Corrigé détaillé Mines Physique 1 PC 2021
Jean Perrin et l'hypothèse atomique
- 24 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en PCSI : 15 questions sur 24, parties I et IV
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet accessible · Diffusion thermique et diffusion de particules, Premier et second principes de la thermodynamique, Cinématique et dynamique du point · 10 incontournables · 15 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce problème rend hommage aux célèbres expériences de Jean Perrin (qui lui valurent le prix Nobel en 1926) ayant apporté la preuve expérimentale décisive de la nature granulaire et discontinue de la matière, tout en permettant la première mesure cohérente de la constante de Boltzmann et du nombre d'Avogadro .
L'épreuve aborde avec clarté quatre facettes de la physique microscopique et macroscopique : l'atmosphère isotherme d'un gaz parfait, la sédimentation stationnaire d'une émulsion colloïdale équilibrée par la diffusion moléculaire, l'approche dynamique stochastique de Langevin pour le mouvement brownien, et enfin l'instrumentation optique (microscope) nécessaire aux mesures expérimentales. Le sujet est remarquablement équilibré, très formateur pour assimiler les transferts particulaires et les liens microscopique-macroscopique, tout en restant très abordable sur le plan calculatoire.
- Difficulté
- Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 2 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Diffusion thermique et diffusion de particules27 %
- Premier et second principes de la thermodynamique21 %
- Cinématique et dynamique du point17 %
- Optique géométrique17 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 15 questions sur 24, parties I et IV.
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Sommaire
24 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
24 questionsPartie I : Équilibre vertical d'un gaz à la température ambiante
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gaz parfait, volume molaire
En précisant les valeurs choisies de température et de pression (supposée provisoirement uniforme) , estimer le volume molaire du gaz. En déduire une estimation du rapport entre le volume occupé par l'ensemble des sphères associé aux molécules et le volume du récipient.
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Calculer le volume molaire à l'aide de la loi des gaz parfaits P_0 V_m = R T_0 aux conditions usuelles, puis comparer le volume propre occupé par N_A sphères de rayon R_m au volume V_m.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir des valeurs usuelles pour les conditions ambiantes de température et de pression, puis appliquer l'équation d'état des gaz parfaits pour calculer le volume molaire V_m.
- Exprimer le volume propre d'une mole de molécules modélisées par des sphères de rayon R_m, puis évaluer le rapport entre ce volume propre et le volume molaire, qui est également le rapport entre le volume propre total et le volume du récipient.
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation de V_m = RT_0/P_0 \simeq 24\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1} puis du rapport des volumes montrant que les molécules n'occupent qu'environ 10^{-4} du volume total.
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Pour les conditions de température ambiante et de pression usuelles, on choisit :
En assimilant le gaz à un gaz parfait, l'équation d'état donne pour une mole de gaz (n = 1\text{ mol}) :
Avec les valeurs fournies par l'énoncé (R = 8,3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}), on obtient :
Avec un seul chiffre significatif comme demandé :
Le volume occupé par une molécule sphérique de rayon R_m \sim 100\text{ pm} = 10^{-10}\text{ m} est :
Pour une mole, le volume total des sphères moléculaires (ou covolume) s'écrit :
Le rapport demandé entre le volume occupé par l'ensemble des sphères associées aux molécules et le volume du récipient V est égal au rapport des volumes pour une mole :
En effectuant l'application numérique avec \mathcal{N}_A = 6,0 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1} :
On en déduit :
Résultat
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Exprimez la température et la pression en unités SI et maîtrisez le calcul des puissances de dix lors de l'estimation du rapport des volumes.
« les applications numériques sont trop souvent fausses, en particulier pour la Q1 qui ne présentait pas de difficultés majeures. Les erreurs de calcul sont dues en partie à la mauvaise compréhension des puissances de dix et des problèmes de conversion d’unité. »
« Question parfois mal menée car Température et Pression ne sont pas exprimées dans les unités SI, et beaucoup d’erreurs sont observées dans l’estimation du rapport entre le volume occupé par l’ensemble des sphères associé aux molécules et le volume du récipient. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gaz parfait
Rappeler la définition d'un gaz parfait. Les ordres de grandeur établis à la question précédente justifient-ils d'adopter ce modèle dans la suite ?
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Rappeler les deux hypothèses microscopiques du gaz parfait (molécules ponctuelles sans interactions mutuelles à distance) et vérifier la petitesse du volume propre calculé en Q1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition du gaz parfait (particules ponctuelles sans interactions mutuelles à distance) et justification par la grande dilution issue de la question précédente.
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Un gaz parfait est un modèle thermodynamique et cinétique de gaz vérifiant deux hypothèses fondamentales à l'échelle microscopique :
- les particules (atomes ou molécules) sont assimilées à des points matériels, c'est-à-dire que leur volume propre est négligeable devant le volume total offert au gaz (covolume nul) ;
- il n'y a aucune interaction à distance entre les particules : les seules interactions mutuelles consistent en des collisions élastiques de durée infiniment brève.
D'après le résultat de la question 1, le rapport entre le volume propre total des molécules et le volume du récipient est :
Le volume occupé par la matière elle-même représente environ un dix-millième du volume disponible. La première hypothèse du gaz parfait est donc parfaitement vérifiée.
De plus, la distance moyenne entre deux molécules voisines peut s'estimer par :
Cette distance est très grande devant le rayon d'une molécule (R_m \sim 0{,}1\text{ nm}) :
Les forces d'interaction intermoléculaires de type Van der Waals, dont la portée est de l'ordre du nanomètre ou moins (en décroissance rapide en 1/r^6 ou 1/r^7), sont par conséquent tout à fait négligeables entre les collisions.
Résultat
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Il est attendu de mentionner l'ensemble des caractéristiques définissant le modèle du gaz parfait.
« Certains candidats n’ont pas su donner toutes les caractéristiques du gaz parfait. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : énergie potentielle, agitation thermique
Donner l'expression de l'énergie cinétique et de l'énergie potentielle d'une particule de masse de ce gaz. Pourquoi observe-t-on qu'à température ambiante ces molécules ne se regroupent pas au fond du récipient ?
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Exprimer l'énergie cinétique microscopique et l'énergie potentielle E_{pm} = m_m g z, puis comparer l'écart énergétique vertical \Delta E_{pm} \sim m_m g h à l'énergie d'agitation thermique k_B T_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie cinétique microscopique en fonction de la masse m_m et de la vitesse de la molécule, puis rappeler son ordre de grandeur moyen via la température.
- Exprimer l'énergie potentielle de pesanteur à l'altitude z dans le récipient.
- Comparer l'énergie thermique caractéristique k_B T_0 à la variation maximale d'énergie potentielle de pesanteur d'une molécule sur toute la hauteur h du récipient pour expliquer l'absence de sédimentation macroscopique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expressions E_{cm} = \frac{1}{2}m_m v^2 et E_{pm} = m_m gz ; l'agitation thermique k_B T_0 très supérieure à l'énergie de pesanteur empêche la sédimentation.
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Pour une particule de masse m_m animée d'une vitesse \vec{v}_m à l'altitude z (l'axe vertical (Oz) étant orienté vers le haut et l'origine prise au fond du récipient) :
L'énergie cinétique de la particule s'écrit :
\boxed{E_{cm} = \frac{1}{2} m_m v_m^2}En prenant pour référence de l'énergie potentielle de pesanteur le fond du récipient (E_{pm}(0) = 0), son énergie potentielle s'écrit :
\boxed{E_{pm} = m_m g z}
La masse d'une molécule vaut m_m = \dfrac{M}{N_A} = \dfrac{30 \times 10^{-3}}{6{,}0 \times 10^{23}} = 5{,}0 \times 10^{-26}\text{ kg}.
Sur la hauteur h \sim 1\text{ m} du récipient, la variation d'énergie potentielle de pesanteur d'une molécule est :
L'énergie thermique caractéristique associée à l'agitation moléculaire à T_0 = 293\text{ K} vaut quant à elle :
On constate ainsi que :
L'agitation thermique domine très largement les effets de la pesanteur à cette échelle : le désordre thermique s'oppose au tassement gravitationnel, ce qui explique pourquoi les molécules occupent tout le volume offert et ne se regroupent pas au fond du récipient.
Résultat
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La justification demandée requiert une bonne compréhension des principes fondamentaux de la thermodynamique.
« À la question « Pourquoi observe-t-on qu’à température ambiante ces molécules ne se regroupent pas au fond du récipient ? », beaucoup de réponses inexactes révélant un manque dans la compréhension fondamentale des lois de la thermodynamique. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, équation d'état
En déduire que la masse volumique du gaz dépend aussi de et l'exprimer en fonction de . Écrire la condition d'équilibre mécanique pour une tranche de gaz comprise entre les altitudes et pour laquelle on supposera l'équilibre thermodynamique local réalisé. En déduire une équation différentielle vérifiée par .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la masse volumique \rho(z) via l'équation d'état des gaz parfaits à température constante, puis appliquer le principe fondamental de la statique des fluides \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho(z) g.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la masse volumique \rho(z) à l'aide de l'équation d'état du gaz parfait appliquée localement à la température T_0.
- Isoler une tranche mésoscopique de gaz entre z et z+\mathrm{d}z, de section S, et réaliser le bilan des forces appliquées selon l'axe vertical ascendant \widehat{e}_z.
- Traduire la condition d'équilibre mécanique pour établir l'équation différentielle régissant P(z).
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression \rho = P m_m / (k_B T_0) puis équilibre hydrostatique \mathrm{d}P = -\rho g\,\mathrm{d}z menant à \mathrm{d}P/\mathrm{d}z + (m_m g / k_B T_0)P = 0.
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L'hypothèse d'équilibre thermodynamique local permet d'appliquer en tout point l'équation d'état du gaz parfait :
ce qui fournit directement la masse volumique locale \rho(z) = \frac{m(z)}{V} en fonction de la pression P(z) :
avec m_m = \frac{M}{N_A} et k_B = \frac{R}{N_A}. La pression P dépendant de l'altitude z à température T_0 uniforme, la masse volumique \rho dépend donc également de z.
Considérons le système fermé constitué par la tranche de fluide située entre les altitudes z et z+\mathrm{d}z, de section horizontale S et de volume \mathrm{d}V = S \mathrm{d}z, dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Cette tranche est soumise à deux types d'actions mécaniques :
les forces pressantes exercées par le fluide environnant sur ses faces horizontale inférieure et supérieure :
\vec{F}_P = P(z) S \widehat{e}_z - P(z+\mathrm{d}z) S \widehat{e}_z \simeq -\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} S \mathrm{d}z \widehat{e}_z(les forces de pression latérales se compensent deux à deux par symétrie) ;
le poids de la tranche :
\vec{\mathrm{d}P}_{\text{poids}} = -\mathrm{d}m \, g \widehat{e}_z = -\rho(z) S \mathrm{d}z \, g \widehat{e}_z.
À l'équilibre mécanique, la résultante des forces est nulle (\sum \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{0}), ce qui donne par projection sur l'axe vertical ascendant \widehat{e}_z :
En remplaçant \rho(z) par son expression, on aboutit à l'équation différentielle vérifiée par P(z) :
Résultat
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : atmosphère isotherme, échelle de hauteur
En notant , montrer que s'exprime simplement grâce à la fonction . Exprimer la distance caractéristique en fonction de , , et . Calculer la valeur numérique de . La variation de pression est-elle détectable, avec un manomètre usuel, dans le récipient considéré ? En serait-il de même si le récipient était rempli d'eau liquide ?
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle linéaire sur P(z) pour identifier H = \frac{k_B T_0}{m_m g} = \frac{R T_0}{M g}, puis comparer numériquement H à la hauteur métrique de la cuve.
Voir la stratégieStratégie
- Intégrer l'équation différentielle obtenue à la question Q4 avec la condition aux limites P(0) = P_0 pour identifier le rapport \frac{P(z)}{P_0} à la fonction A(z) = \exp(-z/H).
- Identifier la hauteur d'échelle H, exprimer m_m à l'aide des grandeurs molaires (M et N_A), puis réaliser l'application numérique avec un chiffre significatif.
- Évaluer la variation relative de pression \frac{|\Delta P|}{P_0} pour le gaz sur la hauteur h du récipient, puis calculer la variation de pression correspondante dans le cas d'une colonne d'eau liquide de même hauteur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement de H = k_B T_0/(m_m g) \simeq 8{,}5\text{ km} ; variation indétectable dans une fiole de gaz (H \gg h), mais marquée dans un liquide.
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D'après l'équation différentielle établie à la question Q4 :
La résolution de cette équation différentielle linéaire du premier ordre donne :
On en déduit :
avec une distance caractéristique H définie par :
Pour l'application numérique, avec R = 8{,}3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, T_0 \simeq 293\text{ K}, M = 30\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 3{,}0 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} et g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :
Soit, avec un chiffre significatif :
Détectabilité dans le récipient de gaz :
Pour un récipient de hauteur h \sim 1\text{ m} à quelques mètres, on a h \ll H. La variation relative de pression s'écrit au premier ordre :
Soit |\Delta P| \sim 10\text{ Pa} pour une pression ambiante P_0 \simeq 10^5\text{ Pa}. Un manomètre usuel possède une précision relative rarement meilleure que 1\,\%, soit de l'ordre de 10^3\text{ Pa} (ou 10\text{ mbar}). Une telle variation de pression est donc indétectable avec un manomètre usuel.
Cas du récipient rempli d'eau liquide :
Pour l'eau liquide, fluide incompressible de masse volumique \rho_{\text{eau}} = 1{,}0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, la loi fondamentale de la statique des fluides donne une surpression sur la hauteur h \sim 1\text{ m} :
Cette variation représente environ 10\,\% de la pression atmosphérique : elle est parfaitement détectable avec un manomètre usuel.
Résultat
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L'application numérique de H a posé des difficultés et a mis en évidence des lacunes sur les bases thermodynamiques.
« Trop grand nombre d’erreurs concernant l’application numérique de la hauteur H, par ailleurs cette question a révélé le défaut de compréhension des fondements de la thermodynamique. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Notions : facteur de boltzmann, énergie potentielle
Préciser la fonction telle que . Que représente la fonction ? Interpréter physiquement cette expression dont la généralisation est due à Boltzmann.
Voir l'indiceIndice
Identifier E(z) = m_m g z comme l'énergie potentielle de pesanteur d'une particule et reconnaître la loi de probabilité de Boltzmann régissant l'équilibre thermique.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la fonction E(z) par identification directe entre la définition A(z) = \exp(-z/H) et l'expression donnée, en utilisant l'expression de H issue de la question Q5.
- Interpréter la grandeur E(z) en faisant le lien avec l'énergie potentielle de pesanteur d'une molécule.
- Discuter la signification statistique du facteur de Boltzmann \exp(-E / k_B T_0) : compétition entre énergie potentielle (tendant à confiner les particules vers les basses altitudes) et agitation thermique (tendant à disperser les particules).
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de E(z) = m_m gz, énergie potentielle de pesanteur ; interprétation par la distribution statistique de Boltzmann favorisant les états de basse énergie.
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D'après la question Q5, la hauteur caractéristique d'échelle s'écrit :
Par définition, la fonction A(z) vaut :
En identifiant cette forme avec A(z) = \exp\left[-\dfrac{E(z)}{k_B T_0}\right], on en déduit immédiatement :
La fonction E(z) représente l'énergie potentielle de pesanteur E_{pm}(z) d'une particule (molécule) de masse m_m à l'altitude z, en prenant l'origine des énergies potentielles au niveau du sol (z = 0).
Cette expression met en évidence le facteur de Boltzmann :
La loi de distribution de Boltzmann stipule qu'à l'équilibre thermique à la température T_0, la probabilité de présence d'une particule dans un état microscopique d'énergie E est proportionnelle au facteur de Boltzmann \exp\left(-E / k_B T_0\right).
Elle traduit la compétition fondamentale entre :
- l'effet du potentiel gravitationnel, qui tend à minimiser l'énergie potentielle et à rassembler toutes les particules au fond du récipient (z = 0) ;
- l'agitation thermique d'énergie caractéristique k_B T_0, qui tend au contraire vers le désordre et maximise l'entropie en homogénéisant spatialement la répartition des molécules.
Résultat
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : gaz parfait
Montrer que la concentration du gaz, rapport du nombre de moles sur le volume, suit une loi du même type, et qu'on peut écrire , où représente la concentration au niveau du sol () dont on précisera l'expression.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la concentration molaire c_g(z) à partir de la relation P(z) = c_g(z) R T_0 valable pour un gaz parfait isotherme.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la concentration molaire c_g(z) = \frac{n}{\mathcal{V}} à partir de l'équation d'état du gaz parfait localement appliquée à l'altitude z.
- Relier c_g(z) à la pression P(z) puis injecter l'expression de P(z) établie à la question Q5 pour faire apparaître la fonction A(z) et la concentration au sol c_{g0}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de la loi des gaz parfaits c_g(z) = P(z)/(RT_0) pour montrer la proportionnalité à A(z) avec c_{g0} = P_0/(RT_0).
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Considérons un volume mésoscopique \mathrm{d}\mathcal{V} situé à l'altitude z, contenant \mathrm{d}n moles de gaz à la température uniforme T_0 et sous la pression locale P(z). D'après l'équation d'état du gaz parfait :
La concentration molaire c_g(z) = \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}\mathcal{V}} s'exprime donc par :
Au niveau du sol (z = 0), la pression vaut P(0) = P_0, d'où la concentration molaire au sol :
En utilisant la relation établie à la question Q5, P(z) = P_0 A(z) avec A(z) = \exp(-z/H), on obtient immédiatement :
soit :
La concentration molaire suit bien une loi exponentielle de même profil que la pression.
Résultat
Partie II : Étude d'un équilibre de sédimentation
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : poussée d'archimède, frottement fluide, poids
Faire le bilan des forces exercées sur un des grains lors de sa chute dans l'eau sucrée.
Voir l'indiceIndice
Faire le bilan des trois forces s'exerçant sur une bille dans le liquide : poids, poussée d'Archimède et force de frottement fluide de Stokes.
Voir la stratégieStratégie
- Définir précisément le système matériel considéré et le référentiel d'étude.
- Recenser les actions mécaniques appliquées au grain à partir des indications fournies dans le texte introductif (poids, poussée d'Archimède, frottement visqueux).
- Exprimer vectoriellement chacune de ces forces selon le vecteur unitaire vertical ascendant \widehat{e}_z.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan des trois forces verticales : poids \vec{P} = m_b\vec{g}, poussée d'Archimède \vec{\Pi} = -\mu_e V_b\vec{g} et frottement visqueux \vec{f} = -\alpha\vec{v}.
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On étudie un grain de gomme-gutte, modélisé par un point matériel de masse m_b et de volume V_b, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. L'axe vertical (Oz) est orienté vers le haut par le vecteur unitaire \widehat{e}_z, de sorte que l'accélération de la pesanteur s'écrit \vec{g} = -g\,\widehat{e}_z.
Lors de sa chute à la vitesse \vec{v}, le grain est soumis à trois forces :
son poids \vec{P}, exercé par la Terre :
\vec{P} = m_b\,\vec{g} = \mu_b V_b\,\vec{g} = -m_b g\,\widehat{e}_zla poussée d'Archimède \vec{\Pi}, résultante des forces de pression exercées par l'eau sucrée :
\vec{\Pi} = -\mu_e V_b\,\vec{g} = \mu_e V_b g\,\widehat{e}_zla force de frottement visqueux \vec{f}, exercée par le fluide en écoulement laminaire (loi de Stokes) :
\vec{f} = -\alpha\,\vec{v} = -6\pi\eta R_b\,\vec{v}
La résultante des forces appliquées au grain s'écrit donc :
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : vitesse limite, frottement fluide
On note la vitesse de chute du grain, étant l'axe vertical ascendant, et . Établir l'équation différentielle vérifiée par puis donner sa solution. Montrer qu'une fois le régime permanent établi, les grains possèdent une vitesse limite . Exprimer le paramètre en fonction de et des masses volumiques et . Justifier qu'on nomme cette quantité « masse apparente ». Exprimer la durée caractéristique du régime transitoire en fonction de et . Évaluer un ordre de grandeur de et de .
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe vertical descendant pour obtenir une équation du premier ordre sur v(t), faire apparaître la masse apparente m^* = (\mu_b - \mu_e)V_b et le temps caractéristique \tau = m_b/\alpha.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la deuxième loi de Newton (principe fondamental de la dynamique) à un grain sphérique dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, projetée sur l'axe vertical ascendant \widehat{e}_z.
- Intégrer l'équation différentielle du premier ordre obtenue en tenant compte de la condition initiale v(0) = 0.
- En déduire la vitesse limite v_\ell et identifier la masse apparente m^*, puis le temps caractéristique \tau et calculer leurs ordres de grandeur à l'aide des données du sujet.
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD projeté donnant v_\ell = m^*g/\alpha avec m^* = (\mu_b - \mu_e)V_b, temps de réponse \tau = m_b/\alpha \sim 10^{-8}\text{ s} et v_\ell \sim 1\,\mu\text{m}\cdot\text{s}^{-1}.
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On étudie un grain de gomme-gutte de masse m_b dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
D'après le bilan des forces établi à la question 8, les forces extérieures s'exerçant sur le grain sont :
- le poids : \vec{P} = m_b \vec{g} = - m_b g \, \widehat{e}_z avec m_b = \mu_b V_b ;
- la poussée d'Archimède : \vec{\Pi} = -\mu_e V_b \vec{g} = \mu_e V_b g \, \widehat{e}_z ;
- la force de frottement fluide : \vec{f} = -\alpha \vec{v} = \alpha v(t) \, \widehat{e}_z puisque \vec{v}(t) = -v(t)\,\widehat{e}_z.
Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :
En projetant sur le vecteur vertical ascendant \widehat{e}_z, avec \vec{v} \cdot \widehat{e}_z = -v(t) :
soit en réorganisant les termes :
En introduisant m_b = \mu_b V_b, le terme source fait apparaître la masse m^* = (\mu_b - \mu_e)V_b. L'équation différentielle régissant v(t) est :
avec :
Cette quantité s'interprète comme la « masse apparente » du grain car le poids apparent effectif ressenti par la particule dans le fluide (résultante du poids et de la poussée d'Archimède) est :
Le grain se comporte dynamiquement comme une particule de masse m^* soumise au seul champ de pesanteur.
Le grain étant lâché sans vitesse initiale (v(0) = 0), l'intégration de cette équation différentielle linéaire du premier ordre avec second membre constant donne :
où la durée caractéristique du régime transitoire vaut :
Une fois le régime permanent établi (t \gg \tau), l'accélération s'annule (\mathrm{d}v/\mathrm{d}t = 0), d'où :
Calculons les ordres de grandeur de ces deux grandeurs avec un seul chiffre significatif :
On obtient :
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : loi de fick, équation de diffusion
Donner les unités (ou dimensions) communes aux vecteurs et , ainsi que l'unité de . À l'état d'équilibre macroscopique, caractérisé par une température uniforme et une répartition de concentration indépendante du temps, quelle est la relation entre et ? En déduire une équation différentielle du premier ordre vérifiée par . En posant , exprimer en fonction de , on déterminera la distance caractéristique apparaissant dans en fonction de , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Procéder par analyse dimensionnelle pour les densités de flux et pour D. À l'équilibre stationnaire sans accumulation, écrire la nullité du flux total \vec{j}_c + \vec{j}_n = \vec{0} pour former l'équation différentielle sur c(z).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la dimension des densités de flux de particules et en déduire l'unité du coefficient de diffusion D à l'aide de la loi de Fick.
- Traduire l'état stationnaire macroscopique : en l'absence d'accumulation locale et aux limites imperméables du récipient, le flux net total de grains doit être nul en tout point.
- Établir l'équation différentielle linéaire d'ordre 1 portant sur c(z), l'intégrer avec la condition initiale c(0) = c_0 et identifier la hauteur d'échelle H_b.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dimensions des flux ; compensation des flux convectif et diffusif \vec{j}_c + \vec{j}_n = \vec{0} conduisant à H_b = D\alpha / (m^* g).
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Un vecteur densité de flux de particules \vec{j} représente un nombre de particules traversant une surface par unité d'aire et par unité de temps :
Leurs unités dans le Système International sont donc en \mathrm{m^{-2}\cdot s^{-1}}.
D'après la loi de Fick, \vec{j}_n = -D\,\dfrac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}z}\,\widehat{e}_z. Sachant que [c] = \mathrm{L}^{-3}, il vient :
Le coefficient de diffusion D s'exprime donc en \mathrm{m^2\cdot s^{-1}}.
À l'état d'équilibre stationnaire macroscopique, il n'y a aucun transport net de matière à travers une section horizontale du récipient. Le courant convectif descendant dû à la sédimentation est exactement compensé par le courant diffusif ascendant :
ce qui conduit à la relation :
En projetant sur l'axe vertical ascendant \widehat{e}_z avec \vec{j}_c(z) = -c(z)v_\ell\,\widehat{e}_z et \vec{j}_n(z) = -D\,\dfrac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}z}\,\widehat{e}_z :
En remplaçant v_\ell = \dfrac{m^*g}{\alpha} = \dfrac{m^*g}{6\pi\eta R_b} (d'après les données et la question Q9), on obtient :
L'intégration de cette équation différentielle avec la condition c(0) = c_0 donne :
avec une fonction A(z) = \exp(-z/H_b) et une hauteur caractéristique H_b définie par :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Si l'on utilise la divergence du courant de diffusion, il est impératif de justifier la nullité de la première constante d'intégration.
« Beaucoup de candidats ont essayé de répondre en passant par la divergence du courant de diffusion ∇(j) = 0 mais ne justifient pas la première constante d’intégration nulle. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : relation de stokes-einstein, énergie potentielle
Compte tenu des forces conservatives s'exerçant sur un grain, quelle est l'expression de l'énergie potentielle correspondant au poids de la masse apparente du grain à l'altitude ? En déduire l'expression de en fonction de , , et permettant d'écrire .
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'énergie potentielle apparente E_p^*(z) = m^* g z, puis identifier l'argument de l'exponentielle de A(z) avec -E_p^*(z)/(k_B T_0) pour obtenir la relation de Stokes-Einstein.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie potentielle effective E_p^*(z) associée à la résultante des forces à distance conservatives (poids et poussée d'Archimède, regroupés sous la forme d'un poids effectif de masse apparente m^*).
- Égaler l'argument du facteur de Boltzmann \exp\left(-\frac{E_p^*(z)}{k_B T_0}\right) à celui de la fonction A(z) = \exp\left(-\frac{z}{H_b}\right) issue de l'approche hydrodynamique (question Q10), et en déduire le coefficient de diffusion D.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énergie potentielle apparente E_p^*(z) = m^*gz puis identification de H_b avec le facteur de Boltzmann pour obtenir la formule de Stokes-Einstein D = k_B T_0 / (6\pi\eta R_b).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les forces conservatives s'exerçant sur un grain sont son poids \vec{P} = -m_b g \widehat{e}_z et la poussée d'Archimède \vec{\Pi} = \mu_e V_b g \widehat{e}_z. Leur résultante s'écrit à l'aide de la masse apparente m^* = m_b - \mu_e V_b :
Cette force dérive d'une énergie potentielle effective E_p^*(z) définie, à une constante additive près choisie nulle en z = 0, par :
On obtient ainsi :
D'après la question Q10, la répartition spatiale à l'équilibre macroscopique est décrite par :
Pour que cette répartition coïncide avec la distribution canonique de Boltzmann :
il faut identifier les hauteurs d'échelle caractéristiques :
On en déduit l'expression du coefficient de diffusion :
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : équation de diffusion
Sachant que le nombre de grains est conservé sur la hauteur du récipient, suffisamment grande pour être supposée infinie, exprimer la concentration en fonction de , de la section , et de la distance caractéristique .
Voir l'indiceIndice
Écrire la conservation globale du nombre de grains sous forme d'intégrale de volume N = \int_0^{+\infty} c(z) S\,\mathrm{d}z avec le profil exponentiel c(z) = c_0 \exp(-z/H_b).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le nombre élémentaire de grains \mathrm{d}N contenus dans une tranche horizontale de hauteur \mathrm{d}z et de section S à partir de la concentration volumique c(z).
- Intégrer cette relation sur toute la hauteur du récipient (z \in [0, +\infty[) pour relier le nombre total N à c_0, S et H_b, puis isoler c_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du profil de concentration sur toute la colonne semi-infinie pour relier la concentration au sol c_0 au nombre total N de grains.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le nombre élémentaire de grains contenus dans une tranche horizontale d'épaisseur \mathrm{d}z, située à l'altitude z et de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}z, s'écrit :
D'après la question Q10, la concentration volumique s'exprime selon :
La conservation du nombre total N de grains sur toute la hauteur du récipient, supposée infinie (h_1 \to +\infty), se traduit par l'intégrale :
On en déduit l'expression de la concentration au fond du récipient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le calcul de c0 nécessite une démarche rigoureuse, qu'un simple argument qualitatif sur l'exponentielle ne saurait remplacer.
« Très peu de rigueur dans le raisonnement pour aboutir au calcul de c0. Beaucoup de candidats ont répondu par : « la plupart des particules sont en dessous de Hb à cause de l’exponentielle », le jury a considéré la réponse comme incomplète. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : diffusion de particules, échelle de hauteur
En exprimant en fonction de , déduire de ces données une estimation de la hauteur caractéristique associée ici au phénomène. La hauteur du récipient utilisé par Jean Perrin, , était-elle suffisante au regard des hypothèses faites ici ?
Voir l'indiceIndice
Exprimer le nombre moyen par tranche n(z) = c(z) S e, en déduire que \ln[n(z)] = \mathrm{cte} - z/H_b, et extraire H_b de la pente de la droite de régression de la figure 1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le nombre de grains n(z) dans une tranche de volume \Delta V = S\,e en fonction de la concentration locale c(z), puis faire le lien entre \ln[n(z)] et l'équation de la droite d'ajustement de la figure 1.
- Identifier la pente de cette droite à -1/H_b pour en déduire la valeur numérique de la hauteur d'échelle H_b.
- Comparer la hauteur du récipient h_1 = 100\ \mu\mathrm{m} à H_b et évaluer la fraction résiduelle de grains à z = h_1 pour vérifier la validité de l'hypothèse d'une hauteur << virtuellement infinie >> formulée à la question Q12.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de H_b = \Delta z / \ln(n_1/n_2) \simeq 25\,\mu\text{m} ; la hauteur h_1 = 100\,\mu\text{m} \simeq 4H_b valide raisonnablement l'hypothèse de milieu semi-infini.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une tranche horizontale comprise entre les cotes z et z + e, d'épaisseur e très faible et de section S, occupe un volume \Delta V = S\,e. La concentration volumique moyenne de grains dans cette tranche est :
D'après la question Q10, le profil d'équilibre de la concentration volumique s'écrit c(z) = c_0 \exp(-z/H_b). Par conséquent :
où n_0 = n(0) = c_0\,S\,e est le nombre moyen de grains dans la tranche au fond du récipient.
En prenant le logarithme népérien de cette expression :
Sur la figure 1, l'ajustement linéaire fournit :
Par identification de la pente, il vient :
Avec un seul chiffre significatif comme demandé par l'énoncé :
Examinons à présent l'hypothèse faite à la question Q12 d'une hauteur de récipient h_1 << suffisamment grande pour être supposée infinie >>. Avec h_1 = 100\ \mu\mathrm{m} :
À l'altitude maximale z = h_1, la concentration résiduelle n'est pas tout à fait négligeable :
De plus, la fraction de grains théoriquement située au-dessus de h_1 est égale à \exp(-h_1/H_b) \simeq 9\,\%.
La hauteur h_1 n'est pas très largement supérieure à H_b (idéalement, on attendrait h_1 \gtrsim 5 H_b, soit une fraction résiduelle inférieure à 1\,\%) : l'approximation d'une hauteur infinie est donc à peine satisfaisante (ou approximativement vérifiée), mais elle conduit à une erreur relative modérée sur la normalisation (environ 9\,\%).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Aucun point n'est accordé si l'estimation de la hauteur caractéristique Hb s'éloigne trop de la valeur attendue.
« Le jury n’a pas attribué de point si la valeur de Hb est trop éloignée. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 14
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Démarche expérimentale
Notions : constante de boltzmann, analyse d'incertitudes
Estimer la valeur de qu'a pu déduire Jean Perrin de cette expérience. Identifier des causes d'erreurs expérimentales.
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'expression théorique H_b = \frac{k_B T_0}{m^* g} pour calculer k_B, puis analyser l'impact d'une légère incertitude sur le rayon R_b qui intervient à la puissance 3 dans la masse.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la constante de Boltzmann k_B à partir de la hauteur d'échelle H_b déterminée à la question Q13, en utilisant la relation établie à la question Q11 : H_b = \frac{k_B T_0}{m^* g}.
- Calculer numériquement k_B en respectant la consigne d'un seul chiffre significatif.
- Identifier les grandeurs expérimentales les plus critiques sources d'incertitude dans la mesure effectuée par Jean Perrin.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de k_B = m^* g H_b / T_0 \simeq 1{,}4\times 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1} ; discussion des erreurs sur le rayon R_b au cube et de la polydispersité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q10 et Q11, l'expression de la hauteur caractéristique d'échelle H_b s'écrit :
où la masse apparente est donnée par (question Q9) :
On en déduit l'expression de la constante de Boltzmann :
Avec les données numériques fournies par l'énoncé :
- \mu_b - \mu_e = (1{,}2 - 1{,}0)\times 10^3 = 0{,}2\times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 2\times 10^2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- V_b = 3{,}4\times 10^{-20}\text{ m}^3 ;
- m^* = 2\times 10^2 \times 3{,}4\times 10^{-20} \simeq 6{,}8\times 10^{-18}\text{ kg} ;
- g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- T_0 = 20\text{ }^\circ\text{C} = 293\text{ K} ;
- H_b \simeq 4{,}2\times 10^{-5}\text{ m} (valeur issue de la pente de la figure 1 à la question Q13).
L'application numérique donne :
En arrondissant à un chiffre significatif conformément aux consignes de l'énoncé :
Causes d'erreurs expérimentales :
- La taille des grains R_b : la masse apparente dépend fortement du rayon (m^* \propto R_b^3). La polydispersité résiduelle lors du calibrage par centrifugation induit une incertitude relative importante sur m^* (trois fois celle sur R_b).
- Le comptage optique des grains n(z) : l'agitation thermique fait fluctuer le nombre de grains observés dans le champ focal d'épaisseur e mal délimitée, et les grains situés en limite de netteté peuvent être omis ou comptés en double.
- L'écart de masse volumique \Delta µ = \mu_b - \mu_e : la masse apparente fait intervenir une différence de deux grandeurs très proches (\mu_b = 1{,}2\times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \mu_e = 1{,}0\times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}), ce qui amplifie l'incertitude sur \Delta \mu.
- La stabilité thermique : des micro-courants de convection d'origine thermique peuvent perturber le régime d'équilibre de sédimentation si la température n'est pas parfaitement uniforme et régulée.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Évitez les erreurs de calcul sur la constante de Boltzmann, dont l'ordre de grandeur doit être maîtrisé.
« Beaucoup trop d’erreurs dans le calcul de la valeur de kb alors que la valeur doit être connue. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Partie III : Le modèle de Langevin
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : équation de langevin, frottement fluide
Écrire l'équation, notée , vérifiée par en tenant compte de la force . Montrer qu'en l'absence de la force , le mouvement s'atténue très vite.
Voir l'indiceIndice
Écrire le principe fondamental de la dynamique sous la forme m_b \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} + \alpha \vec{v} = \vec{F}_c, puis constater que la solution homogène décroît en un temps de relaxation \tau \sim 10^{-8}\text{ s}.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la deuxième loi de Newton (principe fondamental de la dynamique) à un grain brownien selon l'axe (Ox), en tenant compte des forces spécifiées par le modèle de Langevin : frottement fluide et force aléatoire de chocs.
- Résoudre l'équation différentielle en l'absence de force aléatoire (\vec{F}_c = \vec{0}) et calculer la constante de temps associée afin de conclure sur la rapidité de l'atténuation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation m_b\dot{\vec{v}} = -\alpha\vec{v} + \vec{F}_c ; sans force aléatoire, la vitesse décroît exponentiellement avec un temps caractéristique \tau \sim 10^{-8}\text{ s} extrêmement bref.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie un grain sphérique de gomme-gutte de masse m_b, assimilé à un point matériel, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. Selon les hypothèses du modèle de Langevin, les effets de la pesanteur sont négligés et le mouvement a lieu le long de l'axe (Ox). Les forces exercées sur le grain sont :
- la force de frottement fluide visqueux : \vec{f} = -\alpha \vec{v} = -\alpha v(t)\,\widehat{e}_x ;
- la force fluctuante modélisant les chocs moléculaires : \vec{F}_c = F_c(t)\,\widehat{e}_x.
La deuxième loi de Newton s'écrit :
ce qui donne l'équation de Langevin (E_L) :
En l'absence de force d'agitation thermique (\vec{F}_c = \vec{0}), l'équation devient :
La solution générale est :
La vitesse s'atténue de manière exponentielle avec un temps caractéristique \tau. D'après les valeurs numériques de l'énoncé et le calcul mené à la question Q9 :
Ce temps caractéristique étant de l'ordre d'une dizaine de nanosecondes, le mouvement macroscopique s'atténuerait quasi instantanément à l'échelle de l'observation humaine (quelques fractions de seconde). Par conséquent, sans la présence permanente de la force d'excitation aléatoire \vec{F}_c, le mouvement brownien s'éteindrait immédiatement.
Résultat
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cinématique du point
Écrire le produit en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Dériver le produit x v par rapport au temps pour relier x \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} à \frac{\mathrm{d}(xv)}{\mathrm{d}t} et v^2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Règle de dérivation du produit xv appliquée pour exprimer x\dot{v} = \frac{\mathrm{d}(xv)}{\mathrm{d}t} - v^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par dérivation d'un produit de deux fonctions du temps x(t) et v(t), on a :
Comme v = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}, le premier terme s'écrit \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} \, v = v^2. Il vient donc :
On en déduit immédiatement l'expression recherchée :
Résultat
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : vitesse quadratique moyenne, équipartition de l'énergie
Donner la définition de la vitesse quadratique moyenne, notée . Dans le cas particulier de notre étude on montre que , commenter ce résultat.
Voir l'indiceIndice
Définir la vitesse quadratique moyenne par u = \sqrt{\langle v^2 \rangle} et faire le lien avec le théorème d'équipartition de l'énergie thermique à 1 dimension : \frac{1}{2} m_b u^2 = \frac{1}{2} k_B T_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition u = \sqrt{\langle v^2 \rangle} et interprétation par le théorème d'équipartition de l'énergie \frac{1}{2}m_b u^2 = \frac{1}{2}k_B T_0 pour un degré de liberté translationnel.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La vitesse quadratique moyenne, notée u, est définie comme la racine carrée de la moyenne temporelle (ou statistique) du carré de la vitesse :
Dans le cadre de cette étude unidimensionnelle le long de l'axe (Ox), le mouvement brownien du grain correspond à un unique degré de liberté de translation associé à l'énergie cinétique :
En prenant la moyenne de cette expression, on obtient :
La relation donnée par l'énoncé, m_b u^2 = k_B T_0, s'écrit alors sous la forme :
Ce résultat constitue une illustration directe du théorème d'équipartition de l'énergie : à l'équilibre thermique à la température T_0, chaque degré de liberté quadratique et indépendant dans l'expression de l'énergie du système possède une énergie moyenne égale à \frac{1}{2} k_B T_0.
Le fait fondamental mis en évidence ici est que cette loi statistique s'applique de façon identique à une particule mésoscopique (un grain de gomme-gutte visible au microscope, contenant des milliards d'atomes) et à une molécule individuelle du fluide. Le grain brownien se comporte ainsi sur le plan thermodynamique comme une « molécule géante » en équilibre avec le milieu environnant.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Notions : équation de langevin
En partant de l'équation , obtenir une équation différentielle du premier ordre linéaire à coefficients constants vérifiée par la fonction . En supposant que , en déduire l'expression de en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Multiplier l'équation de Langevin par x, prendre la moyenne temporelle en utilisant \langle x F_c \rangle = 0, et intégrer l'équation différentielle satisfaite par \varphi(t) = \langle x v \rangle avec \varphi(0) = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Projeter l'équation de Langevin (E_L) sur l'axe (Ox) et la multiplier par la position x(t).
- Remplacer le terme x\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} par l'identité cinématique démontrée à la question 16.
- Prendre la moyenne temporelle de l'équation, utiliser la linéarité de la moyenne, la propriété \langle x F_c \rangle = 0, le théorème d'équipartition de l'énergie (question 17) et l'hypothèse ergodique.
- Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre obtenue en tenant compte de la condition initiale \varphi(0) = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Moyenne statistique de l'équation différentielle avec \langle x F_c \rangle = 0, conduisant à \varphi(t) = \frac{k_B T_0}{\alpha}(1 - e^{-t/\tau}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question 15, la projection de l'équation de Langevin (E_L) sur l'axe (Ox) s'écrit :
Multiplions chaque membre par la coordonnée de position x :
En utilisant l'identité établie à la question 16, x \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}(xv)}{\mathrm{d}t} - v^2, cette équation devient :
Prenons la moyenne de cette relation. Par linéarité de l'opération de moyenne :
D'après les hypothèses et résultats précédents :
- l'hypothèse ergodique permet d'écrire \left\langle \frac{\mathrm{d}(xv)}{\mathrm{d}t} \right\rangle = \frac{\mathrm{d}\varphi}{\mathrm{d}t} avec \varphi(t) = \langle xv \rangle ;
- la force fluctuante est décorrélée de la position : \langle x F_c \rangle = 0 ;
- d'après la question 17, m_b \langle v^2 \rangle = m_b u^2 = k_B T_0.
On aboutit ainsi à l'équation différentielle du premier ordre linéaire à coefficients constants vérifiée par \varphi(t) :
L'équation sans second membre associée admet pour solution générale :
Une solution particulière constante évidente de l'équation avec second membre est :
La solution générale est donc :
La condition initiale \varphi(0) = 0 impose K = -\frac{k_B T_0}{\alpha}. On en déduit :
Résultat
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : mouvement brownien, relation d'einstein
En utilisant l'hypothèse ergodique, déterminer la relation entre et . Après avoir obtenu l'expression générale de , montrer que les ordres de grandeur de ce problème permettent d'écrire où l'on précisera l'expression de la constante en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Remarquer que \varphi(t) = \frac{1}{2} \frac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}t}, intégrer par rapport au temps pour obtenir \psi(t), puis faire un développement pour t \gg \tau pour identifier le régime diffusif linéaire.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \frac{\mathrm{d}(x^2)}{\mathrm{d}t} à l'aide de la dérivée d'un produit, puis utiliser l'hypothèse ergodique pour relier la dérivée de \psi(t) à \varphi(t).
- Intégrer cette équation différentielle avec la condition initiale \psi(0) = 0 (grain initialement en O).
- Comparer l'échelle de temps des observations macroscopiques à la durée caractéristique \tau = m_b/\alpha établie à la question Q9 afin d'effectuer une approximation aux temps longs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de \varphi = \frac{1}{2}\dot{\psi} donnant \psi(t) \simeq \frac{2 k_B T_0}{\alpha}t pour t \gg \tau, d'où D_x = 2 k_B T_0 / \alpha.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À chaque instant, la dérivée temporelle de x(t)^2 s'écrit :
En prenant la moyenne et en invoquant l'hypothèse ergodique mentionnée dans l'énoncé, \left\langle \frac{\mathrm{d}(x^2)}{\mathrm{d}t} \right\rangle = \frac{\mathrm{d}\langle x^2 \rangle}{\mathrm{d}t}, on obtient :
D'après le résultat de la question Q18, \varphi(t) = \frac{k_B T_0}{\alpha}\left(1 - \mathrm{e}^{-t/\tau}\right) avec \tau = \frac{m_b}{\alpha}. On intègre alors \psi(t) entre t=0 et t, sachant que le grain part de O à t=0, d'où \psi(0) = \langle x^2(0) \rangle = 0 :
L'expression exacte de \psi(t) est donc :
D'après la question Q9, le temps de relaxation visqueux vaut \tau = \frac{m_b}{\alpha} \sim 10^{-8}\text{ s}. Les observations expérimentales sont réalisées sur des durées de plusieurs dizaines de secondes (t \gtrsim 1\text{ s} \gg \tau). Pour t \gg \tau, le terme exponentiel s'annule rapidement (\mathrm{e}^{-t/\tau} \to 0) et le terme constant \tau devient totalement négligeable devant t :
On aboutit ainsi à la loi linéaire de diffusion :
avec :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Soignez les calculs d'ordres de grandeur et proposez une argumentation critique pour commenter vos résultats.
« Beaucoup d’erreurs dans les ordres de grandeur et très peu d’argumentation critique pour expliquer les résultats. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : constante de boltzmann
En déduire la valeur de qu'a obtenue Jean Perrin avec ses expériences de diffusion toujours effectuées à . Comparer cette valeur avec celle obtenue grâce aux résultats des expériences de sédimentation de la partie II. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Déterminer graphiquement la pente de la droite \langle x^2 \rangle = f(t) sur la figure 2 pour obtenir D_x, en déduire la valeur expérimentale de k_B = \frac{\alpha D_x}{2 T_0} et comparer à la partie II.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer graphiquement la pente de la droite d'ajustement linéaire \langle x^2 \rangle = f(t) sur la figure 2 afin d'en déduire la constante de diffusion D_x.
- Exprimer k_B en fonction de la pente D_x, de \alpha et de T_0 d'après la relation établie à la question Q19, puis calculer sa valeur numérique avec un chiffre significatif.
- Comparer cette valeur à celle déduite de la sédimentation (question Q14) ainsi qu'à la valeur de référence, et commenter la cohérence des deux approches d'Einstein-Perrin.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de k_B, comparaison avec la valeur sédimentaire et conclusion sur la confirmation éclatante de la théorie atomique par deux voies indépendantes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q19, aux temps longs (t \gg \tau \sim 10^{-8}\text{ s}), le déplacement quadratique moyen suit une loi linéaire :
Sur la figure 2, la droite passe par l'origine (0,0) et atteint environ \langle x^2 \rangle = 180\ \mu\text{m}^2 pour t = 120\text{ s} (soit 90\ \mu\text{m}^2 à 60\text{ s}). La pente vaut donc :
On en déduit l'expression de la constante de Boltzmann :
À la température T_0 = 20^\circ\text{C} = 293\text{ K}, avec \alpha = 4{,}5 \times 10^{-9}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} donné dans le préambule :
Avec un chiffre significatif, conformément aux consignes de l'énoncé :
Comparaison et commentaire :
À la question Q14, l'analyse du profil vertical de sédimentation (équilibre statique) avait conduit à la même estimation :
Ces deux valeurs sont en excellent accord mutuel et concordent avec la valeur admise k_B = 1{,}4 \times 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}.
Ce résultat constitue une confirmation éclatante de l'hypothèse atomique : deux méthodes expérimentales de natures physiques totalement distinctes — l'une macroscopique et statique (équilibre de sédimentation sous pesanteur), l'autre microscopique et dynamique (diffusion temporelle sous l'effet des chocs aléatoires) — aboutissent à la même constante fondamentale k_B, et par suite au même nombre d'Avogadro N_A = R / k_B.
Résultat
Partie IV : Observations optiques
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : condition de gauss, stigmatisme
Rappeler ce que sont les conditions de Gauss et les deux propriétés qu'elles impliquent pour une lentille mince.
Voir l'indiceIndice
Énoncer les conditions de Gauss (rayons paraxiaux) et citer les deux conséquences fondamentales pour l'imagerie optique (stigmatisme et aplanétisme approchés).
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé des conditions de Gauss (rayons paraxiaux) et mention du stigmatisme approché ainsi que de l'aplanétisme approché.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les conditions d'approximation de Gauss imposent que les rayons lumineux soient :
- paraxiaux : peu inclinés par rapport à l'axe optique (petits angles d'inclinaison \theta \ll 1\text{ rad}) ;
- peu écartés de l'axe optique (rayons proches du centre et de l'axe optique par rapport aux rayons de courbure des dioptres).
Ces conditions permettent de linéariser les lois de Snell-Descartes (\sin i \simeq i) et assurent les deux propriétés fondamentales suivantes pour une lentille mince :
- Le stigmatisme approché : tous les rayons issus d'un point objet A émergent en convergeant en un même point image A' (ou semblent provenir d'un unique point A').
- L'aplanétisme approché : l'image d'un petit objet plan AB perpendiculaire à l'axe optique est un petit élément de surface plan A'B' également perpendiculaire à l'axe optique (conservation de la planéité et absence de distorsion transversale).
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pensez à énoncer l'intégralité des conditions de Gauss sans omission.
« Les conditions de Gauss ont été souvent formulées de manière incomplète. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : microscope, tracé de rayons
Sur un schéma clair, sans forcément respecter d'échelle, tracer les rayons issus d'un objet tel que et ressortant de afin de former une image à l'infini. On pourra reproduire et compléter le schéma de la partie gauche de la figure 3.
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Placer l'image intermédiaire A_1 B_1 dans le plan focal objet de l'oculaire (A_1 = F_2) afin de faire émerger de L_2 des rayons parallèles entre eux inclinés de \alpha'.
Voir la stratégieStratégie
- Construire l'image intermédiaire A_1 B_1 formée par l'objectif L_1 à partir d'au moins deux rayons caractéristiques issus de B.
- L'énoncé précisant que l'oculaire L_2 fournit une image finale à l'infini, l'image intermédiaire A_1 B_1 doit nécessairement se situer dans le plan focal objet de L_2 : le point A_1 est confondu avec le foyer objet F_2 de L_2.
- Tracer le faisceau émergeant de l'oculaire L_2 : les rayons issus de B_1 ressortent de L_2 parallèles entre eux, inclinés d'un angle \alpha' par rapport à l'axe optique.
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Construction des rayons à travers l'objectif et l'oculaire avec formation de l'image intermédiaire dans le plan focal objet de l'oculaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour former une image finale A_2 B_2 rejetée à l'infini à travers l'oculaire convergent L_2, l'image intermédiaire A_1 B_1 doit se situer dans le plan focal objet de L_2. Le point A_1 est donc confondu avec le foyer objet F_2 (A_1 = F_2).
La construction des rayons lumineux issus du point objet B s'effectue en deux étapes :
À travers l'objectif L_1 :
- Le rayon incident issu de B et passant par le centre optique O_1 n'est pas dévié.
- Le rayon incident issu de B et parallèle à l'axe optique émerge de L_1 en passant par le foyer image F'_1.
- L'intersection de ces deux rayons définit la position de l'image intermédiaire B_1, qui est réelle et renversée.
À travers l'oculaire L_2 :
- Le rayon passant par B_1 et le centre optique O_2 traverse L_2 sans déviation.
- Tous les autres rayons issus de B_1 (notamment ceux provenant de L_1) émergent de L_2 parallèlement à cette direction B_1 O_2. Le faisceau émergeant est constitué de rayons parallèles entre eux, formant une image à l'infini vue sous le diamètre apparent \alpha'.
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : formule de newton, microscope
Justifier, grâce à une évaluation d'ordres de grandeur, que l'objet se trouve quasiment sur le foyer de l'objectif, tout en restant en amont (). Quel est l'intérêt pour un observateur dont la vision n'a pas de défaut, d'observer une image à l'infini ? Où se forme alors l'image intermédiaire ? Où se formerait-elle si ?
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Appliquer la formule de Newton \overline{F_1 A} \cdot \overline{F'_1 A_1} = -{f'_1}^2 avec \overline{F'_1 A_1} = \Delta pour estimer la distance \overline{A F_1}, et rappeler qu'une image à l'infini évite l'accommodation de l'œil emmétrope.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la position de l'objet \overline{F_1 A} à l'aide de la formule de conjugaison de Newton pour l'objectif L_1, en utilisant le fait que l'image intermédiaire A_1 doit se situer au foyer objet F_2 de l'oculaire pour que l'image finale soit à l'infini.
- Évaluer numériquement la distance \overline{A F_1} et la comparer à la distance focale f'_1.
- Justifier l'intérêt d'une image à l'infini pour un œil emmétrope (absence d'accommodation).
- Discuter la position de l'image intermédiaire A_1 B_1 lorsque \overline{A F_1} > 0, puis lorsque \overline{A F_1} < 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de \overline{F_1A}\,\overline{F'_1A_1} = -f'^2_1 pour justifier \overline{AF_1} \ll f'_1 ; confort d'observation sans accommodation à l'infini.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Ordre de grandeur de la position de l'objet AB :
L'oculaire L_2 fournit une image finale A_2 B_2 à l'infini si et seulement si l'image intermédiaire A_1 B_1 se situe dans le plan focal objet de L_2 :
Par définition de l'intervalle optique \Delta = \overline{F'_1 F_2}, la position de l'image intermédiaire par rapport au foyer image de l'objectif L_1 est :
Appliquons la relation de conjugaison de Newton à la lentille convergente L_1 de centre O_1, de foyers F_1 et F'_1, et de distance focale image f'_1 = \overline{O_1 F'_1} = -\overline{O_1 F_1} :
On en déduit :
Avec les valeurs fournies f'_1 = 1\text{ mm} = 10^{-3}\text{ m} et \Delta = 15\text{ cm} = 0{,}15\text{ m} :
Puisque \overline{A F_1} > 0, l'objet est situé en amont du foyer objet F_1. De plus, \overline{A F_1} \ll f'_1 (7\ \mu\text{m} \ll 1\text{ mm}) : l'objet AB se trouve donc quasiment au niveau du foyer F_1.
2. Intérêt d'observer une image à l'infini :
Un œil normal (emmétrope) a son punctum remotum à l'infini. Il n'a donc pas besoin d'accommoder pour voir nettement une image située à l'infini : les muscles ciliaires sont au repos, ce qui évite toute fatigue oculaire lors d'une observation prolongée.
3. Position de l'image intermédiaire A_1 B_1 :
Lorsque \overline{A F_1} > 0 (soit \overline{F_1 A} < 0), l'image intermédiaire se forme en :
\boxed{A_1 = F_2}C'est une image réelle, située à une distance \Delta en aval de F'_1 (en F_2, donc dans le plan focal objet de l'oculaire).
Si l'on avait \overline{A F_1} < 0, c'est-à-dire si l'objet réel était placé entre le foyer objet F_1 et le centre optique O_1 (0 < \overline{F_1 A} < f'_1), la relation de Newton donnerait :
\overline{F'_1 A_1} = -\frac{{f'_1}^2}{\overline{F_1 A}} < 0Comme 0 < \overline{F_1 A} < f'_1, on aurait \overline{F'_1 A_1} < -f'_1. La position algébrique depuis le centre optique O_1 serait alors :
\overline{O_1 A_1} = \overline{O_1 F'_1} + \overline{F'_1 A_1} = f'_1 + \overline{F'_1 A_1} < 0L'image intermédiaire A_1 B_1 serait donc virtuelle et située en amont de l'objectif L_1.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pour la première partie de la question, une étude d'ordre de grandeur suffisait sans calcul numérique précis.
« Le jury a considéré qu’à la première partie de la question, une application numérique n’était pas nécessaire. Une étude d’ordre de grandeur était suffisante. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, MP2I
Notions : microscope, pouvoir de résolution
Compte tenu des données numériques précédentes, exprimer en fonction de , et . Évaluer la puissance d'un microscope permettant d'observer les grains de gomme-gutte étudiés par Jean Perrin. Un microscope usuel peut-il permettre d'observer les grains avec un œil supposé emmétrope ?
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Relier le diamètre apparent \alpha' à la taille intermédiaire A_1 B_1 via l'oculaire, exprimer le grandissement transversal de l'objectif en fonction de \Delta et f'_1, puis en déduire la puissance P_i = \frac{\Delta}{f'_1 f'_2} et conclure numériquement.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'angle \alpha' sous lequel est vue l'image intermédiaire A_1B_1 à travers l'oculaire L_2 dans l'approximation des petits angles.
- Relier la taille de l'image intermédiaire A_1B_1 à celle de l'objet AB à l'aide de la formule du grandissement de Newton pour l'objectif L_1, en utilisant \overline{F'_1 A_1} = \Delta.
- En déduire l'expression littérale de la puissance intrinsèque P_i = \alpha' / AB et calculer sa valeur numérique avec un chiffre significatif.
- Évaluer le diamètre apparent d'un grain vu à travers ce microscope et le comparer au pouvoir de séparation angulaire de l'œil humain afin de conclure sur la possibilité de l'observation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression P_i = \Delta/(f'_1 f'_2) \simeq 5000\ \delta et vérification que le diamètre apparent dépasse largement la limite de résolution de l'œil (1').
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L'image intermédiaire A_1B_1 est située dans le plan focal objet de l'oculaire L_2 (A_1 = F_2). Dans l'approximation paraxiale (conditions de Gauss), l'angle \alpha' sous lequel est vue cette image depuis le centre optique O_2 (ou le foyer image F'_2) vérifie :
D'après la formule de grandissement de Newton pour l'objectif L_1 :
Il vient ainsi pour la taille de l'image intermédiaire :
On en déduit l'expression de la puissance intrinsèque :
Avec les valeurs usuelles fournies par l'énoncé :
- \Delta = 15\text{ cm} = 0{,}15\text{ m} ;
- f'_1 = 1\text{ mm} = 10^{-3}\text{ m} ;
- f'_2 = 2\text{ cm} = 2 \times 10^{-2}\text{ m} ;
l'application numérique donne avec un chiffre significatif :
Un grain de gomme-gutte possède un diamètre :
Vu à travers ce microscope, son diamètre apparent est :
Le pouvoir de résolution angulaire d'un œil emmétrope (normal) est typiquement de :
On constate que \alpha' \simeq 10\,\varepsilon > \varepsilon.
Par conséquent, un microscope usuel permet bien à un œil emmétrope de distinguer et d'observer individuellement ces grains de gomme-gutte.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 ?
Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique et diffusion de particules (27 % des questions, partie II), Premier et second principes de la thermodynamique (21 %, partie I), Cinématique et dynamique du point (17 %) et Optique géométrique (17 %, partie IV). Plus ponctuellement : Facteur de Boltzmann et physique statistique et Mécanique des fluides.
Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 dès la première année (PCSI) ?
En partie : 15 questions sur 24 (62 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q7) et la partie IV en entier (Q21 à Q24), ainsi que Q8, Q9, Q16 et Q17. Avec les autres programmes de première année : 8 en MPSI, 8 en PTSI, 9 en MP2I, 8 en TSI1 et 13 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 ?
Environ 2 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 40 min).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 ?
Questions de cours : Q2 (gaz parfait), Q3 (énergie potentielle), Q6 (facteur de boltzmann), Q8 (poussée d'archimède), Q10 (loi de fick), Q17 (vitesse quadratique moyenne), Q21 (condition de gauss) et Q23 (formule de newton). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (statique des fluides), Q5 (atmosphère isotherme), Q9 (vitesse limite) et Q22 (microscope).
Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 ?
Le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Quelle a été la moyenne au sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 ?
Moyenne : 11,2/20 (écart-type 4,2, 3 339 présents).
Quelle masse employer dans le modèle de Langevin en partie III ?
La masse réelle m_b du grain : le mouvement brownien étudié s'effectue selon l'axe horizontal x, où le poids et la poussée d'Archimède n'interviennent pas. L'inertie du grain dépend donc de sa masse propre, contrairement à la sédimentation verticale en partie II où intervient la masse apparente m^*.
Quelle approximation justifie la loi ψ(t) ≃ Dₓ t en Q19 ?
L'approximation des temps longs t \gg \tau : la durée de relaxation valant \tau = m_b/\alpha \sim 10^{-8}\text{ s}, le terme exponentiel e^{-t/\tau} issu de l'intégration de \varphi(t) est totalement négligeable à l'échelle des temps d'observation expérimentaux (de l'ordre de la seconde).
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.
- Note estimée
- –
- 0 question réussie sur 24
- Position estimée
- –
- des copies sous cette note
Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 24 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 11,2 et d'écart-type 4,2 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.
Source des chiffres : document officiel du concours.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.