Corrigé détaillé Centrale Physique 2 PC 2026
Un bref aperçu des instruments du télescope spatial James Webb
- 43 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en PCSI : 15 questions sur 43
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 15 questions sur 43. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : PTSI 14 · TSI1 14 · BCPST1 13 questions.
Détail par partie
- Partie A : Spectrométrie par un réseau à échelette3/15En partie
- Partie B : Absorption IR d'une molécule diatomique5/10En partie
- Partie C : Refroidissement du télescope7/18En partie
Le sujet en bref
Sujet accessible · Optique ondulatoire, Thermodynamique, Physique quantique · 9 incontournables · 19 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet moderne et riche s'articule autour des défis physiques et technologiques relevés par le télescope spatial James Webb (JWST). Il propose un parcours très complet à travers le programme de physique de la filière PC en combinant avec équilibre optique ondulatoire, physique quantique, transferts thermiques radiatifs et acoustique physique.
La première partie dissèque l'intérêt spectroscopique d'un réseau à échelette (blazé) en couplant interférences à ondes et diffraction par un miroir élémentaire. La deuxième partie analyse l'absorption infrarouge d'une liaison chimique (monoxyde de carbone), d'abord via l'oscillateur harmonique et le potentiel de Morse, puis par un puits quantique asymétrique. Enfin, la troisième partie étudie le refroidissement cryogénique des instruments : un bilan radiatif couplé à une résolution numérique sous Python (méthode d'Euler), suivi d'une modélisation remarquable d'une machine frigorifique thermo-acoustique. C'est un problème incontournable pour réviser de grands classiques de concours dans un cadre d'application concret et stimulant.
- Difficulté
- Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 3 h 30 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Optique ondulatoire33 %
- Thermodynamique15 %
- Physique quantique14 %
- Diffusion et transferts thermiques13 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 15 questions sur 43.
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Sommaire
43 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
43 questionsPartie A : Spectrométrie par un réseau à échelette
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Instruments d'optique
Notions : aberration chromatique, miroir concave
Citer une raison qui justifie pourquoi, dans un télescope, il est préférable d'utiliser des miroirs concaves plutôt que des lentilles pour faire converger la lumière.
Voir l'indiceIndice
Penser aux aberrations chromatiques inhérentes aux dioptres ainsi qu'aux contraintes de masse et d'absorption des verres dans le domaine infrarouge.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les miroirs concaves éliminent le chromatisme et permettent d'alléger considérablement la structure par rapport à de très grandes lentilles.
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Plusieurs raisons physiques et techniques justifient l'utilisation de miroirs concaves plutôt que de lentilles dans les télescopes :
- Absence d'aberrations chromatiques : les lois de la réflexion (lois de Snell-Descartes) sont rigoureusement indépendantes de la longueur d'onde \lambda. À l'inverse, la réfraction dans une lentille dépend de l'indice n(\lambda) du verre (phénomène de dispersion), ce qui focalise les différentes couleurs à des distances différentes.
- Absence d'absorption dans le matériau : le faisceau lumineux ne traverse pas l'épaisseur du verre mais se réfléchit sur une surface traitée. Dans l'infrarouge (domaine d'étude privilégié du JWST), la plupart des verres optiques usuels absorbent fortement le rayonnement.
- Contraintes mécaniques et thermiques : un miroir peut être soutenu sur toute sa face arrière et allégé (structure alvéolaire, miroirs segmentés comme sur le JWST), alors qu'une lentille de grand diamètre ne peut être maintenue que par ses bords et se déforme sous son propre poids. De plus, seul l'état de surface d'un miroir doit être parfait, sans exiger l'homogénéité du matériau dans la masse.
Une seule de ces raisons suffit pour répondre à la question ; l'absence totale d'aberration chromatique constitue l'argument optique principal.
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : différence de marche, déphasage
Établir l'expression de la différence de marche entre les rayons passant par et en fonction de et . En déduire l'expression du déphasage correspondant en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Projeter la distance géométrique entre les deux miroirs sur la direction de diffraction repérée par l'angle \theta, puis relier la différence de marche au déphasage via \phi = 2\pi\delta/\lambda.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le chemin optique entre la source S à l'infini et la caméra en P à l'infini pour chaque rayon en utilisant le principe des surfaces d'onde (surfaces orthogonales aux rayons dans un milieu homogène).
- Identifier la différence de marche géométrique en projetant orthogonalement le point \mathrm{M}_1 sur le rayon diffracté issu de \mathrm{M}_2, ou en utilisant les équations de plans d'onde.
- Relier la différence de marche \delta au déphasage \phi par la relation fondamentale de l'interférométrie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Différence de marche géométrique \delta = a \sin\theta entre deux miroirs successifs, donnant le déphasage \phi = 2\pi a \sin\theta / \lambda.
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La source ponctuelle \mathrm{S} étant située à l'infini, elle émet des ondes planes. L'éclairage se faisant sous incidence normale, le plan contenant les miroirs \mathrm{M}_1 et \mathrm{M}_2 est perpendiculaire aux rayons incidents. Par conséquent, les deux rayons incidents sont en phase au niveau des miroirs :
Après réflexion, les rayons diffractés se propagent dans la direction faisant un angle \theta avec la normale \vec{u}_y. Le vecteur unitaire directeur des rayons diffractés est :
Soit \mathrm{H} le projeté orthogonal de \mathrm{M}_1 sur le rayon diffracté passant par \mathrm{M}_2. Le plan orthogonal aux rayons diffractés passant par \mathrm{M}_1 et \mathrm{H} constitue une surface d'onde pour l'onde diffractée vers le point \mathrm{P} à l'infini, ce qui implique (\mathrm{M}_1\mathrm{P}) = (\mathrm{HP}).
Puisque le rayon issu de \mathrm{M}_2 est orienté vers les x croissants (\theta > 0), \mathrm{M}_2 est situé en aval du plan d'onde passant par \mathrm{M}_1. Le rayon passant par \mathrm{M}_1 parcourt donc une distance supplémentaire par rapport à celui passant par \mathrm{M}_2 :
La différence de marche \delta s'écrit alors :
Le déphasage \phi correspondant est relié à la différence de marche \delta par \phi = \frac{2\pi}{\lambda}\delta, d'où :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Interférences par division du front d'onde
Notions : formule de fresnel, interférence à deux ondes
Déterminer l'expression de l'intensité normalisée au point en fonction de , puis la tracer.
Voir l'indiceIndice
Sommer les amplitudes complexes de deux ondes identiques déphasées de \phi, puis factoriser par l'exponentielle de l'angle moitié pour exprimer l'intensité normalisée sous forme d'un cosinus carré.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'amplitude complexe totale résultant de la superposition des deux ondes issues de \mathrm{M}_1 et \mathrm{M}_2, en prenant l'une des ondes comme référence de phase.
- En déduire l'intensité lumineuse I_2(\phi) par le carré du module de l'amplitude, puis déterminer sa valeur maximale pour former le rapport normalisé I_{n,2}(\phi) = I_2(\phi)/\max(I_2).
- Tracer I_{n,2} en fonction de \phi sur au moins deux périodes, en mettant en évidence les extrema remarquables.
Voir la réponse courteRéponse courte
Formule de Fresnel pour deux ondes d'égales amplitudes conduisant à I_{n,2}(\phi) = \cos^2(\phi/2), puis tracé périodique en \phi.
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L'amplitude complexe de l'onde issue de \mathrm{M}_1 est choisie comme référence de phase : \underline{s}_1 = A_0. Celle issue de \mathrm{M}_2 présente un déphasage \phi par rapport à \mathrm{M}_1, soit \underline{s}_2 = A_0\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\phi}.
L'amplitude complexe totale au point \mathrm{P} s'écrit donc :
L'intensité lumineuse I_2(\phi), proportionnelle au carré du module de l'amplitude complexe, vaut :
Le maximum de cette intensité est atteint pour \phi \equiv 0 \pmod{2\pi} et vaut \max(I_2) = 4 A_0^2.
Par définition de l'intensité normalisée I_{n,2}(\phi) = \dfrac{I_2(\phi)}{\max(I_2)}, on obtient :
Cette fonction est paire, strictement positive, périodique de période 2\pi, maximale et égale à 1 en \phi = 2p\pi (p \in \mathbb{Z}), et nulle en \phi = (2p+1)\pi.
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : différence de marche, déphasage
Établir l'expression de la différence de marche entre les rayons passant par le premier miroir et le -ième miroir, en fonction de et . En déduire l'expression du déphasage correspondant en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Exploiter la périodicité spatiale du réseau régulier où le k-ième miroir est situé à l'abscisse (k-1)a par rapport au premier.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le chemin optique associé au k-ième miroir en exploitant la régularité spatiale du réseau (somme télescopique sur les miroirs successifs).
- Relier le déphasage \phi_k à la différence de marche \delta_k par la relation classique \phi_k = \frac{2\pi}{\lambda}\delta_k avec la convention de référence de phase sur le premier miroir (\phi_1 = 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Par translation régulière, la différence de marche du k-ième miroir s'écrit \delta_k = (k-1)\delta et le déphasage \phi_k = (k-1)\phi.
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Les N miroirs ponctuels sont régulièrement espacés d'une distance a selon l'axe horizontal, avec une hauteur de marche nulle (h=0). Pour tout entier j \in \{1, \dots, N-1\}, la différence de marche entre deux miroirs adjacents successifs est identique à celle calculée à la question Q2 :
Par télescopage, la différence de marche \delta_k entre les rayons passant par le premier miroir \mathrm{M}_1 et le k-ième miroir \mathrm{M}_k s'écrit :
La somme comporte k-1 termes identiques, d'où :
Le déphasage de l'onde issue du miroir \mathrm{M}_k par rapport à celle issue du premier miroir \mathrm{M}_1 (choisi comme origine des phases, soit \phi_1 = 0) est proportionnel à la différence de marche \delta_k :
En introduisant le déphasage élémentaire \phi = \frac{2\pi}{\lambda}\delta défini à la question Q2 :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : réseau de diffraction, interférence à n ondes
Déterminer l'expression de au point en fonction de , et , puis justifier soigneusement que l'intensité normalisée s'écrit :
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Calculer la somme des termes d'une suite géométrique de raison \mathrm{e}^{\mathrm{i}\phi}, utiliser la factorisation par l'angle moitié et prendre le carré du module en justifiant la normalisation par N^2 A_0^2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'amplitude complexe totale \underline{s}_{\text{tot}} comme la somme des amplitudes des N ondes arrivant en \mathrm{P}.
- Calculer la somme géométrique à l'aide de la formule du formulaire et factoriser par les exponentielles d'arcs moitiés pour faire apparaître des sinus.
- En déduire l'intensité lumineuse I_N(\phi) = |\underline{s}_{\text{tot}}|^2.
- Déterminer \max(I_N) en étudiant la limite quand les ondes sont en phase (\phi \to 0), puis former le quotient définissant I_{n,N}(\phi).
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme des termes en progression géométrique, factorisation par l'arc moitié et carré du module donnant la fonction d'appareil du réseau.
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D'après la question Q4, l'amplitude complexe de l'onde issue du k-ième miroir s'écrit :
Par le principe de superposition, l'amplitude complexe totale au point \mathrm{P} est la somme des N amplitudes :
Pour \phi \not\equiv 0 \pmod{2\pi}, on utilise la formule de la somme des termes d'une suite géométrique de raison q = \mathrm{e}^{i\phi} \neq 1 :
L'intensité lumineuse I_N(\phi), proportionnelle au carré du module de l'amplitude résultante, s'écrit donc :
Normalisation de l'intensité :
Par l'inégalité triangulaire appliquée à l'amplitude complexe, on a pour tout \phi :
L'égalité est atteinte lorsque toutes les ondes interfèrent de façon purement constructive, c'est-à-dire lorsque tous les termes sont en phase : \phi = 2p\pi avec p \in \mathbb{Z}.
En effet, au voisinage de \phi \to 0 (ou \phi \to 2p\pi), les équivalents usuels donnent :
d'où :
Le maximum absolu de l'intensité est donc :
L'intensité normalisée I_{n,N}(\phi) = \frac{I_N(\phi)}{\max(I_N)} s'écrit donc soigneusement :
Résultat
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : formule des réseaux, ordre d'interférence
Déterminer l'expression de en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Identifier la condition d'annulation du dénominateur donnant une indétermination finie (\phi = 2\pi p avec p \in \mathbb{Z}), puis remplacer \phi par sa définition géométrique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Maxima principaux pour \phi = 2p\pi, d'où la relation classique des réseaux sous incidence normale : \sin(\theta_p) = p\lambda/a.
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D'après l'expression de l'intensité normalisée obtenue à la question Q5 :
les pics principaux correspondent aux maxima absolus d'intensité où I_{n,N}(\phi) = 1. Ils sont atteints lorsque le dénominateur s'annule, c'est-à-dire pour :
En effet, au voisinage de ces valeurs, \lim_{\phi \to 2\pi p} I_{n,N}(\phi) = 1.
D'après le résultat de la question Q2, le déphasage est relié à l'angle \theta par :
L'angle \theta_p associé au pic principal d'ordre p vérifie donc :
On en déduit l'expression de \sin(\theta_p) :
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : réseau de diffraction, largeur angulaire
Déterminer l'expression de en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Trouver les deux premiers zéros encadrant le pic d'ordre p donnés par N\phi/2 = p N\pi \pm \pi, puis différentier la relation du réseau pour relier l'écart \Delta\phi = 4\pi/N à la largeur angulaire \delta\theta_p.
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- Identifier les valeurs du déphasage \phi correspondant aux deux zéros d'intensité encadrant immédiatement le pic principal d'ordre p.
- Exprimer \sin\theta pour ces zéros à partir de la relation \phi = \frac{2\pi a}{\lambda}\sin\theta.
- Utiliser le développement limité fourni dans le formulaire pour relier la largeur angulaire \delta\theta_p aux paramètres demandés.
Voir la réponse courteRéponse courte
Différentiation de \sin\theta au voisinage du pic pour un demi-écart \Delta\phi = 2\pi/N, d'où \delta\theta_p = \lambda / (N a \cos\theta_p).
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L'intensité normalisée s'écrit d'après la question Q5 :
Le p-ième pic principal correspond à \phi_p = 2\pi p (avec p \in \mathbb{Z}). L'intensité s'annule lorsque le numérateur s'annule sans que le dénominateur ne s'annule, c'est-à-dire pour :
Le pic principal correspond à m = pN. Les deux zéros d'intensité adjacents les plus proches correspondent donc aux entiers m = pN - 1 et m = pN + 1, soit aux déphasages :
La relation entre le déphasage \phi et l'angle \theta s'écrit (d'après la question Q2) :
Pour les deux zéros entourant le pic p, on note les angles \theta = \theta_p \pm \Delta\theta, où \Delta\theta = \frac{\delta\theta_p}{2} représente la demi-largeur angulaire. On a donc :
Comme N \gg 1, la largeur \delta\theta_p est un infiniment petit d'ordre 1. En utilisant la formule de l'énoncé \sin(x+\varepsilon) \simeq \sin(x) + \varepsilon\cos(x) :
Par identification des termes correctifs, il vient :
On en déduit l'expression de la largeur angulaire :
Résultat
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : critère de rayleigh, pouvoir de résolution
Expliquer, en vous appuyant sur un schéma, ce que l'on observe lorsque ce critère n'est pas respecté.
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Tracer la somme des intensités de deux raies monochromatiques très proches et illustrer la perte de creux central lorsqu'elles sont séparées d'un angle inférieur au demi-pic.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lorsque le critère n'est pas respecté, les deux pics se chevauchent trop et le creux d'intensité disparaît : les raies sont confondues.
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Le critère proposé correspond au critère de Rayleigh pour la séparation de deux raies spectrales : deux longueurs d'onde voisines sont résolues si le maximum principal de l'une est situé au-delà (ou au niveau) du premier zéro d'intensité de l'autre, soit un écart angulaire supérieur ou égal à la demi-largeur angulaire :
Lorsque ce critère n'est pas respecté (\Delta\theta < \frac{\delta\theta_p^\lambda}{2}) :
Les deux radiations monochromatiques de longueurs d'onde distinctes étant mutuellement incohérentes, les intensités s'ajoutent en chaque point du plan focal :
I_{\text{tot}}(\theta) = I_\lambda(\theta) + I_{\lambda+\delta\lambda}(\theta)- Les deux profils d'intensité se chevauchent trop fortement : la courbe d'intensité totale I_{\text{tot}}(\theta) ne présente plus de creux d'intensité discernable entre les deux composantes, mais un sommet aplati ou un pic unique élargi.
- L'observateur ou la caméra ne visualise plus deux raies spectrales séparées, mais une seule raie élargie : les deux longueurs d'onde ne sont pas résolues.
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : critère de rayleigh, pouvoir de résolution
Montrer que ce critère est respecté lorsque , où est à exprimer en fonction de , et . En déduire l'expression du pouvoir de résolution du réseau, défini par :
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Différentier la formule fondamentale du réseau \sin\theta_p = p\lambda/a à ordre p fixé en écrivant \cos(\theta_p)\,\delta\theta_p = p\,\delta\lambda/a, puis injecter l'expression de \delta\theta_p issue de Q7.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'écart angulaire \theta_p^{\lambda+\delta\lambda} - \theta_p^\lambda par différentiation de la formule des réseaux (ou développement limité de la fonction \arcsin donné dans le formulaire).
- Réinjecter cet écart et l'expression de la demi-largeur \delta\theta_p^\lambda / 2 obtenue à la question Q7 dans la condition de résolution pour identifier \delta\lambda_{\min}.
- Calculer le pouvoir de résolution P_r = \lambda / \delta\lambda_{\min}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité de l'écart angulaire chromatique et de la demi-largeur du pic donnant \delta\lambda_{\min} = \lambda/(pN) et P_r = pN.
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D'après la question Q6, l'angle de diffraction \theta_p^\lambda du p-ième pic principal associé à la longueur d'onde \lambda vérifie :
Pour une variation élémentaire \delta\lambda > 0, au premier ordre en \delta\lambda, la différentiation de cette relation donne :
soit une dispersion angulaire :
Le critère de résolution s'écrit :
En utilisant l'expression de la largeur angulaire établie à la question Q7, \delta\theta_p^\lambda = \frac{2\lambda}{Na\cos(\theta_p^\lambda)}, il vient :
Puisque a\cos(\theta_p^\lambda) > 0 et p > 0, on obtient directement :
Le critère est donc bien respecté pour \delta\lambda \geqslant \delta\lambda_{\min} avec :
On en déduit l'expression du pouvoir de résolution du réseau :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : réseau de diffraction, recouvrement des ordres
Établir une condition reliant , et , pour que le spectre de l'ordre ne se recouvre pas avec le spectre de l'ordre .
Voir l'indiceIndice
Traduire l'absence de superposition par l'inégalité stricte entre l'angle de diffraction maximal de l'ordre p et l'angle minimal de l'ordre p+1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le domaine angulaire couvert par le spectre pour un ordre d'interférence p > 0 donné, via la relation du réseau établie à la question Q6.
- Écrire la condition de non-chevauchement entre l'extrémité supérieure du spectre d'ordre p et l'extrémité inférieure du spectre d'ordre p+1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de non-recouvrement \sin\theta_p(\lambda_{\max}) \leqslant \sin\theta_{p+1}(\lambda_{\min}), ce qui se simplifie en p\lambda_{\max} \leqslant (p+1)\lambda_{\min}.
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D'après le résultat de la question Q6, l'angle de diffraction \theta_p(\lambda) associé au pic principal d'ordre p pour une onde de longueur d'onde \lambda vérifie :
La fonction sinus étant strictement croissante sur [0, \pi/2], l'ensemble des directions diffractées à l'ordre p > 0 pour la gamme de longueurs d'onde transmises [\lambda_{\min}, \lambda_{\max}] correspond à l'intervalle :
De même, pour l'ordre consécutif p+1, le domaine angulaire s'étend sur :
Pour que le spectre de l'ordre p ne se recouvre pas avec celui de l'ordre p+1, il faut que la déviation maximale de l'ordre p n'empiète pas sur la déviation minimale de l'ordre p+1 :
soit :
Ce qui conduit à la condition :
Résultat
Question 11
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : réseau de diffraction, recouvrement des ordres
Montrer que, peu importe le filtre choisi, la caméra doit toujours être placée en face de l'ordre à déterminer.
Voir l'indiceIndice
Calculer le rapport \lambda_{\max}/\lambda_{\min} pour les quatre filtres du tableau et vérifier pour quelle plus grande valeur de l'entier p_0 l'inégalité de non-recouvrement reste satisfaite.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer le rapport \lambda_{\max}/\lambda_{\min} pour chacun des quatre filtres proposés dans le tableau.
- Exploiter la condition de non-recouvrement établie à la question Q10 pour déterminer les ordres p \in \mathbb{N}^* admissibles.
- Discuter le cas de l'ordre p=0 afin de conclure sur l'unique valeur de l'ordre d'observation p_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix de l'ordre p_0 garantissant le respect de la condition de séparation spectrale sur toutes les bandes filtrées de NIRSpec.
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Calculons le rapport \dfrac{\lambda_{\max}}{\lambda_{\min}} pour chacun des filtres disponibles sur la roue :
- Filtre f070lp : \dfrac{\lambda_{\max}}{\lambda_{\min}} = \dfrac{1{,}27}{0{,}70} \approx 1{,}81 ;
- Filtre f100lp : \dfrac{\lambda_{\max}}{\lambda_{\min}} = \dfrac{1{,}89}{0{,}97} \approx 1{,}95 ;
- Filtre f170lp : \dfrac{\lambda_{\max}}{\lambda_{\min}} = \dfrac{3{,}17}{1{,}66} \approx 1{,}91 ;
- Filtre f295lp : \dfrac{\lambda_{\max}}{\lambda_{\min}} = \dfrac{5{,}27}{2{,}87} \approx 1{,}84.
Pour l'ensemble de ces filtres, le rapport vérifie l'encadrement strict :
D'après le résultat de la question Q10, l'absence de recouvrement entre les ordres p et p+1 requiert :
Testons les différents ordres entiers positifs :
- Pour p = 1 : 1 + \dfrac{1}{1} = 2. Comme \dfrac{\lambda_{\max}}{\lambda_{\min}} < 2, la condition est rigoureusement satisfaite pour tous les filtres. Les spectres d'ordre 1 et d'ordre 2 ne se chevauchent pas.
- Pour p \geqslant 2 : 1 + \dfrac{1}{p} \leqslant 1 + \dfrac{1}{2} = 1{,}5. Comme \dfrac{\lambda_{\max}}{\lambda_{\min}} > 1{,}5, la condition n'est jamais vérifiée : le spectre d'ordre p empiète systématiquement sur celui d'ordre p+1.
Enfin, l'ordre p = 0 correspond à une direction de diffraction \theta_0 = 0 indépendante de \lambda : il n'y a aucune dispersion spectrale à cet ordre, ce qui empêche toute analyse spectroscopique.
Par conséquent, quel que soit le filtre sélectionné, la caméra doit être positionnée pour observer l'ordre :
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : diffraction de fraunhofer, fente fine
Tracer . Que retrouve-t-on lorsque la largeur du miroir devient extrêmement grande devant la longueur d'onde ?
Voir l'indiceIndice
Tracer la fonction sinus cardinal au carré ; lorsque a/\lambda \to \infty, la tâche centrale se réduit à un pic infiniment étroit, correspondant aux lois de Snell-Descartes de la réflexion spéculaire.
Voir la stratégieStratégie
- Étudier la fonction I_{n,\text{diff}}(\phi) = \left(\frac{\sin(\phi/2)}{\phi/2}\right)^2 (parité, valeur en \phi=0, zéros et extrema secondaires) pour en tracer l'allure sur l'intervalle [-4\pi, 4\pi].
- Exprimer le déphasage \phi en fonction de l'angle \theta afin d'analyser le comportement de la répartition spatiale de l'intensité lorsque le rapport a/\lambda devient très grand.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de la fonction en sinus cardinal au carré ; à la limite a \gg \lambda, la diffraction s'annule et l'optique géométrique est retrouvée.
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La fonction I_{n,\text{diff}}(\phi) = \left(\dfrac{\sin(\phi/2)}{\phi/2}\right)^2 est paire, positive, vaut 1 en \phi = 0 et s'annule pour :
Elle présente un lobe principal de largeur angulaire 4\pi en \phi et des lobes secondaires d'intensité maximale nettement plus faible (le premier pic secondaire culmine à environ 0{,}047).
Rappelons que pour un miroir élémentaire de largeur a, le déphasage s'écrit \phi = \dfrac{2\pi a}{\lambda}\sin\theta. Le premier zéro de diffraction apparaît pour :
La demi-largeur angulaire du lobe principal est donc \Delta\theta \simeq \dfrac{\lambda}{a}.
Lorsque a \gg \lambda, cette largeur angulaire tend vers zéro (\Delta\theta \to 0) : le phénomène de diffraction devient négligeable et toute l'énergie réfléchie est concentrée dans la direction \theta = 0.
Le miroir se comporte comme un miroir plan usuel renvoyant le faisceau incident normal selon la normale.
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : réseau de diffraction, ordre d'interférence
Quel ordre est le plus lumineux ? Expliquer pourquoi ce n'est pas une situation souhaitable.
Voir l'indiceIndice
Calculer le produit I_{n,\mathrm{tot}} = I_{n,\infty} \times I_{n,\mathrm{diff}} pour \phi = 2\pi p ; remarquer que pour un réseau plan, le pic de diffraction éteint tous les ordres dispersifs p \neq 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'ordre 0 concentre le plus d'énergie mais n'est pas dispersif, rendant la lumière perdue pour l'analyse spectrométrique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression admise, l'intensité totale normalisée s'écrit :
Les pics d'interférence sont localisés aux valeurs de déphasage \phi = 2\pi p avec p \in \mathbb{Z}. L'intensité de l'ordre p s'évalue donc en considérant l'enveloppe de diffraction en ces points :
Pour l'ordre p = 0 (\phi = 0) :
I_{n,\text{diff}}(0) = \lim_{\phi \to 0} \left(\frac{\sin(\phi/2)}{\phi/2}\right)^2 = 1 \implies I_{n,\text{tot}} = 1Pour les ordres p \in \mathbb{Z}^* (\phi = 2\pi p \neq 0) :
I_{n,\text{diff}}(2\pi p) = \left(\frac{\sin(p\pi)}{p\pi}\right)^2 = 0 \implies I_{n,\text{tot}} = 0
L'ordre le plus lumineux est donc l'ordre p = 0 :
Cette situation n'est pas souhaitable pour deux raisons majeures :
- Absence de dispersion à l'ordre 0 : d'après la relation des réseaux (question Q6), l'angle de diffraction vérifie \sin(\theta_0) = 0, soit \theta_0 = 0 pour toutes les longueurs d'onde. Cet ordre ne sépare donc absolument pas les composantes spectrales.
- Perte d'information pour la spectrométrie : la quasi-totalité de l'énergie lumineuse est concentrée dans la réflexion spéculaire non dispersive (p = 0), alors que les ordres dispersifs (p \neq 0, et en particulier l'ordre p_0 = 1 sélectionné à la question Q11) reçoivent une intensité nulle. Le détecteur ne capterait aucun signal exploitable en spectroscopie, ce qui est rédhibitoire pour l'observation d'objets astrophysiques de très faible flux par le JWST.
Résultat
Question 14
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : réseau échelette, différence de marche
Montrer que la différence de marche entre les rayons passant par les centres de deux miroirs adjacents est donnée par :
Voir l'indiceIndice
Décomposer le vecteur déplacement joignant les centres des deux miroirs en ses composantes horizontale a et verticale h, puis projeter sur les directions d'incidence et de réflexion.
Voir la stratégieStratégie
- Décomposer la différence de marche \delta_e en une contribution incidente (en amont des miroirs) et une contribution diffractée (en aval des miroirs).
- Exprimer ces différences de marche à l'aide des vecteurs d'onde (ou des vecteurs unitaires de propagation) et du vecteur déplacement \vec{M_k M_{k+1}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décomposition du chemin optique entre deux facettes adjacentes avec composante parallèle a\sin\theta et composante en marche d'escalier h(1+\cos\theta).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le repère orthonormé (O, \vec{u}_x, \vec{u}_y) défini sur la figure 2, où l'axe horizontal \vec{u}_x est parallèle aux faces réfléchissantes des miroirs et l'axe \vec{u}_y est orthogonal aux miroirs, orienté vers l'espace de propagation.
D'après la géométrie de la marche d'escalier, le centre M_{k+1} se déduit du centre M_k par le vecteur déplacement :
La différence de marche totale entre les deux rayons s'écrit :
1. En amont du réseau (faisceau incident) : Le faisceau incident se propage en incidence normale selon la direction du vecteur unitaire \vec{u}_i = -\vec{u}_y. Les plans d'onde incidents sont horizontaux (d'équation y = \text{cte}).
Le rayon atteignant M_k (d'altitude y_k) doit parcourir une distance supplémentaire h = y_{k+1} - y_k par rapport au rayon atteignant M_{k+1} (d'altitude y_{k+1}) :
2. En aval du réseau (faisceau diffracté) : Le faisceau diffracté dans la direction d'observation \theta (repérée par rapport à la normale \vec{u}_y) se propage selon le vecteur unitaire :
Les surfaces d'onde associées à ce faisceau à l'infini sont des plans orthogonaux à \vec{u}_d. Le rayon issu de M_k parcourt un chemin supplémentaire vers le plan d'onde lointain par rapport au rayon issu de M_{k+1} :
3. Bilan : En sommant les deux contributions :
soit finalement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : réseau échelette, angle de blazage
Montrer qu'il est possible de choisir afin que la direction du maximum de la diffraction corresponde à la longueur d'onde de l'ordre . Commenter l'intérêt d'un réseau échelette par rapport à un réseau plan (cas où ), qu'il s'agisse d'un réseau en réflexion (étudié précédemment) ou d'un réseau en transmission (traditionnellement utilisé en TP).
Voir l'indiceIndice
Ajuster la marche h pour que la condition d'interférence constructive à l'ordre p_0 coïncide avec le maximum de réflexion spéculaire sur chaque facette (\theta = 0).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la direction \theta correspondant au maximum de l'enveloppe de diffraction d'une facette élémentaire.
- Exprimer la différence de marche \delta_e(\theta) dans cette direction et lui appliquer la condition d'interférence constructive à l'ordre p_0 pour la longueur d'onde \lambda_m.
- En déduire l'expression de la hauteur de marche h, puis commenter l'intérêt instrumental (effet de « blaze » ou flambage du réseau).
Voir la réponse courteRéponse courte
Ajustement de la marche h pour centrer le lobe de diffraction sur l'ordre p_0 utile, maximisant l'efficacité lumineuse collectée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de la diffraction par un miroir unique de taille a donnée à la question Q12 :
Cette fonction atteint son maximum absolu (égal à 1) pour \phi = 0, ce qui correspond à la direction :
(loi de la réflexion spéculaire sur les facettes horizontales).
Par ailleurs, la condition d'interférence constructive d'ordre p_0 pour une onde de longueur d'onde \lambda_m s'écrit :
En utilisant l'expression établie à la question Q14 :
On souhaite que cette condition soit satisfaite précisément dans la direction du maximum de diffraction \theta = 0 :
On en déduit immédiatement qu'il suffit de choisir la hauteur de marche :
Avec l'ordre p_0 = 1 déterminé à la question Q11, cela donne :
Il est donc toujours possible d'ajuster h pour faire coïncider le pic de diffraction avec le spectre de l'ordre p_0 = 1 autour de \lambda_m.
Commentaire sur l'intérêt du réseau échelette :
- Pour un réseau plan ordinaire (h=0), le maximum de diffraction se situe en \theta = 0, ce qui correspond à l'ordre p = 0. Or, l'ordre 0 n'est pas dispersif (\theta_0 = 0 pour toute longueur d'onde) : la majeure partie de l'énergie lumineuse est donc perdue dans un ordre inutile pour la spectroscopie, et les ordres dispersifs (|p| \geqslant 1) reçoivent une intensité très faible (voire nulle selon le modèle de la question Q13).
- Le réseau échelette permet d'introduire un déphasage géométrique supplémentaire (2h) entre facettes sans modifier l'orientation du miroir individuel. Il réalise ainsi le flambage (ou blaze) du réseau : le maximum de l'enveloppe de diffraction est transféré sur un ordre dispersif non nul (p_0 = 1).
- Pour le télescope spatial JWST, dont les cibles astrophysiques sont extrêmement peu lumineuses, concentrer la quasi-totalité de l'intensité collectée dans l'ordre dispersé utile est indispensable pour maximiser le rapport signal sur bruit du spectromètre NIRSpec.
Résultat
Partie B : Absorption IR d'une molécule diatomique
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Cinématique et dynamique du point
Notions : oscillateur harmonique, pulsation propre
Déterminer l'équation différentielle vérifiée par . Introduire une pulsation propre , à exprimer en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe \vec{e}_x pour la masse \mu soumise à la force de rappel élastique -k(\ell - \ell_0)\vec{e}_x.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système mécanique constitué de la masse ponctuelle \mu dans le référentiel galiléen d'étude.
- Exprimer la seule force s'exerçant sur la masse (force de rappel élastique) en fonction de l'allongement \ell(t) - \ell_0.
- Appliquer la deuxième loi de Newton et mettre l'équation différentielle sous forme canonique d'oscillateur harmonique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection du PFD le long de la liaison conduisant à l'équation harmonique \ddot{\ell} + \omega_0^2(\ell - \ell_0) = 0 avec \omega_0 = \sqrt{k/\mu}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie la masse ponctuelle \mu dans le référentiel d'étude galiléen lié au support fixe du ressort.
En prenant l'origine de l'axe (Ox) au point d'attache fixe du ressort et le vecteur unitaire \vec{e}_x orienté selon l'axe du ressort vers la masse, la position de la masse est repérée par :
Son vecteur accélération s'écrit alors :
D'après l'énoncé, la masse n'est soumise qu'à la force de rappel élastique exercée par le ressort :
La deuxième loi de Newton appliquée à la masse \mu s'écrit :
Par projection selon \vec{e}_x, on obtient :
En introduisant la pulsation propre :
l'équation différentielle vérifiée par la longueur \ell(t) s'écrit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : masse réduite, oscillateur harmonique
Montrer que la longueur de la liaison est solution de la même équation différentielle obtenue à la question Q16. Exprimer , appelée masse réduite du système, en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Écrire le principe fondamental de la dynamique pour les atomes A et B, puis faire la différence des deux équations pour faire apparaître la dérivée seconde de \ell(t) = x_{\mathrm{B}}(t) - x_{\mathrm{A}}(t).
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à chacun des deux atomes \mathrm{A} et \mathrm{B} dans le référentiel d'étude galiléen.
- Exprimer les forces de rappel élastique exercées par le ressort sur chaque atome en fonction de l'allongement \ell(t) - \ell_0.
- Soustraire les deux équations de mouvement pour obtenir l'équation différentielle régissant la variable d'écartement \ell(t) = x_{\mathrm{B}}(t) - x_{\mathrm{A}}(t) et identifier la masse réduite \mu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison des deux équations du mouvement des atomes \mathrm{A} et \mathrm{B} pour faire apparaître la masse réduite \mu = m_{\mathrm{A}}m_{\mathrm{B}}/(m_{\mathrm{A}}+m_{\mathrm{B}}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le mouvement des atomes \mathrm{A} (masse m_{\mathrm{A}}, position x_{\mathrm{A}}) et \mathrm{B} (masse m_{\mathrm{B}}, position x_{\mathrm{B}}) dans le référentiel d'étude supposé galiléen. La longueur instantanée du ressort reliant les deux atomes est \ell(t) = x_{\mathrm{B}}(t) - x_{\mathrm{A}}(t).
Chaque atome n'est soumis qu'à la force de rappel élastique exercée par le ressort selon l'axe horizontal (\mathrm{O}, \vec{e}_x) :
sur l'atome \mathrm{B} situé en x_{\mathrm{B}} :
\vec{F}_{\mathrm{ressort}\to \mathrm{B}} = -k\bigl(\ell(t) - \ell_0\bigr)\,\vec{e}_xsur l'atome \mathrm{A} situé en x_{\mathrm{A}} (en vertu du principe des actions réciproques) :
\vec{F}_{\mathrm{ressort}\to \mathrm{A}} = +k\bigl(\ell(t) - \ell_0\bigr)\,\vec{e}_x
L'application de la seconde loi de Newton à chaque particule donne en projection sur \vec{e}_x :
En dérivant deux fois par rapport au temps la relation \ell(t) = x_{\mathrm{B}}(t) - x_{\mathrm{A}}(t) :
En posant la masse réduite \mu définie par :
soit \dfrac{1}{\mu} = \dfrac{1}{m_{\mathrm{A}}} + \dfrac{1}{m_{\mathrm{B}}}, l'équation s'écrit :
Avec la même pulsation propre \omega_0 = \sqrt{\dfrac{k}{\mu}} qu'à la question Q16, on retrouve bien l'équation différentielle :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : pulsation propre, ordre de grandeur
Déterminer la constante de raideur de la liaison covalente liant les atomes de carbone et d'oxygène. Commenter la valeur obtenue.
Voir l'indiceIndice
Relier la pulsation propre de vibration à la fréquence lumineuse absorbée par \omega_0 = 2\pi c/\lambda, puis en déduire la constante de raideur k = \mu\omega_0^2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la pulsation de l'onde lumineuse absorbée \omega en fonction de la célérité c et de la longueur d'onde \lambda.
- Utiliser l'hypothèse de résonance \omega = \omega_0 et la relation obtenue à la question Q16 liant \omega_0, \mu et k pour exprimer la constante de raideur k.
- Effectuer l'application numérique et commenter la valeur au vu de la nature de la liaison chimique dans le monoxyde de carbone.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de k = \mu\omega_0^2 \approx 1{,}9\cdot 10^3\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}, valeur très élevée attestant la rigidité d'une liaison triple.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La pulsation d'une onde électromagnétique de longueur d'onde dans le vide \lambda s'écrit :
Selon l'énoncé, la pulsation du maximum d'absorption correspond à la pulsation propre de vibration de la molécule, soit \omega_0 = \omega.
D'après le résultat de la question Q16 (confirmé en Q17 pour le système à deux corps) :
Application numérique : Avec les données de l'énoncé :
- \mu = 1{,}14 \times 10^{-26}\text{ kg} ;
- c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- \lambda = 4{,}67\text{ }\mu\mathrm{m} = 4{,}67 \times 10^{-6}\text{ m}.
On obtient :
Commentaire : Cette valeur est d'un ordre de grandeur tout à fait cohérent pour une liaison covalente (généralement compris entre 300\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} et 2\,000\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}). La valeur particulièrement élevée s'explique par le fait que la molécule de monoxyde de carbone présente une liaison multiple très forte (liaison quasi-triple de formule de Lewis |\mathrm{C} \equiv \mathrm{O}^\oplus|), ce qui lui confère une très grande rigidité comparativement à une liaison simple usuelle (dont la raideur typique est de l'ordre de 500\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}).
Résultat
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : énergie potentielle, puits de potentiel
Exprimer en fonction de et . Faire l'application numérique et commenter la valeur obtenue.
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement limité à l'ordre 2 de l'exponentielle dans le potentiel de Morse autour de \ell = \ell_0, puis identifier le coefficient quadratique à k/2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du développement harmonique au voisinage du minimum de potentiel et calcul de la profondeur de puits V_0 en électron-volts.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie potentielle de Morse s'écrit :
Posons u = \ell - \ell_0 \to 0 au voisinage de la position d'équilibre. En effectuant un développement limité à l'ordre 1 du terme entre crochets :
En élevant au carré, le potentiel admet le développement limité à l'ordre 2 suivant :
Par identification avec le potentiel d'un oscillateur harmonique de constante de raideur k :
on obtient V_0 a^2 = \frac{1}{2}k, d'où :
Application numérique : D'après la question Q18, k \simeq 1{,}86 \times 10^3\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}. Avec a = 2{,}27 \times 10^{10}\text{ m}^{-1} :
En convertissant en électron-volts à l'aide de la charge élémentaire e = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C} :
Résultat
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1
Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Quantification et confinement
Notions : quantification de l'énergie, transition radiative
Expliquer pourquoi une approche classique est insuffisante pour interpréter le fait que le monoxyde de carbone absorbe uniquement des longueurs d'onde proches de .
Voir l'indiceIndice
Rappeler qu'en physique classique, l'énergie d'oscillation varie continûment et permet d'absorber n'importe quelle radiation incidente, contrairement au modèle quantique discret.
Voir la stratégieStratégie
Pour montrer les limites de la modélisation classique :
- Rappeler les prédictions d'un modèle classique (continuum des énergies, dépendance de la fréquence à l'amplitude dans un puits anharmonique).
- Confronter ces prédictions au caractère discret de l'absorption observé expérimentalement (spectre de raies / bande étroite).
- Conclure sur la nécessité d'introduire la quantification des niveaux d'énergie (approche quantique).
Voir la réponse courteRéponse courte
La mécanique classique prévoit une absorption continue ; seule la discrétisation quantique des niveaux d'énergie explique un spectre de raies.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de la physique classique, l'approche est insuffisante pour deux raisons majeures :
- Caractère continu de l'énergie mécanique : en mécanique classique, l'énergie de vibration d'une molécule peut varier continûment de 0 à l'énergie de dissociation V_0. Rien n'interdit à une molécule de gagner ou de perdre une quantité arbitrairement faible d'énergie mécanique sous l'effet d'une onde incidente.
- Anharmonicité du potentiel de Morse : dans un potentiel réel anharmonique (figure 7), la période et la fréquence des oscillations dépendent de l'amplitude de vibration, c'est-à-dire de l'énergie mécanique du système. Selon la distribution statistique continue de Maxwell-Boltzmann, les molécules n'ont pas toutes la même amplitude d'oscillation : elles résonneraient donc à des fréquences différentes, ce qui conduirait à un spectre d'absorption étalé et continu, et non à une absorption sélective très localisée autour d'une longueur d'onde précise \lambda = 4{,}67\text{ }\mu\text{m}.
Seule la mécanique quantique permet de rendre compte de cette observation :
Les états vibrationnels sont discrets (quantifiés). L'absorption du rayonnement s'effectue par paquets d'énergie discrets via l'absorption d'un photon d'énergie h\nu, induisant une transition résonante entre l'état fondamental et le premier niveau excité.
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : équation de schrödinger, état stationnaire
Montrer que est solution de l'équation différentielle :
où est une constante. Justifier que est homogène à une énergie. On admet que , l'énergie de la particule. En déduire l'expression de (on choisira la constante d'intégration égale à 1).
Voir l'indiceIndice
Injecter \psi(x,t) = \phi(x)f(t) dans l'équation de Schrödinger, diviser par \psi(x,t) pour séparer les variables spatiale et temporelle, puis intégrer l'équation différentielle du premier ordre en temps.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter l'ansatz de séparation des variables \underline{\psi}(x,t) = \underline{\phi}(x)\,\underline{f}(t) dans l'équation de Schrödinger et diviser par \underline{\psi}(x,t) pour séparer les dépendances spatiale et temporelle.
- Effectuer l'analyse dimensionnelle de i\hbar \frac{\underline{f}'(t)}{\underline{f}(t)} pour justifier l'homogénéité de la constante de séparation A à une énergie.
- Résoudre l'équation différentielle du premier ordre vérifiée par \underline{f}(t) avec A=E.
Voir la réponse courteRéponse courte
Séparation des variables spatiale et temporelle dans l'équation de Schrödinger, donnant la constante de séparation E et \underline{f}(t) = \exp(-iEt/\hbar).
Voir le corrigé completCorrigé complet
En injectant l'expression de l'état stationnaire \underline{\psi}(x,t) = \underline{\phi}(x)\,\underline{f}(t) dans l'équation de Schrödinger dépendante du temps, on obtient :
En divisant cette relation par le produit non nul \underline{\psi}(x,t) = \underline{\phi}(x)\,\underline{f}(t), il vient :
Le membre de gauche ne dépend que de la variable d'espace x, tandis que le membre de droite ne dépend que du temps t. Les variables x et t étant indépendantes, cette égalité n'est possible que si les deux membres sont égaux à une même constante, notée A :
Dimension de la constante A : La constante de Planck réduite a la dimension d'une action, soit [ \hbar ] = \mathrm{J}\cdot\mathrm{s} = [E][T]. Par ailleurs, la fonction \underline{f} est sans dimension (ou du moins sa dérivée logarithmique vérifie [\underline{f}'/\underline{f}] = [T]^{-1}). Par suite :
La constante A est donc bien homogène à une énergie.
Expression de \underline{f}(t) : Avec A = E, l'équation différentielle s'écrit :
C'est une équation différentielle linéaire d'ordre 1 à coefficients constants. En choisissant la constante d'intégration égale à 1, on en déduit immédiatement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : puits de potentiel fini, équation de schrödinger
Déterminer l'équation différentielle vérifiée par puis donner la forme générale des solutions dans les 3 zones de l'espace : , et .
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle spatiale dans chacune des trois zones en imposant \phi_1(x) = 0 (potentiel infini) et en éliminant l'exponentielle divergente en +\infty dans la zone 3.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la forme à variables séparées \underline{\psi}(x,t) = \underline{\phi}(x)\,\underline{f}(t) et l'expression de \underline{f}(t) issue de la question Q21 dans l'équation de Schrödinger pour obtenir l'équation différentielle spatiale.
- Résoudre cette équation dans chacune des trois zones définies par le potentiel V_{\text{app}}(x) par morceaux, en utilisant les notations K et K' introduites par l'énoncé et en tenant compte de la condition de normalisabilité en +\infty.
Voir la réponse courteRéponse courte
Forme sinusoïdale dans le puits pour E < V_0 et raccordement à des exponentielles réelles décroissantes (ondes évanescentes) à l'extérieur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En injectant \underline{\psi}(x,t) = \underline{\phi}(x)\,\underline{f}(t) avec \underline{f}(t) = \mathrm{e}^{-iEt/\hbar} dans l'équation de Schrödinger, il vient :
En simplifiant par le terme temporel \mathrm{e}^{-iEt/\hbar} qui ne s'annule jamais, on obtient l'équation différentielle vérifiée par \underline{\phi}(x) (équation de Schrödinger stationnaire) :
Examinons à présent la forme des solutions dans les trois zones de l'espace :
Zone 1 (x < 0) : le potentiel est infini (V_{\text{app}} = +\infty), la particule ne peut pénétrer dans cette région. La densité de probabilité de présence y est rigoureusement nulle :
\boxed{\underline{\phi}_1(x) = 0}Zone 2 (0 \leqslant x \leqslant L) : V_{\text{app}}(x) = 0. Avec K = \dfrac{\sqrt{2\mu E}}{\hbar}, l'équation s'écrit :
\frac{\mathrm{d}^2\underline{\phi}_2}{\mathrm{d}x^2} + K^2\,\underline{\phi}_2(x) = 0Il s'agit de l'équation d'un oscillateur harmonique spatial. Sa solution générale est :
\boxed{\underline{\phi}_2(x) = A\cos(Kx) + B\sin(Kx) \quad (A, B \in \mathbb{C})}Zone 3 (x > L) : V_{\text{app}}(x) = V_0 > E. Avec K' = \dfrac{\sqrt{2\mu(V_0 - E)}}{\hbar}, l'équation s'écrit :
\frac{\mathrm{d}^2\underline{\phi}_3}{\mathrm{d}x^2} - K'^2\,\underline{\phi}_3(x) = 0La solution générale de cette équation différentielle est de la forme :
\underline{\phi}_3(x) = C\,\mathrm{e}^{-K'x} + D\,\mathrm{e}^{K'x} \quad (C, D \in \mathbb{C})Pour un état lié, la fonction d'onde doit rester bornée lorsque x \to +\infty (condition de carré intégrable / normalisabilité). Le coefficient de la branche exponentiellement divergente doit donc être nul (D = 0), ce qui donne :
\boxed{\underline{\phi}_3(x) = C\,\mathrm{e}^{-K'x} \quad (C \in \mathbb{C})}
Résultat
Question 23
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement
Notions : condition aux limites, puits de potentiel fini
En déduire que :
Voir l'indiceIndice
Imposer la condition de nullité en x=0, puis écrire la continuité de la fonction d'onde et de sa dérivée première en x = L avant d'en faire le quotient.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la continuité de la fonction d'onde en x = 0 pour déterminer la constante A de la zone 2.
- Écrire la continuité de la fonction d'onde et de sa dérivée première spatiale en x = L, où le potentiel présente une discontinuité finie.
- Effectuer le rapport de ces deux conditions aux limites pour éliminer les constantes d'intégration non nulles et obtenir la relation de quantification cherchée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité de la fonction d'onde et de sa dérivée aux deux parois du puits pour une solution de parité fixée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats de la question Q22, les formes de la fonction d'onde spatiale sont :
Condition en x = 0 : Le potentiel V_{\text{app}}(x) étant infini pour x < 0, la fonction d'onde doit s'annuler en x = 0 par continuité :
La fonction d'onde dans le puits se réduit donc à :
Conditions de raccordement en x = L : En x = L, le potentiel présente une discontinuité de première espèce (marche finie de hauteur V_0). La fonction d'onde \underline{\phi}(x) ainsi que sa dérivée première \underline{\phi}'(x) doivent y être continues :
Pour qu'un état physique non trivial existe, la fonction d'onde ne peut être identiquement nulle (B \neq 0 et C \neq 0). De plus, \sin(KL) \neq 0 car sinon l'équation (1) donnerait C = 0, d'où B = 0 d'après l'équation (2).
En divisant membre à membre l'équation (2) par l'équation (1), on élimine les constantes B et C :
En multipliant chaque membre par la largeur L du puits, on aboutit directement à la relation demandée :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement
Notions : puits de potentiel fini, résolution graphique
Justifier que les valeurs de solutions du problème s'obtiennent en analysant les points d'intersection entre la courbe et un cercle centré sur l'origine du repère, de rayon dont on donnera l'expression.
Voir l'indiceIndice
Constater que K^2 + K'^2 = 2\mu V_0/\hbar^2 est indépendant de l'énergie E, et poser z = KL ainsi que y = K'L pour reconnaître l'équation d'un quart de cercle.
Voir la stratégieStratégie
- Poser les variables adimensionnées z = KL en abscisse et y = K'L en ordonnée.
- Exprimer la relation de quantification établie en Q23 comme la courbe y = -z/\tan(z).
- Sommer les carrés de ces deux grandeurs pour éliminer l'énergie E et reconnaître l'équation cartésienne d'un cercle.
Voir la réponse courteRéponse courte
La relation (KL)^2 + (K'L)^2 = R^2 définit un cercle de rayon R = \sqrt{2\mu V_0}L/\hbar, dont les intersections donnent les états liés.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Posons en abscisse la variable sans dimension z = KL > 0 et en ordonnée y = K'L > 0.
D'après la relation de quantification obtenue à la question Q23, les états liés vérifient :
ce qui correspond précisément à la courbe représentée sur la figure 9.
Par ailleurs, en utilisant les définitions de K et K' données par l'énoncé :
calculons la somme des carrés des variables z et y :
L'énergie E s'élimine naturellement de cette somme. L'équation :
est l'équation cartésienne d'un cercle centré à l'origine du repère (Oz, Oy), de rayon :
Puisque E > 0 et E < V_0, les grandeurs z = KL et y = K'L sont strictement positives. Les valeurs permises de KL correspondent donc aux abscisses des points d'intersection, situés dans le premier quadrant (z > 0, y > 0), entre la courbe y = -z/\tan(z) et le cercle de centre O et de rayon R.
Résultat
Question 25
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement
Notions : niveau d'énergie, transition radiative
Estimer la valeur que doit valoir afin que la transition énergétique entre l'état fondamental et le premier état excité corresponde à l'absorption d'un photon de longueur d'onde . Conclure sur la qualité de l'approximation de par la fonction continue par morceau .
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Approcher le puits asymétrique par un puits infini de largeur L pour estimer la transition E_2 - E_1 = 3\pi^2\hbar^2/(2\mu L^2), puis égaliser avec l'énergie du photon incident hc/\lambda.
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- Estimer le rayon R = \frac{L}{\hbar}\sqrt{2\mu V_0} à partir des données de l'énoncé afin de situer les solutions graphiques : pour un puits très profond (R \gg 1), les états liés vérifient KL \simeq n\pi.
- Exprimer la différence d'énergie \Delta E = E_2 - E_1 entre le fondamental (n=1) et le premier état excité (n=2), puis l'égaler à l'énergie d'un photon de longueur d'onde \lambda, soit \Delta E = \frac{h c}{\lambda} = \frac{2\pi\hbar c}{\lambda}.
- En déduire la largeur L du puits, effectuer l'application numérique, puis discuter la pertinence physique de l'approximation par un puits carré.
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Ajustement de la largeur L pour reproduire l'énergie du photon absorbé \Delta E = hc/\lambda, et discussion de la forme du potentiel.
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D'après la question Q19, la profondeur du puits est V_0 \simeq 1{,}81\times 10^{-18}\text{ J} \simeq 11{,}3\text{ eV}. L'énergie du photon infrarouge absorbé vaut :
Comme \Delta E \ll V_0, les deux premiers niveaux se trouvent très bas dans le puits (E \ll V_0), de sorte que K'L = \frac{L}{\hbar}\sqrt{2\mu(V_0-E)} \approx R \gg 1.
Sur la figure 9, la courbe z \mapsto -z/\tan(z) diverge en z \to n\pi^- (avec n \in \mathbb{N}^*). Pour R \gg 1, les intersections avec le cercle de rayon R ont donc lieu très près des asymptotes verticales :
On retrouve ainsi les niveaux d'énergie d'un puits de potentiel infini de largeur L :
La transition entre l'état fondamental (n=1) et le premier état excité (n=2) s'accompagne d'une variation d'énergie :
En identifiant à l'énergie du photon incident \Delta E = \dfrac{2\pi\hbar c}{\lambda}, il vient :
soit :
Application numérique :
Qualité de l'approximation :
- Aspect satisfaisant : l'ordre de grandeur obtenu (L \simeq 18\text{ pm}) est tout à fait cohérent avec l'amplitude typique des vibrations moléculaires (nettement inférieure à la longueur de liaison à l'équilibre \ell_0 = 113\text{ pm}, soit environ 16\,\% de \ell_0).
Limites majeures du modèle :
- Le potentiel approché V_{\mathrm{app}}(x) possède un fond plat (V=0 sur [0, L]), alors que le potentiel réel de Morse possède un minimum parabolique unique en \ell_0.
- Pour un puits carré, l'écart entre niveaux successifs croît avec n (\Delta E_{n\to n+1} \propto 2n+1), alors que pour la molécule réelle (décrite par le potentiel de Morse), l'écart entre niveaux successifs décroît avec n en raison de l'anharmonicité, jusqu'à la limite de dissociation.
Le modèle V_{\mathrm{app}}(x) n'est donc qu'une approximation grossière, utile pour estimer un ordre de grandeur spatial, mais incapable de reproduire fidèlement le spectre vibrationnel complet.
Résultat
Partie C : Refroidissement du télescope
I · Refroidissement passif par rayonnement
Question 26
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique
Notions : constante solaire, flux radiatif
Estimer la puissance thermique en provenance du soleil reçue par le JWST.
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Calculer la puissance totale rayonnée par le Soleil via la loi de Stefan, en déduire l'éclairement reçu à la distance d, puis multiplier par la section efficace S_b du bouclier.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance totale rayonnée par le Soleil en le modélisant comme un corps noir sphérique de rayon R_{\mathrm{sol}} et de température T_{\mathrm{sol}}.
- Déterminer la densité de flux surfacique (constante solaire) reçue à la distance d du Soleil par conservation du flux d'énergie à travers une sphère de rayon d.
- En déduire la puissance interceptée par le bouclier thermique de surface S_b sous incidence normale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Produit de l'éclairement solaire à 1{,}5\cdot 10^6\text{ km} par la surface projetée du bouclier thermique du télescope.
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En modélisant le Soleil comme un corps noir sphérique de rayon R_{\mathrm{sol}} à la température uniforme T_{\mathrm{sol}}, la puissance totale émise s'obtient d'après la loi de Stefan-Boltzmann :
En supposant l'émission isotrope et l'espace interstellaire non absorbant, cette puissance se répartit uniformément sur une sphère de rayon d. La puissance surfacique \varphi parvenant au niveau du télescope spatial JWST s'écrit donc :
En considérant que le bouclier thermique de surface S_b est orienté perpendiculairement aux rayons solaires incidents (figure 10), la puissance thermique reçue du Soleil par le télescope est :
Calculons numériquement la densité de flux solaire :
On en déduit la puissance thermique reçue :
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : loi de stefan-boltzmann, bilan d'énergie
À l'aide d'un bilan d'énergie, montrer que vérifie l'équation différentielle suivante :
où et sont des constantes positives à exprimer en fonction de , , , et .
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Appliquer le premier principe de la thermodynamique au côté froid de capacité calorifique m c en faisant le bilan entre la puissance reçue P_t et la puissance rayonnée \sigma S T^4.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système thermodynamique fermé constitué par le « côté froid » du télescope et exprimer la variation de son énergie interne \mathrm{d}U.
- Établir le bilan de puissance en recensant la puissance radiative émise vers l'espace (loi de Stefan) et la puissance thermique reçue à travers le bouclier.
- Identifier les constantes a et b sous la forme requise par l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Premier principe avec puissance absorbée P_t et puissance réémise en corps noir \sigma S T^4, menant à \mathrm{d}T/\mathrm{d}t + a T^4 = b.
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Considérons le système fermé constitué par le « côté froid » du télescope, de masse m, de capacité thermique massique c, de surface d'échange S, supposé à une température spatiale uniforme T(t) à chaque instant.
Le système étant assimilé à une phase condensée indéformable, la variation de son énergie interne pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t s'écrit :
Appliquons le premier principe de la thermodynamique sous forme de bilan de puissance :
où :
- la puissance thermique transmise par le bouclier vers le côté froid est donnée par l'énoncé : \mathcal{P}_{\text{reçue}} = P_t ;
la puissance thermique rayonnée par le télescope de surface S à la température T vers l'espace (considéré à température négligeable) est donnée par la loi de Stefan :
\mathcal{P}_{\text{émise}} = \sigma S T^4
Le bilan énergétique devient ainsi :
En divisant les deux membres par la capacité thermique totale positive m\,c, on obtient :
Cette relation s'identifie bien à l'équation différentielle proposée :
avec les constantes positives :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique
Notions : analyse dimensionnelle, régime permanent
Donner l'expression de , la température en régime permanent en fonction de et . En déduire par un raisonnement dimensionnel l'expression d'un temps caractéristique en fonction de , et . Calculer les valeurs numériques de (en Kelvin) et (en jours).
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Déterminer T_\infty en annulant la dérivée temporelle, puis construire un temps caractéristique à partir des paramètres dimensionnels sous la forme \tau \sim T_\infty / b = 1/(a T_\infty^3).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition de régime permanent \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = 0 pour déterminer T_\infty en fonction de a et b.
- Déterminer les dimensions des constantes a et b dans l'équation différentielle, puis combiner T_\infty, a et b pour former une grandeur homogène à un temps \tau.
- Effectuer les applications numériques à partir des données de l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Température d'équilibre T_\infty = (b/a)^{1/4} et temps caractéristique \tau \sim 1/(4 a T_\infty^3) déduit par analyse dimensionnelle ou linéarisation.
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1. Température en régime permanent
En régime permanent, la température du côté froid n'évolue plus : \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = 0. L'équation différentielle établie à la question précédente devient :
D'où l'expression de la température finale :
En remplaçant par les expressions de a et b :
Application numérique :
2. Temps caractéristique par raisonnement dimensionnel
Dans l'équation différentielle \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + a T^4 = b :
- \left[\dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t}\right] = \Theta \cdot \mathrm{T}^{-1} ;
- par homogénéité, [b] = \Theta \cdot \mathrm{T}^{-1} ;
- [a T^4] = [a] \Theta^4 = \Theta \cdot \mathrm{T}^{-1}, d'où [a] = \Theta^{-3} \cdot \mathrm{T}^{-1}.
On cherche un temps caractéristique \tau de dimension [\tau] = \mathrm{T}. Sachant que [T_\infty] = \Theta, le rapport \dfrac{T_\infty}{b} a la dimension d'un temps :
En utilisant la relation b = a T_\infty^4, on a de manière équivalente \dfrac{T_\infty}{b} = \dfrac{1}{a T_\infty^3}. On pose donc :
3. Application numérique de \tau
Exprimons \tau à l'aide des paramètres physiques :
Avec les valeurs numériques :
On obtient :
En convertissant en jours (1\text{ jour} = 86\,400\text{ s}) :
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Python
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique
Notions : méthode d'euler
On a ici une équation différentielle de la forme . En supposant que les paramètres et ont été préalablement définis, compléter la fonction suivante.
def f(y):
return # à compléterVoir l'indiceIndice
Isoler l'expression de la dérivée temporelle \mathrm{d}T/\mathrm{d}t dans l'équation différentielle établie à la question Q27 pour définir la fonction Python.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture en syntaxe Python de la fonction renvoyant la dérivée temporelle b - a * y**4.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q27, l'équation différentielle régissant l'évolution temporelle de la température T(t) s'écrit :
En identifiant la variable dépendante T(t) à y(t), l'équation est sous la forme autonome y'(t) = f\big(y(t)\big), avec :
En syntaxe Python, l'élévation à la puissance 4 s'écrit y**4 (ou y**4.0), ce qui conduit à la fonction complétée suivante :
def f(y):
return b - a * y**4Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Python
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique
Notions : méthode d'euler
Compléter la fonction suivante qui renvoie deux listes, l'une contenant les valeurs du temps entre 0 et 150 jours, l'autre les valeurs correspondantes de température, en utilisant exclusivement des fonctions standards de python sans importer aucun module supplémentaire.
def euler(f, dt, T0):
t = [0]
T = [T0]
# à compléter
return t, TVoir l'indiceIndice
Utiliser une boucle temporelle appliquant la relation de récurrence d'Euler explicite T_{k+1} = T_k + \mathrm{d}t \cdot f(T_k) jusqu'à atteindre la durée prescrite de 150 jours.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la relation de récurrence de la méthode d'Euler explicite d'ordre 1 pour l'équation différentielle y'(t) = f(y).
- Implémenter une boucle (
while) incrémentant le temps t et la température T jusqu'à atteindre l'instant final de 150 jours, en utilisant uniquement les méthodes standard de listes en Python (append). - Veiller à la cohérence dimensionnelle du pas temporel entre le calcul physique et l'unité demandée (jours).
Voir la réponse courteRéponse courte
Implémentation de la boucle d'Euler explicite sans bibliothèque pour incrémenter le temps et la température.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La méthode d'Euler explicite discrétise le temps en posant t_{k+1} = t_k + \Delta t et approxime la dérivée par un taux d'accroissement, ce qui conduit à la relation de récurrence :
En supposant que le pas temporel dt est exprimé dans l'unité de temps adaptée au problème (en jours, avec a et b exprimés en \text{jour}^{-1}, ou avec conversion temporelle sous-jacente), la fonction se complète naturellement à l'aide d'une boucle while :
def euler(f, dt, TO):
t = [0]
T = [T0]
t_fin = 150
while t[-1] < t_fin:
T_suiv = T[-1] + dt * f(T[-1])
t_suiv = t[-1] + dt
T.append(T_suiv)
t.append(t_suiv)
return t, TSi les constantes a et b sont définies dans le système international d'unités (avec t en secondes) et que l'utilisateur fournit un pas temporel dt en secondes, la condition d'arrêt porte sur t_{\text{fin}} = 150 \times 86\,400\text{ s}, et l'on convertit le temps en jours lors de l'enregistrement dans la liste t afin de respecter la consigne de graduation entre 0 et 150 jours :
def euler(f, dt, T0):
t = [0]
T = [T0]
t_sec = 0
t_fin = 150 * 24 * 3600 # 150 jours en secondes
while t_sec < t_fin:
T.append(T[-1] + dt * f(T[-1]))
t_sec += dt
t.append(t_sec / (24 * 3600))
return t, TQuestion 31
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique
Notions : transfert thermique, temps caractéristique
Commenter la figure 11.
Voir l'indiceIndice
Analyser la concordance entre le modèle et les points expérimentaux : décroissance thermique abrupte au départ (régime en T^4) suivie d'un palier asymptotique à basse température.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décroissance rapide de la température suivie d'une approche asymptotique vers T_\infty \approx 40\text{ K}, en accord avec \tau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'analyse de la figure 11 appelle plusieurs remarques :
- Concordance modèle / mesure : On observe un excellent accord entre la courbe théorique issue de l'intégration numérique par la méthode d'Euler (en trait plein rouge) et les relevés expérimentaux du capteur embarqué (points bleus). Cela valide la modélisation thermique par rayonnement selon la loi de Stefan ainsi que la prise en compte de la fuite thermique résiduelle P_t.
Dynamique de refroidissement non linéaire :
- Dans les premiers jours (t \in [0 ; 30]\text{ jours}), la température chute de façon spectaculaire, passant d'environ 230\text{ K} à moins de 60\text{ K}. Ce refroidissement initialement très rapide s'explique par la dépendance en T^4 de la puissance rayonnée : à température élevée, le terme radiatif a T^4 domine largement le terme de gain b, imposant une dérivée temporelle |\mathrm{d}T/\mathrm{d}t| \approx a T^4 très grande.
- Lorsque la température diminue, le flux radiatif émis s'effondre très rapidement (diviser T par 2 divise la puissance émise par 16). Le refroidissement ralentit donc considérablement au-delà de 40 jours.
- Objectif de température atteint : Vers t = 100 à 150\text{ jours}, la température se stabilise autour de 40\text{ K}. Le refroidissement passif par le bouclier thermique permet donc bien d'atteindre une température inférieure au seuil critique de 50\text{ K} requis pour le fonctionnement des détecteurs dans le proche infrarouge (comme NIRSpec).
II · Refroidissement thermo-acoustique - Solution en ondes stationnaires
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits ; Cinématique des fluides
Notions : équation d'euler, conservation de la masse
Rappeler les équations d'Euler et de conservation de la masse en fonction de , et dans le cas le plus général.
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équation de bilan de masse sous forme locale et l'équation de Navier-Stokes pour un fluide parfait non visqueux en négligeant la gravité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de l'équation d'Euler sans pesanteur et de l'équation locale de continuité en variables eulériennes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de la mécanique des fluides parfaits non visqueux, les équations locales de conservation s'écrivent :
Équation de conservation de la masse (ou équation de continuité) : Elle traduit la conservation de la masse pour un volume élémentaire de fluide :
\boxed{\frac{\partial \mu}{\partial t} + \operatorname{div}(\mu \vec{v}) = 0}Pour un écoulement unidimensionnel le long de l'axe (Ox) où la vitesse est \vec{v} = v(x,t)\,\vec{e}_x, elle prend la forme scalaire :
\frac{\partial \mu}{\partial t} + \frac{\partial (\mu v)}{\partial x} = 0Équation d'Euler : Elle traduit l'application du principe fondamental de la dynamique à une particule fluide en l'absence de viscosité :
\boxed{\mu \left( \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} \right) = -\vec{\nabla} p + \mu \vec{g}}où le terme (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} est l'accélération convective, -\vec{\nabla} p représente les forces de pression surfaciques et \mu\vec{g} désigne les forces volumiques de pesanteur.
Pour un écoulement acoustique unidimensionnel selon l'axe (Ox), en négligeant l'effet de la pesanteur devant les gradients de pression acoustique, l'équation d'Euler se réduit à :
\mu \left( \frac{\partial v}{\partial t} + v \frac{\partial v}{\partial x} \right) = -\frac{\partial p}{\partial x}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : approximation acoustique, compressibilité isentropique
Linéariser les trois relations précédentes (équations d'Euler, équation de conservation de la masse, expression du coefficient de compressibilité isentropique) et en déduire un système de 3 équations différentielles reliant , et .
Voir l'indiceIndice
Négliger les termes d'ordre 2 en perturbations pour linéariser les dérivées convectives et temporelles, puis relier \mu_1 à p_1 par \mu_1 = \mu_0 \chi_S p_1.
Voir la stratégieStratégie
- On se place dans le cadre de l'acoustique linéaire monodimensionnelle selon l'axe x : \vec{v}(x,t) = v_1(x,t)\,\vec{u}_x.
- On injecte les décompositions \mu = \mu_0 + \mu_1, p = p_0 + p_1 et v = v_1 dans l'équation de conservation de la masse et l'équation d'Euler, en négligeant le poids devant les gradients de pression acoustique et en éliminant les termes d'ordre 2.
- On linéarise la loi de compressibilité isentropique autour de l'état d'équilibre de repos (\mu_0, p_0) pour relier \mu_1 à p_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation au premier ordre des équations d'Euler, de continuité et de l'équation d'état isentropique \mu_1 = \mu_0 \chi_S p_1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'état de repos est uniforme et stationnaire : \mu_0, p_0, T_0 sont constants et la vitesse au repos est nulle (v_0 = 0). Les grandeurs indicées par 1 sont des infiniment petits du premier ordre.
1. Équation de conservation de la masse L'écoulement étant unidimensionnel suivant l'axe x, l'équation de conservation de la masse s'écrit :
En introduisant les grandeurs perturbées :
Puisque \mu_0 est constante et que le terme \mu_1 v_1 est d'ordre 2, la relation linéarisée au premier ordre devient :
2. Équation d'Euler En négligeant la pesanteur devant les forces de pression acoustiques, la projection de l'équation d'Euler sur l'axe x s'écrit :
En y substituant les grandeurs perturbées :
Le terme convectif v_1 \frac{\partial v_1}{\partial x} ainsi que le produit \mu_1 \frac{\partial v_1}{\partial t} sont d'ordre 2. Sachant que p_0 est uniforme (\frac{\partial p_0}{\partial x} = 0), la linéarisation au premier ordre donne :
3. Coefficient de compressibilité isentropique L'évolution acoustique étant supposée isentropique, on a par définition :
Au premier ordre autour de l'état de repos (\mu_0, p_0), avec \chi_S évalué à l'état de référence :
En dérivant cette relation par rapport au temps, on obtient l'équation différentielle correspondante :
Système des trois équations différentielles Les trois équations différentielles régissant l'évolution des perturbations du premier ordre forment le système :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : équation de d'alembert, célérité du son
En déduire l'équation différentielle de propagation à laquelle obéit la surpression . Donner l'expression de la célérité .
Voir l'indiceIndice
Dériver l'équation d'Euler linéarisée par rapport à x et l'équation de conservation de la masse par rapport au temps, puis soustraire pour obtenir l'équation de d'Alembert.
Voir la stratégieStratégie
- Combiner l'équation de conservation de la masse et la relation thermodynamique établies à la question Q33 pour éliminer \mu_1 au profit de p_1.
- Dériver l'équation obtenue par rapport au temps t, puis dériver l'équation d'Euler linéarisée par rapport à l'espace x.
- Utiliser le théorème de Schwarz pour éliminer le terme croisé en v_1 et identifier la célérité c dans l'équation de d'Alembert 1D.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison différentielle des équations acoustiques donnant l'équation de d'Alembert pour p_1 avec c = 1/\sqrt{\mu_0\chi_S}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q33, le système d'équations linéarisées s'écrit :
En dérivant la relation (3) par rapport au temps t, on obtient :
En injectant cette expression dans l'équation de conservation de la masse (1), et après simplification par \mu_0 > 0, il vient :
Dérivons cette équation par rapport au temps t :
Par ailleurs, dérivons l'équation d'Euler (2) par rapport à x :
En vertu du théorème de Schwarz, l'inversion de l'ordre des dérivées partielles est licite :
On en déduit :
soit l'équation de d'Alembert unidimensionnelle :
avec la célérité c des ondes acoustiques donnée par :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : onde stationnaire, relation de dispersion
En notant l'amplitude de l'onde de surpression, montrer que :
où est à exprimer en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Injecter la forme stationnaire dans l'équation de propagation et utiliser la condition aux limites de vitesse nulle en x = 0 traduite sur le gradient de pression.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la forme spatio-temporelle proposée pour \underline{p_1}(x,t) dans l'équation de d'Alembert issue de la question Q34 afin d'obtenir l'équation différentielle spatiale sur p_1(x) et l'expression du nombre d'onde k.
- Exprimer la condition aux limites mécanique à la paroi rigide en x=0 sur la vitesse v_1(0,t), puis la traduire sur la dérivée spatiale \frac{\mathrm{d}p_1}{\mathrm{d}x}(0) via l'équation d'Euler linéarisée issue de la question Q33.
- Résoudre l'équation différentielle spatiale pour aboutir à l'expression recherchée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Séparation spatio-temporelle et condition de vitesse nulle au fond du tube imposant la forme cosinusoïdale avec k = \omega/c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q34, la surpression acoustique p_1(x,t) vérifie l'équation de d'Alembert à une dimension :
En régime sinusoïdal établi, en utilisant la notation complexe \underline{p_1}(x,t) = p_1(x)\,\mathrm{e}^{i\omega t}, on a :
L'amplitude spatiale p_1(x) obéit donc à l'équation différentielle de Helmholtz :
La solution générale réelle s'écrit sous la forme :
L'enceinte possède une paroi rigide et indéformable en x = 0. La vitesse du fluide y est donc identiquement nulle à tout instant :
Or, l'équation d'Euler linéarisée établie à la question Q33 s'écrit :
En notation complexe avec \underline{v_1}(x,t) = i\,v_1(x)\,\mathrm{e}^{i\omega t} :
ce qui donne la relation spatiale :
En x = 0, la condition aux limites v_1(0) = 0 impose donc :
Comme \frac{\mathrm{d}p_1}{\mathrm{d}x}(x) = -k A \sin(kx) + k B \cos(kx), il vient :
En notant p_a = A l'amplitude maximale de l'onde stationnaire de surpression, on obtient :
Résultat
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : onde stationnaire, mode propre
Montrer que la pulsation spatiale est quantifiée par un entier . Déterminer l'expression de , puis tracer sur un même graphique et pour .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la condition de paroi rigide v_1(L) = 0 pour quantifier la pulsation spatiale k_n L = n\pi, puis tracer deux sinusoïdes en quadrature spatiale pour n = 2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le profil spatial de la vitesse v_1(x) à partir de la surpression p_1(x) en utilisant l'équation d'Euler linéarisée et les formes complexes imposées.
- Traduire les conditions aux limites d'imperméabilité sur les parois rigides en x = 0 et x = L, ce qui fournit la condition de quantification sur le vecteur d'onde k_n.
- Établir les expressions de p_1(x)/p_{\mathrm{a}} et v_1(x)/v_{\mathrm{a}} pour le deuxième mode harmonique (n = 2) et tracer ces grandeurs sur l'intervalle [0, L].
Voir la réponse courteRéponse courte
Conditions aux limites aux deux parois fermées imposant k_n = n\pi/L, puis tracé de la pression et de la vitesse en quadrature.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation d'Euler linéarisée projetée selon l'axe (Ox) s'écrit (d'après la question Q33) :
En adoptant les notations complexes données par l'énoncé, \underline{p_1}(x,t) = p_1(x)\,\mathrm{e}^{i\omega t} et \underline{v_1}(x,t) = i\,v_1(x)\,\mathrm{e}^{i\omega t}, la dérivée temporelle de la vitesse devient :
L'équation d'Euler devient donc :
Avec p_1(x) = p_{\mathrm{a}}\cos(kx) établi en Q35, la dérivée spatiale vaut \frac{\mathrm{d}p_1}{\mathrm{d}x} = -k\,p_{\mathrm{a}}\sin(kx), d'où :
Les parois situées en x = 0 et x = L étant rigides et fixes, le fluide y vérifie la condition de non-traversée (vitesse normale nulle) à tout instant :
- En x = 0 : v_1(0) = -v_{\mathrm{a}}\sin(0) = 0, la condition est automatiquement vérifiée.
- En x = L : v_1(L) = -v_{\mathrm{a}}\sin(kL) = 0 \implies \sin(kL) = 0.
Il existe donc un entier n \in \mathbb{Z} tel que k L = n\pi. Comme l'onde acoustique est propagative et non triviale, la pulsation spatiale vérifie k = \omega/c > 0, ce qui impose n \in \mathbb{N}^*. La pulsation spatiale est donc quantifiée selon :
Pour le mode n = 2, on a k_2 = \frac{2\pi}{L}, soit une longueur d'onde acoustique \lambda_2 = \frac{2\pi}{k_2} = L. Les profils spatiaux normalisés s'écrivent :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 37
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : loi de laplace, détente adiabatique
Rappeler la loi de Laplace reliant et et ses hypothèses d'application.
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Énoncer la relation T P^{(1-\gamma)/\gamma} = \text{cste} en précisant les hypothèses : gaz parfait, transformation adiabatique et mécaniquement réversible (isentropique).
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Formule T P^{(1-\gamma)/\gamma} = \text{cste} pour un gaz parfait subissant une transformation adiabatique et réversible à \gamma constant.
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Pour un système thermodynamique donné, la loi de Laplace reliant la température T et la pression P s'écrit :
Cette loi est valable sous les hypothèses suivantes :
- Modèle du fluide : le fluide est modélisé par un gaz parfait dont le rapport des capacités thermiques \gamma = C_{p}/C_{v} est constant sur le domaine de température considéré ;
- Système : le système étudié est fermé (masse fixée de gaz) ;
- Nature de la transformation : la transformation est adiabatique (sans transfert thermique avec l'extérieur, \delta Q = 0) et réversible (mécaniquement réversible sans dissipation, soit isentropique \mathrm{d}S = 0).
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : loi de laplace, onde acoustique
Déterminer et exprimer en fonction de , , et .
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Différentier logarithmiquement la loi de Laplace sous la forme T_1/T_0 = \frac{\gamma-1}{\gamma} p_1/p_0 pour en déduire l'amplitude T_{\mathrm{a}}.
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- Différentier logarithmiquement la loi de Laplace obtenue à la question Q37 autour de l'état d'équilibre (T_0, p_0) pour relier la fluctuation de température T_1(x,t) à la surpression p_1(x,t).
- Identifier la composante spatiale T_1(x) en utilisant l'expression de p_1(x) établie à la question Q35 et en déduire l'amplitude T_{\mathrm{a}}.
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Différentiation logarithmique de la loi de Laplace au premier ordre reliant l'oscillation thermique à la surpression : T_a = \frac{\gamma-1}{\gamma}\frac{T_0}{p_0}p_a.
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D'après la question Q37, le fluide subit une transformation isentropique modélisée par la loi de Laplace :
En prenant le logarithme népérien puis en différentiant, il vient :
En linéarisant au premier ordre autour de l'état de repos (T_0, p_0) pour des petites perturbations acoustiques (T_1 \ll T_0 et p_1 \ll p_0), les variations \mathrm{d}T et \mathrm{d}p s'identifient à T_1(x,t) et p_1(x,t) :
En régime sinusoïdal établi, les grandeurs complexes s'écrivent \underline{T_1}(x,t) = T_1(x)\mathrm{e}^{i\omega t} et \underline{p_1}(x,t) = p_1(x)\mathrm{e}^{i\omega t}. On en déduit la relation entre les amplitudes spatiales :
En utilisant l'expression p_1(x) = p_{\mathrm{a}} \cos(kx) établie à la question Q35 :
Par identification avec la définition de l'amplitude T_{\mathrm{a}} de l'onde de surtempérature, telle que T_1(x) = T_{\mathrm{a}}\cos(kx) :
et le profil spatial de surtempérature s'écrit :
Résultat
Question 39
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : machine thermique, effet thermo-acoustique
Expliquer où se trouvent les sources chaude et froide, ainsi que d'où provient le travail mécanique reçu par la particule de fluide au cours d'un cycle.
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Préciser que la source chaude correspond à l'abscisse x_m + x_a et la source froide à x_m - x_a, le travail étant apporté mécaniquement par l'onde acoustique stationnaire.
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- Identifier les étapes au cours desquelles la particule de fluide échange de la chaleur avec l'extérieur : ces échanges s'effectuent uniquement par thermalisation avec la plaque à ses deux positions extrêmes.
- Comparer les températures locales de la plaque en ces deux positions grâce à la condition T'_m > 0 afin d'attribuer les rôles de source chaude et de source froide.
- Identifier l'origine des forces pressantes responsables des étapes de compression et de détente pour préciser l'origine du travail mécanique.
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La plaque à gradient thermique fait office d'échangeur, et le travail est fourni par les ondes de pression acoustiques de compression-détente.
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1. Localisation des sources thermique chaude et froide :
La particule de fluide n'échange de la chaleur avec l'extérieur que lors des deux étapes de thermalisation isobare au contact de la plaque :
- En x_1 = x_4 = x_{\mathrm{m}} - x_{\mathrm{a}}, la particule est en contact thermique avec la plaque à la température T(x_{\mathrm{m}} - x_{\mathrm{a}}) = T_{\mathrm{m}}(1 - \varepsilon_T) (étape [4] \to [1]) ;
- En x_2 = x_3 = x_{\mathrm{m}} + x_{\mathrm{a}}, la particule est en contact thermique avec la plaque à la température T(x_{\mathrm{m}} + x_{\mathrm{a}}) = T_{\mathrm{m}}(1 + \varepsilon_T) (étape [2] \to [3]).
Le gradient de température de la plaque étant positif (T'_{\mathrm{m}} > 0), on a :
Par conséquent :
- la source froide est constituée par la portion de la plaque située en x = x_{\mathrm{m}} - x_{\mathrm{a}} ;
- la source chaude est constituée par la portion de la plaque située en x = x_{\mathrm{m}} + x_{\mathrm{a}}.
2. Origine du travail mécanique :
Le travail mécanique reçu par la particule provient des forces de pression exercées par le milieu fluide environnant lors des étapes de compression [1] \to [2] et de détente [3] \to [4]. Ces forces résultent directement du champ de pression oscillant de l'onde acoustique entretenue dans le résonateur (alimentée par une source d'ondes sonores, tel un haut-parleur ou un actionneur piézoélectrique).
Question déjà tombée ailleurs
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : diagramme de clapeyron, cycle frigorifique
Tracer, pour un fonctionnement réfrigérateur, le cycle thermodynamique dans un diagramme de Clapeyron (pression en fonction du volume massique).
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Tracer un cycle à quatre temps dans le repère (v, p) en veillant à l'orienter dans le sens trigonométrique (anti-horaire), caractéristique d'un cycle récepteur/frigorifique.
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- Identifier la nature de chacune des quatre transformations du cycle dans le diagramme de Clapeyron (v, p) : deux isobares horizontales et deux adiabatiques réversibles (isentropiques régies par la loi de Laplace p v^\gamma = \text{cste}).
- Déterminer le sens de parcours du cycle : s'agissant d'un cycle réfrigérateur (machine thermique réceptrice), le travail mécanique massique reçu doit être strictement positif (w_{\text{cycle}} > 0), ce qui impose un parcours dans le sens antihoraire (sens trigonométrique).
- En déduire les positions relatives des points 1, 2, 3, 4 et tracer le diagramme.
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Tracé d'un cycle parcouru dans le sens trigonométrique (anti-horaire) dans le diagramme (P, v) pour un fonctionnement récepteur.
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Le cycle thermodynamique décrit par la particule de fluide comporte quatre étapes :
- [1] \to [2] : compression adiabatique réversible par l'onde acoustique. La pression augmente de p_1 = p_{\mathrm{m}}(1-\varepsilon_p) à p_2 = p_{\mathrm{m}}(1+\varepsilon_p) et le volume massique décroît de v_1 à v_2 selon une courbe isentropique d'équation p v^\gamma = \text{cste}.
- [2] \to [3] : refroidissement isobare au contact de la plaque à haute pression p_2 = p_3. Pour un fonctionnement en réfrigérateur, le fluide cède de la chaleur à la plaque (source chaude), donc T_3 < T_2 d'où, pour un gaz parfait (p v = r T), un volume massique qui décroît : v_3 < v_2. Cette transformation est représentée par un segment horizontal parcouru de droite à gauche.
- [3] \to [4] : détente adiabatique réversible par l'onde sonore. La pression chute de p_3 à p_4 = p_1 et le volume massique augmente de v_3 à v_4 selon une isentropique.
- [4] \to [1] : réchauffement isobare au contact de la plaque à basse pression p_4 = p_1. Le fluide prélève de la chaleur à la source froide, donc T_1 > T_4, ce qui implique v_1 > v_4. Cette transformation est un segment horizontal parcouru de gauche à droite.
Le travail massique reçu sur un cycle s'exprime par l'intégrale curviligne :
Pour un cycle réfrigérateur (récepteur), le travail net reçu doit être positif (w_{\text{cycle}} > 0), ce qui impose \oint p\,\mathrm{d}v < 0 : le cycle est nécessairement décrit dans le **sens antihoraire** (sens trigonométrique).
Question déjà tombée ailleurs
Question 41
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : cycle frigorifique, transfert thermique
Comparer les valeurs de et ainsi que et pour que le cycle soit bien frigorifique. En déduire que doit être inférieure à une valeur limite à déterminer.
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Écrire les conditions de transfert spontané de chaleur T_2 > T_3 et T_4 < T_1 à l'aide des expressions du tableau, puis en déduire l'inégalité sur \varepsilon_T et donc sur T'_m.
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- Exprimer le sens des transferts thermiques nécessaires au fonctionnement d'un réfrigérateur pour en déduire les relations d'ordre entre les températures du fluide et de la plaque sur les étapes de thermalisation [2]\to[3] et [4]\to[1].
- Écrire les écarts de température au premier ordre en \varepsilon_T et \varepsilon'_p à partir du tableau fourni par l'énoncé.
- En déduire l'inégalité liant \varepsilon_T et \varepsilon'_p, puis isoler le gradient spatial de température T'_m.
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Pour absorber de la chaleur à basse température et la rejeter à haute température, le gradient de la plaque ne doit pas excéder un seuil.
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Pour qu'une machine thermique fonctionne comme un réfrigérateur, elle doit prélever de la chaleur à la source froide et en céder à la source chaude :
Lors de l'étape de thermalisation [2] \to [3] en x = x_{\mathrm{m}} + x_{\mathrm{a}} (source chaude), le fluide doit céder de la chaleur à la plaque. La température du fluide doit donc être supérieure à celle de la plaque, ce qui impose :
\boxed{T_2 > T_3}Lors de l'étape de thermalisation [4] \to [1] en x = x_{\mathrm{m}} - x_{\mathrm{a}} (source froide), le fluide doit recevoir de la chaleur de la plaque. La température du fluide doit donc être inférieure à celle de la plaque, ce qui impose :
\boxed{T_4 < T_1} \quad \text{soit} \quad \boxed{T_1 > T_4}
D'après le tableau de l'énoncé, calculons les écarts de température correspondants au premier ordre non nul en \varepsilon_T et \varepsilon'_p :
De même :
Les deux conditions T_2 > T_3 et T_1 > T_4 se ramènent donc à la même inégalité :
En remplaçant \varepsilon_T et \varepsilon'_p par leurs définitions :
Comme l'amplitude d'oscillation x_{\mathrm{a}} et T_{\mathrm{m}} sont strictement positifs, on en déduit que le gradient de température de la plaque doit vérifier T'_{\mathrm{m}} < T'_{\mathrm{m},\text{lim}} avec :
Résultat
Question 42
DifficileTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Premier et second principes
Notions : premier principe, travail d'un cycle
Exprimer les chaleurs massiques reçues par la particule de fluide à chaque étape en fonction de et des températures et . En déduire le travail massique total reçu au cours d'un cycle en fonction de , , et . Commenter l'expression obtenue.
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Calculer les transferts thermiques isobares par q = c_p \Delta T (les adiabates ayant q = 0), puis appliquer le premier principe sur un cycle complet : w_{\mathrm{cycle}} = -(q_{23} + q_{41}).
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- Identifier la nature de chaque transformation pour exprimer les transferts thermiques massiques q_{ij} : les étapes adiabatiques ont un transfert nul, et pour les étapes isobares d'un gaz parfait, on utilise le premier principe sous forme enthalpique (\Delta h = q).
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique sur le cycle complet (\Delta u_{\text{cycle}} = 0) pour exprimer le travail massique w_{\text{cycle}} = - q_{\text{cycle}}.
- Effectuer la somme des termes en utilisant le développement à l'ordre 2 fourni dans l'énoncé, puis commenter le signe et l'ordre de grandeur du travail.
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Calcul des transferts thermiques isobares massiques q_{ij} = c_p\Delta T, puis bilan énergétique sur le cycle complet pour obtenir w_{\mathrm{cycle}}.
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1. Chaleurs massiques reçues à chaque étape :
Pour les étapes [1] \to [2] et [3] \to [4], les évolutions sont adiabatiques :
q_{12} = 0 \quad \text{et} \quad q_{34} = 0Pour les étapes [2] \to [3] et [4] \to [1], les évolutions sont isobares (p_2 = p_3 et p_4 = p_1). D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué à un système fermé sans travail autre que les forces de pression :
\Delta h = qLe fluide étant assimilé à un gaz parfait, la seconde loi de Joule s'écrit \mathrm{d}h = c_p\,\mathrm{d}T. Il vient donc :
\boxed{q_{23} = c_p(T_3 - T_2)} \quad \text{et} \quad \boxed{q_{41} = c_p(T_1 - T_4)}
2. Travail massique total reçu sur un cycle :
Sur un cycle complet, la variation d'énergie interne est nulle (\Delta u_{\text{cycle}} = 0). Le premier principe donne ainsi :
À l'aide des expressions des températures fournies dans le tableau :
En sommant ces deux expressions, les termes d'ordre 1 s'annulent exactement :
On en déduit l'expression du travail massique reçu :
3. Commentaires :
Lorsque la condition de fonctionnement frigorifique établie en Q41 est vérifiée (\varepsilon_T < \varepsilon'_p), on a bien :
w_{\text{cycle}} > 0Le cycle est récepteur : la particule de fluide reçoit effectivement du travail mécanique de la part de l'onde acoustique pour transférer de la chaleur de la source froide vers la source chaude.
- Ce travail est un infiniment petit d'ordre 2 (proportionnel au produit de deux petites perturbations), ce qui est caractéristique des effets thermo-acoustiques moyens résultant du couplage non linéaire entre vitesse et pression acoustiques.
- Si \varepsilon_T > \varepsilon'_p, on aurait w_{\text{cycle}} < 0 : le cycle deviendrait moteur (moteur thermo-acoustique convertissant un gradient de température en onde sonore).
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Question déjà tombée ailleurs
Question 43
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : efficacité frigorifique, théorème de carnot
Définir puis exprimer l'efficacité réelle puis celle de Carnot du cycle, respectivement en fonction de et .
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Calculer l'efficacité frigorifique réelle via e = q_{41}/w_{\mathrm{cycle}} au premier ordre non nul, puis exprimer l'efficacité de Carnot théorique associée aux températures T_1 et T_3.
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- Rappeler la définition thermodynamique de l'efficacité (ou coefficient de performance) d'une machine frigorifique ditherme : rapport de l'énergie thermique utile prélevée à la source froide au coût en travail reçu par le fluide.
- Exprimer l'efficacité réelle e à l'ordre prépondérant en utilisant les résultats de la question Q42 pour le transfert thermique utile q_{41} et le travail massique w_{\text{cycle}}.
- Identifier les températures des deux thermostats formés par la plaque aux deux extrémités de l'oscillation, puis en déduire l'efficacité maximale théorique de Carnot e_C.
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Expressions du rapport e = q_f/w_{\mathrm{cycle}} et de l'efficacité maximale réversible de Carnot e_C = T_f/(T_c - T_f).
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1. Efficacité réelle du cycle
Pour un réfrigérateur, l'effet utile est le transfert thermique massique q_F = q_{41} > 0 prélevé à la source froide (au niveau de la zone froide de la plaque en x = x_{\mathrm{m}} - x_{\mathrm{a}}), et la dépense correspond au travail mécanique massique net w_{\text{cycle}} > 0 fourni par l'onde sonore.
L'efficacité frigorifique réelle (ou coefficient de performance) est définie par :
D'après le tableau de l'énoncé et la question Q42, le transfert thermique massique reçu à la source froide s'écrit :
À l'ordre le plus bas non nul en \varepsilon (ordre 1), on a :
En utilisant l'expression de w_{\text{cycle}} obtenue à la question Q42 :
On en déduit l'expression de l'efficacité réelle :
2. Efficacité de Carnot
La particule échange de la chaleur avec deux régions de la plaque :
- la source froide en x = x_{\mathrm{m}} - x_{\mathrm{a}} à la température T_F = T(x_{\mathrm{m}} - x_{\mathrm{a}}) = T_{\mathrm{m}}(1 - \varepsilon_T) ;
- la source chaude en x = x_{\mathrm{m}} + x_{\mathrm{a}} à la température T_C = T(x_{\mathrm{m}} + x_{\mathrm{a}}) = T_{\mathrm{m}}(1 + \varepsilon_T).
Par définition, l'efficacité de Carnot est l'efficacité d'un cycle réversible fonctionnant entre ces deux températures :
L'écart de température entre les deux sources vaut :
D'où :
À l'ordre prépondérant en \varepsilon_T, on obtient :
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Question déjà tombée ailleurs
Questions fréquentes sur ce sujet
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Quelle a été la moyenne au sujet CentraleSupélec Physique 2 PC 2026 ?
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Faut-il connaître le réseau à échelette pour traiter la partie A ?
Pourquoi le calcul du travail en Q42 demande-t-il un second ordre ?
Les termes d'ordre 1 se compensent : la somme des transferts thermiques linéaires sur les deux étapes isobares s'annule sur le cycle. Le travail massique net reçu par la particule de fluide n'apparaît donc qu'en poussant le bilan énergétique au second ordre en perturbations.
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