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Corrigé détaillé CCINP Physique MP 2021

Une brève histoire de la photographie

Ce sujet propose un panorama très complet et élégant des principes physiques sous-jacents à la photographie, depuis la chambre noire historique jusqu'au traitement numérique contemporain. Composé de sept parties indépendantes, il balaie un large spectre du programme : optique géométrique classique et stigmatisme approché, photométrie et photons, circuit pour le flash au xénon, oscillateur harmonique en référentiel non galiléen et électrostatique pour le capteur de stabilisation d'image, rayonnement dipolaire et diffusion Rayleigh pour l'usage des filtres polarisants, puis une brève incursion en informatique pour tous.

D'un niveau technique très accessible et typique de la banque CCINP, l'épreuve valorise le bon sens physique, le tracé soigné de figures optiques et les estimations d'ordres de grandeur. C'est un sujet d'entraînement particulièrement recommandable pour réviser de manière transversale les bases du cours de première et deuxième années sans heurter d'écueils calculatoires majeurs.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,52/20)
Temps estimé
≈ 3 h 25 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

14 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MPSI : 25 questions sur 42, parties II, III, IV et VII.

Où gagner des points

Rapides et accessibles (29) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    Dans Q11, l'énoncé demande d'exprimer le chemin optique en fonction de e, n et r. La notation r est une coquille pour le rayon de courbure R de la face sphérique de la lentille.

  • Erreur d'énoncé

    Dans Q37, l'énoncé renvoie par erreur à Q34. C'est la dépendance de la puissance diffusée en \omega^4, établie en Q33 et reprise en Q35, qui permet de justifier la couleur bleue du ciel.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Optique de l'appareil photo

I.1 · Objet et image

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : approximation de gauss, diaphragme

a) La lentille mince est utilisée dans les " conditions de Gauss ". Préciser en quoi elles consistent. b) Quelle partie de l'appareil permet d'assurer que ces conditions sont remplies ?

Voir l'indice

Rappeler les deux conditions sur l'angle des rayons avec l'axe et leur distance à l'axe optique, puis identifier le rôle du diaphragme.

Voir la réponse courte

Énoncer les conditions de Gauss (rayons paraxiaux) et rôle du diaphragme pour limiter l'ouverture angulaire.

Voir le corrigé complet

a) Les conditions d'approximation de Gauss consistent à utiliser le système optique avec des rayons lumineux dits paraxiaux, c'est-à-dire :

  • proches de l'axe optique (faible distance par rapport à l'axe) ;
  • peu inclinés par rapport à l'axe optique (les angles d'incidence et d'émergence formés avec l'axe optique ou la normale aux dioptres restent petits devant 1 radian : \theta \ll 1\text{ rad}).

Dans ces conditions, on peut linéariser les lois de Snell-Descartes (\sin \theta \approx \tan \theta \approx \theta), ce qui confère au système optique un stigmatisme et un aplanétisme approchés.

b) La partie de l'appareil qui permet d'assurer que ces conditions sont remplies est le diaphragme (noté (D)). En limitant le diamètre utile du faisceau qui traverse l'objectif, il bloque les rayons marginaux (trop éloignés de l'axe) ainsi que les rayons fortement inclinés.

Voir ce qu'a relevé le jury

Les conditions de Gauss doivent être énoncées complètement en mobilisant la notion de rayons paraxiaux.

« Les conditions de Gauss sont souvent énoncées de façon partielle, le vocabulaire « rayons paraxiaux » peu utilisé. »

« Certains indiquent que c’est la lentille elle-même qui assure les conditions ! »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : lentille convergente, tracé de rayons, grandissement

a) Faire un schéma soigné de la situation en notant l'objet et son image sur le capteur ( est sur l'axe et appartient à un plan orthogonal à l'axe). Positionner les foyers principaux et tracer au moins deux rayons lumineux issus de pour justifier la position de l'image . b) Exprimer la taille de l'image de l'arbre sur le capteur en fonction de , et . Calculer cette taille avec , et .

Voir l'indice

Tracer les rayons passant par le centre optique et les foyers. Exprimer le grandissement transversal à partir des formules du rappel.

Voir la stratégie
  1. Pour le tracé géométrique, représenter une lentille mince convergente, son axe optique, les foyers objet F et image F', l'objet vertical AB avant le foyer objet, et déterminer la position de l'image réelle A'B' à l'aide de deux rayons caractéristiques (parallèle à l'axe optique et passant par le centre optique). Placer l'écran/capteur au niveau de cette image.
  2. Exprimer le grandissement transversal à l'aide des relations de conjugaison données (de Descartes ou de Newton) pour relier la taille A'B' à h, f' et L, puis mener l'application numérique.
Voir la réponse courte

Schéma avec foyers et tracé de deux rayons, puis grandissement transversal pour calculer la taille de l'image.

Voir le corrigé complet

a) Schéma optique et construction géométrique

L'arbre constitue un objet réel AB avec A sur l'axe optique et \overline{AB} = h > 0. L'objectif est modélisé par une lentille mince convergente de centre O et de distance focale f' = \overline{OF'} = -\overline{OF} > 0.

Pour construire l'image B' du point B, on trace :

  • le rayon issu de B parallèle à l'axe optique, qui émerge en passant par le foyer principal image F' ;
  • le rayon issu de B passant par le centre optique O, qui traverse la lentille sans être dévié.

L'intersection de ces deux rayons définit l'image réelle B'. Le point A' est le projeté orthogonal de B' sur l'axe optique, et le capteur (C) est positionné dans le plan focal image conjugué de l'objet, en A'.

b) Expression et calcul de la taille de l'image

L'arbre se trouve à une distance L devant l'objectif, donc en mesure algébrique :

\overline{OA} = -L \quad (L > 0) \quad \text{et} \quad \overline{AB} = h

D'après la formule de conjugaison de Descartes avec origine au centre :

\frac{1}{\overline{OA'}} - \frac{1}{\overline{OA}} = \frac{1}{f'} \implies \frac{1}{\overline{OA'}} = \frac{1}{f'} - \frac{1}{L} = \frac{L - f'}{L f'} \implies \overline{OA'} = \frac{L f'}{L - f'}

Le grandissement transversal est donné par :

\gamma = \frac{\overline{A'B'}}{\overline{AB}} = \frac{\overline{OA'}}{\overline{OA}} = \frac{1}{-L} \cdot \frac{L f'}{L - f'} = -\frac{f'}{L - f'}

La taille de l'image (hauteur absolue) est donc :

\boxed{A'B' = h \, \frac{f'}{L - f'}}

Comme L \gg f' (20\text{ m} \gg 0{,}05\text{ m}), on a l'excellente approximation :

A'B' \approx h \, \frac{f'}{L}

Application numérique :

\begin{aligned} A'B' &= 5 \times \frac{50 \cdot 10^{-3}}{20 - 0{,}050} = \frac{0{,}250}{19{,}95} \approx \frac{0{,}250}{20} = 1{,}25 \cdot 10^{-2}\text{ m} \end{aligned}

Soit :

\boxed{A'B' = 12{,}5\text{ mm}} \quad (\text{valeur exacte non approchée : } 12{,}53\text{ mm})

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Environ un candidat sur deux se trompe sur la valeur algébrique de la position de l'objet.

« Environ 1 candidat sur 2 se trompe dans la valeur algébrique de OA »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : relation de conjugaison, mise au point

a) Quelle est la valeur de lorsque l'objet est à l'infini ? b) Montrer qu'il existe une distance limite notée en dessous de laquelle il ne sera pas possible d'obtenir une image sur le capteur, alors que ce serait toujours possible pour des valeurs supérieures à . c) Exprimer en fonction de et . d) Calculer pour et .

Voir l'indice

Considérer un objet rejeté à -\infty pour trouver d, puis exploiter la relation de conjugaison pour exprimer la distance minimale L_{\text{min}} correspondant au tirage maximal d_{\text{max}}.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique O liant la position de l'objet \overline{OA} = -L et celle de l'image \overline{OA'} = d.
  2. Étudier le sens de variation de la distance de tirage d en fonction de la distance objet L pour déterminer la condition géométrique de mise au point imposée par la butée mécanique d_{\text{max}}.
Voir la réponse courte

Relation de conjugaison de Descartes pour exprimer L_{\text{min}} en fonction de f' et de la distance capteur maximale.

Voir le corrigé complet

a) D'après la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre :

\frac{1}{\overline{OA'}} - \frac{1}{\overline{OA}} = \frac{1}{\overline{OF'}} \iff \frac{1}{d} + \frac{1}{L} = \frac{1}{f'}

Lorsque l'objet est situé à l'infini (L \to +\infty), le terme \frac{1}{L} tend vers 0. On en déduit :

\boxed{d = f'}

L'image nette se forme dans le plan focal image de l'objectif.

b) Exprimons la distance lentille-capteur d en fonction de L :

d(L) = \frac{f' L}{L - f'}

La dérivée de cette fonction par rapport à L (pour L > f') s'écrit :

\frac{\mathrm{d}d}{\mathrm{d}L} = -\frac{f'^2}{(L - f')^2} < 0

La distance d est une fonction strictement décroissante de la distance objet L : plus l'objet se rapproche de l'objectif, plus l'image s'en éloigne et plus il faut augmenter le tirage d.

Or, le mécanisme d'avancement de l'objectif est limité à une valeur maximale d_{\text{max}}. Il existe donc une distance minimale L_{\text{min}} telle que d(L_{\text{min}}) = d_{\text{max}}.

  • Pour L < L_{\text{min}}, la distance nécessaire pour former une image nette vérifierait d > d_{\text{max}}, ce qui est mécaniquement impossible : la mise au point ne peut pas se faire.
  • Pour L \geqslant L_{\text{min}}, la distance requise vérifie f' < d \leqslant d_{\text{max}} (avec d_{\text{min}} \leqslant f' pour permettre la mise au point à l'infini), la mise au point sur le capteur est donc toujours réalisable.

c) En écrivant la relation de conjugaison à la distance limite :

\frac{1}{d_{\text{max}}} + \frac{1}{L_{\text{min}}} = \frac{1}{f'} \implies \frac{1}{L_{\text{min}}} = \frac{1}{f'} - \frac{1}{d_{\text{max}}} = \frac{d_{\text{max}} - f'}{f' \, d_{\text{max}}}

D'où l'expression de la distance minimale de mise au point :

\boxed{L_{\text{min}} = \frac{f' \, d_{\text{max}}}{d_{\text{max}} - f'}}

d) Application numérique avec f' = 50\text{ mm} et d_{\text{max}} = 55\text{ mm} :

L_{\text{min}} = \frac{50 \times 55}{55 - 50} = \frac{50 \times 55}{5} = 10 \times 55 = 550\text{ mm}
\boxed{L_{\text{min}} = 55\text{ cm} = 0{,}55\text{ m}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La condition d'existence doit être rigoureusement justifiée et les erreurs de signe évitées.

« La condition n’est pas bien justifiée. »

« On retrouve des erreurs d’algébrisation. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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I.2 · Influence de la focale

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : grandissement, capteur

a) Quelle sera la taille de l'image de l'arbre sur le capteur ? b) Si on suppose que le capteur a pour dimensions : , sera-t-il possible de voir l'arbre en entier sur la photo obtenue ?

Voir l'indice

Utiliser la proportionnalité de la taille de l'image avec la distance focale f', puis comparer les dimensions obtenues à la taille du capteur 24\times 36\text{ mm}.

Voir la réponse courte

Calcul de la taille de l'image avec la nouvelle focale et comparaison aux dimensions physiques du capteur.

Voir le corrigé complet

a) D'après la relation établie à la question Q2.b, la taille de l'image sur le capteur s'exprime par :

A'B'_1 = h\,\frac{f'_1}{L - f'_1} \approx h\,\frac{f'_1}{L}

Puisque la distance de l'arbre reste inchangée (L = 20\text{ m}) et que L \gg f'_1, la taille de l'image est proportionnelle à la distance focale de l'objectif. La focale étant doublée (f'_1 = 2f'), la taille de l'image est également doublée :

\begin{aligned} A'B'_1 &\approx \frac{5\text{ m} \times 0{,}100\text{ m}}{20\text{ m}} = 2{,}5\cdot 10^{-2}\text{ m} = 25\text{ mm} \end{aligned}

La valeur exacte sans approximation donne :

A'B'_1 = \frac{5 \times 0{,}100}{20 - 0{,}100} = \frac{0{,}500}{19{,}9} \approx 25{,}1\text{ mm}
\boxed{A'B'_1 \approx 25\text{ mm}}

b) Le capteur a pour dimensions 24\text{ mm} \times 36\text{ mm}.

  • En orientation paysage (horizontale), la hauteur disponible sur le capteur est de 24\text{ mm}. Comme A'B'_1 \approx 25\text{ mm} > 24\text{ mm}, l'arbre ne rentre pas dans le cadre et ne peut être vu en entier.
  • En orientation portrait (verticale), la hauteur disponible sur le capteur est de 36\text{ mm}. Comme A'B'_1 \approx 25\text{ mm} < 36\text{ mm}, l'image de l'arbre tient entièrement sur le capteur.

Il est donc possible de voir l'arbre en entier sur la photo, à condition d'orienter le boîtier en mode portrait (vertical).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux erreurs de signe algébrique et à bien prendre en compte les orientations portrait et paysage.

« Un grand nombre de réponses ne tient pas compte de l’existence des deux modes portrait ou paysage. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : téléobjectif, grandissement

L'objectif utilisé est appelé " téléobjectif " ou " objectif de longue focale ". Sur un site internet dédié à la photographie, on peut lire que ce genre d'objectif " rapproche les objets ". Commenter cette phrase en indiquant la part de vérité ou d'inexactitude qu'elle contient. Un raisonnement et un calcul numérique sont attendus (en utilisant une approximation justifiée).

Voir l'indice

Analyser l'angle sous lequel l'image est vue ou la taille de l'image sur le capteur à distance fixe pour réfuter l'idée d'un rapprochement spatial réel de l'objet.

Voir la stratégie
  1. Identifier le sens littéral et physique de l'expression : un changement d'objectif ne modifie pas la position spatiale de l'objet photographié ni la perspective.
  2. Exprimer la taille de l'image dans l'approximation des objets éloignés (L \gg f'), et déterminer à quelle distance équivalente L' il faudrait placer l'appareil muni de la focale initiale f' pour obtenir la même taille d'image qu'avec le téléobjectif f'_1.
Voir la réponse courte

Analyse critique : un téléobjectif augmente le grandissement angulaire sans modifier la perspective ni la distance réelle.

Voir le corrigé complet

Puisque la distance de prise de vue est très grande devant les distances focales mises en jeu (L = 20\text{ m} \gg f'), la taille de l'image sur le capteur est donnée au premier ordre par :

A'B' \approx h\,\frac{f'}{L}

1. Part de vérité (calcul numérique) : Avec le téléobjectif de focale f'_1 = 100\text{ mm}, la taille obtenue à la distance L = 20\text{ m} est :

A'_1 B'_1 \approx h\,\frac{f'_1}{L} = 25\text{ mm}

Pour obtenir cette même taille d'image avec l'objectif initial de focale f' = 50\text{ mm}, le photographe aurait dû se placer à une distance L' telle que :

h\,\frac{f'}{L'} = h\,\frac{f'_1}{L} \implies L' = L\,\frac{f'}{f'_1}
L' = 20 \times \frac{50}{100} = \mathbf{10\text{ m}}

L'image obtenue avec le téléobjectif à 20\text{ m} présente donc le même grandissement que si l'on s'était approché physiquement à 10\text{ m} avec l'objectif standard : en termes de taille perçue et d'angle de champ, tout se passe comme si l'objet était deux fois plus proche.

2. Part d'inexactitude :

  • L'objet ne se déplace évidemment pas dans l'espace ;
  • La perspective (rapport de proportions entre le premier plan et l'arrière-plan, lignes de fuite) ne dépend que de la position de prise de vue. Se rapprocher physiquement à 10\text{ m} modifierait la perspective, alors qu'utiliser un téléobjectif depuis 20\text{ m} conserve la perspective de la prise de vue initiale tout en effectuant un recadrage (écrasement des plans).
Voir ce qu'a relevé le jury

Question rarement réussie avec une rédaction jugée souvent confuse.

« Question rarement bien traitée à la rédaction souvent fumeuse. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : doublet de lentilles, image réelle, relation de conjugaison

La lentille , de focale , donne de l'arbre une image intermédiaire qui joue le rôle d'objet pour la lentille , de focale , qui en donne une image finale . a) Exprimer la distance en fonction de et (en utilisant une approximation justifiée). b) L'image doit être réelle. En déduire que la distance entre les centres des deux lentilles doit être située dans une plage de valeurs bien précise. Exprimer cette condition sur sous la forme d'une double inégalité sur , et (en utilisant une approximation justifiée). c) Vérifier que cette condition est réalisée avec , et .

Voir l'indice

Calculer la position de l'image intermédiaire par conjugaison de Descartes sur (L_1) pour un objet lointain, puis écrire la condition pour que A_1 soit situé en amont du foyer objet de (L_2).

Voir la stratégie
  1. L'arbre est très éloigné de la première lentille (L \gg f'_1) : l'image intermédiaire A_1 se forme quasiment dans le plan focal image de (L_1). On utilise la relation de Chasles pour déterminer la position algébrique \overline{O_2A_1}.
  2. On applique la relation de conjugaison de Descartes à la lentille divergente (L_2) pour relier la position de l'image finale A' à celle de l'objet intermédiaire A_1. Le caractère réel de l'image impose \overline{O_2A'} > 0.
  3. On effectue l'application numérique avec les valeurs données pour vérifier la condition d'encadrement.
Voir la réponse courte

Étude des deux lentilles accolées à distance e et condition pour obtenir une image finale réelle.

Voir le corrigé complet

a) Expression de la distance \overline{O_2A_1} :

La relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique pour la lentille convergente (L_1) s'écrit :

\frac{1}{\overline{O_1A_1}} - \frac{1}{\overline{O_1A}} = \frac{1}{f'_1}

L'arbre étant situé à une distance L = 20\text{ m} devant l'objectif, on a \overline{O_1A} = -L. Comme L \gg f'_1 (20\text{ m} \gg 0{,}10\text{ m}), le terme \frac{1}{\overline{O_1A}} = -\frac{1}{L} est tout à fait négligeable devant \frac{1}{f'_1}, ce qui donne :

\overline{O_1A_1} \approx f'_1

L'image intermédiaire A_1 se forme donc dans le plan focal image de (L_1) (A_1 \approx F'_1). En introduisant le centre O_2 par la relation de Chasles :

\overline{O_2A_1} = \overline{O_2O_1} + \overline{O_1A_1} = -e + \overline{O_1A_1}

D'où l'expression approchée :

\boxed{\overline{O_2A_1} \approx f'_1 - e}

b) Condition sur la distance e pour une image finale A'B' réelle :

L'image intermédiaire A_1B_1 joue le rôle d'objet pour la lentille divergente (L_2). La relation de conjugaison de Descartes appliquée à (L_2) s'écrit :

\frac{1}{\overline{O_2A'}} - \frac{1}{\overline{O_2A_1}} = \frac{1}{f'_2} \iff \frac{1}{\overline{O_2A'}} = \frac{1}{f'_2} + \frac{1}{\overline{O_2A_1}} \approx \frac{1}{f'_2} + \frac{1}{f'_1 - e}

Pour que l'image finale A'B' puisse être recueillie sur le capteur situé après la lentille (L_2), elle doit être réelle, ce qui impose :

\overline{O_2A'} > 0 \iff \frac{1}{\overline{O_2A'}} > 0 \iff \frac{1}{f'_1 - e} > -\frac{1}{f'_2}

La lentille (L_2) étant divergente, sa distance focale image est strictement négative (f'_2 < 0), si bien que le membre de droite est strictement positif : -\frac{1}{f'_2} = \frac{1}{|f'_2|} > 0.

  • Cela impose tout d'abord que le membre de gauche soit strictement positif, soit f'_1 - e > 0, c'est-à-dire :

    e < f'_1

    L'objet intermédiaire A_1 doit donc impérativement être virtuel pour (L_2) (situé après O_2), car une lentille divergente ne peut donner d'image réelle d'un objet réel.

  • Les deux membres étant strictement positifs, le passage aux inverses inverse le sens de l'inégalité :

    f'_1 - e < -f'_2 \iff e > f'_1 + f'_2

On en déduit la double inégalité encadrant la distance e :

\boxed{f'_1 + f'_2 < e < f'_1}

c) Vérification numérique :

Avec les valeurs numériques proposées :

  • f'_1 + f'_2 = 10\text{ cm} + (-5\text{ cm}) = 5\text{ cm}
  • f'_1 = 10\text{ cm}
  • e = 8\text{ cm}

On a bien :

5\text{ cm} < 8\text{ cm} < 10\text{ cm}

La condition est donc parfaitement vérifiée : le système fournira une image réelle pouvant être enregistrée par le capteur.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La double inégalité demandée pour assurer une image réelle est rarement établie ou vérifiée.

« La condition pour que l’image soit réelle est souvent donnée juste mais la double inégalité demandée ensuite rarement trouvée ni vérifiée. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : grandissement, distance focale équivalente

Avec les valeurs numériques de Q6c : a) Calculer la distance , b) Calculer la taille de l'image de l'arbre sur le capteur. c) Indiquer si ce téléobjectif est équivalent à l'objectif de Q4.

Voir l'indice

Appliquer successivement les relations de conjugaison sur les deux lentilles pour trouver la position de l'image finale et le grandissement global du doublet.

Voir la stratégie
  1. Pour la distance d, on applique la relation de conjugaison de Descartes à la lentille (L_2) en prenant l'image intermédiaire A_1 (située dans le plan focal de L_1) comme objet virtuel pour (L_2). On précisera la distance séparant (L_2) du capteur ainsi que l'encombrement total du système.
  2. Pour la taille de l'image, on calcule le grandissement global \gamma = \gamma_1 \gamma_2 à partir des grandissements de chaque lentille.
  3. Pour la comparaison avec \mathbf{Q4}, on compare la taille de l'image obtenue (ou la distance focale équivalente) à celle de l'objectif simple de focale f'_1 = 100\text{ mm}.
Voir la réponse courte

Calculs de la position d de l'image, de sa dimension et comparaison avec un objectif équivalent à une seule lentille.

Voir le corrigé complet

a) Calcul de la distance d

L'arbre étant situé à une grande distance (L = 20\text{ m} \gg f'_1 = 10\text{ cm}), l'image intermédiaire A_1 se forme dans le plan focal image de (L_1) :

\overline{O_1 A_1} \approx f'_1 = 10\text{ cm}

La position de cette image par rapport au centre optique O_2 de (L_2) est, d'après la relation de Chasles :

\overline{O_2 A_1} = \overline{O_2 O_1} + \overline{O_1 A_1} = -e + f'_1 = -8\text{ cm} + 10\text{ cm} = 2\text{ cm}

En appliquant la relation de conjugaison de Descartes à la lentille (L_2) de distance focale f'_2 = -5\text{ cm} :

\frac{1}{\overline{O_2 A'}} - \frac{1}{\overline{O_2 A_1}} = \frac{1}{f'_2}
\frac{1}{\overline{O_2 A'}} = \frac{1}{f'_2} + \frac{1}{\overline{O_2 A_1}} = -\frac{1}{5\text{ cm}} + \frac{1}{2\text{ cm}} = \frac{3}{10}\text{ cm}^{-1}

On en déduit la position de l'image finale sur le capteur par rapport à (L_2) :

\overline{O_2 A'} = \frac{10}{3}\text{ cm} \approx 3{,}33\text{ cm}

Si la distance d désigne le tirage mécanique arrière (distance entre la dernière lentille (L_2) et le capteur) :

\boxed{d = \overline{O_2 A'} = \frac{10}{3}\text{ cm} \approx 3{,}3\text{ cm} = 33\text{ mm}}

Si l'on considère la distance totale entre la face avant de l'objectif (L_1) et le capteur (encombrement total) :

d_{\text{tot}} = e + d = 8\text{ cm} + \frac{10}{3}\text{ cm} = \frac{34}{3}\text{ cm} \approx 11{,}3\text{ cm} = 113\text{ mm}

b) Taille de l'image A'B' de l'arbre sur le capteur

Le grandissement transversal global du doublet est donné par le produit des grandissements :

\gamma = \gamma_1 \times \gamma_2

Pour la première lentille, avec l'approximation de l'objet éloigné (L \gg f'_1) :

\gamma_1 = \frac{\overline{A_1 B_1}}{\overline{AB}} \approx -\frac{f'_1}{L} = -\frac{0{,}10\text{ m}}{20\text{ m}} = -\frac{1}{200}

Pour la seconde lentille :

\gamma_2 = \frac{\overline{A'B'}}{\overline{A_1 B_1}} = \frac{\overline{O_2 A'}}{\overline{O_2 A_1}} = \frac{10/3\text{ cm}}{2\text{ cm}} = \frac{5}{3}

Le grandissement global vaut donc :

\gamma = \left(-\frac{1}{200}\right) \times \frac{5}{3} = -\frac{1}{120}

La taille algébrique de l'image sur le capteur est :

\overline{A'B'} = \gamma \times \overline{AB} = -\frac{1}{120} \times 5\text{ m} = -\frac{5}{120}\text{ m} = -\frac{1}{24}\text{ m} \approx -41{,}7\text{ mm}

En valeur absolue :

\boxed{A'B' = \frac{125}{3}\text{ mm} \approx 42\text{ mm}}

c) Équivalence avec l'objectif de Q4

Dans la question Q4, l'objectif de focale f'_1 = 100\text{ mm} donnait une image de taille A'B'_1 = 25\text{ mm}. Ici, l'image mesure A'B' \approx 41{,}7\text{ mm}, ce qui est strictement supérieur.

La distance focale équivalente de ce téléobjectif est :

f'_{\text{eq}} = |\gamma_2| \cdot f'_1 = \frac{5}{3} \times 100\text{ mm} \approx 167\text{ mm} \neq 100\text{ mm}
\boxed{\text{Ce téléobjectif n'est pas équivalent à l'objectif de }\mathbf{Q4}.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'encombrement du dispositif doit être abordé pour faire ressortir l'intérêt du téléobjectif.

« L’encombrement n’est quasiment jamais évoqué et l’intérêt du téléobjectif non dégagé. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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I.3 · Exploitation d'une photo

Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Résolution de problème
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : grandissement, résolution de problème, échelle

À partir de la photo obtenue et des documents 1, 2 et 3, déterminer la hauteur du Mont Saint-Michel (flèche comprise) en indiquant les hypothèses posées, la modélisation du problème (par exemple par un schéma légendé) et les calculs effectués.

Voir l'indice

Mesurer la hauteur de l'édifice sur le cliché en pixels ou millimètres, déterminer l'échelle via la distance focale f'=18\text{ mm} et la distance BC=1{,}46\text{ km} avec le théorème de Thalès.

Voir la stratégie
  1. Modéliser l'appareil photographique par une lentille mince convergente formant une image nette sur le capteur situé dans le plan focal image (D \gg f').
  2. Relier la hauteur de l'objet H à la taille de son image sur le capteur h' par la formule du grandissement transversal.
  3. Déterminer la taille h' sur le capteur en mesurant à la règle la hauteur du Mont Saint-Michel par rapport à la hauteur totale du cliché, puis en utilisant les dimensions du capteur fournies par le document 1.
Voir la réponse courte

Exploitation d'une photo et de données focales pour estimer la hauteur réelle du Mont Saint-Michel par grandissement.

Voir le corrigé complet

1. Hypothèses de modélisation

  • L'objectif de l'appareil est modélisé par une lentille mince convergente (L) de centre optique O et de distance focale f' = 18\text{ mm} (d'après le document 2).
  • La distance de prise de vue est D = BC = 1{,}46\text{ km} = 1\,460\text{ m} (d'après le document 3). Comme D \gg f', l'objet est considéré à l'infini et l'image nette se forme dans le plan focal image : la distance lentille-capteur est d \approx f'.
  • Le Mont Saint-Michel est assimilé à un objet vertical AB perpendiculaire à l'axe optique (visée horizontale), de hauteur H = AB.
  • La photo est au format paysage et n'a pas été recadrée : la hauteur totale de l'image imprimée correspond à la petite dimension du capteur du Canon G10, soit h_{\text{capteur}} = 5{,}7\text{ mm} (d'après le document 1, dimensions 5{,}7\text{ mm} \times 7{,}6\text{ mm}).

2. Relation entre l'objet et l'image

Le grandissement transversal en valeur absolue s'écrit :

|\gamma| = \frac{h'}{H} = \frac{OA'}{OA} \approx \frac{f'}{D} \implies H = h' \cdot \frac{D}{f'}

3. Mesures sur le cliché et calcul de h'

À la règle sur la photo du sujet (page 4), on mesure :

  • la hauteur totale du cadre de la photo : H_{\text{photo}} \approx 5{,}7\text{ cm} ;
  • la hauteur du Mont Saint-Michel, de la grève au sommet de la flèche : h_{\text{photo}} \approx 1{,}9\text{ cm}.

Le rapport des dimensions étant conservé par le grandissement optique, la hauteur de l'image sur le capteur vaut :

h' = h_{\text{capteur}} \cdot \frac{h_{\text{photo}}}{H_{\text{photo}}} \approx 5{,}7\text{ mm} \times \frac{1{,}9}{5{,}7} \approx 1{,}9\text{ mm}

4. Application numérique

H = 1{,}9 \cdot 10^{-3} \times \frac{1{,}46 \cdot 10^3}{18 \cdot 10^{-3}} = \frac{1{,}9 \times 1\,460}{18} \approx 154\text{ m}

Compte tenu de l'incertitude de lecture sur l'image (environ \pm 0{,}1\text{ cm} sur h_{\text{photo}}), on obtient :

\boxed{H \approx 1{,}5 \cdot 10^2\text{ m}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très discriminante ayant conduit à des résultats très tranchés selon les copies.

« Du tout ou rien pour cette exploitation. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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I.4 · Comment expliquer les propriétés des lentilles ?

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de snell-descartes, dioptre sphérique

a) Écrire la loi de la réfraction en . b) Montrer que la distance peut se mettre sous la forme :

Voir l'indice

Écrire la loi de Snell-Descartes au dioptre sphérique en B, puis décomposer algébriquement la distance OF' le long de l'axe à l'aide des triangles rectangles formés par le projeté K.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Snell-Descartes à l'interface verre-air au point B pour la réfraction.
  2. Décomposer la distance algébrique ou géométrique selon l'axe optique sous la forme OF' = OK + KF'.
  3. Exprimer OK et KF' à l'aide de considérations trigonométriques simples dans les triangles rectangles CKB et BKF'.
Voir la réponse courte

Application de la loi de Descartes de la réfraction et relations trigonométriques pour exprimer OF'.

Voir le corrigé complet

a) Loi de la réfraction en B

Au point B, la lumière passe du verre d'indice n à l'air d'indice n_{\text{air}} = 1. L'angle d'incidence par rapport à la normale (CB) est i et l'angle de réfraction est r.

La loi de Snell-Descartes pour la réfraction s'écrit :

\boxed{n\sin(i) = \sin(r)}

b) Expression de la distance OF'

D'après la figure 2, les points O, K et F' sont alignés sur l'axe optique orienté de gauche à droite. On peut donc décomposer la distance OF' :

OF' = OK + KF'
  • Détermination de OK :

    Le rayon incident (AB) étant parallèle à l'axe optique, la normale (CB) coupe l'axe optique en C en formant l'angle \widehat{BCK} = i (angles alternes-internes).

    Dans le triangle CKB rectangle en K, avec CB = R :

    \begin{aligned} CK &= R \cos(i) \\ BK &= R \sin(i) \end{aligned}

    Le sommet S du dioptre sphérique est à la distance CS = R du centre de courbure C. On en déduit :

    KS = CS - CK = R - R \cos(i) = R[1 - \cos(i)]

    L'épaisseur au centre étant OS = e, on obtient :

    OK = OS - KS = e - R[1 - \cos(i)]
  • Détermination de KF' :

    Par rapport à la direction incidente horizontale, la normale (CB) fait un angle i, et le rayon émergent fait un angle r avec cette normale. L'angle de déviation du rayon émergent par rapport à la direction horizontale de l'axe optique est donc :

    \alpha = r - i

    Dans le triangle BKF' rectangle en K, l'angle en F' vaut \widehat{BF'K} = \alpha = r - i. On a donc :

    \tan(r - i) = \frac{BK}{KF'} \implies KF' = \frac{BK}{\tan(r - i)} = \frac{R \sin(i)}{\tan(r - i)}

En sommant les deux contributions, on retrouve bien :

\boxed{OF' = e - R[1 - \cos(i)] + \frac{R\sin(i)}{\tan(r - i)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury sanctionne les démarches artificielles visant à retrouver de force le résultat fourni.

« On donnait la formule dans l’énoncé donc pas mal de « tricherie ». »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : stigmatisme approché, approximation de gauss

a) La lentille constitue-t-elle un système rigoureusement stigmatique ? b) Si on considère une lentille mince ( faible devant ) et des rayons paraxiaux, peut-on dire que le système est approximativement stigmatique ? Justifier. c) Dans le cas de la lentille mince, donner une expression approchée de la distance .

Voir l'indice

Examiner la dépendance de la position du foyer F' avec l'angle incident i ou la hauteur h pour conclure sur le stigmatisme rigoureux, puis effectuer un développement limité au premier ordre.

Voir la stratégie
  1. Pour le stigmatisme rigoureux, analyser si la position du foyer image F' obtenue en Q9 dépend ou non de la hauteur d'incidence h (ou de l'angle i).
  2. Pour le stigmatisme approché, appliquer les conditions de Gauss (rayons paraxiaux, i \ll 1) et l'approximation de lentille mince (e \ll R) pour montrer que la position de F' devient indépendante de i.
  3. Effectuer les développements limités au premier ordre pour déduire la valeur approchée de la distance focale OF'.
Voir la réponse courte

Absence de stigmatisme rigoureux, obtention d'un stigmatisme approché au premier ordre sous conditions de Gauss.

Voir le corrigé complet

a) Stigmatisme rigoureux

Pour un faisceau incident parallèle à l'axe optique (objet ponctuel à l'infini sur l'axe), le système serait rigoureusement stigmatique si tous les rayons émergents convergeaient en un unique point F'.

Or, d'après l'expression établie à la question Q9.b :

OF' = e - R[1 - \cos(i)] + \frac{R\sin(i)}{\tan(r - i)}

la distance OF' dépend explicitement de l'angle d'incidence i (et donc de la hauteur h = R\sin(i) du rayon incident). Des rayons incidents à différentes distances de l'axe ne coupent pas l'axe optique au même point (aberration de sphéricité).

La lentille ne constitue donc pas un système rigoureusement stigmatique.

b) Stigmatisme approché

Considérons les deux approximations demandées :

  • Rayons paraxiaux : les rayons sont proches de l'axe et peu inclinés par rapport à celui-ci, ce qui implique i \ll 1 et r \ll 1. Aux petits angles :

    \begin{aligned} \sin(i) &\approx i \\ \cos(i) &\approx 1 \\ \sin(r) &\approx r \implies r \approx n\,i \quad \text{(d'après Snell-Descartes)} \\ \tan(r - i) &\approx r - i \approx (n - 1)\,i \end{aligned}
  • Lentille mince : l'épaisseur e est négligeable devant le rayon de courbure R (e \ll R).

Dans ce cadre, le terme e - R[1 - \cos(i)] \approx e est négligeable devant \frac{R}{n-1}, et le quotient s'écrit :

\frac{R\sin(i)}{\tan(r - i)} \approx \frac{R\,i}{(n - 1)\,i} = \frac{R}{n - 1}

Cette position limite est indépendante de l'angle d'incidence i (et donc de la hauteur h) : tous les rayons émergents convergent, au premier ordre, vers un même point image F'.

Le système est donc approximativement stigmatique dans les conditions de Gauss.

c) Expression approchée de OF'

En sommant les contributions approchées :

\begin{aligned} OF' &\approx 0 + \frac{R}{n - 1} \end{aligned}
\boxed{OF' \approx \frac{R}{n - 1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La question est rarement traitée de façon complète et nécessite notamment de ne pas négliger l'épaisseur.

« Réponse très mal exprimée dans l’ensemble. »

« Quasiment jamais fait de façon complète : en ne négligeant pas l’épaisseur par exemple. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : chemin optique, théorème de malus

On suppose que cette lentille possède les propriétés des lentilles minces utilisées dans les conditions de Gauss, que est son foyer principal image et est son centre optique. On considère le rayon qui coïncide avec l'axe et qui n'est donc pas dévié par la lentille. a) Exprimer le chemin optique en fonction de , et . b) En justifiant par un théorème (à citer), quelle relation existe-t-il entre le chemin optique et le chemin optique ?

Voir l'indice

Exprimer le chemin optique par les produits longueur géométrique \times indice, puis invoquer le théorème de Malus sur les surfaces d'onde pour relier (ABF') et (OSF').

Voir la stratégie
  1. Exprimer le chemin optique (OSF') en sommant les contributions dans le verre d'indice n et dans l'air d'indice 1, puis relier la distance SF' à la distance focale OF' obtenue à la question précédente.
  2. Appliquer le théorème de Malus à l'onde plane incidente qui converge au foyer principal image F' pour déduire l'égalité des chemins optiques.
Voir la réponse courte

Calcul du chemin optique (OSF') et égalité des chemins optiques entre surface d'onde incidente et foyer image.

Voir le corrigé complet

a) Expression du chemin optique (OSF')

Le rayon qui coïncide avec l'axe optique traverse la lentille en incidence normale ; il n'est donc pas dévié. Le trajet s'effectue dans le verre d'indice n sur le segment [OS] de longueur e, puis dans l'air d'indice n_{\text{air}} = 1 sur le segment [SF']. Par définition du chemin optique :

(OSF') = n \cdot OS + 1 \cdot SF' = n\,e + SF'.

La distance SF' s'exprime en fonction de la distance OF' et de l'épaisseur e :

SF' = OF' - OS = OF' - e.

D'où :

(OSF') = n\,e + OF' - e = (n - 1)e + OF'.

D'après la question Q10.c, dans les conditions de Gauss pour une lentille mince, la distance focale image vaut :

OF' \approx \frac{R}{n - 1}.

En identifiant la variable r mentionnée dans l'énoncé au rayon de courbure R de la face sphérique (coquille de casse r \equiv R), il vient :

\boxed{(OSF') = (n - 1)e + \frac{R}{n - 1}}

Remarque : si l'énoncé entend par r la distance algébrique ou géométrique SF' (ou OF'), l'expression exacte s'écrit directement :

(OSF') = (n - 1)e + OF' = n\,e + SF'.

b) Relation entre (ABF') et (OSF')

Le faisceau incident est constitué de rayons parallèles à l'axe optique, ce qui correspond à une onde plane dont les surfaces d'onde sont des plans orthogonaux à l'axe optique. La face d'entrée de la lentille étant plane et orthogonale à l'axe, le plan (yOz) passant par O et A constitue lui-même une surface d'onde incidente.

D'après le théorème de Malus, les surfaces d'onde sont les surfaces orthogonales aux rayons lumineux. Dans les conditions de Gauss, la lentille réalise un stigmatisme approché entre le point objet à l'infini sur l'axe et le foyer image F' (la surface d'onde émergente convergeant vers F' est une sphère centrée sur F'). Par conséquent, le chemin optique séparant une surface d'onde incidente du point image de convergence F' est indépendant du rayon lumineux suivi.

Puisque A et O appartiennent à la même surface d'onde incidente et que les deux rayons convergent en F', on a l'égalité :

\boxed{(ABF') = (OSF')}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le théorème de Malus est fréquemment cité mais sa traduction quantitative est souvent erronée.

« Le théorème de Malus est souvent évoqué mais souvent mal traduit. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Partie II : La lumière

II.1 · Réglage de différents paramètres lors d'une prise de vue

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : diaphragme, profondeur de champ, temps d'exposition

Un photographe amateur effectue une prise de vue (un portrait d'une personne immobile) en extérieur avec les réglages suivants : (ISO : 100 / vitesse : 1/250 s / ouverture : f/8). Il l'estime correctement exposée et souhaite en effectuer une autre avec la même exposition, en conservant la même sensibilité, mais avec une ouverture f/4. Répondre aux questions suivantes en justifiant les réponses à l'aide des documents 4 et 5. a) Quelle vitesse d'obturation doit-il choisir ? b) Ce nouveau réglage va-t-il permettre d'augmenter ou diminuer la profondeur de champ ? c) Si la personne bouge un peu durant la prise de vue, y a-t-il un risque plus grand, en comparaison avec la première photographie, que l'image obtenue soit floue ?

Voir l'indice

Raisonner sur la surface du diaphragme proportionnelle à (1/N)^2 pour compenser le flux lumineux par la durée d'ouverture, puis utiliser le document 4 pour la profondeur de champ et le risque de bougé.

Voir la stratégie
  1. Identifier la variation de la surface du diaphragme entre les ouvertures f/8 et f/4 à partir du document 4, puis en déduire la modification nécessaire de la durée d'exposition pour conserver une exposition constante (document 5).
  2. Utiliser directement la relation donnée dans le document 4 entre ouverture et profondeur de champ.
  3. Relier la durée d'ouverture de l'obturateur au phénomène de « flou de bougé » évoqué dans le document 4.
Voir la réponse courte

Compromis vitesse-ouverture pour conserver l'exposition, impact de l'ouverture sur la profondeur de champ et le flou de bougé.

Voir le corrigé complet
  1. D'après le document 4, chaque cran d'ouverture vers la droite divise la surface d'ouverture par 2. Inversement, passer de f/8 à f/4 correspond à un décalage de deux crans vers la gauche (de f/8 à f/5{,}8 puis à f/4) : la surface offerte au passage de la lumière est donc multipliée par :

    2 \times 2 = 4

    Le flux lumineux incident sur le capteur étant quadruplé et la sensibilité restant constante (\text{ISO} = 100), il faut réduire la durée d'exposition par un facteur 4 pour conserver la même exposition (la même énergie lumineuse reçue par le capteur, ce que traduit la conservation de la surface du triangle du document 5).

    La vitesse d'obturation initiale étant t_1 = 1/250\text{ s}, le photographe doit choisir :

    t_2 = \frac{t_1}{4} = \frac{1}{4 \times 250\text{ s}} = \frac{1}{1000}\text{ s}
    \boxed{\text{Vitesse d'obturation : } 1/1000\text{ s}}
  2. Le document 4 indique qu'« une plus faible ouverture permet d'obtenir une plus grande profondeur de champ ».

    En passant de f/8 à f/4, l'ouverture du diaphragme est plus grande :

    \boxed{\text{Ce réglage va diminuer la profondeur de champ.}}
  3. La durée d'exposition est quatre fois plus courte (1/1000\text{ s} contre 1/250\text{ s}). Le mouvement de la personne pendant l'ouverture de l'obturateur est donc nettement plus faible :

    \boxed{\text{Non, le risque d'obtenir une image floue est plus faible.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les documents sont généralement bien compris mais certains candidats en tirent des conclusions inversées.

« Bonne exploitation des documents dans l’ensemble même si certains en font une interprétation à l’envers. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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II.2 · Modèle corpusculaire

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : relation de planck-einstein, photon

Donner l'expression de l'énergie de chacun de ces photons en précisant la signification et les unités des termes utilisés.

Voir l'indice

Écrire la relation fondamentale reliant l'énergie du quantum lumineux à sa fréquence via la constante de Planck.

Voir la réponse courte

Définition de l'énergie d'un photon E = h\nu = hc/\lambda en précisant grandeurs et unités du SI.

Voir le corrigé complet

D'après la relation d'Einstein-Planck, l'énergie E d'un photon associé à une onde électromagnétique monochromatique de fréquence \nu est donnée par :

\boxed{E = h\nu = \frac{hc}{\lambda}}

où :

  • E est l'énergie du photon, exprimée en joules (\mathrm{J}) dans le Système International (ou couramment en électron-volts, \mathrm{eV}) ;
  • h est la constante de Planck, dont la dimension est celle d'une action, exprimée en joules-secondes (\mathrm{J\cdot s}) ou en \mathrm{m^2\cdot kg\cdot s^{-1}} (h = 6{,}63\cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}) ;
  • \nu est la fréquence temporelle de l'onde, exprimée en hertz (\mathrm{Hz}) ou en \mathrm{s^{-1}} ;
  • c est la célérité de la lumière dans le vide, exprimée en mètres par seconde (\mathrm{m\cdot s^{-1}}) ;
  • \lambda = \frac{c}{\nu} est la longueur d'onde dans le vide, exprimée en mètres (\mathrm{m}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression de l'énergie d'un photon doit être parfaitement sue.

« La formule de l’énergie d’un photon n’est pas toujours sue. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : photon, flux lumineux, ordre de grandeur

Si on considère une prise de vue avec les réglages (ISO : 100 ; vitesse : 1/500 s ; ouverture : f/8), estimer le nombre de photons qui pénètrent dans l'appareil durant l'ouverture de l'obturateur si on considère un éclairement solaire moyen de . Pour cette question, on admet qu'il est équivalent de considérer que la lumière solaire est monochromatique, de fréquence .

Voir l'indice

Calculer l'énergie lumineuse totale collectée par la pupille circulaire pendant la durée \Delta t, puis diviser par l'énergie d'un photon.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie lumineuse totale \mathcal{E}_{\text{rec}} reçue à travers l'ouverture du diaphragme pendant la durée d'obturation \Delta t à partir de l'éclairement solaire.
  2. Exprimer l'énergie E_{\text{ph}} d'un photon de fréquence \nu à l'aide du résultat de la question Q13.
  3. En déduire le nombre de photons N = \mathcal{E}_{\text{rec}} / E_{\text{ph}} et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Évaluation de l'énergie lumineuse collectée par l'objectif puis division par le quantum h\nu pour trouver le nombre de photons.

Voir le corrigé complet

L'obturateur reste ouvert pendant la durée :

\Delta t = \frac{1}{500}\text{ s} = 2{,}0\cdot 10^{-3}\text{ s}

Le diaphragme circulaire de diamètre D = 5\text{ mm} = 5{,}0\cdot 10^{-3}\text{ m} présente une surface d'ouverture :

S = \frac{\pi D^2}{4}

Sous un éclairement solaire moyen noté \mathcal{E}_{\text{sol}} = 700\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}, l'énergie électromagnétique totale pénétrant dans l'appareil durant l'ouverture est :

\mathcal{E}_{\text{rec}} = \mathcal{E}_{\text{sol}} \cdot S \cdot \Delta t = \mathcal{E}_{\text{sol}} \cdot \frac{\pi D^2}{4} \cdot \Delta t

D'après la question Q13, chaque photon transporte une énergie :

E_{\text{ph}} = h\nu

Le nombre N de photons captés s'écrit donc :

N = \frac{\mathcal{E}_{\text{rec}}}{E_{\text{ph}}} = \frac{\mathcal{E}_{\text{sol}}\,\pi D^2\,\Delta t}{4\,h\nu}

Application numérique avec les données :

  • \mathcal{E}_{\text{sol}} = 700\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}
  • D = 5{,}0\cdot 10^{-3}\text{ m} d'où S = \frac{\pi \times (5{,}0\cdot 10^{-3})^2}{4} \approx 1{,}96\cdot 10^{-5}\text{ m}^2
  • \Delta t = \frac{1}{500}\text{ s} = 2{,}0\cdot 10^{-3}\text{ s}
  • \mathcal{E}_{\text{rec}} = 700 \times 1{,}96\cdot 10^{-5} \times 2{,}0\cdot 10^{-3} \approx 2{,}75\cdot 10^{-5}\text{ J}
  • E_{\text{ph}} = 6{,}63\cdot 10^{-34} \times 5{,}0\cdot 10^{14} \approx 3{,}32\cdot 10^{-19}\text{ J}

On obtient :

N = \frac{2{,}75\cdot 10^{-5}}{3{,}32\cdot 10^{-19}} \approx 8{,}3\cdot 10^{13}
\boxed{N \approx 8\cdot 10^{13}\text{ photons}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le calcul du nombre de photons est souvent correct mais l'ordre de grandeur final pose problème.

« Un bon nombre de candidats fait un bon décompte du nombre de photons mais l’ordre de grandeur n’est pas toujours correct. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Partie III : Le capteur

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet photoélectrique

Sous quel nom est connu le phénomène selon lequel un photon peut " arracher " un électron à un métal ? Citer le nom du physicien qui en proposa une interprétation en 1905.

Voir l'indice

Nommer l'émission d'électrons sous flux lumineux et citer le physicien prix Nobel pour son interprétation quantique en 1905.

Voir la réponse courte

Identification de l'effet photoélectrique et de l'explication théorique donnée par Albert Einstein en 1905.

Voir le corrigé complet

Le phénomène par lequel l'absorption d'un photon lumineux permet d'extraire un électron d'un métal est l'effet photoélectrique (plus précisément l'effet photoélectrique externe).

Le physicien ayant proposé une interprétation théorique de cet effet en 1905, en introduisant l'hypothèse des quanta de lumière (photons) d'énergie E = h\nu, est Albert Einstein.

\boxed{\text{Effet photoélectrique} \quad \text{et} \quad \text{Albert Einstein}}

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet photoélectrique, spectre visible

Ce phénomène ne peut avoir lieu que si le photon possède une énergie minimale, liée au matériau du support. Pour le silicium, cette énergie minimale est de . Montrer que cette valeur est compatible avec la photographie en lumière visible.

Voir l'indice

Calculer la longueur d'onde seuil \lambda_{\text{seuil}} = hc/E_{\text{min}} associée à cette énergie de seuil et la situer par rapport au domaine spectral du visible [400\text{ nm}, 800\text{ nm}].

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition d'absorption photoélectrique sur l'énergie E = h\nu = \frac{hc}{\lambda} \ge E_{\text{min}} ou sur la longueur d'onde seuil associée \lambda_{\text{max}} = \frac{hc}{E_{\text{min}}}.
  2. Rappeler le domaine spectral de la lumière visible (\lambda \in [400\text{ nm}, 800\text{ nm}]) et comparer les énergies ou longueurs d'onde.
Voir la réponse courte

Calcul de l'énergie des photons du spectre visible et comparaison avec l'énergie d'extraction du silicium (1{,}12\text{ eV}).

Voir le corrigé complet

Pour qu'un photon incident soit absorbé et crée une paire électron-trou dans le silicium, son énergie E doit être supérieure ou égale à l'énergie minimale E_{\text{min}} = 1{,}12\text{ eV} :

E = \frac{hc}{\lambda} \ge E_{\text{min}} \iff \lambda \le \lambda_{\text{seuil}} = \frac{hc}{E_{\text{min}}}

Calculons la longueur d'onde seuil \lambda_{\text{seuil}} dans le vide :

\begin{aligned} \lambda_{\text{seuil}} &= \frac{h\,c}{E_{\text{min}}} \\ &= \frac{6{,}63\cdot 10^{-34} \times 3{,}0\cdot 10^8}{1{,}12 \times 1{,}6\cdot 10^{-19}} \\ &= \frac{1{,}989\cdot 10^{-25}}{1{,}792\cdot 10^{-19}} \approx 1{,}11\cdot 10^{-6}\text{ m} = 1{,}11\ \mu\text{m} = 1\,110\text{ nm} \end{aligned}

Le spectre de la lumière visible s'étend d'environ \lambda_{\text{min}} \approx 400\text{ nm} (violet) à \lambda_{\text{max}} \approx 800\text{ nm} (rouge extrême).

Pour tout photon du domaine visible, on a :

\lambda_{\text{vis}} \le 800\text{ nm} < \lambda_{\text{seuil}} = 1\,110\text{ nm}

ce qui correspond à une énergie :

E_{\text{vis}} \in [1{,}55\text{ eV} \,;\, 3{,}1\text{ eV}] > E_{\text{min}} = 1{,}12\text{ eV}
\boxed{\text{Tous les photons du spectre visible ont une énergie supérieure à } E_{\text{min}} \text{ : le silicium convient parfaitement.}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique MP 2021 ?

Surtout 3 chapitres : Optique géométrique (32 % des questions, partie I), Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (17 %, partie VI) et Électrostatique (12 %). Plus ponctuellement : Physique quantique, Électronique numérique : échantillonnage et modulation, Circuits électriques et régimes transitoires, Cinématique et dynamique du point, Référentiels non galiléens…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique MP 2021 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 25 questions sur 42 (60 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie II en entier (Q12 à Q14), la partie III en entier (Q15 et Q16), la partie IV en entier (Q17 à Q21) et la partie VII en entier (Q39 à Q42), ainsi que Q8 à Q10 et Q22. Avec les autres programmes de première année : 25 en PCSI, 25 en PTSI, 25 en MP2I, 25 en TSI1 et 25 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique MP 2021 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique MP 2021 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q8 (grandissement) et Q38 (polarisation de la lumière).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique MP 2021 ?

Questions de cours : Q1 (approximation de gauss), Q11 (chemin optique), Q13 (relation de planck-einstein), Q15 (effet photoélectrique), Q23 (référentiel non galiléen), Q27 (théorème de gauss), Q29 (capacité), Q31 (dipôle électrostatique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (lentille convergente), Q20 (circuit rc), Q24 (oscillateur harmonique amorti), Q28 (condensateur plan), Q33 (vecteur de poynting), Q34 (indicatrice de rayonnement) et Q37 (diffusion rayleigh).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique MP 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (28 sur 42), par exemple : Q1, Q2, Q4, Q5, Q10, Q11, Q13, Q15 à Q19, Q21 à Q23, Q26, Q28 à Q32, Q34 à Q37…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q9, Q24 et Q33.

Le sujet CCINP Physique MP 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CCINP Physique MP 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Toutes les parties ont été traitées, ce qui indique au jury que le sujet n'était pas trop long ; chaque partie était progressive et beaucoup de questions relevaient presque du cours. Moyenne : 9,52/20 (écart-type 3,24, 7 553 présents).

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 42 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,52 et d'écart-type 3,24 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.