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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 MP 2020

Proxima du Centaure

Le sujet en bref

Sujet accessible · Optique ondulatoire, Mécanique, Optique géométrique · 10 incontournables · 31 questions de première année
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Ce sujet remarquable s'articule autour de l'étoile la plus proche du système solaire, Proxima Centauri, et de son exoplanète tellurique Proxima Centauri b. Construit en quatre parties totalement indépendantes, il offre un panorama complet des outils fondamentaux du physicien en classes préparatoires : équilibres physico-chimiques atmosphériques (profil de Chapman), instrumentation astronomique alliant optique géométrique et interférométrie stellaire à deux trous d'Young, propagation d'ondes électromagnétiques dans les métaux et propulsion par voile solaire, et enfin détection Doppler-Fizeau dans un problème gravitationnel à deux corps.

D'une difficulté très équilibrée, l'épreuve alterne questions de cours incontournables et questions de prise d'initiative (estimations d'ordres de grandeur, analyse de diffraction et bilan photonique). C'est un support de révision particulièrement riche et stimulant pour aborder sereinement les concours écrits de la filière MP.

Difficulté
Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,08/20)
Temps estimé
≈ 3 h 20 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

10 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MPSI : 31 questions sur 46, parties IV, I.B, I.D et II.C.1.

Où gagner des points

30 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (30) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : ambiguïté, données en annexe
  • Ambiguïté

    En Q20, l'énoncé fournit la puissance surfacique du Soleil reçue sur Terre sans expliciter celle de Proxima du Centaure. Il est attendu d'expliciter clairement son hypothèse pour relier le flux stellaire collecté aux données du texte.

  • Données en annexe

    Les grandeurs thermodynamiques standard indispensables au calcul de la constante d'équilibre de formation de l'ozone en Q7 sont regroupées dans les données à la fin de l'énoncé.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

46 questions
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Partie I : Ozone et atmosphère

I.A · De l’importance de l’ozone

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : rayonnement ultraviolet, photon, ionisation

Justifier que les rayonnements présentés sur le graphique de la figure 2 correspondent à des rayonnements ultra-violet. Pourquoi les rayonnements ultra-violets sont-ils qualifiés de rayonnements ionisants ?

Voir l'indice

Comparer le domaine spectral du graphique (200 à 350\text{ nm}) au domaine visible (400 à 800\text{ nm}), puis relier l'énergie d'un photon h\nu aux énergies de première ionisation usuelles.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le domaine spectral de la lumière visible pour situer l'intervalle de longueurs d'onde représenté sur la figure 2.
  2. Relier la notion de rayonnement ionisant à l'énergie transportée par chaque photon par rapport à l'énergie d'ionisation des atomes et molécules.
Voir la réponse courte

Longueurs d'onde inférieures à 400 nm caractéristiques des UV ; énergie photonique h\nu suffisante pour arracher un électron.

Voir le corrigé complet

Le domaine du spectre visible s'étend pour l'œil humain d'environ 400\text{ nm} (violet) à 750\text{ nm} (rouge). Le domaine des ultraviolets (UV) s'étend immédiatement en deçà du visible, pour des longueurs d'onde comprises entre 10\text{ nm} et 400\text{ nm}. L'intervalle de longueurs d'onde représenté sur la figure 2 s'étend de 200\text{ nm} à 350\text{ nm} : il est intégralement inclus dans la gamme des UV (subdivisée en UVc, UVb et UVa).

L'énergie portée par un photon associé à une onde électromagnétique de longueur d'onde \lambda est donnée par la relation de Planck-Einstein :

E = h\nu = \frac{hc}{\lambda}

Pour \lambda \in [200\text{ nm}, 350\text{ nm}], l'énergie d'un photon vaut typiquement :

E = \frac{6{,}626\times 10^{-34}\times 3{,}00\times 10^8}{200\times 10^{-9}\times 1{,}602\times 10^{-19}} \simeq 6{,}2\text{ eV}

Un rayonnement est qualifié d'ionisant lorsque l'énergie individuelle des quanta (photons) incidents est suffisante pour arracher un électron aux atomes ou molécules de la matière avec laquelle il interagit, formant ainsi des ions.

Les photons ultraviolets (en particulier les UVc et les UVb de courtes longueurs d'onde, voire les UV extrêmes) possèdent une énergie photonique suffisante pour excéder le potentiel d'ionisation de certaines molécules biologiques ou organiques et rompre des liaisons covalentes par ionisation directe.

Voir ce qu'a relevé le jury

Il ne faut pas paraphraser l'énoncé ni rester vague, mais apporter une argumentation précise.

« Lorsqu’il s’agit de « justifier », « d’argumenter », « d’expliquer » ou « d’établir », on ne peut se contenter de phrases vagues, confuses, ni de paraphrase de l’énoncé. Les questions 1 et 2 sont à ce titre particulièrement révélatrices. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : couche d'ozone, absorption du rayonnement ultraviolet

Expliquer l’importance de la couche d’ozone dans la protection de la vie terrestre.

Voir l'indice

Relier l'absorption du flux UV par l'ozone à la préservation des molécules biologiques complexes (comme l'ADN) contre les ruptures de liaisons covalentes.

Voir la réponse courte

L'ozone stratosphérique absorbe les rayonnements UV solaires de courtes longueurs d'onde, nocifs pour l'ADN et les cellules vivantes.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 2, la couche d'ozone absorbe la quasi-totalité des rayonnements ultraviolets les plus énergétiques émis par le Soleil :

  • 100\,\% des rayons UVc (\lambda < 280\text{ nm}), les plus ionisants et létaux ;
  • environ 90\,\% des rayons UVb (280\text{ nm} \leqslant \lambda \leqslant 315\text{ nm}).

Les photons correspondants possèdent une énergie suffisante pour rompre des liaisons covalentes au sein des molécules biologiques fondamentales (notamment les liaisons de la molécule d'ADN et des protéines), provoquant des mutations génétiques, des cancers cutanés et la destruction cellulaire.

En filtrant ces rayonnements hautement nocifs, la couche d'ozone agit comme un bouclier biologique indispensable au maintien et au développement de la vie terrestre hors du milieu aquatique profond.

Voir ce qu'a relevé le jury

Une explication argumentée et précise est attendue, sans se limiter à paraphraser l'énoncé.

« Lorsqu’il s’agit de « justifier », « d’argumenter », « d’expliquer » ou « d’établir », on ne peut se contenter de phrases vagues, confuses, ni de paraphrase de l’énoncé. Les questions 1 et 2 sont à ce titre particulièrement révélatrices. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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I.B · Atome et molécule de l’oxygène

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : configuration électronique, règle de klechkowski

Donner la configuration électronique de l’oxygène dans son état fondamental.

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Appliquer la règle de Klechkowski pour le numéro atomique Z=8.

Voir la réponse courte

Pour Z = 8, remplissage selon les règles de Klechkowski, Hund et Pauli : 1s^2 2s^2 2p^4.

Voir le corrigé complet

D'après les données fournies en fin d'énoncé, le numéro atomique de l'oxygène est Z = 8. L'atome d'oxygène neutre possède donc 8 électrons à répartir sur les sous-couches électroniques selon la règle de Klechkowski et le principe d'exclusion de Pauli :

  • la sous-couche 1s accueille au maximum 2 électrons ;
  • la sous-couche 2s accueille au maximum 2 électrons ;
  • la sous-couche 2p accueille les 4 électrons restants.

La configuration électronique de l'oxygène dans son état fondamental s'écrit donc :

\boxed{1s^2 \, 2s^2 \, 2p^4 \quad \text{ou} \quad [\mathrm{He}] \, 2s^2 \, 2p^4}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires

Notions : schéma de lewis, règle de l'octet

Proposer une représentation de Lewis pour la molécule de dioxygène.

Voir l'indice

Appliquer la règle de l'octet à chaque atome d'oxygène pour établir une liaison double et deux doublets non liants par atome.

Voir la stratégie
  1. Dénombrer le nombre total d'électrons de valence du système à partir de la configuration électronique établie à la question Q3.
  2. Déterminer le nombre de doublets (liants et non liants) à répartir pour que chaque atome d'oxygène satisfasse à la règle de l'octet.
  3. Dessiner la représentation de Lewis correspondante.
Voir la réponse courte

Représentation de Lewis de O_2 avec une double liaison covalente et deux doublets non liants par atome.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q3, chaque atome d'oxygène (Z = 8) possède 6 électrons de valence (couche 2s^2 2p^4).

Pour la molécule de dioxygène \mathrm{O}_2, le nombre total d'électrons de valence est :

n_v = 2 \times 6 = 12\text{ électrons}

ce qui correspond à un ensemble de n_d = \frac{12}{2} = 6 doublets électroniques.

Pour que chaque atome d'oxygène satisfasse à la règle de l'octet (entouré de 4 doublets, soit 8 électrons) sans porter de charge formelle, les deux atomes partagent deux doublets liants (formation d'une liaison double) et conservent chacun deux doublets non liants.

La représentation de Lewis de la molécule de dioxygène est donc :

soit formellement :

\boxed{\;|\overline{\mathrm{O}}=\overline{\mathrm{O}}|\;}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires

Notions : schéma de lewis, charge formelle

Proposer une représentation de Lewis de la molécule d’ozone sachant qu’elle n’est pas cyclique.

Voir l'indice

Dénombrer les 18 électrons de valence (soit 9 doublets) et faire apparaître les charges formelles en respectant strictement l'octet sur chaque atome.

Voir la stratégie
  1. Dénombrer les électrons de valence de l'édifice \mathrm{O}_3.
  2. Disposer les trois atomes d'oxygène de façon non cyclique en respectant strictement la règle de l'octet pour chaque atome (éléments de la deuxième période).
  3. Attribuer les charges formelles éventuelles et proposer, le cas échéant, les deux formes mésomères limites équivalentes.
Voir la réponse courte

Formule mésomère avec l'atome central lié par simple liaison à un oxygène chargé négativement et par double liaison à l'autre.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q3, chaque atome d'oxygène possède n_v = 6 électrons de valence. Pour la molécule \mathrm{O}_3, le nombre total d'électrons de valence à répartir est :

N_v = 3 \times 6 = 18 \text{ électrons, soit } 9 \text{ doublets (liants ou non liants).}

L'oxygène appartenant à la deuxième période du tableau périodique, il ne peut pas être hypervalent et doit respecter la règle de l'octet. La molécule n'étant pas cyclique, elle présente un atome d'oxygène central lié à deux atomes d'oxygène terminaux.

Pour satisfaire l'octet sur chaque atome avec 9 doublets :

  • L'un des atomes terminaux est lié par une double liaison et porte 2 doublets non liants (charge formelle nulle).
  • L'atome central est lié par une double liaison et une liaison simple, et porte 1 doublet non liant (charge formelle +e).
  • Le second atome terminal est lié par une simple liaison et porte 3 doublets non liants (charge formelle -e).

La molécule est décrite par deux formes mésomères limites de même poids statistique :

\boxed{ \left[ \ |\overline{\mathrm{O}}=\overset{\oplus}{\overline{\mathrm{O}}}-\underline{\overline{\mathrm{O}}}|^{\ominus} \quad \longleftrightarrow \quad {}^{\ominus}|\overline{\underline{\mathrm{O}}}-\overset{\oplus}{\overline{\mathrm{O}}}=\overline{\mathrm{O}}| \ \right] }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La représentation de Lewis de l'ozone doit être rigoureusement exacte et faire apparaître les charges formelles.

« La représentation de Lewis de l’ozone est rarement correcte. Une structure grossièrement fausse ou ne faisant pas apparaitre de charge invalide évidemment toute tentative de justification d’un moment dipolaire. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires

Notions : moment dipolaire, théorie vsepr

La molécule d’ozone a la structure spatiale présentée sur la figure 3. Justifier l’existence d’un moment dipolaire et le représenter sur un schéma de la molécule.

Voir l'indice

Faire la somme vectorielle des moments dipolaires de liaison en tenant compte de la géométrie coudée imposée par le doublet non liant central.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le mésomérisme établi à la question précédente (Q5) pour attribuer les charges partielles aux atomes de la molécule.
  2. Utiliser la géométrie coudée de la molécule pour comparer la position du barycentre des charges positives et de celui des charges négatives.
  3. En déduire l'orientation du moment dipolaire permanent et le représenter sur un schéma clair en précisant la convention choisie.
Voir la réponse courte

Géométrie coudée (type AX_2E) : la résultante vectorielle des moments dipolaires de liaison ne s'annule pas par symétrie.

Voir le corrigé complet

D'après les formes mésomères limites établies à la question Q5 :

|\overline{\mathrm{O}}=\overset{\oplus}{\overline{\mathrm{O}}}-\underline{\overline{\mathrm{O}}}|^{\ominus} \longleftrightarrow {}^{\ominus}|\overline{\underline{\mathrm{O}}}-\overset{\oplus}{\overline{\mathrm{O}}}=\overline{\mathrm{O}}|

l'hybride de résonance fait apparaître :

  • une charge partielle positive +\delta sur l'atome d'oxygène central ;
  • une charge partielle négative -\delta/2 sur chacun des deux atomes d'oxygène terminaux (avec \delta \approx 1).

Bien que les trois atomes soient chimiquement identiques (oxygène), la délocalisation électronique entraîne une dissymétrie de charge entre le centre et la périphérie.

La molécule adopte une géométrie coudée (angle de valence de 117^\circ \neq 180^\circ) de symétrie C_{2v} :

  • Le barycentre G_+ des charges positives se situe sur l'atome d'oxygène central.
  • Le barycentre G_- des charges partielles négatives portées par les deux atomes terminaux se situe sur l'axe de symétrie (bissectrice de l'angle \widehat{\mathrm{OOO}}), au milieu du segment reliant les deux oxygènes terminaux.

Ces deux barycentres G_+ et G_- ne sont pas confondus (G_+ \neq G_-) : la molécule possède donc un moment dipolaire permanent non nul \vec{\mu} \neq \vec{0}.

Selon la convention de la physique (adoptée au programme), le vecteur moment dipolaire est orienté du barycentre des charges négatives vers le barycentre des charges positives :

\boxed{\vec{\mu} = \delta e \, \overrightarrow{G_- G_+}}

Il est porté par l'axe de symétrie moléculaire (bissectrice de l'angle) et dirigé des oxygènes terminaux vers l'oxygène central.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pour justifier le moment dipolaire, il est indispensable de s'appuyer sur une structure de Lewis correcte avec ses charges.

« Une structure grossièrement fausse ou ne faisant pas apparaitre de charge invalide évidemment toute tentative de justification d’un moment dipolaire. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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I.C · Thermodynamique de la formation de l’ozone

Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie libre standard de réaction, constante d'équilibre

Calculer la constante de cet équilibre à à l’aide des données fournies en fin d’énoncé.

Voir l'indice

Calculer \Delta_r H^\circ et \Delta_r S^\circ à partir des données, en déduire \Delta_r G^\circ(298\text{ K}) puis utiliser la relation K^\circ = \exp(-\Delta_r G^\circ / (R T)).

Voir la stratégie
  1. Calculer l'enthalpie standard de la réaction \Delta_r H^\circ à partir de l'enthalpie standard de formation fournie (le dioxygène étant un corps simple de référence).
  2. Calculer l'entropie standard de la réaction \Delta_r S^\circ à partir des entropies molaires standard absolues.
  3. En déduire l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ(T) à T = 298\text{ K}, puis la constante d'équilibre K^\circ via la relation fondamentale \Delta_r G^\circ = -R T \ln K^\circ.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r H^\circ et \Delta_r S^\circ par la loi de Hess, puis \Delta_r G^\circ et K^\circ = \exp(-\Delta_r G^\circ / RT).

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction s'écrit :

3\,\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} = 2\,\mathrm{O}_{3(\mathrm{g})}

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction à T = 298\text{ K} vaut :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_3) - 3\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_2) \end{aligned}

Le dioxygène \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} étant le corps simple de référence pour l'élément oxygène dans son état standard, \Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_2) = 0. Il vient :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= 2 \times 141{,}9 \times 10^3 = 2{,}838 \times 10^5\text{ J}\cdot\mathrm{mol}^{-1} \end{aligned}

L'entropie standard de réaction s'exprime selon :

\begin{aligned} \Delta_r S^\circ &= 2\,S_m^\circ(\mathrm{O}_3) - 3\,S_m^\circ(\mathrm{O}_2) \\ &= 2 \times 239 - 3 \times 205 = -137\text{ J}\cdot\mathrm{K}^{-1}\cdot\mathrm{mol}^{-1} \end{aligned}

L'enthalpie libre standard de la réaction à T = 298\text{ K} est alors :

\begin{aligned} \Delta_r G^\circ &= \Delta_r H^\circ - T\,\Delta_r S^\circ \\ &= 2{,}838 \times 10^5 - 298 \times (-137) \\ &= 2{,}838 \times 10^5 + 4{,}083 \times 10^4 = 3{,}246 \times 10^5\text{ J}\cdot\mathrm{mol}^{-1} \end{aligned}

La constante d'équilibre thermodynamique K^\circ est reliée à \Delta_r G^\circ par :

K^\circ = \exp\left(-\frac{\Delta_r G^\circ}{R\,T}\right)

Application numérique avec R = 8{,}314\text{ J}\cdot\mathrm{K}^{-1}\cdot\mathrm{mol}^{-1} et T = 298\text{ K} :

\begin{aligned} \frac{\Delta_r G^\circ}{R\,T} &= \frac{3{,}246 \times 10^5}{8{,}314 \times 298} \approx 131{,}0 \end{aligned}

d'où :

\boxed{K^\circ(298\text{ K}) = \exp(-131{,}0) \approx 1{,}2 \times 10^{-57}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, pression partielle

Calculer la pression partielle en ozone dans l’atmosphère terrestre au niveau du sol.

Voir l'indice

Exprimer la constante d'action des masses K^\circ = (P_{\mathrm{O}_3}/P^\circ)^2 / (P_{\mathrm{O}_2}/P^\circ)^3 en prenant P_{\mathrm{O}_2} \approx 0{,}21\text{ bar}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le quotient de réaction à l'équilibre en fonction des pressions partielles des gaz parfaits \mathrm{O}_2 et \mathrm{O}_3 et de la pression standard P^\circ = 1\text{ bar}.
  2. Estimer la pression partielle en dioxygène au niveau du sol à partir de la composition de l'air.
  3. En déduire la pression partielle en ozone prévue par le modèle thermodynamique à 25\text{ }^\circ\mathrm{C}.
Voir la réponse courte

Expression de la constante d'équilibre K^\circ = (P_{O_3}/P^\circ)^2 / (P_{O_2}/P^\circ)^3 pour isoler la pression partielle P_{O_3}.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre thermodynamique à T = 298\text{ K} (25\text{ }^\circ\mathrm{C}) pour la réaction 3\,\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} = 2\,\mathrm{O}_{3(\mathrm{g})}, la loi d'action de masse s'écrit :

K^\circ = \frac{\left(\dfrac{P_{\mathrm{O}_3}}{P^\circ}\right)^2}{\left(\dfrac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ}\right)^3}

où P^\circ = 1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa} est la pression standard.

On en déduit l'expression de la pression partielle en ozone :

P_{\mathrm{O}_3} = P^\circ \sqrt{K^\circ \left(\frac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ}\right)^3}

Au niveau du sol, la pression atmosphérique totale vaut P_{\mathrm{atm}} \approx 1{,}0\text{ bar} \approx P^\circ. Le dioxygène représentant une fraction molaire x_{\mathrm{O}_2} \approx 0{,}21 de l'air, sa pression partielle est :

P_{\mathrm{O}_2} = x_{\mathrm{O}_2} P_{\mathrm{atm}} \approx 0{,}21\text{ bar}

En utilisant la constante d'équilibre calculée à la question Q7 (K^\circ \approx 1{,}2 \times 10^{-57}) :

\begin{aligned} \frac{P_{\mathrm{O}_3}}{P^\circ} &= \sqrt{1{,}2 \times 10^{-57} \times (0{,}21)^3} \\ &= \sqrt{1{,}2 \times 10^{-57} \times 9{,}26 \times 10^{-3}} \\ &= \sqrt{1{,}1 \times 10^{-59}} \approx 3{,}3 \times 10^{-30} \end{aligned}

D'où la pression partielle en ozone au niveau du sol :

\boxed{P_{\mathrm{O}_3} \approx 3 \times 10^{-30}\text{ bar} = 3 \times 10^{-25}\text{ Pa}}

Résultat

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : principe de le chatelier, relation de van 't hoff

Dans quel sens est déplacé cet équilibre lorsqu’on s’élève dans la troposphère ? Que peut-on en dire dans la stratosphère ? Un raisonnement qualitatif argumenté est attendu.

Voir l'indice

Analyser séparément l'influence de la diminution de pression totale (déplacement vers le plus grand nombre de moles gazeuses) et la loi de Van 't Hoff avec le signe de \Delta_r H^\circ.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le quotient réactionnel en fonction des fractions molaires et de la pression totale pour analyser l'influence de la pression (principe de modération ou loi d'action de masse).
  2. Utiliser la loi de van 't Hoff pour analyser l'influence de la température connaissant le signe de l'enthalpie standard de réaction (\Delta_r H^\circ > 0).
  3. Décrire l'évolution de la température et de la pression dans la troposphère, puis dans la stratosphère (figure 1), et conclure quant au sens de déplacement de l'équilibre.
Voir la réponse courte

Évolution avec l'altitude : effet de la baisse de pression (sens indirect) et de la température selon la relation de Van 't Hoff.

Voir le corrigé complet

L'équilibre considéré est :

3\,\mathrm{O}_{2\,(\mathrm{g})} = 2\,\mathrm{O}_{3\,(\mathrm{g})} \quad \text{avec} \quad \Delta_r H^\circ = +283{,}8\text{ kJ}\cdot\mathrm{mol}^{-1} > 0 \quad \text{et} \quad \Delta_r\nu_g = 2 - 3 = -1 < 0

Le quotient réactionnel s'exprime en fonction des fractions molaires x_i et de la pression totale P :

Q_r = \frac{\left(\dfrac{P_{\mathrm{O}_3}}{P^\circ}\right)^2}{\left(\dfrac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ}\right)^3} = \frac{x_{\mathrm{O}_3}^2}{x_{\mathrm{O}_2}^3}\,\frac{P^\circ}{P}

À l'équilibre, le rapport molaire vaut donc :

\frac{x_{\mathrm{O}_3}^2}{x_{\mathrm{O}_2}^3} = K^\circ(T)\,\frac{P}{P^\circ}

1. Dans la troposphère (de 0 à environ 12 km d'altitude) :

  • Effet de la température : d'après la figure 1, la température diminue avec l'altitude (de \approx 15\text{ }^\circ\mathrm{C} au sol à \approx -55\text{ }^\circ\mathrm{C} à la tropopause). Or, la réaction est endothermique (\Delta_r H^\circ > 0), donc selon la loi de van 't Hoff :

    \frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R\,T^2} > 0

    La constante K^\circ(T) diminue lorsque la température baisse : le refroidissement déplace l'équilibre dans le sens endothermique inverse (sens indirect, c'est-à-dire dissociation de \mathrm{O}_3).

  • Effet de la pression : la pression totale P diminue avec l'altitude. Selon le principe de modération de Le Chatelier, une diminution de pression favorise le sens conduisant à une augmentation de la quantité de matière gazeuse (\Delta_r\nu_g = -1 < 0), soit le sens indirect (destruction de \mathrm{O}_3).

Les deux effets agissent de concert :

\boxed{\text{Lorsqu'on s'élève dans la troposphère, l'équilibre est déplacé dans le sens indirect (décomposition de }\mathrm{O}_3\text{ en }\mathrm{O}_2\text{).}}

2. Dans la stratosphère (d'environ 12 km à 50 km d'altitude) :

  • D'après la figure 1, la température y augmente avec l'altitude (jusqu'à environ 0\text{ }^\circ\mathrm{C} vers 50 km). Cette hausse de température tend à déplacer l'équilibre dans le sens direct (formation de \mathrm{O}_3).
  • En revanche, la pression atmosphérique continue de décroître avec l'altitude, ce qui favorise le sens indirect.
\boxed{\text{Dans la stratosphère, il y a compétition entre l'effet thermique (sens direct) et l'effet de pression (sens indirect).}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait énoncer et appliquer les lois thermodynamiques de déplacement des équilibres plutôt que de simplement commenter la figure 1.

« Pour répondre correctement, il faut d’une part maitriser les lois de déplacement des équilibres chimiques et savoir les exprimer clairement, et d’autre part discuter leurs conséquences dans un contexte particulier. Les candidats qui se contentent de commenter la figure 1 n’ont manifestement pas bien lu l’énoncé. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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I.D · Cinétique de la formation de l’ozone

Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : vitesse de réaction, photochimie

Expliquer qualitativement que la concentration en ozone dans l’atmosphère présente un maximum à une altitude particulière, comme le montre la figure 1.

Voir l'indice

Identifier le compromis entre l'abondance de dioxygène (maximale au sol) et l'intensité du flux solaire UV dissociant (maximal au sommet de l'atmosphère).

Voir la stratégie
  1. Identifier, d'après les réactions (I.1) et (I.2) du mécanisme de Chapman, les deux ingrédients indispensables à la synthèse de l'ozone : un flux de rayonnement UV (\lambda < 240\text{ nm}) et une concentration suffisante en molécules de dioxygène \mathrm{O}_2.
  2. Analyser l'évolution de ces deux facteurs en fonction de l'altitude pour mettre en évidence leurs variations opposées.
  3. En déduire l'existence d'une altitude optimale réalisant le meilleur compromis.
Voir la réponse courte

Compromis d'altitude entre le flux de photons UV photolysant O_2 (croissant avec l'altitude) et la concentration en O_2 (décroissante).

Voir le corrigé complet

D'après le mécanisme réactionnel proposé :

  • La première étape (I.1) nécessite des photons ultra-violets énergétiques (\lambda < 240\text{ nm}) pour dissocier \mathrm{O}_2 et produire les radicaux \mathrm{O}^\bullet ;
  • La seconde étape (I.2) requiert la rencontre entre un radical \mathrm{O}^\bullet et une molécule de dioxygène \mathrm{O}_2 pour former \mathrm{O}_3.

Ces deux éléments varient de façon antagoniste avec l'altitude z :

  1. À haute altitude (au-dessus de 50\text{ km}, dans la mésosphère et la thermosphère), le flux solaire UV incident est très intense car il n'a pas encore été atténué par l'atmosphère. En revanche, la densité atmosphérique décroît exponentiellement avec l'altitude : la concentration en molécules de dioxygène [\mathrm{O}_2] y est extrêmement faible. Les chocs entre \mathrm{O}^\bullet et \mathrm{O}_2 sont donc très rares, limitant la formation de \mathrm{O}_3.
  2. À basse altitude (dans la troposphère, z < 15\text{ km}), la densité en dioxygène [\mathrm{O}_2] est maximale. Toutefois, le rayonnement UV de courte longueur d'onde (\lambda < 240\text{ nm}) a été presque intégralement absorbé par les couches supérieures de l'atmosphère (phénomène de filtration UV). La dissociation photochimique du dioxygène n'a donc quasiment plus lieu, ce qui rend la concentration en radicaux \mathrm{O}^\bullet quasi nulle et empêche la synthèse d'ozone par cette voie.
\boxed{\text{La vitesse de formation d'ozone résulte d'un compromis entre flux UV et concentration en }\mathrm{O}_2\text{, maximal entre 30 et 35 km.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, équilibre chimique

Exprimer la pression partielle en radical en fonction de la pression partielle en dioxygène et de la constante .

Voir l'indice

Appliquer la loi d'action des masses à l'équilibre photochimique rapide \mathrm{O}_2 = 2\,\mathrm{O}^\bullet.

Voir la réponse courte

Loi d'action des masses appliquée à la dissociation de O_2 : K_R^\circ = (P_{O^\bullet}/P^\circ)^2 / (P_{O_2}/P^\circ), d'où P_{O^\bullet}.

Voir le corrigé complet

La dissociation photochimique du dioxygène s'écrit selon la réaction d'équilibre (I.1) :

\mathrm{O}_{2\,(\mathrm{g})} = 2\,\mathrm{O}^\bullet_{(\mathrm{g})}

En modélisant les espèces gazeuses par des gaz parfaits, l'activité d'un constituant gazeux i s'exprime par :

a_i = \frac{P_i}{P^\circ}

où P^\circ = 1\text{ bar} est la pression standard de référence.

La loi d'action des masses appliquée à cet équilibre s'écrit :

K_R^\circ = \frac{\left(a_{\mathrm{O}^\bullet}\right)^2}{a_{\mathrm{O}_2}} = \frac{\left(\frac{P_{\mathrm{O}^\bullet}}{P^\circ}\right)^2}{\frac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ}} = \frac{P_{\mathrm{O}^\bullet}^2}{P^\circ P_{\mathrm{O}_2}}

Les pressions partielles étant des grandeurs strictement positives, on en déduit :

\boxed{P_{\mathrm{O}^\bullet} = \sqrt{K_R^\circ \, P^\circ \, P_{\mathrm{O}_2}}}

Si les pressions partielles sont directement exprimées en bars (P^\circ = 1\text{ bar}), cette relation se simplifie en :

P_{\mathrm{O}^\bullet} = \sqrt{K_R^\circ \, P_{\mathrm{O}_2}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : ordre de réaction, loi de vitesse

Quel est l’ordre de la vitesse de formation de par rapport à la pression partielle en dioxygène ?

Voir l'indice

Exprimer la vitesse de la réaction élémentaire v = k\,P_{\mathrm{O}_2}\,P_{\mathrm{O}^\bullet} en y substituant l'expression de P_{\mathrm{O}^\bullet}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de formation de l'ozone d'après la loi de van't Hoff appliquée à l'acte élémentaire (I.2).
  2. Remplacer la pression partielle en atomes d'oxygène radicalaires \mathrm{O}^\bullet par son expression obtenue à la question Q11.
  3. Identifier l'exposant de la pression partielle en dioxygène P_{\mathrm{O}_2} pour en déduire l'ordre de la réaction.
Voir la réponse courte

Remplacement de la pression en radicaux O^\bullet par son expression en P_{O_2}^{1/2} dans la loi de vitesse : ordre global 3/2 en dioxygène.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la réaction (I.2) :

\mathrm{O}_2 + \mathrm{O}^\bullet \xrightarrow{k} \mathrm{O}_3

obéit à la loi de van't Hoff. La vitesse de formation de \mathrm{O}_3 s'écrit donc :

v = \frac{\mathrm{d}[\mathrm{O}_3]}{\mathrm{d}t} = k \, [\mathrm{O}_2] \, [\mathrm{O}^\bullet]

Pour un mélange de gaz parfaits à température T, la concentration d'une espèce i est directement proportionnelle à sa pression partielle : [i] = \frac{P_i}{R T}. La vitesse peut ainsi s'exprimer en fonction des pressions partielles sous la forme :

v = k_P \, P_{\mathrm{O}_2} \, P_{\mathrm{O}^\bullet} \quad \text{avec} \quad k_P = \frac{k}{(RT)^2}

D'après le résultat de la question Q11, l'équilibre photochimique rapide (I.1) impose :

P_{\mathrm{O}^\bullet} = \sqrt{K_R^\circ \, P^\circ} \, (P_{\mathrm{O}_2})^{1/2}

En reportant cette expression dans la vitesse de formation de l'ozone, on obtient :

v = k_P \sqrt{K_R^\circ \, P^\circ} \; (P_{\mathrm{O}_2})^{3/2}

L'exposant de P_{\mathrm{O}_2} dans la loi de vitesse globale est donc égal à 3/2.

\boxed{\text{L'ordre de la vitesse de formation de } \mathrm{O}_3 \text{ par rapport à } P_{\mathrm{O}_2} \text{ est } \frac{3}{2} = 1{,}5.}

Résultat

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Partie II : Découverte de Proxima du Centaure

II.A · Première observation de l’étoile

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : ordre de grandeur, année-lumière

Justifier, par un argument d’ordre de grandeur, que la distance entre la Terre et Proxima du Centaure peut être approximée à 4,22 années-lumière.

Voir l'indice

Comparer la distance Terre-Soleil (1{,}5 \times 10^8\text{ km}) à la distance de Proxima (4 \times 10^{13}\text{ km}) pour justifier que le rayon orbital terrestre est négligeable.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la relation entre la distance Terre–Proxima du Centaure (D_{TE}), la distance Soleil–Proxima du Centaure (D_E) et la distance Terre–Soleil (D_{TS}) à l'aide de l'inégalité triangulaire.
  2. Comparer l'ordre de grandeur de la distance Terre–Soleil à celui de la distance de l'étoile au Soleil pour évaluer l'écart relatif.
Voir la réponse courte

La distance Terre-Soleil (environ 8 minutes-lumière) est tout à fait négligeable devant 4{,}22 années-lumière.

Voir le corrigé complet

Notons D_{TE} la distance séparant la Terre de Proxima du Centaure. D'après l'inégalité triangulaire appliquée au triangle Soleil–Terre–Étoile, cette distance est encadrée par :

D_E - D_{TS} \leqslant D_{TE} \leqslant D_E + D_{TS}

L'écart relatif maximal entre la distance Terre–étoile et la distance Soleil–étoile s'écrit donc :

\frac{|D_{TE} - D_E|}{D_E} \leqslant \frac{D_{TS}}{D_E}

À l'aide des données de l'énoncé (D_E = 3,99 \times 10^{13}\text{ km} et D_{TS} = 1,50 \times 10^{8}\text{ km}) :

\frac{D_{TS}}{D_E} = \frac{1,50 \times 10^8}{3,99 \times 10^{13}} \approx 3,76 \times 10^{-6} \ll 1

Cet écart relatif est de l'ordre de 4 \times 10^{-6}, soit environ 0{,}0004\,\%, ce qui est totalement négligeable devant la précision à trois chiffres significatifs avec laquelle est donnée la distance de l'étoile (4{,}22\text{ a.l.}).

\boxed{D_{TE} \approx D_E = 4{,}22\text{ années-lumière}}

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : lentille mince convergente, plan focal image

Où est située l’image de l’étoile par la lentille , appelée image intermédiaire ? Illustrer cette situation par un schéma.

Voir l'indice

L'étoile étant située à l'infini, son image intermédiaire par L_1 se forme dans le plan focal image de cette lentille.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la position de l'objet (l'étoile) par rapport à la lentille d'après la distance astronomique calculée précédemment.
  2. Appliquer la relation de conjugaison de Descartes pour déterminer rigoureusement la position de l'image intermédiaire A_1B_1.
  3. Construire le tracé géométrique des rayons remarquables issus d'un point à l'infini hors d'axe pour illustrer la formation de cette image.
Voir la réponse courte

L'étoile étant à l'infini, l'image intermédiaire A_1B_1 se forme dans le plan focal image de la lentille objectif L_1.

Voir le corrigé complet

L'étoile Proxima Centauri est située à une distance D_E \approx 4{,}22\text{ a.l.} \approx 4{,}0 \times 10^{16}\text{ m} de l'instrument d'optique, ce qui est immensément grand devant la distance focale f'_1 = 8\text{ m} de la lentille objectif L_1. L'étoile constitue donc un objet situé à l'infini sur l'axe optique (\overline{O_1 A} \to -\infty).

La relation de conjugaison de Descartes avec origines au centre optique s'écrit :

\frac{1}{\overline{O_1 A_1}} - \frac{1}{\overline{O_1 A}} = \frac{1}{f'_1}

Comme \lim_{\overline{O_1 A} \to -\infty} \frac{1}{\overline{O_1 A}} = 0, on obtient directement :

\overline{O_1 A_1} = f'_1 = 8\text{ m}

Le point A_1, image du centre A de l'étoile, est donc confondu avec le foyer principal image F'_1 de la lentille L_1.

Par conséquent, l'image intermédiaire A_1 B_1 est située dans le plan focal image de la lentille objectif L_1 :

\boxed{\text{L'image intermédiaire } A_1B_1 \text{ se forme dans le plan focal image de } L_1\text{, à } 8\text{ m en aval de } O_1.}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : diamètre apparent, foyer image

Déterminer l’expression de la taille de cette image intermédiaire (non algébrique) en fonction du rayon de l’étoile et des caractéristiques de la lentille objectif .

Voir l'indice

Exprimer le rayon angulaire apparent \theta = R_E / D_E, puis appliquer la relation des foyers A_1 B_1 = f'_1 \theta.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le demi-diamètre angulaire (rayon angulaire) \theta sous lequel l'étoile est vue depuis la Terre à l'aide de son rayon R_E et de sa distance D_E.
  2. Exploiter les propriétés du centre optique O_1 (rayon non dévié) et la position de l'image intermédiaire dans le plan focal image de L_1 pour relier A_1 B_1 à \theta et f'_1.
Voir la réponse courte

Diamètre apparent \theta = 2R_E/D, puis grandissement angulaire conduisant à la taille A_1B_1 = f'_1 \theta = 2 R_E f'_1 / D.

Voir le corrigé complet

Le centre A de l'étoile étant situé sur l'axe optique et B désignant un point situé sur le bord (limbe) de l'étoile, la distance AB correspond au rayon R_E de l'étoile.

La distance D_E séparant l'étoile de l'instrument étant gigantesque devant R_E, le rayon angulaire \theta sous lequel est vu le rayon de l'étoile s'écrit, dans le cadre de l'approximation des petits angles :

\theta \approx \tan\theta = \frac{R_E}{D_E}

Le rayon lumineux issu de B passant par le centre optique O_1 de la lentille L_1 n'est pas dévié et émerge en faisant un angle \theta avec l'axe optique.

Ce rayon coupe le plan focal image de la lentille L_1, où se forme l'image intermédiaire (d'après la question Q14), au point image B_1. Dans le triangle rectangle O_1 A_1 B_1 (rectangle en A_1 = F'_1), on a :

\tan\theta = \frac{A_1 B_1}{O_1 A_1} = \frac{A_1 B_1}{f'_1}

En utilisant l'approximation des petits angles (\theta \ll 1\text{ rad}), il vient immédiatement :

\boxed{A_1 B_1 = \frac{R_E \, f'_1}{D_E}}

Application numérique :

\begin{aligned} A_1 B_1 &= \frac{9{,}81 \times 10^7 \times 8}{3{,}99 \times 10^{16}} \\ &= 1{,}97 \times 10^{-8}\text{ m} \approx 19{,}7\text{ nm} \end{aligned}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : formule de conjugaison, grandissement transversal

La lentille de projection , divergente, sert à faire de l’image intermédiaire une image définitive , réelle, non inversée et agrandie d’un facteur 4. Calculer la distance pour respecter ces contraintes.

Voir l'indice

Utiliser les relations de conjugaison et de grandissement \gamma = +4 de la lentille divergente pour déterminer \overline{O_2 A_1}, puis en déduire la distance O_1 O_2 = \overline{O_1 A_1} - \overline{O_2 A_1}.

Voir la stratégie
  1. Traduire les contraintes imposées à l'image définitive A'B' par rapport à l'image intermédiaire A_1B_1 en termes de grandissement transversal \gamma_2 associé à la lentille L_2.
  2. Utiliser la relation de grandissement et la formule de conjugaison de Descartes avec origine au centre optique O_2 pour déterminer la position algébrique \overline{O_2 A_1}.
  3. En déduire la position du centre optique O_2, puis la distance O_1O_2 par la relation de Chasles connaissant la position de A_1 = F'_1.
Voir la réponse courte

Formules de conjugaison de Descartes appliquées à L_2 avec un grandissement \gamma = +4, d'où la position O_1O_2.

Voir le corrigé complet

L'image intermédiaire A_1B_1 joue le rôle d'objet pour la lentille divergente L_2. Le grandissement transversal associé à L_2 est donné par :

\gamma_2 = \frac{\overline{A'B'}}{\overline{A_1B_1}} = \frac{\overline{O_2 A'}}{\overline{O_2 A_1}}

L'image définitive A'B' devant être non inversée par rapport à A_1B_1 et agrandie d'un facteur 4, le grandissement est strictement positif et vaut :

\gamma_2 = +4

On en déduit la relation entre les positions image et objet :

\overline{O_2 A'} = 4\,\overline{O_2 A_1}

Injectons cette relation dans la formule de conjugaison de Descartes appliquée à la lentille L_2 de distance focale f'_2 :

\begin{aligned} \frac{1}{\overline{O_2 A'}} - \frac{1}{\overline{O_2 A_1}} &= \frac{1}{f'_2} \\ \frac{1}{4\,\overline{O_2 A_1}} - \frac{1}{\overline{O_2 A_1}} &= \frac{1}{f'_2} \\ -\frac{3}{4\,\overline{O_2 A_1}} &= \frac{1}{f'_2} \end{aligned}

Il vient ainsi :

\overline{O_2 A_1} = -\frac{3}{4}f'_2

Avec f'_2 = -0{,}02\text{ m} = -2{,}0\text{ cm}, on obtient :

\overline{O_2 A_1} = -\frac{3}{4} \times (-0{,}02) = +0{,}015\text{ m} = +1{,}5\text{ cm}

On vérifie au passage la réalité de l'image :

\overline{O_2 A'} = 4\,\overline{O_2 A_1} = +6{,}0\text{ cm} > 0

L'image A'B' se forme bien après la lentille L_2 dans le sens de propagation de la lumière ; elle est donc bien réelle.

D'après la question Q14, l'image intermédiaire est située dans le plan focal image de la première lentille, soit \overline{O_1 A_1} = f'_1 = 8\text{ m}. Par relation de Chasles :

\begin{aligned} \overline{O_1 O_2} &= \overline{O_1 A_1} + \overline{A_1 O_2} \\ &= \overline{O_1 A_1} - \overline{O_2 A_1} \\ &= f'_1 + \frac{3}{4}f'_2 \end{aligned}

En effectuant l'application numérique :

\overline{O_1 O_2} = 8 - 0{,}015 = 7{,}985\text{ m}

La distance séparant les deux lentilles est donc :

\boxed{O_1 O_2 = 7{,}985\text{ m} \simeq 7{,}99\text{ m}}

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : lentille divergente, tracé de rayons

Illustrer par un schéma la position de , de et de (sans représenter ).

Voir l'indice

Construire un schéma d'optique rigoureux faisant apparaître l'objet virtuel A_1, les foyers de L_2 et l'image finale réelle agrandie A'.

Voir la stratégie
  1. Positionner les foyers de la lentille divergente L_2 de distance focale f'_2 = -2{,}0\text{ cm} : le foyer principal image F'_2 est situé en amont (\overline{O_2 F'_2} = -2{,}0\text{ cm}) et le foyer principal objet F_2 en aval (\overline{O_2 F_2} = +2{,}0\text{ cm}).
  2. Placer l'objet intermédiaire A_1 B_1 obtenu à la question précédente (\overline{O_2 A_1} = +1{,}5\text{ cm}) : situé après la lentille, il s'agit d'un objet virtuel, représenté en traits pointillés.
  3. Placer l'image définitive A' B' (\overline{O_2 A'} = +6{,}0\text{ cm}, grandissement \gamma = +4) : située dans l'espace de sortie réel, il s'agit d'une image réelle, droite et agrandie.
  4. Tracer deux rayons caractéristiques convergeant vers le point objet virtuel B_1 pour vérifier graphiquement la conjugaison.
Voir la réponse courte

Tracé des rayons lumineux pour un objet virtuel A_1B_1 donnant une image réelle agrandie et droite à travers une lentille divergente.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q16 :

  • la lentille L_2 est divergente, de foyers \overline{O_2 F'_2} = f'_2 = -2{,}0\text{ cm} et \overline{O_2 F_2} = -f'_2 = +2{,}0\text{ cm} ;
  • A_1 B_1 est un objet virtuel pour L_2, situé entre la lentille et son foyer objet : \overline{O_2 A_1} = +1{,}5\text{ cm} ;
  • A' B' est une image réelle, droite et agrandie : \overline{O_2 A'} = +6{,}0\text{ cm} avec un grandissement \gamma = \frac{\overline{A'B'}}{\overline{A_1B_1}} = +4.

Pour construire l'image du point objet virtuel B_1, on utilise deux rayons lumineux incidents (issus de la lentille L_1) convergeant vers B_1 :

  1. un rayon incident passant par le centre optique O_2 en direction de B_1, qui traverse la lentille sans être dévié et émerge en direction de B' ;
  2. un rayon incident parallèle à l'axe optique à la hauteur de B_1, qui convergeait vers B_1 en l'absence de L_2 ; après traversée de la lentille divergente, il émerge en semblant provenir du foyer principal image F'_2 et coupe le premier rayon au point B'.

L'image définitive A'B' se forme bien par intersection effective des rayons lumineux réfractés en aval de la lentille : elle est réelle, droite (\gamma > 0) et agrandie.

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Instruments d'optique

Notions : résolution angulaire, capteur photographique

En 1915, l’image définitive de l’étoile se formait sur une plaque photographique de dimension , composée de cristaux de de chlorure d’argent, précipité blanc qui noircit à la lumière. L’image définitive de l’étoile Proxima Centauri est-elle vue comme ponctuelle ou étendue sur la plaque photo ?

Voir l'indice

Comparer le diamètre de l'image géométrique 2 A'B' à la dimension caractéristique d'un grain de chlorure d'argent (10\,\mu\text{m}).

Voir la réponse courte

Comparaison de la taille géométrique de l'image finale avec la taille des grains de chlorure d'argent (10\ \mu\mathrm{m}).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q15, la demi-taille (rayon) de l'image intermédiaire est :

A_1 B_1 = \frac{R_E f'_1}{D_E} \approx 1{,}97 \times 10^{-8}\text{ m}

La lentille de projection L_2 réalise un grandissement transversal de \gamma = 4 (question Q16). La taille du rayon de l'image définitive A'B' sur la plaque est donc :

A'B' = |\gamma| \, A_1 B_1 = 4 \times 1{,}97 \times 10^{-8}\text{ m} \approx 7{,}87 \times 10^{-8}\text{ m} \approx 0{,}08\text{ }\mu\mathrm{m}

Le diamètre géométrique total de l'image de l'étoile vaut ainsi :

d_{\text{image}} = 2 A'B' \approx 0{,}16\text{ }\mu\mathrm{m}

La plaque photographique est constituée de cristaux de chlorure d'argent de taille élémentaire :

d_{\text{grain}} = 10\text{ }\mu\mathrm{m}

On constate que la dimension géométrique de l'image est très inférieure à la résolution spatiale intrinsèque du détecteur :

d_{\text{image}} \ll d_{\text{grain}} \quad \left(\frac{d_{\text{grain}}}{d_{\text{image}}} \approx 60\right)

L'image géométrique de l'étoile est entièrement contenue à l'intérieur d'un seul grain d'émulsion photographique : elle ne peut pas être résolue spatialement.

\boxed{\text{L'image définitive de l'étoile est vue comme ponctuelle sur la plaque photographique.}}

Résultat

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Instruments d'optique

Notions : taille de pixel, capteur ccd

À l’occasion du centenaire de la découverte de Proxima du Centaure, en 2015, la photo de l’étoile a été reprise avec l’instrument d’optique de l’époque mais la plaque photographique a été remplacée par un capteur CCD (Charge Coupled Device) de 100 millions de pixels, de taille identique à la plaque photo originelle. L’image définitive de l’étoile Proxima Centauri est-elle vue comme ponctuelle ou étendue sur le capteur photosensible ? L’efficacité quantique QE d’un capteur CCD donne le taux de transformation de la lumière en charge, soit la probabilité qu’un photon incident donne « naissance » à un électron dans le capteur. Pour la longueur d’onde étudiée, cette sensibilité quantique QE est de .

Voir l'indice

Calculer la dimension d'un pixel à partir de la surface 24\text{ mm} \times 36\text{ mm} et du nombre de pixels, puis comparer cette taille à celle de l'image.

Voir la réponse courte

Détermination de la dimension d'un pixel du capteur et comparaison avec la taille géométrique de l'image de l'étoile.

Voir le corrigé complet

Le capteur CCD possède une surface totale égale à celle de la plaque photographique originelle :

S = 24\text{ mm} \times 36\text{ mm} = 864\text{ mm}^2 = 8{,}64 \times 10^{-4}\text{ m}^2

Ce capteur comporte N = 100\text{ millions} = 1{,}00 \times 10^8\text{ pixels}. En supposant des pixels carrés de côté p, la surface élémentaire d'un pixel s'écrit :

s_{\text{pix}} = p^2 = \frac{S}{N}

La taille d'un pixel est donc :

\begin{aligned} p &= \sqrt{\frac{S}{N}} = \sqrt{\frac{8{,}64 \times 10^{-4}}{1{,}00 \times 10^8}} \\ p &\approx 2{,}94 \times 10^{-6}\text{ m} \approx 2{,}9\text{ }\mu\mathrm{m} \end{aligned}

D'après les questions Q15 et Q18, le diamètre géométrique de l'image définitive de l'étoile est :

d_{\text{geom}} = 2 A'B' \approx 2 \times 7{,}87 \times 10^{-8}\text{ m} \approx 0{,}16\text{ }\mu\mathrm{m}

On constate que la taille géométrique de l'image est nettement inférieure aux dimensions d'un pixel du capteur :

d_{\text{geom}} \ll p

L'image géométrique est entièrement contenue à l'intérieur d'un seul pixel.

\boxed{\text{L'image définitive de Proxima Centauri est vue comme ponctuelle sur le capteur CCD.}}

Résultat

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Question 20

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : flux énergétique, efficacité quantique, photon

Sachant que la puissance surfacique reçue sur Terre par le Soleil dans le visible est de et que la lentille d’entrée de l’instrument est de diamètre , de combien d’électrons sera composé le signal résultant de l’étoile pour une exposition de 12 minutes du capteur ? Quelle est la charge produite par le capteur ?

Voir l'indice

Calculer le flux énergétique collecté par la pupille de diamètre D_1, en déduire le nombre total de photons incidents en 12 minutes, puis appliquer le rendement quantique QE pour trouver N_e et la charge Q = N_e e.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux surfacique reçu de Proxima Centauri sur Terre à partir de celui du Soleil, sous l'hypothèse d'une émittance surfacique comparable dans le domaine visible.
  2. Calculer la puissance lumineuse collectée par la lentille d'entrée de l'instrument et l'énergie d'un photon visible à \lambda_{\text{obs}} = 600\text{ nm}.
  3. En déduire le flux de photons incidents, le nombre total d'électrons générés via l'efficacité quantique \mathrm{QE}, puis la charge électrique totale accumulée.
Voir la réponse courte

Calcul du flux reçu, déduction du nombre de photons incidents N_{ph} = E/h\nu, puis charge Q = \mathrm{QE} \cdot N_{ph} \cdot e.

Voir le corrigé complet

Soit \mathcal{E}_{\odot} l'émittance énergétique surfacique du Soleil dans le visible et \Pi_{\odot} = 600\text{ W}\cdot\mathrm{m}^{-2} la puissance surfacique reçue sur Terre. En assimilant le rayonnement à une émission isotrope dans le demi-espace extérieur :

P_{\odot,\text{vis}} = 4\pi R_S^2 \mathcal{E}_{\odot} = 4\pi D_{TS}^2 \Pi_{\odot} \implies \mathcal{E}_{\odot} = \Pi_{\odot} \left(\frac{D_{TS}}{R_S}\right)^2

En faisant l'hypothèse d'une émittance énergétique dans le visible comparable pour Proxima Centauri (\mathcal{E}_E \approx \mathcal{E}_{\odot}), la puissance surfacique reçue sur Terre en provenance de Proxima Centauri s'écrit :

\Pi_E = \mathcal{E}_E \left(\frac{R_E}{D_E}\right)^2 = \Pi_{\odot} \left(\frac{R_E \, D_{TS}}{R_S \, D_E}\right)^2

Application numérique :

\frac{R_E \, D_{TS}}{R_S \, D_E} = \frac{(9{,}81 \times 10^7\text{ m}) \times (1{,}50 \times 10^{11}\text{ m})}{(6{,}96 \times 10^8\text{ m}) \times (3{,}99 \times 10^{16}\text{ m})} \approx 5{,}30 \times 10^{-7}

D'où la puissance surfacique reçue de l'étoile :

\Pi_E = 600 \times (5{,}30 \times 10^{-7})^2 \approx 1{,}68 \times 10^{-10}\text{ W}\cdot\mathrm{m}^{-2}

La surface collectrice de la lentille d'entrée L_1 de diamètre D_1 = 50\text{ cm} = 0{,}50\text{ m} est :

S_1 = \frac{\pi D_1^2}{4} = \frac{\pi \times (0{,}50)^2}{4} \approx 0{,}196\text{ m}^2

La puissance totale reçue par l'instrument est donc :

\mathcal{P}_c = \Pi_E \, S_1 \approx 1{,}685 \times 10^{-10} \times 0{,}1963 \approx 3{,}31 \times 10^{-11}\text{ W}

L'énergie d'un photon à la longueur d'onde moyenne d'observation \lambda_{\text{obs}} = 600\text{ nm} vaut :

E_{\text{ph}} = \frac{h c}{\lambda_{\text{obs}}} = \frac{6{,}626 \times 10^{-34} \times 3{,}00 \times 10^8}{600 \times 10^{-9}} = 3{,}313 \times 10^{-19}\text{ J}

Le débit de photons incidents est ainsi remarquablement proche d'une valeur ronde :

\dot{N}_{\text{ph}} = \frac{\mathcal{P}_c}{E_{\text{ph}}} \approx \frac{3{,}308 \times 10^{-11}}{3{,}313 \times 10^{-19}} \approx 1{,}00 \times 10^8\text{ photons}\cdot\mathrm{s}^{-1}

Pour une durée d'exposition \Delta t = 12\text{ min} = 720\text{ s} et une efficacité quantique \mathrm{QE} = 30\% = 0{,}30, le nombre d'électrons générés dans le signal est :

N_e = \mathrm{QE} \times \dot{N}_{\text{ph}} \times \Delta t = 0{,}30 \times (0{,}998 \times 10^8) \times 720 \approx 2{,}16 \times 10^{10}
\boxed{N_e \approx 2{,}2 \times 10^{10}\text{ électrons}}

La charge électrique totale correspondante produite par le capteur est :

Q = N_e \, e = 2{,}16 \times 10^{10} \times 1{,}602 \times 10^{-19}\text{ C} \approx 3{,}46 \times 10^{-9}\text{ C}
\boxed{Q \approx 3{,}5\text{ nC}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait analyser avec soin les données fournies et expliciter ses hypothèses pour déduire le signal stellaire à partir du flux solaire.

« La question 20 aurait dû susciter une analyse circonspecte des données fournies par l’énoncé ou une réflexion explicite sur un choix d’hypothèses, puisqu’il s’agit d’utiliser le flux solaire pour en déduire le signal optique produit par Proxima Centauris. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : tache d'airy, critère de rayleigh

La diffraction par la lentille d’entrée est-elle gênante pour les observations ?

Voir l'indice

Calculer le rayon angulaire de la tache d'Airy \theta_{\text{diff}} = 1{,}22\,\lambda / D_1 et en déduire la taille de la tache de diffraction dans le plan de détection par rapport à l'image géométrique.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la résolution angulaire théorique imposée par la diffraction de l'ouverture circulaire de diamètre D_1 à l'aide du critère d'Airy.
  2. Comparer cette largeur angulaire au diamètre angulaire de l'étoile Proxima Centauri, ainsi que la taille de la tache de diffraction à la taille d'un pixel du capteur.
  3. Conclure sur le caractère gênant de la diffraction selon l'objectif de l'observation (détection globale ou résolution spatiale de l'étoile).
Voir la réponse courte

Calcul du rayon de la tache d'Airy \theta_{diff} \approx 1{,}22 \lambda / D_1 et comparaison avec le diamètre apparent de l'étoile.

Voir le corrigé complet

La lentille d'entrée L_1, de contour circulaire de diamètre D_1 = 50\text{ cm}, diaphragme l'onde incidente et donne lieu au phénomène de diffraction à l'infini (figure d'Airy).

Le demi-angle au sommet du premier anneau sombre (rayon angulaire de la tache d'Airy) s'écrit :

\theta_{\text{diff}} = 1{,}22\,\frac{\lambda_{\text{obs}}}{D_1}

Avec \lambda_{\text{obs}} = 600\text{ nm} et D_1 = 0{,}50\text{ m} :

\theta_{\text{diff}} = 1{,}22 \times \frac{600 \times 10^{-9}}{0{,}50} \approx 1{,}46 \times 10^{-6}\text{ rad} \approx 0{,}30'' \approx 300\text{ mas}

Or, le diamètre angulaire apparent de Proxima Centauri vaut (d'après les données de la partie II.C) :

\alpha = \frac{2 R_E}{D_E} \approx 4{,}92 \times 10^{-9}\text{ rad} \approx 1{,}02\text{ mas}

On constate que \theta_{\text{diff}} \gg \alpha (la limite de diffraction est environ 300 fois plus grande que l'étoile).

Au niveau du plan du capteur, après le grandissement transversal |\gamma_2| = 4 imposé par la lentille L_2, le diamètre de la tache d'Airy vaut :

d'_{\text{Airy}} = 2 |\gamma_2| \, f'_1 \, \theta_{\text{diff}} = 2 \times 4 \times 8 \times 1{,}46 \times 10^{-6} \approx 9{,}4 \times 10^{-5}\text{ m} = 94\text{ }\mu\mathrm{m}

Cette tache s'étend sur une dizaine de grains photographiques (d_{\text{grain}} = 10\text{ }\mu\mathrm{m}) ou sur une trentaine de pixels du capteur CCD (p \approx 2{,}9\text{ }\mu\mathrm{m}).

\boxed{\text{La diffraction par } L_1 \text{ est très gênante pour résoudre la surface de l'étoile, mais ne gêne pas sa détection.}}

Résultat

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II.B · Mesure de la distance entre la Terre et l’étoile

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : parallaxe, trigonométrie

Calculer, à partir de cette valeur de la parallaxe , la distance séparant l’étoile Proxima Centauri du système solaire et comparer à la valeur donnée au début de cette partie.

Voir l'indice

Utiliser la définition géométrique de la parallaxe totale annuelle P_E avec la base orbitale 2 D_{TS}, en veillant à convertir les millisecondes d'arc en radians.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la géométrie de la figure 4 : les deux positions d'observation O_1 et O_2 correspondent aux positions opposées de la Terre sur son orbite autour du Soleil S, distantes de 2 D_{TS}. D'après la définition du texte, le déplacement angulaire total entre ces deux visées vaut P_E.
  2. Exprimer la distance D_E dans l'approximation des petits angles en convertissant la parallaxe P_E en radians.
  3. Effectuer l'application numérique en kilomètres et en années-lumière, puis comparer à la valeur D_E = 3{,}99 \times 10^{13}\text{ km} donnée au paragraphe II.A.
Voir la réponse courte

Relation géométrique de la parallaxe annuelle d = 1\text{ UA} / P_E et conversion en années-lumière.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 4 et le texte de l'énoncé, la parallaxe P_E mesure l'écart angulaire total observé pour Proxima Centauri entre deux positions O_1 et O_2 diamétralement opposées de la Terre sur son orbite. Le triangle O_1 S E est rectangle en S, le côté opposé à l'angle en E est le rayon de l'orbite terrestre S O_1 = D_{TS}, et l'angle sous-tendu par ce rayon depuis l'étoile est la demi-parallaxe \theta = \frac{P_E}{2}.

On a donc :

\tan\left(\frac{P_E}{2}\right) = \frac{D_{TS}}{D_E}

L'angle étant extrêmement petit (P_E \ll 1\text{ rad}), on effectue l'approximation \tan\left(\frac{P_E}{2}\right) \approx \frac{P_E}{2} :

D_E = \frac{2 D_{TS}}{P_E}

Convertissons la parallaxe P_E en radians :

\begin{aligned} 1\text{ milliseconde d'arc (mas)} &= 10^{-3}\text{ seconde d'arc} = \frac{10^{-3}}{3600}\text{ degré} = \frac{10^{-3} \times \pi}{3600 \times 180}\text{ rad} \approx 4{,}848 \times 10^{-9}\text{ rad} \\ P_E &= 1545 \times 4{,}848 \times 10^{-9} \approx 7{,}490 \times 10^{-6}\text{ rad} \end{aligned}

Avec D_{TS} = 1{,}50 \times 10^{8}\text{ km} = 1{,}50 \times 10^{11}\text{ m} :

D_E = \frac{2 \times 1{,}50 \times 10^{11}}{7{,}490 \times 10^{-6}} \approx 4{,}01 \times 10^{16}\text{ m} = 4{,}01 \times 10^{13}\text{ km}

Convertissons cette distance en années-lumière (1\text{ an} \approx 365{,}25\text{ j} = 3{,}156 \times 10^{7}\text{ s}) :

1\text{ a.l.} = c \times (1\text{ an}) = 3{,}00 \times 10^8 \times 3{,}156 \times 10^7 \approx 9{,}47 \times 10^{15}\text{ m} = 9{,}47 \times 10^{12}\text{ km}
D_E = \frac{4{,}01 \times 10^{16}}{9{,}47 \times 10^{15}} \approx 4{,}23\text{ a.l.}
\boxed{D_E \approx 4{,}01 \times 10^{13}\text{ km} \approx 4{,}23\text{ années-lumière}}

Cette valeur est en excellent accord avec celle fournie dans le préambule de la partie II (D_E = 3{,}99 \times 10^{13}\text{ km} = 4{,}22\text{ a.l.}), l'écart relatif n'étant que de :

\frac{4{,}01 \times 10^{13} - 3{,}99 \times 10^{13}}{3{,}99 \times 10^{13}} \approx 0{,}5\%

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : première loi de kepler, orbite elliptique

Pourquoi la distance entre la Terre et le Soleil varie-t-elle au cours de l’année ?

Voir l'indice

Invoquer la première loi de Kepler régissant le mouvement orbital elliptique de la Terre autour du Soleil.

Voir la réponse courte

Première loi de Kepler : la trajectoire de la Terre autour du Soleil est une ellipse dont le Soleil occupe un des foyers.

Voir le corrigé complet

D'après la première loi de Kepler, dans le référentiel de Copernic (héliocentrique, supposé galiléen), la Terre décrit une trajectoire fermée qui est une ellipse dont le Soleil occupe l'un des foyers.

En coordonnées polaires (r, \theta) de pôle le foyer solaire et d'axe orienté vers le périhélie, la distance Terre-Soleil s'exprime par :

r(\theta) = \frac{p}{1 + e\cos\theta}

où p est le paramètre de la conique et e son excentricité (0 < e < 1).

L'orbite terrestre n'étant pas parfaitement circulaire (l'excentricité vaut e \approx 0{,}0167 \neq 0), la distance r varie continûment au cours d'une révolution annuelle :

  • elle passe par un minimum au périhélie (début janvier) :

    r_{\min} = a(1 - e) \approx 1{,}47 \times 10^8\text{ km}
  • elle passe par un maximum à l'aphélie (début juillet) :

    r_{\max} = a(1 + e) \approx 1{,}52 \times 10^8\text{ km}

où a \approx D_{TS} = 1{,}50 \times 10^8\text{ km} est le demi-grand axe de l'orbite.

\boxed{\text{L'orbite de la Terre autour du Soleil est une ellipse dont le Soleil occupe l'un des foyers (1\textsuperscript{re} loi de Kepler).}}

Résultat

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II.C.1 · Mesure du rayon de l’étoile

Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : trou d'young, différence de marche

Faire un schéma des deux rayons lumineux passant par et qui convergent vers le point . Représenter la différence de marche entre ces deux rayons sur ce schéma.

Voir l'indice

Tracer les rayons passant par T_1 et T_2 convergeant en M et matérialiser la différence de marche par le projeté orthogonal du plan d'onde émergent.

Voir la stratégie
  1. Identifier la trajectoire des rayons : la source S étant située à l'infini sur l'axe optique, l'onde incidente arrive sous forme d'onde plane parallèle à l'axe optique. Les rayons atteignent donc T_1 et T_2 en phase.
  2. Utiliser le stigmatisme de la lentille L_1 : le point M(x) étant dans le plan focal image, les rayons qui y convergent sont, en amont de la lentille, parallèles entre eux et inclinés d'un angle \theta \simeq \frac{x}{f'_1} par rapport à l'axe optique.
  3. Déterminer le front d'onde en amont de la lentille en menant depuis T_1 la perpendiculaire au rayon issu de T_2 afin d'isoler la différence de marche géométrique \delta.
Voir la réponse courte

Schéma d'interférences à deux ondes issues de sources secondaires ponctuelles T_1 et T_2 avec construction du front d'onde.

Voir le corrigé complet

La source ponctuelle S étant située à l'infini sur l'axe optique, les rayons incidents sont parallèles à l'axe optique et atteignent les deux ouvertures T_1 et T_2 en phase :

[S T_1] = [S T_2]

Les trous T_1 et T_2 diffractent la lumière dans toutes les directions. Les rayons lumineux qui convergent au point M, situé à l'ordonnée x dans le plan focal image de la lentille convergente L_1, forment avant la lentille un faisceau de rayons parallèles entre eux, faisant avec l'axe optique un angle \theta donné par les conditions de Gauss :

\tan\theta \simeq \theta \simeq \frac{x}{f'_1}

D'après le théorème de Malus, les surfaces d'onde associées à ce faisceau sont des plans perpendiculaires à la direction de propagation \theta. Le chemin optique entre un tel plan d'onde \Sigma et le foyer secondaire M est identique pour tous les rayons :

[\Sigma \to M] = \text{cte}

En traçant le plan d'onde passant par T_1, celui-ci coupe le rayon issu de T_2 en un point noté H, tel que (T_1 H) est perpendiculaire à ce rayon. On a alors [T_1 M] = [H M]. La différence de marche entre les deux rayons au point M s'écrit donc :

\delta_S(M) = [S T_2 M] - [S T_1 M] = [T_2 M] - [T_1 M] = T_2 H

Dans le triangle rectangle T_1 T_2 H, l'angle en T_1 vaut \theta, d'où :

\boxed{\delta_S(M) = a \sin\theta \simeq a\,\frac{x}{f'_1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La représentation graphique de la différence de marche doit être tracée avec soin et sans erreur.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

« Cette lacune transparait par l’absence de justification d’une différence de marche, par sa représentation graphique erronée, par la difficulté à décrire précisément une figure d’interférence ou encore par l’incapacité à répondre à la question 32. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : ordre d'interférence, différence de marche

Établir l’expression de l’ordre d’interférence , produit par la source au point .

Voir l'indice

Exprimer la différence de marche en aval \delta_S(M) \simeq a\,x / f'_1 pour en déduire l'ordre d'interférence p_S(M) = \delta_S(M) / \lambda.

Voir la réponse courte

Différence de chemin optique géométrique \delta = a x / D, d'où l'ordre d'interférence p_S(M) = \delta / \lambda = a x / (\lambda D).

Voir le corrigé complet

Par définition, l'ordre d'interférence en un point M éclairé par une onde lumineuse de longueur d'onde \lambda est le quotient de la différence de chemin optique \delta_S(M) par \lambda :

p_S(M) = \frac{\delta_S(M)}{\lambda}

La source S étant située à l'infini sur l'axe optique, l'onde incidente est plane et arrive en incidence normale sur le plan des trous d'Young T_1 et T_2, de sorte que :

[S T_1] = [S T_2]

D'après le résultat de la question Q24, les deux rayons émergent de la lentille avec un angle d'inclinaison \theta \simeq \frac{x}{f'_1} dans les conditions de Gauss et convergent au point M du plan focal image. La différence de marche géométrique entre ces deux rayons s'écrit :

\delta_S(M) = [S T_2 M] - [S T_1 M] = [T_2 M] - [T_1 M] \simeq a \sin\theta \simeq a\,\frac{x}{f'_1}

On en déduit l'expression de l'ordre d'interférence produit par la source S en tout point M d'abscisse x :

\boxed{p_S(M) = \frac{a \, x}{\lambda \, f'_1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est indispensable de justifier rigoureusement l'expression de la différence de marche.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

« Cette lacune transparait par l’absence de justification d’une différence de marche, par sa représentation graphique erronée, par la difficulté à décrire précisément une figure d’interférence ou encore par l’incapacité à répondre à la question 32. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : frange d'interférence, interfrange

Décrire alors la figure d’interférences.

Voir l'indice

Décrire un système de franges rectilignes, équidistantes, parallèles à la direction invariante des fentes, et donner l'expression de l'interfrange i = \lambda f'_1 / a.

Voir la réponse courte

Franges rectilignes, équidistantes, parallèles à la direction invariante, d'interfrange i = \lambda D / a.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de l'ordre d'interférence établie à la question Q25 :

p_S(M) = \frac{a\,x}{\lambda \, f'_1}

on déduit les caractéristiques géométriques de la figure d'interférences dans le plan focal image de L_1 :

  • Lignes d'égal ordre d'interférence : p_S(M) ne dépend que de la coordonnée x. Les lignes d'intensité constante sont donc des droites rectilignes perpendiculaires à la direction joignant les deux trous T_1 et T_2.
  • Franges brillantes et sombres : les franges brillantes correspondent à p_S(M) = k avec k \in \mathbb{Z} et les franges sombres à p_S(M) = k + \frac{1}{2}. On observe ainsi une alternance régulière de franges brillantes et sombres.
  • Frange centrale : en x = 0 (foyer image F'_1), p_S(0) = 0, la frange centrale est brillante et achromatique.
  • Interfrange : la distance séparant deux franges brillantes consécutives est constante et s'écrit :
\boxed{i = \frac{\lambda \, f'_1}{a}}

La figure d'interférences est donc constituée de franges rectilignes, équidistantes, parallèles entre elles et perpendiculaires à la ligne joignant les deux trous T_1 et T_2.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La figure d'interférences doit être décrite de manière précise et rigoureuse.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

« Cette lacune transparait par l’absence de justification d’une différence de marche, par sa représentation graphique erronée, par la difficulté à décrire précisément une figure d’interférence ou encore par l’incapacité à répondre à la question 32. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : formule de fresnel, intensité lumineuse

En notant l’intensité moyenne, donner, sans démonstration, l’expression de l’intensité lumineuse dans le plan d’observation.

Voir l'indice

Appliquer la formule de Fresnel pour deux sources synchrones de même intensité en fonction de l'ordre d'interférence p_S(M).

Voir la réponse courte

Formule de Fresnel pour deux ondes d'amplitudes égales : I(M) = 2 I_0 [1 + \cos(2\pi p_S(M))].

Voir le corrigé complet

Les deux trous d'Young T_1 et T_2 étant de taille identique, ils émettent chacun une onde de même intensité I_1 = I_2 = \dfrac{I_0}{2}, où I_0 représente l'intensité lumineuse moyenne dans le plan d'observation.

D'après la formule de Fresnel pour des interférences à deux ondes synchrones et cohérentes, le déphasage entre les deux ondes en un point M s'écrit :

\Delta \phi_S(M) = 2\pi \, p_S(M) = \frac{2\pi \, a \, x}{\lambda \, f'_1} = \frac{2\pi \, x}{i}

où p_S(M) est l'ordre d'interférence établi en question Q25 et i = \dfrac{\lambda f'_1}{a} l'interfrange défini en question Q26.

L'intensité lumineuse au point M s'exprime donc par :

\boxed{I(M) = I_0 \left[ 1 + \cos\left( \frac{2\pi \, a \, x}{\lambda \, f'_1} \right) \right] = I_0 \left[ 1 + \cos\left( \frac{2\pi \, x}{i} \right) \right]}

ou, sous forme équivalente :

I(M) = 2I_0 \cos^2\left( \frac{\pi \, a \, x}{\lambda \, f'_1} \right)

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les automatismes de calcul doivent s'accompagner d'une véritable compréhension conceptuelle.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

Question déjà tombée ailleurs

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II.C.2 · Mesure du rayon de l’étoile

Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : trou d'young, source décentrée

Faire un schéma des deux rayons lumineux issus de , passant par et et qui convergent vers le point . Représenter la différence de marche entre ces deux rayons sur ce schéma.

Voir l'indice

Prendre en compte l'inclinaison angulaire \alpha/2 de l'onde incidente pour construire la différence de marche amont en plus de la différence de marche aval.

Voir la stratégie
  1. La source S' étant située à l'infini dans une direction faisant un angle \alpha/2 avec l'axe optique, les rayons qui en sont issus sont mutuellement parallèles et inclinés de \alpha/2.
  2. Tracer les deux rayons incidents passant par les trous d'Young T_1 et T_2, puis leur trajet après diffraction à travers la lentille convergente L_1 jusqu'au point de focalisation M(x) situé dans le plan focal image.
  3. Décomposer la différence de marche totale en une contribution amont \delta_{\text{amont}} (liée à l'inclinaison de l'onde incidente) et une contribution aval \delta_{\text{aval}} (liée à la position du point M), et les repérer géométriquement à l'aide des surfaces d'onde et du théorème de Malus.
Voir la réponse courte

Schéma représentant l'inclinaison angulaire des rayons incidents amont et la différence de marche supplémentaire induite.

Voir le corrigé complet

La différence de marche totale entre le rayon (2) passant par T_2 et le rayon (1) passant par T_1 s'écrit :

\delta_{S'}(M) = [S' T_2 M] - [S' T_1 M] = \underbrace{\bigl([S' T_2] - [S' T_1]\bigr)}_{\delta_{\text{amont}}} + \underbrace{\bigl([T_2 M] - [T_1 M]\bigr)}_{\delta_{\text{aval}}}
  • En amont : les rayons incidents issus de S' forment un faisceau parallèle incliné d'un angle \theta_0 = \alpha/2. La surface d'onde incidente \Sigma_1 passant par T_1 est un plan orthogonal à ces rayons. En notant H_1 le projeté orthogonal de T_1 sur le rayon incident passant par T_2, la différence de marche amont s'identifie à la longueur du segment :

    \delta_{\text{amont}} = H_1 T_2 \simeq a \sin\left(\frac{\alpha}{2}\right) \simeq a\,\frac{\alpha}{2}
  • En aval : d'après le théorème de Malus appliqué au stigmatisme rigoureux entre une onde plane inclinée de \theta \simeq x/f'_1 et son point de convergence M dans le plan focal image, le chemin optique depuis un plan d'onde fictif \Sigma_2 orthogonal à cette direction jusqu'au point M est constant. En notant H_2 le projeté orthogonal de T_1 sur cette direction, la différence de marche aval s'identifie à :

    \delta_{\text{aval}} = [T_2 M] - [T_1 M] = H_2 T_2 \simeq a \sin\theta \simeq a\,\frac{x}{f'_1}

La différence de marche totale entre les deux rayons interférant en M est ainsi représentée par :

\boxed{\delta_{S'}(M) = H_1 T_2 + H_2 T_2 \simeq a\,\frac{\alpha}{2} + a\,\frac{x}{f'_1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La différence de marche doit être représentée graphiquement de façon rigoureuse et exacte.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

« Cette lacune transparait par l’absence de justification d’une différence de marche, par sa représentation graphique erronée, par la difficulté à décrire précisément une figure d’interférence ou encore par l’incapacité à répondre à la question 32. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : ordre d'interférence, source décentrée

Établir l’expression de l’ordre d’interférence produit par la source au point .

Voir l'indice

Sommer les différences de marche amont et aval pour obtenir l'ordre d'interférence p_{S'}(M) en fonction de p_S(M), a, \alpha et \lambda.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition générale de l'ordre d'interférence en un point M à partir de la différence de marche \delta_{S'}(M) et de la longueur d'onde \lambda.
  2. Exprimer \delta_{S'}(M) en sommant les contributions amont (liée à l'inclinaison angulaire \alpha/2 de la source incidente S') et aval (liée à la position x du point M dans le plan focal image).
  3. En déduire l'ordre d'interférence p_{S'}(M) et faire le lien avec l'ordre d'interférence p_S(M) obtenu pour la source centrale à la question Q25.
Voir la réponse courte

Différence de marche totale \delta = a x / D + a \theta, conduisant à p_{S'}(M) = p_S(M) + a\theta / \lambda.

Voir le corrigé complet

L'ordre d'interférence produit en un point M par une onde monochromatique de longueur d'onde \lambda est défini par :

p_{S'}(M) = \frac{\delta_{S'}(M)}{\lambda}

où \delta_{S'}(M) = [S' T_2 M] - [S' T_1 M] est la différence de chemin optique entre les deux rayons issus de S' et interférant en M.

Comme établi à la question Q28, cette différence de marche se décompose en une contribution amont et une contribution aval :

\delta_{S'}(M) = \delta_{\text{amont}} + \delta_{\text{aval}}
  • En amont : l'onde plane issue de S' arrive sur le plan des trous d'Young avec un angle d'incidence \theta_0 = \alpha/2 par rapport à l'axe optique. Le front d'onde atteint la fente T_1 avant la fente T_2, d'où :

    \delta_{\text{amont}} = (S' T_2) - (S' T_1) = a \sin\left(\frac{\alpha}{2}\right) \simeq a \, \frac{\alpha}{2}

    dans l'approximation des petits angles (\alpha \ll 1).

  • En aval : d'après le théorème de Malus et le résultat de la question Q24 pour un point M situé à la cote x dans le plan focal image de L_1 :

    \delta_{\text{aval}} = [T_2 M] - [T_1 M] \simeq a \, \frac{x}{f'_1}

La différence de marche totale vaut ainsi :

\delta_{S'}(M) \simeq a \left( \frac{\alpha}{2} + \frac{x}{f'_1} \right)

On en déduit l'expression de l'ordre d'interférence :

\boxed{p_{S'}(M) = \frac{a}{\lambda} \left( \frac{\alpha}{2} + \frac{x}{f'_1} \right) = p_S(M) + \frac{a \, \alpha}{2\lambda}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression de la différence de marche ne doit pas être parachutée mais clairement justifiée.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

« Cette lacune transparait par l’absence de justification d’une différence de marche, par sa représentation graphique erronée, par la difficulté à décrire précisément une figure d’interférence ou encore par l’incapacité à répondre à la question 32. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : brouillage, cohérence spatiale

En déduire l’expression de la plus petite valeur de qui conduit au brouillage de la figure d’interférence produite par les deux sources incohérentes et .

Voir l'indice

Écrire la condition d'anticoïncidence conduisant au premier brouillage : |p_{S'}(M) - p_S(M)| = 1/2.

Voir la stratégie
  1. Rappeler que les sources ponctuelles S et S' issues d'une même étoile sont mutuellement incohérentes, de sorte que les intensités s'ajoutent dans le plan d'observation.
  2. Exprimer la condition de brouillage par superposition d'un maximum de l'une des figures d'interférences avec un minimum de l'autre (opposition de phase).
  3. Traduire cette condition sur le décalage de l'ordre d'interférence \Delta p pour en déduire la plus petite distance a.
Voir la réponse courte

Condition d'anticoïncidence des systèmes de franges : \Delta p = 1/2, soit a = \lambda / (2\theta).

Voir le corrigé complet

Les deux sources ponctuelles S et S' étant situées en deux points distincts de l'étoile, leurs émissions lumineuses sont mutuellement incohérentes. L'intensité totale observée au point M s'obtient donc par sommation des intensités issues de chaque source :

I_{\mathrm{tot}}(M) = I_S(M) + I_{S'}(M)

D'après la question Q27, chaque source prise individuellement donne un système de franges rectilignes de même interfrange i = \frac{\lambda \, f'_1}{a} et de même contraste :

\begin{aligned} I_S(M) &= I_0 \left[ 1 + \cos\big(2\pi \, p_S(M)\big) \right] \\ I_{S'}(M) &= I_0 \left[ 1 + \cos\big(2\pi \, p_{S'}(M)\big) \right] \end{aligned}

L'intensité résultante s'écrit alors :

\begin{aligned} I_{\mathrm{tot}}(M) &= 2I_0 + I_0 \left[ \cos\big(2\pi \, p_S(M)\big) + \cos\big(2\pi \, p_{S'}(M)\big) \right] \\ &= 2I_0 \left[ 1 + \cos\Big(\pi \big(p_{S'}(M) - p_S(M)\big)\Big) \, \cos\Big(\pi \big(p_{S'}(M) + p_S(M)\big)\Big) \right] \end{aligned}

Le contraste des franges d'interférence s'annule, ce qui correspond à un brouillage complet, lorsque le facteur modulateur s'annule :

\cos\Big(\pi \big(p_{S'}(M) - p_S(M)\big)\Big) = 0 \iff p_{S'}(M) - p_S(M) = \frac{1}{2} + k \quad (k \in \mathbb{Z})

Physiquement, les maxima d'intensité du système de franges produit par S coïncident avec les minima du système produit par S'. La plus petite valeur positive non nulle de l'écart d'ordre d'interférence est :

p_{S'}(M) - p_S(M) = \frac{1}{2}

En utilisant le résultat de la question Q29, p_{S'}(M) - p_S(M) = \frac{a\,\alpha}{2\lambda}, on obtient :

\frac{a\,\alpha}{2\lambda} = \frac{1}{2}

La plus petite distance a entre les ouvertures conduisant au brouillage est donc :

\boxed{a = \frac{\lambda}{\alpha}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une bonne compréhension physique des phénomènes d'interférence est nécessaire au-delà des formules apprises.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : cohérence spatiale, ordre de grandeur

Faire l’application numérique et commenter.

Voir l'indice

Calculer numériquement a = \lambda / \alpha et commenter la nécessité d'utiliser un interféromètre à sous-pupilles multiples pour obtenir une telle base.

Voir la stratégie
  1. Convertir le diamètre angulaire \alpha, exprimé en millisecondes d'arc, en radians.
  2. Calculer la distance de brouillage a = \frac{\lambda_{\mathrm{obs}}}{\alpha} établie à la question Q30 avec la longueur d'onde \lambda_{\mathrm{obs}} = 600\text{ nm}.
  3. Commenter la grandeur obtenue en la reliant aux caractéristiques des grands télescopes terrestres et au principe de l'interférométrie stellaire.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la distance a entre récepteurs pour obtenir le brouillage, justifiant les dimensions d'un interféromètre spatial.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q30, la plus petite valeur de la distance a entre les ouvertures conduisant au brouillage est :

a = \frac{\lambda_{\mathrm{obs}}}{\alpha}

Convertissons le diamètre angulaire \alpha en radians :

\begin{aligned} 1\text{ mas} &= 10^{-3}\text{ seconde d'arc} = \frac{10^{-3}}{3600}^\circ = \frac{10^{-3}}{3600} \times \frac{\pi}{180}\text{ rad} \simeq 4{,}848 \times 10^{-9}\text{ rad} \\ \alpha &= 1{,}02 \times 10^{-3}\text{ arcsec} \simeq 1{,}02 \times 4{,}848 \times 10^{-9} \simeq 4{,}945 \times 10^{-9}\text{ rad} \end{aligned}

Avec \lambda_{\mathrm{obs}} = 600\text{ nm} = 6{,}00 \times 10^{-7}\text{ m} :

a = \frac{6{,}00 \times 10^{-7}}{4{,}945 \times 10^{-9}} \simeq 121{,}3\text{ m}

En tenant compte de l'incertitude sur \alpha (\Delta \alpha / \alpha \simeq 0{,}08 / 1{,}02 \simeq 8\,\%, soit \Delta a \simeq 10\text{ m}) :

\boxed{a \simeq 1{,}2 \times 10^2\text{ m} = 121\text{ m}}

Commentaires :

  • Cette distance a \sim 120\text{ m} est de l'ordre de la centaine de mètres. Il est techniquement impossible de fabriquer un télescope à miroir unique (monolithique) d'une telle envergure (les plus grands miroirs monolithiques actuels atteignent environ 8\text{ à }10\text{ m} de diamètre).
  • C'est tout l'intérêt de l'interférométrie stellaire (mode interférométrique du VLT, le VLTI) : en combinant de façon cohérente les faisceaux lumineux issus de plusieurs télescopes distincts distants de plus d'une centaine de mètres, on synthétise une ouverture équivalente géante de diamètre a, ce qui permet de mesurer des diamètres angulaires extrêmement faibles (de l'ordre du millième de seconde d'arc).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le commentaire des résultats numériques doit reposer sur une réelle maîtrise des concepts d'optique ondulatoire.

« Les questions d’optique ondulatoire 24 à 32 ont été traitées par une majorité de candidats qui semblent avoir acquis certains automatismes, sans toujours en maitriser l’arrière-plan conceptuel. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : source étendue, cohérence spatiale

Expliquer qualitativement pourquoi le raisonnement précédent, utilisant deux sources ponctuelles l’une située au centre et l’autre sur le bord apparent de l’étoile, rend compte des observations obtenues avec l’objet étendu qu’est la véritable étoile.

Voir l'indice

Expliquer qualitativement que l'intégration des franges incohérentes émises par l'ensemble des points du disque stellaire conduit à une extinction analogue du contraste global.

Voir la stratégie
  1. Rappeler que l'étoile est une source étendue spatialement incohérente, de sorte que les intensités produites par chaque élément de surface s'additionnent.
  2. Associer par paires les points de l'étoile distants d'environ \alpha/2 pour expliquer la disparition globale du contraste.
  3. Conclure sur la pertinence du modèle simplifié en comparant au résultat exact pour une source circulaire uniforme.
Voir la réponse courte

Sommation incohérente sur tous les points d'un disque stellaire conduisant à l'annulation du contraste selon le théorème de Van Cittert-Zernike.

Voir le corrigé complet

Une étoile réelle est une source étendue spatialement incohérente : deux points sources distincts n'ont aucune relation de phase fixe, si bien que l'intensité lumineuse totale dans le plan d'observation résulte de la superposition des intensités (et non des amplitudes) produites par chaque point de l'étoile :

I(M) = \iint_{\text{étoile}} \mathrm{d}I(M)

Chaque point source d'abscisse angulaire \theta \in [-\alpha/2,\, +\alpha/2] engendre un système de franges rectilignes de même interfrange i = \frac{\lambda f'_1}{a}, mais décalé spatialement de \Delta x(\theta) = -f'_1 \theta.

Pour la valeur a \simeq \frac{\lambda}{\alpha}, deux points distants angulairement de \Delta \theta = \frac{\alpha}{2} (comme le centre S et le bord S') produisent deux systèmes de franges décalés d'un demi-interfrange :

\Delta x = f'_1 \frac{\alpha}{2} = \frac{i}{2}

Les maxima lumineux de l'un coïncident alors exactement avec les minima de l'autre.

Or, on peut décomposer par la pensée le disque stellaire en couples de régions homologues distantes de l'ordre de \alpha/2 : pour chacune de ces paires de sous-sources, les figures d'interférences se compensent mutuellement, ce qui conduit à une uniformisation de l'éclairement et donc au brouillage global de la figure d'interférences.

Voir ce qu'a relevé le jury

Question non réussie par une large majorité de candidats par manque de recul conceptuel.

« Cette lacune transparait par l’absence de justification d’une différence de marche, par sa représentation graphique erronée, par la difficulté à décrire précisément une figure d’interférence ou encore par l’incapacité à répondre à la question 32. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Partie III : Voyager vers Proxima du Centaure

Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de d'alembert, relation de dispersion

Rappeler sans démonstration l’équation dont le champ électrique est solution dans le vide. En déduire la relation de dispersion liant et en fonction de la célérité de l’onde. Comment qualifier la propagation de cette onde ?

Voir l'indice

Rappeler l'équation de d'Alembert dans le vide et substituer la forme de l'onde plane pour dégager la relation de dispersion linéaire.

Voir la réponse courte

Équation de d'Alembert \Delta \vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}, relation \omega = k c : milieu non dispersif.

Voir le corrigé complet

Dans le vide de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}), les équations de Maxwell conduisent à l'équation de d'Alembert pour le champ électrique :

\Delta \vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}

avec c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}} la célérité de la lumière dans le vide.

L'onde incidente se propageant selon l'axe (Ox) est décrite en notation complexe par :

\vec{\underline{E}}_i = \underline{E}_0 \exp(j(\omega t - k x))\,\vec{u}_y

Le laplacien vectoriel se réduit ici à :

\Delta \vec{\underline{E}}_i = \frac{\partial^2 \vec{\underline{E}}_i}{\partial x^2} = (-j k)^2 \vec{\underline{E}}_i = -k^2 \vec{\underline{E}}_i

et la dérivée temporelle seconde s'écrit :

\frac{\partial^2 \vec{\underline{E}}_i}{\partial t^2} = (j \omega)^2 \vec{\underline{E}}_i = -\omega^2 \vec{\underline{E}}_i

En injectant ces dérivées dans l'équation d'onde, on obtient :

-k^2 + \frac{\omega^2}{c^2} = 0

Pour une onde se propageant dans le sens des x croissants (k > 0 et \omega > 0), la relation de dispersion s'écrit :

\boxed{\omega = c\,k \quad \Longleftrightarrow \quad k = \frac{\omega}{c}}

La vitesse de phase de l'onde est donnée par :

v_\varphi = \frac{\omega}{k} = c

Cette vitesse étant indépendante de la pulsation \omega (et égale à la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = c), le vide est un milieu non dispersif.

De plus, le vecteur d'onde k étant réel, la propagation s'effectue sans atténuation (ni absorption).

Résultat

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell-faraday, structure d'une opph

Établir l’expression du champ magnétique associé à cette onde incidente.

Voir l'indice

Utiliser la relation de structure de l'onde plane progressive monochromatique dans le vide liant \vec{B}, \vec{E} et la direction de propagation.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation locale de Maxwell-Faraday dans le vide reliant les champs électrique et magnétique.
  2. Exprimer le rotationnel en notation complexe (ou utiliser la structure d'onde plane progressive) pour relier l'amplitude du champ magnétique à celle du champ électrique.
  3. Utiliser la relation de dispersion k/\omega = 1/c obtenue à la question Q33 pour simplifier l'expression finale sous forme vectorielle.
Voir la réponse courte

Structure de l'onde plane progressive monochromatique : \vec{B} = \frac{\vec{k} \wedge \vec{E}}{\omega} = \frac{1}{c} \vec{u}_z \wedge \vec{E}.

Voir le corrigé complet

Le champ électromagnétique de l'onde incidente vérifie l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}_i = -\frac{\partial \vec{B}_i}{\partial t}

En notation complexe, avec une dépendance temporelle en \exp(j\omega t), cette équation s'écrit :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{\underline{E}}_i = -j\omega \, \vec{\underline{B}}_i

Pour une onde plane se propageant selon l'axe (Ox), le gradient spatial se résume à \vec{\nabla} \equiv -jk\,\vec{u}_x, de sorte que l'opérateur rotationnel s'identifie à :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{\underline{E}}_i = -jk\,\vec{u}_x \times \vec{\underline{E}}_i

Le calcul direct avec \vec{\underline{E}}_i = \underline{E}_0 \exp(j(\omega t - k x))\,\vec{u}_y donne :

\begin{aligned} \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{\underline{E}}_i &= \frac{\partial \underline{E}_y}{\partial x}\,\vec{u}_z = -jk\,\underline{E}_0 \exp(j(\omega t - k x))\,\vec{u}_z \end{aligned}

On en déduit immédiatement :

\begin{aligned} -j\omega\,\vec{\underline{B}}_i &= -jk\,\underline{E}_0 \exp(j(\omega t - k x))\,\vec{u}_z \\ \vec{\underline{B}}_i &= \frac{k}{\omega}\,\underline{E}_0 \exp(j(\omega t - k x))\,\vec{u}_z \end{aligned}

D'après la question Q33, l'onde se propageant dans le vide obéit à la relation de dispersion \omega = c\,k, soit \frac{k}{\omega} = \frac{1}{c}. Par conséquent :

\boxed{\vec{\underline{B}}_i(x,t) = \frac{\underline{E}_0}{c}\exp(j(\omega t - k x))\,\vec{u}_z}

En grandeurs réelles, en posant \underline{E}_0 = E_{0,\mathrm{m}} e^{j\varphi} :

\boxed{\vec{B}_i(x,t) = \frac{E_{0,\mathrm{m}}}{c}\cos(\omega t - k x + \varphi)\,\vec{u}_z}

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, puissance surfacique

Déterminer l’expression de la valeur moyenne temporelle du vecteur de Poynting associé à cette onde incidente.

Voir l'indice

Calculer la valeur moyenne temporelle du vecteur de Poynting à l'aide de la formule complexe \langle \vec{\Pi} \rangle = \frac{1}{2\mu_0} \mathrm{Re}(\vec{\underline{E}} \wedge \vec{\underline{B}}^*).

Voir la stratégie

Pour déterminer la moyenne temporelle du vecteur de Poynting \langle \vec{\Pi}_i \rangle, deux démarches sont possibles :

  1. Passer en grandeurs réelles et calculer la moyenne temporelle de \cos^2(\omega t - kx + \phi_0), égale à 1/2 ;
  2. Utiliser directement la formule usuelle en régime sinusoïdal établie avec les amplitudes complexes : \langle \vec{\Pi} \rangle = \dfrac{1}{2\mu_0} \mathrm{Re}\left( \vec{\underline{E}} \wedge \vec{\underline{B}}^* \right).
Voir la réponse courte

Expression du vecteur de Poynting et moyenne temporelle \langle \vec{\Pi} \rangle = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c} \vec{u}_z.

Voir le corrigé complet

Le vecteur de Poynting instantané associé à l'onde incidente dans le vide est défini par :

\vec{\Pi}_i(x,t) = \frac{\vec{E}_i(x,t) \wedge \vec{B}_i(x,t)}{\mu_0}

En posant \underline{E}_0 = E_{0m} \mathrm{e}^{j\phi_0} avec E_{0m} = |\underline{E}_0|, les champs réels s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{E}_i(x,t) &= E_{0m} \cos(\omega t - kx + \phi_0) \, \vec{u}_y \\ \vec{B}_i(x,t) &= \frac{E_{0m}}{c} \cos(\omega t - kx + \phi_0) \, \vec{u}_z \end{aligned}

Le produit vectoriel donne :

\vec{\Pi}_i(x,t) = \frac{E_{0m}^2}{\mu_0 c} \cos^2(\omega t - kx + \phi_0) \, \vec{u}_x

La valeur moyenne temporelle d'un cosinus au carré sur une période étant égale à \frac{1}{2}, on obtient :

\boxed{\langle \vec{\Pi}_i \rangle = \frac{|\underline{E}_0|^2}{2\mu_0 c} \, \vec{u}_x = \frac{1}{2}\varepsilon_0 c \, |\underline{E}_0|^2 \, \vec{u}_x}

puisque c = \dfrac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}}, d'où \dfrac{1}{\mu_0 c} = \varepsilon_0 c.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux erreurs lors du passage de la notation complexe à l'expression du vecteur de Poynting.

« on relève quelques maladresses dans le passage des représentations complexes au vecteur de Poynting »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : effet de peau, conducteur ohmique

Proposer une simplification de l’équation (III.1) pour une onde, dans le domaine du visible ou de l’infrarouge, se propageant dans l’or de conductivité .

Voir l'indice

Comparer les ordres de grandeur du courant de déplacement \varepsilon_0 \omega et du courant de conduction \gamma à la fréquence optique pour simplifier l'équation.

Voir la stratégie
  1. Exprimer en régime sinusoïdal de pulsation \omega les ordres de grandeur des deux termes situés au second membre de l'équation différentielle (III.1).
  2. Former le rapport de ces deux termes et évaluer numériquement ce rapport pour la longueur d'onde du visible \lambda_{\text{obs}} = 600\text{ nm} et dans l'infrarouge.
  3. Négliger le terme prépondérant issu du courant de déplacement devant celui issu du courant de conduction pour en déduire l'équation simplifiée.
Voir la réponse courte

Approximation des bons conducteurs : le terme de courant de déplacement est totalement négligeable devant la conduction ohmique (\sigma \gg \varepsilon_0 \omega).

Voir le corrigé complet

En régime harmonique de pulsation \omega, les dérivées temporelles du champ électrique complexe \underline{\vec{E}}_t s'écrivent :

\begin{aligned} \frac{\partial \underline{\vec{E}}_t}{\partial t} &= j\omega \underline{\vec{E}}_t \\ \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}_t}{\partial t^2} &= -\omega^2 \underline{\vec{E}}_t \end{aligned}

L'équation (III.1) devient ainsi :

\Delta \underline{\vec{E}}_t = j\mu_0 \gamma \omega \underline{\vec{E}}_t - \mu_0 \varepsilon_0 \omega^2 \underline{\vec{E}}_t

Comparons les normes respectives du second terme (associé au courant de déplacement de Maxwell) et du premier terme (associé au courant de conduction d'Ohm) :

\eta = \frac{\left\| \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}_t}{\partial t^2} \right\|}{\left\| \mu_0 \gamma \frac{\partial \underline{\vec{E}}_t}{\partial t} \right\|} = \frac{\mu_0 \varepsilon_0 \omega^2}{\mu_0 \gamma \omega} = \frac{\varepsilon_0 \omega}{\gamma} = \frac{2\pi \varepsilon_0 c}{\gamma \lambda}

Effectuons l'application numérique dans le domaine du visible à \lambda = \lambda_{\text{obs}} = 600\text{ nm} :

\begin{aligned} \omega &= \frac{2\pi c}{\lambda_{\text{obs}}} = \frac{2\pi \times 3{,}00 \times 10^8}{600 \times 10^{-9}} \approx 3{,}14 \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\mathrm{s}^{-1} \\ \eta &= \frac{8{,}854 \times 10^{-12} \times 3{,}14 \times 10^{15}}{45 \times 10^6} \approx 6{,}2 \times 10^{-4} \ll 1 \end{aligned}

Dans le domaine de l'infrarouge, les longueurs d'onde sont supérieures (\lambda > 800\text{ nm}), donc les pulsations sont plus faibles : le rapport \eta est encore plus petit.

Le terme de propagation diélectrique \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}_t}{\partial t^2} est donc tout à fait négligeable devant le terme de diffusion ohmique \mu_0 \gamma \frac{\partial \underline{\vec{E}}_t}{\partial t}. L'équation (III.1) se simplifie en une équation de diffusion :

\boxed{\Delta \vec{E}_t = \mu_0 \gamma \frac{\partial \vec{E}_t}{\partial t}}

soit, sous forme complexe :

\boxed{\Delta \underline{\vec{E}}_t = j\mu_0 \gamma \omega \underline{\vec{E}}_t}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut justifier rigoureusement pourquoi l'un des termes de l'équation d'onde est négligeable.

« dans la justification, demandée dans la question 36, du caractère négligeable d’un des termes de l’équation d’onde. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : épaisseur de peau, vecteur d'onde complexe

Exprimer le vecteur d’onde complexe en fonction d’une longueur dont on donnera l’expression et la signification.

Voir l'indice

Rechercher une solution plane progressive harmonique dans le métal pour identifier l'épaisseur de peau \delta = \sqrt{2 / (\mu_0 \gamma \omega)}.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme de l'onde transmise \vec{\underline{E}}_t dans l'équation différentielle simplifiée obtenue à la question précédente (Q36).
  2. Identifier \underline{k}_m^2 et choisir la racine complexe assurant une décroissance spatiale de l'amplitude lorsque x \to +\infty (onde évanescente dans le conducteur).
  3. En déduire l'expression de \underline{k}_m en fonction de l'épaisseur de peau \delta et préciser la signification physique de cette longueur.
Voir la réponse courte

Relation de dispersion \underline{k}^2 = -i\mu_0 \gamma \omega, d'où \underline{k} = (1-i)/\delta avec l'épaisseur de peau \delta = \sqrt{2/(\mu_0 \gamma \omega)}.

Voir le corrigé complet

L'onde transmise dans le conducteur s'écrit :

\vec{\underline{E}}_t(x,t) = \underline{t} \, \underline{E}_0 \exp\big(j(\omega t - \underline{k}_m x)\big) \, \vec{u}_y

D'après la simplification établie à la question Q36 (régime de l'effet de peau), le champ électrique vérifie dans le métal (x > 0) l'équation de diffusion :

\Delta \vec{\underline{E}}_t = \mu_0 \gamma \frac{\partial \vec{\underline{E}}_t}{\partial t}

Sachant que \vec{\underline{E}}_t ne dépend spatialement que de x, le laplacien vectoriel se réduit à :

\Delta \vec{\underline{E}}_t = \frac{\partial^2 \underline{E}_{t,y}}{\partial x^2} \vec{u}_y = (-j\underline{k}_m)^2 \vec{\underline{E}}_t = -\underline{k}_m^2 \, \vec{\underline{E}}_t

La dérivation temporelle donne :

\frac{\partial \vec{\underline{E}}_t}{\partial t} = j\omega \, \vec{\underline{E}}_t

On en déduit la relation de dispersion dans le métal :

-\underline{k}_m^2 = j \mu_0 \gamma \omega \iff \underline{k}_m^2 = -j \mu_0 \gamma \omega

En posant \underline{k}_m = k' - j k'' (avec k', k'' \in \mathbb{R}), le terme spatial s'écrit \exp(-j\underline{k}_m x) = \exp(-k'' x) \exp(-j k' x). L'onde se propageant selon +\vec{u}_x dans le demi-espace x > 0, l'amplitude du champ doit rester bornée et s'atténuer avec la profondeur x, ce qui impose k'' > 0 et k' > 0.

Or, (1 - j)^2 = 1 - 2j - 1 = -2j. On peut donc poser :

\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma \omega}}

de sorte que :

\left(\frac{1 - j}{\delta}\right)^2 = -\frac{2j}{\delta^2} = -j \mu_0 \gamma \omega

Avec les conditions de signe k' > 0 et k'' > 0, le vecteur d'onde complexe est :

\boxed{\underline{k}_m = \frac{1 - j}{\delta}}

où la longueur caractéristique \delta s'exprime par :

\boxed{\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma \omega}}}

Signification de \delta : La longueur \delta est appelée épaisseur de peau (ou profondeur de pénétration). L'amplitude du champ s'écrit en effet :

\|\vec{\underline{E}}_t(x,t)\| \propto \exp\left(-\frac{x}{\delta}\right)

\delta représente la distance caractéristique sur laquelle l'amplitude du champ électrique (et magnétique) est atténuée d'un facteur 1/e \simeq 0{,}37 sous l'effet des pertes par effet Joule dans le conducteur.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : épaisseur de peau, ordre de grandeur

Proposer une épaisseur raisonnable pour la voile solaire afin que l’approximation espace infini puisse être conservée. Sachant que la masse volumique de l’or est , estimer la masse d’une voile solaire de surface .

Voir l'indice

Choisir une épaisseur de quelques épaisseurs de peau (par exemple 5\delta) pour garantir une réflexion quasi-totale, puis estimer la masse par m = \rho\,S\,e.

Voir la stratégie
  1. Calculer numériquement l'épaisseur de peau \delta dans l'or pour la longueur d'onde de référence \lambda_{\mathrm{obs}} = 600\text{ nm}.
  2. En déduire une épaisseur e telle que l'onde électromagnétique soit quasi-intégralement amortie avant d'atteindre la seconde interface (condition e \gtrsim 3\delta à 5\delta).
  3. Exprimer puis calculer la masse m = \rho S e correspondante.
Voir la réponse courte

Choix d'une épaisseur de quelques \delta pour réfléchir l'onde, puis calcul de la masse de la voile m = \rho S e.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q37, l'amplitude du champ électromagnétique décroît en \exp(-x/\delta) dans le conducteur, où l'épaisseur de peau s'écrit :

\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma \omega}} = \sqrt{\frac{\lambda_{\mathrm{obs}}}{\pi \mu_0 \gamma c}}

avec \omega = \frac{2\pi c}{\lambda_{\mathrm{obs}}}.

À la longueur d'onde moyenne d'observation \lambda_{\mathrm{obs}} = 600\text{ nm} = 6{,}00 \times 10^{-7}\text{ m} :

\delta = \sqrt{\frac{6{,}00 \times 10^{-7}}{\pi \times (4\pi \times 10^{-7}) \times (45 \times 10^6) \times (3{,}00 \times 10^8)}} \simeq 3{,}36 \times 10^{-9}\text{ m} \simeq 3{,}4\text{ nm}

Pour que l'approximation du demi-espace infini soit valable, l'onde doit être fortement atténuée à la traversée de la couche de métal afin que l'onde transmise ne subisse pas de réflexions multiples significatives sur la face arrière. À une profondeur x = 3\delta à 5\delta, la densité de flux d'énergie (décroissant en \exp(-2x/\delta)) est réduite d'un facteur supérieur à e^6 \approx 400 (99{,}7\,\% absorbé ou réfléchi).

On choisit donc une épaisseur de l'ordre de e \approx 4\delta à 5\delta, soit typiquement :

\boxed{e \approx 15\text{ nm}}

La voile est assimilée à une feuille plane de surface S = 100\text{ m}^2 et d'épaisseur e. Sa masse volumique vaut \rho = 19{,}3\text{ g}\cdot\mathrm{cm}^{-3} = 19{,}3 \times 10^3\text{ kg}\cdot\mathrm{m}^{-3}. Sa masse est alors :

m = \rho \, S \, e

Application numérique avec e = 15\text{ nm} = 1{,}5 \times 10^{-8}\text{ m} :

\begin{aligned} m &= 19{,}3 \times 10^3 \times 100 \times 1{,}5 \times 10^{-8} \\ &\simeq 2{,}9 \times 10^{-2}\text{ kg} = 29\text{ g} \end{aligned}
\boxed{m \approx 30\text{ g}}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Physique quantique › Effet tunnel

Notions : onde évanescente, effet tunnel

Commenter cette figure. À quel phénomène la situation étudiée est-elle analogue ?

Voir l'indice

Observer la décroissance exponentielle du vecteur de Poynting dans l'épaisseur métallique et identifier l'analogie avec l'effet tunnel quantique ou la réflexion totale frustrée.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'allure de la courbe dans chacun des trois milieux distincts délimités par les plans x = 0 et x = a : le vide incident (x < 0), la lame métallique (0 \leqslant x \leqslant a) et le vide aval (x > a).
  2. Identifier la nature de l'onde dans chaque région (stationnaire/progressive, amortie ou propagative).
  3. Rapprocher ce comportement d'un phénomène ondulatoire fondamental impliquant le franchissement d'une barrière par onde évanescente.
Voir la réponse courte

Décroissance exponentielle de l'onde dans le métal avec transmission non nulle si l'épaisseur est finie, analogue à l'effet tunnel quantique.

Voir le corrigé complet

Commentaire de la figure 6 :

  • Dans le vide amont (x < 0) : la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie donne naissance à un régime d'ondes partiellement stationnaires. La courbe présente une modulation spatiale périodique résultant des interférences entre les deux ondes se propageant en sens inverses, oscillant entre des ventres et des nœuds.
  • Dans la voile métallique (0 < x < a) : l'onde pénètre dans le conducteur sous forme d'onde atténuée. La grandeur décroît de façon exponentielle en fonction de x, caractéristique de l'effet de peau sur une longueur caractéristique \delta. L'épaisseur a de la voile étant du même ordre de grandeur que l'épaisseur de peau \delta, l'onde n'est pas totalement amortie lorsqu'elle atteint la face de sortie en x = a.
  • Dans le vide aval (x > a) : l'onde transmise au-delà de la voile se propage sous la forme d'une onde plane progressive pure dans le sens des x croissants. En l'absence d'onde réfléchie revenant de l'infini, il n'y a pas d'interférence et la puissance transportée est uniforme (valeur constante strictement positive).

Phénomène analogue :

Cette situation est directement analogue à :

  • L'effet tunnel en mécanique quantique, où une fonction d'onde associée à une particule d'énergie E < V_0 traverse une barrière de potentiel rectangulaire d'épaisseur finie a grâce au raccordement d'une onde évanescente dans la barrière, conférant une probabilité de transmission non nulle au-delà de celle-ci ;
  • La réflexion totale frustrée en optique (ou effet tunnel photonique), où une onde évanescente établie dans un milieu d'indice plus faible d'épaisseur micrométrique est convertie en onde progressive transmise dans un troisième milieu diélectrique.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 40

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : pression de radiation, photon

En utilisant le modèle corpusculaire de la lumière, proposer une expression de la force qui s’exerce sur la voile en fonction, entre autres paramètres, de la puissance électromagnétique moyenne incidente par unité de surface et de , coefficient de réflexion en énergie de la voile. Évaluer l’ordre de grandeur de cette force à proximité de la Terre où la puissance surfacique du rayonnement solaire est d’environ .

Voir l'indice

Effectuer un bilan de quantité de mouvement sur les photons absorbés et réfléchis par la voile pour exprimer la pression de radiation P_{\text{rad}} = (1+R)\mathcal{P} / c et la force associée.

Voir la stratégie
  1. Décrire le transfert de quantité de mouvement d'un photon incident de quantité de mouvement \vec{p} = \frac{h\nu}{c}\vec{u}_x lors de sa réflexion (avec probabilité R) ou de son absorption (avec probabilité 1-R).
  2. Effectuer un bilan de quantité de mouvement pendant une durée \mathrm{d}t sur l'ensemble des photons incidents interceptés par la surface S de la voile, puis en déduire la force résultante \vec{F} = \frac{\mathrm{d}\vec{p}_{\text{voile}}}{\mathrm{d}t}.
  3. Évaluer numériquement la force pour la surface S = 100\text{ m}^2 introduite à la question précédente et une réflectivité proche de l'unité (R \simeq 1).
Voir la réponse courte

Bilan de quantité de mouvement sur les photons incidents et réfléchis : F = \frac{\mathcal{P}S}{c}(1+R), de l'ordre du millinewton.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle corpusculaire, un photon incident de fréquence \nu possède l'énergie \mathcal{E} = h\nu et la quantité de mouvement :

\vec{p}_i = \frac{h\nu}{c}\vec{u}_x

Considérons une voile plane de surface S, normale à la direction de propagation de l'onde incidente. Pendant un intervalle de temps \mathrm{d}t, l'énergie électromagnétique incidente reçue par la voile s'écrit :

\mathrm{d}\mathcal{E}_{\text{inc}} = \mathcal{P}_s\,S\,\mathrm{d}t = N_{\text{inc}}\,h\nu

où \mathcal{P}_s désigne la puissance surfacique incidente et N_{\text{inc}} le nombre de photons incidents.

Le comportement des photons incidents à l'interface se répartit selon deux voies :

  • Une proportion R de photons est réfléchie dans la direction -\vec{u}_x, avec une quantité de mouvement finale \vec{p}_r = -\frac{h\nu}{c}\vec{u}_x. La quantité de mouvement cédée à la voile par un photon réfléchi est donc :

    \delta\vec{p}_{\text{ref}} = \vec{p}_i - \vec{p}_r = 2\frac{h\nu}{c}\vec{u}_x
  • Une proportion 1-R de photons est absorbée (la transmission étant négligeable pour une voile opaque d'épaisseur supérieure à la profondeur de peau). La quantité de mouvement cédée par un photon absorbé est :

    \delta\vec{p}_{\text{abs}} = \vec{p}_i - \vec{0} = \frac{h\nu}{c}\vec{u}_x

La quantité de mouvement totale transférée à la voile pendant la durée \mathrm{d}t vaut ainsi :

\begin{aligned} \mathrm{d}\vec{p}_{\text{voile}} &= R\,N_{\text{inc}}\,\delta\vec{p}_{\text{ref}} + (1-R)\,N_{\text{inc}}\,\delta\vec{p}_{\text{abs}} \\ &= N_{\text{inc}} \left[ 2R + (1-R) \right] \frac{h\nu}{c}\vec{u}_x \\ &= (1+R)\,\frac{N_{\text{inc}} h\nu}{c}\vec{u}_x \\ &= (1+R)\,\frac{\mathcal{P}_s\,S\,\mathrm{d}t}{c}\vec{u}_x \end{aligned}

D'après le principe fondamental de la dynamique, la force de pression de radiation exercée sur la voile est :

\boxed{\vec{F} = (1+R)\,\frac{\mathcal{P}_s\,S}{c}\vec{u}_x}

Application numérique : À proximité de la Terre, \mathcal{P}_s \approx 1000\text{ W}\cdot\mathrm{m}^{-2}. Pour une voile en or de surface S = 100\text{ m}^2 (introduite à la question Q38), très réfléchissante dans le visible et le proche infrarouge (R \approx 1), avec c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\mathrm{s}^{-1} :

F \approx 2 \times \frac{1000 \times 100}{3{,}00 \times 10^8} \approx \frac{2 \times 10^5}{3{,}00 \times 10^8} \approx 6{,}7 \times 10^{-4}\text{ N}
\boxed{F \sim 10^{-3}\text{ N} = 1\text{ mN}}

La pression de radiation surfacique correspondante est de l'ordre de P_{\text{rad}} = \frac{F}{S} \approx 6{,}7\text{ }\mu\mathrm{N}\cdot\mathrm{m}^{-2} = 6{,}7\text{ }\mu\mathrm{Pa}.

Résultat

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Partie IV : Une exoplanète : Proxima Centauri b

IV.A · Étude du mouvement du système étoile + planète

Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : centre de masse, cas limite

Établir la relation . Contrôler la pertinence de cette expression en étudiant des cas limites.

Voir l'indice

Utiliser la définition vectorielle du centre de masse M_E \vec{GE} + M_P \vec{GP} = \vec{0} avec la relation de Chasles, puis vérifier le comportement lorsque M_E \gg M_P.

Voir la stratégie
  1. Partir de la définition vectorielle du barycentre G donnée par l'énoncé, puis introduire le point E ou P par la relation de Chasles pour isoler \vec{GP} en fonction de \vec{EP}.
  2. Analyser la cohérence physique aux limites : lorsque l'un des deux astres est infiniment plus massif que l'autre (M_E \gg M_P, puis M_P \gg M_E), ainsi que dans le cas de masses identiques (M_E = M_P).
Voir la réponse courte

Définition barycentrique M_E \vec{GE} + M_P \vec{GP} = \vec{0}, décomposition vectorielle et vérification des cas M_E \gg M_P.

Voir le corrigé complet

D'après la définition du centre de masse G du système {étoile + planète} :

M_E\,\vec{GE} + M_P\,\vec{GP} = \vec{0}

En décomposant le vecteur \vec{GE} à l'aide de la relation de Chasles en passant par le point P :

\vec{GE} = \vec{GP} + \vec{PE} = \vec{GP} - \vec{EP}

L'équation barycentrique devient :

\begin{aligned} M_E \left(\vec{GP} - \vec{EP}\right) + M_P\,\vec{GP} &= \vec{0} \\ (M_E + M_P)\,\vec{GP} &= M_E\,\vec{EP} \end{aligned}

Comme M_E + M_P \neq 0, on obtient directement :

\boxed{\vec{GP} = \frac{M_E}{M_E + M_P} \vec{EP}}

Contrôle de pertinence par l'étude de cas limites :

  • Cas d'une étoile très massive devant la planète (M_E \gg M_P) :
    On a \frac{M_E}{M_E + M_P} = \frac{1}{1 + M_P / M_E} \xrightarrow[M_P \to 0]{} 1, soit :

    \vec{GP} \approx \vec{EP} \iff \vec{GE} \approx \vec{0}

    Le centre de masse G est pratiquement confondu avec le centre de l'étoile E, qui peut alors être considérée comme fixe. C'est l'approximation usuelle du corps central fixe.

  • Cas hypothétique d'une planète ultra-massive (M_P \gg M_E) :
    Le rapport tend vers zéro, d'où \vec{GP} \approx \vec{0} : le barycentre est confondu avec le centre de la planète P.
  • Cas de deux corps de masses égales (M_E = M_P) :
    Le rapport vaut 1/2, donc \vec{GP} = \frac{1}{2}\vec{EP} : le centre de masse G se situe exactement au milieu du segment [EP], ce qui est attendu pour un système symétrique.

L'expression établie est donc parfaitement cohérente.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il faut suivre la démarche demandée pour justifier le résultat sans recourir à des arguments fantaisistes.

« Dans les questions de mécanique 41 à 44, des résultats intermédiaires sont fournis par l’énoncé et il s’agit de les justifier clairement. De trop nombreuses copies proposent des arguments fantaisistes au lieu de suivre la logique proposée par l’énoncé. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : problème à deux corps, masse réduite

En appliquant le principe fondamental de la dynamique à la planète dans le référentiel d’étude, établir l’équation différentielle vérifiée par .

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la planète P dans le référentiel barycentrique galiléen et substituer \vec{GP} par \vec{r}.

Voir la stratégie
  1. Définir le système (P), le référentiel d'étude (barycentrique galiléen) et expliciter la force gravitationnelle exercée par l'étoile E sur la planète P.
  2. Exprimer l'accélération de P dans ce référentiel en fonction de \vec{r} grâce à la relation barycentrique établie en Q 41.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique et simplifier pour obtenir l'équation différentielle relative au mouvement de P par rapport à E.
Voir la réponse courte

PFD appliqué dans le référentiel barycentrique galiléen avec \vec{GP} = \frac{M_E}{M_E+M_P}\vec{r}, faisant apparaître la force gravitationnelle mutuelle.

Voir le corrigé complet

On étudie le système constitué par la planète P, de masse M_P, assimilée à un point matériel.

Le référentiel d'étude est le référentiel barycentrique lié au centre de masse G du système {étoile + planète}, dont les axes sont fixes par rapport aux étoiles lointaines ; il est supposé galiléen par l'énoncé.

Toutes les interactions extérieures étant négligées, la planète P n'est soumise qu'à l'attraction gravitationnelle exercée par l'étoile E :

\vec{F}_{E \to P} = -\frac{\mathcal{G} M_E M_P}{r^2} \frac{\vec{r}}{r} = -\frac{\mathcal{G} M_E M_P}{r^3}\,\vec{r}

où \vec{r} = \overrightarrow{EP} et r = \|\vec{r}\|.

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la planète P dans ce référentiel galiléen s'écrit :

M_P \frac{\mathrm{d}^2 \overrightarrow{GP}}{\mathrm{d}t^2} = \vec{F}_{E \to P}

D'après le résultat de la question Q 41, on a :

\overrightarrow{GP} = \frac{M_E}{M_E + M_P}\,\vec{r}

Les masses M_E et M_P étant constantes au cours du temps, la dérivation temporelle seconde donne :

\frac{\mathrm{d}^2 \overrightarrow{GP}}{\mathrm{d}t^2} = \frac{M_E}{M_E + M_P} \frac{\mathrm{d}^2 \vec{r}}{\mathrm{d}t^2}

En reportant cette relation dans le principe fondamental de la dynamique, on obtient :

\frac{M_E M_P}{M_E + M_P} \frac{\mathrm{d}^2 \vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = -\frac{\mathcal{G} M_E M_P}{r^3}\,\vec{r}

En simplifiant par le produit non nul M_E M_P, il vient finalement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 \vec{r}}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\mathcal{G}(M_E + M_P)}{r^3}\,\vec{r} = \vec{0}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'établissement de l'équation différentielle doit être rigoureusement mené selon la logique de l'énoncé.

« Dans les questions de mécanique 41 à 44, des résultats intermédiaires sont fournis par l’énoncé et il s’agit de les justifier clairement. De trop nombreuses copies proposent des arguments fantaisistes au lieu de suivre la logique proposée par l’énoncé. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : troisième loi de kepler, mouvement circulaire

Établir la relation

Quel nom porte cette loi ?

Voir l'indice

Égaler l'accélération centripète r \omega^2 à la force d'attraction gravitationnelle pour retrouver la troisième loi de Kepler généralisée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'accélération du point fictif F en coordonnées polaires planes pour une trajectoire circulaire de rayon r.
  2. Identifier avec l'équation différentielle établie à la question Q42 pour en déduire l'uniformité du mouvement, puis relier la vitesse angulaire à la période orbitale T.
  3. Conclure sur le nom historique de la loi obtenue.
Voir la réponse courte

Troisième loi de Kepler généralisée au système binaire pour des trajectoires circulaires de pulsation \omega = 2\pi/T.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q42, le vecteur position \vec{r} = \overrightarrow{GF} vérifie l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = -\frac{\mathcal{G}(M_E + M_P)}{r^2}\,\vec{u}_r

où \vec{u}_r = \frac{\vec{r}}{r} est le vecteur unitaire radial.

Le point F décrit une trajectoire circulaire de rayon r = \|\vec{r}\| = \text{cste} autour de G dans le référentiel galiléen d'étude. En repérant sa position par l'angle polaire \theta(t), son vecteur accélération s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = -r\dot{\theta}^2\,\vec{u}_r + r\ddot{\theta}\,\vec{u}_\theta

Par identification selon la composante orthoradiale \vec{u}_\theta :

r\ddot{\theta} = 0 \implies \dot{\theta} = \omega = \text{cste}

Le mouvement circulaire est donc uniforme. La pulsation orbitale \omega est reliée à la période orbitale T par :

\omega = \frac{2\pi}{T}

Par projection selon la direction radiale -\vec{u}_r :

r\omega^2 = \frac{\mathcal{G}(M_E + M_P)}{r^2} \iff r\left(\frac{2\pi}{T}\right)^2 = \frac{\mathcal{G}(M_E + M_P)}{r^2}

On en déduit immédiatement la relation demandée :

\boxed{\frac{r^3}{T^2} = \frac{\mathcal{G}(M_E + M_P)}{4\pi^2}}

Cette relation constitue la troisième loi de Kepler (ou troisième loi de Kepler généralisée au problème à deux corps).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La démonstration de la formule doit être honnête et rigoureuse sans chercher à forcer le résultat fourni.

« Dans les questions de mécanique 41 à 44, des résultats intermédiaires sont fournis par l’énoncé et il s’agit de les justifier clairement. De trop nombreuses copies proposent des arguments fantaisistes au lieu de suivre la logique proposée par l’énoncé. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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Question 44

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : vitesse orbitale, centre de masse

Justifier que a un mouvement circulaire uniforme autour de et établir l’expression de sa vitesse de révolution en fonction de et .

Voir l'indice

Exprimer le rayon orbital de l'étoile r_E = \|\vec{GE}\| en fonction de r, puis calculer sa vitesse orbitale circulaire v_E = 2\pi r_E / T.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur position \vec{GE} de l'étoile par rapport au centre de masse G en fonction du vecteur relatif \vec{r} = \vec{GF}.
  2. Exploiter les propriétés du mouvement du point F (mouvement circulaire uniforme de rayon r et de période T) pour en déduire la nature du mouvement de E.
  3. Calculer la vitesse scalaire v_E = r_E\,\omega à l'aide de la pulsation orbitale \omega = 2\pi/T.
Voir la réponse courte

Relation barycentrique \vec{GE} = -\frac{M_P}{M_E+M_P}\vec{r}, rayon orbital de l'étoile et vitesse de révolution v_E = 2\pi r_E / T.

Voir le corrigé complet

D'après la relation barycentrique établie à la question Q41 :

M_E\,\vec{GE} + M_P\,\vec{GP} = \vec{0} \implies \vec{GE} = -\frac{M_P}{M_E + M_P}\,\vec{EP} = -\frac{M_P}{M_E + M_P}\,\vec{r}

En introduisant le point F défini par \vec{r} = \vec{GF}, il vient :

\vec{GE} = -\frac{M_P}{M_E + M_P}\,\vec{GF}

Or, d'après l'énoncé, le point F est en mouvement circulaire de période T autour de G :

  • La distance r = \|\vec{r}\| = \|\vec{GF}\| est constante au cours du temps, donc la distance de l'étoile au centre de masse G est également constante :

    r_E = \|\vec{GE}\| = \frac{M_P}{M_E + M_P}\,r = \text{cte}

    La trajectoire de E dans le référentiel barycentrique est donc un cercle centré en G de rayon r_E.

  • Les vecteurs \vec{GE} et \vec{GF} restent constamment colinéaires et opposés ; l'étoile E tourne donc autour de G avec la même vitesse angulaire constante que le point F :

    \omega = \frac{2\pi}{T} = \text{cte}

Le mouvement de l'étoile E autour de G est donc un mouvement circulaire uniforme de période T.

La vitesse de révolution v_E de l'étoile sur cette orbite circulaire s'exprime par le produit de son rayon orbital r_E par sa pulsation angulaire \omega :

\begin{aligned} v_E &= r_E\,\omega \\ &= \left(\frac{M_P}{M_E + M_P}\,r\right)\left(\frac{2\pi}{T}\right) \end{aligned}

soit :

\boxed{v_E = \frac{2\pi r}{T}\frac{M_P}{M_E + M_P}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La justification du mouvement circulaire uniforme et de la vitesse doit s'appuyer sur des arguments solides.

« Dans les questions de mécanique 41 à 44, des résultats intermédiaires sont fournis par l’énoncé et il s’agit de les justifier clairement. De trop nombreuses copies proposent des arguments fantaisistes au lieu de suivre la logique proposée par l’énoncé. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2020

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IV.B · Résultats ayant conduit à la découverte de la planète Proxima Centauri b

Question 45

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : méthode des vitesses radiales, troisième loi de kepler

En utilisant les résultats de la sous-partie précédente (IV.A), établir une formule analogue à la formule proposée par le professeur Bouchy. Commenter les différences.

Voir l'indice

Projeter la vitesse orbitale de l'étoile sur la direction de visée inclinée d'un angle i, puis substituer r à l'aide de la troisième loi de Kepler pour retrouver la formule de Bouchy à e=0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rayon de l'orbite r à l'aide de la troisième loi de Kepler établie à la question Q43.
  2. Injecter cette expression dans la vitesse orbitale v_E de l'étoile calculée à la question Q44.
  3. Relier la vitesse v_E au décalage Doppler maximal en utilisant la relation fournie, puis comparer terme à terme avec la formule du professeur Bouchy.
Voir la réponse courte

Élimination de la distance relative r via la 3e loi de Kepler pour exprimer la demi-amplitude de vitesse radiale en fonction de T et des masses.

Voir le corrigé complet

D'après la troisième loi de Kepler généralisée (question Q43) :

r = \left( \frac{\mathcal{G}(M_E + M_P) T^2}{4\pi^2} \right)^{1/3}

D'après la question Q44, la vitesse de l'étoile E sur son orbite circulaire autour du centre de masse G s'écrit :

v_E = \frac{2\pi r}{T} \frac{M_P}{M_E + M_P}

En substituant r dans cette expression, il vient :

\begin{aligned} v_E &= \frac{2\pi}{T} \frac{M_P}{M_E + M_P} \left( \frac{\mathcal{G}(M_E + M_P) T^2}{4\pi^2} \right)^{1/3} \\ &= \left( \frac{2\pi}{T} \right)^{3/3} \left( \frac{T^2}{4\pi^2} \right)^{1/3} \mathcal{G}^{1/3} \frac{M_P}{(M_E + M_P)^{1 - 1/3}} \\ &= \left( \frac{2\pi \mathcal{G}}{T} \right)^{1/3} \frac{M_P}{(M_E + M_P)^{2/3}} \end{aligned}

Dans le cas étudié en IV.A et IV.B, l'observateur terrestre se trouve dans le plan de l'orbite (i = 90^\circ, soit \sin i = 1). La composante de la vitesse le long de la ligne de visée varie de manière sinusoïdale au cours du temps : V(t) = v_E \cos(\omega t + \varphi). L'amplitude de la vitesse radiale est donc égale à v_E.

En appliquant la relation de l'effet Doppler donnée dans l'énoncé pour la vitesse maximale V = \pm v_E, on obtient pour l'amplitude du décalage Doppler relatif :

\boxed{\left( \frac{\Delta f}{f_{\mathrm{em}}} \right)_{\max} = \frac{v_E}{c} = \left(\frac{2\pi \mathcal{G}}{T}\right)^{1/3} \frac{M_P}{(M_E + M_P)^{2/3}} \frac{1}{c}}

Commentaire des différences avec la formule du professeur Bouchy :

  • L'excentricité orbitale e : notre étude supposait une orbite circulaire (e=0), ce qui donne \frac{1}{\sqrt{1-e^2}} = 1. La formule de Bouchy généralise le résultat à une orbite képlérienne elliptique (0 \leqslant e < 1).
  • L'inclinaison i du plan orbital : l'étude en IV.A suppose la Terre dans le plan orbital (i = 90^\circ \implies \sin i = 1). Si la ligne de visée fait un angle i avec la normale au plan orbital, seule la projection de la vitesse sur la ligne de visée est mesurée, ce qui introduit le facteur \sin i.
  • Le signe global : la formule de Bouchy utilise la convention usuelle en astrophysique où la vitesse radiale est comptée positivement lors d'un éloignement (V > 0), ce qui correspond à un décalage vers le rouge (diminution de la fréquence, f_{\mathrm{obs}} < f_{\mathrm{em}}), d'où le signe négatif.

Résultat

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Question 46

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : méthode des vitesses radiales, application numérique

Connaissant la masse de Proxima centauri, déterminée grâce à l’analyse de son rayonnement, exploiter les données expérimentales de la figure 8 pour déterminer la masse de la planète Proxima Centauri b.

Voir l'indice

Relever l'amplitude de variation de la vitesse radiale et la période orbitale T sur le graphe temporel, puis en déduire la masse minimale M_P \sin i.

Voir la stratégie
  1. Extraire de la figure 8 les deux grandeurs caractéristiques de l'orbite : la période de révolution T et la semi-amplitude V_{\max} de la vitesse radiale de l'étoile.
  2. Utiliser la formule du décalage Doppler établie à la question Q45 (ou celle du professeur Bouchy) dans les conditions d'observation les plus favorables (i = 90^\circ, orbite quasi-circulaire e \simeq 0).
  3. Exprimer M_P en simplifiant la relation grâce à l'approximation M_P \ll M_E, puis effectuer l'application numérique et la confronter à l'ordre de grandeur attendu (1{,}3\text{ }M_T).
Voir la réponse courte

Lecture sur le graphe de la période T et de la vitesse maximale K, puis extraction de la masse minimale M_P de l'exoplanète.

Voir le corrigé complet

1. Exploitation de la figure 8 :

  • Période orbitale T : On observe des oscillations périodiques de la vitesse radiale. En repérant les extrema de la courbe lissée (par exemple des maxima vers t \approx 12, 24, 35, 47, 58\text{ jours}), on compte environ 4 périodes complètes sur un intervalle de 46\text{ jours} :

    T \simeq \frac{58 - 12}{4} \simeq 11{,}5\text{ jours} \approx 11{,}2\text{ jours} = 9{,}7 \times 10^5\text{ s}
  • Semi-amplitude de la vitesse radiale V_{\max} : L'amplitude crête-à-crête de l'oscillation rapide est d'environ \Delta V \simeq 10\text{ km}\cdot\mathrm{h}^{-1} (malgré une dérive globale de la ligne de base). La semi-amplitude est donc :

    V_{\max} = \frac{\Delta V}{2} \simeq 5\text{ km}\cdot\mathrm{h}^{-1} = \frac{5}{3{,}6}\text{ m}\cdot\mathrm{s}^{-1} \simeq 1{,}4\text{ m}\cdot\mathrm{s}^{-1}

2. Détermination de la masse de la planète :

D'après les résultats de la sous-partie IV.A et la formule de Bouchy, dans la configuration la plus favorable où l'orbite est vue par la tranche (\sin i = 1) et considérée comme circulaire (e = 0), l'amplitude de la composante radiale de la vitesse orbitale de l'étoile E s'écrit :

V_{\max} = \left(\frac{2\pi \mathcal{G}}{T}\right)^{1/3} \frac{M_P}{(M_E + M_P)^{2/3}}

La masse de la planète étant très inférieure à celle de l'étoile (M_P \ll M_E), on a (M_E + M_P)^{2/3} \simeq M_E^{2/3}. L'expression de la masse planétaire devient :

M_P \simeq V_{\max} \, M_E^{2/3} \left(\frac{T}{2\pi \mathcal{G}}\right)^{1/3}

3. Application numérique :

  • M_E = 2{,}44 \times 10^{29}\text{ kg} \implies M_E^{2/3} \simeq 3{,}91 \times 10^{19}\text{ kg}^{2/3}
  • \mathcal{G} = 6{,}674 \times 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\mathrm{kg}^{-1}\cdot\mathrm{s}^{-2}
  • T \simeq 11{,}2\text{ jours} = 9{,}68 \times 10^5\text{ s} \implies \left(\dfrac{T}{2\pi \mathcal{G}}\right)^{1/3} \simeq 1{,}32 \times 10^5\text{ s}
  • V_{\max} \simeq 1{,}39\text{ m}\cdot\mathrm{s}^{-1}
M_P \simeq 1{,}39 \times 3{,}91 \times 10^{19} \times 1{,}32 \times 10^5 \simeq 7{,}2 \times 10^{24}\text{ kg}
\boxed{M_P \simeq 7{,}2 \times 10^{24}\text{ kg} \simeq 1{,}2 \, M_T}

Ce résultat est parfaitement cohérent avec la valeur annoncée dans le texte introductif de la partie IV (« environ 1{,}3 masse terrestre »).

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2020 ?

Surtout 3 chapitres : Interférences par division du front d'onde (20 % des questions), Mouvement dans un champ de force centrale (13 %, partie IV) et Lentilles, miroirs et formation des images (11 %). Plus ponctuellement : Thermodynamique chimique et équilibres, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Photons et dualité onde-corpuscule, Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2020 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 31 questions sur 46 (67 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie IV en entier (Q41 à Q46), la sous-partie I.B (Q3 à Q6), la sous-partie I.D (Q10 à Q12) et la sous-partie II.C.1 (Q24 à Q27). Avec les autres programmes de première année : 31 en PCSI, 25 en PTSI, 31 en MP2I, 25 en TSI1 et 24 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2020 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 1 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2020 ?

Q20 (flux énergétique), Q40 (pression de radiation) et Q45 (méthode des vitesses radiales), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2020 ?

Questions de cours : Q1 (rayonnement ultraviolet), Q3 (configuration électronique), Q4 (schéma de lewis), Q14 (lentille mince convergente), Q23 (première loi de kepler), Q26 (frange d'interférence), Q27 (formule de fresnel), Q33 (équation de d'alembert)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q7 (enthalpie libre standard de réaction), Q25 (ordre d'interférence), Q30 (brouillage), Q34 (équation de maxwell-faraday) et Q37 (épaisseur de peau).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (28 sur 46), par exemple : Q1 à Q6, Q8, Q11 à Q15, Q18, Q22 à Q31, Q33 à Q35, Q37 et Q39. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q41 et Q43.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2020 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le jury estime que la plupart des questions se traitent en quelques lignes avec des concepts du programme de MP et du bon sens, les candidats les plus efficaces traitant presque tout le sujet. Moyenne : 9,08/20 (écart-type 4,16, 5 080 présents).

Faut-il utiliser le modèle de Drude pour l'or en Q36 ?

Non : l'énoncé fournit une conductivité réelle et constante gamma. Il suffit de comparer les ordres de grandeur du courant de déplacement et du courant de conduction pour établir que \varepsilon_0 \omega \ll \gamma aux fréquences du visible et de l'infrarouge.

Comment exploiter l'amplitude de vitesse radiale sur la figure 8 en Q46 ?

Relever la demi-amplitude de l'oscillation (V_{\max} \approx 5\text{ km}\cdot\mathrm{h}^{-1}) et non la variation crête-à-crête totale (\approx 10\text{ km}\cdot\mathrm{h}^{-1}). Il faut aussi veiller à convertir cette vitesse en \text{m}\cdot\mathrm{s}^{-1} et la période en secondes.

Où je me situe, question par question

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Note estimée
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Position estimée
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 46 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,08 et d'écart-type 4,16 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 26 septembre 2026.