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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie TSI 2020

Le hockey sur glace : outils, patinoire et équipements

Le sujet en bref

Sujet moyen · Atomistique, liaisons et cristallographie, Diffusion thermique et diffusion de particules, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques · 13 incontournables · 43 questions de première année
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Ce sujet transversal et très complet s'articule autour de la pratique du hockey sur glace. Le premier problème explore la mécanique du palet (glissement sur plan incliné avec et sans frottements de Coulomb), les oscillations d'une crosse et l'interprétation de son portrait de phase, avant d'aborder les sciences des matériaux avec la structure cristalline du fer et la tenue à la corrosion des cages de but via un diagramme potentiel-pH.

Le second problème, centré sur la patinoire, aborde la solidification de l'eau sur un lac gelé à l'aide de l'équation de la diffusion thermique et de l'approximation quasi-stationnaire, l'hydraulique du fluide frigorigène dans le tapis glacier (régime de Poiseuille, pertes de charge et mesure de vitesse par tube de Pitot), la thermochimie industrielle de l'éthylène glycol, et se conclut par l'étude classique d'un haut-parleur électrodynamique couplant équations mécanique et électrique. C'est une excellente synthèse des fondamentaux du cycle préparatoire, particulièrement formatrice pour réviser de grands classiques de concours.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,82/20)
Temps estimé
≈ 3 h 20 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

13 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

57 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : hors programme, ambiguïté, question longue
  • Hors programme

    Hors du programme actuel : Q25 (Les sites interstitiels ne figurent plus au programme de TSI) et Q26 (L'habitabilité des sites d'insertion ne figure plus au programme de TSI).

  • Ambiguïté

    L'énoncé évoque la « norme » de \vec{\jmath}_{\text{th}} en Q36, mais il faut raisonner sur sa composante algébrique selon l'axe (Ox) pour établir le bilan d'énergie interne et retrouver le signe correct de l'équation de diffusion.

  • Question longue

    La question Q48 demande de concevoir, dimensionner et critiquer un tube de Pitot : beaucoup plus ouverte et rédigée que le reste du sujet, elle gagne à être gardée pour la fin.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

61 questions
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Partie I : Mouvement du palet sur la glace

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : référentiel galiléen, référentiel terrestre

Choisir un référentiel afin d'étudier le mouvement du palet durant la propulsion et le préciser. Peut-il être considéré comme galiléen dans le cadre de cet entraînement ?

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Choisir un référentiel terrestre lié à la patinoire et justifier le caractère galiléen au vu de la très courte durée de l'expérience face à la période de rotation de la Terre.

Voir la réponse courte

Choix du référentiel terrestre lié à la patinoire, supposé galiléen sur la courte durée du tir.

Voir le corrigé complet

Pour étudier le mouvement du palet, on choisit le référentiel terrestre, lié à la patinoire (ou au laboratoire), auquel le plan incliné est rigidement fixé.

La durée caractéristique de l'expérience (la phase de propulsion dure \Delta t = 0{,}5\text{ s}, et l'ensemble du mouvement quelques secondes) est extrêmement courte devant la période de rotation propre de la Terre sur elle-même :

\Delta t \ll T_{\text{Terre}} \approx 24\text{ h} \approx 86\,400\text{ s}

Durant cet intervalle de temps, les effets liés à la rotation terrestre (forces d'inertie d'entraînement et de Coriolis) sont totalement négligeables.

Le référentiel terrestre peut donc être considéré comme galiléen avec une excellente approximation.

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : bilan des forces, schéma

Établir un bilan des forces qui s'exercent sur le palet durant la propulsion et les représenter sur un schéma cohérent sans souci d'échelle.

Voir l'indice

Faire l'inventaire des actions mécaniques : poids, réaction normale du support glacé (frottement nul en phase 1) et force de poussée axiale exercée par la palette de la crosse.

Voir la réponse courte

Schéma du palet sur le plan incliné avec le poids, la réaction normale et la force de propulsion.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est le palet, assimilé à son centre d'inertie G de masse m.

Durant la phase de propulsion, les frottements entre le palet et la glace étant supposés négligeables (\vec{R}_T = \vec{0}), le palet est soumis à trois forces extérieures :

  • son poids \vec{P} = m\vec{g}, vertical et dirigé vers le bas ;
  • la réaction normale de la glace \vec{R}_N = R_N\,\vec{u}_y, perpendiculaire au plan incliné et orientée vers le haut ;
  • la force de propulsion exercée par la crosse \vec{F} = F\,\vec{u}_x, parallèle au plan incliné et orientée selon la ligne de plus grande pente vers le haut.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique

Exprimer l'intensité de la force de propulsion exercée par le joueur sur le palet en fonction de l'accélération du palet, de l'angle d'inclinaison du plan, de la masse du palet et de l'intensité du champ de pesanteur .

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe (Ox) parallèle à la ligne de plus grande pente ascendante en tenant compte de la composante du poids.

Voir la réponse courte

Projection du PFD selon l'axe ascendant du plan : F = m(a + g\sin\alpha).

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique au palet de masse m dans le référentiel terrestre supposé galiléen :

m\vec{a} = \vec{P} + \vec{R}_N + \vec{F}

En projetant cette relation vectorielle sur l'axe (Ox) orienté selon la ligne de plus grande pente vers le haut :

m a = -mg \sin\alpha + 0 + F

où a désigne l'accélération du palet selon l'axe (Ox).

On en déduit immédiatement l'expression de l'intensité de la force de propulsion F :

\boxed{F = m(a + g\sin\alpha)}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : accélération

Sachant que la propulsion due au joueur de hockey dure 0,5 seconde et que le mouvement est uniformément accéléré, quelle doit être l'intensité de la force de propulsion pour que le joueur égale le record du monde de vitesse sur ce plan incliné ?

Voir l'indice

Relier l'accélération constante a à la variation de vitesse \Delta v et à la durée de propulsion \Delta t, puis utiliser l'expression de F établie à la question précédente.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'accélération constante a du palet à partir de la durée de la phase de propulsion \Delta t et de la vitesse finale à atteindre (record du monde v_1 \approx 50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
  2. Utiliser l'expression de la force de propulsion F obtenue à la question Q3 pour effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Calcul de l'accélération a = v_{\max}/\Delta t, puis calcul numérique de la force F.

Voir le corrigé complet

Le mouvement étant rectiligne uniformément accéléré sans vitesse initiale (v(0) = 0), la vitesse à l'instant t s'écrit :

v(t) = a\,t

À la fin de la phase de propulsion, pour t = \Delta t = 0{,}5\text{ s}, le palet atteint la vitesse du record du monde v_1 = 50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

a = \frac{v_1}{\Delta t} = \frac{50}{0{,}5} = 100\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}

D'après la relation établie à la question Q3, l'intensité de la force de propulsion exercée par le joueur s'écrit :

F = m(a + g\sin\alpha)

Application numérique :

  • m = 160\text{ g} = 0{,}160\text{ kg} ;
  • a = 100\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
  • \sin(20^\circ) \cong 0{,}34 (aide au calcul).

On obtient :

\begin{aligned} F &= 0{,}160 \times (100 + 10 \times 0{,}34) \\ &= 0{,}160 \times 103{,}4 \\ &= 16{,}544\text{ N} \end{aligned}

En ne conservant que deux chiffres significatifs en accord avec les données :

\boxed{F \approx 17\text{ N}} \quad (\text{ou } 16{,}5\text{ N})

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : travail d'une force, force motrice

Sur un schéma, représenter les forces qui s'exercent sur le palet. Ces forces ont-elles un caractère moteur, résistant ou sont-elles sans effet lors du mouvement du palet vers le haut du plan incliné ?

Voir l'indice

Représenter le poids et la réaction normale de la glace ; analyser le signe de la puissance ou du travail élémentaire développé par chaque force le long du mouvement ascendant.

Voir la réponse courte

Représentation du poids (résistant) et de la réaction normale (sans travail car perpendiculaire au déplacement).

Voir le corrigé complet

Dans cette deuxième phase, le palet n'est plus en contact avec la crosse et les frottements restent négligés. Le système {palet} n'est soumis qu'à deux forces :

  • le poids \vec{P} = m\vec{g}, dirigé verticalement vers le bas ;
  • la réaction normale de la glace \vec{R}_N = R_N\,\vec{u}_y, orthogonale au plan incliné et orientée vers le haut.

Le vecteur vitesse du centre d'inertie s'écrit \vec{v} = \dot{x}\,\vec{u}_x avec \dot{x} > 0 lors de la montée. Étudions la puissance de chaque force :

  • Réaction normale \vec{R}_N :
    \vec{R}_N est orthogonale à chaque instant au déplacement (\vec{R}_N \cdot \vec{v} = 0). Son travail est nul : cette force est sans effet sur le mouvement (elle n'accélère ni ne freine le palet).
  • Poids \vec{P} :
    En projetant le poids dans la base (\vec{u}_x, \vec{u}_y), on a \vec{P} = -mg\sin\alpha\,\vec{u}_x - mg\cos\alpha\,\vec{u}_y. La puissance développée vaut :

    \mathcal{P}(\vec{P}) = \vec{P}\cdot\vec{v} = -mg\dot{x}\sin\alpha < 0

    Le travail du poids est strictement négatif lors de la montée : le poids a un caractère résistant.

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : mouvement rectiligne uniformément accéléré

Déterminer l'expression de , déplacement du palet selon l'axe .

Voir l'indice

Intégrer deux fois par rapport au temps l'équation différentielle du mouvement régie uniquement par la composante du poids selon (Ox), en utilisant les conditions initiales x(0)=0 et \dot{x}(0)=v_0.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique au palet dans le référentiel d'étude galiléen.
  2. Projeter la relation vectorielle sur l'axe (Ox) orienté le long de la ligne de plus grande pente vers le haut.
  3. Intégrer deux fois successivement en déterminant les constantes d'intégration à l'aide des conditions initiales de la deuxième phase.
Voir la réponse courte

Double intégration temporelle de l'accélération -g\sin\alpha : x(t) = -\frac{1}{2}g\sin\alpha\, t^2 + v_0 t.

Voir le corrigé complet

On étudie le palet de masse m assimilé à son centre d'inertie G, dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Dans cette deuxième phase, le palet n'est plus en contact avec la crosse (\vec{F} = \vec{0}) et les frottements restent négligés (\vec{R}_T = \vec{0}). Les forces appliquées sont le poids \vec{P} et la réaction normale de la glace \vec{R}_N.

D'après le principe fondamental de la dynamique :

m\vec{a} = \vec{P} + \vec{R}_N

En projetant sur l'axe (Ox) orienté vers le haut de la pente, avec P_x = -mg\sin\alpha et R_{N,x} = 0, on obtient :

m\ddot{x}(t) = -mg\sin\alpha \implies \ddot{x}(t) = -g\sin\alpha

Le mouvement est rectiligne uniformément décéléré selon (Ox). En intégrant une première fois par rapport au temps :

\dot{x}(t) = -g\sin\alpha\, t + C_1

À l'instant initial de cette deuxième phase (t=0), la vitesse est \dot{x}(0) = v_0, d'où C_1 = v_0 :

\dot{x}(t) = v_0 - g\sin\alpha\, t

En intégrant une seconde fois :

x(t) = -\frac{1}{2}g\sin\alpha\, t^2 + v_0 t + C_2

En choisissant l'origine des positions à l'endroit où commence cette deuxième phase, soit x(0) = 0, la constante d'intégration vaut C_2 = 0. On en déduit l'expression du déplacement :

\boxed{x(t) = -\frac{1}{2}g\sin\alpha\, t^2 + v_0 t}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : théorème de l'énergie cinétique, distance d'arrêt

Montrer que la distance parcourue par le palet avant de s'arrêter est donnée par la relation :

où est la vitesse initiale selon l'axe au début de la deuxième phase.

Voir l'indice

Traduire la condition d'arrêt par l'annulation de la vitesse instantanée, ou appliquer directement le théorème de l'énergie cinétique entre l'origine et le point d'arrêt.

Voir la stratégie

Pour déterminer la distance d'arrêt d, deux approches sont envisageables :

  1. L'approche cinématique, en déterminant la date t_a d'annulation de la vitesse à partir des résultats de la question précédente, puis en l'injectant dans l'expression de la position x(t).
  2. L'approche énergétique, par application directe du théorème de l'énergie cinétique entre l'instant initial et l'arrêt.
Voir la réponse courte

Théorème de l'énergie cinétique entre le bas et l'arrêt : 0 - \frac{1}{2}mv_0^2 = -mgd\sin\alpha, d'où d.

Voir le corrigé complet

Méthode cinématique :

D'après la question précédente, la vitesse et la position du palet selon l'axe (Ox) au cours de la deuxième phase sont données par :

\begin{aligned} \dot{x}(t) &= v_0 - g\sin\alpha\, t \\ x(t) &= v_0 t - \frac{1}{2}g\sin\alpha\, t^2 \end{aligned}

Le palet s'arrête à un instant noté t_a tel que sa vitesse s'annule :

\dot{x}(t_a) = 0 \iff v_0 - g\sin\alpha\, t_a = 0 \iff t_a = \frac{v_0}{g\sin\alpha}

La distance d parcourue avant l'arrêt correspond à la position x(t_a) :

\begin{aligned} d = x(t_a) &= v_0 \left(\frac{v_0}{g\sin\alpha}\right) - \frac{1}{2}g\sin\alpha \left(\frac{v_0}{g\sin\alpha}\right)^2 \\ &= \frac{v_0^2}{g\sin\alpha} - \frac{v_0^2}{2g\sin\alpha} \end{aligned}

On obtient bien :

\boxed{d = \frac{v_0^2}{2g\sin\alpha}}

Application numérique : avec v_0 = 50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et \sin(20^\circ) \cong 0{,}34 :

d = \frac{50^2}{2 \times 10 \times 0{,}34} = \frac{2500}{6{,}8} = 10 \times \frac{250}{6{,}8} \cong 10 \times 37 = 370\text{ m}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force conservative, dissipation d'énergie

Les forces de frottements sont-elles conservatives ?

Voir l'indice

Rappeler la définition thermodynamique ou mécanique d'une force conservative et la nullité éventuelle du travail sur une trajectoire fermée.

Voir la réponse courte

Les frottements sont des forces non conservatives car leur travail dépend du chemin suivi et dissipe de l'énergie.

Voir le corrigé complet

Non, les forces de frottement ne sont pas des forces conservatives : ce sont des forces dissipatives (ou non conservatives).

En effet :

  • le travail d'une force de frottement dépend du chemin suivi reliant deux points donnés (il n'est pas nul sur une boucle fermée, mais au contraire strictement résistant) ;
  • une force de frottement ne dérive d'aucune énergie potentielle ;
  • au cours d'un glissement, la force de frottement dissipe l'énergie mécanique du système sous forme d'énergie thermique.
\boxed{\text{Les forces de frottement sont des forces non conservatives (dissipatives).}}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : travail d'une force, frottement solide

Calculer le travail de la composante tangentielle de l'action de la glace sur le palet lors du déplacement du palet.

Voir l'indice

Calculer le produit scalaire entre la composante tangentielle \vec{R}_T opposée au vecteur vitesse et le vecteur déplacement élémentaire, avec R_T = f_D R_N = f_D mg.

Voir la stratégie
  1. Modéliser le mouvement horizontal du palet en précisant l'orientation des forces selon les composantes normale et tangentielle.
  2. Exprimer la norme de la force de frottement de glissement \vec{R}_T à l'aide des lois de Coulomb et de la condition d'équilibre selon la verticale.
  3. Intégrer le travail élémentaire de cette force sur un déplacement rectiligne de distance notée d.
Voir la réponse courte

Force opposée au déplacement rectiligne, donc le travail résistant s'écrit W(\overrightarrow{R_T}) = - R_T \cdot d.

Voir le corrigé complet

Le mouvement a lieu sur une surface horizontale. Choisissons un axe horizontal (Ox) dirigé dans le sens du déplacement du palet, de vecteur unitaire \vec{u}_x, et un axe vertical ascendant (Oy) de vecteur unitaire \vec{u}_y.

Le palet étant en glissement selon (Ox), la composante normale de la réaction du support est :

\vec{R}_N = R_N\,\vec{u}_y

Le mouvement s'effectuant uniquement le long de l'axe horizontal, la projection du principe fondamental de la dynamique sur l'axe (Oy) donne :

R_N - mg = 0 \implies R_N = mg

D'après les lois de Coulomb (document 1), le palet étant en phase de glissement sur la glace, la norme de la composante tangentielle vaut :

R_T = \|\vec{R}_T\| = f_D R_N = f_D mg

La force de frottement s'opposant au glissement, son vecteur s'écrit :

\vec{R}_T = - R_T\,\vec{u}_x = - f_D mg\,\vec{u}_x

Lors d'un déplacement d'une distance d dans le sens de \vec{u}_x, le vecteur déplacement est \vec{\Delta r} = d\,\vec{u}_x. Comme \vec{R}_T est constant au cours du mouvement, le travail s'écrit :

\begin{aligned} W(\vec{R}_T) &= \vec{R}_T \cdot \vec{\Delta r} \\ &= - R_T d \\ &= - f_D mg d \end{aligned}
\boxed{W(\vec{R}_T) = - R_T d = - f_D mg d}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : théorème de l'énergie cinétique

On considère que la composante est un vecteur constant. Quelle distance faut-il au palet pour s'arrêter ? Combien de longueurs de patinoires le palet pourrait-il parcourir avant de s'arrêter ?

Voir l'indice

Appliquer le théorème de l'énergie cinétique entre la vitesse initiale v_0 et l'arrêt complet sur le plan horizontal, puis comparer la distance obtenue à la longueur L = 60\text{ m} de la patinoire.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de l'énergie cinétique au palet entre l'instant du tir et l'arrêt complet en réutilisant le travail calculé à la question Q9.
  2. En déduire la distance d'arrêt d, puis calculer le rapport avec la longueur L = 60\text{ m} d'une patinoire officielle précisée dans le préambule.
Voir la réponse courte

TEC sur la surface plane pour trouver la distance d'arrêt d = mv_0^2/(2R_T), puis comparaison à la patinoire.

Voir le corrigé complet

On applique le théorème de l'énergie cinétique au palet de masse m, modélisé par un point matériel, dans le référentiel terrestre supposé galiléen, entre l'instant initial (vitesse v_0 = 50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) et l'instant d'arrêt (vitesse nulle) :

\Delta E_c = E_{c,f} - E_{c,i} = 0 - \frac{1}{2}mv_0^2 = -\frac{1}{2}mv_0^2.

Sur un plan horizontal, le poids \vec{P} et la réaction normale \vec{R}_N sont perpendiculaires au déplacement rectiligne, donc leurs travaux sont nuls :

W(\vec{P}) = 0 \quad \text{et} \quad W(\vec{R}_N) = 0.

D'après le résultat de la question Q9, le travail de la force de frottement dynamique s'écrit :

W(\vec{R}_T) = -R_T d = -f_D m g d.

Le théorème de l'énergie cinétique donne ainsi :

-\frac{1}{2}mv_0^2 = -f_D m g d \implies d = \frac{v_0^2}{2f_D g}.

Application numérique :

\begin{aligned} v_0 &= 50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, \\ f_D &= 0{,}050, \\ g &= 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, \\ d &= \frac{50^2}{2 \times 0{,}050 \times 10} = \frac{2500}{1{,}0} = 2{,}5\cdot 10^3\text{ m}. \end{aligned}
\boxed{d = 2{,}5\cdot 10^3\text{ m} = 2{,}5\text{ km}}

D'après le texte introductif, la patinoire mesure L = 60\text{ m} de long. Le nombre de longueurs de patinoire que le palet pourrait parcourir avant de s'arrêter est :

N = \frac{d}{L} = \frac{2500}{60} \approx 41{,}7.
\boxed{N \approx 42\text{ longueurs de patinoire}}

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : diagramme de phases, point critique, point triple

Le diagramme de phases de l'eau est présenté sur la figure 6. Recopier ce diagramme et identifier les domaines d'existence des différentes phases. Préciser le nom des points caractéristiques A et B.

Voir l'indice

Identifier les domaines solide, liquide, gaz et fluide supercritique en observant la pente négative de la ligne d'équilibre solide-liquide caractéristique de l'eau, puis nommer point triple et point critique.

Voir la stratégie

Pour identifier les domaines d'un diagramme de phases (P, T) d'un corps pur :

  1. Associer les états de la matière aux conditions limites : le solide existe à basse température et haute pression, le gaz à haute température et basse pression, et le liquide dans la région intermédiaire.
  2. Identifier les points remarquables : l'intersection des trois courbes d'équilibre correspond au point triple, et l'extrémité de la courbe d'équilibre liquide-vapeur correspond au point critique.
Voir la réponse courte

Tracé des domaines solide, liquide et gaz, avec identification du point triple A et du point critique B.

Voir le corrigé complet

Le diagramme de phases (P, T) de l'eau est reproduit ci-dessous :

1. Identification des domaines d'existence :

  • Domaine 1 : phase gaz (vapeur d'eau) ;
  • Domaine 2 : phase liquide ;
  • Domaine 3 : phase solide (glace) ;
  • Domaine 4 : état ou domaine du fluide supercritique.

2. Identification des points caractéristiques :

\boxed{\text{Le point A est le \textbf{point triple}}.}

Il correspond à la coexistence en équilibre des trois phases solide, liquide et gazeuse (T_{\text{t}} \approx 0{,}01\text{ }^\circ\text{C}, P_{\text{t}} \approx 6{,}11\text{ mbar}).

\boxed{\text{Le point B est le \textbf{point critique}}.}

Il marque la fin de la courbe d'équilibre liquide-vapeur ; au-delà des coordonnées critiques (T_{\text{c}} \approx 374\text{ }^\circ\text{C}, P_{\text{c}} \approx 221\text{ bar}), il n'y a plus de transition de phase liquide-vapeur avec discontinuité d'état.

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : fusion de la glace, pression

Lors du déplacement des joueurs de hockey sur la glace, la lame du patin crée une fine couche d'eau liquide à la surface de la glace. Donner une cause physique à sa création.

Voir l'indice

Expliquer l'effet de la forte pression exercée par la mince lame de patin qui abaisse localement la température de fusion de la glace (\mathrm{d}P/\mathrm{d}T < 0), combiné à l'échauffement visqueux par frottement.

Voir la stratégie

Le diagramme (P,T) de l'eau étudié à la question précédente met en évidence une propriété spécifique de l'eau : la pente négative de la courbe d'équilibre solide-liquide. On relie cette propriété thermodynamique aux conditions mécaniques créées par la lame du patin, tout en mentionnant le rôle complémentaire des frottements.

Voir la réponse courte

La forte pression sous la lame abaisse le point de fusion de l'eau, assistée par l'échauffement de frottement.

Voir le corrigé complet

Deux causes physiques concourent à la formation de cette fine couche d'eau liquide :

  • La fusion par surpression : la lame du patin présente une très faible surface de contact S. Sous l'effet du poids du joueur, la pression locale P \approx F/S exercée sur la glace devient considérable. Or, comme le montre le diagramme (P,T) (figure 6), la pente de la courbe de fusion de l'eau est négative \left(\dfrac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}T} < 0\right) du fait de l'anomalie dilatométrique de l'eau (V_{\text{m,liq}} < V_{\text{m,sol}}). Une augmentation de la pression entraîne donc un abaissement de la température de fusion en dessous de la température de la glace, ce qui provoque sa liquéfaction sous la lame.
  • L'échauffement par frottement : lors du glissement du patin, l'énergie mécanique dissipée par les forces de frottement est convertie en énergie thermique. Cet apport de chaleur localisé à l'interface élève la température superficielle jusqu'au point de fusion et fait fondre une mince pellicule de glace.
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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : conduction, convection, rayonnement

Citer trois modes de transfert thermique.

Voir l'indice

Nommer les trois modes fondamentaux de propagation de l'énergie thermique.

Voir la réponse courte

Les trois modes sont la conduction thermique, la convection et le rayonnement électromagnétique.

Voir le corrigé complet

Les trois modes de transfert thermique sont :

  • La conduction (ou diffusion thermique) : transfert d'énergie thermique de proche en proche au sein de la matière, sous l'effet d'un gradient de température, sans déplacement macroscopique de matière ;
  • La convection : transfert d'énergie thermique s'accompagnant d'un déplacement macroscopique de matière au sein d'un fluide (liquide ou gaz), qu'elle soit naturelle ou forcée ;
  • Le rayonnement : transfert d'énergie thermique par émission et absorption d'ondes électromagnétiques, pouvant s'effectuer avec ou sans support matériel (y compris dans le vide).
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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : loi de fourier, vecteur densité de flux thermique

En utilisant la loi de Fourier, donner l'expression du vecteur densité de flux thermique noté à l'intérieur de la glace.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Fourier en géométrie cartésienne unidimensionnelle en reliant le flux au gradient spatial de température selon \vec{u}_x.

Voir la réponse courte

Énoncé de la loi de Fourier à une dimension cartésienne : \overrightarrow{j_{\text{th}}} = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x}\overrightarrow{u_x}.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Fourier, pour un milieu isotrope de conductivité thermique \lambda, le vecteur densité de flux thermique (ou vecteur densité de courant thermique) \vec{j}_{\mathrm{th}} s'écrit de façon générale sous la forme :

\vec{j}_{\mathrm{th}} = -\lambda \, \vec{\mathrm{grad}}\, T

Dans le cadre du problème, la température ne dépend dans l'espace que de la coordonnée x orientée selon le vecteur unitaire \vec{u}_x (dirigé vers le bas de la surface vers le fond du lac, d'après la figure 7).

Le gradient se réduit donc à la dérivée spatiale selon x, ce qui donne pour le vecteur densité de flux thermique au sein de la glace :

\boxed{\vec{j}_{\mathrm{th}}(x,t) = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x}(x,t) \, \vec{u}_x}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : bilan d'énergie, diffusion thermique

À l'aide d'un bilan thermique local à une dimension sur un parallélépipède de surface et d'épaisseur , établir une relation différentielle entre la température et la norme du vecteur densité de flux thermique au sein de la glace.

Voir l'indice

Effectuer un bilan d'énergie interne sur le volume élémentaire S\,\mathrm{d}x entre les instants t et t+\mathrm{d}t en absence de génération interne de chaleur.

Voir la stratégie

Pour établir cette relation différentielle locale :

  1. Définir le système thermodynamique fermé fermé instantané : une tranche de glace indilatable de section S entre les abscisses x et x+\mathrm{d}x, de masse \mathrm{d}m = \rho S\,\mathrm{d}x.
  2. Exprimer la variation élémentaire de son énergie interne \mathrm{d}U entre les instants t et t+\mathrm{d}t.
  3. Établir le bilan des transferts thermiques conductifs \delta Q entrant et sortant à travers les deux faces d'aires S, puis appliquer le premier principe de la thermodynamique.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie interne sur une tranche élémentaire de fluide : \rho c \frac{\partial T}{\partial t} = -\frac{\partial j_{\text{th}}}{\partial x}.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué par la tranche de glace indilatable et incompressible située entre les plans d'abscisses x et x+\mathrm{d}x, d'aire transversale S, pendant la durée \mathrm{d}t comprise entre t et t+\mathrm{d}t.

1. Variation d'énergie interne du système :
Le volume de la tranche est \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x, soit une masse \mathrm{d}m = \rho\, S\,\mathrm{d}x. Pour un solide incompressible et indilatable de capacité thermique massique c, la variation d'énergie interne s'écrit :

\mathrm{d}U = \mathrm{d}m \, c \, \left[ T(x, t+\mathrm{d}t) - T(x, t) \right] = \rho \, c \, S \, \mathrm{d}x \, \frac{\partial T}{\partial t}(x,t) \, \mathrm{d}t

2. Échange thermique au cours de l'intervalle \mathrm{d}t :
Le transfert thermique est unidimensionnel suivant l'axe (Ox), le flux s'effectuant uniquement à travers les parois perpendiculaires à (Ox) d'aire S. En notant j_{\mathrm{th}}(x,t) la composante algébrique du vecteur densité de flux thermique le long de \vec{u}_x (\vec{j}_{\mathrm{th}} = j_{\mathrm{th}}\,\vec{u}_x) :

  • l'énergie thermique entrant par la face située en x vaut : \delta Q_{\mathrm{entrant}} = j_{\mathrm{th}}(x,t)\,S\,\mathrm{d}t ;
  • l'énergie thermique sortant par la face située en x+\mathrm{d}x vaut : \delta Q_{\mathrm{sortant}} = j_{\mathrm{th}}(x+\mathrm{d}x,t)\,S\,\mathrm{d}t.

En l'absence de terme source interne d'énergie au sein de la glace, le transfert thermique net reçu par la tranche s'écrit :

\begin{aligned} \delta Q &= \delta Q_{\mathrm{entrant}} - \delta Q_{\mathrm{sortant}} \\ &= \left[ j_{\mathrm{th}}(x,t) - j_{\mathrm{th}}(x+\mathrm{d}x,t) \right] S\,\mathrm{d}t \\ &= -\frac{\partial j_{\mathrm{th}}}{\partial x}(x,t) \, S \, \mathrm{d}x \, \mathrm{d}t \end{aligned}

3. Premier principe de la thermodynamique :
Le système étant indilatable, aucun travail des forces de pression n'est échangé (\delta W = 0). Le premier principe s'écrit ainsi :

\mathrm{d}U = \delta Q

En remplaçant par les expressions précédentes :

\rho \, c \, S \, \mathrm{d}x \, \frac{\partial T}{\partial t}(x,t) \, \mathrm{d}t = -\frac{\partial j_{\mathrm{th}}}{\partial x}(x,t) \, S \, \mathrm{d}x \, \mathrm{d}t

En simplifiant par S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t, on obtient la relation différentielle locale :

\boxed{\rho c \frac{\partial T}{\partial t} = -\frac{\partial j_{\mathrm{th}}}{\partial x}}

Résultat

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation de diffusion, équation de la chaleur

En déduire l'équation de la diffusion thermique :

Voir l'indice

Substituer la loi de Fourier dans le bilan différentiel établi pour faire apparaître la dérivée seconde spatiale.

Voir la réponse courte

Combinaison du bilan thermique d'énergie et de la loi de Fourier pour obtenir l'équation de diffusion 1D.

Voir le corrigé complet

D'après le bilan d'énergie établi à la question Q36, la relation différentielle locale régissant l'évolution de la température s'écrit :

\rho c \frac{\partial T}{\partial t} = -\frac{\partial j_{\mathrm{th}}}{\partial x}

où j_{\mathrm{th}}(x,t) est la composante algébrique du vecteur densité de flux thermique selon l'axe (Ox).

D'après la loi de Fourier rappelée à la question Q35 :

j_{\mathrm{th}}(x,t) = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x}(x,t)

La conductivité thermique \lambda de la glace étant supposée constante et uniforme dans le milieu, sa dérivée spatiale est nulle. On a donc :

-\frac{\partial j_{\mathrm{th}}}{\partial x} = -\frac{\partial}{\partial x} \left( -\lambda \frac{\partial T}{\partial x} \right) = \lambda \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}

En injectant cette relation dans le bilan d'énergie, on obtient l'équation de la diffusion thermique unidimensionnelle :

\boxed{\rho c \frac{\partial T}{\partial t} = \lambda \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : régime quasi stationnaire

En se plaçant dans le cadre de l'approximation quasi stationnaire, montrer que pour :

Voir l'indice

Dans l'approximation quasi-stationnaire, poser \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} = 0, intégrer deux fois par rapport à x et déterminer les deux constantes d'intégration avec les températures aux interfaces x=0 et x=L(t).

Voir la stratégie
  1. Définir l'approximation des régimes quasi stationnaires (ARQS) : le temps caractéristique de diffusion thermique au sein de la couche de glace est très inférieur au temps caractéristique de formation de la glace, ce qui permet de négliger la dérivée temporelle dans l'équation de la diffusion.
  2. Intégrer l'équation différentielle spatiale résultante par rapport à la coordonnée x à l'instant t fixé.
  3. Déterminer les constantes d'intégration à l'aide des conditions aux limites aux deux interfaces : en x = 0 (glace/air) et en x = L(t) (glace/eau liquide).
Voir la réponse courte

En régime quasi stationnaire, \frac{\partial^2 T}{\partial x^2} = 0, d'où une distribution spatiale affine de température.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation quasi stationnaire (ARQS), la croissance de la couche de glace est un processus très lent devant le temps caractéristique de diffusion de la chaleur à travers la couche. Le profil spatial de température s'établit donc de façon quasi instantanée à chaque instant : le terme instationnaire dans l'équation de diffusion (4) est négligeable devant les termes de diffusion :

\rho c \frac{\partial T}{\partial t} \approx 0 \implies \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}(x,t) = 0.

En intégrant par rapport à x à un instant t donné, on obtient une distribution de température affine avec l'espace :

T(x,t) = A(t)\, x + B(t),

où A(t) et B(t) sont deux fonctions du temps déterminées par les conditions aux limites :

  • À la surface supérieure du lac (x = 0), en contact avec l'air :

    T(0,t) = T_0(t) \implies B(t) = T_0(t).
  • À l'interface glace/eau liquide (x = L(t)), l'eau liquide et la glace sont en équilibre diphasique à la température de fusion T_E :

    T(L(t),t) = T_E \implies A(t)\, L(t) + T_0(t) = T_E \implies A(t) = \frac{T_E - T_0(t)}{L(t)}.

En injectant ces constantes dans l'expression de T(x,t), on obtient bien pour 0 \le x \le L(t) :

\boxed{T(x,t) = T_0(t) + \left(T_E - T_0(t)\right)\frac{x}{L(t)}}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : loi de newton, résistance thermique

Déduire de la continuité du flux thermique en l'expression de en fonction de :

Voir l'indice

Écrire la continuité de la composante normale de la densité de flux thermique en x=0 entre la conduction dans la glace et la convection avec l'air modélisée par la loi de Newton.

Voir la stratégie
  1. Évaluer le vecteur densité de flux thermique conductif au sein de la glace en x=0 à partir du gradient de température établi à la question précédente.
  2. Écrire la continuité de la composante normale du flux surfacique à l'interface air/glace (x = 0) en absence de capacité calorifique surfacique.
  3. Égaler le flux conductif arrivant de la glace et le flux convectif évacué vers l'air, puis isoler l'épaisseur L(t).
Voir la réponse courte

Égalité du flux conductif dans la glace et du flux conducto-convectif avec l'air en surface (x=0).

Voir le corrigé complet

D'après l'expression du profil de température obtenue à la question Q38 :

T(x,t) = T_0(t) + \left(T_E - T_0(t)\right)\frac{x}{L(t)}

le gradient spatial de température dans la couche de glace s'écrit, en tout point x \in [0, L(t)] :

\frac{\partial T}{\partial x}(x,t) = \frac{T_E - T_0(t)}{L(t)}

D'après la loi de Fourier rappelée à la question Q35, la densité de flux thermique au sein de la glace selon l'axe (Ox) (orienté vers le bas) vaut :

\vec{\jmath}_{\text{th}} = -\lambda \frac{\partial T}{\partial x}\,\vec{u}_x = -\lambda \frac{T_E - T_0(t)}{L(t)}\,\vec{u}_x

Le flux thermique surfacique traversant la glace vers la surface libre en x = 0 (c'est-à-dire dirigé selon -\vec{u}_x, de la glace vers l'air) est donc :

\varphi_{\text{cond}} = \vec{\jmath}_{\text{th}} \cdot (-\vec{u}_x) = \lambda \frac{T_E - T_0(t)}{L(t)}

D'autre part, selon la loi de Newton fournie par l'énoncé, le flux thermique surfacique cédé par la glace à l'air en x=0 s'exprime par :

\varphi = h\left(T_0(t) - T_A\right)

L'interface en x = 0 n'ayant pas de capacité thermique propre, il y a continuité du flux thermique à la traversée de cette surface :

\varphi_{\text{cond}} = \varphi \iff \lambda \frac{T_E - T_0(t)}{L(t)} = h\left(T_0(t) - T_A\right)

En isolant L(t), on retrouve la relation demandée :

\boxed{L(t) = \frac{\lambda\left(T_E - T_0(t)\right)}{h\left(T_0(t) - T_A\right)}}

Résultat

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Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : résistance thermique

On admet que l'épaisseur de la couche de glace en fonction du temps est représentée par la simulation graphique en figure 8. Au bout de 20 heures, les joueurs de hockey peuvent-ils considérer que la glace est suffisamment solide pour pouvoir jouer dessus ?

Voir l'indice

Relever sur la figure 8 l'épaisseur de glace obtenue après 20\text{ h} pour T_A = -10\,^\circ\text{C} et la comparer aux exigences de sécurité du document 4 pour les jeux collectifs.

Voir la stratégie
  1. Identifier dans le document 4 la condition sur l'épaisseur de glace minimale requise pour la pratique du hockey (patinage en groupe ou jeux).
  2. Effectuer la lecture graphique de l'épaisseur L à t = 20\text{ h} sur la figure 8 pour la température de l'air précisée par l'énoncé (T_A = -10\ ^\circ\mathrm{C}).
  3. Comparer l'épaisseur obtenue au seuil de sécurité et conclure.
Voir la réponse courte

Lecture de l'épaisseur atteinte sur la courbe de simulation à t=20\text{ h} et confrontation à la norme requise.

Voir le corrigé complet

D'après le document 4, l'épaisseur minimale de glace recommandée est de :

  • 15\text{ cm} pour la marche ou le patinage individuel ;
  • 20\text{ cm} pour le patinage en groupe ou les jeux (cas d'un match ou d'un entraînement de hockey sur glace).

D'après le texte introductif, la température de l'air au-dessus du lac est T_A = -10\ ^\circ\mathrm{C}.

Sur la figure 8, la courbe correspondant à T_A = -10\ ^\circ\mathrm{C} (symbolisée par des croix) donne pour t = 20\text{ h} :

L(20\text{ h}) \approx 0{,}065\text{ m} = 6{,}5\text{ cm}

Même pour une température d'air extrême de -40\ ^\circ\mathrm{C}, l'épaisseur n'atteint qu'environ 0{,}16\text{ m} = 16\text{ cm}.

Dans tous les cas, et en particulier pour les conditions de l'étude (T_A = -10\ ^\circ\mathrm{C}), l'épaisseur de la glace (6{,}5\text{ cm}) est très inférieure aux 20\text{ cm} requis :

\boxed{\text{Non, les joueurs ne peuvent pas considérer la glace comme suffisamment solide pour jouer.}}

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : flux thermique, résistance thermique

En utilisant la figure 8, commenter puis expliquer l'évolution de la vitesse de formation de la glace pour une même température de l'air , puis pour différentes températures de l'air .

Voir l'indice

Interpréter la concavité de la courbe (vitesse \mathrm{d}L/\mathrm{d}t décroissante) par la résistance thermique conductive croissante de la couche de glace, et relier l'accroissement de pente à un gradient thermique plus élevé lorsque T_A diminue.

Voir la stratégie
  1. Associer la vitesse de formation de la glace à la dérivée temporelle \dfrac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}t}, c'est-à-dire à la pente de la courbe L(t) à chaque instant.
  2. Décrire graphiquement puis justifier physiquement l'évolution temporelle de cette pente pour une courbe donnée (T_A fixée) en s'appuyant sur la résistance thermique de conduction de la couche de glace.
  3. Décrire puis justifier l'effet d'une baisse de température de l'air T_A sur le flux thermique global évacué lors de la solidification.
Voir la réponse courte

La vitesse diminue car la couche de glace isole thermiquement ; un air plus froid augmente le gradient et la vitesse.

Voir le corrigé complet

La vitesse de formation de la couche de glace correspond à la dérivée temporelle de son épaisseur, soit v_{\text{form}} = \dfrac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}t}, ce qui correspond graphiquement au coefficient directeur de la tangente à la courbe L(t) à l'instant considéré.

1. Pour une même température de l'air T_A :

  • Commentaire : Quelle que soit la valeur de T_A, la pente de la courbe L(t) est maximale au début (t = 0) puis diminue continûment au cours du temps (courbe concave). La vitesse de formation de la glace décroît donc au fur et à mesure que le temps s'écoule.
  • Explication physique : La solidification à l'interface eau/glace (x = L(t)) libère de la chaleur latente qui doit être évacuée par conduction thermique à travers la couche de glace vers la surface libre (x = 0), puis par convection vers l'air. Au fur et à mesure que l'épaisseur L(t) croît, la résistance thermique de conduction de la glace, proportionnelle à L(t) (R_{\text{th, cond}} = \dfrac{L}{\lambda S}), augmente. La glace joue ainsi le rôle d'un isolant thermique grandissant : le flux thermique évacué diminue, ce qui freine la progression du front de solidification.

2. Pour différentes températures de l'air T_A :

  • Commentaire : À tout instant t, la pente \dfrac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}t} et l'épaisseur L(t) sont d'autant plus importantes que la température de l'air T_A est basse (la courbe pour -40\,^\circ\text{C} est située nettement au-dessus de celle pour -10\,^\circ\text{C}).
  • Explication physique : L'écart de température global \Delta T = T_E - T_A entre l'eau liquide (T_E = 0\,^\circ\text{C}) et l'atmosphère extérieure constitue la force motrice du transfert thermique. Plus l'air est froid (T_A très négatif), plus le gradient thermique et le flux de chaleur extrait du système vers l'extérieur sont élevés. L'énergie issue du changement d'état est ainsi évacuée plus rapidement, ce qui accélère la formation de la glace.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : enthalpie de changement d'état, fusion

De quelle autre grandeur, encore non citée jusqu'à présent, a-t-on eu besoin pour résoudre numériquement le problème et proposer la simulation en figure 8 ? Donner sa définition et préciser l'unité.

Voir l'indice

Identifier la grandeur thermodynamique caractérisant la chaleur latente libérée lors de la solidification de l'eau liquide à l'interface de Stefan en x=L(t) et préciser son unité SI.

Voir la stratégie
  1. Identifier le phénomène physique à l'interface mobile x = L(t) qui n'a pas encore été pris en compte dans le bilan énergétique.
  2. Exprimer le bilan d'énergie à cette interface (condition de Stefan) pour mettre en évidence la grandeur manquante.
  3. Définir précisément cette grandeur thermodynamique et donner son unité dans le Système International.
Voir la réponse courte

L'enthalpie massique de fusion \Delta h_{\text{fus}} (en \mathrm{J\cdot kg^{-1}}), nécessaire au bilan énergétique à l'interface de solidification.

Voir le corrigé complet

À l'interface mobile x = L(t), l'eau liquide à la température T_{\mathrm{E}} se transforme en glace à la même température. Cette transformation est un changement d'état physique (la solidification de l'eau), qui libère de l'énergie thermique.

Le flux thermique extrait par conduction vers la surface évacue la chaleur libérée lors de la congélation de la masse infinitésimale de glace formée \mathrm{d}m = \rho\, S\,\mathrm{d}L pendant la durée \mathrm{d}t :

j_{\mathrm{th}}(L, t)\, S\,\mathrm{d}t = \ell_{\mathrm{f}} \, \mathrm{d}m = \rho \, \ell_{\mathrm{f}} \, S \, \mathrm{d}L

La grandeur indispensable manquante est donc l'enthalpie massique de fusion de la glace (ou chaleur latente massique de fusion de l'eau, notée \ell_{\mathrm{f}} ou L_{\mathrm{f}}, ou encore son opposée l'enthalpie massique de solidification \ell_{\mathrm{sol}} = -\ell_{\mathrm{f}}).

  • Définition : L'enthalpie massique de fusion est l'énergie thermique qu'il faut fournir, à température et pression constantes, à une unité de masse d'un corps pur solide pour le faire passer entièrement à l'état liquide (ou, de manière équivalente, l'énergie thermique libérée par unité de masse lors de la solidification du liquide).
  • Unité dans le SI : Elle s'exprime en joules par kilogramme, notée \mathrm{J\cdot kg^{-1}} (ou usuellement en \mathrm{kJ\cdot kg^{-1}}).
\boxed{\text{Enthalpie massique de fusion (ou chaleur latente) } \ell_{\mathrm{f}} \quad [\mathrm{J}\cdot\mathrm{kg}^{-1}]}

Résultat

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Partie II : Étude de la crosse

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : théorème du moment cinétique, pendule pesant

Rappeler la loi du moment cinétique pour un solide en rotation autour d'un axe orienté . En l'appliquant et en négligeant les frottements de l'air, montrer que l'équation différentielle du mouvement de la crosse peut se mettre sous la forme :

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire par rapport à l'axe fixe (Oz) au solide en rotation, en calculant le moment du poids avec le bras de levier h\sin\theta.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le théorème du moment cinétique scalaire appliqué à un solide en rotation autour d'un axe fixe.
  2. Effectuer le bilan des actions mécaniques extérieures appliquées à la crosse et déterminer leurs moments par rapport à l'axe (Oz).
  3. Appliquer le théorème pour obtenir l'équation différentielle du mouvement.
Voir la réponse courte

Énoncé du TMC scalaire par rapport à l'axe fixe (Oz) et calcul du moment du poids : J\ddot{\theta} = -Mgh\sin\theta.

Voir le corrigé complet

1. Énoncé du théorème du moment cinétique :

Dans un référentiel galiléen, pour un solide indéformable en rotation autour d'un axe fixe \Delta = (Oz) orienté par le vecteur unitaire \vec{u}_z, le théorème du moment cinétique scalaire s'écrit :

\frac{\mathrm{d}L_{\Delta}}{\mathrm{d}t} = J \ddot{\theta} = \sum \mathcal{M}_{\Delta}\big(\vec{F}_{\text{ext}}\big)

où L_{\Delta} = J \dot{\theta} est le moment cinétique du solide par rapport à l'axe \Delta, J son moment d'inertie par rapport à cet axe et \sum \mathcal{M}_{\Delta}\big(\vec{F}_{\text{ext}}\big) la somme des moments scalaires des forces extérieures appliquées au solide par rapport à l'axe \Delta.

2. Bilan des actions extérieures appliquées à la crosse : On se place dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Le système étudié est la crosse de masse M.

  • Action de la liaison pivot en O : la liaison étant supposée parfaite, elle n'exerce aucun couple résistant selon l'axe (Oz), d'où :

    \mathcal{M}_{\Delta}\big(\vec{R}_O\big) = 0
  • Frottements de l'air : négligés d'après l'énoncé.
  • Poids de la crosse : \vec{P} = M\vec{g} = M g \vec{u}_x (l'axe (Ox) étant orienté selon la verticale descendante), appliqué au centre d'inertie G.

    Le vecteur position du centre d'inertie s'écrit :

    \vec{OG} = h\cos\theta\,\vec{u}_x + h\sin\theta\,\vec{u}_y

    Le moment du poids par rapport au point O est donné par :

    \begin{aligned} \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{P}) &= \vec{OG} \wedge \vec{P} \\ &= (h\cos\theta\,\vec{u}_x + h\sin\theta\,\vec{u}_y) \wedge (Mg\,\vec{u}_x) \\ &= - Mgh\sin\theta\,(\vec{u}_x \wedge \vec{u}_y) \\ &= - Mgh\sin\theta\,\vec{u}_z \end{aligned}

    puisque \vec{u}_x \wedge \vec{u}_y = \vec{u}_z. Le moment scalaire par rapport à l'axe (Oz) vaut donc :

    \mathcal{M}_{\Delta}(\vec{P}) = \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{P})\cdot \vec{u}_z = - Mgh\sin\theta

3. Équation différentielle du mouvement :

En appliquant le théorème du moment cinétique scalaire selon l'axe (Oz) :

J\ddot{\theta} = - Mgh\sin\theta

ce qui conduit immédiatement à la forme demandée :

\boxed{J\ddot{\theta} + Mgh\sin\theta = 0} \quad (1)

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : petite oscillation, oscillateur harmonique

Dans le cas d'oscillations de faible amplitude au voisinage de la position d'équilibre, réécrire l'équation (1). L'équation obtenue sera notée (2).

Voir l'indice

Effectuer un développement limité à l'ordre 1 de la fonction sinus au voisinage de la position d'équilibre stable \theta = 0.

Voir la stratégie

Pour de petites oscillations autour de la position d'équilibre stable (\theta = 0), on effectue une approximation linéaire de l'équation différentielle non linéaire (1) à l'aide d'un développement limité de \sin\theta au premier ordre.

Voir la réponse courte

Linéarisation au voisinage de zéro avec \sin\theta \approx \theta, conduisant à J\ddot{\theta} + Mgh\theta = 0.

Voir le corrigé complet

La position d'équilibre stable de la crosse correspond à la verticale descendante, soit \theta_{\text{éq}} = 0.

Dans le cadre de l'approximation des petites oscillations (|\theta| \ll 1\text{ rad}), on réalise un développement limité à l'ordre 1 :

\sin\theta \approx \theta

En injectant cette approximation dans l'équation (1), J\ddot{\theta} + Mgh\sin\theta = 0, on obtient l'équation différentielle linéaire du mouvement, notée (2) :

\boxed{J\ddot{\theta} + Mgh\,\theta = 0} \quad (2)

que l'on peut également écrire sous la forme canonique de l'oscillateur harmonique :

\ddot{\theta} + \frac{Mgh}{J}\theta = 0

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique, période propre

En déduire l'expression de la période des oscillations.

Voir l'indice

Identifier l'équation canonique d'un oscillateur harmonique linéaire \ddot{\theta} + \omega_0^2\theta = 0 pour exprimer la pulsation propre \omega_0 puis la période T_0 = 2\pi/\omega_0.

Voir la réponse courte

Identification de la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{Mgh/J}, d'où la période T_0 = 2\pi\sqrt{J/(Mgh)}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (2) établie à la question Q12, le mouvement de la crosse pour des oscillations de faible amplitude est régi par l'équation d'un oscillateur harmonique :

\ddot{\theta} + \frac{Mgh}{J}\theta = 0

La pulsation propre du mouvement s'écrit donc :

\omega_0 = \sqrt{\frac{Mgh}{J}}

La période T_0 des petites oscillations s'en déduit directement par la relation T_0 = \dfrac{2\pi}{\omega_0} :

\boxed{T_0 = 2\pi \sqrt{\frac{J}{Mgh}}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : intégrale première, énergie mécanique

Établir une intégrale première du mouvement à partir de l'équation (1). Cette équation sera notée (3).

Voir l'indice

Multiplier l'équation du mouvement non linéaire par la vitesse angulaire \dot{\theta} et intégrer par rapport au temps.

Voir la stratégie

Pour obtenir une intégrale première du mouvement à partir d'une équation différentielle scalaire du second ordre régissant une variable angulaire \theta(t) :

  1. Multiplier l'équation différentielle (1) par la vitesse angulaire \dot{\theta}(t) ;
  2. Identifier les dérivées temporelles de chaque terme ;
  3. Intégrer par rapport au temps pour faire apparaître une quantité conservative.
Voir la réponse courte

Multiplication de l'équation par \dot{\theta} puis intégration temporelle : \frac{1}{2}J\dot{\theta}^2 - Mgh\cos\theta = \text{cte}.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle (1) établie à la question Q11 s'écrit :

J\ddot{\theta} + Mgh\sin\theta = 0

Multiplions cette relation par \dot{\theta} :

J\dot{\theta}\ddot{\theta} + Mgh\dot{\theta}\sin\theta = 0

En reconnaissant des dérivées par rapport au temps :

\begin{aligned} J\dot{\theta}\ddot{\theta} &= \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{1}{2}J\dot{\theta}^2\right) \\ Mgh\dot{\theta}\sin\theta &= \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(-Mgh\cos\theta\right) \end{aligned}

L'équation se met donc sous la forme d'une dérivée temporelle nulle :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{1}{2}J\dot{\theta}^2 - Mgh\cos\theta\right) = 0

Par intégration par rapport au temps t, on obtient une intégrale première du mouvement, notée (3) :

\boxed{\frac{1}{2}J\dot{\theta}^2 - Mgh\cos\theta = \text{cte} \quad (3)}

Remarque : On peut également écrire cette relation sous la forme :

\frac{1}{2}J\dot{\theta}^2 + Mgh(1 - \cos\theta) = \text{cte}'

en choisissant la référence de l'énergie potentielle de pesanteur à la position d'équilibre stable (\theta = 0).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : énergie cinétique, analyse dimensionnelle

Expliquer en quoi cette équation (3) fait apparaître les différentes formes d'énergies. Vérifier, à partir des unités de base du Système International, que les différents termes sont homogènes à des énergies.

Voir l'indice

Associer le premier terme à l'énergie cinétique de rotation et le second à l'énergie potentielle de pesanteur du solide, puis vérifier l'homogénéité en \text{kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2} (joules).

Voir la réponse courte

Identification de E_c et de E_p, puis vérification de la dimension en \mathrm{kg\cdot m^2\cdot s^{-2}} (joules).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, l'intégrale première du mouvement s'écrit :

\frac{1}{2}J\dot{\theta}^2 - Mgh\cos\theta = \text{cte} \quad (3)

1. Interprétation énergétique des différents termes :

  • Le terme \dfrac{1}{2}J\dot{\theta}^2 représente l'énergie cinétique E_c du solide en rotation autour de l'axe fixe (Oz) avec la vitesse angulaire \dot{\theta}.
  • Le terme -Mgh\cos\theta représente l'énergie potentielle de pesanteur E_{pp} de la crosse (à une constante additive près). En effet, en repérant l'altitude z selon un axe vertical ascendant avec l'origine en O, le centre d'inertie G a pour altitude z_G = -h\cos\theta, soit :

    E_{pp} = M g z_G = -Mgh\cos\theta
  • L'équation (3) traduit ainsi la conservation de l'énergie mécanique totale de la crosse :

    E_m = E_c + E_{pp} = \text{cte}

    Cette conservation est conforme aux hypothèses : la liaison pivot en O est parfaite et les frottements de l'air sont négligés, le système est donc conservatif.

2. Vérification de l'homogénéité dans le Système International d'unités (SI) :

Dans le SI, une énergie E a pour unité dérivée le joule (\text{J}). À partir de l'expression du travail d'une force (W = F \cdot d) et du principe fondamental de la dynamique (F = m a), sa dimension s'écrit :

[E] = [F]\cdot[L] = [M]\cdot[L]\cdot[T]^{-2}\cdot[L] = [M]\cdot[L]^2\cdot[T]^{-2}

L'unité SI de base d'une énergie est donc le \mathbf{kg\cdot m^2\cdot s^{-2}}.

  • Pour le premier terme \dfrac{1}{2}J\dot{\theta}^2 :

    • Le moment d'inertie J s'exprime en \text{kg}\cdot\text{m}^2 ([J] = [M]\cdot[L]^2) ;
    • La vitesse angulaire \dot{\theta} s'exprime en \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}, le radian étant sans dimension ([\dot{\theta}] = [T]^{-1}).

    Ainsi :

    \left[\frac{1}{2}J\dot{\theta}^2\right] = [M]\cdot[L]^2\cdot[T]^{-2} \implies \text{unité : } \mathbf{kg\cdot m^2\cdot s^{-2}}
  • Pour le second terme Mgh\cos\theta :

    • La masse M s'exprime en \text{kg} ([M]) ;
    • L'accélération de pesanteur g s'exprime en \text{m}\cdot\text{s}^{-2} ([L]\cdot[T]^{-2}) ;
    • La distance h s'exprime en \text{m} ([L]) ;
    • Le cosinus est une grandeur adimensionnée.

    Ainsi :

    [Mgh\cos\theta] = [M]\cdot\left([L]\cdot[T]^{-2}\right)\cdot[L] = [M]\cdot[L]^2\cdot[T]^{-2} \implies \text{unité : } \mathbf{kg\cdot m^2\cdot s^{-2}}
\boxed{\text{Chaque terme de l'équation (3) est homogène à une énergie et s'exprime en }\text{kg}\cdot\text{m}^2\cdot\text{s}^{-2}\text{ (ou joules).}}

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : portrait de phase, mouvement pendulaire

Le mouvement est-il pendulaire ou révolutif ? Expliquer.

Voir l'indice

Observer que l'élongation angulaire \theta reste bornée dans l'intervalle [-\pi, \pi] sans croître indéfiniment : la trajectoire de phase forme une courbe fermée ou enroulée autour d'un centre.

Voir la réponse courte

Orbite fermée dans l'espace des phases autour de l'origine : le mouvement est oscillatoire (pendulaire).

Voir le corrigé complet

D'après le portrait de phase de la figure 3, le mouvement est pendulaire (oscillatoire).

En effet :

  • la trajectoire de phase reste localisée au voisinage de l'origine (0,0) : l'angle \theta reste borné entre une valeur minimale et une valeur maximale (il n'augmente ni ne diminue indéfiniment) ;
  • la courbe coupe l'axe des abscisses (\dot{\theta} = 0), ce qui correspond à l'annulation de la vitesse angulaire aux points de rebroussement du mouvement ;
  • dans un mouvement révolutif, le solide effectuerait des tours complets sans changer de sens de rotation, \dot{\theta} garderait un signe constant (sans s'annuler) et \theta croîtrait (ou décroîtrait) indéfiniment.
\boxed{\text{Le mouvement est pendulaire.}}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : portrait de phase, frottement fluide

D'après ce portrait de phase, quelle critique pouvez-vous faire vis-à-vis des hypothèses posées au début de cette partie ?

Voir l'indice

Remarquer que la trajectoire de phase expérimentale spirale vers le centre d'équilibre au lieu de rester sur une courbe fermée conservatrice, traduisant une dissipation d'énergie mécanique.

Voir la réponse courte

La trajectoire spirale vers le centre, révélant une dissipation énergétique par frottement négligée initialement.

Voir le corrigé complet

Au début de la partie II (et à la question Q11), le modèle reposait sur deux hypothèses simplificatrices :

  • une liaison pivot en O supposée parfaite (absence de frottements mécaniques au niveau de l'axe) ;
  • des frottements de l'air négligés.

Sous ces hypothèses conservatives, l'énergie mécanique se conserve (E_m = \text{cte}, question Q15), ce qui devrait conduire dans l'espace des phases (\theta, \dot{\theta}) à une trajectoire fermée (ellipse dans l'approximation des petites oscillations).

Or, l'observation du portrait de phase expérimental (figure 3) montre que :

  • la trajectoire n'est pas une courbe fermée : elle forme une spirale qui converge vers le centre d'équilibre (0, 0) ;
  • les amplitudes angulaire \theta_{\max} et de vitesse angulaire \dot{\theta}_{\max} diminuent à chaque oscillation.

Cela traduit une dissipation continue d'énergie mécanique au cours du temps.

\boxed{\text{L'hypothèse consistant à négliger les frottements (frottements fluides dans l'air et/ou frottements solides dans la liaison pivot) n'est pas valide en pratique.}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : oscillateur amorti, portrait de phase

Expliquer, sans calcul, à partir de quelle équation, modifiée, on peut obtenir le portait de phase de la figure 3. Préciser l'évolution du tracé de ce portrait de phase au cours du temps.

Voir l'indice

Ajouter un couple résistant de frottement fluide proportionnel à \dot{\theta} dans l'équation différentielle ; le tracé converge au cours du temps vers le point d'équilibre stable (0,0).

Voir la stratégie
  1. Identifier la modification physique à apporter à l'équation différentielle non amortie (1) pour prendre en compte les frottements mis en évidence en Q17.
  2. Décrire l'évolution temporelle de la trajectoire de phase (sens d'enroulement et comportement asymptotique).
Voir la réponse courte

Ajout d'un couple résistant visqueux proportionnel à \dot{\theta} : la trajectoire s'enroule vers le puits d'équilibre.

Voir le corrigé complet

Pour rendre compte des frottements (frottement visqueux de l'air ou frottement dans la liaison pivot), il faut introduire dans l'équation différentielle du mouvement un couple résistant s'opposant à la vitesse angulaire, classiquement modélisé sous la forme d'un terme proportionnel à \dot{\theta} :

J\ddot{\theta} + \lambda\dot{\theta} + Mgh\sin\theta = 0 \quad (\text{avec } \lambda > 0).

C'est cette modification de l'équation (1) qui permet d'obtenir le portrait de phase de la figure 3.

Concernant l'évolution du tracé au cours du temps :

  • Le point représentatif (\theta(t), \dot{\theta}(t)) parcourt la trajectoire dans le sens horaire, puisque \theta croît quand \dot{\theta} > 0 (demi-plan supérieur, \dot{\theta} > 0 \implies \text{déplacement vers la droite}) et décroît quand \dot{\theta} < 0 (demi-plan inférieur, \dot{\theta} < 0 \implies \text{déplacement vers la gauche}).
  • En raison de la dissipation continue d'énergie mécanique, l'amplitude des oscillations diminue : la trajectoire s'enroule en une spirale convergeant vers l'origine (\theta = 0, \dot{\theta} = 0), qui constitue un point d'équilibre stable (puits ou foyer attracteur).
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Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : débit volumique, vitesse moyenne

Calculer la vitesse moyenne d'écoulement du fluide dans le réseau de tuyauterie.

Voir l'indice

Exprimer le débit volumique en fonction de la section droite du tube circulaire S = \pi d^2 / 4 et en déduire la vitesse moyenne d'écoulement.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la section droite d'un tube circulaire de diamètre d.
  2. Relier le débit volumique D_v à la vitesse moyenne v et à la section S.
  3. Réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Calcul de la vitesse à partir du débit et de la section des tubes : v = 4 D_v / (\pi d^2).

Voir le corrigé complet

Le fluide est supposé incompressible. Par définition du débit volumique D_v à travers une section droite S de conduite circulaire de diamètre d :

D_v = v \, S = v \, \frac{\pi d^2}{4}

On en déduit l'expression de la vitesse moyenne d'écoulement :

v = \frac{4 D_v}{\pi d^2}

Application numérique :

  • D_v = 1{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}
  • d = 60\text{ mm} = 6{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ m}
\begin{aligned} S &= \frac{\pi \times (6{,}0 \cdot 10^{-2})^2}{4} = 9{,}0\pi \cdot 10^{-4}\text{ m}^2 \approx 2{,}83 \cdot 10^{-3}\text{ m}^2 \\ v &= \frac{1{,}5 \cdot 10^{-3}}{9{,}0\pi \cdot 10^{-4}} = \frac{5}{3\pi}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 0{,}53\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{v \approx 0{,}53\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : nombre de reynolds, écoulement laminaire

Montrer que l'écoulement dans les tubes rectilignes du réseau de tuyauterie est laminaire.

Voir l'indice

Calculer la valeur numérique du nombre de Reynolds et la comparer au seuil de transition turbulent donné dans le document 6.

Voir la stratégie

Pour déterminer la nature de l'écoulement dans les tubes rectilignes, on calcule le nombre de Reynolds R_e à partir de l'expression fournie dans le document 6, puis on le compare à la valeur seuil 2\,000.

Voir la réponse courte

Calcul de Re = \rho v d / \eta et vérification du critère Re < 2000 assurant un régime laminaire.

Voir le corrigé complet

D'après le document 6, le nombre de Reynolds associé à l'écoulement dans une conduite cylindrique s'exprime par :

R_e = \frac{v\, d\, \rho_f}{\eta}

où :

  • v \approx 0{,}53\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} est la vitesse moyenne du fluide calculée à la question Q43 (avec v = \dfrac{5}{3\pi}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) ;
  • d = 60\text{ mm} = 6{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ m} est le diamètre intérieur des tubes ;
  • \rho_f = 1{,}1 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} est la masse volumique du fluide frigoporteur ;
  • \eta = 2{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{s}^{-1} est sa viscosité dynamique.

L'application numérique donne :

\begin{aligned} R_e &= \frac{0{,}53 \times 6{,}0 \cdot 10^{-2} \times 1{,}1 \cdot 10^3}{2{,}0 \cdot 10^{-2}} \\ &= 0{,}53 \times \frac{66}{2{,}0 \cdot 10^{-2}} \\ &= 0{,}53 \times 3\,300 \approx 1{,}75 \cdot 10^3 \end{aligned}

(ou plus précisément R_e = \dfrac{5500}{\pi} \approx 1{,}75 \cdot 10^3).

D'après le critère donné dans le document 6 :

\boxed{R_e \approx 1{,}8 \cdot 10^3 < 2\,000}

Le nombre de Reynolds étant strictement inférieur au seuil de 2\,000, l'écoulement dans les tubes rectilignes du réseau est bien laminaire.

Résultat

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Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Notions : écoulement de poiseuille, profil de vitesse

Représenter sur un schéma le profil de vitesse dans une section des tubes rectilignes.

Voir l'indice

Représenter un profil de vitesse parabolique symétrique par rapport à l'axe du tube, traduisant la condition d'adhérence aux parois (vitesse nulle aux bords et maximale au centre).

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de l'écoulement : fluide visqueux incompressible en régime laminaire stationnaire et établi dans une conduite cylindrique rectiligne de section circulaire (écoulement de Poiseuille cylindrique).
  2. Rappeler la condition aux limites d'adhérence aux parois (v=0) et la symétrie de révolution axiale.
  3. Tracer un schéma soigné représentant la conduite, le profil parabolique des vitesses et les vecteurs vitesse orientés dans le sens de l'écoulement.
Voir la réponse courte

Représentation du profil de vitesse parabolique, nul aux parois et maximal au centre de la conduite.

Voir le corrigé complet

Dans une conduite cylindrique rectiligne en écoulement laminaire, stationnaire et établi d'un fluide newtonien (écoulement de Poiseuille cylindrique) :

  • la vitesse du fluide est nulle aux parois en raison de la condition d'adhérence : v(r = R) = 0 ;
  • la vitesse est maximale sur l'axe de la conduite (r=0) : v(0) = v_{\max} = 2v ;
  • le profil d'écoulement présente une symétrie axiale et suit une loi parabolique :

    v(r) = v_{\max} \left(1 - \frac{r^2}{R^2}\right)

    où r est la distance à l'axe de symétrie et R = d/2 est le rayon intérieur de la conduite.

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Question 46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : relation de bernoulli

On se place hors de la couche limite. Le théorème de Bernoulli prend la forme suivante :

avec la vitesse d'écoulement du fluide en un point, la pression, la masse volumique, l'intensité du champ de pesanteur terrestre et l'altitude du point considéré. Donner les conditions générales d'application du théorème de Bernoulli. Exprimer ce théorème entre l'entrée et la sortie du réseau de tuyauterie, puis simplifier l'expression obtenue.

Voir l'indice

Lister les hypothèses : fluide parfait, incompressible, écoulement stationnaire, le long d'une ligne de courant ; simplifier entre l'entrée et la sortie à section et altitude constantes.

Voir la stratégie
  1. Rappeler avec précision les hypothèses fondamentales nécessaires à la validité de la relation de Bernoulli sous la forme conservative fournie.
  2. Écrire l'égalité de la charge entre l'entrée (point 1) et la sortie (point 2) du réseau de tuyauterie.
  3. Exploiter les données géométriques du problème (conduite horizontale posée sur le sol de la patinoire, section constante) et la conservation du débit volumique pour simplifier l'équation.
Voir la réponse courte

Hypothèses (fluide parfait, incompressible, écoulement stationnaire) et écriture du bilan entre entrée et sortie.

Voir le corrigé complet

1. Conditions générales d'application du théorème de Bernoulli

La relation de Bernoulli sous la forme indiquée s'applique pour :

  • un écoulement en régime stationnaire (ou permanent) ;
  • un fluide parfait (viscosité négligeable, c'est-à-dire sans frottements visqueux, ce qui est le cas hors de la couche limite) ;
  • un fluide incompressible et homogène (\rho_f = \text{constante}) ;
  • des forces de volume dérivant d'un potentiel (ici, pesanteur uniforme) ;
  • le long d'une même ligne de courant (ou dans tout le volume fluide si l'écoulement est irrotationnel).

2. Expression entre l'entrée et la sortie du réseau

En notant l'indice 1 pour l'entrée et l'indice 2 pour la sortie :

\frac{V_1^2}{2} + \frac{P_1}{\rho_f} + g z_1 = \frac{V_2^2}{2} + \frac{P_2}{\rho_f} + g z_2

3. Simplification de l'expression

  • Le réseau de tuyauteries est posé horizontalement sur un « sol plat, ferme et nivelé », donc les altitudes d'entrée et de sortie sont identiques :

    z_1 = z_2
  • Le fluide est incompressible et le diamètre du tube est constant d'un bout à l'autre de la conduite (d_1 = d_2 = d = 60\text{ mm}, soit une section droite constante S_1 = S_2 = S). Par conservation du débit volumique D_v = S_1 V_1 = S_2 V_2 :

    V_1 = V_2

En simplifiant les termes cinétiques et de pesanteur dans le théorème de Bernoulli, il vient directement :

\frac{P_1}{\rho_f} = \frac{P_2}{\rho_f}

soit :

\boxed{P_1 = P_2}

Résultat

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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : perte de charge

Une mesure, réalisée par un technicien dans le réseau de tuyauterie, permet d'estimer la perte de charge totale notée . Le refroidissement est-il bien assuré ?

Voir l'indice

Calculer la variation de pression correspondante \Delta P = \rho_f g \Delta h, en déduire la pression de sortie P_2 = P_1 + \Delta P et vérifier la condition P_2 \ge 0{,}90\,P_1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le théorème de Bernoulli généralisé prenant en compte la perte de charge totale \Delta h.
  2. Exploiter l'horizontalité de la tuyauterie et l'invariance de la vitesse d'écoulement pour relier directement \Delta h à la différence de pression P_2 - P_1.
  3. Calculer la pression de sortie P_2 et vérifier si la condition du cahier des charges (P_2 \geq 0{,}90\,P_1) est satisfaite.
Voir la réponse courte

Comparaison de la perte de charge observée aux spécifications de la pompe pour valider le débit requis.

Voir le corrigé complet

Dans un fluide réel avec dissipation visqueuse, le théorème de Bernoulli généralisé s'écrit entre l'entrée (point 1) et la sortie (point 2) du réseau sous la forme :

\left(\frac{V_2^2}{2g} + \frac{P_2}{\rho_f g} + z_2\right) - \left(\frac{V_1^2}{2g} + \frac{P_1}{\rho_f g} + z_1\right) = \Delta h

où \Delta h représente la variation de charge totale (en mètres de fluide).

D'après les hypothèses établies à la question précédente :

  • le tapis glacier repose sur un sol horizontal et nivelé, d'où z_1 = z_2 ;
  • la conduite a une section constante et le fluide est incompressible, donc la conservation du débit impose V_1 = V_2.

L'expression se simplifie donc en :

\Delta h = \frac{P_2 - P_1}{\rho_f g} \iff P_2 - P_1 = \rho_f g \Delta h

Effectuons l'application numérique avec \rho_f = 1{,}1 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et \Delta h = -0{,}30\text{ m} :

\begin{aligned} P_2 - P_1 &= 1{,}1 \cdot 10^3 \times 10 \times (-0{,}30) \\ &= -3{,}3 \cdot 10^3\text{ Pa} = -0{,}033\text{ bar} \end{aligned}

La pression en sortie s'élève donc à :

P_2 = P_1 + \Delta P = 3{,}0 - 0{,}033 = 2{,}967\text{ bar} \approx 2{,}97\text{ bar}

Calculons la proportion de pression restante :

\frac{P_2}{P_1} = \frac{2{,}967}{3{,}0} \approx 98{,}9\% \approx 99\%

Pour que le refroidissement soit convenablement assuré, l'énoncé impose la condition suivante :

P_2 \geq 0{,}90\,P_1 = 2{,}7\text{ bar}

Comme P_2 \approx 2{,}97\text{ bar} > 2{,}7\text{ bar} (la chute de pression n'est que de l'ordre de 1{,}1\%), la condition est très largement respectée.

\boxed{\text{Le refroidissement de la patinoire est bien assuré.}}

Résultat

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Question 48

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Démarche expérimentale

Notions : tube de pitot

Un technicien souhaite vérifier la vitesse d'écoulement du fluide dans le réseau de tuyauterie. Il dispose du matériel suivant : un tube coudé et un tube droit de diamètres très inférieurs à celui du réseau de tuyauterie, une règle graduée, un outil pour percer la paroi du réseau de tuyauterie. Expliquer la démarche qu'il pourrait suivre. Pour cela : - schématiser la situation ; - d'étailler les relations et les calculs utilisés ; - expliquer le problème qu'il va rencontrer une fois l'installation réalisée.

Voir l'indice

Schématiser un tube de Pitot combinant prise de pression totale et prise de pression statique pariétale, appliquer le théorème de Bernoulli pour isoler v = \sqrt{2g\Delta h}, et mentionner la fuite de liquide ou l'arrêt de la circulation après perçage.

Voir la stratégie
  1. Identifier le dispositif classique de mesure de vitesse associant un tube droit et un tube coudé : le tube de Pitot.
  2. Établir la relation entre la vitesse d'écoulement et la dénivellation \Delta h entre les deux tubes en appliquant le théorème de Bernoulli et la loi de la statique des fluides.
  3. Analyser l'ordre de grandeur de la pression interne (P \approx 3\text{ bar}) par rapport à la pression atmosphérique pour identifier l'impossibilité pratique d'une telle mesure à ciel ouvert.
Voir la réponse courte

Schéma du tube de Pitot, relation de Bernoulli v = \sqrt{2g\Delta h}, et analyse pratique du perçage de la conduite.

Voir le corrigé complet

1. Schématisation de la situation

Le technicien met en place une sonde de Pitot en perçant la canalisation :

  • Le tube droit est raccordé perpendiculairement à la paroi de la conduite : il mesure la pression statique P du fluide ;
  • Le tube coudé est inséré de façon à ce que son ouverture débouche au centre de l'écoulement, face au fluide : le fluide y est arrêté en un point d'arrêt A, le tube mesure donc la pression d'arrêt (ou pression totale) P_A = P_t.

2. Relations et calculs théoriques

On applique le théorème de Bernoulli le long d'une ligne de courant horizontale (z = \text{cte}) reliant un point amont non perturbé (où la vitesse est v et la pression P) au point d'arrêt A situé à l'entrée du tube coudé (où la vitesse est nulle et la pression P_A) :

P + \frac{1}{2}\rho_f v^2 = P_A + 0 \implies P_A - P = \frac{1}{2}\rho_f v^2

Dans chacun des tubes manométriques verticaux ouverts à la pression atmosphérique P_{\text{atm}}, la loi de la statique des fluides s'écrit (en notant z_0 la cote de l'axe de la conduite) :

\begin{aligned} P &= P_{\text{atm}} + \rho_f g (h_1 - z_0) \\ P_A &= P_{\text{atm}} + \rho_f g (h_2 - z_0) \end{aligned}

La différence de pression s'exprime donc en fonction de la dénivellation \Delta h = h_2 - h_1 mesurée à la règle graduée :

P_A - P = \rho_f g (h_2 - h_1) = \rho_f g \Delta h

En égalant les deux expressions :

\frac{1}{2}\rho_f v^2 = \rho_f g \Delta h \implies \boxed{v = \sqrt{2g\Delta h}}

3. Problème rencontré lors de la réalisation

La pression absolue à l'intérieur du réseau vaut environ P_1 = 3{,}0\text{ bar} = 3{,}0 \cdot 10^5\text{ Pa}. La pression atmosphérique extérieure est P_{\text{atm}} \approx 1{,}0 \cdot 10^5\text{ Pa}.

Si les tubes sont ouverts à l'air libre, la hauteur de fluide H nécessaire pour équilibrer la surpression relative \Delta P = P_1 - P_{\text{atm}} = 2{,}0 \cdot 10^5\text{ Pa} est donnée par la statique des fluides :

H = \frac{P_1 - P_{\text{atm}}}{\rho_f g} = \frac{2{,}0 \cdot 10^5}{1{,}1 \cdot 10^3 \times 10} \approx 18\text{ m}

Les tubes dont dispose le technicien ne mesurent évidemment pas une vingtaine de mètres : dès que la paroi sera percée et les tubes insérés, le fluide sous pression va violemment jaillir hors des tubes (effet geyser), inondant l'installation de fluide frigorigène sans qu'aucune mesure de dénivellation ne soit possible avec la règle graduée. De plus, percer une conduite sous 3\text{ bar} présente un réel danger pour l'opérateur.

Résultat

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Partie III : Étude des matériaux composant les cages de hockey

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : composition de l'atome

Le fer a pour symbole . Donner la composition (nombre de protons, de neutrons et d'électrons) d'un atome de cet élément.

Voir l'indice

Utiliser le numéro atomique Z = 26 pour les protons et les électrons de l'atome neutre, et le nombre de masse A = 56 pour déduire le nombre de neutrons N = A - Z.

Voir la réponse courte

Déduction de Z = 26 protons et électrons, et N = A - Z = 30 neutrons.

Voir le corrigé complet

Dans la notation usuelle d'un noyau ou d'un atome {}_{Z}^{A}\mathrm{X} :

  • Z représente le numéro atomique (nombre de protons) ;
  • A représente le nombre de masse (nombre total de nucléons, c'est-à-dire protons et neutrons).

Pour l'atome de fer {}_{26}^{56}\mathrm{Fe} :

  • Le nombre de protons est donné directement par Z :

    N_p = Z = 26
  • Le nombre de neutrons N_n correspond à la différence entre le nombre de masse A et le numéro atomique Z :

    N_n = A - Z = 56 - 26 = 30
  • L'atome étant électriquement neutre, le nombre d'électrons N_{e^-} est égal au nombre de protons :

    N_{e^-} = Z = 26
\boxed{\text{L'atome de fer contient 26 protons, 30 neutrons et 26 électrons.}}

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : configuration électronique, principe de pauli, règle de klechkowski

Donner la configuration électronique du fer dans son état fondamental en nommant les règles et le principe utilisés.

Voir l'indice

Énoncer le principe d'exclusion de Pauli, la règle de Hund et la règle de Klechkowski pour ordonner le remplissage des sous-couches jusqu'à Z=26.

Voir la stratégie

Pour établir la configuration électronique d'un atome dans son état fondamental :

  1. On applique le principe de stabilité ainsi que les règles de remplissage des orbitales atomiques pour répartir les Z = 26 électrons par ordre d'énergie croissante.
  2. On nomme précisément les règles et principes régissant ce remplissage.
Voir la réponse courte

Remplissage selon Klechkowski, Pauli et Hund : 1s^2 2s^2 2p^6 3s^2 3p^6 4s^2 3d^6 ou [\mathrm{Ar}] 4s^2 3d^6.

Voir le corrigé complet

L'établissement de la configuration électronique fondamentale repose sur :

  • Le principe de stabilité (ou d'énergie minimale) : les électrons occupent les niveaux d'énergie disponibles les plus bas possibles.
  • La règle de Klechkowski : les sous-couches se remplissent par ordre croissant de la somme n + \ell, et en cas d'égalité, par ordre de n croissant. L'ordre de remplissage est ainsi :

    1s \rightarrow 2s \rightarrow 2p \rightarrow 3s \rightarrow 3p \rightarrow 4s \rightarrow 3d \rightarrow \dots
  • Le principe d'exclusion de Pauli : deux électrons d'un même atome ne peuvent avoir leurs quatre nombres quantiques identiques ; une orbitale atomique (définie par n, \ell, m_\ell) peut donc contenir au plus 2 électrons de spins opposés.
  • La règle de Hund : pour des orbitales de même énergie (dégénérées, comme les cinq orbitales de la sous-couche 3d), les électrons occupent d'abord le maximum d'orbitales avec des spins parallèles afin de maximiser le spin total.

Pour le fer (Z = 26), on répartit 26 électrons :

1s^2\, 2s^2\, 2p^6\, 3s^2\, 3p^6\, 4s^2\, 3d^6

ou, en faisant apparaître le cœur de gaz rare de l'argon ([\text{Ar}], Z = 18) :

\boxed{[\text{Ar}]\, 4s^2\, 3d^6 \quad \text{ou} \quad [\text{Ar}]\, 3d^6\, 4s^2}

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : allotropie

Le fer peut passer de la forme fer à la forme fer . Quel nom donne-t-on à ce type de transformation ?

Voir l'indice

Donner le terme désignant le changement d'état cristallin solide-solide d'un même corps pur (variété allotropique).

Voir la réponse courte

Définition d'une transformation allotropique (ou polymorphique) d'un corps pur solide.

Voir le corrigé complet

Le fer \alpha (structure cubique centrée) et le fer \gamma (structure cubique à faces centrées) sont deux structures cristallines différentes d'un même corps simple (l'élément fer) dans le même état physique solide. Ces différentes formes sont appelées des variétés allotropiques.

Le passage d'une variété cristalline à une autre s'appelle donc une transformation allotropique (ou transition allotropique, ou encore transition de phase solide-solide).

\boxed{\text{Transformation allotropique (ou transition de phase solide-solide)}}

Résultat

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : population de la maille, cubique à faces centrées

À l'aide de la figure 4, déterminer le nombre d'atomes de fer dans une maille, noté .

Voir l'indice

Appliquer le décompte de multiplicité des nœuds du réseau cubique à faces centrées : 8 sommets partagés par 8 mailles et 6 centres de faces partagés par 2 mailles.

Voir la réponse courte

Dénombrement des nœuds d'un réseau CFC : 8\times (1/8) + 6\times (1/2) = 4 atomes par maille.

Voir le corrigé complet

Dans une structure cubique à faces centrées (cfc) représentée sur la figure 4, les atomes de fer occupent :

  • les 8 sommets du cube, chacun étant partagé par 8 mailles adjacentes et comptant donc pour une fraction \frac{1}{8} ;
  • les centres des 6 faces du cube, chacun étant partagé par 2 mailles adjacentes et comptant pour une fraction \frac{1}{2}.

Le nombre d'atomes de fer appartenant en propre à une maille est ainsi :

N = 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 1 + 3
\boxed{N = 4}

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : masse volumique, paramètre de maille

Connaissant la masse volumique et la masse molaire du fer, montrer que le paramètre de maille vaut .

Voir l'indice

Exprimer la masse d'une maille m_{\text{maille}} = \frac{N M(\text{Fe})}{N_A} et le volume V = a^3, puis isoler a en exploitant l'aide au calcul pour la racine cubique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse volumique \rho du fer \gamma en fonction du nombre N d'atomes par maille, de la masse molaire M, du nombre d'Avogadro N_{\mathrm{A}} et du volume de la maille V = a^3.
  2. Isoler le paramètre de maille a, puis utiliser les données numériques et l'aide au calcul fournie pour déterminer sa valeur.
Voir la réponse courte

Expression \rho = N M / (N_A a^3) résolue pour le paramètre de maille a = (N M / (\rho N_A))^{1/3}.

Voir le corrigé complet

La maille cubique de paramètre a possède un volume :

V = a^3

Elle contient N = 4 atomes de fer (d'après la question Q22). La masse d'un atome étant \frac{M(\text{Fe})}{N_{\mathrm{A}}}, la masse d'une maille est :

m_{\text{maille}} = \frac{N \, M(\text{Fe})}{N_{\mathrm{A}}}

La masse volumique \rho du fer \gamma s'exprime donc par le rapport de la masse de la maille sur son volume :

\rho = \frac{m_{\text{maille}}}{V} = \frac{N \, M(\text{Fe})}{N_{\mathrm{A}} \, a^3}

On en déduit l'expression du paramètre de maille a :

a = \left(\frac{N \, M(\text{Fe})}{N_{\mathrm{A}} \, \rho}\right)^{1/3}

Pour le fer \gamma, le document 2 donne \rho = 7{,}6\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}. Avec M(\text{Fe}) = 56\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} et N_{\mathrm{A}} = 6{,}0\cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1} :

\begin{aligned} a^3 &= \frac{4 \times 56}{6{,}0\cdot 10^{23} \times 7{,}6} \\ &= \frac{224}{45{,}6 \cdot 10^{23}}\text{ cm}^3 \\ &= \frac{2{,}24 \cdot 10^{-21}}{45{,}6}\text{ cm}^3 \end{aligned}

D'après l'aide au calcul fournie en page 18 :

a = \sqrt[3]{\frac{2{,}24 \cdot 10^{-21}}{45{,}6}}\text{ cm} \cong 3{,}7 \cdot 10^{-8}\text{ cm}

Soit, en convertissant en mètres (1\text{ cm} = 10^{-2}\text{ m}) :

\boxed{a = 3{,}7 \cdot 10^{-10}\text{ m}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : condition de contact, rayon atomique

Sachant que les sphères figurant les atomes sont en contact suivant la diagonale d'une face de la maille, vérifier que le rayon d'un atome de fer est d'environ .

Voir l'indice

Écrire la condition de tangence le long de la diagonale d'une face carrée : 4 R_{\text{Fe}} = a\sqrt{2}.

Voir la stratégie

Dans une structure cubique à faces centrées (CFC), les atomes assimilés à des sphères indéformables de rayon R_{\text{Fe}} sont en contact le long de la diagonale d'une face de la maille. Il s'agit donc :

  1. d'exprimer la longueur de la diagonale d'une face en fonction du paramètre de maille a et en fonction du rayon atomique R_{\text{Fe}} ;
  2. d'isoler R_{\text{Fe}} et de mener l'application numérique à l'aide des indications fournies en fin de sujet.
Voir la réponse courte

Contact sur la diagonale de face : 4R = a\sqrt{2}, d'où R = a\sqrt{2}/4 \approx 1,3\cdot 10^{-10}\text{ m}.

Voir le corrigé complet

Considérons une face carrée de la maille cubique de côté a. La longueur de sa diagonale vaut :

d = a\sqrt{2}

Le long de cette diagonale, deux atomes situés aux sommets opposés encadrent l'atome situé au centre de la face. La condition de tangence s'écrit :

4 R_{\text{Fe}} = a\sqrt{2}

On en déduit l'expression du rayon atomique du fer \gamma :

R_{\text{Fe}} = \frac{a\sqrt{2}}{4} = \frac{a}{2\sqrt{2}}

D'après le résultat de la question Q23, le paramètre de maille vaut a = 3{,}7 \cdot 10^{-10}\text{ m}. En utilisant l'aide au calcul \dfrac{3{,}7}{\sqrt{2}} \cong 2{,}6 (ou 3{,}7 \times \sqrt{2} \cong 5{,}2) :

\begin{aligned} R_{\text{Fe}} &= \frac{1}{2} \times \frac{3{,}7 \cdot 10^{-10}}{\sqrt{2}} \\ &\cong \frac{1}{2} \times 2{,}6 \cdot 10^{-10}\text{ m} \\ &= 1{,}3 \cdot 10^{-10}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{R_{\text{Fe}} \cong 1{,}3 \cdot 10^{-10}\text{ m} = 130\text{ pm}}

Le rayon d'un atome de fer \gamma est donc bien d'environ 1{,}3 \cdot 10^{-10}\text{ m}.

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : site octaédrique, cubique à faces centrées

Reproduire la structure cubique à faces centrées sur votre copie. À l'aide de croix rouges, indiquer la position des sites octaédriques.

Hors programme actuel

Les sites interstitiels ne figurent plus au programme de TSI.

Voir l'indice

Représenter sur le cube les sites situés au centre des 12 arêtes ainsi que celui situé au centre géométrique du cube.

Voir la stratégie

Dans un réseau cubique à faces centrées (CFC), les sites interstitiels octaédriques (entourés de 6 atomes formant un octaèdre régulier) sont situés :

  1. au centre géométrique du cube ;
  2. au milieu de chacune des 12 arêtes du cube.
Voir la réponse courte

Schéma de la maille CFC avec positionnement des sites octaédriques au centre et aux milieux des arêtes.

Voir le corrigé complet

Dans une structure cubique à faces centrées (CFC), les sites interstitiels octaédriques sont localisés :

  • au centre du cube (de coordonnées réduites (\frac{1}{2}, \frac{1}{2}, \frac{1}{2})) ;
  • au milieu de chacune des 12 arêtes de la maille.

Le nombre de sites octaédriques en propre par maille est donc :

N_{\text{octa}} = 1 \times 1 + 12 \times \frac{1}{4} = 4

Il y a autant de sites octaédriques que de motifs de fer dans la maille CFC (N = 4).

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : habitabilité, site octaédrique

Quel doit-être le rayon maximal d'un atome s'insérant dans un site octaédrique pour créer un alliage ?

Hors programme actuel

L'habitabilité des sites d'insertion ne figure plus au programme de TSI.

Voir l'indice

Écrire la relation géométrique de contact sans déformation le long d'une arête : 2 R_{\text{Fe}} + 2 r_{\max} = a.

Voir la stratégie
  1. Considérer un site octaédrique, par exemple au milieu d'une arête de la maille cubique à faces centrées (CFC).
  2. Exprimer la condition de contact limite (sans déformation du réseau hôte) entre l'atome inséré et les atomes de fer situés aux deux sommets de cette arête.
  3. En déduire le rayon d'insertion maximal r_{\max} en fonction de a et R_{\text{Fe}}, puis mener l'application numérique.
Voir la réponse courte

Condition de non-déformation selon l'arête : 2(R + r_{\max}) = a \implies r_{\max} = R(\sqrt{2}-1) \approx 0,414 R.

Voir le corrigé complet

Considérons le site octaédrique situé au milieu d'une arête de la maille cubique de côté a. Ce site est encadré par deux atomes de fer situés aux deux sommets délimitant cette arête.

Pour qu'un atome étranger sphérique de rayon r puisse s'insérer dans ce site sans repousser les atomes de fer (c'est-à-dire sans dilater la maille), les sphères doivent être au maximum tangentes le long de l'arête :

2 R_{\text{Fe}} + 2 r \le a

Le rayon maximal d'insertion r_{\max} (ou rayon d'habitabilité du site octaédrique) vérifie donc :

r_{\max} = \frac{a}{2} - R_{\text{Fe}}

D'après la question Q24, la tangence des atomes de fer le long de la diagonale d'une face impose a = 2\sqrt{2}\,R_{\text{Fe}}, ce qui permet également d'écrire :

r_{\max} = (\sqrt{2} - 1) R_{\text{Fe}}

Application numérique : En utilisant a = 3{,}7 \cdot 10^{-10}\text{ m} (Q23) et R_{\text{Fe}} \cong 1{,}3 \cdot 10^{-10}\text{ m} (Q24) :

\begin{aligned} r_{\max} &= \frac{3{,}7 \cdot 10^{-10}}{2} - 1{,}3 \cdot 10^{-10} \\ &= 1{,}85 \cdot 10^{-10} - 1{,}3 \cdot 10^{-10} = 0{,}55 \cdot 10^{-10}\text{ m} \end{aligned}

ou, avec le rapport d'habitabilité \sqrt{2}-1 \cong 0{,}414 :

r_{\max} \cong 0{,}414 \times 1{,}3 \cdot 10^{-10}\text{ m} \cong 0{,}54 \cdot 10^{-10}\text{ m}
\boxed{r_{\max} = \frac{a}{2} - R_{\text{Fe}} = (\sqrt{2} - 1) R_{\text{Fe}} \approx 5{,}4 \cdot 10^{-11}\text{ m} = 54\text{ pm}}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : alliage d'insertion

Comparer cette valeur au rayon d'un atome de carbone. Quel peut être l'effet de l'insertion d'un atome de carbone dans la maille ?

Voir l'indice

Comparer la valeur numérique trouvée pour r_{\max} au rayon covalent du carbone ; interpréter la contrainte mécanique induite sur le réseau et l'effet de durcissement par blocage des dislocations.

Voir la stratégie
  1. Comparer numériquement le rayon maximal d'insertion calculé à la question précédente (r_{\max}) au rayon atomique du carbone fourni dans le document 3 (r_{\text{C}}).
  2. En déduire les conséquences géométriques sur la maille cristalline, puis relier cette observation microscopique aux propriétés mécaniques macroscopiques décrites dans le document 2 (blocage des dislocations, résistance à la déformation).
Voir la réponse courte

Le rayon du carbone est supérieur à l'habitabilité du site : son insertion distord le réseau et durcit l'acier.

Voir le corrigé complet

D'après le document 3, le rayon de l'atome de carbone vaut :

r_{\text{C}} = 77 \cdot 10^{-3}\text{ nm} = 77\text{ pm}.

D'après la question Q26, le rayon maximal sans déformation d'un site octaédrique est :

r_{\max} \approx 54\text{ pm} = 54 \cdot 10^{-3}\text{ nm}.

On constate ainsi que :

\boxed{r_{\text{C}} > r_{\max}}

L'atome de carbone étant plus gros que la taille disponible dans le site interstitiel au repos, son insertion entraîne :

  • À l'échelle microscopique : une distorsion locale (dilatation élastique) du réseau cristallin du fer autour du site occupé.
  • À l'échelle macroscopique : un champ de contraintes résiduelles qui entrave le déplacement des dislocations (durcissement par solution solide d'insertion). Comme indiqué dans le document 2, cela diminue les possibilités de déformation plastique, conférant à l'acier une dureté et une résistance mécanique accrues par rapport au fer pur.

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI

Notions : diagramme potentiel-ph, nombre d'oxydation

Justifier que les espèces A, B, C, D et E de la figure 5 sont respectivement , , , et .

Voir l'indice

Classer les espèces par nombre d'oxydation croissant de l'élément fer (axe vertical) et par acidité ou précipitation croissante (axe horizontal).

Voir la stratégie

Pour attribuer les domaines de prédominance et d'existence du diagramme potentiel-pH :

  1. On détermine le nombre d'oxydation du fer dans chacune des cinq espèces chimiques proposées. L'axe vertical des potentiels E classe les espèces par nombre d'oxydation croissant de bas en haut (propriété d'oxydoréduction).
  2. À un nombre d'oxydation donné, l'axe horizontal des pH classe les espèces selon leur caractère acido-basique : les formes hydratées simples prédominent à pH acide (à gauche) et les hydroxydes précipités existent à pH basique (à droite).
Voir la réponse courte

Identification par degré d'oxydation croissant verticalement et précipitation des hydroxydes en milieu basique.

Voir le corrigé complet

Déterminons le nombre d'oxydation (n.o.) de l'élément fer dans chaque espèce :

  • pour le fer métallique \mathrm{Fe(s)} : \mathrm{n.o.(Fe)} = 0 ;
  • pour le cation ferreux \mathrm{Fe}^{2+}(\mathrm{aq}) et le précipité d'hydroxyde de fer(II) \mathrm{Fe(OH)}_2(\mathrm{s}) : \mathrm{n.o.(Fe)} = +\mathrm{II} ;
  • pour le cation ferrique \mathrm{Fe}^{3+}(\mathrm{aq}) et le précipité d'hydroxyde de fer(III) \mathrm{Fe(OH)}_3(\mathrm{s}) : \mathrm{n.o.(Fe)} = +\mathrm{III}.

1. Classement selon le potentiel (axe vertical) :

  • Le domaine situé tout en bas du diagramme correspond au degré d'oxydation le plus faible (0) : le domaine C est donc attribué au fer métallique \mathrm{Fe(s)}.
  • Les domaines intermédiaires correspondent au degré d'oxydation +\mathrm{II} : il s'agit des domaines B et E.
  • Les domaines supérieurs correspondent au degré d'oxydation le plus élevé (+\mathrm{III}) : il s'agit des domaines A et D.

2. Classement selon le pH (axe horizontal) : L'augmentation du pH favorise la précipitation des hydroxydes métalliques par apport d'ions hydroxyde \mathrm{HO}^-. Les cations libres sont donc stables à pH acide (à gauche), tandis que les hydroxydes sont stables à pH plus basique (à droite) :

  • Au degré d'oxydation +\mathrm{II} :

    \mathrm{Fe}^{2+}(\mathrm{aq}) + 2\,\mathrm{HO}^-(\mathrm{aq}) = \mathrm{Fe(OH)}_2(\mathrm{s})

    \mathrm{Fe}^{2+} est présent à pH plus acide que \mathrm{Fe(OH)}_2. Ainsi, le domaine B correspond à \mathrm{Fe}^{2+}(\mathrm{aq}) et le domaine E à \mathrm{Fe(OH)}_2(\mathrm{s}).

  • Au degré d'oxydation +\mathrm{III} :

    \mathrm{Fe}^{3+}(\mathrm{aq}) + 3\,\mathrm{HO}^-(\mathrm{aq}) = \mathrm{Fe(OH)}_3(\mathrm{s})

    \mathrm{Fe}^{3+} est présent à pH plus acide que \mathrm{Fe(OH)}_3. Ainsi, le domaine A correspond à \mathrm{Fe}^{3+}(\mathrm{aq}) et le domaine D à \mathrm{Fe(OH)}_3(\mathrm{s}).

On retrouve bien l'identification demandée :

\boxed{\text{A : } \mathrm{Fe}^{3+}(\mathrm{aq}), \quad \text{B : } \mathrm{Fe}^{2+}(\mathrm{aq}), \quad \text{C : } \mathrm{Fe(s)}, \quad \text{D : } \mathrm{Fe(OH)}_3(\mathrm{s}), \quad \text{E : } \mathrm{Fe(OH)}_2(\mathrm{s)}}

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI

Notions : potentiel standard, diagramme potentiel-ph

Déterminer le potentiel standard du couple B / C.

Voir l'indice

Écrire la demi-équation d'oxydoréduction du couple \text{Fe}^{2+}/\text{Fe(s)}, appliquer la formule de Nernst à la frontière et identifier la valeur lue sur l'ordonnée à l'origine du diagramme.

Voir la stratégie
  1. Identifier la demi-équation d'oxydoréduction associée au couple \text{B}/\text{C}, c'est-à-dire \mathrm{Fe^{2+}/Fe_{(s)}}.
  2. Exprimer le potentiel d'électrode à la frontière à l'aide de la formule de Nernst en utilisant la convention de tracé pour l'espèce dissoute (c = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}).
  3. Relever la valeur du potentiel de frontière sur le diagramme (E = -0{,}48\text{ V}) pour en déduire la valeur du potentiel standard E^\circ(\mathrm{Fe^{2+}/Fe}).
Voir la réponse courte

Lecture du potentiel de la frontière horizontale B/C et utilisation de la formule de Nernst pour en déduire E^\circ.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, l'espèce \text{B} est l'ion fer(II) \mathrm{Fe^{2+}_{(aq)}} et l'espèce \text{C} est le fer métallique \mathrm{Fe_{(s)}}.

La demi-équation d'oxydoréduction s'écrit :

\mathrm{Fe^{2+}_{(aq)}} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Fe_{(s)}}

D'après la formule de Nernst à 25\text{ }^\circ\mathrm{C} (en prenant \frac{RT}{F}\ln 10 \approx 0{,}059\text{ V} \approx 0{,}06\text{ V}) :

\begin{aligned} E &= E^\circ(\mathrm{Fe^{2+}/Fe}) + \frac{0{,}059}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{Fe^{2+}}]}{c^\circ}\right) \end{aligned}

avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} la concentration standard et l'activité du fer solide égale à 1.

Par convention de tracé du diagramme potentiel-pH (précisée sous la figure 5), la concentration totale en espèce dissoute à la frontière solide-soluté vaut :

[\mathrm{Fe^{2+}}] = c_{\text{tr}} = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

Le potentiel de la frontière horizontale séparant les domaines \text{B} et \text{C} s'exprime donc par :

\begin{aligned} E_{\text{frontière}} &= E^\circ(\mathrm{Fe^{2+}/Fe}) + \frac{0{,}059}{2}\log(10^{-1}) \\ E_{\text{frontière}} &= E^\circ(\mathrm{Fe^{2+}/Fe}) - 0{,}0295\text{ V} \approx E^\circ(\mathrm{Fe^{2+}/Fe}) - 0{,}03\text{ V} \end{aligned}

Sur l'axe des ordonnées de la figure 5, on lit directement le potentiel de cette frontière horizontale :

E_{\text{frontière}} = -0{,}48\text{ V}

On en déduit la valeur du potentiel standard :

\begin{aligned} E^\circ(\mathrm{Fe^{2+}/Fe}) &= E_{\text{frontière}} + 0{,}0295\text{ V} \\ &= -0{,}48 + 0{,}0295 \approx -0{,}45\text{ V} \end{aligned}
\boxed{E^\circ(\mathrm{Fe^{2+}/Fe}) \approx -0{,}45\text{ V}}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI

Notions : produit de solubilité, diagramme potentiel-ph

À quelle valeur de pH la frontière entre B et E est-elle positionnée ?

Voir l'indice

Écrire l'équilibre de précipitation de l'hydroxyde de fer(II), exprimer le produit de solubilité K_{S1} et relier [\text{OH}^-] au pH via le produit ionique de l'eau K_e.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équilibre de précipitation correspondant au couple \text{Fe(OH)}_2\text{(s)} / \text{Fe}^{2+}\text{(aq)}.
  2. Exprimer le produit de solubilité K_{S1} à la frontière en fonction de la concentration de tracé c_{\text{tr}} et du \text{pH}.
  3. Effectuer l'application numérique et vérifier la cohérence sur la figure 5.
Voir la réponse courte

Lecture directe du pH de début de précipitation sur la frontière verticale séparant l'ion de son précipité.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, l'espèce B est l'ion \text{Fe}^{2+}_{(\text{aq})} et l'espèce E est le solide \text{Fe(OH)}_{2\text{(s)}}.

La frontière entre ces deux domaines correspond à l'équilibre de dissolution/précipitation de l'hydroxyde de fer(II) :

\text{Fe(OH)}_{2\text{(s)}} \rightleftharpoons \text{Fe}^{2+}_{(\text{aq})} + 2\,\text{HO}^-_{(\text{aq})}

À l'équilibre, le produit de solubilité s'écrit :

K_{S1} = \left[\text{Fe}^{2+}\right] \left[\text{HO}^-\right]^2

Par convention, sur la frontière entre une espèce dissoute et un solide, la concentration en soluté dissous est égale à la concentration de tracé imposée par l'énoncé, soit :

\left[\text{Fe}^{2+}\right] = c_{\text{tr}} = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

Sachant que \left[\text{HO}^-\right] = \dfrac{K_e}{\left[\text{H}_3\text{O}^+\right]} = \dfrac{K_e}{10^{-\text{pH}}}, l'expression du produit de solubilité devient :

K_{S1} = c_{\text{tr}} \left(\frac{K_e}{10^{-\text{pH}}}\right)^2 = c_{\text{tr}} \cdot \frac{K_e^2}{10^{-2\,\text{pH}}}

En prenant le logarithme décimal :

\begin{aligned} \log K_{S1} &= \log c_{\text{tr}} + 2 \log K_e + 2\,\text{pH} \\ \text{pH} &= \frac{1}{2}\left( \log K_{S1} - \log c_{\text{tr}} - 2 \log K_e \right) \\ \text{pH} &= \text{p}K_e + \frac{1}{2} \log\left(\frac{K_{S1}}{c_{\text{tr}}}\right) \end{aligned}

Application numérique avec K_e = 10^{-14}, K_{S1} = 10^{-15} et c_{\text{tr}} = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

\text{pH} = 14 + \frac{1}{2}\log\left(\frac{10^{-15}}{10^{-1}}\right) = 14 + \frac{1}{2}\times (-14) = 7{,}0
\boxed{\text{pH} = 7{,}0}

Ce résultat est en parfait accord avec la lecture graphique de la figure 5, où la frontière verticale séparant B et E se situe exactement à l'abscisse médiane entre 0 et 14.

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI

Notions : corrosion, acier

Sur les patinoires, les cages de hockey sont en contact avec la glace. Quels sont les avantages d'utiliser des cages en acier et non en fer pur ? Pourquoi vaut-il mieux peindre les cages ? Une réponse d'étaillée utilisant les figures et les documents précédents est attendue.

Voir l'indice

Croiser les informations des documents : dureté et résistance mécanique des aciers face aux chocs du palet, et nécessité d'isoler le fer de l'eau et de l'air par peinture pour stopper la corrosion spontanée (oxydation par l'eau et le dioxygène).

Voir la stratégie

Cette question de synthèse fait le lien entre les propriétés mécaniques étudiées dans les documents 2 et 3 (cristallographie des alliages) et les propriétés chimiques issues du diagramme potentiel-pH de la figure 5 (oxydoréduction et corrosion). On répondra de manière argumentée en deux temps :

  1. analyse mécanique : comparaison des propriétés du fer pur et de l'acier face aux impacts ;
  2. analyse chimique : étude de la corrosion à partir du diagramme E\text{--}\mathrm{pH} et rôle protecteur de la peinture.
Voir la réponse courte

L'acier offre une dureté accrue face aux chocs ; la peinture crée une barrière contre l'eau et le dioxygène.

Voir le corrigé complet

1. Avantages de l'acier par rapport au fer pur

D'après le document 2, le fer pur présente une faible résistance à la traction et une faible dureté, ce qui le rend sujet aux déformations plastiques. Or, les cages de hockey doivent résister à des impacts répétés de palets lancés à des vitesses très élevées (jusqu'à 50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, soit plus de 180\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}).

L'acier est un alliage d'insertion fer-carbone : l'insertion d'atomes de carbone dans les sites interstitiels du fer (étudiée en Q27) déforme le réseau cristallin et entrave le déplacement des dislocations. Cela confère à l'acier :

  • une dureté et une limite d'élasticité nettement supérieures ;
  • une forte résistance mécanique aux chocs violents et à la déformation permanente, garantissant l'intégrité de la structure des cages.

2. Nécessité de peindre les cages

D'après le document 2, le fer et les aciers non inoxydables sont très peu résistants à la corrosion.

Sur le diagramme potentiel-pH (figure 5) :

  • Le domaine d'immunité du fer métallique \mathrm{Fe(s)} (domaine C) est situé entièrement sous les droites en pointillés délimitant le domaine de stabilité de l'eau (couples \mathrm{O_2/H_2O} à potentiel élevé et \mathrm{H^+/H_2} à potentiel plus bas).
  • En contact avec la glace (présence inévitable d'un film d'eau liquide, comme vu en Q33) et exposé au dioxygène de l'air ambiant, le fer est dans une situation de corrosion thermodynamiquement spontanée :

    4\,\mathrm{Fe(s)} + 3\,\mathrm{O_2(g)} + 6\,\mathrm{H_2O(\ell)} \longrightarrow 4\,\mathrm{Fe(OH)_3(s)}

    Les produits formés (tels que l'hydroxyde de fer(III) \mathrm{Fe(OH)_3}, domaine D, constituant majeur de la rouille) sont poreux et non passivants : la dégradation du matériau se poursuit en profondeur.

L'application d'une couche de peinture forme un revêtement protecteur étanche (protection par barrière physique) qui empêche le contact direct du métal avec l'eau et le dioxygène de l'air, protégeant ainsi durablement les cages de la corrosion.

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Question 49

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : solubilité

Quel est le milieu naturel le plus susceptible de subir les effets de l'éthylène glycol ?

Voir l'indice

Relever dans le document 7 le milieu récepteur vulnérable à l'éthylène glycol ainsi que la conséquence écologique majeure (consommation d'oxygène dissous par biodégradation).

Voir la stratégie

Pour répondre à cette question d'analyse documentaire :

  1. Identifier dans le document 7 le comportement physico-chimique de l'éthylène glycol dans les différents compartiments environnementaux.
  2. Relever l'impact environnemental majeur explicité par le texte.
Voir la réponse courte

Les écosystèmes aquatiques, en raison de la très forte miscibilité du glycol et de la désoxygénation associée.

Voir le corrigé complet

D'après le document 7, l'éthylène glycol est totalement miscible à l'eau et peu volatil : il se disperse ainsi préférentiellement dans les eaux de surface et souterraines (ruissellement des zones aéroportuaires, rejets industriels).

Dans ces milieux, sa dégradation rapide par des microorganismes s'accompagne d'une forte consommation de dioxygène dissous (demande biochimique en oxygène élevée), conduisant à une hypoxie voire une anoxie des eaux réceptrices, létale pour la faune aquatique.

Par conséquent, le milieu naturel le plus susceptible de subir les effets néfastes de l'éthylène glycol est le milieu aquatique (eaux douces de surface et eaux souterraines).

\boxed{\text{Le milieu aquatique (eaux de surface et eaux souterraines).}}

Résultat

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Question 50

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction

Calculer l'enthalpie standard de cette réaction.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess en sommant les enthalpies standard de formation des produits affectées de leurs coefficients stœchiométriques moins celles des réactifs gazeux.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'équation de la réaction chimique étudiée et l'état physique de chaque espèce.
  2. Appliquer la loi de Hess en utilisant les grandeurs fournies dans les Données 2.
Voir la réponse courte

Application de la loi de Hess à partir des enthalpies standard de formation des réactifs et produits.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction étudiée est :

\mathrm{C_2H_4O(g)} + \mathrm{H_2O(g)} = \mathrm{C_2H_6O_2(g)}

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de cette réaction s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ des réactifs et des produits :

\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ = \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{C_2H_6O_2(g)}) - \left[ \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{C_2H_4O(g)}) + \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{H_2O(g)}) \right]

En utilisant les valeurs du tableau des Données 2 :

  • \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{C_2H_6O_2(g)}) = -392\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{C_2H_4O(g)}) = -51{,}0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{H_2O(g)}) = -285\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}

On obtient :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ &= -392 - (-51{,}0) - (-285) \\ &= -392 + 51{,}0 + 285 \\ &= -56{,}0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ = -56{,}0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

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Question 51

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : réaction exothermique

Cette réaction est-elle endothermique ou exothermique ?

Voir l'indice

Conclure sur le caractère thermique de la réaction en observant le signe algébrique de l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ.

Voir la réponse courte

Le signe négatif de l'enthalpie standard de réaction (\Delta_r H^\circ < 0) indique une réaction exothermique.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question précédente (Q50), l'enthalpie standard de la réaction d'hydrolyse de l'oxyde d'éthylène vaut :

\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ = -56{,}0 \text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0

L'enthalpie standard de réaction étant strictement négative, la transformation s'accompagne d'une libération d'énergie thermique vers le milieu extérieur à température et pression constantes (Q_P = \Delta H < 0).

\boxed{\text{La réaction est exothermique.}}

Résultat

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Question 52

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : relation de van 't hoff, constante d'équilibre

On réalise cette réaction à une température supérieure à . Déterminer l'expression de la nouvelle constante d'équilibre notée en fonction de , des températures et , de l'enthalpie standard de réaction et de la constante des gaz parfaits.

Voir l'indice

Séparer les variables dans la relation de Van 't Hoff et intégrer entre T_1 et T_2 en considérant \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ indépendant de la température.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation de Van 't Hoff fournie dans les données.
  2. Intégrer cette équation différentielle entre les températures T_1 et T_2, sous l'hypothèse (précisée dans le texte) que l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ est indépendante de la température.
  3. Exprimer K_2 en prenant l'exponentielle.
Voir la réponse courte

Intégration de la loi de Van 't Hoff supposant \Delta_r H^\circ constant : \ln(K_2/K_1) = \frac{\Delta_r H^\circ}{R}(1/T_1 - 1/T_2).

Voir le corrigé complet

La relation de Van 't Hoff relie la constante d'équilibre K à la température T :

\frac{\mathrm{d}\ln K}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R T^2}

Les enthalpies standard de formation étant supposées indépendantes de la température (approximation d'Ellingham), l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ est constante sur l'intervalle de température [T_1, T_2].

En intégrant la relation entre l'état à la température T_1 (constante K_1) et l'état à la température T_2 (constante K_2), on obtient :

\begin{aligned} \int_{K_1}^{K_2} \mathrm{d}\ln K &= \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R} \int_{T_1}^{T_2} \frac{\mathrm{d}T}{T^2} \\ \left[ \ln K \right]_{K_1}^{K_2} &= \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R} \left[ -\frac{1}{T} \right]_{T_1}^{T_2} \\ \ln\left(\frac{K_2}{K_1}\right) &= -\frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R} \left( \frac{1}{T_2} - \frac{1}{T_1} \right) = \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R} \left( \frac{1}{T_1} - \frac{1}{T_2} \right) \end{aligned}

En composant par la fonction exponentielle, on en déduit l'expression de la constante K_2 :

\boxed{K_2 = K_1 \exp\left[ \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T_1} - \frac{1}{T_2}\right) \right]}

Résultat

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Question 53

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : déplacement d'équilibre, facteur cinétique

Pour la synthèse de l'éthylène glycol, les industriels ont choisi : - de fixer la température à , - de fixer la pression à , - d'ajouter un catalyseur, - de travailler en présence d'un grand excès d'eau. Analyser et discuter ces quatre choix faits par les industriels pour la synthèse de l'éthylène glycol.

Voir l'indice

Discuter le compromis entre vitesse de réaction et position de l'équilibre exothermique, l'effet de la haute pression selon le principe de modération de Le Chatelier (diminution du nombre de moles gazeuses), l'accélération cinétique par le catalyseur et le déplacement d'équilibre par un réactif en excès.

Voir la stratégie

Pour chaque choix industriel, il convient d'analyser systématiquement :

  1. L'aspect thermodynamique (déplacement de l'équilibre via la loi de modération de Le Chatelier ou la loi de Van 't Hoff) ;
  2. L'aspect cinétique (vitesse de réaction, temps de séjour) ;
  3. Les contraintes de procédé (sélectivité vis-à-vis des réactions parasites, sécurité, coût).
Voir la réponse courte

Justification par compromis vitesse-rendement pour T, déplacement d'équilibre selon Le Chatelier pour P et l'eau, et rôle du catalyseur.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction s'écrit :

\mathrm{C_2H_4O(g) + H_2O(g) = C_2H_6O_2(g)}

avec \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ = -56{,}0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0 et une variation de quantité de matière gazeuse \Delta\nu_g = 1 - (1 + 1) = -1.

  1. Fixation de la température à T_1 = 400\text{ K} :

    • Thermodynamique : la réaction étant exothermique (\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ < 0), la loi de Van 't Hoff indique que la constante d'équilibre K(T) décroît avec la température. Pour maximiser le rendement à l'équilibre, il serait théoriquement souhaitable d'opérer à basse température.
    • Cinétique : d'après la loi d'Arrhenius, la vitesse de réaction augmente fortement avec la température. Une température trop basse conduirait à une cinétique excessivement lente et non rentable à l'échelle industrielle.
    • Bilan : la valeur T_1 = 400\text{ K} constitue un excellent compromis cinétique/thermodynamique : à cette température modérée, la vitesse est convenable et la constante d'équilibre reste très élevée (K_1 = 2{,}0\cdot 10^4 \gg 1), garantissant un équilibre très déplacé vers la formation du produit.
  2. Fixation de la pression à P = 15{,}0\text{ bar} :

    • Thermodynamique : le quotient réactionnel s'exprime par :

      Q_r = \frac{x_{\mathrm{C_2H_6O_2}}}{x_{\mathrm{C_2H_4O}}\,x_{\mathrm{H_2O}}}\,\frac{P^\circ}{P}

      Comme \Delta\nu_g = -1 < 0, une élévation de pression diminue Q_r à composition donnée, ce qui déplace l'équilibre dans le sens direct (principe de modération de Le Chatelier). L'augmentation de pression améliore donc le rendement en éthylène glycol.

    • Cinétique : une pression élevée augmente les pressions partielles des réactifs gazeux, donc leurs concentrations volumiques, ce qui accroît la fréquence des chocs efficaces et la vitesse de réaction.
    • Bilan : une pression de 15{,}0\text{ bar} optimise rendement et rapidité sans atteindre des pressions extrêmes nécessitant des coûts d'infrastructure trop lourds.
  3. Ajout d'un catalyseur :

    • Un catalyseur accélère la cinétique de la réaction en diminuant son énergie d'activation, sans modifier ni la constante d'équilibre K, ni le bilan thermodynamique final.
    • Il permet d'atteindre l'état d'équilibre en un temps beaucoup plus court, ce qui autorise justement l'utilisation d'une température modérée (400\text{ K}) sans pénaliser la rentabilité temporelle.
  4. Présence d'un grand excès d'eau :

    • Déplacement d'équilibre : l'eau étant un réactif abondant et très économique, son excès déplace l'équilibre vers la formation de l'éthylène glycol, maximisant la consommation du réactif limitant et plus coûteux, l'oxyde d'éthylène.
    • Sélectivité : l'éthylène glycol formé comporte des groupements hydroxyle réactifs et peut réagir consécutivement avec l'oxyde d'éthylène pour former des polyéthers indésirables (di- et triéthylène glycol). L'excès d'eau favorise statistiquement l'attaque de l'oxyde d'éthylène par \mathrm{H_2O} plutôt que par \mathrm{C_2H_6O_2}, limitant ainsi les réactions secondaires parasites.
    • Sécurité thermique : la présence d'eau liquide/vapeur à forte capacité thermique permet également d'absorber une partie de la chaleur dégagée par cette réaction exothermique, évitant l'emballement thermique du réacteur.
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Partie IV : Étude des haut-parleurs au sein de la patinoire

Question 54

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en TSI1

Notions : force de laplace, couplage électromécanique

Expliquer, sans calcul, le principe de fonctionnement d'un haut-parleur électrodynamique.

Voir l'indice

Expliquer le principe de transduction électromécanique : le courant variable subit une force de Laplace dans l'entrefer magnétique qui met en vibration la membrane solidaire, créant une onde acoustique dans l'air.

Voir la stratégie

Pour décrire le principe de fonctionnement sans calcul, il convient de suivre chronologiquement la chaîne de conversion d'énergie, depuis le signal électrique d'entrée jusqu'à l'onde sonore émise.

Voir la réponse courte

Le courant variable dans la bobine subit une force de Laplace qui fait osciller la membrane émettant le son.

Voir le corrigé complet

Le haut-parleur électrodynamique assure la conversion d'un signal électrique en une onde acoustique selon les étapes suivantes :

  1. Alimentation électrique : le générateur extérieur délivre une tension alternative qui fait circuler un courant variable i(t) dans la bobine mobile.
  2. Action mécanique (conversion électromécanique) : les conducteurs de la bobine, parcourus par le courant i(t) et immergés dans le champ magnétique radial permanent \vec{B} créé par l'aimant dans l'entrefer, sont soumis à des forces de Laplace. La résultante de ces forces s'exerce selon l'axe (Oz) et varie en sens et en intensité au rythme du courant.
  3. Mouvement oscillatoire : sous l'action de cette force axiale oscillante, et rappelée par la suspension et le spider, l'équipage mobile constitué par la bobine et la membrane entre en vibration selon l'axe (Oz).
  4. Émission acoustique : la membrane en vibration transmet son mouvement aux couches d'air adjacentes, générant ainsi des variations locales de pression (succession de compressions et de dépressions) qui se propagent dans le milieu sous forme d'ondes sonores audibles de même fréquence que le signal électrique d'origine.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 55

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en TSI1

Notions : force de laplace

Déterminer l'expression vectorielle de la résultante des forces de Laplace s'exerçant sur la bobine en fonction de l'intensité du courant , du nombre de spires , du rayon d'une spire et de la norme du champ magnétique .

Voir l'indice

Intégrer l'expression de la force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{F}_L = i\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B} sur les N spires circulaires de rayon a en utilisant l'orientation radiale du champ magnétique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de Laplace élémentaire d\vec{F}_{\mathrm{L}} s'exerçant sur un élément de conducteur d\vec{\ell} de la bobine plongé dans le champ magnétique radial \vec{B}.
  2. Identifier l'orientation de d\vec{\ell} \wedge \vec{B} à l'aide de la règle du trièdre direct et de la figure 11.
  3. Intégrer sur l'ensemble des N spires de rayon a pour obtenir la résultante vectorielle \vec{F}_{\mathrm{L}}.
Voir la réponse courte

Intégration de la force élémentaire sur N spires dans un champ radial : \vec{F}_L = 2\pi N a B i(t) \vec{u}_z.

Voir le corrigé complet

Considérons un élément de longueur d\vec{\ell} de la bobine parcouru par le courant d'intensité i(t). La force de Laplace élémentaire s'exerçant sur cet élément s'écrit :

d\vec{F}_{\mathrm{L}} = i(t)\, d\vec{\ell} \wedge \vec{B}

D'après les données et la figure 11 :

  • L'axe (Oz) est perpendiculaire au plan de la figure et dirigé vers l'avant (observateur) : \vec{u}_z = \vec{u}_r \wedge \vec{u}_\theta dans la base cylindro-polaire locale (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z) où \vec{u}_\theta est orienté dans le sens trigonométrique direct (anti-horaire).
  • Le champ magnétique créé dans l'entrefer est radial permanent : \vec{B} = B\,\vec{u}_r avec B > 0.
  • Le courant i(t) circule dans le sens horaire selon la figure 11, d'où le vecteur déplacement élémentaire le long d'une spire de rayon a :

    d\vec{\ell} = - a\, d\theta\,\vec{u}_\theta

Le produit vectoriel s'écrit donc :

d\vec{\ell} \wedge \vec{B} = (- a\, d\theta\,\vec{u}_\theta) \wedge (B\,\vec{u}_r) = - a B\, d\theta\,(\vec{u}_\theta \wedge \vec{u}_r)

Comme \vec{u}_\theta \wedge \vec{u}_r = -\vec{u}_z, il vient :

d\vec{\ell} \wedge \vec{B} = a B\, d\theta\,\vec{u}_z

La force élémentaire est portée par l'axe (Oz) en tout point de la spire :

d\vec{F}_{\mathrm{L}} = i(t)\, a B\, d\theta\,\vec{u}_z

La résultante des forces de Laplace sur une spire s'obtient en intégrant sur la circonférence (\theta variant de 0 à 2\pi) :

\vec{F}_{\mathrm{L, 1\ spire}} = \int_0^{2\pi} i(t)\, a B\, d\theta\,\vec{u}_z = 2\pi a B\, i(t)\,\vec{u}_z

La bobine comportant N spires identiques situées dans l'entrefer où le champ a la même intensité B, la résultante totale des forces de Laplace est :

\boxed{\vec{F}_{\mathrm{L}} = 2\pi N a B\, i(t)\,\vec{u}_z}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 56

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en TSI1

Notions : principe fondamental de la dynamique

Appliquer le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe pour en déduire l'équation mécanique qui sera notée (7).

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe (Oz) en incluant la force de Laplace, la force de rappel élastique et la force de frottement fluide.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le système, le référentiel d'étude supposé galiléen et les forces qui s'exercent sur l'équipage mobile selon l'axe (Oz).
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique et le projeter sur le vecteur unitaire \vec{u}_z pour obtenir l'équation différentielle du mouvement régissant z(t).
Voir la réponse courte

PFD projeté sur l'axe du mouvement : m\ddot{z} + f\dot{z} + kz = 2\pi NaB\, i(t).

Voir le corrigé complet

On étudie l'ensemble {bobine + membrane} modélisé par un solide ponctuel de masse m, en translation rectiligne selon l'axe (Oz), dans le référentiel lié au châssis du haut-parleur (référentiel terrestre supposé galiléen).

Les forces s'exerçant sur le système selon la direction (Oz) (l'axe (Oz) étant horizontal d'après la figure 10, le poids et les réactions normales de guidage n'ont pas de composante selon \vec{u}_z) sont :

  • la force électromagnétique de Laplace (établie en Q55) :

    \vec{F}_{\mathrm{L}} = 2\pi N a B \, i(t) \, \vec{u}_z
  • la force de rappel élastique exercée par le spider et la suspension :

    \vec{F}_e = -k z(t) \, \vec{u}_z
  • la force de frottement visqueux due à l'air :

    \vec{F} = -f \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} \, \vec{u}_z

D'après le principe fondamental de la dynamique :

m \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} \vec{u}_z = \vec{F}_{\mathrm{L}} + \vec{F}_e + \vec{F}

En projetant sur l'axe (Oz) selon le vecteur unitaire \vec{u}_z, il vient :

m \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} = 2\pi N a B \, i(t) - kz - f \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}

En regroupant les termes dépendant du déplacement z(t) dans le membre de gauche, on obtient l'équation mécanique régissant le mouvement de la membrane :

\boxed{m \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} + f \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + k z = 2\pi N a B \, i(t)} \quad (7)

Résultat

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Question 57

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en TSI1

Notions : force électromotrice, bilan de puissance

La bobine mobile étant dans un champ magnétique permanent, la puissance des forces de Laplace et celle de la force électromotrice induite se compensent exactement. En déduire que l'expression de la force électromotrice induite par le mouvement de la bobine à la vitesse dans le champ magnétique est donnée par la relation :

Voir l'indice

Égaler la puissance mécanique de Laplace \mathcal{P}_L = F_L v à la puissance électrique consommée par induction -\mathcal{P}_{\text{ind}} = e(t) i(t) pour exprimer la f.e.m. e(t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance mécanique fournie par les forces de Laplace agissant sur la bobine en mouvement.
  2. Exprimer la puissance électrique associée à la force électromotrice induite (considérée en convention récepteur, c'est-à-dire en force contre-électromotrice).
  3. Écrire l'égalité des puissances (compensation énergétique de la conversion) pour en déduire l'expression de e(t).
Voir la réponse courte

Bilan de puissance électromécanique F_L v - e i = 0, d'où l'expression de la fem induite e(t) = 2\pi NaB v(t).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q55, la résultante des forces de Laplace s'exerçant sur la bobine mobile s'écrit :

\vec{F}_{\mathrm{L}} = 2\pi N a B \, i(t) \, \vec{u}_z

La bobine étant animée d'un mouvement de translation rectiligne selon (Oz) de vitesse \vec{v}(t) = v(t) \, \vec{u}_z, la puissance mécanique développée par les forces de Laplace est :

\begin{aligned} \mathcal{P}_{\mathrm{L}} &= \vec{F}_{\mathrm{L}} \cdot \vec{v}(t) \\ &= \left( 2\pi N a B \, i(t) \, \vec{u}_z \right) \cdot \left( v(t) \, \vec{u}_z \right) \\ &= 2\pi N a B \, v(t) \, i(t) \end{aligned}

La puissance électrique cédée au circuit mécanique par la force électromotrice induite (considérée ici comme une force contre-électromotrice) s'écrit :

\mathcal{P}_{\mathrm{ind}} = e(t) \, i(t)

L'énoncé précisant que la puissance des forces de Laplace et celle de la force électromotrice induite se compensent exactement, on a :

\mathcal{P}_{\mathrm{L}} = \mathcal{P}_{\mathrm{ind}} \iff 2\pi N a B \, v(t) \, i(t) = e(t) \, i(t)

Cette relation étant vérifiée pour toute valeur non nulle de l'intensité i(t), on en déduit :

\boxed{e(t) = 2\pi N a B \, v(t)}

Résultat

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Question 58

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en TSI1

Notions : schéma équivalent, force électromotrice

L'ensemble du circuit mobile possède une résistance électrique et une inductance propre . Représenter le schéma électrique équivalent du circuit mobile.

Voir l'indice

Tracer un circuit série comprenant un dipôle ohmique de résistance R, une bobine d'auto-inductance L et un générateur de f.e.m. induite e(t) en convention récepteur (f.c.é.m.).

Voir la stratégie
  1. Identifier les éléments électriques constitutifs du circuit mobile : la résistance R des spires, l'inductance propre L de la bobine et la source de force électromotrice induite e(t) issue du couplage électromécanique.
  2. Préciser le sens de la f.e.m. e(t) : d'après la loi de Lenz et le bilan de puissance établi en Q57, la conversion électromécanique fait agir cette source comme un récepteur électrique (force contre-électromotrice) vis-à-vis du courant d'alimentation i(t).
  3. Représenter le schéma électrique équivalent en boucle simple alimentée par la tension u(t) délivrée par le générateur.
Voir la réponse courte

Schéma électrique d'une maille en série avec générateur u(t), résistance R, bobine L et force contre-électromotrice e(t).

Voir le corrigé complet

Le circuit électrique de la bobine mobile comprend en série :

  • le générateur extérieur imposant la tension u(t) ;
  • la résistance interne du bobinage R ;
  • l'inductance propre du bobinage L ;
  • la source liée à la force électromotrice d'induction e(t).

D'après le résultat de la question Q57, la puissance cédée par les forces de Laplace à la partie mécanique s'écrit \mathcal{P}_{\text{L}} = e(t)\, i(t). En vertu de la conservation de l'énergie, cette puissance mécanique provient d'une puissance électrique reçue par le couplage ; e(t) s'oppose donc à la circulation du courant i(t) : il s'agit d'une force contre-électromotrice (f.c.é.m.).

On en déduit le schéma électrique équivalent :

\boxed{\text{Schéma équivalent constitué de l'association série de } u(t),\, R,\, L \text{ et d'une source de tension } e(t) \text{ (f.c.é.m.)}}

Résultat

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Question 59

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en TSI1

Notions : loi des mailles, couplage électromécanique

En déduire l'équation électrique du système notée (8).

Voir l'indice

Écrire la loi des mailles pour le circuit électrique équivalent en sommant les tensions aux bornes de la résistance, de l'inductance et de la f.c.é.m.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des mailles au schéma électrique équivalent établi à la question précédente (circuit série comprenant le générateur de tension u(t), la résistance R, l'inductance propre L et la force contre-électromotrice induite e(t)).
  2. Exprimer la f.c.é.m. e(t) en fonction de la vitesse de translation de la membrane v(t) = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} établie à la question Q57.
Voir la réponse courte

Loi des mailles projetée en temporel : u(t) = Ri(t) + L\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} + 2\pi NaB\dot{z}(t).

Voir le corrigé complet

D'après le schéma équivalent du circuit mobile (établi à la question Q58), le circuit est une maille fermée en série constituée de la source de tension extérieure u(t), du conducteur ohmique de résistance R, de la bobine d'auto-inductance L et du dipôle modélisant l'induction électromécanique.

En orientant la maille dans le sens du courant i(t), la force électromotrice induite e(t) s'oppose à la cause qui lui donne naissance (loi de Lenz) et se comporte comme une force contre-électromotrice (tension aux bornes égale à +e(t) en convention récepteur). La loi des mailles s'écrit alors :

u(t) = u_R(t) + u_L(t) + e(t)

avec u_R(t) = R\,i(t) et u_L(t) = L\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}.

En utilisant l'expression de la f.e.m. induite obtenue à la question Q57, e(t) = 2\pi N a B\, v(t) = 2\pi N a B\,\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}, on obtient l'équation électrique différentielle du système, notée (8) :

\boxed{u(t) = R\, i(t) + L \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} + 2\pi N a B \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}} \quad (8)

Résultat

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Question 60

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en TSI1

Notions : impédance complexe, impédance motionnelle

Le générateur extérieur délivre une tension . À partir des équations (7) et (8), à réécrire en notations complexes, montrer que l'expression de l'impédance électrique totale du circuit notée est donnée par la relation :

Voir l'indice

Remplacer les dérivées temporelles par des multiplications par j\omega en notation complexe, exprimer la vitesse complexe \underline{v} à l'aide de l'équation mécanique, puis l'injecter dans l'équation électrique pour calculer \underline{Z} = \underline{u}/\underline{i}.

Voir la stratégie
  1. Se placer en régime sinusoïdal établi de pulsation \omega et traduire la dérivation temporelle par la multiplication par j\omega pour les grandeurs complexes associées.
  2. Exprimer la vitesse complexe \underline{v} = j\omega \underline{z} en fonction de l'intensité complexe \underline{i} à l'aide de l'équation mécanique (7).
  3. Réécrire l'équation électrique (8) en notation complexe et y injecter l'expression de \underline{v} afin d'en déduire le rapport \underline{Z} = \frac{\underline{u}}{\underline{i}}.
Voir la réponse courte

Passage en régime sinusoïdal forcé, élimination de \underline{v} entre les deux équations pour exprimer \underline{Z} = \underline{u}/\underline{i}.

Voir le corrigé complet

En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, on associe aux grandeurs réelles u(t), i(t), z(t) et à la vitesse axiale v(t) = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} les grandeurs complexes \underline{u}, \underline{i}, \underline{z} et \underline{v} = j\omega \underline{z}, avec l'opérateur différentiel \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} \leftrightarrow j\omega.

1. Équation mécanique en notation complexe :

D'après la question Q56, l'équation mécanique (7) s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} + f \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} + kz = 2\pi NaB \, i(t)

En notation complexe, en exprimant z et sa dérivée seconde à l'aide de la vitesse complexe \underline{v} = j\omega \underline{z} (soit \underline{z} = \frac{\underline{v}}{j\omega} et \frac{\mathrm{d}^2 z}{\mathrm{d}t^2} \leftrightarrow j\omega \underline{v}) :

\begin{aligned} m j\omega \underline{v} + f \underline{v} + \frac{k}{j\omega} \underline{v} &= 2\pi NaB \, \underline{i} \\ \left( m j\omega + \frac{k}{j\omega} + f \right) \underline{v} &= 2\pi NaB \, \underline{i} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la vitesse complexe :

\underline{v} = \frac{2\pi NaB}{m j\omega + \frac{k}{j\omega} + f} \, \underline{i}

2. Équation électrique en notation complexe et impédance totale :

D'après la question Q59, l'équation électrique (8) s'écrit :

u(t) = Ri(t) + L \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} + 2\pi NaB \, v(t)

En notation complexe, elle devient :

\underline{u} = R\underline{i} + jL\omega \underline{i} + 2\pi NaB \, \underline{v}

En remplaçant \underline{v} par son expression issue de l'équation mécanique :

\underline{u} = (R + jL\omega) \underline{i} + 2\pi NaB \left( \frac{2\pi NaB}{m j\omega + \frac{k}{j\omega} + f} \right) \underline{i}

En factorisant par \underline{i}, l'impédance totale \underline{Z} = \frac{\underline{u}}{\underline{i}} s'exprime donc sous la forme :

\boxed{\underline{Z} = \frac{\underline{u}}{\underline{i}} = \frac{(2\pi Na)^2 B^2}{m j\omega + \frac{k}{j\omega} + f} + R + jL\omega}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 61

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en TSI1

Notions : bande passante

Pourquoi le fait d'associer plusieurs haut-parleurs permet-il de restituer toutes les plages de fréquences audibles de manière optimale dans l'enceinte de la patinoire ?

Voir l'indice

Évoquer le phénomène de résonance mécanique de la membrane à une fréquence propre donnée et la nécessité de spécialiser les transducteurs (graves, médiums, aigus) pour couvrir sans distorsion l'ensemble du spectre audible (20\text{ Hz} - 20\text{ kHz}).

Voir la stratégie

Pour répondre à cette question d'ouverture :

  1. Rappeler l'étendue du domaine des fréquences audibles (20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}).
  2. Analyser les contraintes physiques antagonistes sur l'équipage mobile en fonction de la fréquence (masse, surface de membrane, inertie, impédance).
  3. Conclure sur l'intérêt de combiner des haut-parleurs spécialisés (woofer, médium, tweeter) associés à des filtres répartiteurs de fréquence.
Voir la réponse courte

Utilisation de haut-parleurs spécialisés (graves, médiums, aigus) aux réponses spectrales complémentaires pour couvrir l'audible.

Voir le corrigé complet

Le domaine des fréquences audibles pour l'oreille humaine s'étend sur trois décades, typiquement de 20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}. Un haut-parleur unique ne peut pas restituer fidèlement l'ensemble de ce spectre pour des raisons mécaniques, électriques et acoustiques :

  • Dans les basses fréquences (graves) : les longueurs d'onde acoustiques sont grandes ; pour rayonner une puissance acoustique suffisante, il est nécessaire de déplacer un volume d'air important. Cela requiert une membrane de grande surface et une élongation importante. L'équipage mobile présente alors une masse m non négligeable.
  • Dans les hautes fréquences (aigus) : l'effet de l'inertie devient prépondérant (terme m\omega dans l'impédance mécanique) et l'impédance électrique de la bobine (L\omega) limite le courant i(t). Pour obtenir de fortes accélérations sans distorsion et sans atténuation, il est indispensable de disposer d'une membrane très petite et très légère (faible masse m). De plus, une grande membrane deviendrait excessivement directive pour les courtes longueurs d'onde.

L'association de plusieurs haut-parleurs spécialisés au sein d'une enceinte (typiquement un haut-parleur de graves à grand diamètre, un médium et un haut-parleur d'aigus à très faible inertie), couplés à des filtres électriques séparateurs (filtre passif ou actif) :

\boxed{\text{permet d'optimiser le rendement, la directivité et la réponse en fréquence sur tout le spectre audible.}}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2020 ?

Surtout 4 chapitres : Atomistique, liaisons et cristallographie (16 % des questions, partie III), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (14 %, partie II), Diffusion thermique et diffusion de particules (14 %, partie I) et Cinématique et dynamique du point (11 %, partie I). Plus ponctuellement : Mécanique des fluides, Induction électromagnétique, Thermodynamique chimique et équilibres, Mécanique du solide, Oxydoréduction et électrochimie…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2020 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 30 questions sur 61 (49 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q10) et la partie IV en entier (Q54 à Q61). Avec les autres programmes de première année : 35 en MPSI, 31 en PCSI, 28 en PTSI, 19 en MP2I et 19 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2020 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 40 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2020 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q48 (tube de pitot).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2020 ?

Questions de cours : Q1 (référentiel galiléen), Q8 (force conservative), Q11 (théorème du moment cinétique), Q19 (composition de l'atome), Q20 (configuration électronique), Q21 (allotropie), Q22 (population de la maille), Q25 (site octaédrique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q7 (théorème de l'énergie cinétique), Q23 (masse volumique), Q36 (bilan d'énergie), Q44 (nombre de reynolds), Q48 (tube de pitot), Q50 (loi de hess), Q52 (relation de van 't hoff) et Q60 (impédance complexe).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (50 sur 61), par exemple : Q1 à Q6, Q8 à Q10, Q12 à Q22, Q25 à Q36, Q40 à Q47, Q49 à Q52, Q54 à Q56, Q58, Q59 et Q61. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q7, Q11, Q23, Q24, Q37 à Q39, Q57 et Q60.

Le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Oui, 2 questions : Q25 (Les sites interstitiels ne figurent plus au programme de TSI) et Q26 (L'habitabilité des sites d'insertion ne figure plus au programme de TSI). Elles sont signalées dans le corrigé.

Le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2020 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport indique que la longueur de l'épreuve était adaptée, que bon nombre de candidats ont eu le temps d'aborder la plupart des questions, et que de bonnes copies ont permis d'obtenir de très bons résultats, malgré un manque récurrent de rigueur sur les vecteurs et les… Moyenne : 9,82/20 (écart-type 3,65, 1 230 présents).

Comment déduire le potentiel standard de la frontière B/C en Q29 ?

Appliquer la relation de Nernst à la frontière. Le potentiel lu sur le graphe (-0{,}48\text{ V}) correspond à la concentration de tracé c_{\text{tr}} = 10^{-1}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et non aux conditions standard : on a E = E^\circ + \frac{0{,}06}{2}\log(c_{\text{tr}}/c^\circ), d'où E^\circ \approx -0{,}45\text{ V}.

Comment obtenir la force électromotrice induite en Q57 sans calculer de flux ?

Utiliser l'égalité des puissances indiquée par l'énoncé : la puissance des forces de Laplace \mathcal{P}_{\text{Lap}} = F_L v compense la puissance induite \mathcal{P}_{\text{ind}} = e i. En simplifiant par l'intensité i(t), on déduit directement e(t) = 2\pi NaB v(t) sans dériver de flux magnétique.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 61
Position estimée
–
des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 61 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,82 et d'écart-type 3,65 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

S'entraîner sur les mêmes chapitres

Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.