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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 MPI 2024

Restitution, transport et traitement numérique du son d'une guitare électrique

Le sujet en bref

Sujet moyen · Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Induction électromagnétique, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide · 17 incontournables · 29 questions de première année
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Ce sujet propose une étude complète de la chaîne audio d'une guitare électrique, depuis la capture de la vibration mécanique des cordes jusqu'au traitement numérique du signal audio. Il aborde de manière très équilibrée l'induction de Neumann (capteur électromagnétique), la modélisation électrique passe-bas résonante du micro avec détermination expérimentale des composants, la propagation guidée en mode transverse électromagnétique (TEM) dans un câble coaxial, ainsi que la numérisation (CAN flash et architecture pipeline) complétée par un algorithme d'effet audio en Python. Très progressif, réaliste et représentatif des attendus des concours, ce sujet constitue un excellent support de révision couvrant de vastes pans du programme de deuxième année.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,45/20)
Temps estimé
≈ 3 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

17 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

34 questions rapides et accessibles · 5 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (34) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (5) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé, ambiguïté
  • Erreur d'énoncé

    L'expression demandée en Q35 comporte une coquille de notation : la présence du terme oscillant \cos(\omega t - kz) correspond au champ instantané réel E(r, z, t) et non à l'amplitude spatiale E_0(r) introduite en Q33.

  • Erreur d'énoncé

    Sur le schéma de la figure 10, la sortie de la porte OU (porte 2) est étiquetée par erreur b_2 au lieu du bit de poids faible b_0 demandé dans la table de vérité de la question Q42.

  • Ambiguïté

    Le texte de la question Q25 mentionne une courbe en fonction de la pulsation \omega, alors que l'axe des abscisses de la figure 8 est en réalité gradué en fréquence f (en Hz).

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

48 questions
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Partie I : Microphone

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : loi de faraday, flux magnétique

Justifier qualitativement l'apparition d'une force électromotrice dans la bobine lorsqu'une corde vibre.

Voir l'indice

La vibration de la corde en matériau ferromagnétique modifie le champ magnétique dans l'espace, induisant une variation temporelle du flux magnétique à travers la bobine fixe (induction de Neumann).

Voir la réponse courte

La vibration de la corde aimantée fait varier le flux magnétique à travers la bobine, induisant une force électromotrice.

Voir le corrigé complet

Le phénomène à l'origine du signal électrique est l'induction électromagnétique :

  1. Aimantation de la corde : La corde, constituée d'un matériau ferromagnétique, acquiert une aimantation sous l'effet du champ magnétique créé par les aimants permanents du micro. Elle se comporte ainsi comme une source auxiliaire de champ magnétique (modélisée ici par un dipôle magnétique).
  2. Variation du champ magnétique : Lorsque la corde vibre, sa position relative par rapport au bobinage varie périodiquement dans le temps. Le champ magnétique total \vec{B} régnant au niveau de la bobine est donc modulé à la fréquence de vibration de la corde.
  3. Variation de flux et induction : Le circuit constitué par la bobine étant fixe dans le référentiel d'étude, la dépendance temporelle de \vec{B}(t) entraîne une variation temporelle du flux magnétique \Phi(t) à travers les spires de la bobine (\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t \neq 0).
  4. Apparition d'une force électromotrice : D'après la loi de Faraday, cette variation temporelle de flux induit une force électromotrice :

    \boxed{e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}}

    aux bornes de la bobine, convertissant ainsi l'onde mécanique en un signal électrique de même fréquence fondamentale.

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : loi de faraday, force électromotrice

Énoncer la loi de Faraday.

Voir l'indice

Exprimer la force électromotrice induite e(t) en fonction de la dérivée temporelle du flux magnétique total \Phi(t) embrassé par le circuit orienté.

Voir la réponse courte

Énoncé de la loi de Faraday : la force électromotrice induite est e = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}.

Voir le corrigé complet

Pour un circuit filiforme orienté \mathcal{C} s'appuyant sur une surface ouverte \mathcal{S}, toute variation au cours du temps du flux magnétique \Phi à travers le circuit donne naissance à une force électromotrice induite e donnée par :

\boxed{e = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}}

où :

  • \Phi = \displaystyle\iint_{\mathcal{S}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} désigne le flux du champ magnétique \vec{B} à travers la surface \mathcal{S} ;
  • le vecteur surface infinitésimal \mathrm{d}\vec{S} est orienté en cohérence avec le sens de parcours choisi sur le contour \mathcal{C} selon la règle de la main droite ;
  • le signe négatif traduit la loi de modération de Lenz : les effets induits s'opposent à la cause qui les a créés.

Résultat

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A · Mouvement vertical

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : flux magnétique, champ magnétique

Donner la définition du flux de à travers une spire de la bobine.

Voir l'indice

Écrire la définition générale du flux magnétique élémentaire \mathrm{d}\phi = \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} à travers une surface orientée s'appuyant sur le contour de la spire.

Voir la réponse courte

Définition du flux magnétique à travers une surface orientée : \Phi = \iint \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{S}.

Voir le corrigé complet

Soit \mathcal{C} le contour fermé orienté modélisant une spire de la bobine, et soit S une surface orientée quelconque s'appuyant sur ce contour.

Le flux magnétique \phi du champ \vec{B} à travers cette spire est défini par l'intégrale de surface :

\boxed{\phi = \iint_{S} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S}}

où :

  • \mathrm{d}\vec{S} = \vec{n} \, \mathrm{d}S est le vecteur surface élémentaire orienté localement par le vecteur unitaire normal \vec{n} ;
  • le sens de \vec{n} est relié à l'orientation du contour de la spire par la règle de la main droite (ou du tire-bouchon) ;
  • le flux magnétique s'exprime en webers (\mathrm{Wb} = \mathrm{T} \cdot \mathrm{m}^2 = \mathrm{V} \cdot \mathrm{s}).

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : flux magnétique, dipôle magnétique

On oriente la spire dans le sens direct (indiqué sur le schéma plus haut), et on rappelle que l'élément de surface infinitésimal à rayon constant en coordonnées sphériques s'écrit . Montrer que le flux du champ à travers une spire vaut :

Voir l'indice

Calculer le flux en intégrant sur une calotte sphérique de rayon r = \sqrt{R^2 + z^2} et de demi-angle au sommet \theta_0 tel que \sin\theta_0 = R/r, ou en intégrant directement le champ dipolaire.

Voir la stratégie
  1. Comme le champ magnétique est à flux conservatif (\mathrm{div}\,\vec{B} = 0), le flux à travers la spire plane est égal au flux à travers toute surface s'appuyant sur ce même contour, en particulier une calotte sphérique centrée sur le dipôle.
  2. Sur cette calotte, le rayon est constant : r = \sqrt{R^2 + z^2}, ce qui simplifie considérablement le calcul car seule la composante radiale B_r contribue.
  3. Il ne reste alors qu'à intégrer sur l'angle azimutal \phi \in [0, 2\pi] et sur l'angle polaire \theta \in [0, \theta_{\max}], où \sin\theta_{\max} = \frac{R}{r}.
Voir la réponse courte

Intégration du champ dipolaire sur la calotte sphérique délimitée par la spire pour obtenir le flux.

Voir le corrigé complet

Le champ magnétique étant à divergence nulle (\mathrm{div}\,\vec{B} = 0), son flux est conservatif. Le flux de \vec{B} à travers la spire circulaire (disque plan \mathcal{D}) est donc identique au flux à travers une calotte sphérique \mathcal{S} centrée sur l'aimant (origine du repère sphérique) et s'appuyant sur la spire.

Pour tout point situé sur la spire de rayon R à la distance axiale z du dipôle, la distance à l'aimant est constante :

r = \sqrt{R^2 + z^2}

Le demi-angle au sommet \theta_{\max} du cône sous-tendant la spire vérifie :

\sin\theta_{\max} = \frac{R}{r} = \frac{R}{\sqrt{R^2 + z^2}}

Sur la calotte sphérique \mathcal{S}, le vecteur surface élémentaire s'écrit :

\mathrm{d}\vec{S} = r^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\phi\,\vec{e}_r

Le flux élémentaire fait uniquement intervenir la composante radiale de \vec{B} :

\begin{aligned} \mathrm{d}\phi &= \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = B_r\,r^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\phi \\ &= \left(\frac{\mu_0 M \cos\theta}{2\pi r^3}\right) r^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\phi \\ &= \frac{\mu_0 M}{2\pi r} \cos\theta\sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\phi \end{aligned}

En intégrant sur la calotte sphérique, pour \phi \in [0, 2\pi] et \theta \in [0, \theta_{\max}] :

\begin{aligned} \phi &= \frac{\mu_0 M}{2\pi r} \left(\int_0^{2\pi} \mathrm{d}\phi\right) \left(\int_0^{\theta_{\max}} \sin\theta\cos\theta\,\mathrm{d}\theta\right) \\ &= \frac{\mu_0 M}{2\pi r} \times 2\pi \times \left[ \frac{1}{2}\sin^2\theta \right]_0^{\theta_{\max}} \\ &= \frac{\mu_0 M}{2r} \sin^2\theta_{\max} \end{aligned}

En remplaçant r = \sqrt{R^2 + z^2} et \sin\theta_{\max} = \frac{R}{\sqrt{R^2 + z^2}} :

\phi = \frac{\mu_0 M}{2\sqrt{R^2 + z^2}} \left(\frac{R}{\sqrt{R^2 + z^2}}\right)^2
\boxed{\phi = \frac{\mu_0 M}{2\left(R^2 + z^2\right)^{\frac{3}{2}}} R^2}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : loi de faraday, force électromotrice

En déduire l'expression de la force électromotrice, , induite dans toute la bobine.

Voir l'indice

Relier la force électromotrice de l'ensemble de la bobine de N spires au flux total par e(t) = -N\,\frac{\mathrm{d}\phi}{\mathrm{d}t} = -N\,\frac{\mathrm{d}\phi}{\mathrm{d}z}\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}.

Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de \phi(z(t)) par règle de dérivation en chaîne : e = -N \frac{\mathrm{d}\phi}{\mathrm{d}z}\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}.

Voir le corrigé complet

La bobine est modélisée par l'empilement de N spires identiques et coaxiales de rayon R. Le flux total \Phi du champ magnétique à travers l'ensemble de la bobine s'obtient par sommation sur les N spires :

\Phi(t) = N\,\phi(t) = \frac{\mu_0 N M R^2}{2\left(R^2 + z(t)^2\right)^{3/2}}

D'après la loi de Faraday énoncée à la question Q2, la force électromotrice induite e(t) vaut :

e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = -N\,\frac{\mathrm{d}\phi}{\mathrm{d}z}\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

En dérivant le flux \phi(z) par rapport à la coordonnée z :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\phi}{\mathrm{d}z} &= \frac{\mu_0 M R^2}{2} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}z}\left(R^2 + z^2\right)^{-3/2} \\ &= \frac{\mu_0 M R^2}{2} \left(-\frac{3}{2}\right) (2z)\left(R^2 + z^2\right)^{-5/2} \\ &= -\frac{3\mu_0 M R^2 z}{2\left(R^2 + z^2\right)^{5/2}} \end{aligned}

En réinjectant cette expression dans la loi de Faraday, les deux signes négatifs se compensent, ce qui conduit à :

\boxed{e(t) = \frac{3\mu_0 N M R^2 z(t)}{2\left(R^2 + z(t)^2\right)^{5/2}} \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}(t)}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : force électromotrice, ordre de grandeur

On considère une vibration sinusoïdale de l'aimant autour de la position , d'amplitude et à la fréquence . Évaluer numériquement l'ordre de grandeur de . On prendra , et .

Voir l'indice

Dériver z(t) = \bar{z} + z_0 \cos(2\pi f t) pour exprimer la vitesse, évaluer numériquement la dérivée spatiale du flux en \bar{z} et estimer l'amplitude de e(t).

Voir la stratégie
  1. Modéliser la vibration sinusoïdale de l'aimant sous la forme z(t) = \bar{z} + z_0 \cos(2\pi f t) afin d'en déduire l'amplitude de la vitesse \left(\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}\right)_{\!\max} = 2\pi f z_0.
  2. L'amplitude de vibration z_0 = 1\text{ mm} restant petite devant R = 1\text{ cm} et \bar{z} = 5\text{ mm}, évaluer le préfacteur spatial en z \approx \bar{z} pour obtenir l'ordre de grandeur de l'amplitude e_0 de la force électromotrice.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de l'amplitude de e à partir des grandeurs données et de la vitesse maximale z_0 2\pi f.

Voir le corrigé complet

Le mouvement sinusoïdal de l'aimant autour de sa position d'équilibre \bar{z} s'écrit :

z(t) = \bar{z} + z_0 \cos(2\pi f t)

d'où une vitesse de déplacement :

\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}(t) = - 2\pi f z_0 \sin(2\pi f t)

L'amplitude de la vitesse vaut :

v_0 = 2\pi f z_0

D'après la question Q5, la force électromotrice induite s'exprime par :

e(t) = \frac{3\mu_0 N M R^2 z(t)}{2(R^2 + z(t)^2)^{5/2}} \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}(t)

Comme z_0 < \bar{z} < R, on évalue l'ordre de grandeur de l'amplitude e_0 de cette fem en évaluant le terme géométrique en z \approx \bar{z} :

e_0 \approx \frac{3\mu_0 N M R^2 \bar{z}}{2(R^2 + \bar{z}^2)^{5/2}} \, 2\pi f z_0

Effectuons l'application numérique avec les grandeurs fournies :

  • \mu_0 = 4\pi \cdot 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}
  • N = 5000
  • M = 1 \cdot 10^{-3}\text{ A}\cdot\text{m}^2
  • R = 1\text{ cm} = 10^{-2}\text{ m}
  • \bar{z} = 5\text{ mm} = 5 \cdot 10^{-3}\text{ m}
  • z_0 = 1\text{ mm} = 10^{-3}\text{ m}
  • f = 500\text{ Hz}

On a :

\begin{aligned} R^2 + \bar{z}^2 &= 1{,}0 \cdot 10^{-4} + 0{,}25 \cdot 10^{-4} = 1{,}25 \cdot 10^{-4}\text{ m}^2 \\ (R^2 + \bar{z}^2)^{5/2} &= (1{,}25 \cdot 10^{-4})^{5/2} \approx 1{,}75 \cdot 10^{-10}\text{ m}^5 \\ v_0 &= 2\pi \times 500 \times 10^{-3} = \pi \approx 3{,}14\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

Ce qui donne pour le terme géométrique :

\frac{3\mu_0 N M R^2 \bar{z}}{2(R^2 + \bar{z}^2)^{5/2}} = \frac{3 \times (4\pi \cdot 10^{-7}) \times 5000 \times 10^{-3} \times 10^{-4} \times (5 \cdot 10^{-3})}{2 \times 1{,}75 \cdot 10^{-10}} \approx 2{,}7 \cdot 10^{-2}\text{ V}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1}

On en déduit l'amplitude de la fem induite :

e_0 \approx 2{,}7 \cdot 10^{-2} \times 3{,}14 \approx 8{,}5 \cdot 10^{-2}\text{ V} = 85\text{ mV}

L'ordre de grandeur de la fem induite est donc de l'ordre du dixième de volt :

\boxed{e \sim 10^{-1}\text{ V} \quad (\text{soit environ } 85\text{ mV})}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : linéarité, approximation des petits mouvements

La réponse du micro est-elle linéaire ? Justifier à l'aide des valeurs numériques données à la question précédente.

Voir l'indice

Observer la dépendance non linéaire de \frac{\mathrm{d}\phi}{\mathrm{d}z} par rapport à z et vérifier si l'amplitude de vibration z_0 reste petite devant la distance caractéristique \bar{z}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de linéarité pour le transducteur : pour une vibration sinusoïdale de la corde à la pulsation \omega, la f.é.m. induite e(t) doit être purement sinusoïdale à la même pulsation \omega.
  2. Étudier le coefficient de proportionnalité g(z) entre e(t) et \dot{z}(t) issu de la question Q5 et calculer sa dérivée par rapport à z.
  3. Conclure sur la linéarité stricte versus la linéarité approchée à l'aide des valeurs numériques fournies (R = 10\text{ mm}, \bar{z} = 5\text{ mm}, z_0 = 1\text{ mm}).
Voir la réponse courte

Analyse de la linéarité : la dépendance en z est non linéaire, mais pour z_0 \ll \bar{z}, la réponse est quasi linéaire.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q5, la force électromotrice induite s'écrit sous la forme :

e(t) = g(z(t)) \, \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}(t) \quad \text{avec} \quad g(z) = \frac{3\mu_0 N M R^2}{2} \frac{z}{\left(R^2 + z^2\right)^{5/2}}

Pour que la réponse du micro soit strictement linéaire vis-à-vis de la vitesse de la corde, le coefficient g(z) devrait être indépendant de z, ce qui n'est pas le cas :

  • Au sens strict, la réponse n'est pas linéaire, car g(z) varie avec la position z(t) de la corde, ce qui engendre des harmoniques supérieures dans le spectre de e(t).

Examinons la sensibilité de g(z) autour de la position d'équilibre \bar{z}. La dérivée de g(z) par rapport à z vaut :

\frac{\mathrm{d}g}{\mathrm{d}z} = \frac{3\mu_0 N M R^2}{2} \cdot \frac{(R^2 + z^2)^{5/2} - z \cdot \frac{5}{2}(2z)(R^2 + z^2)^{3/2}}{(R^2 + z^2)^5} = \frac{3\mu_0 N M R^2}{2} \cdot \frac{R^2 - 4z^2}{(R^2 + z^2)^{7/2}}

Cette dérivée s'annule exactement pour :

z_{\text{ext}} = \frac{R}{2}

Or, d'après les données numériques :

R = 10\text{ mm} \implies \frac{R}{2} = 5\text{ mm} = \bar{z}

La position d'équilibre \bar{z} correspond donc précisément à un extremum (maximum) de la fonction g(z), où sa dérivée première s'annule :

g'(\bar{z}) = 0

Par conséquent, au voisinage de \bar{z}, la variation de g(z) n'intervient qu'au deuxième ordre en (z - \bar{z}) :

g(z) \simeq g(\bar{z}) + \frac{1}{2} g''(\bar{z}) \, (z - \bar{z})^2

Évaluons numériquement l'écart relatif maximal pour z \in [\bar{z} - z_0, \bar{z} + z_0] = [4\text{ mm}, 6\text{ mm}] en posant h(z) = \frac{z}{(R^2+z^2)^{5/2}} :

\begin{aligned} h(5\text{ mm}) &= \frac{5}{(100 + 25)^{5/2}} \approx 2{,}86 \cdot 10^{-5}\text{ mm}^{-4} \\ h(4\text{ mm}) &= \frac{4}{(100 + 16)^{5/2}} \approx 2{,}76 \cdot 10^{-5}\text{ mm}^{-4} \\ h(6\text{ mm}) &= \frac{6}{(100 + 36)^{5/2}} \approx 2{,}78 \cdot 10^{-5}\text{ mm}^{-4} \end{aligned}

L'écart relatif maximal est de :

\frac{h(5) - h(4)}{h(5)} \approx \frac{2{,}86 - 2{,}76}{2{,}86} \approx 3{,}5\,\%
\boxed{\text{Au sens strict, la réponse n'est pas linéaire, mais en pratique elle est quasi-linéaire (écart inférieur à } 4\,\% \text{)}.}

Résultat

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B · Étude du mouvement horizontal

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : coordonnée polaire, élément de surface

Rappeler l'expression de l'élément de surface infinitésimal en coordonnées polaires.

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Exprimer l'élément d'aire en repère polaire plan sous la forme d'un produit des déplacements élémentaires radial et orthoradial.

Voir la réponse courte

Expression de l'élément d'aire en coordonnées polaires planes : \mathrm{d}S = r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta.

Voir le corrigé complet

Dans le plan (O, \vec{e}_x, \vec{e}_y), un déplacement élémentaire en coordonnées polaires (r, \theta) s'écrit :

\mathrm{d}\vec{OM} = \mathrm{d}r\,\vec{e}_r + r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_\theta

L'élément de surface élémentaire correspond à l'aire du rectangle infinitésimal délimité par des variations \mathrm{d}r et \mathrm{d}\theta :

\boxed{\mathrm{d}S = r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta}

Compte tenu de l'orientation directe de la spire choisie selon +\vec{e}_z, l'élément de surface orienté s'écrit :

\mathrm{d}\vec{S} = r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_z

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : flux magnétique, intégrale double

Exprimer, , le flux du vecteur à travers une spire sous forme d'une intégrale double, on prendra soin d'expliciter les bornes d'intégration.

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Projeter le champ magnétique sur la normale unitaire \vec{e}_z et intégrer pour r \in [0, R] et \theta \in [0, 2\pi].

Voir la réponse courte

Écriture intégrale du flux sur le disque de la spire : \phi = \int_0^R r\,\mathrm{d}r\int_0^{2\pi} B_z(r,\theta,y)\,\mathrm{d}\theta.

Voir le corrigé complet

La spire délimite un disque plan de rayon R, situé dans le plan z = 0 et centré à l'origine O. Orientée selon la règle de la main droite (sens trigonométrique dans le plan (Oxy), d'après les figures 2 et 3), le vecteur surface élémentaire s'écrit, d'après le résultat de la question précédente :

\mathrm{d}\vec{S} = r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_z

Le flux magnétique \phi du champ \vec{B} à travers cette surface s'exprime donc par l'intégrale double :

\phi = \iint_{\mathcal{S}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_{\mathcal{S}} B_z(r,\theta,y)\,r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta

En explicitant les bornes d'intégration sur le disque délimité par la spire (r variant de 0 à R et \theta variant de 0 à 2\pi), on obtient :

\boxed{\phi = \int_{0}^{2\pi} \int_{0}^{R} B_z(r, \theta, y)\, r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta}

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : intégration numérique, méthode des rectangles

Cette intégrale n'a pas d'expression explicite à l'aide des fonctions usuelles, on choisit de l'évaluer numériquement. Rappeler le principe de la méthode des rectangles.

Voir l'indice

Rappeler la discrétisation d'un domaine d'intégration en pavés élémentaires et l'approximation de l'intégrale par une somme pondérée par les aires des rectangles.

Voir la réponse courte

Approximation de l'intégrale d'une fonction par une somme d'aires de rectangles de largeur le pas d'échantillonnage.

Voir le corrigé complet

Le principe de la méthode des rectangles pour évaluer numériquement une intégrale simple \displaystyle I = \int_a^b f(x)\,\mathrm{d}x repose sur les étapes suivantes :

  1. On discrétise l'intervalle [a, b] en N sous-intervalles de même largeur (le pas de discrétisation) :

    h = \frac{b - a}{N}, \quad \text{avec les points } x_k = a + k\,h \quad (k \in \{0, \dots, N\}).
  2. Sur chaque sous-intervalle [x_k, x_{k+1}], on approxime la fonction f par une constante, égale à sa valeur en un point du sous-intervalle, par exemple l'extrémité gauche x_k (méthode des rectangles à gauche).
  3. L'intégrale est alors approchée par la somme des aires algébriques des rectangles de largeur h et de hauteur f(x_k) :
\boxed{\int_a^b f(x)\,\mathrm{d}x \approx h \sum_{k=0}^{N-1} f(x_k) = \frac{b - a}{N} \sum_{k=0}^{N-1} f\left(a + k\,\frac{b - a}{N}\right)}

Ce principe se généralise directement à une intégrale double sur un domaine rectangulaire [a, b] \times [c, d] (comme celle du flux de la question précédente) en maillant le domaine selon un quadrillage de pas h_r et h_\theta. L'intégrale est alors approchée par la somme des volumes élémentaires de parallélépipèdes de surface de base h_r\,h_\theta :

\iint_{[a,b]\times[c,d]} g(r, \theta)\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta \approx h_r\,h_\theta \sum_{i=0}^{N_r-1} \sum_{j=0}^{N_\theta-1} g(r_i, \theta_j).

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Python
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : intégration numérique, méthode des rectangles

On dispose d'une fonction Python B(r : float, theta : float, y : float) -> float qui prend en argument les coordonnées et d'un point du plan de la spire, ainsi que l'ordonnée de l'aimant, et qui renvoie la valeur de . Écrire une fonction phi(y : float) -> float qui prend en argument la position de l'aimant et qui renvoie la valeur du flux de à travers une spire.

Voir l'indice

Effectuer une double boucle imbriquée sur les coordonnées discrétisées r et \theta avec des pas \Delta r et \Delta\theta, en sommant les contributions B_z(r,\theta,y)\,r\,\Delta r\,\Delta\theta.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression intégrale du flux obtenue à la question Q9 : \phi(y) = \int_0^{2\pi} \int_0^R B_z(r, \theta, y)\, r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta.
  2. Discrétiser les intervalles d'intégration [0, R] et [0, 2\pi] en un nombre suffisant de pas \Delta r et \Delta\theta.
  3. Appliquer la méthode des rectangles en sommant les contributions élémentaires B_z(r_i, \theta_j, y)\, r_i\, \Delta r\, \Delta\theta, en prenant garde au facteur r issu de l'élément de surface.
Voir la réponse courte

Implémentation d'une double boucle pour évaluer l'intégrale double du champ magnétique par la méthode des rectangles.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, le flux du champ magnétique à travers une spire s'écrit :

\phi(y) = \int_0^{2\pi} \int_0^R B_z(r, \theta, y)\, r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta

On subdivise les intervalles d'intégration :

  • [0, R] en N_r intervalles de largeur \Delta r = \frac{R}{N_r}, avec les points d'évaluation r_i = \left(i + \frac{1}{2}\right) \Delta r pour i \in \{0, \dots, N_r-1\} (méthode du point milieu, ou r_i = i\,\Delta r pour les rectangles à gauche) ;
  • [0, 2\pi] en N_\theta intervalles de largeur \Delta \theta = \frac{2\pi}{N_\theta}, avec les points d'évaluation \theta_j = j\,\Delta\theta pour j \in \{0, \dots, N_\theta-1\}.

L'approximation du flux par la méthode des rectangles bidimensionnelle s'écrit alors :

\phi(y) \simeq \Delta r\,\Delta\theta \sum_{i=0}^{N_r-1} \sum_{j=0}^{N_\theta-1} B_z(r_i, \theta_j, y)\, r_i

Comme la fonction B(r, theta, y) prend des flottants en argument, on implémente cette somme à l'aide d'une double boucle :

import numpy as np

def phi(y: float) -> float:
    R = 0.01          # Rayon de la spire en m (1 cm, donnee de Q6)
    Nr = 100          # Nombre de pas selon r
    Ntheta = 100      # Nombre de pas selon theta

    dr = R / Nr
    dtheta = 2.0 * np.pi / Ntheta

    somme = 0.0
    for i in range(Nr):
        r = (i + 0.5) * dr  # Point milieu selon r
        for j in range(Ntheta):
            theta = j * dtheta
            somme += B(r, theta, y) * r

    return somme * dr * dtheta
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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : tracé python, programmation

Écrire un script Python qui affiche à l'écran l'allure de en fonction de , pour .

Voir l'indice

Créer une liste ou un tableau de valeurs pour y \in [-1\text{ cm}, 1\text{ cm}] avec la bibliothèque numpy et tracer le graphique avec matplotlib.pyplot.

Voir la stratégie
  1. Discrétiser l'intervalle [-1\text{ cm}, 1\text{ cm}] en mètres (unités du Système International) à l'aide de la fonction linspace de la bibliothèque numpy.
  2. Calculer la liste ou le tableau des valeurs de \phi(y) en appliquant la fonction phi définie à la question précédente à chaque point de la grille.
  3. Tracer la courbe à l'aide de matplotlib.pyplot, en renseignant les étiquettes des axes avec leurs unités et la grille.
Voir la réponse courte

Création d'une liste de valeurs de y, calcul des flux correspondants et tracé avec matplotlib.

Voir le corrigé complet

Pour utiliser les fonctions physiques en unités SI, la variable spatiale y doit être exprimée en mètres :

-1\text{ cm} \leqslant y \leqslant 1\text{ cm} \iff -0{,}01\text{ m} \leqslant y \leqslant 0{,}01\text{ m}

Le script Python complet est le suivant :

import numpy as np
import matplotlib.pyplot as plt

# Discretisation de y entre -1 cm et 1 cm (en metres pour le systeme SI)
y_vals = np.linspace(-0.01, 0.01, 200)

# Evaluation du flux pour chaque position y via la fonction phi de la Q11
phi_vals = [phi(y) for y in y_vals]

# Affichage du flux en fonction de y (en cm pour une lecture directe)
plt.figure()
plt.plot(y_vals * 100, phi_vals)
plt.xlabel("y (cm)")
plt.ylabel("Flux phi (Wb)")
plt.title("Flux magnetique a travers une spire en fonction de y")
plt.grid(True)
plt.show()
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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : spectre de fréquence, harmonique

On obtient l'allure de la figure 4 pour en fonction de . En déduire l'allure du spectre de pour une vibration sinusoïdale de la corde à la fréquence .

Voir l'indice

Constater la parité de \phi(y) autour de y=0 : un mouvement symétrique de la corde autour de 0 produit une fem dont la fondamentale est doublée en fréquence (2f = 400\text{ Hz}).

Voir la stratégie
  1. Analyser la symétrie et les variations de la fonction \phi(y) donnée par la figure 4 au voisinage de la position d'équilibre y = 0.
  2. Exprimer le flux \phi(t) pour un déplacement sinusoïdal y(t) = y_0 \cos(2\pi f t) et déterminer sa périodicité temporelle par un développement limité.
  3. Appliquer la loi de Faraday pour en déduire les composantes fréquentielles de la force électromotrice e(t) et tracer l'allure de son spectre d'amplitude.
Voir la réponse courte

La parité de \phi(y) autour de 0 introduit des harmoniques pairs lors d'une excitation sinusoïdale centrée.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 4, la fonction \phi(y) présente une symétrie axiale par rapport à l'axe des ordonnées : c'est une fonction paire de l'ordonnée y de l'aimant :

\phi(-y) = \phi(y)

Elle admet un maximum en y = 0, si bien que sa dérivée première y est nulle : \phi'(0) = 0.

Au repos, la corde se trouve à la verticale de l'axe de la bobine en y = 0. Pour une vibration sinusoïdale de faible amplitude y_0 à la fréquence f = 200\text{ Hz}, l'ordonnée de la corde s'écrit :

y(t) = y_0 \cos(\omega t) \quad \text{avec} \quad \omega = 2\pi f

Examinons la périodicité du flux temporel \phi(t) = \phi(y(t)) sur une demi-période T/2 de la vibration mécanique (T = 1/f) :

y\left(t + \frac{T}{2}\right) = y_0 \cos(\omega t + \pi) = -y(t) \implies \phi\left(t + \frac{T}{2}\right) = \phi(-y(t)) = \phi(y(t)) = \phi(t)

Le flux magnétique \phi(t) est donc périodique de période T' = \frac{T}{2} = \frac{1}{2f}, ce qui signifie que son développement en série de Fourier ne contient que des harmoniques de fréquences multiples paires de f.

Pour le quantifier, effectuons un développement de Taylor de \phi(y) au voisinage de y = 0 :

\phi(y) \simeq \phi(0) - a\,y^2 + \mathcal{O}(y^4) \quad \text{avec} \quad a = -\frac{1}{2}\left.\frac{\mathrm{d}^2\phi}{\mathrm{d}y^2}\right|_{y=0} > 0

En injectant y(t) = y_0 \cos(\omega t) :

\phi(t) \simeq \phi(0) - a y_0^2 \cos^2(\omega t) = \phi(0) - \frac{a y_0^2}{2} \left(1 + \cos(2\omega t)\right)

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite dans l'ensemble des N spires vaut :

e(t) = -N \frac{\mathrm{d}\phi}{\mathrm{d}t} \simeq -N a y_0^2 \omega \sin(2\omega t) = -2\pi N a y_0^2 f \sin(4\pi f t)

Si l'on prend en compte les termes d'ordre supérieur dans le développement de \phi(y) (notamment en y^4), ceux-ci font intervenir \cos^4(\omega t), générant des composantes à 2\omega et 4\omega.

On en déduit que le spectre d'amplitude de e(t) :

  • ne comporte aucune composante à la fréquence fondamentale de la corde f = 200\text{ Hz} ;
  • possède une raie principale très dominante à la fréquence double 2f = 400\text{ Hz} ;
  • présente d'éventuelles raies secondaires d'amplitudes décroissantes aux harmoniques pairs d'ordres supérieurs : 4f = 800\text{ Hz}, 6f = 1200\text{ Hz}, etc.
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C · Positionnement du micro

Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : onde stationnaire, mode propre

Tracer, le plus précisément possible, l'allure du spectre de la tension enregistrée par un micro placé à de point d'attache, pour corde excitée de la même manière. Quel est l'influence de la position du micro sur le son restitué ?

Voir l'indice

Utiliser la forme modale des ondes stationnaires d'une corde fixée aux deux extrémités, \psi_n(x) \propto \sin(n\pi x/L), pour évaluer l'amplitude des harmoniques selon la position x du micro.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la déformation de la corde sous forme d'une superposition de modes propres stationnaires avec conditions aux limites aux extrémités fixes.
  2. Relier l'amplitude de chaque harmonique de la f.é.m. induite e(t) à l'amplitude locale de vibration de la corde à la position x du micro via le facteur de forme spatial \left|\sin\left(\frac{n\pi x}{L}\right)\right|.
  3. Relever les amplitudes sur la figure 5 pour en déduire les nouvelles amplitudes à x_2 = 4\text{ cm}, tracer le spectre et interpréter le timbre obtenu en fonction de la position du micro.
Voir la réponse courte

Les nœuds de vibration de la corde annulent certains harmoniques selon la position du microphone le long de la corde.

Voir le corrigé complet

Pour une corde de longueur L fixée en x = 0 et x = L, les modes propres de vibration transversale stationnaire s'écrivent :

z(x,t) = \sum_{n=1}^{+\infty} Z_n \sin\left(\frac{n\pi x}{L}\right)\cos(\omega_n t + \psi_n) \quad \text{avec} \quad \omega_n = 2\pi n f_1

D'après l'étude menée en I.A (Q7), pour une vibration de faible amplitude (z_0 \approx 100\,\mu\text{m} \ll R), la réponse du micro est linéaire : la f.é.m. induite e(t) est proportionnelle à la vitesse locale \frac{\partial z}{\partial t}(x_{\text{micro}}, t). L'amplitude de la raie de fréquence f_n = n f_1 enregistrée par un micro situé en x s'écrit donc :

A_n(x) \propto \omega_n Z_n \left|\sin\left(\frac{n\pi x}{L}\right)\right|

Sur le spectre de la figure 5 (x_1 = 16\text{ cm}), on observe :

  • un pic parasite à 50\text{ Hz} (ronflette secteur captée par la bobine) d'amplitude \approx 0{,}2\text{ mV} ;
  • le fondamental à f_1 \approx 220\text{ Hz} avec A_1(x_1) \approx 7{,}2\text{ mV} ;
  • l'harmonique 2 à f_2 \approx 440\text{ Hz} avec A_2(x_1) \approx 2{,}3\text{ mV} ;
  • l'harmonique 3 à f_3 \approx 660\text{ Hz} avec A_3(x_1) \approx 1{,}3\text{ mV}.

L'amplitude de chaque harmonique captée en x_2 = 4\text{ cm} se déduit de celle en x_1 = 16\text{ cm} par :

A_n(x_2) = A_n(x_1)\,\frac{\left|\sin\left(\frac{n\pi x_2}{L}\right)\right|}{\left|\sin\left(\frac{n\pi x_1}{L}\right)\right|}

Avec L = 67\text{ cm}, calculons les facteurs de pondération :

\begin{aligned} n = 1 : \quad & \frac{\sin\left(\frac{\pi \times 4}{67}\right)}{\sin\left(\frac{\pi \times 16}{67}\right)} = \frac{\sin(0{,}188\text{ rad})}{\sin(0{,}750\text{ rad})} = \frac{0{,}186}{0{,}682} \approx 0{,}273 \implies A_1(x_2) \approx 7{,}2 \times 0{,}273 \approx \mathbf{2{,}0\text{ mV}} \\ n = 2 : \quad & \frac{\sin\left(\frac{2\pi \times 4}{67}\right)}{\sin\left(\frac{2\pi \times 16}{67}\right)} = \frac{\sin(0{,}375\text{ rad})}{\sin(1{,}500\text{ rad})} = \frac{0{,}366}{0{,}998} \approx 0{,}367 \implies A_2(x_2) \approx 2{,}3 \times 0{,}367 \approx \mathbf{0{,}85\text{ mV}} \\ n = 3 : \quad & \frac{\sin\left(\frac{3\pi \times 4}{67}\right)}{\sin\left(\frac{3\pi \times 16}{67}\right)} = \frac{\sin(0{,}563\text{ rad})}{\sin(2{,}251\text{ rad})} = \frac{0{,}534}{0{,}777} \approx 0{,}687 \implies A_3(x_2) \approx 1{,}3 \times 0{,}687 \approx \mathbf{0{,}89\text{ mV}} \end{aligned}

Le parasite secteur à 50\text{ Hz}, d'origine extérieure, reste inchangé à environ 0{,}2\text{ mV}.

Influence de la position du micro sur le son restitué :

\boxed{\text{Un micro proche du chevalet ($x = 4\text{ cm}$) atténue le fondamental et favorise les harmoniques supérieures : le son est plus aigu et tranchant.}}

À l'inverse, un micro éloigné du chevalet (x = 16\text{ cm}, micro manche) capte majoritairement le fondamental : le son est plus rond, chaud et riche en basses.

Résultat

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Partie II : Aspect électrique

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : comportement asymptotique, filtre passe-ba

Étudier le comportement asymptotique de ce circuit. En déduire le type de filtrage réalisé par le micro.

Voir l'indice

Remplacer la bobine par un fil en basse fréquence (\omega \to 0) et le condensateur par un circuit ouvert ; faire l'inverse en haute fréquence (\omega \to \infty).

Voir la stratégie

Pour déterminer la nature du filtre sans calcul complet :

  1. Remplacer les composants réactifs (L et C) par leurs dipôles équivalents à basse fréquence (\omega \to 0) puis à haute fréquence (\omega \to \infty).
  2. En déduire le rapport \frac{s}{e} dans chaque cas limite pour conclure sur la nature du filtre.
Voir la réponse courte

Condensateur équivalent à un circuit ouvert en BF et à un court-circuit en HF : comportement passe-bas.

Voir le corrigé complet

On étudie le circuit en régime sinusoïdal forcé à vide (aucun courant n'est prélevé en sortie) :

  • À basse fréquence (\omega \to 0) :

    • L'impédance de la bobine \underline{Z}_L = j L \omega tend vers 0 : la bobine se comporte comme un fil (court-circuit).
    • L'impédance du condensateur \underline{Z}_C = \frac{1}{j C \omega} tend vers l'infini : le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert.

    Aucun courant ne circule dans la maille, donc la chute de tension aux bornes du résistor est nulle (u_R = R i = 0). La tension de sortie est alors égale à la tension d'entrée :

    s(t) \underset{\omega \to 0}{\longrightarrow} e(t) \quad \implies \quad |H(j\omega)| \underset{\omega \to 0}{\longrightarrow} 1 \neq 0
  • À haute fréquence (\omega \to \infty) :

    • L'impédance de la bobine tend vers l'infini : elle se comporte comme un interrupteur ouvert.
    • L'impédance du condensateur tend vers 0 : il se comporte comme un court-circuit.

    La tension de sortie étant prise aux bornes d'un court-circuit (et le circuit d'entrée étant bloqué par la bobine), la tension de sortie s'annule :

    s(t) \underset{\omega \to \infty}{\longrightarrow} 0 \quad \implies \quad |H(j\omega)| \underset{\omega \to \infty}{\longrightarrow} 0

Le signal est donc transmis sans atténuation aux basses fréquences et coupé aux hautes fréquences.

\boxed{\text{Le micro réalise un filtrage passe-bas du second ordre.}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : fonction de transfert, diviseur de tension

Donner l'expression de la fonction de transfert du micro en régime sinusoïdal forcé .

Voir l'indice

Appliquer la formule du diviseur de tension entre l'impédance de la capacité C et l'impédance de la branche série (R, L).

Voir la réponse courte

Pont diviseur de tension entre l'impédance de C et celle de la branche R-L en série.

Voir le corrigé complet

En régime sinusoïdal forcé, en notation complexe, les impédances respectives du résistor, de la bobine et du condensateur s'écrivent :

\underline{Z}_R = R, \quad \underline{Z}_L = jL\omega \quad \text{et} \quad \underline{Z}_C = \frac{1}{jC\omega}.

Le circuit de la figure 6 n'étant pas chargé en sortie, la tension complexe de sortie \underline{s} s'obtient directement par application de la formule du pont diviseur de tension aux bornes du condensateur :

\begin{aligned} \underline{s} &= \frac{\underline{Z}_C}{\underline{Z}_R + \underline{Z}_L + \underline{Z}_C}\,\underline{e} \\ &= \frac{\frac{1}{jC\omega}}{R + jL\omega + \frac{1}{jC\omega}}\,\underline{e}. \end{aligned}

En multipliant le numérateur et le dénominateur par jC\omega, on en déduit la fonction de transfert du micro :

\boxed{\underline{H}(j\omega) = \frac{\underline{s}}{\underline{e}} = \frac{1}{1 - LC\omega^2 + jRC\omega}}

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : filtre passe-ba, pulsation propre, facteur de qualité

Écrire la fonction de transfert sous la forme et exprimer les paramètres , et en fonction de et .

Voir l'indice

Mettre sous forme canonique en divisant par le terme constant du dénominateur et identifier terme à terme avec 1 - \frac{\omega^2}{\omega_0^2} + j\frac{\omega}{Q\omega_0}.

Voir la réponse courte

Identification des paramètres canoniques : H_0 = 1, \omega_0 = 1/\sqrt{LC} et Q = \frac{1}{R}\sqrt{L/C}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q16, la fonction de transfert du circuit s'écrit :

\underline{H}(j\omega) = \frac{1}{1 - LC\omega^2 + jRC\omega}

On souhaite l'identifier à la forme canonique d'un filtre passe-bas du second ordre :

\underline{H}(j\omega) = \frac{H_0}{1 - \dfrac{\omega^2}{\omega_0^2} + j\,\dfrac{\omega}{Q\omega_0}}

L'identification terme à terme donne immédiatement :

  • pour le gain statique :

    \boxed{H_0 = 1}
  • pour la pulsation propre \omega_0 (définie positive) :

    \frac{1}{\omega_0^2} = LC \implies \boxed{\omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}}
  • pour le facteur de qualité Q :

    \frac{1}{Q\omega_0} = RC \implies Q = \frac{1}{RC\omega_0} = \frac{\sqrt{LC}}{RC} \implies \boxed{Q = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : résonance, pulsation de résonance

Montrer que, si , il y a résonance à une pulsation à déterminer.

Voir l'indice

Étudier les extrema du module du dénominateur en posant u = (\omega/\omega_0)^2 et en cherchant la condition d'annulation de la dérivée par rapport à u.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le gain G(\omega) = |\underline{H}(j\omega)| à partir de la forme canonique établie à la question Q17.
  2. Se ramener à l'étude des extrema du polynôme sous la racine au dénominateur en posant la variable x = (\omega/\omega_0)^2 \ge 0.
  3. Déterminer la condition d'existence d'un minimum strict sur \mathbb{R}_+^* pour en déduire la condition sur Q et l'expression de la pulsation de résonance \omega_r.
Voir la réponse courte

Étude du dénominateur du gain : condition d'existence du minimum et expression de \omega_r = \omega_0\sqrt{1 - 1/(2Q^2)}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, la fonction de transfert s'écrit avec H_0 = 1 :

\underline{H}(j\omega) = \frac{1}{1 - \dfrac{\omega^2}{\omega_0^2} + j\,\dfrac{\omega}{Q\omega_0}}

Le gain en amplitude s'en déduit par passage au module :

G(\omega) = |\underline{H}(j\omega)| = \frac{1}{\sqrt{f\left(\dfrac{\omega^2}{\omega_0^2}\right)}}

où l'on a introduit, pour x = \left(\dfrac{\omega}{\omega_0}\right)^2 \geqslant 0, la fonction :

f(x) = (1-x)^2 + \frac{x}{Q^2} = x^2 + \left(\frac{1}{Q^2} - 2\right)x + 1

Une résonance en amplitude correspond à un maximum strict du gain G(\omega) pour une pulsation non nulle \omega > 0, ce qui équivaut à un minimum strict de f(x) sur ]0, +\infty[.

La fonction f est un polynôme du second degré de coefficient dominant positif (1 > 0). Sa dérivée par rapport à x vaut :

f'(x) = 2x + \left(\frac{1}{Q^2} - 2\right)

Elle s'annule en une valeur unique :

x_r = 1 - \frac{1}{2Q^2}

Deux cas se présentent :

  • Si 1 - \dfrac{1}{2Q^2} \leqslant 0, c'est-à-dire si Q \leqslant \dfrac{1}{\sqrt{2}}, alors f'(x) \geqslant 0 pour tout x \geqslant 0. La fonction f est strictement croissante sur \mathbb{R}_+, donc G(\omega) décroît de façon monotone : il n'y a pas de résonance.
  • Si 1 - \dfrac{1}{2Q^2} > 0, c'est-à-dire si :

    Q > \frac{1}{\sqrt{2}}

    alors x_r > 0. La fonction f décroît sur [0, x_r] puis croît sur [x_r, +\infty[ : elle présente donc un minimum strict en x_r.

Par conséquent, pour Q > \dfrac{1}{\sqrt{2}}, le gain G(\omega) présente un maximum strict à la pulsation de résonance \omega_r = \omega_0 \sqrt{x_r} :

\boxed{\omega_r = \omega_0 \sqrt{1 - \frac{1}{2Q^2}}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : diagramme de bode, résonance

Tracer l'allure du diagramme de Bode en amplitude dans le cas .

Voir l'indice

Tracer le diagramme avec une asymptote horizontale à 0\text{ dB} en BF, une pente de -40\text{ dB/décade} en HF et un pic de résonance pour \omega = \omega_r.

Voir la réponse courte

Tracé de la courbe de gain avec pic de résonance et asymptotes à 0\text{ dB} et -40\text{ dB/décade}.

Voir le corrigé complet

Le gain en décibels est défini par :

G_{\mathrm{dB}}(\omega) = 20 \log_{10} |\underline{H}(j\omega)| = -10 \log_{10} \left[ \left(1 - \frac{\omega^2}{\omega_0^2}\right)^2 + \frac{\omega^2}{Q^2 \omega_0^2} \right]

L'étude des comportements asymptotiques et des points remarquables donne :

  • Basses fréquences (\omega \ll \omega_0) : |\underline{H}(j\omega)| \to 1 \implies G_{\mathrm{dB}} \to 0\text{ dB}. L'asymptote basse fréquence est une droite horizontale de pente nulle (0\text{ dB/décade}).
  • Hautes fréquences (\omega \gg \omega_0) : |\underline{H}(j\omega)| \sim \frac{\omega_0^2}{\omega^2} \implies G_{\mathrm{dB}} \sim -40 \log_{10}\left(\frac{\omega}{\omega_0}\right). L'asymptote haute fréquence est une droite de pente -40\text{ dB/décade}.
  • Intersection des asymptotes : les deux asymptotes se coupent en \omega = \omega_0.
  • Pulsation propre \omega = \omega_0 :

    |\underline{H}(j\omega_0)| = Q \implies G_{\mathrm{dB}}(\omega_0) = 20 \log_{10} Q
  • Résonance : pour Q > \frac{1}{\sqrt{2}}, le gain présente un maximum à la pulsation \omega_r = \omega_0 \sqrt{1 - \frac{1}{2Q^2}} < \omega_0 (question Q18), de valeur :

    G_{\mathrm{dB},\max} = 20 \log_{10} \left( \frac{Q}{\sqrt{1 - \frac{1}{4Q^2}}} \right) > 20 \log_{10} Q > 0\text{ dB}

On en déduit l'allure du diagramme de Bode en amplitude :

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : diagramme de bode, mesure expérimentale

Expliquer comment tracer expérimentalement un diagramme de Bode.

Voir l'indice

Préciser le protocole expérimental : faire varier la fréquence d'un GBF, mesurer les amplitudes d'entrée et de sortie ainsi que leur déphasage à l'oscilloscope.

Voir la stratégie

Pour tracer expérimentalement le diagramme de Bode d'un quadripôle linéaire :

  1. Décrire le dispositif de mesure (générateur de signal, appareil de visualisation, précautions de câblage).
  2. Expliciter la méthode de mesure du gain et de la phase pour une fréquence donnée.
  3. Préciser le protocole de balayage en fréquence (échelle logarithmique, resserrement des points autour des zones de résonance ou de coupure).
Voir la réponse courte

Envoi d'un signal sinusoïdal par GBF, balayage en fréquence, mesure de l'amplitude et du déphasage à l'oscilloscope.

Voir le corrigé complet

Le protocole expérimental se déroule en trois étapes :

1. Montage expérimental

  • On alimente l'entrée du quadripôle avec un générateur basse fréquence (GBF) délivrant une tension purement sinusoïdale e(t) = E_m \cos(2\pi f t).
  • On visualise simultanément à l'oscilloscope numérique la tension d'entrée e(t) (voie 1) et la tension de sortie s(t) (voie 2), en veillant à relier les masses du GBF, du filtre et de l'oscilloscope en un même point.

2. Mesures pour une fréquence f fixée Après avoir attendu l'extinction du régime transitoire pour observer le régime sinusoïdal forcé, on détermine :

  • Le gain : on mesure les amplitudes (ou valeurs crête-à-crête) E_m et S_m sur chaque voie. Le gain en tension vaut G = \frac{S_m}{E_m} et le gain en décibels est donné par :

    \boxed{G_{\mathrm{dB}} = 20 \log_{10}\left(\frac{S_m}{E_m}\right)}
  • La phase : on mesure le décalage temporel \Delta t entre les passages par zéro à pente de même signe de s(t) et e(t). Le déphasage de la sortie par rapport à l'entrée s'exprime par :

    \boxed{\varphi = \pm \, 2\pi f\,\Delta t = \pm \, \frac{\Delta t}{T} \times 2\pi}

    le signe étant déterminé par l'avance (\varphi > 0) ou le retard (\varphi < 0) de la sortie sur l'entrée.

3. Balayage fréquentiel et tracé

  • On répète ces mesures sur une large gamme de fréquences s'étendant sur plusieurs décades de part et d'autre de la fréquence caractéristique (typiquement de 0{,}1\,f_0 à 10\,f_0).
  • On adopte une répartition régulière des points en échelle logarithmique (par exemple 5 à 10 points par décade), en resserrant le maillage au voisinage de la fréquence propre ou de résonance.
  • On trace enfin les deux courbes G_{\mathrm{dB}} et \varphi en fonction de \log_{10}(f) (ou directement sur papier semi-logarithmique).

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : force électromotrice, mesure expérimentale

Dans le cas précis du micro de guitare, expliquer pourquoi il n'est pas possible de tracer expérimentalement le diagramme de Bode.

Voir l'indice

Remarquer que la tension e(t) est une fem induite interne non directement mesurable ni accessible physiquement aux bornes d'un dipôle isolé.

Voir la stratégie

Rappeler la définition de l'entrée et de la sortie du quadripôle associé à la fonction de transfert \underline{H}(j\omega), puis confronter les grandeurs théoriques aux contraintes expérimentales réelles d'un micro de guitare.

Voir la réponse courte

La tension d'entrée e(t) est une force électromotrice interne inaccessible expérimentalement par un GBF externe.

Voir le corrigé complet

Pour tracer expérimentalement le diagramme de Bode de la fonction de transfert \underline{H}(j\omega) = \frac{\underline{s}}{\underline{e}}, il est indispensable de mesurer simultanément la tension d'entrée e(t) et la tension de sortie s(t), tout en faisant varier la fréquence de la tension d'entrée sur plusieurs décades.

Dans le cas réel d'un micro de guitare :

  1. Inaccessibilité physique de la tension d'entrée : la force électromotrice e(t) est d'origine inductive, répartie au sein même de l'enroulement de fil de cuivre. Les éléments R, L et C modélisent des grandeurs internes et parasites (résistance du fil, inductance propre, capacités inter-spires). Seules les deux bornes extérieures délivrant la tension de sortie s(t) sont accessibles : la grandeur d'entrée e(t) ne peut donc pas être mesurée directement.
  2. Impossibilité d'imposer électriquement e(t) : la tension e(t) est générée par le mouvement mécanique de la corde ferromagnétique et non par un générateur électrique. Il est techniquement impossible de faire vibrer une corde de guitare de façon purement sinusoïdale, avec une amplitude constante, à une fréquence continûment variable balayant tout le spectre de quelques dizaines de hertz à plusieurs dizaines de kilohertz.
\boxed{\text{L'entrée } e(t) \text{ est une fem interne non mesurable et non pilotable électriquement.}}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : gain statique, potentiomètre

Un potentiomètre de résistance est traditionnellement ajouté en parallèle de la capacité . Donner l'expression littérale du nouveau gain statique du circuit en présence de ce potentiomètre. Ce dernier est accessible pour le guitariste. Quelle est son utilité ?

Voir l'indice

Calculer le gain statique pour \omega \to 0 où la capacité est un coupe-circuit et la bobine un court-circuit, formant un simple diviseur résistif entre R et r ; analyser son rôle de potentiomètre de volume.

Voir la stratégie
  1. Pour déterminer le gain statique, on se place en régime continu (\omega = 0) : l'inductance se comporte comme un fil (court-circuit) et le condensateur comme un circuit ouvert.
  2. On identifie le montage équivalent en régime continu (pont diviseur de tension résistif) pour exprimer H'_0.
  3. On analyse l'effet d'une variation de la résistance r sur l'amplitude du signal de sortie afin d'en déduire la fonction musicale pour le guitariste.
Voir la réponse courte

Calcul du gain statique H(0) = r/(R + r) : contrôle du volume ou atténuation globale du signal.

Voir le corrigé complet

En régime statique (\omega \to 0) :

  • l'inductance L se comporte comme un court-circuit (impédance jL\omega \to 0) ;
  • le condensateur C se comporte comme un circuit ouvert (admittance jC\omega \to 0).

La branche parallèle constituée de C et du potentiomètre de résistance r se réduit donc à la seule résistance r. Le micro en régime statique forme ainsi un simple pont diviseur de tension entre la résistance interne R de la bobine et la résistance r :

s = \frac{r}{R + r}\,e

Le nouveau gain statique du micro, noté H'_0, s'écrit alors :

\boxed{H'_0 = \frac{r}{R + r}}

Utilité pour le guitariste : Le potentiomètre permet au guitariste de faire varier continûment la résistance r entre 0 et sa valeur nominale maximale r_{\max} (typiquement de l'ordre de 250\text{ k}\Omega à 500\text{ k}\Omega, très supérieure à la résistance interne du bobinage R \sim \text{quelques k}\Omega) :

  • lorsque r \to 0, le gain statique s'annule (H'_0 = 0) et le signal de sortie est coupé ;
  • lorsque r = r_{\max} \gg R, le gain statique tend vers 1 (H'_0 \simeq 1).

Ce potentiomètre permet donc de régler l'amplitude du signal envoyé à l'amplificateur : il s'agit du bouton de réglage du volume de la guitare électrique.

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : impédance complexe, dipôle rlc

Exprimer , l'impédance du micro orienté en convention récepteur, en fonction de et .

Voir l'indice

Calculer l'impédance équivalente de l'association en parallèle de la branche série (R + jL\omega) et du condensateur d'impédance 1/(jC\omega).

Voir la stratégie

Le dipôle modélisant le micro (figure 7, à gauche) est constitué de la mise en parallèle de :

  • la branche inductive et résistive d'impédance \underline{Z}_{RL} = R + jL\omega ;
  • la branche capacitive d'impédance \underline{Z}_C = \frac{1}{jC\omega}.

On détermine l'admittance équivalente \underline{Y} puis on en déduit l'impédance équivalente \underline{Z}.

Voir la réponse courte

Association en parallèle de la branche (R + jL\omega) et du condensateur d'impédance 1/(jC\omega).

Voir le corrigé complet

L'admittance complexe équivalente \underline{Y} du dipôle s'écrit comme la somme des admittances des deux branches en dérivation :

\begin{aligned} \underline{Y} &= \frac{1}{\underline{Z}_C} + \frac{1}{\underline{Z}_{RL}} \\ &= jC\omega + \frac{1}{R + jL\omega} \\ &= \frac{1 + jC\omega(R + jL\omega)}{R + jL\omega} \\ &= \frac{1 - LC\omega^2 + jRC\omega}{R + jL\omega} \end{aligned}

L'impédance complexe \underline{Z} = \frac{1}{\underline{Y}} du micro en convention récepteur s'exprime donc sous la forme :

\boxed{\underline{Z} = \frac{R + jL\omega}{1 - LC\omega^2 + jRC\omega}}

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : pont diviseur de tension, impédance complexe

Montrer que .

Voir l'indice

Appliquer la loi d'Ohm en remarquant que le résistor r et le dipôle Z sont traversés par le même courant en régime sinusoïdal forcé.

Voir la réponse courte

Par division de tension dans un circuit série avec r, on isole l'expression de \underline{Z}.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de montage de la figure 7 (à droite), le résistor de résistance r et le dipôle d'impédance \underline{Z} sont branchés en série dans une maille fermée sur le générateur idéal de tension e(t).

Ils sont par conséquent traversés par le même courant électrique, dont l'amplitude complexe est notée \underline{I}.

En adoptant la convention récepteur pour chacun de ces deux dipôles (conformément à l'orientation des flèches de tension opposées au sens de circulation du courant dans la branche supérieure) :

\begin{aligned} \underline{U}_r &= r\,\underline{I} \\ \underline{U}_Z &= \underline{Z}\,\underline{I} \end{aligned}

Pour un courant non nul (\underline{I} \neq 0), on en déduit l'expression de \underline{I} à partir de la première relation :

\underline{I} = \frac{\underline{U}_r}{r}

En substituant cette expression dans la seconde relation, il vient :

\underline{U}_Z = \underline{Z}\,\frac{\underline{U}_r}{r}

ce qui conduit immédiatement à la relation demandée :

\boxed{\underline{Z} = r\,\frac{\underline{U}_Z}{\underline{U}_r}}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : comportement asymptotique, lecture graphique

Le graphe de la figure 8 représente en fonction de la pulsation pour les deux micros étudiés : trait plein pour le micro Fender et pointillés pour micro Dynasonic. Montrer qu'en basses fréquences et en déduire la valeur de pour chaque micro.

Voir l'indice

Pour \omega \to 0, L est équivalente à un court-circuit et C à un circuit ouvert, d'où \underline{Z} \to R ; relever la valeur du plateau BF sur la figure 8.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'impédance complexe \underline{Z} du micro obtenue à la question Q23 en effectuant un développement limité ou une approximation à basse fréquence (\omega \to 0).
  2. Utiliser la relation |\underline{Z}| = r\,\frac{|\underline{U}_Z|}{|\underline{U}_r|} établie à la question Q24 pour relier la résistance R à la valeur asymptotique du rapport de tensions à basse fréquence.
  3. Lire graphiquement sur la figure 8 la valeur du plateau basse fréquence pour le micro Fender (trait plein) et pour le micro Dynasonic (pointillés), puis en déduire la résistance R correspondante avec r = 10\text{ k}\Omega.
Voir la réponse courte

À pulsation nulle \underline{Z} = R ; lecture graphique du rapport de tension pour déterminer la résistance série de chaque micro.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, l'impédance complexe du micro s'écrit :

\underline{Z} = \frac{R + jL\omega}{1 - LC\omega^2 + jRC\omega}

À basse fréquence, c'est-à-dire pour \omega \to 0 :

\begin{aligned} R + jL\omega &\underset{\omega \to 0}{=} R + \mathcal{O}(\omega) \\ 1 - LC\omega^2 + jRC\omega &\underset{\omega \to 0}{=} 1 + \mathcal{O}(\omega) \end{aligned}

On obtient ainsi immédiatement :

\underline{Z} \underset{\omega \to 0}{\simeq} R

Le comportement du micro est donc purement résistif en continu et à très basse fréquence.

D'après la question Q24, on a :

|\underline{Z}| = r\,\frac{|\underline{U}_Z|}{|\underline{U}_r|}

En basse fréquence, où le rapport \frac{|\underline{U}_Z|}{|\underline{U}_r|} atteint un plateau horizontal indépendant de la fréquence, on en déduit :

R \simeq r\left(\frac{|\underline{U}_Z|}{|\underline{U}_r|}\right)_{\mathrm{BF}}

avec r = 10\text{ k}\Omega.

Par lecture graphique sur la figure 8 dans la zone de plateau (f \lesssim 100\text{ Hz}) :

  • Pour le micro Fender Lace Sensor (trait plein) : le plateau se situe légèrement au-dessus de 10^0, à une valeur proche de :

    \left(\frac{|\underline{U}_Z|}{|\underline{U}_r|}\right)_{\mathrm{BF}} \approx 1{,}4

    ce qui donne :

    R_{\mathrm{Fender}} \approx 1{,}4 \times 10\text{ k}\Omega = 14\text{ k}\Omega
  • Pour le micro DeArmond Dynasonic (pointillés) : le plateau se situe en dessous de 10^0, à une valeur proche de :

    \left(\frac{|\underline{U}_Z|}{|\underline{U}_r|}\right)_{\mathrm{BF}} \approx 0{,}8

    ce qui donne :

    R_{\mathrm{Dynasonic}} \approx 0{,}8 \times 10\text{ k}\Omega = 8\text{ k}\Omega
\boxed{R_{\mathrm{Fender}} \simeq 14\text{ k}\Omega \quad \text{et} \quad R_{\mathrm{Dynasonic}} \simeq 8\text{ k}\Omega}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : impédance complexe, lecture graphique

Les relevés expérimentaux mettent en évidence que pour des fréquences de l'ordre de , est dominée par et . Montrer que pour ces fréquences . En déduire la valeur de pour chaque micro.

Voir l'indice

Négliger l'effet capacitif aux fréquences intermédiaires de sorte que |\underline{Z}| \simeq |R + jL\omega| = \sqrt{R^2 + (L\omega)^2}, puis isoler L à l'aide de la mesure expérimentale de |U_Z/U_r|.

Voir la réponse courte

Calcul de l'inductance via le module de l'impédance dominée par R + jL\omega, puis lecture graphique à 1\text{ kHz}.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, pour des fréquences de l'ordre de 1\text{ kHz}, l'effet de la capacité C est négligeable (la branche capacitive se comporte comme un circuit ouvert, ce qui revient à LC\omega^2 \ll 1 et RC\omega \ll 1 au dénominateur de l'impédance établie à la question Q23). L'impédance du micro se réduit donc à l'association série de sa résistance et de son inductance :

\underline{Z} \simeq R + jL\omega

Le module de cette impédance s'écrit :

|\underline{Z}| \simeq \sqrt{R^2 + (L\omega)^2}

D'après la question Q24, on a également |\underline{Z}| = r \frac{|\underline{U}_Z|}{|\underline{U}_r|} (noté |\underline{U}_R| dans le texte de la question). On en déduit :

\begin{aligned} \left(r \frac{|\underline{U}_Z|}{|\underline{U}_r|}\right)^2 &\simeq R^2 + L^2\omega^2 \\ L^2\omega^2 &\simeq \left(r \frac{|\underline{U}_Z|}{|\underline{U}_r|}\right)^2 - R^2 \end{aligned}

Comme \omega > 0 et L > 0, on obtient bien :

\boxed{L \simeq \frac{1}{\omega}\sqrt{\left(r \frac{|\underline{U}_Z|}{|\underline{U}_r|}\right)^2 - R^2}}

Applications numériques : À la fréquence f = 1{,}0\text{ kHz} = 10^3\text{ Hz}, la pulsation vaut \omega = 2\pi f \simeq 6{,}28 \cdot 10^3\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}. La résistance de mesure vaut r = 10\text{ k}\Omega = 10^4\ \Omega.

  • Micro Fender (trait plein) : Sur l'axe logarithmique de la figure 8, à f = 10^3\text{ Hz}, on lit :

    \frac{|\underline{U}_Z|}{|\underline{U}_r|} \simeq 3{,}6 \quad \implies \quad r\frac{|\underline{U}_Z|}{|\underline{U}_r|} \simeq 36\text{ k}\Omega

    En reprenant R_{\mathrm{Fender}} \simeq 14\text{ k}\Omega déterminée à la question Q25 :

    L_{\mathrm{Fender}} \simeq \frac{1}{2\pi \times 10^3}\sqrt{(36 \cdot 10^3)^2 - (14 \cdot 10^3)^2} \simeq \frac{33{,}2 \cdot 10^3}{6{,}28 \cdot 10^3} \simeq 5{,}3\text{ H}
    \boxed{L_{\mathrm{Fender}} \simeq 5\text{ H}}
  • Micro Dynasonic (pointillés) : À f = 10^3\text{ Hz}, on lit :

    \frac{|\underline{U}_Z|}{|\underline{U}_r|} \simeq 2{,}1 \quad \implies \quad r\frac{|\underline{U}_Z|}{|\underline{U}_r|} \simeq 21\text{ k}\Omega

    Avec R_{\mathrm{Dynasonic}} \simeq 8\text{ k}\Omega (question Q25) :

    L_{\mathrm{Dynasonic}} \simeq \frac{1}{2\pi \times 10^3}\sqrt{(21 \cdot 10^3)^2 - (8 \cdot 10^3)^2} \simeq \frac{19{,}4 \cdot 10^3}{6{,}28 \cdot 10^3} \simeq 3{,}1\text{ H}
    \boxed{L_{\mathrm{Dynasonic}} \simeq 3\text{ H}}

Résultat

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : antirésonance, facteur de qualité, capacité

peut s'écrire sous la forme . Simplifier l'expression de dans l'hypothèse et proche de . Expliquer comment évaluer à partir des relevés expérimentaux. En déduire la valeur de pour chaque micro.

Voir l'indice

À la pulsation de résonance \omega \approx \omega_0 avec Q \gg 1, simplifier l'expression pour montrer que |\underline{Z}| \simeq RQ^2 ; en déduire \omega_0 sur le graphe puis calculer C = 1/(L\omega_0^2).

Voir la stratégie
  1. Effectuer le développement de \underline{Z} au voisinage de \omega_0 en exploitant la condition Q \gg 1, et constater que l'impédance passe par un maximum très aigu en \omega = \omega_0.
  2. Relier la fréquence du pic f_0 aux paramètres du modèle grâce à la relation \omega_0 = 1/\sqrt{LC} établie à la question Q17.
  3. Relever graphiquement la fréquence de résonance f_0 pour chacun des deux micros sur la figure 8 et en déduire la capacité parasite C à partir des valeurs de L déterminées à la question Q26.
Voir la réponse courte

Simplification de l'impédance au pic d'antirésonance pour déduire \omega_0 puis la capacité C = 1/(L\omega_0^2).

Voir le corrigé complet

1. Simplification de l'impédance \underline{Z} au voisinage de \omega_0

Au numérateur, comme Q \gg 1 et \frac{\omega}{\omega_0} \simeq 1, le terme imaginaire domine largement le terme réel :

1 + jQ\frac{\omega}{\omega_0} \simeq jQ\frac{\omega}{\omega_0} \simeq jQ

Au dénominateur, posons \omega = \omega_0 + \Delta\omega avec |\Delta\omega| \ll \omega_0. Au premier ordre en \frac{\Delta\omega}{\omega_0} :

1 - \frac{\omega^2}{\omega_0^2} = 1 - \left(1 + \frac{\Delta\omega}{\omega_0}\right)^2 \simeq -2\frac{\Delta\omega}{\omega_0}

Le terme d'amortissement vaut quant à lui j\frac{\omega}{Q\omega_0} \simeq \frac{j}{Q}. L'impédance s'écrit donc au voisinage de \omega_0 :

\underline{Z} \simeq R\,\frac{jQ}{-2\frac{\Delta\omega}{\omega_0} + \frac{j}{Q}} = \frac{RQ^2}{1 + 2jQ\frac{\Delta\omega}{\omega_0}}

En particulier, à la pulsation propre \omega = \omega_0 (\Delta\omega = 0), l'impédance est purement réelle et vaut :

\boxed{\underline{Z}(\omega_0) \simeq R Q^2}

Son module s'écrit :

|\underline{Z}(\omega)| \simeq \frac{RQ^2}{\sqrt{1 + 4Q^2\left(\frac{\Delta\omega}{\omega_0}\right)^2}}

Puisque Q \gg 1, |\underline{Z}| présente un pic d'anti-résonance extrêmement étroit et culmine à la valeur maximale |\underline{Z}|_{\max} \simeq RQ^2 obtenue en \omega = \omega_0.

2. Méthode d'évaluation de la capacité C

D'après la question Q24, on a |\underline{Z}| = r \frac{|U_Z|}{|U_r|}. Le rapport \frac{|U_Z|}{|U_r|} tracé sur la figure 8 est donc directement proportionnel à |\underline{Z}|.

Le pic observé sur chaque courbe correspond ainsi précisément à la pulsation propre \omega_0 = 2\pi f_0. Connaissant \omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}} (question Q17), on en déduit immédiatement la capacité équivalente :

\boxed{C = \frac{1}{L\omega_0^2} = \frac{1}{4\pi^2 L f_0^2}}

Remarque : On pourrait également déterminer Q = \sqrt{\frac{|\underline{Z}|_{\max}}{R}} = \sqrt{\frac{r}{R}\left(\frac{|U_Z|}{|U_r|}\right)_{\max}}, puis C = \frac{L}{R^2 Q^2}. Cependant, la lecture de la fréquence de résonance f_0 est bien plus robuste et précise que celle de l'amplitude crête, cette dernière étant fortement sensible aux pertes supplémentaires non prises en compte par le modèle.

3. Application numérique pour chaque micro

  • Micro Fender Lace Sensor (trait plein) : La fréquence de résonance se lit au sommet du pic :

    f_{0,\text{Fender}} \simeq 5{,}0\text{ kHz}

    Avec L_{\text{Fender}} \simeq 5{,}3\text{ H} (d'après la question Q26) :

    C_{\text{Fender}} = \frac{1}{4\pi^2 \times 5{,}3 \times (5{,}0 \cdot 10^3)^2} \simeq 1{,}9 \cdot 10^{-10}\text{ F}
    \boxed{C_{\text{Fender}} \simeq 0{,}2\text{ nF} = 200\text{ pF}}
  • Micro De Armond Dynasonic (pointillés) : La fréquence de résonance se lit au sommet du pic (au premier sous-trait après 10^4\text{ Hz}) :

    f_{0,\text{Dynasonic}} \simeq 2{,}0 \cdot 10^4\text{ Hz} = 20\text{ kHz}

    Avec L_{\text{Dynasonic}} \simeq 3{,}1\text{ H} (d'après la question Q26) :

    C_{\text{Dynasonic}} = \frac{1}{4\pi^2 \times 3{,}1 \times (2{,}0 \cdot 10^4)^2} \simeq 2{,}0 \cdot 10^{-11}\text{ F}
    \boxed{C_{\text{Dynasonic}} \simeq 20\text{ pF}}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : fréquence de coupure, timbre

Justifier, à partir des mesures expérimentales, l'affirmation suivante : « Le micro Fender sonne plus aigu que le micro Dynasonic ».

Voir l'indice

Comparer les pulsations de résonance des deux micros : un pic de résonance situé à une fréquence plus haute favorise les composantes aiguës du spectre sonore.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le rôle du micro sur le timbre de l'instrument : le signal électrique induit subit le filtrage passe-bas résonant d'expression H(j\omega) étudiée en partie II.
  2. Comparer la position de la fréquence de résonance f_0 de chaque micro à la bande spectrale utile d'une guitare électrique (typiquement de 80\text{ Hz} à 5\text{ kHz}).
  3. Conclure sur l'amplification sélective des harmoniques aiguës par le micro Fender.
Voir la réponse courte

Comparaison des fréquences de coupure : la bande passante plus large du micro Fender transmet mieux les composantes aiguës.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude précédente, le micro agit comme un filtre passe-bas du second ordre dont le gain présente un pic de résonance très prononcé (Q \gg 1) au voisinage de sa fréquence propre f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi}.

La lecture expérimentale de la figure 8 (et les résultats de la question Q27) donne pour chaque micro :

  • Micro Fender Lace Sensor : f_{0,\text{Fender}} \simeq 5\text{ kHz} ;
  • Micro De Armond Dynasonic : f_{0,\text{Dynasonic}} \simeq 20\text{ kHz}.

Le spectre audible d'une guitare électrique s'étend typiquement entre le fondamental le plus grave (environ 82\text{ Hz}) et des harmoniques supérieures n'excédant guère 5\text{ à }6\text{ kHz} :

  • Pour le micro Dynasonic, la résonance se produit à 20\text{ kHz}, c'est-à-dire à l'extrême limite supérieure de l'audition humaine et bien au-delà du spectre émis par la guitare. Sur toute la bande utile (f \leqslant 5\text{ kHz}), la fonction de transfert est quasi constante (|H| \simeq H_0 = 1) : le spectre n'est pas coloré dans les aigus.
  • Pour le micro Fender, la résonance se situe vers 5\text{ kHz}, précisément dans le registre des fréquences aiguës de l'instrument. La forte surtension amplifie considérablement les harmoniques situées entre 3\text{ kHz} et 5\text{ kHz}.
\boxed{\text{Le micro Fender amplifie fortement les harmoniques aiguës (vers } 5\text{ kHz), ce qui lui donne un son plus brillant et plus aigu.}}

Résultat

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Partie III : Transmission dans un câble coaxial

Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : équation de maxwell

Rappeler les équations de Maxwell. Que deviennent-elles dans le vide ?

Voir l'indice

Énoncer les équations de Maxwell-Gauss, Maxwell-Thomson, Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère en posant \rho = 0 et \vec{\jmath} = \vec{0} dans le vide.

Voir la réponse courte

Énoncé des quatre équations de Maxwell avec densités de charge et de courant nulles dans le vide.

Voir le corrigé complet

Dans un milieu quelconque caractérisé par une distribution volumique de charge \rho et un vecteur densité volumique de courant \vec{\jmath}, les équations locales fondamentales de l'électromagnétisme (équations de Maxwell) s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Maxwell-Gauss (MG) :}\quad & \mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0} \\ \text{Maxwell-Thomson (MT) :}\quad & \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 \\ \text{Maxwell-Faraday (MF) :}\quad & \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \text{Maxwell-Ampère (MA) :}\quad & \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath} + \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \end{aligned}

où \varepsilon_0 désigne la permittivité diélectrique du vide et \mu_0 la perméabilité magnétique du vide.

Dans le vide, en l'absence de charges et de courants sources, on a \rho = 0 et \vec{\jmath} = \vec{0}. Les équations de Maxwell deviennent alors :

\boxed{ \begin{aligned} \mathrm{div}\,\vec{E} &= 0 \\ \mathrm{div}\,\vec{B} &= 0 \\ \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} &= -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} &= \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \end{aligned} }

en introduisant la célérité de la lumière dans le vide c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}}.

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : équation de d'alembert, équation de maxwell

Établir l'équation de propagation du champ électrique dans le vide.

Voir l'indice

Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser la relation d'analyse vectorielle \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}) - \Delta\vec{E}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday.
  2. Développer le premier membre à l'aide de l'identité du double rotationnel et de l'équation de Maxwell-Gauss dans le vide (\rho = 0).
  3. Permuter les dérivées spatio-temporelles dans le second membre et y injecter l'équation de Maxwell-Ampère dans le vide (\vec{\jmath} = \vec{0}).
Voir la réponse courte

Utilisation de l'identité \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\vec{E}) pour établir l'équation de d'Alembert vérifiée par \vec{E}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q29, les équations de Maxwell régissant le champ électrique dans le vide (\rho = 0, \vec{\jmath} = \vec{0}) s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{div}\,\vec{E} &= 0 \quad &\text{(Maxwell-Gauss)} \\ \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} &= -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \quad &\text{(Maxwell-Faraday)} \\ \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} &= \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \quad &\text{(Maxwell-Ampère)} \end{aligned}

Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :

\vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}) = -\vec{\mathrm{rot}}\left(\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right)

D'une part, on utilise l'identité vectorielle reliant le rotationnel du rotationnel, le gradient de la divergence et le laplacien vectoriel :

\vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}) - \Delta \vec{E}

Comme l'espace est dépourvu de charges (\mathrm{div}\,\vec{E} = 0), le terme de gradient s'annule :

\vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}) = -\Delta \vec{E}

D'autre part, en vertu du théorème de Schwarz, on permute les opérateurs différentiels d'espace et de temps :

-\vec{\mathrm{rot}}\left(\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B})

En substituant l'expression de \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} donnée par l'équation de Maxwell-Ampère :

-\frac{\partial}{\partial t}\left(\mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}\right) = -\mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

En égalant les deux expressions obtenues, il vient :

-\Delta \vec{E} = -\mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

En introduisant la célérité des ondes électromagnétiques dans le vide c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}}, on obtient l'équation de d'Alembert pour le champ électrique :

\boxed{\Delta \vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : onde plane progressive monochromatique, relation de dispersion, onde transverse

Montrer que des ondes planes de la forme et peuvent se propager dans le vide. En déduire l'expression du vecteur d'onde . Caractériser la structure des ondes planes.

Voir l'indice

Injecter les expressions harmoniques dans l'équation de d'Alembert pour obtenir la relation de dispersion k = \omega/c, puis appliquer les équations de Maxwell spatiales.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme proposée dans l'équation de d'Alembert obtenue à la question Q30 pour en déduire la relation de dispersion et l'expression du vecteur d'onde \vec{k}.
  2. Appliquer les équations de Maxwell dans le vide en représentation complexe pour établir les relations géométriques et scalaires caractérisant la structure de l'onde (transversalité, trièdre direct, rapport des amplitudes, phase).
Voir la réponse courte

Injection de la forme OPPM dans d'Alembert pour trouver k = \omega/c, puis transversalité par Maxwell-Gauss.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q30, le champ électrique vérifie dans le vide l'équation de d'Alembert :

\Delta \vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}

avec c = 1/\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}.

Pour un champ de la forme \vec{E}(z,t) = \vec{E}_0 \exp(j\omega t - jkz) (onde plane se propageant selon l'axe Oz), les dérivées temporelle et spatiales s'écrivent :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} &= -\omega^2 \vec{E} \\ \Delta \vec{E} &= \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial z^2} = (-jk)^2 \vec{E} = -k^2 \vec{E} \end{aligned}

L'équation de d'Alembert devient :

\left(-k^2 + \frac{\omega^2}{c^2}\right)\vec{E} = \vec{0}

Une telle onde non triviale (\vec{E}_0 \neq \vec{0}) peut donc se propager dans le vide dès lors que la relation de dispersion est satisfaite :

k^2 = \frac{\omega^2}{c^2} \implies k = \frac{\omega}{c}

(le choix k > 0 pour \omega > 0 correspond à une onde se propageant dans le sens des z croissants).

On en déduit l'expression du vecteur d'onde :

\boxed{\vec{k} = \frac{\omega}{c}\vec{e}_z = \omega\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}\,\vec{e}_z}

Structure de l'onde plane Avec les règles de dérivation en régime harmonique pour une phase de la forme (\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r}) :

\frac{\partial}{\partial t} \longleftrightarrow j\omega \qquad \text{et} \qquad \vec{\nabla} \longleftrightarrow -j\vec{k}

les équations de Maxwell dans le vide imposent :

  • Transversalité :

    \begin{aligned} \mathrm{div}\,\vec{E} = 0 &\implies -j\vec{k}\cdot\vec{E} = 0 \implies \vec{k}\cdot\vec{E} = 0 \\ \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 &\implies -j\vec{k}\cdot\vec{B} = 0 \implies \vec{k}\cdot\vec{B} = 0 \end{aligned}

    Les champs \vec{E} et \vec{B} sont perpendiculaires à la direction de propagation \vec{e}_z : l'onde est purement transverse (mode TEM dans le vide).

  • Relation de structure (équation de Maxwell-Faraday) :

    \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \implies -j\vec{k}\wedge\vec{E} = -j\omega\vec{B}

    soit :

    \boxed{\vec{B} = \frac{\vec{k}\wedge\vec{E}}{\omega} = \frac{1}{c}\,\vec{e}_z \wedge \vec{E}}
  • Propriétés déduites :

    1. Les vecteurs (\vec{E}, \vec{B}, \vec{k}) forment un trièdre trirectangle direct.
    2. Les amplitudes satisfont à tout instant la relation E = c B.
    3. Le facteur de proportionnalité étant réel positif, \vec{E} et \vec{B} vibrent en phase dans le temps et dans l'espace.

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : conducteur parfait, courant surfacique, effet de peau

On cherche, maintenant, des solutions compatibles avec les conditions aux limites imposées par le câble. On suppose que les conducteurs sont parfaits. Justifier que le courant est surfacique.

Voir l'indice

Dans un conducteur parfait (\sigma \to \infty), le champ électromagnétique est nul au cœur du métal ; la discontinuité tangentielle du champ magnétique impose des courants surfaciques.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition d'un conducteur parfait (\sigma \to \infty) et en déduire l'annulation des champs électrique et magnétique volumiques intérieurs en régime variable.
  2. En déduire l'absence de courant volumique via la loi d'Ohm locale ou l'épaisseur de peau, ce qui impose que le courant total circule uniquement à la surface.
Voir la réponse courte

Le champ électromagnétique est nul dans un conducteur parfait, d'où la localisation strictement surfacique des courants.

Voir le corrigé complet

Un conducteur est qualifié de parfait lorsque sa conductivité électrique tend vers l'infini : \sigma \to \infty.
La densité volumique de courant \vec{\jmath}_v devant rester d'énergie et d'amplitude finies, la loi d'Ohm locale \vec{\jmath}_v = \sigma \vec{E}_{\text{int}} impose à l'intérieur du conducteur :

\vec{E}_{\text{int}} = \vec{0}

En régime variable (\omega \neq 0), l'équation de Maxwell-Faraday s'écrit :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}_{\text{int}} = -\frac{\partial \vec{B}_{\text{int}}}{\partial t} = \vec{0} \implies \vec{B}_{\text{int}} = \vec{0}

L'équation de Maxwell-Ampère à l'intérieur du matériau donne alors :

\vec{\jmath}_v = \frac{1}{\mu_0}\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}_{\text{int}} - \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}_{\text{int}}}{\partial t} = \vec{0}

Il n'existe donc aucun courant volumique au sein du conducteur.
Ce résultat s'interprète également par l'effet de peau : la profondeur de pénétration électromagnétique vaut

\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \sigma \omega}} \xrightarrow[\sigma \to \infty]{} 0

Le courant électrique total non nul i(z,t) ne pouvant circuler en volume, il est strictement confiné à la périphérie des conducteurs :

\boxed{\text{Le courant } i(z, t) \text{ est exclusivement surfacique, décrit par une densité surfacique } \vec{\jmath}_s.}

Résultat

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Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : théorème d'ampère, équation de maxwell-ampère

On suppose qu'en un point de coordonnées , le champ électromagnétique est de la forme :

Cette forme est appelée mode Transverse Électrique et Magnétique (mode TEM). En intégrant l'équation de Maxwell Ampère sur un contour judicieusement choisi, montrer que

où sont les courants enlacés par le contour .

Voir l'indice

Choisir comme contour d'intégration \mathcal{C} un cercle de rayon r centré sur l'axe (Oz) dans un plan transverse z = \text{cste} et intégrer Maxwell-Ampère.

Voir la stratégie
  1. Choisir pour contour \mathcal{C} un cercle d'axe (Oz) et de rayon r situé dans un plan de coupe transverse z = \text{cste}, orienté selon \vec{e}_\theta.
  2. Appliquer le théorème de Stokes à l'équation de Maxwell-Ampère sur la surface S s'appuyant sur \mathcal{C} (le disque transverse orthogonal à \vec{e}_z).
  3. Utiliser le caractère transverse du champ électrique (E_z = 0) pour montrer l'annulation rigoureuse du terme de courant de déplacement à travers ce disque.
Voir la réponse courte

Intégration sur un contour circulaire d'axe z où le flux du courant de déplacement s'annule ou est négligé.

Voir le corrigé complet

L'équation de Maxwell-Ampère s'écrit sous forme locale :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath} + \mu_0\varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}

Considérons le contour circulaire \mathcal{C} de rayon r, centré sur l'axe (Oz), contenu dans un plan perpendiculaire à l'axe du câble (z = \text{cste}) et orienté selon \vec{e}_\theta.

Soit S le disque d'axe (Oz) et de rayon r délimité par le contour \mathcal{C}. D'après la règle de la main droite, le vecteur surface élémentaire associé à ce disque s'écrit :

\mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{e}_z

En intégrant l'équation de Maxwell-Ampère sur la surface S et en appliquant le théorème de Stokes-Ampère, il vient :

\begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \vec{\mathrm{d}l} &= \iint_S \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S} \\ &= \mu_0 \iint_S \vec{\jmath} \cdot \mathrm{d}\vec{S} + \mu_0\varepsilon_0 \iint_S \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \cdot \mathrm{d}\vec{S} \end{aligned}

Par définition, le flux de la densité volumique et/ou surfacique de courant à travers la surface S représente l'intensité totale des courants enlacés par \mathcal{C} :

\iint_S \vec{\jmath} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = i_{\text{enlacé}}

Or, d'après l'énoncé, l'onde se propage selon le mode TEM : le champ électrique est purement radial, \vec{E}(M,t) = E(r,z,t)\,\vec{e}_r. Par conséquent :

\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \left(\frac{\partial E}{\partial t}\,\vec{e}_r\right) \cdot \left(\mathrm{d}S\,\vec{e}_z\right) = 0

Le flux du courant de déplacement à travers la surface transverse S est donc strictement nul à chaque instant :

\iint_S \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = 0

On en déduit immédiatement la forme annoncée du théorème d'Ampère :

\boxed{\oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \vec{\mathrm{d}l} = \mu_0 i_{\text{enlacé}}}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : théorème d'ampère, câble coaxial

En déduire l'expression de pour , puis .

Voir l'indice

Calculer la circulation de \vec{B} sur \mathcal{C} et appliquer le théorème d'Ampère selon la valeur de r en tenant compte des courants surfaciques transportés.

Voir la stratégie
  1. On applique le théorème d'Ampère établi à la question précédente à un cercle \mathcal{C} de rayon r, centré sur l'axe Oz et situé dans un plan z = \text{cste}, orienté selon +\vec{e}_\theta.
  2. On évalue pour chaque zone (r < a, a < r < b, r > b) le courant total i_{\text{enlacé}}(z,t) traversant la surface délimitée par ce contour, en tenant compte des courants portés par les conducteurs.
Voir la réponse courte

Application du théorème d'Ampère pour r < a (B=0), a < r < b (B \propto 1/r) et r > b (B=0).

Voir le corrigé complet

Sur le cercle \mathcal{C} de rayon r orienté par \vec{e}_\theta, l'élément de longueur s'écrit \mathrm{d}\vec{\ell} = r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_\theta. Comme le champ magnétique est orthoradial \vec{B} = B_\theta(r,z,t)\,\vec{e}_\theta, sa circulation vaut :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_0^{2\pi} B_\theta(r,z,t)\,r\,\mathrm{d}\theta = 2\pi r\,B_\theta(r,z,t)

D'après la relation démontrée en Q33, on a :

2\pi r\,B_\theta(r,z,t) = \mu_0\,i_{\text{enlacé}}(z,t)

Distinguons les trois zones de l'espace :

  • Pour r < a : Le contour \mathcal{C} est situé à l'intérieur du conducteur central. Comme le conducteur est parfait, le courant est purement surfacique et circule en r = a (question Q32). Le contour n'enlace donc aucun courant :

    i_{\text{enlacé}} = 0 \implies B(r) = 0

    Ce résultat est parfaitement cohérent avec l'annulation du champ électromagnétique au sein d'un conducteur parfait.

  • Pour a < r < b : Le contour \mathcal{C} enlace le conducteur intérieur qui transporte le courant i(z,t) = i_0\cos(\omega t - kz) dans le sens de \vec{e}_z. Le courant enlacé est donc :

    i_{\text{enlacé}} = i(z,t) = i_0 \cos(\omega t - kz)

    On en déduit l'expression du champ magnétique :

    B_\theta(r,z,t) = \frac{\mu_0 i_0}{2\pi r}\cos(\omega t - kz)

    En termes d'amplitude radiale B_0(r) associée à la notation de l'énoncé \vec{B} = B_0(r)\mathrm{e}^{j(\omega t - kz)}\vec{e}_\theta, on a :

    B_0(r) = \frac{\mu_0 i_0}{2\pi r}
  • Pour r > b : Le contour \mathcal{C} enlace simultanément le conducteur intérieur parcouru par i(z,t) et le conducteur extérieur parcouru par -i(z,t). Le courant total enlacé est donc nul :

    i_{\text{enlacé}} = i(z,t) + \big(-i(z,t)\big) = 0 \implies B(r) = 0

En résumé :

\boxed{ B_0(r) = \begin{cases} 0 & \text{pour } r < a \\ \dfrac{\mu_0 i_0}{2\pi r} & \text{pour } a < r < b \\ 0 & \text{pour } r > b \end{cases} }

soit, sous forme instantanée :

\boxed{ \vec{B}(r,z,t) = \begin{cases} \vec{0} & \text{pour } r < a \\ \dfrac{\mu_0 i_0}{2\pi r}\cos(\omega t - kz)\,\vec{e}_\theta & \text{pour } a < r < b \\ \vec{0} & \text{pour } r > b \end{cases} }

Résultat

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : théorème de gauss, câble coaxial

Montrer que, pour , .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss sur un cylindre fermé coaxial ou exploiter l'équation de Maxwell-Faraday \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} pour déterminer E_0(r).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique \vec{B}(M, t) obtenu à la question Q34 dans le domaine a < r < b, en notation réelle ou complexe.
  2. Appliquer l'équation de Maxwell-Ampère dans le vide (\vec{\jmath} = \vec{0}) en calculant le rotationnel de \vec{B} en coordonnées cylindriques.
  3. Identifier la composante radiale du champ électrique pour aboutir à l'expression demandée par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Utilisation de Maxwell-Gauss ou de Maxwell-Faraday pour relier le champ radial E_r(r,t) au courant i(z,t).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q34, pour a < r < b, le champ magnétique s'écrit sous forme réelle :

\vec{B}(r, z, t) = \frac{\mu_0 i_0}{2\pi r} \cos(\omega t - kz)\,\vec{e}_\theta

ou, en notation complexe associée à la forme G_X proposée à la question Q33 :

\underline{\vec{B}}(r, z, t) = \underline{B}_\theta(r, z, t)\,\vec{e}_\theta = \frac{\mu_0 i_0}{2\pi r}\mathrm{e}^{j(\omega t - kz)}\,\vec{e}_\theta

Dans le vide séparant les deux conducteurs, il n'y a ni charges ni courants volumiques (\vec{\jmath} = \vec{0}). L'équation de Maxwell-Ampère s'écrit :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0\varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}

Calculons le rotationnel de \vec{B} en coordonnées cylindriques pour un champ purement orthoradial \vec{B} = B_\theta(r, z, t)\,\vec{e}_\theta :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = -\frac{\partial B_\theta}{\partial z}\,\vec{e}_r + \frac{1}{r}\frac{\partial (r B_\theta)}{\partial r}\,\vec{e}_z

Comme r B_\theta(r, z, t) = \frac{\mu_0 i_0}{2\pi} \cos(\omega t - kz) est indépendant de r, la composante axiale est identiquement nulle :

\frac{1}{r}\frac{\partial (r B_\theta)}{\partial r} = 0

La dérivée par rapport à z vaut :

-\frac{\partial B_\theta}{\partial z} = -\frac{\mu_0 i_0}{2\pi r}\big(k \sin(\omega t - kz)\big) = -\frac{\mu_0 k i_0}{2\pi r}\sin(\omega t - kz)

En introduisant l'expression du champ électrique \vec{E}(M, t) = E_r(r, z, t)\,\vec{e}_r, l'équation de Maxwell-Ampère projetée sur \vec{e}_r donne :

\mu_0\varepsilon_0 \frac{\partial E_r}{\partial t} = -\frac{\mu_0 k i_0}{2\pi r}\sin(\omega t - kz)

En simplifiant par \mu_0 et en intégrant par rapport au temps (la constante d'intégration étant nulle en régime sinusoïdal) :

E_r(r, z, t) = \frac{1}{2\pi\varepsilon_0 r}\frac{k}{\omega} i_0 \cos(\omega t - kz)

L'énoncé désigne par E_0(r) le champ électrique instantané E_r(r, z, t) (ou son amplitude modulée dans le temps et l'espace), on obtient bien la relation demandée :

\boxed{E_0(r) = \frac{1}{2\pi\epsilon_0 r}\frac{k}{\omega}i_0 \cos(\omega t - kz)}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : onde plane, mode tem, relation de structure

Le mode TEM décrit-il une onde plane ? Montrer que la relation de structure s'écrit : .

Voir l'indice

Examiner la dépendance spatiale des champs en 1/r (incompatibilité avec une onde plane uniforme) et vérifier vectoriellement que \vec{e}_\theta = \vec{e}_z \wedge \vec{e}_r.

Voir la réponse courte

L'amplitude dépendant de r, l'onde n'est pas plane, mais elle vérifie localement la relation de structure TEM.

Voir le corrigé complet

1. Caractère d'onde plane

Une onde plane est une onde dont les surfaces équiphases sont des plans, et dont l'état vibratoire (amplitude, polarisation et direction des champs) est rigoureusement uniforme sur chacun de ces plans.

Pour le mode TEM considéré :

  • La phase \varphi(z, t) = \omega t - k z ne dépend que de z : les surfaces d'onde sont bien des plans perpendiculaires à l'axe (Oz) (z = \text{cte}).
  • Cependant, l'amplitude des champs dépend de la coordonnée radiale r (décroissance en 1/r, d'après les questions Q34 et Q35) : les champs ne sont pas spatialement uniformes dans le plan transverse.
  • De plus, la direction de polarisation dépend de l'angle \theta puisque les vecteurs de base \vec{e}_r et \vec{e}_\theta tournent avec la position azimutale.

Par conséquent, le mode TEM ne décrit pas une onde plane (il s'agit d'une onde guidée transverse).

2. Relation de structure

Dans l'espace vide entre les deux conducteurs, le champ électromagnétique vérifie l'équation de Maxwell-Faraday :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}

Le champ électrique s'écrit en représentation complexe :

\vec{E}(r, z, t) = E_0(r)\,\mathrm{e}^{j(\omega t - kz)}\,\vec{e}_r = E_r(r, z, t)\,\vec{e}_r

En coordonnées cylindriques, avec une composante radiale pure dépendant uniquement de r et de z (indépendante de \theta) :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = \left(\frac{\partial E_r}{\partial z}\right)\vec{e}_\theta

Comme la dépendance en z est portée par le terme de propagation \mathrm{e}^{-jkz}, la dérivée spatiale vaut :

\frac{\partial E_r}{\partial z} = -jk\,E_r(r, z, t)

D'où :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -jk\,E_r(r, z, t)\,\vec{e}_\theta

Par ailleurs, en régime harmonique :

-\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} = -j\omega\,\vec{B}

L'équation de Maxwell-Faraday conduit donc à :

-jk\,E_r\,\vec{e}_\theta = -j\omega\,\vec{B} \implies \vec{B} = \frac{k}{\omega}\,E_r\,\vec{e}_\theta

Calculons à présent le produit vectoriel \vec{k} \wedge \vec{E} avec \vec{k} = k\,\vec{e}_z :

\begin{aligned} \vec{k} \wedge \vec{E} &= (k\,\vec{e}_z) \wedge (E_r\,\vec{e}_r) \\ &= k\,E_r\,(\vec{e}_z \wedge \vec{e}_r) \\ &= k\,E_r\,\vec{e}_\theta \end{aligned}

On constate ainsi directement l'égalité :

\boxed{\vec{B} = \frac{\vec{k} \wedge \vec{E}}{\omega}}

Résultat

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : vitesse de phase, dispersion

Calculer la vitesse de phase . Y a-t-il dispersion ?

Voir l'indice

Définir la vitesse de phase par v_\varphi = \omega/k et vérifier son indépendance vis-à-vis de la pulsation \omega pour conclure sur l'absence de dispersion.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le lien entre \omega et k à partir des équations de Maxwell dans le vide inter-conducteurs (ou en combinant les relations entre les amplitudes de \vec{E} et \vec{B}).
  2. En déduire la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{k} et effectuer l'application numérique.
  3. Conclure sur le phénomène de dispersion en examinant la dépendance de v_\varphi vis-à-vis de la pulsation \omega.
Voir la réponse courte

Calcul de v_\varphi = \omega/k = c indépendante de la pulsation, donc milieu non dispersif.

Voir le corrigé complet

Dans le vide séparant les deux conducteurs (a < r < b), l'équation de Maxwell-Ampère s'écrit :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}

Avec \vec{B} = B_0(r)\exp(j\omega t - jkz)\vec{e}_\theta, le rotationnel en coordonnées cylindriques se réduit à :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = -\frac{\partial B_\theta}{\partial z}\vec{e}_r + \frac{1}{r}\frac{\partial (r B_\theta)}{\partial r}\vec{e}_z

Comme B_0(r) \propto \frac{1}{r}, la quantité r B_\theta est indépendante de r, donc la composante axiale est nulle. Il reste :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = j k B_\theta \vec{e}_r

L'équation de Maxwell-Ampère impose alors :

j k B_\theta = \mu_0 \varepsilon_0 (j\omega E_r) \implies B_\theta = \frac{\omega}{c^2 k} E_r

où c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}} est la célérité de la lumière dans le vide.

D'autre part, la relation de structure établie à la question précédente donne :

B_\theta = \frac{k}{\omega} E_r

En identifiant ces deux relations, on en déduit :

\frac{k}{\omega} = \frac{\omega}{c^2 k} \implies \left(\frac{\omega}{k}\right)^2 = c^2

Pour une onde se propageant dans le sens des z croissants (k > 0), la vitesse de phase v_\varphi vaut par définition :

\boxed{v_\varphi = \frac{\omega}{k} = c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}} \simeq 3{,}00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

La vitesse de phase v_\varphi est strictement constante et indépendante de la pulsation \omega (la relation de dispersion \omega = c k est linéaire) : il n'y a donc pas de dispersion.

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : vecteur de poynting, densité d'énergie électromagnétique, vitesse de l'énergie

Calculer le vecteur de Poynting et la densité volumique d'énergie instantanée dans la partie . En déduire la vitesse de propagation de l'énergie.

Voir l'indice

Calculer \vec{\Pi} = \frac{\vec{E}\wedge\vec{B}}{\mu_0} et u_{\mathrm{em}} = \frac{\varepsilon_0 E^2}{2} + \frac{B^2}{2\mu_0}, puis définir la vitesse de transport de l'énergie par v_e = \Pi / u_{\mathrm{em}}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur de Poynting instantané \vec{\Pi} = \frac{\vec{E}\wedge\vec{B}}{\mu_0} à partir des champs \vec{E} et \vec{B} obtenus pour a < r < b.
  2. Calculer la densité volumique d'énergie électromagnétique instantanée u_{\mathrm{em}} = \frac{\varepsilon_0}{2}E^2 + \frac{B^2}{2\mu_0} en mettant en évidence l'équipartition de l'énergie.
  3. Déterminer la vitesse de propagation de l'énergie définie localement par la relation de transport \vec{\Pi} = u_{\mathrm{em}} \vec{v}_e.
Voir la réponse courte

Calcul de \vec{\Pi} = \vec{E}\wedge\vec{B}/\mu_0 et de l'énergie électromagnétique ; rapport donnant la vitesse de transport c.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q34 et Q35, pour a < r < b, les champs électrique et magnétique s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{E}(r, z, t) &= \frac{1}{2\pi\varepsilon_0 r}\frac{k}{\omega} i(z, t)\,\vec{e}_r = \frac{c\mu_0}{2\pi r} i(z, t)\,\vec{e}_r \\ \vec{B}(r, z, t) &= \frac{\mu_0}{2\pi r} i(z, t)\,\vec{e}_\theta \end{aligned}

où i(z, t) = i_0\cos(\omega t - kz) et \frac{k}{\omega} = \frac{1}{c} = \sqrt{\varepsilon_0\mu_0}. On note que E = c B.

Vecteur de Poynting instantané Par définition, le vecteur de Poynting s'écrit :

\vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0} = \frac{E B}{\mu_0}(\vec{e}_r \wedge \vec{e}_\theta) = \frac{E B}{\mu_0}\,\vec{e}_z

En remplaçant les expressions des champs :

\vec{\Pi} = \frac{1}{\mu_0} \left(\frac{c\mu_0}{2\pi r} i(z, t)\right) \left(\frac{\mu_0}{2\pi r} i(z, t)\right)\vec{e}_z = \frac{\mu_0 c}{4\pi^2 r^2} i_0^2 \cos^2(\omega t - kz)\,\vec{e}_z
\boxed{\vec{\Pi}(r, z, t) = \frac{1}{4\pi^2 r^2}\sqrt{\frac{\mu_0}{\varepsilon_0}} i_0^2 \cos^2(\omega t - kz)\,\vec{e}_z}

Densité volumique d'énergie instantanée La densité volumique d'énergie électromagnétique s'écrit :

u_{\mathrm{em}} = \frac{\varepsilon_0}{2}E^2 + \frac{B^2}{2\mu_0}

Comme E = cB et c^2 = \frac{1}{\varepsilon_0\mu_0}, la densité d'énergie électrique s'identifie à la densité d'énergie magnétique :

\frac{\varepsilon_0}{2}E^2 = \frac{\varepsilon_0}{2}c^2 B^2 = \frac{B^2}{2\mu_0}

Il y a donc équipartition de l'énergie à tout instant, d'où :

u_{\mathrm{em}} = \frac{B^2}{\mu_0} = \frac{1}{\mu_0} \left(\frac{\mu_0 i_0}{2\pi r}\cos(\omega t - kz)\right)^2
\boxed{u_{\mathrm{em}}(r, z, t) = \frac{\mu_0 i_0^2}{4\pi^2 r^2} \cos^2(\omega t - kz)}

Vitesse de propagation de l'énergie Le flux d'énergie et la densité d'énergie sont reliés par le vecteur vitesse de propagation de l'énergie \vec{v}_e tel que \vec{\Pi} = u_{\mathrm{em}} \vec{v}_e. On constate immédiatement que :

\vec{\Pi}(r, z, t) = c\,u_{\mathrm{em}}(r, z, t)\,\vec{e}_z

La vitesse de propagation de l'énergie est donc colinéaire à l'axe du câble et a pour norme :

\boxed{v_e = c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : puissance rayonnée, vecteur de poynting

Calculer la puissance moyenne se propageant le long du câble.

Voir l'indice

Intégrer le flux du vecteur de Poynting moyen \langle\vec{\Pi}\rangle sur la section droite du câble coaxial délimitée par r \in [a, b] et \theta \in [0, 2\pi].

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance instantanée \mathcal{P}(t) traversant une section droite du câble (z = \text{cte}) comme le flux du vecteur de Poynting \vec{\Pi} déterminé à la question Q38.
  2. Intégrer sur la couronne annulaire a \leqslant r \leqslant b (les champs étant nuls en dehors).
  3. Prendre la moyenne temporelle sur une période du signal.
Voir la réponse courte

Intégration du vecteur de Poynting temporellement moyenné sur la section annulaire du câble coaxial.

Voir le corrigé complet

La puissance instantanée \mathcal{P}(t) se propageant dans le sens des z croissants à travers une section droite transverse \mathcal{S} (z = \text{cte}) orientée selon \vec{e}_z est donnée par le flux du vecteur de Poynting :

\mathcal{P}(t) = \iint_{\mathcal{S}} \vec{\Pi}(r, z, t) \cdot \mathrm{d}\vec{S}

Les champs \vec{E} et \vec{B} étant nuls à l'intérieur des conducteurs parfaits (r < a et r > b), le vecteur de Poynting est nul en dehors de l'espace inter-conducteurs. Avec l'élément de surface en coordonnées cylindriques \mathrm{d}\vec{S} = r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_z et l'expression de \vec{\Pi} issue de la question Q38 :

\begin{aligned} \mathcal{P}(t) &= \int_0^{2\pi} \mathrm{d}\theta \int_a^b \frac{1}{4\pi^2 r^2} \sqrt{\frac{\mu_0}{\varepsilon_0}}\, i_0^2 \cos^2(\omega t - kz)\, r\,\mathrm{d}r \\ &= 2\pi \cdot \frac{1}{4\pi^2} \sqrt{\frac{\mu_0}{\varepsilon_0}}\, i_0^2 \cos^2(\omega t - kz) \int_a^b \frac{\mathrm{d}r}{r} \\ &= \frac{1}{2\pi} \sqrt{\frac{\mu_0}{\varepsilon_0}} \ln\left(\frac{b}{a}\right) i_0^2 \cos^2(\omega t - kz) \end{aligned}

La puissance moyenne temporelle \langle \mathcal{P} \rangle s'obtient en prenant la moyenne sur une période T = 2\pi/\omega :

\langle \cos^2(\omega t - kz) \rangle = \frac{1}{2}

D'où l'expression de la puissance moyenne transportée par le câble coaxial :

\boxed{\langle \mathcal{P} \rangle = \frac{1}{4\pi} \sqrt{\frac{\mu_0}{\varepsilon_0}} \ln\left(\frac{b}{a}\right) i_0^2}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet de peau, épaisseur de peau, conducteur parfait

En pratique, la conductivité n'est pas infinie et le champ électromagnétique pénètre dans les conducteurs. La conductivité du cuivre vaut . Discuter la pertinence de l'utilisation du modèle du conducteur parfait.

Voir l'indice

Calculer l'épaisseur de peau \delta = \sqrt{2/(\mu_0\sigma\omega)} dans le cuivre aux fréquences audio (f \sim 1\text{ kHz}) et la comparer aux dimensions transverses typiques du conducteur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'épaisseur de peau \delta caractérisant la profondeur de pénétration du champ électromagnétique dans un bon conducteur en régime sinusoïdal forcé.
  2. Évaluer numériquement \delta pour les fréquences caractéristiques du signal audio délivré par une guitare (f \in [20\text{ Hz}\,;\,20\text{ kHz}]).
  3. Comparer \delta aux dimensions transverses usuelles d'un câble coaxial pour guitare (rayon intérieur a et épaisseur du blindage) afin de statuer sur la légitimité du modèle du conducteur parfait.
Voir la réponse courte

Calcul de l'épaisseur de peau \delta dans le cuivre et comparaison avec l'épaisseur des conducteurs aux fréquences d'intérêt.

Voir le corrigé complet

Dans un conducteur ohmique de conductivité \sigma et de perméabilité magnétique \mu_0, l'atténuation du champ électromagnétique par effet de peau est régie par l'épaisseur de peau :

\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \sigma \omega}} = \frac{1}{\sqrt{\pi \mu_0 \sigma f}}

Avec la conductivité du cuivre \sigma = 5{,}9\cdot 10^7\ \Omega^{-1}\cdot\text{m}^{-1} et \mu_0 = 4\pi\cdot 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} :

\pi \mu_0 \sigma = 4\pi^2 \cdot 10^{-7} \times 5{,}9\cdot 10^7 = 4\pi^2 \times 5{,}9 \simeq 233\text{ s}\cdot\text{m}^{-2}

d'où l'expression numérique approchée :

\delta \simeq \frac{65{,}5}{\sqrt{f}}\text{ mm}\quad (f\text{ en Hz})

Évaluons cette épaisseur sur l'ensemble du spectre audible :

  • à la fréquence centrale typique f = 1\text{ kHz} : \delta \simeq \dfrac{65{,}5}{\sqrt{1000}} \simeq 2{,}1\text{ mm} ;
  • dans les graves (f = 100\text{ Hz}) : \delta \simeq 6{,}6\text{ mm} ;
  • à la limite aiguë (f = 20\text{ kHz}) : \delta \simeq 0{,}46\text{ mm} \approx 460\ \mu\text{m}.

Dans un câble d'instrument standard (guitare), le rayon de l'âme centrale est typiquement de l'ordre de a \sim 0{,}3\text{ à } 0{,}5\text{ mm}, et l'épaisseur du blindage tressé extérieur est également de l'ordre de quelques dixièmes de millimètre. On constate que :

\boxed{\delta \gtrsim a}

sur la quasi-totalité de la bande audio.

Discussion de la pertinence du modèle :

  1. À l'échelle locale (distribution des courants) : Le modèle du conducteur parfait suppose une conductivité infinie (\sigma \to \infty), ce qui implique une épaisseur de peau strictement nulle (\delta \to 0) et des courants purement surfaciques (question Q32). Puisque \delta \ge a, l'onde électromagnétique pénètre en réalité dans tout le volume du conducteur : les courants sont donc volumiques et répartis dans toute la section du cuivre. Sur ce point précis, l'hypothèse d'un courant surfacique n'est pas rigoureusement vérifiée.
  2. À l'échelle globale (propagation du signal) : La conductivité du cuivre reste néanmoins immense (\sigma \gg \varepsilon_0 \omega). Le champ électrique longitudinal nécessaire pour entretenir le courant, E_z \approx j/\sigma, demeure infime devant la composante transverse E_r (E_z \ll E_r). Par conséquent, la structure des champs à l'extérieur des conducteurs reste quasi transverse (mode quasi-TEM). De plus, la résistance linéique d'un tel câble est de l'ordre de 0{,}1\ \Omega\cdot\text{m}^{-1}, ce qui engendre des pertes ohmiques totalement négligeables sur une longueur usuelle de quelques mètres devant l'impédance de sortie du micro (R \sim 10\text{ k}\Omega) ou l'impédance d'entrée d'un amplificateur (R_e \sim 1\text{ M}\Omega).

Le modèle du conducteur parfait est donc pleinement pertinent pour décrire la propagation guidée sans distorsion ni atténuation notable, bien qu'il ne décrive pas fidèlement la répartition interne des densités de courant.

Résultat

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Partie IV : Numérisation et traitement du signal

Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pont diviseur de tension

Justifier que les tensions , et valent respectivement , et .

Voir l'indice

Appliquer la formule du pont diviseur de tension le long de la branche composée de quatre résistances identiques en série soumise à la tension V_{cc}.

Voir la stratégie
  1. Justifier que les courants prélevés par les entrées des comparateurs sont nuls.
  2. En déduire que les quatre résistors sont associés en série et forment un pont diviseur de tension non chargé entre le potentiel haut V_{cc} et la masse (0\text{ V}).
Voir la réponse courte

Diviseur de tension formé de 4 résistances identiques en série : potentiels étagés par quarts de V_{cc}.

Voir le corrigé complet

Les trois comparateurs de la figure 10 présentent une impédance d'entrée infinie (modélisés par des amplificateurs en régime non linéaire idéal, symbolisés par \triangleright \infty). Les courants prélevés par leurs bornes inverseuses sont donc rigoureusement nuls :

i_- = 0.

Par conséquent, la chaîne verticale constituée des quatre résistors de même résistance R est traversée par un unique courant d'intensité I. Elle forme un pont diviseur de tension non chargé entre le potentiel d'alimentation V_{cc} et la masse (0\text{ V}).

La résistance équivalente de la branche vaut :

R_{\mathrm{tot}} = 4R.

L'intensité du courant traversant les résistors s'écrit alors :

I = \frac{V_{cc} - 0}{4R} = \frac{V_{cc}}{4R}.

Les potentiels des nœuds intermédiaires, pris par rapport à la masse, s'obtiennent par la loi d'Ohm ou la formule du pont diviseur de tension :

\begin{aligned} V_0 &= R\,I = \frac{1}{4}V_{cc}, \\ V_1 &= 2R\,I = \frac{2}{4}V_{cc} = \frac{1}{2}V_{cc}, \\ V_2 &= 3R\,I = \frac{3}{4}V_{cc}. \end{aligned}

On retrouve bien les valeurs attendues :

\boxed{V_0 = \frac{1}{4}V_{cc}}, \quad \boxed{V_1 = \frac{1}{2}V_{cc}}, \quad \boxed{V_2 = \frac{3}{4}V_{cc}}.

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Exploitation de document

Notions : convertisseur analogique-numérique, porte logique, table de vérité

Dans la figure figure 10, la porte 1 réalise la fonction ET et la porte 2 la fonction OU. Reproduire et compléter la table de vérité ci-dessous relative au convertisseur flash.

Voir l'indice

Déterminer pour chaque intervalle de tension d'entrée l'état logique des comparateurs S_i (1 si V_e > V_i, 0 sinon), puis déduire b_0 et b_1 via les portes logiques.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'état des sorties logiques S_0, S_1, S_2 des trois comparateurs pour chaque intervalle de tension V_e à partir des seuils de référence obtenus à la question précédente.
  2. Établir les équations logiques reliant les bits de sortie b_0 et b_1 aux signaux intermédiaires S_0, S_1, S_2.
  3. Compléter la table de vérité pour chaque plage de la tension d'entrée.
Voir la réponse courte

Détermination des sorties des comparateurs puis des bits b_0, b_1 en sortie de la logique combinatoire.

Voir le corrigé complet

Les trois amplificateurs opérationnels fonctionnent en régime saturé (boucle ouverte) et jouent le rôle de comparateurs à seuil. Pour chaque comparateur A_k (k \in \{0, 1, 2\}), l'entrée non-inverseuse est au potentiel V_e et l'entrée inverseuse au potentiel de référence V_k :

S_k = \begin{cases} 1 & \text{si } V_e > V_k \\ 0 & \text{si } V_e < V_k \end{cases}

D'après la question Q41, les tensions de référence sont V_0 = \frac{1}{4}V_{cc}, V_1 = \frac{1}{2}V_{cc} et V_2 = \frac{3}{4}V_{cc}. On en déduit immédiatement les états du code thermomètre (S_0, S_1, S_2) selon l'intervalle de V_e :

  • Si 0 < V_e < \frac{1}{4}V_{cc} : S_0 = 0, S_1 = 0, S_2 = 0 ;
  • Si \frac{1}{4}V_{cc} < V_e < \frac{1}{2}V_{cc} : S_0 = 1, S_1 = 0, S_2 = 0 ;
  • Si \frac{1}{2}V_{cc} < V_e < \frac{3}{4}V_{cc} : S_0 = 1, S_1 = 1, S_2 = 0 ;
  • Si \frac{3}{4}V_{cc} < V_e : S_0 = 1, S_1 = 1, S_2 = 1.

D'après le schéma de la figure 10, le décodage logique s'effectue comme suit :

  • Le bit b_1 est directement relié à la sortie du comparateur central :

    b_1 = S_1
  • La porte 1 (fonction ET) reçoit S_0 et la négation logique de S_1, soit \overline{S_1}. Sa sortie vaut donc S_0 \cdot \overline{S_1}.
  • La porte 2 (fonction OU) reçoit S_2 et la sortie de la porte 1. Sa sortie, qui correspond au bit de poids faible b_0 (noté b_2 sur le schéma de la figure 10), vaut :

    b_0 = S_2 + (S_0 \cdot \overline{S_1})

En évaluant ces expressions pour chaque intervalle, on obtient la table de vérité complétée :

\begin{array}{|c|c|c|c|c|c|} \hline \text{Plage de } V_e & S_0 & S_1 & S_2 & b_0 & b_1 \\ \hline 0 < V_e < \frac{1}{4}V_{cc} & 0 & 0 & 0 & 0 & 0 \\ \hline \frac{1}{4}V_{cc} < V_e < \frac{1}{2}V_{cc} & 1 & 0 & 0 & 1 & 0 \\ \hline \frac{1}{2}V_{cc} < V_e < \frac{3}{4}V_{cc} & 1 & 1 & 0 & 0 & 1 \\ \hline \frac{3}{4}V_{cc} < V_e & 1 & 1 & 1 & 1 & 1 \\ \hline \end{array}
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Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : convertisseur analogique-numérique, quantification

La norme Hi-Res Audio des fichiers audios (utilisé dans les fichiers .flac, par exemple) impose un encodage sur 24 bits à une fréquence égale ou supérieure à 96 kHz. Combien d'amplificateurs linéaires intégrés seraient nécessaires pour réaliser un convertisseur flash sur 24 bits ?

Voir l'indice

Calculer le nombre de comparateurs requis pour une résolution de n = 24\text{ bits} en utilisant la relation N_{\mathrm{ALI}} = 2^n - 1.

Voir la stratégie
  1. Généraliser le principe du convertisseur flash à n bits à partir du montage à 2 bits étudié précédemment.
  2. Relier le nombre d'amplificateurs linéaires intégrés (ALI) utilisés en comparateurs au nombre de niveaux de quantification.
  3. Effectuer le calcul pour n = 24 bits.
Voir la réponse courte

Un convertisseur flash à N bits nécessite 2^N - 1 comparateurs, soit 2^{24}-1 \approx 1{,}68\cdot 10^7 ALI.

Voir le corrigé complet

Un convertisseur analogique-numérique (CAN) flash sur n bits code la tension d'entrée sur 2^n états discrets, ce qui délimite 2^n intervalles de quantification.

Il nécessite donc 2^n - 1 tensions de seuil intermédiaires, obtenues par un pont diviseur à 2^n résistances identiques. La comparaison de la tension d'entrée V_e à chacun de ces seuils requiert un comparateur, c'est-à-dire un amplificateur linéaire intégré (ALI) fonctionnant en régime de saturation (comparateur à deux niveaux).

Pour un encodage sur n = 24\text{ bits}, le nombre d'ALI nécessaires est :

N_{\text{ALI}} = 2^{24} - 1

Calculons numériquement cette valeur :

\begin{aligned} 2^{24} &= 2^4 \times \left(2^{10}\right)^2 = 16 \times (1024)^2 = 16 \times 1\,048\,576 = 16\,777\,216 \end{aligned}

d'où :

\boxed{N_{\text{ALI}} = 16\,777\,215 \simeq 1{,}68 \times 10^7}

Il faudrait ainsi près de 16,8 millions d'amplificateurs linéaires intégrés.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : circuit rc, constante de temps

Au bout de combien de temps le condensateur atteint-il la tension à 99

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle de charge du condensateur du premier ordre avec u_C(0) = 0 et poser u_C(t) = 0{,}99\,V_e pour en déduire t_{99\%} = RC\ln(100).

Voir la stratégie
  1. Établir l'équation différentielle régissant la tension u_C(t) aux bornes du condensateur lorsque l'interrupteur K est fermé, en tenant compte de l'impédance d'entrée infinie de l'amplificateur opérationnel.
  2. Résoudre cette équation sous l'hypothèse de l'énoncé (V_e quasi-statique devant RC) avec la condition initiale u_C(0) = 0 pour déterminer le temps t_{99\%} au bout duquel u_C = 0{,}99 V_e.
  3. Relier ce temps caractéristique à la durée pendant laquelle l'interrupteur reste fermé avant le front descendant de l'horloge, afin d'en déduire la condition sur RC.
Voir la réponse courte

Temps de charge à 99

Voir le corrigé complet

Lorsque l'interrupteur K est fermé, le courant d'entrée de l'amplificateur opérationnel (ALI supposé idéal) est nul : i_+ = 0. Par la loi des mailles, le circuit se réduit à un dipôle RC série soumis à la tension V_e(t) :

V_e(t) = R i(t) + u_C(t) = RC \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}(t) + u_C(t)

L'énoncé précise que les variations de V_e(t) sont très lentes devant la constante de temps \tau = RC. Sur la durée de charge, la tension d'entrée peut donc être considérée comme constante : V_e(t) \simeq V_e. Avec la condition initiale u_C(0) = 0, la solution s'écrit :

u_C(t) = V_e \left(1 - \mathrm{e}^{-t/RC}\right)

Le condensateur atteint 99 % de la tension V_e à un instant t_{99\%} tel que :

\begin{aligned} u_C(t_{99\%}) = 0{,}99\,V_e &\iff 1 - \mathrm{e}^{-t_{99\%}/RC} = 0{,}99 \\ &\iff \mathrm{e}^{-t_{99\%}/RC} = 0{,}01 = 10^{-2} \\ &\iff t_{99\%} = RC \ln(100) = 2 \ln(10) RC \end{aligned}

Numériquement, avec \ln(10) \simeq 2{,}30 :

\boxed{t_{99\%} = RC \ln(100) \simeq 4{,}6 \, RC}

L'interrupteur K est fermé pendant le niveau haut de l'horloge et s'ouvre à chaque front descendant. Pour que la tension u_C ait le temps d'atteindre la valeur de V_e à moins de 1 % près avant l'ouverture de l'interrupteur, la durée à l'état haut t_{\text{haut}} doit être supérieure ou égale à t_{99\%} :

t_{\text{haut}} \geqslant t_{99\%} = RC \ln(100) \implies RC \leqslant \frac{t_{\text{haut}}}{\ln(100)} \simeq \frac{t_{\text{haut}}}{4{,}6}

Dans le cas d'un signal d'horloge créneau symétrique de période T_e = 1/f_e (rapport cyclique de 50 %), le temps à l'état haut vaut t_{\text{haut}} = \frac{T_e}{2} = \frac{1}{2f_e}, d'où la contrainte :

\boxed{RC \leqslant \frac{T_e}{2\ln(100)} \simeq \frac{T_e}{9{,}2} = \frac{1}{9{,}2\,f_e}}

Résultat

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Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : échantillonneur-bloqueur, condensateur

Que vaut la tension de sortie lorsque l'interrupteur est ouvert ? Quel est l'intérêt de ce circuit ?

Voir l'indice

Constater que l'interrupteur ouvert isole le condensateur qui conserve sa charge grâce à l'impédance d'entrée infinie de l'ALI, maintenant ainsi la tension échantillonnée constante.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un bilan de courant au niveau du condensateur lorsque l'interrupteur K est ouvert, en utilisant les propriétés d'un amplificateur linéaire intégré (ALI) idéal.
  2. Déduire l'expression de la tension de sortie V_s(t) grâce au montage suiveur.
  3. Identifier la fonction globale du montage (échantillonneur-bloqueur) et expliciter son rôle indispensable en amont d'un convertisseur analogique-numérique (CAN).
Voir la réponse courte

Le condensateur mémorise la tension atteinte : rôle d'échantillonneur-bloqueur indispensable à la numérisation.

Voir le corrigé complet

Lorsque l'interrupteur K est ouvert :

  • Aucun courant ne peut circuler à travers la résistance R (i_R = 0) ;
  • L'ALI étant supposé idéal en régime linéaire, le courant d'entrée sur la borne non-inverseuse est nul (i^+ = 0).

D'après la loi des nœuds, le courant traversant le condensateur est donc nul :

i_C(t) = C\,\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} = 0 \implies u_C(t) = \text{constante} = u_C(t_{\text{ouv}})

où t_{\text{ouv}} est l'instant d'ouverture de l'interrupteur K. La charge stockée sur le condensateur est conservée. D'après la question précédente, le condensateur avait atteint la tension d'entrée avant l'ouverture, soit u_C(t_{\text{ouv}}) \simeq V_e(t_{\text{ouv}}).

L'ALI boucle sa sortie sur son entrée inverseuse (rétroaction négative), ce qui assure un fonctionnement en régime linéaire. En modélisant l'ALI comme idéal avec un gain infini, on a :

\varepsilon = V^+ - V^- = 0 \implies V_s(t) = V^+(t) = u_C(t)

La tension de sortie reste donc constante et égale à la dernière valeur échantillonnée de la tension d'entrée :

\boxed{V_s(t) = V_e(t_{\text{ouv}})}

Intérêt de ce circuit (échantillonneur-bloqueur) :

  • Maintien de la tension (blocage) : La conversion analogique-numérique au sein d'un CAN n'étant pas instantanée (temps de conversion t_{\mathrm{conv}} > 0), il est impératif que le signal d'entrée reste rigoureusement constant pendant toute la phase de conversion afin d'éviter les erreurs d'ouverture et les distorsions.
  • Adaptation d'impédance : L'ALI monté en suiveur présente une impédance d'entrée quasi-infinie (ce qui empêche le condensateur de se décharger pendant le blocage) et une impédance de sortie quasi-nulle (ce qui permet d'alimenter les étages de conversion avals, tels que le pont diviseur d'un CAN flash, sans chute de tension).

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Question déjà tombée ailleurs

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Question 46

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Schéma ou tracé

Notions : bascule rs, chronogramme, circuit astable

La tension d'horloge pilotant l'interrupteur est réalisée à l'aide du circuit de la figure 13. L'interrupteur est fermé pour à l'état bas, et ouvert quand est à l'état haut et ainsi qu'à la mise sous tension. Tracer le chronogramme de la tension , des entrées et de la sortie , en partant de l'état initial , , ouvert et . On tracera l'allure des chronogrammes sans chercher l'expression littérale de au cours du temps.

Voir l'indice

Analyser les seuils de basculement du comparateur à fenêtre de la bascule RS (V_{cc}/3 et 2V_{cc}/3) régissant les cycles de charge et décharge du condensateur.

Voir la stratégie
  1. Analyser le fonctionnement des deux comparateurs en déterminant leurs seuils de basculement respectifs à partir du pont diviseur de tension (V_{cc}/3 et 2V_{cc}/3).
  2. Établir les phases de charge (interrupteur I ouvert, Q=1) et de décharge (interrupteur I fermé, Q=0) du condensateur C.
  3. Suivre chronologiquement l'évolution de la tension u_C(t), des entrées logiques R(t) et S(t), ainsi que de la sortie Q(t), depuis la mise sous tension à u_C(0)=0 jusqu'au régime périodique établi.
Voir la réponse courte

Cycles de charge et décharge de C entre V_{cc}/4 et 3V_{cc}/4 basculant périodiquement la sortie Q.

Voir le corrigé complet

Le circuit proposé est celui d'un oscillateur astable à base de temporisateur (type NE555).

1. Niveaux de référence et comparateurs Les trois résistors identiques r en série forment un pont diviseur non chargé (les courants d'entrée des comparateurs étant nuls) :

  • L'entrée inverseuse du comparateur haut est fixée au potentiel V_+^{\text{ref}} = \frac{2}{3}V_{cc}. Comme son entrée non-inverseuse reçoit u_C, la sortie vaut :

    R = 1 \quad \text{si } u_C > \frac{2}{3}V_{cc}, \qquad R = 0 \quad \text{si } u_C < \frac{2}{3}V_{cc}
  • L'entrée non-inverseuse du comparateur bas est fixée à V_-^{\text{ref}} = \frac{1}{3}V_{cc}. Son entrée inverseuse reçoit u_C, d'où :

    S = 1 \quad \text{si } u_C < \frac{1}{3}V_{cc}, \qquad S = 0 \quad \text{si } u_C > \frac{1}{3}V_{cc}

2. Déroulement chronologique

  • Phase initiale (0 \leqslant t < t_1) : à la mise sous tension, u_C(0) = 0 < \frac{1}{3}V_{cc}, donc R = 0 et S = 1, ce qui impose Q = 1. L'interrupteur I est ouvert. Le condensateur C se charge à travers R_A + R_B vers l'asymptote V_{cc} avec une constante de temps \tau_{\text{ch}} = (R_A + R_B)C.
  • Passage du premier seuil (t = t_1) : dès que u_C(t) dépasse \frac{1}{3}V_{cc}, l'entrée S retombe à 0. La bascule se trouve dans l'état mémoire (R = 0, S = 0), donc Q reste à 1. La charge se poursuit.
  • Bascule haut (t = t_2) : lorsque u_C(t) atteint \frac{2}{3}V_{cc}, R passe à 1 (S=0), ce qui force la bascule à Q = 0. L'interrupteur I se ferme instantanément, reliant le nœud entre R_A et R_B à la masse.
  • Phase de décharge (t_2 \leqslant t < t_3) : C se décharge alors à travers R_B seule vers 0\text{ V} avec une constante de temps \tau_{\text{déch}} = R_B C. Dès que la décharge s'amorce (u_C < \frac{2}{3}V_{cc}), R repasse immédiatement à 0. On a de nouveau R=0, S=0 (état mémoire), maintenant Q = 0. L'entrée R ne forme donc qu'une brève impulsion au franchissement du seuil.
  • Bascule bas (t = t_3) : lorsque u_C(t) descend à \frac{1}{3}V_{cc}, S passe à 1, forçant la sortie à Q = 1. L'interrupteur I s'ouvre, ce qui interrompt la décharge et relance la charge vers V_{cc} via R_A + R_B. Comme u_C recommence à croître au-dessus de \frac{1}{3}V_{cc}, S retombe aussitôt à 0 (brève impulsion).

Le système s'installe alors dans un régime périodique permanent où u_C(t) oscille indéfiniment entre \frac{1}{3}V_{cc} et \frac{2}{3}V_{cc}.

3. Chronogrammes

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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : circuit astable, constante de temps

Comment choisir et pour obtenir un signal d'horloge en forme de peigne (i.e. signal créneau pour lequel le temps à l'état haut est faible devant le temps à l'état bas) ?

Voir l'indice

Exprimer les durées de charge (à travers R_A + R_B) et de décharge (à travers R_B) du condensateur pour imposer un rapport cyclique très asymétrique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les durées respectives des états haut (t_{\text{haut}}) et bas (t_{\text{bas}}) de la sortie Q à partir des constantes de temps de charge et de décharge du condensateur C.
  2. Comparer le rapport t_{\text{haut}}/t_{\text{bas}} aux contraintes physiques du montage (résistances strictement positives).
  3. Discuter les choix possibles de dimensionnement selon la convention adoptée pour le signal d'horloge (sortie directe Q ou sortie inversée).
Voir la réponse courte

Comparaison des constantes de temps de charge et de décharge pour obtenir un temps à l'état haut très court.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude du circuit menée à la question précédente :

  • À l'état haut (Q = 1) : l'interrupteur I est ouvert. Le condensateur C se charge à travers l'association série R_A + R_B sous la tension d'alimentation V_{cc}. L'équation de charge s'écrit, en prenant l'origine des temps au début de la charge où u_C(0) = \frac{1}{3}V_{cc} :

    u_C(t) = V_{cc} + \left(\frac{1}{3}V_{cc} - V_{cc}\right)\exp\left(-\frac{t}{(R_A + R_B)C}\right)

    L'état bascule vers Q = 0 lorsque u_C atteint le seuil haut \frac{2}{3}V_{cc}, ce qui donne une durée passée à l'état haut :

    t_{\text{haut}} = (R_A + R_B)C \ln\left(\frac{V_{cc} - \frac{1}{3}V_{cc}}{V_{cc} - \frac{2}{3}V_{cc}}\right) = (R_A + R_B)C \ln 2
  • À l'état bas (Q = 0) : l'interrupteur I est fermé, reliant le nœud intermédiaire à la masse. Le condensateur C se décharge à travers la seule résistance R_B vers la masse. Avec u_C(0) = \frac{2}{3}V_{cc} :

    u_C(t) = \frac{2}{3}V_{cc} \exp\left(-\frac{t}{R_B C}\right)

    L'état bascule vers Q = 1 dès que u_C atteint le seuil bas \frac{1}{3}V_{cc}, d'où :

    t_{\text{bas}} = R_B C \ln\left(\frac{\frac{2}{3}V_{cc}}{\frac{1}{3}V_{cc}}\right) = R_B C \ln 2

Sur la sortie directe Q, le rapport des durées vaut :

\frac{t_{\text{haut}}}{t_{\text{bas}}} = \frac{R_A + R_B}{R_B} = 1 + \frac{R_A}{R_B} > 1

Pour ce montage standard sans composant non linéaire additionnel, on a toujours t_{\text{haut}} > t_{\text{bas}} sur la sortie Q (le rapport cyclique est nécessairement supérieur à 50\,\%).

Pour obtenir un signal d'horloge en peigne avec un temps à l'état haut très court devant le temps à l'état bas (t'_{\text{haut}} \ll t'_{\text{bas}}), deux situations se présentent :

  1. En prélevant le signal d'horloge sur la sortie complémentée \overline{Q} (ou en plaçant un inverseur logique en sortie, configuration standard de l'étage de sortie du circuit intégré NE555) : les états sont inversés (t'_{\text{haut}} = t_{\text{bas}} et t'_{\text{bas}} = t_{\text{haut}}). La condition demandée s'écrit alors :

    \frac{t'_{\text{haut}}}{t'_{\text{bas}}} = \frac{R_B}{R_A + R_B} \ll 1 \iff \boxed{R_B \ll R_A}
  2. Si une diode rapide est branchée en parallèle sur R_B (anode côté R_A, cathode côté condensateur), la charge s'effectue quasi-exclusivement à travers R_A (t_{\text{haut}} \simeq R_A C \ln 2) et la décharge à travers R_B (t_{\text{bas}} = R_B C \ln 2). La condition sur la sortie directe Q devient alors \boxed{R_A \ll R_B}.

Résultat

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Question 48

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : filtrage numérique, échantillonnage

Le flanger est un effet sonore obtenu en additionnant au signal d'origine ce même signal mais légèrement retardé. De plus, ce retard est lentement modulé dans le temps. Ainsi, pour un signal d'entrée , le signal de sortie est avec et . Proposer une fonction Python `phaser(e : list, omega : float, tau : float, dtau : float) -> list :` qui prend, respectivement, en argument : — le signal numérisé à la période d'échantillonnage et stocké sous forme de liste ; — la pulsation de la modulation ; — la valeur moyenne du déphasage ; — l'amplitude du déphasage ; et qui renvoie le signal filtré sous forme de liste. On supposera que a été enregistré pendant une durée grande devant et que la fréquence d'échantillonnage a déjà été définie dans une variable globale fe.

Voir l'indice

Convertir le retard variable continu \tau(t) en nombre entier d'échantillons décalés n_\tau = \text{int}(\tau \cdot f_e) et sommer l'échantillon courant et l'échantillon retardé.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps continu t associé à l'échantillon d'indice i par t_i = i\,T_e = i/f_e.
  2. Calculer à chaque instant le retard variable \tau(t_i) = \tau_0 + \delta\tau \sin(\omega t_i).
  3. Convertir l'instant décalé t_i + \tau(t_i) en indice entier le plus proche : j = \mathrm{round}\bigl(i + \tau(t_i) f_e\bigr).
  4. Parcourir les échantillons du signal d'entrée e et sommer e[i] + e[j] en gérant les effets de bord lorsque l'indice j dépasse la taille du signal enregistré.
Voir la réponse courte

Décalage d'indices dans la liste discrétisée pour ajouter à chaque instant le signal retardé de \tau(t).

Voir le corrigé complet

Le signal d'entrée e(t) est numérisé avec une période d'échantillonnage T_e = 1/f_e. Le i-ième échantillon e[i] correspond donc à l'instant :

t_i = \frac{i}{f_e}

À cet instant, la valeur instantanée du décalage temporel s'écrit :

\tau(t_i) = \tau_0 + \delta\tau \sin(\omega t_i)

L'instant décalé vaut alors t'_i = t_i + \tau(t_i). En unités d'échantillonnage, la position temporelle correspondante est :

\frac{t'_i}{T_e} = (t_i + \tau(t_i)) f_e = i + \tau(t_i) f_e

Le signal étant discret, on arrondit cette quantité à l'entier le plus proche pour obtenir l'indice j de l'échantillon correspondant :

j = \mathrm{round}\bigl(i + \tau(t_i) f_e\bigr)

Comme le signal a été enregistré pendant une durée grande devant \tau, le décalage ne pose difficulté qu'aux extrémités de l'enregistrement. Si j sort des bornes de la liste (j \ge \mathrm{len}(e) ou j < 0), on peut par exemple conserver le signal non décalé e[i].

Voici la fonction Python répondant aux spécifications demandées :

import math

def phaser(e: list, omega: float, tau: float, dtau: float) -> list:
    s = []
    n = len(e)
    for i in range(n):
        t = i / fe
        tau_t = tau + dtau * math.sin(omega * t)
        j = round(i + tau_t * fe)
        if 0 <= j < n:
            s.append(e[i] + e[j])
        else:
            s.append(e[i])
    return s
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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire (27 % des questions, partie II), Induction électromagnétique (20 %, partie I), Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (15 %, partie III) et Électronique numérique : échantillonnage et modulation (12 %, partie IV). Plus ponctuellement : Circuits électriques et régimes transitoires, Magnétostatique, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Cinématique et dynamique du point, Ondes mécaniques et acoustiques…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2024 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En partie : 29 questions sur 48 (60 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Blocs abordables : la partie II en entier (Q15 à Q28). Avec les autres programmes de première année : 29 en PCSI, 29 en PTSI et 20 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2024 ?

Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q14 (onde stationnaire), Q27 (antirésonance), Q33 (théorème d'ampère), Q35 (théorème de gauss), Q46 (bascule rs) et Q48 (filtrage numérique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2024 ?

Questions de cours : Q1 (loi de faraday), Q2 (loi de faraday), Q3 (flux magnétique), Q8 (coordonnée polaire), Q10 (intégration numérique), Q29 (équation de maxwell), Q32 (conducteur parfait) et Q45 (échantillonneur-bloqueur). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q15 (comportement asymptotique), Q16 (fonction de transfert), Q17 (filtre passe-ba), Q18 (résonance), Q19 (diagramme de bode), Q20 (diagramme de bode), Q30 (équation de d'alembert), Q31 (onde plane progressive monochromatique)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (32 sur 48), par exemple : Q1 à Q3, Q5 à Q10, Q12, Q15 à Q17, Q19 à Q23, Q25, Q28 à Q30, Q32, Q37, Q39 à Q45 et Q47. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q4, Q18, Q24, Q26, Q33, Q35 et Q36.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury indique que le sujet a permis de classer efficacement les candidats, avec quelques copies de très belle facture, et que la progressivité des questions a permis aux candidats sérieux mais modestes de s'exprimer de façon honorable. Moyenne : 9,45/20 (écart-type 3,96, 708 présents).

Pourquoi le théorème d'Ampère sans courant de déplacement s'applique-t-il en Q33 ?

Le champ électrique du mode TEM étant purement radial (E_z = 0), le flux du terme de Maxwell-Ampère \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} à travers un disque transverse orthogonal à l'axe Oz est rigoureusement nul. La circulation de \vec{B} s'identifie donc exactement à \mu_0 i_{\text{enlacé}}.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.