Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 MP 2021
La ruée vers l'or : catalyse, imagerie thermique et propriétés plasmoniques
- 41 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en MPSI : 7 questions sur 41
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Diffusion thermique et diffusion de particules, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Électrostatique · 20 incontournables · 7 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet explore les propriétés physico-chimiques singulières des nanoparticules d'or à travers trois volets complémentaires : la réactivité chimique de surface, le comportement thermique sous excitation optique et la réponse électrodynamique collective. La première partie couple la thermochimie classique de l'oxydation de CO à une description cinétique puis microstatistique de l'adsorption selon le modèle de Langmuir. La deuxième partie analyse la diffusion de la chaleur en géométrie sphérique et l'établissement d'une onde thermique autour d'une particule chauffée par laser modulé. Enfin, les deux dernières parties traitent de l'optique des métaux via le modèle de Drude et aboutissent à l'étude de la résonance plasmon de surface (condition de Fröhlich), expliquant la couleur rubis des vitraux historiques.
D'une richesse conceptuelle remarquable, cette épreuve balaie des pans entiers du programme de MP (physique statistique, diffusion thermique harmonique, électrodynamique des milieux conducteurs). Elle constitue un support d'entraînement très formateur pour travailler la cohérence physique entre approches microscopique et phénoménologique.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,9/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 15 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Diffusion thermique et diffusion de particules24 %
- Ondes électromagnétiques dans les milieux20 %
- Électrostatique11 %
- Thermodynamique chimique et équilibres11 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
20 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en MPSI : 7 questions sur 41.
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Sommaire
41 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
41 questionsPartie I : Utilisation des nanoparticules d'or en catalyse hétérogène
I.A · Influences de la température, de la pression et de la composition du mélange gazeux sur l'oxydation du monoxyde de carbone
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équation de réaction, avancement
Écrire l'équation de la réaction qui modélise l'oxydation en phase gazeuse du monoxyde de carbone en dioxyde de carbone en se ramenant à une mole de dioxygène.
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Ajuster les coefficients stœchiométriques entiers de manière à avoir un coefficient égal à 1 devant \mathrm{O_2(g)}.
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Écriture de l'équation de réaction : 2\,\mathrm{CO_{(g)}} + \mathrm{O_{2(g)}} = 2\,\mathrm{CO_{2(g)}}.
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L'oxydation du monoxyde de carbone \mathrm{CO(g)} par le dioxygène \mathrm{O_2(g)} conduit à la formation de dioxyde de carbone \mathrm{CO_2(g)}.
En imposant un nombre stœchiométrique égal à 1 pour le dioxygène \mathrm{O_2(g)}, l'équation de la réaction s'écrit :
Résultat
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : constante d'équilibre, enthalpie standard de réaction, entropie standard de réaction
Calculer la valeur de la constante thermodynamique de cet équilibre chimique dans le cas particulier où .
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Calculer d'abord \Delta_{\mathrm{r}}H^{\circ} et \Delta_{\mathrm{r}}S^{\circ} à 298\text{ K}, en déduire \Delta_{\mathrm{r}}G^{\circ}, puis utiliser la relation K^{\circ} = \exp(-\Delta_{\mathrm{r}}G^{\circ}/(RT)).
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^{\circ} à 298\text{ K} à l'aide de la loi de Hess et des enthalpies standard de formation.
- Calculer l'entropie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}S^{\circ} à 298\text{ K} à partir des entropies molaires standard.
- En déduire l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}G^{\circ} = \Delta_{\mathrm{r}}H^{\circ} - T\Delta_{\mathrm{r}}S^{\circ}, puis la constante d'équilibre thermodynamique K^{\circ} = \exp\left(-\frac{\Delta_{\mathrm{r}}G^{\circ}}{RT}\right).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \Delta_r H^\circ et \Delta_r S^\circ par la loi de Hess, puis \Delta_r G^\circ = -RT \ln K^\circ donnant K^\circ(298\text{ K}).
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L'équation de la réaction établie à la question Q1 est :
D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction s'exprime par :
L'entropie standard de réaction est donnée par :
On en déduit l'enthalpie libre standard de réaction à T = 298\text{ K} :
La constante thermodynamique d'équilibre est reliée à \Delta_{\mathrm{r}}G^{\circ} par la relation :
L'exposant vaut :
D'où :
Résultat
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : quotient de réaction, équilibre chimique, avancement
L'état initial est constitué d'un mélange idéal de monoxyde de carbone et de dioxygène gazeux seulement. On définit la proportion initiale de dioxygène par le paramètre , égal au rapport de la quantité initiale de dioxygène sur la quantité initiale de monoxyde de carbone. On définit aussi le taux de conversion du monoxyde de carbone comme étant la quantité de monoxyde de carbone qui a réagi, rapportée à la quantité initiale de monoxyde de carbone. On le note .
Établir la relation qui lie le taux de conversion du monoxyde de carbone à l'équilibre à la constante thermodynamique d'équilibre à la température , à la pression totale du mélange gazeux, à la pression standard et à la proportion initiale de dioxygène .
Voir l'indiceIndice
Dresser un tableau d'avancement molaire normalisé par la quantité initiale de \mathrm{CO}, exprimer les fractions molaires à l'équilibre en fonction de \alpha_{\mathrm{e}} et \sigma, puis appliquer la loi d'action des masses.
Voir la stratégieStratégie
- Dresser un tableau d'avancement molaire pour la réaction 2\,\mathrm{CO(g)} + \mathrm{O_2(g)} = 2\,\mathrm{CO_2(g)} en exprimant les quantités de matière en fonction de la quantité initiale n_0 de \mathrm{CO} et du taux de conversion \alpha.
- En déduire la quantité totale de gaz et les fractions molaires à l'équilibre thermodynamique.
- Appliquer la loi d'action des masses (loi de Guldberg et Waage) avec les pressions partielles de gaz parfaits pour relier \alpha_{\mathrm{e}}, K^{\circ}(T), P, P^{\circ} et \sigma.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tableau d'avancement exprimé avec \alpha, calcul des pressions partielles et expression de K^\circ(T) = Q_{r,\text{éq}} en fonction de \alpha_e, P/P^\circ et \sigma.
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Considérons une quantité initiale n_0 = n(\mathrm{CO})_0 de monoxyde de carbone. D'après la définition du paramètre \sigma, la quantité initiale de dioxygène est :
Par définition, le taux de conversion \alpha représente la fraction de \mathrm{CO} ayant réagi :
où \xi est l'avancement de la réaction d'oxydation écrite sous la forme établie à la question Q1 :
À l'équilibre chimique, le taux de conversion vaut \alpha_{\mathrm{e}} et les quantités de matière des différentes espèces gazeuses s'écrivent :
La quantité totale de matière en phase gazeuse à l'équilibre est donc :
Les gaz étant assimilés à des gaz parfaits, la pression partielle de chaque constituant i est P_i = x_i P = \frac{n_i}{n_{\mathrm{tot, e}}} P, d'où l'expression de l'activité a_i = \frac{P_i}{P^{\circ}}. La loi d'action des masses s'écrit alors :
En remplaçant les fractions molaires par leurs expressions en fonction des quantités de matière, le terme adimensionnel en fractions molaires devient :
On en déduit la relation liant \alpha_{\mathrm{e}} aux différents paramètres du système :
ou, sous forme équivalente :
Résultat
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
Notions : relation de van 't hoff, déplacement d'équilibre, catalyse
Indiquer quelles sont les conditions de température et de pression qui favorisent l'oxydation du monoxyde de carbone. Dans ces conditions, discuter de l'intérêt d'utiliser un catalyseur.
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Discuter le sens de déplacement de l'équilibre selon la température grâce à la loi de Van 't Hoff et selon la pression via la variation de quantité de matière gazeuse \Delta_{\mathrm{r}}\nu_{\mathrm{g}} ; rappeler le rôle purement cinétique d'un catalyseur.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi de modération de Le Chatelier (ou la loi de van 't Hoff) pour déterminer l'effet de la température sur la constante d'équilibre, compte tenu du signe de l'enthalpie standard de réaction.
- Appliquer la loi de modération de la pression (ou exploiter la relation obtenue à la question Q3) en tenant compte de la variation de la quantité de matière gazeuse \Delta\nu_{\mathrm{g}}.
- Confronter les aspects thermodynamique et cinétique : à basse température, l'équilibre est favorable mais la vitesse est très faible (blocage cinétique), d'où le rôle du catalyseur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réaction exothermique (\Delta_r H^\circ < 0) et contraction molaire : favorisée à basse température et haute pression, justifiant l'emploi d'un catalyseur.
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1. Influence de la température :
La réaction d'oxydation du monoxyde de carbone s'écrit (d'après la question Q1) :
L'enthalpie standard de cette réaction est négative (d'après la question Q2) :
La réaction est donc fortement exothermique. D'après la relation de van 't Hoff :
Une diminution de la température T augmente la constante d'équilibre K^{\circ}(T), ce qui déplace l'équilibre dans le sens direct. L'oxydation de \mathrm{CO} est donc favorisée à basse température.
2. Influence de la pression :
La variation du nombre de moles de constituants gazeux vaut :
D'après la relation établie à la question Q3, F(\alpha_{\mathrm{e}}) = K^{\circ}(T)\,\frac{P}{P^{\circ}}. La fonction F(\alpha) étant strictement croissante avec \alpha, une augmentation de la pression totale P conduit à une augmentation du taux de conversion d'équilibre \alpha_{\mathrm{e}}. D'après le principe de Le Chatelier, une augmentation de pression favorise l'évolution dans le sens qui diminue la quantité de matière de gaz, c'est-à-dire le sens direct. L'oxydation de \mathrm{CO} est donc favorisée à haute pression.
3. Intérêt d'utiliser un catalyseur :
Dans les conditions thermodynamiquement les plus favorables (notamment à basse température, voire à température ambiante où K^{\circ} \sim 10^{90}), l'énergie thermique disponible est insuffisante pour franchir rapidement les barrières d'activation de la réaction. Selon la loi d'Arrhenius, les constantes de vitesse sont alors extrêmement faibles : le mélange gazeux se trouve dans un état de blocage cinétique.
Un catalyseur offre un nouveau chemin réactionnel de plus faible énergie d'activation sans modifier l'état d'équilibre thermodynamique final. Il permet ainsi d'accélérer considérablement la réaction à basse température et d'obtenir l'oxydation quasi-totale du monoxyde de carbone en un temps compatible avec le fonctionnement d'un pot catalytique.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La constante d'équilibre ne dépend pas de la pression, et le rôle d'un catalyseur est purement cinétique.
« Les arguments à développer pour déterminer l’influence de la température et de la pression sur un équilibre sont mal maitrisés. »
« beaucoup de candidats font reposer leur raisonnement sur une supposée dépendance de la constante d’équilibre vis-à-vis de la pression, ce qui les conduit inévitablement à un résultat erroné. »
« Le jury s’étonne par ailleurs que le rôle d’un catalyseur, purement cinétique, soit méconnu de la plupart des candidats. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : déplacement d'équilibre, quotient de réaction
Indiquer comment il convient de choisir la proportion initiale de dioxygène pour favoriser l'oxydation du monoxyde de carbone.
Voir l'indiceIndice
Analyser la dépendance de la fonction F(\alpha) vis-à-vis de \sigma à conversion fixée ou chercher la condition assurant que le réactif limitant théorique soit le monoxyde de carbone.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la condition minimale sur \sigma liée à la stœchiométrie pour que le monoxyde de carbone puisse être entièrement consommé.
- Analyser l'effet d'un excès de dioxygène (\sigma > 0{,}5) tant du point de vue qualitatif (principe de Le Chatelier) que quantitatif à l'aide de la figure 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Augmenter la proportion initiale \sigma en dioxygène déplace l'équilibre dans le sens direct et accroît le taux de conversion \alpha_e.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de la réaction 2\,\mathrm{CO(g)} + \mathrm{O_2(g)} = 2\,\mathrm{CO_2(g)}, la stœchiométrie impose :
Condition minimale (\sigma \ge 0{,}5) : Si \sigma < 0{,}5, le dioxygène est le réactif limitant. La quantité maximale de \mathrm{CO} pouvant réagir est 2\,n(\mathrm{O_2})_0 = 2\sigma\,n(\mathrm{CO})_0, ce qui borne le taux de conversion à \alpha \leqslant 2\sigma < 1 (ce que traduit l'asymptote verticale à \alpha = 0{,}4 observée sur la figure 1 pour \sigma = 0{,}2). Pour permettre une conversion complète du monoxyde de carbone, il est donc impératif de choisir :
\sigma \ge 0{,}5.Intérêt d'un excès de dioxygène (\sigma > 0{,}5) : D'après le principe de modération de Le Chatelier, l'augmentation de la proportion initiale d'un réactif (\mathrm{O_2}) déplace l'équilibre dans le sens direct qui le consomme, favorisant ainsi la conversion de \mathrm{CO}.
Sur le graphe de la figure 1, à valeur fixée de F(\alpha_{\mathrm{e}}) = K^{\circ}(T)\,\frac{P}{P^{\circ}}, l'abscisse \alpha_{\mathrm{e}} est une fonction strictement croissante de \sigma (la courbe se décale vers la droite quand \sigma croît).
Il convient donc de choisir une proportion initiale de dioxygène en excès par rapport à la stœchiométrie, soit :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La lecture graphique a dérouté ; toute valeur de sigma supérieure ou égale à 0,5 a été acceptée si elle était justifiée.
« La lecture du graphe présenté semble avoir dérouté une part importante des candidats. »
« Le jury a accepté toute réponse donnant une valeur de σsupérieure ou égale à 0,5, dès lors qu’elle était justifiée. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
I.B.1 · Modèle cinétique
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : vitesse de réaction, isotherme de langmuir
Établir l'expression de la vitesse d'apparition des sites occupés, , en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer les lois de vitesse données : le terme d'adsorption est proportionnel à p(1-\theta) et le terme de désorption est proportionnel à \theta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan cinétique sur les sites : adsorption proportionnelle à p(1-\theta) et désorption proportionnelle à \theta, d'où \mathrm{d}\theta/\mathrm{d}t = k_a p(1-\theta) - k_d \theta.
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Le taux d'occupation \theta représente la fraction de sites occupés par une molécule de monoxyde de carbone adsorbée (\mathrm{CO-S}). La fraction de sites vacants (\mathrm{S_{vacant}}) disponibles à la surface est donc donnée par :
D'après les hypothèses de l'énoncé :
la réaction d'adsorption est d'ordre 1 par rapport à la pression partielle p en \mathrm{CO} et d'ordre 1 par rapport au taux de sites vacants, ce qui conduit à une vitesse d'adsorption :
v_a = k_a \, p \, (1 - \theta)la réaction de désorption est d'ordre 1 par rapport au taux de sites occupés, d'où une vitesse de désorption :
v_d = k_d \, \theta
La vitesse d'apparition nette des sites occupés correspond au bilan entre le processus d'adsorption et le processus de désorption :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le degré de réussite a relevé du tout ou rien, nécessitant une bonne appropriation du modèle cinétique.
« Le degré de réussite sur ces questions, qui nécessitaient de s’approprier le modèle cinétique intégralement décrit par l’énoncé, relève quasiment du tout ou rien. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : isotherme de langmuir, équilibre chimique
Exprimer , lorsque l'équilibre est établi, en fonction du rapport des constantes de vitesse et de la pression . L'expression obtenue a été établie pour la première fois par Irving Langmuir, physicien et chimiste américain, récipiendaire du prix Nobel de chimie en 1932 pour ses travaux en physico-chimie des surfaces.
Voir l'indiceIndice
Traduire la condition d'équilibre stationnaire \mathrm{d}\theta/\mathrm{d}t = 0 et isoler \theta en fonction du produit Kp.
Voir la stratégieStratégie
À l'équilibre dynamique d'adsorption-désorption, les vitesses d'adsorption et de désorption se compensent exactement, ce qui correspond à une vitesse nette d'apparition des sites occupés nulle : \dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} = 0. Il suffit alors d'isoler le taux d'occupation \theta et d'introduire le rapport K = k_a / k_d.
Voir la réponse courteRéponse courte
À l'équilibre stationnaire \mathrm{d}\theta/\mathrm{d}t = 0, menant à l'isotherme de Langmuir \theta = \frac{K p}{1 + K p} avec K = k_a/k_d.
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D'après la question Q6, l'évolution temporelle du taux d'occupation est régie par :
À l'équilibre, le taux d'occupation ne varie plus au cours du temps, soit \dfrac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} = 0. On en déduit :
En développant et en regroupant les termes en \theta :
En divisant le numérateur et le dénominateur par la constante de désorption k_d et en introduisant la constante d'équilibre d'adsorption K = \dfrac{k_a}{k_d}, on obtient l'isotherme de Langmuir :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le degré de réussite a relevé du tout ou rien, nécessitant une bonne appropriation du modèle cinétique.
« Le degré de réussite sur ces questions, qui nécessitaient de s’approprier le modèle cinétique intégralement décrit par l’énoncé, relève quasiment du tout ou rien. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
I.B.2 · Modèle statistique
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : microétat, dégénérescence
Donner l'expression de l'énergie associée à une configuration microscopique où sites, parmi les , sont occupés. On note le nombre de réalisations de cette configuration microscopique. Exprimer en fonction de et .
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Chaque site occupé contribue pour une énergie -\varepsilon ; le facteur combinatoire g_n correspond au choix de n sites parmi N.
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Énergie E(n) = -n\varepsilon pour n sites occupés indépendants et nombre de configurations donné par le coefficient binomial g_n = \binom{N}{n}.
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L'énergie d'un site vacant étant prise comme référence nulle et celle d'un site occupé valant -\varepsilon, l'énergie totale d'une configuration comportant n sites occupés (et donc N-n sites vacants), en l'absence d'interaction entre molécules adsorbées, s'écrit :
Chaque site d'adsorption occupant une position fixe sur le réseau de la nanoparticule, les N sites sont spatialement discernables. Le nombre g_n de réalisations (ou dégénérescence) correspond au nombre de manières de choisir les n sites occupés parmi les N sites disponibles, soit le coefficient binomial :
Résultat
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : facteur de boltzmann, probabilité d'occupation, fonction de partition
Donner l'expression de la probabilité que le système soit dans une configuration où sites sont occupés, en faisant intervenir , et le facteur de Boltzmann.
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Appliquer la distribution canonique de Boltzmann : la probabilité est proportionnelle au poids statistique g_n et au facteur de Boltzmann \exp(-\beta E(n)), normalisée par Z.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la loi de Boltzmann : la probabilité s'écrit P(n) = \frac{g_n \exp(-\beta E(n))}{Z}.
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À l'équilibre canonique à température T (soit \beta = 1/(k_{\mathrm{B}} T)), la probabilité d'occupation de chaque micro-état d'énergie E(n) est proportionnelle au facteur de Boltzmann \exp(-\beta E(n)).
La configuration macroscopique caractérisée par le nombre n de sites occupés regroupe g_n micro-états distincts de même énergie E(n) = -n\varepsilon (d'après la question Q8). La probabilité P(n) est donc la somme des probabilités de ces g_n micro-états, normalisée par la fonction de partition Z définie par l'équation (I.2) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : fonction de partition, valeur moyenne
On note le nombre moyen de sites occupés à l'équilibre thermodynamique. Montrer qu'on peut le calculer ainsi : .
Voir l'indiceIndice
Exprimer \partial \ln Z / \partial \beta = (1/Z) \partial Z/\partial \beta, dériver chaque terme de la somme par rapport à \beta et faire apparaître la moyenne \langle n \rangle = \sum n P(n).
Voir la stratégieStratégie
- Partir de la définition statistique de la valeur moyenne \langle n \rangle = \sum_{n=0}^N n P(n) à l'aide de la probabilité P(n) obtenue à la question Q9.
- Calculer la dérivée par rapport à \beta de la fonction de partition Z définie par l'équation (I.2) avec E(n) = -n\varepsilon.
- Utiliser la propriété de la dérivée logarithmique \frac{\partial \ln Z}{\partial \beta} = \frac{1}{Z}\frac{\partial Z}{\partial \beta} pour conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul direct de la dérivée logarithmique \frac{\partial \ln Z}{\partial \beta} = \frac{1}{Z}\sum n\varepsilon g_n \mathrm{e}^{n\beta\varepsilon} = \varepsilon \langle n \rangle.
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Par définition d'une valeur moyenne discrète en physique statistique, le nombre moyen de sites occupés s'écrit :
En utilisant l'expression de la probabilité P(n) établie à la question Q9, il vient :
D'autre part, la fonction de partition s'écrit :
En dérivant Z par rapport à la variable \beta (les grandeurs N, g_n et \varepsilon étant indépendantes de \beta) :
On en déduit :
En divisant par \varepsilon > 0, on obtient bien la relation demandée :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Notions : isotherme de langmuir, fonction de partition
Établir l'expression du taux d'occupation à l'équilibre thermodynamique en fonction de la pression du monoxyde de carbone sachant qu'une étude plus approfondie permet d'établir que le facteur est proportionnel à la pression . Par comparaison avec le résultat établi à la question 7, proposer une expression du coefficient de proportionnalité.
Voir l'indiceIndice
Calculer Z à l'aide de la formule du binôme de Newton pour (1+\exp(\beta\varepsilon))^N, calculer \langle n \rangle via la relation précédente puis poser \theta = \langle n \rangle/N.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la fonction de partition Z à l'aide de la formule du binôme de Newton fournie dans l'énoncé.
- En déduire le nombre moyen de sites occupés \langle n \rangle en utilisant la formule établie à la question Q10, puis le taux d'occupation \theta = \langle n \rangle / N.
- Exprimer \theta en fonction de la pression p en traduisant la relation de proportionnalité, puis identifier le coefficient de proportionnalité avec la constante de Langmuir K trouvée à la question Q7.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement du binôme Z = (1 + \mathrm{e}^{\beta\varepsilon})^N donnant \theta = \frac{\mathrm{e}^{\beta\varepsilon}}{1+\mathrm{e}^{\beta\varepsilon}}, qui s'identifie à Langmuir pour \mathrm{e}^{\beta\varepsilon} = K p.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats des questions Q8 et Q9, l'expression de la fonction de partition s'écrit :
En reconnaissant le développement du binôme de Newton :
D'après le résultat de la question Q10, on calcule le nombre moyen de sites occupés :
Le taux d'occupation moyen \theta = \frac{\langle n \rangle}{N} à l'équilibre vaut ainsi :
L'énoncé indique que le facteur \exp(\beta\varepsilon) est proportionnel à la pression p du gaz. En notant C ce coefficient de proportionnalité, soit \exp(\beta\varepsilon) = C p, on obtient :
Par comparaison directe avec l'isotherme de Langmuir établie par voie cinétique à la question Q7, \theta = \frac{K p}{1 + K p}, on identifie le coefficient de proportionnalité :
Résultat
I.B.3 · Confrontation de mesures expérimentales au modèle de Langmuir
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : isotherme de langmuir, régression linéaire
On choisit de modéliser les données expérimentales données dans la figure 2 à l'aide du modèle de Langmuir. Estimer une valeur approchée du rapport des constantes de vitesse compatible avec les mesures dans la limite des faibles pressions. Expliquer de façon argumentée (en s'appuyant par exemple sur une représentation graphique) si cette valeur permet d'accorder le modèle de Langmuir avec les mesures réalisées aux plus hautes pressions.
Voir l'indiceIndice
À basse pression, utiliser l'équivalent au premier ordre \theta \simeq Kp pour évaluer la pente à l'origine sur la figure 2 ; tester ensuite la cohérence de ce K avec la valeur de saturation attendue.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter le comportement aux faibles pressions (K p \ll 1) de l'isotherme de Langmuir pour relier directement K à la pente à l'origine.
- Estimer numériquement la valeur de K à partir des premières valeurs expérimentales du tableau ou du graphe de la figure 2.
- Calculer le taux de recouvrement théorique \theta_{\text{th}}(p) = \frac{Kp}{1+Kp} prédit pour de fortes pressions et le confronter aux mesures expérimentales de la figure 2 afin de discuter la validité du modèle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pente à l'origine \theta \approx K p pour estimer K, puis discussion de la saturation ou des écarts aux fortes pressions.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions précédentes (Q7 et Q11), le modèle de Langmuir s'écrit :
Dans la limite des faibles pressions (K p \ll 1), un développement limité au premier ordre conduit à un régime linéaire :
En exploitant les premières données expérimentales du tableau de la figure 2 :
- Pour p = 5{,}6\text{ Pa}, \theta = 0{,}06 \implies \frac{\theta}{p} \simeq 1{,}1 \times 10^{-2}\text{ Pa}^{-1} ;
- Pour p = 11{,}1\text{ Pa}, \theta = 0{,}09 \implies \frac{\theta}{p} \simeq 0{,}81 \times 10^{-2}\text{ Pa}^{-1} ;
- Pour p = 16{,}7\text{ Pa}, \theta = 0{,}15 \implies \frac{\theta}{p} \simeq 0{,}90 \times 10^{-2}\text{ Pa}^{-1}.
La pente moyenne à l'origine fournit une estimation de K :
Examinons à présent la prédiction de ce modèle aux pressions plus élevées avec K \simeq 1 \times 10^{-2}\text{ Pa}^{-1} :
- Pour p = 266{,}6\text{ Pa} : K p \simeq 2{,}7, d'où \theta_{\text{th}} = \frac{2{,}7}{3{,}7} \simeq 0{,}73, alors que la valeur mesurée n'est que de \theta_{\text{exp}} = 0{,}50 ;
- Pour p = 533{,}3\text{ Pa} : K p \simeq 5{,}3, d'où \theta_{\text{th}} \simeq 0{,}84, alors que \theta_{\text{exp}} = 0{,}59 ;
- Pour p = 1336\text{ Pa} : K p \simeq 13{,}4, d'où \theta_{\text{th}} = \frac{13{,}4}{14{,}4} \simeq 0{,}93, alors que \theta_{\text{exp}} = 0{,}79.
Le modèle de Langmuir ajusté sur les faibles pressions surestime nettement le taux de couverture et prévoit une saturation vers \theta \to 1 bien plus précoce que celle observée expérimentalement : cette valeur de K ne permet donc pas d'accorder le modèle de Langmuir avec les mesures aux hautes pressions.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Plusieurs méthodes convenaient pour estimer K sans étude d'incertitudes ; la valeur du coefficient R2 ne valide pas un modèle théorique.
« Cette question non guidée a été abordée dans 22 % des copies seulement, ce qui s’explique sans doute par sa dépendance forte avec les questions Q7 et Q11. »
« la valeur du coefficient de corrélation R2 ne constitue pas un outil de validation ou non du modèle théorique sous-jacent. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Partie II : Imagerie des nanoparticules d'or
II.A · Équation de la diffusion thermique en géométrie sphérique
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
Notions : symétrie, invariance
Montrer, à l'aide d'un argument simple, que la température en un point du milieu ne dépend spatialement que de , distance séparant le centre de la nanosphère du point considéré.
Voir l'indiceIndice
Invoquer l'invariance par rotation autour du centre de la nanosphère et l'isotropie du milieu infini pour justifier l'absence de dépendance angulaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Invariance par rotation autour du centre de la nanosphère sphérique dans un milieu infini et isotrope : T = T(r, t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le problème présente les caractéristiques de symétrie et d'invariance suivantes :
- la source thermique est une sphère de centre O dont la température est spatialement uniforme à chaque instant, égale à T_s(t) ;
- le milieu extérieur (le gel) est supposé infini, homogène et isotrope ;
- la condition aux limites au contact de la sphère, T(a^+, t) = T_s(t), ainsi que celle à l'infini, T(r \to \infty, t) = T_0, sont indépendantes des coordonnées angulaires ;
- l'état initial est spatialement uniforme : T(M, 0) = T_0.
Le système matériel et l'ensemble des conditions aux limites et initiales sont donc invariants par toute rotation autour du centre O de la nanosphère.
D'après le principe de Curie, les effets possèdent au moins les symétries des causes. Par conséquent, en coordonnées sphériques (r, \theta, \varphi) d'origine O, le champ de température ne dépend pas des variables angulaires \theta et \varphi :
La température en un point du milieu ne dépend spatialement que de la distance r = OM.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Une argumentation rigoureuse et précise était attendue : invoquer simplement une géométrie sphérique ne suffisait pas.
« Le jury a été attentif à la rigueur de la rédaction et à la précision des arguments développés. À titre d’exemple, une réponse affirmant simplement que « le problème est à géométrie sphérique » était considérée comme insuffisante. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de diffusion, loi de fourier, bilan thermique
Effectuer un bilan énergétique entre et pour un système bien choisi et établir l'équation aux dérivées partielles vérifiée par la température dans le milieu :
Voir l'indiceIndice
Choisir un système fermé constitué du gel compris entre les sphères de rayon r et r+\mathrm{d}r, exprimer la loi de Fourier pour le flux conductif entrant et sortant, et relier le bilan thermique à la dérivée temporelle de l'énergie interne.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir un système fermé infinitésimal adapté aux symétries sphériques du problème : une coquille sphérique comprise entre les rayons r et r + \mathrm{d}r.
- Exprimer la variation d'énergie interne \mathrm{d}U de cette coquille entre les instants t et t + \mathrm{d}t en fonction de la capacité thermique volumique C_g.
- Évaluer le transfert thermique net \delta Q entrant à travers les frontières en r et en r+\mathrm{d}r à l'aide de la loi de Fourier, puis appliquer le premier principe de la thermodynamique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan d'énergie sur une coquille sphérique entre r et r+\mathrm{d}r avec le flux de conduction de Fourier.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons comme système la portion de gel (milieu sans source interne de chaleur pour r > a) délimitée par une coquille sphérique comprise entre les rayons r et r + \mathrm{d}r. Le volume de cette coquille est :
Le gel étant une phase condensée indéformable et incompressible, le travail des forces de pression est nul (\delta W = 0). Le premier principe de la thermodynamique appliqué au système entre les instants t et t + \mathrm{d}t donne :
La variation d'énergie interne s'exprime au premier ordre en \mathrm{d}t par :
D'après la loi de Fourier et la dépendance radiale du champ de température établie à la question précédente, le vecteur densité de courant thermique s'écrit :
Le flux thermique traversant une sphère de rayon r orientée vers l'extérieur (dans le sens de \vec{e}_r) est :
Le transfert thermique net reçu par la coquille entre t et t + \mathrm{d}t s'obtient en faisant le bilan du flux entrant en r et sortant en r + \mathrm{d}r :
En égalant \mathrm{d}U et \delta Q :
En divisant de part et d'autre par 4\pi r^2 \, \mathrm{d}r \, \mathrm{d}t, on obtient l'équation aux dérivées partielles régissant la diffusion thermique dans le milieu :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne confondez pas les notations d et delta différentiels lors de la réalisation des bilans d'énergie.
« Attention toutefois à ne pas confondre les notations d et δlors de la réalisation des bilans énergétiques idoines. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question déjà tombée ailleurs
II.B · Température dans le milieu en régime stationnaire
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : équation de diffusion, régime stationnaire, résistance thermique
Établir l'expression de la température dans le milieu en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
En régime permanent, annuler la dérivée spatiale de rT(r) et déterminer les deux constantes d'intégration avec les conditions aux limites en r=a et r\to+\infty.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation de la diffusion établie en Q14 en régime stationnaire (\partial T / \partial t = 0).
- Intégrer cette équation différentielle pour déterminer la forme générale de T(r).
- Utiliser les deux conditions aux limites (continuité de la température à la surface de la nanosphère en r = a et température du milieu non perturbé à l'infini r \to +\infty) pour expliciter les constantes d'intégration.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}(r^2 \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}) = 0 avec T(a) = T_s et T(\infty) = T_0 donnant T(r) = T_0 + (T_s - T_0)\frac{a}{r}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En régime stationnaire, la température T(r) est indépendante du temps (\partial T / \partial t = 0). L'équation de diffusion thermique obtenue à la question Q14 se simplifie alors sous la forme :
Une double intégration par rapport à r conduit à :
où A et B sont deux constantes réelles déterminées par les conditions aux limites :
Le milieu est infini et initialement à la température T_0, d'où à grande distance :
\lim_{r \to +\infty} T(r) = T_0 \implies A = T_0Le contact thermique est parfait en surface de la sphère de rayon a (énoncé), ce qui impose la continuité de la température :
T(a) = T_s \implies T_0 + \frac{B}{a} = T_s \implies B = a(T_s - T_0)
En réinjectant ces constantes dans l'expression générale, on obtient le profil spatial de température dans le gel (r \geqslant a) :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Veillez à ne pas confondre les notations différentielles d et delta dans vos bilans d'énergie.
« Attention toutefois à ne pas confondre les notations d et δlors de la réalisation des bilans énergétiques idoines. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : loi de fourier, flux thermique
En déduire l'expression de la puissance fournie par la nanosphère au milieu extérieur, , en fonction de , et sous la forme :
Voir l'indiceIndice
Calculer le flux thermique sortant à travers la sphère r=a à l'aide du gradient de température stationnaire déterminé à la question précédente.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur densité de courant thermique \vec{\jmath}_{\mathrm{th}}(r) à partir de la loi de Fourier et du gradient du profil stationnaire de température T(r) établi à la question Q15.
- Calculer la puissance thermique cédée en intégrant le flux sortant à travers la surface sphérique de la particule de rayon a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du flux thermique sortant à travers la sphère en r = a : \Phi = -\kappa \left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}\right|_a 4\pi a^2 = 4\pi a\kappa (T_s - T_0).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q15, la température dans le milieu en régime stationnaire s'écrit, en posant \delta T_s = T_s - T_0 :
D'après la loi de Fourier, le vecteur densité volumique de courant thermique dans le milieu est donné par :
En dérivant l'expression de T(r) par rapport à r :
La puissance thermique P_{\mathrm{sph}\to\mathrm{milieu}} fournie par la nanosphère au gel correspond au flux sortant de \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} à travers la surface de la sphère de rayon a, orientée par la normale unitaire extérieure \vec{n}_{\mathrm{ext}} = \vec{e}_r :
On en déduit l'expression demandée :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention à ne pas confondre les symboles d et delta dans les bilans énergétiques.
« Attention toutefois à ne pas confondre les notations d et δlors de la réalisation des bilans énergétiques idoines. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
II.C · Température de surface de la nanosphère
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : bilan thermique, constante de temps, capacité thermique
En effectuant un bilan énergétique pour la nanosphère entre et , établir l'équation différentielle vérifiée par et la mettre sous la forme :
où est une constante dont on donnera l'expression en fonction des données du problème et dont on vérifiera qu'elle est bien homogène à un temps.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe à la nanosphère d'or entre t et t+\mathrm{d}t en comptabilisant la puissance absorbée P_{\mathrm{abs}}(t) et la puissance cédée au gel.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir pour système la nanosphère d'or de rayon a et appliquer le premier principe de la thermodynamique entre les instants t et t + \mathrm{d}t.
- Exprimer la variation d'énergie interne en fonction de la capacité thermique volumique C_{\mathrm{Au}} et le transfert thermique global en utilisant la puissance laser absorbée P_{\mathrm{abs}}(t) et la puissance perdue dans le milieu établie à la question Q16.
- Mettre l'équation différentielle sous la forme canonique demandée pour identifier \tau et vérifier son homogénéité par analyse dimensionnelle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Premier principe appliqué à la nanosphère : C_{\mathrm{sph}}\frac{\mathrm{d}(\delta T_s)}{\mathrm{d}t} = P_{\mathrm{abs}} - 4\pi a\kappa \delta T_s, avec \tau = \frac{C_{\mathrm{sph}}}{4\pi a\kappa}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons comme système fermé la nanosphère d'or de rayon a, de volume V = \dfrac{4}{3}\pi a^3. Sa température T_s(t) étant spatialement uniforme, la variation de son énergie interne entre t et t+\mathrm{d}t s'écrit :
puisque \delta T_s(t) = T_s(t) - T_0 avec T_0 constant, d'où \mathrm{d}T_s = \mathrm{d}(\delta T_s).
Le bilan énergétique pour la nanosphère entre t et t+\mathrm{d}t traduit les échanges d'énergie avec l'extérieur (absorption du faisceau laser et conduction vers le milieu) :
En utilisant l'expression admise pour le régime variable (d'après la question Q16) :
il vient :
En regroupant les termes en \delta T_s(t) et en divisant l'ensemble de l'équation par 4\pi a \kappa, on obtient :
Cette équation est bien de la forme attendue :
avec :
Vérification de la dimension de \tau :
- [a] = \mathrm{L} ;
- [C_{\mathrm{Au}}] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}\cdot\mathrm{T}^{-2}\cdot\Theta^{-1} (car une capacité thermique volumique s'exprime en \mathrm{J}\cdot\mathrm{K}^{-1}\cdot\mathrm{m}^{-3}) ;
- [\kappa] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-3}\cdot\Theta^{-1} (car une conductivité s'exprime en \mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-1}\cdot\mathrm{K}^{-1} = \mathrm{J}\cdot\mathrm{s}^{-1}\cdot\mathrm{m}^{-1}\cdot\mathrm{K}^{-1}).
Par quotient :
La constante \tau est donc bien homogène à un temps.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Prenez garde à distinguer rigoureusement les notations d et delta dans le bilan d'énergie.
« Attention toutefois à ne pas confondre les notations d et δlors de la réalisation des bilans énergétiques idoines. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : régime sinusoïdal forcé, constante de temps
Justifier que la température se met sous la forme approchée :
Voir l'indiceIndice
Calculer la valeur numérique de la constante de temps \tau de la sphère et la comparer à la période d'excitation 2\pi/\Omega pour vérifier que \Omega\tau \ll 1.
Voir la stratégieStratégie
- Évaluer numériquement la constante de temps thermique \tau établie à la question Q17 ainsi que le produit adimensionnel \Omega\tau.
- En déduire le comportement de la réponse en régime sinusoïdal forcé à pulsation \Omega (analogie avec un filtre passe-bas du premier ordre).
- Exprimer \delta T_s(t) puis T_s(t) = T_0 + \delta T_s(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition \Omega\tau \ll 1 : la dérivée temporelle est négligeable et la nanosphère suit instantanément la modulation de puissance.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q17, l'élévation de température \delta T_s(t) obéit à l'équation différentielle :
Calculons numériquement la constante de temps \tau avec a = 10\text{ nm} = 1{,}0 \times 10^{-8}\text{ m}, C_{\mathrm{Au}} = 2{,}5 \times 10^6\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-3} et \kappa = 0{,}6\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} :
La pulsation de modulation vaut \Omega = 2\pi \times 700\text{ kHz} \simeq 4{,}4 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}. Le terme adimensionnel \Omega\tau s'élève à :
Par linéarité, la solution en régime forcé établi est la somme d'une composante continue et d'une composante sinusoïdale de pulsation \Omega :
Puisque \Omega\tau \ll 1, on a :
ce qui équivaut à négliger le terme dérivé \tau \frac{\mathrm{d}(\delta T_s)}{\mathrm{d}t} devant \delta T_s(t) dans l'équation différentielle.
Par suite, \delta T_s(t) \simeq \frac{P_0}{4\pi\kappa a}(1 + \cos(\Omega t)). Sachant que T_s(t) = T_0 + \delta T_s(t), on obtient bien :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait comparer la période du forçage avec le temps caractéristique d'évolution du système.
« L’enjeu de cette question a rarement été saisi : il s’agissait de comparer la période du terme de forçage et le temps caractéristique d’évolution du système. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : valeur moyenne, flux thermique
Donner l'expression de l'élévation moyenne de la température de la surface de la sphère et calculer sa valeur.
Voir l'indiceIndice
Prendre la moyenne temporelle de l'expression de T_s(t) en remarquant que la moyenne de la fonction cosinus sur une période est nulle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Moyenne temporelle du cosinus nulle : \overline{\delta T_s} = \frac{P_0}{4\pi\kappa a}, puis évaluation numérique directe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q18, l'élévation instantanée de la température de surface de la nanosphère s'écrit :
La valeur moyenne temporelle d'un terme sinusoïdal sur une période étant nulle (\langle \cos(\Omega t) \rangle = 0), l'élévation moyenne de température s'obtient directement par :
Application numérique : Avec les grandeurs fournies :
- P_0 = 0{,}375\text{ }\mu\text{W} = 3{,}75 \times 10^{-7}\text{ W} ;
- \kappa = 0{,}6\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
- a = 10\text{ nm} = 1{,}0 \times 10^{-8}\text{ m}.
On obtient :
Résultat
II.D · Température du gel autour de la sphère
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : longueur de diffusion, diffusion thermique
Interpréter physiquement la constante et citer un autre domaine de la physique où l'on rencontre une situation similaire.
Voir l'indiceIndice
Identifier r_{\mathrm{th}} comme une longueur d'atténuation ou d'amortissement de l'onde thermique diffusive, analogue à l'épaisseur de peau en électromagnétisme dans un conducteur ohmique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Longueur d'atténuation caractéristique de l'onde thermique périodique, analogue à l'épaisseur de peau en électromagnétisme.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La solution de l'équation de la diffusion pour la température dans le gel fait apparaître un terme modulé spatialement et temporellement :
avec
où D = \kappa / C_g désigne la diffusivité thermique du gel.
- Interprétation physique : La constante r_{\mathrm{th}} représente la longueur de diffusion thermique (ou épaisseur de peau thermique) de l'onde thermique oscillante à la pulsation \Omega. Elle caractérise la distance à partir de la surface (r - a) sur laquelle l'amplitude des oscillations temporelles de température est divisée par \mathrm{e}. Pour des distances r - a \gg r_{\mathrm{th}}, les oscillations de température sont totalement amorties et le milieu n'est sensible qu'au champ moyen stationnaire.
Autre domaine de la physique : On retrouve une équation de diffusion rigoureusement identique et une solution de même forme en électromagnétisme dans les conducteurs ohmiques : il s'agit de l'effet de peau (ou effet Kelvin), où le champ électromagnétique pénètre dans le métal sur une profondeur caractéristique
\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma \omega}}(avec \gamma la conductivité électrique et \omega la pulsation de l'onde).
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Une analyse dimensionnelle montrait que la grandeur rth ne désignait pas une résistance thermique.
« Signalons toutefois que la notation rth ne désigne pas nécessairement une résistance thermique ! Une brève analyse dimensionnelle permet de s’en convaincre dans le cas présent. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : condition aux limites, diffusion thermique
Établir l'expression de la constante en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Évaluer l'expression admise T(r,t) en surface r=a et la confronter à l'expression de T_s(t) obtenue à la question 18.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition de continuité de la température à l'interface gel-nanoparticule en r = a : T(a^+, t) = T_s(t).
- Évaluer la forme générale de la température dans le gel T(r, t) en r = a.
- Identifier terme à terme avec l'expression de la température de surface T_s(t) obtenue à la question Q18 pour en déduire \alpha.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité du flux en surface r = a en exploitant la limite a \ll r_{\mathrm{th}} pour identifier \alpha = \frac{P_0}{4\pi\kappa}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le contact thermique entre la nanosphère et le gel étant supposé parfait, la température est continue à l'interface r = a :
En évaluant en r = a l'expression admise de la température dans le gel, on obtient :
Or, d'après le résultat de la question Q18, la température de surface de la sphère s'écrit :
Par identification directe pour tout instant t, il vient :
Soit finalement :
Résultat
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : valeur moyenne, intégration spatiale
En considérant que , déterminer l'expression de l'élévation moyenne de la température du milieu contenu dans une sphère de rayon autour de la nanoparticule, la moyenne étant effectuée sur le temps puis sur le volume de la sphère de rayon . L'exprimer en fonction de , et de (voir question 19). Évaluer numériquement .
Voir l'indiceIndice
Prendre la moyenne temporelle de T(r,t)-T_0 pour éliminer le terme oscillant, puis intégrer l'expression radiale 1/r en coordonnées sphériques sur le volume de rayon r_{\mathrm{th}}.
Voir la stratégieStratégie
- Effectuer d'abord la moyenne temporelle de l'élévation locale de température T(r, t) - T_0 sur une période 2\pi/\Omega.
- Intégrer cette moyenne temporelle sur le volume du milieu (gel) compris entre la surface de la nanosphère (r = a) et la sphère de rayon r_{\mathrm{th}}, puis diviser par le volume correspondant en utilisant l'approximation a \ll r_{\mathrm{th}}.
- Exprimer le résultat en fonction de \overline{\delta T_s} et calculer numériquement r_{\mathrm{th}} puis \overline{\delta T}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration temporelle puis spatiale de \delta T(r) sur la sphère de rayon r_{\mathrm{th}} : \overline{\delta T} = \frac{3}{2}\frac{a}{r_{\mathrm{th}}}\overline{\delta T_s}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression fournie pour T(r, t) et le résultat de la question Q21 (\alpha = a\,\overline{\delta T_s}), l'élévation locale de température s'écrit :
La moyenne temporelle sur une période du terme en cosinus étant nulle (\langle \cos(\Omega t - \varphi) \rangle_t = 0), l'élévation moyenne temporelle en tout point ne dépend que de r :
Calculons à présent la moyenne spatiale de cette grandeur sur le volume V du gel contenu dans la sphère de rayon r_{\mathrm{th}}, soit pour a \leqslant r \leqslant r_{\mathrm{th}} :
L'intégrale sur ce volume vaut :
L'élévation moyenne \overline{\delta T} est donc donnée par :
Sachant que d'après la question Q19, \overline{\delta T_s} = \frac{\alpha}{a}, il vient :
Application numérique :
- Pulsation de modulation : \Omega = 2\pi \times 700\times 10^3 = 4{,}40\times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.
Longueur de diffusion thermique :
r_{\mathrm{th}} = \sqrt{\frac{2\kappa}{\Omega C_g}} = \sqrt{\frac{2 \times 0{,}6}{4{,}40\times 10^6 \times 4{,}2\times 10^6}} \simeq 2{,}55\times 10^{-7}\text{ m} = 255\text{ nm}On vérifie bien que a = 10\text{ nm} \ll r_{\mathrm{th}} = 255\text{ nm} (a/r_{\mathrm{th}} \simeq 0{,}039).
Élévation moyenne de température :
\overline{\delta T} = \frac{3}{2} \times \frac{10\times 10^{-9}}{2{,}55\times 10^{-7}} \times 4{,}97\text{ K} \simeq 0{,}29\text{ K}
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le moyennage spatial était technique et peu de candidats ont réussi à le mener à bien.
« Si le calcul de la moyenne temporelle a semblé classique, l’opération de moyennage dans l’espace était beaucoup plus technique et peu nombreux sont les candidats qui s’en sont sortis. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : interféromètre de michelson, chemin optique, indice de réfraction
Proposer une technique permettant de révéler les variations faibles de l'indice optique du gel induites par cette variation de température.
Voir l'indiceIndice
Penser à une méthode optique exploitant le déphasage induit par la variation thermique d'indice \mathrm{d}n/\mathrm{d}T (interférométrie, microscopie à contraste de phase ou effet mirage/lentille thermique).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'effet physique reliant température et optique (effet thermo-optique : variation de l'indice optique \Delta n \approx \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}T}\Delta T).
- Proposer un dispositif optique ultrasensible à une variation locale d'indice ou de chemin optique (interférométrie ou effet de lentille thermique).
- Souligner l'intérêt de la modulation temporelle à la pulsation \Omega pour la détection (détection synchrone).
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation d'un interféromètre (Michelson ou Mach-Zehnder) traduisant la variation thermique d'indice en déplacement de franges.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'élévation de température locale du gel entraîne, par effet thermo-optique, une variation locale de son indice de réfraction :
Pour de l'eau, \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}T} \approx -10^{-4}\text{ K}^{-1}, de sorte que pour \overline{\delta T} \approx 0{,}3\text{ K} (établi à la question Q22), la variation d'indice est extrêmement faible : |\Delta n| \sim 3 \times 10^{-5}.
Plusieurs techniques optiques permettent de mettre en évidence de si faibles variations :
1. La méthode de la lentille thermique / microscopie photothermique (technique de référence) :
- On superpose au faisceau laser de pompe (qui chauffe la particule à la pulsation \Omega) un second faisceau laser continu, dit faisceau sonde, dont la longueur d'onde n'est pas absorbée par la nanoparticule.
- Le gradient radial d'indice \frac{\partial n}{\partial r} autour de la particule se comporte comme une microlentille divergente (car \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}T} < 0). Cette « lentille thermique » défocalise et diffuse le faisceau sonde.
- La puissance transmise par le faisceau sonde à travers un diaphragme (ou collectée sur un photodétecteur) présente ainsi une composante modulée à la pulsation \Omega.
2. L'interférométrie optique (type Mach-Zehnder) :
- Un faisceau sonde est séparé en deux voies : le faisceau de mesure traverse la zone échauffée et subit un déphasage \Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda_0}\int \Delta n\,\mathrm{d}z, tandis que le faisceau de référence n'est pas perturbé.
- La recombinaison des deux faisceaux transforme la modulation de phase en modulation d'intensité lumineuse détectable.
Rôle clé de la détection synchrone : Dans les deux dispositifs, la modulation de l'échauffement à haute fréquence (\frac{\Omega}{2\pi} = 700\text{ kHz}) permet d'effectuer une détection synchrone (amplificateur à détection synchrone, ou lock-in) à la fréquence de référence \frac{\Omega}{2\pi}. Ce filtrage passe-bande extrêmement étroit élimine les bruits basse fréquence (bruit en 1/f, dérives thermiques ambiantes) et permet d'atteindre la sensibilité requise pour détecter la nanoparticule unique.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le jury a valorisé les candidats ayant développé le principe des méthodes interférométriques ou de déviation d'un faisceau.
« Des méthodes interférométriques ou reposant sur une mesure de déviation d’un faisceau lumineux sont souvent mentionnées, à raison. Le jury a valorisé les candidats qui ont pris le temps de développer quelque peu le principe de ces méthodes. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Partie III : Propriétés optiques du métal or
III.A · Mouvement des électrons libres
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : force de lorentz, ordre de grandeur
Expliquer pourquoi, compte tenu des hypothèses retenues, la composante magnétique de la force exercée par l'onde électromagnétique sur les électrons n'apparaît pas dans l'équation du mouvement (III.1).
Voir l'indiceIndice
Comparer les amplitudes relatives des forces électrique et magnétique en utilisant la relation d'onde B_1 \sim E_1/c et l'hypothèse non relativiste v_1 \ll c, ou remarquer que \vec{v}_1 \wedge \vec{B}_1 est d'ordre 2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force électromagnétique de Lorentz exercée sur un électron en fonction des champs et de la vitesse perturbés.
- Justifier la disparition du terme magnétique à l'aide des deux hypothèses fondamentales posées dans l'énoncé : la linéarisation au premier ordre et le caractère non relativiste du mouvement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le rapport de la force magnétique à la force électrique vaut v B / E \sim v/c \ll 1 pour des électrons non relativistes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La force électromagnétique exercée par l'onde sur un électron libre de charge q = -e et de vitesse \vec{v}(M,t) s'écrit d'après la loi de Lorentz :
Compte tenu des conditions au repos (\vec{E}_0 = \vec{0}, \vec{B}_0 = \vec{0} et \vec{v}_0 = \vec{0}), les grandeurs au premier ordre s'écrivent \vec{E} = \vec{E}_1, \vec{B} = \vec{B}_1 et \vec{v} = \vec{v}_1. La composante magnétique de la force de Lorentz s'exprime donc par :
Deux arguments complémentaires justifient son absence dans l'équation linéarisée (III.1) :
- Cadre de l'approximation linéaire : La vitesse \vec{v}_1 et le champ magnétique \vec{B}_1 sont tous deux des grandeurs de perturbation d'ordre 1. Leur produit vectoriel \vec{v}_1 \times \vec{B}_1 est donc une grandeur du second ordre. Conformément à la démarche de linéarisation au premier ordre précisée dans le texte, ce terme d'ordre 2 est négligé devant la force électrique -e\vec{E}_1, qui est d'ordre 1.
Approximation non relativiste : Pour une onde électromagnétique se propageant à une vitesse de l'ordre de c, les amplitudes des champs vérifient la relation d'ordre de grandeur B_1 \sim E_1 / c. Le rapport des normes des forces magnétique et électrique s'estime donc par :
\frac{\|\vec{F}_{\mathrm{mag}}\|}{\|\vec{F}_{\mathrm{elec}}\|} \sim \frac{e v_1 B_1}{e E_1} \sim \frac{v_1}{c}.L'hypothèse d'électrons non relativistes (\|\vec{v}_1\| \ll c) garantit ainsi que la composante magnétique est totalement négligeable devant la composante électrique.
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On pouvait comparer l'ordre de grandeur des termes ou exploiter le caractère non relativiste des électrons libres.
« Il était possible de raisonner sur l’ordre des différents termes ou d’exploiter, plus classiquement, le caractère non relativiste des électrons libres. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : modèle de drude, densité de courant
Exprimer, dans l'approximation linéaire, la densité volumique de courant électrique dans le métal en fonction, entre autres, de la vitesse moyenne des électrons , puis établir l'équation différentielle liant et .
Voir l'indiceIndice
Écrire la densité de courant électronique \vec{\jmath}_1 = -e n_{e0}\vec{v}_1 et reporter \vec{v}_1 dans l'équation du mouvement pour obtenir l'équation différentielle régissant \vec{\jmath}_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation \vec{\jmath}_1 = -n_{e0}e\vec{v}_1 et équation du mouvement de Drude conduisant à \frac{\mathrm{d}\vec{\jmath}_1}{\mathrm{d}t} + \frac{\vec{\jmath}_1}{\tau} = \frac{n_{e0}e^2}{m_e}\vec{E}_1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les porteurs de charge participant au courant électrique sont les électrons de conduction, de charge -e, les ions du réseau cristallin étant supposés fixes (\vec{v}_{\text{ions}} = \vec{0}). La densité volumique de courant électrique s'écrit donc :
À l'état de repos, \vec{v}_0(M) = \vec{0}, ce qui implique \vec{\jmath}_0(M) = \vec{0}. Au premier ordre vis-à-vis des grandeurs perturbées, le terme du second ordre -e \, n_{e1}(M, t) \, \vec{v}_1(M, t) est négligé, d'où :
D'après l'équation du mouvement (III.1) établie pour les électrons dans l'approximation linéaire :
En multipliant cette relation par le facteur scalaire constant -\dfrac{e \, n_{e0}}{m_e}, il vient :
En substituant l'expression de \vec{\jmath}_1(M, t), on obtient l'équation différentielle :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La prise en compte de l'approximation linéaire a posé problème à de nombreux candidats.
« La prise en compte de l’approximation linéaire, pourtant longuement développée et illustrée dans l’introduction de cette partie, s’est avérée problématique. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
III.B · Relation de dispersion
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : onde plane progressive, polarisation rectiligne
Justifier que l'onde électromagnétique considérée peut être qualifiée de plane, progressive, transverse et que son état de polarisation est rectiligne.
Voir l'indiceIndice
Analyser les surfaces d'équiphase x=\mathrm{cste} (onde plane), la propagation selon les x croissants, l'orthogonalité de \vec{E}_1 avec le vecteur d'onde (transverse) et la direction fixe selon \vec{e}_y (rectiligne).
Voir la stratégieStratégie
Pour justifier chacun des qualificatifs appliqués à l'onde dont le champ électrique complexe s'écrit
on analyse successivement la dépendance spatiale de la phase et de l'amplitude, le sens de propagation et l'orientation vectorielle du champ.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dépendance spatiale en z seul, phase en \omega t - k z vers z>0, et champ électrique selon la direction fixe \vec{u}_x \perp \vec{u}_z.
Voir le corrigé completCorrigé complet
- Onde plane : L'amplitude et la phase du champ électrique ne dépendent spatialement que de la seule coordonnée cartésienne x. Les surfaces d'onde (surfaces équiphases) ainsi que les surfaces équiamplitudes sont donc les plans d'équation x = \text{cte}, orthogonaux au vecteur unitaire \vec{e}_x.
- Onde progressive : En notant \underline{n} = n' - \mathrm{i}n'' avec n' = \mathrm{Re}(\underline{n}) > 0, la dépendance spatio-temporelle de la phase s'écrit \omega t - k' x avec k' = n'\omega/c. À phase constante \varphi = \omega t - k' x = \text{cte}, la position vérifie \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} = \frac{\omega}{k'} = \frac{c}{n'} > 0 : l'onde se propage dans le sens des x croissants.
Onde transverse : Le champ électrique est colinéaire à \vec{e}_y, donc orthogonal à la direction de propagation portée par \vec{e}_x :
\vec{E}_1(M, t) \cdot \vec{e}_x = 0.De plus, d'après l'équation de Maxwell-Faraday, le champ magnétique associé \vec{B}_1 est colinéaire à \vec{e}_z, donc également orthogonal à la direction de propagation. L'onde est ainsi transverse électromagnétique (TEM).
- Polarisation rectiligne : Le champ électrique conserve à tout instant t et en tout point M une direction fixe dans l'espace, parallèle à l'axe (Oy) dirigé par \vec{e}_y.
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Les justifications des propriétés de l'onde à partir de l'expression du champ électrique étaient trop souvent approximatives.
« Le jury est globalement déçu des réponses apportées à cette question, qui demandait de mettre en regard les définitions du cours sur les ondes électromagnétiques avec l’expression, donnée, d’un champ électrique. »
« Les justifications des propriétés élémentaires de l’onde considérée s’avèrent trop souvent ap proximatives. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : équation de maxwell
Rappeler l'expression des équations de Maxwell dans le milieu considéré, en faisant intervenir , , et .
Voir l'indiceIndice
Écrire les quatre équations de Maxwell locales en milieu neutre en moyenne en tenant compte des densités perturbées au premier ordre.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la densité volumique de charge totale \rho(M, t) et la densité de courant \vec{\jmath}(M, t) au premier ordre à l'aide des grandeurs introduites par le sujet (n_{e1}, \vec{\jmath}_1).
- Écrire les quatre équations de Maxwell fondamentales pour les champs perturbés \vec{E}_1(M, t) et \vec{B}_1(M, t) dans le milieu en présence de ces sources.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé des quatre équations de Maxwell locales dans le métal en présence des sources n_{e1} et \vec{\jmath}_1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre du modèle de Drude, les ions du réseau cristallin sont fixes et assurent la neutralité électrique locale à l'état de repos : la densité volumique de charge positive due aux ions est constante et vaut \rho_{\mathrm{ions}} = +e n_{e0}.
Lors du passage de l'onde, la densité volumique d'électrons libres devient n_e(M, t) = n_{e0} + n_{e1}(M, t), de sorte que la densité volumique totale de charge s'écrit :
Les ions étant immobiles, le courant électrique est uniquement porté par le mouvement des électrons libres, soit \vec{\jmath}(M, t) = \vec{\jmath}_1(M, t).
Les champs électromagnétiques totaux se réduisent aux champs perturbés d'ordre 1 (\vec{E} = \vec{E}_1 et \vec{B} = \vec{B}_1). Les quatre équations de Maxwell s'écrivent donc :
où l'on a utilisé la relation c^2\varepsilon_0\mu_0 = 1 dans l'équation de Maxwell-Ampère.
Résultat
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : équation de maxwell-gauss, onde transverse
Montrer que les caractéristiques de l'onde électromagnétique imposent .
Voir l'indiceIndice
Calculer la divergence du champ électrique \vec{E}_1(M,t) proposé et la relier à la densité volumique de charge via l'équation de Maxwell-Gauss.
Voir la stratégieStratégie
Calculer la divergence du champ électrique \vec{E}_1(M, t) à partir de l'expression fournie en (III.2), puis utiliser l'équation de Maxwell-Gauss établie à la question Q27 pour en déduire la perturbation de densité électronique n_{e1}(M, t).
Voir la réponse courteRéponse courte
\vec{E}_1 transverse et uniforme dans le plan xy implique \mathrm{div}\,\vec{E}_1 = 0, d'où n_{e1} = 0 par Maxwell-Gauss.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression (III.2), le champ électrique perturbé \vec{E}_1(M, t) est dirigé selon \vec{e}_y et ne dépend spatialement que de la variable d'espace x :
Calculons la divergence de ce champ en coordonnées cartésiennes :
puisque E_{1,x} = E_{1,z} = 0 et que la composante E_{1,y} ne dépend pas de y.
En notation complexe, ce résultat découle directement de la transversalité de l'onde démontrée en Q26 (\vec{k} \perp \underline{\vec{E}}_1) :
D'après l'équation de Maxwell-Gauss rappelée à la question Q27 :
Comme \varepsilon_0 \neq 0 et e \neq 0, on en déduit immédiatement :
Résultat
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : équation de d'alembert, pulsation plasma
Établir l'équation aux dérivées partielles qui régit l'évolution spatiale et temporelle du champ électrique dans le métal. On fera apparaître la pulsation plasma définie par la relation .
Voir l'indiceIndice
Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday, utiliser la relation vectorielle du formulaire et remplacer \vec{\jmath}_1 en dérivant par rapport au temps.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de la relation vectorielle du formulaire \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}_1) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}_1) - \Delta \vec{E}_1, simplifiée par la nullité de la divergence établie à la question Q28.
- Exprimer \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}_1) à l'aide des équations de Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère (question Q27) pour faire apparaître le courant \vec{\jmath}_1.
- Éliminer \vec{\jmath}_1 en appliquant l'opérateur différentiel issu du modèle de Drude (question Q25) et introduire la pulsation plasma \omega_p.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation vectorielle \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\vec{E}) = -\Delta\vec{E} combinée aux équations de Maxwell avec le terme de courant de Drude.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le formulaire fourni :
D'après la question Q28, la densité volumique de charge au premier ordre est nulle (n_{e1} = 0), d'où \mathrm{div}\,\vec{E}_1 = 0. Il vient donc :
En utilisant l'équation de Maxwell-Faraday puis l'équation de Maxwell-Ampère (question Q27) :
En égalant les deux expressions, on obtient :
D'après l'équation régissant la densité de courant établie à la question Q25 :
où \omega_p = \sqrt{\frac{n_{e0}e^2}{m_e\varepsilon_0}}.
En appliquant l'opérateur linéaire \left(\frac{\partial}{\partial t} + \frac{1}{\tau}\right) aux deux membres de l'équation d'onde, et sachant que les dérivées spatiales et temporelles commutent :
Sachant que \mu_0 \varepsilon_0 = \frac{1}{c^2}, on obtient l'équation aux dérivées partielles régissant \vec{E}_1(M, t) :
Elle peut également s'écrire sous forme développée :
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : relation de dispersion, indice complexe, modèle de drude
Établir que le champ électrique (III.2) est solution de l'équation aux dérivées partielles précédente à condition que :
Voir l'indiceIndice
Remplacer l'opérateur laplacien par -(\underline{n}\omega/c)^2 et la dérivation temporelle par \mathrm{i}\omega dans l'équation de propagation établie précédemment.
Voir la stratégieStratégie
Pour établir la relation de dispersion vérifiée par l'indice complexe \underline{n}, on injecte la forme d'onde plane harmonique monochromatique proposée dans l'équation de propagation établie à la question Q29. En notation complexe, les dérivées temporelles et spatiales se traduisent par de simples facteurs multiplicatifs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Injection de la forme exponentielle complexe et de la conductivité de Drude dans l'équation d'onde avec k = \underline{n}\omega/c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q29, le champ électrique \vec{E}_1(M,t) vérifie dans le métal l'équation de propagation :
Pour le champ électrique en représentation complexe :
les opérateurs différentiels agissant sur \underline{\vec{E}}_1 s'expriment par :
En injectant ces dérivées dans l'équation de propagation, il vient :
Pour une onde non identiquement nulle (\underline{\vec{E}}_1 \neq \vec{0}), on simplifie par \frac{\omega}{c^2} \neq 0 :
En divisant les deux membres par \mathrm{i} (soit en multipliant par -\mathrm{i}) :
On en déduit immédiatement :
soit finalement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Démonstration sélective : tentée par la moitié des candidats, elle n'a abouti que dans 37 % des cas.
« La démonstration, tentée par la moitié des candidats, n’a abouti que dans 37 % des cas. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : constante diélectrique, relation de dispersion
Déterminer les expressions des constantes diélectriques et (qui sont des grandeurs réelles) telles que . Exprimer et en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Multiplier le numérateur et le dénominateur de la fraction par le complexe conjugué de \omega^2 - \mathrm{i}\omega/\tau et identifier les parties réelle et imaginaire.
Voir la stratégieStratégie
Pour identifier les parties réelle et imaginaire de \underline{n}^2, on multiplie le dénominateur de la fraction par son conjugué, puis on identifie directement avec \underline{n}^2 = \varepsilon_1 - \mathrm{i}\varepsilon_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Séparation des parties réelle et imaginaire : \varepsilon_1 = 1 - \frac{\omega_p^2\tau^2}{1 + \omega^2\tau^2} et \varepsilon_2 = \frac{\omega_p^2\tau}{\omega(1 + \omega^2\tau^2)}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation (III.3) établie à la question Q30, l'indice complexe au carré s'écrit :
En multipliant numérateur et dénominateur du quotient par le complexe conjugué \omega^2 + \mathrm{i}\dfrac{\omega}{\tau} :
Par identification avec \underline{n}^2 = \varepsilon_1 - \mathrm{i}\varepsilon_2, où \varepsilon_1 et \varepsilon_2 sont réelles, on en déduit :
et
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention à vérifier l'homogénéité des expressions obtenues.
« Quelques soucis d’homogénéité ont parfois été rencontrés dans les expressions proposées. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : relation de dispersion, pulsation plasma
En déduire les expressions asymptotiques des constantes diélectriques et dans la limite où , et comparer et dans cette limite.
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement asymptotique pour 1/(\omega\tau) \to 0 au premier ordre non nul pour \varepsilon_1 et \varepsilon_2, puis former le quotient \varepsilon_2/|\varepsilon_1|.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équivalents pour \omega\tau \gg 1 : \varepsilon_1 \approx 1 - \omega_p^2/\omega^2 et \varepsilon_2 \approx \frac{\omega_p^2}{\omega^3\tau}, montrant que \varepsilon_2 \ll |\varepsilon_1|.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q31, les constantes diélectriques s'écrivent :
Dans la limite du régime de haute fréquence où \omega\tau \gg 1, le terme \dfrac{1}{\omega^2\tau^2} est négligeable devant 1 :
Pour comparer \varepsilon_1 et \varepsilon_2, on calcule le rapport :
Pour un métal noble dans le domaine visible ou proche infrarouge, la pulsation de l'onde est inférieure à la pulsation plasma (\omega < \omega_p), si bien que \varepsilon_1 < 0 et |\varepsilon_1| \simeq \dfrac{\omega_p^2}{\omega^2} \gg 1. On a alors directement :
Résultat
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Des erreurs d'homogénéité ont parfois été commises dans les expressions.
« Quelques soucis d’homogénéité ont parfois été rencontrés dans les expressions proposées. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Question 33
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Notions : pulsation plasma, modèle de drude, densité volumique de charge
Exploiter la figure 3 et les résultats théoriques précédents pour déterminer des valeurs numériques approchées du nombre moyen d'électrons libres dans le métal or et de la constante de temps . Comparer la valeur de obtenue à celle qu'on peut déduire des données relatives à l'or qui figurent en fin d'énoncé.
Voir l'indiceIndice
Relier \omega à \lambda pour exprimer -\varepsilon_1 en fonction de \lambda^2, mesurer la pente de la droite de la figure 3(a) pour déduire \omega_p puis n_{e0} ; procéder de même avec la figure 3(b) pour accéder à \tau.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer -\varepsilon_1 et \varepsilon_2/\lambda en fonction de \lambda^2 à partir des résultats asymptotiques de la question Q32 (\omega\tau \gg 1) et de la relation \omega = \frac{2\pi c}{\lambda}.
- Mesurer les pentes des droites associées à l'or (Au) sur les figures 3(a) et 3(b) pour en déduire les valeurs de la pulsation plasma \omega_p, de la densité n_{e0} et du temps de collision \tau.
- Calculer la densité théorique n_{e0} à partir des données cristallographiques de l'énoncé (réseau CFC, rayon atomique, électrons de conduction) et confronter les deux valeurs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulation de \varepsilon_1 donnant \omega_p puis n_{e0}, déduction de \tau via \varepsilon_2, et comparaison avec la densité atomique de l'or.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Relations théoriques entre permittivités et longueur d'onde
D'après la question Q32, dans la limite \omega\tau \gg 1, on a :
En utilisant la relation entre pulsation et longueur d'onde dans le vide, \omega = \frac{2\pi c}{\lambda}, il vient :
Les grandeurs -\varepsilon_1 et \varepsilon_2/\lambda varient donc linéairement en fonction de \lambda^2, ce qui est en accord avec les allures observées sur la figure 3.
Notons s_1 la pente de la droite -\varepsilon_1 = f(\lambda^2) et s_2 celle de \frac{\varepsilon_2}{\lambda} = g(\lambda^2) :
2. Détermination de n_{e0} et de \tau à partir des graphes
Exploitation de la figure 3(a) : Pour l'or (Au), la droite passe approximativement par les points (\lambda^2 = 1{,}0\,\mu\text{m}^2\,;\,-\varepsilon_1 \simeq 55) et (\lambda^2 = 3{,}0\,\mu\text{m}^2\,;\,-\varepsilon_1 \simeq 185) :
s_1 \simeq \frac{185 - 55}{3{,}0 - 1{,}0} \simeq 65\,\mu\text{m}^{-2} = 6{,}5 \times 10^{13}\,\text{m}^{-2}On en déduit l'expression et la valeur de n_{e0} :
\begin{aligned} n_{e0} &= \frac{4\pi^2 c^2 m_e \varepsilon_0}{e^2} s_1 \\ n_{e0} &\simeq \frac{4\pi^2 \times (3{,}00 \times 10^8)^2 \times 9{,}11 \times 10^{-31} \times 8{,}85 \times 10^{-12}}{(1{,}60 \times 10^{-19})^2} \times 6{,}5 \times 10^{13} \simeq 7{,}3 \times 10^{28}\,\text{m}^{-3} \end{aligned}Compte tenu de l'incertitude de lecture graphique (s_1 \in [60\,;\,65]\,\mu\text{m}^{-2}), on retient :
\boxed{n_{e0} \simeq (7 \pm 1) \times 10^{28}\,\text{m}^{-3}}Exploitation de la figure 3(b) : Pour l'or (Au), la droite passe par l'origine et par le point (\lambda^2 = 3{,}0\,\mu\text{m}^2\,;\,\varepsilon_2/\lambda \simeq 10{,}5\,\mu\text{m}^{-1}) :
s_2 \simeq \frac{10{,}5}{3{,}0} \simeq 3{,}5\,\mu\text{m}^{-3}La constante de temps \tau s'exprime alors simplement par le rapport des deux pentes :
\tau = \frac{s_1}{2\pi c\, s_2}Numériquement, avec s_1/s_2 \simeq \frac{65\,\mu\text{m}^{-2}}{3{,}5\,\mu\text{m}^{-3}} \simeq 18{,}6\,\mu\text{m} = 1{,}86 \times 10^{-5}\,\text{m} :
\tau \simeq \frac{1{,}86 \times 10^{-5}}{2\pi \times 3{,}00 \times 10^8} \simeq 9{,}9 \times 10^{-15}\,\text{s}\boxed{\tau \simeq 1{,}0 \times 10^{-14}\,\text{s} = 10\,\text{fs}}
3. Comparaison avec les données cristallographiques
L'or cristallise dans un réseau cubique à faces centrées (CFC) avec contact des atomes le long de la diagonale d'une face :
Une maille élémentaire contient Z = 4 atomes d'or. La configuration électronique [\text{Xe}]\,6s^1\,4f^{14}\,5d^{10} indique la présence d'un seul électron de valence par atome susceptible de participer à la conduction (n_{\text{cond}} = 1). La densité théorique d'électrons libres est donc :
Avec R_{\text{at}} = 135\,\text{pm} = 1{,}35 \times 10^{-10}\,\text{m} :
La valeur déduite des mesures optiques (n_{e0} \simeq 7{,}3 \times 10^{28}\,\text{m}^{-3}) est en parfait accord avec celle issue de la structure cristallographique.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait exploiter la pente des courbes, mais les unités ont trop souvent été oubliées ou fausses.
« Cette question non guidée, qui vient clore une partie un peu technique sur le plan calculatoire, a été abordée par 18 % des candidats. »
« La plupart des candidats qui s’y sont essayés ont ainsi bien identifié qu’il s’agissait d’exploiter les pentes des courbes présentées ; quel dommage alors que les valeurs de ces pentes soient souvent proposées sans unité, ou avec une unité erronée »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021
Partie IV : Résonance plasmon des nanoparticules d'or
IV.A · Pulsation propre d'une nanoparticule d'or
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : théorème de gauss, principe de superposition
Déterminer une expression du champ électrostatique à l'intérieur de la nanoparticule, qui résulte du déplacement du nuage électronique par rapport au réseau cristallin. Commenter le résultat obtenu.
Voir l'indiceIndice
Calculer le champ créé par chaque sphère uniformément chargée en son intérieur via le théorème de Gauss, puis appliquer le principe de superposition pour deux centres distants de \vec{r}(t).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ électrostatique créé à l'intérieur d'une sphère uniformément chargée à l'aide du théorème de Gauss.
- Appliquer le principe de superposition aux deux sphères de densités volumiques opposées et décalées du vecteur \vec{r}(t).
- Commenter la structure spatiale du champ obtenu et son rôle physique dans l'apparition d'une force de rappel harmonique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Superposition de deux sphères chargées uniformément décalées de \vec{r} donnant un champ intérieur uniforme \vec{E} = \frac{n_{e0}e}{3\varepsilon_0}\vec{r}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une sphère de centre C, de rayon R, portant une densité volumique de charge uniforme \rho. Par symétrie sphérique, le champ électrostatique créé en un point M situé à la distance u = CM < R est radial : \vec{E}(M) = E(u)\,\vec{e}_u.
Le flux du champ électrique à travers la sphère de Gauss de centre C et de rayon u s'écrit :
On en déduit l'expression du champ à l'intérieur de la sphère :
La nanoparticule est modélisée par la superposition de deux distributions sphériques :
- la sphère des ions du réseau cristallin, centrée en O, de rayon R et de densité volumique \rho_+ = +n_{e0}e ;
- la sphère du nuage électronique, centrée en O', de rayon R et de densité volumique \rho_- = -n_{e0}e, déplacée du vecteur \vec{r}(t) = \vec{OO'}.
Par le principe de superposition, en tout point M situé dans la zone de recouvrement des deux sphères (qui constitue la quasi-totalité du volume de la nanoparticule puisque \|\vec{r}\| \ll R) :
Comme \vec{OO'} = \vec{r}(t), on obtient :
Commentaires sur le résultat obtenu :
- Uniformité : Le champ électrostatique interne ne dépend pas du point M considéré : il est rigoureusement uniforme dans tout le volume de la particule.
Origine physique de la force de rappel : Chaque électron subit de la part de ce champ une force électrostatique :
\vec{f} = -e\vec{E}_{\text{int}} = -\frac{n_{e0}e^2}{3\varepsilon_0}\,\vec{r}(t) = -m_e\,\frac{\omega_p^2}{3}\,\vec{r}(t)Cette force est linéaire en \vec{r} et de sens opposé au déplacement : elle constitue précisément une force de rappel élastique qui ramène collectivement le nuage vers sa position d'équilibre, justifiant la pulsation propre d'oscillation \Omega = \omega_p/\sqrt{3}.
Résultat
IV.B · Modélisation de la réponse d'une nanoparticule à une excitation électromagnétique
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : oscillateur harmonique, principe fondamental de la dynamique
Justifier que l'équation différentielle vérifiée par le vecteur déplacement du nuage électronique par rapport au centre de la nanoparticule s'écrit sous la forme
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la dynamique au centre de masse du nuage électronique en sommant la force de rappel coulombienne dérivée de \vec{E}_{\mathrm{int}} et la force exercée par le champ incident.
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- Définir le système (l'ensemble du nuage électronique de masse M_e et de charge totale Q) dans le référentiel d'étude lié au centre fixe O du réseau cristallin.
- Exprimer les forces s'exerçant sur le nuage électronique : la force de rappel électrostatique induite par le déplacement \vec{r}(t) (en exploitant le champ interne déterminé à la question Q34) et la force extérieure exercée par le champ électrique \vec{E}_1(O,t).
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique et introduire la pulsation propre \Omega = \omega_p/\sqrt{3}.
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PFD sur le nuage électronique soumis à la force de rappel électrostatique et au champ inducteur, avec \Omega^2 = \frac{\omega_p^2}{3}.
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Considérons le nuage des électrons libres comme un système global assimilé à une sphère de rayon R, décalée d'un vecteur \vec{r}(t) par rapport au réseau d'ions métalliques fixes centré en O.
Le nombre total d'électrons libres est N_e = \frac{4}{3}\pi R^3 n_{e0}, sa masse totale est M_e = N_e m_e = \frac{4}{3}\pi R^3 n_{e0} m_e, et sa charge totale est Q = -e N_e.
Dans le référentiel galiléen d'étude lié au centre O, appliquons le principe fondamental de la dynamique au nuage électronique soumis à deux actions :
La force de rappel électrostatique \vec{F}_{\text{rappel}} : les forces d'interaction entre les électrons du nuage ayant une résultante interne nulle, la force électrostatique nette subie par le nuage est due au champ créé par les charges du réseau d'ions. Ce champ est égal au champ interne \vec{E}_{\text{int}} établi à la question Q34 (puisque l'auto-champ a une résultante globale nulle) :
\vec{F}_{\text{rappel}} = \iiint_{\text{nuage}} \rho_- \vec{E}_{\text{int}}\,\mathrm{d}\tau = Q\,\vec{E}_{\text{int}} = (-e N_e)\left(\frac{n_{e0} e}{3\varepsilon_0}\vec{r}(t)\right) = -\frac{N_e n_{e0} e^2}{3\varepsilon_0}\vec{r}(t)La force exercée par l'onde électromagnétique incidente \vec{F}_{\text{ext}} : le champ électrique \vec{E}_1(O,t) étant supposé spatialement uniforme à l'échelle de la nanoparticule, la force totale exercée par ce champ s'écrit :
\vec{F}_{\text{ext}} = Q\,\vec{E}_1(O,t) = -e N_e \vec{E}_1(O,t)
Le principe fondamental de la dynamique s'écrit alors :
En divisant par la masse totale M_e = N_e m_e, on obtient :
En utilisant la définition de la pulsation plasma \omega_p = \sqrt{\frac{n_{e0} e^2}{m_e \varepsilon_0}} et la relation \Omega = \frac{\omega_p}{\sqrt{3}}, le terme en facteur de \vec{r}(t) s'identifie bien à :
L'équation du mouvement se met donc bien sous la forme demandée :
Résultat
Question 36
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : oscillateur harmonique, régime sinusoïdal forcé
Déterminer l'expression de la représentation complexe du déplacement en régime sinusoïdal forcé en fonction, entre autres, de , représentation complexe du champ électrique de l'onde incidente.
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Remplacer la dérivée seconde par -\omega^2 en notation complexe et exprimer le vecteur déplacement complexe \underline{\vec{r}} en fonction de \underline{\vec{E}}_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution de l'oscillateur forcé en notation complexe : \vec{\underline{r}} = \frac{e/m_e}{\omega^2 - \Omega^2}\vec{\underline{E}}_1.
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D'après la question Q35, l'équation différentielle régissant le déplacement \vec{r}(t) du nuage électronique s'écrit :
En adoptant la convention de l'énoncé pour la représentation complexe où la dépendance temporelle est en \exp(\mathrm{i}\omega t), l'opérateur de dérivation temporelle \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} se traduit par une multiplication par \mathrm{i}\omega, et la dérivée seconde par :
L'équation différentielle projetée dans l'espace complexe devient ainsi :
En supposant \omega \neq \Omega (en l'absence de terme dissipatif), on en déduit immédiatement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : moment dipolaire, polarisabilité
En déduire l'expression du moment dipolaire électrique de la nanoparticule en fonction de sous la forme
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Définir le moment dipolaire global induit par \underline{\vec{p}} = - N_e e \underline{\vec{r}} où N_e = (4/3)\pi R^3 n_{e0}, puis identifier terme à terme avec \varepsilon_0 \underline{\alpha}(\omega) \underline{\vec{E}}_1.
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- Exprimer le moment dipolaire électrique instantané \vec{p}(t) de la nanoparticule à partir de la distribution de charges globale : celle-ci est formée du nuage électronique (charge totale -N_e e) centré en O' et du réseau d'ions métalliques (charge +N_e e) centré en O.
- Remplacer l'expression du déplacement complexe \underline{\vec{r}} obtenue à la question Q36.
- Faire apparaître la permittivité du vide \varepsilon_0 à l'aide de la pulsation plasma \omega_p = \sqrt{\dfrac{n_{e0}e^2}{m_e\varepsilon_0}} et identifier la forme demandée.
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Moment dipolaire global \vec{\underline{p}} = -N_e e \vec{\underline{r}} reliant \vec{\underline{p}} à \vec{\underline{E}}_1 par la polarisabilité dipolaire \underline{\alpha}(\omega).
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La nanoparticule neutre est constituée :
- du réseau d'ions fixes, de charge totale Q_+ = +N_e e centré en O ;
- du nuage électronique mobile, de charge totale Q_- = -N_e e centré en O', avec \vec{r}(t) = \vec{OO'}(t).
Le nombre total d'électrons libres dans la sphère de rayon R vaut :
Le moment dipolaire électrique associé à cette paire de charges globales s'écrit :
En passant aux grandeurs complexes associées en régime harmonique :
En utilisant le résultat établi à la question Q36, \underline{\vec{r}} = -\dfrac{e}{m_e(\Omega^2 - \omega^2)}\underline{\vec{E}}_1, il vient :
D'après l'expression de la pulsation plasma \omega_p = \sqrt{\dfrac{n_{e0}e^2}{m_e\varepsilon_0}}, on a \dfrac{n_{e0}e^2}{m_e} = \varepsilon_0 \omega_p^2. Par conséquent :
Le moment dipolaire s'écrit bien sous la forme demandée :
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : polarisabilité, analyse dimensionnelle
Expliciter la polarisabilité complexe en fonction de , , et . Préciser la dimension du module de la polarisabilité complexe.
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Remplacer n_{e0}e^2/(\varepsilon_0 m_e) par \omega_p^2 = 3\Omega^2 dans l'expression de \underline{\alpha}(\omega) et vérifier la cohérence dimensionnelle de \alpha.
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Expression \underline{\alpha}(\omega) = 4\pi R^3 \frac{\Omega^2}{\Omega^2 - \omega^2}, dont le module a la dimension d'un volume (\text{m}^3).
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D'après la question Q37, le moment dipolaire induit complexe s'identifie sous la forme :
avec l'expression de \underline{\vec{p}} déduite du déplacement complexe \underline{\vec{r}} du nuage électronique (obtenu à la question Q36) :
En introduisant la pulsation plasma \omega_p = \sqrt{\frac{n_{e0}e^2}{m_e\varepsilon_0}}, il vient \frac{n_{e0}e^2}{m_e} = \varepsilon_0 \omega_p^2, d'où :
On en déduit l'expression de la polarisabilité dipolaire complexe :
où l'on a également utilisé la relation \Omega = \frac{\omega_p}{\sqrt{3}}, soit \omega_p^2 = 3\Omega^2.
Dimension de la polarisabilité :
À partir de la relation de définition \underline{\vec{p}} = \varepsilon_0 \underline{\alpha}(\omega) \underline{\vec{E}}_1, la dimension du moment dipolaire est [p] = \mathrm{I}\cdot\mathrm{T}\cdot\mathrm{L}, celle du champ électrique est [E_1] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-3}\cdot\mathrm{I}^{-1}, et celle de la permittivité diélectrique du vide est [\varepsilon_0] = \mathrm{M}^{-1}\cdot\mathrm{L}^{-3}\cdot\mathrm{T}^4\cdot\mathrm{I}^2. Ainsi :
[\varepsilon_0 E_1] = \mathrm{L}^{-2}\cdot\mathrm{I}\cdot\mathrm{T} \quad \Longrightarrow \quad [\underline{\alpha}] = \frac{[p]}{[\varepsilon_0 E_1]} = \mathrm{L}^3L'expression explicite confirme immédiatement ce résultat : les termes de pulsation forment un rapport sans dimension \left[\frac{\omega_p^2}{\Omega^2 - \omega^2}\right] = 1, donc :
\boxed{[\,|\underline{\alpha}(\omega)|\,] = \mathrm{L}^3}
Le module de la polarisabilité complexe est donc homogène à un volume (son unité dans le Système international est le \mathrm{m}^3).
Résultat
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : résonance, oscillateur harmonique amorti
Étudier et interpréter qualitativement le comportement de en fonction de la pulsation . Indiquer quelle modification principale entraîne la prise en compte d'effets dissipatifs dans le mouvement du nuage électronique.
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Examiner le comportement de |\underline{\alpha}(\omega)| lorsque \omega \to \Omega ; expliquer comment un terme de frottement lève la divergence et confère une largeur finie au pic de résonance.
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- Partir de l'expression établie à la question Q38 pour étudier le module |\underline{\alpha}(\omega)| aux limites (\omega \to 0, \omega \to \Omega, \omega \to +\infty) ainsi que ses variations.
- Interpréter physiquement ces régimes (limite quasi-statique, résonance sans amortissement, coupure haute fréquence due à l'inertie électronique).
- Décrire les effets attendus d'un terme de frottement fluide sur un oscillateur harmonique (écrêtage de la résonance, élargissement du pic, apparition d'une composante imaginaire et dissipation énergétique).
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Résonance dipolaire à \omega = \Omega ; la prise en compte de l'amortissement tronque la divergence et élargit la réponse.
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D'après la question Q38, la polarisabilité complexe s'écrit :
Son module est donné par :
Étude des variations et cas limites
Basse fréquence (\omega \to 0) :
|\underline{\alpha}(0)| = 4\pi R^3On retrouve la polarisabilité statique d'une sphère conductrice idéale de rayon R plongée dans un champ électrostatique uniforme.
À la résonance (\omega \to \Omega) : Le dénominateur s'annule, donc :
\lim_{\omega \to \Omega} |\underline{\alpha}(\omega)| = +\inftyLe système présente une résonance aiguë (d'amplitude infinie en l'absence de terme d'amortissement).
Haute fréquence (\omega \gg \Omega) :
|\underline{\alpha}(\omega)| \underset{\omega \gg \Omega}{\sim} 4\pi R^3 \frac{\Omega^2}{\omega^2} \xrightarrow[\omega \to +\infty]{} 0En raison de leur inertie, les électrons ne peuvent plus suivre les oscillations trop rapides du champ excitateur, et le moment dipolaire induit s'atténue jusqu'à s'annuler.
La fonction \omega \mapsto |\underline{\alpha}(\omega)| est donc strictement croissante sur [0, \Omega[, diverge en \Omega, puis décroît strictement vers 0 sur ]\Omega, +\infty[.
Prise en compte des effets dissipatifs L'inclusion du frottement fluide -\frac{m_e}{\tau}\vec{v} dans l'équation du mouvement du nuage électronique modifie la réponse :
- Écrêtage de la résonance : la divergence en \omega = \Omega est éliminée ; le module |\underline{\alpha}(\omega)| présente désormais un maximum d'amplitude finie au voisinage de \Omega, caractérisé par une largeur de résonance inversement proportionnelle à \tau.
- Déphasage et absorption : la polarisabilité devient complexe avec une partie imaginaire non nulle \mathrm{Im}(\underline{\alpha}) \neq 0, traduisant un déphasage entre le dipôle et le champ incident, directement responsable d'une dissipation d'énergie par effet Joule (puissance absorbée non nulle).
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : constante diélectrique, polarisabilité
Vérifier que la relation (IV.1) est compatible avec l'expression, déterminée à la question 37, de la polarisabilité complexe d'une nanoparticule placée dans le vide lorsqu'on néglige les phénomènes dissipatifs ().
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Poser n_0 = 1 et injecter la limite non dissipative \underline{n}^2 \simeq 1 - \omega_p^2/\omega^2 dans la formule (IV.1), puis comparer à l'expression de la question 38.
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- Exprimer l'indice optique du milieu environnant pour le vide (n_0 = 1).
- Utiliser la limite sans dissipation (\omega\tau \gg 1) de l'indice complexe \underline{n}^2 du métal établie à la question Q32.
- Injecter ces grandeurs dans la relation (IV.1) et faire apparaître la pulsation propre \Omega = \omega_p/\sqrt{3} pour comparer avec l'expression de la question Q37.
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Remplacement de \varepsilon(\omega) = 1 - \omega_p^2/\omega^2 dans la formule de Clausius-Mossotti pour vérifier la cohérence avec \Omega^2 = \omega_p^2/3.
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Pour une nanoparticule placée dans le vide, l'indice du milieu extérieur est n_0 = 1. L'expression générale (IV.1) de la polarisabilité complexe devient :
D'après l'expression (III.3) établie à la question Q30, l'indice complexe vérifie :
Dans la limite où les phénomènes dissipatifs sont négligés (\omega\tau \gg 1), le terme en \mathrm{i}/\tau devient négligeable devant \omega, ce qui conduit au comportement asymptotique établi à la question Q32 :
En injectant cette expression au numérateur et au dénominateur du rapport :
Le quotient s'écrit alors :
Or, d'après la section IV.B, la pulsation propre du nuage électronique dans le vide est \Omega = \dfrac{\omega_p}{\sqrt{3}}, soit \Omega^2 = \dfrac{\omega_p^2}{3}. Il vient donc :
En reportant dans la formule (IV.1), on obtient :
Cette expression est rigoureusement identique à celle déterminée à la question Q37 (et formulée à la question Q38). La formule (IV.1) est donc parfaitement compatible avec le modèle microscopique non dissipatif.
Résultat
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : résonance plasmon, absorption
Calculer la valeur de la longueur d'onde principalement absorbée par des nanoparticules d'or présentes dans le verre d'un vitrail (). Conclure quant à la couleur par transmission des vitraux de la cathédrale de Chartres mentionnés dans l'introduction du sujet.
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Maximiser l'absorption en annulant la partie réelle du dénominateur de \underline{\alpha} (condition de Fröhlich \varepsilon_1 = -2n_0^2), en déduire la pulsation de résonance, la longueur d'onde absorbée, puis la couleur perçue en transmission.
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- Exprimer la condition de résonance d'absorption à partir de la polarisabilité complexe \underline{\alpha}(\omega) donnée par l'équation (IV.1).
- Relier la pulsation de résonance à la longueur d'onde dans le vide \lambda_{\mathrm{abs}} à l'aide de l'expression asymptotique de \varepsilon_1(\omega) du modèle de Drude (question Q32).
- Effectuer l'application numérique, confronter la valeur obtenue aux données physiques réelles (rappelées dans le préambule de la partie IV) et en déduire la couleur par transmission par synthèse soustractive.
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Condition \varepsilon_1 + 2n_0^2 = 0 donnant une absorption dans le vert (\approx 520\text{ nm}), d'où la couleur rouge rubis transmise.
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D'après l'énoncé, la puissance électromagnétique absorbée par la nanoparticule est proportionnelle à |\mathrm{Im}(\underline{\alpha}(\omega))|. En injectant l'expression de la permittivité relative complexe \underline{n}^2 = \varepsilon_1 - \mathrm{i}\varepsilon_2 dans la relation (IV.1) :
La partie imaginaire de cette expression s'écrit :
Dans le domaine optique, les pertes sont faibles (\omega\tau \gg 1, soit \varepsilon_2 \ll |\varepsilon_1| d'après la question Q32). L'absorption est donc maximale lorsque le dénominateur est minimal, ce qui correspond à l'annulation de sa partie réelle (condition de résonance de Fröhlich) :
En utilisant l'expression asymptotique de \varepsilon_1 établie à la question Q32, \varepsilon_1 \simeq 1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2} = 1 - \left(\frac{\lambda}{\lambda_p}\right)^2 où \lambda_p = \frac{2\pi c}{\omega_p}, la condition devient :
D'après les résultats de la question Q33, la longueur d'onde plasma de l'or vaut :
Avec n_0 = 1{,}5 pour le verre :
On en déduit la longueur d'onde d'absorption maximale selon le modèle :
Discussion et couleur par transmission :
- La valeur calculée (\lambda_{\mathrm{abs}} \simeq 310\text{ nm}) se situe dans le proche ultraviolet. Cette sous-estimation provient des limites du modèle de Drude pour l'or : celui-ci ne prend en compte que les électrons libres et ignore les transitions interbandes (excitation d'électrons de la bande 5\mathrm{d} vers la bande 6\mathrm{s}), qui ajoutent une contribution diélectrique réelle positive \varepsilon_\infty \approx 9 déplaçant la résonance vers les plus grandes longueurs d'onde.
- Dans la réalité (comme précisé dans le préambule de la partie IV.A), la bande d'absorption plasmon des nanoparticules d'or se situe vers \lambda \approx 520\text{--}530\text{ nm}, c'est-à-dire dans le vert.
- Lorsque la lumière blanche traverse le vitrail, la composante verte du spectre visible est absorbée par les nanoparticules d'or. Par synthèse soustractive, la lumière transmise correspond à la couleur complémentaire du vert : les vitraux apparaissent donc d'une couleur rouge (rouge rubis).
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2021 ?
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Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2021 ?
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Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2021 ?
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Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2021 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?
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D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge la longueur raisonnable (41 questions) et note un bon taux de réussite sur les raisonnements classiques, tandis que les questions non guidées et la partie IV ont été peu réussies. Moyenne : 8,9/20 (écart-type 4,13, 4 965 présents).
Comment déterminer le champ électrostatique intérieur à la nanosphère en Q34 ?
Par le principe de superposition de deux sphères uniformément chargées : le nuage électronique décalé et le réseau fixe d'ions créent chacun un champ déduit du théorème de Gauss. Leur somme vectorielle donne un champ intérieur uniforme proportionnel au vecteur déplacement.
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