Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 TSI 2024
Un robot clarinettiste
- 62 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en TSI1 : 25 questions sur 62, partie I.A.1
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Mécanique des fluides, Atomistique, liaisons et cristallographie · 14 incontournables · 44 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet propose d'analyser le fonctionnement d'un robot joueur de clarinette conçu par des laboratoires universitaires australiens. L'épreuve balaie de façon transversale une grande variété de domaines fondamentaux de la physique et de la chimie : mécanique des ressorts ajustés par découpe, commande électromagnétique par solénoïde (magnétostatique et réponse indicielle d'un circuit ), statique des fluides avec traitement numérique d'incertitudes (méthode de Monte-Carlo sous Python), thermochimie et cinétique de polymérisation du plexiglas, puis étude modale comparative entre cavité électromagnétique et résonateur acoustique (tube ouvert-ouvert et tube quart d'onde).
Très guidé et progressif, ce sujet constitue un excellent support de révision pour consolider les bases méthodologiques et le cours sur les ondes stationnaires, l'électrocinétique du premier ordre et l'analyse spectrale des instruments à vent.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,35/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 20 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation15 %
- Mécanique des fluides14 %
- Atomistique, liaisons et cristallographie11 %
- Circuits électriques et régimes transitoires11 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
14 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en TSI1 : 25 questions sur 62, partie I.A.1.
Où gagner des points
61 questions rapides et accessiblesAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Points à signaler : erreur d'énoncé, parties indépendantes
Erreur d'énoncé
En Q30, l'énoncé attribue par erreur les numéros atomiques 12 et 13 au carbone et à l'azote au lieu de Z = 6 et Z = 7. Cette coquille ne change pas le fait que l'azote est plus électronégatif que le carbone.
Parties indépendantes
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Sommaire
62 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
62 questionsPartie I : Le robot
I.A.1 · Choix des ressorts
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équilibre mécanique, force de rappel
Calculer la valeur de la force que le ressort doit exercer sur le piston dans la configuration « trou bouché ». Justifier la réponse par un raisonnement portant sur un système mécanique bien identifié.
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Isoler le système {piston + câble + cylindre en acier} en équilibre statique et faire le bilan des forces colinéaires appliquées selon la direction du mouvement.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir un système mécanique pertinent à l'équilibre dans le référentiel d'étude (ici le référentiel du robot, supposé galiléen).
- Réaliser le bilan des actions mécaniques extérieures appliquées au système selon la direction du déplacement.
- Appliquer le principe fondamental de la statique pour calculer la force exercée par le ressort.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan des forces à l'équilibre du piston pour déterminer la force exercée par le ressort.
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On se place dans le référentiel lié au robot, supposé galiléen.
On choisit comme système mécanique \mathcal{S} = \{\text{cylindre en acier} + \text{câble} + \text{piston}\}. Ce choix présente l'avantage de traiter la tension du câble comme une force intérieure.
En configuration « trou bouché », le système est immobile à l'équilibre. Orientons l'axe du mouvement selon un vecteur unitaire \vec{u} dirigé vers la clarinette (sens du plaquage du doigt).
Le système \mathcal{S} est soumis aux actions mécaniques extérieures suivantes :
- la force exercée par le ressort sur le piston : \vec{F}_{\text{ressort}} = F_{\text{ressort}} \, \vec{u} ;
l'action de contact de la clarinette sur le piston : d'après la troisième loi de Newton (principe des actions réciproques), le piston exerçant une force de 5{,}0\text{ N} vers la clarinette, celle-ci exerce une réaction normale opposée :
\vec{R}_{\text{clarinette}\to\text{piston}} = - F_{\text{clarinette}} \, \vec{u} \quad \text{avec } F_{\text{clarinette}} = 5{,}0\text{ N} ;la force d'attraction résiduelle de l'aimant permanent sur le cylindre d'acier, dirigée vers l'aimant (sens opposé à la clarinette) :
\vec{F}_{\text{aimant}} = - F_{\text{aimant}} \, \vec{u} \quad \text{avec } F_{\text{aimant}} = 1{,}4\text{ N}.
Le principe fondamental de la statique appliqué au système \mathcal{S} s'écrit :
En projetant sur l'axe dirigé par \vec{u} :
Application numérique :
Résultat
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : force de rappel, constante de raideur
Rappeler l'expression de la force exercée par un ressort sur un système attaché à son extrémité en prenant soin de définir toutes les grandeurs utiles et en utilisant un vecteur unitaire adapté. Compléter la réponse par un schéma explicatif correctement légendé.
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Exprimer la force de rappel élastique sous forme vectorielle en introduisant la longueur à vide \ell_0, la longueur instantanée \ell et le vecteur unitaire orienté du point d'attache vers l'extrémité mobile.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression \vec{F} = -k(\ell - \ell_0)\vec{u} avec schéma définissant l'allongement et le vecteur unitaire.
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Considérons un ressort élastique idéal de raideur k > 0, de longueur à vide \ell_0, dont une extrémité est fixée en un point A et dont l'autre extrémité M est attachée à un système matériel.
On définit le vecteur unitaire \vec{u} orienté de l'extrémité fixe A vers l'extrémité mobile M.
La force exercée par le ressort sur le système attaché en M s'écrit :
où :
- k est la constante de raideur du ressort (en \mathrm{N\cdot m^{-1}}) ;
- \ell est la longueur courante (ou instantanée) du ressort (en \mathrm{m}) ;
- \ell_0 est la longueur à vide (au repos) du ressort (en \mathrm{m}) ;
- (\ell - \ell_0) représente l'allongement (ou élongation) du ressort ;
- \vec{u} est le vecteur unitaire colinéaire à l'axe du ressort, dirigé de l'attache fixe vers le système.
Résultat
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : constante de raideur, équilibre mécanique
On considère l'association de deux ressorts mis bout à bout (voir figure 4). On note et les longueurs à vide respectives des deux ressorts, et leurs constantes de raideur respectives. Établir les expressions suivantes de la longueur à vide et la constante de raideur du ressort équivalent à cette association :
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Écrire que la tension est commune aux deux ressorts en série tandis que l'allongement total est la somme des allongements élémentaires.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la longueur totale de l'association à vide (\vec{F} = \vec{0}) à partir de la définition des longueurs à vide élémentaires.
- Appliquer le principe fondamental de la statique au point de jonction (de masse négligeable) entre les deux ressorts soumis à la force \vec{F} pour en déduire l'égalité des tensions.
- Écrire l'allongement total comme la somme des allongements élémentaires et identifier la raideur équivalente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité de la tension et additivité des allongements pour deux ressorts en série.
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Soit un axe (Ox) horizontal orienté vers la droite, dont l'origine O coïncide avec l'extrémité fixe du premier ressort.
1. Longueur à vide du ressort équivalent :
En l'absence de force extérieure (\vec{F} = \vec{0}), chaque ressort est au repos, c'est-à-dire non déformé. Leurs longueurs respectives sont l_1 = l_{01} et l_2 = l_{02}. La longueur à vide l_0 du ressort équivalent est donc la somme de leurs longueurs à vide :
2. Constante de raideur équivalente :
On applique à l'extrémité mobile de l'association une force de traction \vec{F} = F\,\vec{e}_x avec F > 0. Les ressorts prennent alors des longueurs respectives l_1 et l_2, de sorte que la longueur totale de l'ensemble vaut :
L'allongement total s'écrit donc :
Les ressorts et leur point de jonction étant de masses négligeables, l'équilibre mécanique de chaque sous-système impose que la tension est uniforme d'une extrémité à l'autre de la chaîne :
On en déduit les allongements de chacun des deux ressorts :
En sommant ces deux contributions, on obtient :
Par définition du ressort équivalent de raideur k, la relation force-allongement s'écrit \Delta l = \frac{F}{k}, ce qui conduit à :
D'où l'expression de la constante de raideur équivalente :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : force de rappel, constante de raideur
Lorsqu'on coupe un ressort de constante de raideur et de longueur à vide en deux parties, on obtient deux ressorts de constantes de raideur et et de longueurs à vide et . On peut montrer alors que .
On souhaite couper à la longueur un ressort dont la constante de raideur et la longueur à vide avant coupure sont respectivement notées et . On note la valeur algébrique de la force exercée par ce ressort sur un piston lorsque la longueur du ressort est . Établir que .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la raideur k_c du tronçon découpé en utilisant la relation d'invariance k_c \ell_c = k \ell_0, puis traduire la loi de Hooke à la longueur x imposée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la raideur k_c du ressort coupé en utilisant la propriété d'invariance du produit raideur-longueur à vide : k_c l_c = k l_0.
- Écrire la force algébrique F exercée par le ressort comprimé sur le piston en fonction de sa longueur actuelle x, de sa longueur à vide l_c et de sa raideur k_c.
- Isoler la longueur de coupe l_c pour obtenir la relation demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison de la relation de coupure k_c \ell_c = k \ell_0 et de l'expression de la force élastique.
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Le ressort initial possède une raideur k et une longueur à vide l_0. Lorsqu'il est découpé à la longueur l_c, celle-ci constitue sa nouvelle longueur à vide. D'après la relation fournie par l'énoncé, le produit raideur-longueur à vide se conserve lors de la coupe :
Lorsque ce tronçon de ressort est placé dans un logement de longueur x, il subit une variation de longueur \Delta l = x - l_c. En orientant l'axe depuis l'appui fixe du ressort vers le piston, la force exercée par le ressort sur le piston a pour valeur algébrique :
En remplaçant k_c par son expression en fonction de k, l_0 et l_c :
On isole alors le rapport \dfrac{x}{l_c} :
On en déduit l'expression de la longueur de coupe l_c :
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : force de rappel, constante de raideur
Calculer la longueur à laquelle il faut couper un ressort du type C634 pour qu'il exerce une force de sur un piston lorsqu'il est placé dans une cavité de longueur égale à .
Voir l'indiceIndice
Appliquer numériquement la formule établie en Q4 avec les valeurs numériques fournies de k, \ell_0, x et F.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application numérique directe de la formule établie à la question précédente.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé (section I.A.1), un ressort de type C634 présente les caractéristiques initiales suivantes :
- raideur initiale : k = 0{,}4\text{ N}\cdot\text{mm}^{-1} ;
- longueur à vide initiale : l_0 = 38\text{ mm}.
On souhaite qu'une fois coupé à la longueur à vide l_c et placé dans une cavité de longueur x = 18{,}5\text{ mm}, il exerce une force de poussée sur le piston de valeur F = 6{,}4\text{ N}.
En utilisant la relation établie à la question Q4 :
Calculons numériquement le terme k l_0 :
D'où :
En tenant compte du nombre de chiffres significatifs des données (k et F étant donnés avec deux chiffres significatifs) :
Résultat
I.A.2 · Les solénoïdes
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : champ magnétique, symétrie du champ magnétique
Pour repérer un point à l'intérieur du solénoïde, on utilise la base des coordonnées cylindriques d'axe . À partir de considérations de symétrie de la distribution de courants étudiée, préciser quelle est l'orientation, au point , du champ magnétique créé par le courant qui parcourt le solénoïde.
Voir l'indiceIndice
Identifier les plans de symétrie et d'antisymétrie de la distribution de courants hélicoïdaux pour justifier la direction axiale du champ magnétique.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer la direction du champ magnétique \vec{B}(M), on recherche les plans de symétrie ou d'antisymétrie de la distribution de courants passant par le point M :
- Identifier la géométrie de la distribution de courant modélisée (spires circulaires orthogonales à l'axe (Oz)).
- Appliquer les propriétés de transformation du champ magnétique (vecteur axial / pseudovecteur) par rapport aux plans de symétrie et d'antisymétrie de la distribution de courant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tout plan contenant l'axe est plan d'antisymétrie des courants, le champ \vec{B} est donc axial selon \vec{u}_z.
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On repère le point M intérieur au solénoïde par ses coordonnées cylindriques (r, \theta, z) associées à la base locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_z), où l'axe (Oz) est l'axe de révolution du solénoïde infini.
Le courant circule le long des spires circulaires, de sorte que la densité volumique de courant est orthoradiale :
Considérons les plans remarquables passant par le point M :
Plan méridien \Pi_m = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_z) : ce plan contient l'axe (Oz) et coupe les spires à angle droit. La réflexion par rapport à \Pi_m inverse le sens de parcours des lignes de courant (\vec{j} \to -\vec{j}). \Pi_m est donc un plan d'antisymétrie pour la distribution de courants. Le champ magnétique étant un vecteur axial (pseudovecteur), il est contenu dans ses plans d'antisymétrie :
\vec{B}(M) \in \Pi_m \implies B_\theta(M) = 0Plan transversal \Pi_t = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_\theta) : ce plan est perpendiculaire à l'axe (Oz). Pour un solénoïde supposé infini (ou au voisinage du centre d'un solénoïde très long), l'invariance par translation selon z confère à tout plan perpendiculaire à l'axe le statut de plan de symétrie pour la distribution de courants (\vec{j} est invariant par réflexion plane). Le champ magnétique est donc orthogonal à ce plan de symétrie :
\vec{B}(M) \perp \Pi_t \implies B_r(M) = 0 \quad \text{et} \quad B_\theta(M) = 0
L'intersection de ces deux propriétés impose que le champ magnétique \vec{B}(M) soit uniquement dirigé selon l'axe (Oz) :
Le champ magnétique à l'intérieur du solénoïde est colinéaire à son axe (Oz), son sens étant déterminé par la règle de la main droite (vers les z croissants sur la figure 5 compte tenu du sens d'enroulement et du courant I).
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : théorème d'ampère, solénoïde
Établir l'expression du champ magnétique en un point à l'intérieur du solénoïde en fonction de la perméabilité magnétique du vide , du nombre de spires , de la longueur du solénoïde et de l'intensité du courant électrique et d'un vecteur unitaire à préciser.
Voir l'indiceIndice
Utiliser un contour rectangulaire d'Ampère enlaçant N spires sur la longueur \ell et exploiter le fait que le champ extérieur est nul.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir un contour fermé rectangulaire adapté aux invariances et aux symétries de la distribution de courant, avec un côté parallèle à l'axe (Oz) à l'intérieur du solénoïde et un côté à l'extérieur.
- Calculer la circulation du champ magnétique \vec{B} le long de ce contour, en exploitant le caractère axial de \vec{B} (établi en Q6) et la nullité du champ à l'extérieur.
- Déterminer le courant algébrique enlacé par le contour et appliquer le théorème d'Ampère pour obtenir l'expression de \vec{B}(M).
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire enlacé avec les spires : \vec{B} = \mu_0 \frac{N}{\ell} I \vec{u}_z.
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D'après l'étude menée à la question Q6, le champ magnétique à l'intérieur d'un solénoïde infini est purement axial :
où \vec{e}_z est le vecteur unitaire porté par l'axe de révolution (Oz), orienté conformément à la figure 5. De plus, il est admis que le champ magnétique est nul à l'extérieur du solénoïde : \vec{B}_{\text{ext}} = \vec{0}.
Considérons un contour rectangulaire fermé orienté \mathcal{C} = C_1 C_2 C_3 C_4 situé dans un plan méridien (contenant l'axe (Oz)) :
- [C_1 C_2] est un segment intérieur, parallèle à (Oz), de longueur L_0, parcouru dans le sens de \vec{e}_z à la distance radiale r de l'axe ;
- [C_2 C_3] et [C_4 C_1] sont des segments perpendiculaires à (Oz), reliant l'intérieur à l'extérieur ;
- [C_3 C_4] est un segment extérieur, parallèle à (Oz), de longueur L_0.
Calculons la circulation du champ \vec{B} le long de ce contour orienté :
- Sur [C_2 C_3] et [C_4 C_1], le déplacement élémentaire est radial (\mathrm{d}\vec{\ell} \parallel \vec{e}_r) alors que le champ magnétique est axial (\vec{B} \parallel \vec{e}_z), d'où \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = 0.
- Sur [C_3 C_4], le champ extérieur est nul : \vec{B}_{\text{ext}} = \vec{0}.
- Sur [C_1 C_2], \vec{B}_{\text{int}} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = B_z(r)\,\mathrm{d}z.
On en déduit :
D'après la règle du tire-bouchon (ou de la main droite), la surface orientée s'appuyant sur \mathcal{C} coupe le bobinage sur la longueur L_0. Le solénoïde comportant N spires pour une longueur \ell, la densité linéique d'enroulement est n = \frac{N}{\ell}. Le courant total enlacé à travers le contour s'écrit :
D'après le théorème d'Ampère :
On constate que B_z ne dépend pas de r : le champ magnétique est uniforme à l'intérieur du solénoïde.
En tenant compte du sens d'enroulement du courant indiqué sur la figure 5, le champ magnétique s'écrit :
où \vec{e}_z est le vecteur unitaire de l'axe de révolution du solénoïde, orienté selon la figure 5.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : circuit rl, loi des mailles
Établir l'équation différentielle vérifiée par l'intensité du courant qui circule dans le solénoïde pendant l'intervalle de temps .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi des mailles au circuit série formé par la source de tension u(t) = E, la résistance r et l'inductance propre L.
Voir la stratégieStratégie
- Décrire le schéma électrique équivalent : une source idéale de tension imposant u(t) = E pour t \in [0, t_0], connectée à une bobine idéale d'inductance L en série avec un résistor de résistance r.
- Appliquer la loi des mailles en convention récepteur pour les deux dipôles passifs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi des mailles et relation constitutive de la bobine : L \frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}t} + r I = E.
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D'après l'énoncé, pour tout instant t \in [0, t_0], la source idéale de tension délivre une tension constante :
Le solénoïde est modélisé par l'association en série d'une bobine d'inductance propre L et d'un résistor de résistance r. En adoptant la convention récepteur pour chacun de ces deux composants parcourus par le courant d'intensité I(t) :
- la tension aux bornes du résistor s'écrit u_r(t) = r \, I(t) ;
- la tension aux bornes de l'inductance idéale s'écrit u_L(t) = L \, \frac{\mathrm{d}I(t)}{\mathrm{d}t}.
D'après la loi des mailles, la tension totale imposée au solénoïde est :
Comme u(t) = E sur l'intervalle [0, t_0], l'équation différentielle vérifiée par I(t) s'écrit :
ou, sous forme canonique :
Résultat
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : circuit rl, énergie magnétique
Sachant que , justifier à l'aide d'un argument énergétique la valeur de .
Voir l'indiceIndice
Invoquer la continuité de l'énergie magnétique emmagasinée dans la bobine, \mathcal{E}_L = \frac{1}{2} L I^2, pour justifier la continuité temporelle de I(t).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie magnétique emmagasinée dans la bobine d'inductance L en fonction de l'intensité I(t).
- Invoquer le caractère physique borné de la puissance électrique échangée pour justifier la continuité de cette énergie temporelle en t = 0.
- En déduire la continuité de l'intensité traversant la bobine et sa valeur en t = 0^+.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité de l'énergie magnétique stockée dans la bobine imposant la continuité du courant I(0^+) = I(0^-) = 0.
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L'énergie emmagasinée sous forme magnétique dans une bobine d'inductance L parcourue par un courant d'intensité I(t) s'exprime par :
Une discontinuité de cette énergie en t = 0 impliquerait une puissance électrique \mathcal{P}(t) = \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_L}{\mathrm{d}t} infinie, ce qui est physiquement impossible pour un générateur réel ou idéal à tension bornée.
Par conséquent, l'énergie magnétique \mathcal{E}_L(t) est une fonction continue du temps, ce qui entraîne la continuité du courant I(t) à travers la bobine :
Puisque I(0^-) = 0, on en déduit immédiatement :
Résultat
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : circuit rl, régime transitoire
Établir l'expression de pendant l'intervalle de temps .
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre avec second membre constant en tenant compte de la condition initiale I(0^+) = 0.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer I(t) sur l'intervalle [0, t_0] :
- Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants établie en question Q8 ;
- Déterminer la constante d'intégration à l'aide de la condition initiale I(0^+) = 0 justifiée en question Q9.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution avec condition initiale nulle : I(t) = \frac{E}{r}(1 - e^{-t/\tau}) avec \tau = L/r.
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D'après la question Q8, l'intensité I(t) vérifie sur l'intervalle [0, t_0] l'équation différentielle :
La solution générale de cette équation est la somme de la solution générale de l'équation homogène et d'une solution particulière constante :
L'expression générale de l'intensité s'écrit donc :
où A est une constante déterminée par la condition initiale établie en question Q9, I(0^+) = 0 :
On en déduit l'expression de l'intensité I(t) pour t \in [0, t_0] :
Résultat
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : constante de temps, circuit rl
On donne . Déterminer la condition que doit vérifier l'inductance propre du solénoïde pour que le régime transitoire ne perturbe pas le fonctionnement du système.
Voir l'indiceIndice
Comparer le temps caractéristique du circuit \tau = L/r à la durée de l'impulsion t_0 : le régime permanent doit être atteint très rapidement devant t_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le temps caractéristique \tau du circuit RL série en fonction de L et r.
- Identifier la durée du signal de commande t_0 et exprimer la condition physique pour que le régime permanent s'établisse quasi-instantanément devant la durée de l'impulsion.
- En déduire la condition sur l'inductance L sous forme d'inégalité littérale puis numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition \tau = L/r \ll t_0 (typiquement 5\tau \leqslant t_0) pour que le régime permanent soit atteint rapidement.
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Le temps caractéristique d'établissement du courant dans le solénoïde (circuit RL série) est :
L'impulsion de tension a une durée t_0 = 20\text{ ms}. Pour que le régime transitoire ne perturbe pas le fonctionnement de l'actionneur, le courant doit atteindre sa valeur de régime permanent I_{\max} = E/r très rapidement devant la durée de l'impulsion. La durée du régime transitoire est usuellement estimée à environ 3\tau (courant à 95\,\% de sa valeur finale) ou 5\tau (courant à plus de 99\,\%).
Il faut donc que la durée du transitoire soit négligeable devant la durée t_0 de l'impulsion :
Avec r = 12\;\Omega et t_0 = 20\text{ ms} = 2{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ s} :
Si l'on quantifie cette condition par le critère usuel de quasi-achèvement du régime transitoire (5\tau \ll t_0, ou a minima 5\tau \leqslant t_0) :
On retiendra donc la condition :
Résultat
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : circuit rl, régime transitoire
Déterminer l'expression de pour .
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation homogène pour t \geqslant t_0 avec la condition de raccordement en t = t_0 issue de la solution précédente.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la loi des mailles pour t \geqslant t_0 où la tension délivrée par la source est nulle.
- Résoudre l'équation différentielle homogène obtenue.
- Déterminer la constante d'intégration par continuité de l'intensité à travers la bobine en t = t_0, en exploitant la condition établie à la question Q11.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décroissance exponentielle libre du courant pour t \geqslant t_0 à partir de I(t_0) \approx E/r.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour t \geqslant t_0, la tension délivrée par la source est nulle : u(t) = 0.
L'équation différentielle régissant l'évolution du courant I(t) devient homogène :
La solution générale de cette équation différentielle linéaire du premier ordre s'écrit :
où A est une constante et \tau = \frac{L}{r} le temps caractéristique du circuit.
Par continuité de l'intensité à travers le solénoïde à l'instant t = t_0 :
D'après l'expression établie à la question Q10 :
L'énoncé précisant que la condition de la question Q11 est vérifiée dans la suite du problème (t_0 \gg \tau = L/r), le terme \mathrm{e}^{-\frac{r}{L}t_0} = \mathrm{e}^{-\frac{t_0}{\tau}} est totalement négligeable devant 1 :
On en déduit A = \frac{E}{r}, d'où l'expression de l'intensité pour t \geqslant t_0 :
(L'expression exacte sans approximation étant I(t) = \frac{E}{r}\left(1 - \mathrm{e}^{-\frac{r}{L}t_0}\right)\mathrm{e}^{-\frac{r}{L}(t - t_0)}).
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : circuit rl, constante de temps
Tracer l'allure de pendant l'intervalle de temps . Faire apparaître sur la figure le temps caractéristique des deux régimes transitoires.
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Représenter la phase de charge exponentielle vers E/r suivie de la décroissance exponentielle vers zéro, en plaçant les tangentes à l'origine caractérisées par \tau.
Voir la stratégieStratégie
Décrire l'évolution de I(t) sur chacun des deux sous-intervalles :
- sur [0, t_0] : croissance exponentielle depuis 0 vers l'asymptote I_{\max} = \frac{E}{r} avec le temps caractéristique \tau = \frac{L}{r}. Comme \tau \ll t_0 (d'après la condition établie à la question Q11), le courant atteint quasiment son palier I_{\max} avant t_0 ;
- sur [t_0, 2t_0] : décroissance exponentielle depuis I(t_0) \approx I_{\max} vers 0 avec le même temps caractéristique \tau. Le courant s'annule quasiment bien avant 2t_0.
- Construire le graphe de I(t) en faisant figurer les temps caractéristiques \tau (par la méthode de la tangente à l'origine en t = 0 et en t = t_0, ou par les niveaux à 63\,\% et 37\,\% de l'amplitude maximale).
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de l'échelon de courant : charge exponentielle puis décharge libre en faisant figurer \tau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q10 et Q12, l'intensité du courant vérifie :
pour t \in [0, t_0] :
I(t) = \frac{E}{r}\left(1 - \mathrm{e}^{-\frac{t}{\tau}}\right) \quad \text{avec} \quad \tau = \frac{L}{r}La tangente en t = 0 coupe l'asymptote I = \frac{E}{r} à l'abscisse t = \tau, où I(\tau) \approx 0{,}63\,\frac{E}{r}. Comme \tau \ll t_0, le régime permanent I(t) \approx \frac{E}{r} est établi au bout d'environ 5\tau < t_0.
pour t \in [t_0, 2t_0] :
I(t) = \frac{E}{r}\,\mathrm{e}^{-\frac{t - t_0}{\tau}}La tangente en t = t_0 coupe l'axe des abscisses à t = t_0 + \tau, où I(t_0 + \tau) \approx 0{,}37\,\frac{E}{r}. Le courant s'annule quasiment à partir de t \approx t_0 + 5\tau < 2t_0.
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet joule, énergie électrique
Exprimer l'énergie dissipée par effet Joule dans le solénoïde pour en fonction de , et en supposant négligeable la durée des régimes transitoires.
Voir l'indiceIndice
Intégrer la puissance instantanée r I^2(t) sur la durée de l'impulsion en approximant l'intensité par sa valeur de régime permanent E/r.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de la puissance Joule en palier permanent : W_J = r I_0^2 t_0 = \frac{E^2}{r} t_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La puissance instantanée dissipée par effet Joule dans la résistance r du solénoïde s'écrit :
En supposant la durée des régimes transitoires négligeable devant t_0 (\tau = L/r \ll t_0, condition établie à la question Q11) :
pour t \in [0, t_0], le courant s'établit quasi-instantanément à sa valeur permanente :
I(t) \approx \frac{E}{r} \implies P_J(t) \approx r\left(\frac{E}{r}\right)^2 = \frac{E^2}{r}- pour t > t_0, le courant s'annule quasi-instantanément (I(t) \approx 0), de sorte que les pertes Joule après t_0 sont négligeables.
L'énergie totale dissipée par effet Joule pour t \geqslant 0 est donc donnée par l'intégrale sur l'intervalle [0, t_0] :
On en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : premier principe, capacité thermique
Estimer la valeur numérique de l'élévation de température du solénoïde due à l'impulsion de tension et commenter le résultat obtenu.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe de la thermodynamique au cuivre du solénoïde assimilé à un système isolé thermiquement pendant la brève impulsion : \Delta U = W_J = m c_{\mathrm{Cu}} \Delta T.
Voir la stratégieStratégie
- La durée de l'impulsion (t_0 = 20\text{ ms}) étant très brève devant les temps caractéristiques de diffusion thermique vers l'extérieur, on peut supposer l'échauffement adiabatique.
- Déterminer la masse m de cuivre à partir de la géométrie de l'enroulement (diamètre moyen, nombre de spires, diamètre du fil) et de la masse volumique \rho_{\mathrm{Cu}}.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique au bobinage pour relier l'énergie Joule W_J (calculée à la question Q14) à l'élévation de température \Delta T.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique W_J = m c \Delta T, calcul de la masse du fil de cuivre puis de l'élévation de température.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pendant la durée très courte t_0 = 20\text{ ms} de l'impulsion, les échanges thermiques avec le milieu extérieur sont négligeables : la transformation est modélisée comme adiabatique.
D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au fil de cuivre formant le solénoïde (assimilé à une phase condensée indilatable de capacité thermique massique c_{\mathrm{Cu}}) :
où m est la masse de cuivre et W_J l'énergie reçue par effet Joule.
D'après la question Q14, l'énergie dissipée par effet Joule vaut :
Calculons la masse m de cuivre constituant le solénoïde :
- la longueur totale du fil pour les N spires circulaires de diamètre moyen D est \ell_{\text{fil}} = N \pi D ;
- la section droite du fil de diamètre d vaut S = \dfrac{\pi d^2}{4} ;
- le volume de cuivre est donc V = \ell_{\text{fil}} S = \dfrac{\pi^2 N D d^2}{4}.
La masse de cuivre s'en déduit :
Application numérique :
On en déduit l'élévation de température :
Application numérique :
Commentaire : L'élévation de température due à une seule impulsion est extrêmement faible (environ 0{,}05\text{ }^\circ\text{C}) et sans conséquence thermique immédiate sur le solénoïde. Néanmoins, lors du jeu du robot, le doigt peut être actionné à répétition à fréquence élevée : l'accumulation d'énergie Joule sur de multiples impulsions successives pourrait alors conduire à un échauffement significatif, justifiant la présence d'une ventilation ou d'une dissipation thermique adaptée.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : cristal, maille conventionnelle
Dénombrer le nombre d'atomes qui appartiennent en propre à une maille cubique.
Voir l'indiceIndice
Compter les atomes aux 8 sommets (comptant pour 1/8) et sur les 6 centres des faces (comptant pour 1/2).
Voir la réponse courteRéponse courte
Dénombrement dans une maille cubique à faces centrées : 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} = 4 atomes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans une structure cubique à faces centrées (CFC), les atomes de cuivre occupent :
les 8 sommets du cube, chacun étant partagé par 8 mailles adjacentes, soit une contribution de :
8 \times \frac{1}{8} = 1\text{ atome en propre} ;les centres des 6 faces du cube, chacun étant partagé par 2 mailles adjacentes, soit une contribution de :
6 \times \frac{1}{2} = 3\text{ atomes en propre}.
Le nombre total d'atomes appartenant en propre à une maille cubique à faces centrées (la multiplicité Z) vaut ainsi :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : cristal, contact tangentiel
Justifier que le rayon atomique du cuivre et le paramètre de maille sont liés par la relation : .
Voir l'indiceIndice
Traduire la condition de contact géométrique des sphères dures le long de la diagonale d'une face carrée de côté a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Contact des sphères selon la diagonale d'une face carrée : 4 r_{\mathrm{Cu}} = a\sqrt{2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le modèle des sphères dures, les atomes sont assimilés à des sphères indéformables de rayon r_{\mathrm{Cu}}. Dans une structure cubique à faces centrées (CFC), la condition de contact (ou tangence) la plus serrée est réalisée le long des diagonales des faces du cube.
Considérons une face carrée de la maille de côté a :
Par le théorème de Pythagore, la longueur d de la diagonale d'une face vaut :
d = \sqrt{a^2 + a^2} = a\sqrt{2}- Le long de cette diagonale, l'atome situé au sommet contribue pour son rayon r_{\mathrm{Cu}}, l'atome situé au centre de la face est entièrement traversé et contribue pour son diamètre 2r_{\mathrm{Cu}}, et l'atome situé au sommet opposé contribue pour r_{\mathrm{Cu}}.
À la tangence des sphères le long de cette diagonale, on a donc :
On en déduit la relation de contact recherchée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : masse volumique, cristal
Calculer la valeur de la masse volumique du cuivre en considérant le modèle cristallin cubique à faces centrées. Commenter le résultat obtenu.
Voir l'indiceIndice
Calculer la masse de la maille Z M_{\mathrm{Cu}}/N_A divisée par son volume a^3, puis comparer à la masse volumique tabulée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le paramètre de maille a à partir du rayon atomique r_{\mathrm{Cu}} grâce à la relation de contact établie à la question Q17.
- Exprimer la masse volumique théorique \rho comme le rapport de la masse des atomes appartenant en propre à la maille sur le volume de celle-ci.
- Réaliser l'application numérique avec trois chiffres significatifs et comparer la valeur obtenue à la valeur tabulée dans l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression \rho = \frac{4 M_{\mathrm{Cu}}}{N_A a^3}, application numérique et comparaison à la valeur tabulée du cuivre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q17, le paramètre de maille a vaut :
Le volume d'une maille élémentaire cubique est donc :
D'après la question Q16, une maille cubique à faces centrées contient en propre Z = 4 atomes de cuivre. La masse contenue dans une maille s'écrit :
On en déduit l'expression de la masse volumique du cuivre dans le cadre du modèle des sphères dures :
Application numérique avec les données de l'énoncé :
- Z = 4
- M_{\mathrm{Cu}} = 63{,}55\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 63{,}55 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
- N_A = 6{,}022 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1}
- r_{\mathrm{Cu}} = 128\text{ pm} = 128 \times 10^{-12}\text{ m}
Le paramètre de maille vaut :
D'où la masse volumique :
Commentaire : La valeur fournie dans les données de l'énoncé est \rho_{\mathrm{Cu}} = 8{,}96 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}. L'écart relatif est :
Cet accord excellent (écart inférieur à 1\,\%) valide le modèle cristallin cubique à faces centrées ainsi que l'approximation du modèle des sphères dures pour le cuivre.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
I.B · La « bouche » : contrôle de la pression
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
Notions : quantification, conversion analogique-numérique
Déterminer sur combien de bits est codée la commande en pression.
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'intervalle de commande [0, 1024] en fonction d'une puissance entière de 2 pour en déduire le nombre de bits du convertisseur.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler qu'un mot binaire de n bits permet de coder 2^n états ou entiers différents (usuellement de 0 à 2^n - 1).
- Relier la valeur maximale annoncée (1024) aux puissances de deux pour en déduire le nombre de bits.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination du nombre de bits N à partir de la valeur maximale de la commande numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Un codage sur n bits permet de représenter :
On remarque que :
Un convertisseur numérique (ou une commande issue d'un microcontrôleur) codé sur 10 bits génère classiquement 2^{10} = 1024 valeurs entières différentes (de 0 à 1023, la pleine échelle correspondant à 1024).
La commande en pression est donc codée sur :
Remarque : si l'on considère rigoureusement que l'intervalle inclut tous les entiers de 0 à 1024 au sens large (soit 1025 valeurs), comme 2^{10} = 1024 < 1025 \leqslant 2^{11} = 2048, il faudrait au minimum n = 11\text{ bits}. L'usage courant en instrumentation privilégie néanmoins la réponse 10\text{ bits}.
Résultat
I.B.1 · Lien entre la différence de hauteur d'eau et la pression
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, pression
Exprimer la résultante des forces de pression subie par le volume mésoscopique d'eau en fonction de la pression en et et d'une surface infinitésimale adaptée.
Voir l'indiceIndice
Faire la différence des forces pressantes s'exerçant sur les faces horizontales d'aire \mathrm{d}S = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y aux cotes z et z + \mathrm{d}z.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les six faces du parallélépipède rectangle délimitant le volume mésoscopique \mathrm{d}V = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z.
- Utiliser l'hypothèse d'invariance selon x et y pour simplifier les composantes horizontales.
- Exprimer les forces pressantes sur les faces inférieure et supérieure d'aire \mathrm{d}S = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résultante des forces de pression sur les faces d'une tranche d'eau : \mathrm{d}\vec{F}_p = -\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\mathrm{d}z S \vec{u}_z.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La pression P ne dépendant que de la cote z, les forces de pression exercées sur les faces latérales opposées (parallèles aux plans (yOz) et (xOz)) ont même norme et des sens opposés : elles se compensent deux à deux selon \vec{e}_x et \vec{e}_y.
La résultante des forces de pression exercées sur le volume mésoscopique ne comporte donc qu'une composante selon l'axe vertical (Oz) :
Sur la face inférieure située en z, d'aire \mathrm{d}S = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y, le fluide sous-jacent exerce une force dirigée vers le haut :
\vec{\mathrm{d}F}(z) = P(z)\,\mathrm{d}S\,\vec{e}_zSur la face supérieure située en z + \mathrm{d}z, de même aire \mathrm{d}S = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y, le fluide sus-jacent exerce une force dirigée vers le bas :
\vec{\mathrm{d}F}(z + \mathrm{d}z) = - P(z + \mathrm{d}z)\,\mathrm{d}S\,\vec{e}_z
En sommant ces deux contributions, la résultante des forces de pression s'écrit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, relation fondamentale de l'hydrostatique
On considère que ce volume d'eau est à l'équilibre mécanique dans le champ de pesanteur terrestre. Établir la relation fondamentale de la statique des fluides : , où désigne la masse volumique de l'eau et la norme de l'accélération de la pesanteur.
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la statique selon l'axe vertical ascendant en tenant compte du poids \mathrm{d}m\,g = \rho_{\mathrm{eau}} \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,g.
Voir la stratégieStratégie
- Réaliser le bilan des forces extérieures appliquées à la particule fluide mésoscopique de volume \mathrm{d}\tau = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z à l'équilibre.
- Exprimer la condition d'équilibre mécanique (première loi de Newton) et projeter la relation vectorielle sur l'axe vertical ascendant (Oz) pour en déduire l'équation différentielle souhaitée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan des forces de pression et de pesanteur à l'équilibre hydrostatique projeté sur l'axe vertical.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le volume mésoscopique d'eau de volume \mathrm{d}\tau = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z et de masse \mathrm{d}m = \rho_{\mathrm{eau}}\,\mathrm{d}\tau, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
Ce système est soumis à deux actions mécaniques :
la résultante des forces de pression, établie à la question Q20 :
\overrightarrow{\mathrm{d}F}_p = \bigl(P(z) - P(z + \mathrm{d}z)\bigr)\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\vec{e}_z \approx -\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_zen effectuant un développement limité à l'ordre 1 : P(z + \mathrm{d}z) = P(z) + \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z}\,\mathrm{d}z ;
le poids du fluide mésoscopique dans le champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\,\vec{e}_z :
\overrightarrow{\mathrm{d}P}_{\mathrm{ext}} = \mathrm{d}m\,\vec{g} = -\rho_{\mathrm{eau}} g\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_z.
À l'équilibre mécanique, le principe fondamental de la statique impose :
Par projection sur l'axe vertical (Oz) :
En divisant par le volume élémentaire non nul \mathrm{d}\tau = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z, on obtient la relation fondamentale de la statique des fluides :
Résultat
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, manomètre
En déduire l'expression de la différence de pression entre la « bouche » et l'atmosphère en fonction de la masse volumique de l'eau , de l'accélération de la pesanteur et la différence de hauteur d'eau .
Voir l'indiceIndice
Intégrer la relation fondamentale de l'hydrostatique entre les deux ménisques libres du manomètre en U distants de \Delta h.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de la statique des fluides dans le tube en U : \Delta P = \rho_{\mathrm{eau}} g \Delta h.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation fondamentale de la statique des fluides établie à la question Q21 :
Le fluide étant incompressible et homogène, la masse volumique \rho_{\mathrm{eau}} est constante. En intégrant cette équation entre deux cotes z_1 et z_2 dans un même fluide continu, on obtient :
Considérons les deux surfaces libres de l'eau dans le tube en U (figure 8) :
- dans la branche reliée à la « bouche », à la cote z_{\text{gauche}}, la pression à l'interface eau-air est égale à la pression régnant dans la bouche : P(z_{\text{gauche}}) = P_{\text{bouche}} ;
- dans la branche ouverte sur l'extérieur, à la cote z_{\text{droite}}, la pression à l'interface eau-air est égale à la pression atmosphérique : P(z_{\text{droite}}) = P_{\text{atm}}.
Le fluide étant en équilibre statique, deux points situés à la même altitude z_{\text{gauche}} dans le liquide ont la même pression. Dès lors, en appliquant la relation intégrée dans la branche droite entre les cotes z_{\text{gauche}} et z_{\text{droite}} = z_{\text{gauche}} + \Delta h, on a :
soit :
La surpression de la bouche par rapport à l'atmosphère, notée \Delta P = P_{\text{bouche}} - P_{\text{atm}}, s'exprime donc par :
Résultat
I.B.2 · Étalonnage : lien entre la commande envoyée au système de régulation de la pression dans la « bouche » du robot et la pression réelle obtenue
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Exploitation de document
- Python
- Démarche expérimentale
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : incertitude-type, python
Compte tenu du programme de la figure 11, indiquer quelle est la valeur de la précision considérée pour la lecture de la hauteur du niveau d'eau. On rappelle que pour obtenir une différence de hauteurs, 2 lectures de hauteur sont nécessaires. Justifier clairement en précisant quelle ligne du programme a été utilisée. Des rappels sur les incertitudes sont donnés en fin de sujet.
Voir l'indiceIndice
Identifier l'expression de uDh à la ligne 10 du script Python et la rapprocher de la formule de composition des incertitudes rectangulaires pour deux lectures indépendantes.
Voir la stratégieStratégie
- Repérer dans le script Python de la figure 11 l'instruction qui définit l'incertitude-type sur la différence de hauteur \Delta h.
- Exprimer l'incertitude-type d'une différence de deux mesures indépendantes \Delta h = h_2 - h_1 à l'aide de la formule de composition des variances fournie en annexe.
- Relier l'incertitude-type d'une lecture unique à la précision p via le modèle de distribution rectangulaire du formulaire et identifier la valeur numérique de p.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la graduation de la règle et de la loi uniforme associée dans le code Python fourni.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La ligne du programme qui calcule l'incertitude-type sur la différence de hauteur est la ligne 10 :
Une différence de hauteur s'obtient par la soustraction de deux lectures indépendantes sur le mètre gradué :
En appliquant la formule de propagation des incertitudes donnée pour une grandeur de la forme G = \alpha a + \beta b (avec \alpha = 1 et \beta = -1) :
Les deux lectures étant réalisées dans les mêmes conditions, elles présentent la même incertitude-type u(h_1) = u(h_2) = u(h), d'où :
D'après le formulaire, pour une mesure effectuée avec une précision (ou demi-étendue de tolérance) notée p, l'incertitude-type associée est :
L'incertitude-type sur la différence de hauteur s'écrit donc :
Par identification avec l'expression codée à la ligne 10, où le facteur \sqrt{2} est traduit par 2**0.5 et le dénominateur \sqrt{3} par 3**0.5, le numérateur vaut 1. Les valeurs du tableau de la figure 10 et du vecteur Dh étant exprimées en millimètres, la précision considérée pour une lecture est :
Résultat
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : incertitude de mesure, python
Expliquer si ce programme prend en compte une incertitude pour la commande envoyée. Justifier.
Voir l'indiceIndice
Examiner comment la variable x intervient dans les boucles Monte-Carlo : elle reste déterministe et n'est soumise à aucun tirage aléatoire.
Voir la stratégieStratégie
Pour savoir si l'incertitude sur la variable d'abscisse x (la commande) est prise en compte, il convient d'analyser la méthode de Monte-Carlo implémentée dans le script Python :
- Examiner si une grandeur d'incertitude sur x est déclarée ;
- Observer si la variable x fait l'objet d'un tirage aléatoire dans la boucle de simulation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse des variables du script : la commande est une consigne numérique discrète supposée exacte.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Non, ce programme ne prend pas en compte d'incertitude sur la commande envoyée.
On peut le justifier par deux éléments du script :
- Aucune incertitude-type sur la commande (qui pourrait s'appeler
ux) n'est définie dans le programme, contrairement à l'incertitude-type sur la hauteuruDhintroduite à la ligne 10. Lors de la simulation de Monte-Carlo, seules les valeurs des différences de hauteur font l'objet d'un tirage aléatoire avec la fonction
np.random.normal(Dh[j], uDh)(ligne 23). Le tableau de commandesxn'est pas perturbé aléatoirement et intervient avec ses valeurs initiales déterministes dans l'estimation du coefficient directeur à la ligne 27 :aMC.append(np.dot(x,Dh_MC) / np.dot(x,x))
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Python
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : python, incertitude de mesure
La ligne 5 comporte une erreur. Proposer une écriture correcte de la commande de la ligne 5. Compléter les lignes 18 et 21.
Voir l'indiceIndice
Observer le pas des commandes dans le tableau expérimental pour corriger la ligne 5, puis renseigner le nombre de tirages et la taille de l'échantillon aux lignes 18 et 21.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer la liste des commandes générée à la ligne 5 avec les valeurs expérimentales du tableau de la figure 10 pour identifier l'écart.
- Analyser la structure de la méthode de Monte-Carlo : la boucle externe répète le tirage pour l'ensemble des simulations, tandis que la boucle interne tire au sort une valeur perturbée pour chaque point de mesure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Correction de l'instruction Python (conversion d'unité) et calcul de la moyenne et de l'écart-type expérimental.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Correction de la ligne 5 :
D'après le tableau de la figure 10, les commandes envoyées varient de 350 à 750 avec un pas de 50 :
Or, l'instruction initiale x = np.array([350 + i*25 for i in range(9)]) utilise un pas de 25, ce qui génère une liste s'arrêtant à 350 + 8 \times 25 = 550. Le pas correct étant de 50, une écriture corrigée est :
\boxed{\text{V8}}Remarque : L'instruction x = np.arange(350, 800, 50) est également tout à fait valable.
2. Complétion de la ligne 18 :
La boucle externe réalise les N = 1000 tirages de la simulation de Monte-Carlo. Il faut donc itérer N fois :
\boxed{\text{V10}}(ou for i in range(1000):).
3. Complétion de la ligne 21 :
Pour chaque simulation, on génère un vecteur synthétique de différences de hauteur Dh_MC de même dimension que les données expérimentales. La variable nx = len(x) ayant été définie à la ligne 6 pour stocker le nombre de mesures (nx = 9), la boucle interne doit parcourir les indices de 0 à nx - 1 :
\boxed{\text{V14}}(les écritures range(len(Dh)) ou range(9) sont également acceptables).
Résultat
\text{V8}\text{V10}\text{V14}Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : analyse dimensionnelle, étalonnage
Indiquer, en justifiant la réponse, l'unité du coefficient directeur.
Voir l'indiceIndice
Rappeler la relation modélisée \Delta h = a \cdot x où \Delta h est mesuré en millimètres et x est un nombre entier sans dimension.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rapport entre la pression en Pa et une commande sans dimension : unité en \mathrm{Pa} (ou \mathrm{Pa}/\text{digit}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le modèle linéaire ajusté par le programme Python relie la différence de hauteur d'eau \Delta h à la commande numérique envoyée x par la relation :
D'après l'énoncé et le code Python (ligne 7 : # Différences de hauteur (mm)) :
- la différence de hauteur \Delta h est exprimée en millimètres (\mathrm{mm}) ;
- la commande x est un nombre entier (code numérique compris entre 0 et 1024), elle est donc sans dimension.
Par quotient, le coefficient directeur a a la dimension d'une longueur et s'exprime dans le programme en millimètres (\mathrm{mm}) (ou en millimètre par unité de commande) :
Résultat
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Exploitation de document
- Démarche expérimentale
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : incertitude-type, chiffre significatif
Écrire la valeur du coefficient directeur avec son incertitude-type en conservant un seul chiffre significatif pour l'incertitude-type.
Voir l'indiceIndice
Arrondir l'incertitude-type à un seul chiffre significatif et tronquer la valeur centrale au même rang décimal.
Voir la stratégieStratégie
- Arrondir l'incertitude-type u(a) à un seul chiffre significatif.
- Tronquer ou arrondir la valeur estimée a à la même décimale que celle de l'incertitude-type.
- Présenter le résultat sous la forme a = (\bar{a} \pm u(a))\,\text{unité}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture sous la forme standard valeur \pm incertitude avec un seul chiffre significatif sur l'incertitude.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le programme Python fournit :
L'incertitude-type conservant un seul chiffre significatif s'arrondit à la quatrième décimale :
La valeur moyenne de a doit être exprimée avec le même nombre de décimales :
Le résultat s'écrit donc :
ou de manière équivalente :
Résultat
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : étalonnage, pression
En déduire la valeur de la commande à envoyer pour obtenir une différence de pression dont la valeur est la plus proche possible de .
Voir l'indiceIndice
Convertir la surpression de 0,030 bar en hauteur de colonne d'eau via \Delta P = \rho_{\mathrm{eau}} g \Delta h, puis calculer x = \Delta h / a.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la différence de hauteur d'eau \Delta h correspondant à la différence de pression \Delta P souhaitée grâce à la relation de la statique des fluides établie en question Q22.
- Relier \Delta h à la commande numérique x via la relation d'étalonnage \Delta h = a \cdot x.
- Réaliser l'application numérique en veillant aux unités (conversion des bars en pascals et des mètres en millimètres), puis retenir l'entier le plus proche puisque la commande envoyée au régulateur est un nombre entier compris entre 0 et 1024.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de la droite d'étalonnage pour déterminer l'entier de commande le plus proche de la consigne.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q22, la différence de pression \Delta P entre la bouche et l'atmosphère est reliée à la dénivellation \Delta h dans le tube en U par :
D'après le modèle d'étalonnage linéaire validé en question Q26, la différence de hauteur (exprimée en millimètres) et la commande numérique x sont proportionnelles :
Effectuons l'application numérique avec les données de l'énoncé :
- \Delta P = 0{,}030\text{ bar} = 0{,}030 \times 10^5\text{ Pa} = 3{,}0 \cdot 10^3\text{ Pa} ;
- \rho_{\text{eau}} = 1{,}00 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- a \approx 0{,}6475\text{ mm} = 0{,}6475 \cdot 10^{-3}\text{ m} (d'après Q27).
La hauteur d'eau correspondante vaut :
On en déduit la valeur théorique de la commande :
La commande x étant un nombre entier compris entre 0 et 1024, la valeur entière la plus proche est :
Résultat
I.C.1 · Synthèse du méthacrylate de méthyle (MMA)
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : schéma de lewis, doublet non liant
Donner le schéma de Lewis du cyanure d'hydrogène HCN et de l'eau , sans oublier de faire figurer les doublets d'électrons non liants.
Voir l'indiceIndice
Dénombrer les électrons de valence de chaque atome pour répartir doublets liants et doublets non liants en respectant la règle de l'octet.
Voir la réponse courteRéponse courte
Schémas de Lewis avec respect de la règle de l'octet pour \mathrm{H-C\equiv N:} et \mathrm{H-\bar{\underline{O}}-H}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour établir le schéma de Lewis d'une molécule, on dénombre les électrons de valence apportés par chaque atome afin de déterminer le nombre total de doublets électroniques (liants et non liants) à répartir.
1. Molécule de cyanure d'hydrogène \mathrm{HCN} :
- L'hydrogène \mathrm{H} (Z=1, 1s^1) apporte 1 électron de valence ;
- Le carbone \mathrm{C} (Z=6, configuration externe 2s^2 2p^2) apporte 4 électrons de valence ;
- L'azote \mathrm{N} (Z=7, configuration externe 2s^2 2p^3) apporte 5 électrons de valence.
Le nombre total d'électrons de valence est :
L'atome central est le carbone. Pour satisfaire la règle du duet pour l'atome d'hydrogène et la règle de l'octet pour les atomes de carbone et d'azote, le carbone forme une liaison simple avec l'hydrogène et une liaison triple avec l'azote. L'azote porte un doublet non liant. Les charges formelles sont toutes nulles.
2. Molécule d'eau \mathrm{H_2O} :
- Chaque atome d'hydrogène \mathrm{H} apporte 1 électron de valence ;
- L'oxygène \mathrm{O} (Z=8, configuration externe 2s^2 2p^4) apporte 6 électrons de valence.
Le nombre total d'électrons de valence est :
L'atome d'oxygène central est lié à deux atomes d'hydrogène par deux liaisons simples (doublets liants) et conserve deux doublets non liants. L'atome d'oxygène vérifie la règle de l'octet et chaque atome d'hydrogène respecte la règle du duet. Les charges formelles sont nulles.
Résultat
Question 30
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : moment dipolaire, électronégativité
Indiquer sur le schéma la direction et le sens du vecteur moment dipolaire de la liaison CN sachant que les numéros atomiques du carbone et de l'azote sont respectivement de 12 et 13.
Voir l'indiceIndice
Comparer les électronégativités du carbone et de l'azote pour placer le vecteur moment dipolaire le long de la triple liaison.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer l'électronégativité du carbone et de l'azote à partir de l'évolution du numéro atomique Z.
- En déduire la polarisation de la liaison \mathrm{C}\equiv\mathrm{N} et le signe des charges partielles portées par chaque atome.
- Définir la direction et le sens du vecteur moment dipolaire permanent de liaison en précisant la convention adoptée (physique ou chimie).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'azote étant plus électronégatif que le carbone, le moment dipolaire est orienté du carbone vers l'azote.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énoncé indique que les numéros atomiques du carbone et de l'azote vérifient Z_{\mathrm{N}} > Z_{\mathrm{C}}. Sur une même ligne du tableau périodique, l'électronégativité croît avec le numéro atomique Z en raison de l'augmentation de la charge effective du noyau. L'atome d'azote est donc plus électronégatif que l'atome de carbone :
Par conséquent, les doublets de la liaison multiple sont déplacés vers l'azote. La liaison \mathrm{C}\equiv\mathrm{N} est fortement polarisée, l'atome d'azote portant une charge partielle négative -\delta et l'atome de carbone une charge partielle positive +\delta (\delta > 0).
Le vecteur moment dipolaire \vec{\mu}_{\mathrm{CN}} possède :
- Direction : la droite liant les deux noyaux, c'est-à-dire l'axe de la liaison \mathrm{C}\equiv\mathrm{N} ;
Sens :
Selon la convention de la physique (recommandée par l'IUPAC), le moment dipolaire est orienté du pôle négatif vers le pôle positif, soit de \mathrm{N} vers \mathrm{C} :
\boxed{\vec{\mu}_{\mathrm{phys}} = \delta\,e\,\vec{u}_{\mathrm{N}\to\mathrm{C}}}Selon la convention traditionnelle de la chimie (qui matérialise le sens du déplacement de la densité électronique), il est orienté du pôle positif vers le pôle négatif, soit de \mathrm{C} vers \mathrm{N} :
\boxed{\vec{\mu}_{\mathrm{chim}} = \delta\,e\,\vec{u}_{\mathrm{C}\to\mathrm{N}}}
Résultat
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : molécule polaire, moment dipolaire
Justifier que la molécule HCN est polaire, sachant qu'elle est de géométrie linéaire, et que le carbone est plus électronégatif que l'hydrogène.
Voir l'indiceIndice
Effectuer la somme vectorielle des moments dipolaires des liaisons \mathrm{C-H} et \mathrm{C\equiv N} alignées dans la molécule linéaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Molécule linéaire avec des dipôles de liaison de moments différents qui ne s'annulent pas : moment global non nul.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La molécule de cyanure d'hydrogène présente un enchaînement linéaire d'atomes : \mathrm{H}-\mathrm{C}\equiv\mathrm{N}.
D'après les données et les résultats précédents :
- Le carbone est plus électronégatif que l'hydrogène (\chi(\mathrm{C}) > \chi(\mathrm{H})) : la liaison \mathrm{C}-\mathrm{H} est polarisée, portant une charge partielle positive sur l'atome \mathrm{H} et négative sur l'atome \mathrm{C} ;
- L'azote est plus électronégatif que le carbone (\chi(\mathrm{N}) > \chi(\mathrm{C})) : la liaison \mathrm{C}\equiv\mathrm{N} est polarisée, portant une charge partielle positive sur l'atome \mathrm{C} et négative sur l'atome \mathrm{N}.
Le moment dipolaire total de la molécule est la somme vectorielle des moments dipolaires des deux liaisons :
Puisque la molécule est de géométrie linéaire et que \chi(\mathrm{H}) < \chi(\mathrm{C}) < \chi(\mathrm{N}), les deux moments dipolaires de liaison sont portés par le même axe et orientés dans le même sens (de \mathrm{H} vers \mathrm{N} selon la convention des chimistes, ou de \mathrm{N} vers \mathrm{H} selon celle des physiciens). Ils s'ajoutent constructivement :
Le barycentre des charges positives G_+ (déplacé vers \mathrm{H}) et celui des charges négatives G_- (déplacé vers \mathrm{N}) ne sont donc pas confondus :
Résultat
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Notions : solubilité, liaison hydrogène
On précise que la molécule d'eau a une géométrie coudée. Justifier que le cyanure d'hydrogène HCN est miscible en toute proportion dans l'eau (deux arguments sont attendus).
Voir l'indiceIndice
Mettre en avant le caractère polaire commun aux deux espèces ainsi que la formation de liaisons hydrogène entre l'eau et l'atome d'azote de \mathrm{HCN}.
Voir la stratégieStratégie
Pour justifier la miscibilité complète de deux espèces moléculaires, on analyse la nature et l'intensité des interactions intermoléculaires qu'elles peuvent établir :
- la compatibilité des polarités (interactions de van der Waals de type dipôle-dipôle) ;
- la formation de liaisons hydrogène intermoléculaires entre le soluté et le solvant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Solubilité assurée par le caractère polaire des deux espèces et la formation de liaisons hydrogène avec l'eau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La miscibilité en toute proportion du cyanure d'hydrogène dans l'eau repose sur deux facteurs principaux :
- Caractère polaire des deux espèces (interactions de van der Waals) : L'atome d'oxygène étant plus électronégatif que l'atome d'hydrogène et la molécule d'eau possédant une géométrie coudée, les moments dipolaires des deux liaisons \mathrm{O-H} ne se compensent pas : l'eau est un solvant très polaire. Comme \mathrm{HCN} est également une molécule polaire (d'après la question Q31), des interactions électrostatiques dipôle permanent–dipôle permanent favorables (interactions de Keesom) s'établissent entre les molécules d'eau et de cyanure d'hydrogène.
Établissement de liaisons hydrogène : La molécule d'eau présente des liaisons \mathrm{O-H} très fortement polarisées, ce qui en fait un excellent donneur de liaison hydrogène. L'atome d'azote de la molécule \mathrm{HCN}, très électronégatif et porteur d'un doublet non liant (établi en Q29), constitue un très bon accepteur de liaison hydrogène. Des liaisons hydrogène de type :
\mathrm{O}-\mathrm{H}\cdots\mathrm{N}\equiv\mathrm{C}-\mathrm{H}se forment ainsi abondamment entre l'eau et le cyanure d'hydrogène, assurant une parfaite solvatation et une miscibilité totale.
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : base forte, nomenclature
Donner le nom commun de l'espèce solide . Préciser sa nature du point de vue acido-basique (acide ou base, fort ou faible).
Voir l'indiceIndice
Donner le nom d'usage de l'hydroxyde de sodium solide et préciser son comportement de base forte totalement dissociée dans l'eau.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'hydroxyde de sodium est couramment appelé soude et constitue une base forte totalement dissociée dans l'eau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le solide ionique de formule statistique \mathrm{NaOH} (noté \mathrm{Na(OH)} dans l'énoncé) porte les dénominations suivantes :
- son nom commun (ou usuel) est la soude (ou soude caustique) ;
- son nom chimique systématique est l'hydroxyde de sodium.
Du point de vue acido-basique, il s'agit d'une base forte. En effet, lors de sa mise en solution aqueuse, sa dissociation est totale :
L'ion hydroxyde \mathrm{HO^-} ainsi libéré est la base la plus forte qui puisse exister dans l'eau (effet de nivellement du solvant).
Résultat
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : ph, base forte
Calculer la valeur du pH de la solution obtenue par dissolution totale d'une masse de dans un volume d'eau.
Voir l'indiceIndice
Calculer la concentration molaire C en soluté apporté, en déduire [\mathrm{HO}^-], puis utiliser la relation \mathrm{pH} = 14 + \log C.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la concentration molaire C en hydroxyde de sodium apporté à partir de la masse m, du volume V et de la masse molaire M_{\mathrm{Na(OH)}}.
- Utiliser le caractère de base forte de l'hydroxyde de sodium pour relier la concentration en ions hydroxyde [\mathrm{HO}^-] à C, puis en déduire le \mathrm{pH} à l'aide du produit ionique de l'eau K_e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de concentration molaire [\mathrm{HO}^-] = m/(MV) puis détermination du pH via \mathrm{pH} = 14 + \log[\mathrm{HO}^-].
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'hydroxyde de sodium \mathrm{Na(OH)} est un solide ionique qui se dissout totalement dans l'eau selon l'équation de réaction :
La quantité de matière introduite est :
La concentration molaire en soluté apporté vaut ainsi :
D'après la question Q33, l'ion hydroxyde \mathrm{HO}^- est une base forte dans l'eau. Dans l'hypothèse où l'autoprotolyse de l'eau est négligeable devant l'apport de la base forte, la concentration en ions hydroxyde est :
À l'équilibre, le produit ionique de l'eau s'écrit :
avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} la concentration standard. Il vient :
Par définition du \mathrm{pH} d'une solution aqueuse diluée :
Application numérique :
L'hypothèse selon laquelle l'autoprotolyse de l'eau est négligeable est parfaitement validée car [\mathrm{HO}^-] \gg 10^{-7}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} (soit \mathrm{pH} \geqslant 8).
Résultat
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : acide fort, diagramme de distribution
Interpréter le fait que la forme ne figure pas sur ce diagramme.
Voir l'indiceIndice
Rappeler que la première acidité de l'acide sulfurique est forte (\mathrm{p}K_{a1} < 0), de sorte que la molécule \mathrm{H_2SO_4} est totalement dissociée en solution aqueuse.
Voir la réponse courteRéponse courte
\mathrm{H_2SO_4} est un diacide dont la première acidité est forte : dissociation totale dans l'eau, espèce absente en solution.
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L'acide sulfurique \mathrm{H_2SO_4} est un diacide dont la première acidité est forte dans l'eau. Sa réaction de dissociation avec le solvant est totale :
Le couple \mathrm{H_2SO_4} / \mathrm{HSO_4^-} possède donc une constante d'acidité K_{a,1} \gg 1, soit un \mathrm{p}K_{a,1} < 0 (de l'ordre de -3).
Le domaine de prédominance de la forme moléculaire \mathrm{H_2SO_4} se situe donc à des valeurs de \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{a,1} < 0, situées hors de l'échelle usuelle des \mathrm{pH} en solution aqueuse diluée représentée sur la figure 14 (\mathrm{pH} \in [0, 14]). Pour tout \mathrm{pH} \geqslant 0, \mathrm{H_2SO_4} est entièrement dissocié en ions hydrogénosulfate \mathrm{HSO_4^-} : sa concentration est rigoureusement négligeable et son pourcentage est nul à l'échelle du graphique.
Résultat
Question 36
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : constante d'acidité, diagramme de distribution
Déduire de ce diagramme le du couple . Justifier clairement le raisonnement en écrivant notamment l'équation de la réaction associée à la constante d'acidité de ce couple.
Voir l'indiceIndice
Identifier le pH de demi-croisement où les pourcentages des espèces conjuguées sont égaux à 50% sur le diagramme de distribution.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture du \mathrm{p}K_a à l'abscisse de croisement où les pourcentages des deux formes conjuguées sont égaux à 50
Voir le corrigé completCorrigé complet
La constante d'acidité K_a du couple \mathrm{HSO_4^- / SO_4^{2-}} est associée à la réaction de l'acide hydrogénosulfate avec l'eau :
Par définition de la constante d'acidité (avec l'activité des espèces dissoutes assimilée au rapport de leur concentration molaire à la concentration standard c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et l'eau comme solvant) :
En prenant le logarithme décimal opposé de cette expression :
À l'intersection des deux courbes de distribution, les deux espèces ont la même proportion (50 %), soit [\mathrm{HSO_4^-}] = [\mathrm{SO_4^{2-}}]. Le terme logarithmique s'annule, ce qui conduit à :
Par lecture graphique sur la figure 14 à l'intersection des courbes de \mathrm{HSO_4^-} et \mathrm{SO_4^{2-}} (ordonnée 50 %), on lit l'abscisse correspondante :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 37
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
Notions : enthalpie standard de réaction, effet thermique
Indiquer si la réaction 2 est endo- ou exothermique. En déduire s'il faut chauffer ou refroidir le milieu réactionnel pour maintenir une température de .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'enthalpie standard de la réaction 2 à l'aide de la loi de Hess et analyser le signe de \Delta_r H^\circ pour déterminer s'il faut évacuer la chaleur produite.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les réactifs et produits de la réaction 2 à partir de la figure 13 et constater qu'il s'agit d'une isomérisation globale de l'espèce A (cyanhydrine d'acétone) en l'espèce B (méthacrylamide).
- Appliquer la loi de Hess pour déterminer l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ_2 et en déduire le caractère exo- ou endothermique.
- Déduire du signe de \Delta_r H^\circ_2 l'effet thermique sur le milieu et conclure sur le mode de régulation thermique nécessaire pour maintenir une température constante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Signe de \Delta_r H^\circ : exothermique (\Delta_r H^\circ < 0) donc dégagement de chaleur nécessitant un refroidissement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la figure 13, la réaction 2 correspond à la transformation de la cyanhydrine d'acétone A en méthacrylamide B en présence d'acide sulfurique \mathrm{H_2SO_4} :
- formule brute de l'espèce A, (\mathrm{CH_3})_2\mathrm{C}(\mathrm{OH})\mathrm{CN} : \mathrm{C_4H_7NO} ;
- formule brute de l'espèce B, \mathrm{CH_2}=\mathrm{C}(\mathrm{CH_3})\mathrm{CONH_2} : \mathrm{C_4H_7NO}.
L'équation stœchiométrique globale de la réaction 2 s'écrit donc simplement :
D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de cette réaction s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation des espèces A et B :
D'après les données de l'énoncé :
- \Delta_f H^\circ(\mathrm{A}) = -120\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
- \Delta_f H^\circ(\mathrm{B}) = -470\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
L'application numérique donne :
Comme \Delta_r H^\circ_2 < 0, la réaction 2 est exothermique.
Puisque la transformation est exothermique, elle libère une importante quantité d'énergie thermique au sein du milieu réactionnel au cours de son avancement. Pour maintenir la température stationnaire à 130^\circ\text{C} et éviter tout emballement thermique, il faut évacuer cette chaleur :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équation de réaction, bilan de matière
Écrire le bilan de la réaction 3 sachant qu'il se forme du sulfate d'ammonium de formule . Le MMA pourra être noté .
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équation stœchiométrique équilibrée entre le méthacrylamide, le méthanol et l'acide sulfurique conduisant au MMA et au sulfate d'ammonium.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les formules des réactifs à partir de la figure 13 : le méthacrylamide (composé B), le méthanol \mathrm{CH_3OH} et l'acide sulfurique \mathrm{H_2SO_4}.
- Identifier les produits indiqués : le méthacrylate de méthyle (MMA) et le sulfate d'ammonium (\mathrm{NH_4})_2\mathrm{SO_4}.
- Équilibrer l'équation-bilan en tenant compte de la stœchiométrie des atomes d'azote et de soufre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de l'équation de réaction équilibrée en conservant les éléments chimiques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la figure 13, le composé B (méthacrylamide) a pour formule :
Le MMA a pour formule semi-développée \mathrm{CH_2 = C(CH_3)COOCH_3}.
La formation d'une mole de sulfate d'ammonium (\mathrm{NH_4})_2\mathrm{SO_4} apporte deux atomes d'azote et un atome de soufre, ce qui requiert la consommation de deux moles de composé B et d'une mole d'acide sulfurique \mathrm{H_2SO_4}. Chaque molécule de méthacrylamide réagit avec une molécule de méthanol \mathrm{CH_3OH} pour former une molécule de MMA.
L'équation-bilan s'écrit donc :
ou, avec des coefficients stœchiométriques divisés par 2 :
Résultat
I.C.2 · Étude d'un sous-produit : le sulfate d'ammonium
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Notions : solubilité, solide ionique
Justifier que le sulfate d'ammonium est très soluble dans l'eau.
Voir l'indiceIndice
Examiner la valeur numérique exceptionnellement élevée de la constante du produit de solubilité K_s à 25^\circ\text{C}.
Voir la stratégieStratégie
Pour justifier la grande solubilité d'une espèce chimique :
- On analyse la nature du soluté (solide ionique) et les interactions microscopiques avec le solvant (eau : solvant polaire, dispersant et protique capable d'interactions ion-dipôle et de liaisons hydrogène).
- On corrobore cette analyse microscopique avec la donnée thermodynamique fournie dans l'énoncé (K_s \gg 1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Composé ionique formant des ions hydratés stabilisés par des liaisons hydrogène avec le solvant polaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La très grande solubilité du sulfate d'ammonium \mathrm{(NH_4)_2SO_4} dans l'eau s'explique par deux approches complémentaires :
1. Interprétation physico-chimique à l'échelle microscopique :
- Le sulfate d'ammonium est un solide ionique constitué de cations ammonium \mathrm{NH_4^+} et d'anions sulfate \mathrm{SO_4^{2-}}.
- L'eau est un solvant polaire (\mu \neq 0) doté d'une permittivité diélectrique relative très élevée (\varepsilon_r \approx 78 à 25^\circ\text{C}), ce qui permet de dissocier facilement les ions en affaiblissant considérablement l'attraction coulombienne entre eux (F \propto \frac{1}{\varepsilon_r}).
L'eau assure une hydratation particulièrement efficace des ions :
- par de fortes interactions attractives ion-dipôle ;
- par la formation de nombreuses liaisons hydrogène : les quatre liaisons polarisées \mathrm{N-H} du cation \mathrm{NH_4^+} sont donneuses de liaisons hydrogène avec les atomes d'oxygène de l'eau, tandis que les atomes d'oxygène de l'anion \mathrm{SO_4^{2-}} sont accepteurs de liaisons hydrogène avec les molécules d'eau.
2. Justification thermodynamique à partir des données :
La constante d'équilibre de dissolution (produit de solubilité) fournie dans les données vaut :
K_s\left(\mathrm{(NH_4)_2SO_4}\right) = 773 \gg 1Une valeur de produit de solubilité aussi grande (largement supérieure à 1, alors que les composés peu solubles ont usuellement K_s \ll 1) atteste que l'équilibre de dissolution est très fortement déplacé dans le sens direct.
Résultat
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : solubilité, produit de solubilité
Sachant que se dissout dans l'eau sous la forme d'ions et , déterminer sa solubilité molaire puis massique à dans de l'eau pure.
Voir l'indiceIndice
Exprimer K_s en fonction de la solubilité molaire s selon K_s = (2s)^2 s = 4s^3, puis multiplier par la masse molaire pour obtenir la solubilité massique.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation de la réaction de dissolution du sulfate d'ammonium et relier les concentrations des ions à l'état d'équilibre de saturation à la solubilité molaire s.
- Exprimer le produit de solubilité K_s en fonction de s, puis en déduire la valeur numérique de la solubilité molaire.
- Calculer la masse molaire du solide pour en déduire la solubilité massique s_m = s \times M.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tableau d'avancement : K_s = [2s]^2 [s] = 4s^3, calcul de s = (K_s/4)^{1/3} puis de s_m = s M.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de dissolution du sulfate d'ammonium solide dans l'eau s'écrit :
Soit s la solubilité molaire du sulfate d'ammonium dans l'eau pure. À l'équilibre de saturation, en négligeant les réactions acido-basiques secondaires très peu avancées (\mathrm{p}K_a(\mathrm{NH}_4^+/\mathrm{NH}_3) = 9{,}2 et \mathrm{p}K_a(\mathrm{HSO}_4^-/\mathrm{SO}_4^{2-}) \approx 1{,}9), les concentrations molaires des espèces dissoutes valent :
La constante d'équilibre associée à cette dissolution est le produit de solubilité K_s :
avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. On en déduit :
Application numérique avec K_s = 773 :
La solubilité massique s_m correspond à la masse maximale de sel dissous par unité de volume de solution :
La masse molaire du sulfate d'ammonium se calcule à partir des masses molaires atomiques usuelles (M(\mathrm{H}) = 1{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, M(\mathrm{N}) = 14{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, M(\mathrm{O}) = 16{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, M(\mathrm{S}) = 32{,}1\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}) :
D'où l'application numérique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : produit de solubilité, déplacement d'équilibre
Le milieu réactionnel de la réaction 3 présente une concentration initiale élevée en ions sulfate . Expliquer comment est modifiée la solubilité de dans une solution contenant déjà initialement des ions sulfate par rapport à celle calculée dans l'eau pure.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi d'action de masse ou le principe de Le Chatelier : la présence d'un ion commun déplace l'équilibre vers la formation de solide.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'équilibre de dissolution du sulfate d'ammonium et l'expression du produit de solubilité K_s.
- Analyser l'effet d'une concentration initiale en ions sulfate non nulle sur la solubilité à l'aide de l'expression mathématique de K_s ou du principe de Le Chatelier.
- Conclure sur la modification de la solubilité (« effet d'ion commun ») et faire le lien avec l'objectif de séparation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Effet d'ion commun : la présence initiale de sulfate déplace l'équilibre vers la gauche, diminuant la solubilité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équilibre hétérogène de dissolution du sulfate d'ammonium s'écrit :
À saturation, la condition d'équilibre s'exprime par la loi d'action de masse :
Notons s' la nouvelle solubilité molaire du solide et C_0 = [\mathrm{SO}_4^{2-}]_0 la concentration initiale apportée par le milieu réactionnel. À saturation, les concentrations à l'équilibre valent :
Le produit de solubilité s'écrit alors (avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) :
Comme C_0 > 0, on a C_0 + s' > s', ce qui impose :
D'après le principe de Le Chatelier, la présence initiale d'un constituant issu de la dissolution (les ions sulfate \mathrm{SO}_4^{2-}) augmente le quotient de réaction Q_r et déplace l'équilibre dans le sens indirect (formation du solide), diminuant ainsi la solubilité.
Résultat
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
Notions : relation de van 't hoff, équilibre de dissolution
Expliquer comment évolue la solubilité du sulfate d'ammonium en fonction de la température. Justifier à l'aide de la relation de Van't Hoff : . Expliquer comment on peut jouer sur la température pour récupérer le maximum de sulfate d'ammonium.
Voir l'indiceIndice
Déduire de la loi de Van 't Hoff et du signe de \Delta_{\mathrm{diss}} H^\circ > 0 l'évolution de la solubilité avec T, puis choisir le sens thermique favorable à la cristallisation.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le signe de l'enthalpie standard de dissolution \Delta_r H^\circ à partir des données de l'énoncé.
- Appliquer la loi de Van 't Hoff pour en déduire l'évolution de la constante de solubilité K_s en fonction de la température.
- Relier la solubilité s à K_s pour déterminer l'évolution de s(T).
- Conclure sur la manipulation thermique permettant de maximiser la masse de sulfate d'ammonium précipité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Signe de \Delta_r H^\circ_{\mathrm{diss}} > 0 : K^\circ augmente avec T ; il faut refroidir pour maximiser la précipitation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équilibre de dissolution du sulfate d'ammonium s'écrit :
La constante d'équilibre associée est le produit de solubilité K^\circ(T) = K_s(T).
D'après les données de l'énoncé, l'enthalpie standard de dissolution est :
La réaction de dissolution est donc endothermique.
D'après la relation de Van 't Hoff :
La constante de solubilité K_s est une fonction strictement croissante de la température T.
Or, d'après les résultats des questions Q40 et Q41, la solubilité s augmente de façon monotone avec le produit de solubilité K_s (dans l'eau pure, s = \left(\frac{K_s}{4}\right)^{1/3}).
Pour récupérer le maximum de sulfate d'ammonium sous forme solide (cristaux), il faut rendre sa solubilité la plus faible possible afin de maximiser la quantité d'ions qui précipitent :
Résultat
Question 43
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : couple acide-base, constante d'acidité
Comment se nomme la base conjuguée de l'ion . Écrire l'équation de la réaction qui modélise l'action de l'ion sur l'eau. Calculer la valeur de la constante d'équilibre de cette réaction.
Voir l'indiceIndice
Identifier l'ammoniac \mathrm{NH_3} et relier la constante de la réaction de l'acide sur l'eau à la définition de la constante d'acidité K_a.
Voir la réponse courteRéponse courte
La base conjuguée est l'ammoniac \mathrm{NH_3} ; réaction avec l'eau de constante K = K_a = 10^{-\mathrm{p}K_a}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
- La base conjuguée de l'ion ammonium \mathrm{NH_4^+} est l'ammoniac, de formule brute \mathrm{NH_3}.
L'action de l'acide faible \mathrm{NH_4^+} sur l'eau est modélisée par la réaction acido-basique d'équation :
\boxed{\mathrm{NH_4^+} \, (\text{aq}) + \mathrm{H_2O} \, (\ell) \rightleftharpoons \mathrm{NH_3} \, (\text{aq}) + \mathrm{H_3O^+} \, (\text{aq})}Par définition de la constante d'acidité du couple \mathrm{NH_4^+}/\mathrm{NH_3}, la constante d'équilibre K^\circ de cette réaction s'écrit :
K^\circ = K_a = 10^{-\mathrm{p}K_a}D'après les données de l'énoncé, \mathrm{p}K_a = 9{,}2. On en déduit :
K^\circ = 10^{-9{,}2} \approx 6{,}3 \cdot 10^{-10}\boxed{K^\circ = 6{,}3 \cdot 10^{-10}}
Résultat
Question 44
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : réaction acide-base, constante d'équilibre
Calculer la valeur de la constante d'équilibre de la réaction de avec . Proposer un adjectif pour qualifier la transformation chimique correspondante.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la constante d'équilibre de cette réaction acide-base en fonction de K_a et de K_e = 10^{-14}, puis conclure sur son caractère quantitatif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réaction \mathrm{NH_4^+ + HO^- = NH_3 + H_2O} de constante K = K_a/K_e \gg 10^3, qualifiée de totale (quantitative).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de la réaction entre l'ion ammonium \mathrm{NH_4^+} et l'ion hydroxyde \mathrm{HO^-} s'écrit :
Par définition du quotient de réaction à l'équilibre, la constante d'équilibre K^\circ s'exprime par :
Avec les données de l'énoncé à 25^\circ\text{C} (\mathrm{p}K_e = 14 et \mathrm{p}K_a = 9{,}2) :
La constante d'équilibre vérifie K^\circ \geqslant 10^4 (soit K^\circ \gg 1) : la transformation chimique peut donc être qualifiée de quasi-totale (ou quantitative).
Résultat
I.C.3 · Cinétique de la polymérisation du PMMA
Question 45
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Notions : ordre de réaction, constante de vitesse
Dans un modèle simple la cinétique de réaction de polymérisation est d'ordre 1. Donner la forme de la loi de vitesse de la polymérisation de constante en fonction de la concentration en monomère [MMA]. Préciser l'unité de .
Voir l'indiceIndice
Écrire la vitesse de disparition du monomère sous la forme v = k\,[\mathrm{MMA}]^1 et déterminer la dimension de la constante cinétique k.
Voir la réponse courteRéponse courte
Vitesse de réaction v = k[\mathrm{MMA}] avec k exprimée en \mathrm{s}^{-1} pour un ordre 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour une réaction admettant un ordre simple égal à 1 par rapport au monomère \mathrm{MMA}, la vitesse de polymérisation v s'écrit sous la forme :
La vitesse volumique de réaction a la dimension d'une concentration divisée par un temps :
Comme la concentration [\mathrm{MMA}] a pour dimension une concentration \mathrm{C} (en \mathrm{mol}\cdot\mathrm{L}^{-1}), la constante de vitesse k vérifie :
L'unité légale (dans le Système International) de la constante de vitesse k est donc la seconde réciproque :
(ou plus généralement l'inverse d'une unité de temps : \mathrm{min}^{-1}, \mathrm{h}^{-1}).
Résultat
Question 46
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Notions : cinétique d'ordre 1, loi de vitesse
En déduire la loi d'évolution temporelle de la concentration en monomère . On précise qu'il faut prendre, pour l'espèce MMA, un coefficient stœchiométrique égal à 1 pour exprimer sa vitesse de disparition.
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'équation différentielle -\frac{\mathrm{d}[\mathrm{MMA}]}{\mathrm{d}t} = k\,[\mathrm{MMA}] avec la concentration initiale [\mathrm{MMA}]_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution de -\frac{\mathrm{d}[\mathrm{MMA}]}{\mathrm{d}t} = k[\mathrm{MMA}] : [\mathrm{MMA}](t) = [\mathrm{MMA}]_0 e^{-kt}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, en prenant un coefficient stœchiométrique égal à 1 pour le monomère \mathrm{MMA} dans un réacteur fermé de volume constant, la vitesse volumique de réaction v s'identifie à la vitesse de disparition du monomère :
En utilisant la loi de vitesse d'ordre 1 établie à la question Q45 (v(t) = k\,[\mathrm{MMA}](t)), on obtient l'équation différentielle du premier ordre :
La séparation des variables s'écrit, en notant [\mathrm{MMA}]_0 = [\mathrm{MMA}](0) la concentration initiale en monomère :
Par passage à l'exponentielle, on en déduit la loi d'évolution temporelle :
Résultat
Question 47
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Notions : temps de demi-réaction, cinétique d'ordre 1
Établir la relation entre le temps de demi-réaction et la constante de vitesse .
Voir l'indiceIndice
Déterminer l'instant t_{1/2} tel que la concentration en monomère résiduel soit égale à la moitié de la concentration initiale.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition du temps de demi-réaction t_{1/2} pour le monomère.
- Utiliser la loi d'évolution temporelle de la concentration [\mathrm{MMA}](t) obtenue à la question Q46 pour exprimer t_{1/2} en fonction de la constante de vitesse k.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition [\mathrm{MMA}](t_{1/2}) = [\mathrm{MMA}]_0 / 2 conduisant à t_{1/2} = \frac{\ln 2}{k}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, le temps de demi-réaction t_{1/2} est la durée au bout de laquelle la moitié du réactif limitant (ici le monomère \mathrm{MMA}) a été consommée :
D'après la loi établie à la question Q46 :
On en déduit :
D'où la relation :
Résultat
Question 48
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1
Notions : loi d'arrhenius, énergie d'activation
Citer la loi d'Arrhénius. Dans le cas où la température de polymérisation varie de à , exprimer puis calculer la variation relative de la vitesse de polymérisation .
Voir l'indiceIndice
Écrire la loi d'Arrhenius k(T) = A \exp(-E_a/RT) et exprimer le rapport k(T_2)/k(T_1) pour obtenir l'accroissement relatif de vitesse.
Voir la stratégieStratégie
- Énoncer la loi empirique d'Arrhénius en précisant la signification et les unités de chaque terme.
- À concentration en monomère fixée, exprimer la variation relative de la vitesse \dfrac{\Delta v_p}{v_p} à partir du rapport des constantes de vitesse \dfrac{k(T_2)}{k(T_1)}.
- Réaliser l'application numérique avec les températures exprimées en kelvins et l'énergie d'activation fournie en données.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression k(T) = A \exp(-E_a/RT) puis calcul du rapport k(T_2)/k(T_1) et de la variation relative (v_2-v_1)/v_1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La loi d'Arrhénius relie la constante de vitesse k d'une réaction à la température absolue T :
où :
- A est le facteur pré-exponentiel (ou facteur de fréquence), exprimé dans la même unité que k (ici en \text{s}^{-1}) ;
- E_a est l'énergie d'activation de la réaction (en \text{J}\cdot\text{mol}^{-1}) ;
- R \approx 8{,}314\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} est la constante molaire des gaz parfaits ;
- T est la température absolue (en \text{K}).
D'après la loi de vitesse d'ordre 1 établie à la question Q45, la vitesse de polymérisation s'écrit v_p = k(T)\,[\mathrm{MMA}]. Pour une composition fixée du milieu réactionnel (même concentration [\mathrm{MMA}]), la variation relative de la vitesse de polymérisation entre les températures T_1 et T_2 s'identifie à celle de la constante de vitesse :
Le rapport des constantes de vitesse à T_1 et T_2 vaut :
L'expression de la variation relative est donc :
Application numérique :
- T_1 = 50^\circ\text{C} = 323{,}15\text{ K}
- T_2 = 55^\circ\text{C} = 328{,}15\text{ K}
- E_a = 162\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = 162\cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}
- R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
On calcule l'exposant :
D'où :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie II : Cavités résonantes
II.A · Cavité résonante électromagnétique
Question 49
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : équation de maxwell, équations-de-maxwell
Rappeler et nommer les équations de Maxwell dans leur forme générale. Écrire ensuite ces mêmes équations dans un milieu vide de charges et de courants électriques.
Voir l'indiceIndice
Écrire les quatre équations de Maxwell avec densités de charge \rho et de courant \vec{\jmath}, puis poser \rho = 0 et \vec{\jmath} = \vec{0}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé des 4 équations locales de Maxwell avec sources puis dans le vide (\rho = 0, \vec{j} = \vec{0}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cas général, en présence de sources caractérisées par une densité volumique de charge \rho(M, t) et une densité volumique de courant \vec{\jmath}(M, t), les équations locales du champ électromagnétique, appelées équations de Maxwell, s'écrivent :
Équation de Maxwell-Gauss (MG) :
\mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0}Équation de Maxwell-Thomson (ou Maxwell-flux) (MT) :
\mathrm{div}\,\vec{B} = 0Équation de Maxwell-Faraday (MF) :
\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}Équation de Maxwell-Ampère (MA) :
\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0\left(\vec{\jmath} + \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}\right)
Dans un milieu vide de charges et de courants électriques, on a en tout point \rho = 0 et \vec{\jmath} = \vec{0}. Les équations de Maxwell se réduisent alors à :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 50
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de d'alembert, équation de maxwell
À l'aide du formulaire disponible en fin d'énoncé, établir l'équation aux dérivées partielles suivante vérifiée par le champ électrique en tout point à l'intérieur de la cavité :
Rappeler le nom donné usuellement à cette équation.
Voir l'indiceIndice
Prendre le rotationnel de la loi de Faraday et injecter l'équation de Maxwell-Ampère dans le vide en utilisant la formule d'analyse vectorielle fournie.
Voir la stratégieStratégie
Pour établir l'équation de propagation satisfaite par le champ électrique \vec{E} dans le vide :
- Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday.
- Permuter les opérateurs spatiaux et temporels d'après le théorème de Schwarz, puis injecter l'équation de Maxwell-Ampère dans le vide.
- Utiliser l'identité vectorielle de l'énoncé en tenant compte de l'équation de Maxwell-Gauss dans le vide (\mathrm{div}\,\vec{E} = 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Démonstration classique par \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\vec{E}) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\vec{E}) - \Delta\vec{E} : équation de d'Alembert.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans la cavité, le milieu est assimilé au vide dépourvu de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}). D'après la question Q49, les équations de Maxwell s'écrivent :
Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :
En inversant l'ordre des dérivations spatio-temporelles, puis en substituant \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} par son expression issue de l'équation de Maxwell-Ampère, on obtient :
D'autre part, d'après l'identité vectorielle fournie dans le formulaire :
Or, en l'absence de charges volumiques, \mathrm{div}\,\vec{E} = 0, d'où :
En égalant les deux expressions obtenues :
soit finalement :
Cette équation est usuellement appelée équation de d'Alembert (ou équation des ondes).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 51
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : onde plane progressive monochromatique, polarisation rectiligne
Attribuer quatre qualificatifs à la solution proposée en les justifiant.
Voir l'indiceIndice
Caractériser l'onde : plane, progressive (sens des x croissants), harmonique (sinusoïdale) et polarisée rectilignement le long de l'axe (Oy).
Voir la stratégieStratégie
Pour qualifier la solution \vec{E}_i(x, t) = E_0 \cos(\omega t - k x) \vec{e}_y, on analyse successivement :
- la dépendance spatiale du champ (nature des surfaces d'onde) ;
- la dépendance temporelle (forme du signal) ;
- la combinaison spatiotemporelle des variables (propagation) ;
- l'orientation vectorielle du champ électrique par rapport à la direction de propagation (polarisation et transversalité).
Voir la réponse courteRéponse courte
Onde plane, progressive vers les x croissants, monochromatique (pulsation \omega) et polarisée rectilignement selon y.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'expression du champ électrique est donnée par :
On peut lui attribuer les quatre qualificatifs suivants :
- Onde plane : le champ ne dépend spatialement que de l'abscisse x. Les surfaces d'onde (surfaces d'égale phase \omega t - kx = \text{cte}) sont des plans définis par x = \text{cte}, orthogonaux à la direction de propagation (Ox).
- Onde progressive (se propageant dans le sens des x croissants) : la phase dépend du temps et de l'espace par la combinaison \omega t - k x = \omega\left(t - \frac{x}{v_\varphi}\right). L'état vibratoire se propage vers les abscisses croissantes avec la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{k}.
- Onde monochromatique (ou harmonique) : la dépendance temporelle est purement sinusoïdale, caractérisée par une pulsation unique \omega (soit une fréquence unique f = \frac{\omega}{2\pi}).
- Onde polarisée rectilignement selon \vec{e}_y (ou onde transverse) : la direction du champ électrique est fixe au cours du temps et parallèle à l'axe (Oy). De plus, le champ \vec{E}_i est orthogonal à la direction de propagation \vec{e}_x (\vec{E}_i \cdot \vec{e}_x = 0), ce qui correspond à la propriété de transversalité.
Résultat
Question 52
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : relation de dispersion, équation de d'alembert
Exploiter l'équation II.1 pour établir la relation où .
Voir l'indiceIndice
Injecter l'onde progressive monochromatique dans l'équation de d'Alembert pour obtenir la relation de dispersion liant k et \omega.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le laplacien vectoriel \Delta \vec{E}_i et la dérivée temporelle seconde \frac{\partial^2 \vec{E}_i}{\partial t^2} du champ électrique proposé par l'équation (II.2).
- Injecter ces expressions dans l'équation de d'Alembert (II.1) pour identifier la relation entre les constantes k, \omega, \varepsilon_0 et \mu_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Injection de la forme d'onde dans l'équation de d'Alembert : -k^2 + \omega^2/c^2 = 0 \implies k = \omega/c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ électrique s'écrit :
La base cartésienne (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) étant fixe et indépendante des coordonnées d'espace, le laplacien vectoriel d'un champ dirigé selon \vec{e}_y et ne dépendant que de la variable x se réduit à :
Calculons les dérivées partielles spatiales et temporelles de la composante E_y(x, t) = E_0 \cos(\omega t - kx) :
Injectons ces résultats dans l'équation de propagation (II.1) :
Cette égalité devant être vérifiée en tout point x et à tout instant t pour une amplitude non nulle (E_0 \neq 0), on en déduit la relation de dispersion :
En introduisant la célérité de la lumière dans le vide c = \frac{1}{\sqrt{\mu_0 \varepsilon_0}}, il vient :
Les grandeurs \omega, k et c étant par convention strictement positives, on obtient :
Résultat
Question 53
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : condition aux limites, réflexion sur un conducteur parfait
On considère une solution de l'équation II.1 sous la forme du champ électrique donné par l'équation II.2. Montrer que les relations de passage pour le champ électrique en et imposent .
Voir l'indiceIndice
Imposer l'annulation de la composante tangentielle du champ électrique en x = 0 à tout instant t pour une onde purement progressive.
Voir la stratégieStratégie
- Énoncer la relation de passage pour la composante tangentielle du champ électrique à la surface d'un conducteur parfait.
- Appliquer cette condition à l'onde plane polarisée selon \vec{e}_y en x = 0 et x = L à tout instant t, pour en déduire l'amplitude E_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'annulation du champ électrique tangentiel en deux parois distinctes est impossible pour une OPPM pure : amplitude nulle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le champ électrique est nul en tout point et à tout instant dans un conducteur parfait :
D'après les relations de passage du champ électrique données en formulaire :
Le saut de champ électrique étant purement normal à la surface de séparation (porté par le vecteur unitaire \vec{e}_x), la composante tangentielle du champ électrique est continue à travers l'interface. En conséquence, à la surface d'un conducteur parfait, la composante tangentielle du champ électrique s'annule :
Le champ électrique proposé par l'équation (II.2) est :
Comme le vecteur \vec{e}_y est tangent aux parois planes en x = 0 et x = L, ce champ est purement tangentiel : \vec{E}_t = \vec{E}_i.
La relation de passage en x = 0 impose donc, à tout instant t :
Pour que cette relation soit satisfaite de façon identique à tout instant t (et non pas seulement aux zéros de la fonction cosinus), il est nécessaire que :
De la même manière, en x = L, la condition E_0 \cos(\omega t - kL) = 0 pour tout t conduit également à E_0 = 0.
Résultat
Question 54
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Question de cours
Notions : onde stationnaire, équation de d'alembert
Rappeler le qualificatif donné à l'onde associée à l'expression II.3.
Voir l'indiceIndice
Remarquer la séparation stricte des variables temporelle et spatiale pour qualifier cette onde stationnaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Forme factorisée en espace et en temps : il s'agit d'une onde stationnaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'expression du champ électrique est donnée par :
Cette onde présente une découplage (séparation) complet des variables spatiale x et temporelle t : la vibration en chaque point s'effectue en phase (ou en opposition de phase) avec une amplitude 2E_0 |\sin(k x)| indépendante du temps, sans propagation d'énergie le long de l'axe (Ox).
L'onde associée à cette expression est donc une onde stationnaire.
Résultat
Question 55
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
Notions : onde stationnaire, condition aux limites
Montrer que cette solution vérifie la relation de passage pour le champ électrique en à tout instant .
Voir l'indiceIndice
Vérifier directement que le facteur spatial \sin(kx) s'annule identiquement pour x = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ électrique dans le conducteur parfait (x < 0) puis dans la cavité au voisinage immédiat de l'interface (x \to 0^+).
- Rappeler la condition aux limites (relation de passage) pour la composante tangentielle du champ électrique à la surface d'un conducteur parfait et vérifier qu'elle est satisfaite à tout instant t.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le facteur \sin(kx) s'annule identiquement en x = 0, vérifiant \vec{E}_t(0, t) = \vec{0} à tout instant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le demi-espace x < 0 est occupé par un conducteur parfait dans lequel le champ électrique est nul en tout point et à tout instant :
D'après l'expression (II.3), le champ électrique régnant dans la cavité (x \in [0, L]) vaut :
En évaluant cette expression en x = 0 (soit pour x \to 0^+) :
L'interface située en x = 0 admet pour vecteur unitaire normal \vec{n} = \vec{e}_x. Le champ électrique étant dirigé selon \vec{e}_y, il est purement tangentiel à l'interface :
La relation de passage imposant la continuité de la composante tangentielle du champ électrique à la traversée d'une surface :
est donc rigoureusement vérifiée à tout instant t. De plus, la composante normale étant partout nulle, la relation de passage globale s'écrit \vec{E}(0^+, t) - \vec{E}(0^-, t) = \vec{0} = \frac{\sigma(t)}{\varepsilon_0}\vec{e}_x, ce qui est bien vérifié avec une densité surfacique de charge \sigma = 0.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 56
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : onde stationnaire, mode propre
Montrer que la relation de passage pour le champ électrique en impose à et à des valeurs discrètes. En déduire la relation où est un entier naturel non nul et est la longueur d'onde de l'onde électromagnétique.
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition \sin(kL) = 0 pour identifier les valeurs discrètes de k_n, puis relier k à la longueur d'onde spatiale \lambda.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition aux limites en x = L imposée par la continuité de la composante tangentielle du champ électrique à la surface du conducteur parfait.
- Identifier la condition sur le terme spatial pour que le champ s'annule à tout instant, et en déduire la quantification de k puis de \omega.
- Relier la pulsation spatiale k à la longueur d'onde \lambda pour retrouver la relation demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition \sin(kL) = 0 \implies k_n L = n\pi, d'où L = n \lambda/2 et discrétisation des fréquences permises.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le demi-espace x > L est occupé par un conducteur parfait, dans lequel le champ électromagnétique est nul : \vec{E}(L^+, t) = \vec{0}.
D'après la relation de passage rappelée en fin d'énoncé, la composante tangentielle du champ électrique est continue à la traversée d'une interface, ce qui impose :
Le vecteur normal à la surface séparatrice étant \vec{e}_x, le champ \vec{E}_i(x, t) orienté selon \vec{e}_y est purement tangentiel au plan x = L. La condition aux limites s'écrit donc, pour tout instant t :
Comme E_0 \neq 0 et que cette relation doit être vérifiée pour tout t, on en déduit :
Les grandeurs k et L étant strictement positives pour une onde physique non constante, cette équation impose des valeurs discrètes de k :
D'après la relation de dispersion établie à la question Q52, \omega = k c. La pulsation est donc également quantifiée sous forme de valeurs discrètes :
Enfin, en introduisant la longueur d'onde \lambda = \frac{2\pi}{k}, la condition k L = n \pi devient :
d'où :
Résultat
II.B · Résonance d'un tube acoustique ouvert à ses deux extrémités
Question 57
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : mode propre, résonance acoustique
Établir l'expression suivante de la fréquence du mode propre de rang en fonction de la longueur d'un tube, de l'entier et de la célérité du son dans l'air :
Voir l'indiceIndice
Exprimer la fréquence propre f_n = c_{\mathrm{son}}/\lambda_n en utilisant la condition de quantification des ventres de pression aux extrémités ouvertes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Surpression nulle aux deux extrémités ouvertes : L = n \frac{\lambda_n}{2} d'où f_n = n \frac{c_{\mathrm{son}}}{2L}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le préambule de la sous-partie, la condition aux limites pour le tube ouvert à ses deux extrémités impose la relation de quantification suivante sur la longueur d'onde \lambda_n du mode propre de rang n :
Par ailleurs, pour une onde se propageant à la célérité c_{\mathrm{son}}, la longueur d'onde \lambda_n et la fréquence f_n sont reliées par la relation fondamentale de propagation :
En substituant l'expression de \lambda_n dans la condition de quantification, on obtient :
On en déduit directement l'expression de la fréquence propre de rang n :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 58
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
Notions : tuyau sonore, fréquence fondamentale
Calculer la valeur de la fréquence fondamentale d'une flûte traversière modélisée par un tuyau acoustique de longueur ouvert à ses deux extrémités (on considère une température de l'air dans le tube égale à ).
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Appliquer la formule f_1 = c_{\mathrm{son}}/(2L) pour n = 1 avec la célérité du son et la longueur de la flûte.
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Calcul de f_1 = c_{\mathrm{son}}/(2L) avec c_{\mathrm{son}} calculé à 25^\circ\text{C} et L = 0,70\text{ m}.
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D'après la question Q57, la fréquence des modes propres d'un tuyau acoustique ouvert à ses deux extrémités s'écrit :
La fréquence fondamentale correspond au premier mode propre (n = 1) :
D'après les données de l'énoncé, à 25^\circ\text{C}, la célérité du son dans l'air vaut c_{\mathrm{son}} = 346\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et la longueur du tuyau est L = 70\text{ cm} = 0{,}70\text{ m}.
On obtient numériquement :
Résultat
Question 59
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : hauteur d'un son, note de musique
Identifier la note correspondante.
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Rechercher la note dont la fréquence fondamentale dans la gamme tempérée est la plus proche de 247 Hz à l'aide du tableau fourni.
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Comparaison de la fréquence calculée avec les valeurs du tableau de données pour identifier la note.
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D'après la question Q58, la fréquence fondamentale de la flûte traversière modélisée vaut :
En consultant le tableau de correspondance note-fréquence fondamentale (figure 20 de l'énoncé), on constate que cette fréquence coïncide, à l'incertitude de calcul près, avec celle de la note si de la deuxième octave, tabulée à :
La note correspondante est donc :
Résultat
II.B.1 · Trous « anti-résonance parasite »
Question 60
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : résonateur acoustique, tuyau sonore
Proposer une estimation de la valeur de la longueur du tube de plexiglass qui entoure la clarinette en raisonnant sur la fréquence fondamentale associée aux notes qui posent problème.
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Prendre la fréquence fondamentale moyenne des notes perturbatrices (ré#3, mi3, fa3) et calculer la longueur équivalente du tube acoustique associé.
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- Relever dans le tableau de la figure 20 les fréquences fondamentales des trois notes mentionnées (ré\sharp3, mi3 et fa3).
- Appliquer le modèle du tube ouvert à ses deux extrémités étudié en section II.B, pour lequel la fréquence fondamentale vaut f_1 = \dfrac{c_{\text{son}}}{2L}.
- En déduire l'ordre de grandeur de la longueur L du tube et vérifier sa cohérence avec la taille d'une clarinette.
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Détermination de la longueur du cylindre à partir de la fréquence de résonance parasite observée.
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D'après le tableau de correspondance note-fréquence (figure 20), les fréquences fondamentales des trois notes à l'origine du phénomène de résonance parasite sont :
Ces notes sont très proches et centrées autour de la fréquence du mi3, soit f \approx 330\text{ Hz}.
L'air contenu dans le tube de plexiglass entourant la clarinette entre en résonance sur son mode fondamental lorsque ces notes sont jouées. Le tube étant ouvert à ses deux extrémités, sa fréquence propre fondamentale est donnée par la relation (II.4) avec n = 1 :
On en déduit l'expression de la longueur du tube :
À la température de 25^\circ\text{C}, la célérité du son dans l'air est c_{\text{son}} = 346\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. L'évaluation numérique donne pour chacune des notes :
- pour le ré\sharp3 (311{,}13\text{ Hz}) : L = \dfrac{346}{2 \times 311{,}13} \approx 0{,}556\text{ m} = 55{,}6\text{ cm} ;
- pour le mi3 (329{,}63\text{ Hz}) : L = \dfrac{346}{2 \times 329{,}63} \approx 0{,}525\text{ m} = 52{,}5\text{ cm} ;
- pour le fa3 (349{,}23\text{ Hz}) : L = \dfrac{346}{2 \times 349{,}23} \approx 0{,}495\text{ m} = 49{,}5\text{ cm}.
En prenant la note centrale mi3 (ou la moyenne des fréquences), on estime la longueur du tube de plexiglass à :
Résultat
II.C · Son produit par une clarinette
Question 61
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Notions : tuyau sonore, spectre acoustique
Estimer la longueur de la clarinette en utilisant la relation II.4 et le spectre fourni (on considère une température de l'air dans le tube égale à ).
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Relever la fréquence fondamentale du premier pic sur le spectre fourni (environ 147 Hz) et calculer la longueur correspondante avec le modèle ouvert-ouvert.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la fréquence fondamentale f_1 du son en repérant l'abscisse du premier pic sur le spectre fourni en figure 19.
- Exprimer la longueur L du tube à partir de la relation (II.4) pour le fondamental (n=1), puis effectuer l'application numérique avec la célérité du son à 25^\circ\text{C}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture de la fréquence fondamentale sur le spectre de la clarinette et calcul de la longueur équivalente via la relation.
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D'après la relation (II.4), les fréquences propres d'un tube ouvert à ses deux extrémités sont données par :
Pour le mode fondamental (n = 1), on a :
Sur le spectre de la figure 19 :
- L'axe des abscisses est gradué en kilohertz avec une subdivision principale tous les 1\text{ kHz} et 10 graduations secondaires par kilohertz, soit 100\text{ Hz} par petite graduation.
Le premier pic spectral (fréquence fondamentale f_1) se situe entre 100\text{ Hz} et 200\text{ Hz}, plus précisément à :
f_1 \approx 147\text{ Hz} \quad (\text{ou de façon approchée } 150\text{ Hz})Cette valeur est confortée par la position des pics suivants de forte amplitude, situés à environ 440\text{ Hz} \approx 3f_1 et 735\text{ Hz} \approx 5f_1.
Avec c_{\mathrm{son}} = 346\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} à 25^\circ\text{C} :
(En prenant f_1 \approx 150\text{ Hz}, on obtiendrait L \approx 1{,}15\text{ m}).
Résultat
Question 62
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : tuyau quart d'onde, harmonique impair
Conclure quant à la possibilité de modéliser la clarinette par un tube ouvert à ses deux extrémités.
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Comparer la longueur calculée de 1,18 m à la longueur réelle de 58,8 cm et interpréter la structure spectrale montrant l'absence des harmoniques pairs (modèle quart d'onde).
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Absence d'harmoniques pairs sur le spectre montrant que le modèle adapté est un tuyau fermé-ouvert, pas ouvert-ouvert.
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Pour statuer sur la pertinence du modèle d'un tube ouvert à ses deux extrémités, confrontons les prédictions du modèle à la réalité expérimentale :
Longueur du tube : La longueur estimée à la question précédente à partir de la fréquence fondamentale f_1 \approx 147\text{ Hz} vaut :
L_{\text{estimée}} \approx 118\text{ cm} \approx 2\,L_{\text{réelle}} \quad (\text{avec } L_{\text{réelle}} = 58{,}8\text{ cm})L'écart relatif est de 100\,\%, ce qui invalide le modèle du tube ouvert-ouvert.
- Contenu harmonique du spectre : Un tube ouvert à ses deux extrémités présente tous les harmoniques entiers (f_n = n f_1). Or, sur le spectre de la clarinette (figure 19), on observe une prédominance très marquée des harmoniques impairs (f_1 \approx 147\text{ Hz}, f_3 \approx 441\text{ Hz}, f_5 \approx 735\text{ Hz}, f_7 \approx 1\,030\text{ Hz}\dots).
La clarinette doit être modélisée par un tube fermé à une extrémité (au niveau du bec et de l'anche) et ouvert à l'autre (au pavillon). Pour un tel tube, la quantification des modes impose L = (2p+1)\frac{\lambda}{4}, soit :
Pour le fondamental (p = 0) :
ce qui correspond parfaitement à la longueur réelle de l'instrument et justifie la présence exclusive des harmoniques impairs.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2024 ?
Surtout 4 chapitres : Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation (15 % des questions), Mécanique des fluides (15 %), Circuits électriques et régimes transitoires (11 %) et Atomistique, liaisons et cristallographie (11 %). Plus ponctuellement : Ondes mécaniques et acoustiques, Cinématique et dynamique du point, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Cinétique chimique, Ondes électromagnétiques dans les milieux…
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2024 dès la première année (TSI1) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2024 ?
Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 2 h 30).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2024 ?
Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2024 ?
Questions de cours : Q2 (force de rappel), Q6 (champ magnétique), Q9 (circuit rl), Q16 (cristal), Q17 (cristal), Q21 (statique des fluides), Q29 (schéma de lewis), Q30 (moment dipolaire)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q7 (théorème d'ampère), Q8 (circuit rl), Q10 (circuit rl), Q18 (masse volumique), Q34 (ph), Q40 (solubilité), Q46 (cinétique d'ordre 1) et Q56 (onde stationnaire).
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2024 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le sujet comportait 62 questions ; les bases proches du cours sont assez bien traitées mais le rapport relève un manque de rigueur dans les schémas et démonstrations, avec par exemple aucune bonne réponse à la question 40. Moyenne : 9,35/20 (écart-type 4,09, 924 présents).
Faut-il utiliser la longueur de 58,8 cm dans la formule en Q61 ?
Non : la longueur demandée doit être calculée à partir de la fréquence mesurée sur le spectre expérimental et de la relation (II.4). La valeur de 58,8 cm fournie dans le texte sert de terme de comparaison pour conclure en Q62.
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