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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 PSI 2025

Le vélo hybride : toujours électrique, même sans batterie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Conversion de puissance, Électrostatique, Cinétique chimique · 8 incontournables · 11 questions de première année
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Ce sujet moderne et très complet aborde la chaîne d'électromobilité d'un vélo hybride combinant supercondensateurs et petite batterie lithium-ion. Il balaye avec un grand réalisme technique trois piliers du programme de PSI : la modélisation microscopique et macroscopique du stockage capacitif couplé à un convertisseur continu-continu non-isolé (SEPIC), la chimie des matériaux et du recyclage (lixiviation, modèle à cœur rétrécissant sous contrôle diffusionnel/cinétique et précipitation sélective), et enfin l'actionneur électromécanique complet (moteur synchrone à aimants permanents outrunner piloté par onduleur MLI précalculé).

L'épreuve est remarquablement équilibrée, associant modélisations théoriques fondamentales, calculs d'ordres de grandeur d'ingénierie et questions ouvertes valorisantes. C'est un sujet d'entraînement d'un intérêt pédagogique exceptionnel pour les révisions de concours en filière PSI.

Difficulté
Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,23/20)
Temps estimé
≈ 3 h 45 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 11 questions sur 39, partie II.2.

Où gagner des points

21 questions rapides et accessibles · 5 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (21) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (5) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : données en annexe, ambiguïté
  • Données en annexe

    Les grandeurs numériques indispensables à la résolution de problème de la question Q7 (masse totale, vitesse, pente, rendement) se trouvent dans les données en fin d'énoncé.

  • Ambiguïté

    À la question Q12, le calcul des valeurs extrêmes du rapport cyclique attend l'utilisation de la formule idéale établie en Q11, sans tenir compte de la relation avec résistance parasite introduite juste au-dessus.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

39 questions
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Partie I : Le pack de supercondensateurs

I.1 · Étude d'un supercondensateur

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : théorème de gauss, plan infini, champ électrostatique

Déterminer le champ électrostatique créé par un plan infini de densité surfacique de charge . En déduire le champ électrostatique entre les deux électrodes du condensateur double couche ().

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss à un plan infini chargé pour exprimer son champ, puis utiliser le théorème de superposition en sommant les contributions des quatre nappes chargées situées en -a, -a+\delta, a-\delta et a.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de Gauss à un cylindre fermé pour déterminer le champ créé par un plan infini uniformément chargé dans un milieu diélectrique de permittivité \varepsilon = \varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}.
  2. Utiliser le principe de superposition pour déterminer le champ total \vec{E}(x) en sommant les contributions des quatre nappes de charge surfacique selon les trois régions de l'intervalle [-a, a].
Voir la réponse courte

Application du théorème de Gauss à un plan infini pour déterminer le champ, puis principe de superposition pour le condensateur.

Voir le corrigé complet

1. Champ électrostatique d'un plan infini chargé

Considérons un plan infini confondu avec le plan (yOz), portant une densité surfacique de charge uniforme \sigma, immergé dans un milieu de permittivité diélectrique \varepsilon = \varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}.

  • Par invariance par translation selon Oy et Oz, le champ électrostatique ne dépend que de l'abscisse x.
  • Tout plan orthogonal à (yOz) passant par le point d'observation est un plan de symétrie de la distribution, donc \vec{E}_{\mathrm{p}}(x) = E_{\mathrm{p}}(x)\vec{u}_x.
  • Le plan (yOz) est un plan de symétrie de la distribution, d'où la relation d'antisymétrie : E_{\mathrm{p}}(-x) = -E_{\mathrm{p}}(x).

On applique le théorème de Gauss à un cylindre de section droite \mathcal{S}, d'axe (Ox), s'étendant de -x à +x (avec x > 0) :

\Phi = \iint_{\text{cylindre}} \vec{E}_{\mathrm{p}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = 2 E_{\mathrm{p}}(x)\mathcal{S} = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} = \frac{\sigma \mathcal{S}}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}}

On en déduit :

\boxed{ \vec{E}_{\mathrm{p}}(x) = \begin{cases} +\dfrac{\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \vec{u}_x & \text{si } x > 0 \\[1em] -\dfrac{\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \vec{u}_x & \text{si } x < 0 \end{cases} }

2. Champ électrostatique entre les électrodes (-a < x < a)

Le système est constitué de quatre plans infinis parallèles d'abscisses respectives :

  • x_1 = -a de densité +\sigma ;
  • x_2 = -a+\delta de densité -\sigma' ;
  • x_3 = a-\delta de densité +\sigma' ;
  • x_4 = a de densité -\sigma.

D'après le principe de superposition, le champ total s'écrit \vec{E}(x) = \sum_{i=1}^4 \vec{E}_i(x) :

  • Pour -a < x < -a+\delta : le point se situe à droite de x_1, et à gauche de x_2, x_3, x_4.

    \begin{aligned} \vec{E}(x) &= \left( +\frac{\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} - \frac{-\sigma'}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} - \frac{\sigma'}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} - \frac{-\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \right) \vec{u}_x = \frac{\sigma}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \vec{u}_x \end{aligned}
  • Pour -a+\delta < x < a-\delta : le point se situe à droite de x_1 et x_2, et à gauche de x_3 et x_4.

    \begin{aligned} \vec{E}(x) &= \left( +\frac{\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} + \frac{-\sigma'}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} - \frac{\sigma'}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} - \frac{-\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \right) \vec{u}_x = \frac{\sigma - \sigma'}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \vec{u}_x \end{aligned}
  • Pour a-\delta < x < a : le point se situe à droite de x_1, x_2, x_3, et à gauche de x_4.

    \begin{aligned} \vec{E}(x) &= \left( +\frac{\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} + \frac{-\sigma'}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} + \frac{\sigma'}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} - \frac{-\sigma}{2\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \right) \vec{u}_x = \frac{\sigma}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \vec{u}_x \end{aligned}

En résumé, le champ électrostatique est constant par morceaux :

\boxed{ \vec{E}(x) = \begin{cases} \dfrac{\sigma}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \vec{u}_x & \text{pour } x \in [-a, -a+\delta] \cup [a-\delta, a] \\[1em] \dfrac{\sigma - \sigma'}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \vec{u}_x & \text{pour } x \in ]-a+\delta, a-\delta[ \end{cases} }

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : potentiel électrostatique, circulation du champ électrique

En raisonnant sur le potentiel électrostatique, montrer que

Voir l'indice

Intégrer la relation E(x) = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} par morceaux entre -a et a pour obtenir la différence de potentiel U = V(-a) - V(a).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de potentiel U = V(-a) - V(a) sous forme intégrale à partir de la relation locale \vec{E} = -\vec{\nabla} V.
  2. Découper l'intégrale selon les trois zones de l'entre-électrodes où le champ électrique déterminé en Q1 est uniforme par morceaux.
  3. Sommer les contributions pour obtenir l'expression demandée.
Voir la réponse courte

Intégration du champ électrique par morceaux entre les deux armatures pour relier la tension aux densités surfaciques de charge.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 3, l'électrode en x = -a est au potentiel +U/2 et celle en x = a est au potentiel -U/2. La tension U entre les deux électrodes s'écrit donc :

U = V(-a) - V(a)

Le potentiel électrostatique V(x) est relié au champ électrique par \vec{E} = -\dfrac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\,\vec{u}_x, ce qui donne par intégration :

U = \int_{-a}^{a} E(x)\,\mathrm{d}x

En utilisant l'expression par morceaux de E(x) établie à la question Q1 :

\begin{aligned} U &= \int_{-a}^{-a+\delta} \frac{\sigma}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,\mathrm{d}x + \int_{-a+\delta}^{a-\delta} \frac{\sigma - \sigma'}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,\mathrm{d}x + \int_{a-\delta}^{a} \frac{\sigma}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,\mathrm{d}x \\ &= \frac{\sigma}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,\delta + \frac{\sigma - \sigma'}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,2(a - \delta) + \frac{\sigma}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,\delta \\ &= \frac{\sigma}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,[2\delta + 2(a - \delta)] - \frac{2(a - \delta)}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\,\sigma' \end{aligned}

On obtient bien la relation attendue :

\boxed{U = \frac{2a}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\sigma - \frac{2(a - \delta)}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\sigma'}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : capacité d'un condensateur, régime stationnaire, permittivité diélectrique

Justifier qu'en régime indépendant du temps, on a . En déduire l'expression de la capacité du supercondensateur en régime indépendant du temps. Comparer à la capacité d'un condensateur de même géométrie dans lequel la solution ionique serait remplacée par de l'air, de permittivité diélectrique .

Voir l'indice

En régime stationnaire, le courant ionique au cœur de l'électrolyte est nul, ce qui impose l'annulation du champ électrique entre les doubles couches ; en déduire que \sigma' = \sigma puis relier la charge Q = \sigma S à la tension U.

Voir la stratégie
  1. En régime indépendant du temps (stationnaire), relier l'absence de courant dans l'électrolyte au champ électrique volumique grâce à la loi d'Ohm locale pour en déduire \sigma' = \sigma.
  2. Injecter cette égalité dans la relation établie en Q2 pour exprimer la tension U, puis en déduire la capacité C_0 = Q/U.
  3. Exprimer la capacité d'un condensateur plan usuel de mêmes dimensions rempli d'air et former le rapport des deux grandeurs pour interpréter le gain capacitif.
Voir la réponse courte

Annulation du champ au cœur de l'électrolyte en régime permanent, d'où la capacité C_0 \approx \varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}S/(2\delta), très supérieure à celle dans l'air.

Voir le corrigé complet

1. Justification de \sigma' = \sigma :

En régime indépendant du temps, le milieu électrolytique est à l'équilibre électrostatique. Les doubles couches électrochimiques adjacentes aux électrodes étant isolantes (absence de transfert de charges aux interfaces), aucun courant continu ne peut circuler : la densité de courant volumique dans la solution s'annule, \vec{\jmath} = \vec{0}.

D'après la loi d'Ohm locale, \vec{\jmath} = \gamma \vec{E}, le champ électrique dans le cœur de la solution (-a+\delta < x < a-\delta) doit donc être nul :

\vec{E} = \frac{\sigma - \sigma'}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \, \vec{u}_x = \vec{0} \implies \sigma' = \sigma

2. Expression de la capacité C_0 :

En reportant \sigma' = \sigma dans la relation obtenue à la question Q2 :

U = \frac{2a}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \sigma - \frac{2(a - \delta)}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \sigma = \frac{2\delta}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \sigma

La charge portée par l'électrode située en x = -a (à potentiel positif +U/2) vaut Q = \sigma S. La capacité C_0 du supercondensateur s'en déduit par définition :

C_0 = \frac{Q}{U} = \frac{\sigma S}{\dfrac{2\delta}{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}}} \sigma}
\boxed{C_0 = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_{\mathrm{r}} S}{2\delta}}

3. Comparaison avec un condensateur classique à air :

Un condensateur plan de même géométrie (surface transverse S et distance inter-électrodes 2a) rempli d'air (\varepsilon_{\mathrm{r}} = 1) a pour capacité :

C_{\text{air}} = \frac{\varepsilon_0 S}{2a}

Le rapport des capacités s'écrit donc :

\boxed{\frac{C_0}{C_{\text{air}}} = \varepsilon_{\mathrm{r}} \frac{a}{\delta}}

Résultat

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I.2 · Modèle électrocinétique du supercondensateur

Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : loi d'ohm locale, conservation de la charge

Réaliser un bilan de charge entre et pour le plan chargé se trouvant en et montrer que sa charge vérifie

Voir l'indice

Écrire la conservation de la charge sur la nappe en x = a-\delta : la variation de charge \mathrm{d}q' pendant \mathrm{d}t provient du courant volumique de conduction j S\,\mathrm{d}t où j = \gamma E(a-\delta^-).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur densité de courant volumique \vec{\jmath} dans l'électrolyte (pour x \in {]-a+\delta,\, a-\delta[}) à l'aide de la loi d'Ohm locale.
  2. Identifier les flux de charges entrant et sortant du plan de charge situé en x = a - \delta, en tenant compte du caractère isolant de la zone a - \delta < x < a.
  3. Établir le bilan de charge du plan entre t et t + \mathrm{d}t pour obtenir l'équation différentielle demandée.
Voir la réponse courte

Bilan de charge sur la couche avec la loi d'Ohm locale j = \gamma E et expression du champ électrique dans la zone centrale.

Voir le corrigé complet

Dans la solution ionique située entre les deux couches limites (-a+\delta < x < a-\delta), le champ électrique s'écrit, d'après le résultat de la question Q1 :

\vec{E}(t) = \frac{\sigma - \sigma'(t)}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\vec{u}_x.

D'après la loi d'Ohm locale, la conduction ionique est caractérisée par le vecteur densité de courant :

\vec{\jmath}(t) = \gamma \vec{E}(t) = \gamma \frac{\sigma - \sigma'(t)}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\vec{u}_x.

Considérons le plan chargé situé en x = a - \delta, de charge q'(t) = \sigma'(t)S :

  • Le milieu pour x > a - \delta est une double couche isolante, de sorte qu'aucun ion ne traverse cette région : le courant sortant est nul.
  • Le courant arrivant de l'électrolyte par la gauche (x < a - \delta) à travers la section S normale à \vec{u}_x vaut :

    i_{\text{entrant}}(t) = \vec{\jmath}(t)\cdot (S\vec{u}_x) = \gamma \frac{\sigma - \sigma'(t)}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}S.

Le bilan de charge pour ce plan entre les instants t et t + \mathrm{d}t s'écrit alors :

q'(t + \mathrm{d}t) - q'(t) = \mathrm{d}q' = i_{\text{entrant}}(t)\,\mathrm{d}t.

En divisant par \mathrm{d}t, on obtient immédiatement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}q'}{\mathrm{d}t} = \gamma\frac{\sigma - \sigma'(t)}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}S}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation différentielle linéaire, constante de temps, résistance série

En déduire que

Identifier un temps caractéristique d'évolution de . On modélise le supercondensateur par l'association d'un condensateur de capacité en série avec une résistance . Déterminer en fonction des paramètres du problème.

Voir l'indice

Remplacer \sigma par son expression en fonction de U et \sigma' issue de Q2 dans le bilan de charge, puis identifier la forme canonique d'un circuit RC série pour déterminer \tau et R_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \sigma en fonction de U et \sigma' grâce à la relation issue de la question Q2, puis l'injecter dans le bilan de charge obtenu à la question Q4.
  2. Identifier le temps caractéristique \tau par mise sous forme canonique de l'équation différentielle du premier ordre.
  3. Identifier la résistance série équivalente R_0 en reliant la constante de temps du dipôle R_0-C_0 série (\tau = R_0 C_0) à l'expression de C_0 établie en Q3.
Voir la réponse courte

Remplacement de \sigma à l'aide de U, identification du temps caractéristique \tau et déduction de la résistance équivalente R_0 = \tau/C_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, comme q' = \sigma' S, la dérivée temporelle de la densité surfacique de charge s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\sigma'}{\mathrm{d}t} = \frac{\gamma}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\left(\sigma - \sigma'\right).

D'autre part, la relation établie à la question Q2 permet d'exprimer \sigma en fonction de la tension appliquée U et de \sigma' :

U = \frac{2a}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\sigma - \frac{2(a-\delta)}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\sigma' \iff \frac{\sigma}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}} = \frac{U}{2a} + \frac{a-\delta}{a}\frac{\sigma'}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}.

En reportant cette expression dans celle de \dfrac{\mathrm{d}\sigma'}{\mathrm{d}t}, il vient :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\sigma'}{\mathrm{d}t} &= \gamma \left[ \frac{U}{2a} + \left(\frac{a-\delta}{a} - 1\right)\frac{\sigma'}{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}} \right] \\ &= \frac{\gamma}{2a}U - \frac{\delta\gamma}{a\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\sigma'. \end{aligned}

On obtient bien l'équation différentielle régissant l'évolution de \sigma'(t) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\sigma'}{\mathrm{d}t} + \frac{\delta\gamma}{a\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}\sigma' = \frac{\gamma}{2a}U}

Par identification avec la forme canonique \dfrac{\mathrm{d}\sigma'}{\mathrm{d}t} + \dfrac{\sigma'}{\tau} = \dfrac{\sigma'_{\infty}}{\tau}, on identifie le temps caractéristique \tau d'évolution de la double couche :

\boxed{\tau = \frac{a\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}{\delta\gamma}}

Dans le cadre de la modélisation du supercondensateur par l'association série d'une capacité C_0 et d'une résistance interne R_0, la constante de temps du circuit vaut :

\tau = R_0 C_0 \implies R_0 = \frac{\tau}{C_0}.

En utilisant l'expression de la capacité C_0 = \dfrac{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}S}{2\delta} déterminée à la question Q3 :

R_0 = \frac{\dfrac{a\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}}{\delta\gamma}}{\dfrac{\varepsilon_0\varepsilon_{\mathrm{r}}S}{2\delta}} = \frac{2a}{\gamma S}.
\boxed{R_0 = \frac{2a}{\gamma S}}

Résultat

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I.3 · Dimensionnement du pack de supercondensateurs du vélo hybride

Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : constante de temps, charge d'un condensateur, réponse indicielle

D'après les résultats du test de caractérisation présentés sur la figure 5, déterminer les valeurs numériques de et . On note la tension nominale d'une cellule.

Voir l'indice

Lire la chute ohmique initiale instantanée \Delta U pour trouver R_0 = \Delta U / I, puis utiliser la pente de décharge linéaire à courant constant \frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = -\frac{I}{C_0}.

Voir la stratégie
  1. Adopter la convention récepteur pour le dipôle supercondensateur modélisé par l'association série (C_0, R_0), pour laquelle la tension s'écrit U(t) = u_C(t) + R_0 I(t).
  2. Exploiter la continuité de la tension aux bornes du condensateur idéal u_C(t) lors des discontinuités de courant à t = 0 et t = T pour déterminer la résistance interne R_0.
  3. Exploiter la décharge à courant constant I = -33\text{ A} sur l'intervalle ]0, T[ pour relier la pente de la tension (ou la variation totale \Delta u_C) à la capacité C_0.
Voir la réponse courte

Détermination du saut de tension initial pour calculer R_0 = \Delta V/I_0 et de la pente de charge pour déterminer C_0.

Voir le corrigé complet

En convention récepteur pour le supercondensateur (figure 4), la loi des mailles s'écrit :

U(t) = u_C(t) + R_0 I(t)

où u_C(t) est la tension aux bornes de la capacité C_0. La tension u_C(t) est une variable d'état, donc continue en tout instant :

u_C(0^+) = u_C(0^-) = V_1 = 3{,}00\text{ V}

1. Détermination de la résistance interne R_0 :

À t = 0, le courant passe instantanément de 0 à I = -33\text{ A} (courant de décharge). La discontinuité de tension observée vaut :

U(0^+) - U(0^-) = \big(u_C(0^+) + R_0 I(0^+)\big) - \big(u_C(0^-) + R_0 I(0^-)\big) = R_0 \Delta I

Soit, en valeurs numériques :

\begin{aligned} V_2 - V_1 &= R_0 (-33 - 0) \\ 2{,}95 - 3{,}00 &= -33\, R_0 \implies R_0 = \frac{0{,}05}{33}\text{ }\Omega \end{aligned}

Le même saut de tension est observé à t = T = 14{,}5\text{ s} lors de l'interruption du courant :

V_4 - V_3 = 1{,}55 - 1{,}50 = 0{,}05\text{ V} = R_0 \times 33\text{ A}

On obtient ainsi :

\boxed{R_0 = \frac{0{,}05}{33} \simeq 1{,}5 \times 10^{-3}\text{ }\Omega = 1{,}5\text{ m}\Omega}

2. Détermination de la capacité C_0 :

Sur l'intervalle ]0, T[, le courant de décharge est rigoureusement constant : I(t) = -I_0 = -33\text{ A}. La relation caractéristique du condensateur I = C_0 \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} donne :

\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} = \frac{I}{C_0} = \text{cte}

Comme R_0 I est constant sur cet intervalle, la tension U(t) varie à la même vitesse que u_C(t) :

\Delta u_C = u_C(T^-) - u_C(0^+) = V_4 - V_1 = V_3 - V_2 = 1{,}50 - 2{,}95 = -1{,}45\text{ V}

Par intégration de l'intensité sur la durée T :

\Delta q = I \times T = C_0 \Delta u_C \implies C_0 = \frac{I \times T}{\Delta u_C}

Application numérique :

\begin{aligned} C_0 &= \frac{-33 \times 14{,}5}{-1{,}45} = 33 \times 10\text{ F} \end{aligned}
\boxed{C_0 = 330\text{ F}}

La tension nominale d'une cellule lue sur la figure 5 vaut par ailleurs V_{\mathrm{N}} = 3{,}00\text{ V}.

Résultat

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résolution de problème
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : énergie électrostatique, association de condensateurs, dimensionnement

En explicitant les hypothèses simplificatrices réalisées, estimer le nombre de condensateurs que le pack doit comporter pour répondre aux exigences en respectant les contraintes mentionnées. Préciser l'assemblage nécessaire (en série et/ou en parallèle). Des données numériques utiles figurent à la fin de l'énoncé.

Voir l'indice

Calculer le travail des forces de pesanteur pour gravir le dénivelé m g h, en déduire l'énergie électrique requise (assistance à 50 %), et comparer à l'énergie utile stockée par cellule entre V_{\mathrm{N}} et V_{\mathrm{N}}/2.

Voir la stratégie
  1. Évaluer l'énergie mécanique minimale nécessaire pour gravir le dénivelé et en déduire l'énergie électrique que doit fournir le pack de supercondensateurs compte tenu du niveau d'assistance.
  2. Déterminer l'énergie stockée utilisable par cellule élémentaire entre sa tension nominale et sa tension minimale.
  3. Déterminer l'architecture du pack (nombre de cellules en série n_s et en parallèle n_p) en tenant compte des contraintes de tension d'entrée du convertisseur (V_{\mathrm{e}} \in [27\text{ V}\,;\,54\text{ V}]), du courant maximal admissible et de la puissance requise.
Voir la réponse courte

Estimation de l'énergie nécessaire pour fixer le nombre de cellules, puis association série-parallèle pour respecter la tension nominale.

Voir le corrigé complet

1. Hypothèses simplificatrices :

  • Les frottements (résistance au roulement, traînée aérodynamique) sont négligés ; la montée s'effectue à vitesse constante (énergie cinétique constante).
  • Les rendements du moteur, du convertisseur et de la transmission mécanique sont pris égaux à 1.
  • La masse additionnelle du pack de supercondensateurs est supposée négligeable devant la masse de l'ensemble vélo + cycliste :

    M_{\mathrm{tot}} \simeq M_{\mathrm{vélo}} + M_{\mathrm{cycliste}} = 20 + 80 = 100\text{ kg}.

2. Énergie requise pour le dénivelé : Le travail nécessaire pour élever la masse totale d'un dénivelé h = 60\text{ m} correspond à la variation d'énergie potentielle de pesanteur :

\Delta E_{\mathrm{p}} = M_{\mathrm{tot}} g h = 100 \times 9{,}81 \times 60 = 5{,}89 \times 10^4\text{ J} \simeq 58{,}9\text{ kJ}.

Le taux d'assistance est défini par :

\frac{E_{\mathrm{pack}}}{E_{\mathrm{cycliste}}} = 50\,\% = 0{,}50 \implies E_{\mathrm{cycliste}} = 2\,E_{\mathrm{pack}}.

L'énergie totale fournie étant égale au travail gravitationnel :

E_{\mathrm{pack}} + E_{\mathrm{cycliste}} = 3\,E_{\mathrm{pack}} = \Delta E_{\mathrm{p}} \implies E_{\mathrm{pack}} = \frac{1}{3}\Delta E_{\mathrm{p}} \simeq 19{,}6\text{ kJ}.

Remarque : si le niveau d'assistance de 50\,\% était interprété comme la part du pack dans l'énergie totale fournie, l'énergie requise serait E_{\mathrm{pack}} = 0{,}5\,\Delta E_{\mathrm{p}} \simeq 29{,}4\text{ kJ}.

3. Énergie utile stockée par un supercondensateur : D'après l'énoncé, chaque cellule élémentaire est exploitée entre sa tension nominale V_{\mathrm{N}} = 3{,}00\text{ V} et une tension minimale fixée à la moitié de la valeur nominale, V_{\min} = V_{\mathrm{N}} / 2 = 1{,}50\text{ V}. Avec C_0 = 330\text{ F}, l'énergie extractible par cellule vaut :

\Delta \mathcal{E}_1 = \frac{1}{2} C_0 \left( V_{\mathrm{N}}^2 - V_{\min}^2 \right) = \frac{3}{8} C_0 V_{\mathrm{N}}^2 = \frac{3}{8} \times 330 \times (3{,}00)^2 \simeq 1{,}11 \times 10^3\text{ J} = 1{,}11\text{ kJ}.

Le nombre minimal de condensateurs N pour satisfaire le besoin énergétique est donc :

N \ge \frac{E_{\mathrm{pack}}}{\Delta \mathcal{E}_1} = \frac{19{,}6 \times 10^3}{1{,}11 \times 10^3} \simeq 17{,}6 \implies N \ge 18\text{ cellules}.

4. Assemblage et vérification des contraintes électriques :

  • Contrainte de tension : La partie I.4 précise que la tension V_{\mathrm{e}} aux bornes du pack évolue entre 27\text{ V} et 54\text{ V}. En mettant n_s cellules en série :

    V_{\mathrm{e},\max} = n_s V_{\mathrm{N}} = 54\text{ V} \implies n_s = \frac{54}{3{,}00} = 18\text{ cellules en série}.

    La tension minimale du pack est alors n_s V_{\min} = 18 \times 1{,}50 = 27\text{ V}, ce qui coïncide exactement avec la plage spécifiée à la section I.4.

  • Contrainte de courant et de puissance : Le moteur requiert une puissance de P = 250\text{ W}. Le courant maximal débité par le pack intervient pour la tension la plus basse (V_{\mathrm{e},\min} = 27\text{ V}) :

    I_{\mathrm{pack},\max} = \frac{P}{V_{\mathrm{e},\min}} = \frac{250}{27} \simeq 9{,}3\text{ A}.

    Cette intensité est très inférieure au courant maximal admissible par cellule, I_{\max} = 33\text{ A} (Figure 7). Il n'est donc pas nécessaire de placer plusieurs branches en parallèle (n_p = 1).

Conclusion : Le pack comprend N = 18 supercondensateurs montés uniquement en série (18\text{S}1\text{P}). La masse correspondante est de 18 \times 70\text{ g} = 1{,}26\text{ kg}, ce qui valide a posteriori l'hypothèse de masse négligeable.

\boxed{N = 18\text{ supercondensateurs en série}}

Résultat

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I.4 · Interface entre les supercondensateurs et l'ensemble onduleur-moteur synchrone

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : bilan de puissance, hacheur, convertisseur statique

À partir d'un bilan de puissance, calculer la valeur moyenne maximale du courant d'entrée : .

Voir l'indice

Poser l'égalité des puissances moyennes d'entrée et de sortie en régime établi sans pertes (V_{\mathrm{e}} I_{\mathrm{e}} = V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}) et chercher la valeur minimale de la tension d'entrée V_{\mathrm{e}}.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un bilan de puissance active en régime périodique établi pour un convertisseur SEPIC sans perte (composants idéaux).
  2. Exprimer la valeur moyenne du courant d'entrée en fonction de la tension de sortie, du courant de sortie et de la tension d'entrée.
  3. Déterminer pour quelle condition sur la tension d'entrée cette valeur moyenne est maximale, puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Conservation de la puissance moyenne P = V_{\mathrm{e}} I_{\mathrm{e}} = V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}} pour déterminer le courant moyen d'entrée maximal.

Voir le corrigé complet

Le convertisseur fonctionne en régime périodique établi. Les composants réactifs (bobines et condensateurs) ne consomment en moyenne aucune puissance active sur une période, et les interrupteurs sont considérés comme parfaits. Le rendement du hacheur est donc unitaire :

\langle P_{\mathrm{e}} \rangle = \langle P_{\mathrm{s}} \rangle

La tension de sortie V_{\mathrm{s}} et le courant de sortie I_{\mathrm{s}} étant considérés constants, la puissance moyenne fournie à la charge s'écrit :

\langle P_{\mathrm{s}} \rangle = V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}

La tension d'entrée V_{\mathrm{e}} imposée par le pack de supercondensateurs étant également supposée constante, la puissance moyenne absorbée en entrée s'écrit :

\langle P_{\mathrm{e}} \rangle = V_{\mathrm{e}} \langle I_{\mathrm{e}} \rangle

On en déduit l'expression de la valeur moyenne du courant d'entrée :

\langle I_{\mathrm{e}} \rangle = \frac{V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}}}

Cette valeur moyenne est maximale lorsque la tension d'entrée V_{\mathrm{e}} atteint sa valeur minimale V_{\mathrm{e},\min} = 27\text{ V} :

I_{\mathrm{e},\max} = \frac{V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e},\min}}

Application numérique : Avec V_{\mathrm{s}} = 36\text{ V}, I_{\mathrm{s}} = 10\text{ A} et V_{\mathrm{e},\min} = 27\text{ V} :

I_{\mathrm{e},\max} = \frac{36 \times 10}{27} = \frac{40}{3}\text{ A} \simeq 13{,}3\text{ A}
\boxed{I_{\mathrm{e},\max} = \frac{V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e},\min}} \simeq 13{,}3\text{ A}}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : valeur moyenne en régime périodique, bobine en régime périodique, loi des mailles

Montrer que les valeurs moyennes de et sont nulles. En déduire la valeur moyenne de la tension aux bornes du condensateur de capacité .

Voir l'indice

Exploiter la périodicité du courant dans une inductance en régime établi pour affirmer que la tension moyenne à ses bornes est nulle, puis écrire la loi des mailles contenant V_{\mathrm{e}}, L_1 et C_1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension aux bornes d'une bobine idéale selon la loi d'Ohm-Faraday (u_L = L \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t} en convention récepteur).
  2. Intégrer sur une période T en exploitant l'hypothèse de régime périodique établi pour prouver que la tension moyenne est nulle.
  3. Écrire la loi des mailles sur la maille contenant la source d'entrée, la bobine L_1, le condensateur C_1 et la bobine L_2, puis passer aux valeurs moyennes.
Voir la réponse courte

Tension moyenne nulle aux bornes d'une bobine en régime périodique établi, d'où \langle V_{C_1} \rangle = V_{\mathrm{e}} par loi des mailles.

Voir le corrigé complet

Pour une bobine idéale d'inductance L, la relation tension-courant en convention récepteur s'écrit :

V_L(t) = L \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t}(t)

En régime périodique établi de période T = \frac{1}{f}, le courant traversant chaque bobine est une fonction périodique du temps, de sorte que i_L(T) = i_L(0). La valeur moyenne de la tension sur une période vaut :

\langle V_L \rangle = \frac{1}{T} \int_0^T V_L(t) \, \mathrm{d}t = \frac{L}{T} \int_0^T \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t} \, \mathrm{d}t = \frac{L}{T} \Big( i_L(T) - i_L(0) \Big) = 0

Cette propriété s'applique directement aux deux bobines L_1 et L_2 du convertisseur :

\boxed{\langle V_{L_1} \rangle = 0 \quad \text{et} \quad \langle V_{L_2} \rangle = 0}

D'après le schéma de la figure 8, appliquons la loi des mailles le long du contour fermé comprenant la source d'entrée V_e, l'inductance L_1, la capacité C_1, l'inductance L_2 et la ligne de masse inférieure :

V_e - V_{L_1}(t) - V_{C_1}(t) - V_{L_2}(t) = 0

soit :

V_{C_1}(t) = V_e - V_{L_1}(t) - V_{L_2}(t)

Par linéarité de l'opération moyenne temporelle, et sachant que la tension d'entrée V_e est supposée constante (\langle V_e \rangle = V_e) :

\langle V_{C_1} \rangle = V_e - \langle V_{L_1} \rangle - \langle V_{L_2} \rangle

Comme \langle V_{L_1} \rangle = 0 et \langle V_{L_2} \rangle = 0, on en déduit :

\boxed{\langle V_{C_1} \rangle = V_e}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : hacheur, chronogramme, interrupteur commandé

En utilisant les hypothèses précédentes, tracer le chronogramme de la tension aux bornes de la bobine d'inductance : .

Voir l'indice

Déterminer l'état du circuit sur [0, \alpha T] (K_1 fermé, K_2 ouvert) puis sur [\alpha T, T] (K_1 ouvert, K_2 fermé) en appliquant les lois des mailles pour exprimer V_{L_2}(t).

Voir la stratégie
  1. Identifier l'état des interrupteurs K_1 et K_2 sur chacun des deux intervalles de la période de découpage : [0, \alpha T] et [\alpha T, T].
  2. Exprimer le potentiel du nœud supérieur de l'inductance L_2 (noté N) par rapport à la masse dans chaque configuration, en utilisant l'approximation V_{C_1}(t) \simeq \langle V_{C_1} \rangle = V_{\mathrm{e}} issue de Q9.
  3. En déduire l'expression par morceaux de V_{L_2}(t) et tracer son chronogramme sur une période.
Voir la réponse courte

Étude des deux phases du hacheur SEPIC pour tracer V_{L_2}(t), égal à V_{\mathrm{e}} puis à -V_{\mathrm{s}}.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 8, la flèche de tension V_{L_2} est orientée du bas (masse, à 0\text{ V}) vers le nœud situé entre C_1, L_2 et K_2, que l'on note N. Ainsi, le potentiel de ce nœud s'écrit directement :

V_{L_2}(t) = V_N(t).

De plus, la tension aux bornes du condensateur de couplage C_1 étant fléchée vers la gauche (du nœud N vers le nœud intermédiaire entre L_1 et K_1, noté M), on a :

V_{C_1}(t) = V_M(t) - V_N(t) \simeq V_{\mathrm{e}}.

Étudions les deux phases de fonctionnement au cours d'une période T :

  • Intervalle [0, \alpha T] : K_1 est fermé et K_2 est ouvert.

    L'interrupteur K_1 étant fermé et supposé idéal, le nœud M est relié à la masse : V_M(t) = 0\text{ V}. On en déduit :

    V_N(t) = V_M(t) - V_{C_1}(t) \simeq -V_{\mathrm{e}}.

    La tension aux bornes de la bobine L_2 vaut donc :

    V_{L_2}(t) = -V_{\mathrm{e}}.
  • Intervalle [\alpha T, T] : K_1 est ouvert et K_2 est fermé.

    L'interrupteur K_2 étant fermé et idéal, le nœud N est directement connecté à la borne positive de sortie, portée au potentiel V_{\mathrm{s}} :

    V_{L_2}(t) = V_N(t) = +V_{\mathrm{s}}.

En résumé, sur une période T, la tension aux bornes de la bobine L_2 s'écrit :

\boxed{V_{L_2}(t) = \begin{cases} -V_{\mathrm{e}} & \text{pour } t \in [0, \alpha T[ \\ +V_{\mathrm{s}} & \text{pour } t \in [\alpha T, T[ \end{cases}}

Le chronogramme correspondant est tracé ci-dessous sur une période :

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : rapport cyclique, hacheur sepic, hacheur abaisseur-élévateur

En déduire le gain du convertisseur en fonction de . Quel est l'intérêt du convertisseur SEPIC ?

Voir l'indice

Écrire que la valeur moyenne \langle V_{L_2} \rangle est nulle sur une période de découpage ; souligner que le hacheur SEPIC est un convertisseur élévateur-abaisseur non inverseur.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la nullité de la tension moyenne \langle V_{L_2} \rangle démontrée à la question Q9, à l'aide de l'expression par morceaux de V_{L_2}(t) obtenue à la question Q10.
  2. En déduire l'expression littérale du gain statique V_{\mathrm{s}} / V_{\mathrm{e}} en fonction de \alpha.
  3. Discuter les propriétés et les avantages du convertisseur SEPIC au vu du cahier des charges (tension d'entrée variable de part et d'autre de la tension de sortie, signe de la tension, continuité du courant).
Voir la réponse courte

Annulation de la tension moyenne de L_2 donnant V_{\mathrm{s}}/V_{\mathrm{e}} = \alpha/(1-\alpha) ; structure élévatrice et abaisseuse non inverseuse.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, la tension instantanée aux bornes de l'inductance L_2 s'écrit :

V_{L_2}(t) = \begin{cases} -V_{\mathrm{e}} & \text{pour } t \in [0, \alpha T[ \\ +V_{\mathrm{s}} & \text{pour } t \in [\alpha T, T[ \end{cases}

La valeur moyenne de cette tension sur une période T vaut donc :

\begin{aligned} \langle V_{L_2} \rangle &= \frac{1}{T} \int_0^T V_{L_2}(t) \, \mathrm{d}t \\ &= \frac{1}{T} \left[ \int_0^{\alpha T} (-V_{\mathrm{e}}) \, \mathrm{d}t + \int_{\alpha T}^T V_{\mathrm{s}} \, \mathrm{d}t \right] \\ &= -\alpha V_{\mathrm{e}} + (1 - \alpha) V_{\mathrm{s}} \end{aligned}

En régime périodique établi, la valeur moyenne de la tension aux bornes d'une inductance est nulle (\langle V_{L_2} \rangle = 0, question Q9), ce qui conduit directement à :

\begin{aligned} (1 - \alpha) V_{\mathrm{s}} - \alpha V_{\mathrm{e}} = 0 \end{aligned}

On en déduit le gain statique du convertisseur :

\boxed{\frac{V_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}}} = \frac{\alpha}{1 - \alpha}}

Intérêts du convertisseur SEPIC :

  • Caractère élévateur/abaisseur (Buck-Boost) sans inversion de polarité : La fonction de transfert montre que :

    • pour \alpha < 0{,}5, \dfrac{V_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}}} < 1 (fonctionnement abaisseur) ;
    • pour \alpha > 0{,}5, \dfrac{V_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}}} > 1 (fonctionnement élévateur).

    Dans le vélo hybride, la tension d'entrée varie entre 27\text{ V} et 54\text{ V} alors que la tension de sortie requise est constante à V_{\mathrm{s}} = 36\text{ V}. Le convertisseur doit donc impérativement pouvoir abaisser la tension quand le pack est pleinement chargé (V_{\mathrm{e}} > 36\text{ V}) et l'élever lorsqu'il est déchargé (V_{\mathrm{e}} < 36\text{ V}). De plus, contrairement au hacheur Buck-Boost classique, le SEPIC conserve la même polarité entre l'entrée et la sortie (masse commune).

  • Courant d'entrée continu : La présence de l'inductance L_1 directement en série avec la source permet de lisser le courant prélevé sur le pack de supercondensateurs, limitant l'échauffement par effet Joule et le rayonnement électromagnétique.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : rapport cyclique, hacheur sepic, décharge d'un accumulateur

Calculer les deux valeurs extrêmes du rapport cyclique pour les valeurs extrêmes de la tension d'entrée . Commenter ces résultats. Que se passerait-il si on laissait les supercondensateurs se décharger totalement ?

Voir l'indice

Inverser la relation du gain statique pour exprimer \alpha en fonction de V_{\mathrm{s}} et V_{\mathrm{e}} ; regarder vers quoi tend \alpha lorsque la batterie se décharge (V_{\mathrm{e}} \to 0) et conclure sur la faisabilité physique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport cyclique \alpha en fonction de V_{\mathrm{s}} et V_{\mathrm{e}} à partir du gain statique idéal établi à la question précédente.
  2. Calculer \alpha pour les deux valeurs extrêmes de la tension d'entrée (V_{\mathrm{e}} = 54\text{ V} et V_{\mathrm{e}} = 27\text{ V}).
  3. Commenter les modes de fonctionnement (abaisseur/élévateur) et la zone de fonctionnement sur la caractéristique réelle (figure 9).
  4. Analyser les conséquences d'une décharge totale (V_{\mathrm{e}} \to 0) sur le gain nécessaire, le courant d'entrée et les pertes.
Voir la réponse courte

Calcul des valeurs de \alpha aux tensions extrêmes ; une décharge totale ferait tendre \alpha vers 1 et diverger le courant d'entrée.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, le gain idéal du convertisseur SEPIC s'écrit :

\frac{V_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}}} = \frac{\alpha}{1 - \alpha} \iff \alpha = \frac{V_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}} + V_{\mathrm{s}}}

La tension de sortie étant régulée à V_{\mathrm{s}} = 36\text{ V} :

  • Pour la tension d'entrée maximale V_{\mathrm{e},\max} = 54\text{ V} :

    \alpha_{\min} = \frac{36}{54 + 36} = \frac{36}{90} = 0{,}40
  • Pour la tension d'entrée minimale V_{\mathrm{e},\min} = 27\text{ V} :

    \alpha_{\max} = \frac{36}{27 + 36} = \frac{36}{63} = \frac{4}{7} \simeq 0{,}57
\boxed{\alpha(V_{\mathrm{e}} = 54\text{ V}) = 0{,}40 \quad \text{et} \quad \alpha(V_{\mathrm{e}} = 27\text{ V}) = \frac{4}{7} \simeq 0{,}57}

Commentaires :

  • Lorsque le pack se décharge, V_{\mathrm{e}} diminue, ce qui nécessite d'augmenter le rapport cyclique \alpha pour maintenir la tension de sortie constante à 36\text{ V}.
  • Pour V_{\mathrm{e}} = 54\text{ V} > V_{\mathrm{s}}, on a \alpha < 0{,}5 : le convertisseur fonctionne en abaisseur (dévolteur).
  • Pour V_{\mathrm{e}} = 27\text{ V} < V_{\mathrm{s}}, on a \alpha > 0{,}5 : le convertisseur fonctionne en élévateur (survolteur).
  • La plage de variation de \alpha, comprise entre 0{,}40 et 0{,}57, se situe bien en deçà du maximum du gain réel visible sur la figure 9 (qui culmine vers \alpha \approx 0{,}85). Dans cette zone, l'influence de la résistance parasite R_L reste modérée et le rendement demeure élevé.

Cas d'une décharge totale des supercondensateurs (V_{\mathrm{e}} \to 0) : Si l'on laissait les supercondensateurs se décharger complètement :

  • Le maintien de V_{\mathrm{s}} = 36\text{ V} exigerait un gain V_{\mathrm{s}}/V_{\mathrm{e}} \to +\infty, ce qui requerrait \alpha \to 1.
  • Or, en présence de la résistance interne de la bobine (R_L \neq 0), le gain réel s'effondre pour \alpha > 0{,}85 et tend vers zéro quand \alpha \to 1 (figure 9). La régulation de tension deviendrait donc impossible.
  • De plus, à puissance constante P = V_{\mathrm{s}}I_{\mathrm{s}}, le courant moyen d'entrée I_{\mathrm{e}} \approx P/V_{\mathrm{e}} divergerait, excédant largement le courant maximal admissible par les cellules (33\text{ A}) et les semi-conducteurs, provoquant un échauffement destructeur par effet Joule.

Résultat

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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : ondulation de courant, dimensionnement d'une inductance, hacheur

Calculer la valeur minimale de l'inductance permettant que l'ondulation du courant d'entrée soit inférieure à de sa valeur moyenne , quelle que soit la valeur de la tension d'entrée dans l'intervalle .

Voir l'indice

Exprimer l'ondulation crête-à-crête \Delta I_{\mathrm{e}} = \frac{V_{\mathrm{e}}\alpha}{L_1 f}, puis traduire l'exigence \Delta I_{\mathrm{e}} \le 0{,}10\,I_{\mathrm{e}} pour en déduire la condition sur L_1 sur toute la plage de tension.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'ondulation crête-à-crête \Delta I_{\mathrm{e}} du courant traversant la bobine L_1 en appliquant la loi constitutive d'une inductance sur la phase où l'interrupteur K_1 est fermé.
  2. Exprimer le rapport d'ondulation relative \frac{\Delta I_{\mathrm{e}}}{I_{\mathrm{e}}} en fonction de V_{\mathrm{e}}, \alpha, V_{\mathrm{s}}, I_{\mathrm{s}}, f et L_1.
  3. Identifier la tension d'entrée la plus contraignante dans l'intervalle [27\text{ V}; 54\text{ V}] et calculer la valeur minimale de L_1.
Voir la réponse courte

Expression de l'ondulation \Delta i_{L_1} = \alpha V_{\mathrm{e}} T / L_1 et maximisation sur l'intervalle de tension pour minorer L_1.

Voir le corrigé complet

Pendant la phase t \in [0, \alpha T], l'interrupteur K_1 est fermé et K_2 est ouvert. La bobine L_1 est alors directement soumise à la tension d'entrée :

v_{L_1}(t) = L_1 \frac{\mathrm{d}i_{\mathrm{e}}}{\mathrm{d}t} = V_{\mathrm{e}}

La dérivée temporelle de i_{\mathrm{e}}(t) étant constante et positive, le courant croît linéairement de sa valeur minimale à sa valeur maximale. L'excursion crête-à-crête (ondulation absolue) s'écrit :

\Delta I_{\mathrm{e}} = \frac{V_{\mathrm{e}}}{L_1} \alpha T = \frac{\alpha V_{\mathrm{e}}}{L_1 f}

D'après le bilan de puissance établi à la question Q8 (rendement supposé unitaire), la valeur moyenne du courant d'entrée vaut :

I_{\mathrm{e}} = \frac{V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}}}

L'ondulation relative du courant d'entrée est donc :

\frac{\Delta I_{\mathrm{e}}}{I_{\mathrm{e}}} = \frac{\alpha V_{\mathrm{e}}^2}{L_1 f V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}}

La condition \frac{\Delta I_{\mathrm{e}}}{I_{\mathrm{e}}} \le 10\,\% = 0{,}10 impose :

L_1 \ge \frac{\alpha V_{\mathrm{e}}^2}{0{,}10 \times f V_{\mathrm{s}} I_{\mathrm{s}}}

Comparons les deux valeurs extrêmes de la plage de fonctionnement selon l'indication de l'énoncé :

  • Pour V_{\mathrm{e}} = 54\text{ V} et \alpha = 0{,}4 :

    \alpha V_{\mathrm{e}}^2 = 0{,}4 \times 54^2 = 1166{,}4\text{ V}^2
  • Pour V_{\mathrm{e}} = 27\text{ V} et \alpha = 0{,}6 :

    \alpha V_{\mathrm{e}}^2 = 0{,}6 \times 27^2 = 437{,}4\text{ V}^2

La contrainte la plus sévère est donc atteinte pour la tension d'entrée maximale V_{\mathrm{e}} = 54\text{ V}.

En appliquant numériquement avec f = 300\text{ kHz} = 3{,}00 \times 10^5\text{ Hz}, V_{\mathrm{s}} = 36\text{ V} et I_{\mathrm{s}} = 10\text{ A} :

\begin{aligned} L_{1,\min} &= \frac{0{,}4 \times 54^2}{0{,}10 \times (3{,}00 \times 10^5) \times 36 \times 10} \\ &= \frac{1166{,}4}{1{,}08 \times 10^7} \simeq 1{,}08 \times 10^{-4}\text{ H} \end{aligned}
\boxed{L_{1,\min} \simeq 0{,}11\text{ mH} = 108\text{ }\mu\text{H}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : ondulation de tension, dimensionnement d'un condensateur, filtrage capacitif

En supposant le courant de sortie constant, calculer la valeur minimale de permettant de limiter l'ondulation maximale de la tension de sortie à de sa valeur moyenne, prise égale à , pour une tension d'entrée .

Voir l'indice

Observer que pendant l'intervalle [0, \alpha T], le condensateur C_2 alimente seul la charge à courant constant I_{\mathrm{s}} ; en déduire l'ondulation de tension \Delta V_{\mathrm{s}} = \frac{I_{\mathrm{s}}\alpha}{C_2 f}.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'état de l'interrupteur K_2 sur une période et déterminer le courant traversant le condensateur C_2 pendant la phase où K_2 est ouvert.
  2. Exprimer l'ondulation crête-à-crête \Delta V_{\mathrm{s}} de la tension de sortie en fonction de I_{\mathrm{s}}, \alpha, f et C_2.
  3. Déterminer la valeur du rapport cyclique \alpha correspondant à V_{\mathrm{e}} = 36\text{ V}, puis en déduire la condition sur C_2.
Voir la réponse courte

Bilan de charge sur C_2 durant l'ouverture de la diode reliant l'ondulation de tension à \alpha T I_{\mathrm{s}} / C_2.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, sur l'intervalle [0, \alpha T], l'interrupteur K_2 est ouvert. Aucun courant ne provient alors du reste du convertisseur vers la cellule de sortie.

La loi des nœuds au niveau de l'électrode supérieure du condensateur C_2 s'écrit alors :

i_{C_2}(t) + I_{\mathrm{s}} = 0 \implies i_{C_2}(t) = -I_{\mathrm{s}}

Le courant de sortie I_{\mathrm{s}} étant supposé constant, la tension aux bornes de C_2 décroît de façon linéaire :

C_2 \frac{\mathrm{d}V_{\mathrm{s}}}{\mathrm{d}t} = -I_{\mathrm{s}}

L'excursion crête-à-crête de la tension de sortie au cours de cet intervalle de durée \alpha T vaut donc :

\Delta V_{\mathrm{s}} = \frac{I_{\mathrm{s}} \alpha T}{C_2} = \frac{\alpha I_{\mathrm{s}}}{f C_2}

Pour V_{\mathrm{e}} = 36\text{ V} et V_{\mathrm{s}} = 36\text{ V}, la relation du gain établie à la question Q11 donne :

\frac{V_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{e}}} = \frac{\alpha}{1 - \alpha} = 1 \implies \alpha = 0{,}5

La contrainte d'ondulation relative s'écrit \frac{\Delta V_{\mathrm{s}}}{V_{\mathrm{s}}} \le 1\,\% = 0{,}01, soit :

\frac{\alpha I_{\mathrm{s}}}{f C_2 V_{\mathrm{s}}} \le 0{,}01 \implies C_2 \ge \frac{\alpha I_{\mathrm{s}}}{0{,}01 \, f V_{\mathrm{s}}}

La valeur minimale de la capacité est donc :

\boxed{C_{2,\min} = \frac{\alpha I_{\mathrm{s}}}{0{,}01 \, f V_{\mathrm{s}}}}

Application numérique avec \alpha = 0{,}5, I_{\mathrm{s}} = 10\text{ A}, f = 300\times 10^3\text{ Hz} et V_{\mathrm{s}} = 36\text{ V} :

C_{2,\min} = \frac{0{,}5 \times 10}{0{,}01 \times 300\times 10^3 \times 36} = \frac{5}{1{,}08 \times 10^5} \simeq 4{,}63 \times 10^{-5}\text{ F}
\boxed{C_{2,\min} \simeq 46\text{ }\mu\text{F}}

Résultat

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Partie II : Le recyclage de la batterie lithium-ion

II.1 · La lixiviation

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cinétique chimique, vitesse de réaction, temps de réaction

Justifier que les résultats expérimentaux indiquent que la première étape est instantanée et que la seconde est lente.

Voir l'indice

Noter que les courbes de rendement en lithium et métal démarrent dès t=0 à des ordonnées strictement positives, alors que l'évolution ultérieure s'étale sur plus de deux heures.

Voir la stratégie

Pour déduire la cinétique relative des deux étapes à partir des résultats expérimentaux :

  1. Observer les courbes de rendement en fonction du temps à t \to 0 (figures 10, 11 et 12) pour identifier l'avancement quasi-immédiat de la première réaction.
  2. Analyser l'évolution ultérieure du rendement sur une durée de plusieurs dizaines à centaines de minutes pour caractériser la cinétique de la seconde réaction.
Voir la réponse courte

Interprétation des courbes expérimentales montrant une réaction quasi-instantanée au départ suivie d'une cinétique lente.

Voir le corrigé complet

L'analyse des courbes de rendement en fonction du temps (figures 10, 11 et 12) met en évidence deux échelles de temps distinctes :

  • Première étape instantanée : Dès les premières mesures (t \to 0), les rendements en lithium et en métal \mathrm{M} ne sont pas nuls mais présentent d'emblée un saut initial important (environ 60\,\% à 70\,\% pour le lithium et environ 30\,\% pour \mathrm{M}). La formation des premiers produits ioniques (\mathrm{LiCl} et \mathrm{MCl}_2) ainsi que de la phase intermédiaire \mathrm{Li}_{1/m}\mathrm{MO}_2(\mathrm{s}) se déroule donc sur une échelle de temps quasi-nulle, non résolue expérimentalement (très inférieure à la minute). Cela justifie le caractère instantané de la première étape de délithiation.
  • Seconde étape lente : Pour t > 0 (figures 10 et 11), les rendements augmentent très progressivement pour n'atteindre leur valeur maximale qu'au bout de 100 à 150 minutes. Cette cinétique graduelle, caractérisée par un temps de demi-réaction de plusieurs dizaines de minutes, correspond à la consommation progressive de la phase intermédiaire solide \mathrm{Li}_{1/m}\mathrm{MO}_2(\mathrm{s}). Cela prouve que la seconde étape de dissolution est lente.
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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : stœchiométrie, avancement de réaction, bilan de matière

Justifier que l'on a .

Voir l'indice

Exploiter les équations des droites [M\mathrm{Cl}_2] = f([\mathrm{LiCl}]) dont la pente reflète les coefficients stœchiométriques de la seconde étape de dissolution.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les variations relatives des concentrations en \mathrm{MCl_2(aq)} et \mathrm{LiCl(aq)} produites lors de la seconde étape de dissolution en fonction du paramètre m.
  2. Identifier la grandeur représentée par la pente de la droite [\mathrm{MCl_2(aq)}] = f([\mathrm{LiCl(aq)}]) sur les figures 10 et 11.
  3. Conclure par comparaison numérique avec les régressions linéaires fournies.
Voir la réponse courte

Détermination du coefficient stœchiométrique m à partir des proportions molaires dissoutes observées expérimentalement.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la seconde étape de dissolution :

\mathrm{Li}_{1/m}\mathrm{MO}_2(\mathrm{s}) + 4\,\mathrm{HCl}(\mathrm{aq}) \longrightarrow \frac{1}{m}\,\mathrm{LiCl}(\mathrm{aq}) + \mathrm{MCl}_2(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}(\ell) + \left(1 - \frac{1}{2m}\right)\mathrm{Cl}_2(\mathrm{g})

Chaque mole de phase intermédiaire \mathrm{Li}_{1/m}\mathrm{MO}_2 dissoute lors de cette étape lente produit simultanément :

  • \Delta n(\mathrm{LiCl}) = \dfrac{1}{m}\,\xi_2
  • \Delta n(\mathrm{MCl}_2) = 1\cdot\xi_2

où \xi_2 désigne l'avancement de la seconde réaction. Le volume l de la solution étant constant, les variations de concentration au cours de cette phase vérifient :

\frac{\mathrm{d}[\mathrm{MCl}_2]}{\mathrm{d}[\mathrm{LiCl}]} = \frac{\Delta[\mathrm{MCl}_2]}{\Delta[\mathrm{LiCl}]} = \frac{\xi_2 / l}{\frac{1}{m}\,\xi_2 / l} = m

La courbe représentant [\mathrm{MCl}_2(\mathrm{aq})] en fonction de [\mathrm{LiCl}(\mathrm{aq})] lors de la seconde étape est donc une droite de pente égale à m :

  • Expérience A (figure 10) : la régression linéaire donne une pente de 2{,}12 (R^2 = 0{,}996) ;
  • Expérience B (figure 11) : la régression linéaire donne une pente de 2{,}14 (R^2 = 0{,}998).

Ces valeurs expérimentales très concordantes conduisent bien à :

\boxed{m \approx 2{,}1}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : avancement, concentration molaire, stœchiométrie

Exprimer en fonction de la concentration initiale en acide chlorhydrique , de la masse molaire et du rapport . Calculer pour chaque expérience.

Voir l'indice

Utiliser la définition du rapport molaire initial x_0 = \frac{n_0(\mathrm{HCl})}{n_0(\mathrm{NMC111})} = \frac{[\mathrm{HCl}]_0 \cdot l}{s/M_{\mathrm{NMC111}}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les quantités de matière initiales n_0(\mathrm{HCl}) et n_0(\mathrm{NMC111}) en fonction du volume l de solution aqueuse et de la masse s de solide introduite.
  2. En déduire le rapport molaire initial x_0, puis effectuer l'application numérique pour chacune des trois expériences présentées.
Voir la réponse courte

Calcul du ratio molaire initial d'acide par mole de solide à partir de [\mathrm{HCl}]_0 et du rapport solide/liquide s/l.

Voir le corrigé complet

Soit l le volume de la phase aqueuse et s la masse initiale de \mathrm{NMC111}. Les quantités initiales de réactifs introduites s'écrivent :

n_0(\mathrm{HCl}) = [\mathrm{HCl}]_0 \, l \quad \text{et} \quad n_0(\mathrm{NMC111}) = \frac{s}{M_{\mathrm{NMC111}}}

Par définition du rapport x_0 :

x_0 = \frac{n_0(\mathrm{HCl})}{n_0(\mathrm{NMC111})} = \frac{[\mathrm{HCl}]_0 \, l}{\dfrac{s}{M_{\mathrm{NMC111}}}} = \frac{[\mathrm{HCl}]_0 \, M_{\mathrm{NMC111}}}{s/l}
\boxed{x_0 = \frac{[\mathrm{HCl}]_0 \, M_{\mathrm{NMC111}}}{s/l}}

Avec M_{\mathrm{NMC111}} = 97{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, on calcule la valeur de x_0 pour chaque expérience :

  • Expérience A : \dfrac{s}{l} = 20\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} et [\mathrm{HCl}]_0 = 4\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

    \boxed{x_{0,\mathrm{A}} = \frac{4 \times 97{,}0}{20} = 19{,}4}
  • Expérience B : \dfrac{s}{l} = 120\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} et [\mathrm{HCl}]_0 = 4\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

    \boxed{x_{0,\mathrm{B}} = \frac{4 \times 97{,}0}{120} \simeq 3{,}23}
  • Expérience C : \dfrac{s}{l} = 80\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} et [\mathrm{HCl}]_0 = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

    \boxed{x_{0,\mathrm{C}} = \frac{1 \times 97{,}0}{80} \simeq 1{,}21}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : réactif limitant, avancement maximal, rendement de réaction

Déterminer la valeur critique telle que si est inférieur à , la seconde étape ne se produit pas. Pour laquelle des trois expériences cette condition s'applique-t-elle ? Calculer les rendements en lithium et en pour cette expérience.

Voir l'indice

Calculer la quantité stœchiométrique d'acide chlorhydrique consommée par la première étape ; si x_0 est inférieur à cette valeur seuil, il n'y a plus de \mathrm{HCl} pour amorcer la seconde étape.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition stœchiomtrique sur x_0 pour que tout l'acide chlorhydrique soit consommé dès la première étape (étape de délithiation), empêchant ainsi la seconde étape d'avoir lieu.
  2. Comparer x_1 aux valeurs de x_0 calculées à la question Q17 pour identifier l'expérience concernée.
  3. Exprimer puis calculer les rendements théoriques en \mathrm{Li} et en \mathrm{M} obtenus à l'issue de cette étape incomplète, et confronter aux courbes expérimentales.
Voir la réponse courte

Détermination de la condition de réactif limitant évitant la deuxième étape, identification de l'expérience et calcul des rendements.

Voir le corrigé complet

1. Détermination de la valeur critique x_1

La première étape consomme \dfrac{4m-4}{2m-1} moles de \mathrm{HCl} par mole de \mathrm{NMC111} (\mathrm{LiMO_2}). Pour que la première étape consomme la totalité du \mathrm{HCl} introduit sans qu'il n'en reste pour amorcer la seconde étape, la quantité initiale d'acide doit être inférieure ou égale à la quantité stœchiométrique requise pour cette première réaction, soit :

x_0 \le x_1 \quad \text{avec} \quad \boxed{x_1 = \frac{4m-4}{2m-1}}

Avec m \approx 2{,}1 établi à la question Q16 :

x_1 = \frac{4 \times 2{,}1 - 4}{2 \times 2{,}1 - 1} = \frac{4{,}4}{3{,}2} = \frac{11}{8} \simeq 1{,}38

2. Identification de l'expérience

D'après les résultats de la question Q17 :

  • Expérience A : x_{0,\mathrm{A}} = 19{,}4 > x_1 ;
  • Expérience B : x_{0,\mathrm{B}} \simeq 3{,}23 > x_1 ;
  • Expérience C : x_{0,\mathrm{C}} \simeq 1{,}21 < x_1.

Cette condition s'applique donc à l'expérience C.

3. Calcul des rendements pour l'expérience C

L'acide chlorhydrique est le réactif limitant de la première étape. L'avancement maximal \xi_{\max} de cette réaction est donné par :

n_0(\mathrm{HCl}) - \frac{4m-4}{2m-1}\xi_{\max} = 0 \implies \xi_{\max} = \frac{2m-1}{4(m-1)} \, n_0(\mathrm{HCl}) = \frac{x_0}{x_1} \, n_0(\mathrm{NMC111})

Les quantités de produits formés en solution sont alors :

\begin{aligned} n(\mathrm{LiCl}) &= \frac{2m-2}{2m-1}\xi_{\max} = \frac{2(m-1)}{4(m-1)} \, n_0(\mathrm{HCl}) = \frac{1}{2} \, n_0(\mathrm{HCl}) = \frac{x_0}{2} \, n_0(\mathrm{NMC111}) \\ n(\mathrm{MCl_2}) &= \frac{m-1}{2m-1}\xi_{\max} = \frac{m-1}{4(m-1)} \, n_0(\mathrm{HCl}) = \frac{1}{4} \, n_0(\mathrm{HCl}) = \frac{x_0}{4} \, n_0(\mathrm{NMC111}) \end{aligned}

Par définition, les rendements de lixiviation valent :

\eta_{\mathrm{Li}} = \frac{n(\mathrm{LiCl})}{n_0(\mathrm{NMC111})} = \frac{x_0}{2} \qquad \text{et} \qquad \eta_{\mathrm{M}} = \frac{n(\mathrm{MCl_2})}{n_0(\mathrm{NMC111})} = \frac{x_0}{4}

Avec x_{0,\mathrm{C}} \simeq 1{,}21 :

\boxed{\eta_{\mathrm{Li}} = \frac{1{,}21}{2} \simeq 0{,}61 = 61\,\%} \qquad \text{et} \qquad \boxed{\eta_{\mathrm{M}} = \frac{1{,}21}{4} \simeq 0{,}30 = 30\,\%}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : loi de fick, transfert convecto-diffusif, flux molaire

Justifier qualitativement la loi phénoménologique liant à , , , .

Voir l'indice

Faire le lien avec la loi de Fick intégrée à travers une couche limite d'épaisseur caractéristique : le flux diffusif est proportionnel à l'aire de transfert et au gradient de concentration.

Voir la stratégie

Pour justifier qualitativement une relation phénoménologique de transfert :

  1. Identifier le moteur du transfert de matière (écart de concentration entre le cœur de la solution et la surface du grain).
  2. Justifier l'extensivité du flux par rapport à la surface d'échange S.
  3. Interpréter le coefficient de transfert k_{\mathrm{D}} par analogie avec la loi de Fick à travers une couche limite ou la loi de Newton pour les transferts thermiques.
Voir la réponse courte

Justification par analogie avec la conduction thermique du flux proportionnel au gradient approché de concentration dans la couche limite.

Voir le corrigé complet

Le flux molaire F_{\mathrm{A}} (exprimé en \mathrm{mol}\cdot\mathrm{s}^{-1}) représente le débit molaire de l'espèce \mathrm{A} traversant la couche limite externe pour atteindre la surface du solide en réaction :

  • Moteur du transport : Le transfert de matière de la solution vers le front de réaction s'effectue spontanément dans le sens des concentrations décroissantes. Au premier ordre (développement linéaire pour des écarts modérés), la densité de flux molaire est proportionnelle au gradient de concentration, modélisé par l'écart global (C_{\mathrm{A}} - C_{\mathrm{Af}}). Ce flux est nul lorsque les concentrations sont égales et positif si C_{\mathrm{A}} > C_{\mathrm{Af}} (transport dirigé vers le grain).
  • Effet de surface : Le transport s'effectuant de façon homogène à travers toute la frontière entourant le grain sphérique, le flux global est proportionnel à la surface d'échange S = 4\pi R^2.
  • Conductance de transfert : Le coefficient de proportionnalité k_{\mathrm{D}} (exprimé en \mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1}) quantifie l'efficacité du transport (diffusion et convection) à travers le film limite :

    \boxed{F_{\mathrm{A}} = k_{\mathrm{D}} S (C_{\mathrm{A}} - C_{\mathrm{Af}})}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : quasi-stationnarité, vitesse de réaction, bilan de matière

On admet dans la suite que . Interpréter qualitativement cette relation. Montrer que , où est la quantité de matière du solide .

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Traduire l'état quasi-stationnaire (pas d'accumulation de matière au niveau de l'interface réactionnelle), puis relier le flux molaire de A consommé à la disparition du solide B via le coefficient stœchiométrique \nu.

Voir la réponse courte

Absence d'accumulation dans la couche limite en régime quasi-stationnaire, puis conservation molaire reliant consommation du solide et flux.

Voir le corrigé complet

Interprétation qualitative de l'égalité F_{\mathrm{A}} = F_{\mathrm{AC}} :

L'égalité F_{\mathrm{A}} = F_{\mathrm{AC}} traduit l'absence d'accumulation de matière de l'espèce \mathrm{A} à l'interface réactionnelle (approximation de l'état quasi-stationnaire). Le flux de réactif \mathrm{A} apporté par transfert convectif/diffusif à travers la couche limite jusqu'à la surface du grain est intégralement et instantanément consommé par la réaction chimique hétérogène au niveau du front de réaction.

Relation entre F_{\mathrm{A}} et la variation temporelle de N_{\mathrm{B}} :

L'équation stœchiométrique de la réaction au front s'écrit :

\mathrm{A(aq)} + \nu\mathrm{B(s)} \longrightarrow \text{produits}

Pendant une durée \mathrm{d}t, l'avancement de la réaction augmente de \mathrm{d}\xi > 0. Les variations des quantités de matière des réactifs par réaction chimique vérifient :

\begin{aligned} \mathrm{d}N_{\mathrm{A,cons}} &= \mathrm{d}\xi \\ \mathrm{d}N_{\mathrm{B}} &= -\nu\,\mathrm{d}\xi \end{aligned}

Par définition, le flux de consommation de \mathrm{A} est la quantité de matière de \mathrm{A} consommée par unité de temps :

F_{\mathrm{AC}} = \frac{\mathrm{d}N_{\mathrm{A,cons}}}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}\xi}{\mathrm{d}t}

En exprimant \mathrm{d}\xi en fonction de la variation de la quantité de solide \mathrm{B} :

\frac{\mathrm{d}\xi}{\mathrm{d}t} = -\frac{1}{\nu}\frac{\mathrm{d}N_{\mathrm{B}}}{\mathrm{d}t}

Comme F_{\mathrm{A}} = F_{\mathrm{AC}}, on en déduit directement :

\boxed{F_{\mathrm{A}} = -\frac{1}{\nu}\frac{\mathrm{d}N_{\mathrm{B}}}{\mathrm{d}t}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : résistance de diffusion, analogie électrique, résistance en série

Exprimer le flux sous la forme avec une « résistance de diffusion » que l'on exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

Éliminer la concentration inconnue à l'interface C_{\mathrm{Af}} en combinant les expressions de F_{\mathrm{A}} et F_{\mathrm{AC}} par analogie avec un diviseur ou deux résistances en série.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les écarts de concentration (C_{\mathrm{A}} - C_{\mathrm{Af}}) et C_{\mathrm{Af}} en fonction de F_{\mathrm{A}} à partir des expressions de transfert convectif et de cinétique chimique.
  2. Sommer ces deux écarts en utilisant l'égalité des flux F_{\mathrm{A}} = F_{\mathrm{AC}} établie en Q20 pour éliminer la concentration intermédiaire locale C_{\mathrm{Af}}.
  3. Identifier la résistance équivalente R_{\text{éq}} par analogie avec la loi d'Ohm en substituant l'aire de la sphère S = 4\pi R^2 et la conductance k_{\mathrm{D}} = D/R.
Voir la réponse courte

Élimination de la concentration interfaciale pour sommer la résistance de transfert dans le film et la résistance chimique de surface.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé et la question Q20, en régime quasi-stationnaire sans accumulation de matière à l'interface, le flux molaire de diffusion-convection à travers la couche limite et le flux de consommation chimique sont égaux :

F_{\mathrm{A}} = F_{\mathrm{AC}}

Les lois phénoménologiques s'écrivent :

\begin{aligned} F_{\mathrm{A}} &= k_{\mathrm{D}} S (C_{\mathrm{A}} - C_{\mathrm{Af}}) \implies C_{\mathrm{A}} - C_{\mathrm{Af}} = \frac{F_{\mathrm{A}}}{k_{\mathrm{D}} S} \\ F_{\mathrm{A}} &= k_{\mathrm{C}} S C_{\mathrm{Af}} \implies C_{\mathrm{Af}} = \frac{F_{\mathrm{A}}}{k_{\mathrm{C}} S} \end{aligned}

En sommant membre à membre ces deux relations, la concentration au front réactionnel C_{\mathrm{Af}} s'élimine :

C_{\mathrm{A}} = F_{\mathrm{A}} \left( \frac{1}{k_{\mathrm{D}} S} + \frac{1}{k_{\mathrm{C}} S} \right)

On en déduit l'expression du flux sous la forme demandée :

F_{\mathrm{A}} = \frac{C_{\mathrm{A}}}{R_{\text{éq}}} \quad \text{avec} \quad R_{\text{éq}} = \frac{1}{k_{\mathrm{D}} S} + \frac{1}{k_{\mathrm{C}} S}

La surface d'un grain sphérique de rayon R vaut S = 4\pi R^2, et la conductance de transfert s'écrit k_{\mathrm{D}} = \frac{D}{R}. Il vient ainsi :

k_{\mathrm{D}} S = \frac{D}{R} \cdot 4\pi R^2 = 4\pi D R \quad \text{et} \quad k_{\mathrm{C}} S = 4\pi k_{\mathrm{C}} R^2

On obtient finalement :

\boxed{R_{\text{éq}} = \frac{1}{4\pi D R} + \frac{1}{4\pi k_{\mathrm{C}} R^2} = \frac{1}{4\pi R^2} \left( \frac{R}{D} + \frac{1}{k_{\mathrm{C}}} \right)}

Résultat

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : quantité de matière, masse volumique, sphère

Soit la quantité de matière du solide comprise dans la boule de rayon . Exprimer en fonction de , et , avec la masse volumique de et sa masse molaire.

Voir l'indice

Exprimer le volume d'une sphère de rayon R, en déduire la masse du grain puis diviser par sa masse molaire M_{\mathrm{B}}.

Voir la réponse courte

Expression géométrique simple reliant la quantité de matière au rayon de la particule sphérique : N_{\mathrm{B}} = \frac{4}{3}\pi R^3 \rho_{\mathrm{B}} / M_{\mathrm{B}}.

Voir le corrigé complet

Le grain de solide B étant modélisé par une sphère de rayon R, son volume est :

V(R) = \frac{4}{3}\pi R^3

La masse correspondante de solide B s'exprime à l'aide de la masse volumique \rho_{\mathrm{B}} :

m_{\mathrm{B}}(R) = \rho_{\mathrm{B}} V(R) = \frac{4}{3}\pi \rho_{\mathrm{B}} R^3

La quantité de matière N_{\mathrm{B}}(R) contenue dans cette boule s'obtient en divisant la masse par la masse molaire M_{\mathrm{B}} :

\boxed{N_{\mathrm{B}}(R) = \frac{4\pi \rho_{\mathrm{B}}}{3 M_{\mathrm{B}}} R^3}

Résultat

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : séparation des variables, temps caractéristique, équation différentielle

Déduire des deux questions précédentes une équation différentielle à variables séparables portant sur l'évolution du rayon de la sphère. Puis établir la relation suivante :

On exprimera : • le temps caractéristique de transport dans la couche externe limite ; • le temps caractéristique de consommation par la réaction chimique ; en fonction de , , , , , et .

Voir l'indice

Remplacer \mathrm{d}N_{\mathrm{B}}/\mathrm{d}t par (4\pi \rho_{\mathrm{B}} R^2 / M_{\mathrm{B}})\,\mathrm{d}R/\mathrm{d}t, séparer les variables R et t, puis intégrer terme à terme entre les bornes R_0 et R.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \frac{\mathrm{d}N_{\mathrm{B}}}{\mathrm{d}t} en dérivant par rapport au temps l'expression de N_{\mathrm{B}}(R) obtenue en Q22.
  2. Égaler l'expression du flux F_{\mathrm{A}} = -\frac{1}{\nu}\frac{\mathrm{d}N_{\mathrm{B}}}{\mathrm{d}t} établie en Q20 avec celle obtenue en Q21 faisant intervenir la résistance équivalente R_{\text{éq}}.
  3. Séparer les variables R et t, puis intégrer entre l'état initial (t=0, R=R_0) et un instant t quelconque pour identifier les temps caractéristiques \tau_{\mathrm{film}} et \tau_{\mathrm{cin}}.
Voir la réponse courte

Combinaison de \mathrm{d}N_{\mathrm{B}}/\mathrm{d}t et de F_{\mathrm{A}}, séparation des variables en R et intégration temporelle pour identifier \tau_{\mathrm{film}} et \tau_{\mathrm{cin}}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q22, la quantité de matière de solide \mathrm{B} contenue dans la particule s'écrit :

N_{\mathrm{B}}(t) = \frac{4}{3}\pi R(t)^3 \frac{\rho_{\mathrm{B}}}{M_{\mathrm{B}}}.

En dérivant par rapport au temps, le taux de variation de N_{\mathrm{B}} est :

\frac{\mathrm{d}N_{\mathrm{B}}}{\mathrm{d}t} = 4\pi R^2 \frac{\rho_{\mathrm{B}}}{M_{\mathrm{B}}} \frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t}.

En combinant avec la relation issue du bilan de matière de la question Q20 :

F_{\mathrm{A}} = -\frac{1}{\nu}\frac{\mathrm{d}N_{\mathrm{B}}}{\mathrm{d}t} = -\frac{4\pi R^2 \rho_{\mathrm{B}}}{\nu M_{\mathrm{B}}} \frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t}.

Par ailleurs, d'après la question Q21 :

F_{\mathrm{A}} = \frac{C_{\mathrm{A}}}{R_{\text{éq}}} = \frac{4\pi R^2 C_{\mathrm{A}}}{\dfrac{R}{D} + \dfrac{1}{k_{\mathrm{C}}}}.

L'égalité de ces deux expressions conduit, après simplification par la surface S = 4\pi R^2, à :

-\frac{\rho_{\mathrm{B}}}{\nu M_{\mathrm{B}}} \frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} = \frac{C_{\mathrm{A}}}{\dfrac{R}{D} + \dfrac{1}{k_{\mathrm{C}}}}.

En séparant les variables R et t, on obtient l'équation différentielle :

\boxed{\mathrm{d}t = -\frac{\rho_{\mathrm{B}}}{\nu M_{\mathrm{B}} C_{\mathrm{A}}} \left(\frac{R}{D} + \frac{1}{k_{\mathrm{C}}}\right) \mathrm{d}R}

À t=0, le rayon initial de la particule est R(0) = R_0. L'intégration de cette équation entre 0 et t donne :

\begin{aligned} t &= -\frac{\rho_{\mathrm{B}}}{\nu M_{\mathrm{B}} C_{\mathrm{A}}} \int_{R_0}^R \left(\frac{r}{D} + \frac{1}{k_{\mathrm{C}}}\right) \mathrm{d}r \\ &= \frac{\rho_{\mathrm{B}}}{\nu M_{\mathrm{B}} C_{\mathrm{A}}} \left[ \frac{R_0^2 - R^2}{2D} + \frac{R_0 - R}{k_{\mathrm{C}}} \right] \\ &= \frac{\rho_{\mathrm{B}} R_0^2}{2\nu M_{\mathrm{B}} C_{\mathrm{A}} D} \left(1 - \left(\frac{R}{R_0}\right)^2\right) + \frac{\rho_{\mathrm{B}} R_0}{\nu M_{\mathrm{B}} C_{\mathrm{A}} k_{\mathrm{C}}} \left(1 - \frac{R}{R_0}\right). \end{aligned}

On identifie ainsi l'expression demandée :

t = \tau_{\mathrm{film}}\left(1 - \left(\frac{R}{R_0}\right)^2\right) + \tau_{\mathrm{cin}}\left(1 - \frac{R}{R_0}\right),

avec les deux constantes de temps :

\boxed{\tau_{\mathrm{film}} = \frac{\rho_{\mathrm{B}} R_0^2}{2\nu M_{\mathrm{B}} C_{\mathrm{A}} D}} \quad \text{et} \quad \boxed{\tau_{\mathrm{cin}} = \frac{\rho_{\mathrm{B}} R_0}{\nu M_{\mathrm{B}} C_{\mathrm{A}} k_{\mathrm{C}}}}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : contrôle cinétique, contrôle diffusionnel, temps caractéristique

Calculer numériquement le rapport . S'agit-il d'un contrôle cinétique ou convectif ?

Voir l'indice

Calculer la valeur numérique du rapport \tau_{\mathrm{cin}}/\tau_{\mathrm{film}} ; la constante de temps prépondérante dicte le régime cinétique limitant.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport \dfrac{\tau_{\mathrm{cin}}}{\tau_{\mathrm{film}}} à partir des expressions littérales établies à la question Q23, en constatant la simplification de tous les paramètres non géométriques ou cinétiques (\rho_{\mathrm{B}}, M_{\mathrm{B}}, \nu, C_{\mathrm{A}}).
  2. Effectuer l'application numérique avec les grandeurs données dans l'énoncé.
  3. Comparer les deux temps caractéristiques pour identifier le phénomène limitant le processus global.
Voir la réponse courte

Calcul du rapport des temps caractéristiques et conclusion sur la nature de l'étape cinétiquement déterminante.

Voir le corrigé complet

D'après les expressions obtenues à la question Q23 :

\tau_{\mathrm{film}} = \frac{\rho_{\mathrm{B}} R_0^2}{2\nu M_{\mathrm{B}} C_{\mathrm{A}} D} \quad \text{et} \quad \tau_{\mathrm{cin}} = \frac{\rho_{\mathrm{B}} R_0}{\nu M_{\mathrm{B}} C_{\mathrm{A}} k_{\mathrm{C}}}

Le rapport des deux temps caractéristiques s'écrit :

\frac{\tau_{\mathrm{cin}}}{\tau_{\mathrm{film}}} = \frac{\dfrac{\rho_{\mathrm{B}} R_0}{\nu M_{\mathrm{B}} C_{\mathrm{A}} k_{\mathrm{C}}}}{\dfrac{\rho_{\mathrm{B}} R_0^2}{2\nu M_{\mathrm{B}} C_{\mathrm{A}} D}} = \frac{2D}{k_{\mathrm{C}} R_0}

Avec les données numériques de l'énoncé :

  • D = 1{,}25 \times 10^{-5}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} ;
  • k_{\mathrm{C}} = 1{,}00 \times 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • R_0 = 15{,}0\ \mu\text{m} = 1{,}50 \times 10^{-5}\text{ m}.

On obtient numériquement :

\begin{aligned} \frac{\tau_{\mathrm{cin}}}{\tau_{\mathrm{film}}} &= \frac{2 \times 1{,}25 \times 10^{-5}}{1{,}00 \times 10^{-3} \times 1{,}50 \times 10^{-5}} = \frac{2{,}50}{1{,}50 \times 10^{-3}} \simeq 1{,}67 \times 10^3 \end{aligned}
\boxed{\frac{\tau_{\mathrm{cin}}}{\tau_{\mathrm{film}}} \simeq 1{,}7 \times 10^3}

Puisque \tau_{\mathrm{cin}} \gg \tau_{\mathrm{film}}, le temps associé à la réaction chimique à l'interface est environ mille fois supérieur au temps caractéristique de transport de matière à travers le film limite. Le phénomène le plus lent gouvernant l'évolution globale de la particule, il s'agit d'un contrôle cinétique (ou régime chimique).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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II.2 · La précipitation sélective

Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : produit de solubilité, équilibre de dissolution, autoprotolyse de l'eau

Lorsqu'on dissout dans l'eau de l'hydroxyde de manganèse(II) jusqu'à saturation, la solution possède un égal à . Montrer que le produit de solubilité de l'hydroxyde de manganèse(II) est égal à .

Voir l'indice

À saturation dans l'eau pure, relier la concentration des ions hydroxyde au pH via le produit ionique de l'eau, en déduire la concentration en \mathrm{Mn}^{2+} par électroneutralité, puis calculer le K_{\mathrm{s}}.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation de dissolution de l'hydroxyde de manganèse(II) dans l'eau pure et relier les concentrations à l'équilibre à la solubilité s.
  2. Calculer la concentration des ions hydroxyde [\mathrm{HO}^-] à l'aide du \mathrm{pH} et du produit ionique de l'eau K_{\mathrm{e}}.
  3. En déduire [\mathrm{Mn}^{2+}] puis la constante de solubilité K_{\mathrm{s}}, et vérifier la valeur de \mathrm{p}K_{\mathrm{s}}.
Voir la réponse courte

Calcul de [\mathrm{OH}^-] à saturation puis déduction de [\mathrm{Mn}^{2+}] par électroneutralité pour obtenir \mathrm{p}K_{\mathrm{s}} = -\log([\mathrm{Mn}^{2+}][\mathrm{OH}^-]^2).

Voir le corrigé complet

L'équation de dissolution de l'hydroxyde de manganèse(II) s'écrit :

\mathrm{Mn(OH)_2(s)} \rightleftharpoons \mathrm{Mn^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{HO^-(aq)}

Soit s la solubilité de \mathrm{Mn(OH)_2(s)} dans l'eau pure (en \mathrm{mol}\cdot\mathrm{L}^{-1}). À saturation, les concentrations à l'équilibre valent :

[\mathrm{Mn}^{2+}] = s \quad \text{et} \quad [\mathrm{HO}^-] = 2s + [\mathrm{HO}^-]_{\text{eau}}

À \mathrm{pH} = 9{,}9 et à 298\text{ K} (\mathrm{p}K_{\mathrm{e}} = 14), la concentration en ions hydroxyde est :

[\mathrm{HO}^-] = \frac{K_{\mathrm{e}}}{[\mathrm{H_3O^+}]} = 10^{\mathrm{pH} - \mathrm{p}K_{\mathrm{e}}} = 10^{9{,}9 - 14} = 10^{-4{,}1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \simeq 7{,}9 \times 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

Cette valeur étant très supérieure à la concentration des ions hydroxyde issus de l'autoprotolyse de l'eau pure (10^{-7}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}), l'apport en ions \mathrm{HO}^- provient quasi-exclusivement de la dissolution du précipité :

[\mathrm{HO}^-] \simeq 2s \implies s = [\mathrm{Mn}^{2+}] = \frac{[\mathrm{HO}^-]}{2} = \frac{1}{2}10^{\mathrm{pH} - \mathrm{p}K_{\mathrm{e}}}

Le produit de solubilité K_{\mathrm{s}} s'exprime alors (avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) :

K_{\mathrm{s}} = \left(\frac{[\mathrm{Mn}^{2+}]}{c^\circ}\right)\left(\frac{[\mathrm{HO}^-]}{c^\circ}\right)^2 = \frac{1}{2}\left(\frac{[\mathrm{HO}^-]}{c^\circ}\right)^3 = \frac{1}{2}\times 10^{3(\mathrm{pH}-\mathrm{p}K_{\mathrm{e}})}

En prenant le cologarithme décimal :

\begin{aligned} \mathrm{p}K_{\mathrm{s}} &= -\log_{10}(K_{\mathrm{s}}) \\ &= 3(\mathrm{p}K_{\mathrm{e}} - \mathrm{pH}) + \log_{10}(2) \\ &= 3 \times (14 - 9{,}9) + \log_{10}(2) \\ &= 3 \times 4{,}1 + 0{,}301 = 12{,}3 + 0{,}301 = 12{,}601 \end{aligned}

On retrouve bien la valeur attendue :

\boxed{\mathrm{p}K_{\mathrm{s}} = 12{,}6}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : produit de solubilité, condition de précipitation, ph de début de précipitation

Écrire la condition de précipitation de chacun de ces solides. Puis exprimer le de début de précipitation en fonction du pour chacun des hydroxydes métalliques.

Voir l'indice

Écrire la condition d'apparition du précipité sous la forme du quotient réactionnel Q_{\mathrm{r}} = [\mathrm{M}^{2+}][\mathrm{OH}^-]^2 \ge K_{\mathrm{s}}, puis exprimer [\mathrm{OH}^-] en fonction du pH et de K_{\mathrm{e}}.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équilibre de dissolution de chaque hydroxyde métallique \mathrm{M(OH)}_2(\mathrm{s}) et en déduire le quotient de réaction Q_{\mathrm{r}} associé.
  2. Exprimer le critère d'évolution spontanée conduisant à la précipitation (Q_{\mathrm{r}} \ge K_{\mathrm{s}}).
  3. Écrire l'égalité à la limite d'apparition du solide avec [\mathrm{M}^{2+}] = C_0 pour exprimer le \mathrm{pH} de début de précipitation en fonction de \mathrm{p}K_{\mathrm{s}}, \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} et C_0.
Voir la réponse courte

Condition de dépassement du quotient de réaction Q_{\mathrm{r}} \ge K_{\mathrm{s}} et expression de \mathrm{pH}_{\mathrm{prec}} = 14 - \frac{1}{2}(\mathrm{p}K_{\mathrm{s}} + \log C_0).

Voir le corrigé complet

L'équilibre de dissolution d'un hydroxyde métallique \mathrm{M(OH)}_2(\mathrm{s}) (avec \mathrm{M} = \mathrm{Co} ou \mathrm{Mn}) s'écrit :

\mathrm{M(OH)}_2(\mathrm{s}) \rightleftharpoons \mathrm{M}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{HO}^-(\mathrm{aq})

La constante d'équilibre associée est le produit de solubilité K_{\mathrm{s}} et le quotient de réaction s'exprime par :

Q_{\mathrm{r}} = \frac{[\mathrm{M}^{2+}][\mathrm{HO}^-]^2}{(c^\circ)^3}

avec la concentration standard c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

1. Condition de précipitation

La réaction de précipitation (sens indirect) est thermodynamiquement favorisée dès lors que le quotient de réaction de la solution homogène atteint ou dépasse la constante de solubilité (Q_{\mathrm{r}} \ge K_{\mathrm{s}}) :

[\mathrm{M}^{2+}][\mathrm{HO}^-]^2 \ge K_{\mathrm{s}} (c^\circ)^3

Soit spécifiquement pour chacun des deux solides :

  • Pour \mathrm{Co(OH)}_2(\mathrm{s}) :

    \boxed{[\mathrm{Co}^{2+}][\mathrm{HO}^-]^2 \ge K_{\mathrm{s}_2} (c^\circ)^3}
  • Pour \mathrm{Mn(OH)}_2(\mathrm{s}) :

    \boxed{[\mathrm{Mn}^{2+}][\mathrm{HO}^-]^2 \ge K_{\mathrm{s}_1} (c^\circ)^3}

2. \mathrm{pH} de début de précipitation

À l'apparition du premier germe solide, les ions métalliques ne sont pas encore consommés de façon mesurable, d'où [\mathrm{M}^{2+}] = C_0. Le début de précipitation correspond à la saturation (Q_{\mathrm{r}} = K_{\mathrm{s}}) :

C_0 [\mathrm{HO}^-]^2 = K_{\mathrm{s}} (c^\circ)^3

En reliant la concentration des ions hydroxyde au \mathrm{pH} via l'autoprotolyse de l'eau :

[\mathrm{HO}^-] = \frac{K_{\mathrm{e}}}{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]} c^\circ = 10^{\mathrm{pH} - \mathrm{p}K_{\mathrm{e}}} c^\circ

On obtient :

\begin{aligned} \frac{C_0}{c^\circ} \times 10^{2(\mathrm{pH} - \mathrm{p}K_{\mathrm{e}})} &= K_{\mathrm{s}} \\ \log\left(\frac{C_0}{c^\circ}\right) + 2(\mathrm{pH} - \mathrm{p}K_{\mathrm{e}}) &= -\mathrm{p}K_{\mathrm{s}} \end{aligned}

Ce qui donne pour le \mathrm{pH} de début de précipitation :

\boxed{\mathrm{pH}_{\mathrm{d}} = \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} - \frac{1}{2}\mathrm{p}K_{\mathrm{s}} - \frac{1}{2}\log\left(\frac{C_0}{c^\circ}\right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : ph de début de précipitation, axe de ph

Effectuer l'application numérique pour chaque hydroxyde métallique et représenter les d'apparition des précipités sur un axe gradué.

Voir l'indice

Réaliser les applications numériques du pH de début de précipitation pour le cobalt et pour le manganèse avec la concentration initiale C_0.

Voir la réponse courte

Calcul numérique des valeurs de \mathrm{pH} de précipitation pour les trois cations et tracé sur un axe de \mathrm{pH}.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, le \mathrm{pH} de début de précipitation de l'hydroxyde \mathrm{M(OH)}_2\mathrm{(s)} à partir d'une solution contenant l'ion métallique à la concentration C_0 est donné par :

\mathrm{pH}_{\mathrm{d}} = \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} - \frac{1}{2}\mathrm{p}K_{\mathrm{s}} - \frac{1}{2}\log\left(\frac{C_0}{c^\circ}\right)

Avec C_0 = 0{,}069\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} = 14{,}0 :

-\frac{1}{2}\log\left(\frac{C_0}{c^\circ}\right) = -\frac{1}{2}\log(0{,}069) \simeq +0{,}58
  • Pour l'hydroxyde de cobalt(II) \mathrm{Co(OH)}_2\mathrm{(s)}, avec \mathrm{p}K_{\mathrm{s}_2} = 16{,}0 :

    \mathrm{pH}_{\mathrm{d}}(\mathrm{Co}) = 14{,}0 - \frac{16{,}0}{2} + 0{,}58
    \boxed{\mathrm{pH}_{\mathrm{d}}(\mathrm{Co(OH)}_2) = 6{,}6}
  • Pour l'hydroxyde de manganèse(II) \mathrm{Mn(OH)}_2\mathrm{(s)}, avec \mathrm{p}K_{\mathrm{s}_1} = 12{,}6 (déterminé en Q25) :

    \mathrm{pH}_{\mathrm{d}}(\mathrm{Mn}) = 14{,}0 - \frac{12{,}6}{2} + 0{,}58
    \boxed{\mathrm{pH}_{\mathrm{d}}(\mathrm{Mn(OH)}_2) = 8{,}3}

Représentation des domaines de prédominance et d'existence sur un axe de \mathrm{pH} :

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : précipitation sélective, domaine de ph, séparation d'ions

Dans quel domaine de doit-on se placer pour précipiter sélectivement au moins de l'un des ions sans faire précipiter l'autre ? En déduire une méthode de séparation des cations métalliques considérés. Est-il possible également de précipiter sélectivement les ions ?

Voir l'indice

Calculer le pH auquel 99 % des ions cobalt ont précipité ([\mathrm{Co}^{2+}] \le 0{,}01 C_0), et vérifier qu'il existe un intervalle de pH disjoint avant le début de précipitation du manganèse.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le \mathrm{pH} à partir duquel au moins 99\,\% des ions \mathrm{Co^{2+}} sont précipités, soit [\mathrm{Co^{2+}}] \le 10^{-2}\,C_0.
  2. Déterminer le \mathrm{pH} maximal pour lequel moins de 1\,\% des ions \mathrm{Mn^{2+}} ne précipitent (ce qui correspond pratiquement au \mathrm{pH} de début de précipitation de \mathrm{Mn(OH)}_2).
  3. En déduire l'intervalle de \mathrm{pH} admissible et décrire le protocole de séparation physique (ajustement du \mathrm{pH} puis filtration).
  4. Examiner la faisabilité pour \mathrm{Ni^{2+}} en comparant le produit de solubilité de \mathrm{Ni(OH)}_2 à celui de \mathrm{Co(OH)}_2.
Voir la réponse courte

Calcul du \mathrm{pH} assurant la précipitation à 99\,\% du premier hydroxyde sans dépasser le début de précipitation du suivant.

Voir le corrigé complet

1. Domaine de \mathrm{pH} pour la précipitation sélective

D'après les résultats de la question Q27, \mathrm{Co(OH)}_2\mathrm{(s)} précipite avant \mathrm{Mn(OH)}_2\mathrm{(s)} car \mathrm{pH}_{\mathrm{d}}(\mathrm{Co(OH)}_2) \simeq 6{,}58 < \mathrm{pH}_{\mathrm{d}}(\mathrm{Mn(OH)}_2) \simeq 8{,}28.

  • Précipitation d'au moins 99\,\% du cobalt : Il reste en solution une concentration [\mathrm{Co^{2+}}] \le 10^{-2}\,C_0. À l'équilibre avec le précipité :

    \begin{aligned} [\mathrm{HO}^-] \ge \sqrt{\frac{K_{\mathrm{s}_2}}{10^{-2}\,C_0}} \implies \mathrm{pH} &\ge \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} - \frac{1}{2}\mathrm{p}K_{\mathrm{s}_2} - \frac{1}{2}\log(10^{-2}\,C_0) \\ \mathrm{pH} &\ge \mathrm{pH}_{\mathrm{d}}(\mathrm{Co(OH)}_2) + 1 \simeq 7{,}58 \approx 7{,}6 \end{aligned}
  • Précipitation de moins de 1\,\% du manganèse : La concentration d'ions manganèse dissous doit vérifier [\mathrm{Mn^{2+}}] \ge 0{,}99\,C_0. Pour éviter de dépasser ce seuil :

    \begin{aligned} [\mathrm{HO}^-] &\le \sqrt{\frac{K_{\mathrm{s}_1}}{0{,}99\,C_0}} \\ \implies \mathrm{pH} &\le \mathrm{p}K_{\mathrm{e}} - \frac{1}{2}\mathrm{p}K_{\mathrm{s}_1} - \frac{1}{2}\log(0{,}99\,C_0) = \mathrm{pH}_{\mathrm{d}}(\mathrm{Mn(OH)}_2) - \frac{1}{2}\log(0{,}99) \simeq 8{,}28 \approx 8{,}3 \end{aligned}

Le domaine de \mathrm{pH} requis pour réaliser cette précipitation sélective est donc :

\boxed{7{,}6 \le \mathrm{pH} \le 8{,}3}

2. Méthode de séparation des cations

Pour séparer les deux espèces métalliques :

  • On ajuste le \mathrm{pH} de la solution dans l'intervalle [7{,}6 \,;\, 8{,}3] (par ajout contrôlé d'une base forte telle que la soude \mathrm{NaOH} ou par utilisation d'un milieu tamponné adapté) ;
  • Le cobalt précipite sous forme solide \mathrm{Co(OH)}_2\mathrm{(s)}, alors que les ions \mathrm{Mn^{2+}} restent solubles en solution ;
  • On réalise une séparation physique par filtration (sur Büchner) ou par centrifugation : le précipité de \mathrm{Co(OH)}_2\mathrm{(s)} est récupéré sur le filtre et la solution contenant les ions \mathrm{Mn^{2+}} est recueillie dans le filtrat.

3. Précipitation sélective des ions \mathrm{Ni^{2+}}

D'après les données, \mathrm{p}K_{\mathrm{s}_3}(\mathrm{Ni(OH)}_2) = 16 = \mathrm{p}K_{\mathrm{s}_2}(\mathrm{Co(OH)}_2). Les hydroxydes de nickel(II) et de cobalt(II) ayant la même stœchiométrie et exactement le même produit de solubilité, ils précipitent simultanément au même \mathrm{pH} pour des concentrations identiques.

Il est donc impossible de séparer sélectivement les ions \mathrm{Ni^{2+}} des ions \mathrm{Co^{2+}} par simple précipitation sélective de leurs hydroxydes.

Résultat

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Partie III : Le moteur roue synchrone et son pilotage

III.1 · Dimensionnement du moteur roue synchrone à aimants permanents

Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : ligne de champ magnétique, aimant permanent, carte de champ

On s'intéresse dans un premier temps au champ magnétique créé par le rotor. Recopier, sur la copie, le schéma du rotor et du stator. Tracer l'allure de la carte du champ magnétique, en justifiant. On orientera les lignes de champ. Pour s'aider, on pourra remplacer les quatre aimants par quatre spires de courant.

Voir l'indice

Remplacer mentalement chaque aimant par des spires de courant équivalentes et tracer des lignes de champ fermées qui traversent l'entrefer radialement et bouclent dans les culasses magnétiques.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'orientation de l'aimantation \vec{M} de chaque aimant et en déduire la position des pôles Nord (d'où sortent les lignes de champ à l'extérieur de l'aimant) et Sud (où entrent les lignes de champ).
  2. Utiliser les conditions aux limites à l'interface entre l'entrefer (\mu_{\mathrm{r}} = 1) et les pièces ferromagnétiques idéales (\mu_{\mathrm{r}} \to \infty) pour préciser la direction du champ dans l'entrefer.
  3. Tracer les quatre boucles de flux fermées assurant la conservation du flux de \vec{B} (\mathrm{div}\,\vec{B} = 0).
Voir la réponse courte

Tracé des lignes de champ se refermant entre les pôles alternés des aimants à travers l'entrefer et le circuit ferromagnétique.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 14 de l'énoncé :

  • Aimants 1 et 3 (situés en \theta = 0 et \theta = \pi) : le pôle Sud est tourné vers l'entrefer (stator) et le pôle Nord vers la culasse du rotor. L'aimantation \vec{M} est donc centrifuge (+\vec{e}_r). À l'extérieur de ces aimants, les lignes de champ convergent vers leur pôle Sud : dans l'entrefer, le champ magnétique est donc dirigé du stator vers le rotor, soit selon +\vec{e}_r.
  • Aimants 2 et 4 (situés en \theta = \pi/2 et \theta = -\pi/2) : le pôle Nord est tourné vers l'entrefer et le pôle Sud vers la culasse extérieure. L'aimantation \vec{M} est donc centripète (-\vec{e}_r). À l'extérieur de ces aimants, les lignes de champ émergent de leur pôle Nord : dans l'entrefer, le champ magnétique est donc dirigé du rotor vers le stator, soit selon -\vec{e}_r.

Dans les zones ferromagnétiques (stator et culasse du rotor), la perméabilité relative est infinie (\mu_{\mathrm{r}} \to \infty). Le champ d'excitation \vec{H} = \vec{B}/(\mu_0 \mu_{\mathrm{r}}) y est nul pour une induction \vec{B} finie. La continuité de la composante tangentielle de \vec{H} impose H_{\theta} = 0 à la frontière de l'entrefer : les lignes de champ sont donc strictement orthogonales aux parois ferromagnétiques, c'est-à-dire purement radiales dans l'entrefer d'épaisseur l_{\mathrm{e}} \ll R_{\mathrm{s}}.

Les lignes de champ magnétique étant fermées (\mathrm{div}\,\vec{B} = 0), le flux se referme :

  • dans la culasse externe du rotor, des pôles N des aimants 1 et 3 vers les pôles S des aimants 2 et 4 ;
  • dans le stator, depuis les zones sous les aimants 2 et 4 vers les zones sous les aimants 1 et 3.

Le système présente 4 circuits magnétiques élémentaires formant 4 lobes fermés symétriques (2 paires de pôles).

Question déjà tombée ailleurs

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : symétrie du champ magnétique, entrefer, signal créneau

On note la composante radiale du champ magnétique (où est le vecteur unitaire radial des coordonnées cylindriques d'axe ) dans l'entrefer. Quelle est sa parité ? Quelle est sa période ? Tracer sur le domaine . On note la norme de , considérée partout la même dans l'entrefer.

Voir l'indice

Examiner l'invariance par rotation de \pi et la symétrie par réflexion par rapport à l'axe des pôles pour établir la période et la parité du profil en créneau.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries de la distribution d'aimantation par rapport au plan (Ox, Oz) pour déterminer la parité de la composante radiale B_{\mathrm{r}}(\theta).
  2. Déduire la périodicité spatiale du nombre p=2 de paires de pôles magnétiques alternés régulièrement le long de la circonférence du rotor.
  3. Tracer le signal en créneau B_{\mathrm{r}}(\theta) de norme constante |B_{\mathrm{r}}(\theta)| = B_{\mathrm{M}} sur l'intervalle [-\pi, \pi].
Voir la réponse courte

Analyse de parité et de périodicité spatiale (\pi) de la composante radiale créneau dans l'entrefer pour deux paires de pôles.

Voir le corrigé complet

1. Parité de B_{\mathrm{r}}(\theta) : Le plan (Ox, Oz), correspondant à \theta = 0 et \theta = \pi, est un plan de symétrie géométrique pour la disposition des quatre aimants. Les aimants 2 (\theta = \pi/2) et 4 (\theta = -\pi/2) ont des aimantations radiales opposées, ce qui fait de (Ox, Oz) un plan de symétrie pour la densité d'aimantation \vec{M} (ou d'antisymétrie pour les courants équivalents).

Le champ magnétique \vec{B}, étant un vecteur axial (pseudovecteur), est antisymétrique par rapport à un plan d'antisymétrie de courants. En projetant sur la base cylindrique, la composante radiale vérifie :

\boxed{B_{\mathrm{r}}(-\theta) = B_{\mathrm{r}}(\theta)}

La fonction B_{\mathrm{r}}(\theta) est donc paire.

2. Période de B_{\mathrm{r}}(\theta) : Le rotor possède p = 2 paires de pôles (soit 4 aimants alternés tous les \Delta\theta = \pi/2). Une période spatiale complète correspond au passage d'un pôle Nord et d'un pôle Sud consécutifs, soit un motif angulaire de largeur :

\boxed{T_\theta = \frac{2\pi}{p} = \pi\text{ rad}}

3. Tracé de B_{\mathrm{r}}(\theta) sur [-\pi, \pi] : Puisque la norme de B_{\mathrm{r}}(\theta) est uniforme et vaut B_{\mathrm{M}}, la composante radiale prend alternativement les valeurs +B_{\mathrm{M}} et -B_{\mathrm{M}} :

  • pour l'aimant 1 centré en \theta = 0, le champ sortant donne B_{\mathrm{r}}(\theta) = +B_{\mathrm{M}} sur \left]-\frac{\pi}{4}, \frac{\pi}{4}\right[ ;
  • pour l'aimant 2 centré en \theta = \frac{\pi}{2}, le champ entrant donne B_{\mathrm{r}}(\theta) = -B_{\mathrm{M}} sur \left]\frac{\pi}{4}, \frac{3\pi}{4}\right[ ;
  • pour l'aimant 3 centré en \theta = \pi, le champ sortant donne B_{\mathrm{r}}(\theta) = +B_{\mathrm{M}} sur \left]\frac{3\pi}{4}, \pi\right] et \left[-\pi, -\frac{3\pi}{4}\right[ ;
  • pour l'aimant 4 centré en \theta = -\frac{\pi}{2}, le champ entrant donne B_{\mathrm{r}}(\theta) = -B_{\mathrm{M}} sur \left]-\frac{3\pi}{4}, -\frac{\pi}{4}\right[.

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : série de fourier, champ glissant rotorique, fondamentale de fourier

Montrer que la valeur du champ rotorique en tout point fixe de l'entrefer repéré par l'angle est donnée par .

Voir l'indice

Effectuer le changement de variable angulaire dans le terme fondamental en remplaçant la coordonnée fixe \theta par l'angle relatif \theta - \theta_{\mathrm{r}}(t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le fondamental de Fourier du champ radial lorsque le rotor est à l'arrêt (\theta_{\mathrm{r}} = 0) à partir des propriétés de symétrie et de périodicité établies à la question Q30.
  2. Décrire la rotation du rotor en effectuant un changement de repère angulaire : l'angle dans le référentiel lié au rotor est \theta' = \theta - \theta_{\mathrm{r}}(t).
  3. Justifier la direction radiale du vecteur champ magnétique dans l'entrefer.
Voir la réponse courte

Décomposition en série de Fourier de la fonction créneau spatiale et prise en compte de la rotation angulaire \theta_{\mathrm{r}}(t).

Voir le corrigé complet

Lorsque le rotor est fixe en position de référence (\theta_{\mathrm{r}} = 0), la composante radiale B_r(\theta) dans l'entrefer présente :

  • une valeur moyenne spatiale nulle (flux total conservé à travers l'entrefer) ;
  • une parité paire : B_r(-\theta) = B_r(\theta) d'après la question Q30 ;
  • une période angulaire T_\theta = \pi\text{ rad}, correspondant à une pulsation spatiale fondamentale :

    k = \frac{2\pi}{T_\theta} = 2.

Le terme fondamental de son développement en série de Fourier s'écrit donc :

B_{r,\text{fond}}(\theta) = B_1 \cos(2\theta),

avec B_1 = \frac{4}{\pi} B_{\mathrm{M}}, maximal et positif en \theta = 0 au droit de l'aimant 1 dirigé vers l'extérieur.

Lorsque le rotor tourne d'un angle \theta_{\mathrm{r}}(t) autour de l'axe (Oz), l'angle repérant un point fixe de l'entrefer dans le repère lié au rotor s'écrit :

\theta' = \theta - \theta_{\mathrm{r}}(t).

Le champ produit par les aimants étant invariant dans le référentiel tournant du rotor, l'expression de sa composante radiale au point de coordonnées spatiales fixes (\theta, r) à la date t devient :

B_r(\theta, t) = B_1 \cos[2\theta'] = B_1 \cos[2(\theta - \theta_{\mathrm{r}}(t))].

Par ailleurs, les surfaces ferromagnétiques du rotor et du stator sont modélisées avec une perméabilité relative infinie (\mu_{\mathrm{r}} \to \infty). Les conditions aux limites imposent que les lignes de champ magnétique débouchent perpendiculairement à ces parois cylindriques. Dans l'entrefer d'épaisseur l_{\mathrm{e}} \ll R_{\mathrm{s}}, le champ est donc purement radial (\vec{B}_{\mathrm{r}} = B_r \vec{e}_{\mathrm{r}}).

On en déduit l'expression du champ rotorique :

\boxed{\vec{B}_{\mathrm{r}}(\theta, t) = B_1 \cos[2(\theta - \theta_{\mathrm{r}}(t))]\vec{e}_{\mathrm{r}}}

Résultat

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Notions : énergie magnétique, densité volumique d'énergie magnétique, intégrale volumique

Calculer l'énergie magnétique contenue dans l'entrefer. Pour quelle valeur de cette énergie est-elle fonction de l'angle ? On suppose que garde cette valeur par la suite.

Voir l'indice

Intégrer la densité d'énergie magnétique B^2/(2\mu_0) sur le volume de l'entrefer en développant le carré du champ total ; invoquer l'orthogonalité des fonctions trigonométriques pour isoler la condition sur p.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique total dans l'entrefer comme la somme du champ rotorique \vec{B}_{\mathrm{r}} et du champ statorique \vec{B}_{\mathrm{s}}.
  2. Intégrer la densité volumique d'énergie magnétique w_{\mathrm{em}} = \frac{B^2}{2\mu_0} sur le volume V_e de l'entrefer en utilisant le caractère mince de celui-ci (l_e \ll R_s).
  3. Linéariser le terme de couplage à l'aide de la formule trigonométrique fournie pour déterminer la condition sur p assurant la dépendance en \theta_{\mathrm{r}}.
Voir la réponse courte

Intégration de B^2/(2\mu_0) sur le volume de l'entrefer ; terme d'interaction dépendant de \theta_{\mathrm{r}} uniquement si p = 2.

Voir le corrigé complet

L'entrefer a une perméabilité relative égale à 1, de sorte que la densité volumique d'énergie magnétique s'écrit :

w_{\mathrm{em}}(\theta, t) = \frac{\|\vec{B}(\theta, t)\|^2}{2\mu_0}

avec \vec{B}(\theta, t) = \vec{B}_{\mathrm{r}}(\theta, t) + \vec{B}_{\mathrm{s}}(\theta, t). Les deux champs étant purement radiaux :

B(\theta, t) = B_1 \cos[2(\theta - \theta_{\mathrm{r}})] + B_0 \cos(p\theta - \omega t)

Le carré de la norme du champ vaut :

B^2(\theta, t) = B_1^2 \cos^2[2(\theta - \theta_{\mathrm{r}})] + B_0^2 \cos^2(p\theta - \omega t) + 2 B_1 B_0 \cos[2(\theta - \theta_{\mathrm{r}})] \cos(p\theta - \omega t)

Compte tenu de la faible épaisseur de l'entrefer (l_e \ll R_s) et de l'invariance selon (Oz), l'élément de volume s'écrit \mathrm{d}\tau \simeq R_s \, \mathrm{d}\theta \, \mathrm{d}z \, \mathrm{d}r. Comme B ne dépend ni de z ni de r, l'intégration sur la hauteur h et sur l'épaisseur l_e donne :

\mathcal{E}_{\mathrm{em}} = \iiint_{\text{entrefer}} \frac{B^2}{2\mu_0} \, \mathrm{d}\tau = \frac{R_s h l_e}{2\mu_0} \int_0^{2\pi} B^2(\theta, t) \, \mathrm{d}\theta = \frac{V_e}{4\pi\mu_0} \int_0^{2\pi} B^2(\theta, t) \, \mathrm{d}\theta

Calculons les trois intégrales sur \theta \in [0, 2\pi] :

  • Pour les termes d'auto-énergie (avec p \in \mathbb{N}^*) :

    \begin{aligned} \int_0^{2\pi} \cos^2[2(\theta - \theta_{\mathrm{r}})] \, \mathrm{d}\theta &= \pi \\ \int_0^{2\pi} \cos^2(p\theta - \omega t) \, \mathrm{d}\theta &= \pi \end{aligned}
  • Pour le terme d'interaction, en utilisant la formule 2\cos(a)\cos(b) = \cos(a+b) + \cos(a-b) :

    2\cos[2(\theta - \theta_{\mathrm{r}})] \cos(p\theta - \omega t) = \cos[(p+2)\theta - 2\theta_{\mathrm{r}} - \omega t] + \cos[(p-2)\theta + 2\theta_{\mathrm{r}} - \omega t]

    Comme p \ge 1, p+2 \neq 0, donc l'intégrale du premier terme sur une période spatiale [0, 2\pi] est identiquement nulle. Pour le second terme :

    \int_0^{2\pi} \cos[(p-2)\theta + 2\theta_{\mathrm{r}} - \omega t] \, \mathrm{d}\theta = \begin{cases} 0 & \text{si } p \neq 2 \\ 2\pi \cos(2\theta_{\mathrm{r}} - \omega t) & \text{si } p = 2 \end{cases}

Ainsi, l'énergie magnétique dans l'entrefer dépend de la position angulaire du rotor \theta_{\mathrm{r}} si et seulement si :

\boxed{p = 2}

Pour cette valeur p = 2, l'énergie magnétique s'écrit :

\mathcal{E}_{\mathrm{em}} = \frac{V_e}{4\pi\mu_0} \left[ \pi B_1^2 + \pi B_0^2 + 2\pi B_1 B_0 \cos(2\theta_{\mathrm{r}} - \omega t) \right]

soit :

\boxed{\mathcal{E}_{\mathrm{em}} = \frac{V_e}{4\mu_0}\left( B_1^2 + B_0^2 \right) + \frac{V_e}{2\mu_0} B_1 B_0 \cos(2\theta_{\mathrm{r}} - \omega t)}

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : couple électromagnétique, méthode des travaux virtuels, machine synchrone

Calculer le couple des actions électromagnétiques appliquées au rotor .

Voir l'indice

Dériver l'énergie magnétique de l'entrefer par rapport à la position angulaire du rotor \theta_{\mathrm{r}} conformément à la définition énergétique du couple.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de l'énergie magnétique \mathcal{E}_{\mathrm{em}} établie à la question Q32 pour p = 2.
  2. Dériver partiellement cette énergie par rapport à l'angle de position du rotor \theta_{\mathrm{r}} selon la relation fournie par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Dérivation de l'énergie magnétique de l'entrefer par rapport à la position angulaire du rotor \theta_{\mathrm{r}}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q32, pour p = 2, l'énergie électromagnétique stockée dans l'entrefer s'écrit :

\mathcal{E}_{\mathrm{em}}(\theta_{\mathrm{r}}, t) = \frac{V_e}{4\mu_0}\left(B_1^2 + B_0^2\right) + \frac{V_e}{2\mu_0} B_1 B_0 \cos(2\theta_{\mathrm{r}} - \omega t).

En appliquant l'expression du couple donnée par l'énoncé, \Gamma = \frac{\partial \mathcal{E}_{\mathrm{em}}}{\partial \theta_{\mathrm{r}}}, on dérive l'énergie par rapport à la variable géométrique \theta_{\mathrm{r}} à temps t fixé :

\begin{aligned} \Gamma &= \frac{\partial}{\partial \theta_{\mathrm{r}}} \left[ \frac{V_e}{2\mu_0} B_1 B_0 \cos(2\theta_{\mathrm{r}} - \omega t) \right] \\ &= -\frac{V_e}{2\mu_0} B_1 B_0 \times 2 \sin(2\theta_{\mathrm{r}} - \omega t) \\ &= -\frac{V_e}{\mu_0} B_1 B_0 \sin(2\theta_{\mathrm{r}} - \omega t). \end{aligned}

En utilisant l'imparité de la fonction sinus, on peut également exprimer ce couple sous la forme :

\boxed{\Gamma = \frac{V_e}{\mu_0} B_1 B_0 \sin(\omega t - 2\theta_{\mathrm{r}})}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : condition de synchronisme, couple moyen, machine synchrone

On suppose que le rotor tourne à la vitesse angulaire , c'est à dire que . Pour quelle valeur de la valeur moyenne du couple est-elle non nulle ?

Voir l'indice

Injecter \theta_{\mathrm{r}}(t) = \Omega t - \alpha dans le couple instantané sinusoïdal et chercher la condition d'annulation de la pulsation pour que la moyenne temporelle ne soit pas identiquement nulle.

Voir la réponse courte

Condition de synchronisme \Omega = \omega / p assurant une composante continue non nulle pour le couple électromagnétique moyen.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat établi à la question Q33, le couple instantané s'écrit :

\Gamma(t) = \frac{V_e}{\mu_0} B_1 B_0 \sin\left(\omega t - 2\theta_{\mathrm{r}}(t)\right)

En injectant la loi de rotation du rotor \theta_{\mathrm{r}}(t) = \Omega t - \alpha, on obtient :

\Gamma(t) = \frac{V_e}{\mu_0} B_1 B_0 \sin\left((\omega - 2\Omega)t + 2\alpha\right)

La valeur moyenne temporelle d'une fonction sinusoïdale de pulsation non nulle est nulle. Par conséquent, pour que la moyenne temporelle \langle \Gamma \rangle soit non nulle, il est nécessaire que la phase ne dépende pas du temps, soit :

\omega - 2\Omega = 0

On en déduit l'unique pulsation mécanique positive :

\boxed{\Omega = \frac{\omega}{2}}

Pour cette valeur, le couple est constant et vaut \langle \Gamma \rangle = \frac{V_e}{\mu_0} B_1 B_0 \sin(2\alpha).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : couple maximal, machine synchrone, dimensionnement

Calculer le couple maximal. Faire l'application numérique. Comment atteindre le couple maximal, , qui est la valeur nécessaire pour atteindre les performances visées ? Pour ces dimensions du moteur, on peut installer au maximum 8 paires de pôles.

Voir l'indice

Calculer la valeur crête du couple électromagnétique pour p=2, puis pour p=8 ; constater qu'il reste inférieur à 50\text{ N}\cdot\text{m} et en déduire la nécessité d'un réducteur mécanique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le couple maximal \Gamma_{\max} pour la configuration étudiée (p = 2) à partir du couple instantané obtenu en Q33 et de la condition de synchronisme établie en Q34.
  2. Réaliser l'application numérique avec les grandeurs géométriques et magnétiques fournies.
  3. Analyser la dépendance du couple avec le nombre de paires de pôles p, calculer le couple maximal atteignable pour p = 8 pôles, puis exploiter la figure 15 pour identifier la solution mécanique permettant d'atteindre 50\text{ N}\cdot\text{m}.
Voir la réponse courte

Calcul numérique du couple de pointe et proposition d'accroître le nombre de paires de pôles p jusqu'à 8 pour atteindre 50\text{ N}\cdot\text{m}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q33, le couple électromagnétique appliqué au rotor s'écrit :

\Gamma(t) = \frac{V_e}{\mu_0} B_1 B_0 \sin(\omega t - 2\theta_{\mathrm{r}}(t))

En régime synchrone (question Q34), en posant \theta_{\mathrm{r}}(t) = \Omega t - \alpha avec \Omega = \omega / 2, l'argument du sinus devient :

\omega t - 2(\Omega t - \alpha) = 2\alpha

Le couple électromagnétique moyen est donc constant et vaut :

\Gamma = \frac{V_e}{\mu_0} B_1 B_0 \sin(2\alpha)

Le couple maximal en valeur absolue est atteint pour \sin(2\alpha) = 1 (c'est-à-dire un angle de décalage \alpha = \pi/4) :

\Gamma_{\max} = \frac{V_e}{\mu_0} B_1 B_0

En rappelant que le volume de l'entrefer est V_e = 2\pi R_{\mathrm{s}} h l_e et que le champ rotorique fondamental vaut B_1 = \frac{4}{\pi} B_{\mathrm{M}}, on obtient :

\Gamma_{\max} = \frac{2\pi R_{\mathrm{s}} h l_e}{\mu_0} \left(\frac{4}{\pi} B_{\mathrm{M}}\right) B_0 = \frac{8 R_{\mathrm{s}} h l_e B_{\mathrm{M}} B_0}{\mu_0}

Application numérique :

  • R_{\mathrm{s}} = 4{,}5\text{ cm} = 4{,}5 \times 10^{-2}\text{ m} ;
  • h = 2{,}0\text{ cm} = 2{,}0 \times 10^{-2}\text{ m} ;
  • l_e = 0{,}7\text{ mm} = 0{,}7 \times 10^{-3}\text{ m} ;
  • B_{\mathrm{M}} = 1{,}0\text{ T} et B_0 = 1{,}0\text{ T} ;
  • \mu_0 = 4\pi \times 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}.

Le volume de l'entrefer vaut :

V_e = 2\pi \times (4{,}5 \times 10^{-2}) \times (2{,}0 \times 10^{-2}) \times (0{,}7 \times 10^{-3}) = 1{,}26\pi \times 10^{-6}\text{ m}^3 \simeq 3{,}96 \times 10^{-6}\text{ m}^3

D'où le couple maximal :

\Gamma_{\max} = \frac{8 \times 4{,}5 \times 10^{-2} \times 2{,}0 \times 10^{-2} \times 0{,}7 \times 10^{-3} \times 1{,}0 \times 1{,}0}{4\pi \times 10^{-7}} = \frac{12{,}6}{\pi} \simeq 4{,}01\text{ N}\cdot\text{m}
\boxed{\Gamma_{\max} \simeq 4{,}0\text{ N}\cdot\text{m}}

Moyens pour atteindre \Gamma_{\max} = 50\text{ N}\cdot\text{m} :

  1. Augmentation du nombre de paires de pôles : La dérivation de l'énergie magnétique \mathcal{E}_{\mathrm{em}} par rapport à \theta_{\mathrm{r}} fait apparaître un facteur p, de sorte que le couple électromagnétique développé par le rotor est proportionnel au nombre de paires de pôles :

    \Gamma_{\max}(p) = p \frac{V_e}{2\mu_0} B_1 B_0 = \frac{p}{2} \Gamma_{\max}(p=2)

    Pour le nombre maximal admissible de paires de pôles, p = 8 :

    \Gamma_{\max}(p=8) = 4 \times 4{,}01\text{ N}\cdot\text{m} \simeq 16\text{ N}\cdot\text{m}

    Cette valeur reste insuffisante pour atteindre directement les 50\text{ N}\cdot\text{m} exigés.

  2. Utilisation d'un réducteur mécanique : La vue éclatée du moteur (figure 15) montre clairement la présence d'un réducteur à train épicycloïdal (présence d'un « pignon fixe au rotor » jouant le rôle de planétaire intérieur/solaire, et de « planétaires » faisant office de satellites en prise avec le carter).

    En associant le moteur à p = 8 paires de pôles à un réducteur de rapport de réduction :

    k = \frac{\Gamma_{\text{visé}}}{\Gamma_{\text{moteur}}} \approx \frac{50}{16} \simeq 3{,}1

    (ou k \approx 12{,}5 si l'on conservait p = 2), le couple disponible sur la roue atteint bien la valeur requise de 50\text{ N}\cdot\text{m}.

Résultat

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III.2 · L'onduleur MLI

Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : onduleur en pont, cellule de commutation, commandé des interrupteurs

Présenter sous la forme d'un tableau, les séquences possibles des états des interrupteurs , , et dans cet ordre, permettant d'obtenir . Les états ouverts ou fermés seront systématiquement notés 0 ou 1. Sur une période , la durée totale de fermeture, ou d'ouverture, de chacun des interrupteurs est .

Voir l'indice

Dresser une table de vérité à 4 colonnes associant l'état des quatre interrupteurs aux trois valeurs possibles de la tension de charge +E, 0 et -E sans court-circuiter la source.

Voir la stratégie
  1. Identifier la relation entre les potentiels des nœuds du pont en H et la tension v_{\mathrm{ch}}(t) aux bornes de la charge, ainsi que la condition de non court-circuit de la source d'alimentation (K'_1 = \overline{K_1} et K'_2 = \overline{K_2}).
  2. Associer à chaque niveau de tension requis (+E, 0, -E) la combinaison correspondante des états des interrupteurs.
  3. Déterminer les instants de commutation sachant que chaque interrupteur a un temps de conduction égal à T/2 (soit une largeur angulaire de \pi).
Voir la réponse courte

Synthèse des états logiques (0 ou 1) des interrupteurs du pont en H pour obtenir les niveaux +E, 0 et -E.

Voir le corrigé complet

Pour éviter tout court-circuit de la source de tension continue E, les interrupteurs d'un même bras doivent être dans des états complémentaires :

K'_1 = \overline{K_1} \quad \text{et} \quad K'_2 = \overline{K_2}.

En choisissant la ligne inférieure comme référence de potentiel (0\text{ V}), les potentiels V_A et V_B des points milieux des bras 1 et 2 valent respectivement :

V_A = K_1 E \quad \text{et} \quad V_B = K_2 E,

de sorte que la tension aux bornes de la charge s'exprime par :

v_{\mathrm{ch}}(t) = V_A - V_B = (K_1 - K_2) E.

On en déduit les états nécessaires selon la valeur de v_{\mathrm{ch}} :

  • Pour v_{\mathrm{ch}} = +E : K_1 = 1 et K_2 = 0 (soit K'_1 = 0, K'_2 = 1) ;
  • Pour v_{\mathrm{ch}} = -E : K_1 = 0 et K_2 = 1 (soit K'_1 = 1, K'_2 = 0) ;
  • Pour v_{\mathrm{ch}} = 0 : soit les deux interrupteurs hauts sont fermés (K_1 = K_2 = 1), soit les deux interrupteurs bas sont fermés (K_1 = K_2 = 0).

D'après le cahier des charges, la durée de fermeture de chaque interrupteur sur une période T est de T/2, ce qui correspond à une durée angulaire de \pi. Les commutations du signal v_{\mathrm{ch}}(t) de la figure 17 interviennent aux angles \gamma_0, \pi - \gamma_0, \pi + \gamma_0 et 2\pi - \gamma_0. On observe que :

(\pi + \gamma_0) - \gamma_0 = \pi \quad \text{et} \quad (2\pi - \gamma_0) - (\pi - \gamma_0) = \pi.

Ainsi :

  • Le bras 1 commute à \omega t = \gamma_0 et \omega t = \pi + \gamma_0 : K_1 = 1 sur [\gamma_0, \pi + \gamma_0] et K_1 = 0 sur [0, \gamma_0] \cup [\pi + \gamma_0, 2\pi] ;
  • Le bras 2 commute à \omega t = \pi - \gamma_0 et \omega t = 2\pi - \gamma_0 : K_2 = 1 sur [\pi - \gamma_0, 2\pi - \gamma_0] et K_2 = 0 sur [0, \pi - \gamma_0] \cup [2\pi - \gamma_0, 2\pi].

On résume la séquence des états dans le tableau suivant :

Intervalle de \omega tv_{\mathrm{ch}}(t)K_1K_2K'_1K'_2
[0, \gamma_0]00011
[\gamma_0, \pi - \gamma_0]+E1001
[\pi - \gamma_0, \pi + \gamma_0]01100
[\pi + \gamma_0, 2\pi - \gamma_0]-E0110
[2\pi - \gamma_0, 2\pi]00011
\boxed{ \begin{array}{l} \omega t \in [0, \gamma_0] \cup [2\pi - \gamma_0, 2\pi] : (K_1, K_2, K'_1, K'_2) = (0, 0, 1, 1) \\ \omega t \in [\gamma_0, \pi - \gamma_0] : (K_1, K_2, K'_1, K'_2) = (1, 0, 0, 1) \\ \omega t \in [\pi - \gamma_0, \pi + \gamma_0] : (K_1, K_2, K'_1, K'_2) = (1, 1, 0, 0) \\ \omega t \in [\pi + \gamma_0, 2\pi - \gamma_0] : (K_1, K_2, K'_1, K'_2) = (0, 1, 1, 0) \end{array} }

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : série de fourier, taux de distorsion harmonique, décomposition harmonique

Quelle valeur de permet d'éliminer l'harmonique de rang 3 (). Exprimer alors et en fonction de et puis calculer numériquement le taux de distorsion.

Voir l'indice

Résoudre b_3 = 0 \iff \cos(3\gamma_0) = 0 pour éliminer le rang 3, puis calculer la valeur efficace vraie du signal par intégration temporelle pour déterminer le taux de distorsion harmonique.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition d'annulation du coefficient de Fourier b_3 (p = 1) pour déterminer \gamma_0 et en déduire t_0.
  2. Calculer la valeur efficace V par intégration du carré de la tension sur une période, ainsi que la valeur efficace du fondamental V_{\mathrm{f}}.
  3. Exprimer le taux de distorsion harmonique \tau_{\mathrm{H}} et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Choix de la largeur d'impulsion t_0 = T/12 annulant l'harmonique 3, calcul de la valeur efficace globale, du fondamental et du taux de distorsion.

Voir le corrigé complet

1. Élimination de l'harmonique de rang 3 :

D'après le développement en série de Fourier fourni, l'harmonique de rang 3 correspond à 2p+1 = 3, soit p = 1. L'amplitude de cet harmonique est proportionnelle au coefficient :

b_3 = \frac{1}{3}\cos(3\gamma_0)

Pour éliminer cet harmonique, on impose b_3 = 0, soit :

\cos(3\gamma_0) = 0

Compte tenu de la forme d'onde (figure 17), on a 0 < \gamma_0 < \frac{\pi}{2}, d'où 0 < 3\gamma_0 < \frac{3\pi}{2}. La seule solution physique est :

3\gamma_0 = \frac{\pi}{2} \iff \gamma_0 = \frac{\pi}{6}

Comme \gamma_0 = 2\pi \frac{t_0}{T}, on en déduit :

\boxed{t_0 = \frac{T}{12}}

2. Expression de la valeur efficace V :

La tension v_{\mathrm{ch}}(t) vaut +E sur [\gamma_0, \pi - \gamma_0], -E sur [\pi + \gamma_0, 2\pi - \gamma_0] et est nulle ailleurs. La valeur efficace V se calcule par :

\begin{aligned} V^2 &= \frac{1}{2\pi}\int_0^{2\pi} v_{\mathrm{ch}}^2(\theta)\,\mathrm{d}\theta \\ &= \frac{1}{2\pi} \left[ \int_{\gamma_0}^{\pi - \gamma_0} E^2\,\mathrm{d}\theta + \int_{\pi + \gamma_0}^{2\pi - \gamma_0} (-E)^2\,\mathrm{d}\theta \right] \\ &= \frac{E^2}{2\pi} \left[ (\pi - 2\gamma_0) + (\pi - 2\gamma_0) \right] = E^2\left(1 - \frac{2\gamma_0}{\pi}\right) \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{V = E\sqrt{1 - \frac{2\gamma_0}{\pi}}}

Pour \gamma_0 = \frac{\pi}{6}, cela donne V = E\sqrt{1 - \frac{1}{3}} = E\sqrt{\frac{2}{3}}.

3. Expression de la valeur efficace du fondamental V_{\mathrm{f}} :

Le fondamental correspond à p = 0 :

v_{\mathrm{f}}(t) = \frac{4E}{\pi} b_1 \sin(\omega t) \quad \text{avec} \quad b_1 = \cos(\gamma_0)

L'amplitude du fondamental est donc \hat{V}_{\mathrm{f}} = \frac{4E}{\pi}\cos(\gamma_0), d'où sa valeur efficace :

\boxed{V_{\mathrm{f}} = \frac{\hat{V}_{\mathrm{f}}}{\sqrt{2}} = \frac{2\sqrt{2}}{\pi}E\cos(\gamma_0)}

Pour \gamma_0 = \frac{\pi}{6}, on a \cos\left(\frac{\pi}{6}\right) = \frac{\sqrt{3}}{2}, ce qui donne :

V_{\mathrm{f}} = \frac{\sqrt{6}}{\pi}E

4. Calcul du taux global de distorsion harmonique \tau_{\mathrm{H}} :

Le taux de distorsion harmonique s'écrit :

\tau_{\mathrm{H}} = \frac{\sqrt{V^2 - V_{\mathrm{f}}^2}}{V_{\mathrm{f}}} = \sqrt{\frac{V^2}{V_{\mathrm{f}}^2} - 1}

Calculons le rapport \frac{V^2}{V_{\mathrm{f}}^2} pour \gamma_0 = \frac{\pi}{6} :

\frac{V^2}{V_{\mathrm{f}}^2} = \frac{\frac{2}{3}E^2}{\frac{6}{\pi^2}E^2} = \frac{\pi^2}{9}

On en déduit l'expression littérale et la valeur numérique de \tau_{\mathrm{H}} :

\tau_{\mathrm{H}} = \sqrt{\frac{\pi^2}{9} - 1} = \frac{\sqrt{\pi^2 - 9}}{3}
\boxed{\tau_{\mathrm{H}} \simeq 0{,}311 = 31{,}1\,\%}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : modulation de largeur d'impulsion, onduleur mli, superposition

Exprimer comme une combinaison linéaire des , allant de 1 à 6.

Voir l'indice

Constater par superposition géométrique que les transitions successives du signal optimisé s'obtiennent par une somme alternée de signaux de base décalés de \gamma_i.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition du signal élémentaire à créneau unique v_{\mathrm{ch},\gamma_i}(t) sur le premier quart de période [0, \pi/2].
  2. Analyser les commutations successives du signal optimisé v_{\mathrm{ch}}(t) sur l'intervalle [0, \pi/2] à chaque front \gamma_i.
  3. Exprimer v_{\mathrm{ch}}(t) comme superposition de ces signaux élémentaires en exploitant le principe de superposition et les symétries quart d'onde conservées.
Voir la réponse courte

Écriture de la tension multi-créneaux comme une somme pondérée de signaux créneaux élémentaires paramétrés par \gamma_i.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 19, le signal de base v_{\mathrm{ch},\gamma_i}(t) est nul pour \omega t \in [0, \gamma_i[ et vaut +E pour \omega t \in [\gamma_i, \pi/2].

Sur le quart de période [0, \pi/2], le signal optimisé v_{\mathrm{ch}}(t) de la figure 18 présente trois créneaux d'amplitude +E alternant avec des paliers nuls :

  • pour \omega t \in [0, \gamma_1[, v_{\mathrm{ch}}(t) = 0 ;
  • pour \omega t \in [\gamma_1, \gamma_2[, v_{\mathrm{ch}}(t) = E ;
  • pour \omega t \in [\gamma_2, \gamma_3[, v_{\mathrm{ch}}(t) = 0 ;
  • pour \omega t \in [\gamma_3, \gamma_4[, v_{\mathrm{ch}}(t) = E ;
  • pour \omega t \in [\gamma_4, \gamma_5[, v_{\mathrm{ch}}(t) = 0 ;
  • pour \omega t \in [\gamma_5, \gamma_6[, v_{\mathrm{ch}}(t) = E ;
  • pour \omega t \in [\gamma_6, \pi/2], v_{\mathrm{ch}}(t) = 0.

Chaque impulsion rectangulaire comprise entre \gamma_{2k-1} et \gamma_{2k} (avec k \in \{1, 2, 3\}) et son symétrique par rapport à \pi/2 s'obtiennent par la différence :

v_{\mathrm{ch},\gamma_{2k-1}}(t) - v_{\mathrm{ch},\gamma_{2k}}(t)

Par sommation de ces trois impulsions, on obtient sur tout l'intervalle [0, \pi/2] :

v_{\mathrm{ch}}(t) = \left(v_{\mathrm{ch},\gamma_1}(t) - v_{\mathrm{ch},\gamma_2}(t)\right) + \left(v_{\mathrm{ch},\gamma_3}(t) - v_{\mathrm{ch},\gamma_4}(t)\right) + \left(v_{\mathrm{ch},\gamma_5}(t) - v_{\mathrm{ch},\gamma_6}(t)\right)

Tous les signaux v_{\mathrm{ch},\gamma_i}(t) et le signal cible v_{\mathrm{ch}}(t) possédant la même symétrie quart d'onde (symétrie par rapport à \pi/2 et anti-symétrie par demi-période), cette décomposition est valable sur la période entière T.

On en déduit l'expression de v_{\mathrm{ch}}(t) sous forme de combinaison linéaire :

\boxed{v_{\mathrm{ch}}(t) = \sum_{i=1}^{6} (-1)^{i+1} \, v_{\mathrm{ch},\gamma_i}(t) = v_{\mathrm{ch},\gamma_1}(t) - v_{\mathrm{ch},\gamma_2}(t) + v_{\mathrm{ch},\gamma_3}(t) - v_{\mathrm{ch},\gamma_4}(t) + v_{\mathrm{ch},\gamma_5}(t) - v_{\mathrm{ch},\gamma_6}(t)}

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Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Notions : modulation de largeur d'impulsion, élimination d'harmoniques, série de fourier

Montrer qualitativement que l'on peut choisir les 6 paramètres pour que l'harmonique de rang 13 soit le premier non nul et que . Écrire explicitement le système vérifié par les sans chercher à le résoudre.

Voir l'indice

Compter le nombre de variables réglables indépendantes (\gamma_1 à \gamma_6) et le nombre d'équations imposées (fixation de V_{\mathrm{eff}} et annulation des harmoniques 3, 5, 7, 9, 11).

Voir la stratégie
  1. Recenser le nombre de degrés de liberté offerts par la commande et le nombre de contraintes imposées par le cahier des charges.
  2. Exprimer la condition sur la valeur efficace V par intégration directe du signal au carré sur un quart de période.
  3. Utiliser la décomposition en série de Fourier obtenue à la question précédente pour annuler successivement les amplitudes des harmoniques impairs de rangs inférieurs à 13.
  4. Rassembler ces relations sous la forme d'un système de 6 équations à 6 inconnues.
Voir la réponse courte

Utilisation des 6 degrés de liberté pour fixer l'amplitude du fondamental et annuler les harmoniques 3, 5, 7, 9 et 11.

Voir le corrigé complet

1. Justification qualitative :

Le signal présente 6 paramètres ajustables \gamma_1, \gamma_2, \dots, \gamma_6 ordonnés selon :

0 < \gamma_1 < \gamma_2 < \gamma_3 < \gamma_4 < \gamma_5 < \gamma_6 < \frac{\pi}{2}.

Par symétrie de demi-onde (v_{\mathrm{ch}}(\theta + \pi) = -v_{\mathrm{ch}}(\theta)), tous les harmoniques de rang pair sont identiquement nuls.

Pour que le premier harmonique non nul après le fondamental (n = 1, soit p = 0) soit l'harmonique de rang 13 (n = 13, soit p = 6), il faut annuler les 5 harmoniques impairs intermédiaires :

n \in \{3, 5, 7, 9, 11\} \quad (p \in \{1, 2, 3, 4, 5\}).

En ajoutant la condition sur la valeur efficace V = \frac{E}{\sqrt{2}}, on dispose d'un total de 5 + 1 = 6 équations indépendantes pour 6 inconnues. Ce système non linéaire est bien déterminé et admet généralement un jeu de solutions physiques respectant l'ordre des angles.

2. Équation sur la valeur efficace :

Sur un quart de période \theta \in [0, \pi/2], la tension prend la valeur +E sur les intervalles [\gamma_1, \gamma_2], [\gamma_3, \gamma_4] et [\gamma_5, \gamma_6], et 0 en dehors. Par symétrie :

V^2 = \frac{1}{\pi/2} \int_0^{\pi/2} v_{\mathrm{ch}}^2(\theta)\,\mathrm{d}\theta = \frac{2 E^2}{\pi} \left[(\gamma_2 - \gamma_1) + (\gamma_4 - \gamma_3) + (\gamma_6 - \gamma_5)\right].

En imposant V = \frac{E}{\sqrt{2}}, soit V^2 = \frac{E^2}{2}, on obtient :

(\gamma_2 - \gamma_1) + (\gamma_4 - \gamma_3) + (\gamma_6 - \gamma_5) = \frac{\pi}{4}.

3. Équations d'annulation des harmoniques :

D'après le résultat de la question Q38 et la linéarité du développement de Fourier :

v_{\mathrm{ch}}(t) = \frac{4E}{\pi} \sum_{p=0}^{+\infty} \frac{1}{2p+1} \left( \sum_{i=1}^6 (-1)^{i+1} \cos[(2p+1)\gamma_i] \right) \sin[(2p+1)\omega t].

L'annulation de l'harmonique de rang n = 2p+1 se traduit par :

\sum_{i=1}^6 (-1)^{i+1} \cos(n\gamma_i) = 0.

4. Système vérifié par les angles \gamma_i :

Le système de 6 équations aux 6 inconnues (\gamma_1, \gamma_2, \gamma_3, \gamma_4, \gamma_5, \gamma_6) s'écrit donc explicitement :

\boxed{ \left\{ \begin{aligned} & (\gamma_2 - \gamma_1) + (\gamma_4 - \gamma_3) + (\gamma_6 - \gamma_5) = \frac{\pi}{4} \\ & \cos(3\gamma_1) - \cos(3\gamma_2) + \cos(3\gamma_3) - \cos(3\gamma_4) + \cos(3\gamma_5) - \cos(3\gamma_6) = 0 \\ & \cos(5\gamma_1) - \cos(5\gamma_2) + \cos(5\gamma_3) - \cos(5\gamma_4) + \cos(5\gamma_5) - \cos(5\gamma_6) = 0 \\ & \cos(7\gamma_1) - \cos(7\gamma_2) + \cos(7\gamma_3) - \cos(7\gamma_4) + \cos(7\gamma_5) - \cos(7\gamma_6) = 0 \\ & \cos(9\gamma_1) - \cos(9\gamma_2) + \cos(9\gamma_3) - \cos(9\gamma_4) + \cos(9\gamma_5) - \cos(9\gamma_6) = 0 \\ & \cos(11\gamma_1) - \cos(11\gamma_2) + \cos(11\gamma_3) - \cos(11\gamma_4) + \cos(11\gamma_5) - \cos(11\gamma_6) = 0 \end{aligned} \right. }

avec 0 < \gamma_1 < \gamma_2 < \gamma_3 < \gamma_4 < \gamma_5 < \gamma_6 < \frac{\pi}{2}.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Conversion de puissance (37 % des questions, parties I et III), Électrostatique (12 %), Cinétique chimique (10 %) et Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation (10 %). Plus ponctuellement : Diffusion thermique et diffusion de particules, Circuits électriques et régimes transitoires, Thermodynamique chimique et équilibres, Magnétostatique et Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire.

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2025 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 11 questions sur 39 (28 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie II.2 (Q25 à Q28). Avec les autres programmes de première année : 11 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2025 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2025 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q7 (énergie électrostatique), Q13 (ondulation de courant), Q23 (séparation des variables), Q32 (énergie magnétique), Q35 (couple maximal) et Q39 (modulation de largeur d'impulsion).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2025 ?

Questions de cours : Q1 (théorème de gauss), Q9 (valeur moyenne en régime périodique), Q19 (loi de fick), Q26 (produit de solubilité) et Q34 (condition de synchronisme). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q11 (rapport cyclique), Q25 (produit de solubilité), Q28 (précipitation sélective) et Q33 (couple électromagnétique).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (19 sur 39), par exemple : Q1, Q3, Q6, Q8, Q9, Q11, Q12, Q15 à Q17, Q19, Q22, Q24, Q26…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q2, Q4, Q5, Q20, Q23, Q25 et Q31.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 PSI 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le rapport indique que la note maximale est approchée par plusieurs candidats dans les deux premières parties, plus rarement dans la troisième par manque de temps, ce qui témoigne d'un niveau de difficulté raisonnable des questions posées. Moyenne : 9,23/20 (écart-type 4,06, 4 204 présents).

Quelle énergie exploitable considérer pour dimensionner le pack en Q7 ?

Trois quarts de l'énergie théorique maximale. La décharge s'interrompt à V_{\mathrm{N}}/2, ce qui ne libère que 1 - (1/2)^2 = 75\,\% de \frac{1}{2} C_0 V_{\mathrm{N}}^2. De plus, le niveau d'assistance compare l'énergie du pack à celle fournie par le cycliste, et non à l'énergie totale.

Quels harmoniques faut-il annuler pour poser le système en Q39 ?

Les harmoniques 3, 5, 7, 9 et 11. La symétrie du signal annulant déjà les harmoniques pairs, les 6 degrés de liberté \gamma_i permettent d'annuler ces 5 premiers harmoniques impairs et d'imposer la valeur efficace demandée pour la tension.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.