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Corrigé détaillé CCINP Physique MP 2021

Une brève histoire de la photographie

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 20 questions sur 42, parties II et III en entier. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : PTSI 16 · TSI1 16 · BCPST1 10 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Optique géométrique, Électromagnétisme, Électrocinétique et électronique · 8 incontournables · 20 questions de première année
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Ce sujet propose un panorama très complet et élégant des principes physiques sous-jacents à la photographie, depuis la chambre noire historique jusqu'au traitement numérique contemporain. Composé de sept parties indépendantes, il balaie un large spectre du programme : optique géométrique classique et stigmatisme approché, photométrie et photons, circuit pour le flash au xénon, oscillateur harmonique en référentiel non galiléen et électrostatique pour le capteur de stabilisation d'image, rayonnement dipolaire et diffusion Rayleigh pour l'usage des filtres polarisants, puis une brève incursion en informatique pour tous.

D'un niveau technique très accessible et typique de la banque CCINP, l'épreuve valorise le bon sens physique, le tracé soigné de figures optiques et les estimations d'ordres de grandeur. C'est un sujet d'entraînement particulièrement recommandable pour réviser de manière transversale les bases du cours de première et deuxième années sans heurter d'écueils calculatoires majeurs.

Difficulté
Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,52/20)
Temps estimé
≈ 3 h 35 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MPSI : 20 questions sur 42, parties II, III, I.1 et I.2.

Où gagner des points

26 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (26) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    La variable notée r dans l'expression du chemin optique (OSF') désigne en réalité le rayon de courbure R de la face sphérique défini à la question Q9, et non l'angle de réfraction r.

  • Erreur d'énoncé

    La consigne renvoie à tort à la question Q34, relative à l'anisotropie de l'émission. C'est la dépendance de la puissance diffusée en \omega^4 établie en Q33 qui permet de justifier la couleur bleue du ciel.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

42 questions
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Partie I : Optique de l'appareil photo

I.1 · Objet et image

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : condition de gauss, stigmatisme approché

a) La lentille mince est utilisée dans les " conditions de Gauss ". Préciser en quoi elles consistent. b) Quelle partie de l'appareil permet d'assurer que ces conditions sont remplies ?

Voir l'indice

Rappeler les deux conditions sur l'angle des rayons avec l'axe et leur distance à l'axe optique, puis identifier le rôle du diaphragme.

Voir la réponse courte

Rayons proches de l'axe et peu inclinés ; le diaphragme permet de diaphragmer le faisceau.

Voir le corrigé complet

a) Les conditions d'approximation de Gauss consistent à utiliser le système optique avec des rayons lumineux dits paraxiaux, c'est-à-dire :

  • proches de l'axe optique (faible distance par rapport à l'axe) ;
  • peu inclinés par rapport à l'axe optique (les angles d'incidence et d'émergence formés avec l'axe optique ou la normale aux dioptres restent petits devant 1 radian : \theta \ll 1\text{ rad}).

Dans ces conditions, on peut linéariser les lois de Snell-Descartes (\sin \theta \approx \tan \theta \approx \theta), ce qui confère au système optique un stigmatisme et un aplanétisme approchés.

b) La partie de l'appareil qui permet d'assurer que ces conditions sont remplies est le diaphragme (noté (D)). En limitant le diamètre utile du faisceau qui traverse l'objectif, il bloque les rayons marginaux (trop éloignés de l'axe) ainsi que les rayons fortement inclinés.

Voir ce qu'a relevé le jury

Les conditions de Gauss doivent être énoncées complètement en mobilisant la notion de rayons paraxiaux.

« Les conditions de Gauss sont souvent énoncées de façon partielle, le vocabulaire « rayons paraxiaux » peu utilisé. »

« Certains indiquent que c’est la lentille elle-même qui assure les conditions ! »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : grandissement, tracé de rayons

a) Faire un schéma soigné de la situation en notant l'objet et son image sur le capteur ( est sur l'axe et appartient à un plan orthogonal à l'axe). Positionner les foyers principaux et tracer au moins deux rayons lumineux issus de pour justifier la position de l'image . b) Exprimer la taille de l'image de l'arbre sur le capteur en fonction de , et . Calculer cette taille avec , et .

Voir l'indice

Tracer les rayons passant par le centre optique et les foyers. Exprimer le grandissement transversal à partir des formules du rappel.

Voir la stratégie
  1. Pour le tracé géométrique, représenter une lentille mince convergente, son axe optique, les foyers objet F et image F', l'objet vertical AB avant le foyer objet, et déterminer la position de l'image réelle A'B' à l'aide de deux rayons caractéristiques (parallèle à l'axe optique et passant par le centre optique). Placer l'écran/capteur au niveau de cette image.
  2. Exprimer le grandissement transversal à l'aide des relations de conjugaison données (de Descartes ou de Newton) pour relier la taille A'B' à h, f' et L, puis mener l'application numérique.
Voir la réponse courte

Tracé de deux rayons caractéristiques et grandissement transversal \overline{A'B'} = -h f'/L = -12{,}5\text{ mm}.

Voir le corrigé complet

a) Schéma optique et construction géométrique

L'arbre constitue un objet réel AB avec A sur l'axe optique et \overline{AB} = h > 0. L'objectif est modélisé par une lentille mince convergente de centre O et de distance focale f' = \overline{OF'} = -\overline{OF} > 0.

Pour construire l'image B' du point B, on trace :

  • le rayon issu de B parallèle à l'axe optique, qui émerge en passant par le foyer principal image F' ;
  • le rayon issu de B passant par le centre optique O, qui traverse la lentille sans être dévié.

L'intersection de ces deux rayons définit l'image réelle B'. Le point A' est le projeté orthogonal de B' sur l'axe optique, et le capteur (C) est positionné dans le plan focal image conjugué de l'objet, en A'.

b) Expression et calcul de la taille de l'image

L'arbre se trouve à une distance L devant l'objectif, donc en mesure algébrique :

\overline{OA} = -L \quad (L > 0) \quad \text{et} \quad \overline{AB} = h

D'après la formule de conjugaison de Descartes avec origine au centre :

\frac{1}{\overline{OA'}} - \frac{1}{\overline{OA}} = \frac{1}{f'} \implies \frac{1}{\overline{OA'}} = \frac{1}{f'} - \frac{1}{L} = \frac{L - f'}{L f'} \implies \overline{OA'} = \frac{L f'}{L - f'}

Le grandissement transversal est donné par :

\gamma = \frac{\overline{A'B'}}{\overline{AB}} = \frac{\overline{OA'}}{\overline{OA}} = \frac{1}{-L} \cdot \frac{L f'}{L - f'} = -\frac{f'}{L - f'}

La taille de l'image (hauteur absolue) est donc :

\boxed{A'B' = h \, \frac{f'}{L - f'}}

Comme L \gg f' (20\text{ m} \gg 0{,}05\text{ m}), on a l'excellente approximation :

A'B' \approx h \, \frac{f'}{L}

Application numérique :

\begin{aligned} A'B' &= 5 \times \frac{50 \cdot 10^{-3}}{20 - 0{,}050} = \frac{0{,}250}{19{,}95} \approx \frac{0{,}250}{20} = 1{,}25 \cdot 10^{-2}\text{ m} \end{aligned}

Soit :

\boxed{A'B' = 12{,}5\text{ mm}} \quad (\text{valeur exacte non approchée : } 12{,}53\text{ mm})

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Environ un candidat sur deux se trompe sur la valeur algébrique de la position de l'objet.

« Environ 1 candidat sur 2 se trompe dans la valeur algébrique de OA »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : relation de conjugaison, tirage

a) Quelle est la valeur de lorsque l'objet est à l'infini ? b) Montrer qu'il existe une distance limite notée en dessous de laquelle il ne sera pas possible d'obtenir une image sur le capteur, alors que ce serait toujours possible pour des valeurs supérieures à . c) Exprimer en fonction de et . d) Calculer pour et .

Voir l'indice

Considérer un objet rejeté à -\infty pour trouver d, puis exploiter la relation de conjugaison pour exprimer la distance minimale L_{\text{min}} correspondant au tirage maximal d_{\text{max}}.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique O liant la position de l'objet \overline{OA} = -L et celle de l'image \overline{OA'} = d.
  2. Étudier le sens de variation de la distance de tirage d en fonction de la distance objet L pour déterminer la condition géométrique de mise au point imposée par la butée mécanique d_{\text{max}}.
Voir la réponse courte

d = f' à l'infini, puis conjugaison de Descartes donnant L_{\text{min}} = f' d_{\text{max}} / (d_{\text{max}} - f') = 55\text{ cm}.

Voir le corrigé complet

a) D'après la relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre :

\frac{1}{\overline{OA'}} - \frac{1}{\overline{OA}} = \frac{1}{\overline{OF'}} \iff \frac{1}{d} + \frac{1}{L} = \frac{1}{f'}

Lorsque l'objet est situé à l'infini (L \to +\infty), le terme \frac{1}{L} tend vers 0. On en déduit :

\boxed{d = f'}

L'image nette se forme dans le plan focal image de l'objectif.

b) Exprimons la distance lentille-capteur d en fonction de L :

d(L) = \frac{f' L}{L - f'}

La dérivée de cette fonction par rapport à L (pour L > f') s'écrit :

\frac{\mathrm{d}d}{\mathrm{d}L} = -\frac{f'^2}{(L - f')^2} < 0

La distance d est une fonction strictement décroissante de la distance objet L : plus l'objet se rapproche de l'objectif, plus l'image s'en éloigne et plus il faut augmenter le tirage d.

Or, le mécanisme d'avancement de l'objectif est limité à une valeur maximale d_{\text{max}}. Il existe donc une distance minimale L_{\text{min}} telle que d(L_{\text{min}}) = d_{\text{max}}.

  • Pour L < L_{\text{min}}, la distance nécessaire pour former une image nette vérifierait d > d_{\text{max}}, ce qui est mécaniquement impossible : la mise au point ne peut pas se faire.
  • Pour L \geqslant L_{\text{min}}, la distance requise vérifie f' < d \leqslant d_{\text{max}} (avec d_{\text{min}} \leqslant f' pour permettre la mise au point à l'infini), la mise au point sur le capteur est donc toujours réalisable.

c) En écrivant la relation de conjugaison à la distance limite :

\frac{1}{d_{\text{max}}} + \frac{1}{L_{\text{min}}} = \frac{1}{f'} \implies \frac{1}{L_{\text{min}}} = \frac{1}{f'} - \frac{1}{d_{\text{max}}} = \frac{d_{\text{max}} - f'}{f' \, d_{\text{max}}}

D'où l'expression de la distance minimale de mise au point :

\boxed{L_{\text{min}} = \frac{f' \, d_{\text{max}}}{d_{\text{max}} - f'}}

d) Application numérique avec f' = 50\text{ mm} et d_{\text{max}} = 55\text{ mm} :

L_{\text{min}} = \frac{50 \times 55}{55 - 50} = \frac{50 \times 55}{5} = 10 \times 55 = 550\text{ mm}
\boxed{L_{\text{min}} = 55\text{ cm} = 0{,}55\text{ m}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La condition d'existence doit être rigoureusement justifiée et les erreurs de signe évitées.

« La condition n’est pas bien justifiée. »

« On retrouve des erreurs d’algébrisation. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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I.2 · Influence de la focale

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : grandissement, champ d'un capteur

a) Quelle sera la taille de l'image de l'arbre sur le capteur ? b) Si on suppose que le capteur a pour dimensions : , sera-t-il possible de voir l'arbre en entier sur la photo obtenue ?

Voir l'indice

Utiliser la proportionnalité de la taille de l'image avec la distance focale f', puis comparer les dimensions obtenues à la taille du capteur 24\times 36\text{ mm}.

Voir la réponse courte

Calcul de la taille de l'image et comparaison aux dimensions du capteur 24\times 36\text{ mm}^2.

Voir le corrigé complet

a) D'après la relation établie à la question Q2.b, la taille de l'image sur le capteur s'exprime par :

A'B'_1 = h\,\frac{f'_1}{L - f'_1} \approx h\,\frac{f'_1}{L}

Puisque la distance de l'arbre reste inchangée (L = 20\text{ m}) et que L \gg f'_1, la taille de l'image est proportionnelle à la distance focale de l'objectif. La focale étant doublée (f'_1 = 2f'), la taille de l'image est également doublée :

\begin{aligned} A'B'_1 &\approx \frac{5\text{ m} \times 0{,}100\text{ m}}{20\text{ m}} = 2{,}5\cdot 10^{-2}\text{ m} = 25\text{ mm} \end{aligned}

La valeur exacte sans approximation donne :

A'B'_1 = \frac{5 \times 0{,}100}{20 - 0{,}100} = \frac{0{,}500}{19{,}9} \approx 25{,}1\text{ mm}
\boxed{A'B'_1 \approx 25\text{ mm}}

b) Le capteur a pour dimensions 24\text{ mm} \times 36\text{ mm}.

  • En orientation paysage (horizontale), la hauteur disponible sur le capteur est de 24\text{ mm}. Comme A'B'_1 \approx 25\text{ mm} > 24\text{ mm}, l'arbre ne rentre pas dans le cadre et ne peut être vu en entier.
  • En orientation portrait (verticale), la hauteur disponible sur le capteur est de 36\text{ mm}. Comme A'B'_1 \approx 25\text{ mm} < 36\text{ mm}, l'image de l'arbre tient entièrement sur le capteur.

Il est donc possible de voir l'arbre en entier sur la photo, à condition d'orienter le boîtier en mode portrait (vertical).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux erreurs de signe algébrique et à bien prendre en compte les orientations portrait et paysage.

« Un grand nombre de réponses ne tient pas compte de l’existence des deux modes portrait ou paysage. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : grandissement, grossissement

L'objectif utilisé est appelé " téléobjectif " ou " objectif de longue focale ". Sur un site internet dédié à la photographie, on peut lire que ce genre d'objectif " rapproche les objets ". Commenter cette phrase en indiquant la part de vérité ou d'inexactitude qu'elle contient. Un raisonnement et un calcul numérique sont attendus (en utilisant une approximation justifiée).

Voir l'indice

Analyser l'angle sous lequel l'image est vue ou la taille de l'image sur le capteur à distance fixe pour réfuter l'idée d'un rapprochement spatial réel de l'objet.

Voir la stratégie
  1. Identifier le sens littéral et physique de l'expression : un changement d'objectif ne modifie pas la position spatiale de l'objet photographié ni la perspective.
  2. Exprimer la taille de l'image dans l'approximation des objets éloignés (L \gg f'), et déterminer à quelle distance équivalente L' il faudrait placer l'appareil muni de la focale initiale f' pour obtenir la même taille d'image qu'avec le téléobjectif f'_1.
Voir la réponse courte

La longue focale augmente la taille sur le capteur (effet de zoom) sans modifier la perspective.

Voir le corrigé complet

Puisque la distance de prise de vue est très grande devant les distances focales mises en jeu (L = 20\text{ m} \gg f'), la taille de l'image sur le capteur est donnée au premier ordre par :

A'B' \approx h\,\frac{f'}{L}

1. Part de vérité (calcul numérique) : Avec le téléobjectif de focale f'_1 = 100\text{ mm}, la taille obtenue à la distance L = 20\text{ m} est :

A'_1 B'_1 \approx h\,\frac{f'_1}{L} = 25\text{ mm}

Pour obtenir cette même taille d'image avec l'objectif initial de focale f' = 50\text{ mm}, le photographe aurait dû se placer à une distance L' telle que :

h\,\frac{f'}{L'} = h\,\frac{f'_1}{L} \implies L' = L\,\frac{f'}{f'_1}
L' = 20 \times \frac{50}{100} = \mathbf{10\text{ m}}

L'image obtenue avec le téléobjectif à 20\text{ m} présente donc le même grandissement que si l'on s'était approché physiquement à 10\text{ m} avec l'objectif standard : en termes de taille perçue et d'angle de champ, tout se passe comme si l'objet était deux fois plus proche.

2. Part d'inexactitude :

  • L'objet ne se déplace évidemment pas dans l'espace ;
  • La perspective (rapport de proportions entre le premier plan et l'arrière-plan, lignes de fuite) ne dépend que de la position de prise de vue. Se rapprocher physiquement à 10\text{ m} modifierait la perspective, alors qu'utiliser un téléobjectif depuis 20\text{ m} conserve la perspective de la prise de vue initiale tout en effectuant un recadrage (écrasement des plans).
Voir ce qu'a relevé le jury

Question rarement réussie avec une rédaction jugée souvent confuse.

« Question rarement bien traitée à la rédaction souvent fumeuse. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : doublet de lentilles, image réelle

La lentille , de focale , donne de l'arbre une image intermédiaire qui joue le rôle d'objet pour la lentille , de focale , qui en donne une image finale . a) Exprimer la distance en fonction de et (en utilisant une approximation justifiée). b) L'image doit être réelle. En déduire que la distance entre les centres des deux lentilles doit être située dans une plage de valeurs bien précise. Exprimer cette condition sur sous la forme d'une double inégalité sur , et (en utilisant une approximation justifiée). c) Vérifier que cette condition est réalisée avec , et .

Voir l'indice

Calculer la position de l'image intermédiaire par conjugaison de Descartes sur (L_1) pour un objet lointain, puis écrire la condition pour que A_1 soit situé en amont du foyer objet de (L_2).

Voir la stratégie
  1. L'arbre est très éloigné de la première lentille (L \gg f'_1) : l'image intermédiaire A_1 se forme quasiment dans le plan focal image de (L_1). On utilise la relation de Chasles pour déterminer la position algébrique \overline{O_2A_1}.
  2. On applique la relation de conjugaison de Descartes à la lentille divergente (L_2) pour relier la position de l'image finale A' à celle de l'objet intermédiaire A_1. Le caractère réel de l'image impose \overline{O_2A'} > 0.
  3. On effectue l'application numérique avec les valeurs données pour vérifier la condition d'encadrement.
Voir la réponse courte

Image intermédiaire au foyer de L_1, puis condition \overline{O_2A'} > 0 imposant f'_1 + f'_2 < e < f'_1.

Voir le corrigé complet

a) Expression de la distance \overline{O_2A_1} :

La relation de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique pour la lentille convergente (L_1) s'écrit :

\frac{1}{\overline{O_1A_1}} - \frac{1}{\overline{O_1A}} = \frac{1}{f'_1}

L'arbre étant situé à une distance L = 20\text{ m} devant l'objectif, on a \overline{O_1A} = -L. Comme L \gg f'_1 (20\text{ m} \gg 0{,}10\text{ m}), le terme \frac{1}{\overline{O_1A}} = -\frac{1}{L} est tout à fait négligeable devant \frac{1}{f'_1}, ce qui donne :

\overline{O_1A_1} \approx f'_1

L'image intermédiaire A_1 se forme donc dans le plan focal image de (L_1) (A_1 \approx F'_1). En introduisant le centre O_2 par la relation de Chasles :

\overline{O_2A_1} = \overline{O_2O_1} + \overline{O_1A_1} = -e + \overline{O_1A_1}

D'où l'expression approchée :

\boxed{\overline{O_2A_1} \approx f'_1 - e}

b) Condition sur la distance e pour une image finale A'B' réelle :

L'image intermédiaire A_1B_1 joue le rôle d'objet pour la lentille divergente (L_2). La relation de conjugaison de Descartes appliquée à (L_2) s'écrit :

\frac{1}{\overline{O_2A'}} - \frac{1}{\overline{O_2A_1}} = \frac{1}{f'_2} \iff \frac{1}{\overline{O_2A'}} = \frac{1}{f'_2} + \frac{1}{\overline{O_2A_1}} \approx \frac{1}{f'_2} + \frac{1}{f'_1 - e}

Pour que l'image finale A'B' puisse être recueillie sur le capteur situé après la lentille (L_2), elle doit être réelle, ce qui impose :

\overline{O_2A'} > 0 \iff \frac{1}{\overline{O_2A'}} > 0 \iff \frac{1}{f'_1 - e} > -\frac{1}{f'_2}

La lentille (L_2) étant divergente, sa distance focale image est strictement négative (f'_2 < 0), si bien que le membre de droite est strictement positif : -\frac{1}{f'_2} = \frac{1}{|f'_2|} > 0.

  • Cela impose tout d'abord que le membre de gauche soit strictement positif, soit f'_1 - e > 0, c'est-à-dire :

    e < f'_1

    L'objet intermédiaire A_1 doit donc impérativement être virtuel pour (L_2) (situé après O_2), car une lentille divergente ne peut donner d'image réelle d'un objet réel.

  • Les deux membres étant strictement positifs, le passage aux inverses inverse le sens de l'inégalité :

    f'_1 - e < -f'_2 \iff e > f'_1 + f'_2

On en déduit la double inégalité encadrant la distance e :

\boxed{f'_1 + f'_2 < e < f'_1}

c) Vérification numérique :

Avec les valeurs numériques proposées :

  • f'_1 + f'_2 = 10\text{ cm} + (-5\text{ cm}) = 5\text{ cm}
  • f'_1 = 10\text{ cm}
  • e = 8\text{ cm}

On a bien :

5\text{ cm} < 8\text{ cm} < 10\text{ cm}

La condition est donc parfaitement vérifiée : le système fournira une image réelle pouvant être enregistrée par le capteur.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La double inégalité demandée pour assurer une image réelle est rarement établie ou vérifiée.

« La condition pour que l’image soit réelle est souvent donnée juste mais la double inégalité demandée ensuite rarement trouvée ni vérifiée. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : doublet de lentilles, grandissement

Avec les valeurs numériques de Q6c : a) Calculer la distance , b) Calculer la taille de l'image de l'arbre sur le capteur. c) Indiquer si ce téléobjectif est équivalent à l'objectif de Q4.

Voir l'indice

Appliquer successivement les relations de conjugaison sur les deux lentilles pour trouver la position de l'image finale et le grandissement global du doublet.

Voir la stratégie
  1. Pour la distance d, on applique la relation de conjugaison de Descartes à la lentille (L_2) en prenant l'image intermédiaire A_1 (située dans le plan focal de L_1) comme objet virtuel pour (L_2). On précisera la distance séparant (L_2) du capteur ainsi que l'encombrement total du système.
  2. Pour la taille de l'image, on calcule le grandissement global \gamma = \gamma_1 \gamma_2 à partir des grandissements de chaque lentille.
  3. Pour la comparaison avec \mathbf{Q4}, on compare la taille de l'image obtenue (ou la distance focale équivalente) à celle de l'objectif simple de focale f'_1 = 100\text{ mm}.
Voir la réponse courte

Calcul de la position de l'image finale, du grandissement global et comparaison avec la focale équivalente.

Voir le corrigé complet

a) Calcul de la distance d

L'arbre étant situé à une grande distance (L = 20\text{ m} \gg f'_1 = 10\text{ cm}), l'image intermédiaire A_1 se forme dans le plan focal image de (L_1) :

\overline{O_1 A_1} \approx f'_1 = 10\text{ cm}

La position de cette image par rapport au centre optique O_2 de (L_2) est, d'après la relation de Chasles :

\overline{O_2 A_1} = \overline{O_2 O_1} + \overline{O_1 A_1} = -e + f'_1 = -8\text{ cm} + 10\text{ cm} = 2\text{ cm}

En appliquant la relation de conjugaison de Descartes à la lentille (L_2) de distance focale f'_2 = -5\text{ cm} :

\frac{1}{\overline{O_2 A'}} - \frac{1}{\overline{O_2 A_1}} = \frac{1}{f'_2}
\frac{1}{\overline{O_2 A'}} = \frac{1}{f'_2} + \frac{1}{\overline{O_2 A_1}} = -\frac{1}{5\text{ cm}} + \frac{1}{2\text{ cm}} = \frac{3}{10}\text{ cm}^{-1}

On en déduit la position de l'image finale sur le capteur par rapport à (L_2) :

\overline{O_2 A'} = \frac{10}{3}\text{ cm} \approx 3{,}33\text{ cm}

Si la distance d désigne le tirage mécanique arrière (distance entre la dernière lentille (L_2) et le capteur) :

\boxed{d = \overline{O_2 A'} = \frac{10}{3}\text{ cm} \approx 3{,}3\text{ cm} = 33\text{ mm}}

Si l'on considère la distance totale entre la face avant de l'objectif (L_1) et le capteur (encombrement total) :

d_{\text{tot}} = e + d = 8\text{ cm} + \frac{10}{3}\text{ cm} = \frac{34}{3}\text{ cm} \approx 11{,}3\text{ cm} = 113\text{ mm}

b) Taille de l'image A'B' de l'arbre sur le capteur

Le grandissement transversal global du doublet est donné par le produit des grandissements :

\gamma = \gamma_1 \times \gamma_2

Pour la première lentille, avec l'approximation de l'objet éloigné (L \gg f'_1) :

\gamma_1 = \frac{\overline{A_1 B_1}}{\overline{AB}} \approx -\frac{f'_1}{L} = -\frac{0{,}10\text{ m}}{20\text{ m}} = -\frac{1}{200}

Pour la seconde lentille :

\gamma_2 = \frac{\overline{A'B'}}{\overline{A_1 B_1}} = \frac{\overline{O_2 A'}}{\overline{O_2 A_1}} = \frac{10/3\text{ cm}}{2\text{ cm}} = \frac{5}{3}

Le grandissement global vaut donc :

\gamma = \left(-\frac{1}{200}\right) \times \frac{5}{3} = -\frac{1}{120}

La taille algébrique de l'image sur le capteur est :

\overline{A'B'} = \gamma \times \overline{AB} = -\frac{1}{120} \times 5\text{ m} = -\frac{5}{120}\text{ m} = -\frac{1}{24}\text{ m} \approx -41{,}7\text{ mm}

En valeur absolue :

\boxed{A'B' = \frac{125}{3}\text{ mm} \approx 42\text{ mm}}

c) Équivalence avec l'objectif de Q4

Dans la question Q4, l'objectif de focale f'_1 = 100\text{ mm} donnait une image de taille A'B'_1 = 25\text{ mm}. Ici, l'image mesure A'B' \approx 41{,}7\text{ mm}, ce qui est strictement supérieur.

La distance focale équivalente de ce téléobjectif est :

f'_{\text{eq}} = |\gamma_2| \cdot f'_1 = \frac{5}{3} \times 100\text{ mm} \approx 167\text{ mm} \neq 100\text{ mm}
\boxed{\text{Ce téléobjectif n'est pas équivalent à l'objectif de }\mathbf{Q4}.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'encombrement du dispositif doit être abordé pour faire ressortir l'intérêt du téléobjectif.

« L’encombrement n’est quasiment jamais évoqué et l’intérêt du téléobjectif non dégagé. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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I.3 · Exploitation d'une photo

Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 15 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résolution de problème
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : relation de conjugaison, résolution de problème

À partir de la photo obtenue et des documents 1, 2 et 3, déterminer la hauteur du Mont Saint-Michel (flèche comprise) en indiquant les hypothèses posées, la modélisation du problème (par exemple par un schéma légendé) et les calculs effectués.

Voir l'indice

Mesurer la hauteur de l'édifice sur le cliché en pixels ou millimètres, déterminer l'échelle via la distance focale f'=18\text{ mm} et la distance BC=1{,}46\text{ km} avec le théorème de Thalès.

Voir la stratégie
  1. Modéliser l'appareil photographique par une lentille mince convergente formant une image nette sur le capteur situé dans le plan focal image (D \gg f').
  2. Relier la hauteur de l'objet H à la taille de son image sur le capteur h' par la formule du grandissement transversal.
  3. Déterminer la taille h' sur le capteur en mesurant à la règle la hauteur du Mont Saint-Michel par rapport à la hauteur totale du cliché, puis en utilisant les dimensions du capteur fournies par le document 1.
Voir la réponse courte

Exploitation d'une échelle sur l'image, distance du Mont et formule de grandissement pour trouver sa hauteur.

Voir le corrigé complet

1. Hypothèses de modélisation

  • L'objectif de l'appareil est modélisé par une lentille mince convergente (L) de centre optique O et de distance focale f' = 18\text{ mm} (d'après le document 2).
  • La distance de prise de vue est D = BC = 1{,}46\text{ km} = 1\,460\text{ m} (d'après le document 3). Comme D \gg f', l'objet est considéré à l'infini et l'image nette se forme dans le plan focal image : la distance lentille-capteur est d \approx f'.
  • Le Mont Saint-Michel est assimilé à un objet vertical AB perpendiculaire à l'axe optique (visée horizontale), de hauteur H = AB.
  • La photo est au format paysage et n'a pas été recadrée : la hauteur totale de l'image imprimée correspond à la petite dimension du capteur du Canon G10, soit h_{\text{capteur}} = 5{,}7\text{ mm} (d'après le document 1, dimensions 5{,}7\text{ mm} \times 7{,}6\text{ mm}).

2. Relation entre l'objet et l'image

Le grandissement transversal en valeur absolue s'écrit :

|\gamma| = \frac{h'}{H} = \frac{OA'}{OA} \approx \frac{f'}{D} \implies H = h' \cdot \frac{D}{f'}

3. Mesures sur le cliché et calcul de h'

À la règle sur la photo du sujet (page 4), on mesure :

  • la hauteur totale du cadre de la photo : H_{\text{photo}} \approx 5{,}7\text{ cm} ;
  • la hauteur du Mont Saint-Michel, de la grève au sommet de la flèche : h_{\text{photo}} \approx 1{,}9\text{ cm}.

Le rapport des dimensions étant conservé par le grandissement optique, la hauteur de l'image sur le capteur vaut :

h' = h_{\text{capteur}} \cdot \frac{h_{\text{photo}}}{H_{\text{photo}}} \approx 5{,}7\text{ mm} \times \frac{1{,}9}{5{,}7} \approx 1{,}9\text{ mm}

4. Application numérique

H = 1{,}9 \cdot 10^{-3} \times \frac{1{,}46 \cdot 10^3}{18 \cdot 10^{-3}} = \frac{1{,}9 \times 1\,460}{18} \approx 154\text{ m}

Compte tenu de l'incertitude de lecture sur l'image (environ \pm 0{,}1\text{ cm} sur h_{\text{photo}}), on obtient :

\boxed{H \approx 1{,}5 \cdot 10^2\text{ m}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très discriminante ayant conduit à des résultats très tranchés selon les copies.

« Du tout ou rien pour cette exploitation. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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I.4 · Comment expliquer les propriétés des lentilles ?

Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : loi de snell-descartes, réfraction

a) Écrire la loi de la réfraction en . b) Montrer que la distance peut se mettre sous la forme :

Voir l'indice

Écrire la loi de Snell-Descartes au dioptre sphérique en B, puis décomposer algébriquement la distance OF' le long de l'axe à l'aide des triangles rectangles formés par le projeté K.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Snell-Descartes à l'interface verre-air au point B pour la réfraction.
  2. Décomposer la distance algébrique ou géométrique selon l'axe optique sous la forme OF' = OK + KF'.
  3. Exprimer OK et KF' à l'aide de considérations trigonométriques simples dans les triangles rectangles CKB et BKF'.
Voir la réponse courte

Loi de Descartes n\sin(i) = \sin(r) au dioptre sphérique et relations trigonométriques dans les triangles formés.

Voir le corrigé complet

a) Loi de la réfraction en B

Au point B, la lumière passe du verre d'indice n à l'air d'indice n_{\text{air}} = 1. L'angle d'incidence par rapport à la normale (CB) est i et l'angle de réfraction est r.

La loi de Snell-Descartes pour la réfraction s'écrit :

\boxed{n\sin(i) = \sin(r)}

b) Expression de la distance OF'

D'après la figure 2, les points O, K et F' sont alignés sur l'axe optique orienté de gauche à droite. On peut donc décomposer la distance OF' :

OF' = OK + KF'
  • Détermination de OK :

    Le rayon incident (AB) étant parallèle à l'axe optique, la normale (CB) coupe l'axe optique en C en formant l'angle \widehat{BCK} = i (angles alternes-internes).

    Dans le triangle CKB rectangle en K, avec CB = R :

    \begin{aligned} CK &= R \cos(i) \\ BK &= R \sin(i) \end{aligned}

    Le sommet S du dioptre sphérique est à la distance CS = R du centre de courbure C. On en déduit :

    KS = CS - CK = R - R \cos(i) = R[1 - \cos(i)]

    L'épaisseur au centre étant OS = e, on obtient :

    OK = OS - KS = e - R[1 - \cos(i)]
  • Détermination de KF' :

    Par rapport à la direction incidente horizontale, la normale (CB) fait un angle i, et le rayon émergent fait un angle r avec cette normale. L'angle de déviation du rayon émergent par rapport à la direction horizontale de l'axe optique est donc :

    \alpha = r - i

    Dans le triangle BKF' rectangle en K, l'angle en F' vaut \widehat{BF'K} = \alpha = r - i. On a donc :

    \tan(r - i) = \frac{BK}{KF'} \implies KF' = \frac{BK}{\tan(r - i)} = \frac{R \sin(i)}{\tan(r - i)}

En sommant les deux contributions, on retrouve bien :

\boxed{OF' = e - R[1 - \cos(i)] + \frac{R\sin(i)}{\tan(r - i)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury sanctionne les démarches artificielles visant à retrouver de force le résultat fourni.

« On donnait la formule dans l’énoncé donc pas mal de « tricherie ». »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques ; Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : stigmatisme, condition de gauss

a) La lentille constitue-t-elle un système rigoureusement stigmatique ? b) Si on considère une lentille mince ( faible devant ) et des rayons paraxiaux, peut-on dire que le système est approximativement stigmatique ? Justifier. c) Dans le cas de la lentille mince, donner une expression approchée de la distance .

Voir l'indice

Examiner la dépendance de la position du foyer F' avec l'angle incident i ou la hauteur h pour conclure sur le stigmatisme rigoureux, puis effectuer un développement limité au premier ordre.

Voir la stratégie
  1. Pour le stigmatisme rigoureux, analyser si la position du foyer image F' obtenue en Q9 dépend ou non de la hauteur d'incidence h (ou de l'angle i).
  2. Pour le stigmatisme approché, appliquer les conditions de Gauss (rayons paraxiaux, i \ll 1) et l'approximation de lentille mince (e \ll R) pour montrer que la position de F' devient indépendante de i.
  3. Effectuer les développements limités au premier ordre pour déduire la valeur approchée de la distance focale OF'.
Voir la réponse courte

Absence de stigmatisme rigoureux pour le dioptre sphérique, stigmatisme approché dans l'approximation paraxiale.

Voir le corrigé complet

a) Stigmatisme rigoureux

Pour un faisceau incident parallèle à l'axe optique (objet ponctuel à l'infini sur l'axe), le système serait rigoureusement stigmatique si tous les rayons émergents convergeaient en un unique point F'.

Or, d'après l'expression établie à la question Q9.b :

OF' = e - R[1 - \cos(i)] + \frac{R\sin(i)}{\tan(r - i)}

la distance OF' dépend explicitement de l'angle d'incidence i (et donc de la hauteur h = R\sin(i) du rayon incident). Des rayons incidents à différentes distances de l'axe ne coupent pas l'axe optique au même point (aberration de sphéricité).

La lentille ne constitue donc pas un système rigoureusement stigmatique.

b) Stigmatisme approché

Considérons les deux approximations demandées :

  • Rayons paraxiaux : les rayons sont proches de l'axe et peu inclinés par rapport à celui-ci, ce qui implique i \ll 1 et r \ll 1. Aux petits angles :

    \begin{aligned} \sin(i) &\approx i \\ \cos(i) &\approx 1 \\ \sin(r) &\approx r \implies r \approx n\,i \quad \text{(d'après Snell-Descartes)} \\ \tan(r - i) &\approx r - i \approx (n - 1)\,i \end{aligned}
  • Lentille mince : l'épaisseur e est négligeable devant le rayon de courbure R (e \ll R).

Dans ce cadre, le terme e - R[1 - \cos(i)] \approx e est négligeable devant \frac{R}{n-1}, et le quotient s'écrit :

\frac{R\sin(i)}{\tan(r - i)} \approx \frac{R\,i}{(n - 1)\,i} = \frac{R}{n - 1}

Cette position limite est indépendante de l'angle d'incidence i (et donc de la hauteur h) : tous les rayons émergents convergent, au premier ordre, vers un même point image F'.

Le système est donc approximativement stigmatique dans les conditions de Gauss.

c) Expression approchée de OF'

En sommant les contributions approchées :

\begin{aligned} OF' &\approx 0 + \frac{R}{n - 1} \end{aligned}
\boxed{OF' \approx \frac{R}{n - 1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La question est rarement traitée de façon complète et nécessite notamment de ne pas négliger l'épaisseur.

« Réponse très mal exprimée dans l’ensemble. »

« Quasiment jamais fait de façon complète : en ne négligeant pas l’épaisseur par exemple. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence ; Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : chemin optique, théorème de malus

On suppose que cette lentille possède les propriétés des lentilles minces utilisées dans les conditions de Gauss, que est son foyer principal image et est son centre optique. On considère le rayon qui coïncide avec l'axe et qui n'est donc pas dévié par la lentille. a) Exprimer le chemin optique en fonction de , et . b) En justifiant par un théorème (à citer), quelle relation existe-t-il entre le chemin optique et le chemin optique ?

Voir l'indice

Exprimer le chemin optique par les produits longueur géométrique \times indice, puis invoquer le théorème de Malus sur les surfaces d'onde pour relier (ABF') et (OSF').

Voir la stratégie
  1. Exprimer le chemin optique (OSF') en sommant les contributions dans le verre d'indice n et dans l'air d'indice 1, puis relier la distance SF' à la distance focale OF' obtenue à la question précédente.
  2. Appliquer le théorème de Malus à l'onde plane incidente qui converge au foyer principal image F' pour déduire l'égalité des chemins optiques.
Voir la réponse courte

Expression de (OSF') = n e + (r - e), puis égalité des chemins optiques d'après le théorème de Malus.

Voir le corrigé complet

a) Expression du chemin optique (OSF')

Le rayon qui coïncide avec l'axe optique traverse la lentille en incidence normale ; il n'est donc pas dévié. Le trajet s'effectue dans le verre d'indice n sur le segment [OS] de longueur e, puis dans l'air d'indice n_{\text{air}} = 1 sur le segment [SF']. Par définition du chemin optique :

(OSF') = n \cdot OS + 1 \cdot SF' = n\,e + SF'.

La distance SF' s'exprime en fonction de la distance OF' et de l'épaisseur e :

SF' = OF' - OS = OF' - e.

D'où :

(OSF') = n\,e + OF' - e = (n - 1)e + OF'.

D'après la question Q10.c, dans les conditions de Gauss pour une lentille mince, la distance focale image vaut :

OF' \approx \frac{R}{n - 1}.

En identifiant la variable r mentionnée dans l'énoncé au rayon de courbure R de la face sphérique (coquille de casse r \equiv R), il vient :

\boxed{(OSF') = (n - 1)e + \frac{R}{n - 1}}

Remarque : si l'énoncé entend par r la distance algébrique ou géométrique SF' (ou OF'), l'expression exacte s'écrit directement :

(OSF') = (n - 1)e + OF' = n\,e + SF'.

b) Relation entre (ABF') et (OSF')

Le faisceau incident est constitué de rayons parallèles à l'axe optique, ce qui correspond à une onde plane dont les surfaces d'onde sont des plans orthogonaux à l'axe optique. La face d'entrée de la lentille étant plane et orthogonale à l'axe, le plan (yOz) passant par O et A constitue lui-même une surface d'onde incidente.

D'après le théorème de Malus, les surfaces d'onde sont les surfaces orthogonales aux rayons lumineux. Dans les conditions de Gauss, la lentille réalise un stigmatisme approché entre le point objet à l'infini sur l'axe et le foyer image F' (la surface d'onde émergente convergeant vers F' est une sphère centrée sur F'). Par conséquent, le chemin optique séparant une surface d'onde incidente du point image de convergence F' est indépendant du rayon lumineux suivi.

Puisque A et O appartiennent à la même surface d'onde incidente et que les deux rayons convergent en F', on a l'égalité :

\boxed{(ABF') = (OSF')}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le théorème de Malus est fréquemment cité mais sa traduction quantitative est souvent erronée.

« Le théorème de Malus est souvent évoqué mais souvent mal traduit. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Partie II : La lumière

II.1 · Réglage de différents paramètres lors d'une prise de vue

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : profondeur de champ, temps de pose

Un photographe amateur effectue une prise de vue (un portrait d'une personne immobile) en extérieur avec les réglages suivants : (ISO : 100 / vitesse : 1/250 s / ouverture : f/8). Il l'estime correctement exposée et souhaite en effectuer une autre avec la même exposition, en conservant la même sensibilité, mais avec une ouverture f/4. Répondre aux questions suivantes en justifiant les réponses à l'aide des documents 4 et 5. a) Quelle vitesse d'obturation doit-il choisir ? b) Ce nouveau réglage va-t-il permettre d'augmenter ou diminuer la profondeur de champ ? c) Si la personne bouge un peu durant la prise de vue, y a-t-il un risque plus grand, en comparaison avec la première photographie, que l'image obtenue soit floue ?

Voir l'indice

Raisonner sur la surface du diaphragme proportionnelle à (1/N)^2 pour compenser le flux lumineux par la durée d'ouverture, puis utiliser le document 4 pour la profondeur de champ et le risque de bougé.

Voir la stratégie
  1. Identifier la variation de la surface du diaphragme entre les ouvertures f/8 et f/4 à partir du document 4, puis en déduire la modification nécessaire de la durée d'exposition pour conserver une exposition constante (document 5).
  2. Utiliser directement la relation donnée dans le document 4 entre ouverture et profondeur de champ.
  3. Relier la durée d'ouverture de l'obturateur au phénomène de « flou de bougé » évoqué dans le document 4.
Voir la réponse courte

Passer de f/8 à f/4 double l'ouverture : vitesse réduite à 1/1000 s, profondeur de champ plus faible.

Voir le corrigé complet
  1. D'après le document 4, chaque cran d'ouverture vers la droite divise la surface d'ouverture par 2. Inversement, passer de f/8 à f/4 correspond à un décalage de deux crans vers la gauche (de f/8 à f/5{,}8 puis à f/4) : la surface offerte au passage de la lumière est donc multipliée par :

    2 \times 2 = 4

    Le flux lumineux incident sur le capteur étant quadruplé et la sensibilité restant constante (\text{ISO} = 100), il faut réduire la durée d'exposition par un facteur 4 pour conserver la même exposition (la même énergie lumineuse reçue par le capteur, ce que traduit la conservation de la surface du triangle du document 5).

    La vitesse d'obturation initiale étant t_1 = 1/250\text{ s}, le photographe doit choisir :

    t_2 = \frac{t_1}{4} = \frac{1}{4 \times 250\text{ s}} = \frac{1}{1000}\text{ s}
    \boxed{\text{Vitesse d'obturation : } 1/1000\text{ s}}
  2. Le document 4 indique qu'« une plus faible ouverture permet d'obtenir une plus grande profondeur de champ ».

    En passant de f/8 à f/4, l'ouverture du diaphragme est plus grande :

    \boxed{\text{Ce réglage va diminuer la profondeur de champ.}}
  3. La durée d'exposition est quatre fois plus courte (1/1000\text{ s} contre 1/250\text{ s}). Le mouvement de la personne pendant l'ouverture de l'obturateur est donc nettement plus faible :

    \boxed{\text{Non, le risque d'obtenir une image floue est plus faible.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les documents sont généralement bien compris mais certains candidats en tirent des conclusions inversées.

« Bonne exploitation des documents dans l’ensemble même si certains en font une interprétation à l’envers. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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II.2 · Modèle corpusculaire

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : photon, relation de planck-einstein

Donner l'expression de l'énergie de chacun de ces photons en précisant la signification et les unités des termes utilisés.

Voir l'indice

Écrire la relation fondamentale reliant l'énergie du quantum lumineux à sa fréquence via la constante de Planck.

Voir la réponse courte

Énergie d'un photon E = h\nu = hc/\lambda, avec les unités en joules, secondes et hertz.

Voir le corrigé complet

D'après la relation d'Einstein-Planck, l'énergie E d'un photon associé à une onde électromagnétique monochromatique de fréquence \nu est donnée par :

\boxed{E = h\nu = \frac{hc}{\lambda}}

où :

  • E est l'énergie du photon, exprimée en joules (\mathrm{J}) dans le Système International (ou couramment en électron-volts, \mathrm{eV}) ;
  • h est la constante de Planck, dont la dimension est celle d'une action, exprimée en joules-secondes (\mathrm{J\cdot s}) ou en \mathrm{m^2\cdot kg\cdot s^{-1}} (h = 6{,}63\cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}) ;
  • \nu est la fréquence temporelle de l'onde, exprimée en hertz (\mathrm{Hz}) ou en \mathrm{s^{-1}} ;
  • c est la célérité de la lumière dans le vide, exprimée en mètres par seconde (\mathrm{m\cdot s^{-1}}) ;
  • \lambda = \frac{c}{\nu} est la longueur d'onde dans le vide, exprimée en mètres (\mathrm{m}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression de l'énergie d'un photon doit être parfaitement sue.

« La formule de l’énergie d’un photon n’est pas toujours sue. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : photon, flux énergétique

Si on considère une prise de vue avec les réglages (ISO : 100 ; vitesse : 1/500 s ; ouverture : f/8), estimer le nombre de photons qui pénètrent dans l'appareil durant l'ouverture de l'obturateur si on considère un éclairement solaire moyen de . Pour cette question, on admet qu'il est équivalent de considérer que la lumière solaire est monochromatique, de fréquence .

Voir l'indice

Calculer l'énergie lumineuse totale collectée par la pupille circulaire pendant la durée \Delta t, puis diviser par l'énergie d'un photon.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie lumineuse totale \mathcal{E}_{\text{rec}} reçue à travers l'ouverture du diaphragme pendant la durée d'obturation \Delta t à partir de l'éclairement solaire.
  2. Exprimer l'énergie E_{\text{ph}} d'un photon de fréquence \nu à l'aide du résultat de la question Q13.
  3. En déduire le nombre de photons N = \mathcal{E}_{\text{rec}} / E_{\text{ph}} et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Énergie lumineuse reçue W = \mathcal{E} S \Delta t divisée par le quantum h\nu pour obtenir N.

Voir le corrigé complet

L'obturateur reste ouvert pendant la durée :

\Delta t = \frac{1}{500}\text{ s} = 2{,}0\cdot 10^{-3}\text{ s}

Le diaphragme circulaire de diamètre D = 5\text{ mm} = 5{,}0\cdot 10^{-3}\text{ m} présente une surface d'ouverture :

S = \frac{\pi D^2}{4}

Sous un éclairement solaire moyen noté \mathcal{E}_{\text{sol}} = 700\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}, l'énergie électromagnétique totale pénétrant dans l'appareil durant l'ouverture est :

\mathcal{E}_{\text{rec}} = \mathcal{E}_{\text{sol}} \cdot S \cdot \Delta t = \mathcal{E}_{\text{sol}} \cdot \frac{\pi D^2}{4} \cdot \Delta t

D'après la question Q13, chaque photon transporte une énergie :

E_{\text{ph}} = h\nu

Le nombre N de photons captés s'écrit donc :

N = \frac{\mathcal{E}_{\text{rec}}}{E_{\text{ph}}} = \frac{\mathcal{E}_{\text{sol}}\,\pi D^2\,\Delta t}{4\,h\nu}

Application numérique avec les données :

  • \mathcal{E}_{\text{sol}} = 700\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}
  • D = 5{,}0\cdot 10^{-3}\text{ m} d'où S = \frac{\pi \times (5{,}0\cdot 10^{-3})^2}{4} \approx 1{,}96\cdot 10^{-5}\text{ m}^2
  • \Delta t = \frac{1}{500}\text{ s} = 2{,}0\cdot 10^{-3}\text{ s}
  • \mathcal{E}_{\text{rec}} = 700 \times 1{,}96\cdot 10^{-5} \times 2{,}0\cdot 10^{-3} \approx 2{,}75\cdot 10^{-5}\text{ J}
  • E_{\text{ph}} = 6{,}63\cdot 10^{-34} \times 5{,}0\cdot 10^{14} \approx 3{,}32\cdot 10^{-19}\text{ J}

On obtient :

N = \frac{2{,}75\cdot 10^{-5}}{3{,}32\cdot 10^{-19}} \approx 8{,}3\cdot 10^{13}
\boxed{N \approx 8\cdot 10^{13}\text{ photons}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le calcul du nombre de photons est souvent correct mais l'ordre de grandeur final pose problème.

« Un bon nombre de candidats fait un bon décompte du nombre de photons mais l’ordre de grandeur n’est pas toujours correct. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Partie III : Le capteur

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : effet photoélectrique

Sous quel nom est connu le phénomène selon lequel un photon peut " arracher " un électron à un métal ? Citer le nom du physicien qui en proposa une interprétation en 1905.

Voir l'indice

Nommer l'émission d'électrons sous flux lumineux et citer le physicien prix Nobel pour son interprétation quantique en 1905.

Voir la réponse courte

Effet photoélectrique, expliqué par Albert Einstein en 1905.

Voir le corrigé complet

Le phénomène par lequel l'absorption d'un photon lumineux permet d'extraire un électron d'un métal est l'effet photoélectrique (plus précisément l'effet photoélectrique externe).

Le physicien ayant proposé une interprétation théorique de cet effet en 1905, en introduisant l'hypothèse des quanta de lumière (photons) d'énergie E = h\nu, est Albert Einstein.

\boxed{\text{Effet photoélectrique} \quad \text{et} \quad \text{Albert Einstein}}

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : effet photoélectrique, longueur d'onde seuil

Ce phénomène ne peut avoir lieu que si le photon possède une énergie minimale, liée au matériau du support. Pour le silicium, cette énergie minimale est de . Montrer que cette valeur est compatible avec la photographie en lumière visible.

Voir l'indice

Calculer la longueur d'onde seuil \lambda_{\text{seuil}} = hc/E_{\text{min}} associée à cette énergie de seuil et la situer par rapport au domaine spectral du visible [400\text{ nm}, 800\text{ nm}].

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition d'absorption photoélectrique sur l'énergie E = h\nu = \frac{hc}{\lambda} \ge E_{\text{min}} ou sur la longueur d'onde seuil associée \lambda_{\text{max}} = \frac{hc}{E_{\text{min}}}.
  2. Rappeler le domaine spectral de la lumière visible (\lambda \in [400\text{ nm}, 800\text{ nm}]) et comparer les énergies ou longueurs d'onde.
Voir la réponse courte

Longueur d'onde seuil \lambda_{\text{max}} = hc/W_0 \approx 1{,}1\ \mu\text{m}, supérieure aux longueurs d'onde du visible.

Voir le corrigé complet

Pour qu'un photon incident soit absorbé et crée une paire électron-trou dans le silicium, son énergie E doit être supérieure ou égale à l'énergie minimale E_{\text{min}} = 1{,}12\text{ eV} :

E = \frac{hc}{\lambda} \ge E_{\text{min}} \iff \lambda \le \lambda_{\text{seuil}} = \frac{hc}{E_{\text{min}}}

Calculons la longueur d'onde seuil \lambda_{\text{seuil}} dans le vide :

\begin{aligned} \lambda_{\text{seuil}} &= \frac{h\,c}{E_{\text{min}}} \\ &= \frac{6{,}63\cdot 10^{-34} \times 3{,}0\cdot 10^8}{1{,}12 \times 1{,}6\cdot 10^{-19}} \\ &= \frac{1{,}989\cdot 10^{-25}}{1{,}792\cdot 10^{-19}} \approx 1{,}11\cdot 10^{-6}\text{ m} = 1{,}11\ \mu\text{m} = 1\,110\text{ nm} \end{aligned}

Le spectre de la lumière visible s'étend d'environ \lambda_{\text{min}} \approx 400\text{ nm} (violet) à \lambda_{\text{max}} \approx 800\text{ nm} (rouge extrême).

Pour tout photon du domaine visible, on a :

\lambda_{\text{vis}} \le 800\text{ nm} < \lambda_{\text{seuil}} = 1\,110\text{ nm}

ce qui correspond à une énergie :

E_{\text{vis}} \in [1{,}55\text{ eV} \,;\, 3{,}1\text{ eV}] > E_{\text{min}} = 1{,}12\text{ eV}
\boxed{\text{Tous les photons du spectre visible ont une énergie supérieure à } E_{\text{min}} \text{ : le silicium convient parfaitement.}}

Résultat

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Partie IV : Le flash

IV.1 · Utilisation d'un flash

Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : nombre guide, portée d'un flash

Un flash avec un nombre guide de 12 est utilisé pour prendre une photo avec une sensibilité de 400 ISO et une ouverture f/11. Quelle est la portée de ce flash (ordre de grandeur) ?

Voir l'indice

Appliquer directement la formule de portée fournie dans le document 7 avec le nombre guide, le facteur de sensibilité correspondant à 400 ISO et le nombre d'ouverture x=11.

Voir la réponse courte

Utilisation de la relation du nombre guide corrigée de la sensibilité ISO pour trouver la portée maximale.

Voir le corrigé complet

D'après le document 7, la portée du flash (exprimée en mètres) est donnée par la relation :

\text{portée} = \frac{\text{NG} \times \text{facteur de sensibilité}}{\text{nombre d'ouverture}}

Les données pour cette prise de vue sont :

  • un nombre guide \text{NG} = 12 ;
  • une sensibilité de 400\text{ ISO}, à laquelle correspond, d'après le tableau du document 7, un \text{facteur de sensibilité} = 2 ;
  • une ouverture notée f/11, ce qui correspond à un nombre d'ouverture x = 11.

On en déduit l'expression numérique de la portée :

\text{portée} = \frac{12 \times 2}{11} = \frac{24}{11}\text{ m} \approx 2{,}18\text{ m}
\boxed{\text{portée} \approx 2{,}2\text{ m} \quad (\text{soit un ordre de grandeur de } 2\text{ m})}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique ; Ondes et signaux › Signaux et propagation

Notions : flux lumineux, célérité de la lumière

Pour expliquer le fait que le flash a une portée limitée, deux interprétations sont proposées : 1) la première interprétation serait que la portée du flash est liée à la distance que la lumière parcourt durant l'ouverture de l'obturateur ; 2) la seconde est liée au fait que le flux lumineux, issu du flash et reçu par un objet situé à une distance d du flash, est une fonction décroissante de d.

Une de ces deux propositions est correcte et l'autre inexacte. Indiquer la bonne interprétation. Expliquer en quoi l'autre est inexacte en posant des hypothèses raisonnées et en effectuant des calculs d'ordres de grandeurs. Le document 7 pourra être utilisé pour justifier ou infirmer une des interprétations.

Voir l'indice

Calculer la distance parcourue par la lumière pendant la durée d'un éclair (c \Delta t) et la comparer aux portées usuelles d'un flash pour écarter l'hypothèse 1, puis penser à la décroissance du flux en 1/d^2.

Voir la réponse courte

c\Delta t vaut des milliers de kilomètres ; la portée limitée s'explique par la décroissance géométrique en 1/d^2.

Voir le corrigé complet

La proposition correcte est la proposition 2, et la proposition 1 est inexacte.

Réfutation de la proposition 1 Considérons la durée caractéristique de la prise de vue avec un flash. D'après le document 7, la durée de l'éclair d'un flash varie typiquement entre \Delta t_{\min} = 1/5\,000\text{ s} = 2\cdot 10^{-4}\text{ s} et \Delta t_{\max} = 1/880\text{ s} \approx 1{,}1\cdot 10^{-3}\text{ s} (les vitesses de synchronisation de l'obturateur étant quant à elles de l'ordre de 1/250\text{ s}).

Durant l'éclair le plus court (\Delta t = 2\cdot 10^{-4}\text{ s}), la distance parcourue par la lumière dans l'air à la célérité c = 3{,}0\cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} vaut :

d_{\text{lumière}} = c\,\Delta t = 3{,}0\cdot 10^8 \times 2\cdot 10^{-4} = 6{,}0\cdot 10^4\text{ m} = 60\text{ km}

Même en tenant compte du trajet aller-retour (du flash vers l'objet, puis de l'objet vers l'objectif), un retard temporel ne deviendrait limitant qu'à une distance de :

d_{\text{max, trajet}} = \frac{c\,\Delta t}{2} = 30\text{ km}

Or, d'après le document 7 et le résultat de la question Q17, la portée réelle d'un flash intégré de reflex est de l'ordre de quelques mètres seulement (2 à 10\text{ m}). L'échelle de distance parcourue par la lumière (60\text{ km}) est quatre ordres de grandeur supérieure à la portée du flash. La vitesse de propagation de la lumière n'est donc en rien le facteur limitant.

Justification de la proposition 2 Le flash émet une puissance lumineuse dans un cône angulaire (angle solide \Omega). En vertu de la conservation de l'énergie, la puissance surfacique (l'éclairement) décroît selon une loi en carré inverse de la distance d au flash :

\mathcal{E}(d) \propto \frac{1}{d^2}

L'objet éclairé diffuse ensuite cette lumière, et la fraction recaptée par l'objectif diminue également. Dès lors que l'objet est situé trop loin, l'éclairement qu'il reçoit devient insuffisant pour que le capteur collecte le signal nécessaire à une exposition correcte : c'est cette décroissance géométrique du flux avec la distance qui limite la portée du flash.

\boxed{\text{La proposition 2 est la bonne interprétation ; la proposition 1 est inexacte.}}

Résultat

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IV.2 · Principe de fonctionnement d'un flash

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : condensateur, énergie électrostatique

L'énergie stockée dans le condensateur doit être de l'ordre de . En déduire la tension sous laquelle il faut le charger. Commenter cette valeur.

Voir l'indice

Relier l'énergie électrostatique \mathcal{E} emmagasinée par un condensateur à sa capacité C et à sa tension de charge U_0.

Voir la réponse courte

Énergie \mathcal{E} = \frac{1}{2} C U_0^2 donnant la tension de charge U_0, de l'ordre de quelques centaines de volts.

Voir le corrigé complet

L'énergie électrostatique \mathcal{E} emmagasinée dans un condensateur de capacité C sous une tension U_0 s'écrit :

\mathcal{E} = \frac{1}{2} C U_0^2

On en déduit l'expression de la tension de charge :

U_0 = \sqrt{\frac{2\mathcal{E}}{C}}

Avec \mathcal{E} \approx 10\text{ J} et C = 200\ \mu\text{F} = 2{,}0 \cdot 10^{-4}\text{ F} :

\begin{aligned} U_0 &= \sqrt{\frac{2 \times 10}{2{,}0 \cdot 10^{-4}}} = \sqrt{10^5} = 100\sqrt{10}\text{ V} \approx 3{,}2 \cdot 10^2\text{ V} \end{aligned}
\boxed{U_0 \approx 3{,}2 \cdot 10^2\text{ V}}

Commentaires sur cette valeur :

  • Cette tension est considérablement plus élevée que la force électromotrice de la pile d'alimentation (E = 9\text{ V}). Le flash doit donc impérativement intégrer un convertisseur continu-continu élévateur de tension (hacheur survolteur ou montage de type flyback) pour charger le condensateur à partir de la pile.
  • Une tension de l'ordre de 300\text{ V} présente un danger d'électrisation voire d'électrocution pour l'utilisateur, ce qui impose une isolation électrique rigoureuse du boîtier.
  • Cette tension élevée est requise pour atteindre la tension de claquage nécessaire à l'ionisation du xénon et autoriser une décharge ultra-rapide produisant un éclair très lumineux.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression de l'énergie emmagasinée dans un condensateur est une notion de cours indispensable.

« Certains candidats ne connaissent pas l’énergie d’un condensateur. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : circuit rc, décharge d'un condensateur

Le condensateur, initialement chargé et présentant une tension à ses bornes, se décharge dans le tube à xénon qu'on modélise par une résistance . a) Faire un schéma du circuit électrique dans lequel s'insèrent le condensateur et le tube lors de la décharge. Établir l'équation différentielle que vérifie la tension aux bornes du condensateur au cours de sa décharge. b) Établir l'expression de la puissance instantanée reçue par le tube au cours de sa décharge en fonction du temps. c) Tracer l'allure de la courbe .

Voir l'indice

Appliquer la loi des mailles au dipôle RC fermé, en déduire la solution pour u(t) et calculer la puissance dissipée par effet Joule p(t) = u(t)^2/R.

Voir la réponse courte

Équation différentielle \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} + \frac{u}{RC} = 0, puissance p(t) = \frac{U_0^2}{R} \mathrm{e}^{-2t/(RC)} décroissante.

Voir le corrigé complet

a) Schéma du circuit et équation différentielle

Pendant la décharge, le condensateur de capacité C est connecté en boucle fermée avec le tube à xénon, modélisé par un conducteur ohmique de résistance R.

En adoptant la convention générateur pour le condensateur et la convention récepteur pour le conducteur ohmique :

  • L'intensité du courant délivré par le condensateur s'écrit :

    i(t) = -C\,\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}
  • La loi d'Ohm aux bornes du tube donne :

    u_R(t) = R\,i(t) = -RC\,\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}

D'après la loi des mailles, la tension aux bornes du condensateur est égale à celle aux bornes de la résistance (u(t) = u_R(t)), ce qui conduit directement à l'équation différentielle :

\boxed{\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} + \frac{u(t)}{RC} = 0}

b) Puissance instantanée reçue par le tube

L'intégration de l'équation différentielle avec la condition initiale u(0) = U_0 donne :

u(t) = U_0 \exp\left(-\frac{t}{RC}\right) \quad (\text{pour } t \ge 0)

La puissance instantanée p(t) reçue par le tube (en convention récepteur) est dissipée par effet Joule :

p(t) = u_R(t)\,i(t) = \frac{u(t)^2}{R}

En injectant l'expression de u(t), on obtient :

\boxed{p(t) = \frac{U_0^2}{R} \exp\left(-\frac{2t}{RC}\right)}

c) Allure de la courbe p(t)

La puissance p(t) est maximale en t=0, où elle vaut P_0 = \frac{U_0^2}{R}, puis décroît exponentiellement vers 0 avec une constante de temps caractéristique \tau' = \frac{RC}{2}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'analyse physique en termes d'échanges énergétiques est fréquemment insuffisante.

« L’interprétation en termes d’échange de l’énergie laisse à désirer dans de nombreuses copies. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : bilan énergétique, circuit rc

La durée de l'éclair produit par la décharge du condensateur est de l'ordre de . Quelle fraction de l'énergie totale est reçue par le tube pendant cette durée ?

Voir l'indice

Intégrer la puissance instantanée entre 0 et \Delta t = 1/200\text{ s} et comparer le résultat à la constante de temps \tau = RC.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie \mathcal{E}(\Delta t) transférée au tube à xénon entre t=0 et t=\Delta t par intégration de la puissance instantanée p(t) établie à la question Q20 (ou par conservation de l'énergie).
  2. Comparer la durée \Delta t = \frac{1}{200}\text{ s} à la constante de temps caractéristique \tau = RC du circuit afin d'en déduire numériquement la fraction d'énergie cédée.
Voir la réponse courte

Intégration de p(t) ou variation de \frac{1}{2} C u^2(t) sur la durée de l'éclair pour trouver la fraction cédée.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q20, la puissance instantanée reçue par le tube s'écrit :

p(t) = \frac{U_0^2}{R}\,\exp\left(-\frac{2t}{RC}\right)

L'énergie \mathcal{E}(\Delta t) reçue par le tube pendant la durée \Delta t de l'éclair vaut :

\begin{aligned} \mathcal{E}(\Delta t) &= \int_0^{\Delta t} p(t)\,\mathrm{d}t \\ &= \left[ -\frac{1}{2}\,C U_0^2\,\exp\left(-\frac{2t}{RC}\right) \right]_0^{\Delta t} \\ &= \frac{1}{2}\,C U_0^2 \left(1 - \exp\left(-\frac{2\Delta t}{RC}\right)\right) \end{aligned}

L'énergie totale initialement stockée dans le condensateur étant \mathcal{E}_{\text{tot}} = \frac{1}{2}\,C U_0^2, la fraction d'énergie reçue par le tube s'exprime par :

\eta = \frac{\mathcal{E}(\Delta t)}{\mathcal{E}_{\text{tot}}} = 1 - \exp\left(-\frac{2\Delta t}{RC}\right)

Calculons le rapport temporel adimensionné avec R = 1\,\Omega, C = 200\,\mu\text{F} = 2{,}0\cdot 10^{-4}\text{ F} et \Delta t = \frac{1}{200}\text{ s} = 5{,}0\cdot 10^{-3}\text{ s} :

\tau = RC = 1\,\Omega \times 2{,}0\cdot 10^{-4}\text{ F} = 2{,}0\cdot 10^{-4}\text{ s} = 0{,}20\text{ ms}
\frac{2\Delta t}{RC} = \frac{2 \times 5{,}0\cdot 10^{-3}}{2{,}0\cdot 10^{-4}} = 50

Le terme exponentiel vaut \exp(-50) \approx 2\cdot 10^{-22} \ll 1.

Par conséquent, la fraction d'énergie reçue est :

\boxed{\eta \approx 1 = 100\,\%}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury attendait l'écriture explicite de l'intégrale permettant de calculer l'énergie reçue.

« L’intégrale n’est pas souvent écrite. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Partie V : Le stabilisateur d'image

V.1 · Étude d'un oscillateur mécanique

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équilibre, loi de hooke

En supposant que la boîte et la plaque sont immobiles, exprimer la longueur du ressort à la position d'équilibre dans ces conditions, en fonction de , , et .

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre statique de la masse sous l'action de son poids et de la tension du ressort.

Voir la stratégie
  1. Définir le système mécanique et le référentiel d'étude (ici terrestre, supposé galiléen).
  2. Faire le bilan des forces extérieures appliquées à la plaque à l'équilibre.
  3. Appliquer le principe fondamental de la statique (ou la première loi de Newton) et projeter sur l'axe vertical (Ox) orienté vers le bas pour déterminer x_{\text{eq}}.
Voir la réponse courte

Bilan des forces à l'équilibre statique projeté sur l'axe : k(x_{\text{eq}} - \ell_0) = mg.

Voir le corrigé complet

On étudie la plaque de masse m dans le référentiel terrestre supposé galiléen. L'axe vertical (Ox) est orienté vers le bas selon le vecteur unitaire \vec{e}_x, et l'origine O coïncide avec le point d'attache supérieur du ressort, de sorte que la longueur du ressort s'identifie à la position x de la plaque : \ell = x.

À l'équilibre statique, la plaque est soumise à deux forces :

  • son poids :

    \vec{P} = m \vec{g} = m g \vec{e}_x
  • la force de rappel élastique exercée par le ressort :

    \vec{F}_{\text{él}} = - k (x_{\text{eq}} - \ell_0) \vec{e}_x

D'après la première loi de Newton (principe fondamental de la statique) :

\vec{P} + \vec{F}_{\text{él}} = \vec{0}

En projetant sur l'axe vertical dirigé par \vec{e}_x, il vient :

\begin{aligned} m g - k (x_{\text{eq}} - \ell_0) &= 0 \\ k(x_{\text{eq}} - \ell_0) &= m g \end{aligned}

On en déduit l'expression de la longueur du ressort à l'équilibre :

\boxed{x_{\text{eq}} = \ell_0 + \frac{m g}{k}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux erreurs de signe lors du calcul de la position d'équilibre.

« Des erreurs de signe trop souvent. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : référentiel non galiléen, force d'inertie d'entraînement

a) La boîte constitue-t-elle un référentiel galiléen ? b) Écrire la deuxième loi de Newton appliquée à la masse dans le référentiel de la boîte.

Voir l'indice

Préciser le caractère accéléré de la boîte par rapport au sol et ajouter la force d'inertie d'entraînement \vec{F}_{ie} = -m\vec{a}(t) au bilan des forces.

Voir la réponse courte

Référentiel accéléré non galiléen ; PFD avec la force d'inertie d'entraînement \vec{F}_{\text{ie}} = -m\vec{a}(t).

Voir le corrigé complet

a) Le référentiel lié à la boîte subit une accélération \vec{a}(t) = a(t)\,\vec{e}_x par rapport au référentiel terrestre supposé galiléen. L'accélération a(t) n'étant pas identiquement nulle lors des mouvements de l'appareil, le référentiel de la boîte n'est pas en translation rectiligne uniforme par rapport à un référentiel galiléen :

\boxed{\text{La boîte ne constitue pas un référentiel galiléen (c'est un référentiel non galiléen).}}

b) On étudie le mouvement de la plaque de masse m dans le référentiel \mathcal{R}_{\text{boîte}} lié à la boîte. Ce référentiel étant en translation par rapport au référentiel terrestre galiléen :

  • le vecteur rotation instantané est nul : \vec{\Omega}(\mathcal{R}_{\text{boîte}}/\mathcal{R}_{\text{terre}}) = \vec{0}, de sorte que la force d'inertie de Coriolis est nulle : \vec{F}_{ic} = \vec{0} ;
  • l'accélération d'entraînement d'un point fixe de la boîte s'écrit \vec{a}_e = \vec{a}(t) = a(t)\,\vec{e}_x, d'où la force d'inertie d'entraînement :

    \vec{F}_{ie} = -m\,\vec{a}_e = -m\,a(t)\,\vec{e}_x.

Les forces appliquées à la plaque dans \mathcal{R}_{\text{boîte}} sont :

  • le poids : \vec{P} = m\,g\,\vec{e}_x ;
  • la force de rappel élastique du ressort : \vec{F}_{\text{él}} = -k\,(x(t) - \ell_0)\,\vec{e}_x ;
  • la force de frottement fluide : \vec{f} = -\alpha\,\vec{v} = -\alpha\,\dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\,\vec{e}_x ;
  • la force d'inertie d'entraînement : \vec{F}_{ie} = -m\,a(t)\,\vec{e}_x.

La deuxième loi de Newton (principe fondamental de la dynamique) appliquée à la masse m dans le référentiel non galiléen \mathcal{R}_{\text{boîte}} s'écrit :

m\,\vec{a}_r = \vec{P} + \vec{F}_{\text{él}} + \vec{f} + \vec{F}_{ie}

ce qui donne, en projection sur l'axe horizontal/vertical orienté par le vecteur unitaire \vec{e}_x :

\boxed{m\,\frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} = mg - k(x - \ell_0) - \alpha\,\frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} - m\,a(t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Plus d'un tiers de réponses fausses dues à une mauvaise maîtrise des forces d'inertie.

« Plus d’un tiers des candidats donne une réponse fausse. La notion de force d’inertie n’est pas maîtrisée. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique amorti, force d'inertie

Montrer que obéit à une équation différentielle du type où est une fonction du temps avec , et à exprimer.

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe vertical \vec{e}_x, regrouper les termes en position et vitesse, et identifier les expressions canoniques de \omega_0 et Q.

Voir la réponse courte

Projection du PFD sur l'axe du mouvement pour obtenir la forme canonique du second ordre avec f(t) = -a(t).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23b, la projection de la deuxième loi de Newton appliquée à la masse m dans le référentiel lié à la boîte s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} = mg - k(x - \ell_0) - \alpha \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} - m a(t)

En regroupant tous les termes dépendant de l'inconnue x(t) et de ses dérivées dans le membre de gauche, on obtient :

m \frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} + \alpha \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} + k\,x = m g + k\ell_0 - m a(t)

En divisant cette relation par la masse m, il vient :

\frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\alpha}{m} \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} + \frac{k}{m}\,x = g + \frac{k}{m}\ell_0 - a(t)

On identifie les paramètres canoniques de l'oscillateur harmonique amorti :

  • la pulsation propre : \omega_0^2 = \dfrac{k}{m} \implies \omega_0 = \sqrt{\dfrac{k}{m}} ;
  • le terme d'amortissement : \dfrac{\omega_0}{Q} = \dfrac{\alpha}{m} \implies Q = \dfrac{m\omega_0}{\alpha} = \dfrac{m}{\alpha}\sqrt{\dfrac{k}{m}} = \dfrac{1}{\alpha}\sqrt{k\,m}.

L'équation différentielle s'écrit donc bien sous la forme demandée :

\frac{\mathrm{d}^2x}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\omega_0}{Q} \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2 x = f(t)

où la fonction source f(t) vaut :

f(t) = g + \frac{k}{m}\ell_0 - a(t)

En utilisant l'expression de la position d'équilibre statique obtenue en Q22 (x_{\text{eq}} = \ell_0 + \dfrac{mg}{k}, soit \omega_0^2 x_{\text{eq}} = g + \dfrac{k}{m}\ell_0), on peut également mettre f(t) sous la forme compacte :

\boxed{f(t) = \omega_0^2 x_{\text{eq}} - a(t) = g + \frac{k}{m}\ell_0 - a(t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas omettre l'accélération d'entraînement ni à la compter en double.

« L’accélération d’entraînement est soit oubliée soit mise deux fois ! »

Source : rapport du jury CCINP 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : accéléromètre, régime sinusoïdal forcé

a) Montrer qu'il existe un domaine de fréquences pour lesquelles la réponse est proportionnelle à l'accélération . b) Établir la relation entre et en fonction de et dans ce domaine de fréquences.

Voir l'indice

Examiner l'amplitude X_m dans la limite des basses pulsations (\omega \ll \omega_0) et constater que l'amplitude devient indépendante de \omega avec un déphasage nul ou de \pi.

Voir la stratégie
  1. Analyser le comportement de la réponse fréquentielle X_m(\omega) et de la phase à basse fréquence (\omega \ll \omega_0) pour montrer que le déplacement suit l'accélération sans distorsion d'amplitude ni déphasage dépendant de \omega.
  2. Relier directement X(t) et a(t) via l'équation différentielle en régime quasi-statique, puis exprimer le facteur de proportionnalité à l'aide de \omega_0^2 = \frac{k}{m}.
Voir la réponse courte

En régime forcé basse fréquence (\omega \ll \omega_0), la réponse se simplifie en X(t) \approx -m a(t)/k.

Voir le corrigé complet

a) D'après l'énoncé, l'amplitude du déplacement est donnée par :

X_m = \frac{A_m}{\sqrt{(\omega^2 - \omega_0^2)^2 + \left(\frac{\omega_0\omega}{Q}\right)^2}}

Dans le domaine des basses pulsations devant la pulsation propre, c'est-à-dire :

\omega \ll \omega_0 \quad \left(\text{soit } f \ll f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi}\right)

on a \omega^2 \ll \omega_0^2 et, sous réserve que Q ne soit pas excessivement faible, le terme d'amortissement vérifie également \frac{\omega_0\omega}{Q} \ll \omega_0^2. Le dénominateur se simplifie alors :

\sqrt{(\omega^2 - \omega_0^2)^2 + \left(\frac{\omega_0\omega}{Q}\right)^2} \approx \sqrt{\omega_0^4} = \omega_0^2

L'amplitude X_m devient indépendante de la fréquence :

X_m \approx \frac{A_m}{\omega_0^2}

De plus, l'équation différentielle en notation complexe s'écrit :

\left(-\omega^2 + \mathrm{j}\frac{\omega_0\omega}{Q} + \omega_0^2\right) \underline{X} = -A_m

Pour \omega \ll \omega_0, le terme prépondérant dans la parenthèse est \omega_0^2, d'où :

\omega_0^2\,\underline{X} \approx -A_m = A_m\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\pi}

La phase \phi est donc quasi-constante et égale à \pi dans ce domaine. Ainsi :

X(t) = X_m \cos(\omega t + \pi) = -\frac{A_m}{\omega_0^2}\cos(\omega t) = -\frac{1}{\omega_0^2}\,a(t)

Le déplacement X(t) est donc proportionnel à l'accélération a(t) pour le domaine des basses fréquences \boxed{f \ll \frac{\omega_0}{2\pi}}.

b) Sachant que la pulsation propre de l'oscillateur est \omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}}, soit \omega_0^2 = \frac{k}{m}, la relation précédente devient :

\boxed{X(t) = -\frac{m}{k}\,a(t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il convenait d'étudier le régime en basse fréquence et non le comportement à la résonance.

« Rarement bien exploitée : beaucoup se placent à la résonance au lieu de se placer à basse fréquence. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : accéléromètre, analyse spectrale

Le document 8 est une synthèse de l'analyse spectrale du tremblement de la main (pour un être humain) ainsi que de ses origines. Il représente la répartition fréquentielle de l'amplitude des mouvements. L'unité de l'axe des ordonnées n'a pas d'importance pour la compréhension du graphique. Pour un accéléromètre fonctionnant selon le principe décrit dans cette sous-partie V.1, on suppose que et . À l'aide de ces valeurs et du document, indiquer si la condition évoquée en Q25 est remplie pour cet accéléromètre.

Voir l'indice

Calculer la fréquence propre f_0 = \omega_0/(2\pi) de l'accéléromètre et la comparer aux fréquences caractéristiques du tremblement humain relevées sur le document 8.

Voir la stratégie
  1. Déterminer sur le document 8 le domaine des fréquences f caractéristiques du tremblement de la main d'un être humain.
  2. Calculer la fréquence propre f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} associée à l'accéléromètre.
  3. Comparer la fréquence maximale du spectre du mouvement à f_0 afin de vérifier si la condition de fonctionnement basse fréquence (\omega \ll \omega_0, établie en Q25) est respectée.
Voir la réponse courte

Spectre du tremblement limité à quelques hertz, bien inférieur à f_0 = \omega_0/(2\pi) \approx 800\text{ Hz}.

Voir le corrigé complet

D'après le document 8, la distribution spectrale de l'amplitude du tremblement de la main s'étend de 0\text{ Hz} à environ 30\text{ Hz} :

  • les mouvements volontaires et les réflexes mécaniques sont concentrés sous 5\text{ Hz} ;
  • la résonance du poignet se situe vers 8 - 12\text{ Hz} ;
  • la résonance des doigts s'étend jusqu'à environ 25 - 30\text{ Hz} ;
  • au-delà de f_{\text{max}} \approx 30\text{ Hz}, l'amplitude spectrale est pratiquement nulle.

Calculons la fréquence propre f_0 du capteur pour \omega_0 = 5\cdot 10^3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} :

f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} \approx \frac{5\cdot 10^3}{2 \times 3{,}14} \approx 800\text{ Hz}

Comparons la fréquence maximale du phénomène à mesurer à la fréquence propre du système :

\frac{f_{\text{max}}}{f_0} \approx \frac{30}{800} \approx 0{,}04 \ll 1 \implies \omega \ll \omega_0

De plus, avec un facteur de qualité Q = 5, le terme d'amortissement vaut au maximum :

\frac{\omega}{Q\,\omega_0} \le \frac{0{,}04}{5} \approx 8\cdot 10^{-3} \ll 1

Le système est donc très éloigné de sa zone de résonance.

\boxed{\text{La condition }\omega \ll \omega_0\text{ est largement remplie : l'accéléromètre fonctionne bien dans son domaine linéaire.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il était attendu d'exploiter explicitement les données du document 8 pour répondre.

« Le document 8 n’est pas utilisé pour répondre. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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V.2 · Étude d'un condensateur plan

Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, plan infini

On considère un plan infini (assimilé au plan ) uniformément chargé en surface, avec une densité surfacique positive de charges notée (figure 4). On cherche à déterminer le champ électrostatique engendré par ce plan dans tout l'espace. a) Déterminer le sens et la direction du champ électrostatique en un point de coordonnées cartésiennes . De quelle variable (, ou ) peut dépendre ce champ ? b) En utilisant le théorème de Gauss, donner l'expression du champ électrostatique en fonction de , de la constante et d'un vecteur unitaire à préciser.

Voir l'indice

Utiliser les symétries planes et l'invariance par translation du plan infini pour déterminer l'orientation du champ, puis appliquer le théorème de Gauss à un cylindre orthogonal centré sur le plan.

Voir la stratégie
  1. Analyser les invariances par translation pour identifier la variable d'espace dont dépend \vec{E}.
  2. Utiliser les plans de symétrie passant par M pour obtenir la direction du champ, ainsi que la symétrie par rapport au plan chargé pour déduire la parité de sa composante et son sens.
  3. Choisir une surface de Gauss adaptée (cylindre fermé perpendiculaire au plan) et appliquer le théorème de Gauss.
Voir la réponse courte

Symétries et invariances du plan infini, cylindre de Gauss menant à \vec{E} = \frac{\sigma}{2\varepsilon_0} \operatorname{sgn}(x)\vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

a) Symétries, invariances, direction et sens du champ :

  • Direction : Tout plan perpendiculaire au plan yOz passant par le point M(x,y,z) est un plan de symétrie de la distribution de charges. En particulier :

    • le plan passant par M et parallèle à xOy (z = z_M) est plan de symétrie ;
    • le plan passant par M et parallèle à xOz (y = y_M) est plan de symétrie.

    Le champ électrostatique \vec{E}(M) appartient à l'intersection de ces deux plans de symétrie, donc il est porté par la droite normale au plan chargé :

    \vec{E}(M) = E_x(M)\,\vec{e}_x
  • Invariances : La distribution de charges est infinie et uniforme : elle est invariante par translation selon l'axe Oy et selon l'axe Oz. Le champ ne dépend donc ni de y, ni de z, mais uniquement de la variable x :

    \vec{E}(M) = E_x(x)\,\vec{e}_x
  • Sens et parité : Le plan yOz (x = 0) est un plan de symétrie pour la distribution de charges, donc :

    \vec{E}(-x) = \mathrm{sym}_{yOz}\big(\vec{E}(x)\big) \implies E_x(-x) = -E_x(x)

    La fonction E_x(x) est impaire. La densité de charge \sigma étant positive, le champ électrostatique fuit les charges positives (sens centrifuge par rapport au plan chargé) :

    • pour x > 0, \vec{E}(M) est dirigé vers les x > 0 (selon +\vec{e}_x) ;
    • pour x < 0, \vec{E}(M) est dirigé vers les x < 0 (selon -\vec{e}_x).

b) Application du théorème de Gauss :

Considérons une surface de Gauss fermée constituée d'un cylindre à base droite de section S_{\mathrm{c}}, d'axe orthogonal au plan chargé (colinéaire à \vec{e}_x), dont les bases planes sont situées en -x et +x (avec x > 0).

  • Flux du champ à travers la surface latérale : le vecteur surface élémentaire \mathrm{d}\vec{S}_{\mathrm{lat}} est orthogonal à \vec{e}_x, d'où :

    \Phi_{\mathrm{lat}} = \iint_{\mathcal{S}_{\mathrm{lat}}} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S}_{\mathrm{lat}} = 0
  • Flux à travers les bases : les bases sont orthogonales à l'axe Ox, de normales sortantes respectives +\vec{e}_x (en +x) et -\vec{e}_x (en -x) :

    \Phi_{\mathrm{bases}} = \vec{E}(x)\cdot (\vec{e}_x\,S_{\mathrm{c}}) + \vec{E}(-x)\cdot (-\vec{e}_x\,S_{\mathrm{c}}) = E_x(x)\,S_{\mathrm{c}} - E_x(-x)\,S_{\mathrm{c}}

    Comme E_x(-x) = -E_x(x), on obtient :

    \Phi_{\mathrm{total}} = 2\,E_x(x)\,S_{\mathrm{c}}
  • Charge intérieure : la portion du plan découpée par le cylindre porte la charge :

    Q_{\mathrm{int}} = \sigma S_{\mathrm{c}}

D'après le théorème de Gauss :

\begin{aligned} \Phi_{\mathrm{total}} &= \frac{Q_{\mathrm{int}}}{\varepsilon_0} \\ 2\,E_x(x)\,S_{\mathrm{c}} &= \frac{\sigma S_{\mathrm{c}}}{\varepsilon_0} \implies E_x(x) = \frac{\sigma}{2\varepsilon_0} \quad (\text{pour } x > 0) \end{aligned}

En utilisant la fonction signe \mathrm{sgn}(x) ou en distinguant les deux demi-espaces :

\boxed{\vec{E}(M) = \frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\mathrm{sgn}(x)\,\vec{e}_x = \begin{cases} +\dfrac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{e}_x & \text{si } x > 0 \\ -\dfrac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{e}_x & \text{si } x < 0 \end{cases}}

où \vec{e}_x est le vecteur unitaire orthogonal au plan chargé orienté vers les x croissants.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne faut pas oublier d'indiquer la nullité du champ en x = 0 et préférer la forme locale à la forme intégrale.

« Les symétries et invariances sont bien exploitées en général mais peu écrivent que le champ est nul en x = 0. »

« Trop d’exploitation du théorème de Gauss intégral alors que l’expression locale donne le résultat de façon immédiate ! »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, potentiel électrostatique

On modélise à présent un condensateur par deux plans infinis uniformément chargés : le plan d'équation porte une densité surfacique de charges et le plan d'équation porte une densité surfacique de charge , et étant des constantes positives. a) À partir du résultat de Q27, déterminer l'expression du champ électrostatique qui existe entre les plaques en fonction de et de la constante . Que peut-on dire du champ électrostatique à l'extérieur des plaques ? b) Établir l'expression de la différence de potentiel en fonction de , et de la constante .

Voir l'indice

Superposer les champs créés par chaque plan infini dans l'espace inter-armatures et à l'extérieur, puis intégrer la relation \vec{E} = -\vec{\nabla}V.

Voir la réponse courte

Superposition des deux plans : champ uniforme \vec{E} = \frac{\sigma}{\varepsilon_0}\vec{u}_x entre armatures, nul dehors ; U_{AB} = \sigma e/\varepsilon_0.

Voir le corrigé complet

a) D'après le résultat de la question Q27, un plan infini portant une densité surfacique de charge uniforme crée en tout point n'appartenant pas au plan un champ électrostatique uniforme de chaque côté du plan, dirigé perpendiculairement à celui-ci :

\vec{E}_{\text{plan}}(M) = \frac{\sigma_{\text{plan}}}{2\varepsilon_0}\,\mathrm{sgn}(x - x_{\text{plan}})\,\vec{e}_x

Par application du principe de superposition, le champ total \vec{E} en tout point de l'espace est la somme des champs créés par le plan A (x_A = 0, \sigma_A = +\sigma) et par le plan B (x_B = e, \sigma_B = -\sigma) :

\vec{E} = \vec{E}_A + \vec{E}_B
  • Entre les plaques (0 < x < e) :

    \begin{aligned} \vec{E}_A &= +\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{e}_x \\ \vec{E}_B &= -\frac{-\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{e}_x = +\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{e}_x \end{aligned}

    D'où le champ total entre les armatures :

\boxed{\vec{E} = \frac{\sigma}{\varepsilon_0}\,\vec{e}_x}
  • À l'extérieur des plaques :

    • Pour x < 0 : \vec{E}_A = -\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{e}_x et \vec{E}_B = +\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{e}_x, soit \vec{E} = \vec{0}.
    • Pour x > e : \vec{E}_A = +\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{e}_x et \vec{E}_B = -\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{e}_x, soit \vec{E} = \vec{0}.

Le champ électrostatique est donc rigoureusement nul à l'extérieur des plaques : le champ créé par le condensateur plan idéal est entièrement confiné dans l'espace inter-armatures.

b) Le champ électrostatique dérive du potentiel scalaire selon la relation locale :

\vec{E} = -\vec{\nabla} V = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\,\vec{e}_x

Entre les plaques (0 < x < e), le champ étant uniforme, on a :

\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} = -\frac{\sigma}{\varepsilon_0}

Par intégration le long d'un segment reliant le plan A (x = 0) au plan B (x = e) :

V_B - V_A = \int_0^e \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\,\mathrm{d}x = -\int_0^e \frac{\sigma}{\varepsilon_0}\,\mathrm{d}x = -\frac{\sigma}{\varepsilon_0}\,e

On en déduit la différence de potentiel U_{AB} = V_A - V_B :

\boxed{U_{AB} = \frac{\sigma e}{\varepsilon_0}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le lien différentiel ou intégral entre champ électrique et potentiel électrostatique est mal maîtrisé.

« La relation entre champ et potentiel pose problème. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

Question déjà tombée ailleurs

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : capacité, condensateur plan

On considère à présent un condensateur réel (figure 5), constitué de deux plaques identiques de surface placées parallèlement l'une à l'autre et séparées par une distance . Elles portent des charges égales en valeur absolue et opposées en signe. La différence de potentiel entre ces plaques est notée . La distance étant faible au regard de la taille des plaques, on peut supposer que le champ électrostatique entre les plaques est le même que celui engendré par deux plans infinis portant des densités surfaciques de charges équivalentes. a) Définir la capacité de ce condensateur. Donner son expression en fonction de , et . b) Avec quelle unité exprime-t-on la capacité d'un condensateur ?

Voir l'indice

Utiliser la relation Q = C U reliant la charge surfacique et la différence de potentiel calculée précédemment.

Voir la réponse courte

Définition C = Q/U, expression C = \varepsilon_0 S/e et unité en farads (F).

Voir le corrigé complet

a) La capacité C d'un condensateur est le coefficient de proportionnalité positif reliant la charge Q portée par l'armature au potentiel le plus élevé à la différence de potentiel U entre cette armature et l'autre :

\boxed{C = \frac{Q}{U}}

En négligeant les effets de bord (puisque la distance e est très faible devant les dimensions des plaques), la charge +Q est uniformément répartie sur la surface interne S de l'armature, ce qui donne une densité surfacique :

\sigma = \frac{Q}{S}

D'après la question Q28b, la différence de potentiel entre les deux plaques s'écrit :

U = \frac{\sigma e}{\varepsilon_0} = \frac{Q\,e}{\varepsilon_0 S}

On en déduit l'expression de la capacité C du condensateur plan :

\boxed{C = \frac{\varepsilon_0 S}{e}}

b) Dans le Système International d'unités (SI), la capacité d'un condensateur s'exprime en farads (symbole \mathrm{F}), homogène à des coulombs par volt (1\text{ F} = 1\text{ C}\cdot\text{V}^{-1}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La capacité d'un condensateur s'exprime en farads et non en faradays, et sa définition doit être solide.

« Définition et expression de la capacité sont parfois hasardeuses. Même l’unité n’est pas connue de tous : souvent Faraday remplace Farad. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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V.3 · Application à la mesure d'une accélération

Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : capteur capacitif, accéléromètre

Établir l'expression de la tension en fonction de , , , et . En déduire que la mesure de permet d'avoir accès à l'accélération que subit le boîtier par rapport au sol.

Voir l'indice

Exprimer la nouvelle distance entre armatures sous la forme e + X(t) et relier linéairement la variation de tension \Delta U(t) au déplacement, donc à l'accélération a(t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la capacité C(t) du condensateur plan formé par l'armature fixe et l'armature mobile en fonction de leur écartement instantané.
  2. En déduire la tension U(t) = \frac{Q}{C(t)} aux bornes du condensateur en fonction de X(t).
  3. Relier la variation de tension à l'accélération a(t) du boîtier en utilisant la relation établie à la question Q25.
Voir la réponse courte

U(t) = \frac{Q}{\varepsilon_0 S}(e + X(t)) dépend linéairement de X(t), proportionnel à l'accélération mesurée.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre mécanique (x(t) = x_{\text{eq}}), la distance entre les deux armatures vaut e. Lors du mouvement, la position de l'armature mobile varie de X(t) = x(t) - x_{\text{eq}}.

Selon la position de l'armature fixe (placée au-dessus ou en dessous de l'armature mobile), la distance instantanée d(t) séparant les deux plaques s'écrit :

d(t) = e \pm X(t)

En choisissant, par convention, l'armature fixe située au-dessus de l'armature mobile (de sorte qu'un déplacement vers les x croissants augmente la distance), on a d(t) = e + X(t).

D'après le résultat de la question Q29, la capacité du condensateur plan à cet instant est donnée par :

C(t) = \frac{\varepsilon_0 S}{d(t)} = \frac{\varepsilon_0 S}{e + X(t)}

La charge portée par l'armature positive étant Q, la tension U(t) entre les deux armatures s'écrit :

U(t) = \frac{Q}{C(t)} = \frac{Q}{\varepsilon_0 S}\big(e + X(t)\big)
\boxed{U = \frac{Q}{\varepsilon_0 S}\big(e + X(t)\big)} \quad \text{(au signe de $X(t)$ près)}

D'après la question Q25, dans le domaine des basses fréquences (\omega \ll \omega_0), le déplacement relatif de la plaque est directement proportionnel à l'accélération subie par le boîtier :

X(t) = -\frac{m}{k}\,a(t)

En injectant cette relation dans l'expression de U(t), on obtient :

U(t) = \frac{Q e}{\varepsilon_0 S} - \frac{Q m}{\varepsilon_0 S k}\,a(t) = U_{\text{eq}} - \frac{Q m}{\varepsilon_0 S k}\,a(t)

où U_{\text{eq}} = \frac{Qe}{\varepsilon_0 S} représente la tension au repos.

La variation de tension \Delta U(t) = U(t) - U_{\text{eq}} est donc strictement proportionnelle à l'accélération a(t) :

\boxed{\Delta U(t) = -\frac{Q m}{\varepsilon_0 S k}\,a(t)}

La mesure électrique de la tension U (ou de ses fluctuations \Delta U) fournit ainsi une mesure directe et instantanée de l'accélération a(t) du boîtier.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La justification et la rédaction de cette question sont très souvent insuffisantes.

« Mal rédigée le plus souvent. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Partie VI : Le filtre polarisant

VI.1 · Rayonnement d'un dipôle oscillant

Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : moment dipolaire, ordre de grandeur

a) Définir le moment dipolaire associé à ce doublet de charges. Avec quelle unité s'exprime-t-il dans le Système International ? b) À l'échelle microscopique, les atomes et certaines molécules peuvent être considérés comme des dipôles. Donner l'ordre de grandeur de leur moment dipolaire.

Voir l'indice

Définir le vecteur moment dipolaire \vec{p} à partir des charges et de leur séparation, puis rappeler l'ordre de grandeur atomique (q \sim e et d \sim 1\text{ \AA}).

Voir la réponse courte

Définition \vec{p} = q\vec{d} en \text{C}\cdot\text{m} (ou debye) et ordre de grandeur atomique \sim 10^{-30}\text{ C}\cdot\text{m}.

Voir le corrigé complet

a) Par définition, le moment dipolaire électrostatique \vec{p} associé au doublet de charges (la charge -q étant située en A et la charge +q en B) est donné par :

\boxed{\vec{p} = q\,\vec{AB}}

Sa norme vaut donc p = q\,d, où d = AB désigne la distance intercharges.

Puisque la charge électrique s'exprime en coulombs (\text{C}) et la distance en mètres (\text{m}), l'unité du moment dipolaire dans le Système International est le coulomb-mètre, noté \text{C}\cdot\text{m}.

b) À l'échelle microscopique, les charges partielles sont de l'ordre de grandeur de la charge élémentaire e \sim 10^{-19}\text{ C} (ou d'une fraction de celle-ci) et les distances interatomiques caractéristiques d'une liaison chimique sont de l'ordre de l'angström, soit d \sim 1\text{ \AA} = 10^{-10}\text{ m}.

Le moment dipolaire microscopique typique est donc de l'ordre de grandeur de :

p \sim e \times d \approx 1{,}6\cdot 10^{-19}\text{ C} \times 10^{-10}\text{ m} \approx 1{,}6\cdot 10^{-29}\text{ C}\cdot\text{m}
\boxed{p \sim 10^{-30}\text{ à } 10^{-29}\text{ C}\cdot\text{m}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'ordre de grandeur du moment dipolaire à l'échelle microscopique est rarement proposé.

« Pas beaucoup d’ordre de grandeur. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Dipôles électrique et magnétique

Notions : zone de rayonnement, approximation dipolaire

On étudie le rayonnement de ce dipôle dans la zone de rayonnement, en se plaçant dans l'approximation dipolaire et dans le cadre d'une hypothèse non relativiste. Traduire ces approximations par trois inégalités reliant trois échelles de longueurs pertinentes en les justifiant.

Voir l'indice

Ordonner rigoureusement la taille spatiale du dipôle d, la longueur d'onde émise \lambda et la distance d'observation r.

Voir la stratégie
  1. Identifier les trois échelles spatiales fondamentales du problème : la dimension caractéristique du dipôle, la longueur d'onde émise et la distance d'observation.
  2. Traduire et justifier chaque hypothèse physique à l'aide de ces échelles.
  3. Résumer la hiérarchie sous forme d'inégalités.
Voir la réponse courte

Hiérarchie des longueurs d \ll \lambda \ll r et justification par la vitesse non relativiste v \ll c.

Voir le corrigé complet

Trois échelles de longueur pertinentes interviennent dans l'étude du rayonnement dipolaire :

  • d (ou d_{\text{max}}) : la dimension spatiale de la source (taille du dipôle) ;
  • \lambda = \frac{2\pi c}{\omega} = cT : la longueur d'onde du rayonnement électromagnétique émis (avec T la période temporelle) ;
  • r = OM : la distance du point d'observation M au centre du dipôle.

1. Hypothèse non relativiste et approximation dipolaire :

  • Hypothèse non relativiste : la charge mobile a une vitesse de l'ordre de v \sim \omega d. L'hypothèse non relativiste impose v \ll c, soit \omega d \ll c, ce qui s'écrit :

    d \ll \frac{c}{\omega} \sim \lambda
  • Approximation dipolaire (retards internes négligés) : le temps de transit de l'information électromagnétique au sein de la source, \tau_{\text{source}} \sim \frac{d}{c}, doit être négligeable devant le temps caractéristique d'évolution de la source, à savoir la période T = \frac{2\pi}{\omega}. Cela conduit également à :

    \frac{d}{c} \ll T \iff \boxed{d \ll \lambda}

2. Zone de rayonnement (ou zone d'onde) : Dans cette zone, la distance d'observation r est très grande devant la longueur d'onde émise :

\boxed{\lambda \ll r}

À cette distance, les effets de propagation l'emportent sur les effets quasi-statiques : le terme en 1/r dans les champs devient dominant par rapport aux termes d'induction et quasi-statiques en 1/r^2 et 1/r^3. L'onde présente localement une structure d'onde plane progressive.

3. Approximation de source quasi-ponctuelle : Pour observer le rayonnement d'ensemble de la source et négliger les effets de géométrie locale, la distance d'observation doit être grande devant la taille de la source :

\boxed{d \ll r}

Cette condition est automatiquement assurée dès lors que les deux précédentes sont remplies.

En résumé, ces approximations se traduisent par la hiérarchie d'échelles de longueur :

\boxed{d \ll \lambda \ll r}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La hiérarchie des distances et les approximations associées sont parfois incomplètes.

« Plutôt bien pour la hiérarchie, parfois partielle. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, dipôle oscillant

a) Montrer que la puissance surfacique moyenne rayonnée en un point de la zone de rayonnement peut se mettre sous la forme . b) Exprimer en fonction de , et .

Voir l'indice

Calculer le flux moyen du vecteur de Poynting \vec{\Pi} = \frac{\vec{E}\wedge\vec{B}}{\mu_0} à travers une sphère et identifier le coefficient de proportionalité K.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur de Poynting instantané \vec{\Pi}(M,t) = \frac{\vec{E}(M,t) \times \vec{B}(M,t)}{\mu_0}.
  2. Calculer sa moyenne temporelle pour obtenir la puissance surfacique moyenne P = \langle \vec{\Pi} \cdot \vec{e}_r \rangle.
  3. Identifier la constante K par identification avec la forme donnée par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Flux moyen du vecteur de Poynting \vec{\Pi} = \vec{E}\wedge\vec{B}/\mu_0 donnant K = \mu_0 p_0^2 / (32\pi^2 c).

Voir le corrigé complet

a) Le flux d'énergie électromagnétique est décrit par le vecteur de Poynting instantané :

\vec{\Pi}(M,t) = \frac{\vec{E}(M,t) \times \vec{B}(M,t)}{\mu_0}

Dans la base sphérique orthonormée directe (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\varphi), on a \vec{e}_\theta \times \vec{e}_\varphi = \vec{e}_r. En injectant les expressions des champs données par l'énoncé :

\begin{aligned} \vec{\Pi}(M,t) &= \frac{1}{\mu_0} \left( -\frac{\mu_0}{4\pi} p_0 \frac{\omega^2}{r} \sin(\theta)\cos(\omega t - kr) \vec{e}_\theta \right) \times \left( -\frac{\mu_0}{4\pi} p_0 \frac{\omega^2}{rc} \sin(\theta)\cos(\omega t - kr) \vec{e}_\varphi \right) \\ &= \frac{\mu_0 p_0^2 \omega^4}{16\pi^2 c} \frac{\sin^2(\theta)}{r^2} \cos^2(\omega t - kr) \, \vec{e}_r \end{aligned}

La puissance surfacique moyenne rayonnée à travers une sphère de rayon r centrée sur le dipôle correspond au flux moyen du vecteur de Poynting à travers la surface élémentaire orientée selon \vec{e}_r, soit :

P = \langle \vec{\Pi}(M,t) \cdot \vec{e}_r \rangle = \frac{\mu_0 p_0^2 \omega^4}{16\pi^2 c} \frac{\sin^2(\theta)}{r^2} \langle \cos^2(\omega t - kr) \rangle

La moyenne temporelle sur une période du carré d'une fonction cosinus vaut \langle \cos^2(\omega t - kr) \rangle = \frac{1}{2}. On obtient ainsi :

P = \frac{\mu_0 p_0^2}{32\pi^2 c} \, \omega^4 \frac{\sin^2(\theta)}{r^2}

Cette expression est bien de la forme :

\boxed{P = K\omega^4 \frac{\sin^2(\theta)}{r^2}}

b) Par identification immédiate, la constante K s'écrit :

\boxed{K = \frac{\mu_0 p_0^2}{32\pi^2 c}}

Résultat

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : indicatrice de rayonnement

Le rayonnement est-il isotrope ? Si non, dans quel plan est-il maximal ?

Voir l'indice

Analyser le terme angulaire en \sin^2\theta de la puissance rayonnée pour localiser les directions d'annulation et le plan de rayonnement maximal.

Voir la réponse courte

Rayonnement anisotrope en \sin^2\theta, nul sur l'axe du dipôle et maximal dans le plan équatorial \theta = \pi/2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q33, la puissance surfacique moyenne rayonnée à une distance r du dipôle s'exprime par :

P = K\omega^4 \frac{\sin^2(\theta)}{r^2}
  • Un rayonnement est dit isotrope si la puissance rayonnée est indépendante de la direction d'observation, c'est-à-dire si elle ne dépend d'aucune variable angulaire. Ici, P dépend explicitement de l'angle polaire \theta. Par conséquent, le rayonnement n'est pas isotrope.
  • La fonction \theta \mapsto \sin^2(\theta) est maximale pour \sin(\theta) = 1, soit pour \theta = \frac{\pi}{2}\ [\pi].

Cette condition correspond aux points du plan perpendiculaire à l'axe d'oscillation du dipôle passant par l'origine. Le rayonnement est donc maximal dans le plan équatorial, à savoir le plan (xOy) :

\boxed{\text{Plan } (xOy) \quad \left(\theta = \frac{\pi}{2}\right)}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : formule de larmor, conservation de l'énergie

a) Donner l'expression de la puissance moyenne totale rayonnée par ce dipôle en fonction de , , et . b) Cette expression ne dépend pas de . Quelle signification peut-on en donner ?

Voir l'indice

Intégrer la puissance surfacique sur l'angle solide élémentaire \mathrm{d}\Omega = \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi sur la sphère complète et interpréter l'absence de perte d'énergie en propagation dans le vide.

Voir la stratégie
  1. Pour la question a), intégrer le flux de la puissance surfacique moyenne (norme du vecteur de Poynting moyen établie en Q33) à travers une sphère fermée de rayon r centrée sur le dipôle, en exploitant l'intégrale fournie dans les données.
  2. Pour la question b), relier l'indépendance en r de ce flux au théorème de Poynting et au principe fondamental de conservation de l'énergie en milieu transparent non dissipatif.
Voir la réponse courte

Intégration sur la sphère donnant la formule de Larmor ; l'indépendance en r traduit la conservation du flux d'énergie.

Voir le corrigé complet

a) Expression de la puissance moyenne totale rayonnée

La puissance moyenne totale rayonnée P_{\text{totale}} à travers une sphère \Sigma(O,r) de rayon r centrée à l'origine s'obtient en intégrant la puissance surfacique moyenne P définie à la question Q33 sur la surface de cette sphère, l'élément de surface orienté vers l'extérieur étant \mathrm{d}\vec{S} = r^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{e}_r :

P_{\text{totale}} = \iint_{\Sigma} P\,\mathrm{d}S = \int_{0}^{2\pi} \mathrm{d}\varphi \int_{0}^{\pi} K\omega^4 \frac{\sin^2\theta}{r^2} \, r^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta = 2\pi K \omega^4 \int_{0}^{\pi} \sin^3(\theta)\,\mathrm{d}\theta

En utilisant le résultat mathématique fourni en fin d'énoncé, \displaystyle\int_{0}^{\pi}\sin^3(\theta)\,\mathrm{d}\theta = \frac{4}{3}, il vient :

P_{\text{totale}} = 2\pi K \omega^4 \times \frac{4}{3} = \frac{8\pi}{3} K \omega^4

D'après la question Q33, K = \dfrac{\mu_0 p_0^2}{32\pi^2 c}. En injectant cette expression, on obtient la formule de Larmor pour un dipôle oscillant :

P_{\text{totale}} = \frac{8\pi}{3} \left( \frac{\mu_0 p_0^2}{32\pi^2 c} \right) \omega^4
\boxed{P_{\text{totale}} = \frac{\mu_0 p_0^2 \omega^4}{12\pi c}}

b) Signification physique de l'indépendance vis-à-vis de r

L'indépendance de P_{\text{totale}} par rapport au rayon r de la sphère d'intégration traduit la conservation de l'énergie :

  • L'onde électromagnétique se propage dans un milieu (ici le vide ou l'air) non absorbant et linéaire, sans pertes par effet Joule ni sources de rayonnement en dehors de l'origine.
  • En moyenne temporelle en régime sinusoïdal permanent, le théorème de Poynting sous forme locale s'écrit \mathrm{div}\langle\vec{\Pi}\rangle = 0 pour tout r > 0. D'après le théorème de Green-Ostrogradski, le flux moyen du vecteur de Poynting à travers toute surface fermée englobant le dipôle est donc strictement conservé : toute l'énergie émise par le dipôle se propage vers l'infini sans atténuation globale.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : diffusion rayleigh

La diffusion Rayleigh se produit lorsque la taille des molécules diffusantes est faible par rapport à la longueur d'onde de l'onde électromagnétique incidente. Montrer, par un calcul d'ordre de grandeur, que cette condition est vérifiée si on envisage la diffusion de la lumière visible par les molécules de l'atmosphère.

Voir l'indice

Comparer la dimension caractéristique d'une molécule d'air (\sim 0{,}1\text{ nm}) aux longueurs d'onde du spectre visible (400\text{ à }700\text{ nm}).

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'ordre de grandeur de la longueur d'onde \lambda du spectre visible.
  2. Donner l'ordre de grandeur de la taille caractéristique a des molécules de l'atmosphère (diazote \mathrm{N}_2 et dioxygène \mathrm{O}_2).
  3. Comparer ces deux longueurs pour vérifier la condition de validité du régime de Rayleigh (a \ll \lambda).
Voir la réponse courte

Comparaison de la taille moléculaire (a \sim 0{,}3\text{ nm}) à la longueur d'onde visible (400\text{--}800\text{ nm}).

Voir le corrigé complet
  • Longueur d'onde de la lumière visible :
    Le domaine du spectre visible s'étend typiquement de \lambda \approx 400\text{ nm} (violet) à \lambda \approx 800\text{ nm} (rouge), soit une longueur d'onde moyenne de l'ordre de :

    \lambda \sim 500\text{ nm} = 5\cdot 10^{-7}\text{ m}.
  • Taille des molécules diffusantes :
    L'atmosphère est principalement constituée de molécules diatomiques de diazote \mathrm{N}_2 et de dioxygène \mathrm{O}_2. La taille caractéristique de ces molécules (diamètre moléculaire ou longueur de liaison) est de l'ordre de quelques dixièmes de nanomètre (ou quelques angströms) :

    a \sim 0{,}2 \text{ à } 0{,}3\text{ nm} \sim 10^{-10}\text{ m}.
  • Comparaison :
    Le rapport entre la dimension moléculaire et la longueur d'onde vaut :

    \frac{a}{\lambda} \sim \frac{10^{-10}\text{ m}}{5\cdot 10^{-7}\text{ m}} \sim 2\cdot 10^{-4} \ll 1.

La taille des molécules étant environ trois à quatre ordres de grandeur plus petite que la longueur d'onde de l'onde incidente :

\boxed{a \ll \lambda}

La condition de diffusion de Rayleigh est donc parfaitement vérifiée.

Résultat

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VI.2 · Utilisation d'un filtre polarisant pour augmenter la saturation du bleu du ciel

Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : diffusion rayleigh, ciel bleu

En utilisant la réponse à Q34, justifier la couleur bleue du ciel, vue par le photographe.

Voir l'indice

Exploiter la dépendance de la puissance diffusée en \omega^4 \propto 1/\lambda^4 pour expliquer la diffusion préférentielle des courtes longueurs d'onde.

Voir la réponse courte

La puissance diffusée varie en \omega^4 \propto 1/\lambda^4, diffusant bien plus les courtes longueurs d'onde (bleu).

Voir le corrigé complet

L'énoncé fait référence à la question Q34, mais c'est l'expression de la puissance rayonnée issue de Q33 (ou la puissance totale de Q35) qui contient la dépendance spectrale responsable de la couleur du ciel.

D'après la question Q33, la puissance surfacique moyenne diffusée par un dipôle oscillant s'écrit :

P = K \omega^4 \frac{\sin^2(\theta)}{r^2}

Comme la pulsation \omega est reliée à la longueur d'onde dans le vide \lambda par \omega = \frac{2\pi c}{\lambda}, la puissance diffusée varie en loi de Rayleigh en l'inverse de la puissance quatrième de la longueur d'onde :

P \propto \omega^4 \propto \frac{1}{\lambda^4}

La lumière blanche émise par le Soleil est polychromatique et couvre l'ensemble du spectre visible, du bleu/violet (\lambda_{\text{b}} \approx 400\text{--}450\text{ nm}) au rouge (\lambda_{\text{r}} \approx 700\text{--}800\text{ nm}).

Le rapport des puissances diffusées entre l'extrémité bleue et l'extrémité rouge du spectre visible vaut :

\frac{P(\lambda_{\text{b}})}{P(\lambda_{\text{r}})} = \left(\frac{\lambda_{\text{r}}}{\lambda_{\text{b}}}\right)^4 \approx \left(\frac{700}{450}\right)^4 \approx 5{,}8 \text{ à } \left(\frac{800}{400}\right)^4 = 16

Les courtes longueurs d'onde (bleu et violet) sont donc diffusées par les molécules de l'atmosphère avec une efficacité nettement supérieure à celle des grandes longueurs d'onde (rouge et orange).

Bien que le violet soit encore plus diffusé que le bleu, le spectre solaire d'émission décroît vers le violet et la sensibilité de l'œil humain est maximale dans le vert et faible dans le violet ; la combinaison de ces facteurs explique que le photographe perçoit le ciel diffusant de couleur bleue.

Voir ce qu'a relevé le jury

La dépendance de la puissance diffusée en pulsation à la puissance 4 devait être explicitement soulignée.

« L’influence de la puissance 4 en pulsation est rarement soulignée. »

Source : rapport du jury CCINP 2021

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : polarisation par diffusion, filtre polarisant

a) Montrer que la lumière reçue par le photographe provenant de la diffusion par les molécules de l'atmosphère est polarisée rectilignement. b) Montrer en quoi l'utilisation d'un filtre polarisant peut augmenter la saturation du bleu du ciel (telle que définie dans le document 9). c) Expliquer la phrase du document : « Pour obtenir un effet maximal, le photographe doit se trouver à par rapport à la direction des rayons du soleil ». d) Expliquer la phrase du document : « Par contre le filtre polarisant fait perdre de la lumière ».

Voir l'indice

Considérer l'orientation du dipôle induit oscillant perpendiculairement au rayon solaire incident et observer la direction d'extinction du rayonnement pour un observateur à 90^\circ.

Voir la réponse courte

Dipôles induits perpendiculaires au faisceau solaire polarisant la lumière à 90^\circ, filtrée par le polariseur.

Voir le corrigé complet
  1. Polarisation rectiligne de la lumière diffusée :

    • Les rayons du soleil se propagent selon l'axe (Ox) : le vecteur d'onde incident est colinéaire à \vec{e}_x.
    • La lumière étant une onde électromagnétique transverse, le champ électrique incident \vec{E}_{\text{inc}} est situé dans le plan orthogonal à la direction de propagation, c'est-à-dire le plan (yOz) :

      \vec{E}_{\text{inc}}(t) = E_y(t)\,\vec{e}_y + E_z(t)\,\vec{e}_z
    • Chaque molécule d'air située sur la ligne de visée (le long de l'axe Oy, en arrière-plan du point A) acquiert un moment dipolaire induit \vec{p}_i = \alpha \vec{E}_{\text{inc}} = p_y \vec{e}_y + p_z \vec{e}_z.
    • Le photographe, situé en O, observe ces molécules selon l'axe Oy. Or, d'après les résultats de la question Q34, un dipôle oscillant ne rayonne aucune puissance le long de son propre axe d'oscillation (\theta = 0, d'où \sin\theta = 0). Par conséquent, la composante dipolaire p_y \vec{e}_y n'émet aucun champ électrique vers O.
    • En revanche, la composante p_z \vec{e}_z, oscillant le long de la verticale (Oz), rayonne dans son plan équatorial (\theta = \pi/2) avec une intensité maximale, et le champ électrique émergent en O est colinéaire à -\vec{e}_\theta = \vec{e}_z.

    Le champ électrique parvenant au photographe est donc purement dirigé selon la verticale \vec{e}_z :

    \boxed{\text{La lumière diffusée par le ciel vers le photographe est polarisée rectilignement selon }\vec{e}_z.}
  2. Augmentation de la saturation du bleu du ciel :

    • La couleur bleue provient de la diffusion Rayleigh par les molécules de l'air, qui est fortement polarisée selon \vec{e}_z.
    • L'atmosphère contient également des particules plus grosses (aérosols, poussières, microgouttelettes d'eau) responsables d'une diffusion de Mie non polarisée qui diffuse une lumière blanche. Ce voile atmosphérique blanc se superpose au bleu et le déssature (bleu délavé).
    • En plaçant devant l'objectif un filtre polarisant dont la direction de transmission est alignée avec \vec{e}_z, la lumière bleue polarisée est transmise intégralement (hors pertes d'absorption), tandis que la lumière blanche non polarisée du voile atmosphérique est atténuée d'au moins 50\,\%.
    • Le rapport d'intensité entre le bleu et le blanc augmente, ce qui renforce la pureté chromatique :

      \boxed{\text{Le filtre polarisant accroît la saturation du bleu en filtrant la lumière blanche parasite du voile atmosphérique.}}
  3. Condition d'angle à 90^\circ :

    • Le taux de polarisation rectiligne de la lumière diffusée est maximal lorsque l'observation s'effectue strictement à 90^\circ de la direction des rayons incidents solaires (\vec{u}_{\text{obs}} \perp \vec{u}_{\text{inc}}), car l'une des deux composantes dipolaires induites est alors exactement alignée avec la ligne de visée et ne contribue pas au rayonnement.
    • Pour toute autre direction de visée, les deux composantes du dipôle rayonnent vers l'observateur et la lumière n'est que partiellement polarisée (et totalement dépolarisée vers l'avant ou vers l'arrière).
    \boxed{\text{À } 90^\circ \text{ des rayons solaires, la polarisation du ciel est totale, ce qui maximise l'effet du filtre.}}
  4. Perte de lumière occasionnée par le filtre :

    • D'après la loi de Malus, lorsqu'une lumière naturelle (non polarisée) traverse un polariseur linéaire parfait, la puissance transmise est divisée par deux :

      \langle I_{\text{transmise}} \rangle = \frac{1}{2} I_{\text{incidente}}

      ce qui correspond à une perte d'au moins un diaphragme (une valeur d'exposition).

    • De plus, le filtre absorbe et réfléchit partiellement la lumière par réflexion vitreuse.
    \boxed{\text{Le filtre polarisant réduit d'au moins } 50\,\% \text{ le flux lumineux des parties non polarisées de la scène.}}

Résultat

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Partie VII : Traitement numérique des images

Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : codage d'image, taille mémoire

L'objet "img" possède un attribut "size" qui permet d'obtenir des informations sur sa taille : img.size renvoie le couple de valeurs (largeur, hauteur). Lors de l'exécution de l'instruction print(img.size), la console affiche " (2592,1936) ". Calculer l'ordre de grandeur de la taille (en octets) de cette image.

Voir l'indice

Multiplier la largeur par la hauteur en pixels et considérer qu'un niveau de gris est codé sur un octet par pixel.

Voir la réponse courte

Produit du nombre de pixels par le nombre d'octets par pixel (niveaux de gris ou RGB), de l'ordre de quelques Mo.

Voir le corrigé complet

D'après le préambule de la partie VII, l'image est codée en niveaux de gris et la valeur de chaque pixel est un entier compris entre 0 et 255, soit une valeur codée sur un seul octet (8\text{ bits}).

Le nombre total de pixels constituant l'image est donné par le produit de la largeur par la hauteur :

N = \text{largeur} \times \text{hauteur} = 2\,592 \times 1\,936

Effectuons l'estimation numérique :

\begin{aligned} N &\approx 2{,}6 \cdot 10^3 \times 1{,}9 \cdot 10^3 \approx 5{,}0 \cdot 10^6\text{ pixels} \end{aligned}

(Le calcul exact donne N = 5\,018\,112\text{ pixels}.)

Chaque pixel occupant 1\text{ octet} en mémoire non compressée, la taille mémoire brute T de cette image est :

\boxed{T \approx 5 \cdot 10^6\text{ octets} \approx 5\text{ Mo}}

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Python

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : traitement d'image, boucle python

On souhaite créer un " négatif " de l'image, c'est-à-dire à transformer la valeur de chaque pixel de façon à ce que les pixels noirs deviennent blancs, les pixels gris clair devienne gris foncé, etc. Les lignes de code suivantes permettent de créer ce négatif, nommé " nouvelleImage ".

“`python colonne,ligne = img.size nouvelleImage = Image.new(img.mode,img.size) # création d'un nouvel objet avec les mêmes caractéristiques que img pour recueillir l'image finale for i in range(expression 1): for j in range(expression 2): pixel = img.getpixel((j,i)) expression 3 expression 4 “`

L'affichage de " nouvelleImage " permet d'obtenir l'image de la figure 10. Indiquer par quoi il faut remplacer " expression 1 ", " expression 2 ", " expression 3 " et " expression 4 " afin que le programme fonctionne correctement.

Voir l'indice

Parcourir les lignes et les colonnes de l'image et appliquer la transformation de négatif p_{\text{négatif}} = 255 - p avec la méthode putpixel.

Voir la stratégie
  1. Identifier le rôle des indices de boucle : dans la bibliothèque PIL, le repérage d'un pixel s'effectue par (x, y), où x désigne l'abscisse (indice de colonne, variant de 0 à \text{largeur}-1) et y l'ordonnée (indice de ligne, variant de 0 à \text{hauteur}-1).
  2. Déterminer la transformation photométrique du négatif : un niveau de gris étant codé entre 0 et 255, la couleur complémentaire d'une nuance p est 255 - p.
  3. Utiliser la méthode putpixel pour affecter la nouvelle valeur à l'image destination.
Voir la réponse courte

Double boucle sur ligne et colonne, calcul du pixel inversé 255 - pixel et affectation dans la nouvelle image.

Voir le corrigé complet

L'instruction colonne, ligne = img.size affecte respectivement à colonne la largeur de l'image (nombre de colonnes) et à ligne la hauteur de l'image (nombre de lignes).

D'après l'instruction pixel = img.getpixel((j, i)), le premier argument passé correspond à l'abscisse horizontale x = j (colonne) et le second à l'ordonnée verticale y = i (ligne). Par conséquent :

  • La boucle externe sur l'indice i parcourt les lignes :

    \boxed{\text{expression 1} : \texttt{ligne}}
  • La boucle interne sur l'indice j parcourt les colonnes :

    \boxed{\text{expression 2} : \texttt{colonne}}

Pour obtenir le négatif d'une image en niveaux de gris codés sur un octet (0 pour le noir absolu et 255 pour le blanc pur), la valeur du pixel inversé vaut 255 - \text{pixel}. Cette nouvelle valeur est ensuite affectée au pixel de coordonnées (j, i) de l'objet nouvelleImage à l'aide de la méthode putpixel :

  • Calcul du niveau de gris complémentaire :

    \boxed{\text{expression 3} : \texttt{pixel\_neg = 255 - pixel} \quad \text{(ou } \texttt{pixel = 255 - pixel}\text{)}}
  • Écriture dans la nouvelle image :

    \boxed{\text{expression 4} : \texttt{nouvelleImage.putpixel((j, i), pixel\_neg)} \quad \text{(ou } \texttt{nouvelleImage.putpixel((j, i), pixel)}\text{)}}

Remarque : Il est également tout à fait valide d'effectuer l'opération en une seule ligne à l'expression 3 (nouvelleImage.putpixel((j, i), 255 - pixel)), l'expression 4 devenant alors superflue.

Résultat

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Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Python

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : histogramme, python

Pour réaliser cet histogramme avec le langage Python, on a écrit les lignes de code qui sont reproduites dans l'encadré qui suit. Un affichage de " liste_x " en abscisse et de " liste_y " en ordonnée permet d'obtenir l'histogramme de la figure 11.

Écrire l'instruction notée " expression 5 " ci-dessous, sachant qu'il s'agit d'une seule instruction n'exploitant aucune bibliothèque.

“`python colonne,ligne = img.size liste_x = range(256) #génère une liste d'entiers de 0 à 255 liste_y = 256*[0] for i in range(ligne): for j in range(colonne): p = img.getpixel((j,i)) expression 5 plt.plot(liste_x, liste_y, linestyle = 'solid', color = 'blue') plt.xlabel('Valeurs des pixels') plt.ylabel('Nombre de pixels') plt.xlim(0,255) plt.ylim(0,48000) plt.show() “`

Voir l'indice

Incrémenter l'élément de la liste liste_y dont l'indice correspond à la valeur du niveau de gris p du pixel courant.

Voir la réponse courte

Incrémentation de la case d'indice p du tableau : liste_y[p] += 1 ou liste_y[p] = liste_y[p] + 1.

Voir le corrigé complet

L'histogramme comptabilise le nombre d'occurrences de chaque niveau de gris p \in \{0, \dots, 255\}.

La liste liste_y a été initialisée par 256 * [0], de sorte que chaque case d'indice p sert d'accumulateur pour le niveau de gris p.

Pour chaque pixel de valeur p rencontré lors du parcours de l'image, il faut incrémenter de 1 l'élément correspondant dans la liste.

L'instruction attendue pour « expression 5 » est donc :

liste_y[p] += 1

(ou de façon strictement équivalente : liste_y[p] = liste_y[p] + 1).

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Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : histogramme, traitement d'image

Lequel de ces histogramme (figures 12a, 12b, 12c, 12d) correspond au négatif de l'image d'origine (figure 10) ?

Voir l'indice

Effectuer mentalement une symétrie axiale verticale de l'histogramme initial (figure 11) par rapport à l'abscisse médiane 127{,}5.

Voir la stratégie
  1. Exprimer mathématiquement la transformation des niveaux de gris subie par chaque pixel lors du passage au négatif : p' = 255 - p.
  2. En déduire l'effet géométrique sur l'histogramme des niveaux de gris (symétrie par rapport à la valeur centrale).
  3. Identifier par lecture graphique la figure correspondant à cette transformation.
Voir la réponse courte

L'opération 255 - p transforme l'histogramme par symétrie axiale par rapport à la valeur centrale 127{,}5.

Voir le corrigé complet

Dans le négatif d'une image en niveaux de gris (codée sur un octet, soit des valeurs comprises entre 0 et 255), la nouvelle valeur p' d'un pixel de valeur initiale p est donnée par :

p' = 255 - p

Un pixel noir (p = 0) devient blanc (p' = 255), et inversement un pixel blanc (p = 255) devient noir (p' = 0).

Le nombre de pixels ayant la valeur p' dans l'image négative est donc égal au nombre de pixels ayant la valeur p = 255 - p' dans l'image initiale :

h_{\text{négatif}}(p') = h(255 - p')

L'histogramme du négatif s'obtient donc graphiquement à partir de celui de l'image d'origine (figure 11) par une symétrie axiale (réflexion horizontale) d'axe vertical p = \frac{255}{2} = 127{,}5.

En examinant les caractéristiques remarquables de la figure 11 :

  • Le pic étroit situé à p \approx 255 de hauteur \approx 15\,000 doit se retrouver à p' \approx 0 ;
  • La zone très sombre de quasi-annulation entre p \approx 190 et 240 doit se retrouver entre p' \approx 15 et 65 ;
  • Le pic maximal situé à p \approx 70 (amplitude > 45\,000) doit se retrouver à p' \approx 255 - 70 = 185 ;
  • Le pic secondaire situé à p \approx 20 (amplitude \approx 27\,000) doit se retrouver à p' \approx 255 - 20 = 235.

L'histogramme de la figure 12b reproduit fidèlement toutes ces caractéristiques inversées horizontalement.

\boxed{\text{L'histogramme correspondant au négatif de l'image est celui de la figure 12b.}}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique MP 2021 ?

Surtout Lentilles, miroirs et formation des images (20 % des questions, partie I). Plus ponctuellement : Photons et dualité onde-corpuscule, Électronique numérique, Électrostatique, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Circuits électriques et régimes transitoires…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique MP 2021 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 20 questions sur 42 (48 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie II en entier (Q12 à Q14), la partie III en entier (Q15 et Q16), la sous-partie I.1 (Q1 à Q3) et la sous-partie I.2 (Q4 à Q7), ainsi que Q8 à Q10, Q18 et Q22. Avec les autres programmes de première année : 20 en PCSI, 16 en PTSI, 20 en MP2I, 16 en TSI1 et 10 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique MP 2021 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 1 h 15). Questions les plus longues : Q8 (15 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique MP 2021 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q6 (doublet de lentilles), Q8 (relation de conjugaison), Q9 (loi de snell-descartes), Q33 (vecteur de poynting) et Q38 (polarisation par diffusion).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique MP 2021 ?

Questions de cours : Q1 (condition de gauss), Q11 (chemin optique), Q13 (photon), Q15 (effet photoélectrique), Q23 (référentiel non galiléen), Q29 (capacité), Q31 (moment dipolaire), Q32 (zone de rayonnement)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (grandissement), Q20 (circuit rc), Q24 (oscillateur harmonique amorti), Q27 (théorème de gauss) et Q28 (condensateur plan).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique MP 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (25 sur 42), par exemple : Q1, Q2, Q4, Q10, Q11, Q13, Q15, Q17, Q19, Q21 à Q23, Q26, Q28…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q9, Q16, Q24 et Q33.

Le sujet CCINP Physique MP 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CCINP Physique MP 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Toutes les parties ont été traitées, ce qui indique au jury que le sujet n'était pas trop long ; chaque partie était progressive et beaucoup de questions relevaient presque du cours. Moyenne : 9,52/20 (écart-type 3,24, 7 553 présents).

Faut-il connaître le champ d'un dipôle oscillant pour aborder la partie VI ?

Non : le champ électromagnétique en zone de rayonnement est entièrement fourni au début de la partie VI. Il suffit de savoir calculer le vecteur de Poynting en Q33 et d'intégrer son flux moyen sur une sphère pour retrouver la puissance rayonnée en Q35.

Que stipule le théorème de Malus à la question Q11 ?

Les rayons incidents appartenant à une même surface d'onde plane et convergeant au foyer image F', le chemin optique entre ce plan d'onde et F' est identique pour tous les rayons. Cela permet d'affirmer directement l'égalité (ABF') = (OSF').

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
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0 question réussie sur 42
Position estimée
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 42 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,52 et d'écart-type 3,24 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.