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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 MP 2021 (page 2/3 : Partie II)

La ruée vers l'or : catalyse, imagerie thermique et propriétés plasmoniques

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Partie II : Imagerie des nanoparticules d'or

II.A · Équation de la diffusion thermique en géométrie sphérique

Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif

Notions : symétrie, invariance

Montrer, à l'aide d'un argument simple, que la température en un point du milieu ne dépend spatialement que de , distance séparant le centre de la nanosphère du point considéré.

Voir l'indice

Invoquer l'invariance par rotation autour du centre de la nanosphère et l'isotropie du milieu infini pour justifier l'absence de dépendance angulaire.

Voir la réponse courte

Invariance par rotation autour du centre de la nanosphère sphérique dans un milieu infini et isotrope : T = T(r, t).

Voir le corrigé complet

Le problème présente les caractéristiques de symétrie et d'invariance suivantes :

  • la source thermique est une sphère de centre O dont la température est spatialement uniforme à chaque instant, égale à T_s(t) ;
  • le milieu extérieur (le gel) est supposé infini, homogène et isotrope ;
  • la condition aux limites au contact de la sphère, T(a^+, t) = T_s(t), ainsi que celle à l'infini, T(r \to \infty, t) = T_0, sont indépendantes des coordonnées angulaires ;
  • l'état initial est spatialement uniforme : T(M, 0) = T_0.

Le système matériel et l'ensemble des conditions aux limites et initiales sont donc invariants par toute rotation autour du centre O de la nanosphère.

D'après le principe de Curie, les effets possèdent au moins les symétries des causes. Par conséquent, en coordonnées sphériques (r, \theta, \varphi) d'origine O, le champ de température ne dépend pas des variables angulaires \theta et \varphi :

\boxed{T(M, t) = T(r, t)}

La température en un point du milieu ne dépend spatialement que de la distance r = OM.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une argumentation rigoureuse et précise était attendue : invoquer simplement une géométrie sphérique ne suffisait pas.

« Le jury a été attentif à la rigueur de la rédaction et à la précision des arguments développés. À titre d’exemple, une réponse affirmant simplement que « le problème est à géométrie sphérique » était considérée comme insuffisante. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation de diffusion, loi de fourier, bilan thermique

Effectuer un bilan énergétique entre et pour un système bien choisi et établir l'équation aux dérivées partielles vérifiée par la température dans le milieu :

Voir l'indice

Choisir un système fermé constitué du gel compris entre les sphères de rayon r et r+\mathrm{d}r, exprimer la loi de Fourier pour le flux conductif entrant et sortant, et relier le bilan thermique à la dérivée temporelle de l'énergie interne.

Voir la stratégie
  1. Choisir un système fermé infinitésimal adapté aux symétries sphériques du problème : une coquille sphérique comprise entre les rayons r et r + \mathrm{d}r.
  2. Exprimer la variation d'énergie interne \mathrm{d}U de cette coquille entre les instants t et t + \mathrm{d}t en fonction de la capacité thermique volumique C_g.
  3. Évaluer le transfert thermique net \delta Q entrant à travers les frontières en r et en r+\mathrm{d}r à l'aide de la loi de Fourier, puis appliquer le premier principe de la thermodynamique.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie sur une coquille sphérique entre r et r+\mathrm{d}r avec le flux de conduction de Fourier.

Voir le corrigé complet

Considérons comme système la portion de gel (milieu sans source interne de chaleur pour r > a) délimitée par une coquille sphérique comprise entre les rayons r et r + \mathrm{d}r. Le volume de cette coquille est :

\mathrm{d}V = 4\pi r^2 \mathrm{d}r.

Le gel étant une phase condensée indéformable et incompressible, le travail des forces de pression est nul (\delta W = 0). Le premier principe de la thermodynamique appliqué au système entre les instants t et t + \mathrm{d}t donne :

\mathrm{d}U = \delta Q.

La variation d'énergie interne s'exprime au premier ordre en \mathrm{d}t par :

\mathrm{d}U = C_g \, \mathrm{d}V \, [T(r, t+\mathrm{d}t) - T(r, t)] = 4\pi r^2 C_g \frac{\partial T}{\partial t}(r, t) \, \mathrm{d}r \, \mathrm{d}t.

D'après la loi de Fourier et la dépendance radiale du champ de température établie à la question précédente, le vecteur densité de courant thermique s'écrit :

\vec{\jmath}_{\mathrm{th}}(r, t) = -\kappa \vec{\mathrm{grad}}\,T(r, t) = -\kappa \frac{\partial T}{\partial r}(r, t) \, \vec{e}_r.

Le flux thermique traversant une sphère de rayon r orientée vers l'extérieur (dans le sens de \vec{e}_r) est :

\Phi(r, t) = \vec{\jmath}_{\mathrm{th}}(r, t) \cdot (4\pi r^2 \vec{e}_r) = -4\pi \kappa \, r^2 \frac{\partial T}{\partial r}(r, t).

Le transfert thermique net reçu par la coquille entre t et t + \mathrm{d}t s'obtient en faisant le bilan du flux entrant en r et sortant en r + \mathrm{d}r :

\begin{aligned} \delta Q &= \left[\Phi(r, t) - \Phi(r + \mathrm{d}r, t)\right] \mathrm{d}t \\ &= -\frac{\partial \Phi}{\partial r}(r, t) \, \mathrm{d}r \, \mathrm{d}t \\ &= 4\pi \kappa \frac{\partial}{\partial r}\left(r^2 \frac{\partial T}{\partial r}\right)(r, t) \, \mathrm{d}r \, \mathrm{d}t. \end{aligned}

En égalant \mathrm{d}U et \delta Q :

4\pi r^2 C_g \frac{\partial T}{\partial t}(r, t) \, \mathrm{d}r \, \mathrm{d}t = 4\pi \kappa \frac{\partial}{\partial r}\left(r^2 \frac{\partial T}{\partial r}\right)(r, t) \, \mathrm{d}r \, \mathrm{d}t.

En divisant de part et d'autre par 4\pi r^2 \, \mathrm{d}r \, \mathrm{d}t, on obtient l'équation aux dérivées partielles régissant la diffusion thermique dans le milieu :

\boxed{C_g \frac{\partial T}{\partial t}(r, t) = \frac{\kappa}{r^2} \frac{\partial}{\partial r}\left(r^2 \frac{\partial T}{\partial r}\right)(r, t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas les notations d et delta différentiels lors de la réalisation des bilans d'énergie.

« Attention toutefois à ne pas confondre les notations d et δlors de la réalisation des bilans énergétiques idoines. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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II.B · Température dans le milieu en régime stationnaire

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : équation de diffusion, régime stationnaire, résistance thermique

Établir l'expression de la température dans le milieu en fonction de , , et .

Voir l'indice

En régime permanent, annuler la dérivée spatiale de rT(r) et déterminer les deux constantes d'intégration avec les conditions aux limites en r=a et r\to+\infty.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation de la diffusion établie en Q14 en régime stationnaire (\partial T / \partial t = 0).
  2. Intégrer cette équation différentielle pour déterminer la forme générale de T(r).
  3. Utiliser les deux conditions aux limites (continuité de la température à la surface de la nanosphère en r = a et température du milieu non perturbé à l'infini r \to +\infty) pour expliciter les constantes d'intégration.
Voir la réponse courte

Intégration de \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}(r^2 \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}) = 0 avec T(a) = T_s et T(\infty) = T_0 donnant T(r) = T_0 + (T_s - T_0)\frac{a}{r}.

Voir le corrigé complet

En régime stationnaire, la température T(r) est indépendante du temps (\partial T / \partial t = 0). L'équation de diffusion thermique obtenue à la question Q14 se simplifie alors sous la forme :

\frac{1}{r}\frac{\mathrm{d}^2(rT)}{\mathrm{d}r^2} = 0 \quad \text{soit} \quad \frac{\mathrm{d}^2(rT)}{\mathrm{d}r^2} = 0

Une double intégration par rapport à r conduit à :

r T(r) = A r + B \implies T(r) = A + \frac{B}{r}

où A et B sont deux constantes réelles déterminées par les conditions aux limites :

  • Le milieu est infini et initialement à la température T_0, d'où à grande distance :

    \lim_{r \to +\infty} T(r) = T_0 \implies A = T_0
  • Le contact thermique est parfait en surface de la sphère de rayon a (énoncé), ce qui impose la continuité de la température :

    T(a) = T_s \implies T_0 + \frac{B}{a} = T_s \implies B = a(T_s - T_0)

En réinjectant ces constantes dans l'expression générale, on obtient le profil spatial de température dans le gel (r \geqslant a) :

\boxed{T(r) = T_0 + (T_s - T_0)\frac{a}{r}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à ne pas confondre les notations différentielles d et delta dans vos bilans d'énergie.

« Attention toutefois à ne pas confondre les notations d et δlors de la réalisation des bilans énergétiques idoines. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : loi de fourier, flux thermique

En déduire l'expression de la puissance fournie par la nanosphère au milieu extérieur, , en fonction de , et sous la forme :

Voir l'indice

Calculer le flux thermique sortant à travers la sphère r=a à l'aide du gradient de température stationnaire déterminé à la question précédente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur densité de courant thermique \vec{\jmath}_{\mathrm{th}}(r) à partir de la loi de Fourier et du gradient du profil stationnaire de température T(r) établi à la question Q15.
  2. Calculer la puissance thermique cédée en intégrant le flux sortant à travers la surface sphérique de la particule de rayon a.
Voir la réponse courte

Calcul du flux thermique sortant à travers la sphère en r = a : \Phi = -\kappa \left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}\right|_a 4\pi a^2 = 4\pi a\kappa (T_s - T_0).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q15, la température dans le milieu en régime stationnaire s'écrit, en posant \delta T_s = T_s - T_0 :

T(r) = T_0 + \delta T_s \frac{a}{r}

D'après la loi de Fourier, le vecteur densité volumique de courant thermique dans le milieu est donné par :

\vec{\jmath}_{\mathrm{th}}(r) = -\kappa \, \vec{\operatorname{grad}} T(r) = -\kappa \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} \, \vec{e}_r

En dérivant l'expression de T(r) par rapport à r :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} = -\delta T_s \frac{a}{r^2} \implies \vec{\jmath}_{\mathrm{th}}(r) = \frac{\kappa a \delta T_s}{r^2} \, \vec{e}_r

La puissance thermique P_{\mathrm{sph}\to\mathrm{milieu}} fournie par la nanosphère au gel correspond au flux sortant de \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} à travers la surface de la sphère de rayon a, orientée par la normale unitaire extérieure \vec{n}_{\mathrm{ext}} = \vec{e}_r :

\begin{aligned} P_{\mathrm{sph}\to\mathrm{milieu}} &= \iint_{r=a} \vec{\jmath}_{\mathrm{th}}(a) \cdot \vec{e}_r \, \mathrm{d}S \\ &= j_{\mathrm{th}}(a) \iint_{r=a} \mathrm{d}S \\ &= \left(\frac{\kappa a \delta T_s}{a^2}\right) \times 4\pi a^2 \end{aligned}

On en déduit l'expression demandée :

\boxed{P_{\mathrm{sph}\to\mathrm{milieu}} = 4\pi a\kappa \delta T_s}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas confondre les symboles d et delta dans les bilans énergétiques.

« Attention toutefois à ne pas confondre les notations d et δlors de la réalisation des bilans énergétiques idoines. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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II.C · Température de surface de la nanosphère

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : bilan thermique, constante de temps, capacité thermique

En effectuant un bilan énergétique pour la nanosphère entre et , établir l'équation différentielle vérifiée par et la mettre sous la forme :

où est une constante dont on donnera l'expression en fonction des données du problème et dont on vérifiera qu'elle est bien homogène à un temps.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe à la nanosphère d'or entre t et t+\mathrm{d}t en comptabilisant la puissance absorbée P_{\mathrm{abs}}(t) et la puissance cédée au gel.

Voir la stratégie
  1. Choisir pour système la nanosphère d'or de rayon a et appliquer le premier principe de la thermodynamique entre les instants t et t + \mathrm{d}t.
  2. Exprimer la variation d'énergie interne en fonction de la capacité thermique volumique C_{\mathrm{Au}} et le transfert thermique global en utilisant la puissance laser absorbée P_{\mathrm{abs}}(t) et la puissance perdue dans le milieu établie à la question Q16.
  3. Mettre l'équation différentielle sous la forme canonique demandée pour identifier \tau et vérifier son homogénéité par analyse dimensionnelle.
Voir la réponse courte

Premier principe appliqué à la nanosphère : C_{\mathrm{sph}}\frac{\mathrm{d}(\delta T_s)}{\mathrm{d}t} = P_{\mathrm{abs}} - 4\pi a\kappa \delta T_s, avec \tau = \frac{C_{\mathrm{sph}}}{4\pi a\kappa}.

Voir le corrigé complet

Considérons comme système fermé la nanosphère d'or de rayon a, de volume V = \dfrac{4}{3}\pi a^3. Sa température T_s(t) étant spatialement uniforme, la variation de son énergie interne entre t et t+\mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}U = C_{\mathrm{Au}} V \, \mathrm{d}T_s = \frac{4}{3}\pi a^3 C_{\mathrm{Au}} \, \mathrm{d}(\delta T_s)

puisque \delta T_s(t) = T_s(t) - T_0 avec T_0 constant, d'où \mathrm{d}T_s = \mathrm{d}(\delta T_s).

Le bilan énergétique pour la nanosphère entre t et t+\mathrm{d}t traduit les échanges d'énergie avec l'extérieur (absorption du faisceau laser et conduction vers le milieu) :

\mathrm{d}U = \delta Q = \left( P_{\mathrm{abs}}(t) - P_{\mathrm{sph}\to\mathrm{milieu}}(t) \right) \mathrm{d}t

En utilisant l'expression admise pour le régime variable (d'après la question Q16) :

P_{\mathrm{sph}\to\mathrm{milieu}}(t) = 4\pi a \kappa \, \delta T_s(t)

il vient :

\frac{4}{3}\pi a^3 C_{\mathrm{Au}} \frac{\mathrm{d}(\delta T_s)}{\mathrm{d}t} = P_{\mathrm{abs}}(t) - 4\pi a \kappa \, \delta T_s(t)

En regroupant les termes en \delta T_s(t) et en divisant l'ensemble de l'équation par 4\pi a \kappa, on obtient :

\delta T_s(t) + \frac{a^2 C_{\mathrm{Au}}}{3\kappa} \frac{\mathrm{d}(\delta T_s)}{\mathrm{d}t} = \frac{P_{\mathrm{abs}}(t)}{4\pi\kappa a}

Cette équation est bien de la forme attendue :

\begin{aligned} \delta T_s(t) + \tau \frac{\mathrm{d}(\delta T_s)}{\mathrm{d}t} = \frac{P_{\mathrm{abs}}(t)}{4\pi\kappa a} \end{aligned}

avec :

\boxed{\tau = \frac{a^2 C_{\mathrm{Au}}}{3\kappa}}

Vérification de la dimension de \tau :

  • [a] = \mathrm{L} ;
  • [C_{\mathrm{Au}}] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}\cdot\mathrm{T}^{-2}\cdot\Theta^{-1} (car une capacité thermique volumique s'exprime en \mathrm{J}\cdot\mathrm{K}^{-1}\cdot\mathrm{m}^{-3}) ;
  • [\kappa] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-3}\cdot\Theta^{-1} (car une conductivité s'exprime en \mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-1}\cdot\mathrm{K}^{-1} = \mathrm{J}\cdot\mathrm{s}^{-1}\cdot\mathrm{m}^{-1}\cdot\mathrm{K}^{-1}).

Par quotient :

[\tau] = \frac{\mathrm{L}^2 \times (\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}\cdot\mathrm{T}^{-2}\cdot\Theta^{-1})}{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-3}\cdot\Theta^{-1}} = \frac{\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{T}^{-3}} = \mathrm{T}

La constante \tau est donc bien homogène à un temps.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde à distinguer rigoureusement les notations d et delta dans le bilan d'énergie.

« Attention toutefois à ne pas confondre les notations d et δlors de la réalisation des bilans énergétiques idoines. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : régime sinusoïdal forcé, constante de temps

Justifier que la température se met sous la forme approchée :

Voir l'indice

Calculer la valeur numérique de la constante de temps \tau de la sphère et la comparer à la période d'excitation 2\pi/\Omega pour vérifier que \Omega\tau \ll 1.

Voir la stratégie
  1. Évaluer numériquement la constante de temps thermique \tau établie à la question Q17 ainsi que le produit adimensionnel \Omega\tau.
  2. En déduire le comportement de la réponse en régime sinusoïdal forcé à pulsation \Omega (analogie avec un filtre passe-bas du premier ordre).
  3. Exprimer \delta T_s(t) puis T_s(t) = T_0 + \delta T_s(t).
Voir la réponse courte

Condition \Omega\tau \ll 1 : la dérivée temporelle est négligeable et la nanosphère suit instantanément la modulation de puissance.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, l'élévation de température \delta T_s(t) obéit à l'équation différentielle :

\delta T_s(t) + \tau \frac{\mathrm{d}(\delta T_s)}{\mathrm{d}t} = \frac{P_0}{4\pi\kappa a}\left(1 + \cos(\Omega t)\right), \quad \text{avec} \quad \tau = \frac{a^2 C_{\mathrm{Au}}}{3\kappa}.

Calculons numériquement la constante de temps \tau avec a = 10\text{ nm} = 1{,}0 \times 10^{-8}\text{ m}, C_{\mathrm{Au}} = 2{,}5 \times 10^6\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-3} et \kappa = 0{,}6\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} :

\tau = \frac{(1{,}0 \times 10^{-8})^2 \times 2{,}5 \times 10^6}{3 \times 0{,}6} \simeq 1{,}4 \times 10^{-10}\text{ s} = 0{,}14\text{ ns}.

La pulsation de modulation vaut \Omega = 2\pi \times 700\text{ kHz} \simeq 4{,}4 \times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}. Le terme adimensionnel \Omega\tau s'élève à :

\Omega\tau = 4{,}4 \times 10^6 \times 1{,}4 \times 10^{-10} \simeq 6{,}1 \times 10^{-4} \ll 1.

Par linéarité, la solution en régime forcé établi est la somme d'une composante continue et d'une composante sinusoïdale de pulsation \Omega :

\delta T_s(t) = \frac{P_0}{4\pi\kappa a}\left(1 + \frac{\cos(\Omega t - \varphi)}{\sqrt{1 + (\Omega\tau)^2}}\right), \quad \text{avec} \quad \tan\varphi = \Omega\tau.

Puisque \Omega\tau \ll 1, on a :

\sqrt{1 + (\Omega\tau)^2} \simeq 1 \quad \text{et} \quad \varphi \simeq 0,

ce qui équivaut à négliger le terme dérivé \tau \frac{\mathrm{d}(\delta T_s)}{\mathrm{d}t} devant \delta T_s(t) dans l'équation différentielle.

Par suite, \delta T_s(t) \simeq \frac{P_0}{4\pi\kappa a}(1 + \cos(\Omega t)). Sachant que T_s(t) = T_0 + \delta T_s(t), on obtient bien :

\boxed{T_s(t) = T_0 + \frac{P_0}{4\pi\kappa a}(1 + \cos(\Omega t))}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait comparer la période du forçage avec le temps caractéristique d'évolution du système.

« L’enjeu de cette question a rarement été saisi : il s’agissait de comparer la période du terme de forçage et le temps caractéristique d’évolution du système. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : valeur moyenne, flux thermique

Donner l'expression de l'élévation moyenne de la température de la surface de la sphère et calculer sa valeur.

Voir l'indice

Prendre la moyenne temporelle de l'expression de T_s(t) en remarquant que la moyenne de la fonction cosinus sur une période est nulle.

Voir la réponse courte

Moyenne temporelle du cosinus nulle : \overline{\delta T_s} = \frac{P_0}{4\pi\kappa a}, puis évaluation numérique directe.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q18, l'élévation instantanée de la température de surface de la nanosphère s'écrit :

\delta T_s(t) = T_s(t) - T_0 = \frac{P_0}{4\pi\kappa a}\left(1 + \cos(\Omega t)\right)

La valeur moyenne temporelle d'un terme sinusoïdal sur une période étant nulle (\langle \cos(\Omega t) \rangle = 0), l'élévation moyenne de température s'obtient directement par :

\overline{\delta T_s} = \langle \delta T_s(t) \rangle = \frac{P_0}{4\pi\kappa a}
\boxed{\overline{\delta T_s} = \frac{P_0}{4\pi\kappa a}}

Application numérique : Avec les grandeurs fournies :

  • P_0 = 0{,}375\text{ }\mu\text{W} = 3{,}75 \times 10^{-7}\text{ W} ;
  • \kappa = 0{,}6\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • a = 10\text{ nm} = 1{,}0 \times 10^{-8}\text{ m}.

On obtient :

\begin{aligned} \overline{\delta T_s} &= \frac{3{,}75 \times 10^{-7}}{4\pi \times 0{,}6 \times 1{,}0 \times 10^{-8}} \simeq 4{,}97\text{ K} \end{aligned}
\boxed{\overline{\delta T_s} \simeq 5{,}0\text{ K}}

Résultat

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II.D · Température du gel autour de la sphère

Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : longueur de diffusion, diffusion thermique

Interpréter physiquement la constante et citer un autre domaine de la physique où l'on rencontre une situation similaire.

Voir l'indice

Identifier r_{\mathrm{th}} comme une longueur d'atténuation ou d'amortissement de l'onde thermique diffusive, analogue à l'épaisseur de peau en électromagnétisme dans un conducteur ohmique.

Voir la réponse courte

Longueur d'atténuation caractéristique de l'onde thermique périodique, analogue à l'épaisseur de peau en électromagnétisme.

Voir le corrigé complet

La solution de l'équation de la diffusion pour la température dans le gel fait apparaître un terme modulé spatialement et temporellement :

\exp\left(-\frac{r-a}{r_{\mathrm{th}}}\right)\cos\left(\Omega t - \frac{r-a}{r_{\mathrm{th}}}\right)

avec

r_{\mathrm{th}} = \sqrt{\frac{2\kappa}{\Omega C_g}} = \sqrt{\frac{2D}{\Omega}}

où D = \kappa / C_g désigne la diffusivité thermique du gel.

  • Interprétation physique : La constante r_{\mathrm{th}} représente la longueur de diffusion thermique (ou épaisseur de peau thermique) de l'onde thermique oscillante à la pulsation \Omega. Elle caractérise la distance à partir de la surface (r - a) sur laquelle l'amplitude des oscillations temporelles de température est divisée par \mathrm{e}. Pour des distances r - a \gg r_{\mathrm{th}}, les oscillations de température sont totalement amorties et le milieu n'est sensible qu'au champ moyen stationnaire.
  • Autre domaine de la physique : On retrouve une équation de diffusion rigoureusement identique et une solution de même forme en électromagnétisme dans les conducteurs ohmiques : il s'agit de l'effet de peau (ou effet Kelvin), où le champ électromagnétique pénètre dans le métal sur une profondeur caractéristique

    \delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma \omega}}

    (avec \gamma la conductivité électrique et \omega la pulsation de l'onde).

Voir ce qu'a relevé le jury

Une analyse dimensionnelle montrait que la grandeur rth ne désignait pas une résistance thermique.

« Signalons toutefois que la notation rth ne désigne pas nécessairement une résistance thermique ! Une brève analyse dimensionnelle permet de s’en convaincre dans le cas présent. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : condition aux limites, diffusion thermique

Établir l'expression de la constante en fonction de et .

Voir l'indice

Évaluer l'expression admise T(r,t) en surface r=a et la confronter à l'expression de T_s(t) obtenue à la question 18.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de continuité de la température à l'interface gel-nanoparticule en r = a : T(a^+, t) = T_s(t).
  2. Évaluer la forme générale de la température dans le gel T(r, t) en r = a.
  3. Identifier terme à terme avec l'expression de la température de surface T_s(t) obtenue à la question Q18 pour en déduire \alpha.
Voir la réponse courte

Continuité du flux en surface r = a en exploitant la limite a \ll r_{\mathrm{th}} pour identifier \alpha = \frac{P_0}{4\pi\kappa}.

Voir le corrigé complet

Le contact thermique entre la nanosphère et le gel étant supposé parfait, la température est continue à l'interface r = a :

T(a, t) = T_s(t)

En évaluant en r = a l'expression admise de la température dans le gel, on obtient :

\begin{aligned} T(a, t) &= T_0 + \frac{\alpha}{a}\left( 1 + \exp(0)\cos(\Omega t - 0) \right) \\ &= T_0 + \frac{\alpha}{a}\left(1 + \cos(\Omega t)\right) \end{aligned}

Or, d'après le résultat de la question Q18, la température de surface de la sphère s'écrit :

T_s(t) = T_0 + \frac{P_0}{4\pi\kappa a}(1 + \cos(\Omega t))

Par identification directe pour tout instant t, il vient :

\frac{\alpha}{a} = \frac{P_0}{4\pi\kappa a}

Soit finalement :

\boxed{\alpha = \frac{P_0}{4\pi\kappa}}

Résultat

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : valeur moyenne, intégration spatiale

En considérant que , déterminer l'expression de l'élévation moyenne de la température du milieu contenu dans une sphère de rayon autour de la nanoparticule, la moyenne étant effectuée sur le temps puis sur le volume de la sphère de rayon . L'exprimer en fonction de , et de (voir question 19). Évaluer numériquement .

Voir l'indice

Prendre la moyenne temporelle de T(r,t)-T_0 pour éliminer le terme oscillant, puis intégrer l'expression radiale 1/r en coordonnées sphériques sur le volume de rayon r_{\mathrm{th}}.

Voir la stratégie
  1. Effectuer d'abord la moyenne temporelle de l'élévation locale de température T(r, t) - T_0 sur une période 2\pi/\Omega.
  2. Intégrer cette moyenne temporelle sur le volume du milieu (gel) compris entre la surface de la nanosphère (r = a) et la sphère de rayon r_{\mathrm{th}}, puis diviser par le volume correspondant en utilisant l'approximation a \ll r_{\mathrm{th}}.
  3. Exprimer le résultat en fonction de \overline{\delta T_s} et calculer numériquement r_{\mathrm{th}} puis \overline{\delta T}.
Voir la réponse courte

Intégration temporelle puis spatiale de \delta T(r) sur la sphère de rayon r_{\mathrm{th}} : \overline{\delta T} = \frac{3}{2}\frac{a}{r_{\mathrm{th}}}\overline{\delta T_s}.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression fournie pour T(r, t) et le résultat de la question Q21 (\alpha = a\,\overline{\delta T_s}), l'élévation locale de température s'écrit :

T(r, t) - T_0 = \frac{\alpha}{r}\left(1 + \exp\left(-\frac{r-a}{r_{\mathrm{th}}}\right)\cos\left(\Omega t - \frac{r-a}{r_{\mathrm{th}}}\right)\right)

La moyenne temporelle sur une période du terme en cosinus étant nulle (\langle \cos(\Omega t - \varphi) \rangle_t = 0), l'élévation moyenne temporelle en tout point ne dépend que de r :

\langle T(r, t) - T_0 \rangle_t = \frac{\alpha}{r}

Calculons à présent la moyenne spatiale de cette grandeur sur le volume V du gel contenu dans la sphère de rayon r_{\mathrm{th}}, soit pour a \leqslant r \leqslant r_{\mathrm{th}} :

V = \int_a^{r_{\mathrm{th}}} 4\pi r^2\,\mathrm{d}r = \frac{4}{3}\pi\left(r_{\mathrm{th}}^3 - a^3\right) \underset{a \ll r_{\mathrm{th}}}{\simeq} \frac{4}{3}\pi r_{\mathrm{th}}^3

L'intégrale sur ce volume vaut :

\begin{aligned} I &= \int_a^{r_{\mathrm{th}}} \langle T(r, t) - T_0 \rangle_t \times 4\pi r^2\,\mathrm{d}r \\ &= 4\pi \alpha \int_a^{r_{\mathrm{th}}} r\,\mathrm{d}r = 2\pi\alpha\left(r_{\mathrm{th}}^2 - a^2\right) \underset{a \ll r_{\mathrm{th}}}{\simeq} 2\pi\alpha r_{\mathrm{th}}^2 \end{aligned}

L'élévation moyenne \overline{\delta T} est donc donnée par :

\overline{\delta T} = \frac{I}{V} \simeq \frac{2\pi\alpha r_{\mathrm{th}}^2}{\frac{4}{3}\pi r_{\mathrm{th}}^3} = \frac{3}{2}\frac{\alpha}{r_{\mathrm{th}}}

Sachant que d'après la question Q19, \overline{\delta T_s} = \frac{\alpha}{a}, il vient :

\boxed{\overline{\delta T} = \frac{3}{2}\frac{a}{r_{\mathrm{th}}}\,\overline{\delta T_s}}

Application numérique :

  • Pulsation de modulation : \Omega = 2\pi \times 700\times 10^3 = 4{,}40\times 10^6\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.
  • Longueur de diffusion thermique :

    r_{\mathrm{th}} = \sqrt{\frac{2\kappa}{\Omega C_g}} = \sqrt{\frac{2 \times 0{,}6}{4{,}40\times 10^6 \times 4{,}2\times 10^6}} \simeq 2{,}55\times 10^{-7}\text{ m} = 255\text{ nm}

    On vérifie bien que a = 10\text{ nm} \ll r_{\mathrm{th}} = 255\text{ nm} (a/r_{\mathrm{th}} \simeq 0{,}039).

  • Élévation moyenne de température :

    \overline{\delta T} = \frac{3}{2} \times \frac{10\times 10^{-9}}{2{,}55\times 10^{-7}} \times 4{,}97\text{ K} \simeq 0{,}29\text{ K}
\boxed{\overline{\delta T} \simeq 0{,}29\text{ K}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le moyennage spatial était technique et peu de candidats ont réussi à le mener à bien.

« Si le calcul de la moyenne temporelle a semblé classique, l’opération de moyennage dans l’espace était beaucoup plus technique et peu nombreux sont les candidats qui s’en sont sortis. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : interféromètre de michelson, chemin optique, indice de réfraction

Proposer une technique permettant de révéler les variations faibles de l'indice optique du gel induites par cette variation de température.

Voir l'indice

Penser à une méthode optique exploitant le déphasage induit par la variation thermique d'indice \mathrm{d}n/\mathrm{d}T (interférométrie, microscopie à contraste de phase ou effet mirage/lentille thermique).

Voir la stratégie
  1. Identifier l'effet physique reliant température et optique (effet thermo-optique : variation de l'indice optique \Delta n \approx \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}T}\Delta T).
  2. Proposer un dispositif optique ultrasensible à une variation locale d'indice ou de chemin optique (interférométrie ou effet de lentille thermique).
  3. Souligner l'intérêt de la modulation temporelle à la pulsation \Omega pour la détection (détection synchrone).
Voir la réponse courte

Utilisation d'un interféromètre (Michelson ou Mach-Zehnder) traduisant la variation thermique d'indice en déplacement de franges.

Voir le corrigé complet

L'élévation de température locale du gel entraîne, par effet thermo-optique, une variation locale de son indice de réfraction :

\Delta n(r,t) = \left(\frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}T}\right) \delta T(r,t).

Pour de l'eau, \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}T} \approx -10^{-4}\text{ K}^{-1}, de sorte que pour \overline{\delta T} \approx 0{,}3\text{ K} (établi à la question Q22), la variation d'indice est extrêmement faible : |\Delta n| \sim 3 \times 10^{-5}.

Plusieurs techniques optiques permettent de mettre en évidence de si faibles variations :

1. La méthode de la lentille thermique / microscopie photothermique (technique de référence) :

  • On superpose au faisceau laser de pompe (qui chauffe la particule à la pulsation \Omega) un second faisceau laser continu, dit faisceau sonde, dont la longueur d'onde n'est pas absorbée par la nanoparticule.
  • Le gradient radial d'indice \frac{\partial n}{\partial r} autour de la particule se comporte comme une microlentille divergente (car \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}T} < 0). Cette « lentille thermique » défocalise et diffuse le faisceau sonde.
  • La puissance transmise par le faisceau sonde à travers un diaphragme (ou collectée sur un photodétecteur) présente ainsi une composante modulée à la pulsation \Omega.

2. L'interférométrie optique (type Mach-Zehnder) :

  • Un faisceau sonde est séparé en deux voies : le faisceau de mesure traverse la zone échauffée et subit un déphasage \Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda_0}\int \Delta n\,\mathrm{d}z, tandis que le faisceau de référence n'est pas perturbé.
  • La recombinaison des deux faisceaux transforme la modulation de phase en modulation d'intensité lumineuse détectable.

Rôle clé de la détection synchrone : Dans les deux dispositifs, la modulation de l'échauffement à haute fréquence (\frac{\Omega}{2\pi} = 700\text{ kHz}) permet d'effectuer une détection synchrone (amplificateur à détection synchrone, ou lock-in) à la fréquence de référence \frac{\Omega}{2\pi}. Ce filtrage passe-bande extrêmement étroit élimine les bruits basse fréquence (bruit en 1/f, dérives thermiques ambiantes) et permet d'atteindre la sensibilité requise pour détecter la nanoparticule unique.

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury a valorisé les candidats ayant développé le principe des méthodes interférométriques ou de déviation d'un faisceau.

« Des méthodes interférométriques ou reposant sur une mesure de déviation d’un faisceau lumineux sont souvent mentionnées, à raison. Le jury a valorisé les candidats qui ont pris le temps de développer quelque peu le principe de ces méthodes. »

Source : rapport du jury CentraleSupélec 2021

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.