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Corrigé détaillé ENS Physique PSI 2021, épreuve U

Détermination de la constante de Boltzmann par spectroscopie acoustique dans un résonateur sphérique

Ce sujet de 6 heures s'inscrit au cœur de la métrologie fondamentale moderne, à la suite de la redéfinition du Système International d'unités (SI) intervenue en mai 2019 qui a fixé la valeur numérique exacte de la constante de Boltzmann . Il s'appuie directement sur les travaux expérimentaux de haute précision menés par le LNE-CNAM en 2012 pour mesurer la vitesse du son dans l'argon au moyen d'une cavité sphérique quasi-parfaite.

D'une richesse remarquable, l'épreuve propose un parcours complet et progressif : établissement des équations de l'acoustique 1D et 3D en géométrie sphérique, prise en compte phénoménologique des pertes, conception d'étaillée de l'instrumentation (régulation cryogénique, thermométrie platine sur pont de transformateur, modélisation électromécanique d'un microphone capacitif, détection synchrone), et enfin inventaire exhaustif des effets systématiques (composition isotopique, couche limite thermique pariétale, équation d'état de van der Waals). C'est un sujet d'entraînement d'exception pour la filière PSI, alliant rigueur théorique, sens physique aiguisé et modélisation instrumentale réaliste.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9/20)
Temps estimé
≈ 5 h 50 pour tout traiter, pour une épreuve de 6 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

21 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

Résultat donné (7) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé, parties indépendantes
  • Erreur d'énoncé

    La définition de \eta fournie avant Q29 comporte un facteur 2 erroné dans l'exposant. Il faut considérer 1 - \eta \simeq \frac{\omega^2\tau_r L}{c} pour obtenir fidèlement la largeur relative \frac{\Delta\omega}{\omega} = \frac{\omega\tau_r}{2} demandée.

  • Parties indépendantes

    Les différentes parties sont très largement indépendantes. L'étude instrumentale de la partie 5 (Q31 à Q62) ainsi que l'analyse des effets systématiques de la partie 6 (Q63 à Q77) peuvent être abordées sans avoir résolu l'intégralité des parties théoriques précédentes.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie 1 : Introduction

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, équation d'état

Écrire la relation reliant , , et la constante de Boltzmann pour un gaz parfait.

Voir l'indice

Exprimer la densité particulaire n = N/V à l'aide de la masse volumique \rho_0 et de la masse m d'un atome, puis appliquer P_0 = n k_{\mathrm{B}} T_0.

Voir la réponse courte

Loi du gaz parfait reliant pression, masse volumique et température : P_0 = \frac{\rho_0 k_{\mathrm{B}} T_0}{m}.

Voir le corrigé complet

L'équation d'état du gaz parfait s'écrit à l'équilibre thermostatique :

P_0 V = N k_{\mathrm{B}} T_0

où N est le nombre total d'atomes contenus dans le volume V, et k_{\mathrm{B}} la constante de Boltzmann.

La masse totale du gaz est m_{\text{tot}} = N m, où m est la masse d'un atome d'argon. La masse volumique de référence est donc :

\rho_0 = \frac{m_{\text{tot}}}{V} = \frac{N m}{V} \implies \frac{N}{V} = \frac{\rho_0}{m}

En substituant dans l'équation d'état, on obtient la relation liant P_0, T_0, \rho_0 et k_{\mathrm{B}} :

\boxed{P_0 = \frac{\rho_0}{m} k_{\mathrm{B}} T_0}

Résultat

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Partie 2 : Équation acoustique

Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : approximation acoustique, coefficient de compressibilité

On suppose que la compression se fait à entropie constante. Calculer le lien entre et . On introduira le coefficient de compressibilité isentropique .

Voir l'indice

Exprimer la variation relative de volume \mathrm{d}V/V_0 de la tranche en fonction de la dérivée spatiale \partial u/\partial x, puis utiliser la définition de \chi_S.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la variation relative de volume \frac{\delta(\mathrm{d}V)}{\mathrm{d}V_0} de la tranche de fluide au cours du déplacement acoustique.
  2. Utiliser la définition thermodynamique du coefficient de compressibilité isentropique \chi_S pour relier cette variation de volume à la surpression acoustique p(x,t).
Voir la réponse courte

Différentiation isentropique de la masse volumique et bilan de masse pour relier la surpression p au gradient de déplacement.

Voir le corrigé complet

Considérons une tranche de fluide de section S, comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x à l'état d'équilibre (repos). Son volume initial est :

\mathrm{d}V_0 = S\,\mathrm{d}x

Au cours du passage de l'onde à l'instant t, les particules initialement en x et x+\mathrm{d}x se trouvent respectivement en x + u(x,t) et x + \mathrm{d}x + u(x+\mathrm{d}x,t). L'épaisseur de la tranche devient :

[x + \mathrm{d}x + u(x+\mathrm{d}x,t)] - [x + u(x,t)] = \mathrm{d}x + \frac{\partial u}{\partial x}(x,t)\,\mathrm{d}x

Le volume instantané de cette tranche de masse fixe s'écrit donc au premier ordre :

\mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x\left(1 + \frac{\partial u}{\partial x}\right) = \mathrm{d}V_0\left(1 + \frac{\partial u}{\partial x}\right)

La dilatation volumique relative de la tranche s'exprime ainsi par :

\frac{\delta(\mathrm{d}V)}{\mathrm{d}V_0} = \frac{\mathrm{d}V - \mathrm{d}V_0}{\mathrm{d}V_0} = \frac{\partial u}{\partial x}

Par définition, le coefficient de compressibilité isentropique s'écrit :

\chi_S = -\frac{1}{V}\left(\frac{\partial V}{\partial P}\right)_S

La transformation de cette tranche de fluide étant supposée isentropique, la variation de volume au premier ordre liée à la surpression acoustique p(x,t) = P(x,t) - P_0 vaut :

\frac{\delta(\mathrm{d}V)}{\mathrm{d}V_0} = -\chi_S \, p(x,t)

En identifiant les deux expressions de la dilatation volumique relative, on obtient la relation cherchée :

\boxed{p = -\frac{1}{\chi_S}\frac{\partial u}{\partial x}}

ou de manière équivalente :

\boxed{\frac{\partial u}{\partial x} = -\chi_S \, p}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation d'euler, approximation acoustique

Démontrer que :

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la tranche fluide de masse \mathrm{d}m = \rho_0 S \mathrm{d}x soumise aux forces de pression sur ses deux faces.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique (PFD) selon l'axe (Ox) à la tranche de fluide de masse constante \mathrm{d}m = \rho_0 S \mathrm{d}x.
  2. Exprimer la résultante des forces de pression s'exerçant sur les deux faces de la tranche au premier ordre acoustique.
  3. Linéariser l'accélération en négligeant les termes convectifs du second ordre.
Voir la réponse courte

Application de l'équation d'Euler linéarisée sans terme convectif ni champ de pesanteur projetée suivant l'axe (Ox).

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué par la tranche de fluide de section S, comprise entre les abscisses de repos x et x + \mathrm{d}x. Sa masse, constante au cours du mouvement, vaut :

\mathrm{d}m = \rho_0 S \mathrm{d}x

Dans le référentiel d'étude supposé galiléen, le fluide n'est soumis selon l'axe (Ox) qu'aux forces de pression exercées sur ses faces latérales :

  • sur la face en x + u(x, t), orientée par +\vec{e}_x : \vec{F}_1 = P(x + u(x, t), t) S \, \vec{e}_x ;
  • sur la face en x + \mathrm{d}x + u(x + \mathrm{d}x, t), orientée par -\vec{e}_x : \vec{F}_2 = - P(x + \mathrm{d}x + u(x + \mathrm{d}x, t), t) S \, \vec{e}_x.

Dans le cadre de l'approximation acoustique (termes d'ordre 1 en perturbation), les coordonnées lagrangiennes et eulériennes se confondent, si bien que :

P(x + u, t) \simeq P(x, t) = P_0 + p(x, t)

La résultante des forces de pression selon (Ox) s'écrit alors :

\begin{aligned} \mathrm{d}F_x &= \left[ P(x, t) - P(x + \mathrm{d}x, t) \right] S \\ &= -\frac{\partial P}{\partial x} S \mathrm{d}x = -\frac{\partial p}{\partial x} S \mathrm{d}x \end{aligned}

puisque la pression d'équilibre P_0 est uniforme (\frac{\partial P_0}{\partial x} = 0).

L'accélération de la tranche de fluide est, au premier ordre, l'accélération particulaire locale :

a_x = \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = \frac{\partial v}{\partial t} + v \frac{\partial v}{\partial x} \simeq \frac{\partial v}{\partial t}

le terme convectif v \frac{\partial v}{\partial x} étant du second ordre en perturbation.

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la tranche donne :

\mathrm{d}m \, \frac{\partial v}{\partial t} = \mathrm{d}F_x \iff \rho_0 S \mathrm{d}x \, \frac{\partial v}{\partial t} = -\frac{\partial p}{\partial x} S \mathrm{d}x

En simplifiant par le volume au repos S \mathrm{d}x, on obtient directement l'équation d'Euler linéarisée :

\boxed{\rho_0 \frac{\partial v}{\partial t} + \frac{\partial p}{\partial x} = 0}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation de d'alembert

Démontrer que :

Quel nom porte cette équation ?

Voir l'indice

Dériver la relation reliant p et \partial u/\partial x par rapport au temps, et combiner avec la dérivée spatiale de l'équation d'Euler.

Voir la réponse courte

Combinaison de la relation pression-déplacement et de la dynamique du fluide pour établir l'équation de d'Alembert.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q2, la surpression acoustique p(x,t) est reliée au déplacement particulaire u(x,t) par :

p = -\frac{1}{\chi_S} \frac{\partial u}{\partial x}

En dérivant cette relation par rapport à la variable d'espace x, on obtient :

\frac{\partial p}{\partial x} = -\frac{1}{\chi_S} \frac{\partial^2 u}{\partial x^2}

Par ailleurs, d'après la relation dynamique obtenue à la question Q3 (équation (1)), et en exprimant le champ de vitesse v(x,t) = \frac{\partial u}{\partial t} :

\rho_0 \frac{\partial^2 u}{\partial t^2} + \frac{\partial p}{\partial x} = 0

En substituant l'expression de \frac{\partial p}{\partial x} dans cette équation du mouvement, il vient :

\rho_0 \frac{\partial^2 u}{\partial t^2} - \frac{1}{\chi_S} \frac{\partial^2 u}{\partial x^2} = 0

En multipliant l'ensemble par -\chi_S, on aboutit directement à l'équation demandée :

\boxed{\frac{\partial^2 u}{\partial x^2} - \rho_0 \chi_S \frac{\partial^2 u}{\partial t^2} = 0}

Cette équation porte le nom d'équation de d'Alembert (ou équation des ondes à une dimension non dispersive et non amortie).

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : célérité

Donner l'expression de la célérité d'une onde sonore dans ce milieu.

Voir l'indice

Identifier la forme canonique de l'équation de d'Alembert \partial^2 u/\partial x^2 - (1/c^2) \partial^2 u/\partial t^2 = 0.

Voir la stratégie

Il suffit d'identifier l'équation de propagation obtenue à la question précédente à la forme canonique de l'équation de d'Alembert à une dimension.

Voir la réponse courte

Identification directe du terme de propagation dans l'équation d'onde : c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_S}}.

Voir le corrigé complet

La forme canonique de l'équation de d'Alembert à une dimension pour le champ de déplacement u(x, t) s'écrit :

\frac{\partial^2 u}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2} \frac{\partial^2 u}{\partial t^2} = 0

où c désigne la célérité de propagation de l'onde dans le milieu.

Par identification terme à terme avec l'équation (2) établie à la question [4], \dfrac{\partial^2 u}{\partial x^2} - \rho_0 \chi_S \dfrac{\partial^2 u}{\partial t^2} = 0, on obtient :

\frac{1}{c^2} = \rho_0 \chi_S

Comme la célérité c est une grandeur strictement positive, on en déduit :

\boxed{c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_S}}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : loi de laplace, célérité

En utilisant la loi de Laplace de la thermodynamique, donner l'expression de et démontrer que la célérité peut s'écrire sous la forme où est la masse de l'atome constituant le gaz. Faire l'application numérique pour l'argon à température ambiante ().

Voir l'indice

Partir de la loi de Laplace P V^\gamma = \mathrm{cte} pour évaluer \chi_S = - (1/V)(\partial V/\partial P)_S, puis substituer \rho_0 avec la loi du gaz parfait.

Voir la réponse courte

Calcul de la compressibilité isentropique par la loi de Laplace et calcul de la célérité du son dans l'argon.

Voir le corrigé complet

Pour une transformation isentropique (adiabatique réversible) d'un gaz parfait de coefficient adiabatique \gamma constant, la loi de Laplace s'écrit :

P V^\gamma = \text{cte}

En différentiant cette relation à entropie S fixée, il vient :

V^\gamma \mathrm{d}P + \gamma P V^{\gamma-1}\mathrm{d}V = 0 \implies \left.\frac{\partial V}{\partial P}\right|_S = -\frac{V}{\gamma P}

Le coefficient de compressibilité isentropique s'en déduit à l'état de référence (P_0, T_0) :

\chi_S = -\frac{1}{V}\left.\frac{\partial V}{\partial P}\right|_S = \frac{1}{\gamma P_0}
\boxed{\chi_S = \frac{1}{\gamma P_0}}

D'après le résultat de la question Q5, la célérité du son s'écrit :

c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_S}} = \sqrt{\frac{\gamma P_0}{\rho_0}}

En utilisant la relation d'état obtenue à la question Q1, \frac{P_0}{\rho_0} = \frac{k_{\mathrm{B}} T_0}{m}, on obtient directement :

\boxed{c = \sqrt{\frac{k_{\mathrm{B}} T_0 \gamma}{m}}}

Application numérique : Pour l'argon, gaz monoatomique, on a \gamma = 5/3. En introduisant la constante des gaz parfaits R = N_A k_{\mathrm{B}} et la masse molaire M_{\text{Ar}} = N_A m, le rapport s'exprime par \frac{k_{\mathrm{B}}}{m} = \frac{R}{M_{\text{Ar}}}. Données numériques :

  • T_0 = 25^\circ\text{C} = 298{,}15\text{ K} \simeq 298\text{ K} ;
  • M_{\text{Ar}} \simeq 39{,}95\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \simeq 4{,}0 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • R \simeq 8{,}31\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.

Le calcul donne :

c^2 = \frac{\frac{5}{3} \times 8{,}31 \times 298}{4{,}0 \times 10^{-2}} \simeq \frac{4{,}13 \times 10^3}{4{,}0 \times 10^{-2}} \simeq 1{,}03 \times 10^5\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2}

d'où c \simeq 3{,}2 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. En respectant la consigne générale de l'énoncé prescrivant un chiffre significatif :

\boxed{c \simeq 3 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capacité thermique, gaz parfait

Le but de l'expérience que l'on va décrire par la suite est de mesurer précisément afin de déterminer . Pourquoi, dans cette expérience, utilise-t-on un gaz mono-atomique tel que l'argon ?

Voir l'indice

Penser aux degrés de liberté internes : pour un gaz monoatomique, \gamma = 5/3 est constant et indépendant de la température sur une très large plage.

Voir la réponse courte

Justification du choix d'un gaz noble dont le coefficient \gamma = 5/3 est rigoureusement constant avec la température.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question précédente :

c^2 = \frac{\gamma k_{\mathrm{B}} T_0}{m} \iff k_{\mathrm{B}} = \frac{m \, c^2}{\gamma T_0}

Pour déterminer la constante de Boltzmann k_{\mathrm{B}} avec une précision métrologique (incertitude relative inférieure à 10^{-6}), le choix d'un gaz rare monoatomique comme l'argon s'impose pour plusieurs raisons physiques :

  • Valeur exacte et indépendance thermique de \gamma : pour un gaz monoatomique, les seuls degrés de liberté microscopiques sont les trois translations d'espace. Les capacités thermiques molaires valent rigoureusement \bar{C}_V = \frac{3}{2}R et \bar{C}_P = \frac{5}{2}R, ce qui conduit à :

    \gamma = \frac{\bar{C}_P}{\bar{C}_V} = \frac{5}{3}

    Cette valeur est un rapport exact d'entiers et ne dépend pas de la température, n'apportant ainsi aucune incertitude métrologique sur \gamma. À l'inverse, pour un gaz polyatomique, \gamma varie avec la température en raison de l'excitation thermique progressive des modes de rotation et de vibration.

  • Absence de dispersion et d'atténuation par relaxation moléculaire : dans les molécules polyatomiques, les échanges d'énergie entre les degrés de liberté de translation et les modes internes (rotation, vibration) nécessitent un temps de relaxation non nul, ce qui entraîne une dispersion de la célérité c(\omega) ainsi qu'une forte absorption acoustique. Pour un gaz monoatomique, ces mécanismes de relaxation interne n'existent pas.
  • Inertie chimique et pureté : en tant que gaz noble, l'argon est chimiquement inerte, ne réagit pas avec les parois de la cavité et peut être obtenu commercialement avec un très haut degré de pureté chimique.
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Partie 3 : Mode stationnaire d'une cavité

3.1 · Cavité linéaire

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Notions : onde stationnaire, mode propre

Écrire les conditions aux limites en et sur le champ de vitesse . Pour quelles pulsations existe-t-il des solutions stationnaires pour ?

Voir l'indice

Traduire l'immobilité des parois rigides en x=0 et x=L, puis chercher une solution stationnaire sous la forme v(x,t) = V(x)\cos(\omega t + \phi).

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'annulation de la vitesse acoustique normale sur les parois rigides d'impédance infinie.
  2. Chercher une solution stationnaire à variables séparées pour l'équation de d'Alembert vérifiée par v(x, t).
  3. Appliquer les conditions aux limites en x=0 et x=L pour déterminer la condition de quantification sur \omega.
Voir la réponse courte

Conditions d'immobilité du fluide aux extrémités indéformables donnant les pulsations propres \omega_n = \frac{n\pi c}{L}.

Voir le corrigé complet

Des parois d'impédance acoustique infinie sont indéformables et immobiles. Par continuité de la composante normale de la vitesse à l'interface fluide-paroi, le champ de vitesse s'annule en ces frontières pour tout instant t :

\boxed{v(0, t) = 0 \quad \text{et} \quad v(L, t) = 0}

Puisque v(x, t) = \frac{\partial u}{\partial t} et que u(x, t) vérifie l'équation de d'Alembert (équation 2 de la question Q4), la vitesse acoustique v(x, t) vérifie également cette équation :

\frac{\partial^2 v}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 v}{\partial t^2} = 0

On cherche une solution stationnaire sous forme de variables séparées de pulsation \omega :

v(x, t) = X(x) \cos(\omega t + \phi)

En injectant cette forme dans l'équation de d'Alembert, la composante spatiale X(x) vérifie :

\frac{\mathrm{d}^2 X}{\mathrm{d} x^2} + k^2 X(x) = 0 \quad \text{avec} \quad k = \frac{\omega}{c}

La solution générale s'écrit :

X(x) = A \cos(kx) + B \sin(kx)

L'application des conditions aux limites impose :

  • en x = 0 : X(0) = A = 0, d'où X(x) = B \sin(kx) ;
  • en x = L : X(L) = B \sin(kL) = 0.

Pour obtenir une solution physique non triviale (B \neq 0), il est nécessaire que \sin(kL) = 0, soit kL = n\pi avec n \in \mathbb{N}^* (la pulsation étant strictement positive).

Les pulsations propres associées aux solutions stationnaires sont donc discrètes et données par :

\boxed{\omega_n = \frac{n \pi c}{L} \quad (n \in \mathbb{N}^*)}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI

Notions : mode propre

Faire l'application numérique de pour une cavité de longueur . Donner la fréquence associée.

Voir l'indice

Utiliser \omega_1 = \pi c/L et f_1 = c/(2L) avec la valeur de célérité trouvée précédemment.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de la première fréquence propre d'un tuyau sonore fermé-fermé de longueur 10\text{ cm}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q8, la pulsation propre du mode fondamental (n=1) s'écrit :

\omega_1 = \frac{\pi c}{L}

La fréquence f_1 associée est reliée à la pulsation par f_1 = \frac{\omega_1}{2\pi}, soit :

f_1 = \frac{c}{2L}

Pour l'application numérique, on utilise la célérité du son dans l'argon obtenue à la question Q6, c \simeq 322\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, et la longueur L = 10\text{ cm} = 0{,}10\text{ m} :

\begin{aligned} f_1 &= \frac{322}{2 \times 0{,}10} \simeq 1{,}6 \times 10^3\text{ Hz} \\ \omega_1 &= 2\pi f_1 \simeq 2 \times 3{,}14 \times 1{,}61 \times 10^3 \simeq 1{,}0 \times 10^4\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

Conformément à la consigne générale de l'énoncé imposant d'effectuer les applications numériques avec un chiffre significatif :

\boxed{\omega_1 \simeq 1 \times 10^4\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}
\boxed{f_1 \simeq 2\text{ kHz}}

Résultat

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3.2 · Cavité sphérique

Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Mise en équation

Notions : équation de d'alembert, coordonnée sphérique

Quelle équation vérifie la grandeur ?

Voir l'indice

Exprimer le laplacien en coordonnées sphériques en annulant toutes les dérivées angulaires par symétrie sphérique.

Voir la stratégie

La pression acoustique p(\vec{r}, t) obéit à l'équation de d'Alembert à trois dimensions (équation (3)). On exploite la symétrie sphérique p(\vec{r}, t) = p(r, t) pour simplifier l'expression du Laplacien donnée dans l'énoncé.

Voir la réponse courte

Écriture de l'équation de d'Alembert pour une surpression à symétrie sphérique via le laplacien radial.

Voir le corrigé complet

Le champ de pression acoustique étant à symétrie sphérique, il ne dépend ni de \theta ni de \varphi : p(\vec{r}, t) = p(r, t). Par conséquent, les dérivées partielles par rapport aux variables angulaires sont nulles :

\frac{\partial p}{\partial \theta} = 0 \quad \text{et} \quad \frac{\partial p}{\partial \varphi} = 0

D'après l'expression (5) ou (6) du Laplacien en coordonnées sphériques fournie par l'énoncé, l'opérateur Laplacien appliqué à p(r, t) se réduit à sa partie radiale :

\Delta p(r, t) = \frac{1}{r^2} \frac{\partial}{\partial r}\left(r^2 \frac{\partial p}{\partial r}\right) = \frac{\partial^2 p}{\partial r^2} + \frac{2}{r} \frac{\partial p}{\partial r}

En injectant cette expression dans l'équation de d'Alembert (3), on obtient l'équation vérifiée par p(r, t) :

\boxed{\frac{\partial^2 p}{\partial r^2} + \frac{2}{r} \frac{\partial p}{\partial r} - \frac{1}{c^2} \frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0}

On remarque que :

\frac{\partial^2 (r p)}{\partial r^2} = \frac{\partial}{\partial r}\left(p + r \frac{\partial p}{\partial r}\right) = 2 \frac{\partial p}{\partial r} + r \frac{\partial^2 p}{\partial r^2} = r \Delta p

En multipliant par r, l'équation peut donc s'écrire sous la forme équivalente remarquable :

\boxed{\frac{\partial^2 (r p)}{\partial r^2} - \frac{1}{c^2} \frac{\partial^2 (r p)}{\partial t^2} = 0}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : onde sphérique, relation de dispersion

On cherche une solution de pulsation . Démontrer que, en notation complexe, il existe deux solutions et telle que

où l'on exprimera en fonction de .

Voir l'indice

Poser le changement de fonction auxiliaire g(r,t) = r p(r,t) pour se ramener à une équation d'onde 1D usuelle sur g.

Voir la stratégie
  1. Poser la fonction auxiliaire \underline{g}(r,t) = r\,\underline{p}(r,t) pour se ramener à l'équation de d'Alembert unidimensionnelle établie à la question Q10.
  2. Injecter la forme harmonique avec la convention temporelle de l'énoncé en e^{-i\omega t}.
  3. Résoudre l'équation différentielle spatiale obtenue et en déduire les solutions \underline{p}_+ et \underline{p}_-.
Voir la réponse courte

Changement de variable g = r p ramenant l'équation radiale à l'équation de d'Alembert 1D avec k = \omega/c.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, la surpression acoustique à symétrie sphérique p(r,t) vérifie l'équation :

\frac{\partial^2(r p)}{\partial r^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2(r p)}{\partial t^2} = 0

En notation complexe, en posant \underline{g}(r, t) = r\,\underline{p}(r, t), cette équation devient :

\frac{\partial^2 \underline{g}}{\partial r^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \underline{g}}{\partial t^2} = 0

Pour une onde monochromatique de pulsation \omega, en adoptant la convention de l'énoncé où la dépendance temporelle est en e^{-i\omega t}, on cherche \underline{g}(r,t) sous la forme :

\underline{g}(r,t) = \underline{G}(r)\,e^{-i\omega t}

La dérivée temporelle seconde donne \frac{\partial^2 \underline{g}}{\partial t^2} = -\omega^2\,\underline{g}. En réinjectant dans l'équation de propagation, \underline{G}(r) vérifie l'équation de Helmholtz à une dimension :

\frac{\mathrm{d}^2\underline{G}}{\mathrm{d}r^2} + \frac{\omega^2}{c^2}\underline{G} = 0

En posant :

\boxed{k = \frac{\omega}{c}}

l'équation s'écrit \frac{\mathrm{d}^2\underline{G}}{\mathrm{d}r^2} + k^2\underline{G} = 0. Elle admet pour base de solutions fondamentales indépendantes les exponentielles complexes :

\underline{G}_+(r) = e^{ikr} \quad \text{et} \quad \underline{G}_-(r) = e^{-ikr}

En revenant à la fonction \underline{p}(r, t) = \frac{\underline{g}(r, t)}{r} = \frac{\underline{G}(r)}{r}e^{-i\omega t}, on obtient bien les deux solutions :

\boxed{\underline{p}_+(r, t) = \frac{e^{i(kr-\omega t)}}{r} \quad \text{et} \quad \underline{p}_-(r, t) = \frac{e^{i(-kr-\omega t)}}{r}}

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : onde progressive, onde sphérique

Quelles sont les interprétations physiques respectives des solutions et ?

Voir l'indice

Examiner le sens de propagation de la phase (kr - \omega t) et (-kr - \omega t) lorsque le temps progresse.

Voir la réponse courte

Interprétation des solutions en termes d'onde sphérique divergente pour \underline{p}_+ et convergente pour \underline{p}_-.

Voir le corrigé complet

En prenant la partie réelle des grandeurs complexes issues de la question Q11 :

\begin{aligned} p_+(r, t) &= \operatorname{Re}\left(\underline{p}_+(r, t)\right) = \frac{\cos(kr - \omega t)}{r} = \frac{1}{r} \cos\!\left[\omega \left(t - \frac{r}{c}\right)\right] \\ p_-(r, t) &= \operatorname{Re}\left(\underline{p}_-(r, t)\right) = \frac{\cos(-kr - \omega t)}{r} = \frac{1}{r} \cos\!\left[\omega \left(t + \frac{r}{c}\right)\right] \end{aligned}
  • Pour \underline{p}_+(r, t) : la phase s'écrit \varphi(r, t) = \omega(t - r/c). Une surface équiphase est une sphère de rayon r telle que r - c t = \text{cte}, ce qui correspond à un déplacement radial à vitesse \frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = +c > 0. La solution \underline{p}_+ représente donc une onde sphérique divergente (ou centrifuge), qui se propage du centre vers l'extérieur.
  • Pour \underline{p}_-(r, t) : la phase s'écrit \varphi(r, t) = \omega(t + r/c). Une surface équiphase vérifie r + c t = \text{cte}, soit \frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = -c < 0. La solution \underline{p}_- représente ainsi une onde sphérique convergente (ou centripète), qui se propage de l'extérieur vers le centre r = 0.

Dans les deux cas, le facteur 1/r traduit l'étalement spatial de l'onde : pour conserver la puissance acoustique totale à travers une surface sphérique d'aire \mathcal{S}(r) = 4\pi r^2, l'amplitude du champ de pression décroît en 1/r.

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : impédance acoustique, équation d'euler

Calculer le champ de vitesse associé à et le champ de vitesse associé à .

Voir l'indice

Utiliser la composante radiale de l'équation d'Euler complexe : \partial \underline{v}_r/\partial t = -(1/\rho_0) \partial \underline{p}/\partial r.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation dynamique (Euler linéarisée, équation (4) de l'énoncé) reliant la vitesse et la pression acoustiques.
  2. En régime sinusoïdal permanent avec la convention adoptée \underline{a}(t) \propto e^{-i\omega t}, remplacer la dérivation temporelle par le facteur -i\omega, ce qui permet d'exprimer \vec{\underline{v}} en fonction de \vec{\operatorname{grad}}\,\underline{p}.
  3. Exploiter la symétrie sphérique (\vec{\operatorname{grad}}\,\underline{p} = \frac{\partial \underline{p}}{\partial r}\,\vec{e}_r) pour calculer successivement les dérivées radiales de \underline{p}_+ et \underline{p}_-.
Voir la réponse courte

Dérivation spatiale de la surpression et intégration temporelle via l'équation d'Euler pour trouver la vitesse radiale.

Voir le corrigé complet

L'équation d'Euler linéarisée régissant le champ acoustique s'écrit (équation (4)) :

\rho_0 \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + \vec{\operatorname{grad}}\,p = \vec{0}

Avec la convention de l'énoncé pour les grandeurs complexes harmoniques en e^{-i\omega t}, l'opérateur \frac{\partial}{\partial t} se traduit par une multiplication par -i\omega. L'équation devient ainsi :

-i\omega\rho_0\,\vec{\underline{v}} + \vec{\operatorname{grad}}\,\underline{p} = \vec{0} \implies \vec{\underline{v}}(\vec{r}, t) = \frac{1}{i\omega\rho_0} \vec{\operatorname{grad}}\,\underline{p}(r, t)

Le champ de pression ne dépendant que de r, le gradient se réduit à sa composante radiale :

\vec{\operatorname{grad}}\,\underline{p} = \frac{\partial \underline{p}}{\partial r}\,\vec{e}_r

1. Calcul pour l'onde divergente \underline{p}_+(r, t) = \dfrac{e^{i(kr-\omega t)}}{r} :

Dérivons \underline{p}_+ par rapport à r :

\begin{aligned} \frac{\partial \underline{p}_+}{\partial r} &= \frac{ik\,e^{i(kr-\omega t)}}{r} - \frac{e^{i(kr-\omega t)}}{r^2} \\ &= \left(ik - \frac{1}{r}\right)\underline{p}_+(r, t) \end{aligned}

On en déduit le champ de vitesse associé :

\begin{aligned} \vec{\underline{v}}_+(\vec{r}, t) &= \frac{1}{i\omega\rho_0}\left(ik - \frac{1}{r}\right)\underline{p}_+(r, t)\,\vec{e}_r \\ &= \left(\frac{k}{\omega\rho_0} - \frac{1}{i\omega\rho_0 r}\right)\underline{p}_+(r, t)\,\vec{e}_r \end{aligned}

En utilisant k = \frac{\omega}{c} (d'où \frac{k}{\omega\rho_0} = \frac{1}{\rho_0 c} et \frac{1}{i} = -i) :

\boxed{\vec{\underline{v}}_+(\vec{r}, t) = \frac{1}{\rho_0 c}\left(1 + \frac{i}{kr}\right)\underline{p}_+(r, t)\,\vec{e}_r = \frac{1}{\rho_0 c}\left(1 + \frac{i}{kr}\right)\frac{e^{i(kr-\omega t)}}{r}\,\vec{e}_r}

2. Calcul pour l'onde convergente \underline{p}_-(r, t) = \dfrac{e^{i(-kr-\omega t)}}{r} :

De même, dérivons \underline{p}_- par rapport à r :

\begin{aligned} \frac{\partial \underline{p}_-}{\partial r} &= \frac{-ik\,e^{i(-kr-\omega t)}}{r} - \frac{e^{i(-kr-\omega t)}}{r^2} \\ &= -\left(ik + \frac{1}{r}\right)\underline{p}_-(r, t) \end{aligned}

Le champ de vitesse associé s'écrit alors :

\begin{aligned} \vec{\underline{v}}_-(\vec{r}, t) &= \frac{1}{i\omega\rho_0}\left(-ik - \frac{1}{r}\right)\underline{p}_-(r, t)\,\vec{e}_r \\ &= \left(-\frac{k}{\omega\rho_0} - \frac{1}{i\omega\rho_0 r}\right)\underline{p}_-(r, t)\,\vec{e}_r \end{aligned}

Soit, avec k = \frac{\omega}{c} :

\boxed{\vec{\underline{v}}_-(\vec{r}, t) = -\frac{1}{\rho_0 c}\left(1 - \frac{i}{kr}\right)\underline{p}_-(r, t)\,\vec{e}_r = -\frac{1}{\rho_0 c}\left(1 - \frac{i}{kr}\right)\frac{e^{i(-kr-\omega t)}}{r}\,\vec{e}_r}

Résultat

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : vecteur de poynting, conservation de l'énergie

Calculer le flux moyen de à travers une sphère de rayon très petit devant . Pourquoi ce flux doit-il être en moyenne nul ? En déduire que .

Voir l'indice

Intégrer le flux moyen du vecteur de Poynting acoustique \langle \vec{j} \rangle = \frac{1}{2} \operatorname{Re}(\underline{p}\,\underline{\vec{v}}^*) sur une sphère fermée ne contenant aucune source singulière d'énergie.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les grandeurs complexes \underline{p}(r, t) et \underline{\vec{v}}(r, t) comme combinaisons linéaires des ondes sphériques divergente et convergente établies aux questions Q11 et Q13.
  2. Calculer la composante radiale moyenne de l'intensité acoustique \langle j_r \rangle = \frac{1}{2}\operatorname{Re}\left(\underline{p}\,\underline{v}_r^*\right), puis en déduire le flux moyen \Phi(r_0) à travers la sphère de rayon r_0.
  3. Justifier l'annulation de ce flux par l'absence de source ou de puits d'énergie à l'origine, et en déduire la relation sur les amplitudes |a_+| et |a_-|.
Voir la réponse courte

Calcul du flux du vecteur intensité acoustique et conservation de l'énergie en l'absence de source à l'origine.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q11 et Q13, la surpression acoustique et le champ de vitesse s'écrivent sous forme complexe :

\begin{aligned} \underline{p}(r, t) &= \left( a_+ \frac{e^{ikr}}{r} + a_- \frac{e^{-ikr}}{r} \right) e^{-i\omega t} \\ \underline{\vec{v}}(r, t) &= \frac{1}{\rho_0 c\,r}\left[ a_+ \left(1 + \frac{i}{kr}\right) e^{ikr} - a_- \left(1 - \frac{i}{kr}\right) e^{-ikr} \right] e^{-i\omega t}\,\vec{e}_r \end{aligned}

La composante radiale moyenne de l'intensité acoustique \langle \vec{j} \rangle = \langle p \vec{v} \rangle est donnée par :

\langle j_r(r) \rangle = \frac{1}{2}\operatorname{Re}\left( \underline{p}(r, t)\,\underline{v}_r^*(r, t) \right)

Calculons le produit \underline{p}\,\underline{v}_r^* :

\underline{p}\,\underline{v}_r^* = \frac{1}{\rho_0 c\,r^2}\left( a_+ e^{ikr} + a_- e^{-ikr} \right) \left[ a_+^* \left(1 - \frac{i}{kr}\right)e^{-ikr} - a_-^* \left(1 + \frac{i}{kr}\right)e^{ikr} \right]

En développant :

  • Les termes directs donnent :

    |a_+|^2\left(1 - \frac{i}{kr}\right) - |a_-|^2\left(1 + \frac{i}{kr}\right)

    dont la partie réelle vaut |a_+|^2 - |a_-|^2.

  • Les termes croisés s'écrivent :

    a_+^* a_- e^{-2ikr}\left(1 - \frac{i}{kr}\right) - a_+ a_-^* e^{2ikr}\left(1 + \frac{i}{kr}\right) = Z - Z^* = 2i\,\operatorname{Im}(Z)

    où Z = a_+^* a_- e^{-2ikr}\left(1 - \frac{i}{kr}\right). Ce terme étant imaginaire pur, sa partie réelle est strictement nulle.

On obtient ainsi, pour tout rayon r :

\langle j_r(r) \rangle = \frac{1}{2\rho_0 c\,r^2} \left( |a_+|^2 - |a_-|^2 \right)

Le flux sortant moyen à travers une sphère de rayon r_0 orientée vers l'extérieur s'écrit donc :

\Phi(r_0) = \iint_{S(r_0)} \langle \vec{j} \rangle \cdot \vec{e}_r\,\mathrm{d}S = 4\pi r_0^2\,\langle j_r(r_0) \rangle
\boxed{\Phi(r_0) = \frac{2\pi}{\rho_0 c}\left( |a_+|^2 - |a_-|^2 \right)}

Ce flux est indépendant du rayon r_0.

En régime périodique établi, l'énergie acoustique moyenne contenue dans la sphère de rayon r_0 est constante, soit \left\langle \frac{\partial e_{ac}}{\partial t} \right\rangle = 0. En intégrant l'équation locale de conservation de l'énergie (équation 9) sur la boule de rayon r_0, le théorème de Green-Ostrogradski impose que le flux moyen sortant \Phi(r_0) soit nul en l'absence de source ou de puits d'énergie en r=0. À la limite r_0 \to 0, le centre de la cavité n'absorbe ni ne produit d'énergie acoustique, d'où nécessairement :

\Phi(r_0) = 0 \implies \frac{2\pi}{\rho_0 c}\left( |a_+|^2 - |a_-|^2 \right) = 0

On en déduit immédiatement :

\boxed{|a_+| = |a_-|}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : condition aux limites, onde sphérique

Calculer le terme dominant de la vitesse en et démontrer que la condition est nécessaire pour que celui-ci s'annule.

Voir l'indice

Développer la vitesse radiale totale au voisinage de r \to 0 au premier ordre non nul et imposer l'absence de divergence en 1/r^2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ de vitesse total \vec{\underline{v}}(\vec{r}, t) = a_+ \vec{\underline{v}}_+(\vec{r}, t) + a_- \vec{\underline{v}}_-(\vec{r}, t) à partir des résultats de la question Q13.
  2. Effectuer un développement limité des termes de vitesse au voisinage de r = 0 pour identifier le terme dominant (d'ordre le plus singulier en r).
  3. Écrire la condition pour que ce terme dominant s'annule à l'origine.
Voir la réponse courte

Développement de la vitesse au voisinage du centre : élimination de la divergence en 1/r^2 imposant a_+ = -a_-.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q13, les champs de vitesse associés aux ondes sphériques divergente et convergente s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{\underline{v}}_+(\vec{r}, t) &= \frac{1}{\rho_0 c}\left(1 + \frac{i}{kr}\right)\frac{e^{i(kr-\omega t)}}{r}\,\vec{e}_r, \\ \vec{\underline{v}}_-(\vec{r}, t) &= -\frac{1}{\rho_0 c}\left(1 - \frac{i}{kr}\right)\frac{e^{i(-kr-\omega t)}}{r}\,\vec{e}_r. \end{aligned}

Au voisinage de r = 0 (k r \ll 1), développons les exponentielles à l'ordre 1 en k r :

\begin{aligned} e^{ikr} &= 1 + ikr + \mathcal{O}(r^2), \\ e^{-ikr} &= 1 - ikr + \mathcal{O}(r^2). \end{aligned}

Calculons les développements des facteurs spatiaux respectifs :

\begin{aligned} \frac{1}{r}\left(1 + \frac{i}{kr}\right)e^{ikr} &= \frac{1}{r}\left(1 + \frac{i}{kr}\right)\left(1 + ikr + \mathcal{O}(r^2)\right) \\ &= \frac{1}{r}\left(1 + ikr + \frac{i}{kr} - 1 + \mathcal{O}(r)\right) \\ &= \frac{i}{kr^2} + \mathcal{O}(1), \end{aligned}

et de même pour le terme convergent :

\begin{aligned} -\frac{1}{r}\left(1 - \frac{i}{kr}\right)e^{-ikr} &= -\frac{1}{r}\left(1 - \frac{i}{kr}\right)\left(1 - ikr + \mathcal{O}(r^2)\right) \\ &= -\frac{1}{r}\left(1 - ikr - \frac{i}{kr} - 1 + \mathcal{O}(r)\right) \\ &= \frac{i}{kr^2} + \mathcal{O}(1). \end{aligned}

On remarque que les deux composantes possèdent exactement le même terme prépondérant en 1/r^2.

Le champ de vitesse total \vec{\underline{v}}(\vec{r}, t) = a_+ \vec{\underline{v}}_+(\vec{r}, t) + a_- \vec{\underline{v}}_-(\vec{r}, t) s'écrit donc au voisinage de r \to 0 :

\vec{\underline{v}}(\vec{r}, t) = \frac{i}{\rho_0 c k r^2}\left(a_+ + a_-\right)e^{-i\omega t}\,\vec{e}_r + \mathcal{O}(1)\,\vec{e}_r.

En utilisant k = \omega / c, le terme dominant de la vitesse s'exprime ainsi :

\boxed{\vec{\underline{v}}_{\text{dom}}(\vec{r}, t) = \frac{i\,(a_+ + a_-)}{\rho_0 \omega r^2} e^{-i\omega t}\,\vec{e}_r}

Ce terme diverge en 1/r^2 lorsque r \to 0. Pour que cette divergence disparaisse (terme dominant nul), il est nécessaire que son numérateur s'annule :

a_+ + a_- = 0 \iff \boxed{a_+ = -a_-}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : onde stationnaire, condition aux limites

En écrivant la condition aux limites sur les parois de la sphère, écrire la condition de résonance pour une onde stationnaire (on supposera les parois d'impédance infinie). Mettre cette équation sous la forme où est une quantité adimensionnée dépendant de , et et une fonction que l'on écrira.

Voir l'indice

Écrire que la vitesse radiale s'annule à la paroi rigide r = R_c, ce qui revient à annuler la dérivée radiale de p(r). Poser x = \omega R_c/c.

Voir la stratégie
  1. Traduire la condition de paroi d'impédance acoustique infinie en r = R_c sur le champ de vitesse acoustique, puis sur le gradient de pression via l'équation d'Euler.
  2. Exprimer le champ de surpression stationnaire en tenant compte de la régularité en r \to 0 établie à la question Q15 (a_+ = -a_-).
  3. Dériver la pression par rapport à r et introduire la variable adimensionnée x = \frac{\omega R_c}{c} pour identifier la fonction f.
Voir la réponse courte

Annulation de la vitesse radiale sur la paroi sphérique rigide se traduisant par l'annulation de la dérivée de \frac{\sin x}{x}.

Voir le corrigé complet

Une paroi d'impédance infinie impose une vitesse normale nulle au niveau de la frontière rigide r = R_c :

\underline{\vec{v}}(R_c, t) \cdot \vec{e}_r = 0

D'après l'équation d'Euler linéarisée (4) en régime sinusoïdal de pulsation \omega :

-i\omega \rho_0 \underline{\vec{v}} + \frac{\partial \underline{p}}{\partial r} \vec{e}_r = \vec{0} \implies \underline{\vec{v}}(r, t) = \frac{1}{i\omega \rho_0} \frac{\partial \underline{p}}{\partial r} \vec{e}_r

La condition aux limites en r = R_c équivaut donc à l'annulation du gradient radial de pression :

\left. \frac{\partial \underline{p}}{\partial r} \right|_{r = R_c} = 0

D'après le résultat de la question Q15, la régularité du champ de vitesse à l'origine impose a_- = -a_+. Le champ de surpression s'écrit alors :

\begin{aligned} \underline{p}(r, t) &= a_+ \frac{e^{i(kr - \omega t)}}{r} - a_+ \frac{e^{i(-kr - \omega t)}}{r} \\ &= 2i a_+ e^{-i\omega t} \frac{\sin(kr)}{r} \\ &= 2i a_+ k e^{-i\omega t} \frac{\sin(kr)}{kr} \end{aligned}

où k = \frac{\omega}{c} (d'après la question Q11).

Introduisons la quantité adimensionnée x = kr = \frac{\omega r}{c}, évaluée en r = R_c par :

x = \frac{\omega R_c}{c}

et la fonction :

f(x) = \frac{\sin x}{x}

Le champ de pression à l'intérieur de la sphère s'écrit ainsi \underline{p}(r, t) = 2i a_+ k e^{-i\omega t} f(kr). En dérivant par rapport à r :

\frac{\partial \underline{p}}{\partial r} = 2i a_+ k^2 e^{-i\omega t} f'(kr)

Pour une solution non triviale (a_+ \neq 0), la condition aux limites en r = R_c donne immédiatement la condition de résonance :

\boxed{f'(x) = 0 \quad \text{avec} \quad x = \frac{\omega R_c}{c} \quad \text{et} \quad f(x) = \frac{\sin x}{x}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : mode propre

En utilisant une représentation graphique de l'équation, montrer qu'il existe un nombre infini et discret de solutions avec (correspondant à une solution ). Donner une borne inférieure et supérieure à chaque solution.

Voir l'indice

Tracer les zéros de la fonction f'(x) en recherchant l'intersection des courbes y = \tan x et y = x.

Voir la stratégie
  1. Représenter la fonction f(x) = \frac{\sin x}{x} et ses extrema, qui correspondent par définition aux solutions de f'(x) = 0.
  2. Identifier les zéros de f(x) et étudier le signe de la dérivée f'(x) aux points remarquables pour encadrer chaque extremum.
  3. En déduire l'existence d'une suite infinie et discrète de solutions x_n, puis relier ces solutions aux pulsations de résonance \omega_n.
Voir la réponse courte

Analyse graphique des zéros de la dérivée et encadrement des pulsations de résonance de la cavité.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, la condition de résonance s'écrit f'(x) = 0, avec :

f(x) = \frac{\sin x}{x} \quad \text{et} \quad x = \frac{\omega R_c}{c} > 0

Les solutions non nulles de cette équation correspondent aux extrema locaux de la fonction sinus cardinal f(x).

La dérivée s'exprime par :

f'(x) = \frac{x\cos x - \sin x}{x^2}

Pour tout entier n \in \mathbb{N}^*, étudions le signe de f'(x) sur les bornes remarquables de l'intervalle [n\pi, (n+1)\pi] :

\begin{aligned} f'(n\pi) &= \frac{n\pi \cos(n\pi) - \sin(n\pi)}{(n\pi)^2} = \frac{(-1)^n}{n\pi} \neq 0 \\ f'\!\left(n\pi + \frac{\pi}{2}\right) &= \frac{0 - \sin\left(n\pi + \frac{\pi}{2}\right)}{\left(n\pi + \frac{\pi}{2}\right)^2} = -\frac{(-1)^n}{\left(n\pi + \frac{\pi}{2}\right)^2} \end{aligned}

Les valeurs f'(n\pi) et f'\!\left(n\pi + \frac{\pi}{2}\right) sont de signes opposés. D'après le théorème des valeurs intermédiaires appliqué à la fonction continue f', il existe au moins une solution x_n annulant f'(x) dans l'intervalle ]n\pi, n\pi + \frac{\pi}{2}[.

De plus, sur l'intervalle ]n\pi + \frac{\pi}{2}, (n+1)\pi[, les grandeurs \cos x et \sin x ont des signes strictement opposés ; le numérateur x\cos x - \sin x est donc de signe constant (celui de -(-1)^n) et ne s'annule jamais.

Il existe ainsi une unique racine x_n par intervalle ]n\pi, (n+1)\pi[, formant un ensemble infini et discret de solutions indexé par n \in \mathbb{N}^*, encadré par :

\boxed{n\pi < x_n < n\pi + \frac{\pi}{2}}

Puisque x = \frac{\omega R_c}{c}, les pulsations de résonance \omega_n = \frac{c}{R_c}x_n sont également en nombre infini et discrètes, et vérifient :

\boxed{\frac{n\pi c}{R_c} < \omega_n < \left(n + \frac{1}{2}\right)\frac{\pi c}{R_c}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : mode propre

Démontrer que cette équation peut se mettre sous une seconde forme . À l'aide d'une représentation graphique donner la limite de pour .

Voir l'indice

Calculer explicitement f'(x) pour f(x) = \sin(x)/x et observer la position asymptotique des asymptotes verticales de la tangente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée de la fonction f(x) = \frac{\sin x}{x} introduite à la question Q16 pour établir l'équation équivalente.
  2. Exploiter la \pi-périodicité de la fonction tangente et la représentation graphique de l'intersection entre la droite y = x et les branches de la tangente pour déterminer le comportement asymptotique de x_n.
Voir la réponse courte

Réécriture sous la forme \tan x = x et détermination graphique de la limite asymptotique vers (n+1/2)\pi.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, la condition de résonance s'écrit f'(x) = 0 avec f(x) = \frac{\sin x}{x}. Pour x > 0, la dérivée de f vaut :

f'(x) = \frac{x\cos x - \sin x}{x^2}

L'équation f'(x) = 0 équivaut donc à :

x\cos x - \sin x = 0

Si \cos x = 0, alors \sin x = \pm 1 \neq 0, donc \cos x ne peut pas s'annuler en une racine de f'. On peut ainsi diviser par \cos x, ce qui conduit à :

\boxed{\tan x = x}

Par \pi-périodicité de la fonction tangente, pour tout n \in \mathbb{N}^* :

\tan(x_n - n\pi) = \tan(x_n) = x_n

Comme x_n > n\pi, on a \lim_{n \to \infty} x_n = +\infty, ce qui implique :

\lim_{n \to \infty} \tan(x_n - n\pi) = +\infty

D'après l'encadrement obtenu à la question Q17, x_n - n\pi \in \left]0, \frac{\pi}{2}\right[. Sur cet intervalle, la fonction tangente est strictement croissante et diverge en \frac{\pi}{2}^-.

Graphiquement, la solution x_n correspond à l'intersection entre la droite y = x et la branche de la tangente sur l'intervalle \left]n\pi, n\pi + \frac{\pi}{2}\right[. Lorsque n croît, l'ordonnée de l'intersection tend vers +\infty, ce qui force l'abscisse x_n à se rapprocher de l'asymptote verticale d'équation x = n\pi + \frac{\pi}{2}.

On en déduit :

\boxed{\lim_{n \to \infty} (x_n - n\pi) = \frac{\pi}{2}}

Résultat

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : développement asymptotique

Calculer les coefficients , , du développement limité valable lorsque .

Voir l'indice

Poser x_n = n\pi + \pi/2 - \epsilon_n avec \epsilon_n \ll 1, utiliser le développement de \tan(n\pi + \pi/2 - \epsilon) = 1/\tan \epsilon \simeq 1/\epsilon.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le résultat de la question Q18, à savoir que x_n = n\pi + \frac{\pi}{2} - \delta_n avec \lim_{n \to \infty} \delta_n = 0.
  2. Injecter cette forme dans l'équation transcendante \tan x_n = x_n en utilisant la formule de trigonométrie \tan\left(n\pi + \frac{\pi}{2} - \delta_n\right) = \frac{1}{\tan \delta_n}.
  3. Effectuer un développement asymptotique de \delta_n quand n \to \infty pour identifier les coefficients C_1, C_0 et C_{-1}.
Voir la réponse courte

Développement asymptotique des racines à grand ordre par inversion locale de la fonction cotangente.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, pour n \in \mathbb{N}^*, on a :

\lim_{n \to \infty} \left(x_n - n\pi\right) = \frac{\pi}{2}

Posons \delta_n = n\pi + \frac{\pi}{2} - x_n. On a donc \delta_n > 0 d'après l'encadrement établi en Q17, et \lim_{n \to \infty} \delta_n = 0.

Par périodicité et déphasage de la fonction tangente :

\tan(x_n) = \tan\left(n\pi + \frac{\pi}{2} - \delta_n\right) = \tan\left(\frac{\pi}{2} - \delta_n\right) = \frac{1}{\tan \delta_n}

L'équation \tan x_n = x_n s'écrit alors :

\frac{1}{\tan \delta_n} = n\pi + \frac{\pi}{2} - \delta_n

Comme \lim_{n \to \infty} \delta_n = 0, on a \tan \delta_n = \delta_n + o(\delta_n), d'où :

\frac{1}{\delta_n + o(\delta_n)} = n\pi + \frac{\pi}{2} - \delta_n = n\pi\left(1 + \frac{1}{2n} + o\left(\frac{1}{n}\right)\right)

En prenant l'inverse :

\delta_n = \frac{1}{n\pi}\left(1 + \frac{1}{2n} + o\left(\frac{1}{n}\right)\right)^{-1} = \frac{1}{\pi n} + o\left(\frac{1}{n}\right)

On en déduit le développement asymptotique de x_n à l'ordre 1/n :

x_n = \pi n + \frac{\pi}{2} - \frac{1}{\pi n} + o\left(\frac{1}{n}\right)

Par identification avec la forme x_n \simeq C_1 n + C_0 + \frac{C_{-1}}{n} + o\left(\frac{1}{n}\right), on obtient :

\boxed{C_1 = \pi, \quad C_0 = \frac{\pi}{2}, \quad C_{-1} = -\frac{1}{\pi}}

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : méthode numérique

Il n'existe pas de solution analytique simple à cette équation. Décrire en quelques lignes un algorithme permettant de calculer numériquement la solution .

Voir l'indice

Proposer une méthode itérative classique comme la méthode de Newton-Raphson ou une dichotomie sur un intervalle encadrant la racine.

Voir la stratégie
  1. Choisir une formulation mathématique régulière pour éviter la divergence de \tan x en n\pi + \frac{\pi}{2} : on travaille préférentiellement sur la fonction continue g(x) = x\cos x - \sin x = 0.
  2. Décrire un algorithme classique et robuste au programme (dichotomie ou méthode de Newton-Raphson).
Voir la réponse courte

Présentation d'un algorithme de dichotomie ou de la méthode de Newton-Raphson pour déterminer les racines de \tan x = x.

Voir le corrigé complet

Pour éviter la divergence de la tangente au voisinage de n\pi + \frac{\pi}{2}, on résout l'équation équivalente :

g(x) = x\cos x - \sin x = 0

sur l'intervalle fermé I_n = \left[n\pi,\, n\pi + \frac{\pi}{2}\right]. La fonction g y est continue, dérivable, et vérifie :

g(n\pi) = (-1)^n n\pi \quad \text{et} \quad g\!\left(n\pi + \frac{\pi}{2}\right) = -(-1)^n

Le produit g(n\pi)\,g\!\left(n\pi + \frac{\pi}{2}\right) = -n\pi < 0 assure l'existence d'une unique racine x_n sur I_n par le théorème des valeurs intermédiaires (car g'(x) = -x\sin x garde un signe constant sur l'intervalle ouvert).

On peut mettre en œuvre l'une des méthodes suivantes :

1. Méthode par dichotomie (très robuste) :

  • On pose a = n\pi et b = n\pi + \frac{\pi}{2}, avec une tolérance \varepsilon > 0 souhaitée.
  • Tant que b - a > \varepsilon :

    • On évalue le milieu m = \frac{a+b}{2} ;
    • Si g(a) \times g(m) \leqslant 0, la racine est dans [a, m], on pose b \leftarrow m ;
    • Sinon, elle est dans [m, b], on pose a \leftarrow m.
  • On renvoie \boxed{x_n \simeq \frac{a+b}{2}} avec une précision garantie \frac{\pi}{2^{k+1}}.

2. Méthode du point fixe (très rapide) : En inversant la tangente sur l'intervalle ]n\pi, n\pi + \pi/2[, l'équation s'écrit sous forme de point fixe :

x = n\pi + \arctan(x)

Comme la fonction \phi(x) = n\pi + \arctan(x) est contractante (\lvert \phi'(x) \rvert = \frac{1}{1+x^2} \leqslant \frac{1}{1+n^2\pi^2} \ll 1), la suite récurrente définie par :

\boxed{x^{(0)} = n\pi + \frac{\pi}{2} - \frac{1}{n\pi}, \quad x^{(k+1)} = n\pi + \arctan\!\left(x^{(k)}\right)}

converge géométriquement vers x_n en seulement quelques itérations.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique U PSI 2021 ?

Surtout 3 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (46 % des questions, parties 2, 3 et 4), Circuits électriques et régimes transitoires (12 %) et Premier et second principes de la thermodynamique (11 %, partie 1). Plus ponctuellement : Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Électrostatique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Diffusion thermique et diffusion de particules, Atomistique, liaisons et cristallographie…

Peut-on travailler le sujet ENS Physique U PSI 2021 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 39 questions sur 77 (51 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie 6.1 (Q63 à Q66). Avec les autres programmes de première année : 37 en MP2I, 37 en TSI1 et 37 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique U PSI 2021 ?

Environ 5 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 6 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie 5 est la plus longue (environ 2 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique U PSI 2021 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q14 (vecteur de poynting), Q19 (développement asymptotique), Q28 (résonance), Q29 (résonance), Q76 (gaz de van der waals) et Q77 (gaz réel).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique U PSI 2021 ?

Questions de cours : Q1 (gaz parfait), Q4 (équation de d'alembert), Q5 (célérité), Q10 (équation de d'alembert), Q12 (onde progressive), Q34 (point triple), Q36 (métal noble) et Q55 (détection synchrone). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (approximation acoustique), Q3 (équation d'euler), Q6 (loi de laplace), Q8 (onde stationnaire), Q11 (onde sphérique), Q22 (relation de dispersion), Q26 (coefficient de réflexion), Q27 (interférence)….

Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique U PSI 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (47 sur 77), par exemple : Q1, Q2, Q5, Q7 à Q10, Q12, Q17, Q20, Q23, Q25, Q26, Q30, Q32 à Q37…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q3, Q4, Q6, Q11, Q14 à Q16, Q18, Q21, Q22, Q29, Q63, Q67 à Q71 et Q76.

Le sujet ENS Physique U PSI 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet ENS Physique U PSI 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. le rapport décrit un sujet très long, une moyenne de 9,0/20 et signale que certaines questions n'ont eu aucune bonne réponse. Écart-type : 3,8.

Quelle convention temporelle adopter pour la notation complexe dans ce sujet ?

La convention imposée par l'énoncé est en e^{-i\omega t}. L'opérateur \frac{\partial}{\partial t} s'identifie donc à -i\omega et non +i\omega, ce qui change les signes usuels de la partie imaginaire du vecteur d'onde en Q22 et de l'impédance acoustique en Q24.

Comment déterminer sans erreur de signe la force électrostatique en Q45 ?

Raisonner à charge fixée q en exprimant l'énergie électrostatique E_e = \frac{q^2}{2C} pour appliquer F = -\frac{\mathrm{d}E_e}{\mathrm{d}D}, puis réintroduire q = CU. À tension U maintenue par le générateur, la dérivation directe de \frac{1}{2}CU^2 nécessite d'inverser le signe en raison du travail fourni : F = +\left(\frac{\partial E_e}{\partial D}\right)_U.

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