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Corrigé détaillé Mines Physique 1 PC 2021

Jean Perrin et l'hypothèse atomique

Le sujet en bref

Sujet accessible · Diffusion thermique et diffusion de particules, Premier et second principes de la thermodynamique, Cinématique et dynamique du point · 10 incontournables · 15 questions de première année
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Ce problème rend hommage aux célèbres expériences de Jean Perrin (qui lui valurent le prix Nobel en 1926) ayant apporté la preuve expérimentale décisive de la nature granulaire et discontinue de la matière, tout en permettant la première mesure cohérente de la constante de Boltzmann et du nombre d'Avogadro .

L'épreuve aborde avec clarté quatre facettes de la physique microscopique et macroscopique : l'atmosphère isotherme d'un gaz parfait, la sédimentation stationnaire d'une émulsion colloïdale équilibrée par la diffusion moléculaire, l'approche dynamique stochastique de Langevin pour le mouvement brownien, et enfin l'instrumentation optique (microscope) nécessaire aux mesures expérimentales. Le sujet est remarquablement équilibré, très formateur pour assimiler les transferts particulaires et les liens microscopique-macroscopique, tout en restant très abordable sur le plan calculatoire.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

10 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

14 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (14) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Voir les 2 autres

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    La partie IV (optique géométrique, Q21 à Q24) est totalement indépendante des trois premières et peut être traitée sans avoir abordé la physique statistique.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

24 questions · 2 pages
Page 1 : Parties I et II
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Partie I : Équilibre vertical d'un gaz à la température ambiante

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, volume molaire

En précisant les valeurs choisies de température et de pression (supposée provisoirement uniforme) , estimer le volume molaire du gaz. En déduire une estimation du rapport entre le volume occupé par l'ensemble des sphères associé aux molécules et le volume du récipient.

Voir l'indice

Calculer le volume molaire à l'aide de la loi des gaz parfaits P_0 V_m = R T_0 aux conditions usuelles, puis comparer le volume propre occupé par N_A sphères de rayon R_m au volume V_m.

Voir la stratégie
  1. Choisir des valeurs usuelles pour les conditions ambiantes de température et de pression, puis appliquer l'équation d'état des gaz parfaits pour calculer le volume molaire V_m.
  2. Exprimer le volume propre d'une mole de molécules modélisées par des sphères de rayon R_m, puis évaluer le rapport entre ce volume propre et le volume molaire, qui est également le rapport entre le volume propre total et le volume du récipient.
Voir la réponse courte

Estimation de V_m = RT_0/P_0 \simeq 24\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1} puis du rapport des volumes montrant que les molécules n'occupent qu'environ 10^{-4} du volume total.

Voir le corrigé complet

Pour les conditions de température ambiante et de pression usuelles, on choisit :

T_0 = 293\text{ K}\quad (20\,^\circ\text{C}) \quad \text{et} \quad P_0 = 1,0 \times 10^5\text{ Pa} \quad (1\text{ bar}).

En assimilant le gaz à un gaz parfait, l'équation d'état donne pour une mole de gaz (n = 1\text{ mol}) :

P_0 V_m = R T_0 \implies V_m = \frac{R T_0}{P_0}.

Avec les valeurs fournies par l'énoncé (R = 8,3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}), on obtient :

V_m = \frac{8,3 \times 293}{1,0 \times 10^5} \simeq 2,4 \times 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1} = 24\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}.

Avec un seul chiffre significatif comme demandé :

\boxed{V_m \simeq 2 \times 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1}}

Le volume occupé par une molécule sphérique de rayon R_m \sim 100\text{ pm} = 10^{-10}\text{ m} est :

v_{\text{mol}} = \frac{4}{3} \pi R_m^3.

Pour une mole, le volume total des sphères moléculaires (ou covolume) s'écrit :

V_{\text{prop}} = \mathcal{N}_A \times \frac{4}{3}\pi R_m^3.

Le rapport demandé entre le volume occupé par l'ensemble des sphères associées aux molécules et le volume du récipient V est égal au rapport des volumes pour une mole :

r = \frac{V_{\text{sphères}}}{V} = \frac{V_{\text{prop}}}{V_m} = \frac{\mathcal{N}_A \frac{4}{3}\pi R_m^3}{V_m}.

En effectuant l'application numérique avec \mathcal{N}_A = 6,0 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1} :

\begin{aligned} V_{\text{prop}} &\simeq 6,0 \times 10^{23} \times \frac{4}{3} \times 3,14 \times (10^{-10})^3 \\ &\simeq 6,0 \times 10^{23} \times 4,2 \times 10^{-30} \simeq 2,5 \times 10^{-6}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1}. \end{aligned}

On en déduit :

r = \frac{2,5 \times 10^{-6}}{2,4 \times 10^{-2}} \simeq 1 \times 10^{-4}.
\boxed{r = \frac{V_{\text{sphères}}}{V} \sim 10^{-4}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Exprimez la température et la pression en unités SI et maîtrisez le calcul des puissances de dix lors de l'estimation du rapport des volumes.

« les applications numériques sont trop souvent fausses, en particulier pour la Q1 qui ne présentait pas de difficultés majeures. Les erreurs de calcul sont dues en partie à la mauvaise compréhension des puissances de dix et des problèmes de conversion d’unité. »

« Question parfois mal menée car Température et Pression ne sont pas exprimées dans les unités SI, et beaucoup d’erreurs sont observées dans l’estimation du rapport entre le volume occupé par l’ensemble des sphères associé aux molécules et le volume du récipient. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait

Rappeler la définition d'un gaz parfait. Les ordres de grandeur établis à la question précédente justifient-ils d'adopter ce modèle dans la suite ?

Voir l'indice

Rappeler les deux hypothèses microscopiques du gaz parfait (molécules ponctuelles sans interactions mutuelles à distance) et vérifier la petitesse du volume propre calculé en Q1.

Voir la réponse courte

Définition du gaz parfait (particules ponctuelles sans interactions mutuelles à distance) et justification par la grande dilution issue de la question précédente.

Voir le corrigé complet

Un gaz parfait est un modèle thermodynamique et cinétique de gaz vérifiant deux hypothèses fondamentales à l'échelle microscopique :

  • les particules (atomes ou molécules) sont assimilées à des points matériels, c'est-à-dire que leur volume propre est négligeable devant le volume total offert au gaz (covolume nul) ;
  • il n'y a aucune interaction à distance entre les particules : les seules interactions mutuelles consistent en des collisions élastiques de durée infiniment brève.

D'après le résultat de la question 1, le rapport entre le volume propre total des molécules et le volume du récipient est :

\frac{V_{\text{sphères}}}{V} \sim 10^{-4} \ll 1

Le volume occupé par la matière elle-même représente environ un dix-millième du volume disponible. La première hypothèse du gaz parfait est donc parfaitement vérifiée.

De plus, la distance moyenne entre deux molécules voisines peut s'estimer par :

d \sim \left(\frac{V_m}{N_A}\right)^{1/3} \sim \left(\frac{2{,}4 \times 10^{-2}}{6{,}0 \times 10^{23}}\right)^{1/3} = (4 \times 10^{-26})^{1/3} \sim 3{,}4 \times 10^{-9}\text{ m} \simeq 3{,}4\text{ nm}

Cette distance est très grande devant le rayon d'une molécule (R_m \sim 0{,}1\text{ nm}) :

d \gg R_m

Les forces d'interaction intermoléculaires de type Van der Waals, dont la portée est de l'ordre du nanomètre ou moins (en décroissance rapide en 1/r^6 ou 1/r^7), sont par conséquent tout à fait négligeables entre les collisions.

\boxed{\text{Le modèle du gaz parfait est pleinement justifié dans ces conditions de température et de pression.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est attendu de mentionner l'ensemble des caractéristiques définissant le modèle du gaz parfait.

« Certains candidats n’ont pas su donner toutes les caractéristiques du gaz parfait. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie potentielle, agitation thermique

Donner l'expression de l'énergie cinétique et de l'énergie potentielle d'une particule de masse de ce gaz. Pourquoi observe-t-on qu'à température ambiante ces molécules ne se regroupent pas au fond du récipient ?

Voir l'indice

Exprimer l'énergie cinétique microscopique et l'énergie potentielle E_{pm} = m_m g z, puis comparer l'écart énergétique vertical \Delta E_{pm} \sim m_m g h à l'énergie d'agitation thermique k_B T_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique microscopique en fonction de la masse m_m et de la vitesse de la molécule, puis rappeler son ordre de grandeur moyen via la température.
  2. Exprimer l'énergie potentielle de pesanteur à l'altitude z dans le récipient.
  3. Comparer l'énergie thermique caractéristique k_B T_0 à la variation maximale d'énergie potentielle de pesanteur d'une molécule sur toute la hauteur h du récipient pour expliquer l'absence de sédimentation macroscopique.
Voir la réponse courte

Expressions E_{cm} = \frac{1}{2}m_m v^2 et E_{pm} = m_m gz ; l'agitation thermique k_B T_0 très supérieure à l'énergie de pesanteur empêche la sédimentation.

Voir le corrigé complet

Pour une particule de masse m_m animée d'une vitesse \vec{v}_m à l'altitude z (l'axe vertical (Oz) étant orienté vers le haut et l'origine prise au fond du récipient) :

  • L'énergie cinétique de la particule s'écrit :

    \boxed{E_{cm} = \frac{1}{2} m_m v_m^2}
  • En prenant pour référence de l'énergie potentielle de pesanteur le fond du récipient (E_{pm}(0) = 0), son énergie potentielle s'écrit :

    \boxed{E_{pm} = m_m g z}

La masse d'une molécule vaut m_m = \dfrac{M}{N_A} = \dfrac{30 \times 10^{-3}}{6{,}0 \times 10^{23}} = 5{,}0 \times 10^{-26}\text{ kg}.

Sur la hauteur h \sim 1\text{ m} du récipient, la variation d'énergie potentielle de pesanteur d'une molécule est :

\begin{aligned} \Delta E_{pm} &= m_m g h \\ &\sim 5 \times 10^{-26} \times 9{,}8 \times 1 \approx 5 \times 10^{-25}\text{ J} \end{aligned}

L'énergie thermique caractéristique associée à l'agitation moléculaire à T_0 = 293\text{ K} vaut quant à elle :

\begin{aligned} k_B T_0 &\approx 1{,}4 \times 10^{-23} \times 293 \approx 4 \times 10^{-21}\text{ J} \end{aligned}

On constate ainsi que :

\frac{\Delta E_{pm}}{k_B T_0} \sim \frac{5 \times 10^{-25}}{4 \times 10^{-21}} \approx 10^{-4} \ll 1

L'agitation thermique domine très largement les effets de la pesanteur à cette échelle : le désordre thermique s'oppose au tassement gravitationnel, ce qui explique pourquoi les molécules occupent tout le volume offert et ne se regroupent pas au fond du récipient.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La justification demandée requiert une bonne compréhension des principes fondamentaux de la thermodynamique.

« À la question « Pourquoi observe-t-on qu’à température ambiante ces molécules ne se regroupent pas au fond du récipient ? », beaucoup de réponses inexactes révélant un manque dans la compréhension fondamentale des lois de la thermodynamique. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : statique des fluides, équation d'état

En déduire que la masse volumique du gaz dépend aussi de et l'exprimer en fonction de . Écrire la condition d'équilibre mécanique pour une tranche de gaz comprise entre les altitudes et pour laquelle on supposera l'équilibre thermodynamique local réalisé. En déduire une équation différentielle vérifiée par .

Voir l'indice

Exprimer la masse volumique \rho(z) via l'équation d'état des gaz parfaits à température constante, puis appliquer le principe fondamental de la statique des fluides \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho(z) g.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse volumique \rho(z) à l'aide de l'équation d'état du gaz parfait appliquée localement à la température T_0.
  2. Isoler une tranche mésoscopique de gaz entre z et z+\mathrm{d}z, de section S, et réaliser le bilan des forces appliquées selon l'axe vertical ascendant \widehat{e}_z.
  3. Traduire la condition d'équilibre mécanique pour établir l'équation différentielle régissant P(z).
Voir la réponse courte

Expression \rho = P m_m / (k_B T_0) puis équilibre hydrostatique \mathrm{d}P = -\rho g\,\mathrm{d}z menant à \mathrm{d}P/\mathrm{d}z + (m_m g / k_B T_0)P = 0.

Voir le corrigé complet

L'hypothèse d'équilibre thermodynamique local permet d'appliquer en tout point l'équation d'état du gaz parfait :

P(z) V = n(z) R T_0 = \frac{m(z)}{M} R T_0

ce qui fournit directement la masse volumique locale \rho(z) = \frac{m(z)}{V} en fonction de la pression P(z) :

\boxed{\rho(z) = \frac{M}{R T_0} P(z) = \frac{m_m}{k_B T_0} P(z)}

avec m_m = \frac{M}{N_A} et k_B = \frac{R}{N_A}. La pression P dépendant de l'altitude z à température T_0 uniforme, la masse volumique \rho dépend donc également de z.

Considérons le système fermé constitué par la tranche de fluide située entre les altitudes z et z+\mathrm{d}z, de section horizontale S et de volume \mathrm{d}V = S \mathrm{d}z, dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Cette tranche est soumise à deux types d'actions mécaniques :

  • les forces pressantes exercées par le fluide environnant sur ses faces horizontale inférieure et supérieure :

    \vec{F}_P = P(z) S \widehat{e}_z - P(z+\mathrm{d}z) S \widehat{e}_z \simeq -\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} S \mathrm{d}z \widehat{e}_z

    (les forces de pression latérales se compensent deux à deux par symétrie) ;

  • le poids de la tranche :

    \vec{\mathrm{d}P}_{\text{poids}} = -\mathrm{d}m \, g \widehat{e}_z = -\rho(z) S \mathrm{d}z \, g \widehat{e}_z.

À l'équilibre mécanique, la résultante des forces est nulle (\sum \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{0}), ce qui donne par projection sur l'axe vertical ascendant \widehat{e}_z :

-\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} S \mathrm{d}z - \rho(z) g S \mathrm{d}z = 0 \iff \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} + \rho(z) g = 0.

En remplaçant \rho(z) par son expression, on aboutit à l'équation différentielle vérifiée par P(z) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} + \frac{m_m g}{k_B T_0} P(z) = 0} \quad \text{ou encore} \quad \boxed{\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} + \frac{M g}{R T_0} P(z) = 0}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : atmosphère isotherme, échelle de hauteur

En notant , montrer que s'exprime simplement grâce à la fonction . Exprimer la distance caractéristique en fonction de , , et . Calculer la valeur numérique de . La variation de pression est-elle détectable, avec un manomètre usuel, dans le récipient considéré ? En serait-il de même si le récipient était rempli d'eau liquide ?

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire sur P(z) pour identifier H = \frac{k_B T_0}{m_m g} = \frac{R T_0}{M g}, puis comparer numériquement H à la hauteur métrique de la cuve.

Voir la stratégie
  1. Intégrer l'équation différentielle obtenue à la question Q4 avec la condition aux limites P(0) = P_0 pour identifier le rapport \frac{P(z)}{P_0} à la fonction A(z) = \exp(-z/H).
  2. Identifier la hauteur d'échelle H, exprimer m_m à l'aide des grandeurs molaires (M et N_A), puis réaliser l'application numérique avec un chiffre significatif.
  3. Évaluer la variation relative de pression \frac{|\Delta P|}{P_0} pour le gaz sur la hauteur h du récipient, puis calculer la variation de pression correspondante dans le cas d'une colonne d'eau liquide de même hauteur.
Voir la réponse courte

Établissement de H = k_B T_0/(m_m g) \simeq 8{,}5\text{ km} ; variation indétectable dans une fiole de gaz (H \gg h), mais marquée dans un liquide.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle établie à la question Q4 :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} + \frac{m_m g}{k_B T_0} P(z) = 0

La résolution de cette équation différentielle linéaire du premier ordre donne :

P(z) = P_0 \exp\left( - \frac{m_m g}{k_B T_0} z \right)

On en déduit :

\frac{P(z)}{P_0} = \exp\left( -\frac{z}{H} \right) = A(z)

avec une distance caractéristique H définie par :

\boxed{H = \frac{k_B T_0}{m_m g} = \frac{R T_0}{M g}}

Pour l'application numérique, avec R = 8{,}3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, T_0 \simeq 293\text{ K}, M = 30\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 3{,}0 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} et g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

H = \frac{8{,}3 \times 293}{3{,}0 \times 10^{-2} \times 9{,}8} \simeq \frac{2{,}4 \times 10^3}{0{,}29} \simeq 8 \times 10^3\text{ m}

Soit, avec un chiffre significatif :

\boxed{H \simeq 8\text{ km}}

Détectabilité dans le récipient de gaz :

Pour un récipient de hauteur h \sim 1\text{ m} à quelques mètres, on a h \ll H. La variation relative de pression s'écrit au premier ordre :

\frac{|\Delta P|}{P_0} \simeq \frac{h}{H} \sim \frac{1}{8 \times 10^3} \sim 10^{-4}

Soit |\Delta P| \sim 10\text{ Pa} pour une pression ambiante P_0 \simeq 10^5\text{ Pa}. Un manomètre usuel possède une précision relative rarement meilleure que 1\,\%, soit de l'ordre de 10^3\text{ Pa} (ou 10\text{ mbar}). Une telle variation de pression est donc indétectable avec un manomètre usuel.

Cas du récipient rempli d'eau liquide :

Pour l'eau liquide, fluide incompressible de masse volumique \rho_{\text{eau}} = 1{,}0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, la loi fondamentale de la statique des fluides donne une surpression sur la hauteur h \sim 1\text{ m} :

|\Delta P_{\text{eau}}| = \rho_{\text{eau}} g h \simeq 1{,}0 \times 10^3 \times 9{,}8 \times 1 \simeq 1 \times 10^4\text{ Pa} = 0{,}1\text{ bar}

Cette variation représente environ 10\,\% de la pression atmosphérique : elle est parfaitement détectable avec un manomètre usuel.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'application numérique de H a posé des difficultés et a mis en évidence des lacunes sur les bases thermodynamiques.

« Trop grand nombre d’erreurs concernant l’application numérique de la hauteur H, par ailleurs cette question a révélé le défaut de compréhension des fondements de la thermodynamique. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : facteur de boltzmann, énergie potentielle

Préciser la fonction telle que . Que représente la fonction ? Interpréter physiquement cette expression dont la généralisation est due à Boltzmann.

Voir l'indice

Identifier E(z) = m_m g z comme l'énergie potentielle de pesanteur d'une particule et reconnaître la loi de probabilité de Boltzmann régissant l'équilibre thermique.

Voir la stratégie
  1. Identifier la fonction E(z) par identification directe entre la définition A(z) = \exp(-z/H) et l'expression donnée, en utilisant l'expression de H issue de la question Q5.
  2. Interpréter la grandeur E(z) en faisant le lien avec l'énergie potentielle de pesanteur d'une molécule.
  3. Discuter la signification statistique du facteur de Boltzmann \exp(-E / k_B T_0) : compétition entre énergie potentielle (tendant à confiner les particules vers les basses altitudes) et agitation thermique (tendant à disperser les particules).
Voir la réponse courte

Identification de E(z) = m_m gz, énergie potentielle de pesanteur ; interprétation par la distribution statistique de Boltzmann favorisant les états de basse énergie.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q5, la hauteur caractéristique d'échelle s'écrit :

H = \frac{k_B T_0}{m_m g}

Par définition, la fonction A(z) vaut :

A(z) = \exp\left(-\frac{z}{H}\right) = \exp\left(-\frac{m_m g z}{k_B T_0}\right)

En identifiant cette forme avec A(z) = \exp\left[-\dfrac{E(z)}{k_B T_0}\right], on en déduit immédiatement :

\boxed{E(z) = m_m g z}

La fonction E(z) représente l'énergie potentielle de pesanteur E_{pm}(z) d'une particule (molécule) de masse m_m à l'altitude z, en prenant l'origine des énergies potentielles au niveau du sol (z = 0).

Cette expression met en évidence le facteur de Boltzmann :

\mathcal{P}(z) \propto \exp\left(-\frac{E_{p}(z)}{k_B T_0}\right)

La loi de distribution de Boltzmann stipule qu'à l'équilibre thermique à la température T_0, la probabilité de présence d'une particule dans un état microscopique d'énergie E est proportionnelle au facteur de Boltzmann \exp\left(-E / k_B T_0\right).

Elle traduit la compétition fondamentale entre :

  • l'effet du potentiel gravitationnel, qui tend à minimiser l'énergie potentielle et à rassembler toutes les particules au fond du récipient (z = 0) ;
  • l'agitation thermique d'énergie caractéristique k_B T_0, qui tend au contraire vers le désordre et maximise l'entropie en homogénéisant spatialement la répartition des molécules.

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : gaz parfait

Montrer que la concentration du gaz, rapport du nombre de moles sur le volume, suit une loi du même type, et qu'on peut écrire , où représente la concentration au niveau du sol () dont on précisera l'expression.

Voir l'indice

Exprimer la concentration molaire c_g(z) à partir de la relation P(z) = c_g(z) R T_0 valable pour un gaz parfait isotherme.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la concentration molaire c_g(z) = \frac{n}{\mathcal{V}} à partir de l'équation d'état du gaz parfait localement appliquée à l'altitude z.
  2. Relier c_g(z) à la pression P(z) puis injecter l'expression de P(z) établie à la question Q5 pour faire apparaître la fonction A(z) et la concentration au sol c_{g0}.
Voir la réponse courte

Utilisation de la loi des gaz parfaits c_g(z) = P(z)/(RT_0) pour montrer la proportionnalité à A(z) avec c_{g0} = P_0/(RT_0).

Voir le corrigé complet

Considérons un volume mésoscopique \mathrm{d}\mathcal{V} situé à l'altitude z, contenant \mathrm{d}n moles de gaz à la température uniforme T_0 et sous la pression locale P(z). D'après l'équation d'état du gaz parfait :

P(z)\,\mathrm{d}\mathcal{V} = \mathrm{d}n\,R\,T_0

La concentration molaire c_g(z) = \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}\mathcal{V}} s'exprime donc par :

c_g(z) = \frac{P(z)}{R T_0}

Au niveau du sol (z = 0), la pression vaut P(0) = P_0, d'où la concentration molaire au sol :

\boxed{c_{g0} = \frac{P_0}{R T_0}}

En utilisant la relation établie à la question Q5, P(z) = P_0 A(z) avec A(z) = \exp(-z/H), on obtient immédiatement :

c_g(z) = \frac{P_0}{R T_0} A(z)

soit :

\boxed{c_g(z) = c_{g0} A(z) = c_{g0} \exp\left(-\frac{z}{H}\right)}

La concentration molaire suit bien une loi exponentielle de même profil que la pression.

Résultat

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Partie II : Étude d'un équilibre de sédimentation

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : poussée d'archimède, frottement fluide, poids

Faire le bilan des forces exercées sur un des grains lors de sa chute dans l'eau sucrée.

Voir l'indice

Faire le bilan des trois forces s'exerçant sur une bille dans le liquide : poids, poussée d'Archimède et force de frottement fluide de Stokes.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le système matériel considéré et le référentiel d'étude.
  2. Recenser les actions mécaniques appliquées au grain à partir des indications fournies dans le texte introductif (poids, poussée d'Archimède, frottement visqueux).
  3. Exprimer vectoriellement chacune de ces forces selon le vecteur unitaire vertical ascendant \widehat{e}_z.
Voir la réponse courte

Bilan des trois forces verticales : poids \vec{P} = m_b\vec{g}, poussée d'Archimède \vec{\Pi} = -\mu_e V_b\vec{g} et frottement visqueux \vec{f} = -\alpha\vec{v}.

Voir le corrigé complet

On étudie un grain de gomme-gutte, modélisé par un point matériel de masse m_b et de volume V_b, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. L'axe vertical (Oz) est orienté vers le haut par le vecteur unitaire \widehat{e}_z, de sorte que l'accélération de la pesanteur s'écrit \vec{g} = -g\,\widehat{e}_z.

Lors de sa chute à la vitesse \vec{v}, le grain est soumis à trois forces :

  • son poids \vec{P}, exercé par la Terre :

    \vec{P} = m_b\,\vec{g} = \mu_b V_b\,\vec{g} = -m_b g\,\widehat{e}_z
  • la poussée d'Archimède \vec{\Pi}, résultante des forces de pression exercées par l'eau sucrée :

    \vec{\Pi} = -\mu_e V_b\,\vec{g} = \mu_e V_b g\,\widehat{e}_z
  • la force de frottement visqueux \vec{f}, exercée par le fluide en écoulement laminaire (loi de Stokes) :

    \vec{f} = -\alpha\,\vec{v} = -6\pi\eta R_b\,\vec{v}

La résultante des forces appliquées au grain s'écrit donc :

\boxed{\vec{F}_{\text{ext}} = \vec{P} + \vec{\Pi} + \vec{f} = (m_b - \mu_e V_b)\,\vec{g} - \alpha\,\vec{v}}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : vitesse limite, frottement fluide

On note la vitesse de chute du grain, étant l'axe vertical ascendant, et . Établir l'équation différentielle vérifiée par puis donner sa solution. Montrer qu'une fois le régime permanent établi, les grains possèdent une vitesse limite . Exprimer le paramètre en fonction de et des masses volumiques et . Justifier qu'on nomme cette quantité « masse apparente ». Exprimer la durée caractéristique du régime transitoire en fonction de et . Évaluer un ordre de grandeur de et de .

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe vertical descendant pour obtenir une équation du premier ordre sur v(t), faire apparaître la masse apparente m^* = (\mu_b - \mu_e)V_b et le temps caractéristique \tau = m_b/\alpha.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la deuxième loi de Newton (principe fondamental de la dynamique) à un grain sphérique dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, projetée sur l'axe vertical ascendant \widehat{e}_z.
  2. Intégrer l'équation différentielle du premier ordre obtenue en tenant compte de la condition initiale v(0) = 0.
  3. En déduire la vitesse limite v_\ell et identifier la masse apparente m^*, puis le temps caractéristique \tau et calculer leurs ordres de grandeur à l'aide des données du sujet.
Voir la réponse courte

PFD projeté donnant v_\ell = m^*g/\alpha avec m^* = (\mu_b - \mu_e)V_b, temps de réponse \tau = m_b/\alpha \sim 10^{-8}\text{ s} et v_\ell \sim 1\,\mu\text{m}\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

On étudie un grain de gomme-gutte de masse m_b dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

D'après le bilan des forces établi à la question 8, les forces extérieures s'exerçant sur le grain sont :

  • le poids : \vec{P} = m_b \vec{g} = - m_b g \, \widehat{e}_z avec m_b = \mu_b V_b ;
  • la poussée d'Archimède : \vec{\Pi} = -\mu_e V_b \vec{g} = \mu_e V_b g \, \widehat{e}_z ;
  • la force de frottement fluide : \vec{f} = -\alpha \vec{v} = \alpha v(t) \, \widehat{e}_z puisque \vec{v}(t) = -v(t)\,\widehat{e}_z.

Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

m_b \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{P} + \vec{\Pi} + \vec{f}

En projetant sur le vecteur vertical ascendant \widehat{e}_z, avec \vec{v} \cdot \widehat{e}_z = -v(t) :

- m_b \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = - m_b g + \mu_e V_b g + \alpha v(t)

soit en réorganisant les termes :

m_b \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + \alpha v(t) = (m_b - \mu_e V_b) g

En introduisant m_b = \mu_b V_b, le terme source fait apparaître la masse m^* = (\mu_b - \mu_e)V_b. L'équation différentielle régissant v(t) est :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + \frac{\alpha}{m_b} v(t) = \frac{m^* g}{m_b}}

avec :

\boxed{m^* = (\mu_b - \mu_e) V_b}

Cette quantité s'interprète comme la « masse apparente » du grain car le poids apparent effectif ressenti par la particule dans le fluide (résultante du poids et de la poussée d'Archimède) est :

\vec{P}_{\text{eff}} = \vec{P} + \vec{\Pi} = - (\mu_b - \mu_e) V_b g \, \widehat{e}_z = - m^* g \, \widehat{e}_z

Le grain se comporte dynamiquement comme une particule de masse m^* soumise au seul champ de pesanteur.

Le grain étant lâché sans vitesse initiale (v(0) = 0), l'intégration de cette équation différentielle linéaire du premier ordre avec second membre constant donne :

\boxed{v(t) = v_\ell \left( 1 - \exp\left(-\frac{t}{\tau}\right) \right)}

où la durée caractéristique du régime transitoire vaut :

\boxed{\tau = \frac{m_b}{\alpha}}

Une fois le régime permanent établi (t \gg \tau), l'accélération s'annule (\mathrm{d}v/\mathrm{d}t = 0), d'où :

\boxed{v_\ell = \frac{m^* g}{\alpha}}

Calculons les ordres de grandeur de ces deux grandeurs avec un seul chiffre significatif :

\begin{aligned} m^* &= (1{,}2\times 10^3 - 1{,}0\times 10^3)\times 3{,}4\times 10^{-20} = 0{,}2\times 10^3 \times 3{,}4\times 10^{-20} \simeq 7\times 10^{-18}\text{ kg} \\ v_\ell &= \frac{m^* g}{\alpha} = \frac{7\times 10^{-18} \times 9{,}8}{4{,}5\times 10^{-9}} \simeq \frac{7\times 10^{-17}}{4{,}5\times 10^{-9}} \simeq 2\times 10^{-8}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \\ \tau &= \frac{m_b}{\alpha} = \frac{4{,}1\times 10^{-17}}{4{,}5\times 10^{-9}} \simeq 9\times 10^{-9}\text{ s} \sim 10^{-8}\text{ s} \end{aligned}

On obtient :

\boxed{v_\ell \simeq 2\times 10^{-8}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad \text{et} \quad \tau \simeq 1\times 10^{-8}\text{ s}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : loi de fick, équation de diffusion

Donner les unités (ou dimensions) communes aux vecteurs et , ainsi que l'unité de . À l'état d'équilibre macroscopique, caractérisé par une température uniforme et une répartition de concentration indépendante du temps, quelle est la relation entre et ? En déduire une équation différentielle du premier ordre vérifiée par . En posant , exprimer en fonction de , on déterminera la distance caractéristique apparaissant dans en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Procéder par analyse dimensionnelle pour les densités de flux et pour D. À l'équilibre stationnaire sans accumulation, écrire la nullité du flux total \vec{j}_c + \vec{j}_n = \vec{0} pour former l'équation différentielle sur c(z).

Voir la stratégie
  1. Identifier la dimension des densités de flux de particules et en déduire l'unité du coefficient de diffusion D à l'aide de la loi de Fick.
  2. Traduire l'état stationnaire macroscopique : en l'absence d'accumulation locale et aux limites imperméables du récipient, le flux net total de grains doit être nul en tout point.
  3. Établir l'équation différentielle linéaire d'ordre 1 portant sur c(z), l'intégrer avec la condition initiale c(0) = c_0 et identifier la hauteur d'échelle H_b.
Voir la réponse courte

Dimensions des flux ; compensation des flux convectif et diffusif \vec{j}_c + \vec{j}_n = \vec{0} conduisant à H_b = D\alpha / (m^* g).

Voir le corrigé complet

Un vecteur densité de flux de particules \vec{j} représente un nombre de particules traversant une surface par unité d'aire et par unité de temps :

[\vec{j}_c] = [\vec{j}_n] = \mathrm{L}^{-2}\cdot\mathrm{T}^{-1}

Leurs unités dans le Système International sont donc en \mathrm{m^{-2}\cdot s^{-1}}.

D'après la loi de Fick, \vec{j}_n = -D\,\dfrac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}z}\,\widehat{e}_z. Sachant que [c] = \mathrm{L}^{-3}, il vient :

[D] = \frac{[j_n]}{\left[\dfrac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}z}\right]} = \frac{\mathrm{L}^{-2}\cdot\mathrm{T}^{-1}}{\mathrm{L}^{-3}\cdot\mathrm{L}^{-1}} = \mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-1}

Le coefficient de diffusion D s'exprime donc en \mathrm{m^2\cdot s^{-1}}.

À l'état d'équilibre stationnaire macroscopique, il n'y a aucun transport net de matière à travers une section horizontale du récipient. Le courant convectif descendant dû à la sédimentation est exactement compensé par le courant diffusif ascendant :

\vec{j}_{\mathrm{tot}} = \vec{j}_c(z) + \vec{j}_n(z) = \vec{0}

ce qui conduit à la relation :

\boxed{\vec{j}_c(z) = -\vec{j}_n(z)}

En projetant sur l'axe vertical ascendant \widehat{e}_z avec \vec{j}_c(z) = -c(z)v_\ell\,\widehat{e}_z et \vec{j}_n(z) = -D\,\dfrac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}z}\,\widehat{e}_z :

-c(z)v_\ell - D\,\frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}z} = 0 \iff D\,\frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}z} + v_\ell\,c(z) = 0

En remplaçant v_\ell = \dfrac{m^*g}{\alpha} = \dfrac{m^*g}{6\pi\eta R_b} (d'après les données et la question Q9), on obtient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}z} + \frac{m^*g}{6\pi\eta R_b D}\,c(z) = 0}

L'intégration de cette équation différentielle avec la condition c(0) = c_0 donne :

c(z) = c_0 \exp\left(-\frac{z}{H_b}\right) = c_0 A(z)

avec une fonction A(z) = \exp(-z/H_b) et une hauteur caractéristique H_b définie par :

\boxed{c(z) = c_0 A(z)} \quad \text{avec} \quad \boxed{H_b = \frac{6\pi\eta R_b D}{m^*g}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Si l'on utilise la divergence du courant de diffusion, il est impératif de justifier la nullité de la première constante d'intégration.

« Beaucoup de candidats ont essayé de répondre en passant par la divergence du courant de diffusion ∇(j) = 0 mais ne justifient pas la première constante d’intégration nulle. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : relation de stokes-einstein, énergie potentielle

Compte tenu des forces conservatives s'exerçant sur un grain, quelle est l'expression de l'énergie potentielle correspondant au poids de la masse apparente du grain à l'altitude ? En déduire l'expression de en fonction de , , et permettant d'écrire .

Voir l'indice

Exprimer l'énergie potentielle apparente E_p^*(z) = m^* g z, puis identifier l'argument de l'exponentielle de A(z) avec -E_p^*(z)/(k_B T_0) pour obtenir la relation de Stokes-Einstein.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie potentielle effective E_p^*(z) associée à la résultante des forces à distance conservatives (poids et poussée d'Archimède, regroupés sous la forme d'un poids effectif de masse apparente m^*).
  2. Égaler l'argument du facteur de Boltzmann \exp\left(-\frac{E_p^*(z)}{k_B T_0}\right) à celui de la fonction A(z) = \exp\left(-\frac{z}{H_b}\right) issue de l'approche hydrodynamique (question Q10), et en déduire le coefficient de diffusion D.
Voir la réponse courte

Énergie potentielle apparente E_p^*(z) = m^*gz puis identification de H_b avec le facteur de Boltzmann pour obtenir la formule de Stokes-Einstein D = k_B T_0 / (6\pi\eta R_b).

Voir le corrigé complet

Les forces conservatives s'exerçant sur un grain sont son poids \vec{P} = -m_b g \widehat{e}_z et la poussée d'Archimède \vec{\Pi} = \mu_e V_b g \widehat{e}_z. Leur résultante s'écrit à l'aide de la masse apparente m^* = m_b - \mu_e V_b :

\vec{F}_{\text{cons}} = \vec{P} + \vec{\Pi} = - m^* g \widehat{e}_z

Cette force dérive d'une énergie potentielle effective E_p^*(z) définie, à une constante additive près choisie nulle en z = 0, par :

\vec{F}_{\text{cons}} = -\frac{\mathrm{d}E_p^*}{\mathrm{d}z}\widehat{e}_z \implies \frac{\mathrm{d}E_p^*}{\mathrm{d}z} = m^* g

On obtient ainsi :

\boxed{E_p^*(z) = m^* g z}

D'après la question Q10, la répartition spatiale à l'équilibre macroscopique est décrite par :

A(z) = \exp\left(-\frac{z}{H_b}\right) \quad \text{avec} \quad H_b = \frac{6\pi\eta R_b D}{m^* g}

Pour que cette répartition coïncide avec la distribution canonique de Boltzmann :

A(z) = \exp\left(-\frac{E_p^*(z)}{k_B T_0}\right) = \exp\left(-\frac{m^* g z}{k_B T_0}\right)

il faut identifier les hauteurs d'échelle caractéristiques :

\frac{1}{H_b} = \frac{m^* g}{k_B T_0} \iff \frac{m^* g}{6\pi\eta R_b D} = \frac{m^* g}{k_B T_0}

On en déduit l'expression du coefficient de diffusion :

\boxed{D = \frac{k_B T_0}{6\pi\eta R_b}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : équation de diffusion

Sachant que le nombre de grains est conservé sur la hauteur du récipient, suffisamment grande pour être supposée infinie, exprimer la concentration en fonction de , de la section , et de la distance caractéristique .

Voir l'indice

Écrire la conservation globale du nombre de grains sous forme d'intégrale de volume N = \int_0^{+\infty} c(z) S\,\mathrm{d}z avec le profil exponentiel c(z) = c_0 \exp(-z/H_b).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre élémentaire de grains \mathrm{d}N contenus dans une tranche horizontale de hauteur \mathrm{d}z et de section S à partir de la concentration volumique c(z).
  2. Intégrer cette relation sur toute la hauteur du récipient (z \in [0, +\infty[) pour relier le nombre total N à c_0, S et H_b, puis isoler c_0.
Voir la réponse courte

Intégration du profil de concentration sur toute la colonne semi-infinie pour relier la concentration au sol c_0 au nombre total N de grains.

Voir le corrigé complet

Le nombre élémentaire de grains contenus dans une tranche horizontale d'épaisseur \mathrm{d}z, située à l'altitude z et de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}z, s'écrit :

\mathrm{d}N = c(z)\,\mathrm{d}V = c(z)\,S\,\mathrm{d}z

D'après la question Q10, la concentration volumique s'exprime selon :

c(z) = c_0 \exp\left(-\frac{z}{H_b}\right)

La conservation du nombre total N de grains sur toute la hauteur du récipient, supposée infinie (h_1 \to +\infty), se traduit par l'intégrale :

\begin{aligned} N &= \int_0^{+\infty} c(z)\,S\,\mathrm{d}z \\ &= c_0\,S \int_0^{+\infty} \exp\left(-\frac{z}{H_b}\right)\mathrm{d}z \\ &= c_0\,S \left[ -H_b \exp\left(-\frac{z}{H_b}\right) \right]_0^{+\infty} \\ &= c_0\,S\,H_b \end{aligned}

On en déduit l'expression de la concentration au fond du récipient :

\boxed{c_0 = \frac{N}{S\,H_b}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le calcul de c0 nécessite une démarche rigoureuse, qu'un simple argument qualitatif sur l'exponentielle ne saurait remplacer.

« Très peu de rigueur dans le raisonnement pour aboutir au calcul de c0. Beaucoup de candidats ont répondu par : « la plupart des particules sont en dessous de Hb à cause de l’exponentielle », le jury a considéré la réponse comme incomplète. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : diffusion de particules, échelle de hauteur

En exprimant en fonction de , déduire de ces données une estimation de la hauteur caractéristique associée ici au phénomène. La hauteur du récipient utilisé par Jean Perrin, , était-elle suffisante au regard des hypothèses faites ici ?

Voir l'indice

Exprimer le nombre moyen par tranche n(z) = c(z) S e, en déduire que \ln[n(z)] = \mathrm{cte} - z/H_b, et extraire H_b de la pente de la droite de régression de la figure 1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre de grains n(z) dans une tranche de volume \Delta V = S\,e en fonction de la concentration locale c(z), puis faire le lien entre \ln[n(z)] et l'équation de la droite d'ajustement de la figure 1.
  2. Identifier la pente de cette droite à -1/H_b pour en déduire la valeur numérique de la hauteur d'échelle H_b.
  3. Comparer la hauteur du récipient h_1 = 100\ \mu\mathrm{m} à H_b et évaluer la fraction résiduelle de grains à z = h_1 pour vérifier la validité de l'hypothèse d'une hauteur << virtuellement infinie >> formulée à la question Q12.
Voir la réponse courte

Détermination de H_b = \Delta z / \ln(n_1/n_2) \simeq 25\,\mu\text{m} ; la hauteur h_1 = 100\,\mu\text{m} \simeq 4H_b valide raisonnablement l'hypothèse de milieu semi-infini.

Voir le corrigé complet

Une tranche horizontale comprise entre les cotes z et z + e, d'épaisseur e très faible et de section S, occupe un volume \Delta V = S\,e. La concentration volumique moyenne de grains dans cette tranche est :

c(z) = \frac{n(z)}{S\,e} \iff n(z) = c(z)\,S\,e

D'après la question Q10, le profil d'équilibre de la concentration volumique s'écrit c(z) = c_0 \exp(-z/H_b). Par conséquent :

n(z) = c_0\,S\,e\,\exp\left(-\frac{z}{H_b}\right) = n_0 \exp\left(-\frac{z}{H_b}\right)

où n_0 = n(0) = c_0\,S\,e est le nombre moyen de grains dans la tranche au fond du récipient.

En prenant le logarithme népérien de cette expression :

\ln[n(z)] = -\frac{1}{H_b}\,z + \ln(n_0)

Sur la figure 1, l'ajustement linéaire fournit :

y = \ln[n(z)] = -\frac{24}{1000}\,z + 4{,}7 \quad (\text{avec } z \text{ en } \mu\mathrm{m})

Par identification de la pente, il vient :

\frac{1}{H_b} = \frac{24}{1000}\ \mu\mathrm{m}^{-1} \iff H_b = \frac{1000}{24}\ \mu\mathrm{m} \simeq 42\ \mu\mathrm{m}

Avec un seul chiffre significatif comme demandé par l'énoncé :

\boxed{H_b \simeq 4 \times 10^1\ \mu\mathrm{m} = 4 \times 10^{-5}\ \mathrm{m}}

Examinons à présent l'hypothèse faite à la question Q12 d'une hauteur de récipient h_1 << suffisamment grande pour être supposée infinie >>. Avec h_1 = 100\ \mu\mathrm{m} :

\frac{h_1}{H_b} = \frac{100}{41{,}7} = 2{,}4

À l'altitude maximale z = h_1, la concentration résiduelle n'est pas tout à fait négligeable :

\frac{c(h_1)}{c_0} = \exp\left(-\frac{h_1}{H_b}\right) = \mathrm{e}^{-2{,}4} \simeq 0{,}09 = 9\,\%

De plus, la fraction de grains théoriquement située au-dessus de h_1 est égale à \exp(-h_1/H_b) \simeq 9\,\%.

La hauteur h_1 n'est pas très largement supérieure à H_b (idéalement, on attendrait h_1 \gtrsim 5 H_b, soit une fraction résiduelle inférieure à 1\,\%) : l'approximation d'une hauteur infinie est donc à peine satisfaisante (ou approximativement vérifiée), mais elle conduit à une erreur relative modérée sur la normalisation (environ 9\,\%).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Aucun point n'est accordé si l'estimation de la hauteur caractéristique Hb s'éloigne trop de la valeur attendue.

« Le jury n’a pas attribué de point si la valeur de Hb est trop éloignée. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Démarche expérimentale

Notions : constante de boltzmann, analyse d'incertitudes

Estimer la valeur de qu'a pu déduire Jean Perrin de cette expérience. Identifier des causes d'erreurs expérimentales.

Voir l'indice

Utiliser l'expression théorique H_b = \frac{k_B T_0}{m^* g} pour calculer k_B, puis analyser l'impact d'une légère incertitude sur le rayon R_b qui intervient à la puissance 3 dans la masse.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la constante de Boltzmann k_B à partir de la hauteur d'échelle H_b déterminée à la question Q13, en utilisant la relation établie à la question Q11 : H_b = \frac{k_B T_0}{m^* g}.
  2. Calculer numériquement k_B en respectant la consigne d'un seul chiffre significatif.
  3. Identifier les grandeurs expérimentales les plus critiques sources d'incertitude dans la mesure effectuée par Jean Perrin.
Voir la réponse courte

Calcul de k_B = m^* g H_b / T_0 \simeq 1{,}4\times 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1} ; discussion des erreurs sur le rayon R_b au cube et de la polydispersité.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q10 et Q11, l'expression de la hauteur caractéristique d'échelle H_b s'écrit :

H_b = \frac{6\pi\eta R_b D}{m^* g} = \frac{k_B T_0}{m^* g}

où la masse apparente est donnée par (question Q9) :

m^* = (\mu_b - \mu_e)V_b = \frac{4}{3}\pi R_b^3 (\mu_b - \mu_e)

On en déduit l'expression de la constante de Boltzmann :

k_B = \frac{m^* g H_b}{T_0} = \frac{(\mu_b - \mu_e)V_b g H_b}{T_0}

Avec les données numériques fournies par l'énoncé :

  • \mu_b - \mu_e = (1{,}2 - 1{,}0)\times 10^3 = 0{,}2\times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 2\times 10^2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • V_b = 3{,}4\times 10^{-20}\text{ m}^3 ;
  • m^* = 2\times 10^2 \times 3{,}4\times 10^{-20} \simeq 6{,}8\times 10^{-18}\text{ kg} ;
  • g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • T_0 = 20\text{ }^\circ\text{C} = 293\text{ K} ;
  • H_b \simeq 4{,}2\times 10^{-5}\text{ m} (valeur issue de la pente de la figure 1 à la question Q13).

L'application numérique donne :

\begin{aligned} k_B &= \frac{6{,}8\times 10^{-18} \times 9{,}8 \times 4{,}2\times 10^{-5}}{293} \\ k_B &\simeq \frac{2{,}8\times 10^{-21}}{293} \simeq 9{,}5\times 10^{-24}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1} \end{aligned}

En arrondissant à un chiffre significatif conformément aux consignes de l'énoncé :

\boxed{k_B \simeq 1 \times 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}}

Causes d'erreurs expérimentales :

  • La taille des grains R_b : la masse apparente dépend fortement du rayon (m^* \propto R_b^3). La polydispersité résiduelle lors du calibrage par centrifugation induit une incertitude relative importante sur m^* (trois fois celle sur R_b).
  • Le comptage optique des grains n(z) : l'agitation thermique fait fluctuer le nombre de grains observés dans le champ focal d'épaisseur e mal délimitée, et les grains situés en limite de netteté peuvent être omis ou comptés en double.
  • L'écart de masse volumique \Delta µ = \mu_b - \mu_e : la masse apparente fait intervenir une différence de deux grandeurs très proches (\mu_b = 1{,}2\times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \mu_e = 1{,}0\times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}), ce qui amplifie l'incertitude sur \Delta \mu.
  • La stabilité thermique : des micro-courants de convection d'origine thermique peuvent perturber le régime d'équilibre de sédimentation si la température n'est pas parfaitement uniforme et régulée.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez les erreurs de calcul sur la constante de Boltzmann, dont l'ordre de grandeur doit être maîtrisé.

« Beaucoup trop d’erreurs dans le calcul de la valeur de kb alors que la valeur doit être connue. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 ?

Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique et diffusion de particules (27 % des questions, partie II), Premier et second principes de la thermodynamique (21 %, partie I), Cinématique et dynamique du point (17 %) et Optique géométrique (17 %, partie IV). Plus ponctuellement : Facteur de Boltzmann et physique statistique et Mécanique des fluides.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 15 questions sur 24 (62 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q7) et la partie IV en entier (Q21 à Q24), ainsi que Q8, Q9, Q16 et Q17. Avec les autres programmes de première année : 8 en MPSI, 8 en PTSI, 9 en MP2I, 8 en TSI1 et 13 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 ?

Environ 2 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 40 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q14 (constante de boltzmann), Q18 (équation de langevin) et Q19 (mouvement brownien).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 ?

Questions de cours : Q2 (gaz parfait), Q3 (énergie potentielle), Q6 (facteur de boltzmann), Q8 (poussée d'archimède), Q10 (loi de fick), Q17 (vitesse quadratique moyenne), Q21 (condition de gauss) et Q23 (formule de newton). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (statique des fluides), Q5 (atmosphère isotherme), Q9 (vitesse limite) et Q22 (microscope).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 ?

Questions rapides et accessibles (difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 min au plus) : Q1 à Q3, Q5, Q6, Q8, Q12, Q15 à Q17, Q20 et Q21. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q7, Q9, Q11 et Q19.

Le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Quelle a été la moyenne au sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2021 ?

Moyenne : 11,2/20 (écart-type 4,2, 3 339 présents).

Quelle masse employer dans le modèle de Langevin en partie III ?

La masse réelle m_b du grain : le mouvement brownien étudié s'effectue selon l'axe horizontal x, où le poids et la poussée d'Archimède n'interviennent pas. L'inertie du grain dépend donc de sa masse propre, contrairement à la sédimentation verticale en partie II où intervient la masse apparente m^*.

Quelle approximation justifie la loi ψ(t) ≃ Dₓ t en Q19 ?

L'approximation des temps longs t \gg \tau : la durée de relaxation valant \tau = m_b/\alpha \sim 10^{-8}\text{ s}, le terme exponentiel e^{-t/\tau} issu de l'intégration de \varphi(t) est totalement négligeable à l'échelle des temps d'observation expérimentaux (de l'ordre de la seconde).

Où je me situe, question par question

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 24 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 11,2 et d'écart-type 4,2 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.