Feuille d'entraînement : Atomistique et classification périodique
10 questions · filière MP · durée estimée environ 30 min
Énoncés
Exercice 1E3A Physique-Chimie MP 2022, Q31· Application directe· Incontournable· ≈ 3 min
Donner la structure électronique d'un atome de fer dans l'état fondamental.
Exercice 2CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2020, Q2· Application directe· Incontournable· ≈ 3 min
On considère une population de noyaux radioactifs identiques, dont le nombre à l'instant est donné par . Relier à et puis montrer que l'évolution de est gouvernée par l'équation différentielle .
Exercice 3CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2020, Q3· Application directe· Incontournable· ≈ 2 min
La période radioactive, notée , est la durée au bout de laquelle la moitié des noyaux se sont désintégrés. Établir le lien entre et .
Exercice 4CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2020, Q3· Application directe· Incontournable· ≈ 2 min
Donner la configuration électronique de l’oxygène dans son état fondamental.
Exercice 5E3A Physique-Chimie MP 2020, Q29· Application directe· Incontournable· ≈ 3 min
Le numéro atomique de l'élément titane est . Donner la configuration électronique de l'atome de titane dans son état fondamental. Préciser quels sont les électrons de valence et ceux de cœur. Citer deux ions susceptibles de se former.
Exercice 6CCINP Physique MP 2026, Q24· Application directe· ≈ 2 min
Motiver le choix de ne pas considérer la dynamique du noyau chargé positivement.
Exercice 7CCINP Physique-Chimie MP 2026, Q24· Application directe· ≈ 2 min
Déterminer l'expression en notant sa valeur à l'origine des temps.
Exercice 8CCINP Physique-Chimie MP 2026, Q25· Intermédiaire· ≈ 5 min
Exprimer la puissance volumique pour l'élément dégagée par radioactivité dans les roches, en fonction des données utiles. En déduire la puissance totale dégagée par les trois éléments radioactifs.
Exercice 9CCINP Physique-Chimie MP 2026, Q26· Application directe· ≈ 4 min
Le graphe de la figure 6 schématise l'évolution de la puissance volumique avec le temps. Reproduire l'allure de ce graphe sur votre copie et en déduire, avec justification, la date à laquelle la puissance volumique sera réduite de moitié.
Exercice 10CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2026, Q14· Intermédiaire· ≈ 4 min
Proposer une explication de cette observation de raies doubles et non simples.
Corrigés
Exercice 1E3A Physique-Chimie MP 2022, Q31
Le numéro atomique du fer est fourni dans les données du sujet : Z = 26.
À l'état fondamental, les 26 électrons de l'atome de fer se répartissent sur les sous-couches atomiques selon la règle de Klechkowski, par ordre croissant de la valeur de n + \ell (puis de n à valeur de n + \ell identique) :
1s \ \to \ 2s \ \to \ 2p \ \to \ 3s \ \to \ 3p \ \to \ 4s \ \to \ 3dEn tenant compte du principe d'exclusion de Pauli limitant le nombre maximal d'électrons par sous-couche (2 pour s, 6 pour p, 10 pour d), on obtient :
\boxed{1s^2 \, 2s^2 \, 2p^6 \, 3s^2 \, 3p^6 \, 3d^6 \, 4s^2}Ce que l'on peut également écrire sous forme condensée à l'aide du cœur de gaz noble de l'argon (Z = 18) :
\boxed{[\mathrm{Ar}] \, 3d^6 \, 4s^2}Résultat
Exercice 2CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2020, Q2
D'après le préambule, la probabilité pour qu'un noyau donné se désintègre entre les instants t et t+\mathrm{d}t vaut :
\mathrm{d}p = \lambda\,\mathrm{d}tLes désintégrations des différents noyaux étant des processus mutuellement indépendants, le nombre moyen de noyaux qui disparaissent pendant la durée \mathrm{d}t au sein d'une population de N(t) noyaux est :
\mathrm{d}N_{\text{dés}} = N(t)\,\mathrm{d}p = \lambda N(t)\,\mathrm{d}tLe nombre de noyaux présents à l'instant t + \mathrm{d}t est donc relié à N(t) par :
\boxed{N(t + \mathrm{d}t) = N(t)\,(1 - \lambda\,\mathrm{d}t)}La variation élémentaire de la population s'écrit \mathrm{d}N = N(t+\mathrm{d}t) - N(t) = -\lambda N(t)\,\mathrm{d}t. Pour une population macroscopique (N \gg 1), on peut assimiler N(t) à une fonction continue et dérivable du temps :
\frac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}t}(t) = \lim_{\mathrm{d}t \to 0} \frac{N(t + \mathrm{d}t) - N(t)}{\mathrm{d}t} = -\lambda N(t)On obtient bien l'équation différentielle régissant l'évolution de la population :
\boxed{\frac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}t}(t) + \lambda N(t) = 0}Résultat
Exercice 3CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2020, Q3
L'intégration de la loi de décroissance radioactive établie à la question Q2 donne :
N(t) = N(0)\,\mathrm{e}^{-\lambda t}Par définition de la demi-vie (ou période radioactive) T_{1/2}, le nombre de noyaux restants à l'instant t = T_{1/2} est égal à la moitié du nombre initial de noyaux :
N(T_{1/2}) = \frac{N(0)}{2}En substituant dans la loi horaire :
\begin{aligned} N(0)\,\mathrm{e}^{-\lambda T_{1/2}} &= \frac{N(0)}{2} \\ \mathrm{e}^{-\lambda T_{1/2}} &= \frac{1}{2} \\ -\lambda T_{1/2} &= \ln\left(\frac{1}{2}\right) = -\ln 2 \end{aligned}On obtient ainsi la relation entre \lambda et T_{1/2} :
\boxed{T_{1/2} = \frac{\ln 2}{\lambda} \quad \Longleftrightarrow \quad \lambda = \frac{\ln 2}{T_{1/2}}}Résultat
Exercice 4CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2020, Q3
D'après les données fournies en fin d'énoncé, le numéro atomique de l'oxygène est Z = 8. L'atome d'oxygène neutre possède donc 8 électrons à répartir sur les sous-couches électroniques selon la règle de Klechkowski et le principe d'exclusion de Pauli :
- la sous-couche 1s accueille au maximum 2 électrons ;
- la sous-couche 2s accueille au maximum 2 électrons ;
- la sous-couche 2p accueille les 4 électrons restants.
La configuration électronique de l'oxygène dans son état fondamental s'écrit donc :
\boxed{1s^2 \, 2s^2 \, 2p^4 \quad \text{ou} \quad [\mathrm{He}] \, 2s^2 \, 2p^4}Résultat
Exercice 5E3A Physique-Chimie MP 2020, Q29
Configuration électronique de l'atome de titane dans son état fondamental :
Le titane possède un numéro atomique Z = 22, soit 22 électrons à répartir. En appliquant la règle de Klechkowski (remplissage par valeurs croissantes de n+\ell, puis de n à n+\ell constant), l'ordre de remplissage des sous-couches est : 1s, 2s, 2p, 3s, 3p, 4s, 3d.
La configuration électronique à l'état fondamental s'écrit donc :
\boxed{1s^2\, 2s^2\, 2p^6\, 3s^2\, 3p^6\, 4s^2\, 3d^2 \quad\text{ou}\quad [\mathrm{Ar}]\, 4s^2\, 3d^2}Électrons de cœur et électrons de valence :
Électrons de cœur : ce sont les 18 électrons appartenant aux sous-couches internes entièrement remplies, correspondant au cœur de gaz rare de l'argon [\mathrm{Ar}] :
\boxed{1s^2\, 2s^2\, 2p^6\, 3s^2\, 3p^6 \quad\text{(18 électrons)}}Électrons de valence : ce sont les 4 électrons situés sur les sous-couches de nombre quantique principal maximal (4s) et sur la sous-couche en cours de remplissage (3d) :
\boxed{4s^2\, 3d^2 \quad\text{(4 électrons)}}
Ions susceptibles de se former :
En cédant l'ensemble de ses 4 électrons de valence pour acquérir la configuration électronique particulièrement stable du gaz rare argon ([\mathrm{Ar}]), le titane forme préférentiellement l'ion titane(IV) :
\boxed{\mathrm{Ti}^{4+}}Il peut également perdre partiellement ses électrons de valence (en perdant d'abord les deux électrons 4s), donnant naissance à l'ion titane(III) \boxed{\mathrm{Ti}^{3+}} (présent par exemple dans le trichlorure de titane \mathrm{TiCl}_3 étudié dans la suite) ou à l'ion titane(II) \mathrm{Ti}^{2+}.
Résultat
Exercice 6CCINP Physique MP 2026, Q24
Le noyau atomique est constitué de nucléons (protons et neutrons) dont la masse individuelle vaut m_p \simeq 1{,}67 \cdot 10^{-27}\text{ kg}. Même pour le plus léger des noyaux (le proton pour l'hydrogène), le rapport entre la masse du noyau M_{\text{noyau}} et la masse m de l'électron vaut :
\frac{M_{\text{noyau}}}{m} \ge \frac{m_p}{m} \simeq \frac{1{,}67 \cdot 10^{-27}}{9{,}1 \cdot 10^{-31}} \simeq 1\,836 \gg 1.Pour des atomes plus lourds, ce rapport est encore plus grand (de l'ordre de 10^4 à 10^5).
D'après le principe fondamental de la dynamique, sous l'action de forces d'interaction électrostatique d'intensités comparables, l'accélération subie par une particule est inversement proportionnelle à sa masse :
\|\vec{a}_{\text{noyau}}\| = \frac{\|\vec{F}\|}{M_{\text{noyau}}} \ll \frac{\|\vec{F}\|}{m} = \|\vec{a}_e\|.Le noyau possède ainsi une inertie considérablement plus grande que celle des électrons : son déplacement en réponse aux sollicitations électromagnétiques est négligeable devant celui des électrons.
Il est donc tout à fait légitime de considérer le noyau comme immobile au centre de l'atome (approximation du noyau fixe).
Exercice 7CCINP Physique-Chimie MP 2026, Q24
L'équation différentielle régissant l'évolution temporelle du nombre de noyaux radioactifs N_i(t) par unité de volume s'écrit :
\frac{\mathrm{d}N_i}{\mathrm{d}t} = -\frac{\ln 2}{\tau_i} N_iIl s'agit d'une équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants et sans second membre. En séparant les variables :
\frac{\mathrm{d}N_i}{N_i} = -\frac{\ln 2}{\tau_i}\,\mathrm{d}tPar intégration entre l'instant initial t=0 où N_i(0)=N_{i0} et un instant t quelconque :
\ln\left(\frac{N_i(t)}{N_{i0}}\right) = -\frac{\ln 2}{\tau_i}\,tOn en déduit l'expression de la loi de décroissance radioactive :
\boxed{N_i(t) = N_{i0}\exp\left(-\frac{\ln 2}{\tau_i}\,t\right) = N_{i0}\,2^{-t/\tau_i}}Résultat
Exercice 8CCINP Physique-Chimie MP 2026, Q25
Considérons un volume unité V = 1\text{ m}^3 de roche du manteau terrestre. Sa masse vaut m_{\text{roche}} = \mu V = \mu.
La masse de l'isotope X_i présente à l'origine des temps dans ce volume est :
m_{i0} = x_i \, \muLe nombre de noyaux par unité de volume à t=0 s'en déduit à l'aide de la masse molaire M_i et de la constante d'Avogadro N_A :
N_{i0} = \frac{m_{i0}}{M_i} N_A = \frac{\mu \, x_i N_A}{M_i}D'après le résultat de la question Q24, le nombre de noyaux par unité de volume à l'instant t est :
N_i(t) = N_{i0} \exp\left(-\frac{\ln 2}{\tau_i} t\right)Le nombre de désintégrations par unité de volume et par unité de temps (activité volumique) s'écrit :
a_{v,i}(t) = -\frac{\mathrm{d}N_i}{\mathrm{d}t} = \frac{\ln 2}{\tau_i} N_i(t)Chaque désintégration libérant l'énergie spécifique \varepsilon_i convertie en chaleur, la puissance thermique volumique dégagée par l'élément X_i est :
p_{v,i}(t) = \varepsilon_i \left( -\frac{\mathrm{d}N_i}{\mathrm{d}t} \right) = \frac{\ln 2}{\tau_i} \varepsilon_i N_i(t)En substituant l'expression de N_{i0}, on obtient :
\boxed{p_{v,i}(t) = \frac{\mu \, x_i N_A \varepsilon_i \ln 2}{M_i \tau_i} \exp\left(-\frac{\ln 2}{\tau_i} t\right)}Par additivité des puissances thermiques libérées par les trois éléments radioactifs indépendants (i=1 pour ^{238}\text{U}, i=2 pour ^{232}\text{Th}, i=3 pour ^{40}\text{K}), la puissance volumique totale p_v(t) s'écrit :
\boxed{p_v(t) = \sum_{i=1}^3 p_{v,i}(t) = \mu N_A \ln 2 \sum_{i=1}^3 \frac{x_i \varepsilon_i}{M_i \tau_i} \exp\left(-\frac{\ln 2}{\tau_i} t\right)}Résultat
Exercice 9CCINP Physique-Chimie MP 2026, Q26
À l'origine des temps (t = 0), la lecture graphique donne :
p_v(0) = 12{,}55\text{ nW}\cdot\text{m}^{-3}Par définition de la date de demi-vie t_{1/2} de la puissance volumique :
p_v(t_{1/2}) = \frac{p_v(0)}{2} = \frac{12{,}55}{2} \approx 6{,}28\text{ nW}\cdot\text{m}^{-3}En traçant l'horizontale à l'ordonnée p_v \approx 6{,}28\text{ nW}\cdot\text{m}^{-3} (située entre les graduations 6{,}15 et 6{,}35\text{ nW}\cdot\text{m}^{-3}), on repère l'intersection avec la courbe expérimentale. La projection sur l'axe des abscisses conduit à :
\boxed{t_{1/2} \approx 4{,}9 \times 10^9\text{ ans} = 4{,}9\text{ milliards d'années}}(une valeur comprise entre 4{,}8 et 5{,}0\text{ milliards d'années} est acceptable compte tenu de la précision de lecture).
Résultat
Exercice 10CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2026, Q14
D'après le tableau des propriétés atomiques fourni dans l'énoncé, le chlore naturel est constitué de deux isotopes stables :
{}^{35}\mathrm{Cl} \quad (76\,\%) \quad \text{et} \quad {}^{37}\mathrm{Cl} \quad (24\,\%)L'échantillon de chlorure d'hydrogène est donc un mélange de deux isotopologues : \mathrm{H}^{35}\mathrm{Cl} et \mathrm{H}^{37}\mathrm{Cl}.
La masse réduite de la molécule diatomique s'écrit :
\mu = \frac{m_{\mathrm{H}} \, m_{\mathrm{Cl}}}{m_{\mathrm{H}} + m_{\mathrm{Cl}}}Comme m_{{}^{37}\mathrm{Cl}} > m_{{}^{35}\mathrm{Cl}}, la masse réduite de \mathrm{H}^{37}\mathrm{Cl} est légèrement supérieure à celle de \mathrm{H}^{35}\mathrm{Cl} :
\mu_{35} = \frac{35}{36} m_{\mathrm{H}} \approx 0{,}9722\,m_{\mathrm{H}} \quad < \quad \mu_{37} = \frac{37}{38} m_{\mathrm{H}} \approx 0{,}9737\,m_{\mathrm{H}}Les propriétés électroniques (donc la raideur de liaison k et la distance d'équilibre d_0) étant identiques pour les deux isotopes :
- la pulsation propre de vibration \omega_0 = \sqrt{\frac{k}{\mu}} est légèrement plus faible pour \mathrm{H}^{37}\mathrm{Cl} que pour \mathrm{H}^{35}\mathrm{Cl} ;
- la constante rotationnelle B = \frac{\hbar^2}{2\mu d_0^2} est également légèrement plus faible pour \mathrm{H}^{37}\mathrm{Cl}.
Il en résulte un léger décalage des nombres d'onde de transition pour chaque raie rovibrationnelle :
\boxed{\text{Chaque transition se dédouble en raison de l'effet isotopique du chlore (présence de }\mathrm{H}^{35}\mathrm{Cl}\text{ et }\mathrm{H}^{37}\mathrm{Cl}\text{).}}Résultat
Corrigés rédigés et vérifiés par WikiPrépa. Notre méthode
WikiPrépa · wikiprepa.fr/concours · Corrigés WikiPrépa · Questions : discord.gg/HjBymsrYuR