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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie MP 2022

18 mars 1965 : le premier piéton de l'espace

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 8 questions sur 21, parties II, III et IV en entier. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : PCSI 10 · BCPST1 2 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Préparation des cosmonautes0/32e année
  • Partie II : Mise en orbite de Voskhod-25/5Faisable
  • Partie III : Début de la sortie1/1Faisable
  • Partie IV : Difficultés du retour dans le vaisseau1/1Faisable
  • Partie V : Communications entre le vaisseau et le centre terrestre0/22e année
  • Partie VI : Difficile survie sur Terre à cause du froid0/12e année
  • Partie VII : Existence du pergélisol0/32e année
  • Partie VIII : Thermokarst dû aux bulles de méthane0/12e année
  • Partie IX : Ressources minières de la Sibérie1/4En partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Mécanique, Diffusion et transferts thermiques, Transformations chimiques · 4 incontournables · 10 questions de première année
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Inspiré du vol historique de la mission Voskhod-2 et du film The Spacewalker, ce sujet aborde l'épopée de la première sortie extravéhiculaire de l'histoire réalisée par Alexeï Leonov. Composée de neuf parties totalement indépendantes, l'épreuve propose un panorama très complet et équilibré des programmes de physique et de chimie de la filière MP.

Le sujet se distingue par son ancrage concret et son accessibilité : les questions sont guidées, très classiques dans leur formulation et valorisent la maîtrise des fondamentaux. On y retrouve l'entraînement en centrifugeuse et le vol zéro-g, la satellisation et la propulsion par réaction, la propagation d'ondes dans l'ionosphère et les réseaux d'antennes, ainsi que des transferts thermiques appliqués au métabolisme humain et à la formation du pergélisol sibérien. La partie chimie propose une étude soignée des combustions du méthane, du diagramme d'Ellingham et du procédé Mond de purification du nickel. C'est un sujet d'entraînement particulièrement formateur pour réviser l'ensemble du cycle préparatoire sans lourdeur calculatoire excessive.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 35 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

4 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

4 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (4) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    Q19 : Une coquille d'énoncé sur les isotopes stables du nickel répétait le nombre de masse 60 au lieu de 60, 61 et 62. Le jury a confirmé en avoir tenu compte avec bienveillance dans le barème.

  • Erreur d'énoncé

    L'énoncé indique pour \Delta_{\text{vap}}H^\circ l'unité erronée \text{J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} au lieu de \text{kJ}\cdot\text{mol}^{-1} en Q17. Il faut retenir la valeur usuelle de 40{,}8\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} pour calculer la température de flamme.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

21 questions
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Partie I : Préparation des cosmonautes

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force d'inertie d'entraînement, poids apparent

Définir la force poids d'une masse sur Terre en considérant le référentiel terrestre galiléen. Définir la force d'inertie, puis le poids apparent dans un référentiel en mouvement accéléré par rapport au référentiel terrestre (accélération notée ).

Voir l'indice

Rappeler la définition vectorielle du poids en tant que résultante d'attraction gravitationnelle et introduire le poids apparent \vec{P}_{\text{app}} = m(\vec{g}_0 - \vec{\Upsilon}_e) sous l'effet de l'accélération d'entraînement.

Voir la réponse courte

Définitions du poids \vec{P} = m\vec{g}, de la force d'inertie \vec{F}_{ie} = -m\vec{\Upsilon}_e et du poids apparent \vec{P}_{\text{app}} = \vec{P} - m\vec{\Upsilon}_e.

Voir le corrigé complet

1. Poids d'une masse m sur Terre dans le référentiel terrestre supposé galiléen

Dans le référentiel terrestre R, supposé galiléen, la force d'inertie axifuge liée à la rotation propre de la Terre est négligée. Le poids \vec{P} d'un corps ponctuel de masse m se confond donc avec la force de gravitation exercée par la Terre :

\boxed{\vec{P} = m\vec{g}_0}

où \vec{g}_0 est le champ de pesanteur (ou d'attraction gravitationnelle) terrestre à la surface du globe, vertical et dirigé vers le bas.

2. Force d'inertie et poids apparent dans le référentiel accéléré R'

Considérons le référentiel non galiléen R' en mouvement accéléré par rapport à R. L'accélération d'entraînement d'un point fixe de R' coïncidant avec la position de la masse m est notée \vec{\Upsilon}_e.

La force d'inertie d'entraînement subie par la masse m s'écrit :

\boxed{\vec{F}_{ie} = - m \vec{\Upsilon}_e}

Le poids apparent \vec{P}_{\text{app}} dans R' est défini comme la résultante des actions de pesanteur et des forces d'inertie d'entraînement agissant sur la masse m au repos dans ce référentiel :

\vec{P}_{\text{app}} = \vec{P} + \vec{F}_{ie} = m\vec{g}_0 - m\vec{\Upsilon}_e

soit :

\boxed{\vec{P}_{\text{app}} = m(\vec{g}_0 - \vec{\Upsilon}_e)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La définition du poids doit mentionner la gravitation, et la notion de poids apparent doit être maîtrisée.

« Les correcteurs ont été déçus de constater que la notion de poids est méconnue et que le mot « gravitation » n’est pas cité. La notion de poids apparent pose encore plus de problème. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force d'inertie d'entraînement, poids apparent

L'entrainement utilise des « centrifugeuses » en rotation uniforme autour d'un axe fixe à la vitesse angulaire . Définir ce qu'on appelle la force d'inertie centrifuge. Des cosmonautes font des mouvements de révolution sur des balançoires (figure 1) qui tournent à la vitesse angulaire autour d'un axe horizontal . À quels poids apparents extrêmes sont-ils soumis ?

On suppose que sur ces balançoires, le centre de masse du gymnaste solidaire du siège est à une distance de de l'axe de rotation horizontal. À quelle vitesse angulaire faut-il tourner pour obtenir un poids apparent de norme de au maximum ?

Voir l'indice

Exprimer la force centrifuge \vec{F}_{\text{cen}} = m\omega^2 \vec{HM} et identifier le point bas de la trajectoire où le poids gravitationnel et la force centrifuge ont même direction et même sens.

Voir la réponse courte

Expression de la force centrifuge, recherche des positions extrêmes et calcul de \omega assurant un poids apparent maximal de 4mg_0.

Voir le corrigé complet

1. Définition de la force d'inertie centrifuge

Considérons un référentiel R' en rotation uniforme à la vitesse angulaire \vec{\omega} = \omega\,\vec{u}_\Delta autour d'un axe fixe \Delta par rapport à un référentiel galiléen. Pour un point matériel M de masse m, en notant H son projeté orthogonal sur l'axe \Delta, l'accélération d'entraînement s'écrit :

\vec{\Upsilon}_e = \vec{\omega} \wedge (\vec{\omega} \wedge \vec{HM}) = -\omega^2 \vec{HM}

La force d'inertie d'entraînement, alors appelée force d'inertie centrifuge, s'exprime par :

\boxed{\vec{F}_{\text{cen}} = -m\vec{\Upsilon}_e = m\omega^2 \vec{HM}}

Elle est orthogonale à l'axe \Delta et dirigée vers l'extérieur (sens centrifuge).

2. Poids apparents extrêmes sur la balançoire

D'après la question Q1, le poids apparent dans le référentiel lié à la balançoire s'écrit :

\vec{P}_{\text{app}} = m\vec{g}_0 + \vec{F}_{\text{cen}} = m\vec{g}_0 + m\omega^2 \vec{HM}

L'axe \Delta étant horizontal, le cosmonaute décrit une trajectoire circulaire de rayon r dans un plan vertical. Notons \vec{u}_z le vecteur unitaire vertical ascendant, tel que \vec{g}_0 = -g_0\,\vec{u}_z. Les extrêmes de la norme du poids apparent ont lieu lorsque le poids et la force centrifuge sont colinéaires :

  • Au point le plus bas (\vec{HM} = -r\,\vec{u}_z) : le poids et la force centrifuge sont tous deux dirigés vers le bas. Le poids apparent est maximal en norme :

    \vec{P}_{\text{app, bas}} = -m(g_0 + r\omega^2)\,\vec{u}_z
    \boxed{P_{\text{app, max}} = m(g_0 + r\omega^2)}
  • Au point le plus haut (\vec{HM} = +r\,\vec{u}_z) : la force centrifuge est orientée vers le haut et s'oppose au poids. Le poids apparent s'écrit :

    \vec{P}_{\text{app, haut}} = m(r\omega^2 - g_0)\,\vec{u}_z
    \boxed{P_{\text{app, min}} = m|r\omega^2 - g_0|}

3. Vitesse angulaire pour un poids apparent maximal de 4mg_0

La condition de l'énoncé impose que la norme maximale du poids apparent vaille 4mg_0 :

m(g_0 + r\omega^2) = 4mg_0 \iff r\omega^2 = 3g_0

D'où l'expression de la vitesse angulaire requise :

\boxed{\omega = \sqrt{\frac{3g_0}{r}}}

Application numérique : avec g_0 = 9,81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et r = 2\text{ m},

\omega = \sqrt{\frac{3 \times 9,81}{2}} = \sqrt{14,715} \approx 3,84\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question sélective : très peu de candidats parviennent au résultat exact.

« Peu de copies donnent un résultat exact. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Cinématique et dynamique du point

Notions : impesanteur, chute libre

La portion parabolique de la trajectoire de l'avion doit être confondue avec la parabole de chute libre de même sommet. a) Expliquer pourquoi il y a apesanteur dans cette partie de la trajectoire. b) Vérifier la valeur de la durée de l'apesanteur à partir des caractéristiques du début du mouvement parabolique (, inclinaison par rapport au plan horizontal ).

Voir l'indice

Remarquer que dans le référentiel de l'avion en chute libre sans portance, l'accélération d'entraînement compense exactement la pesanteur terrestre. Intégrer l'accélération verticale g_0 pour trouver la durée du vol balistique.

Voir la stratégie
  1. Pour la question a), on utilise le résultat de la question Q1 reliant le poids apparent à l'accélération d'entraînement de la cabine, assimilée à une chute libre.
  2. Pour la question b), on étudie la cinématique du mouvement de chute libre selon l'axe vertical ascendant pour déterminer la durée nécessaire à l'inversion de la vitesse verticale.
Voir la réponse courte

En chute libre \vec{a} = \vec{g} donc le poids apparent s'annule ; durée du vol parabolique \Delta t = 2V_0\sin\alpha/g_0.

Voir le corrigé complet

a) Origine de l'apesanteur lors du vol parabolique

Dans le référentiel terrestre R supposé galiléen, l'avion est piloté de sorte que la poussée des réacteurs compense exactement la traînée de l'air et que la portance soit annulée. Le centre de masse de l'appareil est alors animé d'une accélération égale à l'accélération du champ de pesanteur :

\vec{\Upsilon}_e = \vec{g}_0

D'après la question Q1, dans le référentiel R' lié à la cabine de l'avion (en translation accélérée par rapport à R), le poids apparent d'un corps de masse m s'écrit :

\vec{P}_{\text{app}} = m(\vec{g}_0 - \vec{\Upsilon}_e) = m(\vec{g}_0 - \vec{g}_0) = \vec{0}

Le champ de pesanteur apparent étant nul (\vec{g}_{\text{app}} = \vec{0}), les passagers et les objets flottent librement par rapport à la cabine : c'est l'état d'apesanteur (ou microgravité).

b) Durée de la phase d'apesanteur

On repère le mouvement de l'avion dans le référentiel terrestre galiléen par un axe vertical (Oz) orienté vers le haut, l'instant initial t = 0 correspondant au début de l'injection en parabole. L'accélération verticale est :

\ddot{z}(t) = -g_0

Par intégration, la vitesse verticale s'écrit :

v_z(t) = V_0 \sin\alpha - g_0 t

Au sommet de la parabole (t = t_s), la composante verticale de la vitesse s'annule, soit :

t_s = \frac{V_0 \sin\alpha}{g_0}

Par symétrie de la parabole de chute libre, la sortie de la phase parabolique s'effectue lorsque la composante verticale de la vitesse atteint -V_0 \sin\alpha (soit une assiette symétrique descendante -\alpha), ce qui donne une durée totale d'apesanteur :

\Delta t = 2\,t_s = \frac{2\,V_0 \sin\alpha}{g_0}

Application numérique :

  • V_0 = 685\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{685}{3,6} \approx 190,3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
  • \alpha = 50^\circ \implies \sin(50^\circ) \approx 0,7660
  • g_0 = 9,81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
\Delta t = \frac{2 \times 190,3 \times 0,7660}{9,81} \approx 29,7\text{ s}
\boxed{\Delta t \approx 30\text{ s}}

On retrouve bien la valeur de 30 secondes annoncée dans l'énoncé et sur la figure 2.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à justifier précisément pourquoi le poids apparent s'annule.

« Le poids apparent nul n’est que trop rarement justifié. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Partie II : Mise en orbite de Voskhod-2

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : troisième loi de kepler, orbite circulaire

Le vaisseau libéré par la fusée décrit dans le référentiel géocentrique une orbite elliptique dont la distance minimale au foyer est à l'altitude de et dont la distance maximale au foyer est à l'altitude de . Que vaut son demi-grand axe ? Par la suite, on assimile l'orbite à un cercle de rayon : évaluer la vitesse du satellite en et la période du satellite en heure.

Voir l'indice

Relier le demi-grand axe a aux altitudes du périgée et de l'apogée par 2a = 2R_T + z_p + z_a, puis exploiter l'expression circulaire de la vitesse orbitale v = \sqrt{g_0 R_T^2/a} et la troisième loi de Kepler pour T.

Voir la stratégie
  1. Pour une orbite képlérienne autour de la Terre dont le centre coïncide avec l'un des foyers, les distances minimale (périgée) et maximale (apogée) au centre de la Terre sont reliées au demi-grand axe par 2a = r_p + r_a.
  2. Pour l'orbite circulaire de rayon a, on applique le principe fondamental de la dynamique au satellite dans le référentiel géocentrique supposé galiléen afin d'en déduire la vitesse v et la période T.
Voir la réponse courte

Demi-grand axe a = R_T + (z_p + z_a)/2, puis vitesse orbitale v = \sqrt{GM_T/a} et période T = 2\pi\sqrt{a^3/(GM_T)}.

Voir le corrigé complet

Le centre de la Terre C constitue l'un des foyers de la trajectoire elliptique du satellite. En notant z_p = 167\text{ km} l'altitude au périgée et z_a = 475\text{ km} l'altitude à l'apogée, les distances extrêmes au foyer sont :

r_p = R_T + z_p \quad \text{et} \quad r_a = R_T + z_a

Par définition du grand axe d'une ellipse, 2a = r_p + r_a = 2R_T + z_p + z_a, d'où :

a = R_T + \frac{z_p + z_a}{2}

Application numérique :

a = 6370 + \frac{167 + 475}{2} = 6370 + 321 = 6691\text{ km}
\boxed{a = 6691\text{ km} = 6,691\cdot 10^6\text{ m}}

Sur une orbite circulaire de rayon a, le satellite de masse m n'est soumis qu'à la force d'attraction gravitationnelle de la Terre :

\vec{F} = -\frac{G M_T m}{a^2}\,\vec{u}_r

Le mouvement étant circulaire uniforme, l'accélération dans la base de Frenet s'écrit \vec{a} = \frac{v^2}{a}\,\vec{n} = -\frac{v^2}{a}\,\vec{u}_r. Le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel géocentrique galiléen donne :

m\frac{v^2}{a} = \frac{G M_T m}{a^2} \implies v = \sqrt{\frac{G M_T}{a}}

En utilisant la relation g_0 = \frac{G M_T}{R_T^2}, il vient :

v = R_T\sqrt{\frac{g_0}{a}}

Application numérique :

\begin{aligned} v &= 6,370\cdot 10^6 \times \sqrt{\frac{9,81}{6,691\cdot 10^6}} \approx 7,713\cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 7,713\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} \\ v &= 7,7131 \times 3600 \approx 2,78\cdot 10^4\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} \end{aligned}
\boxed{v = 2,78\cdot 10^4\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}}

La période de révolution T s'obtient directement par :

T = \frac{2\pi a}{v} = 2\pi\sqrt{\frac{a^3}{G M_T}} = \frac{2\pi}{R_T}\sqrt{\frac{a^3}{g_0}}

Application numérique :

T = \frac{2\pi \times 6,691\cdot 10^6}{7,713\cdot 10^3} \approx 5451\text{ s} = \frac{5451}{3600}\text{ h} \approx 1,51\text{ h}
\boxed{T = 1,51\text{ h} \approx 1\text{ h } 31\text{ min}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas altitude et distance au centre de la Terre, et maîtrisez les calculs relatifs à une orbite circulaire.

« Beaucoup de candidats oublient le rayon terrestre et confondent la distance au centre avec l’altitude. »

« Beaucoup, également, ne savent pas faire les calculs pour une trajectoire circulaire (capacité exigible du programme). »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie mécanique orbitale, vitesse d'entraînement

a) Quelle énergie faut-il dans le référentiel géocentrique pour placer le satellite sur l'orbite circulaire de rayon ? On l'exprimera avec le rayon de l'orbite , le rayon de la Terre , la masse du satellite , l'accélération de la pesanteur à la surface de la Terre , la vitesse angulaire de rotation de la Terre et la latitude de la base de lancement. Faire l'application numérique pour une masse . b) En réalité l'énergie à fournir à la fusée est beaucoup plus grande. Expliquer pour quelle(s) raison(s).

Voir l'indice

Calculer la différence d'énergie mécanique \Delta E_m entre l'orbite circulaire finale et la base de lancement en tenant compte de la vitesse initiale d'entraînement due à la rotation propre de la Terre à la latitude \lambda.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique initiale du satellite au sol dans le référentiel géocentrique en tenant compte de la rotation terrestre.
  2. Exprimer l'énergie mécanique finale sur l'orbite circulaire de rayon a.
  3. En déduire l'énergie \Delta E = E_{m,f} - E_{m,i} à fournir au satellite.
  4. Analyser les pertes et les masses additionnelles pour expliquer l'écart avec la réalité.
Voir la réponse courte

Énergie nécessaire \Delta E_m = E_{m,\text{orbite}} - E_{m,\text{sol}} tenant compte de la vitesse d'entraînement terrestre ; discussion des pertes réelles.

Voir le corrigé complet

a) Énergie nécessaire dans le référentiel géocentrique

Le référentiel géocentrique étant supposé galiléen, l'énergie mécanique d'une masse m soumise au seul champ gravitationnel terrestre s'écrit E_m = E_c + E_p, avec l'origine de l'énergie potentielle choisie à l'infini :

E_p(r) = -\frac{G M_T m}{r} = -\frac{m g_0 R_T^2}{r}

puisque g_0 = \dfrac{G M_T}{R_T^2}.

  • État initial (au sol à Baïkonour) :

    Le point de lancement se trouve à la distance r_i = R_T du centre de la Terre et à la latitude \lambda. Du fait de la rotation propre de la Terre à la vitesse angulaire \omega_T, sa vitesse dans le référentiel géocentrique est :

    v_i = \omega_T R_T \cos\lambda

    L'énergie mécanique initiale du satellite vaut donc :

    E_{m,i} = \frac{1}{2}m v_i^2 + E_p(R_T) = \frac{1}{2}m \omega_T^2 R_T^2 \cos^2\lambda - m g_0 R_T
  • État final (orbite circulaire de rayon a) :

    Pour une orbite circulaire de rayon a, le principe fondamental de la dynamique donne m \dfrac{v_f^2}{a} = \dfrac{G M_T m}{a^2}, d'où v_f^2 = \dfrac{g_0 R_T^2}{a}.

    L'énergie mécanique finale est alors :

    E_{m,f} = E_{c,f} + E_p(a) = \frac{1}{2}m \frac{g_0 R_T^2}{a} - m\frac{g_0 R_T^2}{a} = -\frac{m g_0 R_T^2}{2a}

L'énergie à apporter au satellite pour effectuer cette transition est :

\begin{aligned} \Delta E &= E_{m,f} - E_{m,i} \\ &= -\frac{m g_0 R_T^2}{2a} - \left( \frac{1}{2}m \omega_T^2 R_T^2 \cos^2\lambda - m g_0 R_T \right) \end{aligned}
\boxed{\Delta E = m g_0 R_T \left( 1 - \frac{R_T}{2a} \right) - \frac{1}{2}m \omega_T^2 R_T^2 \cos^2\lambda}

Application numérique :

  • \lambda = 45^\circ 57' 53'' \approx 45,965^\circ \implies \cos\lambda \approx 0,6951 ;
  • v_i = 7,29\cdot 10^{-5} \times 6,370\cdot 10^6 \times 0,6951 \approx 323\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • \dfrac{1}{2}m v_i^2 = \dfrac{1}{2}\times 1\,000 \times (323)^2 \approx 5,2\cdot 10^7\text{ J} = 0,052\text{ GJ} ;
  • m g_0 R_T \left( 1 - \dfrac{R_T}{2a} \right) = 1\,000 \times 9,81 \times 6,370\cdot 10^6 \times \left(1 - \dfrac{6\,370}{2\times 6\,691}\right) \approx 3,274\cdot 10^{10}\text{ J} ;
  • \Delta E = 3,274\cdot 10^{10} - 0,005\cdot 10^{10} \approx 3,27\cdot 10^{10}\text{ J}.
\boxed{\Delta E \approx 3,27\cdot 10^{10}\text{ J} = 32,7\text{ GJ}}

b) Causes de l'écart avec l'énergie réelle à fournir

L'énergie réelle à fournir par la combustion des ergols est considérablement plus élevée que \Delta E pour plusieurs raisons majeures :

  1. Masse à propulser : la fusée ne transporte pas seulement la charge utile de masse m, mais doit accélérer et élever sa propre structure (réservoirs, tuyères, coiffe) ainsi que l'énorme masse d'ergols embarqués (m_0 \gg m).
  2. Énergie emportée par les gaz : une part prépondérante de l'énergie chimique libérée est évacuée sous forme d'énergie cinétique et thermique dans les gaz éjectés par les tuyères (rendement propulsif limité).
  3. Pertes aérodynamiques : le frottement de l'air dissipe de l'énergie mécanique par traînée dans la traversée de l'atmosphère.
  4. Pertes par gravité (gravity drag) : pendant la montée, une partie de la poussée sert uniquement à compenser le poids de la fusée tant que la vitesse orbitale n'est pas atteinte.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

N'oubliez pas d'inclure l'énergie cinétique initiale due à la rotation de la Terre.

« Propositions souvent incomplètes par oubli du terme d’énergie cinétique associée à la rotation de la terre au point initial. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : mouvement circulaire uniforme, géométrie de visibilité

Le satellite (Voskhod), supposé ponctuel, a une orbite circulaire de rayon autour de la Terre de centre (figure 3). On appelle le point qui se confond avec Baïkonour sur la surface de la Terre et la projection verticale de sur l'orbite de . La durée de visibilité du vaisseau par le centre technique correspond à l'intervalle de temps entre son apparition en à l'horizon de et sa disparition en à l'horizon de . Exprimer le rapport entre cette durée de visibilité et la période de révolution , en fonction de et de , en « oubliant » la rotation de la Terre. Calculer la valeur numérique de .

Voir l'indice

Considérer le triangle rectangle d'hypoténuse a et de côté adjacent R_T formé par le centre terrestre, la base B et l'horizon pour calculer le demi-angle balayé, puis appliquer la proportionnalité angle-temps.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la géométrie de la zone de visibilité : l'horizon en B est le plan tangent à la surface de la Terre en ce point, orthogonal au rayon local \vec{CB}.
  2. Exprimer l'angle au centre \Delta\varphi = \widehat{DCA} sous-tendu par l'arc de visibilité AD à l'aide de la trigonométrie dans le triangle rectangle CBA.
  3. Relier la durée de visibilité \theta à la période T par proportionnalité, la vitesse angulaire orbitale étant constante et la rotation de la Terre étant négligée.
Voir la réponse courte

Tangente à la Terre donnant l'angle au centre \cos\alpha = R_T/a, d'où le rapport \theta/T = \arccos(R_T/a)/\pi.

Voir le corrigé complet

L'horizon pour un observateur situé en B à la surface de la Terre correspond au plan tangent à la sphère terrestre en ce point. Dans le plan de l'orbite représenté sur la figure 3, la droite (AD) est donc la tangente au cercle terrestre en B, ce qui implique que la droite (AD) est perpendiculaire au rayon (CB) :

(CB) \perp (AD) \quad \text{en } B.

Considérons le triangle CBA, rectangle en B :

  • le côté adjacent à l'angle \widehat{BCA} est CB = R_T ;
  • l'hypoténuse est le rayon de l'orbite CA = a.

On a donc :

\cos(\widehat{BCA}) = \frac{CB}{CA} = \frac{R_T}{a} \implies \widehat{BCA} = \arccos\left(\frac{R_T}{a}\right).

Par symétrie de la figure par rapport à l'axe vertical (CQ), l'angle total au centre balayé par le satellite pendant sa phase de visibilité s'écrit :

\Delta \varphi = \widehat{DCA} = 2\,\widehat{BCA} = 2\arccos\left(\frac{R_T}{a}\right).

Le mouvement du satellite étant circulaire uniforme et la rotation de la Terre étant négligée, la vitesse angulaire orbitale est \omega = \frac{2\pi}{T}. La durée de visibilité \theta est donc reliée à l'angle balayé par \Delta\varphi = \omega\,\theta, ce qui donne directement :

\frac{\theta}{T} = \frac{\Delta\varphi}{2\pi} = \frac{1}{\pi}\arccos\left(\frac{R_T}{a}\right).
\boxed{\frac{\theta}{T} = \frac{1}{\pi}\arccos\left(\frac{R_T}{a}\right)}

Application numérique : Avec R_T = 6370\text{ km} et a = 6691\text{ km} (obtenu en Q4) :

\frac{R_T}{a} = \frac{6370}{6691} \approx 0,9520,

d'où :

\arccos\left(\frac{R_T}{a}\right) \approx 0,3114\text{ rad} \approx 17,84^\circ,

soit :

\boxed{\frac{\theta}{T} \approx 0,099 \approx 9,9\%}

Résultat

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équation de tsiolkovski, poussée

Le vaisseau est lancé par une fusée (photo ci-dessus) qui peut, à l'aide de tuyères, éjecter des gaz avec une vitesse de (par rapport à la tuyère). La trajectoire de la fusée est supposée rectiligne verticale. Quand on écrit le principe fondamental de la dynamique au système ouvert fusée, dans le référentiel géocentrique, on obtient l'équation différentielle suivante :

Tout se passe comme si s'exerçait à l'instant sur le système de masse en plus du poids une force de poussée égale au produit de la vitesse relative d'éjection par le débit massique des gaz éjectés. Les forces de frottement sont négligées.

a) Montrer que la fusée chargée (vaisseau, 2 passagers, combustible de masse initiale , carcasse, matériel...) de masse initiale ne peut décoller que si le débit massique est suffisant. b) La masse de la fusée chargée s'écrit tant qu'il y a du combustible

Écrire les équations différentielles relatives à la vitesse pendant les deux phases du mouvement. Que vaut la vitesse à l'instant de la fin de la combustion ? On prendra et et . En intégrant l'expression (1) de , on peut montrer que l'altitude atteinte à l'instant vaut . Faire l'application numérique. c) À quel instant la vitesse devient-elle nulle ? Écrire le théorème de l'énergie cinétique entre les instants et . En déduire l'altitude maximale que la fusée peut atteindre. Discuter l'hypothèse d'uniformité du champ de pesanteur. d) Commenter les valeurs numériques obtenues pour et en les comparant aux données de Q4. Donner l'ordre de grandeur de la durée entre le départ de la fusée et la mise sur orbite du vaisseau habité.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle à variables séparables pendant la phase propulsée jusqu'à t_1 = 1/\alpha, puis utiliser la conservation de l'énergie ou le théorème de l'énergie cinétique en phase balistique verticale jusqu'à l'apogée.

Voir la stratégie
  1. Pour la condition de décollage, exprimer l'accélération initiale de la fusée à l'aide de l'équation de la dynamique fournie et imposer qu'elle soit positive.
  2. Distinguer la phase propulsée (0 \le t \le t_1) où la masse diminue de la phase balistique (t > t_1) où la masse est constante ; intégrer la loi de vitesse sur [0, t_1] pour déterminer v_1 et calculer l'altitude h.
  3. Résoudre pour la vitesse nulle afin de trouver t_2, puis appliquer le théorème de l'énergie cinétique pour H et comparer avec la variation de g(z) sur l'intervalle d'altitude.
  4. Comparer h et H aux altitudes caractéristiques de l'orbite de la question Q4, et en déduire l'ordre de grandeur de la durée de la mise en orbite.
Voir la réponse courte

Condition de décollage u D_m > m_0 g_0, puis intégration de l'équation différentielle fournie pour obtenir la vitesse en fin de combustion v_1.

Voir le corrigé complet

a) Condition de décollage :

La fusée, initialement immobile à t=0, ne peut décoller que si son accélération initiale est strictement positive : \left.\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\right|_{t=0^+} > 0.

D'après l'équation différentielle (1), en notant le débit massique d'éjection D_m(t) = -\frac{\mathrm{d}m}{\mathrm{d}t} > 0 :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -g_0 + \frac{u D_m(t)}{m(t)}

À t=0, la masse totale vaut m_0 = M + m_{\text{comb}}. La condition de décollage s'écrit donc :

-g_0 + \frac{u D_m(0)}{m_0} > 0 \iff u D_m(0) > m_0 g_0
\boxed{D_m(0) > \frac{m_0 g_0}{u}}

La poussée initiale F_{\text{p}} = u D_m(0) doit être supérieure au poids initial m_0 g_0 de la fusée.

b) Équations différentielles et vitesse en fin de combustion :

Tant qu'il y a du combustible (0 \le t \le t_1 = 1/\alpha), la masse s'écrit m(t) = m_0 - \alpha m_{\text{comb}} t, d'où une dérivée constante \frac{\mathrm{d}m}{\mathrm{d}t} = -\alpha m_{\text{comb}}. L'équation différentielle s'écrit :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -g_0 + \frac{\alpha m_{\text{comb}} u}{m_0 - \alpha m_{\text{comb}} t}} \quad \text{pour } 0 \le t \le t_1

Pour t > t_1, tout le combustible a été consommé : m(t) = M = \text{cte}, soit \frac{\mathrm{d}m}{\mathrm{d}t} = 0. La fusée n'est plus soumise qu'à son poids (phase balistique) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -g_0} \quad \text{pour } t > t_1

Intégrons l'équation pour t \in [0, t_1] avec la condition initiale v(0) = 0 :

\begin{aligned} v(t) &= \int_0^t \left( -g_0 - \frac{u}{m(t')} \frac{\mathrm{d}m}{\mathrm{d}t'} \right) \mathrm{d}t' = -g_0 t - u \left[ \ln m(t') \right]_0^t \\ v(t) &= -g_0 t + u \ln\left(\frac{m_0}{m(t)}\right) \end{aligned}

À l'instant t_1 = 1/\alpha, la masse restante est m(t_1) = M. La vitesse atteinte est donc :

\boxed{v_1 = -\frac{g_0}{\alpha} + u \ln\left(\frac{m_0}{M}\right)}

Application numérique :

  • m_0 = 30 + 90 = 120\text{ t}, d'où \frac{m_0}{M} = \frac{120}{30} = 4
  • t_1 = \frac{1}{5\cdot 10^{-3}} = 200\text{ s}
  • v_1 = -\frac{9,81}{5\cdot 10^{-3}} + 3\cdot 10^3 \times \ln(4) = -1962 + 4159 = 2197\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{v_1 \approx 2,20\cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 2,20\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

Calcul de l'altitude h à t_1 avec la formule fournie :

\begin{aligned} h &= \frac{u}{\alpha}\left(1 - \frac{M}{m_{\text{comb}}} \ln\left(\frac{m_0}{M}\right)\right) - \frac{g_0}{2\alpha^2} \\ h &= \frac{3\cdot 10^3}{5\cdot 10^{-3}}\left(1 - \frac{30}{90}\ln(4)\right) - \frac{9,81}{2\times (5\cdot 10^{-3})^2} \\ h &= 600\cdot 10^3 \times (1 - 0,4621) - 196,2\cdot 10^3 = 322,7\cdot 10^3 - 196,2\cdot 10^3 = 1,265\cdot 10^5\text{ m} \end{aligned}
\boxed{h \approx 127\text{ km}}

c) Instant t_2, altitude maximale H et discussion :

Pour t \ge t_1, la vitesse est v(t) = v_1 - g_0 (t - t_1). Elle s'annule à l'instant t_2 tel que :

\boxed{t_2 = t_1 + \frac{v_1}{g_0}}

Application numérique :

t_2 = 200 + \frac{2197}{9,81} \approx 200 + 224 = 424\text{ s} \approx 7\text{ min } 04\text{ s}

Appliquons le théorème de l'énergie cinétique à la carcasse de masse M entre t_1 et t_2 dans le champ de pesanteur uniforme :

\Delta E_c = E_c(t_2) - E_c(t_1) = 0 - \frac{1}{2} M v_1^2 = W(\vec{P}) = -M g_0 (H - h)

On en déduit l'expression de l'altitude maximale H :

\boxed{H = h + \frac{v_1^2}{2g_0}}

Application numérique :

H = 126,5\cdot 10^3 + \frac{(2197)^2}{2 \times 9,81} = 126,5\cdot 10^3 + 246,0\cdot 10^3 = 3,73\cdot 10^5\text{ m}
\boxed{H \approx 373\text{ km}}

Discussion sur l'uniformité du champ de pesanteur : À l'altitude H, le champ de gravitation terrestre est :

g(H) = g_0 \left(\frac{R_T}{R_T + H}\right)^2 \approx g_0 \left(1 - \frac{2H}{R_T}\right) \approx 0,89\, g_0

La variation de g est de l'ordre de 11\,\%. L'hypothèse de champ uniforme surestime le poids en altitude : elle sous-estime donc légèrement l'altitude maximale réelle, mais constitue une approximation tout à fait acceptable pour un ordre de grandeur.

d) Comparaison avec Q4 et durée de mise sur orbite :

D'après les données de la question Q4, l'altitude du périgée est z_p = 167\text{ km}, celle de l'apogée est z_a = 475\text{ km}, et l'altitude moyenne vaut z_{\text{moy}} = a - R_T = 321\text{ km}.

  • L'altitude h \approx 127\text{ km} en fin de propulsion est du même ordre que l'altitude du périgée (167\text{ km}), ce qui montre que la traversée de l'atmosphère dense est assurée pendant cette phase.
  • L'altitude maximale H \approx 373\text{ km} se situe bien entre le périgée et l'apogée. Toutefois, un tir purement vertical mènerait à une vitesse nulle au sommet : la satellisation requiert d'incliner la trajectoire afin de conférer au vaisseau une vitesse tangentielle horizontale considérable (v_{\text{orb}} \approx 7,7\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}, établie en Q4).

La phase de propulsion dure t_1 = 200\text{ s} et l'ascension balistique prend environ 220\text{ s} supplémentaires. La durée totale nécessaire pour atteindre l'orbite et effectuer l'injection orbitale est de l'ordre de quelques centaines de secondes, soit typiquement :

\boxed{\Delta t_{\text{orbite}} \sim 500\text{ s} \approx 8\text{ à } 10\text{ minutes}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le décollage nécessite simplement que la force de poussée compense le poids au sol.

« Étrangement, l’idée que le décollage sera possible pourvu que la poussée permette de compenser le poids au sol est absente de beaucoup de copies. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : orbite de transfert, période orbitale

Dans ses mémoires, Leonov dit : 1 - qu'il a commencé sa sortie à la fin de la première orbite, 2 - que c'est après une quinzaine de tours qu'ils ont commencé les manœuvres de retour. Pouvez-vous en utilisant vos résultats obtenus en Q4 et Q7d et la figure 4 confirmer la première proposition ? Pouvez-vous, en utilisant les figures 4 et 5, confirmer la seconde proposition ?

Voir l'indice

Estimer la durée d'une révolution orbitale et confronter les coordonnées temporelles inscrites sur les relevés de trajectoire aux durées cumulées après le décollage.

Voir la stratégie
  1. Pour la première proposition, calculer l'heure théorique de la fin de la première révolution à partir de l'heure de lancement (indiquée sur la figure 4), de la durée de mise sur orbite (question Q7d) et de la période orbitale T (question Q4), puis la confronter à l'horaire de la sortie extravéhiculaire (EVA).
  2. Pour la seconde proposition, relever la date et les horaires du début des manœuvres de retour sur la figure 5 afin d'en déduire la durée écoulée depuis le lancement (ou depuis l'EVA), puis diviser par la période orbitale T pour déterminer le nombre d'orbites effectuées.
Voir la réponse courte

Confrontation des durées de mission et du nombre d'orbites aux données calculées et aux schémas fournis.

Voir le corrigé complet

1. Confirmation de la première proposition

D'après la figure 4, le décollage de Voskhod-2 a lieu le 18 mars 1965 depuis Baïkonour à :

t_{\text{lanc}} = 07\text{ h } 00\text{ UT}

D'après la question Q7d, la durée de la phase propulsée de mise sur orbite est de l'ordre de \Delta t_{\text{orbite}} \approx 8\text{ à } 10\text{ min}, ce qui situe l'injection sur l'orbite circulaire vers 07\text{ h } 09\text{ UT}.

La période de révolution calculée à la question Q4 est :

T \approx 1{,}51\text{ h} \approx 91\text{ min} = 1\text{ h } 31\text{ min}

La première orbite est donc bouclée à :

t_{\text{fin, 1}} = t_{\text{lanc}} + \Delta t_{\text{orbite}} + T \approx 07\text{ h } 09\text{ min} + 1\text{ h } 31\text{ min} \approx 08\text{ h } 40\text{ min UT}

(ou 08\text{ h } 31\text{ min UT} si l'on compte T directement depuis le décollage).

Or, la figure 4 indique textuellement :

  • « Voskhod 2 EVA : 18 March 1965, 0830-0850 UT » ;
  • « Leonov steps out! » vers 08\text{ h } 34\text{ min} - 08\text{ h } 35\text{ min UT}.

La sortie a donc bien lieu entre 08\text{ h } 30 et 08\text{ h } 50\text{ UT}, c'est-à-dire précisément à la fin du premier tour de Terre.

\boxed{\text{La première proposition est confirmée.}}

2. Confirmation de la seconde proposition

Sur la figure 5 (« Last orbit of Voskhod 2 - 19 March 1965 »), on relève les indications suivantes concernant la rentrée :

  • Ordre de descente manuelle (« Crew ordered to use manual descent ») : vers 07\text{ h } 55 - 08\text{ h } 00\text{ UT} ;
  • Allumage des rétrofusées (« Retrofire ») : vers 08\text{ h } 35\text{ UT} ;
  • Atterrissage (« Landing at 0902 UT ») : à 09\text{ h } 02\text{ UT}.

Calculons la durée totale écoulée entre le décollage (07\text{ h } 00\text{ UT} le 18 mars) et le début des manœuvres de freinage (08\text{ h } 35\text{ UT} le 19 mars) :

\Delta t_{\text{total}} = 24\text{ h} + (08\text{ h } 35 - 07\text{ h } 00) = 25\text{ h } 35\text{ min} \approx 25{,}58\text{ h}

Le nombre de révolutions accomplies depuis le lancement est :

N = \frac{\Delta t_{\text{total}}}{T} = \frac{25{,}58}{1{,}51} \approx 16{,}9 \approx 17\text{ orbites}

Si l'on compte le nombre de tours effectués entre la sortie de Leonov (08\text{ h } 35\text{ UT} le 18 mars) et la manœuvre de désorbitation (08\text{ h } 35\text{ UT} le 19 mars), la durée écoulée est exactement de 24\text{ h}, soit :

N' = \frac{24{,}0}{1{,}51} \approx 15{,}9 \approx 16\text{ tours}

Dans les deux cas, cela correspond parfaitement à « une quinzaine de tours ».

\boxed{\text{La seconde proposition est confirmée.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à exploiter les figures fournies pour répondre.

« L’utilisation des figures est présente dans trop peu de copies. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Partie III : Début de la sortie

Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Résolution de problème
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : loi des aires, trajectoire képlérienne

Problème. L'astronaute a communiqué au capuchon un très léger surplus de vitesse orthogonale à la trajectoire du vaisseau supposée circulaire et dans le plan de celle-ci. Sur la figure 6 sont représentées les trajectoires du vaisseau et du capuchon dans le référentiel géocentrique. En utilisant la loi des aires, justifier que le cosmonaute pourra récupérer le capuchon.

Voir l'indice

Montrer que l'impulsion radiale modifie très peu l'énergie mécanique du capuchon au premier ordre en v_0, de sorte que sa période orbitale reste identique à celle du vaisseau, garantissant un retour au point de départ au bout d'un tour.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la constante des aires C pour le vaisseau et pour le capuchon au moment de l'éjection grâce à la définition du moment cinétique.
  2. Relier la constante des aires et la géométrie de l'orbite à la période orbitale via la loi des aires.
  3. Conclure sur la coïncidence spatio-temporelle des deux corps au terme d'une révolution.
Voir la réponse courte

Vitesse supplémentaire purement radiale conservant la constante des aires et demi-grand axe identique : trajectoires périodiques sécantes.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel géocentrique supposé galiléen, le capuchon et le vaisseau sont soumis uniquement à la force de gravitation terrestre, qui est une force centrale conservative dirigée vers le centre de la Terre C :

\vec{F} = -\frac{G M_T m}{r^2}\vec{u}_r

1. Égalité des constantes des aires :

Le moment cinétique par unité de masse par rapport au centre C, noté \vec{C} = \vec{r} \times \vec{v}, est une constante du mouvement. Pour le vaisseau sur son orbite circulaire de rayon a à la vitesse v orthoradiale (\vec{v}_V = v\,\vec{u}_\theta) :

C_V = \|\vec{r}_0 \times \vec{v}_V\| = a v

Au moment du lancer, le capuchon est à la même position \vec{r}_0 = a\,\vec{u}_r et possède la vitesse \vec{v}_c = \vec{v}_V + \vec{v}_0. L'énoncé précise que le léger surplus de vitesse \vec{v}_0 est orthogonal à la trajectoire circulaire, donc purement radial (\vec{v}_0 = v_0\,\vec{u}_r, avec v_0 \ll v) :

\vec{C}_c = \vec{r}_0 \times \vec{v}_c = (a\,\vec{u}_r) \times (v_0\,\vec{u}_r + v\,\vec{u}_\theta) = a v\,\vec{u}_z = \vec{C}_V

Le capuchon et le vaisseau ont donc exactement la même constante des aires :

C_c = C_V = C = a v

2. Période de révolution et loi des aires :

D'après la loi des aires, l'aire balayée par le rayon vecteur par unité de temps est constante :

\frac{\mathrm{d}\mathcal{A}}{\mathrm{d}t} = \frac{C}{2}

Sur une révolution complète de durée T', l'aire totale balayée est l'aire \mathcal{A} de la trajectoire fermée, soit :

T' = \frac{2\mathcal{A}}{C}

Pour le vaisseau, \mathcal{A}_V = \pi a^2, ce qui redonne T = \frac{2\pi a^2}{a v} = \frac{2\pi a}{v}.

Pour le capuchon, la vitesse initiale est v_c = \sqrt{v^2 + v_0^2}. Comme l'impulsion v_0 est un « très léger surplus de vitesse » (v_0 \ll v) :

v_c^2 = v^2 + v_0^2 \approx v^2 \implies E_{m, c} = \frac{1}{2}m v_c^2 - \frac{G M_T m}{a} \approx E_{m, V}

Au premier ordre en v_0/v, l'énergie mécanique spécifique est inchangée, ce qui implique que le demi-grand axe de l'ellipse est identique à celui du cercle :

a' = -\frac{G M_T m}{2 E_{m,c}} \approx a

De plus, le paramètre de l'ellipse vaut p = \frac{C^2}{G M_T} = \frac{a^2 v^2}{G M_T} = a. L'excentricité étant très faible (e = \sqrt{1 - p/a'} \ll 1), le demi-petit axe vérifie b' = \sqrt{a' p} \approx a.

L'aire de l'ellipse du capuchon est donc, au premier ordre :

\mathcal{A}_c = \pi a' b' \approx \pi a^2 = \mathcal{A}_V

Par conséquent, la période de révolution du capuchon est égale à celle du vaisseau :

T_c = \frac{2\mathcal{A}_c}{C} \approx \frac{2\mathcal{A}_V}{C} = T

3. Conclusion :

Au bout d'une période orbitale T \approx 1\text{ h }31\text{ min}, le vaisseau et le capuchon ont chacun effectué exactement un tour complet et reviennent simultanément au point d'éjection initial :

\boxed{\text{Au bout d'une révolution orbitale } t = T\text{, le capuchon et le cosmonaute se retrouvent au même point.}}

Le cosmonaute peut donc récupérer le capuchon après une orbite complète.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très peu traitée ; il ne suffisait pas de simplement citer la loi des aires.

« Très peu de réponses ; certains candidats citent la loi des aires sans plus. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Partie IV : Difficultés du retour dans le vaisseau

Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : constante d'équilibre, pression de vapeur saturante

a) Le diazote présent en solution dans le sang obéit à l'équilibre de solubilité caractérisé par la constante d'équilibre . À , cette constante vaut . Expliquer pourquoi il y a un risque de formation, dans le corps du cosmonaute, de bulles de diazote à la pression de . b) La difficulté de retour vient de la dilatation de la combinaison pressurisée. Sachant que la pression maximale de vapeur à de l'eau vaut , expliquer pourquoi la pressurisation est obligatoire, même si on oublie le problème de l'azote du sang.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Henry pour analyser l'évolution du quotient réactionnel lors d'une chute brutale de pression ambiante et comparer P_{\text{ext}} à la pression de vapeur saturante de l'eau liquide à 37\,^\circ\text{C}.

Voir la stratégie
  1. Pour la formation de bulles de diazote, comparer la tension de dissolution du diazote dans l'organisme (initialement saturé à la pression atmosphérique usuelle) à la pression régnant dans le scaphandre après dépressurisation, en s'appuyant sur le critère d'évolution spontanée du système chimique.
  2. Pour la pressurisation minimale, analyser le changement d'état liquide-vapeur de l'eau à la température du corps humain (37\text{ }^\circ\text{C}) en fonction de la pression environnante.
Voir la réponse courte

Risque d'embolie par dégazage de \mathrm{N}_2 lors de la baisse de pression, et ébullition des fluides corporels si P < P_{\text{sat}}(\mathrm{H}_2\mathrm{O}).

Voir le corrigé complet

a) Risque de formation de bulles de diazote à 270\text{ hPa} :

L'équilibre entre le diazote dissous dans les liquides physiologiques (sang, tissus) et le diazote gazeux s'écrit :

\mathrm{N}_{2,\text{dissous}} = \mathrm{N}_{2,\text{gaz}}

La constante d'équilibre associée s'exprime par :

K^\circ(T) = \frac{a(\mathrm{N}_{2,\text{gaz}})}{a(\mathrm{N}_{2,\text{dissous}})} = \frac{P_{\text{eq}}(\mathrm{N}_2) / P^\circ}{[\mathrm{N}_{2,\text{dissous}}] / C^\circ}

Dans le vaisseau ou sur Terre, le cosmonaute respire un mélange sous une pression voisine de P_0 = 1\text{ bar} = 1\,000\text{ hPa}. La pression partielle de diazote vaut typiquement P(\mathrm{N}_2) \approx 0,8\text{ bar} = 800\text{ hPa}. Les tissus sont alors à saturation, de sorte que la tension de diazote dissous correspond à un équilibre sous P_{\text{eq}}(\mathrm{N}_2) \approx 800\text{ hPa}.

Lorsque la pression totale à l'intérieur du scaphandre est abaissée à P = 270\text{ hPa}, la pression partielle maximale de diazote gazeux dans le milieu environnant devient inférieure ou égale à 270\text{ hPa}, valeur très inférieure à la tension d'équilibre initiale (800\text{ hPa}).

Le quotient réactionnel devient alors :

Q_r = \frac{P(\mathrm{N}_2) / P^\circ}{a(\mathrm{N}_{2,\text{dissous}})} < K^\circ(T)

Le système évolue spontanément dans le sens direct :

\mathrm{N}_{2,\text{dissous}} \longrightarrow \mathrm{N}_{2,\text{gaz}}

Le sang et les tissus deviennent fortement sursaturés en diazote. Ce dégazage brutal provoque la formation de bulles de diazote gazeux dans la circulation sanguine et les tissus, responsables d'embolies gazeuses et de douleurs intenses, caractéristiques de la maladie de la décompression.

b) Nécessité de la pressurisation vis-à-vis de l'eau :

La température interne du corps humain est maintenue à T = 37\text{ }^\circ\text{C}, température à laquelle la pression de vapeur saturante de l'eau est :

P_{\text{sat}}(37\text{ }^\circ\text{C}) = 60\text{ hPa}

Dans le vide spatial, la pression extérieure est nulle (P_{\text{ext}} \approx 0).

  • Si la pression ambiante descend en dessous de P_{\text{sat}} = 60\text{ hPa} (limite dite d'Armstrong), la phase liquide de l'eau devient thermodynamiquement instable par rapport à la phase vapeur à 37\text{ }^\circ\text{C}.
  • L'eau corporelle (salive, larmes, liquide alvéolaire des poumons, puis le sang des capillaires proches de la surface) entrerait alors en ébullition spontanée à température corporelle.

Cette vaporisation immédiate des liquides physiologiques entraînerait une rupture des alvéoles pulmonaires, une embolie gazeuse massive et une mort quasi instantanée.

Une pressurisation minimale à une pression nettement supérieure à P_{\text{sat}} = 60\text{ hPa} est donc strictement obligatoire pour maintenir l'eau de l'organisme à l'état liquide.

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Partie V : Communications entre le vaisseau et le centre terrestre

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 15 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : plasma, pulsation plasma, vitesse de groupe

On suppose que la base de contrôle envoie des ondes électromagnétiques planes dans tout le demi-espace au-dessus de la Terre. On s'intéresse à une composante du spectre émis caractérisé par le champ électrique réel . a) Préciser les caractéristiques de l'onde.

Par la suite, on utilisera les grandeurs complexes associées aux champs comme avec . On s'intéresse à la propagation de l'onde dans le plasma. b) En appliquant le principe fondamental de la dynamique aux charges mobiles et en faisant des approximations que l'on explicitera, établir que la conductivité complexe du plasma peut s'écrire

On pose . c) En explicitant les équations de Maxwell dans le vide, établir la structure géométrique de l'onde et la relation de dispersion liant et . d) En déduire que le plasma se comporte comme un filtre passe-haut dont on établira la pulsation de coupure. e) Traduire la condition de propagation en termes de longueur d'onde. Dans le cas de la propagation, le plasma est-il un milieu dispersif ? Déterminer la vitesse de groupe en fonction de , et de . f) La communication entre le centre de tir et les cosmonautes se fait par une modulation, par les ondes acoustiques, de la fréquence du signal électromagnétique (la porteuse). Est-ce les sons graves ou les sons aigus qui arrivent les premiers au niveau de la réception quand ils ont été émis simultanément ? g) Application numérique : sachant que la densité d'électrons varie entre le jour et la nuit, calculer les fréquences de coupure correspondantes. Vérifier que la fréquence indiquée sur la figure 5 permet bien de communiquer. Indiquer les longueurs d'onde qui vont se réfléchir le jour et celles qui vont se réfléchir la nuit faute de pouvoir se propager. Cette fréquence vous parait-elle un bon choix ? h) Lors du freinage du vaisseau par l'atmosphère, la communication n'est plus possible avec la base. Expliquer pourquoi, sachant que sous l'effet de l'énorme échauffement, l'atmosphère se transforme en plasma plus dense avec une densité électronique de .

Voir l'indice

Écrire le principe fondamental de la dynamique sur un électron soumis au champ électrique de l'onde pour exprimer le vecteur densité de courant volumique, puis injecter \vec{j} dans l'équation d'onde issue des équations de Maxwell.

Voir la stratégie

Cette question aborde la modélisation classique de la propagation d'une onde électromagnétique dans un plasma peu collisionnel (modèle de Drude sans frottement pour l'ionosphère) :

  1. Identifier les symétries et propriétés spatiales et temporelles de l'onde proposée.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron du plasma soumis au champ de l'onde en justifiant les approximations usuelles, puis en déduire la loi d'Ohm locale complexe \underline{\vec{\jmath}} = \gamma \underline{\vec{E}}.
  3. Utiliser les équations de Maxwell pour établir l'équation de propagation et en déduire la relation de dispersion \omega^2 = \omega_c^2 + k^2 c^2.
  4. Analyser les régimes de propagation/atténuation et calculer la vitesse de groupe, puis appliquer numériquement aux conditions ionosphériques diurnes et nocturnes, ainsi qu'au phénomène de black-out de rentrée atmosphérique.
Voir la réponse courte

Modèle du plasma froid, équation de dispersion \omega^2 = \omega_c^2 + k^2 c^2, coupure passe-haut et calcul de la vitesse de groupe.

Voir le corrigé complet

a) Caractéristiques de l'onde : L'expression du champ électrique réel est \vec{E}_{\text{phys}} = E_0 \cos(\omega t - kz) \vec{e}_x. Il s'agit d'une onde :

  • plane : le champ ne dépend spatialement que de la coordonnée z, les plans d'onde (plans équiphases) sont les plans orthogonaux à l'axe (Oz) ;
  • progressive : elle se propage dans le sens des z croissants (vers le haut), avec un terme de phase (\omega t - kz) ;
  • monochromatique (ou harmonique) de pulsation \omega, de période T = \frac{2\pi}{\omega} et de fréquence f = \frac{\omega}{2\pi} ;
  • polarisée rectilignement selon la direction fixe \vec{e}_x, transverse à la direction de propagation portée par \vec{e}_z.

b) Conductivité complexe du plasma : Le plasma est constitué d'ions positifs et d'électrons de densité volumique n.

  • Les ions ont une masse beaucoup plus grande que celle des électrons (m_i \gg m_e), leur inertie est très grande : on les considère comme immobiles sous l'effet du champ électromagnétique. Seuls les électrons participent au courant.
  • Le plasma étant peu dense, on néglige les collisions entre particules (pas de terme phénoménologique de frottement).
  • La force magnétique de Lorentz est négligeable devant la force électrique : \frac{\|\vec{v} \times \vec{B}\|}{\|\vec{E}\|} \sim \frac{v B}{E} \sim \frac{v}{c} \ll 1 pour des électrons non relativistes.

Dans le référentiel d'étude supposé galiléen, le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron s'écrit :

m_e \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -e \vec{E}

En régime sinusoïdal établi, en notation complexe avec une dépendance en \exp(i\omega t) :

m_e (i\omega) \underline{\vec{v}} = -e \underline{\vec{E}} \implies \underline{\vec{v}} = -\frac{e}{i m_e \omega} \underline{\vec{E}}

Le vecteur densité volumique de courant s'obtient par \underline{\vec{\jmath}} = -n e \underline{\vec{v}} :

\underline{\vec{\jmath}} = -ne \left(-\frac{e}{i m_e \omega} \underline{\vec{E}}\right) = \frac{ne^2}{i m_e \omega} \underline{\vec{E}} = -i \frac{n e^2}{m_e \omega} \underline{\vec{E}}

Par identification avec la loi d'Ohm locale \underline{\vec{\jmath}} = \gamma \underline{\vec{E}}, on en déduit la conductivité complexe du plasma :

\boxed{\gamma = -i \frac{n e^2}{m_e \omega}}

c) Structure géométrique et relation de dispersion : Les équations de Maxwell dans le plasma s'écrivent, en l'absence de charges libres non neutralisées à l'échelle macroscopique (\rho = 0) :

\begin{aligned} \mathrm{div}\,\underline{\vec{E}} &= 0 \quad (\text{M-G}) \\ \mathrm{div}\,\underline{\vec{B}} &= 0 \quad (\text{M-$\Phi$}) \\ \vec{\operatorname{rot}}\,\underline{\vec{E}} &= - \frac{\partial \underline{\vec{B}}}{\partial t} \quad (\text{M-F}) \\ \vec{\operatorname{rot}}\,\underline{\vec{B}} &= \mu_0 \underline{\vec{\jmath}} + \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \underline{\vec{E}}}{\partial t} \quad (\text{M-A}) \end{aligned}

Pour une onde plane progressive harmonique dépendant de (\omega t - kz), les opérateurs différentiels spatio-temporels s'expriment par \vec{\nabla} \equiv -i\vec{k} = -i k \vec{e}_z et \frac{\partial}{\partial t} \equiv i\omega.

Structure géométrique :

  • D'après (M-G), -i\vec{k} \cdot \underline{\vec{E}} = 0 \implies \underline{\vec{E}} \cdot \vec{e}_z = 0, l'onde est donc transverse électrique.
  • D'après (M-\Phi), -i\vec{k} \cdot \underline{\vec{B}} = 0 \implies \underline{\vec{B}} \cdot \vec{e}_z = 0, l'onde est transverse magnétique.
  • D'après (M-F), -i\vec{k} \times \underline{\vec{E}} = -i\omega \underline{\vec{B}}, d'où :

    \underline{\vec{B}} = \frac{\vec{k} \times \underline{\vec{E}}}{\omega} = \frac{k}{\omega} E_0 \exp[i(\omega t - kz)] \vec{e}_y

    Le trièdre (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) étant direct, les champs \vec{E}, \vec{B} et le vecteur d'onde \vec{k} forment un trièdre orthogonal direct. L'onde est donc transverse électromagnétique (TEM).

Relation de dispersion : En appliquant l'identité \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\,\underline{\vec{E}}) = \vec{\operatorname{grad}}(\mathrm{div}\,\underline{\vec{E}}) - \Delta \underline{\vec{E}} :

\vec{\operatorname{grad}}(\mathrm{div}\,\underline{\vec{E}}) - \Delta \underline{\vec{E}} = -\mu_0 \frac{\partial \underline{\vec{\jmath}}}{\partial t} - \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2}

Comme \mathrm{div}\,\underline{\vec{E}} = 0, \Delta \underline{\vec{E}} = -k^2 \underline{\vec{E}}, et \mu_0 \varepsilon_0 = \frac{1}{c^2} :

k^2 \underline{\vec{E}} = -\mu_0 (i\omega \gamma) \underline{\vec{E}} + \frac{\omega^2}{c^2} \underline{\vec{E}}

En remplaçant \gamma = -i\frac{n e^2}{m_e \omega}, on a -\mu_0 (i\omega \gamma) = -\mu_0 \frac{n e^2}{m_e} = -\frac{1}{\varepsilon_0 c^2}\frac{n e^2}{m_e} = -\frac{\omega_c^2}{c^2}. Il vient :

\boxed{\omega^2 = \omega_c^2 + k^2 c^2 \quad \text{ou} \quad k^2 = \frac{\omega^2 - \omega_c^2}{c^2}}

d) Comportement passe-haut et pulsation de coupure :

  • Si \omega > \omega_c, k^2 > 0 : le nombre d'onde k = \frac{\sqrt{\omega^2 - \omega_c^2}}{c} est réel. L'onde se propage sans atténuation dans le plasma.
  • Si \omega < \omega_c, k^2 < 0 : le nombre d'onde est imaginaire pur, k = -i\kappa avec \kappa = \frac{\sqrt{\omega_c^2 - \omega^2}}{c}. L'onde est stationnaire et évanescente en \exp(-\kappa z) ; aucune énergie n'est propagée en moyenne temporelle, l'onde est totalement réfléchie à l'entrée du milieu.

Le milieu agit donc comme un filtre passe-haut dont la pulsation de coupure est la pulsation plasma :

\boxed{\omega_c = \sqrt{\frac{n e^2}{m_e \varepsilon_0}}}

e) Condition de propagation, dispersion et vitesse de groupe : La longueur d'onde dans le vide associée à une pulsation \omega étant \lambda = \frac{2\pi c}{\omega}, et \lambda_c = \frac{2\pi c}{\omega_c} :

\omega > \omega_c \iff \frac{2\pi c}{\lambda} > \frac{2\pi c}{\lambda_c} \iff \boxed{\lambda < \lambda_c}

Pour \omega > \omega_c, la vitesse de phase vaut v_\varphi = \frac{\omega}{k} = \frac{c}{\sqrt{1 - \frac{\omega_c^2}{\omega^2}}} > c. Comme v_\varphi dépend de la pulsation \omega, le plasma est un milieu dispersif.

La relation de dispersion différentiée donne :

2\omega \mathrm{d}\omega = 2 k c^2 \mathrm{d}k \implies v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = \frac{k c^2}{\omega}

Comme \frac{kc}{\omega} = \sqrt{1 - \frac{\omega_c^2}{\omega^2}} = \sqrt{1 - \left(\frac{\lambda}{\lambda_c}\right)^2}, on obtient :

\boxed{v_g = c \sqrt{1 - \left(\frac{\lambda}{\lambda_c}\right)^2}}

On remarque la relation classique v_\varphi v_g = c^2.

f) Vitesse d'arrivée des sons graves et aigus : La vitesse de groupe s'écrit également v_g(\omega) = c\sqrt{1 - \frac{\omega_c^2}{\omega^2}}. C'est une fonction strictement croissante de la pulsation \omega. Les composantes spectrales électromagnétiques de fréquence plus élevée se propagent donc à une vitesse de groupe plus grande, plus proche de c. Dans le cadre d'un signal modulé où les composantes acoustiques aiguës induisent des composantes électromagnétiques plus éloignées et plus hautes en fréquence (ou en assimilant le transport de l'information aux fréquences les plus élevées), ce sont les sons aigus qui arrivent les premiers au récepteur.

g) Application numérique : La fréquence de coupure s'écrit f_c = \frac{\omega_c}{2\pi} = \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{n e^2}{m_e \varepsilon_0}}. Avec les valeurs numériques fournies :

\frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{e^2}{m_e \varepsilon_0}} = \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{(1,60\cdot 10^{-19})^2}{9,11\cdot 10^{-31} \times 8,85\cdot 10^{-12}}} \approx 8,98\text{ Hz}\cdot\text{m}^{3/2}
  • Le jour : pour n = 10^{12}\text{ m}^{-3} :

    f_{c,\text{jour}} = 8,98 \times \sqrt{10^{12}} \approx 8,98\cdot 10^6\text{ Hz} \approx \boxed{9,0\text{ MHz}}

    La longueur d'onde de coupure associée est \lambda_{c,\text{jour}} = \frac{c}{f_{c,\text{jour}}} = \frac{3,00\cdot 10^8}{8,98\cdot 10^6} \approx \boxed{33\text{ m}}.

  • La nuit : pour n = 2\cdot 10^{10}\text{ m}^{-3} :

    f_{c,\text{nuit}} = 8,98 \times \sqrt{2\cdot 10^{10}} \approx 1,27\cdot 10^6\text{ Hz} \approx \boxed{1,3\text{ MHz}}

    La longueur d'onde de coupure associée est \lambda_{c,\text{nuit}} = \frac{c}{f_{c,\text{nuit}}} = \frac{3,00\cdot 10^8}{1,27\cdot 10^6} \approx \boxed{2,4\cdot 10^2\text{ m}}.

Sur la figure 5, on relève la fréquence de la balise radio du Voskhod-2 :

f_{\text{signal}} = 19,996\text{ MHz} \approx 20\text{ MHz}

Comme f_{\text{signal}} > f_{c,\text{jour}} > f_{c,\text{nuit}} (ou de manière équivalente \lambda_{\text{signal}} \approx 15\text{ m} < \lambda_c jour et nuit), cette onde peut se propager à travers l'ionosphère et assure ainsi la communication de jour comme de nuit.

  • Longueurs d'onde réfléchies le jour : \lambda > 33\text{ m} (soit f < 9,0\text{ MHz}).
  • Longueurs d'onde réfléchies la nuit : \lambda > 240\text{ m} (soit f < 1,3\text{ MHz}).

Cette fréquence de 20\text{ MHz} est un très bon choix : elle est suffisamment supérieure au maximum diurne de coupure (9\text{ MHz}) pour traverser l'ionosphère à tout moment, tout en restant dans le domaine des ondes décamétriques (HF), qui requiert une technologie radio compacte et robuste.

h) Black-out lors du freinage atmosphérique : Lors de la rentrée atmosphérique à grande vitesse, l'échauffement par compression et frottement visqueux ionise l'air, formant une gaine de plasma dense autour du vaisseau avec n_p \ge 1\cdot 10^{15}\text{ m}^{-3}. La fréquence de coupure de ce plasma vaut :

f_{c,\text{plasma}} \ge 8,98 \times \sqrt{10^{15}} \approx 2,8\cdot 10^8\text{ Hz} = 280\text{ MHz}

La fréquence de communication du vaisseau (f \approx 20\text{ MHz}) est nettement inférieure à f_{c,\text{plasma}} :

f_{\text{signal}} \ll f_{c,\text{plasma}}

L'onde émise est donc évanescente et subit une réflexion totale sur cette gaine d'ionisation entourant le vaisseau. Aucune communication radio avec la base n'est alors possible : c'est le phénomène de black-out radio de rentrée atmosphérique.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Identifiez bien la propagation dans le plasma et soignez la précision des calculs.

« Difficultés pour certains candidats qui ont considéré une propagation dans le vide et non dans le plasma (ambiguïté de l’énoncé et du vocabulaire « ondes de Maxwell dans le vide ») »

« Des fautes de calculs qui ne permettaient pas de répondre positivement. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : réseau de diffraction, interférence à n ondes

Pour émettre les ondes porteuses électromagnétiques, on utilise des réseaux d'antennes. Ces antennes sont réparties périodiquement dans l'espace (figure 7) émettant des ondes cohérentes de longueur d'onde . Les ondes sont en phase à l'émission. a) Rappeler en la justifiant ce qu'on appelle, dans le cas considéré, « la formule des réseaux » qui permet d'obtenir dans certaines directions des interférences constructives à partir d'ondes reçues cohérentes. Quel est l'avantage d'un nombre très grand d'antennes ? b) Comparer l'intensité du signal émis par une antenne unique ou par 4 antennes pour une onde émise : pour la première antenne. On comparera l'intensité des signaux émis au voisinage de en supposant . Existe-t-il d'autres directions pour lesquelles il y a un maximum d'intensité ? Commenter.

Voir l'indice

Déterminer le déphasage géométrique entre deux antennes successives \Delta \varphi = \frac{2\pi}{\lambda} d \cos\theta et sommer les exponentielles complexes à l'aide de la somme d'une suite géométrique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de marche et le déphasage entre deux antennes successives dans la direction repérée par \theta, puis poser la condition d'interférences constructives pour retrouver la formule des réseaux.
  2. Sommer les amplitudes complexes des ondes émises par les N=4 antennes en introduisant la variable u = \frac{\pi d}{\lambda}\cos\theta, puis étudier le maximum principal en \theta = \pi/2 et l'existence d'autres ordres d'interférence.
Voir la réponse courte

Formule des réseaux d\sin\theta = p\lambda, directivité accrue par le grand nombre d'antennes et amplification constructive en N^2.

Voir le corrigé complet

a) Formule des réseaux et rôle du nombre d'antennes

Considérons un réseau de sources ponctuelles identiques, synchrones et en phase, alignées le long d'un axe z avec un pas spatial d. Dans l'approximation de Fraunhofer (observation à l'infini ou à grande distance par rapport aux dimensions du réseau), les rayons émis vers le récepteur dans une direction faisant un angle \theta avec l'axe z (figure 7) sont parallèles.

La différence de marche entre deux antennes consécutives O_n et O_{n+1} séparées de \vec{O_n O_{n+1}} = d\,\vec{e}_z s'écrit :

\delta = \vec{O_n O_{n+1}} \cdot \vec{u} = d \cos\theta

Le déphasage correspondant entre deux ondes consécutives est :

\Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda}\delta = \frac{2\pi d}{\lambda}\cos\theta

Les interférences sont constructives lorsque toutes les ondes arrivent en phase, soit \Delta\varphi = 2p\pi avec p \in \mathbb{Z}. On obtient ainsi la formule des réseaux :

\boxed{d \cos\theta = p\lambda \quad (p \in \mathbb{Z})}

Avantages d'un très grand nombre N d'antennes :

  • Directivité accrue : la largeur angulaire du lobe principal est inversement proportionnelle à la taille totale du réseau (\Delta\theta \sim \frac{\lambda}{N d}), ce qui permet de focaliser l'onde émise dans une direction spatiale extrêmement précise.
  • Gain en puissance : dans la direction de pointage, les amplitudes s'ajoutent en phase (s_{\text{tot}} = N s_0), si bien que l'intensité maximale est multipliée par N^2 (I_{\max} = N^2 I_0), concentrant l'énergie vers la cible et limitant les pertes dans les autres directions.

b) Comparaison des intensités pour 1 et 4 antennes

Pour une antenne unique isolée, le signal reçu est s_1(t) = s_0 \exp(i\omega t) (à un facteur de propagation commun près), d'où une intensité :

I_1 = |s_0|^2 = I_0

Pour N = 4 antennes émettant en phase, le signal résultant s'écrit :

s_{\text{tot}}(t) = \sum_{n=0}^{3} s_0 \exp\big(i(\omega t - n\Delta\varphi)\big) = s_0 \exp(i\omega t) \sum_{n=0}^{3} \exp(-i n\Delta\varphi)

En sommant cette suite géométrique de raison e^{-i\Delta\varphi} et en factorisant par l'angle moitié :

\begin{aligned} \sum_{n=0}^{3} e^{-i n\Delta\varphi} &= \frac{1 - e^{-4i\Delta\varphi}}{1 - e^{-i\Delta\varphi}} = \frac{e^{-2i\Delta\varphi}(e^{2i\Delta\varphi} - e^{-2i\Delta\varphi})}{e^{-i\Delta\varphi/2}(e^{i\Delta\varphi/2} - e^{-i\Delta\varphi/2})} \\ &= e^{-i\frac{3}{2}\Delta\varphi}\,\frac{\sin(2\Delta\varphi)}{\sin(\Delta\varphi/2)} \end{aligned}

En posant u = \frac{\Delta\varphi}{2} = \frac{\pi d}{\lambda}\cos\theta, l'intensité totale est donnée par :

I_4(\theta) = I_0 \left(\frac{\sin(4u)}{\sin u}\right)^2

Pour un pas d = \frac{\lambda}{2}, on a u = \frac{\pi}{2}\cos\theta. Au voisinage de \theta = \frac{\pi}{2}, on a \cos\theta \to 0, donc u \to 0. D'après l'indication du sujet, \lim_{u\to 0}\frac{\sin 4u}{\sin u} = 4. L'intensité au centre du faisceau vaut donc :

\boxed{I_4\left(\frac{\pi}{2}\right) = 16\,I_0 = 16\,I_1}

L'intensité dans la direction perpendiculaire à l'axe du réseau est 16 fois supérieure à celle produite par une antenne seule.

Recherche d'autres maxima d'intensité :

  • Pour obtenir un autre maximum principal (pour lequel \left|\frac{\sin 4u}{\sin u}\right| = 4), il faudrait que u = p\pi avec p \in \mathbb{Z}^*. Cela impose :

    \frac{\pi}{2}\cos\theta = p\pi \implies \cos\theta = 2p

    Pour |p| \ge 1, |2p| \ge 2 > 1, ce qui est impossible car |\cos\theta| \le 1. Il n'existe donc aucun autre maximum principal.

  • Il existe uniquement des maxima secondaires d'intensité très faible. Le premier zéro du lobe principal a lieu pour 4u = \pm\pi \implies \cos\theta = \pm \frac{1}{2} (\theta = \frac{\pi}{3} ou \frac{2\pi}{3}). Le maximum secondaire situé vers u \approx \frac{3\pi}{8} présente une intensité :

    I_{\text{sec}} \approx \frac{I_0}{\sin^2(3\pi/8)} \approx 1{,}17\,I_0 \ll 16\,I_0

Commentaire : le choix de la distance inter-éléments d = \frac{\lambda}{2} est une règle fondamentale dans la conception des réseaux d'antennes. Elle assure l'absence de lobes de réseau (grating lobes), c'est-à-dire de directions parasites où la totalité de la puissance constructive serait rayonnée, garantissant ainsi une émission univoque et hautement directive vers le satellite.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à la définition de l'angle utilisé et assimilez le principe de directivité du réseau d'antennes.

« Les correcteurs ne s’attendaient pas à « piéger » les élèves par le choix de l’angle complémentaire de l’angle traditionnel. »

« Un nombre très petit de candidats a compris le principe d’accumulation et de directivité dans le réseau. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Partie VI : Difficile survie sur Terre à cause du froid

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : résistance thermique, loi de newton

Un homme nu perd de l'énergie par des phénomènes de convection et de rayonnement avec une puissance surfacique où est la température de surface de la peau de l'homme, est la température du milieu extérieur supposée constante, ce qui permet de considérer constante aussi égale à . Il y a conduction à travers la peau d'épaisseur et de conductivité thermique . La température du corps humain en dessous du derme est uniforme et égale à . On se place en régime permanent. On fait l'hypothèse simplificatrice de planéité locale parce que l'épaisseur est très inférieure aux rayons de courbure de la peau. a) Définir la notion de résistance thermique de conduction associée au derme de l'homme nu dont la surface vaut . Donner son expression en fonction de , et de . Calculer sa valeur. b) Définir la résistance de convection-rayonnement de l'homme nu et préciser si elle est en parallèle ou en série avec . L'organisme de l'homme émet de l'eau par les voies respiratoires, ce qui correspond à une puissance . Le métabolisme lui apporte une puissance . c) Calculer la puissance qui permettrait à un homme nu de vivre dans un environnement à . Commenter, sachant qu'en général le métabolisme d'un homme normalement nourri peut lui fournir . d) En fait, les cosmonautes sont habillés de leur scaphandre qui les recouvrent à . On considère qu'au niveau de leur combinaison d'épaisseur , il n'y a plus ni convection ni rayonnement mais seulement conduction avec une conductivité égale à et qu'on peut négliger le phénomène de diffusion thermique dans le derme. Calculer la résistance équivalente et la puissance qui permettrait aux cosmonautes de survivre à la température de . Commenter.

Voir l'indice

Associer en série la résistance conductive du derme R_{\text{diff}} = \frac{e}{\lambda S} et la résistance superficielle d'échange R_{\text{cr}} = \frac{1}{\alpha S}, puis écrire le bilan d'énergie stationnaire reliant les pertes thermiques au métabolisme.

Voir la stratégie
  1. Pour les questions a) et b), on exploite l'analogie électrothermique en exprimant le lien entre l'écart de température \Delta T et le flux thermique \Phi pour la conduction (loi de Fourier monodimensionnelle) et pour le transfert de surface (loi de Newton pour convection-rayonnement).
  2. En c), on effectue un bilan d'énergie en régime stationnaire pour le corps humain : la puissance métabolique P_m compense les pertes respiratoires P_e et le flux thermique traversant successivement le derme puis l'atmosphère (résistances en série).
  3. En d), le corps est décomposé en deux zones en parallèle soumises au même gradient global T_{\text{eq}} - T_{\text{ext}} : la zone vêtue (conduction seule à travers la combinaison) et la zone nue (convection-rayonnement seul).
Voir la réponse courte

Résistances thermiques de conduction et de surface en série, puis bilan de puissance pour déterminer la puissance métabolique P_m.

Voir le corrigé complet

a) Résistance thermique de conduction du derme

Par analogie avec la loi d'Ohm (U = R I), la résistance thermique R_{\text{diff}} est définie par le quotient de l'écart de température \Delta T entre les deux faces d'une paroi par le flux thermique \Phi qui la traverse :

R_{\text{diff}} = \frac{\Delta T}{\Phi}

D'après la loi de Fourier, dans l'approximation d'une géométrie plane monodimensionnelle selon un axe Ox orthogonal à la peau :

\vec{J}_Q = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} \vec{e}_x

En régime permanent et sans source interne dans le derme, le flux thermique \Phi = J_Q S est conservatif :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}x} = -\frac{\Phi}{\lambda S} \quad \implies \quad T_{\text{eq}} - T_h = \frac{e}{\lambda S} \Phi

On en déduit l'expression de la résistance thermique de conduction :

\boxed{R_{\text{diff}} = \frac{e}{\lambda S}}

Application numérique :

R_{\text{diff}} = \frac{1,0 \cdot 10^{-3}}{0,63 \times 1,5} \approx \mathbf{1,06 \cdot 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

b) Résistance de convection-rayonnement

Le flux thermique total évacué par convection et rayonnement à travers la surface S de la peau s'écrit \Phi_{\text{cr}} = p_p S = \alpha S (T_h - T_{\text{ext}}). La résistance thermique associée est donc définie par :

\boxed{R_{\text{cr}} = \frac{T_h - T_{\text{ext}}}{\Phi_{\text{cr}}} = \frac{1}{\alpha S}}

Application numérique :

R_{\text{cr}} = \frac{1}{9,0 \times 1,5} \approx \mathbf{7,41 \cdot 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

En régime permanent, la chaleur traverse successivement le derme par conduction, puis l'interface cutanée par convection-rayonnement : ces deux transferts s'effectuent sous le même flux thermique global, donc R_{\text{cr}} est en série avec R_{\text{diff}}. La résistance thermique totale s'écrit :

R_{\text{tot}} = R_{\text{diff}} + R_{\text{cr}} = \frac{e}{\lambda S} + \frac{1}{\alpha S} \approx 7,52 \cdot 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}

c) Puissance métabolique nécessaire pour l'homme nu

En régime permanent, le premier principe appliqué à l'organisme impose un bilan de puissance nul :

P_m = P_e + \Phi_{\text{pertes}} = P_e + \frac{T_{\text{eq}} - T_{\text{ext}}}{R_{\text{tot}}}

Avec T_{\text{eq}} = 310\text{ K} et T_{\text{ext}} = 263\text{ K}, l'écart de température vaut \Delta T = 47\text{ K}.

\Phi_{\text{pertes}} = \frac{47}{7,52 \cdot 10^{-2}} \approx 625\text{ W}

D'où la puissance métabolique nécessaire :

\boxed{P_m = 8 + 625 \approx 633\text{ W}}

Commentaire : Un être humain normalement nourri ne peut fournir qu'environ 150\text{ W}. La puissance requise (633\text{ W}) étant plus de quatre fois supérieure, l'organisme ne peut compenser ces déperditions : l'homme nu entre très rapidement en hypothermie sévère et meurt de froid.

d) Effet du scaphandre

Le corps présente désormais deux zones de déperdition thermique opérant en parallèle entre les températures T_{\text{eq}} et T_{\text{ext}} :

  • Une zone couverte à 90\,\% (S_1 = 0,90 S = 1,35\text{ m}^2), où le transfert se fait uniquement par conduction dans la combinaison (la diffusion dans le derme étant négligée) :

    R_1 = \frac{e'}{\lambda' S_1} = \frac{0,05}{0,05 \times 1,35} = \frac{1}{1,35}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \approx 0,741\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
  • Une zone non couverte à 10\,\% (S_2 = 0,10 S = 0,15\text{ m}^2), où le transfert s'effectue par convection-rayonnement (la diffusion cutanée restant négligeable) :

    R_2 = \frac{1}{\alpha S_2} = \frac{1}{9,0 \times 0,15} = \frac{1}{1,35}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \approx 0,741\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}

Les deux résistances étant en parallèle, la résistance équivalente R_{\text{éq}} vaut :

\frac{1}{R_{\text{éq}}} = \frac{1}{R_1} + \frac{1}{R_2} = 1,35 + 1,35 = 2,70\text{ W}\cdot\text{K}^{-1} \quad \implies \quad \boxed{R_{\text{éq}} = \frac{1}{2,70} \approx 0,370\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

À la température extérieure de -10\text{ }^\circ\text{C} (T_{\text{ext}} = 263\text{ K}, \Delta T = 47\text{ K}), le flux thermique perdu est :

\Phi' = \frac{\Delta T}{R_{\text{éq}}} = 47 \times 2,70 = 127\text{ W}

La puissance métabolique nécessaire devient :

\boxed{P_m' = P_e + \Phi' = 8 + 127 = 135\text{ W}}

Commentaire : La puissance requise (135\text{ W}) est inférieure aux 150\text{ W} du métabolisme de base : les cosmonautes peuvent survivre à -10\text{ }^\circ\text{C}. Cependant, la marge est très faible. Si la température chute à -30\text{ }^\circ\text{C} (\Delta T = 67\text{ K}), la puissance requise passe à P_m' = 8 + 67 \times 2,70 \approx 189\text{ W} > 150\text{ W}, ce qui justifie pleinement le largage urgent de vêtements adaptés et la construction d'un abri de fortune par les sauveteurs.

Résultat

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Partie VII : Existence du pergélisol

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : décomposition en série de fourier, onde thermique

Pourquoi peut-on s'intéresser à une variation harmonique ? Que représentent et ?

Voir l'indice

Rappeler que l'équation de la diffusion thermique est linéaire et invoquer le théorème de Fourier : T_0 est la moyenne annuelle et \theta_0 l'amplitude de l'oscillation thermique de surface.

Voir la stratégie
  1. Justifier l'approche harmonique en s'appuyant sur la linéarité de l'équation de diffusion thermique et l'analyse de Fourier.
  2. Identifier les grandeurs physiques associées à la composante continue et à la modulation temporelle dans l'expression de la température de surface.
Voir la réponse courte

Linéarité de l'équation de la diffusion autorisant l'analyse harmonique ; interprétation de la température moyenne T_0 et de l'amplitude \theta_0.

Voir le corrigé complet

L'équation de la diffusion thermique (équation de la chaleur sans terme source) qui régit l'évolution spatio-temporelle de la température T(z,t) dans le sol est une équation aux dérivées partielles linéaire à coefficients constants (les propriétés thermophysiques \lambda, c et \mu étant supposées uniformes et indépendantes de la température).

D'après le théorème de Fourier, toute sollicitation de surface périodique dans le temps (période journalière de 24\text{ h} ou annuelle d'1\text{ an}) se décompose en une composante continue et une somme d'harmoniques sinusoïdales :

T(0,t) = T_0 + \sum_{n=1}^{+\infty} \theta_n \cos(n\omega t + \varphi_n)

En vertu du principe de superposition propre aux systèmes linéaires, la solution générale est la superposition des réponses à chaque harmonique. L'étude d'une composante harmonique élémentaire à la pulsation \omega suffit donc à décrire le comportement du système (et constitue une excellente approximation si l'on se restreint au fondamental).

D'après la forme complexe T(0,t) = T_0 + \theta_0 \exp(i\omega t), en repassant à la grandeur réelle T(0,t) = T_0 + \theta_0 \cos(\omega t) (en choisissant l'origine des temps telle que la phase soit nulle) :

  • \boxed{{T_0}} représente la température moyenne à la surface du sol (moyenne temporelle sur une période).
  • \boxed{{\theta_0}} représente l'amplitude des variations périodiques de la température à la surface du sol (demi-étendue des oscillations thermiques).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Sachez justifier l'intérêt physique d'une étude en régime harmonique.

« Quasiment aucun candidat ne peut justifier l’utilisation d’une composante harmonique. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de la diffusion thermique, loi de fourier

Traduire le premier principe pour le système élémentaire, de section , situé entre et en supposant que le sol est caractérisé par une capacité thermique massique , une masse volumique et une conductivité thermique supposées constantes et uniformes. En déduire l'équation différentielle à laquelle obéit .

Voir l'indice

Appliquer le premier principe de la thermodynamique à une tranche de sol d'épaisseur \mathrm{d}z entre les instants t et t+\mathrm{d}t en combinant la variation d'énergie interne avec le flux net issu de la loi de Fourier.

Voir la stratégie
  1. Définir le système fermé élémentaire constitué de la tranche de sol comprise entre z et z + \mathrm{d}z, de section S, entre les instants t et t + \mathrm{d}t.
  2. Appliquer le premier principe de la thermodynamique sous forme locale/intégrale en explicitant la variation d'énergie interne et le bilan des transferts thermiques conductifs aux frontières.
  3. Injecter la loi de Fourier unidimensionnelle pour aboutir à l'équation de la diffusion thermique (équation de la chaleur).
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie interne sur une tranche élémentaire de sol et loi de Fourier conduisant à l'équation de la chaleur 1D.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué par la tranche de sol située entre les cotes z et z + \mathrm{d}z, de section droite S normale à l'axe (Oz), de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}z et de masse :

\mathrm{d}m = \mu\,S\,\mathrm{d}z

Le milieu étant condensé et indéformable, le travail des forces de pression est nul (\delta W = 0) et les capacités thermiques à volume et pression constants sont confondues (c_v = c_p = c). De plus, il n'y a pas de source de chaleur interne.

Entre les instants t et t + \mathrm{d}t, la variation d'énergie interne élémentaire du système s'écrit :

\mathrm{d}U = \mathrm{d}m \, c \, [T(z, t + \mathrm{d}t) - T(z,t)] = \mu c S\,\mathrm{d}z \, \frac{\partial T}{\partial t}(z,t)\,\mathrm{d}t

D'après le premier principe de la thermodynamique, \mathrm{d}U = \delta Q, où \delta Q est le transfert thermique net reçu à travers les parois :

  • Par invariance par translation selon x et y, le flux thermique est purement axial selon \vec{e}_z ; il n'y a donc aucun échange latéral.
  • À la cote z, la puissance thermique reçue à travers la section S orientée selon +\vec{e}_z est \Phi(z,t) = \vec{J}_Q(z,t)\cdot\vec{e}_z \, S = J_Q(z,t)\,S.
  • À la cote z + \mathrm{d}z, la puissance thermique reçue est -\Phi(z+\mathrm{d}z,t) = -J_Q(z+\mathrm{d}z,t)\,S.

Le bilan thermique algébrique pendant \mathrm{d}t s'exprime ainsi :

\delta Q = [\Phi(z,t) - \Phi(z+\mathrm{d}z,t)]\,\mathrm{d}t = -\frac{\partial J_Q}{\partial z}(z,t)\,S\,\mathrm{d}z\,\mathrm{d}t

La loi de Fourier unidimensionnelle s'écrit :

\vec{J}_Q(z,t) = -\lambda\,\vec{\mathrm{grad}}\,T = -\lambda\,\frac{\partial T}{\partial z}(z,t)\,\vec{e}_z \implies J_Q(z,t) = -\lambda\,\frac{\partial T}{\partial z}(z,t)

La conductivité thermique \lambda étant uniforme et constante :

-\frac{\partial J_Q}{\partial z}(z,t) = \lambda\,\frac{\partial^2 T}{\partial z^2}(z,t)

En égalant \mathrm{d}U et \delta Q et en simplifiant par S\,\mathrm{d}z\,\mathrm{d}t \neq 0, on obtient l'équation différentielle régissant T(z,t) :

\mu c\,\frac{\partial T}{\partial t} = \lambda\,\frac{\partial^2 T}{\partial z^2}

soit encore :

\boxed{\frac{\partial T}{\partial t}(z,t) = \frac{\lambda}{\mu c}\,\frac{\partial^2 T}{\partial z^2}(z,t)}

Résultat

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : onde thermique, épaisseur de peau thermique

On cherche donc des solutions à variables séparées du type . a) À quelle équation différentielle obéit ? Quelle est la dimension de ? b) En déduire la loi . Quel type de solution avez-vous obtenu ? c) Exprimer la longueur de pénétration de l'onde et la vitesse de phase en fonction de , , et de . d) Le sol est caractérisé par les valeurs suivantes :

Calculer la longueur de pénétration de l'onde engendrée par les variations annuelles de température. e) En Sibérie, la température moyenne sur une année de la ville Ojmajakon vaut avec des amplitudes de variations d'environ . Jusqu'à quelle profondeur le sol restera-t-il gelé en été ?

Voir l'indice

Poser la solution spatiale sous forme exponentielle en ne conservant que la racine de partie réelle négative afin d'assurer la convergence en profondeur, et identifier l'épaisseur de pénétration \delta = \sqrt{2\lambda/(\mu c \omega)}.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme à variables séparées dans l'équation de diffusion établie en Q15 pour obtenir l'équation différentielle en z et analyser la dimension du préfacteur par analyse dimensionnelle.
  2. Résoudre l'équation différentielle spatiale en éliminant la solution divergeant à l'infini et en imposant la condition aux limites en z=0, puis revenir à la grandeur réelle.
  3. Déterminer l'atténuation spatiale \delta et la vitesse de phase v_\varphi à partir de l'expression de l'onde progressive amortie.
  4. Effectuer les applications numériques en précisant la pulsation annuelle et en discutant la valeur numérique de \lambda fournie par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Recherche de solution sous forme d'onde thermique amortie, calcul de la longueur de pénétration \delta et profondeur de gel permanent.

Voir le corrigé complet

a) Équation différentielle vérifiée par f(z) et analyse dimensionnelle

D'après le résultat de la question Q15, l'équation de diffusion thermique à une dimension s'écrit :

\frac{\partial T}{\partial t} = \frac{\lambda}{\mu c}\,\frac{\partial^2 T}{\partial z^2}

En introduisant l'expression à variables séparées T(z,t) - T_0 = f(z)\exp(i\omega t), on a :

\begin{aligned} \frac{\partial T}{\partial t} &= i\omega f(z)\exp(i\omega t) \\ \frac{\partial^2 T}{\partial z^2} &= f''(z)\exp(i\omega t) \end{aligned}

En injectant ces dérivées dans l'équation de diffusion et après simplification par \exp(i\omega t), on obtient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 f}{\mathrm{d}z^2} - i\,\frac{\mu c \omega}{\lambda}\,f(z) = 0}

Pour la dimension de la grandeur K = \dfrac{\omega c \mu}{\lambda}, rappelons les dimensions des grandeurs intervenant :

  • [\omega] = \mathrm{T}^{-1} ;
  • La diffusivité thermique D = \dfrac{\lambda}{\mu c} est homogène à une surface par unité de temps : [D] = \mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-1}.

Il vient donc immédiatement :

\left[ \frac{\omega c \mu}{\lambda} \right] = \left[ \frac{\omega}{D} \right] = \frac{\mathrm{T}^{-1}}{\mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-1}} = \mathrm{L}^{-2}
\boxed{\left[ \frac{\omega c \mu}{\lambda} \right] = \mathrm{L}^{-2} \quad (\text{l'inverse du carré d'une longueur, en }\mathrm{m}^{-2})}

b) Loi T(z,t) et nature de la solution

L'équation caractéristique associée à l'équation différentielle spatiale est r^2 - i\,\dfrac{\mu c \omega}{\lambda} = 0. En posant :

\delta = \sqrt{\frac{2\lambda}{\mu c \omega}}

et sachant que \sqrt{i} = \dfrac{1+i}{\sqrt{2}}, les deux racines caractéristiques sont :

r = \pm (1+i)\sqrt{\frac{\mu c \omega}{2\lambda}} = \pm \frac{1+i}{\delta}

La solution générale s'écrit donc :

f(z) = A \exp\left(-\frac{1+i}{\delta}z\right) + B \exp\left(+\frac{1+i}{\delta}z\right)

Comme la température doit rester finie lorsque z \to +\infty, le terme croissant impose B = 0.

La condition à la surface z = 0 donne :

T(0,t) - T_0 = \theta_0 \exp(i\omega t) \implies f(0) = \theta_0 \implies A = \theta_0

On en déduit la forme complexe de l'écart de température :

\underline{T}(z,t) - T_0 = \theta_0 \exp\left(-\frac{z}{\delta}\right) \exp\left(i\left(\omega t - \frac{z}{\delta}\right)\right)

En prenant la partie réelle :

\boxed{T(z,t) = T_0 + \theta_0 \exp\left(-\frac{z}{\delta}\right)\cos\left(\omega t - \frac{z}{\delta}\right)}

Il s'agit d'une onde thermique plane progressive amortie se propageant selon les z croissants.

c) Longueur de pénétration et vitesse de phase

L'amplitude décroît exponentiellement selon le facteur \exp(-z/\delta). La longueur caractéristique d'atténuation (ou épaisseur de peau thermique) est :

\boxed{\delta = \sqrt{\frac{2\lambda}{\mu c \omega}}}

La phase de l'onde s'écrit \varphi(z,t) = \omega t - \dfrac{z}{\delta}. Le plan d'onde se déplace à la vitesse de phase v_\varphi telle que \mathrm{d}\varphi = 0, soit \omega\,\mathrm{d}t - \dfrac{\mathrm{d}z}{\delta} = 0 :

\boxed{v_\varphi = \omega \delta = \sqrt{\frac{2\lambda\omega}{\mu c}}}

d) Application numérique de la longueur de pénétration annuelle

Pour les variations annuelles, la période est T_{\text{an}} = 365,25 \times 24 \times 3600 \approx 3,16\cdot 10^7\text{ s}, d'où :

\omega = \frac{2\pi}{T_{\text{an}}} \approx \frac{2\pi}{3,156\cdot 10^7} \approx 1,99\cdot 10^{-7}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Avec les valeurs numériques données dans le sujet : \lambda = 1,5\cdot 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, c = 9,0\cdot 10^2\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} et \mu = 1,6\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} :

\delta = \sqrt{\frac{2 \times 1,5\cdot 10^3}{1,6\cdot 10^3 \times 9,0\cdot 10^2 \times 1,99\cdot 10^{-7}}} \approx 1,0\cdot 10^2\text{ m}
\boxed{\delta \approx 1,0\cdot 10^2\text{ m} \quad (\text{avec }\lambda = 1,5\cdot 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1})}

Remarque physique : La conductivité thermique usuelle d'un sol est de l'ordre de 1,5\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} (et non 1,5\cdot 10^3). Avec la valeur réaliste \lambda = 1,5\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, on trouverait \delta \approx 3,2\text{ m}.

e) Profondeur du sol gelé en été

À la profondeur z, la température maximale atteinte au cours de l'année (en été) correspond au maximum de l'oscillation cosinusoïdale (\cos = 1) :

T_{\max}(z) = T_0 + \theta_0 \exp\left(-\frac{z}{\delta}\right)

Le sol reste gelé en été si et seulement si T_{\max}(z) \le 0\text{ }^\circ\text{C} :

\begin{aligned} T_0 + \theta_0 \exp\left(-\frac{z}{\delta}\right) \le 0 &\iff \exp\left(-\frac{z}{\delta}\right) \le -\frac{T_0}{\theta_0} \\ &\iff z \ge \delta \ln\left(\frac{\theta_0}{-T_0}\right) \end{aligned}

Avec T_0 = -16\text{ }^\circ\text{C} et \theta_0 = 40\text{ }^\circ\text{C} :

\frac{\theta_0}{-T_0} = \frac{40}{16} = 2,5 \implies \ln(2,5) \approx 0,916
  • Avec la valeur calculée à partir des données de l'énoncé (\delta \approx 102\text{ m}) :

    \boxed{z_{\text{gel}} \ge 94\text{ m}}
  • Avec la valeur physique usuelle (\delta \approx 3,24\text{ m}) :

    z_{\text{gel}} \ge 0,916 \times 3,24\text{ m} \approx 3,0\text{ m}

Ainsi, le sol reste gelé toute l'année au-delà d'une profondeur seuil z_{\text{gel}}, constituant le pergélisol sous la couche superficielle active qui dégèle en été.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Établissez soigneusement l'équation différentielle, servez-vous-en pour l'analyse dimensionnelle et reconnaissez l'effet de peau.

« Beaucoup de difficultés dans l’ensemble : équation différentielle souvent inexacte et résolution fausse même si elle est exacte. »

« Certains ne pensent pas à utiliser l’équation différentielle pour justifier l’analyse dimensionnelle. »

« Très peu voient l’effet de peau. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Partie VIII : Thermokarst dû aux bulles de méthane

Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 12 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : schéma de lewis, loi de hess, température de flamme

Intéressons-nous aux propriétés chimiques du méthane. a) Indiquer les configurations électroniques des atomes H, C et O. Proposer des formules de Lewis pour les molécules d'eau, de dioxyde de carbone, de monoxyde de carbone et de méthane. b) Écrire les réactions de combustion complète (réaction 1) ou incomplète (réaction 2) du méthane . Une combustion complète donne naissance à la forme oxydée du carbone tandis qu'une combustion incomplète donne naissance à la forme oxydée . c) Calculer les enthalpies standards de ces deux réactions, supposées indépendantes de la température. d) En assimilant les bulles de méthane à des sphères, de rayon de à et , calculer l'énergie maximale libérée par l'oxydation de la bulle. Évaluer le volume d'air nécessaire. On considère les gaz parfaits et l'air comme un mélange parfait contenant de dioxygène et du diazote. e) En supposant l'oxydation complète totale (1), quelle température obtiendrait-on à partir d'une température estivale de ? On supposera la combustion suffisamment rapide pour supposer que le système siège de la transformation chimique évolue de manière isobare adiabatique. On admet que les gaz parfaits sont caractérisés par une capacité thermique molaire isobare qui vaut . La capacité thermique isobare molaire de l'eau liquide vaut et son enthalpie molaire de vaporisation vaut . Commenter, sachant que la température d'auto-inflammation des herbes sèches et brindilles est de l'ordre de .

Voir l'indice

Établir les schémas de Lewis des espèces en dénombrant les doublets liants et non liants, appliquer la loi de Hess pour les enthalpies standard de réaction, puis écrire \Delta H = 0 pour évaluer la température de flamme adiabatique.

Voir la stratégie
  1. Pour la question a), appliquer les règles de remplissage (Klechkowski, Pauli, Hund) pour les atomes, puis dénombrer les électrons de valence pour établir les schémas de Lewis des molécules selon la règle de l'octet.
  2. Pour les questions b) et c), écrire les équations équilibrées pour une mole de méthane avec \mathrm{H_2O} sous sa forme de référence tabulée (\mathrm{H_2O(\ell)}), puis appliquer la loi de Hess.
  3. Pour la question d), déterminer le volume de la sphère, la quantité de matière via l'équation d'état des gaz parfaits, l'énergie libérée puis le volume d'air en tenant compte de la proportion de \mathrm{O_2}.
  4. Pour la question e), concevoir un cycle thermodynamique isobare à \Delta H = 0 (flamme adiabatique) pour trouver la température finale des produits.
Voir la réponse courte

Formules de Lewis, calcul des enthalpies standard de combustion par la loi de Hess et calcul de la température de flamme adiabatique.

Voir le corrigé complet

a) Configurations électroniques et formules de Lewis

  • \mathrm{H}\ (Z = 1) : 1s^1 (1 électron de valence).
  • \mathrm{C}\ (Z = 6) : 1s^2\, 2s^2\, 2p^2 (4 électrons de valence).
  • \mathrm{O}\ (Z = 8) : 1s^2\, 2s^2\, 2p^4 (6 électrons de valence).

Formules de Lewis :

b) Réactions de combustion Pour une mole de méthane :

\boxed{\text{Réaction 1 (complète) :}\quad \mathrm{CH_4(g)} + 2\,\mathrm{O_2(g)} = \mathrm{CO_2(g)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)}}
\boxed{\text{Réaction 2 (incomplète) :}\quad \mathrm{CH_4(g)} + \frac{3}{2}\,\mathrm{O_2(g)} = \mathrm{CO(g)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)}}

c) Enthalpies standard de réaction à 298\text{ K} D'après la loi de Hess :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ_1 &= \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO_2(g)}) + 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H_2O(\ell)}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{CH_4(g)}) \\ &= -393{,}5 + 2\times(-285{,}8) - (-74{,}4) = -890{,}7\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\begin{aligned} \Delta_r H^\circ_2 &= \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO(g)}) + 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H_2O(\ell)}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{CH_4(g)}) \\ &= -111{,}0 + 2\times(-285{,}8) - (-74{,}4) = -608{,}2\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r H^\circ_1 = -891\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \quad \text{et} \quad \Delta_r H^\circ_2 = -608\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

d) Énergie libérée et volume d'air nécessaire Le volume d'une bulle sphérique de rayon R = 40\text{ m} vaut :

V = \frac{4}{3}\pi R^3 = \frac{4}{3}\pi (40)^3 \approx 2{,}68\cdot 10^5\text{ m}^3

La quantité de matière de méthane correspondante, à P = 10^5\text{ Pa} et T = 273\text{ K}, est :

n = \frac{PV}{RT} = \frac{10^5 \times 2{,}68\cdot 10^5}{8{,}31 \times 273} \approx 1{,}18\cdot 10^7\text{ mol}

L'énergie maximale libérée correspond à la combustion complète :

Q_{\text{max}} = n\,|\Delta_r H^\circ_1| = 1{,}18\cdot 10^7 \times 890{,}7\cdot 10^3 \approx 1{,}05\cdot 10^{13}\text{ J}
\boxed{Q_{\text{max}} \approx 1{,}1\cdot 10^{13}\text{ J} \approx 11\text{ TJ}}

La stœchiométrie impose n(\mathrm{O_2}) = 2\,n(\mathrm{CH_4}). Dans les mêmes conditions de température et de pression, le volume de dioxygène est V(\mathrm{O_2}) = 2\,V. L'air contenant 20\,\% de \mathrm{O_2}, le volume d'air nécessaire est :

V_{\text{air}} = \frac{V(\mathrm{O_2})}{0{,}20} = 10\,V \approx 2{,}68\cdot 10^6\text{ m}^3
\boxed{V_{\text{air}} \approx 2{,}7\cdot 10^6\text{ m}^3}

e) Température de flamme adiabatique La transformation étant adiabatique et isobare à la pression P^\circ, la variation d'enthalpie globale est nulle : \Delta H = 0. Considérons la combustion d'une mole de \mathrm{CH_4} dans la quantité stœchiométrique d'air (2\text{ mol de }\mathrm{O_2} et 8\text{ mol de }\mathrm{N_2}) à T_0 = 27\text{ }^\circ\text{C} = 300\text{ K}. Les produits sont constitués de 1\text{ mol de }\mathrm{CO_2(g)}, 2\text{ mol de }\mathrm{H_2O} et 8\text{ mol de }\mathrm{N_2(g)}.

On décompose la transformation en :

  1. Réaction à T_0 formant \mathrm{H_2O(\ell)} : \Delta H_1 = \Delta_r H^\circ_1 \approx -890{,}7\text{ kJ}.
  2. Échauffement de 2\text{ mol} de \mathrm{H_2O(\ell)} de T_0 = 300\text{ K} à T_{\text{eb}} = 373\text{ K} :

    \Delta H_2 = 2\,C_p'\,(T_{\text{eb}} - T_0) = 2 \times 75 \times 73 = 10{,}95\text{ kJ}
  3. Vaporisation de 2\text{ mol} d'eau à 373\text{ K} :

    \Delta H_3 = 2\,\Delta_{\text{vap}}H^\circ = 2 \times 40{,}8 = 81{,}6\text{ kJ}
  4. Échauffement des gaz jusqu'à la température finale T_f :

    \begin{aligned} \Delta H_4 &= 1 \times C_p\,(T_f - T_0) + 8 \times C_p\,(T_f - T_0) + 2 \times C_p\,(T_f - T_{\text{eb}}) \\ &= 9\,C_p\,(T_f - 300) + 2\,C_p\,(T_f - 373) \\ &= 11\,C_p\,T_f - C_p\,(2700 + 746) = 11\,C_p\,T_f - 3446\,C_p \end{aligned}

Avec C_p = 21\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, le bilan \Delta H = \Delta H_1 + \Delta H_2 + \Delta H_3 + \Delta H_4 = 0 s'écrit :

-890{,}7\cdot 10^3 + 10{,}95\cdot 10^3 + 81{,}6\cdot 10^3 - 3446 \times 21 + 11 \times 21 \times T_f = 0
231\,T_f = 870{,}5\cdot 10^3 \implies T_f \approx 3{,}77\cdot 10^3\text{ K} \approx 3\,500\text{ }^\circ\text{C}

(Dans l'hypothèse d'une combustion sans diazote, on obtiendrait une température encore plus élevée, de l'ordre de 10^4\text{ K}, physiquement limitée par la dissociation thermique des molécules).

\boxed{T_f \approx 3{,}8\cdot 10^3\text{ K} \approx 3\,500\text{ }^\circ\text{C}}

Cette température est très largement supérieure à la température d'auto-inflammation de la végétation sèche (300\text{ }^\circ\text{C}). L'inflammation de telles poches de méthane constitue donc une source d'ignition redoutable et immédiate des incendies de taïga.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La méthode de détermination d'une température de flamme doit être bien maîtrisée.

« Par contre la détermination de la température de flamme a rarement été bien traitée. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Partie IX : Ressources minières de la Sibérie

A · Le diamant

Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : potentiel chimique, équilibre de phases

On donne les valeurs à des potentiels chimiques standards ainsi que les masses volumiques des variétés allotropiques du carbone que sont le graphite et le diamant dans le tableau. La masse volumique est supposée invariable.

Variété allotropique du carboneGraphiteDiamant
Masse volumique
Potentiel chimique standard à

a) Rappeler la définition du potentiel chimique d'un constituant. Quelle est la variété thermodynamiquement stable du carbone dans les conditions habituelles (, ) ? b) Établir que pour un corps pur en phase condensée, on a formule dans laquelle est le volume molaire et la pression. c) En déduire sous quelle pression les deux variétés allotropiques pourraient être en équilibre à . d) Commenter.

Voir l'indice

Partir de la différentielle du potentiel chimique d'un corps pur \mathrm{d}\mu = V_{\text{mol}}\,\mathrm{d}P - S_{\text{mol}}\,\mathrm{d}T et intégrer l'égalité des potentiels à température ambiante constante en supposant les volumes molaires indépendants de la pression.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition thermodynamique générale du potentiel chimique et son lien avec le critère d'évolution spontanée à T et P fixées.
  2. Exprimer la différentielle de l'enthalpie libre molaire d'un corps pur à partir de la relation fondamentale de Gibbs pour obtenir la dépendance en pression.
  3. Écrire la condition d'égalité des potentiels chimiques à l'équilibre et intégrer avec l'hypothèse de phase condensée incompressible pour déterminer la pression d'équilibre.
  4. Discuter la valeur obtenue en lien avec la géologie, la formation par impact de météorite et la notion de métastabilité cinétique.
Voir la réponse courte

Définition de \mu, relation (\partial \mu/\partial P)_T = V_{\text{mol}} et calcul de la pression d'équilibre graphite-diamant à 298\text{ K}.

Voir le corrigé complet

a) Définition du potentiel chimique et variété stable

Pour un système fermé ou ouvert de composition variable, le potentiel chimique \mu_i du constituant i est défini par :

\mu_i = \left(\frac{\partial G}{\partial n_i}\right)_{T, \, P, \, n_{j \neq i}}

Pour un corps pur sous une seule phase, le potentiel chimique s'identifie à son enthalpie libre molaire :

\mu = G_{\text{mol}} = \frac{G}{n}

À température et pression fixées (T = 298\text{ K}, P^\circ = 1\text{ bar}), la condition d'équilibre stable correspond au minimum de l'enthalpie libre, donc au potentiel chimique standard le plus faible. D'après le tableau :

\mu^\circ(\text{graphite}) = 0 < \mu^\circ(\text{diamant}) = 2{,}88\cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}

La variété thermodynamiquement stable du carbone dans les conditions ambiantes est donc le graphite.

b) Dépendance du potentiel chimique avec la pression

L'identité thermodynamique fondamentale pour un corps pur s'écrit :

\mathrm{d}G = -S\,\mathrm{d}T + V\,\mathrm{d}P + \mu\,\mathrm{d}n

Comme G(T,P,n) = n\,\mu(T,P), on a par différentiation \mathrm{d}G = n\,\mathrm{d}\mu + \mu\,\mathrm{d}n, d'où :

\mathrm{d}\mu = -S_{\text{mol}}\,\mathrm{d}T + V_{\text{mol}}\,\mathrm{d}P

où S_{\text{mol}} = S/n et V_{\text{mol}} = V/n désignent respectivement l'entropie molaire et le volume molaire. À température constante (\mathrm{d}T = 0), on en déduit directement :

\boxed{\left(\frac{\partial \mu}{\partial P}\right)_T = V_{\text{mol}}}

c) Pression d'équilibre à 298\text{ K}

Les deux variétés allotropiques sont en équilibre physico-chimique à la température T = 298\text{ K} sous une pression P_{\text{éq}} si leurs potentiels chimiques sont égaux :

\mu_{\text{diamant}}(T, P_{\text{éq}}) = \mu_{\text{graphite}}(T, P_{\text{éq}})

Les phases étant condensées et de masse volumique \rho supposée invariable avec la pression (incompressibilité), le volume molaire V_{\text{mol}} = \frac{M}{\rho} est constant. L'intégration de la relation établie en b) entre la pression standard P^\circ = 1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa} et P_{\text{éq}} donne pour chaque phase :

\mu(T, P_{\text{éq}}) = \mu^\circ(T) + V_{\text{mol}}\,(P_{\text{éq}} - P^\circ)

L'égalité des potentiels chimiques conduit à :

\mu^\circ_{\text{diamant}} + V_{\text{mol, diam}}\,(P_{\text{éq}} - P^\circ) = \mu^\circ_{\text{graphite}} + V_{\text{mol, graph}}\,(P_{\text{éq}} - P^\circ)

Soit, en notant que \mu^\circ_{\text{graphite}} = 0 :

P_{\text{éq}} = P^\circ + \frac{\mu^\circ_{\text{diamant}}}{V_{\text{mol, graph}} - V_{\text{mol, diam}}}

Avec M(\text{C}) = 12\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 12\cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} :

\begin{aligned} V_{\text{mol, graph}} &= \frac{M}{\rho_{\text{graph}}} = \frac{12\cdot 10^{-3}}{2{,}2\cdot 10^3} \approx 5{,}455\cdot 10^{-6}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1} \\ V_{\text{mol, diam}} &= \frac{M}{\rho_{\text{diam}}} = \frac{12\cdot 10^{-3}}{3{,}5\cdot 10^3} \approx 3{,}429\cdot 10^{-6}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1} \\ \Delta V_{\text{mol}} &= V_{\text{mol, graph}} - V_{\text{mol, diam}} \approx 2{,}026\cdot 10^{-6}\text{ m}^3\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

L'application numérique donne :

\begin{aligned} P_{\text{éq}} - P^\circ &= \frac{2{,}88\cdot 10^3}{2{,}026\cdot 10^{-6}} \approx 1{,}42\cdot 10^9\text{ Pa} \approx 1{,}42\cdot 10^4\text{ bar} \end{aligned}

Comme P^\circ = 1\text{ bar} \ll P_{\text{éq}} :

\boxed{P_{\text{éq}} \approx 1{,}4\cdot 10^9\text{ Pa} = 1{,}4\text{ GPa} \approx 1{,}4\cdot 10^4\text{ bar}}

d) Commentaire

  • La pression requise pour stabiliser le diamant par rapport au graphite est gigantesque (de l'ordre de 14\,000\text{ bar}). Une augmentation de pression favorise la phase la plus dense (ici le diamant car V_{\text{mol, diam}} < V_{\text{mol, graph}}), conformément au principe de Le Chatelier.
  • De telles pressions n'existent naturellement que dans les profondeurs du manteau terrestre (à plus de 150\text{ km} sous la surface) ou lors de conditions dynamiques extrêmes générées par l'impact météoritique violent évoqué dans le texte pour les gisements sibériens.
  • Dans les conditions ambiantes, bien que le diamant soit thermodynamiquement instable par rapport au graphite, il subsiste indéfiniment : la transformation solide-solide implique la rupture de liaisons covalentes très fortes (hybridation \mathrm{sp^3} vers \mathrm{sp^2}) et présente une barrière d'activation considérable. Le diamant se trouve donc dans un état métastable régi par un blocage cinétique.

Résultat

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B · Le nickel

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : masse molaire atomique, abondance isotopique

Son abondance isotopique est issue de ses cinq isotopes stables : de ; de ; de ; de complétés par . Évaluer sa masse atomique.

Voir l'indice

Calculer la masse atomique moyenne en effectuant la somme pondérée des masses molaires isotopiques par leurs fractions molaires respectives.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'abondance isotopique de l'isotope ^{64}_{28}\mathrm{Ni} en écrivant que la somme des fractions molaires des isotopes stables vaut 100\,\%.
  2. Évaluer la masse atomique moyenne en effectuant la moyenne pondérée des masses des différents isotopes, assimilées au premier ordre à leurs nombres de masse respectifs A_i.
Voir la réponse courte

Calcul de la masse atomique moyenne du nickel par barycentre pondéré des masses des isotopes stables et de leurs abondances.

Voir le corrigé complet

La somme des pourcentages des cinq isotopes stables est égale à 100\,\%. L'abondance de l'isotope ^{64}_{28}\mathrm{Ni} est donc :

\begin{aligned} x(^{64}\mathrm{Ni}) &= 100\,\% - \left( 68,08 + 26,22 + 1,14 + 3,63 \right)\,\% \\ &= 100\,\% - 99,07\,\% = 0,93\,\% \end{aligned}

En l'absence des masses isotopiques exactes, on approche la masse atomique de chaque isotope par son nombre de masse A_i exprimé en unités de masse atomique (\mathrm{u}) ou en \mathrm{g}\cdot\mathrm{mol}^{-1} pour la masse molaire atomique.

La masse atomique moyenne de l'élément nickel s'évalue par la moyenne pondérée :

M(\mathrm{Ni}) = \sum_{i} x_i A_i

Soit numériquement :

\begin{aligned} M(\mathrm{Ni}) &= 0{,}6808 \times 58 + 0{,}2622 \times 60 + 0{,}0114 \times 61 + 0{,}0363 \times 62 + 0{,}0093 \times 64 \\ &= 39{,}4864 + 15{,}7320 + 0{,}6954 + 2{,}2506 + 0{,}5952 \\ &= 58{,}7596\text{ }\mathrm{u} \end{aligned}

En ne conservant que quatre chiffres significatifs, cohérents avec les abondances fournies :

\boxed{M(\mathrm{Ni}) \approx 58{,}76\text{ }\mathrm{u} \quad (\text{ou } 58{,}76\text{ }\mathrm{g}\cdot\mathrm{mol}^{-1})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une coquille d'énoncé sur les isotopes a été prise en compte avec bienveillance par les correcteurs.

« Une inexactitude dans les écritures des isotopes modifiait le résultat sans toutefois impacter les questions suivantes. Les correcteurs ont intégré cela dans la notation de la question. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 8 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : cubique à faces centrées, site octaédrique, alliage

Le nickel cristallise dans la structure cubique à faces centrées. a) Évaluer son paramètre de maille ainsi que son rayon atomique , sachant que sa masse volumique vaut . b) Indiquer les sites d'insertion tétraédriques et octaédriques de la structure cristalline. Calculer le rayon maximal que peut avoir un atome qui se placerait sur un site octaédrique. On peut montrer de même que la taille maximale du rayon d'occupation d'un site tétraédrique dans le nickel vaut . La taille des atomes de fer vaut . Les alliages du nickel appelés ferronickel sont-ils des alliages de substitution ou d'insertion ?

Voir l'indice

Exprimer la masse volumique du réseau cubique à faces centrées \rho = \frac{4 M}{N_A a^3}, exploiter la condition de contact suivant la diagonale d'une face, puis analyser la coordinence des sites d'insertion par rapport au rayon de l'atome de fer.

Voir la stratégie
  1. Pour la question a), dénombrer les atomes par maille cubique à faces centrées (CFC) pour relier la masse volumique \rho au paramètre de maille a, puis utiliser la condition de contact le long de la diagonale d'une face pour en déduire le rayon atomique R(\mathrm{Ni}).
  2. Pour la question b), situer géométriquement les sites d'insertion, exprimer la condition de contact le long d'une arête pour le site octaédrique, et comparer le rayon atomique du fer R(\mathrm{Fe}) aux rayons des sites et à celui du nickel.
Voir la réponse courte

Masse volumique et compacité en CFC pour trouver a et R, habitabilité des sites octaédriques et nature de substitution du ferronickel.

Voir le corrigé complet

a) Paramètre de maille et rayon atomique du nickel

Dans une maille cubique à faces centrées (CFC) :

  • Les 8 atomes aux sommets sont partagés entre 8 mailles ;
  • Les 6 atomes au centre des faces sont partagés entre 2 mailles.

La population de la maille est donc :

Z = 8\times \frac{1}{8} + 6\times \frac{1}{2} = 4\text{ atomes par maille}.

La masse volumique s'exprime par le quotient de la masse de la maille par son volume V = a^3 :

\rho = \frac{Z\,M(\mathrm{Ni})}{N_A\,a^3}

où N_A \approx 6{,}022\cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1} et M(\mathrm{Ni}) \approx 58{,}76\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 58{,}76\cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} (d'après Q19). On en déduit :

a = \left(\frac{Z\,M(\mathrm{Ni})}{\rho\,N_A}\right)^{1/3}

Application numérique :

a = \left(\frac{4 \times 58{,}76\cdot 10^{-3}}{8{,}9\cdot 10^3 \times 6{,}022\cdot 10^{23}}\right)^{1/3} \approx 3{,}527\cdot 10^{-10}\text{ m}
\boxed{a \approx 353\text{ pm} = 0{,}353\text{ nm}}

Dans le réseau CFC, les atomes de nickel sont en contact le long de la diagonale d'une face du cube :

\begin{aligned} 4 R(\mathrm{Ni}) &= a\sqrt{2} \\ R(\mathrm{Ni}) &= \frac{a\sqrt{2}}{4} \end{aligned}

Application numérique :

R(\mathrm{Ni}) = \frac{352{,}7\text{ pm} \times \sqrt{2}}{4} \approx 124{,}7\text{ pm}
\boxed{R(\mathrm{Ni}) \approx 125\text{ pm}}

b) Sites d'insertion et nature du ferronickel

  • Sites octaédriques : ils sont situés au centre du cube (coordonnées réduites \left(\frac{1}{2}, \frac{1}{2}, \frac{1}{2}\right)) et au milieu des 12 arêtes (par exemple \left(\frac{1}{2}, 0, 0\right)). La maille en compte en propre :

    N_{\text{octa}} = 1 \times 1 + 12 \times \frac{1}{4} = 4\text{ sites octaédriques par maille}.
  • Sites tétraédriques : ils sont situés au centre des 8 sous-cubes de côté a/2 (coordonnées réduites \left(\pm \frac{1}{4}, \pm \frac{1}{4}, \pm \frac{1}{4}\right) par rapport au centre). La maille en compte en propre :

    N_{\text{tétra}} = 8 \times 1 = 8\text{ sites tétraédriques par maille}.

Calcul du rayon maximal d'insertion dans un site octaédrique :
Le long d'une arête du cube, le site octaédrique est compris entre deux atomes de nickel situés aux sommets. À la limite de contact sans distorsion du réseau :

2 R(\mathrm{Ni}) + 2 r_{\text{octa}} = a

Comme a = 2\sqrt{2}\,R(\mathrm{Ni}), on obtient l'habitabilité du site octaédrique :

r_{\text{octa}} = (\sqrt{2} - 1) R(\mathrm{Ni})

Application numérique :

r_{\text{octa}} = (\sqrt{2} - 1) \times 124{,}7\text{ pm} \approx 51{,}7\text{ pm}
\boxed{r_{\text{octa}} \approx 52\text{ pm}}

Nature de l'alliage ferronickel :
Le rayon atomique du fer vaut R(\mathrm{Fe}) = 124\text{ pm}. On constate que :

R(\mathrm{Fe}) \gg r_{\text{octa}} \approx 52\text{ pm} \quad \text{et} \quad R(\mathrm{Fe}) \gg r_{\text{tétra}} = 27{,}8\text{ pm}

Le fer est bien trop volumineux pour s'insérer dans les interstices de la maille. En revanche, sa taille est quasiment identique à celle du nickel :

R(\mathrm{Fe}) = 124\text{ pm} \approx R(\mathrm{Ni}) = 125\text{ pm} \quad (\text{écart inférieur à } 1\,\%)

Les atomes de fer se substituent donc aux atomes de nickel aux nœuds du réseau :

\boxed{\text{Le ferronickel est un alliage de substitution.}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie libre standard de réaction, constante d'équilibre

Le procédé Mond est un procédé de purification à du métal qui utilise la facilité unique du nickel à former du tétracarbonyle . Le nickel, obtenu par réduction du minerai, est un produit solide impur contenant du cobalt, du fer et du cuivre. Le résidu métallique est traité au monoxyde de carbone à une température d'environ à car seul le nickel réagit au dans ces conditions pour former un carbonyle gazeux :

Le mélange gazeux de monoxyde de carbone et de tétracarbonyle de nickel est alors chauffé à une température d'environ à pour décomposer le , qui donne du nickel métallique : , le nickel étant, cette fois, pur.

a) Établir l'expression de l'enthalpie libre associée à la réaction :

au-dessus de , où et sont des constantes numériques à déterminer. Pour quelle température , obtient-on ? Calculer la constante d'équilibre de cette réaction à et à . b) Commenter les signes de et . Quel est l'effet d'une augmentation isobare de température ? Quel est l'effet d'une augmentation isotherme de pression ? c) La carbonylation industrielle est réalisée dans des fours à tambours rotatifs, à la température et à la pression standard . Pourquoi le four doit-il donc être vigoureusement refroidi à l'eau pour rester à ? Évaluer la quantité de chaleur évacuée par l'eau de refroidissement pour la transformation d'une tonne de nickel en carbonyle. Évaluer la fraction molaire du tétracarbonyle dans ces conditions, une fois l'équilibre atteint, en supposant que la réaction est très avancée dans le sens de l'écriture.

Mais la pénétration du monoxyde de carbone dans l'alliage de nickel au cours de la carbonylation est très lente à . Pour augmenter la vitesse de réaction, on travaille à une plus haute température égale à et à une plus forte pression . d) Quel sera l'état physique du tétracarbonyle de nickel ? On rappelle que l'équilibre de phase obéit à la loi de Van 't Hoff. e) Vérifier que la fraction molaire de tétracarbonyle vaut environ à l'équilibre. Commenter.

Voir l'indice

Calculer \Delta_r H^\circ et \Delta_r S^\circ de la réaction de synthèse du tétracarbonyle de nickel, en déduire la température d'inversion par \Delta_r G^\circ(T_i) = 0 et étudier le déplacement de l'équilibre sous l'effet d'une surpression.

Voir la stratégie
  1. Pour l'enthalpie libre de réaction, on utilise la relation \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ (approximation d'Ellingham) en faisant attention à l'état gazeux de \mathrm{Ni(CO)}_4 au-dessus de sa température d'ébullition T_{\text{vap}} = 316\text{ K}.
  2. La loi de modération de Le Chatelier ou les relations de Van 't Hoff permettent de prédire l'influence des grandeurs intensives (T et P).
  3. Pour le changement d'état sous haute pression, on applique la formule de Clapeyron intégrée (loi de Van 't Hoff appliquée à la vaporisation) pour calculer la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(T_2).
Voir la réponse courte

Expression affine \Delta_r G^0(T) = \Delta_r H^0 - T\Delta_r S^0, température d'inversion et calcul de constantes K^\circ(T) justifiant le procédé Mond.

Voir le corrigé complet

a) Pour la réaction \mathrm{Ni}_{(\mathrm{s})} + 4\,\mathrm{CO}_{(\mathrm{g})} = \mathrm{Ni}(\mathrm{CO})_{4(\mathrm{g})}, déterminons les grandeurs de réaction au-dessus de T_{\text{vap}} = 316\text{ K}.

L'équilibre liquide-vapeur du tétracarbonyle à T_{\text{vap}} = 316\text{ K} sous P^\circ = 1\text{ bar} impose \Delta_{\text{vap}} G^\circ(T_{\text{vap}}) = 0, soit :

\Delta_{\text{vap}} S^\circ = \frac{\Delta_{\text{vap}} H^\circ}{T_{\text{vap}}} = \frac{30\cdot 10^3}{316} \approx 94{,}9\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}

D'après la loi de Hess, les grandeurs relatives à \mathrm{Ni}(\mathrm{CO})_{4(\mathrm{g})} sont :

\begin{aligned} \Delta_f H^\circ(\mathrm{Ni}(\mathrm{CO})_{4(\mathrm{g})}) &= \Delta_f H^\circ(\mathrm{Ni}(\mathrm{CO})_{4(\mathrm{l})}) + \Delta_{\text{vap}} H^\circ = -632 + 30 = -602\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \\ S^\circ(\mathrm{Ni}(\mathrm{CO})_{4(\mathrm{g})}) &= S^\circ(\mathrm{Ni}(\mathrm{CO})_{4(\mathrm{l})}) + \Delta_{\text{vap}} S^\circ = 320 + 94{,}9 = 414{,}9\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

On en déduit l'enthalpie standard et l'entropie standard de réaction :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= \Delta_f H^\circ(\mathrm{Ni}(\mathrm{CO})_{4(\mathrm{g})}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{Ni}_{(\mathrm{s})}) - 4\Delta_f H^\circ(\mathrm{CO}_{(\mathrm{g})}) \\ &= -602 - 0 - 4\times(-111) = -158\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = -1{,}58\cdot 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \Delta_r S^\circ &= S^\circ(\mathrm{Ni}(\mathrm{CO})_{4(\mathrm{g})}) - S^\circ(\mathrm{Ni}_{(\mathrm{s})}) - 4S^\circ(\mathrm{CO}_{(\mathrm{g})}) \\ &= 414{,}9 - 30 - 4\times 198 = -407{,}1\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

L'enthalpie libre standard s'écrit \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ = \alpha + \beta T, d'où :

\boxed{\alpha = -1{,}58\cdot 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \quad \text{et} \quad \beta = +407\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}}

La température d'inversion T_i vérifie \Delta_r G^\circ(T_i) = 0 :

\boxed{T_i = -\frac{\alpha}{\beta} = \frac{1{,}58\cdot 10^5}{407{,}1} \approx 388\text{ K} = 115\text{ }^\circ\text{C}}

La constante d'équilibre est donnée par K^\circ(T) = \exp\left(-\frac{\Delta_r G^\circ(T)}{RT}\right) :

  • À T = 50\text{ }^\circ\text{C} = 323{,}15\text{ K} : \Delta_r G^\circ(323) = -158\cdot 10^3 + 407{,}1 \times 323{,}15 \approx -26{,}4\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1},

    \boxed{K^\circ(50\text{ }^\circ\text{C}) = \exp\left(\frac{26{,}4\cdot 10^3}{8{,}31 \times 323{,}15}\right) \approx 1{,}9\cdot 10^4}
  • À T = 160\text{ }^\circ\text{C} = 433{,}15\text{ K} : \Delta_r G^\circ(433) = -158\cdot 10^3 + 407{,}1 \times 433{,}15 \approx +18{,}3\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1},

    \boxed{K^\circ(160\text{ }^\circ\text{C}) = \exp\left(-\frac{18{,}3\cdot 10^3}{8{,}31 \times 433{,}15}\right) \approx 6{,}3\cdot 10^{-3}}

b)

  • \alpha = \Delta_r H^\circ < 0 traduit le caractère fortement exothermique de la réaction.
  • \beta = -\Delta_r S^\circ > 0 correspond à une diminution d'entropie (\Delta_r S^\circ < 0), cohérente avec la disparition de trois moles de gaz (\Delta \nu_g = 1 - 4 = -3 < 0).
  • Augmentation isobare de température : d'après la loi de Van 't Hoff, \frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{RT^2} < 0. K^\circ diminue, donc une augmentation de température favorise le sens indirect (endothermique), ce qui décompose le tétracarbonyle.
  • Augmentation isotherme de pression : d'après le principe de modération de Le Chatelier, une hausse de pression déplace l'équilibre dans le sens d'une diminution de la quantité de matière gazeuse (\Delta \nu_g = -3 < 0), soit dans le sens direct (formation de \mathrm{Ni}(\mathrm{CO})_4).

c) La réaction étant très exothermique, la formation de \mathrm{Ni}(\mathrm{CO})_4 libère beaucoup d'énergie thermique. Sans refroidissement, la température du réacteur monterait, ce qui déplacerait l'équilibre dans le sens indirect et chuterait le rendement. Le réacteur doit donc être refroidi.

Pour une tonne de nickel pur (m = 10^6\text{ g}), avec M(\mathrm{Ni}) \approx 58{,}7\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, la quantité de matière transformée est :

n = \frac{m}{M(\mathrm{Ni})} = \frac{10^6}{58{,}7} \approx 1{,}70\cdot 10^4\text{ mol}

La chaleur reçue à pression constante est Q_p = \xi \Delta_r H^\circ = -2{,}69\cdot 10^9\text{ J}. La chaleur évacuée par le fluide de refroidissement vaut donc :

\boxed{Q_{\text{évac}} = - Q_p = n |\Delta_r H^\circ| \approx 1{,}70\cdot 10^4 \times 1{,}58\cdot 10^5 \approx 2{,}7\cdot 10^9\text{ J} = 2{,}7\text{ GJ}}

À l'équilibre, avec la fraction molaire x de \mathrm{Ni}(\mathrm{CO})_4 et (1-x) pour \mathrm{CO}, sous P = P^\circ = 1\text{ bar} :

K^\circ = \frac{\frac{P_{\mathrm{Ni(CO)}_4}}{P^\circ}}{\left(\frac{P_{\mathrm{CO}}}{P^\circ}\right)^4} = \frac{x}{(1-x)^4}

Comme K^\circ \gg 1, la réaction est très avancée (x \approx 1), d'où :

1 - x \approx \left(\frac{1}{K^\circ}\right)^{1/4} \approx \left(\frac{1}{1{,}9\cdot 10^4}\right)^{1/4} \approx 0{,}085 \implies \boxed{x \approx 0{,}91}

d) L'équilibre de vaporisation liquide-gaz obéit à la loi de Van 't Hoff :

\ln\left(\frac{P_{\text{sat}}(T_2)}{P^\circ}\right) = -\frac{\Delta_{\text{vap}} H^\circ}{R}\left(\frac{1}{T_2} - \frac{1}{T_{\text{vap}}}\right)

Pour T_2 = 433\text{ K} et T_{\text{vap}} = 316\text{ K} sous P^\circ = 1\text{ bar} :

\ln\left(\frac{P_{\text{sat}}(433\text{ K})}{1\text{ bar}}\right) = -\frac{30\cdot 10^3}{8{,}31}\left(\frac{1}{433} - \frac{1}{316}\right) \approx 3{,}09 \implies P_{\text{sat}}(433\text{ K}) \approx \mathrm{e}^{3{,}09} \approx 22\text{ bar}

La pression totale appliquée au système est P = 20\text{ bar}. Comme P < P_{\text{sat}}(T_2), la pression partielle maximale de \mathrm{Ni}(\mathrm{CO})_4 est strictement inférieure à P_{\text{sat}} : il ne peut pas y avoir condensation. Le tétracarbonyle de nickel est donc à l'état gazeux.

e) À T_2 = 433\text{ K} et P = 20\text{ bar}, la constante d'équilibre s'exprime en fonction des fractions molaires :

K^\circ = \frac{x \frac{P}{P^\circ}}{\left((1-x)\frac{P}{P^\circ}\right)^4} = \frac{x}{(1-x)^4}\left(\frac{P^\circ}{P}\right)^3

Ce qui conduit à :

\frac{x}{(1-x)^4} = K^\circ \left(\frac{P}{P^\circ}\right)^3 = 6{,}3\cdot 10^{-3} \times (20)^3 = 6{,}3\cdot 10^{-3} \times 8000 \approx 50{,}4

Pour la valeur x = 0{,}66 :

\frac{0{,}66}{(1-0{,}66)^4} = \frac{0{,}66}{(0{,}34)^4} \approx \frac{0{,}66}{0{,}01336} \approx 49{,}4 \approx 50

On vérifie bien que \boldsymbol{x \approx 0{,}66} à l'équilibre.

Commentaire : L'élévation de température (160\text{ }^\circ\text{C} au lieu de 50\text{ }^\circ\text{C}) permet d'accélérer considérablement la cinétique de réaction (vitesse de pénétration du \mathrm{CO}). Bien qu'elle soit thermodynamiquement défavorable (K^\circ chute de 10^4 à 10^{-3}), l'application d'une haute pression de 20\text{ bar} déplace l'équilibre vers la formation de produit et compense cette baisse, maintenant une conversion remarquable (66\,\%).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez les erreurs de calcul pour déduire la constante d'équilibre et sachez interpréter physiquement les grandeurs de réaction.

« Beaucoup d’erreurs numériques dans le passage de la valeur du ΔrrGG0 à la valeur de la constante. »

« Les interprétations des signes de ΔrrHH0 et de ΔrrSS0 sont souvent méconnues. »

Source : rapport du jury CCINP 2022

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2022 ?

Surtout 4 chapitres : Mouvement dans un champ de force centrale (21 % des questions, parties II et III), Diffusion thermique (19 %, parties VI et VII), Thermodynamique chimique et équilibres (14 %, parties IV, VIII et IX) et Référentiels non galiléens et forces d'inertie (12 %, partie I). Plus ponctuellement : Atomistique et classification périodique, Cinématique et dynamique du point, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Cristallographie, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2022 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 8 questions sur 21 (38 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie II en entier (Q4 à Q8), ainsi que Q9, Q10 et Q19. Avec les autres programmes de première année : 10 en PCSI, 8 en PTSI, 8 en MP2I et 8 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2022 ?

Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 35 min). Questions les plus longues : Q11 (15 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie MP 2022 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q6 (mouvement circulaire uniforme), Q7 (équation de tsiolkovski), Q9 (loi des aires) et Q16 (onde thermique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2022 ?

Questions de cours : Q1 (force d'inertie d'entraînement), Q11 (plasma), Q12 (réseau de diffraction), Q14 (décomposition en série de fourier), Q17 (schéma de lewis), Q18 (potentiel chimique) et Q20 (cubique à faces centrées). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (troisième loi de kepler) et Q15 (équation de la diffusion thermique).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2022 ?

Questions rapides et accessibles (difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 min au plus) : Q1, Q4, Q14 et Q19. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q11, Q18 et Q21.

Le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Quelle a été la moyenne au sujet CCINP Physique-Chimie MP 2022 ?

Moyenne : 8,84/20 (écart-type 3,51, 7 315 présents).

Quelle est la condition pour que la fusée décolle en Q7 ?

La poussée doit compenser le poids initial au sol. L'accélération à t = 0 doit être positive, ce qui impose un débit massique initial D_m(0) \ge m_0 g_0 / u.

Comment exploiter la loi des aires pour la récupération du capuchon en Q9 ?

L'impulsion étant purement radiale, la constante des aires reste inchangée. L'énergie mécanique ne variant qu'au second ordre, la période orbitale est identique au premier ordre : le cosmonaute et le capuchon se recroisent au point de largage après une révolution T.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 21 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 8,84 et d'écart-type 3,51 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 26 septembre 2026.