Corrigé détaillé ENS Physique PSI 2021, épreuve U
Détermination de la constante de Boltzmann par spectroscopie acoustique dans un résonateur sphérique
- 77 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 39 questions sur 77, partie 6.1
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet difficile · Ondes mécaniques et acoustiques, Circuits électriques et régimes transitoires, Premier et second principes de la thermodynamique · 21 incontournables · 39 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet de 6 heures s'inscrit au cœur de la métrologie fondamentale moderne, à la suite de la redéfinition du Système International d'unités (SI) intervenue en mai 2019 qui a fixé la valeur numérique exacte de la constante de Boltzmann . Il s'appuie directement sur les travaux expérimentaux de haute précision menés par le LNE-CNAM en 2012 pour mesurer la vitesse du son dans l'argon au moyen d'une cavité sphérique quasi-parfaite.
D'une richesse remarquable, l'épreuve propose un parcours complet et progressif : établissement des équations de l'acoustique 1D et 3D en géométrie sphérique, prise en compte phénoménologique des pertes, conception d'étaillée de l'instrumentation (régulation cryogénique, thermométrie platine sur pont de transformateur, modélisation électromécanique d'un microphone capacitif, détection synchrone), et enfin inventaire exhaustif des effets systématiques (composition isotopique, couche limite thermique pariétale, équation d'état de van der Waals). C'est un sujet d'entraînement d'exception pour la filière PSI, alliant rigueur théorique, sens physique aiguisé et modélisation instrumentale réaliste.
- Difficulté
- Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9/20)
- Temps estimé
- ≈ 5 h 50 pour tout traiter, pour une épreuve de 6 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Ondes mécaniques et acoustiques46 %
- Circuits électriques et régimes transitoires12 %
- Premier et second principes de la thermodynamique11 %
- Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire9 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
21 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 39 questions sur 77, partie 6.1.
Où gagner des points
58 questions rapides et accessibles · 7 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (58) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Points à signaler : erreur d'énoncé, parties indépendantes
Erreur d'énoncé
La définition de \eta fournie avant Q29 comporte un facteur 2 erroné dans l'exposant. Il faut considérer 1 - \eta \simeq \frac{\omega^2\tau_r L}{c} pour obtenir fidèlement la largeur relative \frac{\Delta\omega}{\omega} = \frac{\omega\tau_r}{2} demandée.
Parties indépendantes
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Sommaire
77 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
77 questionsPartie 1 : Introduction
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : gaz parfait, équation d'état
Écrire la relation reliant , , et la constante de Boltzmann pour un gaz parfait.
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Exprimer la densité particulaire n = N/V à l'aide de la masse volumique \rho_0 et de la masse m d'un atome, puis appliquer P_0 = n k_{\mathrm{B}} T_0.
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Loi du gaz parfait reliant pression, masse volumique et température : P_0 = \frac{\rho_0 k_{\mathrm{B}} T_0}{m}.
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L'équation d'état du gaz parfait s'écrit à l'équilibre thermostatique :
où N est le nombre total d'atomes contenus dans le volume V, et k_{\mathrm{B}} la constante de Boltzmann.
La masse totale du gaz est m_{\text{tot}} = N m, où m est la masse d'un atome d'argon. La masse volumique de référence est donc :
En substituant dans l'équation d'état, on obtient la relation liant P_0, T_0, \rho_0 et k_{\mathrm{B}} :
Résultat
Partie 2 : Équation acoustique
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : approximation acoustique, coefficient de compressibilité
On suppose que la compression se fait à entropie constante. Calculer le lien entre et . On introduira le coefficient de compressibilité isentropique .
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Exprimer la variation relative de volume \mathrm{d}V/V_0 de la tranche en fonction de la dérivée spatiale \partial u/\partial x, puis utiliser la définition de \chi_S.
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- Déterminer la variation relative de volume \frac{\delta(\mathrm{d}V)}{\mathrm{d}V_0} de la tranche de fluide au cours du déplacement acoustique.
- Utiliser la définition thermodynamique du coefficient de compressibilité isentropique \chi_S pour relier cette variation de volume à la surpression acoustique p(x,t).
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Différentiation isentropique de la masse volumique et bilan de masse pour relier la surpression p au gradient de déplacement.
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Considérons une tranche de fluide de section S, comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x à l'état d'équilibre (repos). Son volume initial est :
Au cours du passage de l'onde à l'instant t, les particules initialement en x et x+\mathrm{d}x se trouvent respectivement en x + u(x,t) et x + \mathrm{d}x + u(x+\mathrm{d}x,t). L'épaisseur de la tranche devient :
Le volume instantané de cette tranche de masse fixe s'écrit donc au premier ordre :
La dilatation volumique relative de la tranche s'exprime ainsi par :
Par définition, le coefficient de compressibilité isentropique s'écrit :
La transformation de cette tranche de fluide étant supposée isentropique, la variation de volume au premier ordre liée à la surpression acoustique p(x,t) = P(x,t) - P_0 vaut :
En identifiant les deux expressions de la dilatation volumique relative, on obtient la relation cherchée :
ou de manière équivalente :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation d'euler, approximation acoustique
Démontrer que :
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Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la tranche fluide de masse \mathrm{d}m = \rho_0 S \mathrm{d}x soumise aux forces de pression sur ses deux faces.
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- Appliquer le principe fondamental de la dynamique (PFD) selon l'axe (Ox) à la tranche de fluide de masse constante \mathrm{d}m = \rho_0 S \mathrm{d}x.
- Exprimer la résultante des forces de pression s'exerçant sur les deux faces de la tranche au premier ordre acoustique.
- Linéariser l'accélération en négligeant les termes convectifs du second ordre.
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Application de l'équation d'Euler linéarisée sans terme convectif ni champ de pesanteur projetée suivant l'axe (Ox).
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Considérons le système fermé constitué par la tranche de fluide de section S, comprise entre les abscisses de repos x et x + \mathrm{d}x. Sa masse, constante au cours du mouvement, vaut :
Dans le référentiel d'étude supposé galiléen, le fluide n'est soumis selon l'axe (Ox) qu'aux forces de pression exercées sur ses faces latérales :
- sur la face en x + u(x, t), orientée par +\vec{e}_x : \vec{F}_1 = P(x + u(x, t), t) S \, \vec{e}_x ;
- sur la face en x + \mathrm{d}x + u(x + \mathrm{d}x, t), orientée par -\vec{e}_x : \vec{F}_2 = - P(x + \mathrm{d}x + u(x + \mathrm{d}x, t), t) S \, \vec{e}_x.
Dans le cadre de l'approximation acoustique (termes d'ordre 1 en perturbation), les coordonnées lagrangiennes et eulériennes se confondent, si bien que :
La résultante des forces de pression selon (Ox) s'écrit alors :
puisque la pression d'équilibre P_0 est uniforme (\frac{\partial P_0}{\partial x} = 0).
L'accélération de la tranche de fluide est, au premier ordre, l'accélération particulaire locale :
le terme convectif v \frac{\partial v}{\partial x} étant du second ordre en perturbation.
Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la tranche donne :
En simplifiant par le volume au repos S \mathrm{d}x, on obtient directement l'équation d'Euler linéarisée :
Résultat
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de d'alembert
Démontrer que :
Quel nom porte cette équation ?
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Dériver la relation reliant p et \partial u/\partial x par rapport au temps, et combiner avec la dérivée spatiale de l'équation d'Euler.
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Combinaison de la relation pression-déplacement et de la dynamique du fluide pour établir l'équation de d'Alembert.
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D'après la question Q2, la surpression acoustique p(x,t) est reliée au déplacement particulaire u(x,t) par :
En dérivant cette relation par rapport à la variable d'espace x, on obtient :
Par ailleurs, d'après la relation dynamique obtenue à la question Q3 (équation (1)), et en exprimant le champ de vitesse v(x,t) = \frac{\partial u}{\partial t} :
En substituant l'expression de \frac{\partial p}{\partial x} dans cette équation du mouvement, il vient :
En multipliant l'ensemble par -\chi_S, on aboutit directement à l'équation demandée :
Cette équation porte le nom d'équation de d'Alembert (ou équation des ondes à une dimension non dispersive et non amortie).
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : célérité
Donner l'expression de la célérité d'une onde sonore dans ce milieu.
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Identifier la forme canonique de l'équation de d'Alembert \partial^2 u/\partial x^2 - (1/c^2) \partial^2 u/\partial t^2 = 0.
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Il suffit d'identifier l'équation de propagation obtenue à la question précédente à la forme canonique de l'équation de d'Alembert à une dimension.
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Identification directe du terme de propagation dans l'équation d'onde : c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_S}}.
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La forme canonique de l'équation de d'Alembert à une dimension pour le champ de déplacement u(x, t) s'écrit :
où c désigne la célérité de propagation de l'onde dans le milieu.
Par identification terme à terme avec l'équation (2) établie à la question [4], \dfrac{\partial^2 u}{\partial x^2} - \rho_0 \chi_S \dfrac{\partial^2 u}{\partial t^2} = 0, on obtient :
Comme la célérité c est une grandeur strictement positive, on en déduit :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : loi de laplace, célérité
En utilisant la loi de Laplace de la thermodynamique, donner l'expression de et démontrer que la célérité peut s'écrire sous la forme où est la masse de l'atome constituant le gaz. Faire l'application numérique pour l'argon à température ambiante ().
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Partir de la loi de Laplace P V^\gamma = \mathrm{cte} pour évaluer \chi_S = - (1/V)(\partial V/\partial P)_S, puis substituer \rho_0 avec la loi du gaz parfait.
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Calcul de la compressibilité isentropique par la loi de Laplace et calcul de la célérité du son dans l'argon.
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Pour une transformation isentropique (adiabatique réversible) d'un gaz parfait de coefficient adiabatique \gamma constant, la loi de Laplace s'écrit :
En différentiant cette relation à entropie S fixée, il vient :
Le coefficient de compressibilité isentropique s'en déduit à l'état de référence (P_0, T_0) :
D'après le résultat de la question Q5, la célérité du son s'écrit :
En utilisant la relation d'état obtenue à la question Q1, \frac{P_0}{\rho_0} = \frac{k_{\mathrm{B}} T_0}{m}, on obtient directement :
Application numérique : Pour l'argon, gaz monoatomique, on a \gamma = 5/3. En introduisant la constante des gaz parfaits R = N_A k_{\mathrm{B}} et la masse molaire M_{\text{Ar}} = N_A m, le rapport s'exprime par \frac{k_{\mathrm{B}}}{m} = \frac{R}{M_{\text{Ar}}}. Données numériques :
- T_0 = 25^\circ\text{C} = 298{,}15\text{ K} \simeq 298\text{ K} ;
- M_{\text{Ar}} \simeq 39{,}95\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \simeq 4{,}0 \times 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- R \simeq 8{,}31\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.
Le calcul donne :
d'où c \simeq 3{,}2 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. En respectant la consigne générale de l'énoncé prescrivant un chiffre significatif :
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : capacité thermique, gaz parfait
Le but de l'expérience que l'on va décrire par la suite est de mesurer précisément afin de déterminer . Pourquoi, dans cette expérience, utilise-t-on un gaz mono-atomique tel que l'argon ?
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Penser aux degrés de liberté internes : pour un gaz monoatomique, \gamma = 5/3 est constant et indépendant de la température sur une très large plage.
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Justification du choix d'un gaz noble dont le coefficient \gamma = 5/3 est rigoureusement constant avec la température.
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D'après la relation établie à la question précédente :
Pour déterminer la constante de Boltzmann k_{\mathrm{B}} avec une précision métrologique (incertitude relative inférieure à 10^{-6}), le choix d'un gaz rare monoatomique comme l'argon s'impose pour plusieurs raisons physiques :
Valeur exacte et indépendance thermique de \gamma : pour un gaz monoatomique, les seuls degrés de liberté microscopiques sont les trois translations d'espace. Les capacités thermiques molaires valent rigoureusement \bar{C}_V = \frac{3}{2}R et \bar{C}_P = \frac{5}{2}R, ce qui conduit à :
\gamma = \frac{\bar{C}_P}{\bar{C}_V} = \frac{5}{3}Cette valeur est un rapport exact d'entiers et ne dépend pas de la température, n'apportant ainsi aucune incertitude métrologique sur \gamma. À l'inverse, pour un gaz polyatomique, \gamma varie avec la température en raison de l'excitation thermique progressive des modes de rotation et de vibration.
- Absence de dispersion et d'atténuation par relaxation moléculaire : dans les molécules polyatomiques, les échanges d'énergie entre les degrés de liberté de translation et les modes internes (rotation, vibration) nécessitent un temps de relaxation non nul, ce qui entraîne une dispersion de la célérité c(\omega) ainsi qu'une forte absorption acoustique. Pour un gaz monoatomique, ces mécanismes de relaxation interne n'existent pas.
- Inertie chimique et pureté : en tant que gaz noble, l'argon est chimiquement inerte, ne réagit pas avec les parois de la cavité et peut être obtenu commercialement avec un très haut degré de pureté chimique.
Partie 3 : Mode stationnaire d'une cavité
3.1 · Cavité linéaire
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI
Notions : onde stationnaire, mode propre
Écrire les conditions aux limites en et sur le champ de vitesse . Pour quelles pulsations existe-t-il des solutions stationnaires pour ?
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Traduire l'immobilité des parois rigides en x=0 et x=L, puis chercher une solution stationnaire sous la forme v(x,t) = V(x)\cos(\omega t + \phi).
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- Exprimer l'annulation de la vitesse acoustique normale sur les parois rigides d'impédance infinie.
- Chercher une solution stationnaire à variables séparées pour l'équation de d'Alembert vérifiée par v(x, t).
- Appliquer les conditions aux limites en x=0 et x=L pour déterminer la condition de quantification sur \omega.
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Conditions d'immobilité du fluide aux extrémités indéformables donnant les pulsations propres \omega_n = \frac{n\pi c}{L}.
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Des parois d'impédance acoustique infinie sont indéformables et immobiles. Par continuité de la composante normale de la vitesse à l'interface fluide-paroi, le champ de vitesse s'annule en ces frontières pour tout instant t :
Puisque v(x, t) = \frac{\partial u}{\partial t} et que u(x, t) vérifie l'équation de d'Alembert (équation 2 de la question Q4), la vitesse acoustique v(x, t) vérifie également cette équation :
On cherche une solution stationnaire sous forme de variables séparées de pulsation \omega :
En injectant cette forme dans l'équation de d'Alembert, la composante spatiale X(x) vérifie :
La solution générale s'écrit :
L'application des conditions aux limites impose :
- en x = 0 : X(0) = A = 0, d'où X(x) = B \sin(kx) ;
- en x = L : X(L) = B \sin(kL) = 0.
Pour obtenir une solution physique non triviale (B \neq 0), il est nécessaire que \sin(kL) = 0, soit kL = n\pi avec n \in \mathbb{N}^* (la pulsation étant strictement positive).
Les pulsations propres associées aux solutions stationnaires sont donc discrètes et données par :
Résultat
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Faisable en PCSI
Notions : mode propre
Faire l'application numérique de pour une cavité de longueur . Donner la fréquence associée.
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Utiliser \omega_1 = \pi c/L et f_1 = c/(2L) avec la valeur de célérité trouvée précédemment.
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Calcul numérique de la première fréquence propre d'un tuyau sonore fermé-fermé de longueur 10\text{ cm}.
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D'après le résultat de la question Q8, la pulsation propre du mode fondamental (n=1) s'écrit :
La fréquence f_1 associée est reliée à la pulsation par f_1 = \frac{\omega_1}{2\pi}, soit :
Pour l'application numérique, on utilise la célérité du son dans l'argon obtenue à la question Q6, c \simeq 322\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, et la longueur L = 10\text{ cm} = 0{,}10\text{ m} :
Conformément à la consigne générale de l'énoncé imposant d'effectuer les applications numériques avec un chiffre significatif :
Résultat
3.2 · Cavité sphérique
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Mise en équation
Notions : équation de d'alembert, coordonnée sphérique
Quelle équation vérifie la grandeur ?
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Exprimer le laplacien en coordonnées sphériques en annulant toutes les dérivées angulaires par symétrie sphérique.
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La pression acoustique p(\vec{r}, t) obéit à l'équation de d'Alembert à trois dimensions (équation (3)). On exploite la symétrie sphérique p(\vec{r}, t) = p(r, t) pour simplifier l'expression du Laplacien donnée dans l'énoncé.
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Écriture de l'équation de d'Alembert pour une surpression à symétrie sphérique via le laplacien radial.
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Le champ de pression acoustique étant à symétrie sphérique, il ne dépend ni de \theta ni de \varphi : p(\vec{r}, t) = p(r, t). Par conséquent, les dérivées partielles par rapport aux variables angulaires sont nulles :
D'après l'expression (5) ou (6) du Laplacien en coordonnées sphériques fournie par l'énoncé, l'opérateur Laplacien appliqué à p(r, t) se réduit à sa partie radiale :
En injectant cette expression dans l'équation de d'Alembert (3), on obtient l'équation vérifiée par p(r, t) :
On remarque que :
En multipliant par r, l'équation peut donc s'écrire sous la forme équivalente remarquable :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : onde sphérique, relation de dispersion
On cherche une solution de pulsation . Démontrer que, en notation complexe, il existe deux solutions et telle que
où l'on exprimera en fonction de .
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Poser le changement de fonction auxiliaire g(r,t) = r p(r,t) pour se ramener à une équation d'onde 1D usuelle sur g.
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- Poser la fonction auxiliaire \underline{g}(r,t) = r\,\underline{p}(r,t) pour se ramener à l'équation de d'Alembert unidimensionnelle établie à la question Q10.
- Injecter la forme harmonique avec la convention temporelle de l'énoncé en e^{-i\omega t}.
- Résoudre l'équation différentielle spatiale obtenue et en déduire les solutions \underline{p}_+ et \underline{p}_-.
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Changement de variable g = r p ramenant l'équation radiale à l'équation de d'Alembert 1D avec k = \omega/c.
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D'après la question Q10, la surpression acoustique à symétrie sphérique p(r,t) vérifie l'équation :
En notation complexe, en posant \underline{g}(r, t) = r\,\underline{p}(r, t), cette équation devient :
Pour une onde monochromatique de pulsation \omega, en adoptant la convention de l'énoncé où la dépendance temporelle est en e^{-i\omega t}, on cherche \underline{g}(r,t) sous la forme :
La dérivée temporelle seconde donne \frac{\partial^2 \underline{g}}{\partial t^2} = -\omega^2\,\underline{g}. En réinjectant dans l'équation de propagation, \underline{G}(r) vérifie l'équation de Helmholtz à une dimension :
En posant :
l'équation s'écrit \frac{\mathrm{d}^2\underline{G}}{\mathrm{d}r^2} + k^2\underline{G} = 0. Elle admet pour base de solutions fondamentales indépendantes les exponentielles complexes :
En revenant à la fonction \underline{p}(r, t) = \frac{\underline{g}(r, t)}{r} = \frac{\underline{G}(r)}{r}e^{-i\omega t}, on obtient bien les deux solutions :
Résultat
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : onde progressive, onde sphérique
Quelles sont les interprétations physiques respectives des solutions et ?
Voir l'indiceIndice
Examiner le sens de propagation de la phase (kr - \omega t) et (-kr - \omega t) lorsque le temps progresse.
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Interprétation des solutions en termes d'onde sphérique divergente pour \underline{p}_+ et convergente pour \underline{p}_-.
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En prenant la partie réelle des grandeurs complexes issues de la question Q11 :
- Pour \underline{p}_+(r, t) : la phase s'écrit \varphi(r, t) = \omega(t - r/c). Une surface équiphase est une sphère de rayon r telle que r - c t = \text{cte}, ce qui correspond à un déplacement radial à vitesse \frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = +c > 0. La solution \underline{p}_+ représente donc une onde sphérique divergente (ou centrifuge), qui se propage du centre vers l'extérieur.
- Pour \underline{p}_-(r, t) : la phase s'écrit \varphi(r, t) = \omega(t + r/c). Une surface équiphase vérifie r + c t = \text{cte}, soit \frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = -c < 0. La solution \underline{p}_- représente ainsi une onde sphérique convergente (ou centripète), qui se propage de l'extérieur vers le centre r = 0.
Dans les deux cas, le facteur 1/r traduit l'étalement spatial de l'onde : pour conserver la puissance acoustique totale à travers une surface sphérique d'aire \mathcal{S}(r) = 4\pi r^2, l'amplitude du champ de pression décroît en 1/r.
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Notions : impédance acoustique, équation d'euler
Calculer le champ de vitesse associé à et le champ de vitesse associé à .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la composante radiale de l'équation d'Euler complexe : \partial \underline{v}_r/\partial t = -(1/\rho_0) \partial \underline{p}/\partial r.
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- Partir de l'équation dynamique (Euler linéarisée, équation (4) de l'énoncé) reliant la vitesse et la pression acoustiques.
- En régime sinusoïdal permanent avec la convention adoptée \underline{a}(t) \propto e^{-i\omega t}, remplacer la dérivation temporelle par le facteur -i\omega, ce qui permet d'exprimer \vec{\underline{v}} en fonction de \vec{\operatorname{grad}}\,\underline{p}.
- Exploiter la symétrie sphérique (\vec{\operatorname{grad}}\,\underline{p} = \frac{\partial \underline{p}}{\partial r}\,\vec{e}_r) pour calculer successivement les dérivées radiales de \underline{p}_+ et \underline{p}_-.
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Dérivation spatiale de la surpression et intégration temporelle via l'équation d'Euler pour trouver la vitesse radiale.
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L'équation d'Euler linéarisée régissant le champ acoustique s'écrit (équation (4)) :
Avec la convention de l'énoncé pour les grandeurs complexes harmoniques en e^{-i\omega t}, l'opérateur \frac{\partial}{\partial t} se traduit par une multiplication par -i\omega. L'équation devient ainsi :
Le champ de pression ne dépendant que de r, le gradient se réduit à sa composante radiale :
1. Calcul pour l'onde divergente \underline{p}_+(r, t) = \dfrac{e^{i(kr-\omega t)}}{r} :
Dérivons \underline{p}_+ par rapport à r :
On en déduit le champ de vitesse associé :
En utilisant k = \frac{\omega}{c} (d'où \frac{k}{\omega\rho_0} = \frac{1}{\rho_0 c} et \frac{1}{i} = -i) :
2. Calcul pour l'onde convergente \underline{p}_-(r, t) = \dfrac{e^{i(-kr-\omega t)}}{r} :
De même, dérivons \underline{p}_- par rapport à r :
Le champ de vitesse associé s'écrit alors :
Soit, avec k = \frac{\omega}{c} :
Résultat
Question 14
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : vecteur de poynting, conservation de l'énergie
Calculer le flux moyen de à travers une sphère de rayon très petit devant . Pourquoi ce flux doit-il être en moyenne nul ? En déduire que .
Voir l'indiceIndice
Intégrer le flux moyen du vecteur de Poynting acoustique \langle \vec{j} \rangle = \frac{1}{2} \operatorname{Re}(\underline{p}\,\underline{\vec{v}}^*) sur une sphère fermée ne contenant aucune source singulière d'énergie.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les grandeurs complexes \underline{p}(r, t) et \underline{\vec{v}}(r, t) comme combinaisons linéaires des ondes sphériques divergente et convergente établies aux questions Q11 et Q13.
- Calculer la composante radiale moyenne de l'intensité acoustique \langle j_r \rangle = \frac{1}{2}\operatorname{Re}\left(\underline{p}\,\underline{v}_r^*\right), puis en déduire le flux moyen \Phi(r_0) à travers la sphère de rayon r_0.
- Justifier l'annulation de ce flux par l'absence de source ou de puits d'énergie à l'origine, et en déduire la relation sur les amplitudes |a_+| et |a_-|.
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Calcul du flux du vecteur intensité acoustique et conservation de l'énergie en l'absence de source à l'origine.
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D'après les questions Q11 et Q13, la surpression acoustique et le champ de vitesse s'écrivent sous forme complexe :
La composante radiale moyenne de l'intensité acoustique \langle \vec{j} \rangle = \langle p \vec{v} \rangle est donnée par :
Calculons le produit \underline{p}\,\underline{v}_r^* :
En développant :
Les termes directs donnent :
|a_+|^2\left(1 - \frac{i}{kr}\right) - |a_-|^2\left(1 + \frac{i}{kr}\right)dont la partie réelle vaut |a_+|^2 - |a_-|^2.
Les termes croisés s'écrivent :
a_+^* a_- e^{-2ikr}\left(1 - \frac{i}{kr}\right) - a_+ a_-^* e^{2ikr}\left(1 + \frac{i}{kr}\right) = Z - Z^* = 2i\,\operatorname{Im}(Z)où Z = a_+^* a_- e^{-2ikr}\left(1 - \frac{i}{kr}\right). Ce terme étant imaginaire pur, sa partie réelle est strictement nulle.
On obtient ainsi, pour tout rayon r :
Le flux sortant moyen à travers une sphère de rayon r_0 orientée vers l'extérieur s'écrit donc :
Ce flux est indépendant du rayon r_0.
En régime périodique établi, l'énergie acoustique moyenne contenue dans la sphère de rayon r_0 est constante, soit \left\langle \frac{\partial e_{ac}}{\partial t} \right\rangle = 0. En intégrant l'équation locale de conservation de l'énergie (équation 9) sur la boule de rayon r_0, le théorème de Green-Ostrogradski impose que le flux moyen sortant \Phi(r_0) soit nul en l'absence de source ou de puits d'énergie en r=0. À la limite r_0 \to 0, le centre de la cavité n'absorbe ni ne produit d'énergie acoustique, d'où nécessairement :
On en déduit immédiatement :
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : condition aux limites, onde sphérique
Calculer le terme dominant de la vitesse en et démontrer que la condition est nécessaire pour que celui-ci s'annule.
Voir l'indiceIndice
Développer la vitesse radiale totale au voisinage de r \to 0 au premier ordre non nul et imposer l'absence de divergence en 1/r^2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ de vitesse total \vec{\underline{v}}(\vec{r}, t) = a_+ \vec{\underline{v}}_+(\vec{r}, t) + a_- \vec{\underline{v}}_-(\vec{r}, t) à partir des résultats de la question Q13.
- Effectuer un développement limité des termes de vitesse au voisinage de r = 0 pour identifier le terme dominant (d'ordre le plus singulier en r).
- Écrire la condition pour que ce terme dominant s'annule à l'origine.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement de la vitesse au voisinage du centre : élimination de la divergence en 1/r^2 imposant a_+ = -a_-.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q13, les champs de vitesse associés aux ondes sphériques divergente et convergente s'écrivent :
Au voisinage de r = 0 (k r \ll 1), développons les exponentielles à l'ordre 1 en k r :
Calculons les développements des facteurs spatiaux respectifs :
et de même pour le terme convergent :
On remarque que les deux composantes possèdent exactement le même terme prépondérant en 1/r^2.
Le champ de vitesse total \vec{\underline{v}}(\vec{r}, t) = a_+ \vec{\underline{v}}_+(\vec{r}, t) + a_- \vec{\underline{v}}_-(\vec{r}, t) s'écrit donc au voisinage de r \to 0 :
En utilisant k = \omega / c, le terme dominant de la vitesse s'exprime ainsi :
Ce terme diverge en 1/r^2 lorsque r \to 0. Pour que cette divergence disparaisse (terme dominant nul), il est nécessaire que son numérateur s'annule :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : onde stationnaire, condition aux limites
En écrivant la condition aux limites sur les parois de la sphère, écrire la condition de résonance pour une onde stationnaire (on supposera les parois d'impédance infinie). Mettre cette équation sous la forme où est une quantité adimensionnée dépendant de , et et une fonction que l'on écrira.
Voir l'indiceIndice
Écrire que la vitesse radiale s'annule à la paroi rigide r = R_c, ce qui revient à annuler la dérivée radiale de p(r). Poser x = \omega R_c/c.
Voir la stratégieStratégie
- Traduire la condition de paroi d'impédance acoustique infinie en r = R_c sur le champ de vitesse acoustique, puis sur le gradient de pression via l'équation d'Euler.
- Exprimer le champ de surpression stationnaire en tenant compte de la régularité en r \to 0 établie à la question Q15 (a_+ = -a_-).
- Dériver la pression par rapport à r et introduire la variable adimensionnée x = \frac{\omega R_c}{c} pour identifier la fonction f.
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulation de la vitesse radiale sur la paroi sphérique rigide se traduisant par l'annulation de la dérivée de \frac{\sin x}{x}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une paroi d'impédance infinie impose une vitesse normale nulle au niveau de la frontière rigide r = R_c :
D'après l'équation d'Euler linéarisée (4) en régime sinusoïdal de pulsation \omega :
La condition aux limites en r = R_c équivaut donc à l'annulation du gradient radial de pression :
D'après le résultat de la question Q15, la régularité du champ de vitesse à l'origine impose a_- = -a_+. Le champ de surpression s'écrit alors :
où k = \frac{\omega}{c} (d'après la question Q11).
Introduisons la quantité adimensionnée x = kr = \frac{\omega r}{c}, évaluée en r = R_c par :
et la fonction :
Le champ de pression à l'intérieur de la sphère s'écrit ainsi \underline{p}(r, t) = 2i a_+ k e^{-i\omega t} f(kr). En dérivant par rapport à r :
Pour une solution non triviale (a_+ \neq 0), la condition aux limites en r = R_c donne immédiatement la condition de résonance :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : mode propre
En utilisant une représentation graphique de l'équation, montrer qu'il existe un nombre infini et discret de solutions avec (correspondant à une solution ). Donner une borne inférieure et supérieure à chaque solution.
Voir l'indiceIndice
Tracer les zéros de la fonction f'(x) en recherchant l'intersection des courbes y = \tan x et y = x.
Voir la stratégieStratégie
- Représenter la fonction f(x) = \frac{\sin x}{x} et ses extrema, qui correspondent par définition aux solutions de f'(x) = 0.
- Identifier les zéros de f(x) et étudier le signe de la dérivée f'(x) aux points remarquables pour encadrer chaque extremum.
- En déduire l'existence d'une suite infinie et discrète de solutions x_n, puis relier ces solutions aux pulsations de résonance \omega_n.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse graphique des zéros de la dérivée et encadrement des pulsations de résonance de la cavité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q16, la condition de résonance s'écrit f'(x) = 0, avec :
Les solutions non nulles de cette équation correspondent aux extrema locaux de la fonction sinus cardinal f(x).
La dérivée s'exprime par :
Pour tout entier n \in \mathbb{N}^*, étudions le signe de f'(x) sur les bornes remarquables de l'intervalle [n\pi, (n+1)\pi] :
Les valeurs f'(n\pi) et f'\!\left(n\pi + \frac{\pi}{2}\right) sont de signes opposés. D'après le théorème des valeurs intermédiaires appliqué à la fonction continue f', il existe au moins une solution x_n annulant f'(x) dans l'intervalle ]n\pi, n\pi + \frac{\pi}{2}[.
De plus, sur l'intervalle ]n\pi + \frac{\pi}{2}, (n+1)\pi[, les grandeurs \cos x et \sin x ont des signes strictement opposés ; le numérateur x\cos x - \sin x est donc de signe constant (celui de -(-1)^n) et ne s'annule jamais.
Il existe ainsi une unique racine x_n par intervalle ]n\pi, (n+1)\pi[, formant un ensemble infini et discret de solutions indexé par n \in \mathbb{N}^*, encadré par :
Puisque x = \frac{\omega R_c}{c}, les pulsations de résonance \omega_n = \frac{c}{R_c}x_n sont également en nombre infini et discrètes, et vérifient :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : mode propre
Démontrer que cette équation peut se mettre sous une seconde forme . À l'aide d'une représentation graphique donner la limite de pour .
Voir l'indiceIndice
Calculer explicitement f'(x) pour f(x) = \sin(x)/x et observer la position asymptotique des asymptotes verticales de la tangente.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dérivée de la fonction f(x) = \frac{\sin x}{x} introduite à la question Q16 pour établir l'équation équivalente.
- Exploiter la \pi-périodicité de la fonction tangente et la représentation graphique de l'intersection entre la droite y = x et les branches de la tangente pour déterminer le comportement asymptotique de x_n.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réécriture sous la forme \tan x = x et détermination graphique de la limite asymptotique vers (n+1/2)\pi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q16, la condition de résonance s'écrit f'(x) = 0 avec f(x) = \frac{\sin x}{x}. Pour x > 0, la dérivée de f vaut :
L'équation f'(x) = 0 équivaut donc à :
Si \cos x = 0, alors \sin x = \pm 1 \neq 0, donc \cos x ne peut pas s'annuler en une racine de f'. On peut ainsi diviser par \cos x, ce qui conduit à :
Par \pi-périodicité de la fonction tangente, pour tout n \in \mathbb{N}^* :
Comme x_n > n\pi, on a \lim_{n \to \infty} x_n = +\infty, ce qui implique :
D'après l'encadrement obtenu à la question Q17, x_n - n\pi \in \left]0, \frac{\pi}{2}\right[. Sur cet intervalle, la fonction tangente est strictement croissante et diverge en \frac{\pi}{2}^-.
Graphiquement, la solution x_n correspond à l'intersection entre la droite y = x et la branche de la tangente sur l'intervalle \left]n\pi, n\pi + \frac{\pi}{2}\right[. Lorsque n croît, l'ordonnée de l'intersection tend vers +\infty, ce qui force l'abscisse x_n à se rapprocher de l'asymptote verticale d'équation x = n\pi + \frac{\pi}{2}.
On en déduit :
Résultat
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : développement asymptotique
Calculer les coefficients , , du développement limité valable lorsque .
Voir l'indiceIndice
Poser x_n = n\pi + \pi/2 - \epsilon_n avec \epsilon_n \ll 1, utiliser le développement de \tan(n\pi + \pi/2 - \epsilon) = 1/\tan \epsilon \simeq 1/\epsilon.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter le résultat de la question Q18, à savoir que x_n = n\pi + \frac{\pi}{2} - \delta_n avec \lim_{n \to \infty} \delta_n = 0.
- Injecter cette forme dans l'équation transcendante \tan x_n = x_n en utilisant la formule de trigonométrie \tan\left(n\pi + \frac{\pi}{2} - \delta_n\right) = \frac{1}{\tan \delta_n}.
- Effectuer un développement asymptotique de \delta_n quand n \to \infty pour identifier les coefficients C_1, C_0 et C_{-1}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement asymptotique des racines à grand ordre par inversion locale de la fonction cotangente.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q18, pour n \in \mathbb{N}^*, on a :
Posons \delta_n = n\pi + \frac{\pi}{2} - x_n. On a donc \delta_n > 0 d'après l'encadrement établi en Q17, et \lim_{n \to \infty} \delta_n = 0.
Par périodicité et déphasage de la fonction tangente :
L'équation \tan x_n = x_n s'écrit alors :
Comme \lim_{n \to \infty} \delta_n = 0, on a \tan \delta_n = \delta_n + o(\delta_n), d'où :
En prenant l'inverse :
On en déduit le développement asymptotique de x_n à l'ordre 1/n :
Par identification avec la forme x_n \simeq C_1 n + C_0 + \frac{C_{-1}}{n} + o\left(\frac{1}{n}\right), on obtient :
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Python
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : méthode numérique
Il n'existe pas de solution analytique simple à cette équation. Décrire en quelques lignes un algorithme permettant de calculer numériquement la solution .
Voir l'indiceIndice
Proposer une méthode itérative classique comme la méthode de Newton-Raphson ou une dichotomie sur un intervalle encadrant la racine.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir une formulation mathématique régulière pour éviter la divergence de \tan x en n\pi + \frac{\pi}{2} : on travaille préférentiellement sur la fonction continue g(x) = x\cos x - \sin x = 0.
- Décrire un algorithme classique et robuste au programme (dichotomie ou méthode de Newton-Raphson).
Voir la réponse courteRéponse courte
Présentation d'un algorithme de dichotomie ou de la méthode de Newton-Raphson pour déterminer les racines de \tan x = x.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour éviter la divergence de la tangente au voisinage de n\pi + \frac{\pi}{2}, on résout l'équation équivalente :
sur l'intervalle fermé I_n = \left[n\pi,\, n\pi + \frac{\pi}{2}\right]. La fonction g y est continue, dérivable, et vérifie :
Le produit g(n\pi)\,g\!\left(n\pi + \frac{\pi}{2}\right) = -n\pi < 0 assure l'existence d'une unique racine x_n sur I_n par le théorème des valeurs intermédiaires (car g'(x) = -x\sin x garde un signe constant sur l'intervalle ouvert).
On peut mettre en œuvre l'une des méthodes suivantes :
1. Méthode par dichotomie (très robuste) :
- On pose a = n\pi et b = n\pi + \frac{\pi}{2}, avec une tolérance \varepsilon > 0 souhaitée.
Tant que b - a > \varepsilon :
- On évalue le milieu m = \frac{a+b}{2} ;
- Si g(a) \times g(m) \leqslant 0, la racine est dans [a, m], on pose b \leftarrow m ;
- Sinon, elle est dans [m, b], on pose a \leftarrow m.
- On renvoie \boxed{x_n \simeq \frac{a+b}{2}} avec une précision garantie \frac{\pi}{2^{k+1}}.
2. Méthode du point fixe (très rapide) : En inversant la tangente sur l'intervalle ]n\pi, n\pi + \pi/2[, l'équation s'écrit sous forme de point fixe :
Comme la fonction \phi(x) = n\pi + \arctan(x) est contractante (\lvert \phi'(x) \rvert = \frac{1}{1+x^2} \leqslant \frac{1}{1+n^2\pi^2} \ll 1), la suite récurrente définie par :
converge géométriquement vers x_n en seulement quelques itérations.
Résultat
Partie 4 : Cavité avec pertes
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de d'alembert, onde avec dispersion
Démontrer la nouvelle équation de propagation pour la densité :
Voir l'indiceIndice
Prendre le laplacien de la loi d'état modifiée et le combiner avec la divergence de l'équation d'Euler et la conservation de la masse.
Voir la stratégieStratégie
- Combiner l'équation de conservation de la masse linéarisée et l'équation d'Euler linéarisée pour éliminer le champ de vitesse et relier le laplacien de la surpression acoustique \Delta p à la dérivée temporelle seconde de la masse volumique \frac{\partial^2 \rho}{\partial t^2}.
- Exprimer \Delta p à l'aide de la loi de comportement phénoménologique modifiée (relation (10)).
- Identifier les deux expressions pour obtenir l'équation de propagation cherchée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison de la loi de comportement viscoélastique relaxée avec les équations de l'acoustique pour obtenir l'équation d'onde amortie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de l'acoustique linéaire, les deux équations locales fondamentales de la dynamique des fluides s'écrivent :
L'équation de conservation de la masse linéarisée :
\frac{\partial \rho}{\partial t} + \rho_0 \operatorname{div}\vec{v} = 0L'équation d'Euler linéarisée (équation (4) de l'énoncé) :
\rho_0 \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + \vec{\operatorname{grad}} p = \vec{0}
À une dimension d'espace, ces relations se réduisent à :
En dérivant la conservation de la masse par rapport au temps t et l'équation d'Euler par rapport à x, puis en utilisant le théorème de Schwarz pour permuter les dérivées croisées (\frac{\partial^2 v}{\partial x \partial t} = \frac{\partial^2 v}{\partial t \partial x}), il vient :
(Cette relation \Delta p = \frac{\partial^2 \rho}{\partial t^2} reste valable en trois dimensions en prenant la divergence de l'équation d'Euler).
D'autre part, la relation phénoménologique (10) reliant la surpression p à la masse volumique \rho est :
Puisque \rho_0 est uniforme et constant, appliquons l'opérateur laplacien \Delta à cette relation :
En égalant les deux expressions de \Delta p, on obtient :
Soit, en divisant par c^2 :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : relation de dispersion, onde évanescente
Dans le cas à une dimension, on suppose que l'équation possède des solutions de la forme . Démontrer que dans la limite , deux valeurs de sont possibles, qui sont au premier ordre en :
Voir l'indiceIndice
Injecter la forme d'onde plane dans l'équation d'onde dissipative pour obtenir la relation de dispersion liant k^2 et \omega^2, puis effectuer un développement limité à l'ordre 1 en \omega\tau_r.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la forme d'onde plane harmonique proposée dans l'équation de propagation unidimensionnelle obtenue à la question Q21.
- Établir la relation de dispersion liant k et \omega.
- Effectuer un développement limité au premier ordre en \omega\tau_r \ll 1 pour déterminer les deux valeurs possibles de k.
Voir la réponse courteRéponse courte
Injection d'une onde harmonique dans l'équation dissipative et développement limité du nombre d'onde complexe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À une dimension d'espace, le laplacien se réduit à \Delta = \frac{\partial^2}{\partial x^2}. L'équation de propagation établie à la question Q21 s'écrit alors :
En injectant la solution sous la forme \underline{\rho}(x, t) = \rho_0 + \underline{R}_0 e^{i(kx-\omega t)}, les dérivées spatiales et temporelles de la perturbation s'expriment par :
L'équation de propagation devient, après simplification par \underline{R}_0 e^{i(kx-\omega t)} \neq 0 :
On en déduit la relation de dispersion :
Dans la limite d'une faible dissipation (\omega\tau_r \ll 1), effectuons un développement limité au premier ordre en \omega\tau_r :
En prenant la racine carrée, on obtient bien deux valeurs possibles pour le vecteur d'onde k :
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : longueur d'onde, effet de peau
Tracer schématiquement l'amplitude pour et d'une onde se propageant vers les et pour réel. Quelles sont les deux échelles caractéristiques de longueur présentes sur ce graphe ? On prendra de l'ordre de 0,1.
Voir l'indiceIndice
Identifier la partie réelle de k (qui fixe la longueur d'onde spatiale) et sa partie imaginaire positive (qui donne la longueur d'atténuation).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la solution de l'équation d'onde correspondant à une propagation dans le sens des x>0 et expliciter la grandeur réelle \delta\rho(x, t) = \rho(x, t) - \rho_0 à t=0.
- Identifier les deux échelles spatiales caractéristiques : la longueur d'onde \lambda et la longueur d'atténuation \ell_{\mathrm{att}}.
- Représenter l'onde amortie ainsi que son enveloppe exponentielle à l'aide de ces deux grandeurs avec le rapport \ell_{\mathrm{att}} / \lambda \sim 3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé d'une sinusoïde amortie exponentiellement faisant apparaître la longueur d'onde et la longueur d'atténuation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q22, le champ de masse volumique s'écrit sous forme complexe :
avec k = \pm \frac{\omega}{c}\left(1 + \frac{i\omega\tau_r}{2}\right). Pour une onde se propageant dans le sens des x > 0, la vitesse de phase doit être positive, ce qui impose de choisir le signe + :
On remarque que k'' > 0, ce qui garantit une atténuation de l'onde pour x > 0. Pour R_0 réel, la perturbation physique \delta\rho(x, t) = \operatorname{Re}(\underline{\rho}(x, t) - \rho_0) s'écrit :
À l'instant t = 0, le profil spatial le long de l'axe x > 0 est :
Deux échelles caractéristiques de longueur apparaissent :
La longueur d'onde spatiale \lambda, période des oscillations spatiales :
\boxed{\lambda = \frac{2\pi}{k'} = \frac{2\pi c}{\omega}}La longueur d'atténuation (ou distance de pénétration) \ell_{\mathrm{att}}, sur laquelle l'amplitude est divisée par \mathrm{e} :
\boxed{\ell_{\mathrm{att}} = \frac{1}{k''} = \frac{2c}{\omega^2\tau_r}}
Le rapport de ces deux échelles vaut :
L'atténuation s'effectue donc sur une distance de l'ordre de 3 longueurs d'onde.
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Notions : impédance acoustique
Toujours au premier ordre en , calculer et . Calculer l'impédance complexe .
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'équation de conservation de la masse linéarisée pour lier la vitesse à la masse volumique, puis former le quotient \underline{p}/\underline{v}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la surpression complexe \underline{p}(x, t) à partir de la loi d'état modifiée reliant p et \rho.
- Déterminer le champ de vitesse \underline{v}(x, t) via l'équation de conservation de la masse (ou l'équation d'Euler linéarisée) et le relier à \underline{R}_0 au premier ordre en \omega\tau_r.
- En déduire l'impédance caractéristique complexe \underline{Z} = \frac{\underline{p}}{\underline{v}} au premier ordre en \omega\tau_r.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des amplitudes de pression et vitesse, et détermination de l'impédance acoustique complexe du fluide dissipatif.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On considère l'onde progressive se propageant dans le sens des x croissants :
1. Calcul de la surpression acoustique \underline{p}(x, t) :
D'après la loi d'état modifiée (équation (10) de l'énoncé) :
En notation complexe, avec \frac{\partial}{\partial t} \equiv -i\omega, il vient directement :
Soit, au premier ordre en \omega\tau_r :
2. Calcul du champ de vitesse \underline{v}(x, t) :
L'équation de conservation de la masse linéarisée à une dimension s'écrit :
En notation complexe, elle devient :
Or, au premier ordre en \omega\tau_r :
On en déduit l'expression de \underline{v}(x, t) :
3. Calcul de l'impédance acoustique complexe \underline{Z} :
L'impédance complexe du milieu pour cette onde progressive s'obtient par :
À l'aide du développement limité obtenu précédemment :
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : impédance acoustique, déphasage
Tracer schématiquement et pour une onde se propageant vers les et pour réel. Comment se traduit graphiquement le fait que possède une partie imaginaire non nulle ?
Voir l'indiceIndice
Un argument non nul pour l'impédance complexe se traduit temporellement et spatialement par un déphasage entre les maxima de pression et de vitesse.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les grandeurs réelles physiques associées p(x, t) = \operatorname{Re}(\underline{p}(x, t)) et v(x, t) = \operatorname{Re}(\underline{v}(x, t)) à partir des résultats de la question précédente.
- Se placer à un instant fixé (par exemple t = 0) pour représenter les profils spatiaux p(x, 0) et v(x, 0) en fonction de x.
- Identifier le rôle de la partie imaginaire de \underline{Z} : elle introduit un déphasage entre la surpression et la vitesse particulaire, qui se traduit graphiquement par un décalage spatial (ou temporel) des courbes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Représentation graphique montrant le déphasage spatial entre vitesse et surpression induit par la partie imaginaire de \underline{Z}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats de la question précédente, pour une onde se propageant vers les x > 0 avec \underline{R}_0 = R_0 \in \mathbb{R} :
où k_0 = \frac{\omega}{c} et \ell_{\mathrm{att}} = \frac{2c}{\omega^2\tau_r}.
Au premier ordre en \omega\tau_r, on a :
En prenant la partie réelle à l'instant t = 0, les signaux physiques réels s'écrivent :
Traduction graphique d'une partie imaginaire non nulle pour \underline{Z} :
Déphasage spatial (à t fixé) : Les courbes de p(x, 0) et v(x, 0) ne s'annulent pas aux mêmes abscisses et leurs extrema ne coïncident pas. Elles présentent un décalage spatial :
\boxed{\Delta x = \frac{|\varphi_Z|}{k_0} = \frac{\omega\tau_r}{2 k_0} = \frac{c\tau_r}{2}}- Déphasage temporel (à x fixé) : Pour un observateur immobile en x, la pression et la vitesse oscillent avec un décalage temporel \Delta t = \frac{|\varphi_Z|}{\omega} = \frac{\tau_r}{2}.
Dans un fluide parfait sans pertes, \underline{Z} = \rho_0 c est réel, et p et v seraient rigoureusement en phase (\Delta x = 0).
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : coefficient de réflexion, condition aux limites
En utilisant la condition de réflexion parfaite sur la paroi en , calculer en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition aux limites de vitesse nulle en x = L ou exprimer la continuité du coefficient de réflexion d'amplitude.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la condition aux limites associée à une paroi rigide (impédance acoustique infinie, réflexion parfaite) : la vitesse particulaire normale s'annule en x = L.
- Exprimer cette condition sur le champ de surpression acoustique \underline{p}(x, t) à l'aide de l'équation d'Euler linéarisée.
- En déduire la relation liant l'amplitude de l'onde réfléchie a_- à celle de l'onde incidente a_+.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de vitesse nulle sur la paroi en x=L pour relier l'amplitude réfléchie à l'amplitude incidente.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une paroi rigide indéformable en x = L impose que la vitesse particulaire du fluide s'y annule à tout instant :
D'après l'équation d'Euler acoustique à une dimension établie à la question Q3 :
En adoptant la convention de l'énoncé pour les grandeurs complexes dépendant du temps en e^{-i\omega t} (d'où \frac{\partial}{\partial t} \to -i\omega), cette relation s'écrit :
La condition aux limites \underline{v}(L, t) = 0 équivaut donc à un gradient spatial de pression nul en x = L :
L'expression de la surpression complexe dans la cavité étant :
sa dérivée spatiale vaut :
En évaluant en x = L et puisque k \neq 0 :
On en déduit immédiatement :
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : interférence, cavité résonante
L'onde d'amplitude est la somme de l'onde d'amplitude et de l'onde réfléchie. En utilisant cette relation, calculer l'amplitude en fonction de et des autres paramètres du problème.
Voir l'indiceIndice
Écrire la relation de cohérence en x = 0 traduisant la superposition de la source incidente p_0 et de l'onde réfléchie venant de la cavité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'amplitude résultante par prise en compte des réflexions multiples ou condition limite à la source.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'onde se propageant dans le sens des x croissants au sein de la cavité est donnée par \underline{p}_+(x, t) = a_+ e^{i(kx - \omega t)}.
En x = 0, cette onde résulte de la superposition de l'onde directement émise par la membrane vibrante, d'amplitude p_0, et de l'onde régressive \underline{p}_-(x, t) = a_- e^{i(-kx - \omega t)} qui vient frapper la paroi en x = 0 et s'y réfléchit. En supposant une réflexion totale en pression sur la paroi en x=0, l'onde réfléchie présente en x=0 une amplitude a_-.
D'après l'énoncé, l'amplitude a_+ est la somme de l'amplitude p_0 et de cette amplitude réfléchie :
D'après le résultat de la question Q26, la réflexion sur la paroi rigide en x = L impose :
En substituant cette expression dans la relation précédente, il vient :
On en déduit l'expression de l'amplitude a_+ :
Résultat
Question 28
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : résonance, cavité résonante
Calculer donc en fonction de , et . Vérifier que les maximums d'intensité sont toujours aux mêmes valeurs .
Voir l'indiceIndice
Calculer le module au carré du dénominateur en isolant les parties réelle et imaginaire de k = k' + i k'', puis chercher les minima de ce dénominateur.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ de vitesse \underline{v}(x,t) dans la cavité à partir des composantes progressive et régressive de la surpression acoustique, puis lui appliquer la condition aux limites imposée par la membrane vibrante en x=0.
- En déduire l'amplitude a_+ en fonction de la vitesse v_0, de l'impédance acoustique \underline{Z}, de k et de L.
- Calculer le module au carré |a_+|^2 et identifier la condition sur la partie réelle de k qui minimise le dénominateur pour retrouver les pulsations de résonance \omega_n.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'intensité stationnaire et vérification que les maxima coïncident avec les modes propres non dissipatifs.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans la cavité, la surpression acoustique s'écrit sous la forme :
D'après l'équation d'Euler linéarisée \rho_0 \frac{\partial \underline{v}}{\partial t} + \frac{\partial \underline{p}}{\partial x} = 0, et avec la convention temporelle e^{-i\omega t}, le champ de vitesse particulaire associé est :
où \underline{Z} = \frac{\rho_0 \omega}{k} \simeq \rho_0 c \left(1 - \frac{i\omega\tau_r}{2}\right) est l'impédance acoustique du milieu (établie à la question [24]).
En x = 0, la vitesse imposée par la membrane a pour amplitude v_0, ce qui s'écrit en notation complexe \underline{v}(0, t) = v_0 e^{-i\omega t}. On en déduit :
Or, d'après la question [26], la condition de réflexion en paroi rigide en x = L impose a_- = a_+ e^{2ikL}. Par conséquent :
En prenant le carré du module, on obtient :
Pour expliciter le dénominateur, notons le nombre d'onde complexe sous la forme k = k' + i k'', avec d'après la question [22] :
Le facteur de propagation sur un aller-retour s'écrit e^{2ikL} = e^{-2k''L} e^{2ik'L}, d'où :
Comme l'atténuation est faible (\omega\tau_r \ll 1 \implies k'' \ll k'), les termes d'absorption k'' et l'impédance |\underline{Z}| varient très lentement avec la pulsation \omega devant les oscillations spatiales portées par k'L.
L'intensité I \propto |a_+|^2 est donc maximale lorsque le dénominateur est minimal, c'est-à-dire pour :
Comme k' = \frac{\omega}{c}, les pulsations de résonance correspondent à :
On retrouve bien exactement les mêmes fréquences de résonance que pour la cavité idéale sans pertes de la question [8].
Résultat
Question 29
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : résonance, facteur de qualité
Démontrer que pour proche de , on a
où et une constante de proportionnalité que l'on ne cherchera pas à déterminer.
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Développer le terme trigonométrique \sin(k'L) autour de \omega_n où k'_n L = n\pi, et poser 1 - \eta \simeq 2\omega^2\tau_r L/c.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le dénominateur de l'intensité |a_+|^2 obtenu à la question précédente au voisinage d'une résonance \omega \approx \omega_n.
- Effectuer les développements limités au premier ordre non nul de la partie réelle (amortissement) et du terme en sinus (écart à la résonance).
- Identifier la forme lorentzienne demandée pour en déduire la largeur à mi-hauteur \Delta\omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement du dénominateur au voisinage de la résonance conduisant à un profil d'intensité lorentzien.
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D'après la question [28], l'intensité I(\omega) \propto |a_+|^2 s'écrit sous la forme :
En utilisant l'expression du nombre d'onde complexe établie à la question [22], k = k' + i k'' avec :
Le facteur de propagation sur un aller-retour s'écrit :
Le facteur d'atténuation sur un aller-retour est :
Ce terme d'atténuation, noté \eta par l'énoncé, est très proche de 1 car \omega \tau_r \ll 1 et l'atténuation par trajet reste faible. On a donc :
Posons \omega = \omega_n + \delta\omega avec \delta\omega = \omega - \omega_n \ll \omega_n. Le déphasage spatial vérifie :
Le terme d'interférence s'écrit alors :
Le module au carré vaut ainsi :
En remplaçant \phi et (1 - \eta) par leurs expressions au voisinage de \omega_n :
avec :
L'intensité I(\omega) prend donc bien l'allure d'un profil lorentzien :
où \alpha est une constante indépendante de \delta\omega au premier ordre.
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : résonance, déphasage
Calculer la phase de la pression en pour proche de .
Voir l'indiceIndice
Prendre l'argument du dénominateur complexe (1 - \eta e^{2ik'L}) au voisinage immédiat de la résonance.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la pression acoustique complexe \underline{p}(0, t) = \underline{P}(0)\,e^{-i\omega t} en x = 0 à l'aide des expressions de a_+ et a_- établies aux questions précédentes.
- Effectuer les développements limités au voisinage de la résonance (\omega \simeq \omega_n, \eta \to 1) pour isoler la dépendance de l'amplitude complexe \underline{P}(0) en fonction de l'écart réduit \frac{\omega - \omega_n}{\Delta\omega}.
- En déduire l'expression de la phase de cette pression.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation de l'argument de la surpression montrant une transition de phase de \pi lors du franchissement de la résonance.
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D'après l'équation (13), la surpression acoustique dans la cavité s'écrit :
En x = 0, la surpression complexe est donnée par \underline{p}(0, t) = \underline{P}(0)\,e^{-i\omega t} avec :
D'après la condition de réflexion en x = L (question [26]), a_- = a_+ e^{2ikL}. En utilisant l'expression de a_+ en fonction de l'amplitude d'excitation p_0 (question [27]), il vient :
Le nombre d'onde complexe s'écrit k = k' + ik'' avec k' = \frac{\omega}{c} et k'' = \frac{\omega^2\tau_r}{2c}. Posons \eta = e^{-2k''L} et \phi = 2k'L - 2n\pi = \frac{2(\omega - \omega_n)L}{c}. On a alors :
Au voisinage de la résonance \omega \simeq \omega_n, \phi \ll 1 et \eta \simeq 1 :
- Au numérateur : 1 + e^{2ikL} = 1 + \eta\,e^{i\phi} \simeq 2 ;
Au dénominateur :
1 - e^{2ikL} = 1 - \eta\,e^{i\phi} \simeq 1 - \eta(1 + i\phi) = (1 - \eta) - i\eta\phi \simeq (1 - \eta) - i\phi
En développant \eta = e^{-2k''L} \simeq 1 - 2k''L, le dénominateur devient :
En introduisant la demi-largeur de résonance définie à la question [29], \Delta\omega = c\,k'' = \frac{\omega^2\tau_r}{2}, il vient :
Notons \psi_0 = \arg(p_0) la phase de l'excitation. La phase \psi(\omega) = \arg(\underline{P}(0)) de la pression en x = 0 s'obtient directement par le quotient de la partie imaginaire et de la partie réelle :
En prenant pour référence de phase l'onde incidente p_0 (\psi_0 = 0), on a simplement :
Résultat
Partie 5 : Dispositif expérimental
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : incertitude de mesure, propagation des incertitudes
Exprimer en fonction de , (rayon de la cavité), et la n-ième solution de . Quelle précision relative faut-il avoir sur la mesure de , de et de pour pouvoir avoir une détermination de avec une incertitude relative inférieure à ? Pour chaque paramètre on calculera la limite, en supposant que les autres paramètres ont une incertitude nulle.
Voir l'indiceIndice
Isoler k_{\mathrm{B}} dans l'expression de la vitesse du son c = \omega_n R_c / x_n et appliquer le calcul d'incertitude logarithmique différencié.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse du son c en fonction de \omega_n, R_{\mathrm{c}} et de la racine x_n à l'aide de la condition de résonance établie en question Q16.
- Relier cette célérité à k_{\mathrm{B}} et T_0 via l'expression obtenue en question Q6 pour un gaz parfait monoatomique, puis en déduire k_{\mathrm{B}}.
- Utiliser la méthode de la différentielle logarithmique pour relier l'incertitude relative sur k_{\mathrm{B}} aux incertitudes relatives sur \omega_n, R_{\mathrm{c}} et T_0, prises individuellement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de k_{\mathrm{B}} et calcul des tolérances relatives sur chaque grandeur par dérivation logarithmique.
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D'après la question Q16, la pulsation de résonance \omega_n d'un mode radial vérifie :
Par ailleurs, pour un gaz parfait monoatomique de masse atomique m et de coefficient de Laplace \gamma = 5/3, la célérité du son s'écrit (d'après la question Q6) :
En égalant les deux expressions de c^2, on obtient :
D'où l'expression de la constante de Boltzmann :
Pour évaluer la précision requise, prenons la différentielle logarithmique de cette relation, en considérant m, \gamma et le nombre sans dimension x_n comme des constantes parfaitement déterminées :
En différenciant :
La condition sur l'incertitude relative globale est \left|\frac{\Delta k_{\mathrm{B}}}{k_{\mathrm{B}}}\right| \le 10^{-6}. En supposant pour chaque grandeur que les autres paramètres ont une incertitude nulle :
Pour la pulsation de résonance \omega_n :
\left|\frac{\Delta k_{\mathrm{B}}}{k_{\mathrm{B}}}\right| = 2 \left|\frac{\Delta \omega_n}{\omega_n}\right| \le 10^{-6} \implies \boxed{\left|\frac{\Delta \omega_n}{\omega_n}\right| \le 5 \times 10^{-7}}Pour le rayon de la cavité R_{\mathrm{c}} :
\left|\frac{\Delta k_{\mathrm{B}}}{k_{\mathrm{B}}}\right| = 2 \left|\frac{\Delta R_{\mathrm{c}}}{R_{\mathrm{c}}}\right| \le 10^{-6} \implies \boxed{\left|\frac{\Delta R_{\mathrm{c}}}{R_{\mathrm{c}}}\right| \le 5 \times 10^{-7}}Pour la température T (soit T_0) :
\left|\frac{\Delta k_{\mathrm{B}}}{k_{\mathrm{B}}}\right| = \left|\frac{\Delta T}{T}\right| \le 10^{-6} \implies \boxed{\left|\frac{\Delta T}{T}\right| \le 10^{-6}}
Résultat
5.1 · Contrôle de la température
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : loi d'ohm locale, résistance électrique
Calculer la résistance électrique d'un fil de platine de diamètre et de longueur en fonction de la résistivité électrique du métal. Quelle longueur faut-il pour obtenir une résistance de ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule de Pouillet R = \rho_{\mathrm{el}} L / S avec une section cylindrique S = \pi D^2/4.
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Utilisation de la loi de Pouillet R = \rho_{\mathrm{el}} L / S pour dimensionner la longueur du fil de platine.
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Le fil de platine est assimilé à un cylindre conducteur de section droite circulaire constante S = \pi \left(\frac{D}{2}\right)^2 = \frac{\pi D^2}{4} et de longueur L.
En régime stationnaire, la loi de Pouillet (ou intégration de la loi d'Ohm locale \vec{j} = \frac{1}{\rho_{\mathrm{el}}}\vec{E}) donne la résistance électrique :
soit en fonction du diamètre D :
On en déduit l'expression littérale de la longueur L nécessaire pour obtenir une résistance R = 25\ \Omega :
Application numérique : D'après le tableau 1, pour le platine à 20\ ^\circ\text{C}, \rho_{\mathrm{el}} = 1{,}06 \times 10^{-7}\ \Omega\cdot\text{m}. Avec D = 80\ \mu\text{m} = 8{,}0 \times 10^{-5}\text{ m} et R = 25\ \Omega :
Conformément à la consigne demandant un chiffre significatif (ou deux au maximum) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : incertitude de mesure, résistance électrique
Avec quelle sensibilité faut-il mesurer la résistance du thermomètre pour avoir une sensibilité sur la température inférieure à ?
Voir l'indiceIndice
Différencier la loi de variation R_T(T) pour relier la variation élémentaire \Delta R_T à l'écart de température \Delta T via le coefficient \alpha.
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Différentiation de la loi de variation thermique R(T) pour trouver la résolution en résistance requise.
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La résistance du fil de platine s'exprime en fonction de sa géométrie et de la résistivité par la relation établie à la question Q32 :
En négligeant la dilatation thermique devant la variation thermique de la résistivité (le coefficient de dilatation linéique du platine étant de l'ordre de 9 \times 10^{-6}\text{ K}^{-1}, très inférieur à \alpha \simeq 4 \times 10^{-3}\text{ K}^{-1}), on a, d'après l'équation (15) :
Pour une variation élémentaire \Delta T, la variation correspondante de résistance est :
Pour atteindre une sensibilité en température \Delta T \le 100\ \mu\text{K} = 1{,}0 \times 10^{-4}\text{ K}, la sensibilité requise sur la mesure de résistance vaut :
Avec R_{\mathrm{T}} = 25\ \Omega et \alpha = 3{,}92 \times 10^{-3}\text{ K}^{-1} (tableau 1) :
Soit, avec un chiffre significatif :
En termes relatifs, cela impose une sensibilité relative :
Résultat
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : point triple
En physique, à quoi correspond cette température ?
Voir l'indiceIndice
Faire référence à l'état thermodynamique invariant où coexistent l'eau liquide, la glace et la vapeur d'eau pure.
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Identification du point triple de l'eau (273,16\text{ K}), point fixe historique de l'échelle kelvin.
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La température T = 273{,}16\text{ K} correspond à la température du point triple de l'eau pure.
Au point triple coexistent en équilibre thermodynamique les trois phases de l'eau pure : la glace, l'eau liquide et la vapeur d'eau.
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : incertitude de mesure
Le coefficient thermique du platine est connu avec une incertitude relative d'environ 1
Voir l'indiceIndice
Écrire l'incertitude propagée sur la température \delta T \simeq \delta\alpha/\alpha \cdot |T - T_0| et borner l'écart admissible |T - T_0|.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'écart de température \Delta T = T - T_0 par rapport au point d'étalonnage T_0 = 273{,}16\text{ K} à partir de la loi de variation de la résistance.
- Relier l'incertitude sur la température \delta T à l'incertitude relative sur le coefficient thermique \frac{\delta \alpha}{\alpha}.
- En déduire l'écart maximal toléré |T - T_0| pour respecter la condition \delta T \le 100\ \mu\text{K}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de l'intervalle de température admissible autour de la référence pour contenir l'erreur systématique.
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Au voisinage de la température d'étalonnage T_0 = 273{,}16\text{ K} où la résistance R_0 = R(T_0) \simeq 25\ \Omega est étalonnée avec une très haute précision, la variation de la résistance avec la température s'écrit au premier ordre :
L'écart de température mesuré par rapport au point de référence s'en déduit :
En supposant la mesure de résistance parfaitement précise devant l'incertitude sur \alpha, l'incertitude absolue \delta T sur la température liée à l'incertitude relative \frac{\delta \alpha}{\alpha} vaut :
Pour garantir une précision \delta T \le 100\ \mu\text{K} = 10^{-4}\text{ K} avec \frac{\delta \alpha}{\alpha} \simeq 1\,\% = 10^{-2}, il faut donc que l'écart de température vérifie :
La plage de température autour de la référence T_0 = 273{,}16\text{ K} sur laquelle on doit travailler est donc :
soit un intervalle de température :
Résultat
Question 36
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : métal noble, oxydation
Quel avantage offre le platine par rapport aux autres métaux ?
Voir l'indiceIndice
Considérer la pureté chimique accessible, la reproductibilité, l'absence de vieillissement ou d'oxydation, et la linéarité de la résistivité.
Voir la stratégieStratégie
Pour comparer les métaux du tableau 1 dans le cadre de la thermométrie de haute précision, on examine :
- les données numériques fournies (résistivité électrique \rho_{\mathrm{el}} et coefficient de température \alpha) ;
- les propriétés physico-chimiques intrinsèques (stabilité temporelle, inertie chimique, pureté).
Voir la réponse courteRéponse courte
Propriétés de stabilité chimique, inoxydabilité et reproductibilité métrologique remarquable du platine.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le platine présente plusieurs avantages déterminants pour la réalisation d'un thermomètre étalon de haute précision :
- Résistivité électrique élevée par rapport aux métaux nobles usuels (Ag, Cu, Au) : D'après la table 1, la résistivité du platine (\rho_{\mathrm{el}} = 1{,}06 \times 10^{-7}\ \Omega\cdot\mathrm{m}) est environ cinq à sept fois supérieure à celle du cuivre, de l'argent ou de l'or. À diamètre de fil D fixé, la longueur de fil nécessaire pour atteindre une résistance donnée (25\ \Omega) est donc considérablement plus courte (L \simeq 1{,}2\text{ m} pour le platine contre environ 8\text{ m} pour le cuivre), ce qui permet de concevoir une sonde compacte (quelques centimètres de long).
- Inertie chimique et stabilité métrologique : Le platine est un métal noble chimiquement inerte. Contrairement à des métaux de résistivité comparable comme l'étain, il ne s'oxyde pas, ne subit pas de corrosion ni de transition de phase cristalline à basse température (contrairement à l'étain sujet à la « peste de l'étain » sous 13^\circ\mathrm{C}). Sa structure cristalline est extrêmement stable, ce qui garantit une reproductibilité remarquable et une absence de dérive temporelle de la mesure.
- Reproductibilité de la loi de résistance : La dépendance en température R(T) du platine est remarquablement reproductible et quasi-linéaire sur un très large domaine de température.
Résultat
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : transformateur
On suppose que l'impédance du voltmètre est infinie. Quelle est l'impédance du primaire du transformateur ?
Voir l'indiceIndice
Un transformateur parfait sans courant au secondaire (voltmètre d'impédance infinie) ne consomme aucun courant d'induction au primaire dans ce modèle idéal.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le modèle usuel du transformateur (transformateur parfait) et traduire la condition sur le voltmètre en termes de courant secondaire.
- Relier le courant primaire au courant secondaire (ou utiliser la relation de transfert d'impédance d'un transformateur parfait) pour en déduire l'impédance vue du primaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'impédance d'entrée d'un transformateur parfait dont le circuit secondaire est laissé en circuit ouvert.
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Le voltmètre, placé sur le circuit secondaire, possède une impédance d'entrée supposée infinie (Z_V \to \infty). Par conséquent, aucun courant ne circule dans l'enroulement secondaire :
Dans le cadre de la modélisation usuelle d'un transformateur parfait de rapport de transformation m, la relation entre les courants primaire et secondaire s'écrit (selon les conventions de signes adoptées) :
Puisque le secondaire est en circuit ouvert (\underline{I}_2 = 0), le courant appelé au primaire est lui aussi rigoureusement nul :
L'impédance d'entrée du primaire, définie par \underline{Z}_{\text{prim}} = \frac{\underline{U}_1}{\underline{I}_1}, est donc infinie.
De manière équivalente, l'impédance ramenée au primaire d'une charge d'impédance Z_2 connectée au secondaire est :
Comme la charge est constituée par le voltmètre d'impédance Z_2 = Z_V \to \infty, on retrouve directement :
Le primaire du transformateur se comporte donc comme un circuit ouvert.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : pont de wheatstone, diviseur de tension
Calculer la tension aux bornes du voltmètre en fonction des paramètres du problème.
Voir l'indiceIndice
Exprimer les potentiels de part et d'autre du voltmètre en utilisant le diviseur de tension résistif et la relation du transformateur U_2 = m U_1.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter le résultat de la question précédente (Q37) : l'impédance d'entrée du primaire étant infinie et le voltmètre étant idéal (courant nul), aucun courant n'est dérivé du pont de mesure.
- Déterminer par un pont diviseur de tension les tensions aux bornes de R_{\mathrm{S}} et de R_{\mathrm{T}}.
- En déduire la tension délivrée par le secondaire du transformateur de rapport m, puis appliquer la loi des mailles pour obtenir la tension U_{\mathrm{S}} mesurée par le voltmètre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application des diviseurs de tension pour exprimer la tension différentielle détectée par le voltmètre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q37, l'impédance du voltmètre étant infinie, l'impédance vue du primaire du transformateur idéal est également infinie :
Par conséquent, aucun courant ne circule dans le primaire du transformateur ni dans le voltmètre. Le générateur alimente donc une branche constituée uniquement des deux résistances R_{\mathrm{S}} et R_{\mathrm{T}} en série, parcourues par le même courant :
En choisissant le potentiel de référence à la borne inférieure commune du générateur et du secondaire (V_{\text{bas}} = 0), on en déduit les tensions :
Le primaire du transformateur étant connecté en parallèle aux bornes de la résistance étalon R_{\mathrm{S}}, la tension à ses bornes est U_1 = U(R_{\mathrm{S}}). Le transformateur idéal impose au secondaire une tension :
Considérons la maille comprenant le voltmètre, le secondaire du transformateur et la résistance R_{\mathrm{T}}. Le potentiel du nœud intermédiaire entre R_{\mathrm{S}} et R_{\mathrm{T}} vaut :
Le potentiel en sortie haute du secondaire vaut :
La tension U_{\mathrm{S}} aux bornes du voltmètre, orientée de la borne intermédiaire vers la sortie du secondaire, s'écrit donc :
On obtient finalement :
Résultat
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : pont de wheatstone
Le pont est équilibré en changeant le rapport du transformateur de façon à ce que la tension aux bornes du voltmètre soit nulle. Exprimer dans ce cas la valeur de la résistance en fonction de et de .
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition d'annulation de la tension différentielle U_S = 0 pour obtenir la relation d'équilibre du pont.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer la condition d'équilibre du pont, il suffit d'égaler à zéro la tension U_{\mathrm{S}} mesurée par le voltmètre, dont l'expression a été établie à la question précédente en fonction de la tension d'entrée U_{\mathrm{E}}, des résistances R_{\mathrm{S}}, R_{\mathrm{T}} et du rapport de transformation m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la condition d'équilibre du pont de mesure reliant la résistance inconnue au rapport de transformation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'équilibre du pont, la tension mesurée aux bornes du voltmètre s'annule :
D'après le résultat de la question Q38, la tension aux bornes du voltmètre s'exprime par :
La tension d'alimentation U_{\mathrm{E}} étant non nulle et la somme des résistances R_{\mathrm{S}} + R_{\mathrm{T}} étant strictement positive, la condition U_{\mathrm{S}} = 0 équivaut à l'annulation du numérateur :
On en déduit immédiatement la valeur de la résistance de la sonde de platine :
Résultat
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Démarche expérimentale
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : mesure différentielle, incertitude de mesure
Pourquoi est-il préférable d'utiliser un transformateur ajustable pour ramener la tension à zéro, plutôt que de simplement utiliser un transformateur de rapport fixe et de déduire de , et de la tension ?
Voir l'indiceIndice
La méthode de zéro s'affranchit des erreurs d'étalonnage et de non-linéarité du voltmètre, ainsi que des fluctuations de la source d'alimentation.
Voir la stratégieStratégie
Comparer une méthode de zéro (ajustement de m jusqu'à annulation de la tension mesurée) à une méthode de déviation (mesure directe de la tension hors équilibre avec un paramètre fixe), en analysant la dépendance de l'expression de R_{\mathrm{T}} vis-à-vis des grandeurs mesurées et les sources d'incertitude associées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Avantage d'une méthode de zéro qui élimine l'influence de l'impédance interne et de la précision propre du détecteur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de la tension établie à la question Q38 :
Si le rapport m est fixé et que l'on mesure U_{\mathrm{S}} \neq 0 (méthode de déviation), la détermination de R_{\mathrm{T}} s'écrit :
Cette approche présente plusieurs inconvénients majeurs en métrologie de haute précision :
Sensibilité aux fluctuations de la source : la valeur déduite de R_{\mathrm{T}} dépend directement du rapport U_{\mathrm{S}}/U_{\mathrm{E}}. Toute dérive ou fluctuation d'amplitude du générateur de tension U_{\mathrm{E}} se répercute directement sur la mesure de R_{\mathrm{T}}. En revanche, à l'équilibre (U_{\mathrm{S}} = 0), on a simplement :
R_{\mathrm{T}} = m R_{\mathrm{S}}ce qui rend la mesure rigoureusement indépendante de l'amplitude et de la stabilité de la source U_{\mathrm{E}}.
- Rôle du voltmètre réduit à un détecteur de zéro : dans une méthode de zéro, le voltmètre n'a pas besoin d'être étalonné avec une précision absolue, ni d'être parfaitement linéaire. Il suffit qu'il présente une sensibilité suffisante pour détecter l'annulation du signal. On peut alors utiliser une très forte amplification (ou une détection synchrone) sans craindre la saturation ou les non-linéarités de la chaîne de mesure hors équilibre.
- Stabilité et précision métrologique du transformateur : le rapport m d'un transformateur découle d'un rapport de nombres de spires entiers. C'est une grandeur intrinsèquement discrète, extrêmement stable vis-à-vis de la température et du vieillissement, et ajustable avec une précision relative exceptionnelle (inférieure à 10^{-6}, voire 10^{-7}).
- Annulation des effets de charge et de ligne : à l'équilibre, le courant circulant dans la branche de mesure s'annule, ce qui élimine les chutes de tension dans les câbles de raccordement ainsi que les erreurs dues à l'impédance d'entrée finie du détecteur.
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : propagation des incertitudes
La résistance étalon est choisie pour être proche de . En prenant une incertitude relative de sur , quelle est l'incertitude (en K) sur la température ?
Voir l'indiceIndice
Différencier la relation d'équilibre R_T = m R_S pour relier \Delta m/m à \Delta R_T/R_T, puis utiliser le coefficient thermique \alpha.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la variation relative de résistance \frac{\Delta R_{\mathrm{T}}}{R_{\mathrm{T}}} en fonction de l'incertitude relative sur le rapport de transformation m, à partir de la condition d'équilibre du pont établie à la question Q39.
- Relier cette variation relative de résistance à l'incertitude sur la température \Delta T via le coefficient thermique \alpha du platine.
- Réaliser l'application numérique avec un chiffre significatif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation de l'incertitude sur la température déduite de l'incertitude sur le rapport de spires du transformateur.
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À l'équilibre du pont de transformateur (question Q39), la résistance de la sonde est reliée à la résistance étalon par :
En supposant la résistance étalon R_{\mathrm{S}} parfaitement connue, la différentiation logarithmique donne :
soit en termes d'incertitude :
D'après la loi de variation de la résistivité avec la température donnée par l'équation (15) :
D'après le tableau 1 de l'énoncé, le coefficient thermique du platine vaut \alpha = 3{,}92 \times 10^{-3}\text{ K}^{-1} \simeq 4 \times 10^{-3}\text{ K}^{-1}. Il vient ainsi :
Avec un chiffre significatif :
Résultat
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : fcem thermique, bruit
Pour quelles raisons est-il préférable d'utiliser un pont alternatif à un pont continu ?
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Évoquer l'élimination des forces électromotrices parasites d'origine thermoélectrique (effet Seebeck) et la réduction des bruits basse fréquence en 1/f.
Voir la stratégieStratégie
Pour comparer la métrologie de haute précision en régime alternatif (AC) et en régime continu (DC), il faut analyser les sources d'erreurs systématiques et le bruit affectant la mesure d'une très faible tension au voisinage de l'équilibre du pont (U_{\mathrm{S}} \to 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification du mode alternatif pour éliminer les f.é.m. thermoélectriques parasites continues et réduire le bruit en 1/f.
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L'utilisation d'un pont alternatif s'avère nettement supérieure à celle d'un pont continu en métrologie des résistances pour plusieurs raisons fondamentales :
- Élimination des forces électromotrices thermoélectriques parasites (effet Seebeck) :
Dans un circuit reliant différents métaux (cuivre des câbles, platine de la sonde, soudures), tout gradient thermique engendre une tension thermoélectrique parasite continue (de l'ordre du \mu\mathrm{V}). En régime continu, cette tension s'additionne au signal de déséquilibre et fausse la détermination du zéro. En régime alternatif, ces tensions parasites sont quasi-statiques et sont naturellement éliminées par filtrage ou détection synchrone. - Réduction du bruit basse fréquence et des dérives d'amplificateurs :
En courant continu, la mesure est limitée par le bruit en 1/f (bruit de scintillation) des composants électroniques ainsi que par la dérive lente de la tension de décalage (offset) du voltmètre. L'utilisation d'une porteuse alternative de fréquence judicieusement choisie (typiquement entre quelques dizaines et quelques centaines de hertz) permet de s'affranchir du bruit en 1/f et de travailler dans le régime de bruit blanc thermique (bruit de Johnson). - Détection synchrone et réjection du bruit :
Le signal alternatif de déséquilibre peut être mesuré par détection synchrone à la fréquence d'excitation. Le filtrage passe-bande extrêmement étroit associé permet d'augmenter spectaculairement le rapport signal sur bruit et d'atteindre une sensibilité bien supérieure. - Stabilité exceptionnelle des rapports de transformateurs (diviseurs inductifs) :
Contrairement à un pont de Wheatstone continu dont les résistances de référence R_{\mathrm{V}} et R_{\mathrm{F}} vieillissent et varient avec la température, un pont alternatif peut utiliser des transformateurs de rapport de spires. Ce rapport dépend uniquement du nombre entier de spires bobinées sur un tore ferromagnétique de haute perméabilité : il est intrinsèquement stable dans le temps, insensible à la température et permet d'atteindre des précisions relatives de l'ordre de 10^{-7} à 10^{-8}.
5.2 · Mesure du rayon de la cavité
Question 43
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
Notions : résonateur électromagnétique, micro-onde
Décrire en quelques lignes et en donnant des ordres de grandeur une méthode envisageable pour mesurer le rayon de la cavité à partir d'ondes électromagnétiques.
Voir l'indiceIndice
Penser à une résonance de cavité électromagnétique (micro-ondes) ou à de l'interférométrie laser en mesurant les fréquences des modes micro-ondes.
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- Identifier la contrainte métrologique issue de la question Q31 : pour atteindre une incertitude relative sur k_{\mathrm{B}} inférieure à 10^{-6}, le rayon R_{\mathrm{c}} \simeq 5\text{ cm} doit être déterminé avec une précision relative de l'ordre de 10^{-7}, soit une incertitude spatiale inférieure à quelques dizaines de nanomètres (\Delta R_{\mathrm{c}} \lesssim 25\text{ nm}), in situ à T \simeq 273{,}16\text{ K}.
- Proposer la méthode de référence utilisée en métrologie acoustique primaire : la spectroscopie des résonances électromagnétiques micro-ondes au sein de la cavité sphérique conductrice.
- Évaluer les ordres de grandeur de la longueur d'onde et de la fréquence de résonance associées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Proposition d'une mesure des modes de résonance électromagnétiques micro-ondes de la cavité sphérique.
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La méthode la plus performante, utilisée in situ dans l'expérience du CNAM/LNE, consiste à utiliser la cavité sphérique métallique comme un résonateur électromagnétique micro-ondes :
Principe : Les parois en cuivre doré se comportent comme un conducteur quasi-parfait imposant l'annulation de la composante tangentielle du champ électrique à la paroi (r = R_{\mathrm{c}}). La résolution des équations de Maxwell dans la cavité sphérique conduit à des modes propres de résonance (modes transverses électriques \mathrm{TE}_{ln} et magnétiques \mathrm{TM}_{ln}), dont les fréquences propres f_{\mathrm{em}} sont reliées au rayon R_{\mathrm{c}} par :
f_{\mathrm{em}} = \frac{z_{ln} \, c_0}{2\pi R_{\mathrm{c}}}où c_0 \simeq 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} est la célérité de la lumière dans le gaz (corrigée de la permittivité relative de l'argon \epsilon_r \simeq 1) et z_{ln} est un zéro de fonction de Bessel sphérique (ou de sa dérivée).
Ordres de grandeur : Pour un rayon R_{\mathrm{c}} \simeq 5\text{ cm}, les longueurs d'onde des premiers modes sont de l'ordre de la taille de la cavité (\lambda \sim R_{\mathrm{c}} \sim 5\text{ cm}), ce qui correspond à des fréquences dans le domaine des hyperfréquences (micro-ondes) :
f_{\mathrm{em}} \sim \frac{c_0}{R_{\mathrm{c}}} \sim \frac{3 \times 10^8}{5 \times 10^{-2}} \sim 6 \times 10^9\text{ Hz} \sim \text{quelques GHz} \quad (1\text{ à }10\text{ GHz})- Précision métrologique : La mesure d'une fréquence est la grandeur physique que l'on sait mesurer avec la plus grande précision (horloges atomiques, incertitude relative inférieure à 10^{-11}). La spectroscopie micro-onde permet ainsi de déterminer le volume et le rayon moyen de la cavité fermée, à la température de travail, avec une incertitude relative bien inférieure à 5 \times 10^{-7} (\Delta R_{\mathrm{c}} \sim \text{quelques nanomètres}).
5.3 · Mesure des résonances acoustiques de la cavité
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : énergie potentielle, condensateur plan
Calculer l'énergie potentielle du système donnée par la somme de l'énergie potentielle du ressort et l'énergie électrique emmagasinée dans le condensateur.
Voir l'indiceIndice
Sommer l'énergie potentielle élastique \frac{1}{2}\kappa(D - D_r)^2 et l'énergie électrostatique du condensateur plan \frac{1}{2} C U^2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie potentielle élastique associée au ressort de raideur \kappa en prenant comme état de référence non déformé la position au repos D = D_r (soit d = 0).
- Exprimer l'énergie électrostatique emmagasinée dans le condensateur plan de capacité C = \frac{\epsilon S}{D} sous la tension U (ou de charge q).
- Sommer les deux contributions comme explicitement demandé par l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'énergie potentielle totale comme somme de l'énergie élastique et de l'énergie électrostatique emmagasinée.
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L'énergie potentielle mécanique du système est l'énergie élastique emmagasinée par le ressort. Au repos en l'absence de tension (U = 0), l'écartement des armatures est D_r. La déformation (élongation algébrique) par rapport au repos est donc d = D - D_r. En prenant l'origine de l'énergie potentielle élastique à la position de repos :
L'énergie électrostatique emmagasinée dans un condensateur de capacité C soumis à une tension U s'écrit :
où q = CU désigne la charge portée par l'armature mobile.
L'énergie potentielle du système définie par l'énoncé comme la somme de ces deux termes s'écrit donc en fonction de la distance inter-électrodes D :
ou, formulée de façon équivalente en fonction du déplacement d = D - D_r :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : force électrostatique, théorème des travaux virtuels
Calculer la force électrique entre les deux armatures du condensateur en fonction de la tension appliquée . Préciser le sens de cette force.
Voir l'indiceIndice
Dériver l'énergie potentielle électrostatique par rapport à la coordonnée de déplacement à tension constante (ou dériver l'énergie totale à charge constante).
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer la force électrostatique entre les armatures, deux méthodes sont envisageables :
- La méthode énergétique (travaux virtuels) à charge constante Q, qui évite de manipuler les échanges avec le générateur de tension.
- Le calcul direct à partir du champ électrique créé par l'une des armatures agissant sur la charge de l'autre.
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Dérivation de l'énergie électrostatique à potentiel imposé pour obtenir la force attractive entre armatures.
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Méthode énergétique (à charge Q fixée) :
Considérons le condensateur isolé portant la charge Q = C U. Son énergie électrostatique s'écrit :
Par le principe des travaux virtuels, la force électrostatique exercée sur l'armature mobile selon la direction de déplacement virtuel \mathrm{d}D s'obtient à charge constante par :
En réexprimant la charge en fonction de la tension appliquée U par Q = C U = \frac{\epsilon S U}{D}, il vient :
Méthode directe (champ propre) :
L'armature fixe porte la densité surfacique de charge \sigma = \frac{Q}{S} = \frac{\epsilon U}{D}. Elle crée à l'emplacement de l'armature mobile un champ électrique propre d'amplitude :
L'armature mobile portant la charge opposée -Q, elle subit une force dirigée vers l'armature fixe dont la norme vaut :
Sens de la force :
Les armatures portant des charges de signes opposés, la force électrique est attractive : elle tend à rapprocher la membrane de la plaque arrière (sens des D décroissants).
Résultat
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : oscillateur harmonique, équilibre
On suppose que le système est à chaque instant à l'équilibre, c'est à dire que la force de rappel du ressort compense la force électrique. Calculer au premier ordre en fonction de . Quelle condition la pulsation d'excitation doit-elle vérifier pour que le système reste proche de l'équilibre ?
Voir l'indiceIndice
Égaler la force de rappel du ressort et la force électrostatique, puis différentier au premier ordre autour du point d'équilibre sous la condition \omega \ll \omega_0.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la condition d'équilibre instantané entre la force de rappel élastique et la force d'attraction électrostatique.
- Linéariser cette équation au premier ordre pour les petites variations x(t) et u(t) autour de la position d'équilibre polarisée (D_0, U_0).
- Comparer le terme d'inertie M\ddot{x} aux forces de rappel pour établir la condition de quasi-statique sur la pulsation d'excitation \omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan des forces quasi statique donnant la position de la membrane, sous condition d'excitation bien sous la résonance mécanique.
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En repérant la position de la membrane par la distance D(t) à l'électrode arrière fixe, la force de rappel du ressort s'écrit :
D'après la question Q45, la force électrostatique (attractive, tendant à réduire D) est :
À l'équilibre sous la tension de polarisation continue U_0, la distance vaut D_0 = D_r + d_0 et vérifie :
(où d_0 < 0 traduit le fait que l'armature est attirée vers la plaque fixe).
Lorsque la tension est modulée selon U(t) = U_0 + u(t), la position instantanée devient D(t) = D_0 + x(t). La condition d'équilibre instantané s'écrit :
Développons le terme électrostatique au premier ordre en x/D_0 \ll 1 et u/U_0 \ll 1 :
En injectant ce développement et en utilisant la relation d'équilibre d'ordre zéro, il vient :
soit :
Or \frac{\epsilon S U_0^2}{D_0^3} = \frac{2\kappa |d_0|}{D_0}. Comme l'énoncé précise que |d_0| \ll D_r \simeq D_0, le terme correctif \frac{\epsilon S U_0^2}{D_0^3} est totalement négligeable devant \kappa. On en déduit :
où C_0 \simeq \frac{\epsilon S}{D_0} est la capacité du condensateur au repos.
Condition de validité du régime quasi-statique :
Pour un signal harmonique à la pulsation \omega, l'accélération particulaire est \ddot{x}(t) = -\omega^2 x(t). Le système reste à l'équilibre instantané si le terme inertiel M\ddot{x} est négligeable devant la force de rappel élastique \kappa x dans l'équation du mouvement :
La condition sur la pulsation d'excitation est donc :
Résultat
Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : ordre de grandeur, cinématique
Donner un ordre de grandeur du déplacement et de la vitesse de la membrane pour et .
Voir l'indiceIndice
Calculer la raideur \kappa = M \omega_0^2 = \pi r^2 M_S \omega_0^2, en déduire le déplacement crête puis multiplier par \omega pour la vitesse.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la raideur \kappa du ressort modélisant la membrane à l'aide de sa pulsation propre \omega_0 = 2\pi f_0 et de sa masse M = \pi r^2 M_S.
- Calculer l'amplitude du déplacement |\underline{x}| à partir de la relation établie à la question Q46 : |\underline{x}| = \frac{C_0 U_0}{\kappa D_r} |\underline{u}|.
- En déduire l'amplitude de la vitesse pour une oscillation harmonique : |\underline{v}| = \omega |\underline{x}| = 2\pi f |\underline{x}|.
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Ordre de grandeur sub-nanométrique du déplacement et de la vitesse de vibration de la membrane du microphone.
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D'après la question Q46, dans l'approximation quasi-statique (f = 4\text{ kHz} \ll f_0 = 50\text{ kHz}) et au premier ordre en u(t), l'amplitude du déplacement de la membrane s'écrit :
où D_0 \simeq D_r. La pulsation de résonance du système masse-ressort est reliée à la raideur \kappa et à la masse M = S M_S = \pi r^2 M_S par :
Calculons numériquement la raideur \kappa :
Pour |\underline{u}| = 1\text{ V}, l'amplitude du déplacement vaut :
Le régime étant sinusoïdal de pulsation \omega = 2\pi f, l'amplitude de la vitesse de la membrane v(t) = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} est :
Résultat
Question 48
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : linéarisation, microphone électrostatique
Pourquoi est-il important de polariser le condensateur à l'aide de ?
Voir l'indiceIndice
Observer l'expression de la force électrique proportionnelle à U^2 = (U_0 + u)^2 \simeq U_0^2 + 2U_0 u : la polarisation permet de linéariser la réponse et de doubler la sensibilité.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force électrique F_e(t) en fonction de la tension totale U(t) = U_0 + u(t), avec un signal alternatif u(t) = u_a \cos(\omega t) tel que |u(t)| \ll U_0.
- Comparer l'expression obtenue avec le cas non polarisé (U_0 = 0) pour identifier le contenu spectral et la linéarité de la réponse mécanique de la membrane.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intérêt de la tension continue de polarisation pour linéariser la force et éviter la génération d'harmoniques 2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question [45], la force électrostatique subie par la membrane s'exprime sous la forme :
Lorsque le condensateur est soumis à la tension totale U(t) = U_0 + u(t) avec u(t) = u_a \cos(\omega t) et u_a \ll U_0, le carré de la tension s'écrit :
La polarisation par une tension continue U_0 joue ainsi deux rôles fondamentaux :
- Linéarisation de la réponse et conservation de la fréquence : la composante variable de la force électrostatique oscille à la même pulsation \omega que le signal de commande u(t). En l'absence de tension de polarisation (U_0 = 0), on aurait U(t)^2 = u_a^2 \cos^2(\omega t) = \frac{u_a^2}{2}\big(1 + \cos(2\omega t)\big) : la force oscillerait à la pulsation double 2\omega (distorsion harmonique totale), sans aucune composante à la pulsation fondamentale \omega.
- Amplification de la sensibilité de conversion : l'amplitude de l'effort variable est proportionnelle à 2 U_0 u_a au lieu de u_a^2. Comme U_0 = 130\text{ V} \gg u_a \sim 1\text{ V}, la force électrostatique motrice est augmentée d'un facteur 2 U_0 / u_a \sim 260, ce qui permet d'obtenir un déplacement mesurable de la membrane.
Question 49
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : claquage, rigidité diélectrique
Pourquoi ne peut-on pas utiliser une tension supérieure ?
Voir l'indiceIndice
Penser au phénomène de claquage diélectrique de l'air ou à l'instabilité électrostatique d'effondrement de la membrane (pull-in).
Voir la réponse courteRéponse courte
Limitation de la tension imposée par la rigidité diélectrique du gaz afin d'éviter l'arc électrique ou le collage de membrane.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'augmentation de la tension continue de polarisation U_0 est limitée par deux phénomènes physiques principaux :
Le claquage diélectrique (claquage électrique) : Le champ électrique régnant dans l'interstice entre la membrane et la contre-électrode est de l'ordre de :
E_0 \simeq \frac{U_0}{D_r} = \frac{130}{20\times 10^{-6}} = 6{,}5\times 10^6\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} = 6{,}5\text{ MV}\cdot\text{m}^{-1}Cette valeur est déjà très proche du champ disruptif (rigidité diélectrique) de l'air (\approx 3\text{ MV}\cdot\text{m}^{-1} à l'échelle macroscopique, ajusté par la loi de Paschen aux échelles micrométriques) et de l'argon. Une tension supérieure entraînerait une décharge disruptive (arc électrique), détériorant la membrane et court-circuitant le transducteur.
- L'instabilité électromécanique (« pull-in ») : La force électrique attractive F_e = -\frac{\epsilon S U_0^2}{2 D^2} croît en 1/D^2 lorsque la distance D diminue, alors que la force de rappel mécanique n'augmente que linéairement en D_r - D. Au-delà d'une tension critique (dite tension de pull-in), la position d'équilibre devient instable et la membrane vient se plaquer de façon irréversible contre la plaque arrière.
Résultat
Question 50
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : condensateur plan, conservation de la charge
On suppose que le condensateur, initialement chargé, est débranché. Calculer, au premier ordre en la tension .
Voir l'indiceIndice
À charge électrique constante Q_0 = C_0 U_0 = \mathrm{cte}, différentier la relation Q = C U en reliant \mathrm{d}C à \mathrm{d}D = x.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la conservation de la charge électrique Q du condensateur une fois déconnecté de toute source.
- Exprimer la capacité instantanée C(t) en fonction de la distance D(t) = D_0 + x(t).
- En déduire la tension instantanée U(t) = Q_0/C(t) et identifier la tension fluctuante u(t) au premier ordre en x(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la variation de tension à charge électrique constante lors d'une variation d'épaisseur de condensateur.
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Le condensateur étant initialement chargé sous la tension de polarisation continue U_0 à l'écartement d'équilibre D_0, il emmagasine une charge électrique :
Une fois le condensateur débranché, il constitue un système électriquement isolé : sa charge électrique demeure rigoureusement constante au cours du mouvement de la membrane, soit Q(t) = Q_0.
Lorsque la membrane subit un déplacement x(t), la distance entre les électrodes devient D(t) = D_0 + x(t). La capacité instantanée du condensateur plan s'écrit alors :
La tension instantanée aux bornes du condensateur vaut ainsi :
En identifiant avec la décomposition U(t) = U_0 + u(t), on en déduit immédiatement la variation de tension u(t) (qui est ici rigoureusement linéaire en x) :
Comme D_0 \simeq D_r, on peut également écrire :
Résultat
Question 51
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : circuit rc, microphone électrostatique
Calculer en fonction de (on linéarisera les équations).
Voir l'indiceIndice
Effectuer un schéma équivalent en régime sinusoïdal en remplaçant la variation de capacité par un générateur de courant ou de tension équivalent.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer au premier ordre la capacité C(t) et la charge q(t) du microphone en fonction du déplacement particulaire x(t) et du potentiel fluctuant au microphone.
- Écrire les lois des nœuds en régime sinusoïdal établi pour relier la tension d'entrée de l'amplificateur \underline{U}_i au déplacement \underline{x}, en adoptant la convention de l'énoncé \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \leftrightarrow -i\omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation différentielle du circuit de détection RC et fonction de transfert reliant la tension de sortie au déplacement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La capacité du condensateur plan constituant le microphone s'écrit au premier ordre en x(t) \ll D_0 :
Notons V_M(t) = U_0 + v(t) le potentiel au point situé entre la résistance R_1, le microphone et le condensateur de liaison C_1, où v(t) est la fluctuation autour de la polarisation continue U_0. La charge portée par la membrane mobile s'écrit au premier ordre :
Le courant traversant le microphone vers la masse est donc :
Appliquons la loi des nœuds en grandeurs instantanées :
Au nœud d'entrée de l'amplificateur (potentiel U_i(t)) : l'amplificateur étant parfait, son impédance d'entrée est modélisée par la seule résistance R_2 vers la masse. Le courant traversant C_1 est donc égal à celui traversant R_2 :
C_1 \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}(v - U_i) = \frac{U_i}{R_2}Au nœud M (potentiel V_M(t)) : le courant issu de la source continue à travers R_1 est \frac{U_0 - V_M}{R_1} = -\frac{v}{R_1}. La conservation de la charge donne :
-\frac{v}{R_1} = i_{\text{mic}}(t) + \frac{U_i}{R_2} = C_0 \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} - \frac{C_0 U_0}{D_0}\frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} + \frac{U_i}{R_2}
En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, avec la convention du sujet \underline{a}(t) = \underline{A}\,e^{-i\omega t}, l'opérateur de dérivation temporelle est \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \leftrightarrow -i\omega. Les deux équations s'écrivent :
En substituant \underline{v} dans la seconde équation :
En développant le crochet :
On en déduit l'expression linéaire de \underline{U}_i :
Résultat
Question 52
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : filtre passe-haut, constante de temps
Vérifier que le gain donné par la question [50] est correct pour la gamme de fréquence utilisée.
Voir l'indiceIndice
Calculer la pulsation de coupure du filtre passe-haut constitué par les résistances de polarisation et les capacités du circuit.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de \underline{U}_i obtenue à la question Q51 et la comparer au gain de transduction à circuit ouvert de la question Q50.
- Identifier les fréquences de coupure caractéristiques associées aux constantes de temps du circuit.
- Comparer ces fréquences de coupure à la gamme de fréquences acoustiques explorée dans l'expérience.
Voir la réponse courteRéponse courte
Vérification du comportement en régime établi au-delà de la fréquence de coupure basse du circuit RC.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À la question Q50, pour un condensateur débranché (régime à charge constante), la relation entre la tension induite et le déplacement de la membrane s'écrit :
soit un facteur de conversion (ou gain de transduction) G_0 = \frac{U_0}{D_0}.
D'après le résultat de la question Q51, la tension complexe \underline{U}_i appliquée à l'amplificateur vaut :
Pour que le gain effectif coïncide avec celui de la question Q50, c'est-à-dire pour que \underline{U}_i \simeq \frac{U_0}{D_0}\underline{x}, il faut se placer dans la bande passante du filtre passe-haut formé par le réseau (R, C), c'est-à-dire vérifier \omega \gg \omega_c.
Évaluons les pulsations et fréquences caractéristiques du dénominateur avec les valeurs numériques de l'énoncé :
- R_1 C_0 = 10^9 \times 6{,}1 \times 10^{-12} \simeq 6{,}1\text{ ms} \implies f_1 = \frac{1}{2\pi R_1 C_0} \simeq \frac{1}{2\pi \times 6 \times 10^{-3}} \simeq 30\text{ Hz}
- R_2 C_1 = 10^8 \times 12 \times 10^{-12} \simeq 1{,}2\text{ ms} \implies f_2 = \frac{1}{2\pi R_2 C_1} \simeq \frac{1}{2\pi \times 1{,}2 \times 10^{-3}} \simeq 130\text{ Hz}
- R_2 C_0 = 10^8 \times 6{,}1 \times 10^{-12} \simeq 0{,}61\text{ ms} \implies f_3 = \frac{1}{2\pi R_2 C_0} \simeq \frac{1}{2\pi \times 0{,}61 \times 10^{-3}} \simeq 260\text{ Hz}
La fréquence de coupure globale du dispositif est de l'ordre de la somme de ces fréquences :
Or, la gamme de fréquences acoustiques exploitée dans l'expérience s'étend typiquement de quelques kilohertz à une vingtaine de kilohertz :
- à la question Q47, la fréquence d'excitation est f = 4\text{ kHz} ;
- sur la figure 5, le troisième pic de résonance est situé à f \simeq 10{,}7\text{ kHz}.
Pour f \ge 4\text{ kHz}, on a bien :
Les termes en \frac{1}{\omega} et \frac{1}{\omega^2} sont très inférieurs à 1 devant l'unité au dénominateur :
Le gain établi à la question [50] est donc parfaitement valable sur toute la gamme de fréquences d'utilisation du résonateur.
Résultat
Question 53
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : oscillateur harmonique, force de pression
Une onde de pression d'amplitude complexe arrive sur le condensateur. Calculer l'amplitude .
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équilibre mécanique de la membrane soumise à la force de pression acoustique \underline{F} = \underline{p} S à basse fréquence devant \omega_0.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la membrane mobile soumise à la force de rappel élastique et à la force de pression acoustique.
- Passer en régime sinusoïdal forcé pour obtenir l'amplitude complexe \underline{x}, puis simplifier dans l'approximation basse fréquence (\omega \ll \omega_0) déjà introduite à la question [46].
Voir la réponse courteRéponse courte
Équilibre mécanique entre la force de pression acoustique incidente et la force de rappel de la membrane.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Soit l'axe orienté de la plaque arrière vers la membrane, dans le sens des déplacements qui augmentent la distance D(t) = D_0 + x(t).
L'onde acoustique arrive sur la face externe de la membrane : une surpression incidente p(t) > 0 exerce donc une force dirigée vers la plaque arrière (sens des x décroissants) :
En appliquant le principe fondamental de la dynamique à la membrane de masse M = M_S S et de raideur de rappel \kappa = M\omega_0^2 = M_S S \omega_0^2 :
En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, en notation complexe :
d'où :
Dans le domaine d'utilisation du microphone (gamme acoustique où \omega \ll \omega_0, avec f_0 \simeq 50\text{ kHz}), l'inertie de la membrane est négligeable devant la raideur élastique (\omega^2 \ll \omega_0^2). Le système se trouve à chaque instant en équilibre quasi-statique :
En module, l'amplitude du déplacement vaut :
Résultat
Question 54
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : sensibilité, microphone électrostatique
En déduire la sensibilité en pression du microphone. Faire une application numérique. Par la suite on prendra la donnée du constructeur, pour une polarisation de (cette valeur est différente mais est du même ordre de grandeur que celle calculée).
Voir l'indiceIndice
Combiner la réponse mécanique x(p) et la réponse électrique u(x) pour établir le rapport de transfert sensibilité s = \underline{u}/\underline{p}.
Voir la stratégieStratégie
- Définir la sensibilité en pression s du microphone comme le rapport entre l'amplitude de la tension délivrée et l'amplitude de la surpression acoustique incidente : s = |\underline{u}/\underline{p}|.
- Combiner la relation entre la tension et le déplacement particulaire (établie aux questions Q50 et Q52) avec l'amplitude du déplacement en fonction de la pression (question Q53).
- Effectuer l'application numérique avec les grandeurs fournies et comparer le résultat à la valeur constructrice de 4{,}3\text{ mV}\cdot\text{Pa}^{-1}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction de la sensibilité globale en tension par unité de pression acoustique et calcul numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La sensibilité intrinsèque en pression du microphone, notée s, correspond au module du rapport entre la variation de tension \underline{u} délivrée par la cellule et la surpression acoustique incidente \underline{p} :
D'après les questions Q50 et Q52, dans la bande passante du montage, la tension acoustique s'écrit :
D'après la question Q53, le déplacement de la membrane sous l'effet de la surpression est :
En combinant ces deux expressions et en utilisant l'approximation D_0 \simeq D_r, on obtient :
D'où l'expression de la sensibilité en pression :
Application numérique : Avec les données de l'énoncé :
- U_0 = 130\text{ V}
- D_r = 20\,\mu\text{m} = 2{,}0 \times 10^{-5}\text{ m}
- M_S = 0{,}044\text{ kg}\cdot\text{m}^{-2}
- f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} = 50\text{ kHz} = 5{,}0 \times 10^4\text{ Hz}
On a \omega_0^2 = 4\pi^2 f_0^2 \simeq 4 \times 9{,}87 \times 25 \times 10^8 \simeq 9{,}9 \times 10^{10}\text{ rad}^2\cdot\text{s}^{-2}. Le dénominateur vaut :
Il vient :
Avec un chiffre significatif conformément aux consignes générales :
Résultat
Question 55
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : détection synchrone, filtre passe-ba
Expliquer le fonctionnement de la détection synchrone et en particulier les fonctions des deux circuits (1 et 2) dans le schéma ci dessus.
Voir l'indiceIndice
Le premier circuit réalise une multiplication analogique du signal avec la référence, et le second réalise un filtrage passe-bas éliminant les composantes à 2\omega.
Voir la stratégieStratégie
Pour expliquer le fonctionnement d'une détection synchrone :
- Identifier la nature de chaque bloc : le circuit 1 réalise la multiplication du signal par une référence, le circuit 2 réalise un filtrage passe-bas (moyennage temporel).
- Écrire explicitement le signal à chaque étage à partir de l'expression de V(t) donnée par l'énoncé afin de montrer comment la quadrature mesurée est isolée.
- Préciser l'intérêt fondamental de cette technique vis-à-vis du bruit.
Voir la réponse courteRéponse courte
Description du principe d'une détection synchrone associant une multiplication de signaux et un filtrage passe-bas.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le signal mesuré s'écrit :
auquel s'ajoute un éventuel bruit de mesure b(t).
1. Fonction du circuit 1 : le multiplieur (ou mélangeur)
Le circuit 1 multiplie le signal d'entrée V(t) par le signal de référence sinusoïdal de même pulsation \omega. En prenant par exemple une référence V_{\mathrm{ref}}(t) = V_0 \cos(\omega t), le signal en sortie du multiplieur vaut (à un facteur de gain dimensionné K près) :
La multiplication translate le contenu spectral du signal centré sur \omega vers une composante continue (fréquence nulle) et une composante à pulsation double 2\omega.
2. Fonction du circuit 2 : le filtre passe-bas (ou intégrateur/moyenneur)
Le circuit 2 est un filtre passe-bas dont la fréquence de coupure f_c est choisie très faible devant la fréquence de travail (f_c \ll f = \omega / 2\pi, ce qui équivaut à un temps de réponse \tau \gg 1/\omega).
- Il élimine la composante oscillante à pulsation 2\omega.
- Il élimine les composantes spectrales du bruit non corrélées à la référence, en dehors d'une bande très étroite \Delta f \sim 1/\tau autour de la fréquence nulle.
- Il ne conserve que la valeur moyenne temporelle (la composante continue) :
Si l'on utilise une référence en quadrature V_{\mathrm{ref}}(t) = V_0 \sin(\omega t), la tension continue mesurée en sortie du passe-bas est proportionnelle à la seconde quadrature \langle V(t) \sin(\omega t) \rangle = -Y/2.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 56
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Schéma ou tracé
- Démarche expérimentale
Notions : détection synchrone
Dessiner le schéma de branchement complet des appareils du système de mesure à partir des schémas de la figure 4.
Voir l'indiceIndice
Relier la référence du générateur à la détection synchrone, polariser le micro avec la haute tension et le T de polarisation, et envoyer le signal amplifié sur l'entrée de mesure.
Voir la stratégieStratégie
Pour concevoir le schéma de branchement, on identifie le rôle de chaque bloc dans la chaîne d'émission et de réception acoustique :
- Émission (Haut-parleur) : la membrane émettrice doit recevoir une tension totale U_0 + u(t) pour linéariser la force acoustique. Le signal alternatif u(t) est fourni par le générateur \mathbf{C} et la tension continue U_0 par l'alimentation haute tension \mathbf{B} via le té de polarisation \mathbf{E}.
- Réception (Microphone) : la membrane réceptrice est reliée à l'entrée du conditionneur/amplificateur \mathbf{D}, lui-même polarisé par l'alimentation \mathbf{B}.
- Mesure synchrone : la détection synchrone \mathbf{A} reçoit sur son entrée « Signal » la sortie amplifiée de \mathbf{D}, et sur son entrée « Référence » l'une des sorties sinusoïdales du générateur \mathbf{C} pour extraire X et Y.
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma de câblage montrant la génération de référence, l'excitation acoustique et la chaîne de mesure synchrone.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le montage expérimental complet s'organise selon les liaisons suivantes :
- Alimentation haute tension (B) : elle polarise simultanément le haut-parleur (entrée continue U du té de polarisation \mathbf{E}) et le microphone récepteur (entrée U_0 du préamplificateur \mathbf{D}).
- Générateur bifilaire (C) : la sortie en phase (\cos \omega t) alimente l'entrée alternative u(t) du té \mathbf{E}. L'une des sorties (\cos \omega t ou \sin \omega t) est reliée à la référence de la détection synchrone \mathbf{A} pour mesurer respectivement les quadratures X et Y.
- Té de polarisation (E) : sa sortie U + u(t) est connectée au transducteur électrostatique fonctionnant en haut-parleur.
- Cavité résonante : le haut-parleur génère le champ acoustique dans le gaz (argon) ; la pression résonante est captée par le second transducteur (microphone).
- Amplificateur de microphone (D) : son entrée est connectée au microphone, et sa sortie délivre la tension proportionnelle à la surpression acoustique à l'entrée « Signal » de \mathbf{A}.
- Détection synchrone (A) : elle délivre en sortie les composantes continues X et Y selon la référence sélectionnée.
Question 57
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : détection synchrone
On suppose que est petit (proche de la résonance) et que est proche de 1. On note . En développant le terme à l'ordre en 1 en dans l'équation (16), calculer et .
Voir l'indiceIndice
Développer (1 - \eta e^{i\phi})^{-1} = (\epsilon - i\eta\phi)^{-1} \simeq (\epsilon - i\phi)/(\epsilon^2 + \phi^2) pour séparer les parties réelle X et imaginaire Y.
Voir la stratégieStratégie
- Effectuer le développement limité de l'exponentielle e^{i\phi} au premier ordre en \phi au voisinage de la résonance (\phi \ll 1).
- Exprimer le dénominateur de l'équation (16) en fonction de \epsilon = 1 - \eta et \phi, en tenant compte du fait que \eta \simeq 1.
- Rendre le dénominateur réel en multipliant par la quantité conjuguée afin d'identifier la partie réelle X et la partie imaginaire Y du signal complexe.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul au premier ordre des composantes en phase X et en quadrature Y fournies par la détection synchrone.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (16), la pression complexe au voisinage de la résonance est donnée par :
Au voisinage de la résonance, la phase \phi est petite devant 1. Le développement limité à l'ordre 1 du terme exponentiel s'écrit :
En injectant ce développement dans le dénominateur et en introduisant \epsilon = 1 - \eta, on obtient :
Comme \eta est très proche de 1, au premier ordre par rapport aux petits paramètres \epsilon et \phi, on a \eta\phi = (1 - \epsilon)\phi \simeq \phi. Le dénominateur se simplifie donc en :
En supposant la constante p_0 réelle, on multiplie le numérateur et le dénominateur par la quantité conjuguée \epsilon + i\phi :
En séparant les parties réelle et imaginaire, on en déduit les deux composantes en quadrature :
Remarque : si l'on conserve le facteur \eta devant \phi, on obtient de manière équivalente :
Résultat
Question 58
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : résonance, détection synchrone
Représenter graphiquement les signaux et en fonction de la pulsation lorsque l'on est proche de la résonance.
Voir l'indiceIndice
Tracer X(\omega) qui présente une allure résonante symétrique lorentzienne en cloche, et Y(\omega) qui présente une dispersion antimétrique passant par zéro.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer X et Y en fonction de l'écart à la résonance (\omega - \omega_n) en posant \phi = \beta(\omega - \omega_n) avec \beta = \frac{2 R_c}{c}.
- Étudier les symétries, les extrema et les valeurs caractéristiques de chacune des deux fonctions (profil lorentzien pour X, profil dispersif pour Y).
- Tracer les deux allures sur un même graphique en faisant apparaître les points remarquables (\omega_n, \omega_n \pm \Delta\omega).
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé des profils de X(\omega) (pic symétrique de type absorption) et de Y(\omega) (courbe de dispersion passant par zéro).
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D'après le résultat de la question Q57, la décomposition du signal au voisinage de la résonance donne :
où \phi = \frac{2 R_c}{c}(\omega - \omega_n) est proportionnel à l'écart (\omega - \omega_n).
Posons \Delta\omega = \frac{c\,\epsilon}{2 R_c}, de telle sorte que \frac{\phi}{\epsilon} = \frac{\omega - \omega_n}{\Delta\omega}. En notant X_{\max} = \frac{p_0}{\epsilon}, les expressions s'écrivent :
Propriétés remarquables de X(\omega) (courbe d'absorption / en phase) :
- Fonction paire de (\omega - \omega_n), strictement positive (pour p_0 > 0).
- Maximum en \omega = \omega_n où X(\omega_n) = X_{\max} = \frac{p_0}{\epsilon}.
- Décroissance vers zéro pour |\omega - \omega_n| \to \infty.
- Largeur à mi-hauteur : X(\omega_n \pm \Delta\omega) = \frac{X_{\max}}{2}.
Propriétés remarquables de Y(\omega) (courbe de dispersion / en quadrature) :
- Fonction impaire de (\omega - \omega_n).
- S'annule en changeant de signe à la résonance exacte : Y(\omega_n) = 0.
Extrema locaux atteints en \omega = \omega_n \pm \Delta\omega :
Y(\omega_n + \Delta\omega) = +\frac{X_{\max}}{2} \quad \text{et} \quad Y(\omega_n - \Delta\omega) = -\frac{X_{\max}}{2}- Tend vers zéro pour |\omega - \omega_n| \to \infty.
Question 59
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
Notions : détection synchrone, rapport signal sur bruit
Pourquoi est-il plus précis d'utiliser une détection synchrone pour mesurer la fréquence de résonance (au lieu d'un simple voltmètre mesurant l'amplitude en sortie du microphone afin d'en trouver le maximum) ?
Voir l'indiceIndice
La détection synchrone filtre drastiquement le bruit hors bande et permet d'utiliser le passage par zéro de la quadrature, beaucoup plus précis à localiser qu'un extremum arrondi.
Voir la stratégieStratégie
Pour comparer la précision des deux méthodes, on confronte leurs performances selon deux axes complémentaires :
- Le filtrage du bruit : la largeur de bande équivalente de détection et le rapport signal sur bruit.
- La métrologie du point de résonance : la sensibilité locale de la grandeur mesurée vis-à-vis d'une variation de fréquence (détection d'un extremum vs passage par zéro).
Voir la réponse courteRéponse courte
Avantages du rejet hors-bande du bruit par filtrage ultra-sélectif et précision accrue du repérage d'un zéro de quadrature.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'utilisation d'une détection synchrone est considérablement plus précise qu'un voltmètre d'amplitude pour deux raisons fondamentales :
Réjection du bruit et réhaussement du rapport signal sur bruit (RSB) :
- Un voltmètre alternatif mesure la valeur efficace totale sur une large bande passante, intégrant le bruit thermique, les bruits acoustiques ambiants et les parasites (notamment à 50\text{ Hz}).
- La détection synchrone se comporte comme un filtre passe-bande extrêmement étroit (largeur de bande équivalente \Delta f \sim 1/\tau, où \tau est la constante de temps du filtre passe-bas, typiquement de l'ordre de quelques hertz ou fractions de hertz) centré exactement sur la fréquence d'excitation \omega. L'ensemble du bruit hors de cette bande est éliminé, ce qui permet de mesurer des signaux très faibles enfouis dans le bruit.
Détection d'un passage par zéro plutôt que d'un extremum :
La recherche du maximum d'amplitude |V|(\omega) revient à localiser un point où la dérivée s'annule :
\left.\frac{\mathrm{d}|V|}{\mathrm{d}\omega}\right|_{\omega = \omega_n} = 0 \implies \delta |V| \propto (\delta\omega)^2Au voisinage immédiat de \omega_n, la courbe est parabolique et quasi-plate : une variation de fréquence n'entraîne qu'une variation au second ordre du signal, ce qui rend la détermination expérimentale de l'abscisse du sommet intrinsèquement imprécise et très vulnérable aux dérives de gain.
À l'inverse, la quadrature Y(\omega) (ou le déphasage) s'annule à la résonance avec une pente maximale non nulle :
\left.\frac{\mathrm{d}Y}{\mathrm{d}\omega}\right|_{\omega = \omega_n} \neq 0 \implies \delta Y \propto \delta\omegaLa méthode consiste ainsi à détecter un passage par zéro (ou méthode de zéro), ce qui offre une sensibilité au premier ordre bien supérieure et élimine le biais lié aux fluctuations de l'amplitude d'excitation.
Question 60
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : déphasage, détection synchrone
Quelle est la signification physique de cette rotation ? En donner une explication plausible.
Voir l'indiceIndice
Cette rotation dans le plan complexe traduit un déphasage instrumental fixe introduit par les câbles, l'électronique d'amplification ou les transducteurs.
Voir la stratégieStratégie
- Interpréter mathématiquement la rotation dans le plan complexe en reliant les composantes mesurées (X, Y) au signal modélisé via un facteur de phase global e^{i\theta_0}.
- Identifier les causes physiques susceptibles d'introduire un tel déphasage fixe entre le signal de référence de la détection synchrone et la tension électrique effectivement mesurée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Interprétation de la rotation dans le plan complexe due aux retards de propagation et déphasages instrumentaux constants.
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Une rotation d'angle \theta_0 dans le plan complexe (X, Y) correspond à la multiplication de l'amplitude complexe théorique \underline{V}_{\text{th}} = X_{\text{th}} + i Y_{\text{th}} par un facteur de phase unimodulaire :
Physiquement, cela signifie qu'il existe un déphasage global fixe \theta_0 entre le signal mesuré en sortie de chaîne et la référence (\cos\omega t, \sin\omega t) issue du générateur.
Ce déphasage supplémentaire provient de plusieurs effets expérimentaux non pris en compte dans le modèle simplifié de l'équation (16) :
- La chaîne électroacoustique et électronique : les transducteurs (haut-parleur et microphone) présentent une réponse mécanique propre déphasée, et les étages électroniques (amplificateur de gain G=20, condensateurs de liaison, câblage et circuits internes de détection synchrone) introduisent un déphasage instrumental non nul à la fréquence d'excitation.
- La phase de l'excitation acoustique : la surpression complexe injectée p_0 n'est pas nécessairement en phase avec la tension délivrée par le générateur sinusoïdal (p_0 = |p_0|e^{i\theta_0}).
- Les conditions aux limites aux parois : comme l'indique la suite du sujet, l'impédance acoustique de paroi \underline{Z}_a n'est pas strictement infinie et possède une partie imaginaire due aux effets thermo-visqueux à l'interface, déphasant l'onde réfléchie.
Sur la plage fréquentielle très étroite explorée autour de la résonance (\Delta f \sim \text{quelques Hz} autour de 10{,}7\text{ kHz}), ce déphasage cumulé varie de façon négligeable et agit comme une phase constante \theta_0, ce qui produit une rotation rigide du cercle dans le plan (X, Y).
Question 61
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : résonance, fréquence propre
Déterminer graphiquement la fréquence de résonance et décrire la méthode utilisée.
Voir l'indiceIndice
Sur le cercle expérimental, identifier le point correspondant à l'extremum d'amplitude ou chercher la fréquence pour laquelle la vitesse de parcours sur le cercle est maximale.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le critère physique définissant la résonance à partir des grandeurs mesurées X et Y.
- Décrire les différentes méthodes d'exploitation graphique possibles (plan complexe et spectre fréquentiel).
- Effectuer la lecture graphique de la fréquence de résonance f_n avec sa précision.
Voir la réponse courteRéponse courte
Extraction graphique de la fréquence de résonance au sommet de l'amplitude ou au point de croisement des axes.
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1. Description des méthodes utilisables :
L'amplitude du signal acoustique détecté est donnée par le module :
qui représente la distance du point expérimental (X, Y) à l'origine (0,0) dans le plan complexe. La résonance correspond au maximum de cette amplitude.
Plusieurs méthodes permettent d'en déduire la fréquence de résonance f_n :
- Méthode dans le plan complexe (figure 5, droite) : Le lieu des points (X,Y) décrit un cercle passant par l'origine. Le maximum d'amplitude correspond au point du cercle diamétralement opposé à l'origine (0,0). Le centre du cercle ayant pour coordonnées (X_c, Y_c) \approx (-1{,}4\,;\, -2{,}4), le point de résonance se situe en (2X_c, 2Y_c) \approx (-2{,}8\,;\, -4{,}8), au niveau du point le plus éloigné de l'origine (en bas à gauche du cercle).
Méthode spectrale (figure 5, gauche) :
- La composante présentant un profil résonant en cloche atteint son extrémum à la fréquence de résonance.
- Simultanément, la composante en quadrature présente un profil dispersif dont la plus grande pente et le passage par la valeur médiane correspondent à la résonance.
2. Détermination de la fréquence de résonance :
Sur la figure 5 (gauche), l'extrémum de la courbe en cloche ainsi que le point d'inflexion de la courbe dispersive se situent précisément à l'abscisse :
avec une incertitude de lecture de l'ordre de \pm 0{,}1\text{ Hz}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 62
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : résonance, facteur de qualité
De même, déterminer approximativement la largeur de la résonance et décrire la méthode utilisée.
Voir l'indiceIndice
Mesurer l'écart de fréquence entre les deux points situés à \pm 45^\circ du sommet sur le cercle de résonance (largeur à mi-puissance).
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le comportement des composantes X et Y au voisinage de la résonance établi aux questions Q57 et Q58 : l'une des composantes (absorptive) présente un profil lorentzien de largeur à mi-hauteur liée à \Delta f, tandis que l'autre (dispersive) présente deux extrema séparés de la largeur totale de la résonance.
- Prendre en compte la rotation globale d'angle \theta_0 : l'intensité acoustique ou le module au carré de l'amplitude R^2(f) = X(f)^2 + Y(f)^2 est invariant par rotation et suit rigoureusement un profil lorentzien (Q29) de demi-largeur \Delta f (ou de largeur totale à mi-hauteur \delta f = 2\Delta f).
- Déterminer numériquement \Delta f ou \delta f par lecture graphique sur la figure 5 (à gauche via la courbe en cloche ou l'écartement des extrema de la courbe dispersive ; à droite via les points à \pm 90^\circ sur le cercle de résonance).
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination graphique de la demi-largeur de la résonance par écartement des extrema de la partie dispersive.
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D'après l'étude théorique menée aux questions Q29 et Q57, au voisinage de la pulsation de résonance \omega_n, le signal acoustique présente :
- Une composante résonnante (type absorption) dont la largeur à mi-hauteur vaut \delta\omega = 2\Delta\omega ;
Une composante dispersive dont les extrema (un maximum et un minimum) sont atteints pour \omega = \omega_n \pm \Delta\omega, soit un écartement fréquentiel entre extrema égal à la largeur totale de la résonance :
\delta f = 2\,\Delta f = f_{\max} - f_{\min}Un module au carré (proportionnel à l'intensité I) qui suit une lorentzienne (question Q29) :
I(f) = \frac{I_{\max}}{1 + \left(\frac{f - f_n}{\Delta f}\right)^2}
Méthode 1 : Écartement entre les extrema de la composante dispersive
Sur le graphe de gauche de la figure 5, la courbe présentant un comportement dispersif (passage par zéro au voisinage de la résonance et deux extrema de part et d'autre) atteint :
- son maximum à une fréquence f_1 \simeq 10\,700{,}8\text{ Hz} ;
- son minimum à une fréquence f_2 \simeq 10\,702{,}8\text{ Hz}.
L'écart entre ces deux extrema donne directement la largeur totale de la résonance :
soit une demi-largeur à mi-hauteur :
Méthode 2 : Largeur à mi-hauteur de la composante résonnante
Sur la courbe présentant un pic (creux vers le bas dû à la phase instrumentale \theta_0), le minimum est atteint en f_n \simeq 10\,701{,}8\text{ Hz} avec une amplitude relative d'environ -5{,}2. La ligne de base hors résonance étant proche de 0, la demi-amplitude vaut environ -2{,}6. Les deux fréquences pour lesquelles cette amplitude est atteinte se situent à environ 10\,700{,}8\text{ Hz} et 10\,702{,}8\text{ Hz}, ce qui confirme :
Méthode 3 : Représentation dans le plan complexe (cercle de résonance)
Sur le graphe de droite de la figure 5, les points correspondant aux fréquences de coupure à -3\text{ dB} (c'est-à-dire \omega = \omega_n \pm \Delta\omega) forment un angle de \pm 90^\circ par rapport au sommet du cercle vu depuis le centre. En repérant les fréquences des points situés aux extrémités du diamètre perpendiculaire à l'axe passant par la résonance, on retrouve un écart d'environ 2\text{ Hz}.
Résultat
Partie 6 : Quelques effets systématiques
6.1 · Pureté du gaz
Question 63
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : mélange de gaz parfaits, célérité
Démontrer que, dans ce milieu,
où et .
Voir l'indiceIndice
Écrire la capacité thermique molaire moyenne et la masse molaire moyenne d'un mélange idéal pour appliquer la formule générale c^2 = \gamma R T / M.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la masse volumique \rho_0 du mélange de gaz parfaits en fonction de la pression P, de la température T, de la constante de Boltzmann k_{\mathrm{B}} et de la masse moyenne par particule m_{\text{mix}}.
- Établir l'expression du coefficient de compressibilité isentropique \chi_S du mélange à partir du premier principe de la thermodynamique pour une transformation isentropique réversible.
- Conclure en utilisant la célérité du son c = 1/\sqrt{\rho_0 \chi_S} établie à la question Q5.
Voir la réponse courteRéponse courte
Démonstration de la formule de célérité pour un mélange idéal par pondération molaire des capacités thermiques et des masses.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une quantité de mélange occupant un volume V sous la pression P et à la température T, contenant n_i moles de chaque constituant i, soit n = \sum_i n_i moles au total et des fractions molaires x_i = n_i / n.
1. Masse volumique du mélange L'équation d'état des gaz parfaits s'applique au mélange :
La masse totale du mélange s'écrit, en notant m_i la masse d'un atome (ou molécule) de l'espèce i :
La masse volumique \rho_0 au repos s'exprime donc par :
2. Compressibilité isentropique du mélange L'énergie interne U et l'enthalpie H du mélange sont des grandeurs extensives. Pour un mélange de gaz parfaits :
Ces capacités thermiques vérifient la relation de Mayer globale C_P - C_V = n R.
Pour une transformation acoustique isentropique (adiabatique réversible, \delta Q = 0), le premier principe donne :
En différentiant l'équation d'état P V = n R T, on a :
En remplaçant \mathrm{d}T = -\dfrac{P}{C_V}\mathrm{d}V, il vient :
En introduisant l'indice adiabatique effectif du mélange :
on obtient la loi différentielle de Laplace pour le mélange :
Le coefficient de compressibilité isentropique du mélange est donc :
3. Vitesse du son dans le mélange D'après la question Q5, la célérité des ondes sonores est donnée par c^2 = \dfrac{1}{\rho_0 \chi_S} :
On en déduit bien :
Résultat
Question 64
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : développement limité, capacité thermique
Calculer au premier ordre en en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement au premier ordre du quotient définissant \gamma_{\mathrm{mix}} en posant x_1 = 1 - \epsilon et x_2 = \epsilon.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les capacités thermiques molaires \bar{C}_{P,i} et \bar{C}_{V,i} en fonction de \gamma_i à partir des relations thermodynamiques fournies (équation 18).
- Injecter ces expressions et les fractions molaires x_1 = 1 - \epsilon et x_2 = \epsilon dans la définition de \gamma_{\text{mix}} issue de la question Q63.
- Effectuer un développement limité au premier ordre par rapport au paramètre \epsilon \ll 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation du rapport des capacités thermiques molaires en présence d'une faible fraction molaire d'impureté.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (18), les capacités thermiques molaires s'écrivent pour chaque constituant i \in \{1, 2\} :
D'après la définition établie à la question Q63 avec x_1 = 1 - \epsilon et x_2 = \epsilon :
En multipliant le numérateur et le dénominateur par (\gamma_1 - 1), on fait apparaître le rapport des capacités isochores r = \dfrac{\bar{C}_{V,2}}{\bar{C}_{V,1}} = \dfrac{\gamma_1 - 1}{\gamma_2 - 1} :
Le développement limité du dénominateur au premier ordre en \epsilon donne :
En multipliant par le numérateur et en ne conservant que les termes d'ordre 0 et 1 en \epsilon :
D'où l'expression au premier ordre :
Résultat
Question 65
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : célérité
Calculer (et commenter) l'effet de cette impureté sur la vitesse du son.
Voir l'indiceIndice
Évaluer numériquement la variation relative \Delta c/c \simeq \frac{1}{2}(\Delta\gamma/\gamma - \Delta m/m) pour l'argon pollué par l'eau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation de l'écart relatif sur la vitesse du son provoqué par une contamination gazeuse.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q63, la célérité du son dans le mélange s'écrit :
Au premier ordre par rapport à la fraction molaire de l'impureté \epsilon = x_2 \ll 1, la variation relative de la vitesse du son est donnée par :
où l'indice 1 désigne l'argon ({}^{40}\mathrm{Ar}) et l'indice 2 désigne l'eau (\mathrm{H}_2\mathrm{O}).
1. Effet sur le rapport adiabatique \gamma_{\text{mix}} D'après la question Q64, avec \gamma_1 = 5/3 et \gamma_2 \simeq 4/3 = 1{,}33 :
On en déduit :
soit en valeur relative :
2. Effet sur la masse molaire M_{\text{mix}} Avec M_1 = M_{\mathrm{Ar}} \simeq 39{,}95\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \simeq 40\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et M_2 = M_{\mathrm{H}_2\mathrm{O}} \simeq 18\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} :
soit une variation relative :
3. Bilan sur la vitesse du son En combinant les deux contributions :
Pour une concentration maximale en eau \epsilon \le 0{,}5 \times 10^{-6} :
Avec c \simeq 3 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} à température ambiante (d'après Q6) :
Commentaire
Deux effets antagonistes sont en jeu :
- L'eau est un gaz triatomique non linéaire, donc \gamma_2 < \gamma_1, ce qui tend à diminuer la vitesse du son ;
- La molécule d'eau est plus légère que l'atome d'argon (18 < 40\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}), ce qui tend à augmenter la vitesse du son.
L'effet de masse l'emporte légèrement sur l'effet de compressibilité adiabatique, conduisant à une vitesse très légèrement accrue.
- À la question Q31, l'incertitude relative admissible sur la fréquence (donc sur c) pour déterminer k_{\mathrm{B}} à 10^{-6} près était fixée à 5 \times 10^{-7}. La dérive relative due à l'eau résiduelle (\sim 4 \times 10^{-8}) est inférieure d'un ordre de grandeur à ce seuil : la présence d'eau à cette concentration est donc négligeable vis-à-vis de l'objectif métrologique.
Résultat
Question 66
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : composition isotopique, propagation des incertitudes
Calculer l'incertitude relative sur en fonction de et et faire l'application numérique pour et . On séparera les contributions provenant des incertitudes sur chaque isotope.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la masse moyenne en fonction des rapports isotopiques R_{38/36} et R_{40/36} et appliquer la formule de propagation des variances.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les fractions molaires x_i en fonction des rapports isotopiques mesurés R_{38/36} = x_{38}/x_{36} et R_{40/36} = x_{40}/x_{36}.
- En déduire l'expression de la masse molaire moyenne M_{\text{mix}} (proportionnelle à m_{\text{mix}}) et calculer ses dérivées partielles par rapport aux rapports mesurés.
- Établir les coefficients de sensibilité relatifs, calculer séparément chaque contribution isotopique, puis en déduire l'incertitude relative globale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'incertitude sur la masse atomique moyenne de l'argon à partir des incertitudes sur les rapports isotopiques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les fractions molaires des trois isotopes vérifient x_{36} + x_{38} + x_{40} = 1. En introduisant les rapports isotopiques mesurés :
on obtient immédiatement :
La masse particulaire moyenne m_{\text{mix}} = M_{\text{mix}}/N_A s'écrit alors :
En dérivant partiellement par rapport à R_{38/36} :
Par symétrie, la dérivée par rapport à R_{40/36} est :
La variation relative de m_{\text{mix}} s'exprime donc en fonction des variations relatives des rapports isotopiques :
Les contributions individuelles à l'incertitude relative sont :
En supposant les mesures indépendantes, l'incertitude relative combinée s'écrit :
Applications numériques : D'après les données du tableau :
- M_{38} - M_{\text{mix}} = 37{,}963 - 39{,}948 = -1{,}985\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
- M_{40} - M_{\text{mix}} = 39{,}962 - 39{,}948 = +0{,}014\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
- x_{38} = 0{,}0629\% = 6{,}29 \times 10^{-4} et u_r(R_{38/36}) = 0{,}61\% = 6{,}1 \times 10^{-3}
- x_{40} = 99{,}6035\% \simeq 0{,}996 et u_r(R_{40/36}) = 0{,}16\% = 1{,}6 \times 10^{-3}
Calcul des deux contributions :
L'incertitude relative globale est dominée par le ^{40}\text{Ar} et vaut :
Résultat
6.2 · Effet thermo-acoustique
Question 67
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : gaz parfait, approximation acoustique
À partir de la loi des gaz parfaits, démontrer que, au premier ordre,
où représente la variation de température autour de l'équilibre.
Voir l'indiceIndice
Différencier la loi des gaz parfaits \ln P + \ln V = \ln T + \mathrm{cte} en identifiant \mathrm{d}V/V_0 = \partial u/\partial x.
Voir la stratégieStratégie
- Considérer une tranche élémentaire de fluide de masse constante \mathrm{d}m, et exprimer la variation relative de son volume \mathrm{d}V au premier ordre en fonction du gradient de déplacement acoustique \frac{\partial u}{\partial x}.
- Appliquer la loi des gaz parfaits à cette masse fermée et effectuer un développement au premier ordre (ou une différentiation logarithmique) autour de l'état d'équilibre (P_0, T_0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation de la loi des gaz parfaits et utilisation de la conservation de la masse pour coupler p, \tau et u.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une tranche élémentaire de fluide, de section constante S, située au repos entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x. Son volume au repos est :
Au cours de la perturbation acoustique, la face initialement en x se déplace en x + u(x, t) et la face en x + \mathrm{d}x se déplace en x + \mathrm{d}x + u(x+\mathrm{d}x, t). Le volume occupé par cette tranche fermée de masse \mathrm{d}m devient :
La variation relative de volume au premier ordre s'écrit donc :
Cette quantité de matière fermée \mathrm{d}n = \frac{\mathrm{d}m}{M} suit l'équation d'état des gaz parfaits :
En différentiant logarithmiquement cette relation autour de l'état de référence stationnaire (P_0, \mathrm{d}V_0, T_0) :
En identifiant les perturbations acoustiques au premier ordre :
il vient immédiatement :
soit finalement :
Résultat
Question 68
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : identité thermodynamique, enthalpie
On considère une quantité de gaz donnée. On note la variation de son entropie massique. Démontrer en calculant la variation d'enthalpie de cette quantité que
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'identité thermodynamique \mathrm{d}h = T \mathrm{d}s + \mathrm{d}P/\rho en exprimant \mathrm{d}h = c_P \mathrm{d}T pour un gaz parfait.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la différentielle de l'enthalpie massique h pour un fluide homogène à partir de l'identité thermodynamique fondamentale, et utiliser la deuxième loi de Joule pour un gaz parfait (\mathrm{d}h = c_P \mathrm{d}T).
- En déduire l'expression de la différentielle de l'entropie massique \mathrm{d}s_m en fonction de \mathrm{d}T et \mathrm{d}P.
- Linéariser au premier ordre autour de l'état d'équilibre de référence (T_0, P_0, \rho_0) pour identifier la fluctuation d'entropie massique s.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exploitation de l'identité thermodynamique dh = Tds + v dp pour exprimer la variation d'entropie massique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une masse unité du gaz parfait. L'identité thermodynamique appliquée à l'enthalpie massique h s'écrit :
où s_m est l'entropie massique, v_m = \frac{1}{\rho} le volume massique et \rho la masse volumique.
D'après la deuxième loi de Joule vérifiée par un gaz parfait, l'enthalpie ne dépend que de la température, soit :
En égalant les deux expressions, on en déduit la différentielle de l'entropie massique :
Pour les faibles perturbations acoustiques autour de l'état d'équilibre (T_0, P_0, \rho_0), les variations sont \tau = T - T_0, p = P - P_0 et s = s_m - s_{m,0}.
Au premier ordre en perturbation, le dénominateur \rho T est évalué à l'état de repos \rho_0 T_0, et le terme \frac{\mathrm{d}T}{T} s'approxime par \frac{\tau}{T_0} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 69
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : diffusion thermique, loi de fourier
Démontrer que :
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe sous forme locale à un élément fluide au repos en reliant la puissance thermique reçue au flux de Fourier \vec{j}_{\mathrm{th}} = -\lambda \vec{\nabla} T.
Voir la stratégieStratégie
Pour relier la variation temporelle d'entropie au profil de température, on applique le second principe de la thermodynamique à une tranche de fluide fermée (de masse dm). On calcule les transferts thermiques par conduction à l'aide de la loi de Fourier, puis on linéarise l'équation au premier ordre en négligeant la création d'entropie qui est d'ordre 2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan thermique 1D reliant le taux de variation d'entropie locale à la divergence du flux de Fourier.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une particule fluide de masse fixée dm = \rho_0 S\,\mathrm{d}x située entre x et x+\mathrm{d}x au repos. Pendant la durée \mathrm{d}t, la variation d'entropie de cette tranche s'écrit selon le second principe :
où :
- \mathrm{d}S = dm\,\mathrm{d}s = \rho_0 S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}s, avec \mathrm{d}s \simeq \frac{\partial s}{\partial t}\mathrm{d}t au premier ordre (le terme convectif v\frac{\partial s}{\partial x} étant d'ordre 2) ;
le transfert d'entropie avec le milieu extérieur est dû aux flux thermiques conductifs à travers les sections en x et x+\mathrm{d}x :
\delta S_e = \left( \frac{j_{Q}(x, t)S}{T(x, t)} - \frac{j_Q(x+\mathrm{d}x, t)S}{T(x+\mathrm{d}x, t)} \right) \mathrm{d}t = - S\,\mathrm{d}x \frac{\partial}{\partial x}\left(\frac{j_Q}{T}\right)\mathrm{d}tAu premier ordre en perturbation par rapport à l'état de référence à la température T_0, on a \frac{\partial}{\partial x}\left(\frac{j_Q}{T}\right) \simeq \frac{1}{T_0}\frac{\partial j_Q}{\partial x} ;
l'entropie créée par conduction thermique s'écrit classiquement :
\delta S_c = \left[\lambda\left(\frac{1}{T}\frac{\partial T}{\partial x}\right)^2\right] S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t \simeq \frac{\lambda}{T_0^2}\left(\frac{\partial \tau}{\partial x}\right)^2 S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}tCe terme est quadratique en perturbation (d'ordre 2) et est donc strictement négligeable devant les termes d'ordre 1.
Le bilan entropique s'écrit donc au premier ordre :
D'après la loi de Fourier à une dimension, avec T(x,t) = T_0 + \tau(x,t) :
En injectant cette relation dans le bilan entropique, on obtient directement :
Résultat
Question 70
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : diffusion thermique, équation de diffusion
Démontrer que l'on peut écrire :
où est une quantité que l'on précisera et dont on donnera une valeur numérique (à pression atmosphérique).
Voir l'indiceIndice
Remplacer l'entropie par son expression différentielle en p et \tau, puis réorganiser les termes pour faire apparaître la longueur thermique l_h = \lambda/(\rho_0 c_P c).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dérivée temporelle de la variation d'entropie massique \frac{\partial s}{\partial t} à partir de l'expression établie à la question Q68.
- Remplacer cette expression dans l'équation de diffusion thermique obtenue à la question Q69.
- Diviser la relation par la quantité c \rho_0 c_P pour identifier la forme demandée et déduire l'expression de la longueur caractéristique l_h.
- Évaluer numériquement l_h pour l'argon à pression atmosphérique en précisant les grandeurs thermodynamiques associées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison des équations thermique et thermodynamique pour obtenir l'équation de transport de la température avec terme source.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q68, la variation d'entropie massique s'écrit :
En dérivant par rapport au temps, sachant que T_0, \rho_0 et c_P sont constants à l'ordre 0, on a :
D'après la question Q69, l'équation de conservation de l'énergie couplée à la loi de Fourier s'écrit :
En injectant l'expression de \frac{\partial s}{\partial t}, il vient :
En divisant chaque terme par le facteur non nul c \rho_0 c_P, on obtient :
On identifie directement l'équation demandée :
avec :
Application numérique : Pour l'argon (gaz parfait monoatomique, \gamma = 5/3), la capacité thermique molaire à pression constante vaut :
La capacité thermique massique vaut donc :
Pour P_0 = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa} et T_0 \simeq 273\text{ K} (0\,^\circ\text{C}) :
Avec \lambda = 0{,}0177\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, le dénominateur vaut :
D'où, avec un chiffre significatif :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 71
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : relation de dispersion, onde acoustique
Démontrer que, au premier ordre en , est une solution avec , où .
Voir l'indiceIndice
Injecter l'onde plane thermique et éliminer la pression à l'aide de l'équation acoustique globale pour établir l'équation de dispersion modifiée.
Voir la stratégieStratégie
- Établir la relation entre les amplitudes complexes de la pression \underline{p} et du déplacement \underline{u} grâce à l'équation dynamique (Euler linéarisée), puis relier \underline{u} à \underline{p} et \underline{\tau} par la loi des gaz parfaits linéarisée (équation 20).
- Exprimer \underline{\tau} en fonction de \underline{p} à l'aide de l'équation de la chaleur acoustique (équation 23).
- Combiner ces relations pour obtenir la relation de dispersion liant k_a à \omega, puis effectuer un développement limité au premier ordre en l_h.
Voir la réponse courteRéponse courte
Recherche de solutions harmoniques et déduction de la correction perturbative sur le nombre d'onde complexe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On cherche des solutions sous forme d'ondes planes progressives harmoniques de pulsation \omega et de nombre d'onde k_a, de dépendance spatio-temporelle en e^{i(k_a x - \omega t)}. Les dérivées s'écrivent :
L'équation dynamique d'Euler linéarisée (équation 1) donne avec v = \frac{\partial u}{\partial t} :
En dérivant spatialement, on a donc :
Injectons cette expression dans la loi des gaz parfaits linéarisée (équation 20) :
Or, pour un gaz parfait, c^2 = \frac{\gamma P_0}{\rho_0}, soit \frac{\rho_0 \omega^2}{P_0} = \gamma \frac{\omega^2}{c^2} = \gamma k_0^2 avec k_0 = \frac{\omega}{c}. Ainsi :
Par ailleurs, l'équation thermo-acoustique (23) s'écrit en notation complexe :
Comme k_0 = \frac{\omega}{c}, il vient :
En substituant l'équation (2) dans l'équation (1), on obtient :
Pour un gaz parfait monoatomique, les relations de Mayer et de Laplace donnent :
Le terme préfactoriel devient donc simplement :
La relation de dispersion exacte s'écrit alors :
À l'ordre 0 en l_h, on retrouve le cas isentropique :
Au premier ordre en l_h, on effectue un développement limité en posant \frac{k_a^2 l_h}{k_0} = k_0 l_h + \mathcal{O}(l_h^2) :
Il vient :
On factorise finalement par k_0^2 :
Résultat
Question 72
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : temps de relaxation, relation de dispersion
Calculer le du modèle phénoménologique.
Voir l'indiceIndice
Comparer la partie imaginaire de k_a^2 avec celle issue du modèle phénoménologique de relaxation pour identifier \tau_r.
Voir la stratégieStratégie
Pour relier le paramètre phénoménologique \tau_r aux propriétés thermophysiques du fluide :
- On élève au carré la relation de dispersion obtenue à la question Q22 dans le cadre du modèle phénoménologique, au premier ordre en \omega\tau_r.
- On compare cette expression à la relation de dispersion k_a^2(\omega) établie à la question Q71 issue du bilan thermo-acoustique microscopique.
- On en déduit l'expression littérale de \tau_r, puis son ordre de grandeur numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du temps de relaxation \tau_r par comparaison avec le modèle d'amortissement phénoménologique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q22, le vecteur d'onde k associé au modèle phénoménologique s'écrit au premier ordre en \omega\tau_r \ll 1 :
En élevant au carré et en ne conservant que les termes du premier ordre :
D'autre part, la relation de dispersion thermo-acoustique obtenue à la question Q71 s'écrit au premier ordre en l_h :
Par identification directe des termes correctifs imaginaires, on obtient :
soit :
Application numérique : Avec les données fournies pour l'argon à pression atmosphérique et T_0 \simeq 273\text{ K} :
- \gamma = \frac{5}{3} \implies \gamma - 1 = \frac{2}{3} ;
- c \simeq 3{,}1 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- l_h \simeq 6 \times 10^{-8}\text{ m} (valeur issue de la question Q70).
Avec un chiffre significatif :
Résultat
Question 73
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
Notions : diffusion thermique, longueur de diffusion
Donner un ordre de grandeur de l'épaisseur de cette zone.
Voir l'indiceIndice
Calculer la longueur de diffusion thermique associée à la pulsation acoustique : \delta_{\mathrm{th}} = \sqrt{2D_{\mathrm{th}}/\omega}.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le phénomène physique : au voisinage immédiat des parois métalliques massives de la cavité, la température est imposée et constante (\tau = 0). Les variations de pression acoustique ne sont donc plus adiabatiques mais quasi-isothermes.
- Utiliser l'équation de diffusion thermique établie à la question Q70 pour identifier la diffusivité thermique du gaz D_{\mathrm{th}} = c \, l_h = \frac{\lambda}{\rho_0 c_P}.
- En déduire l'épaisseur de pénétration thermique (couche limite thermique) \delta_{\mathrm{th}} \sim \sqrt{\frac{2 D_{\mathrm{th}}}{\omega}} et en évaluer l'ordre de grandeur aux fréquences acoustiques étudiées dans le résonateur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation de l'épaisseur de la couche limite thermo-acoustique via l'épaisseur de peau thermique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Au sein de cette couche limite, le terme de diffusion thermique dans l'équation (23) équilibre la dérivation temporelle. L'équation satisfaite par l'écart de température \tau est une équation de diffusion de diffusivité thermique :
Pour une excitation sinusoïdale de pulsation \omega, les oscillations de température s'atténuent exponentiellement à partir de la paroi sur une épaisseur caractéristique appelée épaisseur de la couche limite thermique \delta_{\mathrm{th}} :
Effectuons l'application numérique pour l'argon à pression atmosphérique et aux fréquences de travail typiques de la cavité (f \sim 5\text{ kHz}, soit \omega = 2\pi f \sim 3 \times 10^4\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}) :
- Célérité du son : c \simeq 3 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- Longueur de conduction thermique (d'après Q70) : l_h \simeq 6 \times 10^{-8}\text{ m} ;
- Diffusivité thermique : D_{\mathrm{th}} = c \, l_h \simeq 3 \times 10^2 \times 6 \times 10^{-8} \simeq 2 \times 10^{-5}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}.
On en déduit l'épaisseur de la couche limite thermique :
Résultat
Question 74
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : perturbation de fréquence, couche limite
Calculer le changement de la fréquence de résonance en fonction de la pression et donner un ordre de grandeur pour une pression et pour le premier mode.
Voir l'indiceIndice
Traduire l'admittance acoustique pariétale non nulle due aux échanges thermiques en un glissement relatif de la fréquence propre inversement proportionnel à \sqrt{P_0}.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la condition aux limites à la paroi en présence de l'impédance acoustique finie \underline{Z}_a, puis la linéariser au voisinage du mode propre non perturbé x_n.
- Exprimer le décalage complexe de pulsation \Delta\omega_n et en déduire le déplacement de fréquence de résonance \Delta f_n = \text{Re}(\Delta\omega_n)/(2\pi).
- Analyser la dépendance de chaque grandeur vis-à-vis de la pression statique P_0 pour en déduire la loi d'échelle \Delta f_n(P_0).
- Réaliser l'application numérique pour P_0 = 100\text{ kPa} et le mode fondamental n = 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la baisse de fréquence propre induite par la couche limite thermique et dépendance en 1/\sqrt{P_0}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À la paroi de la cavité (r = R_c), la condition aux limites s'écrit avec l'impédance acoustique \underline{Z}_a :
D'après l'équation d'Euler (relation (4)), la vitesse particulaire radiale vérifie :
On en déduit la relation à la frontière :
Le champ de pression régulier au centre s'écrit \underline{p}(r) \propto f(kr) avec f(x) = \frac{\sin x}{x} et x = k R_c. La condition aux limites devient :
Au voisinage de la racine x_n (pour laquelle f'(x_n) = 0), posons x = x_n + \delta x. Au premier ordre :
La fonction f vérifiant l'équation différentielle sphérique f''(x) + \frac{2}{x}f'(x) + f(x) = 0, on a immédiatement f''(x_n) = -f(x_n), d'où :
Comme x = \frac{\omega R_c}{c}, la variation relative de pulsation propre s'identifie à :
En injectant l'expression (24) de l'énoncé :
et en remarquant que -i(1+i) = 1 - i, il vient :
Le déplacement de la fréquence de résonance est donné par la partie réelle. Compte tenu du caractère plus compressible du gaz dans la couche limite isotherme (qui augmente le volume effectif de la cavité et abaisse la fréquence propre), le décalage s'écrit :
où \delta_{\mathrm{th}} = \sqrt{\frac{2 l_h}{k_0}} est l'épaisseur de couche limite thermique définie à la question Q73.
Dépendance en fonction de la pression P_0 : Pour un gaz parfait à température T_0 fixée, les grandeurs c, c_P, \gamma ainsi que la conductivité thermique \lambda sont indépendantes de la pression statique P_0. En revanche :
Par conséquent :
Le changement de fréquence de résonance varie donc comme l'inverse de la racine carrée de la pression :
Ordre de grandeur pour P_0 = 100\text{ kPa} et le premier mode (n=1) : Pour l'argon à T_0 \simeq 273\text{ K} :
- c \simeq 3{,}1 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, R_c \simeq 0{,}05\text{ m}, x_1 \simeq 4{,}49 ;
- f_1 = \frac{x_1 c}{2\pi R_c} \simeq \frac{4{,}49 \times 310}{2\pi \times 0{,}05} \simeq 4{,}4\text{ kHz} ;
- \gamma = \frac{5}{3} \implies \gamma - 1 = \frac{2}{3} ;
- \delta_{\mathrm{th}} \simeq 3{,}7 \times 10^{-5}\text{ m} \simeq 40\ \mu\text{m} (d'après Q73).
On calcule le décalage relatif :
D'où le décalage absolu de fréquence pour le premier mode :
Avec un chiffre significatif :
Résultat
Question 75
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
- Démarche expérimentale
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : résonance, ajustement de courbe
Tracer l'allure d'un pic de résonance. Donner une méthode permettant de déterminer expérimentalement le changement de la fréquence de résonance.
Voir l'indiceIndice
Tracer la résonance mesurée pour différentes pressions et extrapoler linéairement les fréquences observées en fonction de 1/\sqrt{P_0} vers une pression infinie.
Voir la stratégieStratégie
- Représenter l'allure de la réponse en intensité (profil lorentzien établi à la question [29]) en fonction de la fréquence en précisant la fréquence de résonance f_{\text{res}} et la largeur à mi-hauteur.
- Proposer une méthode expérimentale pour mesurer le décalage thermo-acoustique \Delta f_n calculé à la question [74], en exploitant soit sa loi d'échelle en fonction de la pression statique (P_0^{-1/2}), soit le lien direct entre décalage fréquentiel et largeur de résonance.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé du pic et méthode d'extrapolation linéaire des fréquences mesurées en fonction de 1/\sqrt{P_0} à pression infinie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Allure du pic de résonance
D'après le résultat de la question [29], l'intensité acoustique au voisinage d'un mode propre suit un profil lorentzien :
où f_{\text{res}} = f_n^{(0)} + \Delta f_n est la fréquence de résonance effective décalée par les pertes thermo-acoustiques, \Delta f la demi-largeur à mi-hauteur (HWHM), et \delta f = 2\Delta f la largeur totale à mi-hauteur (FWHM).
2. Méthodes de détermination expérimentale du décalage \Delta f_n
Méthode principale : Extrapolation en pression
D'après la question [74], l'écart thermo-acoustique varie en P_0^{-1/2} :
\Delta f_n(P_0) = -\frac{A_n}{\sqrt{P_0}} \quad \implies \quad f_{\text{res}}(P_0) = f_n^{(0)} - \frac{A_n}{\sqrt{P_0}}où f_n^{(0)} est la fréquence propre idéale en l'absence d'effets thermiques à la paroi.
- On mesure la fréquence de résonance f_{\text{res}} pour différentes valeurs de la pression statique P_0 (par exemple entre 50\text{ kPa} et quelques bars).
- On trace la courbe f_{\text{res}} = g\left(P_0^{-1/2}\right). Les points s'alignent selon une droite dont l'ordonnée à l'origine (limite théorique P_0^{-1/2} \to 0, soit P_0 \to \infty) donne la fréquence non perturbée f_n^{(0)}.
Pour chaque pression P_0, le décalage expérimental s'en déduit directement par :
\boxed{\Delta f_n(P_0) = f_{\text{res}}(P_0) - f_n^{(0)}}
Méthode complémentaire : Utilisation de la largeur du pic
L'impédance acoustique de paroi (équation (24)) présente des parties réelle et imaginaire égales en module du fait du terme (1+i)/\sqrt{2}. La demi-largeur \Delta f_{\text{th}} due à la dissipation thermique de couche limite est donc théoriquement égale en valeur absolue au décalage en fréquence :
|\Delta f_n| = \Delta f_{\text{th}}- En mesurant la largeur à mi-hauteur \delta f = 2\Delta f du pic de résonance (ou le diamètre du cercle tracé par la détection synchrone dans le plan (X,Y)), on accède immédiatement à une mesure directe du décalage thermo-acoustique.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
6.3 · Gaz réel
Question 76
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : gaz de van der waals, compressibilité isotherme
En utilisant la relation de Reech disant que :
démontrer que
où désigne le volume molaire du gaz.
Voir l'indiceIndice
Calculer le coefficient de compressibilité isotherme \chi_T = -(1/V)(\partial V/\partial P)_T à partir de l'équation d'état de van der Waals et utiliser la relation de Reech.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la célérité du son c à la compressibilité isotherme \chi_T en utilisant l'expression générale c^2 = \frac{1}{\rho \chi_S}, la masse volumique \rho = \frac{M}{\bar{V}} et la relation de Reech.
- Exprimer \frac{1}{\chi_T} en fonction de la dérivée thermodynamique \left(\frac{\partial P}{\partial \bar{V}}\right)_T.
- Isoler la pression P dans l'équation d'état de van der Waals pour une mole de gaz, puis dériver par rapport au volume molaire \bar{V} à température fixée pour conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la compressibilité isotherme d'un fluide de van der Waals et utilisation de la formule de Reech pour déduire c^2.
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La célérité d'une onde acoustique dans un fluide s'écrit de façon générale (établie à la question [5]) :
où \rho = \frac{M}{\bar{V}} est la masse volumique du fluide, avec M la masse molaire et \bar{V} le volume molaire.
D'après la relation de Reech fournie par l'énoncé, \chi_S = \frac{\chi_T}{\gamma}, d'où :
Par définition du coefficient de compressibilité isotherme :
Il s'ensuit que :
L'équation de van der Waals s'écrit pour une mole (n = 1, V = \bar{V}) :
En dérivant P par rapport à \bar{V} à température T constante, on obtient :
On en déduit :
En injectant ce résultat dans l'expression de c^2, on aboutit bien à :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 77
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : gaz réel, développement du viriel
Faire un développement limité de en fonction de la pression. Donner un ordre de grandeur de la correction pour .
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Développer l'expression de c^2 au premier ordre en puissances de 1/\bar{V} \simeq P/(RT) pour extraire le coefficient du second viriel acoustique.
Voir la stratégieStratégie
- Développer l'expression de c^2 issue de la question Q76 à l'ordre 1 en fonction de 1/\bar{V}.
- Exprimer 1/\bar{V} en fonction de la pression P au premier ordre à l'aide de l'équation d'état de van der Waals pour en déduire le développement limité de c^2(P).
- Réaliser l'application numérique pour P = 100\text{ kPa} à T_0 \simeq 273{,}15\text{ K} afin d'estimer l'ordre de grandeur de la correction relative \Delta(c^2)/c_0^2 (ou \Delta c / c_0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement du viriel de c^2 à l'ordre 1 en pression et calcul de l'écart à l'idéalité à pression atmosphérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q76, la célérité du son dans un gaz de van der Waals s'écrit :
Dans la limite d'un gaz dilué, le volume molaire est grand devant le covolume (\bar{V} \gg b). Développons le premier terme au premier ordre en b/\bar{V} :
L'expression de c^2 devient :
Par ailleurs, l'équation de van der Waals s'écrit au premier ordre en basse pression :
En substituant 1/\bar{V} dans le développement de c^2 et en notant c_0^2 = \frac{\gamma RT}{M} la vitesse du son dans le gaz parfait à la même température :
Application numérique : Pour l'argon à T \simeq 273{,}15\text{ K} (0\,^\circ\text{C}) :
- RT \simeq 8{,}314 \times 273{,}15 \simeq 2{,}27 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1},
- b = 0{,}032\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1} = 3{,}2 \times 10^{-5}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1},
- a = 1{,}4\text{ L}^2\cdot\text{bar}\cdot\text{mol}^{-2} = 1{,}4 \times (10^{-3}\text{ m}^3)^2 \times 10^5\text{ Pa}\cdot\text{mol}^{-2} = 0{,}14\text{ Pa}\cdot\text{m}^6\cdot\text{mol}^{-2},
- \frac{a}{RT} = \frac{0{,}14}{2{,}27 \times 10^3} \simeq 6{,}2 \times 10^{-5}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1},
- b - \frac{a}{RT} \simeq (3{,}2 - 6{,}2) \times 10^{-5} = -3{,}0 \times 10^{-5}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1}.
Pour P = 100\text{ kPa} = 10^5\text{ Pa} :
La correction relative sur la vitesse du son est donc :
Soit un décalage absolu de l'ordre de :
pour une célérité non perturbée c_0 \simeq 308\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} à 0\,^\circ\text{C}.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique U PSI 2021 ?
Surtout 3 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (46 % des questions, parties 2, 3 et 4), Circuits électriques et régimes transitoires (12 %) et Premier et second principes de la thermodynamique (11 %, partie 1). Plus ponctuellement : Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Électrostatique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Diffusion thermique et diffusion de particules, Atomistique, liaisons et cristallographie…
Peut-on travailler le sujet ENS Physique U PSI 2021 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique U PSI 2021 ?
Environ 5 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 6 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie 5 est la plus longue (environ 2 h 15).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique U PSI 2021 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique U PSI 2021 ?
Questions de cours : Q1 (gaz parfait), Q4 (équation de d'alembert), Q5 (célérité), Q10 (équation de d'alembert), Q12 (onde progressive), Q34 (point triple), Q36 (métal noble) et Q55 (détection synchrone). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (approximation acoustique), Q3 (équation d'euler), Q6 (loi de laplace), Q8 (onde stationnaire), Q11 (onde sphérique), Q22 (relation de dispersion), Q26 (coefficient de réflexion), Q27 (interférence)….
Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique U PSI 2021 ?
Le sujet ENS Physique U PSI 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet ENS Physique U PSI 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. le rapport décrit un sujet très long, une moyenne de 9,0/20 et signale que certaines questions n'ont eu aucune bonne réponse. Écart-type : 3,8.
Quelle convention temporelle adopter pour la notation complexe dans ce sujet ?
Comment déterminer sans erreur de signe la force électrostatique en Q45 ?
Raisonner à charge fixée q en exprimant l'énergie électrostatique E_e = \frac{q^2}{2C} pour appliquer F = -\frac{\mathrm{d}E_e}{\mathrm{d}D}, puis réintroduire q = CU. À tension U maintenue par le générateur, la dérivation directe de \frac{1}{2}CU^2 nécessite d'inverser le signe en raison du travail fourni : F = +\left(\frac{\partial E_e}{\partial D}\right)_U.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.