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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 MP 2026

Spectroscopie rovibrationnelle et laser

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 8 questions sur 46. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : PTSI 6 · TSI1 4 · BCPST1 6 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Physique quantique, Optique ondulatoire, Électromagnétisme · 9 incontournables · 8 questions de première année
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Ce sujet très complet et progressif balaye les piliers du programme de physique ondulatoire et quantique de la filière MP. Il s'articule autour de l'analyse spectroscopique de la molécule d'acide chlorhydrique (vibration et rotation quantiques) puis de l'étude physique approfondie du laser (modes axiaux d'une cavité Fabry-Pérot avec pertes, amplification optique par un milieu à trois niveaux et caractérisation expérimentale d'un micro-laser à colorant).

D'une difficulté modérée mais riche en calculs appliqués et en exploitation de spectres expérimentaux, cette épreuve constitue un support de révision incontournable pour consolider la mécanique quantique à une dimension, les ondes électromagnétiques guidées/confinées et les bilans macroscopiques de puissance.

Difficulté
Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 20 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

9 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

28 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (28) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (4) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : ambiguïté
  • Ambiguïté

    Le terme -p(\omega) dans l'équation de bilan de Q37 conduit à p(\omega) = -A n_2 \hbar\omega si l'on compte l'émission spontanée comme un apport d'énergie lumineuse, ou p(\omega) = A n_2 \hbar\omega si l'on considère les photons spontanés perdus pour le mode laser.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

46 questions
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Partie A : Spectroscopie rovibrationnelle

I · Vibration de HCl

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, équation différentielle

Écrire l'équation différentielle satisfaite par , position par rapport à l'équilibre, pour un oscillateur harmonique classique de pulsation propre , puis rappeler l'expression générale de ses solutions.

Voir l'indice

Appliquer la relation fondamentale de la dynamique pour un oscillateur harmonique linéaire non amorti sous la forme \ddot{x} + \omega_0^2 x = 0.

Voir la réponse courte

Équation différentielle \ddot{x} + \omega_0^2 x = 0 et solution générale sinusoïdale x(t) = X_m \cos(\omega_0 t + \varphi).

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle du mouvement régissant l'évolution de la position x(t) d'un oscillateur harmonique à une dimension, de pulsation propre \omega_0 et sans amortissement, s'écrit :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2 x}{\mathrm{d}t^2}(t) + \omega_0^2 \, x(t) = 0}

Il s'agit d'une équation différentielle linéaire du second ordre, à coefficients constants et sans second membre. L'expression générale de ses solutions réelles peut s'écrire sous forme sinusoïdale d'amplitude et de phase à l'origine :

\boxed{x(t) = X_{\mathrm{m}} \cos(\omega_0 t + \varphi)}

où l'amplitude X_{\mathrm{m}} \geqslant 0 et la phase à l'origine \varphi \in [-\pi, \pi[ (ou de façon équivalente les deux constantes réelles A et B dans la forme x(t) = A \cos(\omega_0 t) + B \sin(\omega_0 t)) sont déterminées par les conditions initiales en position x(0) et en vitesse \dot{x}(0).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, énergie mécanique

Préciser, avec justification, les valeurs minimales possibles des énergies cinétique, potentielle et mécanique moyennes dans le cas d'un oscillateur harmonique classique.

Voir l'indice

Raisonner sur l'état d'immobilité à la position d'équilibre x=0, qui minimise simultanément les termes cinétique et potentiel définis positifs.

Voir la stratégie

Pour un oscillateur harmonique classique de masse \mu et de pulsation propre \omega_0, on exprime les énergies cinétique, potentielle et mécanique instantanées en fonction de la position x(t) et de la vitesse \dot{x}(t). Leurs moyennes temporelles en découlent, ce qui permet d'identifier leurs bornes inférieures et les conditions de réalisation de ces minima.

Voir la réponse courte

Au repos complet à l'équilibre, vitesse et position sont nulles donc les moyennes minimales valent toutes zéro.

Voir le corrigé complet

Pour un oscillateur harmonique classique à une dimension, avec l'origine des énergies potentielles choisie en x = 0 telle que E_{\mathrm{p}}(0) = 0, les énergies cinétique et potentielle instantanées s'écrivent :

\begin{aligned} E_{\mathrm{c}}(t) &= \frac{1}{2} \mu \dot{x}^2(t) \geqslant 0 \\ E_{\mathrm{p}}(t) &= \frac{1}{2} \mu \omega_0^2 x^2(t) \geqslant 0 \end{aligned}

Par linéarité et positivité de la moyenne temporelle, il vient immédiatement :

\langle E_{\mathrm{c}} \rangle \geqslant 0, \quad \langle E_{\mathrm{p}} \rangle \geqslant 0 \quad \text{et} \quad \langle E_{\mathrm{m}} \rangle = \langle E_{\mathrm{c}} \rangle + \langle E_{\mathrm{p}} \rangle \geqslant 0

En injectant la solution générale établie en Q1, x(t) = X_{\mathrm{m}} \cos(\omega_0 t + \varphi), on a :

\begin{aligned} \langle E_{\mathrm{c}} \rangle &= \frac{1}{4} \mu \omega_0^2 X_{\mathrm{m}}^2 \\ \langle E_{\mathrm{p}} \rangle &= \frac{1}{4} \mu \omega_0^2 X_{\mathrm{m}}^2 \\ \langle E_{\mathrm{m}} \rangle &= \frac{1}{2} \mu \omega_0^2 X_{\mathrm{m}}^2 \end{aligned}

Ces trois grandeurs sont proportionnelles à X_{\mathrm{m}}^2 \geqslant 0. La valeur minimale possible est donc obtenue pour une amplitude d'oscillation nulle (X_{\mathrm{m}} = 0), ce qui correspond à l'oscillateur au repos permanent à sa position d'équilibre (x(t) = 0 et \dot{x}(t) = 0 pour tout t).

On en déduit les valeurs minimales :

\boxed{\langle E_{\mathrm{c}} \rangle_{\min} = 0, \quad \langle E_{\mathrm{p}} \rangle_{\min} = 0 \quad \text{et} \quad \langle E_{\mathrm{m}} \rangle_{\min} = 0}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : oscillateur harmonique, écart-type

Montrer que les énergies potentielle et cinétique moyennes, notées et , peuvent s'écrire :

avec et deux constantes à expliciter en fonction des données du problème.

Voir l'indice

Utiliser la définition de la variance d'une variable aléatoire centrée : \Delta u^2 = \langle u^2 \rangle - \langle u \rangle^2 avec \langle x \rangle = 0 et \langle p_x \rangle = 0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les écarts-types spatiaux et d'impulsion à partir des définitions quantiques des variances : (\Delta x)^2 = \langle x^2 \rangle - \langle x \rangle^2 et (\Delta p_x)^2 = \langle p_x^2 \rangle - \langle p_x \rangle^2.
  2. Justifier l'annulation des valeurs moyennes \langle x \rangle et \langle p_x \rangle pour un oscillateur autour de sa position d'équilibre.
  3. En déduire les valeurs moyennes \langle E_{\mathrm{p}} \rangle et \langle E_{\mathrm{c}} \rangle par linéarité pour identifier les constantes K_1 et K_2.
Voir la réponse courte

En exploitant \langle x \rangle = 0 et \langle p_x \rangle = 0, on identifie K_1 = \frac{1}{2}m\omega_0^2 et K_2 = \frac{1}{2m}.

Voir le corrigé complet

Par définition de l'écart-type d'une grandeur en mécanique quantique, les variances associées à la position x et à la quantité de mouvement p_x s'écrivent :

\begin{aligned} \Delta x^2 &= \langle x^2 \rangle - \langle x \rangle^2 \\ \Delta p_x^2 &= \langle p_x^2 \rangle - \langle p_x \rangle^2 \end{aligned}

L'origine des coordonnées étant fixée à la position d'équilibre de l'oscillateur, la valeur moyenne de la position est nulle : \langle x \rangle = 0. De même, pour un état lié sans translation globale le long de l'axe (Ox), la quantité de mouvement moyenne est nulle : \langle p_x \rangle = 0.

On en déduit :

\langle x^2 \rangle = \Delta x^2 \quad \text{et} \quad \langle p_x^2 \rangle = \Delta p_x^2

Énergie potentielle moyenne L'énergie potentielle est donnée par E_{\mathrm{p}}(x) = \frac{1}{2}\mu \omega_0^2 x^2. Par linéarité de l'espérance quantique :

\langle E_{\mathrm{p}} \rangle = \frac{1}{2}\mu \omega_0^2 \langle x^2 \rangle = \frac{1}{2}\mu \omega_0^2 \Delta x^2

On identifie alors la constante K_1 :

\boxed{K_1 = \frac{1}{2}\mu \omega_0^2}

Énergie cinétique moyenne Dans le cadre non relativiste, l'énergie cinétique s'exprime en fonction de la quantité de mouvement par E_{\mathrm{c}} = \frac{p_x^2}{2\mu}. Par linéarité de la moyenne :

\langle E_{\mathrm{c}} \rangle = \frac{1}{2\mu}\langle p_x^2 \rangle = \frac{1}{2\mu}\Delta p_x^2

On identifie ainsi la constante K_2 :

\boxed{K_2 = \frac{1}{2\mu}}

Résultat

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Question 4

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Quantification et confinement

Notions : inégalité de heisenberg, énergie de point zéro

Montrer que l'inégalité spatiale d'Heisenberg impose à l'énergie mécanique moyenne de l'oscillateur harmonique quantique de ne pas être inférieure à une énergie particulière, notée , à expliciter en fonction de et . Commenter le résultat relativement au cas de l'oscillateur harmonique classique précédent.

Voir l'indice

Exprimer \langle E_{\mathrm{m}} \rangle = K_1 \Delta x^2 + K_2 \Delta p_x^2, injecter l'inégalité de Heisenberg spatiale \Delta x \Delta p_x \ge \frac{\hbar}{2}, puis minimiser la fonction obtenue.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique moyenne \langle E_{\mathrm{m}} \rangle comme la somme des énergies cinétique et potentielle moyennes établies à la question Q3.
  2. Injecter la relation d'indétermination spatiale de Heisenberg \Delta x \, \Delta p_x \ge \frac{\hbar}{2} pour minorer \langle E_{\mathrm{m}} \rangle par une fonction de la seule variable \Delta x.
  3. Minimiser cette fonction (par dérivation ou par l'inégalité arithmético-géométrique) pour déterminer la borne inférieure \langle E_{\mathrm{m}} \rangle_{\min}.
  4. Comparer au résultat classique de la question Q2 (\langle E_{\mathrm{m}} \rangle_{\min} = 0).
Voir la réponse courte

L'inégalité \Delta x \Delta p_x \ge \frac{\hbar}{2} minimise \langle E_{\mathrm{m}} \rangle à \frac{1}{2}\hbar\omega_0, strictement positive contrairement au cas classique.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q3, l'énergie mécanique moyenne de l'oscillateur s'écrit :

\langle E_{\mathrm{m}} \rangle = \langle E_{\mathrm{c}} \rangle + \langle E_{\mathrm{p}} \rangle = \frac{\Delta p_x^2}{2\mu} + \frac{1}{2}\mu\omega_0^2 \Delta x^2

L'inégalité spatiale de Heisenberg s'énonce :

\Delta x \, \Delta p_x \ge \frac{\hbar}{2} \implies \Delta p_x^2 \ge \frac{\hbar^2}{4 \Delta x^2}

En substituant cette minoration dans l'expression de l'énergie mécanique moyenne, on obtient :

\langle E_{\mathrm{m}} \rangle \ge \frac{\hbar^2}{8\mu \Delta x^2} + \frac{1}{2}\mu\omega_0^2 \Delta x^2

Pour trouver le minimum de cette borne inférieure en fonction de la variable positive u = \Delta x^2, on utilise l'inégalité arithmético-géométrique (a+b \ge 2\sqrt{ab} pour tous réels a,b > 0) :

\frac{\hbar^2}{8\mu \Delta x^2} + \frac{1}{2}\mu\omega_0^2 \Delta x^2 \ge 2 \sqrt{\frac{\hbar^2}{8\mu \Delta x^2} \times \frac{1}{2}\mu\omega_0^2 \Delta x^2} = 2 \sqrt{\frac{\hbar^2 \omega_0^2}{16}} = \frac{1}{2}\hbar\omega_0

Ce minimum est atteint lorsque les deux termes sont égaux, soit pour :

\Delta x = \sqrt{\frac{\hbar}{2\mu\omega_0}} \quad \text{et} \quad \Delta p_x = \sqrt{\frac{\mu\hbar\omega_0}{2}}

L'énergie mécanique moyenne ne peut donc pas être inférieure à :

\boxed{\langle E_{\mathrm{m}} \rangle_{\min} = \frac{1}{2} \hbar \omega_0}

Commentaire : Contrairement au cas classique où l'énergie minimale moyenne est nulle (\langle E_{\mathrm{m}} \rangle = 0 pour une particule immobile à la position d'équilibre x=0, d'après Q2), le modèle quantique interdit d'annuler simultanément la position et la quantité de mouvement car cela violerait l'inégalité de Heisenberg (\Delta x = 0 et \Delta p_x = 0 entraînerait \Delta x \, \Delta p_x = 0 < \hbar/2). L'oscillateur possède donc une énergie résiduelle non nulle au repos (ou « énergie de point zéro »), même dans son état fondamental.

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : analyse dimensionnelle, ordre de grandeur

Déterminer les exposants , et , puis évaluer un ordre de grandeur de . On supposera que la masse est quasiment égale à celle de l'atome d'hydrogène et on prendra .

Voir l'indice

Écrire l'analyse dimensionnelle de a_0 = \hbar^\alpha \omega_0^\beta \mu^\delta dans le système SI (kg, m, s) pour obtenir un système linéaire sur les exposants.

Voir la stratégie
  1. Effectuer une analyse dimensionnelle pour déterminer les exposants \alpha, \beta et \delta à partir de la dimension d'une longueur, d'une action (\hbar), d'une pulsation (\omega_0) et d'une masse (\mu).
  2. Évaluer numériquement la longueur caractéristique a_0 = \sqrt{\frac{\hbar}{\mu\omega_0}} avec les valeurs fournies et en déduire son ordre de grandeur.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle pour former une longueur a_0 = \sqrt{\frac{\hbar}{\mu\omega_0}} et calcul numérique donnant environ 10^{-11}\text{ m}.

Voir le corrigé complet

L'amplitude a_0 est homogène à une longueur, soit [a_0] = \mathsf{L}.
Exprimons la dimension de chacune des grandeurs intervenant dans la loi de puissance a_0 = \hbar^\alpha \omega_0^\beta \mu^\delta dans le système international (\mathsf{M, L, T}) :

  • la constante de Planck réduite \hbar a la dimension d'une action (énergie \times temps) :

    [\hbar] = \mathsf{M \cdot L^2 \cdot T^{-2} \cdot T} = \mathsf{M \cdot L^2 \cdot T^{-1}}
  • la pulsation propre \omega_0 est l'inverse d'un temps :

    [\omega_0] = \mathsf{T^{-1}}
  • la masse \mu est une masse :

    [\mu] = \mathsf{M}

L'équation aux dimensions s'écrit donc :

[a_0] = [\hbar]^\alpha [\omega_0]^\beta [\mu]^\delta = \mathsf{M}^{\alpha + \delta} \cdot \mathsf{L}^{2\alpha} \cdot \mathsf{T}^{-\alpha - \beta} = \mathsf{L}^1

Par identification des exposants selon chaque dimension fondamentale :

\begin{aligned} \text{sur }\mathsf{L} &: 2\alpha = 1 \implies \alpha = \frac{1}{2} \\ \text{sur }\mathsf{M} &: \alpha + \delta = 0 \implies \delta = -\alpha = -\frac{1}{2} \\ \text{sur }\mathsf{T} &: -\alpha - \beta = 0 \implies \beta = -\alpha = -\frac{1}{2} \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{\alpha = \frac{1}{2}, \quad \beta = -\frac{1}{2}, \quad \delta = -\frac{1}{2}}

ce qui correspond à l'expression de la longueur d'extension caractéristique de l'oscillateur :

a_0 = \sqrt{\frac{\hbar}{\mu \omega_0}}

Passons à l'évaluation de son ordre de grandeur avec les données :

  • \hbar = \frac{h}{2\pi} = \frac{6{,}626 \times 10^{-34}}{2\pi} \approx 1{,}055 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}
  • \mu \approx m_{\mathrm{H}} \approx 1{,}66 \times 10^{-27}\text{ kg}
  • \omega_0 \approx 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Le calcul numérique donne :

a_0 = \sqrt{\frac{1{,}055 \times 10^{-34}}{1{,}66 \times 10^{-27} \times 10^{15}}} = \sqrt{6{,}35 \times 10^{-23}} \approx 8{,}0 \times 10^{-12}\text{ m}

L'ordre de grandeur de a_0 est donc :

\boxed{a_0 \sim 10^{-11}\text{ m}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : équation de schrödinger, état stationnaire

Rappeler la forme de . Obtenir la relation vérifiée par , sa dérivée seconde , et .

Voir l'indice

Pour un état stationnaire d'énergie E, la dépendance temporelle est \chi(t) = \mathrm{e}^{-\mathrm{j}Et/\hbar}. Injecter \Psi(x,t) dans l'équation de Schrödinger dépendante du temps.

Voir la stratégie
  1. Rappeler que pour un état stationnaire d'énergie E, la séparation des variables dans l'équation de Schrödinger dépendante du temps conduit à une dépendance temporelle harmonique pour \chi(t).
  2. Écrire l'équation de Schrödinger stationnaire pour la particule soumise au potentiel harmonique.
  3. Effectuer le changement de variable spatiale x = a_0 u et faire apparaître l'énergie adimensionnée \varepsilon = E/(\hbar\omega_0) afin d'établir l'équation différentielle vérifiée par \varphi(u).
Voir la réponse courte

Dépendance temporelle \chi(t) = \mathrm{e}^{-\mathrm{i}Et/\hbar} pour un état stationnaire, puis substitution dans l'équation de Schrödinger spatiale adimensionnée.

Voir le corrigé complet

L'équation de Schrödinger dépendante du temps régissant l'état quantique d'une particule unidimensionnelle de masse \mu s'écrit :

j\hbar \frac{\partial \Psi(x,t)}{\partial t} = \hat{H}\Psi(x,t) = -\frac{\hbar^2}{2\mu}\frac{\partial^2 \Psi(x,t)}{\partial x^2} + E_{\mathrm{p}}(x)\Psi(x,t)

Pour un état stationnaire d'énergie E, la fonction d'onde se factorise sous la forme \Psi(x,t) = \psi(x)\chi(t), ce qui conduit classiquement à :

j\hbar \frac{1}{\chi(t)}\frac{\mathrm{d}\chi}{\mathrm{d}t} = E \implies \chi(t) = \mathrm{e}^{-j\frac{Et}{\hbar}}

(à une constante multiplicative près, conventionnellement absorbée dans la partie spatiale).

La partie spatiale \psi(x) = \varphi(u) vérifie l'équation de Schrödinger indépendante du temps :

-\frac{\hbar^2}{2\mu}\frac{\mathrm{d}^2\psi}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{1}{2}\mu\omega_0^2 x^2 \psi(x) = E \psi(x)

Avec le changement de variable u = \frac{x}{a_0}, les dérivées spatiales s'expriment par :

\frac{\mathrm{d}\psi}{\mathrm{d}x} = \frac{1}{a_0}\varphi'(u) \quad \text{et} \quad \frac{\mathrm{d}^2\psi}{\mathrm{d}x^2} = \frac{1}{a_0^2}\varphi''(u)

En injectant ces relations et l'expression de a_0 = \sqrt{\frac{\hbar}{\mu\omega_0}} établie à la question Q5, on obtient :

\begin{aligned} \frac{\hbar^2}{2\mu a_0^2} &= \frac{\hbar^2}{2\mu}\left(\frac{\mu\omega_0}{\hbar}\right) = \frac{1}{2}\hbar\omega_0 \\ \frac{1}{2}\mu\omega_0^2 x^2 &= \frac{1}{2}\mu\omega_0^2 a_0^2 u^2 = \frac{1}{2}\hbar\omega_0 u^2 \end{aligned}

L'équation différentielle s'écrit alors :

-\frac{1}{2}\hbar\omega_0 \varphi''(u) + \frac{1}{2}\hbar\omega_0 u^2 \varphi(u) = E\varphi(u)

En divisant par \frac{1}{2}\hbar\omega_0 et en introduisant la variable adimensionnée \varepsilon = \frac{E}{\hbar\omega_0}, il vient :

-\varphi''(u) + u^2 \varphi(u) = 2\varepsilon \varphi(u)

soit finalement :

\boxed{\varphi''(u) + (2\varepsilon - u^2)\varphi(u) = 0}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : équation de schrödinger, fonction d'onde

Montrer que vérifie l'équation différentielle :

Voir l'indice

Calculer la dérivée première puis la dérivée seconde de \varphi(u) = \mathcal{H}(u)\mathrm{e}^{-u^2/2} et réinjecter le tout dans l'équation différentielle satisfaite par \varphi.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dérivées première et seconde de la fonction d'onde spatiale sous la forme proposée \varphi(u) = \mathcal{H}(u)\,\mathrm{e}^{-u^2/2}.
  2. Réinjecter ces expressions dans l'équation différentielle adimensionnée issue de la question Q6.
  3. Simplifier par la gaussienne \mathrm{e}^{-u^2/2}, strictement positive sur \mathbb{R}.
Voir la réponse courte

Dérivation de \varphi(u) = H(u)\mathrm{e}^{-u^2/2} et réinjection pour établir l'équation différentielle d'Hermite sur le polynôme H(u).

Voir le corrigé complet

La fonction \varphi(u) est recherchée sous la forme :

\varphi(u) = \mathcal{H}(u)\,\mathrm{e}^{-\frac{u^2}{2}}

Dérivons une première fois par rapport à u en appliquant la formule de dérivation d'un produit :

\varphi'(u) = \left( \mathcal{H}'(u) - u\mathcal{H}(u) \right) \mathrm{e}^{-\frac{u^2}{2}}

En dérivant une seconde fois, il vient :

\begin{aligned} \varphi''(u) &= \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u} \left[ \left( \mathcal{H}'(u) - u\mathcal{H}(u) \right) \right] \mathrm{e}^{-\frac{u^2}{2}} + \left( \mathcal{H}'(u) - u\mathcal{H}(u) \right) (-u)\,\mathrm{e}^{-\frac{u^2}{2}} \\ &= \left[ \left( \mathcal{H}''(u) - \mathcal{H}(u) - u\mathcal{H}'(u) \right) - u\mathcal{H}'(u) + u^2 \mathcal{H}(u) \right] \mathrm{e}^{-\frac{u^2}{2}} \\ &= \left[ \mathcal{H}''(u) - 2u\mathcal{H}'(u) + (u^2 - 1)\mathcal{H}(u) \right] \mathrm{e}^{-\frac{u^2}{2}} \end{aligned}

D'après la question Q6, la fonction \varphi vérifie :

\varphi''(u) + (2\varepsilon - u^2)\,\varphi(u) = 0

En remplaçant \varphi(u) et \varphi''(u) par leurs expressions, on obtient :

\left[ \mathcal{H}''(u) - 2u\mathcal{H}'(u) + (u^2 - 1)\mathcal{H}(u) + (2\varepsilon - u^2)\mathcal{H}(u) \right] \mathrm{e}^{-\frac{u^2}{2}} = 0

Les termes en u^2 \mathcal{H}(u) se compensent. Comme \mathrm{e}^{-\frac{u^2}{2}} \neq 0 pour tout u \in \mathbb{R}, le crochet s'annule identiquement :

\boxed{\mathcal{H}''(u) - 2u \mathcal{H}'(u) + (2\varepsilon - 1) \mathcal{H}(u) = 0}

Résultat

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Quantification et confinement

Notions : quantification de l'énergie, niveau d'énergie

En raisonnant sur le monôme de degré de cette équation, montrer qu'il existe une relation simple entre et . En déduire l'expression des énergies de vibration de la molécule.

Voir l'indice

Identifier le coefficient devant le monôme de plus haut degré u^n issu du produit -2u\mathcal{H}'(u) et du terme (2\varepsilon - 1)\mathcal{H}(u).

Voir la stratégie
  1. Identifier le terme de plus haut degré (degré n) dans chaque composante de l'équation différentielle satisfaite par le polynôme \mathcal{H}(u).
  2. Annuler le coefficient devant le monôme u^n en exploitant le fait que \mathcal{H} est de degré n (donc c_n \neq 0), pour en déduire \varepsilon en fonction de n.
  3. Utiliser la définition de l'énergie adimensionnée \varepsilon = E/(\hbar\omega_0) introduite avant la question Q6 pour exprimer les énergies quantifiées de vibration E_n.
Voir la réponse courte

L'annulation du coefficient du monôme de plus haut degré impose \varepsilon = n + \frac{1}{2}, d'où E_n = (n+\frac{1}{2})\hbar\omega_0.

Voir le corrigé complet

Le polynôme \mathcal{H}(u) étant de degré n, son coefficient dominant vérifie c_n \neq 0 :

\mathcal{H}(u) = c_n u^n + c_{n-1} u^{n-1} + \dots + c_0.

Calculons les dérivées successives et leurs termes dominants en u :

\begin{aligned} \mathcal{H}'(u) &= n c_n u^{n-1} + (n-1) c_{n-1} u^{n-2} + \dots \\ \mathcal{H}''(u) &= n(n-1) c_n u^{n-2} + \dots \end{aligned}

Injectons ces développements dans l'équation différentielle établie à la question Q7 :

\mathcal{H}''(u) - 2u\mathcal{H}'(u) + (2\varepsilon - 1)\mathcal{H}(u) = 0.

Examinons le degré de chaque terme :

  • \mathcal{H}''(u) est de degré au plus n-2 ;
  • -2u\mathcal{H}'(u) = -2n c_n u^n + \dots est de degré n ;
  • (2\varepsilon - 1)\mathcal{H}(u) = (2\varepsilon - 1) c_n u^n + \dots est de degré n.

Le polynôme résultant étant identiquement nul, le coefficient devant la puissance u^n doit s'annuler :

-2n c_n + (2\varepsilon - 1) c_n = 0.

Puisque le polynôme est de degré n, c_n \neq 0, ce qui conduit directement à :

-2n + 2\varepsilon - 1 = 0 \iff 2\varepsilon = 2n + 1.

On obtient ainsi la relation cherchée :

\boxed{\varepsilon = n + \frac{1}{2}}

D'après l'énoncé, l'énergie adimensionnée est définie par \varepsilon = \frac{E}{\hbar \omega_0}. Les niveaux d'énergie de vibration de la molécule sont donc quantifiés par l'entier naturel n et s'écrivent :

\boxed{E_n = \left(n + \frac{1}{2}\right)\hbar \omega_0 \quad (n \in \mathbb{N})}

Résultat

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II · Rovibration de HCl

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : niveau d'énergie de rotation, spectroscopie

Déterminer la différence d'énergie entre deux niveaux rotationnels voisins en fonction de et .

Voir l'indice

Développer simplement la différence algébrique E_{J+1} - E_J = B(J+1)(J+2) - BJ(J+1).

Voir la réponse courte

Différence d'énergie entre deux niveaux consécutifs : \Delta E_J = 2B(J+1) par simple soustraction des termes spectraux.

Voir le corrigé complet

L'énergie associée à l'état de rotation caractérisé par le nombre quantique J \in \mathbb{N} est donnée par :

E_J = B J (J + 1)

Pour le niveau immédiatement supérieur J + 1, l'énergie s'écrit :

E_{J+1} = B (J + 1)(J + 2)

On en déduit directement la différence d'énergie entre ces deux niveaux consécutifs :

\begin{aligned} \Delta E_J &= E_{J+1} - E_J \\ &= B (J + 1)(J + 2) - B J (J + 1) \\ &= B (J + 1) \left[ (J + 2) - J \right] \\ &= 2 B (J + 1) \end{aligned}
\boxed{\Delta E_J = 2 B (J + 1)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : spectroscopie rovibrationnelle, branche p et r

En s'appuyant sur la figure 3, identifier les intervalles en nombre d'onde qui correspondent aux branches R et P.

Voir l'indice

Calculer l'énergie des photons absorbés pour \Delta J = +1 (branche R, nombres d'onde supérieurs au centre) et \Delta J = -1 (branche P, nombres d'onde inférieurs).

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie d'un photon absorbé lors d'une transition rovibrationnelle entre l'état (n=0, J'') et l'état (n=1, J') pour relier le signe de \Delta J = J' - J'' à la position en nombre d'onde par rapport au centre de bande \tilde{\nu}_0.
  2. Repérer sur le spectre le « trou » central (absence de branche Q où \Delta J = 0) pour situer la frontière entre les deux branches.
Voir la réponse courte

Les transitions \Delta J = +1 (branche R) correspondent aux plus grands nombres d'onde, et \Delta J = -1 (branche P) aux plus faibles.

Voir le corrigé complet

L'énergie de la molécule dans l'état vibrationnel n et rotationnel J s'écrit :

E(n, J) = \left(n + \frac{1}{2}\right)\hbar\omega_0 + B J(J+1)

Lors de l'absorption d'un photon de nombre d'onde \tilde{\nu}, la molécule passe de l'état fondamental vibrationnel (n=0, J'') au premier état excité (n=1, J'). L'énergie absorbée vaut :

\begin{aligned} \Delta E = h c \tilde{\nu} &= E(1, J') - E(0, J'') \\ &= \hbar\omega_0 + B\big[J'(J'+1) - J''(J''+1)\big] \end{aligned}

On pose \tilde{\nu}_0 = \dfrac{\hbar\omega_0}{h c} le nombre d'onde associé à la transition vibrationnelle pure (J'' = J' = 0).

  • Branche R (\Delta J = J' - J'' = +1, soit J' = J'' + 1) :

    J'(J'+1) - J''(J''+1) = (J''+1)(J''+2) - J''(J''+1) = 2(J''+1) > 0

    On a donc :

    \tilde{\nu}_{\mathrm{R}} = \tilde{\nu}_0 + \frac{2B}{hc}(J''+1) > \tilde{\nu}_0

    Les raies de la branche R correspondent aux nombres d'onde supérieurs à \tilde{\nu}_0.

  • Branche P (\Delta J = J' - J'' = -1, soit J' = J'' - 1 avec J'' \ge 1) :

    J'(J'+1) - J''(J''+1) = (J''-1)J'' - J''(J''+1) = -2J'' < 0

    On a donc :

    \tilde{\nu}_{\mathrm{P}} = \tilde{\nu}_0 - \frac{2B}{hc}J'' < \tilde{\nu}_0

    Les raies de la branche P correspondent aux nombres d'onde inférieurs à \tilde{\nu}_0.

Sur le spectre de transmittance de la figure 3, on observe deux séries de raies séparées par un intervalle central dépourvu de raie entre 2865\text{ cm}^{-1} et 2906\text{ cm}^{-1} (la transition \Delta J = 0, branche Q, étant interdite). Le centre de bande se situe au milieu de cet écart :

\tilde{\nu}_0 \approx \frac{2865 + 2906}{2} \approx 2886\text{ cm}^{-1}

On en déduit les intervalles correspondant aux deux branches :

\boxed{\text{Branche P : } \tilde{\nu} \in [2600 \,;\, 2886]\text{ cm}^{-1} \quad (\text{soit les raies de } 2626\text{ à } 2865\text{ cm}^{-1})}
\boxed{\text{Branche R : } \tilde{\nu} \in [2886 \,;\, 3100]\text{ cm}^{-1} \quad (\text{soit les raies de } 2906\text{ à } 3073\text{ cm}^{-1})}

Résultat

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : spectroscopie rovibrationnelle, règle de sélection

Identifier les valeurs des nombres quantiques et pour les transitions associées aux raies d'absorption à , , et sur la figure 3.

Voir l'indice

Partir de la transition fondamentale J''=0 \to J'=1 pour la première raie de la branche R à droite de la bande interdite centrale.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression du nombre d'onde des transitions rovibrationnelles pour les branches R (\Delta J = +1) et P (\Delta J = -1) en fonction de l'état initial J'', ainsi que la position du centre de bande \tilde{\nu}_0 \approx 2886\text{ cm}^{-1} identifié en Q10.
  2. Associer chaque raie demandée à sa branche selon qu'elle se situe au-dessus ou en dessous de \tilde{\nu}_0, puis déterminer l'ordre de la raie en partant du centre.
  3. En déduire les nombres quantiques J'' (état initial dans le niveau vibrationnel n=0) et J' (état final dans le niveau vibrationnel n=1).
Voir la réponse courte

Identification des transitions partant du niveau vibrationnel fondamental en comptant les écarts spectraux successifs de part et d'autre de l'origine.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, le centre de bande (absence de branche Q pour \Delta J = 0) est situé à :

\tilde{\nu}_0 \approx 2886\text{ cm}^{-1}

1. Branche R (\tilde{\nu} > \tilde{\nu}_0, règle de sélection \Delta J = J' - J'' = +1) :

Le nombre d'onde de la transition depuis le niveau J'' s'écrit :

\tilde{\nu}_{\mathrm{R}}(J'') = \tilde{\nu}_0 + \frac{2B}{hc}(J'' + 1) \quad \text{avec } J'' \in \{0, 1, 2, \dots\}

Les raies successives apparaissent par valeurs croissantes de J'' à partir de \tilde{\nu}_0 :

  • Pour la première raie de la branche R à \tilde{\nu} = 2906\text{ cm}^{-1} :

    \boxed{J'' = 0 \quad \text{et} \quad J' = 1}
  • Pour la deuxième raie de la branche R à \tilde{\nu} = 2926\text{ cm}^{-1} :

    \boxed{J'' = 1 \quad \text{et} \quad J' = 2}

2. Branche P (\tilde{\nu} < \tilde{\nu}_0, règle de sélection \Delta J = J' - J'' = -1) :

Le nombre d'onde de la transition depuis le niveau J'' s'écrit :

\tilde{\nu}_{\mathrm{P}}(J'') = \tilde{\nu}_0 - \frac{2B}{hc}J'' \quad \text{avec } J'' \in \{1, 2, 3, \dots\}

Le niveau initial ne peut pas être J'' = 0 car le niveau final vérifierait J' = -1, ce qui est impossible (J' étant un entier naturel). Les raies successives apparaissent par valeurs décroissantes de \tilde{\nu} (c'est-à-dire par valeurs croissantes de J'') en s'éloignant de \tilde{\nu}_0 :

  • Pour la première raie de la branche P à \tilde{\nu} = 2865\text{ cm}^{-1} :

    \boxed{J'' = 1 \quad \text{et} \quad J' = 0}
  • Pour la deuxième raie de la branche P à \tilde{\nu} = 2844\text{ cm}^{-1} :

    \boxed{J'' = 2 \quad \text{et} \quad J' = 1}

Résultat

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique ; Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : facteur de boltzmann, population des niveaux

Expliquer pourquoi on n'observe pas de raie d'absorption en dehors de l'intervalle .

Voir l'indice

Comparer l'écart d'énergie vibrationnel \hbar\omega_0 à l'énergie thermique k_{\mathrm{B}}T à température ambiante pour évaluer la population des niveaux n \ge 1 via le facteur de Boltzmann.

Voir la stratégie

L'absence de raies d'absorption en dehors de l'intervalle [2600\,;\,3100]\text{ cm}^{-1} s'explique par deux aspects complémentaires de la physique statistique et quantique de la molécule :

  1. L'absence de raies aux extrémités de la bande fondamentale (n=0 \to n=1) : liée à la dépopulation thermique des niveaux rotationnels de J'' élevé.
  2. L'absence d'autres bandes d'absorption dans cette zone spectrale : liée à la règle de sélection vibrationnelle et à l'absence de peuplement thermique des états vibrationnels excités (n \ge 1).
Voir la réponse courte

Les niveaux d'énergie rotationnelle trop élevés sont quasi dépeuplés à température ambiante d'après le facteur de Boltzmann.

Voir le corrigé complet

Deux raisons physiques expliquent cette observation :

  1. Extinction de la bande rovibrationnelle fondamentale (n = 0 \to 1) pour les grands J'' :

    L'intensité d'une raie d'absorption est proportionnelle à la population N(J'') du niveau rotationnel de départ (n=0, J''). À l'équilibre thermique à température ambiante (T \approx 300\text{ K}), cette population est régie par la distribution de Boltzmann :

    N(J'') \propto (2J'' + 1) \, \exp\left(-\frac{E_{J''}}{k_{\mathrm{B}} T}\right) = (2J'' + 1) \, \exp\left(-\frac{B J''(J'' + 1)}{k_{\mathrm{B}} T}\right)

    où (2J''+1) est la dégénérescence du niveau rotationnel.

    Pour de grandes valeurs du nombre quantique J'' (sur le spectre, J'' \gtrsim 10, ce qui correspond aux bords de l'intervalle à \tilde{\nu} \approx 2600\text{ cm}^{-1} et \tilde{\nu} \approx 3100\text{ cm}^{-1}), le facteur exponentiel d'amortissement domine largement le terme linéaire (2J''+1) : la population N(J'') devient négligeable, et les raies correspondantes ne sont plus détectables.

  2. Absence d'autres bandes de vibration :

    • Règle de sélection sur la vibration : Dans le modèle de l'oscillateur harmonique, seules sont autorisées les transitions dipolaires vérifiant \Delta n = +1. Les harmoniques (\Delta n = +2, +3, \dots) sont interdites (ou extrêmement peu intenses compte tenu de la très faible anharmonicité de la liaison) et se situeraient d'ailleurs vers 2\tilde{\nu}_0 \approx 5800\text{ cm}^{-1}.
    • Absence de « bandes chaudes » : L'écart d'énergie vibrationnel vaut \Delta E_{\mathrm{vib}} = h c \tilde{\nu}_0 \approx 1{,}99\times 10^{-23} \times 2886 \approx 5{,}7 \times 10^{-20}\text{ J} \approx 0{,}36\text{ eV}. Comparé à l'énergie thermique à 300\text{ K} (k_{\mathrm{B}} T \approx 4{,}1 \times 10^{-21}\text{ J} \approx 0{,}026\text{ eV}), on a :

      \frac{\Delta E_{\mathrm{vib}}}{k_{\mathrm{B}} T} \approx 14 \gg 1

      Le facteur de Boltzmann \mathrm{e}^{-\Delta E_{\mathrm{vib}}/(k_{\mathrm{B}} T)} \sim 10^{-6} est quasi-nul : à température ambiante, la quasi-totalité des molécules se trouve dans l'état vibrationnel fondamental n=0. Il n'y a donc pas d'absorption mesurable issue d'états vibrationnels excités (n=1 \to n=2).

    • Spectre de rotation pure : Les transitions purement rotationnelles (\Delta n = 0, \Delta J = +1) mettent en jeu des nombres d'onde de l'ordre de 2B/(hc) \sim 20\text{ cm}^{-1}, situés dans l'infrarouge lointain (\tilde{\nu} \lesssim 300\text{ cm}^{-1}), très en dessous de la zone observée.
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Question 13

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min

Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : spectroscopie rovibrationnelle, incertitude-type

Déduire, à partir de la figure 3, des valeurs expérimentales avec incertitudes-types pour la distance et de la pulsation propre de vibration de la molécule HCl.

Voir l'indice

Déterminer le centre de bande \tilde{\nu}_0 à mi-chemin entre les premières raies P et R pour trouver \omega_0, et mesurer l'espacement moyen 2\bar{B} entre deux raies consécutives pour en déduire d_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le centre de bande vibrationnel \tilde{\nu}_0 et la constante rotationnelle \bar{B} = B/(hc) à partir des raies les plus proches de l'origine : R(0) et P(1).
  2. Relier la pulsation propre \omega_0 à \tilde{\nu}_0 et la distance interatomique d_0 à \bar{B}, puis effectuer les applications numériques en calculant au préalable la masse réduite \mu de \mathrm{HCl}.
  3. Propager les incertitudes-types à partir de celle fournie sur les nombres d'onde (u(\tilde{\nu}) = 1\text{ cm}^{-1}).
Voir la réponse courte

Mesure de l'espacement moyen 2B et du centre de bande, puis calcul de d_0 et \omega_0 avec propagation d'incertitudes.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q10 et Q11, les nombres d'onde des raies R(0) (J''=0 \to J'=1) et P(1) (J''=1 \to J'=0) s'écrivent :

\tilde{\nu}_{R(0)} = \tilde{\nu}_0 + 2\bar{B} \quad \text{et} \quad \tilde{\nu}_{P(1)} = \tilde{\nu}_0 - 2\bar{B}

où \bar{B} = \dfrac{B}{hc} = \dfrac{h}{8\pi^2 c \mu d_0^2} est la constante rotationnelle exprimée en nombre d'onde.

La figure 3 donne les valeurs expérimentales :

\tilde{\nu}_{R(0)} = 2906\text{ cm}^{-1} \quad \text{et} \quad \tilde{\nu}_{P(1)} = 2865\text{ cm}^{-1}

1. Détermination de la pulsation propre \omega_0 Le nombre d'onde du centre de bande correspond à la demi-somme :

\tilde{\nu}_0 = \frac{\tilde{\nu}_{R(0)} + \tilde{\nu}_{P(1)}}{2} = \frac{2906 + 2865}{2} = 2885{,}5\text{ cm}^{-1} = 2{,}8855 \times 10^5\text{ m}^{-1}

La transition purement vibrationnelle vérifiant \hbar \omega_0 = hc \tilde{\nu}_0, on en déduit :

\omega_0 = 2\pi c \tilde{\nu}_0

En prenant c = 2{,}998 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\omega_0 = 2\pi \times 2{,}998 \times 10^8 \times 2{,}8855 \times 10^5 = 5{,}437 \times 10^{14}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Les mesures des deux raies étant indépendantes, l'incertitude-type sur \tilde{\nu}_0 vaut :

u(\tilde{\nu}_0) = \frac{\sqrt{u^2(\tilde{\nu}_{R(0)}) + u^2(\tilde{\nu}_{P(1)})}}{2} = \frac{\sqrt{1^2 + 1^2}}{2} = \frac{\sqrt{2}}{2} \approx 0{,}71\text{ cm}^{-1} = 71\text{ m}^{-1}

L'incertitude-type sur \omega_0 est alors :

u(\omega_0) = 2\pi c \, u(\tilde{\nu}_0) = 2\pi \times 2{,}998 \times 10^8 \times 71 \approx 1{,}3 \times 10^{11}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \approx 0{,}001 \times 10^{14}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{\omega_0 = (5{,}437 \pm 0{,}001) \times 10^{14}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

2. Détermination de la distance interatomique d_0 La constante rotationnelle \bar{B} s'obtient par la demi-différence :

\bar{B} = \frac{\tilde{\nu}_{R(0)} - \tilde{\nu}_{P(1)}}{4} = \frac{2906 - 2865}{4} = 10{,}25\text{ cm}^{-1} = 1025\text{ m}^{-1}

L'incertitude-type associée est :

u(\bar{B}) = \frac{\sqrt{1^2 + 1^2}}{4} = \frac{\sqrt{2}}{4} \approx 0{,}35\text{ cm}^{-1} = 35\text{ m}^{-1}

La molécule la plus abondante est \mathrm{H}^{35}\mathrm{Cl} (abondance de 76\,\%, avec m_{^{35}\mathrm{Cl}} \approx 35\,m_{\mathrm{H}}). Sa masse réduite s'écrit :

\mu = \frac{m_{\mathrm{H}} \times 35 m_{\mathrm{H}}}{m_{\mathrm{H}} + 35 m_{\mathrm{H}}} = \frac{35}{36} m_{\mathrm{H}} \approx \frac{35}{36} \times 1{,}66 \times 10^{-27}\text{ kg} \approx 1{,}614 \times 10^{-27}\text{ kg}

Comme \bar{B} = \dfrac{h}{8\pi^2 c \mu d_0^2}, on obtient :

d_0 = \sqrt{\frac{h}{8\pi^2 c \mu \bar{B}}}

Application numérique :

d_0 = \sqrt{\frac{6{,}626 \times 10^{-34}}{8\pi^2 \times 2{,}998 \times 10^8 \times 1{,}614 \times 10^{-27} \times 1025}} \approx 1{,}30 \times 10^{-10}\text{ m}

En considérant l'incertitude sur \bar{B} comme prépondérante, la loi de propagation des incertitudes donne :

\frac{u(d_0)}{d_0} = \frac{1}{2}\frac{u(\bar{B})}{\bar{B}} \implies u(d_0) = \frac{1}{2} d_0 \frac{u(\bar{B})}{\bar{B}} = \frac{1{,}30 \times 10^{-10}}{2} \times \frac{0{,}35}{10{,}25} \approx 0{,}02 \times 10^{-10}\text{ m}
\boxed{d_0 = (1{,}30 \pm 0{,}02) \times 10^{-10}\text{ m} = 0{,}130 \pm 0{,}002\text{ nm}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique ; Physique quantique › Quantification et confinement

Notions : isotope, masse réduite

Proposer une explication de cette observation de raies doubles et non simples.

Voir l'indice

Considérer la composition isotopique naturelle du chlore (^{35}\mathrm{Cl} et ^{37}\mathrm{Cl}) qui modifie la masse réduite \mu de la molécule.

Voir la stratégie
  1. Identifier la cause microscopique de la multiplicité des espèces à l'aide du tableau des propriétés atomiques fourni en fin d'énoncé.
  2. Exprimer la dépendance des paramètres spectraux (\omega_0 et B) vis-à-vis de la masse réduite \mu.
  3. Relier le dédoublement et le rapport d'intensité des raies aux abondances isotopiques naturelles.
Voir la réponse courte

Présence de deux isotopes stables du chlore (^{35}\text{Cl} et ^{37}\text{Cl}) induisant deux masses réduites et donc deux jeux de raies.

Voir le corrigé complet

D'après le tableau des propriétés atomiques fourni dans l'énoncé, le chlore naturel est constitué de deux isotopes stables :

{}^{35}\mathrm{Cl} \quad (76\,\%) \quad \text{et} \quad {}^{37}\mathrm{Cl} \quad (24\,\%)

L'échantillon de chlorure d'hydrogène est donc un mélange de deux isotopologues : \mathrm{H}^{35}\mathrm{Cl} et \mathrm{H}^{37}\mathrm{Cl}.

La masse réduite de la molécule diatomique s'écrit :

\mu = \frac{m_{\mathrm{H}} \, m_{\mathrm{Cl}}}{m_{\mathrm{H}} + m_{\mathrm{Cl}}}

Comme m_{{}^{37}\mathrm{Cl}} > m_{{}^{35}\mathrm{Cl}}, la masse réduite de \mathrm{H}^{37}\mathrm{Cl} est légèrement supérieure à celle de \mathrm{H}^{35}\mathrm{Cl} :

\mu_{35} = \frac{35}{36} m_{\mathrm{H}} \approx 0{,}9722\,m_{\mathrm{H}} \quad < \quad \mu_{37} = \frac{37}{38} m_{\mathrm{H}} \approx 0{,}9737\,m_{\mathrm{H}}

Les propriétés électroniques (donc la raideur de liaison k et la distance d'équilibre d_0) étant identiques pour les deux isotopes :

  • la pulsation propre de vibration \omega_0 = \sqrt{\frac{k}{\mu}} est légèrement plus faible pour \mathrm{H}^{37}\mathrm{Cl} que pour \mathrm{H}^{35}\mathrm{Cl} ;
  • la constante rotationnelle B = \frac{\hbar^2}{2\mu d_0^2} est également légèrement plus faible pour \mathrm{H}^{37}\mathrm{Cl}.

Il en résulte un léger décalage des nombres d'onde de transition pour chaque raie rovibrationnelle :

\boxed{\text{Chaque transition se dédouble en raison de l'effet isotopique du chlore (présence de }\mathrm{H}^{35}\mathrm{Cl}\text{ et }\mathrm{H}^{37}\mathrm{Cl}\text{).}}

Résultat

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Partie B : Cavité d'un laser

I · Cavité sans pertes

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell

Donner les équations de Maxwell dans le vide.

Voir l'indice

Écrire les quatre équations locales de Maxwell dans le vide en l'absence totale de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{j} = \vec{0}).

Voir la réponse courte

Écriture des quatre équations de Maxwell locales dans le vide en l'absence de charges et de courants.

Voir le corrigé complet

Dans le vide, en l'absence de charges électriques (\rho = 0) et de courants électriques (\vec{\jmath} = \vec{0}), les équations de Maxwell s'écrivent :

  • Équation de Maxwell-Gauss :

    \boxed{\mathrm{div}\,\vec{E} = 0}
  • Équation de Maxwell-Thomson (flux magnétique) :

    \boxed{\mathrm{div}\,\vec{B} = 0}
  • Équation de Maxwell-Faraday :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}
  • Équation de Maxwell-Ampère :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \frac{1}{c^2} \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}

où c = \dfrac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}} désigne la célérité de la lumière dans le vide.

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de d'alembert, équation de maxwell

Montrer que, dans le vide, le champ électrique obéit à une équation d'onde de d'Alembert dont on précisera la célérité.

Voir l'indice

Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser l'identité du double rotationnel avec \mathrm{div}\,\vec{E} = 0.

Voir la réponse courte

Prise du rotationnel de Maxwell-Faraday et utilisation de l'identité du laplacien vectoriel pour aboutir au d'Alembert de célérité c.

Voir le corrigé complet

Appliquons l'identité vectorielle rappelée dans le formulaire au champ électrique \vec{E} :

\vec{\mathrm{rot}}\bigl(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}\bigr) = \vec{\mathrm{grad}}\bigl(\mathrm{div}\,\vec{E}\bigr) - \Delta\vec{E}

D'après l'équation de Maxwell-Gauss dans le vide (établie à la question Q15), \mathrm{div}\,\vec{E} = 0, d'où :

\vec{\mathrm{rot}}\bigl(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}\bigr) = -\Delta\vec{E}

Par ailleurs, en utilisant l'équation de Maxwell-Faraday et en permutant les opérateurs différentiels spatial et temporel d'après le théorème de Schwarz :

\begin{aligned} \vec{\mathrm{rot}}\bigl(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}\bigr) &= \vec{\mathrm{rot}}\left(-\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right) \\ &= -\frac{\partial}{\partial t}\bigl(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}\bigr) \end{aligned}

En injectant l'équation de Maxwell-Ampère dans le vide, \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} :

\begin{aligned} -\Delta\vec{E} &= -\frac{\partial}{\partial t}\left(\frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t}\right) \\ &= -\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} \end{aligned}

On obtient ainsi l'équation de d'Alembert satisfaite par le champ électrique dans le vide :

\boxed{\Delta\vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

La célérité de l'onde correspondante est la vitesse de la lumière dans le vide :

\boxed{c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}} \approx 2{,}998\times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : relation de dispersion, onde plane progressive

Établir la relation de dispersion des ondes électromagnétiques dans le vide.

Voir l'indice

Injecter la forme d'onde progressive harmonique \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kx)} dans l'équation d'onde de d'Alembert.

Voir la stratégie

Pour établir la relation de dispersion reliant la pulsation \omega à la norme du vecteur d'onde k :

  1. On injecte la forme complexe de l'onde plane progressive harmonique dans l'équation de d'Alembert établie à la question Q16.
  2. On identifie la relation entre \omega, k et la célérité c.
Voir la réponse courte

Injection d'une OPPH dans l'équation de d'Alembert pour obtenir la relation linéaire \omega = ck.

Voir le corrigé complet

Considérons l'onde plane progressive harmonique se propageant selon l'axe (Ox) vers les x croissants, dont le champ électrique s'écrit :

\underline{\vec{E}}_+(x, t) = \underline{E}_{0+} \mathrm{e}^{j(\omega t - k x)} \vec{u}_y

Les dérivées partielles spatiales et temporelles de ce champ s'expriment sous la forme :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}_+}{\partial x^2} &= (-jk)^2 \, \underline{\vec{E}}_+ = -k^2 \, \underline{\vec{E}}_+ \\ \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}_+}{\partial t^2} &= (j\omega)^2 \, \underline{\vec{E}}_+ = -\omega^2 \, \underline{\vec{E}}_+ \end{aligned}

En injectant ces expressions dans l'équation de d'Alembert unidimensionnelle \dfrac{\partial^2 \underline{\vec{E}}_+}{\partial x^2} - \dfrac{1}{c^2}\dfrac{\partial^2 \underline{\vec{E}}_+}{\partial t^2} = \vec{0} obtenue à la question Q16, on a :

\left( -k^2 + \frac{\omega^2}{c^2} \right) \underline{\vec{E}}_+(x, t) = \vec{0}

Cette équation devant être vérifiée à tout instant t et en tout point x pour un champ non identiquement nul, on en déduit la relation de dispersion dans le vide :

\boxed{\omega = c k} \quad \text{ou de façon équivalente} \quad \boxed{k = \frac{\omega}{c}}

Le même résultat est obtenu avec l'onde se propageant vers les x décroissants \underline{\vec{E}}_-(x, t).

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : onde stationnaire, condition aux limites

En exploitant les conditions aux limites imposées au champ électrique au niveau des miroirs () et (), déterminer deux relations entre , , et . Les relations de passage du champ électrique sont rappelées dans le formulaire en fin d'énoncé.

Voir l'indice

Appliquer la continuité de la composante tangentielle du champ électrique à la surface des miroirs conducteurs parfaits en x=0 et x=L.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ électrique total dans la cavité comme la superposition des ondes se propageant vers la droite et vers la gauche.
  2. Utiliser la relation de passage du champ électrique pour montrer l'annulation de la composante tangentielle du champ électrique sur les miroirs, sachant que le champ est nul à l'extérieur.
  3. Évaluer le champ en x = 0 et en x = L pour en déduire les deux relations demandées.
Voir la réponse courte

Continuité de la composante tangentielle du champ électrique nulle sur les deux miroirs parfaits : \underline{E}_{0+} + \underline{E}_{0-} = 0 et \sin(kL) = 0.

Voir le corrigé complet

Dans la cavité (0 \leqslant x \leqslant L), le champ électrique total s'écrit par superposition linéaire :

\vec{\underline{E}}(x, t) = \vec{\underline{E}}_+(x, t) + \vec{\underline{E}}_-(x, t) = \left( \underline{E}_{0+} \mathrm{e}^{-j k x} + \underline{E}_{0-} \mathrm{e}^{j k x} \right) \mathrm{e}^{j \omega t} \, \vec{u}_y

D'après le formulaire, la relation de passage du champ électrique à l'interface entre deux milieux s'écrit :

\vec{E}_2 - \vec{E}_1 = \frac{\sigma}{\varepsilon_0} \, \vec{n}_{12}

où \vec{n}_{12} est un vecteur unitaire normal à la surface (ici selon \pm \vec{u}_x). En projetant cette relation sur le plan tangentiel aux miroirs (porté par \vec{u}_y et \vec{u}_z), il vient la continuité de la composante tangentielle du champ électrique :

\vec{E}_{\mathrm{tangentiel}}(M_2, t) = \vec{E}_{\mathrm{tangentiel}}(M_1, t)

Le champ électromagnétique étant nul à l'extérieur de la cavité (x < 0 et x > L), et le champ électrique étant purement transverse (porté par \vec{u}_y, qui est tangent aux plans des miroirs), le champ électrique doit s'annuler en x = 0 et en x = L, pour tout instant t :

  • En x = 0 (miroir M_1) :

    \begin{aligned} \vec{\underline{E}}(0, t) = \vec{0} \quad &\implies \quad \left( \underline{E}_{0+} + \underline{E}_{0-} \right) \mathrm{e}^{j \omega t} = 0 \\ &\implies \quad \underline{E}_{0+} + \underline{E}_{0-} = 0 \end{aligned}
  • En x = L (miroir M_2) :

    \begin{aligned} \vec{\underline{E}}(L, t) = \vec{0} \quad &\implies \quad \left( \underline{E}_{0+} \mathrm{e}^{-j k L} + \underline{E}_{0-} \mathrm{e}^{j k L} \right) \mathrm{e}^{j \omega t} = 0 \\ &\implies \quad \underline{E}_{0+} \mathrm{e}^{-j k L} + \underline{E}_{0-} \mathrm{e}^{j k L} = 0 \end{aligned}

Les deux relations reliant \underline{E}_{0+}, \underline{E}_{0-}, k et L sont donc :

\boxed{\underline{E}_{0-} = -\underline{E}_{0+}} \quad \text{et} \quad \boxed{\underline{E}_{0+} \mathrm{e}^{-j k L} + \underline{E}_{0-} \mathrm{e}^{j k L} = 0}

En combinant ces deux relations (pour une onde non identiquement nulle, c'est-à-dire \underline{E}_{0+} \neq 0), la seconde condition s'écrit de façon équivalente sous la forme :

\boxed{\sin(k L) = 0}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : mode d'une cavité, intervalle spectral libre

Montrer que les fréquences des modes de la cavité s'écrivent sous la forme où est un entier naturel non nul et .

Voir l'indice

Exprimer la relation de quantification k_m L = m\pi sous la forme d'une condition sur la fréquence temporelle \nu = ck/(2\pi).

Voir la stratégie
  1. Partir de la condition de quantification obtenue à la question Q18 pour un champ non nul dans la cavité : \sin(kL) = 0.
  2. Relier le vecteur d'onde k à la fréquence \nu à l'aide de la relation de dispersion dans le vide (question Q17) et de la définition \omega = 2\pi\nu.
  3. Isoler la fréquence \nu_m et identifier l'expression de l'Intervalle Spectral Libre \mathrm{FSR}_{\nu}.
Voir la réponse courte

La condition kL = m\pi impose \nu_m = m \frac{c}{2L}, faisant apparaître l'intervalle spectral libre \mathrm{FSR}_{\nu} = \frac{c}{2L}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, le champ électrique total dans la cavité s'annule aux deux miroirs plans conducteurs parfaits situés en x=0 et x=L. La condition en x=L s'écrit :

-2\mathrm{j} \underline{E}_{0+} \sin(kL) = 0.

Pour obtenir une solution non triviale (champ non identiquement nul, soit \underline{E}_{0+} \neq 0), la norme du vecteur d'onde doit vérifier :

\sin(kL) = 0 \iff kL = m\pi \quad \text{avec } m \in \mathbb{Z}.

Comme l'onde se propage et que la pulsation \omega est strictement positive, la norme k est strictement positive, ce qui restreint les valeurs possibles à :

k_m = \frac{m\pi}{L}, \quad m \in \mathbb{N}^*.

D'après la relation de dispersion établie à la question Q17, \omega = ck, et en utilisant la relation entre pulsation et fréquence \omega = 2\pi\nu, il vient :

k = \frac{\omega}{c} = \frac{2\pi\nu}{c}.

En injectant cette relation dans la condition de quantification, on obtient :

\begin{aligned} \frac{2\pi\nu_m}{c} L &= m\pi \\ \nu_m &= m \frac{c}{2L}. \end{aligned}

En posant \mathrm{FSR}_{\nu} = \dfrac{c}{2L}, les fréquences permises des modes de la cavité s'écrivent bien sous la forme :

\boxed{\nu_m = m \times \mathrm{FSR}_{\nu} \quad \text{avec} \quad \mathrm{FSR}_{\nu} = \frac{c}{2L} \quad \text{et} \quad m \in \mathbb{N}^*.}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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II · Cavité avec pertes

Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : facteur de réflexion, conservation de l'énergie

Proposer une interprétation physique pour la relation .

Voir l'indice

Traduire la conservation du flux d'énergie lumineuse surfacique au niveau de l'interface en l'absence de pertes par absorption.

Voir la réponse courte

Conservation du flux d'énergie à la traversée d'une interface semi-réfléchissante sans absorption ni diffusion.

Voir le corrigé complet

D'après les définitions données pour les coefficients de réflexion et de transmission en intensité R = I_{\mathrm{r}} / I_{\mathrm{i}} et T = I_{\mathrm{t}} / I_{\mathrm{i}}, la relation R + T = 1 équivaut à :

\boxed{I_{\mathrm{i}} = I_{\mathrm{r}} + I_{\mathrm{t}}}

En multipliant par la section S du faisceau lumineux traversant le miroir, cette relation s'exprime en termes de flux d'énergie (ou puissance électromagnétique moyenne véhiculée par l'onde) :

\mathcal{P}_{\mathrm{i}} = \mathcal{P}_{\mathrm{r}} + \mathcal{P}_{\mathrm{t}}

Elle traduit la conservation de l'énergie électromagnétique au niveau du miroir M_1. La totalité de la puissance incidente est partagée entre la puissance réfléchie et la puissance transmise : le miroir M_1 ne présente aucune absorption ni perte dissipative (le facteur d'absorption A est nul).

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : onde multiple, interféromètre de fabry-pérot

Expliquer l'origine physique de cette relation.

Voir l'indice

Écrire la superposition en x=0^+ de l'onde de pompe transmise par le miroir M_1 et de l'onde se propageant vers la gauche réfléchie sur la face interne de M_1.

Voir la réponse courte

L'onde transmise résulte de la superposition cohérente de toutes les ondes ayant subi des allers-retours successifs dans la cavité.

Voir le corrigé complet

Au niveau du miroir semi-réfléchissant M_1 situé en x = 0, l'onde se propageant vers la droite dans la cavité, d'amplitude complexe \underline{E}_{\mathrm{D}}, résulte de la superposition linéaire de deux contributions :

  • la fraction de l'onde de pompe incidente extérieure \underline{E}_{\mathrm{p}} transmise par le miroir M_1 vers l'intérieur de la cavité, avec le coefficient de transmission en amplitude \underline{\tau}, soit une amplitude \underline{\tau}\,\underline{E}_{\mathrm{p}} ;
  • la fraction de l'onde interne se propageant vers la gauche \underline{E}_{\mathrm{G}} qui subit une réflexion sur la face interne du miroir M_1 et repart vers la droite, avec le coefficient de réflexion en amplitude \underline{r}, soit une amplitude \underline{r}\,\underline{E}_{\mathrm{G}}.

En vertu du principe de superposition linéaire régissant l'électromagnétisme dans le vide, l'amplitude résultante de l'onde se propageant vers les x croissants s'écrit donc :

\boxed{\underline{E}_{\mathrm{D}} = \underline{\tau}\,\underline{E}_{\mathrm{p}} + \underline{r}\,\underline{E}_{\mathrm{G}}}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : onde progressive, déphasage de propagation

Exprimer en fonction de , et .

Voir l'indice

Exprimer la réflexion totale de l'onde E_{\mathrm{D}} sur le miroir conducteur parfait M_2 en x=L, puis propager l'onde réfléchie jusqu'en x=0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ de l'onde se propageant vers la droite lors de son arrivée sur le miroir M_2 en x = L.
  2. Appliquer la condition aux limites sur le miroir M_2 (conducteur parfait) pour en déduire l'onde réfléchie en x = L.
  3. Propager cette onde réfléchie jusqu'en x = 0 pour identifier l'amplitude complexe \underline{E}_{\mathrm{G}}.
Voir la réponse courte

Déphasage acquis lors d'un aller-retour dans la cavité et réflexion sur le miroir : \underline{E}_{\mathrm{G}} = \sqrt{R}\,\underline{E}_{\mathrm{D}}\,\mathrm{e}^{-2\mathrm{i}kL}.

Voir le corrigé complet

L'onde se propageant vers la droite a pour amplitude complexe \underline{E}_{\mathrm{D}} en x = 0. Son champ électrique s'écrit :

\vec{\underline{E}}_+(x, t) = \underline{E}_{\mathrm{D}} \, \mathrm{e}^{j(\omega t - kx)} \, \vec{u}_y

Lorsqu'elle atteint le miroir M_2 en x = L, son amplitude vaut :

\vec{\underline{E}}_+(L, t) = \underline{E}_{\mathrm{D}} \, \mathrm{e}^{-jkL} \, \mathrm{e}^{j\omega t} \, \vec{u}_y

Le miroir M_2 étant un conducteur parfait et le champ étant nul à l'extérieur (x > L), la composante tangentielle du champ électrique total s'annule en x = L (d'après la relation de passage établie à la question Q18) :

\vec{\underline{E}}(L, t) = \vec{\underline{E}}_+(L, t) + \vec{\underline{E}}_-(L, t) = \vec{0}

Le champ de l'onde réfléchie par M_2 en x = L est donc :

\vec{\underline{E}}_-(L, t) = - \vec{\underline{E}}_+(L, t) = - \underline{E}_{\mathrm{D}} \, \mathrm{e}^{-jkL} \, \mathrm{e}^{j\omega t} \, \vec{u}_y

Cette onde se propage vers la gauche selon l'axe - \vec{u}_x. Sa forme générale est \vec{\underline{E}}_-(x, t) = \underline{A} \, \mathrm{e}^{j(\omega t + kx)} \, \vec{u}_y. En identifiant en x = L :

\underline{A} \, \mathrm{e}^{jkL} = - \underline{E}_{\mathrm{D}} \, \mathrm{e}^{-jkL} \implies \underline{A} = - \underline{E}_{\mathrm{D}} \, \mathrm{e}^{-2jkL}

Au niveau du miroir M_1 (x = 0), l'amplitude complexe de cette onde revenant vers la gauche est, par définition, notée \underline{E}_{\mathrm{G}} :

\underline{E}_{\mathrm{G}} = \underline{A} \, \mathrm{e}^{j k \cdot 0} = - \underline{E}_{\mathrm{D}} \, \mathrm{e}^{-2jkL}

D'où l'expression recherchée :

\boxed{\underline{E}_{\mathrm{G}} = - \underline{E}_{\mathrm{D}} \, \mathrm{e}^{-2jkL}}

Résultat

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : interféromètre de fabry-pérot, onde multiple

En déduire une expression du rapport en fonction de , et .

Voir l'indice

Résoudre le système de deux équations liant E_{\mathrm{D}}, E_{\mathrm{G}} et E_{\mathrm{p}} établi aux questions Q21 et Q22.

Voir la stratégie
  1. Réinjecter la relation entre amplitudes intracavité obtenue en Q22 dans l'équation de couplage au miroir M_1 établie en Q21.
  2. Factoriser par \underline{E}_{\mathrm{D}} pour isoler le rapport \frac{\underline{E}_{\mathrm{D}}}{\underline{E}_{\mathrm{p}}}.
  3. Remplacer les coefficients en amplitude \underline{r} et \underline{\tau} par leurs expressions en fonction du facteur de réflexion en intensité R.
Voir la réponse courte

Bilan d'amplitude au niveau du premier miroir menant à une relation de sommation géométrique pour le rapport \underline{E}_{\mathrm{D}}/\underline{E}_{\mathrm{p}}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q21, le champ se propageant vers la droite en x = 0^+ vérifie :

\underline{E}_{\mathrm{D}} = \underline{\tau}\,\underline{E}_{\mathrm{p}} + \underline{r}\,\underline{E}_{\mathrm{G}}

En y substituant l'expression de \underline{E}_{\mathrm{G}} obtenue à la question Q22, \underline{E}_{\mathrm{G}} = -\underline{E}_{\mathrm{D}}\,\mathrm{e}^{-2jkL}, il vient :

\underline{E}_{\mathrm{D}} = \underline{\tau}\,\underline{E}_{\mathrm{p}} - \underline{r}\,\underline{E}_{\mathrm{D}}\,\mathrm{e}^{-2jkL}

En regroupant les termes dépendant de \underline{E}_{\mathrm{D}} dans le membre de gauche :

\underline{E}_{\mathrm{D}}\left(1 + \underline{r}\,\mathrm{e}^{-2jkL}\right) = \underline{\tau}\,\underline{E}_{\mathrm{p}}

On en déduit l'expression du rapport des amplitudes complexes :

\frac{\underline{E}_{\mathrm{D}}}{\underline{E}_{\mathrm{p}}} = \frac{\underline{\tau}}{1 + \underline{r}\,\mathrm{e}^{-2jkL}}

D'après les données de l'énoncé, \underline{r} = -\sqrt{R} et \underline{\tau} = \sqrt{T}. La relation admise R + T = 1 (question Q20) conduit à \underline{\tau} = \sqrt{1 - R}. Il vient ainsi :

\boxed{\frac{\underline{E}_{\mathrm{D}}}{\underline{E}_{\mathrm{p}}} = \frac{\sqrt{1 - R}}{1 - \sqrt{R}\,\mathrm{e}^{-2jkL}}}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : formule d'airy, interféromètre de fabry-pérot

Montrer que le rapport des intensités pour les ondes correspondantes en indiçage s'écrit alors :

avec une constante à exprimer en fonction de .

Voir l'indice

Calculer le carré du module |E_{\mathrm{D}}/E_{\mathrm{p}}|^2 en transformant le dénominateur |1 - \sqrt{R}\mathrm{e}^{-2\mathrm{j}kL}|^2 sous forme trigonométrique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport des intensités comme le module au carré du rapport des amplitudes complexes des champs électriques dans le vide.
  2. Développer le module au carré du dénominateur en utilisant la formule d'Euler ou les identités trigonométriques pour faire apparaître \sin^2(kL).
  3. Factoriser par (1-\sqrt{R})^2 pour identifier la forme demandée et exprimer la constante g sous forme simplifiée.
Voir la réponse courte

Passage au module carré du rapport d'amplitude pour établir la fonction de transmission d'Airy de la cavité.

Voir le corrigé complet

Les ondes considérées se propagent dans le vide (de même indice optique n=1). L'intensité lumineuse moyenne transportée par une onde plane harmonique est proportionnelle au carré du module de son amplitude électrique complexe :

I_{\mathrm{D}} \propto |\underline{E}_{\mathrm{D}}|^2 \quad \text{et} \quad I_{\mathrm{p}} \propto |\underline{E}_{\mathrm{p}}|^2

avec le même coefficient de proportionnalité \frac{1}{2}\varepsilon_0 c. Le rapport des intensités s'écrit donc :

\frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}} = \left| \frac{\underline{E}_{\mathrm{D}}}{\underline{E}_{\mathrm{p}}} \right|^2

D'après la question Q23, le rapport des amplitudes complexes est donné par :

\frac{\underline{E}_{\mathrm{D}}}{\underline{E}_{\mathrm{p}}} = \frac{\sqrt{1-R}}{1 - \sqrt{R}\,\mathrm{e}^{-2\mathrm{j}kL}}

Le carré du module du numérateur vaut :

|\sqrt{1-R}|^2 = 1 - R

Calculons le carré du module du dénominateur :

\begin{aligned} \left| 1 - \sqrt{R}\,\mathrm{e}^{-2\mathrm{j}kL} \right|^2 &= \left( 1 - \sqrt{R}\cos(2kL) + \mathrm{j}\sqrt{R}\sin(2kL) \right)\left( 1 - \sqrt{R}\cos(2kL) - \mathrm{j}\sqrt{R}\sin(2kL) \right) \\ &= \left( 1 - \sqrt{R}\cos(2kL) \right)^2 + R\sin^2(2kL) \\ &= 1 - 2\sqrt{R}\cos(2kL) + R\cos^2(2kL) + R\sin^2(2kL) \\ &= 1 + R - 2\sqrt{R}\cos(2kL) \end{aligned}

En utilisant la relation trigonométrique \cos(2kL) = 1 - 2\sin^2(kL), il vient :

\begin{aligned} \left| 1 - \sqrt{R}\,\mathrm{e}^{-2\mathrm{j}kL} \right|^2 &= 1 + R - 2\sqrt{R}\left( 1 - 2\sin^2(kL) \right) \\ &= 1 - 2\sqrt{R} + R + 4\sqrt{R}\sin^2(kL) \\ &= (1 - \sqrt{R})^2 + 4\sqrt{R}\sin^2(kL) \\ &= (1 - \sqrt{R})^2 \left( 1 + \frac{4\sqrt{R}}{(1-\sqrt{R})^2}\sin^2(kL) \right) \end{aligned}

On en déduit l'expression du rapport des intensités :

\frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}} = \frac{\frac{1-R}{(1-\sqrt{R})^2}}{1 + \frac{4\sqrt{R}}{(1-\sqrt{R})^2}\sin^2(kL)}

En remarquant que 1 - R = (1-\sqrt{R})(1+\sqrt{R}), la constante g se simplifie :

g = \frac{1-R}{(1-\sqrt{R})^2} = \frac{1+\sqrt{R}}{1-\sqrt{R}}

On obtient bien la relation cherchée :

\boxed{\frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}} = \frac{g}{1 + \frac{4\sqrt{R}}{(1-\sqrt{R})^2}\sin^2(kL)} \quad \text{avec} \quad g = \frac{1+\sqrt{R}}{1-\sqrt{R}}}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : résonance de cavité, formule d'airy

Montrer que le rapport est toujours quasiment nul, sauf pour certaines valeurs de à expliciter.

Voir l'indice

Remarquer que pour R=0{,}96, le terme 4\sqrt{R}/(1-\sqrt{R})^2 devant le sinus carré est très grand, ce qui écrase l'intensité hors des zéros de \sin(kL).

Voir la stratégie
  1. Évaluer numériquement le coefficient g et le terme de résonance \dfrac{4\sqrt{R}}{(1-\sqrt{R})^2} pour R = 0{,}960.
  2. Montrer que le rapport \dfrac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}} reste de l'ordre de 10^{-2} sur la quasi-totalité de l'intervalle spectral, sauf au voisinage immédiat des résonances où le dénominateur est minimal, ce qui donne les valeurs discrètes de k.
Voir la réponse courte

Pour R proche de 1, le dénominateur est très grand sauf lorsque \sin(kL) = 0, soit kL = m\pi.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question précédente (Q24), le rapport des intensités s'écrit :

\frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}} = \frac{g}{1 + M \sin^2(kL)} \quad \text{avec} \quad g = \frac{1+\sqrt{R}}{1-\sqrt{R}} \quad \text{et} \quad M = \frac{4\sqrt{R}}{(1-\sqrt{R})^2}

Pour R = 0{,}960, on a \sqrt{R} \approx 0{,}9798 et 1-\sqrt{R} \approx 0{,}0202, ce qui donne les valeurs numériques suivantes :

\begin{aligned} g &= \frac{1 + \sqrt{0{,}960}}{1 - \sqrt{0{,}960}} \approx 98{,}0 \\ M &= \frac{4\sqrt{0{,}960}}{(1 - \sqrt{0{,}960})^2} \approx 9{,}6 \times 10^3 \end{aligned}

La valeur minimale du rapport est atteinte lorsque \sin^2(kL) = 1 :

\left(\frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}}\right)_{\min} = \frac{g}{1 + M} = \frac{\dfrac{1-R}{(1-\sqrt{R})^2}}{\dfrac{(1+\sqrt{R})^2}{(1-\sqrt{R})^2}} = \frac{1-\sqrt{R}}{1+\sqrt{R}} = \frac{1}{g} \approx 1{,}0 \times 10^{-2} \ll 1

Comme M \gg 1, dès que le produit kL s'écarte très légèrement d'un multiple de \pi, le terme M\sin^2(kL) l'emporte largement devant 1 :

\frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}} \approx \frac{g}{M \sin^2(kL)} = \frac{1-R}{4\sqrt{R}\sin^2(kL)} \le \frac{1-R}{4\sqrt{R}} \approx 1{,}0 \times 10^{-2}

Le rapport \dfrac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}} est donc quasiment nul sur la quasi-totalité de chaque période.

En revanche, le dénominateur est minimal (égal à 1) lorsque \sin(kL) = 0, c'est-à-dire pour :

kL = m\pi \quad (m \in \mathbb{N}^*)

ce qui correspond aux valeurs discrètes de k :

\boxed{k_m = \frac{m\pi}{L} \quad (m \in \mathbb{N}^*)}

Pour ces valeurs, le rapport atteint un pic de résonance très élevé :

\left(\frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}}\right)_{\max} = g \approx 98 \gg 1

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : formule d'airy, pic de résonance

Représenter graphiquement en fonction du produit .

Voir l'indice

Tracer une série de pics périodiques très étroits centrés en kL = m\pi d'amplitude maximale g, séparés par des zones de transmission quasi nulle.

Voir la réponse courte

Tracé de la fonction d'Airy : peigne de pics très fins périodiques en kL espacés de \pi.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q24 et Q25, le rapport des intensités s'écrit sous la forme d'une fonction d'Airy :

\frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}} = \frac{g}{1 + \dfrac{4\sqrt{R}}{(1-\sqrt{R})^2} \sin^2(kL)}

avec g = \dfrac{1+\sqrt{R}}{1-\sqrt{R}} \approx 98 pour R = 96{,}0\,\%.

Cette fonction présente les caractéristiques graphiques suivantes :

  • Périodicité : elle est périodique de période \Delta(kL) = \pi.
  • Pics de résonance : elle atteint sa valeur maximale pour kL = m\pi (m \in \mathbb{N}^*), avec une hauteur égale à :

    \left(\frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}}\right)_{\max} = g \approx 98
  • Minima : pour kL = \left(m + \frac{1}{2}\right)\pi, la fonction atteint son minimum :

    \left(\frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}}\right)_{\min} = \frac{1-\sqrt{R}}{1+\sqrt{R}} \approx 1{,}0 \times 10^{-2} \approx 0
  • Finesse des pics : le coefficient de contraste M = \dfrac{4\sqrt{R}}{(1-\sqrt{R})^2} \approx 9{,}6 \times 10^3 \gg 1 étant très grand, les pics sont extrêmement étroits, séparés par de larges plages où l'intensité transmise est virtuellement nulle.

Le tracé de \dfrac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}} en fonction du produit adimensionné kL est représenté ci-dessous :

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : intervalle spectral libre, mode d'une cavité

Identifier alors les modes de la cavité et les fréquences correspondantes, c'est-à-dire celles qui maximisent le rapport . En déduire l'Intervalle Spectral Libre en fréquence de cette cavité avec pertes en identifiant les modes de la cavité. Comparer au cas sans pertes (question Q19).

Voir l'indice

Identifier la condition de résonance constructive kL = m\pi et comparer l'écart fréquentiel entre pics consécutifs à celui obtenu pour la cavité sans pertes.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de résonance maximisant le rapport \frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}}.
  2. Utiliser la relation de dispersion dans le vide pour en déduire les fréquences propres associées aux modes.
  3. Calculer l'Intervalle Spectral Libre en fréquence \mathrm{FSR}'_{\nu} et le confronter au résultat de la question Q19.
Voir la réponse courte

Les résonances correspondent aux mêmes fréquences \nu_m = m \frac{c}{2L} que la cavité sans pertes : l'ISL est inchangé.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q24 :

\frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}} = \frac{g}{1 + \frac{4\sqrt{R}}{(1-\sqrt{R})^2}\sin^2(kL)}

ce rapport est maximal lorsque le dénominateur est minimal, c'est-à-dire pour :

\sin^2(kL) = 0 \iff kL = m\pi \quad (m \in \mathbb{N}^*)

Les modes de la cavité sont ainsi caractérisés par les vecteurs d'onde discrets :

k_m = \frac{m\pi}{L} \quad (m \in \mathbb{N}^*)

D'après la relation de dispersion dans le vide établie à la question Q17 (\omega = ck = 2\pi\nu), les fréquences des modes de la cavité s'écrivent :

\nu_m = \frac{c\,k_m}{2\pi} = m \frac{c}{2L}

L'Intervalle Spectral Libre en fréquence de la cavité avec pertes, noté \mathrm{FSR}'_{\nu}, correspond à l'écart en fréquence entre deux modes longitudinaux adjacents :

\mathrm{FSR}'_{\nu} = \nu_{m+1} - \nu_m = (m+1)\frac{c}{2L} - m\frac{c}{2L}
\boxed{\mathrm{FSR}'_{\nu} = \frac{c}{2L}}

Comparaison avec le cas sans pertes : On retrouve exactement la même valeur que pour la cavité sans pertes de la question Q19 :

\boxed{\mathrm{FSR}'_{\nu} = \mathrm{FSR}_{\nu} = \frac{c}{2L}}

Les fréquences de résonance \nu_m et l'écart intermode sont identiques dans les deux cas : ils ne dépendent que de la géométrie de la cavité (la longueur L) et de la célérité c. L'introduction de pertes par transmission au niveau du miroir M_1 n'a pas d'impact sur la position des résonances, mais élargit spectralement les modes (pics de largeur à mi-hauteur non nulle \Delta\nu_{\mathrm{c}}).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : finesse d'une cavité, interféromètre de fabry-pérot

Déterminer en fonction de . Faire l'application numérique.

Voir l'indice

Déterminer la largeur à mi-hauteur \Delta(kL) telle que le dénominateur de la fonction d'Airy double, puis relier la largeur fréquentielle \Delta\nu_{\mathrm{c}} à \mathrm{FSR}'_\nu.

Voir la stratégie
  1. Écrire la condition à mi-hauteur sur le rapport des intensités I_{\mathrm{D}}/I_{\mathrm{p}} à partir de la fonction de résonance obtenue en Q24.
  2. Relier l'écart de phase kL - m\pi à l'écart en fréquence \nu - \nu_m et à l'intervalle spectral libre \mathrm{FSR}'_{\nu}.
  3. Utiliser l'approximation des petits angles justifiée par l'hypothèse d'une résonance fine (\Delta\nu_{\mathrm{c}} \ll \mathrm{FSR}'_{\nu}) pour en déduire l'expression analytique de \mathcal{F}, puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Expression de la finesse \mathcal{F} = \frac{\pi\sqrt{R}}{1-R} à partir de la largeur à mi-hauteur et calcul numérique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q24, le rapport des intensités s'écrit :

\frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}} = \frac{g}{1 + \dfrac{4\sqrt{R}}{(1-\sqrt{R})^2}\sin^2(kL)}

Le maximum de ce rapport vaut \left(\frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}}\right)_{\max} = g, atteint pour k_m L = m\pi.

La largeur à mi-hauteur \Delta\nu_{\mathrm{c}} est l'écart en fréquence entre les deux points où le rapport d'intensité est divisé par deux :

\frac{I_{\mathrm{D}}}{I_{\mathrm{p}}} = \frac{g}{2} \iff 1 + \frac{4\sqrt{R}}{(1-\sqrt{R})^2}\sin^2(kL) = 2 \iff \sin^2(kL) = \frac{(1-\sqrt{R})^2}{4\sqrt{R}}

Le produit kL s'exprime en fonction de la fréquence \nu et de \mathrm{FSR}'_{\nu} = \dfrac{c}{2L} (question Q27) par :

kL = \frac{2\pi\nu L}{c} = \pi \frac{\nu}{\mathrm{FSR}'_{\nu}}

Au voisinage du mode de fréquence \nu_m = m \times \mathrm{FSR}'_{\nu}, les fréquences à mi-hauteur s'écrivent \nu = \nu_m \pm \dfrac{\Delta\nu_{\mathrm{c}}}{2}, ce qui donne :

kL = m\pi \pm \frac{\pi \Delta\nu_{\mathrm{c}}}{2\,\mathrm{FSR}'_{\nu}}

Comme la largeur du pic est supposée négligeable devant l'intervalle spectral libre (\Delta\nu_{\mathrm{c}} \ll \mathrm{FSR}'_{\nu}), l'argument du sinus est très petit et on peut effectuer un développement limité à l'ordre 1 :

\sin^2(kL) = \sin^2\left(\frac{\pi \Delta\nu_{\mathrm{c}}}{2\,\mathrm{FSR}'_{\nu}}\right) \approx \left(\frac{\pi \Delta\nu_{\mathrm{c}}}{2\,\mathrm{FSR}'_{\nu}}\right)^2

En identifiant avec la condition à mi-hauteur :

\left(\frac{\pi \Delta\nu_{\mathrm{c}}}{2\,\mathrm{FSR}'_{\nu}}\right)^2 = \frac{(1-\sqrt{R})^2}{4\sqrt{R}} \iff \frac{\pi \Delta\nu_{\mathrm{c}}}{2\,\mathrm{FSR}'_{\nu}} = \frac{1-\sqrt{R}}{2 R^{1/4}}

La finesse \mathcal{F} = \dfrac{\mathrm{FSR}'_{\nu}}{\Delta\nu_{\mathrm{c}}} s'en déduit directement :

\boxed{\mathcal{F} = \frac{\pi R^{1/4}}{1 - \sqrt{R}}}

Application numérique : Pour R = 96{,}0\,\% = 0{,}960, on a :

\begin{aligned} \sqrt{R} &\approx 0{,}9798 \\ R^{1/4} &\approx 0{,}9898 \\ 1 - \sqrt{R} &\approx 2{,}020 \times 10^{-2} \end{aligned}

D'où :

\mathcal{F} = \frac{\pi \times 0{,}9898}{2{,}020 \times 10^{-2}} \approx 154
\boxed{\mathcal{F} \approx 154}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : finesse d'une cavité, longueur de cohérence

Préciser un avantage à avoir un laser possédant une très grande finesse vis-à-vis des applications en interférométrie.

Voir l'indice

Relier la finesse à la cohérence temporelle et à la longueur de cohérence du faisceau, essentielle pour maximiser la visibilité des franges d'interférence.

Voir la stratégie
  1. Relier la finesse \mathcal{F} à la largeur spectrale du rayonnement émis \Delta\nu_{\mathrm{c}} via la définition \mathcal{F} = \dfrac{\mathrm{FSR}'_{\nu}}{\Delta\nu_{\mathrm{c}}}.
  2. Exprimer le lien entre la largeur spectrale et la longueur de cohérence temporelle L_{\mathrm{c}} de la source.
  3. En déduire l'intérêt majeur en interférométrie en termes de contraste et de différence de marche maximale admissible.
Voir la réponse courte

Une grande finesse garantit des raies très étroites et une grande longueur de cohérence pour observer des interférences à grande différence de marche.

Voir le corrigé complet

D'après la définition de la finesse, la largeur spectrale à mi-hauteur de chaque mode de résonance s'écrit :

\Delta\nu_{\mathrm{c}} = \frac{\mathrm{FSR}'_{\nu}}{\mathcal{F}}

Une cavité de très grande finesse (\mathcal{F} \gg 1) permet donc de sélectionner des modes d'émission présentant une largeur spectrale \Delta\nu_{\mathrm{c}} extrêmement étroite, conférant au laser un rayonnement hautement monochromatique.

En interférométrie, la cohérence temporelle de la source est caractérisée par son temps de cohérence \tau_{\mathrm{c}} \sim \dfrac{1}{\Delta\nu_{\mathrm{c}}} et sa longueur de cohérence spatiale associée :

L_{\mathrm{c}} = c\,\tau_{\mathrm{c}} \sim \frac{c}{\Delta\nu_{\mathrm{c}}} = \frac{c\,\mathcal{F}}{\mathrm{FSR}'_{\nu}} = 2L\,\mathcal{F}

Une très grande finesse assure ainsi une très grande longueur de cohérence L_{\mathrm{c}} :

\boxed{\text{Une très grande finesse confère au faisceau laser une longueur de cohérence } L_{\mathrm{c}} \text{ très élevée.}}

L'avantage direct en interférométrie est de pouvoir obtenir des figures d'interférence avec un excellent contraste pour des différences de marche très importantes (\delta \lesssim L_{\mathrm{c}}), ce qui est indispensable pour :

  • la métrologie de haute précision et la mesure de grandes distances sans perte de contraste ;
  • les détecteurs interférométriques géants d'ondes gravitationnelles (LIGO, Virgo).

Résultat

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Partie C : Milieu amplificateur d'un laser

I · Évolution de populations

Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : loi de vitesse, acte élémentaire

Exprimer les lois de vitesse relatives aux diverses « réactions chimiques » (i.e. les processus d'interaction modélisés ci-dessus) ayant lieu dans le milieu amplificateur.

Voir l'indice

Exprimer chaque vitesse de réaction élémentaire proportionnellement à la concentration du réactif de départ avec sa constante de vitesse respective.

Voir la stratégie

Pour chaque processus modélisé par une réaction d'ordre 1 par rapport au réactif initial, la loi de vitesse volumique s'exprime comme le produit de la constante de vitesse associée par la concentration (population) de l'espèce de départ.

Voir la réponse courte

Écriture des vitesses des processus d'absorption, émission spontanée et stimulée sous forme de cinétiques d'ordre 1.

Voir le corrigé complet

D'après les descriptions des cinq processus d'interaction lumière-matière :

  1. Pompage (M \to M^{**}) : processus d'ordre 1 consommant l'état fondamental de population n_1 avec la constante \Gamma :

    \boxed{v_{\text{pomp}} = \Gamma \, n_1}
  2. Désexcitation non radiative (M^{**} \to M^*) : processus d'ordre 1 consommant l'état doublement excité de population n_3 avec la constante k_{\text{nr}} :

    \boxed{v_{\text{nr}} = k_{\text{nr}} \, n_3}
  3. Absorption (M \to M^*) : processus d'ordre 1 consommant l'état fondamental de population n_1 avec la constante \beta :

    \boxed{v_{\text{abs}} = \beta \, n_1}
  4. Émission stimulée (M^* \to M) : processus d'ordre 1 consommant l'état simplement excité de population n_2 avec la constante \beta :

    \boxed{v_{\text{stim}} = \beta \, n_2}
  5. Émission spontanée (M^* \to M) : processus d'ordre 1 consommant l'état simplement excité de population n_2 avec la constante A :

    \boxed{v_{\text{spont}} = A \, n_2}

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : équation de bilan, émission stimulée

Proposer une justification de la relation suivante :

Voir l'indice

Faire un bilan entrée-sortie algébrique sur la population n_1 en comptabilisant chaque processus qui crée ou détruit l'état fondamental.

Voir la réponse courte

Bilan des flux de population sur le niveau 1 incluant pompage, désexcitation spontanée et stimulée, et réabsorption.

Voir le corrigé complet

La variation temporelle de la population n_1 de l'état fondamental M résulte d'un bilan cinétique tenant compte de tous les processus modélisés comme des réactions chimiques d'ordre 1 (établis à la question Q30) :

  • Processus dépeuplant le niveau fondamental (termes de perte, affectés du signe -) :

    • le pompage M \to M^{**} de vitesse v_{\text{pomp}} = \Gamma n_1 ;
    • l'absorption stimulée M \to M^* de vitesse v_{\text{abs}} = \beta n_1.
  • Processus peuplant le niveau fondamental (termes de gain, affectés du signe +) :

    • l'émission spontanée M^* \to M de vitesse v_{\text{spont}} = A n_2 ;
    • l'émission stimulée M^* \to M de vitesse v_{\text{stim}} = \beta n_2.

La transition non radiative M^{**} \to M^* n'implique pas le niveau fondamental et n'intervient donc pas dans ce bilan.

En sommant algébriquement ces contributions, on obtient :

\frac{\mathrm{d}n_1}{\mathrm{d}t} = - v_{\text{pomp}} - v_{\text{abs}} + v_{\text{spont}} + v_{\text{stim}}

soit directement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}n_1}{\mathrm{d}t} = -\Gamma n_1 + A n_2 + \beta n_2 - \beta n_1}

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : équation de bilan, système à trois niveaux

Obtenir des relations similaires pour et en fonction des populations , et et faisant intervenir les constantes de vitesse , , et .

Voir l'indice

Procéder de manière analogue à la question précédente pour les bilans de création et de disparition des espèces M^* et M^{**}.

Voir la stratégie

Pour établir les équations d'évolution des populations n_2 et n_3, on effectue un bilan sur chaque niveau d'énergie en recensant les processus qui augmentent sa population (termes de création, comptés positivement) et ceux qui la diminuent (termes de disparition, comptés négativement), en utilisant les lois de vitesse établies à la question Q30 :

  1. Identifier les transitions arrivant au niveau M^* et en partant pour écrire \dfrac{\mathrm{d}n_2}{\mathrm{d}t}.
  2. Identifier les transitions arrivant au niveau M^{**} et en partant pour écrire \dfrac{\mathrm{d}n_3}{\mathrm{d}t}.
Voir la réponse courte

Établissement des dérivées temporelles de n_2 et n_3 en sommant algébriquement les taux de transition entrants et sortants.

Voir le corrigé complet

1. Bilan de population pour le niveau simplement excité M^* (population n_2) :

  • Processus de création (peuplement) :

    • Désexcitation non radiative depuis M^{**} : + v_{\mathrm{nr}} = + k_{\mathrm{nr}} n_3 ;
    • Absorption de photon depuis M : + v_{\mathrm{abs}} = + \beta n_1.
  • Processus de disparition (dépeuplement) :

    • Émission stimulée vers M : - v_{\mathrm{stim}} = - \beta n_2 ;
    • Émission spontanée vers M : - v_{\mathrm{spont}} = - A n_2.

On en déduit :

\boxed{\frac{\mathrm{d}n_2}{\mathrm{d}t} = \beta n_1 - (A + \beta) n_2 + k_{\mathrm{nr}} n_3}

2. Bilan de population pour le niveau doublement excité M^{**} (population n_3) :

  • Processus de création :

    • Pompage depuis le niveau fondamental M : + v_{\mathrm{pomp}} = + \Gamma n_1.
  • Processus de disparition :

    • Désexcitation non radiative vers M^* : - v_{\mathrm{nr}} = - k_{\mathrm{nr}} n_3.

On en déduit :

\boxed{\frac{\mathrm{d}n_3}{\mathrm{d}t} = \Gamma n_1 - k_{\mathrm{nr}} n_3}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : conservation de la matière, population totale

Vérifier que est une constante. Interpréter ce résultat.

Voir l'indice

Sommer les trois dérivées temporelles \frac{\mathrm{d}n_1}{\mathrm{d}t} + \frac{\mathrm{d}n_2}{\mathrm{d}t} + \frac{\mathrm{d}n_3}{\mathrm{d}t} et conclure quant à la conservation du nombre total de molécules.

Voir la réponse courte

La somme des dérivées est identiquement nulle, traduisant la conservation du nombre total d'entités actives dans le système fermé.

Voir le corrigé complet

Pour vérifier que la somme des populations est constante au cours du temps, calculons la dérivée temporelle de la grandeur n_{\mathrm{tot}} = n_1 + n_2 + n_3. En sommant les trois équations différentielles obtenues aux questions Q31 et Q32 :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}(n_1 + n_2 + n_3) &= \frac{\mathrm{d}n_1}{\mathrm{d}t} + \frac{\mathrm{d}n_2}{\mathrm{d}t} + \frac{\mathrm{d}n_3}{\mathrm{d}t} \\ &= \big(-\Gamma n_1 + A n_2 + \beta n_2 - \beta n_1\big) \\ &\quad + \big(\beta n_1 - (A + \beta)n_2 + k_{\mathrm{nr}} n_3\big) \\ &\quad + \big(\Gamma n_1 - k_{\mathrm{nr}} n_3\big) \end{aligned}

Regroupons les termes selon chaque population :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}(n_1 + n_2 + n_3) &= (-\Gamma - \beta + \beta + \Gamma)\,n_1 + (A + \beta - A - \beta)\,n_2 + (k_{\mathrm{nr}} - k_{\mathrm{nr}})\,n_3 \\ &= 0 \end{aligned}

La dérivée temporelle de la somme est identiquement nulle, ce qui prouve que :

\boxed{n_1 + n_2 + n_3 = \mathrm{cste} = n_{\mathrm{tot}}}

Interprétation physique :
Ce résultat traduit la conservation du nombre total de molécules (ou centres actifs) M par unité de volume au sein du milieu amplificateur : le système est fermé et sans destruction chimique. L'ensemble des processus considérés (pompage, émission spontanée, absorption, émission stimulée, désexcitation non radiative) ne correspond qu'à des transferts internes de population entre les différents niveaux d'énergie d'une même espèce, sans création ni perte nette d'atomes ou de molécules.

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : régime stationnaire, inversion de population

Exprimer en fonction de et des constantes de vitesse.

Voir l'indice

Poser les dérivées temporelles nulles dans les équations cinétiques et exprimer n_1 et n_2 en fonction de n_3 pour former la différence n_2 - n_1.

Voir la stratégie
  1. Traduire le régime stationnaire par l'annulation des dérivées temporelles : \dfrac{\mathrm{d}n_1}{\mathrm{d}t} = 0, \dfrac{\mathrm{d}n_2}{\mathrm{d}t} = 0 et \dfrac{\mathrm{d}n_3}{\mathrm{d}t} = 0.
  2. Utiliser l'équation sur le niveau 3 pour relier directement n_1 à n_3 et aux constantes cinétiques.
  3. Exprimer ensuite n_2 en fonction de n_1 à l'aide de l'équation sur le niveau 1 (ou le niveau 2), puis en déduire l'écart de population \Delta n = n_2 - n_1 en fonction de n_3.
Voir la réponse courte

Résolution algébrique du système linéaire en régime stationnaire pour exprimer l'écart de population \Delta n = n_2 - n_1.

Voir le corrigé complet

En régime stationnaire, les populations volumiques n_1, n_2 et n_3 sont indépendantes du temps, de sorte que toutes leurs dérivées temporelles sont nulles.

D'après les relations établies aux questions Q31 et Q32 :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}n_3}{\mathrm{d}t} &= 0 \iff \Gamma n_1 - k_{\mathrm{nr}} n_3 = 0 \\ \frac{\mathrm{d}n_1}{\mathrm{d}t} &= 0 \iff -(\Gamma + \beta) n_1 + (A + \beta) n_2 = 0 \end{aligned}

La première équation donne immédiatement la population du niveau fondamental en fonction de n_3 :

n_1 = \frac{k_{\mathrm{nr}}}{\Gamma} n_3

La seconde équation permet d'exprimer la population n_2 du niveau excité en fonction de n_1 :

n_2 = \frac{\Gamma + \beta}{A + \beta} n_1

On en déduit l'expression de la différence de population \Delta n = n_2 - n_1 :

\begin{aligned} \Delta n &= n_1 \left( \frac{\Gamma + \beta}{A + \beta} - 1 \right) \\ &= n_1 \, \frac{\Gamma - A}{A + \beta} \end{aligned}

En substituant n_1 = \dfrac{k_{\mathrm{nr}}}{\Gamma} n_3, on obtient finalement :

\boxed{\Delta n = \frac{k_{\mathrm{nr}} (\Gamma - A)}{\Gamma (A + \beta)} \, n_3}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : inversion de population, laser

Écrire la condition requise sur les constantes de vitesse pour avoir une inversion de population. En donner une interprétation physique.

Voir l'indice

Étudier le signe du numérateur de l'expression de \Delta n obtenue à la question précédente pour expliciter le seuil de pompage.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'expression de \Delta n obtenue à la question Q34 pour en déduire le signe de \Delta n en fonction des constantes de vitesse.
  2. Interpréter la condition obtenue en comparant les processus de peuplement du niveau excité (pompage) et de dépeuplement spontané (émission spontanée).
Voir la réponse courte

La condition \Delta n > 0 impose un taux de pompage suffisant pour compenser la désexcitation spontanée du niveau supérieur.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q34, l'inversion de population en régime stationnaire s'exprime par :

\Delta n = n_2 - n_1 = \frac{k_{\mathrm{nr}}(\Gamma - A)}{\Gamma (A + \beta)} n_3

Les constantes de vitesse k_{\mathrm{nr}}, \Gamma, A et \beta ainsi que la population n_3 sont des grandeurs strictement positives. L'inversion de population, définie par la condition \Delta n > 0, impose donc directement :

\boxed{\Gamma > A}

Interprétation physique :

  • \Gamma représente le taux de transition par unité de temps associé au pompage (M \to M^{**}), qui alimente le niveau laser supérieur M^* grâce à la transition non radiative très rapide (k_{\mathrm{nr}} \gg \Gamma).
  • A est le coefficient d'émission spontanée d'Einstein, qui gouverne le dépeuplement spontané et inévitable du niveau excité M^* vers l'état fondamental M.
  • La condition \Gamma > A signifie que le pompage doit être suffisamment intense pour amener les atomes vers l'état excité à une fréquence supérieure à celle à laquelle ils se désexcitent spontanément : le temps caractéristique de pompage \tau_{\mathrm{pomp}} \sim 1/\Gamma doit être plus court que la durée de vie radiative spontanée du niveau haut \tau_{\mathrm{spont}} = 1/A.

Résultat

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II · Bilan de puissance électromagnétique dans le milieu amplificateur

Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : émission stimulée, bilan de puissance

Préciser si tous les processus décrits dans la sous-partie précédente contribuent au bilan. Identifier ceux qui résultent respectivement en un gain ou une perte d'énergie pour l'onde laser.

Voir l'indice

Distinguer les processus induits par l'onde laser (absorption et émission stimulée) des processus spontanés ou non radiatifs qui n'amplifient pas le mode cohérent.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du système sur lequel porte le bilan : il s'agit de l'énergie de l'onde électromagnétique (faisceau laser) se propageant à la pulsation \omega = (E_2 - E_1)/\hbar.
  2. Examiner chacun des cinq processus de la sous-partie précédente pour déterminer s'il échange des photons avec cette onde électromagnétique, et dans quel sens (création ou annihilation de photons).
Voir la réponse courte

Seuls l'émission stimulée (gain) et l'absorption (perte) transfèrent de l'énergie de manière cohérente à l'onde laser.

Voir le corrigé complet

Tous les processus décrits précédemment ne contribuent pas au bilan d'énergie de l'onde laser :

  • Processus ne contribuant pas au bilan :

    • Le pompage (M \to M^{**}) est assuré par une source d'énergie extérieure (apport énergétique entre E_1 et E_3) et n'échange pas de photons à la pulsation \omega avec l'onde laser ;
    • La désexcitation non radiative (M^{**} \to M^*) s'effectue sans émission de photon (transfert par collisions), sans interaction avec le champ électromagnétique.
  • Processus résultant en une perte d'énergie pour l'onde laser :

    • L'absorption (M \to M^*) : un atome dans l'état fondamental absorbe un photon d'énergie \hbar\omega de l'onde incidente, ce qui détruit un photon du faisceau laser. C'est le seul processus de perte d'énergie.
  • Processus résultant en un gain d'énergie électromagnétique :

    • L'émission stimulée (M^* \to M) : sous l'action de l'onde incidente, un atome excité se désexcite en créant un photon identique en fréquence, direction, phase et polarisation à ceux de l'onde. Cela constitue un gain d'énergie directement apporté au faisceau laser (effet amplificateur) ;
    • L'émission spontanée (M^* \to M) : la désexcitation radiative aléatoire produit des photons d'énergie \hbar\omega. Il s'agit d'une création de rayonnement électromagnétique, donc d'un terme de gain (terme source), bien que ces photons soient émis de façon isotrope et incohérente.
\boxed{\text{Non, seuls l'absorption (perte), l'émission stimulée (gain) et l'émission spontanée (gain) contribuent.}}

Résultat

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Question 37

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : vecteur de poynting, bilan d'énergie

Montrer alors que le bilan d'énergie conduit à la relation

où et sont à expliciter en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Effectuer un bilan d'énergie électromagnétique dans la tranche [x, x+\mathrm{d}x] entre t et t+\mathrm{d}t en reliant la variation d'énergie aux flux de Poynting et aux transitions stimulées.

Voir la stratégie
  1. Réaliser un bilan d'énergie électromagnétique sur un volume élémentaire \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x pendant la durée \mathrm{d}t.
  2. Exprimer le terme source volumique associé aux transitions quantiques à l'aide des vitesses de réaction et de l'énergie d'un photon \hbar\omega.
  3. Utiliser les relations reliant la densité d'énergie u_{\text{ém}} et le paramètre \beta à la composante du vecteur de Poynting \Pi(x,t), puis identifier \gamma(\omega) et p(\omega).
Voir la réponse courte

Bilan de flux de Poynting sur une tranche élémentaire d'épaisseur \mathrm{d}x en tenant compte des processus stimulés et spontanés.

Voir le corrigé complet

Considérons le système fermé constitué de l'onde électromagnétique contenue dans une tranche de milieu amplificateur de section droite S comprise entre les plans d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x, entre les instants t et t + \mathrm{d}t.

L'énergie électromagnétique contenue dans ce volume à l'instant t vaut :

\mathrm{d}\mathcal{E}_{\text{ém}}(t) = u_{\text{ém}}(x,t)\,S\,\mathrm{d}x

Sa variation au cours de \mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}\mathcal{E}_{\text{ém}}(t+\mathrm{d}t) - \mathrm{d}\mathcal{E}_{\text{ém}}(t) = \frac{\partial u_{\text{ém}}}{\partial t}(x,t)\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t

Cette variation résulte :

  • du flux net d'énergie apporté par la propagation du champ électromagnétique selon +\vec{u}_x :

    \delta\mathcal{E}_{\text{flux}} = \Pi(x,t)\,S\,\mathrm{d}t - \Pi(x+\mathrm{d}x,t)\,S\,\mathrm{d}t = -\frac{\partial \Pi}{\partial x}(x,t)\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t
  • de la création ou destruction nette d'énergie par interaction avec les espèces du milieu amplificateur. Chaque transition entre les niveaux 1 et 2 met en jeu un quantum d'énergie \hbar\omega :

    • l'émission stimulée fournit de l'énergie au champ avec un taux volumique v_{\text{stim}}\,\hbar\omega = \beta\,n_2\,\hbar\omega ;
    • l'absorption prélève de l'énergie au champ avec un taux volumique -v_{\text{abs}}\,\hbar\omega = -\beta\,n_1\,\hbar\omega ;
    • l'émission spontanée produit également des photons de fréquence \omega, fournissant de l'énergie au champ avec un taux volumique +v_{\text{spont}}\,\hbar\omega = +A\,n_2\,\hbar\omega.

La puissance volumique cédée au champ électromagnétique s'écrit donc :

\mathcal{P}_{\text{vol}} = \left[\beta\,(n_2 - n_1) + A\,n_2\right]\hbar\omega

Le bilan d'énergie s'écrit ainsi :

\frac{\partial u_{\text{ém}}}{\partial t}\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t = -\frac{\partial \Pi}{\partial x}\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t + \mathcal{P}_{\text{vol}}\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t

En divisant par S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t, on obtient :

\frac{\partial \Pi}{\partial x} + \frac{\partial u_{\text{ém}}}{\partial t} = \beta\,(n_2 - n_1)\,\hbar\omega + A\,n_2\,\hbar\omega

D'après les données de l'énoncé, \Pi(x,t) = c\,u_{\text{ém}}(x,t) et \beta = b\,u_{\text{ém}}(x,t) = \frac{b}{c}\,\Pi(x,t). On en déduit :

\frac{\partial u_{\text{ém}}}{\partial t} = \frac{1}{c}\,\frac{\partial \Pi}{\partial t} \quad \text{et} \quad \beta\,(n_2 - n_1)\,\hbar\omega = \frac{b\,\hbar\omega}{c}\,(n_2 - n_1)\,\Pi(x,t)

L'équation de transport de l'intensité s'écrit donc :

\frac{\partial \Pi(x,t)}{\partial x} + \frac{1}{c}\frac{\partial \Pi(x,t)}{\partial t} = \frac{b\,\hbar\omega}{c}\,(n_2 - n_1)\,\Pi(x,t) + A\,n_2\,\hbar\omega

Par identification avec la relation demandée, \frac{\partial \Pi}{\partial x} + \frac{1}{c} \frac{\partial \Pi}{\partial t} = \gamma(\omega)\,\Pi(x,t) - p(\omega), on identifie :

\boxed{\gamma(\omega) = \frac{b\,\hbar\omega}{c}\,(n_2 - n_1)}
\boxed{p(\omega) = -A\,n_2\,\hbar\omega}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : cohérence temporelle, émission stimulée

Commenter cette condition au regard de la nature de la lumière que l'on souhaite obtenir avec un laser.

Voir l'indice

Expliquer pourquoi la prépondérance de l'émission stimulée devant l'émission spontanée garantit la directivité, la monochromaticité et la cohérence spatiale du laser.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature physique de chacun des deux termes en présence : le terme amplificateur \gamma(\omega)\,\Pi(x,t) issu de l'émission stimulée (et de l'absorption) et le terme p(\omega) associé à l'émission spontanée.
  2. Confronter ces caractéristiques aux propriétés remarquables attendues pour un faisceau laser (cohérence, directivité, pureté spectrale).
Voir la réponse courte

L'émission spontanée doit être négligeable devant l'émission stimulée pour assurer la pureté spectrale et la directivité du faisceau.

Voir le corrigé complet

D'après la modélisation cinétique de la question précédente :

  • Le terme proportionnel à la densité de flux \gamma(\omega)\,\Pi(x,t) provient de l'émission stimulée (corrigée de l'absorption). Par définition de l'émission stimulée, les photons émis sont strictement identiques aux photons incidents : ils possèdent la même pulsation \omega, le même vecteur d'onde (propagation rectiligne selon +\vec{u}_x), le même état de polarisation et la même phase. C'est le processus responsable de l'amplification cohérente.
  • Le terme p(\omega), proportionnel au taux d'émission spontanée A\,n_2, correspond à une émission de photons aléatoire, décorrélée en phase et isotrope dans tout l'espace (bruit incohérent).

La condition p(\omega) \ll \gamma(\omega)\,\Pi(x,t) signifie que l'émission stimulée domine largement l'émission spontanée.

Au regard de la nature de la lumière produite par un laser, cette condition est essentielle pour obtenir :

  • une onde hautement cohérente (temporellement et spatialement) : la cohérence de phase n'est pas brouillée par le rayonnement aléatoire d'émission spontanée ;
  • une onde extrêmement directive : le faisceau ne se disperse pas dans les directions transverses et se propage quasi-parfaitement selon l'axe longitudinal de la cavité laser ;
  • une onde monochromatique de forte intensité spectrale, caractéristique de l'effet laser.
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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, amplification optique

Déterminer la solution de l'équation différentielle vérifiée par la composante du vecteur de Poynting en posant .

Voir l'indice

Intégrer l'équation différentielle spatiale linéaire du premier ordre \frac{\mathrm{d}\Pi}{\mathrm{d}x} = \gamma(\omega)\Pi issue du régime stationnaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'équation de transport de l'énergie en régime stationnaire (\partial/\partial t = 0) en tenant compte de la condition p(\omega) \ll \gamma(\omega)\,\Pi(x) introduite précédemment.
  2. Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre obtenue en appliquant la condition aux limites en x = 0.
Voir la réponse courte

Intégration de l'équation différentielle autonome du premier ordre \frac{\mathrm{d}\Pi}{\mathrm{d}x} = \gamma\Pi donnant \Pi(x) = \Pi_0\mathrm{e}^{\gamma x}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation établie à la question Q37 et sous l'hypothèse de prépondérance de l'émission stimulée devant l'émission spontanée p(\omega) \ll \gamma(\omega)\,\Pi(x, t) (question Q38), le bilan d'énergie s'écrit :

\frac{\partial \Pi(x, t)}{\partial x} + \frac{1}{c} \frac{\partial \Pi(x, t)}{\partial t} = \gamma(\omega)\,\Pi(x, t).

En régime stationnaire, la composante du vecteur de Poynting est indépendante du temps (\partial \Pi / \partial t = 0), d'où :

\frac{\mathrm{d}\Pi}{\mathrm{d}x}(x) = \gamma(\omega)\,\Pi(x).

Il s'agit d'une équation différentielle linéaire homogène du premier ordre à coefficients constants. Sa solution générale est de la forme :

\Pi(x) = C\,\mathrm{e}^{\gamma(\omega)\,x} \quad \text{avec } C \in \mathbb{R}.

En imposant la condition en x = 0, \Pi(0) = \Pi_0, il vient immédiatement C = \Pi_0. On obtient donc :

\boxed{\Pi(x) = \Pi_0\,\mathrm{e}^{\gamma(\omega)\,x}}

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : coefficient de gain, inversion de population

Interpréter physiquement le terme et discuter son signe en fonction de celui de . Faire le lien avec la condition donnée à la question Q35.

Voir l'indice

Analyser le rôle de coefficient d'amplification linéaire de \gamma(\omega), positif si et seulement s'il y a inversion de population (\Delta n > 0).

Voir la réponse courte

Le gain \gamma est proportionnel à \Delta n : il y a amplification exponentielle si et seulement si l'inversion de population est réalisée.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q37, le terme \gamma(\omega) s'écrit en fonction de l'inversion de population \Delta n = n_2 - n_1 :

\gamma(\omega) = \frac{b\,\hbar\omega}{c}(n_2 - n_1) = \frac{b\,\hbar\omega}{c}\,\Delta n

avec b > 0, \hbar\omega > 0 et c > 0, de sorte que \gamma(\omega) est du signe de \Delta n.

  1. Interprétation physique de \gamma(\omega) : D'après l'évolution spatiale établie à la question Q39, \Pi(x) = \Pi_0\,\mathrm{e}^{\gamma(\omega)\,x}, le paramètre \gamma(\omega) est homogène à l'inverse d'une longueur (\mathrm{m^{-1}}). Il représente le coefficient de gain linéique (ou coefficient d'amplification linéique) du milieu à la pulsation \omega.
  2. Discussion du signe en fonction de \Delta n :

    • Si \Delta n < 0 (n_2 < n_1) : \gamma(\omega) < 0. En posant \alpha(\omega) = -\gamma(\omega) > 0, on a \Pi(x) = \Pi_0\,\mathrm{e}^{-\alpha(\omega)\,x}. Le milieu est atténuateur (loi de Beer-Lambert) car l'absorption prédomine sur l'émission stimulée. C'est la situation naturelle à l'équilibre thermodynamique.
    • Si \Delta n = 0 (n_2 = n_1) : \gamma(\omega) = 0. Le milieu est transparent (saturation).
    • Si \Delta n > 0 (n_2 > n_1) : \gamma(\omega) > 0. L'onde est exponentiellement amplifiée au cours de sa propagation car l'émission stimulée l'emporte sur l'absorption. Le milieu est amplificateur.
  3. Lien avec la question Q35 : À la question Q35, il a été montré que l'inversion de population en régime stationnaire est conditionnée par :

    \Delta n > 0 \iff \Gamma > A

    L'amplification optique (\gamma(\omega) > 0) nécessite donc impérativement que le taux de pompage dépasse le taux d'émission spontanée (\Gamma > A).

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III · Considérations expérimentales pour un laser à colorant compact

Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : spectre d'absorption, fluorescence

Justifier le terme « Bleu » présent dans le nom du colorant. Préciser la couleur de l'émission laser.

Voir l'indice

Associer la bande d'absorption dans l'orange (550–620 nm) à la couleur complémentaire transmise, et situer la longueur d'onde d'émission laser (695 nm) dans le spectre visible.

Voir la réponse courte

La molécule absorbe dans le domaine complémentaire (rouge/jaune) et réémet par fluorescence à plus grande longueur d'onde (déplacement de Stokes).

Voir le corrigé complet
  1. Justification du qualificatif « Bleu » :

    D'après le texte, la solution de colorant possède une bande d'absorption comprise entre 550\text{ nm} et 620\text{ nm}. Ce domaine spectral correspond aux radiations jaune-orangé du spectre visible.

    Lorsqu'elle est éclairée en lumière blanche, la solution absorbe ces longueurs d'onde et transmet les autres. La couleur perçue par l'œil est la couleur complémentaire des radiations absorbées. Sur le cercle chromatique, le complémentaire du jaune-orange est le bleu. La solution présente donc une coloration bleue en transmission ou en diffusion, ce qui justifie son appellation « Bleu de Nil A ».

  2. Couleur de l'émission laser :

    La figure 6 montre que les pics d'émission laser sont situés dans le domaine de longueurs d'onde :

    \lambda \in [685\text{ nm}\,;\,705\text{ nm}]

    avec un maximum d'intensité situé autour de \lambda \approx 695\text{ nm}.

    Ces longueurs d'onde se situent dans la partie supérieure du spectre visible (620\text{ nm} \leqslant \lambda \leqslant 750\text{ nm}). L'émission laser est donc de couleur rouge (rouge profond).

\boxed{\text{Le colorant absorbe dans le jaune-orangé donc paraît bleu ; l'émission laser a lieu dans le rouge.}}

Résultat

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Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : intervalle spectral libre, interféromètre de fabry-pérot

En raisonnant par analogie avec l'Intervalle Spectral Libre en fréquence introduit à la question Q19, justifier la formule proposée par l'article.

Voir l'indice

Différencier la relation de dispersion \nu = c'/\lambda avec c' = c/n pour relier la variation élémentaire |\Delta\nu| à |\Delta\lambda|.

Voir la stratégie
  1. Adapter l'expression de l'intervalle spectral libre en fréquence \mathrm{FSR}_{\nu} obtenue à la question Q19 au cas d'une cavité remplie d'un milieu diélectrique d'indice de réfraction n.
  2. Relier la variation élémentaire de fréquence |\Delta \nu| à celle de longueur d'onde dans le vide |\Delta \lambda| par différentiation de la relation de dispersion dans le vide \nu = c/\lambda.
  3. Identifier \Delta \nu = \mathrm{FSR}_{\nu} et \Delta \lambda = \mathrm{FSR}_{\lambda} pour en déduire la formule cherchée.
Voir la réponse courte

Différentiation de \lambda = \frac{c}{n\nu} conduisant à la relation \mathrm{FSR}_{\lambda} \approx \frac{\lambda^2}{2nL}.

Voir le corrigé complet

À la question Q19, pour une cavité vide (n=1), l'intervalle spectral libre en fréquence était :

\mathrm{FSR}_{\nu} = \frac{c}{2L}

Lorsque la cavité de longueur L est entièrement remplie d'un milieu transparent d'indice de réfraction n, la célérité de l'onde lumineuse devient v = c/n (ce qui équivaut à un chemin optique d'aller-retour \delta = 2nL). Par analogie directe, l'écart en fréquence entre deux modes longitudinaux consécutifs s'écrit :

\mathrm{FSR}_{\nu} = \frac{v}{2L} = \frac{c}{2nL}

La fréquence \nu et la longueur d'onde dans le vide \lambda sont reliées par :

\nu = \frac{c}{\lambda}

Pour deux modes voisins, l'écart spectral est très faible devant la longueur d'onde centrale (\mathrm{FSR}_{\lambda} \ll \lambda). En différentiant cette relation :

\mathrm{d}\nu = -\frac{c}{\lambda^2}\,\mathrm{d}\lambda \implies |\Delta \nu| \approx \frac{c}{\lambda^2}\,|\Delta \lambda|

En identifiant |\Delta \nu| = \mathrm{FSR}_{\nu} et |\Delta \lambda| = \mathrm{FSR}_{\lambda}, il vient :

\mathrm{FSR}_{\lambda} = \frac{\lambda^2}{c}\,\mathrm{FSR}_{\nu} = \frac{\lambda^2}{c}\left(\frac{c}{2nL}\right)

Soit finalement :

\boxed{\mathrm{FSR}_{\lambda} = \frac{\lambda^2}{2nL}}

Résultat

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Question 43

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : intervalle spectral libre, longueur de cavité

Estimer la longueur de cavité .

Voir l'indice

Mesurer l'espacement moyen \mathrm{FSR}_\lambda entre deux modes successifs sur le spectre de la figure 6 et appliquer la formule donnée.

Voir la stratégie

Pour estimer la longueur de cavité L, deux démarches complémentaires sont envisageables à partir des données de la figure 6 :

  1. Exploiter la relation de la question Q42, L = \dfrac{\lambda^2}{2n\,\mathrm{FSR}_\lambda}, en lisant l'intervalle spectral libre \mathrm{FSR}_\lambda dans l'insert de la figure 6 pour une longueur d'onde \lambda représentative.
  2. Exploiter directement la condition de quantification du mode stationnaire, 2nL = m\lambda \implies L = \dfrac{m\lambda}{2n}, en associant un numéro de mode m à la longueur d'onde d'émission correspondante.
Voir la réponse courte

Lecture de l'espacement spectral entre pics adjacents sur le graphe expérimental pour en déduire l'épaisseur micrométrique L.

Voir le corrigé complet

Méthode 1 : à partir de l'intervalle spectral libre \mathrm{FSR}_\lambda

D'après le résultat de la question Q42, la longueur de la cavité s'exprime par :

L = \frac{\lambda^2}{2n\,\mathrm{FSR}_\lambda}

D'après la figure 6 :

  • Le pic d'émission prépondérant (mode m = 657) est centré à \lambda \approx 695\text{ nm}.
  • L'insert donne la valeur expérimentale de l'intervalle spectral libre pour les modes considérés : \mathrm{FSR}_\lambda \approx 1{,}05\text{ nm} (valeur moyenne comprise entre 1{,}04 et 1{,}07\text{ nm}).
  • L'énoncé précise l'indice optique du milieu amplificateur : n = 1{,}3587.

L'application numérique donne :

L = \frac{(695 \times 10^{-9}\text{ m})^2}{2 \times 1{,}3587 \times 1{,}05 \times 10^{-9}\text{ m}} \approx 1{,}69 \times 10^{-4}\text{ m}

Méthode 2 : à partir du numéro de mode m

La quantification des modes dans une cavité d'indice n impose un aller-retour optique égal à un nombre entier de longueurs d'onde dans le vide :

2nL = m\lambda \implies L = \frac{m\lambda}{2n}

Pour le mode m = 657 émettant à \lambda \approx 695\text{ nm} :

L = \frac{657 \times 695 \times 10^{-9}\text{ m}}{2 \times 1{,}3587} \approx 1{,}68 \times 10^{-4}\text{ m}

Les deux estimations concordent parfaitement :

\boxed{L \approx 0{,}17\text{ mm} = 170\text{ }\mu\text{m}}

Résultat

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Question 44

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : finesse d'une cavité, largeur à mi-hauteur

Montrer que la finesse peut également s'écrire :

En déduire, un ordre de grandeur de la finesse de la cavité utilisée dans l'article de Lahoz et al.

Voir l'indice

Utiliser la différentiation de \nu(\lambda) pour exprimer le rapport des largeurs spectrales \mathrm{FSR}_\nu / \Delta\nu_{\mathrm{c}} en termes de longueurs d'onde.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la relation différentielle liant une variation de fréquence \mathrm{d}\nu à une variation de longueur d'onde dans le vide \mathrm{d}\lambda à partir de la relation fondamentale \nu = \frac{c}{\lambda}.
  2. Appliquer cette relation différentielle d'une part à la largeur de raie \Delta\nu_{\mathrm{c}}, d'autre part à l'intervalle spectral libre \mathrm{FSR}_\nu, pour en déduire l'expression de la finesse \mathcal{F}.
  3. Effectuer l'application numérique en relevant la valeur de \mathrm{FSR}_\lambda sur la figure 6.
Voir la réponse courte

Définition de la finesse comme rapport de l'ISL à la largeur à mi-hauteur d'un pic résonant, puis calcul numérique.

Voir le corrigé complet

La fréquence \nu et la longueur d'onde dans le vide \lambda d'une onde électromagnétique sont reliées par :

\nu = \frac{c}{\lambda}

Par différentiation, pour une faible variation spectrale autour d'une longueur d'onde \lambda (\Delta \lambda \ll \lambda), on a :

\mathrm{d}\nu = -\frac{c}{\lambda^2}\,\mathrm{d}\lambda \implies |\Delta\nu| \approx \frac{c}{\lambda^2}\,\Delta\lambda

Cette relation s'applique :

  • à la largeur spectrale à mi-hauteur d'un mode :

    \Delta\nu_{\mathrm{c}} \approx \frac{c}{\lambda^2}\,\Delta\lambda_{\mathrm{c}}
  • à l'écart entre deux modes consécutifs (l'intervalle spectral libre) :

    \mathrm{FSR}_\nu \approx \frac{c}{\lambda^2}\,\mathrm{FSR}_\lambda

En injectant ces deux expressions dans la définition de la finesse, le facteur de conversion \frac{c}{\lambda^2} se simplifie :

\mathcal{F} = \frac{\mathrm{FSR}_\nu}{\Delta\nu_{\mathrm{c}}} = \frac{\frac{c}{\lambda^2}\,\mathrm{FSR}_\lambda}{\frac{c}{\lambda^2}\,\Delta\lambda_{\mathrm{c}}}

On obtient bien :

\boxed{\mathcal{F} = \frac{\mathrm{FSR}_\lambda}{\Delta\lambda_{\mathrm{c}}}}

Ordre de grandeur pour la cavité de Lahoz et al. :

  • D'après l'insert de la figure 6, l'intervalle spectral libre en longueur d'onde vaut typiquement :

    \mathrm{FSR}_\lambda \approx 1{,}05\text{ nm}
  • L'énoncé indique une largeur de pic :

    \Delta\lambda_{\mathrm{c}} \approx 0{,}1\text{ nm}

On en déduit :

\mathcal{F} \approx \frac{1{,}05\text{ nm}}{0{,}1\text{ nm}} \approx 10
\boxed{\mathcal{F} \sim 10}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques ; Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : indice de réfraction, chemin optique

Préciser le paramètre de l'expérience qui est sensible à la température et à la composition chimique.

Voir l'indice

Identifier la grandeur physique dans la formule de la longueur d'onde de résonance \lambda_m = 2nL/m qui varie fortement avec le milieu environnant et la température.

Voir la réponse courte

L'indice de réfraction du colorant varie avec la température et la composition, décalant les longueurs d'onde de résonance optique.

Voir le corrigé complet

Le paramètre de l'expérience principalement sensible à la température et à la composition chimique est l'indice optique (ou indice de réfraction) n du milieu fluide remplissant la cavité (ainsi que, au second ordre, la longueur de la cavité L sous l'effet de la dilatation thermique).

  • Sensibilité à la température : l'indice de réfraction d'un liquide diminue lorsque la température augmente (effet thermo-optique lié à la dilatation volumique du solvant, quantifié par le coefficient \frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}T}).
  • Sensibilité à la composition chimique : l'indice optique d'une solution dépend directement de la nature et de la concentration des espèces chimiques ou biomolécules présentes en solution (effet réfractométrique).

Comme la longueur d'onde d'un mode laser d'ordre m est fixée par la condition d'accord de phase :

\lambda_m = \frac{2nL}{m}

toute variation \Delta n (ou \Delta L) se traduit par un décalage spectral mesurable des pics d'émission laser :

\boxed{\frac{\Delta \lambda_m}{\lambda_m} = \frac{\Delta n}{n} + \frac{\Delta L}{L}}

Le suivi ultra-précis de la position spectrale des pics d'émission permet ainsi de sonder la température ou la composition chimique du milieu optofluidique.

Résultat

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Question 46

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : mode longitudinal, profil de gain

Représenter, justifications à l'appui, l'allure d'un spectre d'émission laser pour un tel laser à colorant traditionnel en supposant les autres paramètres du système (miroirs, colorant, etc.) inchangés. Commenter.

Voir l'indice

Calculer le nouvel ordre de grandeur de l'intervalle spectral libre pour L \sim 1\text{ m} et en déduire l'allure d'un spectre quasi-continu sous l'enveloppe de gain.

Voir la stratégie
  1. Calculer le nouvel Intervalle Spectral Libre \mathrm{FSR}'_{\lambda} pour une cavité de longueur L' \sim 1\text{ m} en utilisant l'expression établie à la question Q42.
  2. Comparer cet intervalle à la largeur de la bande de gain laser (\approx 20\text{ nm}) et en déduire le nombre et la densité de modes oscillants.
  3. En déduire l'allure du spectre (enveloppe continue quasi-monolithique) et représenter le graphe de l'intensité en fonction de la longueur d'onde avec un dimensionnement adéquat.
  4. Commenter la nécessité d'ajouter des éléments sélectifs pour obtenir un laser monochromatique ou accordable dans ce cas traditionnel.
Voir la réponse courte

Pour une cavité macroscopique, l'ISL devient très faible : de très nombreux modes longitudinaux oscillent sous la courbe de gain large.

Voir le corrigé complet

D'après la formule établie à la question Q42, l'Intervalle Spectral Libre en longueur d'onde est inversement proportionnel à la longueur de la cavité :

\mathrm{FSR}_{\lambda}' = \frac{\lambda^2}{2nL'}

Pour \lambda \approx 695\text{ nm}, n = 1{,}3587 et une cavité traditionnelle de longueur L' \sim 1\text{ m} :

\mathrm{FSR}_{\lambda}' \approx \frac{(695 \times 10^{-9})^2}{2 \times 1{,}3587 \times 1} \approx 1{,}8 \times 10^{-13}\text{ m} \approx 0{,}18\text{ pm} = 1{,}8 \times 10^{-4}\text{ nm}

L'écart spectral entre deux modes consécutifs est donc réduit d'un facteur d'environ 6\,000 par rapport à la cavité compacte (L \approx 170\ \mu\text{m} où \mathrm{FSR}_{\lambda} \approx 1{,}05\text{ nm}).

La bande spectrale d'amplification du colorant s'étend sur une largeur \Delta \lambda_{\text{gain}} \approx 20\text{ nm} (entre environ 685\text{ nm} et 705\text{ nm}, d'après la figure 6). Le nombre de modes longitudinaux susceptibles d'osciller simultanément dans la cavité est ainsi de l'ordre de :

N \sim \frac{\Delta \lambda_{\text{gain}}}{\mathrm{FSR}_{\lambda}'} \sim \frac{20}{1{,}8 \times 10^{-4}} \sim 10^5\text{ modes}

À l'échelle spectrale d'observation (680\text{--}715\text{ nm}), ces modes sont tellement denses et resserrés (séparation inférieure à la résolution instrumentale et comparable à la largeur des modes) qu'ils forment un quasi-continuum. Le spectre d'émission se résume alors à l'enveloppe globale de la courbe de gain net au-dessus du seuil d'oscillation.

Commentaire :

  • Sans élément dispersif intracavité, un laser à colorant de longueur métrique est fortement multimode et présente une émission à large bande spectrale, impropre aux applications métrologiques exigeant une grande pureté spectrale.
  • Pour rendre un tel laser monochromatique et continûment accordable, il est indispensable d'introduire des éléments sélectifs de longueur d'onde (réseau de diffraction, prisme de Littrow ou étalon Fabry-Pérot).
  • À l'inverse, la compacité extrême de la microcavité de Lahoz et al. présente le grand avantage d'augmenter considérablement l'Intervalle Spectral Libre, ce qui autorise un fonctionnement à un très petit nombre de modes bien isolés sans système dispersif complexe.
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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2026 ?

Surtout 4 chapitres : Interférences par division d'amplitude (24 % des questions), Photons et dualité onde-corpuscule (17 %), Quantification et confinement (13 %) et Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (11 %). Plus ponctuellement : Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques, Cinétique chimique et mécanismes réactionnels, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Fonction d'onde et équation de Schrödinger, Atomistique et classification périodique…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2026 dès la première année (MPSI) ?

Peu : 8 questions sur 46 (17 %) ne demandent que le programme de MPSI : Q1 à Q5, Q30, Q33 et Q39.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2026 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2026 ?

Q13 (spectroscopie rovibrationnelle), Q37 (vecteur de poynting) et Q46 (mode longitudinal), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2026 ?

Questions de cours : Q1 (oscillateur harmonique), Q2 (oscillateur harmonique), Q6 (équation de schrödinger), Q15 (équation de maxwell), Q17 (relation de dispersion), Q20 (facteur de réflexion) et Q30 (loi de vitesse). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (inégalité de heisenberg), Q16 (équation de d'alembert), Q18 (onde stationnaire), Q19 (mode d'une cavité) et Q42 (intervalle spectral libre).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2026 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (25 sur 46), par exemple : Q1, Q2, Q5, Q9, Q10, Q14 à Q17, Q20 à Q22, Q25 à Q27, Q29, Q30, Q32, Q33…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q3, Q7, Q19, Q24, Q31, Q37 et Q44.

Quelle a été la moyenne au sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2026 ?

Moyenne : 9,41/20 (écart-type 3,95, 4 653 présents).

Quelle formule de finesse utiliser à la question Q28 ?

La formule déduite de la cavité dissymétrique : le second miroir étant un conducteur parfait (R_2 = 1), la fonction d'Airy établie en Q24 fait intervenir \sqrt{R}, ce qui donne \mathcal{F} = \frac{\pi R^{1/4}}{1 - \sqrt{R}} et non l'expression usuelle \frac{\pi\sqrt{R}}{1 - R} d'un Fabry-Pérot symétrique.

Comment identifier les branches P et R sur le spectre de la figure 3 ?

Par les nombres d'onde croissants : la branche R (\Delta J = +1) correspond aux nombres d'onde supérieurs au centre de bande (\tilde{\nu} > 2886\text{ cm}^{-1}), et la branche P (\Delta J = -1) aux nombres d'onde inférieurs. Il convient de vérifier le sens de parcours de l'axe des abscisses.

Pourquoi les raies de HCl sont-elles dédoublées à la question Q14 ?

Par effet isotopique : le chlore possède deux isotopes stables (^{35}\mathrm{Cl} et ^{37}\mathrm{Cl}) dont les masses réduites différentes décalent légèrement les fréquences de vibration et de rotation, formant un doublet pour chaque raie dans un rapport d'intensité proche de 3 pour 1.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 46 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,41 et d'écart-type 3,95 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.