Corrigé détaillé CCINP Physique MP 2024
Interférences et diffraction : de l'optique ondulatoire aux ondes de matière et à l'effet Talbot
- 23 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en MPSI : 8 questions sur 23, partie I
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet accessible · Diffraction et réseaux, Interférences lumineuses, Physique quantique · 10 incontournables · 8 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet proposé au concours CCINP 2024 explore de façon progressive et très complète les phénomènes d'interférences et de diffraction sous leurs facettes à la fois ondulatoire et corpusculaire. L'épreuve aborde tour à tour la dualité onde-corpuscule pour la lumière, les interférences à deux puis trois ondes, la diffraction par un réseau avec l'étude d'étaillée de l'effet Talbot (auto-imagerie sans lentille, appliquée notamment à la caractérisation biologique des globules rouges), et enfin les interférences d'ondes de matière (électrons et atomes froids).
D'une difficulté très mesurée et fidèle aux attendus du cours, ce problème constitue un support idéal pour des révisions exhaustives des chapitres d'optique ondulatoire (fentes d'Young, cohérence temporelle, fonction d'appareil d'un réseau) et d'introduction à la physique quantique. Il illustre magnifiquement la cohérence formelle entre optique classique et mécanique quantique.
- Difficulté
- Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 2 h 30 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Diffraction et réseaux30 %
- Interférences lumineuses28 %
- Physique quantique24 %
- Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide11 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MPSI : 8 questions sur 23, partie I.
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Erreur d'énoncé
Dans les données générales du sujet, la charge élémentaire comporte une coquille d'exposant : elle est notée e = 1{,}6 \cdot 10^{-9}\text{ C} au lieu de 1{,}6 \cdot 10^{-19}\text{ C}. Il faut rétablir la valeur physique usuelle pour l'application numérique de Q20.
Erreur d'énoncé
Dans le tableau de Q21, la valeur u = 225\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} fournie pour l'hélium à 83\text{ K} est erronée (elle correspond en réalité à l'argon) : la formule théorique u = \sqrt{3RT/M} donne environ 719\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
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Sommaire
23 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
23 questionsPartie I : Dualité onde-corpuscule pour la lumière
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI
Notions : relation de planck-einstein, photon, quantité de mouvement du photon
a) On considère un faisceau parallèle de photons associés à une onde électromagnétique, de longueur d'onde , se propageant dans l'air assimilé au vide dans la direction de vecteur unitaire (figure 1). Rappeler ce que vaut leur énergie en fonction de , et de et leur quantité de mouvement en fonction de , et de . b) Calculer l'énergie en eV d'un photon de lumière bleue de longueur d'onde .
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Utiliser les relations fondamentales de Planck-Einstein pour l'énergie E=h\nu=hc/\lambda et de de Broglie pour la quantité de mouvement \vec{p}=\hbar\vec{k}=(h/\lambda)\vec{e}_z. Convertir la valeur en joules en électron-volts à l'aide de la charge élémentaire e.
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Relations E = hc/\lambda et \vec{p} = (h/\lambda)\vec{e}_z, puis calcul numérique de l'énergie du photon bleu : E \approx 2{,}61\text{ eV}.
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D'après les relations de Planck-Einstein et de De Broglie appliquées au photon (particule de masse propre nulle se déplaçant à la vitesse c dans le vide) :
l'énergie E du photon associé à une onde électromagnétique de fréquence \nu = \frac{c}{\lambda} s'écrit :
\boxed{E = \frac{h c}{\lambda}}sa quantité de mouvement \vec{p}, colinéaire et de même sens que le vecteur d'onde \vec{k} = \frac{2\pi}{\lambda}\vec{e}_z, vaut :
\boxed{\vec{p} = \frac{h}{\lambda}\,\vec{e}_z}
Pour un photon de lumière bleue de longueur d'onde \lambda = 475\text{ nm} = 475 \cdot 10^{-9}\text{ m} :
E = \frac{6,63 \cdot 10^{-34} \times 3,00 \cdot 10^{8}}{475 \cdot 10^{-9}} \approx 4,19 \cdot 10^{-19}\text{ J}En exprimant cette énergie en électron-volts à l'aide de la charge élémentaire e = 1,6 \cdot 10^{-19}\text{ C} (1\text{ eV} = 1,6 \cdot 10^{-19}\text{ J}) :
E = \frac{4,187 \cdot 10^{-19}}{1,6 \cdot 10^{-19}}\text{ eV} \approx 2,62\text{ eV}\boxed{E \approx 2,62\text{ eV}}
Résultat
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Les formules d'Einstein et de De Broglie doivent être connues.
« Étrangement peu d’élèves connaissent la formule d’Einstein et encore moins de De Broglie (programme de 1e et de MPSI). »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI
Notions : inégalité de heisenberg, diffraction, ouverture angulaire
Ce faisceau parallèle cylindrique de rayon arrive face à un écran, perpendiculaire à l'axe du faisceau, percé d'un trou circulaire de centre et de rayon (inférieur à ) (figure 1). a) Établir, à partir de l'inégalité d'Heisenberg spatiale, qu'il y a forcément ouverture angulaire du faisceau. b) Donner un ordre de grandeur de cette ouverture angulaire supposée petite. Commenter. Comment appelle-t-on ce phénomène ?
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Associer le rayon du trou r à l'indétermination spatiale transverse \Delta x \sim 2r. En déduire l'indétermination sur la quantité de mouvement transverse \Delta p_x via l'inégalité de Heisenberg, puis l'angle de divergence \theta \sim \Delta p_x / p_z \sim \lambda/(2r).
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- Exprimer l'inégalité de Heisenberg spatiale pour les coordonnées transverses (x ou y) au niveau du trou et en déduire l'apparition inévitable d'une dispersion sur la quantité de mouvement transverse.
- Relier cette dispersion de quantité de mouvement à la dispersion angulaire \theta \approx \Delta p_\perp / p_z, puis identifier le phénomène physique ondulatoire associé.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'inégalité spatiale \Delta x \Delta p_x \ge \hbar/2 avec \Delta x \sim r impose \Delta p_x \sim \hbar/r, conduisant à la divergence angulaire de diffraction \theta \sim \lambda/r.
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a) Ouverture angulaire à partir des relations d'incertitude de Heisenberg
Considérons la direction transverse Ox, perpendiculaire à l'axe de propagation Oz du faisceau. En amont du diaphragme, les photons se propagent selon Oz avec une quantité de mouvement transverse nulle (p_x = 0).
Le passage à travers le trou circulaire de rayon r (diamètre 2r) localise spatialement chaque photon dans le plan de l'écran, avec une incertitude spatiale de l'ordre de la dimension du trou :
D'après l'inégalité d'indétermination spatiale de Heisenberg, la composante de quantité de mouvement p_x vérifie :
Cette localisation spatiale impose une indétermination minimale non nulle sur la quantité de mouvement transverse :
Les photons peuvent donc acquérir une composante transverse de quantité de mouvement p_x \neq 0, ce qui dévie leur trajectoire par rapport à l'axe Oz : il y a donc nécessairement une ouverture angulaire du faisceau.
b) Ordre de grandeur de l'ouverture angulaire
Pour des angles d'ouverture faibles (\theta \ll 1), la déviation angulaire s'exprime par le rapport des composantes de la quantité de mouvement :
D'après la question Q1.a, la quantité de mouvement totale selon l'axe est p_z = p = \frac{h}{\lambda}. En prenant en ordre de grandeur \Delta x \cdot \Delta p_x \sim h (ou \Delta p_x \sim \frac{h}{2r} avec \Delta x \sim 2r) :
En prenant \Delta x \sim 2r (diamètre du trou) :
(On peut également écrire \theta \sim \frac{\lambda}{r} selon que l'incertitude est prise égale au rayon ou au diamètre).
Commentaires :
- Plus l'ouverture est étroite (r \to 0), plus l'étalement angulaire \theta est important.
- Lorsque la taille de l'ouverture est très grande devant la longueur d'onde (r \gg \lambda), l'angle \theta devient négligeable : on retrouve la propagation rectiligne de l'optique géométrique.
Ce phénomène est la diffraction.
Résultat
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Il fallait relier l'ouverture angulaire à l'indétermination sur la quantité de mouvement du photon via les inégalités d'Heisenberg.
« Très peu de réponses liant l’ouverture angulaire du faisceau à l’indétermination sur la quantité de mouvement du photon conformément aux inégalités d’Heisenberg. Par contre, le mot diffraction est connu. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Notions : photon, effet photoélectrique
Citer une expérience qui met en évidence l'aspect corpusculaire de la lumière.
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Citer l'effet photoélectrique (Hertz, Einstein), l'effet Compton, ou l'expérience de détection à très faible flux d'impacts photoniques localisés.
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Citation de l'effet photoélectrique ou de l'effet Compton illustrant les échanges d'énergie et d'impulsion par quanta de lumière discrets.
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L'expérience historique la plus emblématique mettant en évidence l'aspect corpusculaire de la lumière est l'effet photoélectrique (mis en évidence par Hertz en 1887 et interprété par Einstein en 1905) : l'émission d'électrons par une cible métallique éclairée ne se produit que si la fréquence du rayonnement incident dépasse une fréquence seuil, indépendamment de l'intensité lumineuse reçue, ce qui s'explique par l'absorption d'un unique photon d'énergie E = h\nu.
D'autres expériences notables mettent également en évidence cet aspect corpusculaire :
- l'effet Compton (1923), qui décrit la collision inélastique entre un photon X ou \gamma et un électron libre, selon les lois de choc relativiste entre deux particules avec conservation de l'énergie et de la quantité de mouvement ;
- l'expérience d'anti-corrélation à photons uniques de Grangier, Roger et Aspect (1986), montrant qu'un photon unique incident sur une lame séparatrice ne peut être détecté que dans une seule des deux voies de sortie à la fois.
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1
Notions : effet photoélectrique, travail d'extraction, énergie cinétique
Un électron est expulsé d'un métal sous l'effet d'une radiation s'il absorbe une énergie au moins égale à , énergie appelée travail "d'extraction".
Le tableau ci-dessous indique les valeurs du travail "d'extraction" pour différents métaux :
Avec quels métaux cités dans le tableau, la lumière bleue du Q1.b permet-elle d'obtenir un effet photoélectrique ? Justifier. Quelle sera la vitesse maximale des électrons émis ? Commenter.
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition d'extraction E \ge W_e. Pour le calcul de la vitesse maximale, appliquer le théorème de l'énergie cinétique à l'électron extrait : \frac{1}{2}m v_{\max}^2 = E - W_e, en vérifiant que le régime non relativiste est pleinement respecté.
Voir la stratégieStratégie
- Énoncer la condition d'extraction photoélectrique par absorption d'un photon unique d'énergie E.
- Comparer l'énergie du photon incident (E \approx 2{,}62\text{ eV}) au travail d'extraction W_e de chaque métal.
- Appliquer la conservation de l'énergie (relation d'Einstein) pour exprimer et calculer la vitesse maximale des électrons émis, puis commenter la validité de l'approximation non relativiste.
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Condition h\nu > W_e vérifiée pour Cs, Na et K ; calcul de la vitesse maximale par le bilan cinétique E_{c,\text{max}} = h\nu - W_e.
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Dans le cadre de l'effet photoélectrique, un électron de conduction n'absorbe qu'un seul photon incident. L'émission d'un électron n'est donc possible que si l'énergie apportée par le photon est supérieure ou égale au travail d'extraction du métal :
D'après la question Q1.b, l'énergie d'un photon de la lumière bleue (\lambda = 475\text{ nm}) vaut :
En comparant avec les valeurs fournies dans le tableau :
- Pour le césium (\text{Cs}) : W_e = 1{,}15\text{ eV} < E ;
- Pour le sodium (\text{Na}) : W_e = 2{,}11\text{ eV} < E ;
- Pour le potassium (\text{K}) : W_e = 2{,}22\text{ eV} < E ;
- Pour le titane (\text{Ti}) et le fer (\text{Fe}) : W_e > 4\text{ eV} > E.
La lumière bleue permet donc d'obtenir un effet photoélectrique uniquement avec le césium (\text{Cs}), le sodium (\text{Na}) et le potassium (\text{K}).
D'après le bilan énergétique d'Einstein, l'énergie cinétique maximale d'un photo-électron à sa sortie du métal correspond à une extraction sans perte dissipative :
On en déduit l'expression de la vitesse maximale d'éjection :
Cette vitesse maximale dépend du métal considéré :
Pour le césium (\text{Cs}) :
\begin{aligned} E - W_e &= 2{,}62 - 1{,}15 = 1{,}47\text{ eV} = 1{,}47 \times 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ J} \approx 2{,}35 \cdot 10^{-19}\text{ J} \\ v_{\max}(\text{Cs}) &= \sqrt{\frac{2 \times 2{,}35 \cdot 10^{-19}}{9{,}11 \cdot 10^{-31}}} \approx \mathbf{7{,}2 \cdot 10^5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}} \end{aligned}Pour le sodium (\text{Na}) :
\begin{aligned} E - W_e &= 2{,}62 - 2{,}11 = 0{,}51\text{ eV} = 8{,}16 \cdot 10^{-20}\text{ J} \\ v_{\max}(\text{Na}) &\approx \mathbf{4{,}2 \cdot 10^5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}} \end{aligned}Pour le potassium (\text{K}) :
\begin{aligned} E - W_e &= 2{,}62 - 2{,}22 = 0{,}40\text{ eV} = 6{,}40 \cdot 10^{-20}\text{ J} \\ v_{\max}(\text{K}) &\approx \mathbf{3{,}7 \cdot 10^5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}} \end{aligned}
La vitesse maximale absolue parmi l'ensemble des électrons émis est obtenue pour le métal ayant le plus faible travail d'extraction, c'est-à-dire le césium :
Résultat
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Les réponses manquent souvent de justifications, bien que le caractère non relativiste soit souvent relevé.
« Question assez bien réussie mais peu de justification. Le caractère non relativiste de l’électron est souvent noté. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI
Notions : photon, amplitude de probabilité, interférence
a) On utilise une source optique de puissance : évaluer l'ordre de grandeur du nombre de photons qui sortent de la source par unité de temps en supposant le faisceau rigoureusement monochromatique de longueur d'onde . b) À quel niveau de puissance faudrait-il descendre, pour une source, pour que la lumière qu'elle émet soit détectée photon par photon ? On admet que les détecteurs photoniques ont un temps de réponse de l'ordre de la picoseconde (le préfixe pico correspond à ). c) Décrire l'évolution des observations sur le détecteur en fonction de la durée d'observation dans la situation des interférences, par deux fentes d'Young éclairées par la source du Q5.b, modélisée par une source à photons uniques. d) Traduire ces observations en termes d'amplitude de probabilité pour un photon, détecté en un point . Le principe de superposition s'applique-t-il aux probabilités ou aux amplitudes de probabilités ?
Voir l'indiceIndice
Calculer le débit de photons par \dot{N} = P/E. Pour une détection photon par photon, imposer que le temps moyen entre deux photons successifs soit supérieur au temps de réponse du détecteur (\Delta t > \tau). Exploiter le principe de superposition quantique des amplitudes de probabilité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation du débit de photons P/(h\nu), condition de détection unitaire, et émergence progressive des franges par sommation des amplitudes de probabilité associées à chaque photon.
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a) L'énergie d'un photon associé à l'onde de longueur d'onde \lambda vaut :
Avec h = 6,63 \cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}, c = 3,00 \cdot 10^{8}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \lambda = 632,8\text{ nm} = 632,8 \cdot 10^{-9}\text{ m} :
Le flux de photons \dot{N} = \frac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}t} émis par la source de puissance P = 1\text{ mW} = 1,0 \cdot 10^{-3}\text{ W} est donné par :
b) Pour que la lumière soit détectée photon par photon, l'intervalle moyen entre deux photons successifs \Delta t = \frac{1}{\dot{N}} doit être supérieur au temps de réponse \tau \sim 1\text{ ps} = 10^{-12}\text{ s} du détecteur :
Numériquement :
Il faudrait donc descendre à une puissance inférieure à environ 0,3\ \mu\text{W} (ou en pratique bien plus faible, typiquement de l'ordre du nanowatt ou du picowatt, pour être rigoureusement dans le régime à photons uniques) :
c) Dans une expérience de fentes d'Young à photons uniques :
- À court terme (faible durée d'observation) : les photons se matérialisent sous la forme d'impacts ponctuels, localisés et apparemment aléatoires sur le détecteur. Aucun système de franges n'est discernable.
- À long terme (durée d'observation suffisamment longue) : par accumulation statistique d'un très grand nombre d'impacts individuels, la répartition spatiale révèle progressivement une alternance de zones à forte densité d'impacts (franges brillantes) et de zones dépourvues d'impacts (franges sombres), strictement identique à la figure d'interférences ondulatoire classique.
d) Notons \psi_1(M) et \psi_2(M) les amplitudes de probabilité pour qu'un photon soit détecté en M en passant respectivement par la fente 1 et la fente 2. Comme les deux chemins sont indiscernables, l'amplitude totale de probabilité en M s'écrit :
D'après le postulat de Born, la densité de probabilité de détection du photon au point M est :
Le terme d'interférence provient du terme croisé 2\,\mathrm{Re}\big(\psi_1^*(M)\psi_2(M)\big).
Résultat
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Les sous-questions c et d ont reçu peu de réponses convaincantes.
« Assez bien mais peu de réponses convaincantes pour c) et d). »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Partie II : Interférences lumineuses à 2 ou 3 ondes
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : division du front d'onde, différence de marche, formule de fresnel
On observe sur un écran placé dans le plan , en un point de coordonnées . On suppose que est très grand devant , et . Le montage est réalisé dans l'air d'indice égal à l'unité. a) De quel type de division interférentielle s'agit-il ? Les interférences sont-elles localisées ? b) Établir (dans le cadre de l'approximation scalaire de l'optique) l'expression de la différence de marche . Établir l'expression de l'intensité au point en notant l'intensité maximale.
Voir l'indiceIndice
Identifier un dispositif à division du front d'onde donnant des interférences non localisées. Déterminer la différence de marche géométrique \delta(M) = (S_2 M) - (S_1 M) \approx ax/D par développement limité paraxial au second ordre.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la méthode de sélection des ondes : l'onde incidente éclaire simultanément deux zones spatialement distinctes d'un même front d'onde.
- Exprimer les distances géométriques O_1 M et O_2 M, puis effectuer un développement limité au premier ordre non nul sachant que D \gg a, |x|, |y|.
- Appliquer la formule de Fresnel pour deux ondes synchrones, cohérentes et de même amplitude.
Voir la réponse courteRéponse courte
Division du front d'onde non localisée ; établissement classique de la différence de marche \delta = ax/D et de l'intensité sinusoïdale I(M) = I_{\text{max}}\cos^2(\pi ax/\lambda D).
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a) Type d'interférences et localisation
- Le faisceau incident éclaire simultanément deux ouvertures distinctes dans l'espace : il s'agit d'une interférence par division du front d'onde.
- Les interférences sont non localisées : les deux ondes diffractées se superposent dans tout le demi-espace z > 0 situé après l'écran percé (champ d'interférences). On peut donc observer des franges sur un écran placé à n'importe quelle distance D.
b) Différence de marche et intensité lumineuse
L'onde incidente plane se propageant selon l'axe Oz sous incidence normale, la surface d'onde incidente coïncide avec le plan des trous z = 0. Les sources secondaires O_1 et O_2 vibrent donc en phase.
En milieu d'indice n = 1, la différence de marche au point M(x,y,D) s'écrit :
Les coordonnées des sources secondaires étant O_1(a/2, 0, 0) et O_2(-a/2, 0, 0), on a :
Dans le cadre de l'approximation paraxiale (D \gg a, |x|, |y|), on effectue un développement limité au premier ordre selon \sqrt{1 + u} \approx 1 + \frac{u}{2} :
Par différence, les termes en D, x^2, a^2 et y^2 se simplifient :
Le déphasage entre les deux ondes au point M vaut :
Les trous étant identiques et éclairés de la même façon, les deux sources secondaires émettent des vibrations scalaires de même intensité unitaire. D'après la formule de Fresnel à deux ondes synchrones, cohérentes et de même intensité, l'intensité s'écrit :
soit finalement :
Résultat
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Il faut justifier la cohérence des sources secondaires, démontrer la formule de Fresnel et la différence de marche, et préciser la division du front d'onde.
« On cite rarement la division du front d’onde et beaucoup pensent que les interférences sont localisées. »
« La différence de marche est souvent donnée sans démonstration. La formule de Fresnel n’est pas établie dans la plupart des copies et la justification par l’existence de deux sources secondaires cohérentes est peu présente. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Notions : interfrange, fente fine, invariance spatiale
a) Décrire ce qu'on doit voir sur l'écran dans le cadre de ces hypothèses et exprimer l'interfrange en fonction de la fréquence d'émission , de et des paramètres géométriques du dispositif. b) Pourquoi, dans ce cadre, peut-on remplacer les deux trous par deux fentes fines identiques parallèles à ? Quel en est l'intérêt ? La figure est-elle transformée si on translate de façon "raisonnable" en bloc les fentes dans leur plan ?
Voir l'indiceIndice
L'interfrange correspond à la variation spatiale \Delta x induisant une variation de phase de 2\pi. Exprimer i = \lambda D/a = c D / (a\nu). L'invariance par translation selon Oy justifie l'utilisation de fentes pour accroître l'éclairement sans altérer le contraste.
Voir la stratégieStratégie
- Pour la description, exploiter le fait que l'intensité I(M) calculée en Q6 ne dépend que de la coordonnée x et est périodique. Relier l'interfrange à la fréquence \nu via la relation de dispersion dans le vide \lambda = c/\nu.
- Pour l'utilisation de fentes, analyser la dépendance selon y et la sommation des intensités issues de différentes tranches de fentes.
- Pour la translation en bloc, décomposer le déplacement dans le plan des fentes selon Oy et Ox et regarder l'effet sur la différence de marche.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de l'interfrange i = cD/(\nu a) ; utilisation de fentes pour accroître le flux lumineux sans brouillage, et translation rigide de la figure d'interférences.
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a) Description de la figure d'interférences et expression de l'interfrange
D'après le résultat de la question Q6, l'intensité sur l'écran s'écrit :
- Cette intensité est indépendante de la coordonnée y : les lignes d'égale intensité sont des droites d'équation x = \text{cste}.
- On observe donc sur l'écran des franges rectilignes, parallèles à l'axe Oy, alternativement brillantes (I = I_{\max}) et sombres (I = 0), avec un contraste unitaire et un profil sinusoïdal selon x.
L'interfrange i est la distance séparant deux franges brillantes successives, correspondant à une variation de la phase de 2\pi :
La lumière se propageant dans l'air assimilé au vide, la longueur d'onde et la fréquence sont reliées par \lambda = \frac{c}{\nu}. On en déduit :
b) Remplacement par deux fentes fines et translation en bloc
Justification du remplacement par des fentes fines : Chaque couple de segments élémentaires (dy_1, dy_2) de même ordonnée y situés sur les fentes se comporte comme une paire de trous d'Young distants de a. Ils produisent un système d'interférences dont l'intensité ne dépend pas de y, centré en x = 0 et de même interfrange i = \frac{\lambda D}{a}.
Les différentes tranches étant mutuellement incohérentes, les intensités s'ajoutent point par point sur l'écran : les systèmes de franges coïncident exactement sans aucun brouillage.
- Intérêt : Des fentes laissent passer une surface d'onde bien plus grande que des trous ponctuels (S_{\text{fente}} \gg S_{\text{trou}}). Cela procure un gain considérable de luminosité, rendant la figure beaucoup plus lumineuse et facile à observer ou enregistrer.
Effet d'une translation en bloc « raisonnable » dans leur plan : Une translation « raisonnable » signifie que les fentes restent à l'intérieur du faisceau incident de rayon R. Décomposons le déplacement en bloc \vec{u} = \Delta x \, \vec{e}_x + \Delta y \, \vec{e}_y :
- Selon Oy : en raison de l'invariance par translation des franges selon Oy, la figure est strictement invariante.
- Selon Ox : la position de la frange centrale (d'ordre zéro, pour laquelle \delta = 0) se trouve sur le plan médiateur des deux fentes, soit en x = \Delta x. Le système de franges subit donc une simple translation globale de \Delta x le long de l'axe Ox, sans aucune déformation ni changement d'interfrange.
La figure n'est donc pas déformée ; elle est simplement translatée de la même quantité \Delta x selon Ox.
Résultat
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L'interfrange doit être identifiée à la période spatiale plutôt que recalculée à partir des positions des franges brillantes.
« Beaucoup de maladresses pour l’interfrange qui n’est pas identifiée à la période spatiale. Les élèves cherchent les positions des franges brillantes et en déduisent i. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 8
ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : cohérence temporelle, longueur de cohérence, contraste
La source est en réalité quasi-monochromatique à profil spectral "rectangulaire" de largeur autour de , avec . Ce profil spectral, en fonction de la fréquence d'émission, est représenté sur la figure 3. On admet que l'intensité émise par une bande spectrale de largeur autour de vaut .
a) Établir l'expression de l'intensité au point en notant l'intensité maximale et montrer qu'elle peut s'écrire sous la forme , avec l'interfrange correspondant à la valeur centrale de la raie. On rappelle que . b) Exprimer la visibilité correspondante. c) Exprimer en fonction de et la longueur de cohérence , c'est-à-dire la plus petite valeur de la différence de marche à partir de laquelle les franges ne sont plus visibles. Vérifier que ce résultat correspond au critère de brouillage des franges portant sur l'ordre d'interférences. On rappelle le lien entre les deux largeurs spectrales . d) Établir la durée des trains d'onde ou temps de cohérence. e) Justifier pourquoi on définit le nombre d'interfranges visibles par . f) Dans le tableau ci-dessous sont indiquées des caractéristiques de sources quasi-monochromatiques. Après l'avoir recopié sur votre copie, le compléter et le commenter.
Voir l'indiceIndice
Intégrer le flux spectral dI(\nu) = J_\nu [1 + \cos(2\pi\nu\delta/c)] d\nu sur la bande [\nu_0 - \Delta\nu/2, \nu_0 + \Delta\nu/2]. Faire émerger la fonction sinus cardinal pour le facteur de visibilité V(M), et annuler ce facteur pour définir la longueur de cohérence L.
Voir la stratégieStratégie
- Les différentes composantes spectrales d'une source thermique ou élargie étant mutuellement incohérentes, leurs intensités s'ajoutent sur l'écran : on intègre l'intensité élémentaire \mathrm{d}I(M) sur l'intervalle de fréquences de la raie.
- La visibilité correspond à l'enveloppe modulant les franges. L'annulation du premier zéro de cette fonction donne la longueur de cohérence L, qu'on relie au temps de cohérence \tau = L/c et au nombre total de franges N = 2L/\lambda_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration spectrale menant à un facteur de visibilité en sinus cardinal, lien entre longueur de cohérence L \sim \lambda_0^2/\Delta\lambda et temps de cohérence.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Expression de l'intensité I(M) :
Deux composantes spectrales de fréquences différentes sont incohérentes entre elles : les intensités s'additionnent. Pour une tranche spectrale élémentaire de fréquence \nu et de largeur \mathrm{d}\nu, l'intensité élémentaire produite au point M s'écrit, d'après le résultat de la question Q6 :
où l'on a posé \mathrm{d}I_{\text{max}} = \frac{I_{\text{max}}}{\Delta\nu}\mathrm{d}\nu pour un profil spectral rectangulaire uniforme sur [\nu_0 - \Delta\nu/2, \nu_0 + \Delta\nu/2].
L'intensité totale est obtenue par intégration sur le domaine spectral :
En utilisant la formule trigonométrique rappelée avec p = \frac{2\pi\delta}{c}\left(\nu_0 + \frac{\Delta\nu}{2}\right) et q = \frac{2\pi\delta}{c}\left(\nu_0 - \frac{\Delta\nu}{2}\right) :
Il vient :
Avec \delta = \frac{ax}{D} et l'interfrange central i = \frac{cD}{a\nu_0} = \frac{\lambda_0 D}{a}, on a \frac{2\pi\nu_0\delta}{c} = \frac{2\pi x}{i}, d'où :
b) Visibilité V(M) :
Par identification avec la relation précédente :
Le contraste effectif des franges est donné en valeur absolue par |V(M)|.
c) Longueur de cohérence L et critère de brouillage :
La visibilité s'annule pour la première fois lorsque l'argument du sinus cardinal atteint \pi :
En utilisant la relation \Delta\nu = \frac{c}{\lambda_0^2}\Delta\lambda, on obtient :
Vérification avec le critère de brouillage : L'ordre d'interférence à la différence de marche \delta pour une longueur d'onde \lambda est p(\lambda) = \delta/\lambda. L'écart d'ordre entre les bords du spectre est :
Le brouillage complet survient pour \Delta p = 1, ce qui redonne exactement \delta = \frac{\lambda_0^2}{\Delta\lambda} = L.
d) Temps de cohérence \tau :
Le temps de cohérence (ou durée des trains d'onde) est le temps mis par la lumière pour parcourir la longueur de cohérence dans le vide :
e) Nombre d'interfranges visibles N :
Les franges d'interférence sont observables tant que |\delta| \leqslant L, c'est-à-dire sur une plage symétrique totale de différence de marche \Delta\delta_{\text{tot}} = 2L autour de la frange centrale (\delta = 0). Comme le passage d'une frange brillante à la suivante correspond à une variation de différence de marche égale à \lambda_0, le nombre total de franges observables est :
f) Tableau récapitulatif et commentaires :
Calculs numériques :
Laser He-Ne :
\begin{aligned} L &= \frac{(632,991 \cdot 10^{-9})^2}{0,001 \cdot 10^{-9}} \approx 0,401\text{ m} \\ \tau &= \frac{0,40068}{3,00 \cdot 10^8} \approx 1,34 \cdot 10^{-9}\text{ s} = 1,34\text{ ns} \\ N &= \frac{2 \times 632,991}{0,001} \approx 1,27 \cdot 10^6 \end{aligned}Raie rouge de l'hydrogène :
\begin{aligned} L &= \frac{(656,2 \cdot 10^{-9})^2}{0,1 \cdot 10^{-9}} \approx 4,31 \cdot 10^{-3}\text{ m} = 4,31\text{ mm} \\ \tau &= \frac{4,306 \cdot 10^{-3}}{3,00 \cdot 10^8} \approx 1,44 \cdot 10^{-11}\text{ s} = 14,4\text{ ps} \\ N &= \frac{2 \times 656,2}{0,1} \approx 1,31 \cdot 10^4 \end{aligned}Lumière blanche filtrée :
\begin{aligned} L &= \frac{(500 \cdot 10^{-9})^2}{20 \cdot 10^{-9}} = 1,25 \cdot 10^{-5}\text{ m} = 12,5\ \mu\text{m} \\ \tau &= \frac{1,25 \cdot 10^{-5}}{3,00 \cdot 10^8} \approx 4,17 \cdot 10^{-14}\text{ s} = 41,7\text{ fs} \\ N &= \frac{2 \times 500}{20} = 50 \end{aligned}
| Source | \lambda_0 (nm) | \Delta\lambda (nm) | \tau (s) | L (m) | N |
| Laser He-Ne | 632,991 | 0,001 | 1,34 \cdot 10^{-9} | 0,401 | 1,27 \cdot 10^6 |
| Raie rouge de l'hydrogène | 656,2 | 0,1 | 1,44 \cdot 10^{-11} | 4,31 \cdot 10^{-3} | 1,31 \cdot 10^4 |
| Lumière blanche filtrée | 500 | 20 | 4,17 \cdot 10^{-14} | 1,25 \cdot 10^{-5} | 50 |
Commentaires :
- Le laser He-Ne présente une cohérence temporelle remarquable (L \approx 40\text{ cm}) permettant d'observer plus d'un million de franges sans contrainte sévère d'égalisation des bras.
- Pour une raie spectrale classique, la longueur de cohérence est millimétrique, ce qui impose de travailler à faible différence de marche.
- Pour une lumière blanche filtrée, L est micrométrique : le brouillage est très rapide (quelques dizaines de franges seulement), nécessitant un réglage au contact optique (\delta \approx 0).
Résultat
Question 9
ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
Notions : interférence à trois ondes, réseau de diffraction, tracé de rayons
Une troisième fente, identique au deux autres, parallèle à , est placée en . Le plan des trois fentes est placé orthogonalement à l'axe de révolution commun de deux lentilles minces convergentes de distance focale . La lumière provient d'une fente source monochromatique, parallèle aux fentes diffractantes, placée au foyer principal objet de la première lentille (lentille d'entrée). L'écran d'observation est confondu avec le plan focal image de la seconde lentille (lentille de sortie), placée en aval du plan percé.
a) Faire une représentation schématique du montage. b) Représenter les cheminements des trois rayons qui interfèrent en un point de l'écran. c) Établir la nouvelle fonction intensité en posant . On fera figurer l'intensité qui correspondrait à celle d'une fente unique identique. d) Représenter, sur un même graphe, les fonctions intensités pour les deux fentes de la question Q7. et pour les trois fentes de la question Q9. en fonction de la variable sur l'intervalle . e) Commenter en comparant la luminosité et la largeur des zones les plus brillantes. f) On donne sur la photo 2 ce qu'on voit sur l'écran pour une lumière monochromatique rouge de longueur d'onde . À partir de cette photo 2, évaluer la distance entre les deux fentes en considérant que seule la zone comprise entre les abscisses et correspond au calcul de l'intensité tel qu'il a été fait, c'est-à-dire sans tenir compte de la largeur des fentes diffractantes.
Voir l'indiceIndice
Dans le plan focal image d'une lentille, la différence de phase entre deux fentes consécutives distantes de a vaut \varphi = 2\pi ax/(\lambda f'). Sommer les trois amplitudes complexes \underline{s}_k = s_0 \exp(j k\varphi) pour k \in \{-1,0,1\} et élever au carré le module.
Voir la stratégieStratégie
- Réaliser un schéma d'optique géométrique rigoureux avec la fente source au foyer objet de la première lentille, le plan des fentes, la seconde lentille et l'écran dans son plan focal image.
- Exprimer le déphasage entre fentes consécutives grâce au théorème de Malus ou à la différence de marche en aval du réseau, puis sommer les amplitudes complexes pour obtenir l'intensité.
- Comparer l'intensité à 2 et 3 ondes sur [0, 2\pi] et interpréter l'effet de l'augmentation du nombre de fentes sur l'intensité maximale et la finesse des pics.
- Identifier sur la photo 2 l'interfrange i entre maxima principaux dans le lobe central de diffraction pour en déduire le pas du réseau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Sommation de trois amplitudes pour former I(\varphi) = I_0(1+2\cos\varphi)^2, mise en évidence de franges plus fines et plus lumineuses, et mesure de a sur cliché.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Schéma du montage optique
La fente source S est placée au foyer principal objet F_1 de la lentille d'entrée L_1 (f'=50\text{ cm}). Elle éclaire le plan des trois fentes sous forme d'une onde plane en incidence normale (faisceau parallèle à l'axe optique Oz). La lentille de sortie L_2 (f'=50\text{ cm}) forme l'image d'interférence à l'infini dans son plan focal image où se trouve l'écran.
b) Cheminement des trois rayons interférant en M
Les trois fentes S_1, S_2, S_3 se comportent comme des sources secondaires cohérentes en phase. Pour atteindre un point M(x) du plan focal image de L_2, les rayons émergent des fentes parallèlement entre eux, sous un angle d'inclinaison \theta \approx \frac{x}{f'}. La lentille L_2 fait converger ces rayons mutuellement parallèles en son foyer secondaire M.
c) Expression de la nouvelle fonction intensité I(\varphi)
Considérons un réseau régulier de trois fentes équidistantes de période a (fentes situées en x_1 = a, x_2 = 0, x_3 = -a), ce qui assure la cohérence avec la variable \varphi = 2\pi\frac{ax}{\lambda f'} et la question Q10.
La différence de marche entre deux fentes consécutives dans la direction \theta \approx \frac{x}{f'} vaut :
Le déphasage associé entre deux fentes successives est :
En prenant la fente centrale S_2 comme référence de phase, les amplitudes complexes associées aux trois fentes s'écrivent :
L'amplitude complexe totale au point M est donc :
L'intensité I(\varphi) = |\underline{s}_{\text{tot}}(M)|^2 reçue en M vaut ainsi, avec I_0 = s_0^2 l'intensité produite par une fente unique :
d) Tracé comparatif des intensités sur [0, 2\pi]
Pour 2 fentes séparées de a (Q7) : I_2(\varphi) = 4I_0\cos^2\left(\frac{\varphi}{2}\right) = 2I_0(1+\cos\varphi).
- Maxima en \varphi = 0 et \varphi = 2\pi : I_2 = 4I_0 ;
- Zéro en \varphi = \pi : I_2 = 0.
Pour 3 fentes (Q9) : I_3(\varphi) = I_0(1+2\cos\varphi)^2.
- Maxima principaux en \varphi = 0 et \varphi = 2\pi : I_3 = 9I_0 ;
- Zéros pour 1+2\cos\varphi = 0 \iff \varphi = \frac{2\pi}{3} et \varphi = \frac{4\pi}{3} ;
- Maximum secondaire pour \varphi = \pi : I_3(\pi) = I_0(1-2)^2 = I_0.
e) Commentaires comparatifs
- Luminosité : L'intensité au centre des franges brillantes principales passe de 4I_0 pour deux fentes à 9I_0 pour trois fentes, soit une augmentation d'un facteur \frac{9}{4} = 2,25. L'énergie lumineuse est davantage concentrée sur les maxima principaux.
- Largeur des zones brillantes : La largeur angulaire du pic principal (mesurée entre les deux premiers zéros encadrant le pic) passe de \Delta\varphi = 2\pi pour 2 fentes (zéros en \pm\pi) à \Delta\varphi = \frac{4\pi}{3} pour 3 fentes (zéros en \pm \frac{2\pi}{3}). Les franges brillantes sont donc plus fines et plus contrastées.
f) Évaluation de la distance entre deux fentes consécutives
Sur la photo 2, le profil présente des maxima principaux très lumineux alternant avec des maxima secondaires moins intenses. La zone [-2{,}1\text{ mm}\,,\, +2{,}1\text{ mm}] correspond au lobe central de diffraction par une fente élémentaire.
Entre x = 0 et le premier zéro de diffraction x_1 = 2{,}1\text{ mm}, on dénombre exactement 3 interfranges d'interférence (les maxima principaux se situent en x = 0, x \approx 0{,}70\text{ mm}, x \approx 1{,}40\text{ mm}, et le troisième à x = 2{,}1\text{ mm} est éteint par le zéro de diffraction).
L'interfrange principal vaut donc :
Comme l'interfrange est relié au pas a du réseau par i = \frac{\lambda f'}{a}, on en déduit :
Application numérique avec \lambda = 633\text{ nm} = 633\cdot 10^{-9}\text{ m}, f' = 0{,}50\text{ m} et i = 0{,}70\cdot 10^{-3}\text{ m} :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Menez le calcul avec soin, tracez et légendez correctement le graphe, et exploitez la photo 2 pour répondre à la sous-question f.
« Le calcul est souvent maladroit pour les fentes. La représentation graphique demandée n’est pas souvent tracée et elle est souvent mal légendée. Ceux qui ont les bons résultats n’exploitent quasiment jamais la photo 2 pour répondre à la question f. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Partie III : Diffraction par un réseau et effet Talbot en optique
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 10 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : interférence à n ondes, réseau de diffraction, pouvoir de résolution
On se place dans le cas de fentes identiques parallèles à (figure 4) équidistantes (période ). La source ponctuelle , supposée rigoureusement monochromatique de longueur d'onde est placée au foyer objet d'une lentille mince convergente de distance focale . On observe en sortie sur un écran placé dans le plan focal image d'une seconde lentille mince de distance focale et de centre optique . On note l'axe optique commun des deux lentilles.
a) Faire une représentation du système optique et représenter le cheminement d'un rayon depuis la source jusqu'en un point de l'écran d'observation. On pose . b) Établir que la fonction intensité peut s'écrire sous la forme
en notant l'intensité qui correspondrait à celle d'une fente unique identique. c) En déduire les valeurs de qui annulent le numérateur de la fonction . En déduire les valeurs de qui donnent des maxima d'intensité et celles qui donnent des zéros d'intensité. Combien existe-t-il de zéros d'intensité entre deux maximums d'intensité successifs ? d) Établir le rapport de l'intensité des franges les plus brillantes à celle produite par une seule fente identique éclairée de la même façon. e) Déterminer la « largeur » des franges brillantes. f) Commenter en généralisant votre réponse à la question Q9.e.
Voir l'indiceIndice
Calculer la somme géométrique des N ondes cohérentes de déphasage régulier \varphi. Les zéros surviennent pour N\varphi/2 = p\pi (avec p non multiple de N). La largeur du pic central se déduit de l'écart entre ses deux premiers zéros.
Voir la stratégieStratégie
- Pour la question a), schématiser le montage de diffraction à l'infini (montage de Fraunhofer à deux lentilles) et tracer la marche d'un rayon de la source jusqu'à l'écran.
- Pour la question b), additionner les amplitudes scalaires complexes issues des N sources secondaires synchrones et équidistantes en factorisant par l'angle moitié, puis en déduire l'intensité.
- Pour les questions c) à f), analyser la fonction d'interférence à N ondes : conditions d'annulation, maxima principaux, finesse (1/N) et intensité de crête (N^2).
Voir la réponse courteRéponse courte
Sommation géométrique d'amplitudes pour N fentes : fonction d'interférence en sinus cardinal discret, maxima principaux en N^2 I_0 séparés par N-1 zéros.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Schéma du système optique et marche d'un rayon
La source ponctuelle S est au foyer objet de la première lentille L_1 : elle produit un faisceau parallèle (onde plane en incidence normale sur le réseau). La lentille L_2 focalise les rayons diffractés sous un même angle \theta en un point M(x,y,f') de son plan focal image, avec \theta \approx x/f' dans l'approximation paraxiale.
b) Établissement de la fonction intensité I(\varphi)
Chaque fente se comporte comme une source secondaire émettant une onde synchrone d'amplitude s_0. Pour un point M d'abscisse x, deux fentes successives distantes de a présentent une différence de marche \delta = a\sin\theta \approx \frac{ax}{f'}, d'où un déphasage uniforme :
L'amplitude complexe résultante au point M s'écrit comme la somme d'une suite géométrique de raison \mathrm{e}^{-j\varphi} :
L'intensité étant proportionnelle au carré du module de l'amplitude (I_0 \propto s_0^2), on obtient :
c) Zéros et maxima de la fonction intensité
Annulation du numérateur : Le numérateur s'annule lorsque :
\sin\left(N\frac{\varphi}{2}\right) = 0 \iff N\frac{\varphi}{2} = p\pi \iff \varphi = \frac{2p\pi}{N}, \quad p \in \mathbb{Z}Maxima principaux d'intensité : Lorsque le dénominateur s'annule également, c'est-à-dire pour \sin(\varphi/2) = 0, soit \varphi = 2m\pi avec m \in \mathbb{Z} (ce qui correspond à p = mN) :
\lim_{\varphi \to 2m\pi} \frac{\sin(N\varphi/2)}{\sin(\varphi/2)} = \pm N \implies I(2m\pi) = N^2 I_0Les maxima principaux d'intensité sont donc obtenus pour :
\boxed{\varphi_{\max} = 2m\pi, \quad m \in \mathbb{Z}}Zéros d'intensité : Les zéros d'intensité correspondent aux zéros du numérateur qui ne sont pas des zéros du dénominateur, c'est-à-dire pour p non multiple de N :
\boxed{\varphi_{\text{zéro}} = \frac{2p\pi}{N}, \quad p \in \mathbb{Z} \setminus N\mathbb{Z}}Nombre de zéros entre deux maxima successifs : Entre le maximum d'ordre m=0 (\varphi=0) et le maximum d'ordre m=1 (\varphi=2\pi), l'entier p prend les valeurs 1, 2, \dots, N-1. Il existe donc :
\boxed{N-1 \text{ zéros d'intensité entre deux maxima successifs}}
d) Rapport d'intensité H
L'intensité d'une frange principale la plus brillante vaut I_{\max} = N^2 I_0, alors qu'une fente seule produit au même point l'intensité I_0. Le rapport demandé vaut donc :
e) Largeur \delta\varphi des franges brillantes
La largeur d'une frange brillante principale est classiquement définie par l'écart angulaire en phase entre les deux premiers zéros d'intensité qui l'encadrent (autour de \varphi=0, ces zéros sont en \varphi = \pm \frac{2\pi}{N}) :
(Remarque : si l'on définit la demi-largeur au premier zéro, on obtient \delta\varphi/2 = \frac{2\pi}{N}.)
f) Commentaire et généralisation de la question Q9.e
À la question Q9.e, le passage de N=2 à N=3 fentes montrait un rehaussement de la brillance (I_{\max} = 9I_0 au lieu de 4I_0) et un rétrécissement des franges. Pour N fentes quelconques :
- La brillance de crête des maxima principaux varie en N^2 : la lumière est fortement concentrée.
- La largeur des pics varie en 1/N : plus N est grand, plus les franges d'interférence sont fines et piquées.
Pour un réseau comportant plusieurs milliers de traits (N \gg 1), les franges brillantes deviennent des raies spectrales extrêmement lumineuses et étroites, séparées par de larges plages sombres, ce qui confère au réseau un pouvoir de résolution spectral exceptionnel.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le jury attendait une étude rigoureuse exploitant le cours sur la largeur des pics d'intensité et traitant le lien avec le cas N = 3.
« Le résultat était donné : il correspond au cours. Malgré cela peu d’études sérieuses et donc peu de réponses exactes. La partie question de cours sur la largeur des pics d’intensité n’est pas exploitée. Le retour sur le cas N = 3 n’est pas vraiment fait. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : formule des réseaux, ordre de diffraction, différence de marche
Le résultat obtenu en Q10.c pour les maxima d'intensité, établi dans le cadre de l'approximation de Gauss, peut être réécrit sous la forme avec entier relatif. Elle est appelée "formule du réseau" et elle reste valable pour des rayons non paraxiaux. Justifier, sans calcul de l'intensité, cette formule. Comment nomme-t-on l'entier ? Comment doit-on modifier la formule si la situation n'est plus en incidence normale ?
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition d'interférences constructives à l'infini : la différence de chemin optique entre deux fentes adjacentes doit valoir un nombre entier de longueurs d'onde. Sous incidence inclinée i, la différence de marche devient \delta = a(\sin\theta - \sin i).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer géométriquement la différence de marche \delta entre deux fentes consécutives pour un angle de diffraction quelconque \theta, puis écrire la condition d'interférences totalement constructives \delta = n\lambda.
- Identifier la dénomination physique de l'entier relatif n.
- Généraliser le calcul du chemin optique au cas où le faisceau incident arrive sous un angle d'incidence i non nul par rapport à la normale au réseau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'interférences constructives entre motifs voisins a\sin\theta_n = n\lambda, définition de l'ordre n, et généralisation a(\sin\theta_n - \sin\theta_i) = n\lambda en incidence oblique.
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1. Justification de la formule du réseau sans calcul d'intensité
En incidence normale, le front d'onde incident est parallèle au plan du réseau : toutes les fentes sont donc éclairées en phase.
Considérons deux fentes consécutives distantes de a. Dans une direction faisant un angle \theta avec l'axe optique normal au réseau (Oz), le front d'onde émergent est orthogonal aux rayons diffractés. La différence de marche géométrique entre les rayons émis par deux fentes adjacentes vaut :
Toutes les ondes issues des différentes fentes interfèrent de manière totalement constructive si et seulement si les vibrations lumineuses sont en phase, soit :
On en déduit directement la relation :
2. Dénomination de l'entier n
L'entier relatif n est appelé l'ordre d'interférence (ou ordre de diffraction).
3. Modification en incidence oblique
Si l'onde incidente arrive sur le réseau sous un angle d'incidence i par rapport à la normale (mesuré dans le plan (xOz) avec la même convention d'orientation algébrique que \theta), les fentes ne sont plus éclairées en phase :
- la différence de marche en amont du réseau vaut -a \sin i ;
- la différence de marche en aval vaut +a \sin\theta.
La différence de marche totale entre deux fentes consécutives est donc :
La condition de maxima principaux d'interférence s'écrit alors :
Résultat
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : onde plane progressive monochromatique, champ électromagnétique, vecteur de poynting
On suppose que l'onde électromagnétique incidente, associée à un rayon issu de la source ponctuelle à l'infini dans la direction , se propageant dans l'air d'indice unité est caractérisée par un champ électrique en notation complexe :
avec et grandeurs constantes, uniformes et réelles et le vecteur d'onde uniforme.
a) Indiquer les caractéristiques de cette onde incidente, en précisant sa polarisation, son caractère harmonique, sa planéité et l'expression du vecteur . b) Quel est le champ magnétique complexe associé au champ électrique incident ? c) Que vaut, pour l'onde incidente, l'expression du vecteur de Poynting moyen : ?
Voir l'indiceIndice
Préciser la direction du vecteur de propagation \vec{k}_i = (\omega/c)\vec{e}_z, la direction rectiligne du champ électrique (\vec{e}_y). Utiliser la relation de structure des ondes planes \vec{B}_i = (\vec{k}_i \wedge \vec{E}_i)/\omega et \vec{\Pi} = \frac{1}{2\mu_0}\mathrm{Re}(\underline{\vec{E}} \wedge \underline{\vec{B}}^*).
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'expression du champ électrique complexe pour en déduire la nature de l'onde (harmonique, plane, polarisation rectiligne) et exprimer \vec{k}_i grâce à la relation de dispersion dans le vide.
- Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday sous forme complexe, ou la structure de l'onde plane progressive, pour relier \underline{\vec{B}}_i à \underline{\vec{E}}_i.
- Calculer le vecteur de Poynting moyen à l'aide de la formule complexe \langle\vec{\Pi}\rangle = \frac{1}{2\mu_0}\operatorname{Re}\left(\underline{\vec{E}}\wedge\underline{\vec{B}}^*\right).
Voir la réponse courteRéponse courte
Caractérisation d'une OPPM polarisée selon Oy, déduction du champ magnétique par relation de structure et expression de la moyenne du vecteur de Poynting.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Caractéristiques de l'onde incidente :
- Caractère harmonique : la dépendance temporelle est purement sinusoïdale de pulsation \omega constante, l'onde est donc monochromatique de fréquence \nu = \frac{\omega}{2\pi}.
- Planéité : la phase \varphi(M,t) = \omega t - \vec{k}_i \cdot \vec{OM} est uniforme sur tout plan orthogonal à \vec{k}_i, et l'amplitude E_0 est spatialement constante. Il s'agit d'une onde plane progressive.
- Polarisation : le champ électrique est colinéaire au vecteur unitaire fixe \vec{e}_y en tout point et à tout instant : l'onde présente une polarisation rectiligne selon l'axe Oy.
- Expression du vecteur d'onde : le faisceau se propage selon les z croissants dans l'air (assimilé au vide d'indice n=1), avec la relation de dispersion k_i = \frac{\omega}{c} = \frac{2\pi}{\lambda}. Le vecteur d'onde s'écrit donc :
b) Champ magnétique complexe associé :
Dans le vide, pour une onde plane progressive harmonique de vecteur d'onde \vec{k}_i, l'équation de Maxwell-Faraday \vec{\nabla}\wedge\underline{\vec{E}}_i = -\frac{\partial \underline{\vec{B}}_i}{\partial t} conduit à :
Compte tenu de \vec{e}_z \wedge \vec{e}_y = -\vec{e}_x, on obtient :
c) Vecteur de Poynting moyen :
Le vecteur de Poynting moyen pour des champs en notation complexe s'exprime par :
Le produit vectoriel des amplitudes complexes vaut :
Sachant que \frac{1}{\mu_0 c} = \varepsilon_0 c, on en déduit :
Le flux d'énergie moyen est uniforme et dirigé dans le sens de propagation \vec{e}_z.
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : interférence à n ondes, onde électromagnétique, phase
On s'intéresse au champ électrique complexe, en un point infiniment éloigné, associé à un rayon diffracté, dans la direction , telle que avec entier relatif. On admet que l'amplitude de celui-ci est proportionnelle à avec un coefficient de proportionnalité ne dépendant que de :
a) Comparer les caractéristiques (amplitude, direction et phase) du champ électrique, en un point infiniment éloigné, de l'onde passée par une fente du réseau et de l'onde passée par une autre fente du réseau et diffractée dans la même direction. b) Conclure sur le champ électrique complexe résultant , c'est-à-dire associé à l'ensemble des rayons passés par les fentes et diffractés dans la même direction .
Voir l'indiceIndice
Dans une direction d'interférence constructive \theta_n, les rayons issus de toutes les fentes sont rigoureusement en phase. L'amplitude complexe totale est donc la somme arithmétique de N termes identiques.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser chaque caractéristique (amplitude, polarisation, phase) de l'onde issue d'une fente quelconque par rapport à une fente de référence dans la direction d'observation \theta_n.
- Appliquer le principe de superposition pour sommer les contributions des N fentes en tenant compte de l'interférence constructive.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dans les directions privilégiées \theta_n, les ondes diffractées issues des N fentes sont en phase et s'additionnent constructivement en amplitude : \vec{E}_{dT} = N\vec{E}_d.
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a) Comparaison des caractéristiques des ondes diffractées :
- Direction (polarisation) : Le champ incident étant polarisé rectilignement selon \vec{e}_y, les ondes diffractées par les fentes, identiques et invariantes par translation selon l'axe Oy, conservent la même polarisation rectiligne suivant \vec{e}_y.
- Amplitude : Toutes les fentes étant identiques et éclairées uniformément par la même onde plane incidente d'amplitude E_0, l'amplitude complexe diffractée par chaque fente dans la direction \theta_n est identique et vaut |\underline{\alpha}(\theta_n)| E_0.
Phase : La différence de marche entre les rayons diffractés par deux fentes successives séparées de la distance a dans la direction \theta_n s'écrit \delta = a \sin\theta_n. Le déphasage correspondant vaut :
\Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda}\delta = \frac{2\pi}{\lambda} a \sin\theta_nOr, dans la direction considérée, la condition du réseau est vérifiée : \sin\theta_n = n\frac{\lambda}{a} avec n \in \mathbb{Z}. D'où :
\Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda} a \left(n\frac{\lambda}{a}\right) = 2n\pi \equiv 0 \pmod{2\pi}Le déphasage entre deux fentes consécutives est un multiple entier de 2\pi : les ondes issues des différentes fentes parviennent donc rigoureusement en phase en tout point situé à l'infini dans la direction \theta_n.
b) Champ électrique complexe résultant :
D'après le principe de superposition, le champ électrique diffracté total \underline{\vec{E}_{dT}} est la somme des champs issus des N fentes. Puisque les N ondes possèdent la même polarisation, la même amplitude et sont en phase (interférence totalement constructive) :
Soit explicitement :
Résultat
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Question plus délicate mais abordée avec de bonnes réponses par les candidats plus à l'aise en électromagnétisme.
« Plus de difficultés mais encore de bonnes réponses. Les élèves sont plus à l’aise en électromagnétisme qu’en optique. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : vecteur de poynting, réseau de diffraction, formule des réseaux
a) Que vaut en un point infiniment éloigné dans la direction l'expression du vecteur de Poynting moyen associé à l'onde résultante issue des fentes ? On l'exprimera en fonction de , et de . b) En déduire le lien entre le rapport évoqué en Q10.d et le nombre de fentes éclairées. c) Application : calculer le rapport pour un réseau de éclairé par un faisceau cylindrique de rayon . d) Indiquer dans quelles directions on obtiendra différents "ordres" de l'onde diffractée en complétant le tableau ci-dessous (en appliquant au réseau la "formule du réseau" donnée avant la question Q12). On exprimera les résultats en degrés angulaires.
Voir l'indiceIndice
L'amplitude du champ étant multipliée par N, le vecteur de Poynting (proportionnel au carré du champ) est multiplié par N^2. Dénombrer le nombre de traits éclairés sur le diamètre utile 2r du faisceau par N = 2r \cdot p.
Voir la stratégieStratégie
- Pour déterminer le vecteur de Poynting moyen de l'onde résultante, on utilise la structure d'onde plane progressive monochromatique diffractée dans la direction \theta_n et l'expression du champ électrique total issue de Q13.b.
- Le rapport d'intensité H compare l'éclairement maximal du réseau à N fentes à celui d'une fente unique.
- Le nombre de fentes éclairées se déduit de la largeur du faisceau (son diamètre 2r) et de la densité de traits p.
- Les angles de diffraction se calculent par la formule du réseau \sin\theta_n = n p \lambda.
Voir la réponse courteRéponse courte
Flux d'énergie proportionnel à N^2, calcul du nombre de fentes éclairées N = 200 d'où H = 4\cdot 10^4, puis calcul des angles des premiers ordres diffractés.
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a) D'après la question Q13.b, le champ électrique complexe résultant en un point M à l'infini dans la direction \theta_n s'écrit :
L'onde diffractée à l'infini est une onde plane progressive harmonique se propageant selon le vecteur unitaire \vec{u}_n = \frac{\vec{k}_d}{k} = \sin\theta_n \vec{e}_x + \cos\theta_n \vec{e}_z. Son champ magnétique associé est :
Le vecteur de Poynting moyen vaut ainsi :
Or \|\underline{\vec{E}_{dT}}\|^2 = N^2 |\underline{\alpha}|^2 E_0^2 et d'après Q12.c, \vec{\Pi}_0(M) = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c}\,\vec{e}_z, dont la norme est \Pi_0 = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c}. On en déduit :
En identifiant la norme de \vec{\Pi}_0(M), ou dans l'approximation paraxiale où \vec{u}_n \approx \vec{e}_z, cette relation s'écrit :
b) L'intensité lumineuse d'une direction de diffraction est directement proportionnelle à la norme du vecteur de Poynting moyen. Pour une seule fente (N=1), on a \Pi_1 = |\underline{\alpha}|^2 \Pi_0. Pour N fentes en interférence constructive (direction d'un maximum principal \theta_n), on a \Pi_N = N^2 |\underline{\alpha}|^2 \Pi_0. Le rapport de surintensité H introduit en Q10.d est donc :
c) Le faisceau cylindrique incident possède un rayon r = 1{,}0\text{ mm}, soit un diamètre (largeur éclairée sur le réseau) :
Le pas du réseau est a = \frac{1}{p} = \frac{1}{100\text{ mm}^{-1}} = 10\ \mu\text{m}. Le nombre de fentes éclairées est donc :
On en déduit la valeur du rapport H :
d) La formule du réseau en incidence normale s'écrit :
Avec \lambda = 632{,}8\text{ nm} = 6{,}328 \cdot 10^{-7}\text{ m} et p = 100\text{ mm}^{-1} = 10^5\text{ m}^{-1} :
Calculons les angles pour les différents ordres :
- Ordre n=0 : \sin\theta_0 = 0 \implies \theta_0 = 0^\circ
- Ordre n=1 : \sin\theta_1 = 0{,}06328 \implies \theta_1 = \arcsin(0{,}06328) \approx 3{,}63^\circ
- Ordre n=2 : \sin\theta_2 = 2 \times 0{,}06328 = 0{,}12656 \implies \theta_2 = \arcsin(0{,}12656) \approx 7{,}27^\circ
- Ordre n=3 : \sin\theta_3 = 3 \times 0{,}06328 = 0{,}18984 \implies \theta_3 = \arcsin(0{,}18984) \approx 10{,}94^\circ
On complète le tableau demandé :
| Ordre n | 0 | 1 | 2 | 3 |
| \theta_n | \mathbf{0^\circ} | \mathbf{3{,}63^\circ} | \mathbf{7{,}27^\circ} | \mathbf{10{,}94^\circ} |
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : vecteur d'onde, relation de dispersion, réseau de diffraction
Exprimer, pour le réseau de pas , les composantes et du vecteur d'onde des directions qui correspondent aux maxima d'intensité, en fonction de , et de .
Voir l'indiceIndice
Projeter le vecteur d'onde \vec{k} de norme k = 2\pi/\lambda sur les axes Ox et Oz à partir de l'angle \theta_n vérifiant \sin\theta_n = n\lambda/a, et en déduire k_{n,z} = \sqrt{k^2 - k_{n,x}^2}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection du vecteur d'onde selon les axes : k_{n,x} = 2\pi n/a et k_{n,z} = \frac{2\pi}{\lambda}\sqrt{1-(n\lambda/a)^2} déduits de la relation de dispersion dans le vide.
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Dans l'air d'indice n_{\text{air}} = 1, la pulsation \omega et le vecteur d'onde \vec{k} d'une onde plane monochromatique sont reliés par la relation de dispersion :
D'après la figure 4, l'axe Oz correspond à l'axe normal au réseau et les fentes sont parallèles à Oy. Les ondes diffractées se propagent donc dans le plan (xOz). Pour la direction diffractée d'ordre n, l'angle \theta_n est repéré par rapport à l'axe Oz, de sorte que :
D'après la formule du réseau établie à la question précédente (Q11) pour une onde incidente normale, les directions associées aux maxima d'intensité vérifient :
On en déduit l'expression de la composante selon Ox :
Pour la composante selon Oz, en tenant compte du fait que l'onde se propage vers les z > 0 (\cos\theta_n > 0) :
On obtient finalement :
Résultat
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Question peu réussie et menée à son terme par très peu de candidats.
« Traitée entièrement uniquement par quelques candidats. Peu réussie. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : diffraction de fraunhofer, série de fourier, réseau de diffraction
Dans le traitement fait précédemment, la largeur des fentes n'a pas été prise en compte. Pour corriger la démarche, on fait l'hypothèse que l'onde émergente du réseau est une superposition d'ondes cohérentes qui, dans le cadre de la diffraction, fournit l'amplitude complexe résultante sous la forme :
avec les coefficients égaux à pour entier relatif non nul et à pour l'ordre nul et une constante réelle. Commenter la forme proposée, puis écrire la forme de l'amplitude complexe en utilisant la forme de donnée ci-dessus et les expressions des composantes du vecteur d'onde obtenues en Q15.
Voir l'indiceIndice
Interpréter la relation comme une superposition d'ondes planes diffractées par le réseau, pondérées par les coefficients de Fourier C_n de la fonction de transmission périodique du réseau.
Voir la stratégieStratégie
- Pour le commentaire physique, identifier la nature mathématique de l'expression (décomposition en série de Fourier spatiale) et sa signification physique (superposition cohérente d'ondes planes progressives harmoniques associées aux différents ordres de diffraction).
- Injecter directement les expressions des composantes k_{n,x} et k_{n,z} établies à la question précédente Q15 dans l'expression de l'amplitude complexe \underline{A}(x,z,t).
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Interprétation de l'onde émergente comme décomposition en série de Fourier spatiale de la transmission périodique du réseau et réécriture de l'amplitude totale.
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1. Commentaire de la forme proposée
- Superposition d'ondes planes : Chaque terme de la somme, pondéré par le coefficient C_n, est de la forme \exp j(\omega t - \vec{k}_n \cdot \vec{r}) avec \vec{k}_n = k_{n,x}\vec{e}_x + k_{n,z}\vec{e}_z. Il représente une onde plane progressive harmonique monochromatique de pulsation \omega, se propageant dans la direction de diffraction \theta_n d'ordre n.
Décomposition en série de Fourier : Le réseau étant spatialement périodique de période a selon Ox, sa fonction de transmission en amplitude se décompose en série de Fourier. Les coefficients C_n sont précisément les coefficients de Fourier d'un peigne de fentes créneaux de période a et d'ouverture \varepsilon :
C_0 = \frac{\varepsilon}{a} \quad \text{et} \quad C_n = \frac{\sin\left(\frac{n\pi\varepsilon}{a}\right)}{n\pi} \quad (n \neq 0)- Interférences constructives : Seules les ondes planes se propageant dans les directions discrètes fixées par la condition de réseau interfèrent de façon constructive et transportent l'énergie à grande distance ; l'amplitude totale résulte donc de la superposition cohérente de ces différents ordres.
2. Expression de l'amplitude complexe
D'après la question Q15, les composantes du vecteur d'onde s'écrivent :
En substituant ces expressions dans celle de \underline{A}(x,z,t), il vient :
Résultat
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Partie difficile dont les calculs guidés ont décontenancé les candidats.
« Il s’agit peut-être de la partie la plus difficile avec des calculs guidés mais qui ont décontenancés les candidats. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : effet talbot, auto-imagerie, interférence
On suppose que la largeur de chaque fente est petite devant le pas du réseau . On peut alors montrer que l'amplitude complexe dans le cadre de cette approximation vaut :
en posant égal à la partie entière de .
Dans la suite, on pourra utiliser le fait que puisque est un entier .
a) Écrire l'amplitude , l'amplitude et l'amplitude en fonction de , , , , et de . b) Justifier l'effet Talbot, c'est-à-dire le fait qu'on retrouve l'image du réseau à la distance avec un décalage à préciser tandis qu'à la distance on retrouve l'image du réseau non décalée (auto-image).
Voir l'indiceIndice
Développer le terme de propagation en z à l'ordre deux en (n\lambda/a). Pour z = z_T/2, faire apparaître un facteur de phase \exp(j\pi n) = (-1)^n = \exp(-j\pi n), correspondant à une translation spatiale de a/2. Pour z = z_T, le facteur devient \exp(j 2\pi n) = 1.
Voir la stratégieStratégie
- Réécrire le terme de phase dans la somme en séparant la partie dépendant de z et celle dépendant de x.
- Évaluer successivement l'expression en z=0, z = \frac{z_T}{2} = \frac{a^2}{\lambda} et z = z_T = \frac{2a^2}{\lambda} en utilisant les propriétés des exponentielles pour n \in \mathbb{Z}.
- Identifier dans chaque cas la dépendance spatiale selon x pour en déduire la restitution du profil de transmittance du réseau (auto-image) avec ou sans décalage spatial.
Voir la réponse courteRéponse courte
Approximation paraxiale montrant qu'en z_T/2 = a^2/\lambda l'image est décalée d'un demi-pas et qu'en z_T = 2a^2/\lambda le réseau s'auto-reproduit à l'identique.
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L'amplitude complexe s'écrit, en développant le terme dans l'exponentielle sous la somme :
a) Expressions des amplitudes aux différentes cotes z :
Pour z=0 :
\boxed{\underline{A}(x,0,t) = \alpha_0 \exp(j\omega t) \sum_{n=-q}^{q} C_n \exp\left(-j\frac{2\pi n x}{a}\right)}Cette amplitude correspond, à un facteur près, au profil de transmission du réseau tronqué aux ordres |n| \leqslant q.
Pour z = \frac{1}{2}z_T = \frac{a^2}{\lambda} :
Le terme de phase longitudinal interne vaut \pi \frac{\lambda n^2}{a^2} \left(\frac{a^2}{\lambda}\right) = \pi n^2. D'après l'indication de l'énoncé, pour tout entier n :\exp\left(j\pi n^2\right) = \exp\left(-j\pi n^2\right) = \exp(-j\pi n) = (-1)^n.On a donc :
\underline{A}\left(x, \frac{a^2}{\lambda}, t\right) = \alpha_0 \exp j\left(\omega t - \frac{2\pi a^2}{\lambda^2}\right) \sum_{n=-q}^{q} C_n \exp(-j\pi n)\exp\left(-j\frac{2\pi n x}{a}\right).En factorisant -j\frac{2\pi n}{a}, le terme sous la somme s'écrit \exp\left[-j\frac{2\pi n}{a}\left(x + \frac{a}{2}\right)\right] (ou de manière équivalente avec x - \frac{a}{2} car \exp(j\pi n) = \exp(-j\pi n)) :
\boxed{\underline{A}\left(x, z = \frac{1}{2}z_T = \frac{a^2}{\lambda}, t\right) = \alpha_0 \exp j\left(\omega t - \frac{2\pi a^2}{\lambda^2}\right) \sum_{n=-q}^{q} C_n \exp\left[-j\frac{2\pi n}{a}\left(x - \frac{a}{2}\right)\right]}Pour z = z_T = \frac{2a^2}{\lambda} :
Le terme de phase interne vaut \pi \frac{\lambda n^2}{a^2} \left(\frac{2a^2}{\lambda}\right) = 2\pi n^2. Puisque n est entier, n^2 \in \mathbb{Z}, donc :\exp\left(j 2\pi n^2\right) = 1.On obtient ainsi :
\boxed{\underline{A}(x, z = z_T, t) = \alpha_0 \exp j\left(\omega t - \frac{4\pi a^2}{\lambda^2}\right) \sum_{n=-q}^{q} C_n \exp\left(-j\frac{2\pi n x}{a}\right)}
b) Justification de l'effet Talbot : L'intensité lumineuse observée est proportionnelle au carré du module de l'amplitude complexe : I(x,z) \propto |\underline{A}(x,z,t)|^2.
À la distance z = z_T, la distribution spatiale transverse de l'amplitude est rigoureusement identique à celle en z=0, à une phase globale uniforme indépendante de x près :
\underline{A}(x, z_T, t) = \exp\left(-j\frac{4\pi a^2}{\lambda^2}\right) \underline{A}(x, 0, t) \implies I(x, z_T) = I(x, 0).Le profil d'intensité du réseau est donc parfaitement reproduit sans aucun système optique d'imagerie : c'est l'auto-image non décalée.
À la distance z = z_T/2, l'amplitude correspond à celle observée en z=0 translatée spatialement de a/2 selon x :
I\left(x, \frac{z_T}{2}\right) = I\left(x - \frac{a}{2}, 0\right).On retrouve ainsi l'image du réseau décalée d'un demi-pas \Delta x = \frac{a}{2} (les maxima et minima d'intensité sont inversés par rapport au motif d'origine).
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : effet talbot, réseau de diffraction, document
Commenter la photo 1 et déduire de celle-ci le rapport utilisé et vérifier que la longueur Talbot est bien conforme à la formule donnée.
Voir l'indiceIndice
Lire la pseudo-période longitudinale z_T/\lambda sur l'axe vertical du graphique. Mesurer la fraction de la période occupée par les maxima sur l'axe transverse x/\lambda pour estimer le rapport cyclique \varepsilon/a.
Voir la stratégieStratégie
- Décrire les caractéristiques visuelles remarquables du tapis de Talbot (auto-images, images décalées, images fractionnaires, structure fractale).
- Déterminer le pas réduit du réseau a/\lambda en comptant le nombre de périodes sur l'axe des abscisses (x/\lambda \in [0, 250]).
- Confronter la longueur de Talbot lue sur l'axe vertical (z/\lambda) à la valeur théorique z_T = 2a^2/\lambda issue de la question Q17.
- Estimer le rapport cyclique \varepsilon/a à partir de la largeur des pics de transmission en z = 0 et de la netteté des images fractionnaires.
Voir la réponse courteRéponse courte
Mesure expérimentale du rapport \varepsilon/a sur le profil d'intensité et vérification numérique de la longueur d'auto-imagerie de Talbot z_T.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Commentaire de la photo 1 (Tapis de Talbot) :
- À la distance z = z_T (située au sommet du graphe), on retrouve la distribution d'intensité initiale du réseau en z = 0 : c'est le phénomène d'auto-imagerie (effet Talbot direct).
- À mi-distance z = z_T/2, on observe une réplique exacte du réseau, mais décalée spatialement de a/2 selon x, conformément au résultat de la question Q17.b.
- À des distances sous-multiples (z_T/4, z_T/8, etc.), on observe l'effet Talbot fractionnaire : le nombre d'images est multiplié (par exemple, la période spatiale apparente est divisée par 2 en z_T/4).
- Le champ d'interférence présente une structure fractale auto-similaire très riche formée par l'entrecroisement des différents faisceaux diffractés.
2. Détermination du pas a et vérification de la longueur de Talbot z_T :
Sur l'axe horizontal, pour x/\lambda variant de 0 à 250, on dénombre 4 périodes complètes du réseau. Le pas spatial réduit vaut donc :
\frac{a}{\lambda} \approx \frac{250}{4} \approx 62,5 \quad (\text{soit } a \approx 63\,\lambda)D'après la formule théorique obtenue à la question Q17 :
z_T = \frac{2a^2}{\lambda} \implies \frac{z_T}{\lambda} = 2\left(\frac{a}{\lambda}\right)^2En injectant la valeur de a/\lambda estimée :
\frac{z_T}{\lambda} \approx 2 \times (62,5)^2 = 7\,812 \approx 8\,000(avec la valeur exacte a/\lambda = \sqrt{4\,000} \approx 63,2, on trouve rigoureusement z_T/\lambda = 8\,000).
- Sur la photo 1, l'ordonnée de la ligne repérée z_T correspond bien au sommet de l'échelle à \frac{z}{\lambda} \approx 8\,000 (avec \frac{z_T/2}{\lambda} \approx 4\,000 et \frac{z_T/4}{\lambda} \approx 2\,000). La longueur de Talbot simulée est donc pleinement conforme à la formule théorique.
3. Déduction du rapport \frac{\varepsilon}{a} :
- À la base (z = 0) ou au sommet (z = z_T), la largeur à la base d'un pic d'intensité lumineuse (largeur d'une fente) mesure environ \frac{\varepsilon}{\lambda} \approx 6 à 12 unités d'abscisse.
On en déduit le rapport :
\boxed{\frac{\varepsilon}{a} \approx \frac{10}{62,5} \approx 0,15 \text{ à } 0,2 \quad \left(\text{soit } \frac{\varepsilon}{a} \sim \frac{1}{6} \text{ à } \frac{1}{5}\right)}- Ce rapport est bien petit devant 1, ce qui valide l'hypothèse \varepsilon \ll a formulée en Q17 (le nombre d'ordres diffractés significatifs est q = \lfloor a/\varepsilon \rfloor \approx 5 à 7) et explique que les sous-images formées à z_T/4 soient nettement séparées sans se recouvrir.
Résultat
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Résolution de problème
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : diffraction de fraunhofer, effet talbot, interférence à n ondes
Problème. On peut établir que la fonction intensité reçue sur un point d'un détecteur placé directement à la distance d'un réseau de période et dont les fentes sont de largeur s'écrit :
Commenter ce résultat en faisant apparaître un terme d'interférences et un terme lié à la dimension du motif du réseau.
Actuellement, on utilise l'effet Talbot dans le domaine médical comme méthode d'étude des globules rouges permettant un diagnostic concernant les dysmorphies de ceux-ci par observation d'une image en vraie grandeur d'un échantillon sanguin. Les hématies (figure 5 (b)) dans le prélèvement sanguin analysé sont arrangées en couches mono-cellulaires à symétrie hexagonale (figure 5 (a)) formant un réseau permettant d'observer un effet Talbot. L'imagerie permet alors de détecter une maladie potentiellement mortelle le paludisme (parasitose) et des maladies génétiques comme la drépanocytose (globule en forme de faucille) et la micro-sphérocytose (globules sphériques fragiles).
Les globules sont des éléments diffractants de "largeur ". L'exploitation des images permet de mesurer une valeur de en assimilant la période du réseau à la distance entre les centres de deux hématies voisines.
En déduire ce qu'on observerait sur un écran éloigné. À quelle distance faudrait-il se placer pour voir une photo en vraie grandeur (image Talbot) des globules et de leur disposition si on éclaire avec la source monochromatique de longueur d'onde ?
Voir l'indiceIndice
Reconnaître le produit d'une enveloppe de diffraction à une fente de largeur \varepsilon (terme en sinus cardinal) et d'une fonction d'interférence à N ondes. Pour l'auto-imagerie de Talbot, appliquer directement la formule z_T = 2a^2/\lambda.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux contributions multiplicatives de l'intensité : le terme d'interférences multi-ondes lié à la périodicité spatiale a et le terme de diffraction lié à la taille finie \varepsilon du motif élémentaire.
- Pour l'écran éloigné (régime de Fraunhofer), transposer le modèle au réseau bidimensionnel hexagonal d'hématies modulé par la diffraction individuelle d'une cellule de taille 2r.
- Appliquer la relation de la longueur de Talbot z_T = \frac{2a^2}{\lambda} établie à la question Q17 pour calculer la distance d'observation de l'auto-image.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décomposition en facteur de forme diffractant et facteur de structure interférentiel, puis application de l'effet Talbot au diagnostic biomédical sur hématies.
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1. Commentaire de l'expression de l'intensité
L'expression donnée s'écrit comme le produit de deux termes distincts :
- Le terme d'interférences : il dépend du pas du réseau a et du nombre de fentes N. Il produit des pics d'interférence très fins et intenses espacés d'un interfrange i = \frac{\lambda D}{a}, caractéristiques de la distribution périodique des motifs.
- Le terme lié à la dimension du motif : il dépend de la largeur \varepsilon de chaque fente. Il correspond à la diffraction par une fente unique et constitue une courbe enveloppe d'extension angulaire caractéristique \Delta\theta \sim \frac{2\lambda}{\varepsilon} (soit une largeur spatiale \Delta x \sim \frac{2\lambda D}{\varepsilon}), qui module l'intensité des pics d'interférence et en éteint certains lorsque leurs positions coïncident avec les zéros du sinus cardinal.
2. Observation sur un écran éloigné (diffraction de Fraunhofer)
Les hématies sont réparties selon un réseau bidimensionnel périodique à symétrie hexagonale de pas a = 12\ \mu\text{m}, chaque globule constituant un diffuseur d'extension 2r = 8\ \mu\text{m}. Sur un écran éloigné, on observe donc :
- Un réseau de points de diffraction discrets disposés selon une symétrie hexagonale (réseau réciproque du réseau direct des hématies), d'écartement angulaire \theta_i \sim \frac{\lambda}{a}.
- Une modulation globale de cette trame de points par la figure de diffraction d'un globule individuel (enveloppe circulaire proche d'une tache d'Airy de rayon angulaire \theta_{\text{diff}} \sim 1,22\,\frac{\lambda}{2r}).
3. Distance d'observation de l'image de Talbot
Pour obtenir une image en vraie grandeur sans dispositif optique d'imagerie (lentille), il faut se placer à une distance où se produit l'effet Talbot (champ proche de Fresnel). D'après la question Q17, la première auto-image identique (non décalée) est observée à la longueur de Talbot :
Application numérique : Avec a = 12\ \mu\text{m} = 12 \cdot 10^{-6}\text{ m} et \lambda = 633\text{ nm} = 633 \cdot 10^{-9}\text{ m} :
Une image décalée d'un demi-pas (également en vraie grandeur) apparaît à la demi-distance z_T / 2 \approx 0,23\text{ mm}.
Résultat
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Question très sélective ayant suscité peu de bonnes réponses.
« Peu de bonnes réponses. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Partie IV : Interférences d'ondes de matière
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI
Notions : relation de de broglie, onde de matière, pouvoir de résolution
a) Après avoir rappelé la formule de De Broglie, établir la longueur d'onde associée à un faisceau d'électrons accélérés par une différence de potentiel égale à . b) Pourquoi un microscope électronique a-t-il un meilleur pouvoir de résolution qu'un microscope optique conventionnel ?
Voir l'indiceIndice
Relier l'énergie cinétique acquise par l'électron au potentiel accélérateur (E_c = eU), en déduire la quantité de mouvement p = \sqrt{2meU}, puis la longueur d'onde de de Broglie \lambda = h/p. Comparer cette valeur aux longueurs d'onde du spectre visible.
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Longueur d'onde \lambda = h/\sqrt{2meU} \approx 0{,}12\text{ nm} ; cette longueur d'onde subnanométrique repousse drastiquement la limite de résolution par diffraction.
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Formule de De Broglie et longueur d'onde associée :
D'après l'hypothèse de Louis de Broglie (1924), à toute particule matérielle possédant une quantité de mouvement p est associée une onde de matière de longueur d'onde :
\lambda = \frac{h}{p}Considérons un électron de masse m et de charge -e, initialement au repos, accéléré par une différence de potentiel U. Le théorème de l'énergie cinétique donne l'énergie cinétique acquise :
E_c = e UCette énergie (E_c = 100\text{ eV}) étant très inférieure à l'énergie de masse de l'électron (m c^2 \approx 511\text{ keV}), un traitement non relativiste est pleinement justifié :
E_c = \frac{p^2}{2m} \implies p = \sqrt{2m E_c} = \sqrt{2m e U}La longueur d'onde associée au faisceau d'électrons s'exprime donc par :
\boxed{\lambda = \frac{h}{\sqrt{2m e U}}}Application numérique :
\begin{aligned} h &= 6,63 \cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} \\ m &= 9,11 \cdot 10^{-31}\text{ kg} \\ e &= 1,6 \cdot 10^{-19}\text{ C} \\ U &= 100\text{ V} \end{aligned}\begin{aligned} p &= \sqrt{2 \times 9,11 \cdot 10^{-31} \times 1,6 \cdot 10^{-19} \times 100} \approx 5,40 \cdot 10^{-24}\text{ kg}\cdot\text{m}\cdot\text{s}^{-1} \\ \lambda &= \frac{6,63 \cdot 10^{-34}}{5,40 \cdot 10^{-24}} \approx 1,23 \cdot 10^{-10}\text{ m} \end{aligned}\boxed{\lambda \approx 0,123\text{ nm} = 1,23\text{ \AA}}Pouvoir de résolution comparé :
La résolution spatiale ultime d'un instrument d'optique est limitée par le phénomène de diffraction. D'après le critère de Rayleigh (ou la limite d'Abbe), le plus petit détail résoluble d_{\min} est proportionnel à la longueur d'onde utilisée :
d_{\min} \sim \frac{\lambda}{2\,\text{O.N.}}où \text{O.N.} est l'ouverture numérique du système optique.
- Pour un microscope optique conventionnel fonctionnant dans le domaine visible, \lambda_{\text{opt}} \sim 400\text{ à }700\text{ nm}, ce qui limite la résolution spatiale à environ 0,2\ \mu\text{m}.
- Pour un microscope électronique, les électrons accélérés sous des tensions de quelques dizaines de volts à quelques centaines de kilovolts possèdent des longueurs d'onde de De Broglie \lambda_e de l'ordre de 10^{-10}\text{ m} (ici \lambda \approx 0,12\text{ nm}) voire 10^{-12}\text{ m} (quelques picomètres en microscopie électronique en transmission).
La longueur d'onde associée aux électrons étant de trois à cinq ordres de grandeur plus courte que celle des photons visibles, la limite de diffraction est considérablement repoussée, conférant au microscope électronique un pouvoir de résolution bien supérieur (pouvant atteindre l'échelle atomique).
Résultat
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L'approche énergétique est trop peu exploitée en mécanique, notamment pour relier tension accélératrice et énergie cinétique.
« Passer d’une tension accélératrice à une énergie cinétique pose parfois problème. Dans l’ensemble le point de vue énergétique est sous-employé en mécanique. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : équipartition de l'énergie, vitesse quadratique moyenne, facteur de boltzmann
Après avoir cité le théorème d'équipartition de l'énergie, établir la valeur de la vitesse quadratique moyenne d'un atome de masse à la température . Indiquer les valeurs manquantes du tableau ci-dessous (cellule notée « ? »).
Voir l'indiceIndice
Énoncer le théorème pour les trois degrés de liberté de translation : \frac{1}{2}m\langle v^2\rangle = \frac{3}{2}k_B T. Exprimer u = \sqrt{3k_B T/m} = \sqrt{3RT/M} en veillant à exprimer la masse molaire en \mathrm{kg\cdot mol^{-1}}.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le théorème d'équipartition de l'énergie et recenser les degrés de liberté d'un atome (gaz monoatomique).
- Relier l'énergie cinétique moyenne à la vitesse quadratique moyenne u pour en déduire l'expression littérale de u(T).
- Réaliser les applications numériques en veillant aux conversions d'unités (\mathrm{g}\cdot\mathrm{mol}^{-1} \to \mathrm{kg}\cdot\mathrm{mol}^{-1} et \mathrm{mK} \to \mathrm{K}), puis compléter le tableau.
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Application du théorème d'équipartition : \frac{1}{2}mu^2 = \frac{3}{2}k_B T \implies u = \sqrt{3k_B T/m}, puis calculs numériques pour les atomes d'hélium et de néon.
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1. Théorème d'équipartition de l'énergie
À l'équilibre thermodynamique à la température T, pour un système classique, chaque terme quadratique indépendant intervenant dans l'expression de l'énergie microscopique (degré de liberté quadratique) possède une énergie moyenne égale à :
2. Établissement de la vitesse quadratique moyenne u
Un atome de masse m est assimilé à un point matériel possédant 3 degrés de liberté de translation. Son énergie cinétique microscopique s'écrit :
D'après le théorème d'équipartition de l'énergie, chacun des trois termes quadratiques indépendants contribue pour \frac{1}{2} k_B T :
La vitesse quadratique moyenne étant définie par u = \sqrt{\langle v^2 \rangle}, on obtient :
En introduisant la constante des gaz parfaits R = N_A k_B et la masse molaire M = N_A m :
3. Calcul des valeurs manquantes
Néon à T_3 = 2,5\text{ mK} : Avec M = 20\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 20 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} et T_3 = 2,5 \cdot 10^{-3}\text{ K} :
u(\text{Ne}, T_3) = \sqrt{\frac{3 \times 8,31 \times 2,5 \cdot 10^{-3}}{20 \cdot 10^{-3}}} \approx 1,77\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}\boxed{u(\text{Ne}, T_3) \approx 1,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}Hélium à T_1 = 295\text{ K} : Le calcul direct à l'aide de la formule théorique, avec M = 4 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} et T_1 = 295\text{ K}, donne :
u(\text{He}, T_1) = \sqrt{\frac{3 \times 8,31 \times 295}{4 \cdot 10^{-3}}} \approx 1\,356\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}\boxed{u(\text{He}, T_1) \approx 1,36 \cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}
Remarque sur la valeur du tableau : L'application de la formule pour l'hélium à T_2 = 83\text{ K} donne u_{\text{th}} = \sqrt{\frac{3 \times 8,31 \times 83}{4 \cdot 10^{-3}}} \approx 719\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, valeur différente des 225\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} indiqués dans l'énoncé. Si l'on déduit la vitesse à T_1 par proportionnalité en \sqrt{T} à partir de la valeur fournie pour T_2 :
Le tableau complété est donc :
| Atome | Masse atomique (\text{g}\cdot\text{mol}^{-1}) | Vitesse u à T_1 = 295\text{ K} | Vitesse u à T_2 = 83\text{ K} | Vitesse u à T_3 = 2,5\text{ mK} |
| Hélium | 4 | 1 360 (ou 424) \text{m}\cdot\text{s}^{-1} | 225\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} | — |
| Néon | 20 | — | — | 1,8 \text{m}\cdot\text{s}^{-1} |
Résultat
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Le théorème de l'équipartition de l'énergie doit être énoncé de manière complète.
« Le théorème de l’équipartition de l’énergie n’est que rarement cité et de façon complète. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : onde de matière, fente d'young, interfrange
Dans l'expérience de 1991 (figure 6), la source est un dispositif d'émission thermique d'atomes d'hélium He suivie d'une fente diaphragme . Le montage est celui d'une division du front d'onde de type fentes d'Young. Le plan de la double fente est placé à la distance de la fente et à la distance du plan le long duquel est déplacé le détecteur qui comptabilise les impacts de particules. Les atomes d'hélium sont émis soit à la température , soit à la température .
a) On admet qu'il y a diffraction du faisceau de particules au passage par , puis par les fentes et , c'est-à-dire ouverture angulaire du faisceau d'un angle voisin de avec la largeur de fente. La largeur de la fente vaut et celles des fentes et valent . La distance entre elles vaut . Vérifier que les chemins d'amplitude de probabilité permettent d'envisager deux chemins différents des particules avant leur détection. b) Le détecteur met en évidence des droites parallèles équidistantes sur lesquelles le nombre des impacts est très élevé et entre ces droites, des zones quasiment sans impacts. Interpréter. c) Estimer la distance entre ces droites pour les températures et .
Voir l'indiceIndice
Calculer la demi-largeur angulaire de diffraction par la fente source F et vérifier que la tache de diffraction au niveau de la double fente englobe largement la séparation a. Utiliser la formule classique de l'interfrange i = \lambda L'/a appliquée à la longueur d'onde de de Broglie.
Voir la stratégieStratégie
- Pour la question a), calculer la tache de diffraction issue de la fente source F sur le plan des fentes d'Young, puis celle issue de chaque fente sur le plan du détecteur, afin de prouver que les faisceaux se recouvrent et permettent l'existence de deux chemins distincts cohérents.
- Pour la question b), interpréter l'alternance d'impacts en termes d'interférences constructives et destructives d'amplitudes de probabilité associées à l'onde de matière de De Broglie.
- Pour la question c), utiliser la formule de l'interfrange i = \frac{\lambda L'}{a} en déterminant préalablement la longueur d'onde de De Broglie \lambda = \frac{h}{m u} aux deux températures.
Voir la réponse courteRéponse courte
Recouvrement cohérent des fentes par diffraction atomique, formation de franges d'interférence quantique et calcul de l'interfrange i = hL'/(mua) selon la température.
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a) Recouvrement spatial et existence de deux chemins
La masse d'un atome d'hélium (M = 4\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}) vaut :
Pour T_2 = 83\text{ K}, la vitesse quadratique moyenne donnée est u_2 = 225\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, d'où la longueur d'onde de De Broglie associée :
Éclairage cohérent des deux fentes F_1 et F_2 : au passage par la fente source F de largeur \varepsilon_F = 2\,\mu\text{m}, l'ouverture angulaire du faisceau par diffraction est \theta_F \approx \frac{2\lambda}{\varepsilon_F}. À la distance L = 64\text{ cm}, la largeur de la tache de diffraction vaut :
W_F \approx L \, \theta_F = \frac{2\lambda L}{\varepsilon_F} = \frac{2 \times 4,44 \cdot 10^{-10} \times 0,64}{2 \cdot 10^{-6}} \approx 2,8 \cdot 10^{-4}\text{ m} = 280\,\mu\text{m}Cette largeur est très supérieure à la distance entre les fentes a = 8\,\mu\text{m} (W_F \gg a). L'onde diffractée par F illumine donc simultanément et de façon cohérente les deux fentes F_1 et F_2.
Recouvrement sur le détecteur : après la traversée des fentes F_1 et F_2 de largeur \varepsilon = 1\,\mu\text{m}, chaque faisceau s'ouvre d'un angle \theta \approx \frac{2\lambda}{\varepsilon}. À la distance L' = 64\text{ cm}, l'étalement de chaque faisceau sur le détecteur est :
W' \approx L' \, \theta = \frac{2\lambda L'}{\varepsilon} \approx 570\,\mu\text{m} \gg a = 8\,\mu\text{m}
Les deux faisceaux diffractés se recouvrent largement sur le détecteur. Un atome détecté en un point M peut donc emprunter de manière indiscernable le chemin F \to F_1 \to M ou le chemin F \to F_2 \to M : il y a bien superposition de deux chemins d'amplitude de probabilité distincts.
b) Interprétation physique des franges
Les atomes arrivent un à un sur le détecteur et y laissent un impact ponctuel et localisé (aspect corpusculaire). Cependant, les deux chemins possibles étant indiscernables, l'amplitude de probabilité totale en un point M est la somme des amplitudes associées à chaque chemin :
La densité de probabilité de présence sur le détecteur s'écrit alors :
Le terme croisé est un terme d'interférences quantiques d'ondes de matière :
- les droites riches en impacts correspondent à des interférences constructives (les amplitudes sont en phase) ;
- les zones sombres sans impact correspondent à des interférences destructives (les amplitudes sont en opposition de phase).
Après accumulation d'un grand nombre d'atomes indépendants, la répartition spatiale des impacts reproduit fidèlement la figure d'interférences à deux ondes, illustrant le comportement ondulatoire de la matière prédit par Louis de Broglie.
c) Estimation de l'interfrange pour T_1 et T_2
D'après le formulaire de l'énoncé, l'interfrange produit par deux fentes distantes de a à une distance L' du détecteur est :
À la température T_2 = 83\text{ K}, avec \lambda_2 \approx 4,44 \cdot 10^{-10}\text{ m} :
i(T_2) = \frac{4,44 \cdot 10^{-10} \times 0,64}{8 \cdot 10^{-6}} \approx 3,55 \cdot 10^{-5}\text{ m}\boxed{i(T_2) \approx 36\,\mu\text{m}}À la température T_1 = 295\text{ K}, la vitesse thermique variant en \sqrt{T} (u \propto \sqrt{T}), la longueur d'onde de De Broglie varie en 1/\sqrt{T} :
\lambda_1 = \lambda_2 \sqrt{\frac{T_2}{T_1}} = 0,444 \times \sqrt{\frac{83}{295}} \approx 0,235\text{ nm}L'interfrange à T_1 vaut par conséquent :
i(T_1) = i(T_2)\sqrt{\frac{T_2}{T_1}} = 35,5 \times \sqrt{\frac{83}{295}} \approx 18,8\,\mu\text{m}\boxed{i(T_1) \approx 19\,\mu\text{m}}
Résultat
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Question plutôt bien traitée par les candidats ayant atteint cette partie du sujet.
« Assez bien traitée dans l’ensemble, mais il fallait arriver jusque-là. »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : onde de matière, chute libre, interfrange
L'expérience de 1992 est aussi un dispositif interférentiel de fentes d'Young, mais on utilise le champ de pesanteur pour accélérer les atomes de Néon (figure 7).
Les atomes de Néon, supposés indépendants les uns des autres, sont lâchés sans vitesse initiale et tombent dans le champ de pesanteur .
a) On mesure un interfrange de : que vaut la longueur d'onde associée ? Quelle valeur de la vitesse en déduisez-vous au niveau du détecteur ? b) En appliquant les lois de la mécanique classique, évaluer la vitesse des particules en chute libre au niveau des fentes. Que vaut-elle au niveau du détecteur ? Commenter. c) Pourquoi a-t-on utilisé des atomes ultra-froids ?
Voir l'indiceIndice
Déterminer la longueur d'onde apparente à partir de l'interfrange mesuré : \lambda = a i / D. Appliquer le théorème de l'énergie mécanique pour une chute libre sans vitesse initiale sur les hauteurs d puis d+D. Souligner l'intérêt d'une faible vitesse initiale pour préserver la cohérence spatiale.
Voir la stratégieStratégie
- Relier l'interfrange mesuré à la longueur d'onde de De Broglie via la formule des fentes d'Young, puis en déduire la vitesse associée de l'atome de néon.
- Déterminer les vitesses classiques en chute libre sans vitesse initiale par conservation de l'énergie mécanique, puis confronter la vitesse déduite en a) à ces valeurs.
- Analyser l'effet de la température sur la vitesse thermique, la dispersion en vitesse (brouillage) et la valeur de la longueur d'onde de matière.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction de la vitesse au détecteur via l'interfrange de De Broglie, confrontation avec la chute libre v = \sqrt{2gz}, et justification du refroidissement atomique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Longueur d'onde et vitesse déduite
L'expression de l'interfrange pour un dispositif de fentes d'Young à la distance D s'écrit :
Avec a = 6\,\mu\text{m} = 6 \cdot 10^{-6}\text{ m}, i = 1,1\text{ mm} = 1,1 \cdot 10^{-3}\text{ m} et D = 85\text{ cm} = 0,85\text{ m} :
D'après la relation de De Broglie, la quantité de mouvement s'écrit p = m v = \frac{h}{\lambda}. La masse d'un atome de néon vaut m = \frac{M}{N_A} avec M = 20\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 20 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} :
La vitesse déduite au niveau du détecteur vaut alors :
b) Vitesses classiques de chute libre
Dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, le néon en chute libre sans vitesse initiale est soumis uniquement à son poids. Par conservation de l'énergie mécanique :
Au niveau des fentes, après une chute de hauteur d = 3,5\text{ cm} = 0,035\text{ m} :
v_{\text{fentes}} = \sqrt{2 g d} = \sqrt{2 \times 9,8 \times 0,035} = \sqrt{0,686} \approx 0,83\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}\boxed{v_{\text{fentes}} \approx 0,83\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}Au niveau du détecteur, après une chute totale de hauteur H = d + D = 0,035 + 0,85 = 0,885\text{ m} :
v_{\text{det}} = \sqrt{2 g (d + D)} = \sqrt{2 \times 9,8 \times 0,885} = \sqrt{17,35} \approx 4,2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}\boxed{v_{\text{det}} \approx 4,2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}
Commentaire : La vitesse calculée en a) (v \approx 2,6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) ne coïncide pas avec la vitesse instantanée d'impact sur le détecteur (4,2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}). En réalité, les atomes accélèrent constamment sous l'effet de la pesanteur le long de la distance D, de sorte que leur longueur d'onde de De Broglie varie au cours du vol. La vitesse déduite de la formule d'Young (établie pour une onde monochromatique à vitesse constante) représente la vitesse moyenne de parcours entre les fentes et l'écran :
ce qui est en excellent accord avec les 2,6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} obtenus.
c) Rôle des atomes ultra-froids
L'utilisation d'atomes ultra-froids (T_3 = 2,5\text{ mK}) est indispensable pour deux raisons :
- Obtenir un interfrange mesurable : à température ambiante (T \sim 300\text{ K}), la vitesse thermique moyenne vaut plusieurs centaines de mètres par seconde (u \sim 600\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), ce qui conduirait à \lambda \sim 30\text{ pm} et à un interfrange nanométrique (i \sim 4\text{ nm}), impossible à résoudre spatialement. Une vitesse initiale quasi-nulle permet d'obtenir des vitesses de quelques mètres par seconde et un interfrange millimétrique.
- Éviter le brouillage des franges : la dispersion thermique des vitesses \Delta v introduit une dispersion sur la longueur d'onde \Delta \lambda. À température ambiante, cette dispersion est telle que le nombre de franges visibles N \sim \lambda / \Delta \lambda tend vers zéro (brouillage complet). Le refroidissement extrême garantit une excellente monochromaticité de l'onde de matière incidente.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'utilisation d'une intégrale première du mouvement est bien plus rapide qu'une intégration temporelle.
« Les élèves passent par une intégration avec le temps alors que l’intégrale première du mouvement est plus rapide (remarque Q20). »
Source : rapport du jury CCINP 2024
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique MP 2024 ?
Surtout 4 chapitres : Diffraction et réseaux (30 % des questions, partie III), Interférences lumineuses (28 %, partie II), Physique quantique (24 %, partie I) et Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (11 %). Plus ponctuellement : Facteur de Boltzmann et physique statistique, Premier et second principes de la thermodynamique et Cinématique et dynamique du point.
Peut-on travailler le sujet CCINP Physique MP 2024 dès la première année (MPSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique MP 2024 ?
Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 1 h).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique MP 2024 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique MP 2024 ?
Questions de cours : Q1 (relation de planck-einstein), Q2 (inégalité de heisenberg), Q3 (photon), Q6 (division du front d'onde), Q7 (interfrange), Q10 (interférence à n ondes), Q11 (formule des réseaux), Q12 (onde plane progressive monochromatique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (effet photoélectrique).
Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique MP 2024 ?
Quelle a été la moyenne au sujet CCINP Physique MP 2024 ?
Moyenne : 9,04/20 (écart-type 3,75, 6 431 présents).
Comment calculer la vitesse de l'hélium à T₁ en Q21 ?
Calculer directement la valeur avec la formule théorique u = \sqrt{3RT_1/M} \approx 1{,}36 \cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. La valeur de 225\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} fournie à T_2 étant erronée dans le sujet, une déduction par proportionnalité en \sqrt{T} conduirait à un résultat faux.
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