la durée T :

\Delta q = I \times T = C_0 \Delta u_C \implies C_0 = \frac{I \times T}{\Delta u_C}

Application numérique :

\begin{aligned} C_0 &= \frac{-33 \times 14{,}5}{-1{,}45} = 33 \times 10\text{ F} \end{aligned}
\boxed{C_0 = 330\text{ F}}

La tension nominale d'une cellule lue sur la figure 5 vaut par ailleurs V_{\mathrm{N}} = 3{,}00\text{ V}.

Résultat

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résolution de problème
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : énergie électrostatique, association de condensateurs, dimensionnement

En explicitant les hypothèses simplificatrices réalisées, estimer le nombre de condensateurs que le pack doit comporter pour répondre aux exigences en respectant les contraintes mentionnées. Préciser l'assemblage nécessaire (en série et/ou en parallèle). Des données numériques utiles figurent à la fin de l'énoncé.

Voir l'indice

Calculer le travail des forces de pesanteur pour gravir le dénivelé m g h, en déduire l'énergie électrique requise (assistance à 50 %), et comparer à l'énergie utile stockée par cellule entre V_{\mathrm{N}} et V_{\mathrm{N}}/2.

Voir la stratégie
  1. Évaluer l'énergie mécanique minimale nécessaire pour gravir le dénivelé et en déduire l'énergie électrique que doit fournir le pack de supercondensateurs compte tenu du niveau d'assistance.
  2. Déterminer l'énergie stockée utilisable par cellule élémentaire entre sa tension nominale et sa tension minimale.
  3. Déterminer l'architecture du pack (nombre de cellules en série n_s et en parallèle n_p) en tenant compte des contraintes de tension d'entrée du convertisseur (V_{\mathrm{e}} \in [27\text{ V}\,;\,54\text{ V}]), du courant maximal admissible et de la puissance requise.
Voir la réponse courte

Estimation de l'énergie nécessaire pour fixer le nombre de cellules, puis association série-parallèle pour respecter la tension nominale.

Voir le corrigé complet

1. Hypothèses simplificatrices :

  • Les frottements (résistance au roulement, traînée aérodynamique) sont négligés ; la montée s'effectue à vitesse constante (énergie cinétique constante).
  • Les rendements du moteur, du convertisseur et de la transmission mécanique sont pris égaux à 1.
  • La masse additionnelle du pack de supercondensateurs est supposée négligeable devant la masse de l'ensemble vélo + cycliste :

    M_{\mathrm{tot}} \simeq M_{\mathrm{vélo}} + M_{\mathrm{cycliste}} = 20 + 80 = 100\text{ kg}.

2. Énergie requise pour le dénivelé : Le travail nécessaire pour élever la masse totale d'un dénivelé h = 60\text{ m} correspond à la variation d'énergie potentielle de pesanteur :

\Delta E_{\mathrm{p}} = M_{\mathrm{tot}} g h = 100 \times 9{,}81 \times 60 = 5{,}89 \times 10^4\text{ J} \simeq 58{,}9\text{ kJ}.

Le taux d'assistance est défini par :

\frac{E_{\mathrm{pack}}}{E_{\mathrm{cycliste}}} = 50\,\% = 0{,}50 \implies E_{\mathrm{cycliste}} = 2\,E_{\mathrm{pack}}.

L'énergie totale fournie étant égale au travail gravitationnel :

E_{\mathrm{pack}} + E_{\mathrm{cycliste}} = 3\,E_{\mathrm{pack}} = \Delta E_{\mathrm{p}} \implies E_{\mathrm{pack}} = \frac{1}{3}\Delta E_{\mathrm{p}} \simeq 19{,}6\text{ kJ}.

Remarque : si le niveau d'assistance de 50\,\% était interprété comme la part du pack dans l'énergie totale fournie, l'énergie requise serait E_{\mathrm{pack}} = 0{,}5\,\Delta E_{\mathrm{p}} \simeq 29{,}4\text{ kJ}.

3. Énergie utile stockée par un supercondensateur : D'après l'énoncé, chaque cellule élémentaire est exploitée entre sa tension nominale V_{\mathrm{N}} = 3{,}00\text{ V} et une tension minimale fixée à la moitié de la valeur nominale, V_{\min} = V_{\mathrm{N}} / 2 = 1{,}50\text{ V}. Avec C_0 = 330\text{ F}, l'énergie extractible par cellule vaut :

\Delta \mathcal{E}_1 = \frac{1}{2} C_0 \left( V_{\mathrm{N}}^2 - V_{\min}^2 \right) = \frac{3}{8} C_0 V_{\mathrm{N}}^2 = \frac{3}{8} \times 330 \times (3{,}00)^2 \simeq 1{,}11 \times 10^3\text{ J} = 1{,}11\text{ kJ}.

Le nombre minimal de condensateurs N pour satisfaire le besoin énergétique est donc :

N \ge \frac{E_{\mathrm{pack}}}{\Delta \mathcal{E}_1} = \frac{19{,}6 \times 10^3}{1{,}11 \times 10^3} \simeq 17{,}6 \implies N \ge 18\text{ cellules}.

4. Assemblage et vérification des contraintes électriques :

  • Contrainte de tension : La partie I.4 précise que la tension V_{\mathrm{e}} aux bornes du pack évolue entre 27\text{ V} et 54\text{ V}. En mettant n_s cellules en série :

    V_{\mathrm{e},\max} = n_s V_{\mathrm{N}} = 54\text{ V} \implies n_s = \frac{54}{3{,}00} = 18\text{ cellules en série}.

    La tension minimale du pack est alors n_s V_{\min} = 18 \times 1{,}50 = 27\text{ V}, ce qui coïncide exactement avec la plage spécifiée à la section I.4.

  • Contrainte de courant et de puissance : Le moteur requiert une puissance de P = 250\text{ W}. Le courant maximal débité par le pack intervient pour la tension la plus basse (V_{\mathrm{e},\min} = 27\text{ V}) :

    I_{\mathrm{pack},\max} = \frac{P}{V_{\mathrm{e},\min}} = \frac{250}{27} \simeq 9{,}3\text{ A}.

    Cette intensité est très inférieure au courant maximal admissible par cellule, I_{\max} = 33\text{ A} (Figure 7). Il n'est donc pas nécessaire de placer plusieurs branches en parallèle (n_p = 1).

Conclusion : Le pack comprend N = 18 supercondensateurs montés uniquement en série (18\text{S}1\text{P}). La masse correspondante est de 18 \times 70\text{ g} = 1{,}26\text{ kg}, ce qui valide a posteriori l'hypothèse de masse négligeable.

\boxed{N = 18\text{ supercondensateurs en série}}

Résultat

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I.4 · Interface entre les supercondensateurs et l'ensemble onduleur-moteur synchrone

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : bilan de puissance, hacheur, convertisseur statique

À partir d'un bilan de puissance, calculer la valeur moyenne maximale du courant d'entrée : .

Voir l'indice

Poser l'égalité des puissances moyennes d'entrée et de sortie en régime établi sans pertes (V_{\mathrm{e}} I_{\mathrm{e}} = V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}) et chercher la valeur minimale de la tension d'entrée V_{\mathrm{e}}.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un bilan de puissance active en régime périodique établi pour un convertisseur SEPIC sans perte (composants idéaux).
  2. Exprimer la valeur moyenne du courant d'entrée en fonction de la tension de sortie, du courant de sortie et de la tension d'entrée.
  3. Déterminer pour quelle condition sur la tension d'entrée cette valeur moyenne est maximale, puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Conservation de la puissance moyenne P = V_{\mathrm{e}} I_{\mathrm{e}} = V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}} pour déterminer le courant moyen d'entrée maximal.

Voir le corrigé complet

Le convertisseur fonctionne en régime périodique établi. Les composants réactifs (bobines et condensateurs) ne consomment en moyenne aucune puissance active sur une période, et les interrupteurs sont considérés comme parfaits. Le rendement du hacheur est donc unitaire :

\langle P_{\mathrm{e}} \rangle = \langle P_{\mathrm{s}} \rangle

La tension de sortie V_{\mathrm{s}} et le courant de sortie I_{\mathrm{s}} étant considérés constants, la puissance moyenne fournie à la charge s'écrit :

\langle P_{\mathrm{s}} \rangle = V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}

La tension d'entrée V_{\mathrm{e}} imposée par le pack de supercondensateurs étant également supposée constante, la puissance moyenne absorbée en entrée s'écrit :

\langle P_{\mathrm{e}} \rangle = V_{\mathrm{e}} \langle I_{\mathrm{e}} \rangle

On en déduit l'expression de la valeur moyenne du courant d'entrée :

\langle I_{\mathrm{e}} \rangle = \frac{V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}}}

Cette valeur moyenne est maximale lorsque la tension d'entrée V_{\mathrm{e}} atteint sa valeur minimale V_{\mathrm{e},\min} = 27\text{ V} :

I_{\mathrm{e},\max} = \frac{V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e},\min}}

Application numérique : Avec V_{\mathrm{s}} = 36\text{ V}, I_{\mathrm{s}} = 10\text{ A} et V_{\mathrm{e},\min} = 27\text{ V} :

I_{\mathrm{e},\max} = \frac{36 \times 10}{27} = \frac{40}{3}\text{ A} \simeq 13{,}3\text{ A}
\boxed{I_{\mathrm{e},\max} = \frac{V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e},\min}} \simeq 13{,}3\text{ A}}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : valeur moyenne en régime périodique, bobine en régime périodique, loi des mailles

Montrer que les valeurs moyennes de et sont nulles. En déduire la valeur moyenne de la tension aux bornes du condensateur de capacité .

Voir l'indice

Exploiter la périodicité du courant dans une inductance en régime établi pour affirmer que la tension moyenne à ses bornes est nulle, puis écrire la loi des mailles contenant V_{\mathrm{e}}, L_1 et C_1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension aux bornes d'une bobine idéale selon la loi d'Ohm-Faraday (u_L = L \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t} en convention récepteur).
  2. Intégrer sur une période T en exploitant l'hypothèse de régime périodique établi pour prouver que la tension moyenne est nulle.
  3. Écrire la loi des mailles sur la maille contenant la source d'entrée, la bobine L_1, le condensateur C_1 et la bobine L_2, puis passer aux valeurs moyennes.
Voir la réponse courte

Tension moyenne nulle aux bornes d'une bobine en régime périodique établi, d'où \langle V_{C_1} \rangle = V_{\mathrm{e}} par loi des mailles.

Voir le corrigé complet

Pour une bobine idéale d'inductance L, la relation tension-courant en convention récepteur s'écrit :

V_L(t) = L \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t}(t)

En régime périodique établi de période T = \frac{1}{f}, le courant traversant chaque bobine est une fonction périodique du temps, de sorte que i_L(T) = i_L(0). La valeur moyenne de la tension sur une période vaut :

\langle V_L \rangle = \frac{1}{T} \int_0^T V_L(t) \, \mathrm{d}t = \frac{L}{T} \int_0^T \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t} \, \mathrm{d}t = \frac{L}{T} \Big( i_L(T) - i_L(0) \Big) = 0

Cette propriété s'applique directement aux deux bobines L_1 et L_2 du convertisseur :

\boxed{\langle V_{L_1} \rangle = 0 \quad \text{et} \quad \langle V_{L_2} \rangle = 0}

D'après le schéma de la figure 8, appliquons la loi des mailles le long du contour fermé comprenant la source d'entrée V_e, l'inductance L_1, la capacité C_1, l'inductance L_2 et la ligne de masse inférieure :

V_e - V_{L_1}(t) - V_{C_1}(t) - V_{L_2}(t) = 0

soit :

V_{C_1}(t) = V_e - V_{L_1}(t) - V_{L_2}(t)

Par linéarité de l'opération moyenne temporelle, et sachant que la tension d'entrée V_e est supposée constante (\langle V_e \rangle = V_e) :

\langle V_{C_1} \rangle = V_e - \langle V_{L_1} \rangle - \langle V_{L_2} \rangle

Comme \langle V_{L_1} \rangle = 0 et \langle V_{L_2} \rangle = 0, on en déduit :

\boxed{\langle V_{C_1} \rangle = V_e}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : hacheur, chronogramme, interrupteur commandé

En utilisant les hypothèses précédentes, tracer le chronogramme de la tension aux bornes de la bobine d'inductance : .

Voir l'indice

Déterminer l'état du circuit sur [0, \alpha T] (K_1 fermé, K_2 ouvert) puis sur [\alpha T, T] (K_1 ouvert, K_2 fermé) en appliquant les lois des mailles pour exprimer V_{L_2}(t).

Voir la stratégie
  1. Identifier l'état des interrupteurs K_1 et K_2 sur chacun des deux intervalles de la période de découpage : [0, \alpha T] et [\alpha T, T].
  2. Exprimer le potentiel du nœud supérieur de l'inductance L_2 (noté N) par rapport à la masse dans chaque configuration, en utilisant l'approximation V_{C_1}(t) \simeq \langle V_{C_1} \rangle = V_{\mathrm{e}} issue de Q9.
  3. En déduire l'expression par morceaux de V_{L_2}(t) et tracer son chronogramme sur une période.
Voir la réponse courte

Étude des deux phases du hacheur SEPIC pour tracer V_{L_2}(t), égal à V_{\mathrm{e}} puis à -V_{\mathrm{s}}.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 8, la flèche de tension V_{L_2} est orientée du bas (masse, à 0\text{ V}) vers le nœud situé entre C_1, L_2 et K_2, que l'on note N. Ainsi, le potentiel de ce nœud s'écrit directement :

V_{L_2}(t) = V_N(t).

De plus, la tension aux bornes du condensateur de couplage C_1 étant fléchée vers la gauche (du nœud N vers le nœud intermédiaire entre L_1 et K_1, noté M), on a :

V_{C_1}(t) = V_M(t) - V_N(t) \simeq V_{\mathrm{e}}.

Étudions les deux phases de fonctionnement au cours d'une période T :

  • Intervalle [0, \alpha T] : K_1 est fermé et K_2 est ouvert.

    L'interrupteur K_1 étant fermé et supposé idéal, le nœud M est relié à la masse : V_M(t) = 0\text{ V}. On en déduit :

    V_N(t) = V_M(t) - V_{C_1}(t) \simeq -V_{\mathrm{e}}.

    La tension aux bornes de la bobine L_2 vaut donc :

    V_{L_2}(t) = -V_{\mathrm{e}}.
  • Intervalle [\alpha T, T] : K_1 est ouvert et K_2 est fermé.

    L'interrupteur K_2 étant fermé et idéal, le nœud N est directement connecté à la borne positive de sortie, portée au potentiel V_{\mathrm{s}} :

    V_{L_2}(t) = V_N(t) = +V_{\mathrm{s}}.

En résumé, sur une période T, la tension aux bornes de la bobine L_2 s'écrit :

\boxed{V_{L_2}(t) = \begin{cases} -V_{\mathrm{e}} & \text{pour } t \in [0, \alpha T[ \\ +V_{\mathrm{s}} & \text{pour } t \in [\alpha T, T[ \end{cases}}

Le chronogramme correspondant est tracé ci-dessous sur une période :

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : rapport cyclique, hacheur sepic, hacheur abaisseur-élévateur

En déduire le gain du convertisseur en fonction de . Quel est l'intérêt du convertisseur SEPIC ?

Voir l'indice

Écrire que la valeur moyenne \langle V_{L_2} \rangle est nulle sur une période de découpage ; souligner que le hacheur SEPIC est un convertisseur élévateur-abaisseur non inverseur.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la nullité de la tension moyenne \langle V_{L_2} \rangle démontrée à la question Q9, à l'aide de l'expression par morceaux de V_{L_2}(t) obtenue à la question Q10.
  2. En déduire l'expression littérale du gain statique V_{\mathrm{s}} / V_{\mathrm{e}} en fonction de \alpha.
  3. Discuter les propriétés et les avantages du convertisseur SEPIC au vu du cahier des charges (tension d'entrée variable de part et d'autre de la tension de sortie, signe de la tension, continuité du courant).
Voir la réponse courte

Annulation de la tension moyenne de L_2 donnant V_{\mathrm{s}}/V_{\mathrm{e}} = \alpha/(1-\alpha) ; structure élévatrice et abaisseuse non inverseuse.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, la tension instantanée aux bornes de l'inductance L_2 s'écrit :

V_{L_2}(t) = \begin{cases} -V_{\mathrm{e}} & \text{pour } t \in [0, \alpha T[ \\ +V_{\mathrm{s}} & \text{pour } t \in [\alpha T, T[ \end{cases}

La valeur moyenne de cette tension sur une période T vaut donc :

\begin{aligned} \langle V_{L_2} \rangle &= \frac{1}{T} \int_0^T V_{L_2}(t) \, \mathrm{d}t \\ &= \frac{1}{T} \left[ \int_0^{\alpha T} (-V_{\mathrm{e}}) \, \mathrm{d}t + \int_{\alpha T}^T V_{\mathrm{s}} \, \mathrm{d}t \right] \\ &= -\alpha V_{\mathrm{e}} + (1 - \alpha) V_{\mathrm{s}} \end{aligned}

En régime périodique établi, la valeur moyenne de la tension aux bornes d'une inductance est nulle (\langle V_{L_2} \rangle = 0, question Q9), ce qui conduit directement à :

\begin{aligned} (1 - \alpha) V_{\mathrm{s}} - \alpha V_{\mathrm{e}} = 0 \end{aligned}

On en déduit le gain statique du convertisseur :

\boxed{\frac{V_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}}} = \frac{\alpha}{1 - \alpha}}

Intérêts du convertisseur SEPIC :

  • Caractère élévateur/abaisseur (Buck-Boost) sans inversion de polarité : La fonction de transfert montre que :

    • pour \alpha < 0{,}5, \dfrac{V_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}}} < 1 (fonctionnement abaisseur) ;
    • pour \alpha > 0{,}5, \dfrac{V_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}}} > 1 (fonctionnement élévateur).

    Dans le vélo hybride, la tension d'entrée varie entre 27\text{ V} et 54\text{ V} alors que la tension de sortie requise est constante à V_{\mathrm{s}} = 36\text{ V}. Le convertisseur doit donc impérativement pouvoir abaisser la tension quand le pack est pleinement chargé (V_{\mathrm{e}} > 36\text{ V}) et l'élever lorsqu'il est déchargé (V_{\mathrm{e}} < 36\text{ V}). De plus, contrairement au hacheur Buck-Boost classique, le SEPIC conserve la même polarité entre l'entrée et la sortie (masse commune).

  • Courant d'entrée continu : La présence de l'inductance L_1 directement en série avec la source permet de lisser le courant prélevé sur le pack de supercondensateurs, limitant l'échauffement par effet Joule et le rayonnement électromagnétique.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : rapport cyclique, hacheur sepic, décharge d'un accumulateur

Calculer les deux valeurs extrêmes du rapport cyclique pour les valeurs extrêmes de la tension d'entrée . Commenter ces résultats. Que se passerait-il si on laissait les supercondensateurs se décharger totalement ?

Voir l'indice

Inverser la relation du gain statique pour exprimer \alpha en fonction de V_{\mathrm{s}} et V_{\mathrm{e}} ; regarder vers quoi tend \alpha lorsque la batterie se décharge (V_{\mathrm{e}} \to 0) et conclure sur la faisabilité physique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport cyclique \alpha en fonction de V_{\mathrm{s}} et V_{\mathrm{e}} à partir du gain statique idéal établi à la question précédente.
  2. Calculer \alpha pour les deux valeurs extrêmes de la tension d'entrée (V_{\mathrm{e}} = 54\text{ V} et V_{\mathrm{e}} = 27\text{ V}).
  3. Commenter les modes de fonctionnement (abaisseur/élévateur) et la zone de fonctionnement sur la caractéristique réelle (figure 9).
  4. Analyser les conséquences d'une décharge totale (V_{\mathrm{e}} \to 0) sur le gain nécessaire, le courant d'entrée et les pertes.
Voir la réponse courte

Calcul des valeurs de \alpha aux tensions extrêmes ; une décharge totale ferait tendre \alpha vers 1 et diverger le courant d'entrée.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, le gain idéal du convertisseur SEPIC s'écrit :

\frac{V_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}}} = \frac{\alpha}{1 - \alpha} \iff \alpha = \frac{V_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}} + V_{\mathrm{s}}}

La tension de sortie étant régulée à V_{\mathrm{s}} = 36\text{ V} :

  • Pour la tension d'entrée maximale V_{\mathrm{e},\max} = 54\text{ V} :

    \alpha_{\min} = \frac{36}{54 + 36} = \frac{36}{90} = 0{,}40
  • Pour la tension d'entrée minimale V_{\mathrm{e},\min} = 27\text{ V} :

    \alpha_{\max} = \frac{36}{27 + 36} = \frac{36}{63} = \frac{4}{7} \simeq 0{,}57
\boxed{\alpha(V_{\mathrm{e}} = 54\text{ V}) = 0{,}40 \quad \text{et} \quad \alpha(V_{\mathrm{e}} = 27\text{ V}) = \frac{4}{7} \simeq 0{,}57}

Commentaires :

  • Lorsque le pack se décharge, V_{\mathrm{e}} diminue, ce qui nécessite d'augmenter le rapport cyclique \alpha pour maintenir la tension de sortie constante à 36\text{ V}.
  • Pour V_{\mathrm{e}} = 54\text{ V} > V_{\mathrm{s}}, on a \alpha < 0{,}5 : le convertisseur fonctionne en abaisseur (dévolteur).
  • Pour V_{\mathrm{e}} = 27\text{ V} < V_{\mathrm{s}}, on a \alpha > 0{,}5 : le convertisseur fonctionne en élévateur (survolteur).
  • La plage de variation de \alpha, comprise entre 0{,}40 et 0{,}57, se situe bien en deçà du maximum du gain réel visible sur la figure 9 (qui culmine vers \alpha \approx 0{,}85). Dans cette zone, l'influence de la résistance parasite R_L reste modérée et le rendement demeure élevé.

Cas d'une décharge totale des supercondensateurs (V_{\mathrm{e}} \to 0) : Si l'on laissait les supercondensateurs se décharger complètement :

  • Le maintien de V_{\mathrm{s}} = 36\text{ V} exigerait un gain V_{\mathrm{s}}/V_{\mathrm{e}} \to +\infty, ce qui requerrait \alpha \to 1.
  • Or, en présence de la résistance interne de la bobine (R_L \neq 0), le gain réel s'effondre pour \alpha > 0{,}85 et tend vers zéro quand \alpha \to 1 (figure 9). La régulation de tension deviendrait donc impossible.
  • De plus, à puissance constante P = V_{\mathrm{s}}I_{\mathrm{s}}, le courant moyen d'entrée I_{\mathrm{e}} \approx P/V_{\mathrm{e}} divergerait, excédant largement le courant maximal admissible par les cellules (33\text{ A}) et les semi-conducteurs, provoquant un échauffement destructeur par effet Joule.

Résultat

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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : ondulation de courant, dimensionnement d'une inductance, hacheur

Calculer la valeur minimale de l'inductance permettant que l'ondulation du courant d'entrée soit inférieure à de sa valeur moyenne , quelle que soit la valeur de la tension d'entrée dans l'intervalle .

Voir l'indice

Exprimer l'ondulation crête-à-crête \Delta I_{\mathrm{e}} = \frac{V_{\mathrm{e}}\alpha}{L_1 f}, puis traduire l'exigence \Delta I_{\mathrm{e}} \le 0{,}10\,I_{\mathrm{e}} pour en déduire la condition sur L_1 sur toute la plage de tension.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'ondulation crête-à-crête \Delta I_{\mathrm{e}} du courant traversant la bobine L_1 en appliquant la loi constitutive d'une inductance sur la phase où l'interrupteur K_1 est fermé.
  2. Exprimer le rapport d'ondulation relative \frac{\Delta I_{\mathrm{e}}}{I_{\mathrm{e}}} en fonction de V_{\mathrm{e}}, \alpha, V_{\mathrm{s}}, I_{\mathrm{s}}, f et L_1.
  3. Identifier la tension d'entrée la plus contraignante dans l'intervalle [27\text{ V}; 54\text{ V}] et calculer la valeur minimale de L_1.
Voir la réponse courte

Expression de l'ondulation \Delta i_{L_1} = \alpha V_{\mathrm{e}} T / L_1 et maximisation sur l'intervalle de tension pour minorer L_1.

Voir le corrigé complet

Pendant la phase t \in [0, \alpha T], l'interrupteur K_1 est fermé et K_2 est ouvert. La bobine L_1 est alors directement soumise à la tension d'entrée :

v_{L_1}(t) = L_1 \frac{\mathrm{d}i_{\mathrm{e}}}{\mathrm{d}t} = V_{\mathrm{e}}

La dérivée temporelle de i_{\mathrm{e}}(t) étant constante et positive, le courant croît linéairement de sa valeur minimale à sa valeur maximale. L'excursion crête-à-crête (ondulation absolue) s'écrit :

\Delta I_{\mathrm{e}} = \frac{V_{\mathrm{e}}}{L_1} \alpha T = \frac{\alpha V_{\mathrm{e}}}{L_1 f}

D'après le bilan de puissance établi à la question Q8 (rendement supposé unitaire), la valeur moyenne du courant d'entrée vaut :

I_{\mathrm{e}} = \frac{V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}}}

L'ondulation relative du courant d'entrée est donc :

\frac{\Delta I_{\mathrm{e}}}{I_{\mathrm{e}}} = \frac{\alpha V_{\mathrm{e}}^2}{L_1 f V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}}

La condition \frac{\Delta I_{\mathrm{e}}}{I_{\mathrm{e}}} \le 10\,\% = 0{,}10 impose :

L_1 \ge \frac{\alpha V_{\mathrm{e}}^2}{0{,}10 \times f V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}}

Comparons les deux valeurs extrêmes de la plage de fonctionnement selon l'indication de l'énoncé :

  • Pour V_{\mathrm{e}} = 54\text{ V} et \alpha = 0{,}4 :

    \alpha V_{\mathrm{e}}^2 = 0{,}4 \times 54^2 = 1166{,}4\text{ V}^2
  • Pour V_{\mathrm{e}} = 27\text{ V} et \alpha = 0{,}6 :

    \alpha V_{\mathrm{e}}^2 = 0{,}6 \times 27^2 = 437{,}4\text{ V}^2

La contrainte la plus sévère est donc atteinte pour la tension d'entrée maximale V_{\mathrm{e}} = 54\text{ V}.

En appliquant numériquement avec f = 300\text{ kHz} = 3{,}00 \times 10^5\text{ Hz}, V_{\mathrm{s}} = 36\text{ V} et I_{\mathrm{s}} = 10\text{ A} :

\begin{aligned} L_{1,\min} &= \frac{0{,}4 \times 54^2}{0{,}10 \times (3{,}00 \times 10^5) \times 36 \times 10} \\ &= \frac{1166{,}4}{1{,}08 \times 10^7} \simeq 1{,}08 \times 10^{-4}\text{ H} \end{aligned}
\boxed{L_{1,\min} \simeq 0{,}11\text{ mH} = 108\text{ }\mu\text{H}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : ondulation de tension, dimensionnement d'un condensateur, filtrage capacitif

En supposant le courant de sortie constant, calculer la valeur minimale de permettant de limiter l'ondulation maximale de la tension de sortie à de sa valeur moyenne, prise égale à , pour une tension d'entrée .

Voir l'indice

Observer que pendant l'intervalle [0, \alpha T], le condensateur C_2 alimente seul la charge à courant constant I_{\mathrm{s}} ; en déduire l'ondulation de tension \Delta V_{\mathrm{s}} = \frac{I_{\mathrm{s}}\alpha}{C_2 f}.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'état de l'interrupteur K_2 sur une période et déterminer le courant traversant le condensateur C_2 pendant la phase où K_2 est ouvert.
  2. Exprimer l'ondulation crête-à-crête \Delta V_{\mathrm{s}} de la tension de sortie en fonction de I_{\mathrm{s}}, \alpha, f et C_2.
  3. Déterminer la valeur du rapport cyclique \alpha correspondant à V_{\mathrm{e}} = 36\text{ V}, puis en déduire la condition sur C_2.
Voir la réponse courte

Bilan de charge sur C_2 durant l'ouverture de la diode reliant l'ondulation de tension à \alpha T I_{\mathrm{s}} / C_2.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, sur l'intervalle [0, \alpha T], l'interrupteur K_2 est ouvert. Aucun courant ne provient alors du reste du convertisseur vers la cellule de sortie.

La loi des nœuds au niveau de l'électrode supérieure du condensateur C_2 s'écrit alors :

i_{C_2}(t) + I_{\mathrm{s}} = 0 \implies i_{C_2}(t) = -I_{\mathrm{s}}

Le courant de sortie I_{\mathrm{s}} étant supposé constant, la tension aux bornes de C_2 décroît de façon linéaire :

C_2 \frac{\mathrm{d}V_{\mathrm{s}}}{\mathrm{d}t} = -I_{\mathrm{s}}

L'excursion crête-à-crête de la tension de sortie au cours de cet intervalle de durée \alpha T vaut donc :

\Delta V_{\mathrm{s}} = \frac{I_{\mathrm{s}} \alpha T}{C_2} = \frac{\alpha I_{\mathrm{s}}}{f C_2}

Pour V_{\mathrm{e}} = 36\text{ V} et V_{\mathrm{s}} = 36\text{ V}, la relation du gain établie à la question Q11 donne :

\frac{V_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}}} = \frac{\alpha}{1 - \alpha} = 1 \implies \alpha = 0{,}5

La contrainte d'ondulation relative s'écrit \frac{\Delta V_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{s}}} \le 1\,\% = 0{,}01, soit :

\frac{\alpha I_{\mathrm{s}}}{f C_2 V_{\mathrm{s}}} \le 0{,}01 \implies C_2 \ge \frac{\alpha I_{\mathrm{s}}}{0{,}01 \, f V_{\mathrm{s}}}

La valeur minimale de la capacité est donc :

\boxed{C_{2,\min} = \frac{\alpha I_{\mathrm{s}}}{0{,}01 \, f V_{\mathrm{s}}}}

Application numérique avec \alpha = 0{,}5, I_{\mathrm{s}} = 10\text{ A}, f = 300\times 10^3\text{ Hz} et V_{\mathrm{s}} = 36\text{ V} :

C_{2,\min} = \frac{0{,}5 \times 10}{0{,}01 \times 300\times 10^3 \times 36} = \frac{5}{1{,}08 \times 10^5} \simeq 4{,}63 \times 10^{-5}\text{ F}
\boxed{C_{2,\min} \simeq 46\text{ }\mu\text{F}}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Conversion de puissance (37 % des questions, parties I et III), Électrostatique (12 %), Cinétique chimique (10 %) et Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation (10 %). Plus ponctuellement : Diffusion thermique et diffusion de particules, Circuits électriques et régimes transitoires, Thermodynamique chimique et équilibres, Magnétostatique et Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire.

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2025 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 11 questions sur 39 (28 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie II.2 (Q25 à Q28). Avec les autres programmes de première année : 11 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2025 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2025 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q7 (énergie électrostatique), Q13 (ondulation de courant), Q23 (séparation des variables), Q32 (énergie magnétique), Q35 (couple maximal) et Q39 (modulation de largeur d'impulsion).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2025 ?

Questions de cours : Q1 (théorème de gauss), Q9 (valeur moyenne en régime périodique), Q19 (loi de fick), Q26 (produit de solubilité) et Q34 (condition de synchronisme). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q11 (rapport cyclique), Q25 (produit de solubilité), Q28 (précipitation sélective) et Q33 (couple électromagnétique).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (19 sur 39), par exemple : Q1, Q3, Q6, Q8, Q9, Q11, Q12, Q15 à Q17, Q19, Q22, Q24, Q26…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q2, Q4, Q5, Q20, Q23, Q25 et Q31.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le rapport indique que la note maximale est approchée par plusieurs candidats dans les deux premières parties, plus rarement dans la troisième par manque de temps, ce qui témoigne d'un niveau de difficulté raisonnable des questions posées. Moyenne : 9,23/20 (écart-type 4,06, 4 204 présents).

Quelle énergie exploitable considérer pour dimensionner le pack en Q7 ?

Trois quarts de l'énergie théorique maximale. La décharge s'interrompt à V_{\mathrm{N}}/2, ce qui ne libère que 1 - (1/2)^2 = 75\,\% de \frac{1}{2} C_0 V_{\mathrm{N}}^2. De plus, le niveau d'assistance compare l'énergie du pack à celle fournie par le cycliste, et non à l'énergie totale.

Quels harmoniques faut-il annuler pour poser le système en Q39 ?

Les harmoniques 3, 5, 7, 9 et 11. La symétrie du signal annulant déjà les harmoniques pairs, les 6 degrés de liberté \gamma_i permettent d'annuler ces 5 premiers harmoniques impairs et d'imposer la valeur efficace demandée pour la tension.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 39 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,23 et d'écart-type 4,06 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.