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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie PC 2023

Physique des sous-marins et chimie du fer et de la fumagilline

  • 42 questions corrigées
  • Difficulté estimée : classique (1,7 / 4)
  • Faisable en Sup (en PCSI : 20 questions sur 42, parties I, I.2 et I.3)
  • Vérifié question par question

Ce sujet aborde la physique des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) à travers trois volets complémentaires : le dimensionnement mécanique de la coque sous l'action des forces de pression hydrostatiques, la cavitation hydrodynamique autour des hélices et l'implosion de microbulles de vapeur, puis la propagation d'ondes électromagnétiques VLF en eau de mer conductrice pour les télécommunications sous-marines. La seconde partie est consacrée à la chimie générale (diagramme potentiel-pH du fer, cristallographie du fer métallique et affinité de fixation du dioxygène par la myoglobine et l'hémoglobine) ainsi qu'à une synthèse organique multi-étapes du fumagillol.

Très progressif et fidèle aux fondamentaux du programme de PC, ce sujet balaye un vaste ensemble de questions de cours et d'applications directes sans lourdeur calculatoire excessive. Il constitue un excellent support de révision pour consolider les bilans locaux en mécanique des fluides, les équations de propagation avec pertes en électromagnétisme et les raisonnements classiques en chimie analytique et organique.

Comment utiliser ce corrigé

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Partie I : Physique - Hydrostatique du sous-marin en plongée

Question 1

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : force de pression, équivalent volumique

Établir l'expression de l'équivalent volumique des forces de pression qui s'exercent sur ce volume élémentaire .

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Effectuer le bilan des forces pressantes nettes sur les six faces du parallélépipède élémentaire \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z au premier ordre pour faire apparaître le gradient de pression.

Appliquer les règles de Klechkowski, de Pauli et de Hund pour dénombrer les électrons sur les sous-couches jusqu'au numéro atomique Z=26.

Voir la stratégie
  1. Isoler le parallélépipède de fluide élémentaire de côtés \mathrm{d}x, \mathrm{d}y, \mathrm{d}z centré en M(x,y,z).
  2. Exprimer le bilan des forces de pression exercées par le fluide extérieur sur chaque paire de faces opposées à l'aide d'un développement limité à l'ordre un.
  3. Sommer ces contributions vectorielles pour obtenir la force totale de pression \mathrm{d}\vec{F}_p, puis en déduire la densité volumique de force \vec{F}_v définie par \mathrm{d}\vec{F}_p = \vec{F}_v\,\mathrm{d}\tau.
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Considérons le volume élémentaire de fluide \mathrm{d}\tau = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z centré en M(x,y,z). Les forces de pression s'exercent perpendiculairement aux six faces du parallélépipède et sont dirigées vers l'intérieur du volume.

  • Sur les deux faces d'aire \mathrm{d}S_x = \mathrm{d}y\,\mathrm{d}z, perpendiculaires à l'axe (Ox) :

    • en x - \dfrac{\mathrm{d}x}{2}, la force pressante s'écrit :

      \mathrm{d}\vec{F}_{x-} = P\left(x - \frac{\mathrm{d}x}{2}, y, z\right)\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x
    • en x + \dfrac{\mathrm{d}x}{2}, la force pressante s'écrit :

      \mathrm{d}\vec{F}_{x+} = -P\left(x + \frac{\mathrm{d}x}{2}, y, z\right)\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x

    La résultante selon \vec{e}_x vaut donc :

    \begin{aligned} \mathrm{d}\vec{F}_{p,x} &= \left[ P\left(x - \frac{\mathrm{d}x}{2}, y, z\right) - P\left(x + \frac{\mathrm{d}x}{2}, y, z\right) \right] \mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x \\ &= -\frac{\partial P}{\partial x}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x = -\frac{\partial P}{\partial x}\,\mathrm{d}\tau\,\vec{e}_x \end{aligned}
  • De manière totalement analogue pour les faces perpendiculaires à (Oy) et (Oz) :

    \begin{aligned} \mathrm{d}\vec{F}_{p,y} &= -\frac{\partial P}{\partial y}\,\mathrm{d}\tau\,\vec{e}_y \\ \mathrm{d}\vec{F}_{p,z} &= -\frac{\partial P}{\partial z}\,\mathrm{d}\tau\,\vec{e}_z \end{aligned}

La force de pression totale s'exerçant sur le volume élémentaire \mathrm{d}\tau est la somme de ces trois composantes :

\mathrm{d}\vec{F}_p = \mathrm{d}\vec{F}_{p,x} + \mathrm{d}\vec{F}_{p,y} + \mathrm{d}\vec{F}_{p,z} = -\left( \frac{\partial P}{\partial x}\vec{e}_x + \frac{\partial P}{\partial y}\vec{e}_y + \frac{\partial P}{\partial z}\vec{e}_z \right)\mathrm{d}\tau = -\vec{\mathrm{grad}}\,P\,\mathrm{d}\tau

Par définition de l'équivalent volumique (ou densité volumique de force) \vec{F}_v tel que \mathrm{d}\vec{F}_p = \vec{F}_v\,\mathrm{d}\tau, on en déduit :

\boxed{\vec{F}_v = -\vec{\mathrm{grad}}\,P}

Résultat

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Le bilan des forces de pression est souvent mal maîtrisé ; vérifiez l'homogénéité pour ne pas confondre force et force volumique.

« Cette première question a finalement été très mal traitée dans l’ensemble. Le bilan des forces de pression sur une particule de fluide est soit inconnu soit mal réalisé. »

« Une vérification de l’homogénéité des relations demandées aurait permis d’éviter les confusions entre forces de pression et densité volumique des forces de pression. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 2

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : statique des fluides, équation fondamentale de la statique des fluides

En plus de ces forces de pression, le volume élémentaire est soumis à la seule force de pesanteur. Donner sans démonstration l'expression de la force volumique associée. En déduire la condition d'équilibre locale (équation de l'hydrostatique).

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Exprimer la force de pesanteur volumique \rho_0 \vec{g} le long de l'axe vertical descendant et écrire la condition d'équilibre mécanique local \vec{F}_v + \rho_0 \vec{g} = \vec{0}.

Classer les espèces par nombre d'oxydation croissant de bas en haut et par niveau d'acidité décroissant de gauche à droite (apparition des précipités d'hydroxydes à pH basique).

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La force de pesanteur s'exerçant sur le volume élémentaire \mathrm{d}\tau est \mathrm{d}\vec{P} = \mathrm{d}m\,\vec{g} = \rho_0\vec{g}\,\mathrm{d}\tau. La force volumique associée s'écrit donc :

\boxed{\vec{f}_{\text{pes},v} = \rho_0 \vec{g} = \rho_0 g\,\vec{e}_z}

puisque l'axe (Oz) est vertical et orienté vers le bas.

À l'équilibre hydrostatique dans le référentiel d'étude, la somme des forces volumiques agissant sur la particule fluide est nulle :

\vec{F}_v + \vec{f}_{\text{pes},v} = \vec{0}

En utilisant l'expression de \vec{F}_v obtenue à la question Q1, on en déduit la condition d'équilibre locale (équation fondamentale de la statique des fluides) :

\boxed{-\vec{\mathrm{grad}}\,P + \rho_0\vec{g} = \vec{0} \quad \Longleftrightarrow \quad \vec{\mathrm{grad}}\,P = \rho_0 g\,\vec{e}_z}

Résultat

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Évitez de confondre poids et force volumique de pesanteur, et pensez à bien justifier l'équation de l'hydrostatique.

« De nombreuses confusions entre la force volumique de pesanteur et le poids. »

« L’équation de l’hydrostatique est alors donnée sans réelle justification. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 3

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : relation fondamentale de l'hydrostatique, pression

Déterminer l'expression de la pression dans l'eau de mer à une profondeur en fonction de la masse volumique , et . On suppose que l'eau de mer est incompressible et homogène. On prendra .

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Intégrer directement l'équation différentielle de l'hydrostatique \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = \rho_0 g en tenant compte de la pression atmosphérique en surface z=0.

Observer l'absence de domaine commun entre le fer solide et la zone de stabilité thermodynamique de l'eau, puis écrire l'équation de réduction des protons par le fer métallique.

Voir la stratégie
  1. Projeter la relation fondamentale de l'hydrostatique établie à la question Q2 sur l'axe (Oz).
  2. Intégrer l'équation différentielle en exploitant l'incompressibilité et l'homogénéité du fluide (\rho_0 = \text{cste}).
  3. Déterminer la constante d'intégration à l'aide de la condition aux limites en surface P(z=0) = P_0.
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D'après la condition d'équilibre locale obtenue à la question Q2 :

\vec{\mathrm{grad}}\,P = \rho_0 g\,\vec{e}_z

Par symétrie plane du problème, la pression ne dépend que de la coordonnée verticale z. La projection sur les axes donne :

\begin{aligned} \frac{\partial P}{\partial x} &= 0 \\ \frac{\partial P}{\partial y} &= 0 \\ \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} &= \rho_0 g \end{aligned}

L'eau de mer étant supposée incompressible et homogène, sa masse volumique \rho_0 est constante. En intégrant par rapport à z :

P(z) = \rho_0 g z + C

où C est une constante d'intégration. En utilisant la condition à la surface libre P(z=0) = P_0 :

C = P_0

On en déduit l'expression de la pression à la profondeur z :

\boxed{P(z) = P_0 + \rho_0 g z}

Résultat

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La relation demandée doit être démontrée et non simplement énoncée.

« La relation demandée est souvent donnée sans démonstration. »

Source : rapport du jury E3A 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en Sup

Notions : poussée d'archimède

On cherche à déterminer la pression exercée par l'eau sur la coque interne (dite coque épaisse) du sous-marin (voir figure 3). Pour simplifier, on assimile l'ensemble de celui-ci à un cylindre de rayon et de longueur . On suppose que le sous-marin est en position horizontale dans l'eau et que son axe est à la profondeur . Donner l'expression vectorielle de la poussée d'Archimède qui s'exerce sur le « sous-marin ». Que représente physiquement cette force ?

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Écrire la résultante des forces de pression exercées par le fluide sur la surface fermée du cylindre en exploitant le théorème d'Archimède.

Représenter le cube avec un nœud à chaque sommet et un nœud au centre géométrique, puis dénombrer la multiplicité de chaque position.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume V du cylindre modélisant le sous-marin.
  2. Appliquer le théorème d'Archimède en prenant garde à l'orientation descendante de l'axe vertical (Oz).
  3. Préciser l'origine microscopique/macroscopique (forces de pression) et la signification usuelle (poids du fluide déplacé).
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Le sous-marin étant assimilé à un cylindre de rayon R et de longueur L entièrement immergé, son volume s'écrit :

V = \pi R^2 L

La poussée d'Archimède \vec{\Pi} est égale à l'opposé du poids du volume de fluide déplacé. Avec l'axe (Oz) orienté verticalement vers le bas, l'accélération de la pesanteur s'écrit \vec{g} = g\,\vec{e}_z. L'expression vectorielle de la poussée d'Archimède est donc :

\boxed{\vec{\Pi} = -\rho_0 V g\,\vec{e}_z = -\rho_0 \pi R^2 L g\,\vec{e}_z}

Signification physique :

  • Par définition mécanique, cette force représente la résultante des forces de pression exercées par le fluide environnant sur l'ensemble de la surface fermée du solide immergé : \vec{\Pi} = \oiint -P\,\vec{n}_{\text{ext}}\,\mathrm{d}S. Les forces de pression étant plus intenses sur la partie inférieure du corps (où la profondeur et donc la pression sont plus grandes) que sur sa partie supérieure, la résultante est dirigée vers le haut.
  • En vertu du théorème de Green-Ostrogradski et de la loi de l'hydrostatique, elle équivaut exactement à l'opposé du poids du volume de fluide déplacé par le corps immergé, et s'applique au centre de poussée (ou centre de carène), confondu ici avec le centre géométrique du cylindre.

Résultat

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Donnez l'expression vectorielle de la poussée et expliquez-la physiquement comme la résultante des forces de pression.

« L’expression vectorielle correcte de la poussée d’Archimède a rarement été donnée. Elle est parfois confondue avec le théorème d’Archimède. »

« L’interprétation physique de la poussée, en termes de résultante des forces de pression, est très rarement donnée. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 5

Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en Sup

Notions : poussée d'archimède, pression

Expliquer qualitativement le rôle des ballasts et pourquoi la coque externe du sous-marin est dite « mince » alors que la coque interne est dite « épaisse ». L'acier de la coque interne est un acier spécial, le « 100 HLES », qui peut résister à une « pression » de . Le sous-marin risque-t-il d'imploser à une profondeur ?

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Convertir la résistance mécanique de l'acier en pascals (1\text{ kg}\cdot\text{mm}^{-2} \approx 9{,}8\cdot 10^6\text{ Pa}) et la comparer à la pression totale régnant à 300\text{ m} de profondeur.

Identifier la direction de contact entre les atomes le long de la grande diagonale de la maille cubique : 4R = a\sqrt{3}.

Voir la stratégie
  1. Décrire le principe de fonctionnement des ballasts en reliant leur taux de remplissage au bilan vertical des forces (poids et poussée d'Archimède).
  2. Expliquer la différence structurelle entre les coques en analysant le saut de pression \Delta P appliqué sur chacune d'elles.
  3. Calculer la pression à z_c = 300\text{ m} à l'aide de la formule établie en Q3, convertir la résistance mécanique de l'acier en pascals et comparer les valeurs pour conclure quant au risque d'implosion.
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1. Rôle des ballasts

Les ballasts sont des réservoirs situés entre la coque mince et la coque épaisse, permettant d'ajuster la flottabilité globale du sous-marin :

  • Pour plonger : on ouvre les purges situées en partie haute afin de chasser l'air et de remplir les ballasts d'eau de mer. La masse totale du submersible augmente ; le poids devient supérieur à la poussée d'Archimède, entraînant l'immersion.
  • Pour faire surface : on chasse l'eau des ballasts à l'aide d'air comprimé. La masse du sous-marin diminue ; le poids devient inférieur à la poussée d'Archimède, assurant la remontée.

2. Coque mince et coque épaisse

  • Coque externe (mince) : elle délimite les ballasts et assure le profilage hydrodynamique du sous-marin. En immersion, les ballasts sont inondés d'eau de mer : la pression sur la face interne de la coque mince compense quasi exactement la pression de l'eau sur sa face externe (\Delta P \approx 0). Ne subissant aucune contrainte mécanique majeure d'écrasement, elle peut être de faible épaisseur.
  • Coque interne (épaisse) : elle abrite l'équipage et le matériel, maintenus à la pression atmosphérique (P_{\text{int}} \approx P_0 \approx 1\text{ bar}). Elle subit donc directement sur sa face externe la totalité de la pression hydrostatique de l'eau présente dans les ballasts. Le gradient de pression \Delta P = P(z) - P_0 \approx \rho_0 g z engendre un effort d'écrasement considérable : cette coque doit être épaisse et très résistante afin d'éviter l'implosion.

3. Risque d'implosion à z_c = 300\text{ m}

D'après le résultat de la question Q3, la pression hydrostatique à la profondeur z_c = 300\text{ m} vaut :

P(z_c) = P_0 + \rho_0 g z_c

Application numérique :

\begin{aligned} P(z_c) &= 1,0 \cdot 10^5 + 1,0 \cdot 10^3 \times 9,8 \times 300 \\ &= 1,0 \cdot 10^5 + 29,4 \cdot 10^5 = 3,04 \cdot 10^6\text{ Pa} \approx 30\text{ bar} \end{aligned}

La différence de pression subie par la coque épaisse est :

\Delta P = P(z_c) - P_0 = \rho_0 g z_c \approx 2,9 \cdot 10^6\text{ Pa}

L'acier « 100 HLES » (acier à haute limite d'élasticité) résiste à une contrainte (assimilée ici à une pression) de 100\text{ kg}\cdot\text{mm}^{-2} :

P_{\text{résist}} = \frac{m g}{S} = \frac{100 \times 9,8}{10^{-6}\text{ m}^2} = 9,8 \cdot 10^8\text{ Pa} \approx 980\text{ MPa}

La pression de l'eau à 300\text{ m} (environ 3\text{ MPa}) est très largement inférieure à la résistance nominale du matériau (environ 980\text{ MPa}) :

\boxed{\text{Le sous-marin ne risque absolument pas d'imploser à une profondeur de } 300\text{ m}.}

Résultat

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Fournissez une explication scientifique rigoureuse et menez soigneusement l'application numérique avec ses unités.

« Les réponses données à cette question sont souvent fantaisistes, parfois dénuées de bon sens et peu scientifiques. »

« L’application numérique demandée, avec les unités correspondantes des grandeurs, n’a quasiment pas été traitée correctement. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Partie II : Physique - Quelques aspects de la cavitation

Question 6

Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directe

Notions : conservation du débit volumique, écoulement incompressible

L'écoulement est supposé unidimensionnel. Écrire une relation entre les vitesses et les sections et .

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Appliquer la conservation du débit volumique D_v = v\,S pour un écoulement incompressible et unidimensionnel en régime permanent.

Calculer le rapport entre la masse des atomes contenus dans une maille et le volume de celle-ci : \rho = \frac{N M}{N_A a^3}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du fluide (eau liquide, incompressible) et le régime d'écoulement (stationnaire et unidimensionnel).
  2. Appliquer le principe de conservation de la masse pour en déduire la conservation du débit volumique à travers deux sections droites du tube.
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Le fluide étudié étant un liquide, il est considéré comme incompressible (\rho = \rho_0 = \text{cste}). En régime stationnaire, la conservation de la masse à travers un tube de courant se traduit par la conservation du débit volumique D_v le long de l'écoulement.

L'écoulement étant modélisé comme unidimensionnel, la vitesse est considérée comme uniforme sur toute section droite. Le débit volumique à travers une section droite S où la vitesse vaut v s'écrit :

D_v = v \, S

En exprimant l'égalité du débit volumique au niveau de la section d'entrée S_1 et au niveau du col S_2, on obtient la relation de continuité :

\boxed{v_1 \, S_1 = v_2 \, S_2}

soit encore :

v_2 = v_1 \frac{S_1}{S_2}

Résultat

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Une justification concise était attendue sans qu'il soit nécessaire de se lancer dans une démonstration complète.

« La justification de la réponse est trop souvent absente. Une démonstration, non demandée, est parfois tentée. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 7

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : relation de bernoulli, cavitation, changement d'état

Rappeler les conditions d'application du théorème de Bernoulli. Exprimer la différence de pression en fonction de la vitesse et des sections et . Les points E et C sont situés sur l'axe des au niveau de l'entrée du tube et de son col. Donner l'allure du diagramme où est la température de l'eau. On indiquera les différents domaines d'existence des phases ainsi que deux points caractéristiques à nommer. Si l'on considère un point M situé dans le domaine où l'eau est liquide, justifier alors la possible apparition d'une bulle de vapeur dans l'écoulement dans une région du tube de Venturi que l'on indiquera sur un schéma sur la copie.

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Écrire la relation de Bernoulli le long d'une ligne de courant horizontale entre l'entrée et le col, puis relier la vaporisation à la comparaison entre la pression locale P(C) et la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(T).

Calculer le ratio entre le volume occupé par les N sphères dures de rayon R et le volume de la maille a^3.

Voir la stratégie
  1. Énoncer avec rigueur les hypothèses du théorème de Bernoulli pour un fluide parfait en écoulement stationnaire et incompressible.
  2. Appliquer le théorème de Bernoulli entre l'entrée E et le col C (à altitude constante) et injecter la relation de continuité issue de la question Q6 pour exprimer P(C) - P(E).
  3. Tracer le diagramme de phases (P, T) de l'eau en précisant l'allure spécifique de la courbe de fusion (pente négative pour l'eau), les trois phases, le point triple et le point critique.
  4. Justifier la cavitation par une dépressurisation isotherme amenant le fluide liquide sous sa pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(T) au niveau du col C.
Voir le corrigé complet

1. Conditions d'application du théorème de Bernoulli

Le théorème de Bernoulli s'applique le long d'une ligne de courant sous les hypothèses suivantes :

  • écoulement stationnaire (ou permanent) ;
  • fluide incompressible et homogène (\rho_0 = \text{cte}) ;
  • fluide parfait (viscosité négligeable, pas de pertes de charge) ;
  • forces volumiques conservatives dérivant d'une énergie potentielle (ici la pesanteur).

2. Différence de pression P(C) - P(E)

Le tube étant horizontal, les points E et C sont à la même altitude (z_E = z_C). La relation de Bernoulli entre E et C s'écrit :

P(E) + \frac{1}{2}\rho_0 v_1^2 = P(C) + \frac{1}{2}\rho_0 v_2^2

D'après la question Q6, la conservation du débit volumique donne v_2 = v_1 \dfrac{S_1}{S_2}. On en déduit :

\begin{aligned} P(C) - P(E) &= \frac{1}{2}\rho_0 \left(v_1^2 - v_2^2\right) \\ &= \frac{1}{2}\rho_0 v_1^2 \left[1 - \left(\frac{S_1}{S_2}\right)^2\right] \end{aligned}
\boxed{P(C) - P(E) = \frac{1}{2}\rho_0 v_1^2 \left(1 - \frac{S_1^2}{S_2^2}\right)}

Comme S_1 > S_2, on a P(C) - P(E) < 0 : la pression chute au niveau de l'étranglement (effet Venturi).

3. Diagramme (P, T) de l'eau

Les deux points caractéristiques sont :

  • le point triple \mathrm{T} : équilibre simultané des trois phases (solide, liquide, vapeur) ;
  • le point critique \mathrm{C_r} : extrémité de la courbe d'équilibre liquide-vapeur au-delà duquel les phases liquide et gaz ne se distinguent plus (fluide supercritique).

4. Apparition d'une bulle de vapeur (cavitation)

Considérons une particule fluide initialement au point M dans l'état liquide à la température T et à la pression P(E) > P_{\text{sat}}(T). L'écoulement étant rapide, les échanges thermiques sont négligeables et l'évolution est quasi-isotherme.

Lorsque le fluide s'accélère vers le col C, sa vitesse augmente considérablement (v_2 > v_1), ce qui entraîne une chute de pression. Si la vitesse au col est suffisamment grande, la pression locale P(C) peut descendre en dessous de la pression de vapeur saturante de l'eau à cette température :

P(C) \leqslant P_{\text{sat}}(T)

Le fluide traverse la courbe d'ébullition (trajectoire verticale descendante M \to M') : une vaporisation locale se produit brutalement, conduisant à l'apparition de microbulles de vapeur d'eau au niveau de la section minimale S_2 (le col C).

Résultat

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Attention aux erreurs de calcul et à l'emplacement correct des phases sur le diagramme P(T) pour éviter des conclusions contradictoires.

« Les conditions d’application du théorème de Bernoulli sont souvent connues des candidats, mais les calculs qui suivent ne sont pas toujours exacts. »

« Le diagramme P(T) donne lieu à des erreurs sur l’emplacement des phases, d’où il découle des interprétations erronées du phénomène et des contradictions avec les réponses aux questions suivantes. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 8

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : perte de charge, viscosité

Représenter clairement l'allure de la pression en fonction des abscisses des points E, A, C, B et S. Représenter de manière qualitative sur le même graphique l'allure de en tenant compte cette fois de la viscosité du fluide. Comment s'appelle le phénomène responsable de cette modification ?

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Constater qu'en fluide parfait la pression remonte à sa valeur initiale après le col, tandis qu'en fluide visqueux les pertes de charge induisent une baisse de pression irréversible d'amont en aval.

Écrire le bilan de complexation \mathrm{Mb} + \mathrm{O_2} = \mathrm{MbO_2} et exprimer la constante thermodynamique en introduisant la pression standard P^\circ.

Voir la stratégie
  1. Exprimer qualitativement l'évolution de la pression le long de l'axe (Ox) pour un fluide parfait à l'aide de la relation de Bernoulli et de la conservation du débit, en exploitant la géométrie symétrique du convergent-divergent.
  2. Prendre en compte les effets visqueux (dissipation d'énergie mécanique) qui introduisent un déficit de pression cumulatif le long de l'écoulement.
  3. Tracer les deux allures sur un même graphe en précisant les points caractéristiques (E, A, C, B et S) et nommer le phénomène physique correspondant.
Voir le corrigé complet

1. Cas du fluide parfait (non visqueux) : Pour un fluide incompressible en écoulement stationnaire dans un tube horizontal, la conservation du débit volumique donne v(x) = \frac{D_v}{S(x)}. D'après le théorème de Bernoulli, la pression s'écrit :

P(x) = P(E) + \frac{1}{2}\rho_0 \left(v_1^2 - v(x)^2\right) = P(E) + \frac{1}{2}\rho_0 v_1^2 \left(1 - \frac{S_1^2}{S(x)^2}\right)
  • De E à C (convergent) : la section S(x) diminue, la vitesse v(x) augmente, donc la pression P(x) décroît jusqu'à un minimum au col C où la section S_2 est minimale.
  • De C à S (divergent) : la section réaugmente, le fluide ralentit et la pression remonte.
  • Le tube étant symétrique (S(E) = S(S) = S_1 et S(A) = S(B)), la courbe est symétrique par rapport à l'abscisse x_C, avec une restauration complète de la pression en sortie :

    P(S) = P(E)

2. Prise en compte de la viscosité du fluide : La viscosité induit des contraintes de cisaillement au sein du fluide et aux parois, entraînant une dissipation irréversible d'énergie mécanique en énergie thermique (dissipation visqueuse). Il en résulte une diminution continue de la pression totale le long de l'écoulement. La pression est donc inférieure en tout point à celle calculée sans viscosité, et la remontée de pression dans le divergent est incomplète :

P(S) < P(E)

3. Graphique comparatif :

4. Nom du phénomène : Le phénomène responsable de cette chute supplémentaire et irréversible de pression s'appelle les pertes de charge (ou la dissipation visqueuse).

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Question mal traitée en raison d'une méconnaissance fréquente de la notion de perte de charge.

« Cette question a été assez mal traitée dans l’ensemble, la notion de perte de charge semble inconnue pour beaucoup d’étudiants. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 9

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : cavitation, pression de vapeur saturante

Un sous-marin est-il plus discret en eau chaude qu'en eau froide ? Si l'on suppose un diamètre de l'hélice de , et en raisonnant sur l'extrémité des pales uniquement, les bulles de cavitation apparaissent-elles en haut ou en bas de l'hélice ?

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Considérer l'évolution de la pression de vapeur saturante avec la température et exploiter le gradient de pression hydrostatique sur la hauteur de l'hélice pour localiser la dépression maximale.

Écrire la conservation de la concentration totale en myoglobine et exprimer la fraction molaire Y = [\mathrm{MbO_2}] / [\mathrm{Mb}]_{\text{tot}} en fonction de P_{\mathrm{O_2}}.

Voir la stratégie
  1. Relier la discrétion acoustique à l'apparition de la cavitation, puis comparer la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(T) en eau chaude et en eau froide à l'aide de la courbe d'équilibre liquide-vapeur vue à la question précédente.
  2. Comparer la pression locale à l'extrémité des pales entre la position haute et la position basse en appliquant la loi de l'hydrostatique établie à la question Q3.
Voir le corrigé complet

1. Influence de la température de l'eau sur la discrétion acoustique

La cavitation est la vaporisation locale du fluide provoquée par une chute de pression sous la pression de vapeur saturante :

P \leqslant P_{\text{sat}}(T)

L'implosion des bulles de cavitation génère un bruit acoustique important, très néfaste à la discrétion du sous-marin.

D'après le diagramme d'état (P, T) de l'eau (établi à la question Q7), la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(T) est une fonction strictement croissante de la température. Ainsi :

T_{\text{chaude}} > T_{\text{froide}} \implies P_{\text{sat}}(T_{\text{chaude}}) > P_{\text{sat}}(T_{\text{froide}})

En eau chaude, la pression de vapeur saturante étant plus élevée, le seuil de pression critique est atteint pour une dépression moins marquée (donc à des vitesses d'hélice plus faibles). La cavitation y apparaît donc plus facilement :

\boxed{\text{Le sous-marin est plus discret en eau froide qu'en eau chaude.}}

2. Apparition des bulles à l'extrémité de l'hélice

À l'extrémité des pales, à une distance R_{\text{hélice}} = D/2 de l'axe, la vitesse linéaire de rotation v = \omega R_{\text{hélice}} est identique en haut et en bas de l'hélice. La dépression dynamique induite par l'écoulement autour du profil de pale est donc la même.

En revanche, d'après la relation fondamentale de l'hydrostatique (question Q3), la pression au repos croît avec la profondeur z :

P(z) = P_0 + \rho_0 g z

Pour une hélice de diamètre D = 10\text{ m}, le haut de l'hélice se situe à une immersion inférieure de D par rapport au bas. L'écart de pression statique vaut :

P_{\text{bas}} - P_{\text{haut}} = \rho_0 g D \approx 1{,}0 \cdot 10^3 \times 9{,}8 \times 10 = 9{,}8 \cdot 10^4\text{ Pa} \approx 1\text{ bar}

La pression statique environnante étant nettement plus faible au sommet de l'hélice, la pression absolue locale P atteint la valeur critique P_{\text{sat}}(T) en premier en ce point :

\boxed{\text{Les bulles de cavitation apparaissent en haut de l'hélice.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à justifier rigoureusement votre réponse.

« La réponse à cette question est très souvent mal justifiée. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 10

Difficulté estimée 3 sur 4 : Exigeant

Notions : conservation de la masse, écoulement incompressible

Écrire l'équation locale traduisant la conservation de la masse dans l'eau. Quelle relation peut-on déduire de l'imperméabilité de la paroi de la microbulle ? À l'aide des données en fin de problème, déduire de ces deux relations la relation suivante :

Montrer que : .

Voir l'indice

Exprimer l'incompressibilité \mathrm{div}\,\vec{v} = 0 en coordonnées sphériques pour déterminer la dépendance spatiale de v(r,t), puis écrire la continuité de la vitesse normale à l'interface mobile r=R(t).

Lire graphiquement la valeur de la pression partielle pour laquelle Y = 0{,}5 et utiliser la relation \beta_{\text{Mb}} = P^\circ / P_{50}.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation générale de conservation de la masse (continuité) et utiliser le caractère incompressible de l'eau pour obtenir une condition sur la divergence de la vitesse.
  2. Exprimer la condition aux limites cinématique d'imperméabilité sur la frontière mobile r = R(t).
  3. Intégrer l'équation de continuité spatiale grâce à la symétrie sphérique radiale pour déterminer la forme du champ de vitesse, puis identifier la constante d'intégration spatiale A(t) grâce à la condition d'imperméabilité.
Voir le corrigé complet

1. Équation locale de conservation de la masse

L'équation locale de conservation de la masse s'écrit de manière générale :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \operatorname{div}(\rho\,\vec{v}) = 0

Le fluide étant supposé incompressible et homogène, sa masse volumique est uniforme et constante (\rho = \rho_0 = \text{cte}), ce qui simplifie l'équation sous la forme :

\boxed{\operatorname{div}\vec{v} = 0}

2. Condition d'imperméabilité de la paroi \Sigma

La paroi \Sigma de la microbulle est située à la coordonnée radiale r = R(t). L'imperméabilité de la paroi signifie qu'il n'y a pas de transfert de matière à travers l'interface liquide-gaz : le fluide immédiatement au contact de la paroi se déplace radialement à la même vitesse que celle-ci :

\boxed{v(R(t), t) = \frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t}(t)}

3. Déduction de la loi de vitesse radiale

Le champ de vitesse étant purement radial et à symétrie sphérique, \vec{v}(r,t) = v(r,t)\,\vec{e}_r. D'après l'expression de la divergence en coordonnées sphériques fournie dans les données :

\operatorname{div}\vec{v} = \frac{1}{r^2} \frac{\partial}{\partial r}\left(r^2\,v(r,t)\right) = 0

Il en résulte que la quantité r^2\,v(r,t) est indépendante de r et ne dépend que du temps t. En introduisant la fonction scalaire temporelle -A(t) comme constante d'intégration spatiale, on obtient :

\begin{aligned} r^2\,v(r,t) &= -A(t) \\ v(r,t) &= \frac{-A(t)}{r^2} \end{aligned}

ce qui correspond bien à la relation demandée.

4. Expression de A(t)

En évaluant le champ de vitesse sur la paroi de la bulle en r = R(t) :

v(R(t), t) = -\frac{A(t)}{R^2(t)}

En injectant la condition d'imperméabilité v(R(t), t) = \frac{\mathrm{d}R(t)}{\mathrm{d}t}, on en déduit directement :

\boxed{A(t) = -R^2(t)\,\frac{\mathrm{d}R(t)}{\mathrm{d}t}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Sachez mener les calculs à leur terme et traduire correctement l'imperméabilité de la paroi de la bulle.

« L’équation locale de conservation de la masse est souvent connue mais les calculs qui suivent n’ont pas souvent été menés à bien. Peu d’étudiants ont su traduire la condition d’imperméabilité de la paroi de la bulle. »

Source : rapport du jury E3A 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : équation de navier-stokes, accélération convective

Écrire l'équation d'Euler. En déduire l'expression de en fonction de , , et de ses dérivées temporelles. On négligera la pesanteur.

Voir l'indice

Projeter l'équation d'Euler selon \vec{e}_r en explicitant le terme d'accélération convective v\,\frac{\partial v}{\partial r} et la dérivée temporelle partielle \frac{\partial v}{\partial t}.

Utiliser le fait que l'hémoglobine fixe quatre molécules de dioxygène pour poser n=4 dans le modèle d'adsorption globale.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation d'Euler sous forme vectorielle pour un fluide parfait incompressible en l'absence de forces volumiques.
  2. Projeter cette équation sur le vecteur unitaire radial \vec{e}_r en exploitant la formule du terme convectif fournie en annexe.
  3. Exprimer les dérivées temporelle et spatiale du champ de vitesse v(r,t) = -\frac{A(t)}{r^2} établi à la question Q10 pour obtenir \frac{\partial p}{\partial r}.
Voir le corrigé complet

L'eau de mer étant modélisée comme un fluide parfait homogène et incompressible de masse volumique \rho_0, l'équation de Navier-Stokes se réduit à l'équation d'Euler :

\rho_0 \left( \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v}\cdot\vec{\operatorname{grad}})\vec{v} \right) = -\vec{\operatorname{grad}}\,p

où la pesanteur est négligée conformément à l'énoncé.

L'écoulement étant purement radial et à symétrie sphérique, la vitesse s'écrit \vec{v} = v(r,t)\,\vec{e}_r. D'après les formules fournies :

(\vec{v}\cdot\vec{\operatorname{grad}})\vec{v} = v(r,t)\,\frac{\partial v(r,t)}{\partial r}\,\vec{e}_r \quad \text{et} \quad \vec{\operatorname{grad}}\,p = \frac{\partial p(r,t)}{\partial r}\,\vec{e}_r

La projection de l'équation d'Euler sur l'axe radial \vec{e}_r donne :

\rho_0 \left( \frac{\partial v(r,t)}{\partial t} + v(r,t)\,\frac{\partial v(r,t)}{\partial r} \right) = -\frac{\partial p(r,t)}{\partial r}

soit :

\frac{\partial p(r,t)}{\partial r} = -\rho_0 \left( \frac{\partial v(r,t)}{\partial t} + v(r,t)\,\frac{\partial v(r,t)}{\partial r} \right)

D'après le résultat de la question Q10, v(r,t) = -\dfrac{A(t)}{r^2}. Calculons les différentes dérivées :

\begin{aligned} \frac{\partial v(r,t)}{\partial t} &= -\frac{1}{r^2}\,\frac{\mathrm{d}A(t)}{\mathrm{d}t} \\ \frac{\partial v(r,t)}{\partial r} &= -A(t)\,\frac{\partial}{\partial r}\left(\frac{1}{r^2}\right) = \frac{2A(t)}{r^3} \\ v(r,t)\,\frac{\partial v(r,t)}{\partial r} &= \left(-\frac{A(t)}{r^2}\right)\left(\frac{2A(t)}{r^3}\right) = -\frac{2A^2(t)}{r^5} \end{aligned}

En réinjectant ces expressions dans la projection de l'équation d'Euler, il vient :

\frac{\partial p(r,t)}{\partial r} = -\rho_0 \left( -\frac{1}{r^2}\,\frac{\mathrm{d}A(t)}{\mathrm{d}t} - \frac{2A^2(t)}{r^5} \right)

D'où l'expression finale :

\boxed{\frac{\partial p(r,t)}{\partial r} = \rho_0 \left( \frac{1}{r^2}\,\frac{\mathrm{d}A(t)}{\mathrm{d}t} + \frac{2 A^2(t)}{r^5} \right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

Difficulté estimée 3 sur 4 : Exigeant

Notions : cavitation

Exprimer la durée , appelée temps de Rayleigh, que met la bulle à disparaître en fonction de , , et ainsi que de l'intégrale suivante dont on donne la valeur approchée. On pourra poser :

Calculer numériquement avec les valeurs suivantes : , , , . Commenter par rapport à la durée typique d'évolution d'une bulle dans une boisson pétillante.

Voir l'indice

Séparer les variables dans l'équation différentielle régissant R(t), poser u = R/R_0 et intégrer entre l'état initial u=1 et l'implosion complète u=0.

Relever l'abscisse de demi-saturation pour l'hémoglobine sur la courbe sigmoïde et calculer \beta_{\text{Hb}} = (P^\circ / P_{50})^4.

Voir la stratégie
  1. Séparer les variables dans l'équation différentielle régissant R(t) entre t = 0 (R = R_0) et t = \tau (R = 0).
  2. Effectuer le changement de variable suggéré u = R/R_0 pour exprimer l'intégrale en fonction de J.
  3. Réaliser l'application numérique et comparer l'ordre de grandeur obtenu à celui des bulles dans les boissons gazeuses.
Voir le corrigé complet

L'équation différentielle fournie par l'énoncé s'écrit :

\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} = -\sqrt{\frac{2}{3\rho_0}\left(p_{\infty,0} - p_{\text{sat}}(T)\right)\left[\left(\frac{R_0}{R(t)}\right)^3 - 1\right]}

La bulle existe pour t \in [0, \tau], avec R(0) = R_0 et R(\tau) = 0. En séparant les variables :

\begin{aligned} \mathrm{d}t &= -\sqrt{\frac{3\rho_0}{2\left(p_{\infty,0} - p_{\text{sat}}(T)\right)}} \frac{\mathrm{d}R}{\sqrt{\left(\frac{R_0}{R}\right)^3 - 1}} \\ &= -\sqrt{\frac{3\rho_0}{2\left(p_{\infty,0} - p_{\text{sat}}(T)\right)}} \sqrt{\frac{R^3}{R_0^3 - R^3}}\,\mathrm{d}R \end{aligned}

En intégrant entre t = 0 et t = \tau :

\tau = \int_0^\tau \mathrm{d}t = \sqrt{\frac{3\rho_0}{2\left(p_{\infty,0} - p_{\text{sat}}(T)\right)}} \int_0^{R_0} \sqrt{\frac{R^3}{R_0^3 - R^3}}\,\mathrm{d}R

On effectue le changement de variable u = \frac{R}{R_0}, d'où \mathrm{d}R = R_0\,\mathrm{d}u :

\begin{aligned} \int_0^{R_0} \sqrt{\frac{R^3}{R_0^3 - R^3}}\,\mathrm{d}R &= R_0 \int_0^1 \sqrt{\frac{u^3}{1 - u^3}}\,\mathrm{d}u = R_0 J \end{aligned}

On obtient ainsi l'expression du temps de Rayleigh :

\boxed{\tau = R_0 J \sqrt{\frac{3\rho_0}{2\left(p_{\infty,0} - p_{\text{sat}}(T)\right)}}}

Application numérique :

  • \rho_0 = 1,0\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
  • p_{\infty,0} = 1,0\cdot 10^5\text{ Pa}
  • p_{\text{sat}}(T) = 2,4\cdot 10^3\text{ Pa} d'où p_{\infty,0} - p_{\text{sat}}(T) = 9,76\cdot 10^4\text{ Pa}
  • R_0 = 2,0\text{ mm} = 2,0\cdot 10^{-3}\text{ m}
  • J = 0,747
\begin{aligned} \tau &= 2,0\cdot 10^{-3} \times 0,747 \times \sqrt{\frac{3 \times 1,0\cdot 10^3}{2 \times 9,76\cdot 10^4}} \approx 1,85\cdot 10^{-4}\text{ s} \end{aligned}
\boxed{\tau \approx 1,9\cdot 10^{-4}\text{ s} \approx 0,19\text{ ms}}

Commentaire : Dans une boisson pétillante (soda, eau gazeuse, champagne), une bulle subsiste typiquement pendant plusieurs secondes lors de sa montée vers la surface libre (\tau_{\text{boisson}} \sim 1\text{ à }10\text{ s}). Le temps d'implosion par cavitation calculé ici est de l'ordre d'une fraction de milliseconde (\sim 0,2\text{ ms}), soit environ quatre ordres de grandeur plus court. Il s'agit d'un effondrement extrêmement bref et violent.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le calcul du temps de Rayleigh a rarement été mené avec succès.

« Quelques candidats ont tenté le calcul du temps de Rayleigh mais rarement avec bonheur. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Partie III : Physique - Propagation des ondes électromagnétiques dans l'eau de mer

Question 13

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : équation de maxwell, conservation de la charge, temps de relaxation

Donner les quatre équations de Maxwell (ainsi que leur nom) pour l'eau de mer. En déduire l'équation locale de conservation de la charge électrique. À l'aide de cette dernière, montrer que l'eau de mer est effectivement un milieu localement neutre. On fera intervenir pour cette réponse un temps de relaxation à exprimer en fonction de et et dont on calculera la valeur numérique.

Voir l'indice

Appliquer la divergence à l'équation de Maxwell-Ampère pour retrouver la conservation locale de la charge, puis substituer la loi d'Ohm locale et l'équation de Maxwell-Gauss pour faire émerger l'équation différentielle en \rho(t).

Identifier le proton le plus acide situé sur le carbone central en \alpha des deux carbonyles et écrire les formes mésomères délocalisant la charge négative sur chaque oxygène.

Voir la stratégie
  1. Écrire les quatre équations de Maxwell dans un milieu linéaire, homogène et isotrope de permittivité \varepsilon et de perméabilité \mu_0, en nommant chacune d'entre elles.
  2. Appliquer l'opérateur divergence à l'équation de Maxwell-Ampère et utiliser l'équation de Maxwell-Gauss pour établir la conservation locale de la charge.
  3. Utiliser la loi d'Ohm locale \vec{j} = \gamma\vec{E} pour former l'équation différentielle régissant la densité volumique de charge \rho, introduire le temps de relaxation \tau_R, le calculer et justifier la neutralité locale.
Voir le corrigé complet

Dans l'eau de mer assimilée à un milieu linéaire, homogène et isotrope de permittivité absolue \varepsilon = \varepsilon_0 \varepsilon_r et de perméabilité magnétique \mu_0, les quatre équations de Maxwell s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Maxwell-Gauss :}\quad & \operatorname{div}\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon} \\ \text{Maxwell-Thomson (ou du flux magnétique) :}\quad & \operatorname{div}\vec{B} = 0 \\ \text{Maxwell-Faraday :}\quad & \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \text{Maxwell-Ampère :}\quad & \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0\left(\vec{j} + \varepsilon \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}\right) \end{aligned}

Prenons la divergence de l'équation de Maxwell-Ampère :

\operatorname{div}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B}) = \mu_0 \left( \operatorname{div}\vec{j} + \varepsilon \frac{\partial}{\partial t}(\operatorname{div}\vec{E}) \right)

Or, d'après l'identité vectorielle rappelée dans les données, la divergence d'un rotationnel est identiquement nulle (\operatorname{div}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B}) = 0). En substituant \operatorname{div}\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon} (équation de Maxwell-Gauss), il vient :

0 = \mu_0 \left( \operatorname{div}\vec{j} + \varepsilon \frac{\partial}{\partial t}\left(\frac{\rho}{\varepsilon}\right) \right)

Comme \varepsilon est constant et \mu_0 \neq 0, on obtient l'équation locale de conservation de la charge électrique :

\boxed{\operatorname{div}\vec{j} + \frac{\partial \rho}{\partial t} = 0}

D'après la loi d'Ohm locale dans l'eau de mer homogène, \vec{j} = \gamma\vec{E}, d'où :

\operatorname{div}\vec{j} = \gamma \operatorname{div}\vec{E} = \frac{\gamma}{\varepsilon}\rho

L'équation de conservation de la charge devient alors :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \frac{\gamma}{\varepsilon}\rho = 0

Cette équation différentielle linéaire du premier ordre s'intègre sous la forme :

\rho(M,t) = \rho(M,0)\,\mathrm{e}^{-t/\tau_R}

où l'on a introduit le temps de relaxation des charges :

\boxed{\tau_R = \frac{\varepsilon}{\gamma} = \frac{\varepsilon_r \varepsilon_0}{\gamma}}

Application numérique avec \varepsilon_r = 81, \varepsilon_0 = 8,85\cdot 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} et \gamma = 4\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} :

\begin{aligned} \varepsilon &= 81 \times 8,85\cdot 10^{-12} \simeq 7,17\cdot 10^{-10}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} \\ \tau_R &= \frac{7,17\cdot 10^{-10}}{4} \simeq 1,8\cdot 10^{-10}\text{ s} \end{aligned}
\boxed{\tau_R \simeq 1,8\cdot 10^{-10}\text{ s} = 0,18\text{ ns}}

Ce temps de relaxation est extrêmement court devant toutes les échelles temporelles caractéristiques des ondes utilisées (pour des fréquences inférieures à quelques dizaines de mégahertz, et a fortiori dans le domaine VLF de 3 à 30 kHz où la période varie entre 30 et 330 \mus). Tout déséquilibre initial de charge se dissipe donc quasi instantanément vers les frontières du milieu. L'eau de mer est ainsi un milieu localement neutre :

\boxed{\rho \simeq 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à remplacer la permittivité du vide par celle du milieu, écrivez la conservation de la charge et appliquez la loi d'Ohm locale.

« Les équations de Maxwell sont souvent bien citées, mais le remplacement de ε! par ε est parfois manqué. De trop nombreuses copies ne donnent pas l’équation locale de conservation de la charge. »

« Un milieu, tel que l’eau de mer, peut être localement neutre (ρ= 0) mais posséder un vecteur densité de courant non nul, donné ici par la loi d’Ohm locale. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 14

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : équation de d'alembert, effet de peau

À partir des équations de Maxwell, établir une équation aux dérivées partielles dont est solution.

Voir l'indice

Prendre le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday, développer à l'aide de l'identité du double rotationnel et injecter les équations de Maxwell-Gauss et Maxwell-Ampère.

Identifier une alkylation d'énolate sur un halogénure d'allyle et attribuer les singulets caractéristiques de l'ester et de la cétone ainsi que les multiplets vinyliques.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation de Maxwell-Faraday et lui appliquer l'opérateur rotationnel.
  2. Développer le double rotationnel à l'aide de l'identité vectorielle fournie et de la neutralité électrique locale établie en Q13 (\operatorname{div}\vec{E} = 0).
  3. Remplacer \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} à l'aide de l'équation de Maxwell-Ampère couplée à la loi d'Ohm locale pour aboutir à l'équation aux dérivées partielles cherchée.
Voir le corrigé complet

D'après la question Q13, l'eau de mer est un milieu localement neutre (\rho = 0), ce qui simplifie l'équation de Maxwell-Gauss en :

\operatorname{div}\vec{E} = 0

Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \vec{\operatorname{rot}}\left(-\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B})

En utilisant l'identité vectorielle fournie, \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \vec{\Delta}\vec{E}, et la condition \operatorname{div}\vec{E} = 0, le membre de gauche s'écrit :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = -\vec{\Delta}\vec{E}

Par ailleurs, l'équation de Maxwell-Ampère dans l'eau de mer s'écrit avec la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \gamma\vec{E} :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath} + \mu_0\varepsilon\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \mu_0\gamma\vec{E} + \mu_0\varepsilon\frac{\partial \vec{E}}{\partial t}

En dérivant cette expression par rapport au temps :

\frac{\partial}{\partial t}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B}) = \mu_0\gamma\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} + \mu_0\varepsilon\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

En identifiant les deux expressions de \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}), on obtient :

-\vec{\Delta}\vec{E} = -\mu_0\gamma\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} - \mu_0\varepsilon\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

soit l'équation aux dérivées partielles vérifiée par le champ électrique :

\boxed{\vec{\Delta}\vec{E} - \mu_0\varepsilon\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} - \mu_0\gamma\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \vec{0}}

Cette équation est également vérifiée par la représentation complexe \underline{\vec{E}}(M,t).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La prise en compte de la loi d'Ohm locale est indispensable pour établir la bonne équation de propagation.

« L’oubli » de la loi d’Ohm, dans la question précédente, conduisait à la mauvaise équation de propagation. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 15

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : relation de dispersion, onde électromagnétique

Établir la relation de dispersion de l'OPPH dans l'eau de mer. Montrer que l'on retrouve la relation de dispersion dans le vide si la conductivité est nulle et si .

Voir l'indice

Remplacer l'opérateur laplacien vectoriel par -\underline{k}^2 et les dérivées temporelles par des multiplications par j\omega dans l'équation aux dérivées partielles.

Reconnaître une cycloaddition [4+2] péricyclique thermique entre un diène conjugué et un alcène activé.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression de l'onde plane progressive harmonique (OPPH) dans l'équation de propagation établie à la question Q14 en utilisant les correspondances d'opérateurs en représentation complexe.
  2. Factoriser par le champ pour en déduire la relation liant le carré scalaire du vecteur d'onde complexe \underline{k}^2 à la pulsation \omega.
  3. Prendre la limite \gamma = 0 et \varepsilon = \varepsilon_0 pour vérifier la cohérence avec le vide.
Voir le corrigé complet

Le champ électrique recherché sous forme d'onde plane progressive harmonique s'écrit :

\underline{\vec{E}}(M,t) = \underline{\vec{E}_0} \, \mathrm{e}^{j(\omega t - \underline{\vec{k}}\cdot\vec{OM})} \quad \text{avec} \quad \underline{\vec{k}} = \underline{k}\,\vec{u} \quad (\vec{u}^2 = 1).

Les dérivées temporelles et spatiales en régime harmonique complexe se traduisent par les règles de dérivation :

\frac{\partial}{\partial t} \longleftrightarrow j\omega, \qquad \frac{\partial^2}{\partial t^2} \longleftrightarrow -\omega^2, \qquad \vec{\Delta} \longleftrightarrow - \underline{\vec{k}}^2 = - \underline{k}^2.

En reportant ces opérateurs dans l'équation aux dérivées partielles obtenue à la question Q14 :

\vec{\Delta}\underline{\vec{E}} - \mu_0\varepsilon\frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} - \mu_0\gamma\frac{\partial \underline{\vec{E}}}{\partial t} = \vec{0},

on obtient pour une onde d'amplitude non nulle (\underline{\vec{E}} \neq \vec{0}) :

\begin{aligned} -\underline{k}^2 - \mu_0\varepsilon(-\omega^2) - \mu_0\gamma(j\omega) &= 0 \\ \underline{k}^2 &= \mu_0\varepsilon\omega^2 - j\mu_0\gamma\omega. \end{aligned}

La relation de dispersion de l'OPPH dans l'eau de mer s'écrit donc :

\boxed{\underline{k}^2 = \mu_0\varepsilon\omega^2\left(1 - j\frac{\gamma}{\varepsilon\omega}\right)}

ou de façon équivalente :

\boxed{\underline{k}^2 = \mu_0\varepsilon\omega^2 - j\mu_0\gamma\omega}.

Cas limite du vide : Dans le vide, la conductivité est nulle (\gamma = 0) et la permittivité absolue coïncide avec celle du vide (\varepsilon = \varepsilon_0). La relation de dispersion devient alors :

\underline{k}^2 = \mu_0 \varepsilon_0 \omega^2.

Le vecteur d'onde est alors purement réel (k \in \mathbb{R}^+) :

k = \sqrt{\mu_0\varepsilon_0}\,\omega = \frac{\omega}{c},

où c = \frac{1}{\sqrt{\mu_0\varepsilon_0}} est la célérité des ondes électromagnétiques dans le vide. On retrouve bien la relation de dispersion classique dans le vide, non dispersive et sans atténuation.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La relation de dispersion s'obtient sans difficulté à condition de ne pas omettre le terme issu de la loi d'Ohm.

« Cette question a été en générale bien traitée par les candidats n’ayant pas oublié le terme dû à la loi d’Ohm. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 16

Difficulté estimée 3 sur 4 : Exigeant

Notions : vecteur de poynting, onde électromagnétique

Après avoir déterminé le champ , donner l'expression de la moyenne temporelle du vecteur de Poynting en fonction de , , , , et de .

Voir l'indice

Déterminer le champ magnétique complexe à l'aide de la relation de structure \underline{\vec{B}} = \frac{\underline{\vec{k}} \wedge \underline{\vec{E}}}{\omega}, puis appliquer la formule de la moyenne temporelle \langle\vec{\Pi}\rangle = \frac{1}{2\mu_0}\mathrm{Re}(\underline{\vec{E}} \wedge \underline{\vec{B}}^*).

Mettre en avant la chimiosélectivité modérée de \mathrm{NaBH_4} qui réduit la fonction cétone sans attaquer la fonction ester, contrairement à \mathrm{LiAlH_4}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le champ magnétique complexe \underline{\vec{B}}(M,t) à partir de l'équation de Maxwell-Faraday adaptée aux ondes planes progressives harmoniques.
  2. Exprimer la moyenne temporelle du vecteur de Poynting à l'aide de la formule fournie : \langle\vec{\Pi}\rangle = \frac{1}{2\mu_0}\operatorname{Re}\left(\underline{\vec{E}}\wedge\underline{\vec{B}}^*\right).
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Le champ électrique de l'OPPH polarisée selon \vec{u}_x se propageant selon \vec{u}_z s'écrit en représentation complexe :

\underline{\vec{E}}(M,t) = \underline{E}_0 \, e^{j(\omega t - \underline{k}z)}\,\vec{u}_x = \underline{E}_0 \, e^{-k_i z}\, e^{j(\omega t - k_r z)}\,\vec{u}_x

avec \underline{\vec{k}} = \underline{k}\,\vec{u}_z = (k_r - j k_i)\,\vec{u}_z.

D'après l'équation de Maxwell-Faraday en notation complexe :

\vec{\operatorname{rot}}\,\underline{\vec{E}} = -\frac{\partial \underline{\vec{B}}}{\partial t} = -j\omega\,\underline{\vec{B}}

Pour une onde plane de vecteur d'onde complexe \underline{\vec{k}}, l'opérateur rotationnel s'identifie à -j\underline{\vec{k}}\wedge, d'où :

-j\underline{\vec{k}} \wedge \underline{\vec{E}} = -j\omega\,\underline{\vec{B}} \implies \underline{\vec{B}}(M,t) = \frac{\underline{\vec{k}} \wedge \underline{\vec{E}}}{\omega}

Comme \vec{u}_z \wedge \vec{u}_x = \vec{u}_y, on obtient :

\begin{aligned} \underline{\vec{B}}(M,t) &= \frac{\underline{k}}{\omega}\,\underline{E}_0 \, e^{j(\omega t - \underline{k}z)}\,\vec{u}_y \end{aligned}
\boxed{\underline{\vec{B}}(M,t) = \frac{k_r - j k_i}{\omega}\,\underline{E}_0 \, e^{-k_i z}\, e^{j(\omega t - k_r z)}\,\vec{u}_y}

Calculons à présent la moyenne temporelle du vecteur de Poynting \vec{\Pi} = \frac{1}{\mu_0}\vec{E}\wedge\vec{B}. En utilisant la formule rappelée dans les données du problème :

\langle\vec{\Pi}\rangle = \frac{1}{2\mu_0}\operatorname{Re}\left(\underline{\vec{E}} \wedge \underline{\vec{B}}^*\right)

En explicitant le produit vectoriel entre \underline{\vec{E}} et le conjugué \underline{\vec{B}}^* :

\begin{aligned} \underline{\vec{E}} \wedge \underline{\vec{B}}^* &= \left(\underline{E}_0 \, e^{j(\omega t - \underline{k}z)}\,\vec{u}_x\right) \wedge \left(\frac{\underline{k}^*}{\omega}\,\underline{E}_0^* \, e^{-j(\omega t - \underline{k}^* z)}\,\vec{u}_y\right) \\ &= \frac{|\underline{E}_0|^2}{\omega}\,\underline{k}^*\, e^{-j(\underline{k} - \underline{k}^*)z}\,(\vec{u}_x \wedge \vec{u}_y) \end{aligned}

Or \underline{k} - \underline{k}^* = (k_r - j k_i) - (k_r + j k_i) = -2jk_i, ce qui donne e^{-j(-2jk_i)z} = e^{-2k_i z}. De plus, \underline{k}^* = k_r + j k_i et \vec{u}_x \wedge \vec{u}_y = \vec{u}_z. On en déduit :

\begin{aligned} \underline{\vec{E}} \wedge \underline{\vec{B}}^* &= \frac{|\underline{E}_0|^2}{\omega}\,(k_r + j k_i)\,e^{-2k_i z}\,\vec{u}_z \\ \operatorname{Re}\left(\underline{\vec{E}} \wedge \underline{\vec{B}}^*\right) &= \frac{k_r\,|\underline{E}_0|^2}{\omega}\,e^{-2k_i z}\,\vec{u}_z \end{aligned}

On obtient ainsi finalement pour la moyenne temporelle du vecteur de Poynting :

\boxed{\langle\vec{\Pi}\rangle = \frac{k_r\,|\underline{E}_0|^2}{2\mu_0 \omega}\,e^{-2k_i z}\,\vec{u}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ce calcul classique nécessite de la rigueur mathématique et une expression exacte du vecteur de Poynting.

« Le calcul mathématique demandé, exigeant en rigueur, mais classique dans les cours sur ce chapitre a rarement été mené correctement. L’expression du vecteur de Poynting est trop souvent incorrecte. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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Question 17

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : coefficient d'atténuation, effet de peau

Identifier le coefficient . Montrer que l'atténuation par unité de longueur, , est proportionnelle à .

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Identifier le terme d'atténuation en puissance e^{-2k_i z} dans le vecteur de Poynting et relier le rapport logarithmique à k_i.

Identifier une réaction classique de protection de la fonction alcool sous forme de silyléther pour éviter sa déprotonation ultérieure.

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D'après le résultat de la question Q16, l'intensité énergétique de l'onde s'écrit :

I(z) = \|\langle\vec{\Pi}\rangle\| = \frac{k_r |\underline{E}_0|^2}{2\mu_0\omega}\, e^{-2 k_i z}

En identifiant cette expression avec la forme proposée par l'énoncé, I(z) = I(0)e^{-\alpha z} où I(0) = \frac{k_r |\underline{E}_0|^2}{2\mu_0\omega}, on en déduit immédiatement :

\boxed{\alpha = 2 k_i}

L'atténuation en décibels est définie par :

\begin{aligned} A_{\text{dB}} &= 10\log\left(\frac{I(0)}{I(z)}\right) = 10\log\left(e^{\alpha z}\right) = \frac{10}{\ln 10}\,\alpha z \end{aligned}

où \log désigne le logarithme décimal. En remplaçant \alpha par son expression en fonction de k_i, on obtient l'atténuation par unité de longueur :

\boxed{\frac{A_{\text{dB}}}{z} = \frac{20}{\ln 10}\,k_i \approx 8{,}69\,k_i}

La grandeur \frac{20}{\ln 10} étant une constante indépendante de z, l'atténuation par unité de longueur est bien proportionnelle à la partie imaginaire k_i du vecteur d'onde.

Résultat

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Question 18

Difficulté estimée 2 sur 4 : Classique

Notions : épaisseur de peau, relation de dispersion

Montrer que pour , . Exprimer la grandeur . Comment varie l'atténuation par unité de longueur dans ce cas ? Calculer numériquement pour des ondes dites VLF (Very Low Frequency) comprises entre à utilisées pour communiquer avec un sous-marin en plongée. Faire le calcul pour les deux valeurs extrêmes de fréquences. Commenter en rapport avec la figure 9.

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Négliger le courant de déplacement devant le courant de conduction dans la relation de dispersion, calculer la racine carrée du complexe imaginaire pur et relier \delta à la pulsation.

Utiliser un peracide organique (tel que le m-CPBA) pour époxyder sélectivement la liaison double la plus enrichie en électrons.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation de dispersion établie en Q15 et appliquer la condition de basse fréquence \omega \ll \frac{\gamma}{\varepsilon} (régime du bon conducteur).
  2. Prendre la racine carrée du nombre complexe pour identifier l'expression de \underline{k} sous la forme proposée et en déduire l'épaisseur de peau \delta.
  3. Exprimer l'atténuation en fonction de \delta et expliciter sa dépendance avec la pulsation \omega (ou la fréquence f).
  4. Effectuer les applications numériques pour les deux fréquences extrêmes (3\text{ kHz} et 30\text{ kHz}) et interpréter la nécessité de déployer l'antenne filaire près de la surface (figure 9).
Voir le corrigé complet

D'après la question Q15, la relation de dispersion de l'onde dans l'eau de mer s'écrit :

\underline{k}^2 = \mu_0\varepsilon\omega^2 - j\mu_0\gamma\omega = \mu_0\varepsilon\omega^2\left(1 - j\frac{\gamma}{\varepsilon\omega}\right)

Sous l'hypothèse \omega \ll \dfrac{\gamma}{\varepsilon} (qui correspond au régime du conducteur ohmique où le courant de déplacement est négligeable devant le courant de conduction), le terme imaginaire domine très largement :

\underline{k}^2 \approx - j \mu_0 \gamma \omega

Comme -j = \mathrm{e}^{-j\pi/2} = \left(\dfrac{1 - j}{\sqrt{2}}\right)^2, la racine carrée donne :

\underline{k} = \pm \sqrt{-j\mu_0\gamma\omega} = \pm (1 - j)\sqrt{\frac{\mu_0\gamma\omega}{2}} = \pm \frac{1 - j}{\delta}

On en déduit l'expression de l'épaisseur de peau (ou profondeur de pénétration) \delta :

\boxed{\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0\gamma\omega}} = \frac{1}{\sqrt{\pi f \mu_0 \gamma}}}

Pour une onde se propageant et s'atténuant vers les z > 0, on retient la solution avec le signe + (\underline{k} = k_r - j k_i avec k_r = k_i = 1/\delta > 0).

D'après le résultat de la question Q17, l'atténuation par unité de longueur s'écrit :

\frac{A_{\text{dB}}}{z} = \frac{20}{\ln 10} k_i = \frac{20}{\ln 10}\frac{1}{\delta} = \frac{20}{\ln 10}\sqrt{\pi f \mu_0 \gamma}

L'atténuation par unité de longueur est inversement proportionnelle à \delta, et croît donc comme la racine carrée de la fréquence (\sqrt{f} ou \sqrt{\omega}) : les ondes de plus haute fréquence sont plus rapidement amorties.

Applications numériques : Avec \gamma = 4\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} et \mu_0 = 4\pi\cdot 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} :

  • Pour f_1 = 3\text{ kHz} = 3{,}0\cdot 10^3\text{ Hz} :

    \delta_1 = \frac{1}{\sqrt{\pi \times 3{,}0\cdot 10^3 \times 4\pi\cdot 10^{-7} \times 4}} = \frac{1}{\sqrt{16\pi^2 \times 3{,}0\cdot 10^{-4}}} \approx \boxed{4{,}6\text{ m}}
  • Pour f_2 = 30\text{ kHz} = 3{,}0\cdot 10^4\text{ Hz} :

    \delta_2 = \frac{\delta_1}{\sqrt{10}} \approx \boxed{1{,}5\text{ m}}

Commentaire en relation avec la figure 9 : L'épaisseur de peau \delta dans l'eau de mer est très faible, comprise entre seulement 1{,}5\text{ m} et 4{,}6\text{ m} pour la bande VLF. À une immersion normale de plusieurs dizaines ou centaines de mètres (z_c > 300\text{ m}), l'onde radio est quasi totalement absorbée (e^{-z/\delta} \approx 0).

Pour capter le signal de télécommunication sans devoir remonter à la surface — ce qui compromettrait sa furtivité —, le sous-marin déroule une antenne filaire tractée qui remonte flotter à proximité immédiate de la surface (à une profondeur de l'ordre de quelques mètres, inférieure ou comparable à \delta), comme le montre précisément la figure 9.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le lien avec l'épaisseur de peau a parfois été vu, mais la seconde partie de la question a été presque ignorée.

« Cette question a été parfois abordée car l’étudiant reconnaissait une situation amenant à l’épaisseur de peau. La seconde partie de la question n’a quasiment pas été traitée. »

Source : rapport du jury E3A 2023

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