Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie MPI 2024
Bienvenue dans les Landes !
- 39 questions corrigées
- Difficulté estimée : classique (1,6 / 4)
- Faisable en Sup (Parties I, II, IV et VI entièrement abordables dès la première année)
- Vérifié question par question
Ce sujet propose un parcours original et contextualisé à travers le patrimoine naturel, culturel et gastronomique des Landes de Gascogne. Il est structuré en six parties totalement indépendantes balayant un très large spectre du programme de physique et de chimie : analogies de transport, changements d'état diphasiques, mécanique du marcheur bipède, équilibres acido-basiques, électronique numérique et oscillateurs à relaxation, puis dosage d'oxydoréduction.
D'un niveau technique très abordable et fidèle à l'esprit du concours CCINP, l'épreuve valorise la rigueur de lecture des énoncés, le sens physique et l'application directe des théorèmes fondamentaux. Elle constitue un excellent support d'entraînement pour des révisions transversales rapides ou pour s'exercer à la modélisation interdisciplinaire en début de seconde année.
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Partie I : Les besoins en eau du pin maritime (ou pin des Landes)
Question 1
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : loi d'ohm locale, analogie électrocinétique
a) Rappeler la loi d'Ohm locale dans un milieu ohmique (on l'écrira à l'aide du potentiel électrique ). À quelles grandeurs électriques sont analogues respectivement et ? Définir et exprimer, en fonction des données, la conductivité hydraulique , analogue de la conductivité électrique.
b) Dans ce modèle, la masse d'eau traversant une surface par unité de temps, ou débit massique à travers , est . De quelle grandeur électrique le débit massique est-il l'analogue ?
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Exprimer \vec{j} = \sigma \vec{E} = -\sigma \overrightarrow{\operatorname{grad}} V pour identifier les correspondances terme à terme avec la loi de Darcy.
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a) Dans un milieu conducteur ohmique isotrope, en régime stationnaire ou quasi-stationnaire, la loi d'Ohm locale s'écrit, en reliant le champ électrique \vec{E} au potentiel électrique V par \vec{E} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V :
où \vec{j} est le vecteur densité volumique de courant électrique et \sigma la conductivité électrique du milieu.
En comparant cette relation avec la loi de Darcy :
on identifie directement les analogies suivantes :
- le potentiel hydrique \psi est l'analogue du potentiel électrique V ;
- le vecteur densité de courant de masse \vec{j}_M est l'analogue du vecteur densité de courant électrique \vec{j}.
Par identification formelle entre \vec{j}_M = -\gamma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,\psi et \vec{j} = -\sigma\,\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,V, on définit la conductivité hydraulique \gamma du milieu, analogue de la conductivité électrique \sigma, par :
b) En électrocinétique, le flux du vecteur densité de courant \vec{j} à travers une section (S) définit l'intensité du courant électrique I :
Par analogie, le débit massique D = \iint_{(S)} \vec{j}_M \cdot \mathrm{d}\vec{S} est l'analogue de l'intensité du courant électrique I.
Résultat
Question 2
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : résistance électrique, analyse dimensionnelle
a) Définir la résistance hydraulique d'un tube de courant d'eau de débit massique , d'extrémités et , soumis à une différence de potentiel hydrique .
b) Dans quelle unité faisant intervenir uniquement le mètre et la seconde, s'exprime la résistance hydraulique ?
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Traduire la relation U = R I sous forme hydraulique \Delta \psi = R_H D, puis réaliser l'analyse dimensionnelle avec le pascal et le débit massique en \mathrm{kg \cdot s^{-1}}.
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a) Par analogie avec la loi d'Ohm macroscopique régissant un conducteur ohmique en régime continu (V_A - V_B = R \, I), la différence de potentiel hydrique \psi_A - \psi_B > 0 entre les deux extrémités d'un tube de courant parcouru par un débit massique D (orienté de A vers B) s'écrit :
La résistance hydraulique R_H est donc définie par :
b) Déterminons la dimension de la résistance hydraulique à partir des grandeurs de base du Système international :
Le potentiel hydrique \psi est homogène à une pression, exprimée en pascals (\mathrm{Pa}) :
[\psi] = \frac{[\text{Force}]}{[\text{Surface}]} = \frac{\mathrm{M \cdot L \cdot T^{-2}}}{\mathrm{L^2}} = \mathrm{M \cdot L^{-1} \cdot T^{-2}} \quad (\text{soit en } \mathrm{kg \cdot m^{-1} \cdot s^{-2}})Le débit massique D représente une masse par unité de temps :
[D] = \frac{[\text{Masse}]}{[\text{Temps}]} = \mathrm{M \cdot T^{-1}} \quad (\text{soit en } \mathrm{kg \cdot s^{-1}})
On en déduit la dimension de R_H :
La résistance hydraulique s'exprime donc en :
Résultat
Question 3
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : résistance électrique, loi d'ohm
Par circulation du champ le long d'une racine, établir l'expression de la résistance hydraulique d'une racine en fonction de , et de . En déduire la résistance hydraulique du système racinaire.
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Intégrer le gradient de potentiel sur un cylindre rectiligne pour R_r, puis appliquer la loi d'association pour N résistances identiques montées en dérivation.
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- Exprimer la différence de potentiel hydrique \psi_S - \psi_O par la circulation du champ -\vec{\operatorname{grad}}\,\psi le long d'une racine.
- Relier le gradient au vecteur densité de courant massique \vec{j}_M via la loi de Darcy, puis au débit massique D_r pour identifier la résistance R_r.
- Associer les N racines montées en parallèle entre le sol et le nœud O pour en déduire R_N.
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Considérons une racine cylindrique rectiligne de section s_r, de longueur l_r, d'axe orienté de l'extrémité en contact avec le sol (S) vers la base du tronc (O).
La circulation du champ -\vec{\operatorname{grad}}\,\psi le long de cette racine de S à O s'écrit :
D'après la loi de Darcy introduite en Q1, on a \vec{j}_M = -\gamma_r \vec{\operatorname{grad}}\,\psi, soit -\vec{\operatorname{grad}}\,\psi = \frac{\vec{j}_M}{\gamma_r}. En régime stationnaire, la conservation de la masse impose un écoulement unidimensionnel uniforme le long de la racine : le vecteur \vec{j}_M est colinéaire à \mathrm{d}\vec{\ell} et de norme uniforme dans la section s_r, d'où un débit massique à travers la section D_r = j_M s_r.
On en déduit :
Par identification avec la définition de la résistance hydraulique R_r = \frac{\psi_S - \psi_O}{D_r} (Q2), on obtient :
Le système racinaire est constitué de N racines identiques connectées en parallèle entre le même potentiel d'entrée \psi_S (le sol) et le même potentiel de sortie \psi_O (le point O). Le débit massique total aspiré est la somme des débits de chaque racine : D_{\text{tot}} = N D_r.
La loi d'association en parallèle donne ainsi :
Résultat
Question 4
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : schéma électrique équivalent, association de résistances
Avec la résistance hydraulique du système racinaire, celle du tronc, celle du système foliaire et celle à l'interface entre le système foliaire et l'atmosphère, donner en justifiant, le schéma électrique équivalent au système racines-tronc-feuilles-atmosphère.
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Suivre le trajet continu du flux de sève depuis le sol jusqu'à l'air pour identifier un montage purement série.
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- Justifier la mise en série des différents éléments en s'appuyant sur la conservation du flux de masse d'eau (débit massique constant en régime stationnaire le long du végétal).
- Représenter le schéma électrique équivalent en précisant les potentiels aux bornes (sol et atmosphère) ainsi que les nœuds intermédiaires.
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En régime stationnaire, la conservation de la masse d'eau impose que le débit massique D qui traverse successivement le système racinaire, le tronc, le système foliaire et l'interface avec l'atmosphère soit conservé :
Par analogie électrocinétique, un même débit massique (analogue de l'intensité du courant électrique) traversant ces différents milieux implique que les résistances hydrauliques associées sont connectées en série.
Le système racines-tronc-feuilles-atmosphère est donc équivalent à quatre résistances en série soumises à la différence de potentiel hydrique globale \psi_S - \psi_{\text{atm}} :
La résistance hydraulique totale de l'arbre et de son interface s'écrit ainsi :
Résultat
Question 5
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : loi des mailles, loi d'ohm
À partir de et des valeurs du potentiel hydrique de la figure 2, donner la valeur numérique de .
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Exprimer la conservation du débit massique traversant l'arbre et franchissant l'interface foliaire pour relier R_a à R_p et aux sauts de potentiel \Delta \psi.
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- Exploiter le modèle en série établi à la question Q4 : en régime permanent, le débit massique d'eau D est identique à travers chaque élément du CSPA.
- Exprimer ce débit massique à la fois à travers le pin (de résistance R_p) et à travers l'interface foliaire-atmosphère (de résistance R_a).
- Relever les valeurs des potentiels hydriques sur la figure 2 pour en déduire la valeur numérique de R_a.
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D'après l'étude menée à la question Q4, le pin et l'interface feuille-atmosphère sont traversés par un même flux d'eau de débit massique D en régime stationnaire. Par analogie avec la loi d'Ohm, on a :
où :
- \Delta \psi_p = \psi_{\text{sol}} - \psi_{\text{feuilles}} est la différence de potentiel hydrique aux bornes du pin (depuis le sol au contact des racines jusqu'aux aiguilles sommitales) ;
- \Delta \psi_a = \psi_{\text{feuilles}} - \psi_{\text{atm}} est la différence de potentiel hydrique à l'interface feuille-atmosphère.
On en déduit l'expression de la résistance hydraulique R_a :
D'après la figure 2, les potentiels hydriques valent :
Ce qui donne les écarts de potentiel suivants :
Avec R_p = 1{,}0 \cdot 10^9\text{ S.I.} :
Résultat
Question 6
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : débit massique, bilan de masse
En déduire la masse évapo-transpirée par un pin adulte pendant un jour d'été (avec les valeurs numériques de la figure 2 et une durée d'exposition solaire journalière de ).
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Calculer le débit massique D = \Delta \psi / R_p à travers l'arbre puis multiplier par la durée d'exposition solaire de 12 heures.
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- Déterminer le débit massique D de sève brute (assimilée à de l'eau pure) transitant dans le pin à partir de la différence de potentiel hydrique aux bornes de l'arbre et de sa résistance hydraulique R_p.
- En déduire la masse d'eau m évapo-transpirée pendant la durée d'exposition solaire \Delta t = 12\text{ h}.
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En régime stationnaire, le débit massique D traversant chaque élément en série du système est constant. D'après la définition de la résistance hydraulique (question Q2) appliquée à l'ensemble du pin entre le sol (\psi_{\mathrm{S}}) et le sommet foliaire (\psi_{\mathrm{f}}) :
D'après la figure 2 :
d'où :
Pendant une durée journalière d'exposition solaire \Delta t = 12\text{ h} = 12 \times 3\,600\text{ s} = 4,32 \cdot 10^4\text{ s}, la masse d'eau évapo-transpirée par le pin est :
Résultat
Question 7
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : ordre de grandeur, bilan de masse
On peut lire sur un document du C.N.P.F. (Centre National de la Protection Forestière) « qu'un hectare de pins maritimes adultes aspire 15 à 25 tonnes d'eau par jour, cette eau étant évapo-transpirée par la partie aérienne de l'arbre ». Sachant qu'il y a typiquement 300 pins adultes par hectare, les valeurs du C.N.P.F. sont-elles en accord avec le résultat trouvé en Q6 ? On rappelle que .
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Multiplier la masse d'eau transpirée par arbre trouvée en Q6 par le nombre d'arbres par hectare et convertir en tonnes.
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D'après la question Q6, la masse d'eau évapo-transpirée par un pin adulte au cours d'une journée d'été est :
Pour un peuplement de N = 300\text{ pins} par hectare, la masse totale d'eau M_{\text{ha}} évapo-transpirée par hectare et par jour s'écrit :
En réalisant l'application numérique :
Cette valeur de 19\text{ tonnes} est bien comprise dans l'intervalle de 15\text{ à } 25\text{ tonnes} par jour fourni par le C.N.P.F.
Les valeurs du C.N.P.F. sont donc en excellent accord avec le résultat calculé en Q6.
Résultat
Partie II : Gemmage en forêt landaise et distillation de la résine de pin
Question 8
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : diagramme de phase, corps pur
Dessiner l'allure du diagramme des phases de l'eau pure. Nommer et mentionner deux points particuliers sur ce diagramme et indiquer les domaines solide, liquide et gazeux.
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Tracer les trois courbes d'équilibre se rejoignant au point triple et repérer la pente négative caractéristique de l'équilibre solide-liquide de l'eau.
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L'allure du diagramme des phases (p, T) d'un corps pur comme l'eau présente les trois domaines de stabilité monophasique (solide, liquide et gaz) séparés par trois courbes d'équilibre diphasique qui se rejoignent en un point commun :
Les deux points particuliers requis par l'énoncé sont :
- Le point triple \mathrm{T} : unique état thermodynamique où les trois phases (solide, liquide, vapeur) coexistent simultanément en équilibre sous la variance nulle v = 1 - 3 + 2 = 0. Pour l'eau pure : T_{\text{t}} \approx 273{,}16\text{ K} (0{,}01\text{ }^\circ\text{C}) et p_{\text{t}} \approx 611\text{ Pa} \approx 6{,}1\times 10^{-3}\text{ bar}.
- Le point critique \mathrm{C} : extrémité supérieure de la courbe de vaporisation liquide-gaz. En ce point, les masses volumiques et enthalpies des phases liquide et gazeuse deviennent identiques (la distinction liquide/gaz disparaît). Au-delà (T > T_{\text{c}} et p > p_{\text{c}}), le milieu est un fluide supercritique. Pour l'eau pure : T_{\text{c}} \approx 647\text{ K} (374\text{ }^\circ\text{C}) et p_{\text{c}} \approx 221\text{ bar}.
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : pression de vapeur saturante, gaz parfait
La pression de vapeur saturante du pinène pur à est . En considérant le modèle de gaz parfait pour les espèces gazeuses, établir s'il est dangereux de travailler dans un local à dans lequel de l'essence de térébenthine se trouverait à l'équilibre de vaporisation, sachant que la teneur limite à ne pas dépasser est de de pinène par mètre cube d'air.
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Calculer la masse volumique de pinène à saturation grâce à la loi des gaz parfaits \rho = p_p M / (R T) et comparer au seuil d'exposition de 5\mathrm{~g \cdot m^{-3}}.
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- Déterminer la masse molaire M du pinène de formule brute \mathrm{C}_{10}\mathrm{H}_{16}.
- Exprimer la concentration massique (ou masse volumique) de vapeur de pinène à l'équilibre à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits.
- Comparer cette valeur à la teneur limite admissible de 5\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} et conclure quant au danger.
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D'après l'énoncé, le pinène a pour formule brute \mathrm{C}_{10}\mathrm{H}_{16}. Sa masse molaire vaut :
À l'équilibre de vaporisation à la température T = 293\text{ K}, la pression partielle du pinène gazeux dans le local est égale à sa pression de vapeur saturante :
En assimilant la vapeur de pinène à un gaz parfait occupant un volume V, on a :
La concentration massique de pinène dans l'air, notée C_m, s'exprime donc par :
Application numérique avec p_p = 430\text{ Pa}, M = 136\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, R = 8,31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} et T = 293\text{ K} :
La concentration à l'équilibre dépasse largement la teneur limite admissible de 5\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} (près de 5 fois plus élevée). Il est donc dangereux de travailler dans un local fermé à 20\text{ }^\circ\text{C} où se trouve de la térébenthine à l'équilibre de vaporisation ; une ventilation efficace est indispensable.
Résultat
Question 10
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : température d'ébullition, pression de vapeur saturante
À quelle température faudrait-il chauffer du pinène liquide pur pour le porter à ébullition sous la pression ?
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Rechercher sur la courbe p_p(T) la température pour laquelle la pression de vapeur saturante atteint exactement 1 bar.
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- Rappeler la condition thermodynamique d'ébullition d'un corps pur liquide sous une pression extérieure donnée.
- Effectuer la lecture graphique sur la courbe de pression de vapeur saturante du pinène pur p_p(T) à la pression P^\circ = 1{,}00\text{ bar}.
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Un corps pur liquide entre en ébullition à la pression extérieure P^\circ lorsque sa pression de vapeur saturante devient égale à cette pression extérieure :
Sur la figure 5, chaque subdivision élémentaire de l'axe des abscisses représente 1\text{ K}. On repère l'intersection de la droite horizontale d'ordonnée p = 1{,}00\text{ bar} avec la courbe p_p(T) du pinène pur :
(une lecture comprise entre 432\text{ K} et 434\text{ K} est tout à fait acceptable).
Résultat
Question 11
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : hydrodistillation, équilibre liquide-vapeur
Toujours sous , donner la valeur de la température d'ébullition du mélange d'hydrodistillation dans l'alambic, sachant que les pressions partielles de l'eau et du pinène dans la phase vapeur sont égales à leurs pressions de vapeur saturante pure.
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Identifier l'abscisse où la courbe de pression totale p_e(T) + p_p(T) coupe l'isobare 1 bar.
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- Écrire la condition d'ébullition du mélange hétérogène (deux phases liquides non miscibles) sous la pression extérieure P^\circ = 1\text{ bar}.
- Exprimer la pression totale de vapeur saturante en fonction des pressions de vapeur saturante des deux constituants purs.
- Déterminer graphiquement la température d'ébullition du mélange à l'aide de la courbe p_e(T) + p_p(T) fournie sur la figure 5.
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L'eau et le pinène liquides étant non miscibles, chaque liquide exerce indépendamment sa propre pression de vapeur saturante dans la phase gazeuse à la température T du milieu :
D'après la loi de Dalton pour un mélange gazeux idéal, la pression totale dans l'alambic vaut :
L'ébullition du mélange se produit dès que la pression totale de vapeur atteint la pression atmosphérique extérieure P^\circ = 1\text{ bar} :
Sur la figure 5, on repère l'intersection de la courbe p_e(T) + p_p(T) avec la droite horizontale p = 1{,}00\text{ bar}. On lit en abscisse :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeFaisable en SupNotions : pression partielle, équilibre liquide-vapeur
Quelles sont, dans ce cas, les valeurs des pressions partielles en eau et en pinène ?
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Lire les ordonnées respectives des courbes p_e(T) et p_p(T) à la température d'ébullition déterminée en Q11.
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D'après l'énoncé, les deux liquides étant non miscibles, la phase vapeur à l'équilibre d'ébullition sous P^\circ = 1\text{ bar} est un mélange idéal de gaz dont les pressions partielles P_e et P_p vérifient :
avec P_e + P_p = P^\circ = 1{,}00\text{ bar}.
D'après le résultat de la question Q11, la température d'ébullition du mélange vaut :
Par lecture graphique sur la figure 5 à cette température :
sur la courbe de l'eau pure p_e(T), on lit :
\boxed{P_e \approx 0{,}85\text{ bar} = 8{,}5 \cdot 10^4\text{ Pa}} \quad (\pm 0{,}01\text{ bar})sur la courbe du pinène pur p_p(T), on lit :
\boxed{P_p \approx 0{,}15\text{ bar} = 1{,}5 \cdot 10^4\text{ Pa}} \quad (\pm 0{,}01\text{ bar})
On vérifie bien que la somme de ces pressions partielles redonne la pression totale imposée :
Résultat
Question 13
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueFaisable en SupNotions : hydrodistillation, équilibre liquide-vapeur
Déduire la masse d'eau nécessaire pour produire de pinène.
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Utiliser la loi de Dalton pour exprimer le rapport des quantités de matière condensées n_e/n_p = P_e/P_p, puis passer aux masses avec les masses molaires.
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- Exprimer le rapport des quantités de matière dans la phase vapeur à partir de la loi des gaz parfaits et des pressions partielles obtenues à la question précédente.
- Relier ce rapport molaire au rapport des masses en introduisant les masses molaires respectives de l'eau et du pinène.
- En déduire la masse d'eau nécessaire pour condenser 1\text{ kg} de pinène.
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Dans le mélange gazeux issu de l'alambic et entraîné vers le condenseur, les deux espèces sont assimilées à des gaz parfaits. Pour un même volume V de vapeur à la température T_{\text{eb}}, les quantités de matière d'eau n_e et de pinène n_p s'écrivent :
Le rapport molaire dans la phase gazeuse est donc égal au rapport des pressions partielles :
Les masses correspondantes m_e et m_p produites sont reliées aux quantités de matière par leurs masses molaires M_e et M_p :
On en déduit l'expression de la masse d'eau nécessaire :
D'après les données de l'énoncé :
- Pour l'eau \mathrm{H_2O} : M_e = 2 \times 1 + 16 = 18\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- Pour le pinène \mathrm{C_{10}H_{16}} : M_p = 10 \times 12 + 16 \times 1 = 136\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- D'après la question Q12 : p_e \approx 0{,}85\text{ bar} et p_p \approx 0{,}15\text{ bar} ;
- m_p = 1{,}0\text{ kg}.
Application numérique :
Résultat
Partie III : La marche du berger landais sur échasses
III.1 · Étude de la phase d'oscillation gauche
Question 14
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : théorème du moment cinétique, équation du mouvement
En appliquant le théorème du moment cinétique à dans le référentiel du buste supposé galiléen, établir l'équation différentielle vérifiée par pendant cette phase d'oscillation.
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Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire en F_g en projetant le moment du poids sur l'axe transverse horizontal.
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- Définir précisément le système, le référentiel d'étude et l'axe de rotation en clarifiant la définition géométrique de l'angle \theta(t) d'après la figure 7b.
- Dresser le bilan des actions mécaniques extérieures et exprimer le moment du poids par rapport à l'axe de rotation passant par le pivot fémoral.
- Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire pour aboutir à l'équation différentielle du mouvement.
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On étudie la jambe gauche (j_{\mathrm{g}}), solide indéformable de masse m_{\mathrm{j}}, dans le référentiel lié au buste, supposé galiléen selon l'énoncé.
Dans ce référentiel, le point F_{\mathrm{g}} (pivot fémoral) est fixe. La jambe est en rotation autour de l'axe fixe \Delta = (F_{\mathrm{g}} y), orienté par \vec{u}_y.
D'après la figure 7b, \theta(t) désigne l'écart angulaire de la jambe par rapport à la verticale descendante (l'énoncé mentionne par inadvertance la « verticale ascendante », mais la figure 7b ainsi que le caractère oscillatoire de la phase confirment qu'il s'agit de la verticale descendante passant par F_{\mathrm{g}}).
Moment cinétique : le moment d'inertie de la jambe par rapport à l'axe (F_{\mathrm{g}} y) étant noté J_F, la projection du moment cinétique sur cet axe s'écrit :
\sigma_{\Delta} = J_F \, \dot{\theta}(t)Bilan des actions mécaniques extérieures :
- L'action de la liaison pivot en F_{\mathrm{g}}, dont le moment par rapport à l'axe de rotation est nul car la liaison est supposée parfaite : \mathcal{M}_{\Delta}(\vec{R}) = 0.
- Le poids \vec{P} = m_{\mathrm{j}}\vec{g} = -m_{\mathrm{j}}g\vec{u}_z, s'appliquant au centre de masse G_{\mathrm{jg}}, situé à la distance F_{\mathrm{g}}G_{\mathrm{jg}} = \Delta du pivot.
Moment scalaire du poids : Avec \vec{F_{\mathrm{g}}G_{\mathrm{jg}}} = \Delta \sin\theta \, \vec{u}_x - \Delta \cos\theta \, \vec{u}_z, le moment du poids par rapport à F_{\mathrm{g}} vaut :
\begin{aligned} \vec{\mathcal{M}}_{F_{\mathrm{g}}}(\vec{P}) &= \vec{F_{\mathrm{g}}G_{\mathrm{jg}}} \times \vec{P} \\ &= (\Delta \sin\theta \, \vec{u}_x - \Delta \cos\theta \, \vec{u}_z) \times (-m_{\mathrm{j}}g\vec{u}_z) \\ &= - m_{\mathrm{j}} g \Delta \sin\theta \, (\vec{u}_x \times \vec{u}_z) \end{aligned}Le poids exerce un couple de rappel qui tend à ramener la jambe vers la position verticale d'équilibre \theta = 0. Sa projection sur l'axe de rotation s'écrit donc :
\mathcal{M}_{\Delta}(\vec{P}) = - m_{\mathrm{j}} g \Delta \sin\theta
En appliquant le théorème du moment cinétique projeté sur l'axe (F_{\mathrm{g}} y) :
On obtient ainsi l'équation différentielle régissant le mouvement d'oscillation :
Résultat
Question 15
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : petite oscillation, oscillateur harmonique
Dans l'approximation des petits angles, exprimer en fonction de , , et de , la pulsation et la durée de cette phase d'oscillation.
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Linéariser l'équation différentielle pour de faibles élongations (\sin \theta \approx \theta) et noter que la demi-oscillation correspond à une demi-période.
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- Effectuer le développement limité de l'équation différentielle obtenue en Q14 pour les petits angles (\sin\theta \simeq \theta).
- Identifier par identification canonique la pulsation propre d'oscillation \omega_{\mathrm{os}}.
- Relier la durée \tau_{\mathrm{os}} de la phase d'oscillation à la période propre T_0 en analysant les bornes du mouvement pendulaire de la jambe.
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D'après la question Q14, l'équation différentielle régissant l'oscillation libre de la jambe gauche (j_{\mathrm{g}}) s'écrit :
Dans l'approximation des petits angles, on a \sin\theta(t) \simeq \theta(t), ce qui conduit à l'équation d'un oscillateur harmonique :
On en déduit l'expression de la pulsation d'oscillation :
La période propre associée à ces oscillations libres est :
Durant la phase d'oscillation gauche, la jambe est libérée en arrière en \theta = -\theta_{\mathrm{a}} avec une vitesse angulaire nulle et oscille jusqu'à atteindre l'avant en \theta = +\theta_{\mathrm{a}} où elle reprend appui au sol. Ce mouvement d'un extremum à l'extremum opposé constitue une demi-oscillation (ou un aller simple), de sorte que la durée \tau_{\mathrm{os}} correspond à une demi-période :
Soit, en fonction des grandeurs du problème :
Résultat
III.2 · Étude de la phase de double contact
Question 16
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : énergie mécanique, énergie cinétique de rotation
On note la variation d'altitude du point entre les instants de dates et (figure 7a). Exprimer la variation de l'énergie mécanique de entre ces deux instants, en fonction de , , , et de .
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Sommer les énergies cinétiques des deux membres en rotation et la variation d'énergie potentielle de pesanteur du buste.
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- Exprimer la variation d'énergie mécanique du système complet (\Sigma) = \{(j_{\mathrm{d}}), (j_{\mathrm{g}}), (b)\} comme la somme des variations d'énergie cinétique et d'énergie potentielle de pesanteur : \Delta\mathcal{E} = \Delta E_{\mathrm{c}}(\Sigma) + \Delta E_{\mathrm{pp}}(\Sigma).
- Appliquer scrupuleusement les hypothèses du modèle pour chacune des trois composantes de (\Sigma) entre les instants t = 0 et t = \tau_{\mathrm{dc}}.
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L'énergie mécanique du marcheur est la somme de l'énergie cinétique et de l'énergie potentielle de pesanteur du système (\Sigma) = \{(j_{\mathrm{d}}), (j_{\mathrm{g}}), (b)\} :
1. Bilan d'énergie cinétique :
- Le buste (b) est animé d'un mouvement de translation quasi-uniforme de vitesse V_{\mathrm{dc}} constante, donc sa variation d'énergie cinétique est négligée : \Delta E_{\mathrm{c}}(b) = 0.
La jambe droite (j_{\mathrm{d}}) est en rotation autour de l'axe fixe O_{\mathrm{d}}y. Sa vitesse angulaire valant \Omega(0) = 0 à t = 0 et \Omega(\tau_{\mathrm{dc}}) à t = \tau_{\mathrm{dc}}, on a :
\Delta E_{\mathrm{c}}(j_{\mathrm{d}}) = \frac{1}{2} J_O \Omega(\tau_{\mathrm{dc}})^2 - \frac{1}{2} J_O \Omega(0)^2 = \frac{1}{2} J_O \Omega(\tau_{\mathrm{dc}})^2D'après l'énoncé, les variations d'énergie cinétique des deux jambes sont supposées égales :
\Delta E_{\mathrm{c}}(j_{\mathrm{g}}) = \Delta E_{\mathrm{c}}(j_{\mathrm{d}}) = \frac{1}{2} J_O \Omega(\tau_{\mathrm{dc}})^2
La variation totale d'énergie cinétique vaut donc :
2. Bilan d'énergie potentielle de pesanteur :
- Les variations d'énergie potentielle de pesanteur des deux jambes sont négligées : \Delta E_{\mathrm{pp}}(j_{\mathrm{d}}) \approx 0 et \Delta E_{\mathrm{pp}}(j_{\mathrm{g}}) \approx 0.
Le centre de masse G_b du buste subit une élévation d'altitude h = z_{G_b}(\tau_{\mathrm{dc}}) - z_{G_b}(0) dans le champ de pesanteur uniforme, d'où :
\Delta E_{\mathrm{pp}}(b) = m_b g h
La variation d'énergie potentielle totale s'écrit alors :
En sommant les deux contributions, on obtient :
Résultat
III.3 · Coût énergétique et pas optimal de la marche ordinaire
Question 17
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : théorème de l'énergie mécanique, puissance d'une force
En supposant quasi-constante la puissance fournie par les muscles pendant la phase de double contact, on évalue par . Rappeler l'énoncé du théorème de la mécanique dont découle cette relation d'évaluation de .
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Citer le théorème de l'énergie mécanique sous forme intégrée entre deux dates successives.
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Cette relation découle du théorème de l'énergie mécanique (ou théorème de la puissance mécanique sous forme intégrée).
Énoncé du théorème de l'énergie mécanique : Dans un référentiel galiléen, la variation de l'énergie mécanique \Delta\mathcal{E} d'un système matériel entre deux instants t_1 et t_2 est égale à la somme des travaux de l'ensemble des forces non conservatives (extérieures et intérieures) appliquées au système entre ces deux instants :
Dans le cas du marcheur (\Sigma) :
- les forces de pesanteur dérivent d'une énergie potentielle déjà incluse dans \mathcal{E} ;
- les forces de réaction du sol ne travaillent pas (contact sans glissement) ;
- la seule contribution non conservative provient des actions musculaires (efforts intérieurs), développant une puissance \mathcal{P}_{\mathrm{nc}} = \mathscr{P}.
En supposant cette puissance \mathscr{P} constante au cours de la phase de double contact de durée \tau_{\mathrm{dc}}, il vient :
ce qui conduit immédiatement à l'évaluation proposée :
Résultat
Question 18
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : puissance d'une force, bilan d'énergie
Avec (expression approchée de valable pour les petits angles ) et en supposant des conditions de marche telles que , avec la pulsation trouvée à la question Q15, montrer que .
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Injecter l'expression de \Omega(\tau_{\mathrm{dc}}) = \omega_{\mathrm{os}} ainsi que h(p) dans le quotient \Delta\mathcal{E}/\tau_{\mathrm{dc}} en utilisant \tau_{\mathrm{dc}} = p/V_{\mathrm{dc}}.
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- Partir de l'expression de la puissance moyenne \mathscr{P} = \frac{\Delta\mathcal{E}}{\tau_{\mathrm{dc}}} établie à la question Q17.
- Remplacer \Delta\mathcal{E} par l'expression obtenue à la question Q16, puis exprimer le temps de double contact sous la forme \frac{1}{\tau_{\mathrm{dc}}} = \frac{V_{\mathrm{dc}}}{p}.
- Injecter la condition de marche \Omega(\tau_{\mathrm{dc}}) = \omega_{\mathrm{os}} avec \omega_{\mathrm{os}}^2 déterminé à la question Q15, ainsi que l'approximation de l'altitude h, puis factoriser.
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D'après la question Q16, la variation d'énergie mécanique de l'ensemble marcheur (\Sigma) pendant la phase de double contact vaut :
D'après la question Q17, la puissance musculaire moyenne s'écrit :
D'après les hypothèses du préambule de la section III.2, la vitesse moyenne de translation du buste est liée au pas p et à la durée \tau_{\mathrm{dc}} par :
En utilisant la condition de marche \Omega(\tau_{\mathrm{dc}}) = \omega_{\mathrm{os}} et l'expression de la pulsation propre issue de la question Q15 :
le terme cinétique devient :
En substituant ce terme ainsi que l'expression approchée de la montée du buste h \simeq \frac{p^2}{2l_{\mathrm{j}}}, il vient :
On obtient bien la relation demandée :
Résultat
Question 19
Difficulté estimée 2 sur 4 : ClassiqueNotions : optimisation, fonction d'une variable
Obtenir l'expression du pas qui minimise .
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Dériver la puissance musculaire par rapport au pas p et chercher la racine annulant cette dérivée.
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- À vitesse de marche V_{\mathrm{dc}} fixée, la puissance \mathscr{P} dépend de la variable p sous la forme d'une somme d'un terme en 1/p (associé à la mise en rotation des jambes) et d'un terme proportionnel à p (associé au travail pour élever le buste).
- On dérive \mathscr{P}(p) par rapport à p, on cherche l'annulation de cette dérivée pour p > 0, puis on vérifie qu'il s'agit bien d'un minimum (dérivée seconde strictement positive).
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D'après l'expression établie à la question Q18 :
Pour une vitesse de translation V_{\mathrm{dc}} donnée, dérivons la fonction \mathscr{P}(p) par rapport à p :
La condition d'extremum \dfrac{\mathrm{d}\mathscr{P}}{\mathrm{d}p} = 0 impose, pour un pas strictement positif (p > 0) :
On vérifie la nature de cet extremum à l'aide de la dérivée seconde :
La fonction \mathscr{P}(p) est strictement convexe sur \mathbb{R}^{+*}, l'extremum est donc un unique minimum absolu, atteint pour :
Résultat
Question 20
Difficulté estimée 1 sur 4 : Application directeNotions : énergie mécanique
Application numérique : Avec , , , calculer dans le cas d'une jambe à répartition de masse uniforme, pour laquelle on a alors et .
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Remplacer \Delta et les moments d'inertie par leurs expressions pour simplifier la racine carrée avant l'application numérique.
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- Simplifier l'expression littérale du pas optimal p_{\mathrm{opt}} obtenue à la question Q19 grâce aux simplifications géométriques et d'inertie fournies (\Delta = l_{\mathrm{j}}/2 et J_O = J_F).
- Effectuer l'application numérique avec les valeurs de l'énoncé.
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D'après la question Q19, l'expression générale du pas optimal minimisant la puissance musculaire s'écrit :
En injectant les conditions du modèle à répartition de masse uniforme, pour lesquelles \Delta = \dfrac{l_{\mathrm{j}}}{2} et J_O = J_F, l'expression se simplifie directement :
Avec l_{\mathrm{j}} = 1\text{ m}, m_{\mathrm{j}} = 10\text{ kg} et m_{\mathrm{b}} = 60\text{ kg} :
Résultat
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.