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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie MPI 2025

Suivi médical d'un spationaute

Le sujet en bref

Sujet accessible · Électrostatique, Induction électromagnétique, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation · 17 incontournables · 24 questions de première année
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Ce sujet propose une exploration transversale et très concrète des problématiques médicales et physiologiques rencontrées lors des séjours prolongés en impesanteur à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS). Les quatre parties abordent des domaines variés du programme : dynamique en référentiel non galiléen et mesure de masse par oscillations mécaniques, freinage électromagnétique par courants de Foucault sur un cyclo-ergomètre, cinétique et dosage de l'acide lactique dans le sang, atténuation d'ondes électromagnétiques X dans l'os modélisé en conducteur ohmique, et modélisation électrostatique de l'influx nerveux et de l'électrocardiogramme.

D'un niveau technique très abordable et particulièrement guidé, cette épreuve constitue un excellent support de révision pour consolider les fondamentaux en mécanique, en induction, en électromagnétisme et en chimie des solutions, tout en mobilisant des compétences modernes de simulation numérique (méthode d'Euler et propagation d'incertitudes par méthode de Monte-Carlo en Python).

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 55 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

17 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MP2I et MPSI : 24 questions sur 41, parties 1.C, 2.B, 2.C et 2.D.

Où gagner des points

33 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (33) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les quatre parties du sujet sont totalement indépendantes les unes des autres et peuvent être traitées dans l'ordre de son choix.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

41 questions
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Partie 1 : Se peser sur Terre et dans l'espace

A · La pesanteur sur Terre

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : référentiel géocentrique, référentiel terrestre

Définir le référentiel géocentrique et le référentiel terrestre. Décrire le mouvement du référentiel terrestre par rapport au référentiel géocentrique.

Voir l'indice

Préciser le repère d'espace associé au centre de la Terre et aux trois étoiles lointaines pour le référentiel géocentrique, ainsi que le solide Terre pour le référentiel terrestre en rotation uniforme autour de l'axe des pôles.

Voir la réponse courte

Définitions cinématiques du référentiel géocentrique (lié au centre de la Terre, axes vers des étoiles lointaines) et terrestre (en rotation uniforme autour de l'axe des pôles).

Voir le corrigé complet
  • Référentiel géocentrique : il a pour origine le centre de masse O de la Terre et ses trois axes sont dirigés vers trois étoiles lointaines considérées comme fixes.
  • Référentiel terrestre : il est lié à la Terre ; ses axes sont fixes par rapport au globe terrestre (par exemple définis localement par la verticale et le plan horizontal en un lieu donné).
  • Mouvement relatif : le référentiel terrestre est en rotation uniforme par rapport au référentiel géocentrique autour de l'axe des pôles (axe Nord-Sud), de vitesse angulaire constante :

    \vec{\Omega} = \Omega\,\vec{u}_z

    où la période de rotation correspond au jour sidéral (T_{\text{sid}} \approx 23\text{ h } 56\text{ min } 4\text{ s}, soit \Omega \approx 7{,}3 \times 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}).

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : force d'inertie d'entraînement, champ de gravitation

On considère maintenant le référentiel géocentrique galiléen. Le poids d'un objet de masse situé à la surface de la Terre est défini dans le référentiel terrestre comme la somme de la force gravitationnelle et de la force d'inertie d'entraînement. Donner l'expression de ces deux forces en introduisant notamment la vitesse de rotation propre de la Terre, le rayon de la Terre, la constante de gravitation, la masse de la Terre, celle de l'objet étudié et la latitude du point considéré (voir figure 1).

Voir l'indice

Exprimer la force de gravitation dirigée vers le centre O et la force d'inertie centrifuge \vec{F}_{ie} = m\,\Omega^2\,\vec{HM} perpendiculaire à l'axe de rotation terrestre.

Voir la réponse courte

Expression de l'attraction gravitationnelle et de la force d'inertie d'entraînement centrifuge m\Omega^2 R_T \cos\lambda\,\vec{u}_\rho.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle à répartition sphérique de masse pour la Terre, la force gravitationnelle exercée par la Terre sur l'objet M de masse m situé à la surface (OM = R_T) s'exprime par :

\boxed{\vec{F}_g = -\frac{G M_T m}{R_T^2} \vec{u}_z}

où \vec{u}_z = \frac{\vec{OM}}{R_T} est le vecteur unitaire radial dirigé vers l'extérieur. Sa norme vaut :

F_g = \frac{G M_T m}{R_T^2}

Le référentiel terrestre \mathcal{R}_T étant en rotation uniforme à la vitesse angulaire \vec{\Omega} = \Omega \vec{u}_{\Delta} autour de l'axe des Pôles par rapport au référentiel géocentrique galiléen, la force d'inertie d'entraînement (force centrifuge) s'écrit :

\vec{F}_{ie} = -m\,\vec{\Omega} \wedge (\vec{\Omega} \wedge \vec{OM}) = m\,\Omega^2 \vec{HM}

où H est la projection orthogonale de M sur l'axe des Pôles (figure 1).

La distance de M à l'axe de rotation est HM = R_T \cos\lambda, ce qui donne pour la norme :

\boxed{F_{ie} = m\,\Omega^2 R_T \cos\lambda}

Vectoriellement, en projetant dans la base (\vec{u}_y, \vec{u}_z) représentée sur la figure 1, le vecteur unitaire porté par \vec{HM} s'écrit \vec{u}_{HM} = \cos\lambda\,\vec{u}_z - \sin\lambda\,\vec{u}_y, d'où :

\boxed{\vec{F}_{ie} = m\,\Omega^2 R_T \cos\lambda \left( \cos\lambda\,\vec{u}_z - \sin\lambda\,\vec{u}_y \right)}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : force d'inertie d'entraînement, pesanteur apparente

À la latitude de Paris (), calculer la valeur numérique des deux forces pour une personne pesant . Commenter.

Voir l'indice

Calculer séparément les normes F_g et F_{ie} avec R_T\cos\lambda, puis comparer leur ordre de grandeur pour justifier le caractère secondaire de l'effet centrifuge.

Voir la réponse courte

Calcul numérique montrant que la force centrifuge est négligeable (environ 0{,}3\,\%) devant l'attraction gravitationnelle terrestre.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats établis à la question Q2, les normes des deux forces s'écrivent :

\begin{aligned} F_g &= \frac{G M_T m}{R_T^2} \\ F_{ie} &= m \Omega^2 R_T \cos\lambda \end{aligned}

1. Application numérique pour la force de gravitation :

F_g = \frac{6{,}67 \cdot 10^{-11} \times 6{,}0 \cdot 10^{24} \times 75}{(6{,}4 \cdot 10^6)^2} \approx 7{,}3 \cdot 10^2\text{ N} \quad (\text{soit } 733\text{ N})
\boxed{F_g \approx 7{,}3 \cdot 10^2\text{ N}}

2. Application numérique pour la force d'inertie d'entraînement :

F_{ie} = 75 \times (7{,}3 \cdot 10^{-5})^2 \times 6{,}4 \cdot 10^6 \times \cos(49^\circ) \approx 1{,}7\text{ N}
\boxed{F_{ie} \approx 1{,}7\text{ N}}

3. Commentaire : Comparons les ordres de grandeur des deux forces par leur rapport :

\frac{F_{ie}}{F_g} \approx \frac{1{,}7}{733} \approx 2{,}3 \cdot 10^{-3} \approx 0{,}2\,\%

La force d'inertie d'entraînement (force centrifuge liée à la rotation de la Terre) est environ 400 fois plus faible que la force de gravitation, représentant moins de 0{,}3\,\% de cette dernière.

En excellente approximation, le poids \vec{P} = \vec{F}_g + \vec{F}_{ie} est donc dominé par l'attraction gravitationnelle : la verticale du lieu (direction du fil à plomb) est quasiment confondue avec la direction radiale vers le centre de la Terre.

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : équilibre, force de rappel élastique

Proposer une méthode simple utilisant la mesure de l'élongation d'un ressort de raideur connue pour mesurer la masse d'un objet sur Terre. Faire un schéma explicatif et établir la formule permettant de déterminer la masse de l'objet à partir de l'élongation du ressort.

Voir l'indice

Écrire l'équilibre mécanique d'une masse suspendue à la verticale dans le champ de pesanteur terrestre (k\Delta\ell = mg).

Voir la stratégie
  1. Proposer un dispositif statique simple : un ressort hélicoïdal fixé à un support rigide, auquel on suspend la masse m.
  2. Réaliser un schéma clair identifiant le repère, la longueur à vide \ell_0, la longueur à l'équilibre \ell_{\text{éq}} et les forces appliquées.
  3. Écrire la condition d'équilibre mécanique dans le référentiel terrestre pour relier l'élongation \Delta \ell à la masse m.
Voir la réponse courte

Équilibre statique vertical masse-ressort mg = k\Delta \ell, d'où la détermination de la masse m = k\Delta \ell / g.

Voir le corrigé complet

1. Principe du dispositif (peson ou dynamomètre)

On suspend verticalement l'objet de masse m à l'extrémité inférieure d'un ressort de raideur k connue et de longueur à vide \ell_0, l'autre extrémité étant attachée à une potence fixe dans le référentiel terrestre \mathcal{R}_{\text{T}}. À l'équilibre, l'élongation du ressort \Delta \ell = \ell_{\text{éq}} - \ell_0 permet de remonter directement à la masse.

2. Établissement de la formule

On étudie le système constitué de la masse m dans le référentiel terrestre \mathcal{R}_{\text{T}}, supposé galiléen pour cette expérience d'équilibre statique.

Le système est soumis à deux forces :

  • son poids \vec{P} = m \vec{g} = m g \vec{u}_z, orienté selon la verticale descendante locale ;
  • la force de rappel élastique exercée par le ressort : \vec{T} = - k (\ell_{\text{éq}} - \ell_0) \vec{u}_z = - k \Delta \ell \, \vec{u}_z.

À l'équilibre mécanique, le principe fondamental de la statique donne :

\sum \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{0} \iff \vec{P} + \vec{T} = \vec{0}

En projetant sur l'axe vertical descendant (Oz) :

m g - k \Delta \ell = 0

On en déduit l'expression de la masse m de l'objet :

\boxed{m = \frac{k\,\Delta \ell}{g}}

où g = \|\vec{g}\| est l'accélération locale de la pesanteur (sur Terre, g \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}).

Résultat

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B · La pesanteur dans la Station Spatiale Internationale (ISS)

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : orbite circulaire, troisième loi de kepler

Déterminer l'expression de la vitesse d'un satellite comme l'ISS, de centre d'inertie et de masse tournant autour de la Terre à l'altitude . On assimilera le satellite à un point matériel en orbite circulaire. Vérifier la vitesse annoncée pour l'ISS dans cet article de la Cité de l'Espace. On utilisera par la suite la valeur proposée de . Quelle est la période de révolution de l'ISS autour de la Terre ?

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel géocentrique galiléen avec une accélération centripète v^2/(R_T+h).

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'ISS dans le référentiel géocentrique galiléen pour une orbite circulaire afin d'en déduire la vitesse orbitale v.
  2. Réaliser l'application numérique et convertir en \text{km}\cdot\text{h}^{-1} pour la confronter à la valeur du texte.
  3. Exprimer la période de révolution T_{\text{ISS}} à partir du périmètre de l'orbite et de la vitesse préconisée.
Voir la réponse courte

Application du PFD en base de Frenet : v = \sqrt{GM_T/(R_T+h)} puis période orbitale T = 2\pi(R_T+h)/v \approx 90\text{ min}.

Voir le corrigé complet

1. Expression de la vitesse orbitale :

On modélise l'ISS par son centre d'inertie S de masse M_S, en mouvement circulaire de rayon r = R_T + h autour du centre O de la Terre. L'étude est menée dans le référentiel géocentrique, supposé galiléen.

En négligeant toute autre influence gravitationnelle et les frottements atmosphériques résiduels, la seule force appliquée est l'attraction gravitationnelle exercée par la Terre :

\vec{F} = -\frac{G M_T M_S}{(R_T + h)^2} \vec{u}_r

où \vec{u}_r = \frac{\overrightarrow{OS}}{\|\overrightarrow{OS}\|} est le vecteur unitaire radial centrifuge.

Dans la base de Frenet (\vec{u}_\tau, \vec{u}_n) liée au point S, orientée de telle sorte que \vec{u}_n = -\vec{u}_r, l'accélération d'un point en trajectoire circulaire s'écrit :

\vec{a} = \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} \vec{u}_\tau + \frac{v^2}{R_T + h} \vec{u}_n

La deuxième loi de Newton donne M_S \vec{a} = \vec{F}, ce qui se projette :

  • sur l'axe tangentiel \vec{u}_\tau : \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0 \implies v = \text{cte} (le mouvement est uniforme) ;
  • sur l'axe normal \vec{u}_n :

    \begin{aligned} M_S \frac{v^2}{R_T + h} &= \frac{G M_T M_S}{(R_T + h)^2} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la vitesse orbitale :

\boxed{v = \sqrt{\frac{G M_T}{R_T + h}}}

2. Vérification numérique :

Avec R_T = 6{,}4 \cdot 10^6\text{ m}, h = 400\text{ km} = 4{,}0 \cdot 10^5\text{ m} (soit r = 6{,}8 \cdot 10^6\text{ m}), M_T = 6{,}0 \cdot 10^{24}\text{ kg} et G = 6{,}67 \cdot 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{s}^{-2} :

\begin{aligned} v &= \sqrt{\frac{6{,}67 \cdot 10^{-11} \times 6{,}0 \cdot 10^{24}}{6{,}8 \cdot 10^6}} \approx 7{,}67 \cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

En kilomètres par heure :

v = 7{,}67 \cdot 10^3 \times 3{,}6 \approx 2{,}76 \cdot 10^4\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} \approx 28 \cdot 10^3\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}

La valeur annoncée par l'article de la Cité de l'Espace (28\,000\text{ km/h}) est donc parfaitement vérifiée.

3. Période de révolution :

Le mouvement étant uniforme sur une trajectoire circulaire de rayon r = R_T + h, la période de révolution T_{\text{ISS}} vérifie :

\boxed{T_{\text{ISS}} = \frac{2\pi (R_T + h)}{v}}

En utilisant la valeur imposée v = 28 \cdot 10^3\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{28 \cdot 10^3}{3{,}6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 7{,}78 \cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

T_{\text{ISS}} = \frac{2\pi \times 6{,}8 \cdot 10^6}{\frac{28 \cdot 10^3}{3{,}6}} \approx 5{,}5 \cdot 10^3\text{ s} \approx 92\text{ min} \approx 1{,}5\text{ h}
\boxed{T_{\text{ISS}} \approx 5{,}5 \cdot 10^3\text{ s} \approx 92\text{ min}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : force d'inertie d'entraînement, impesanteur

Dans le référentiel de l'ISS, le spationaute de masse , toujours assimilé à son centre de gravité , « flotte » sans bouger ni toucher les parois. Il est donc soumis uniquement à la force gravitationnelle et à la force d'inertie d'entraînement. Donner l'expression de ces forces en faisant intervenir notamment les points (centre de la Terre), et , et en fonction de , , , et de . Faire l'application numérique de la somme de ces deux forces quand le spationaute est situé au centre de gravité de la station spatiale et justifier que le spationaute est en impesanteur (ou apesanteur) dans la station spatiale.

Voir l'indice

Exprimer la somme de la force de gravitation et de la force d'inertie d'entraînement au centre de gravité S de l'ISS en rotation circulaire autour de la Terre.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre sur le spationaute en M.
  2. Décrire le mouvement du référentiel de l'ISS par rapport au référentiel géocentrique pour en déduire la force d'inertie d'entraînement subie en M.
  3. Évaluer la somme de ces deux forces au centre de gravité S de la station spatiale et conclure sur l'état d'impesanteur.
Voir la réponse courte

En S, la force gravitationnelle compense exactement la force d'inertie d'entraînement d'origine orbitale, d'où une pesanteur apparente nulle.

Voir le corrigé complet

1. Expression de la force gravitationnelle

Le spationaute de masse m, situé en M, subit de la part de la Terre de centre O et de masse M_T la force gravitationnelle :

\boxed{\vec{F}_g(M) = -\frac{G M_T m}{r^2}\,\frac{\vec{OM}}{r} = -\frac{G M_T m}{r^3}\,\vec{OM}}

avec r = OM.

2. Expression de la force d'inertie d'entraînement

L'énoncé précise que le référentiel lié à l'ISS est en rotation uniforme par rapport au référentiel géocentrique, à la vitesse angulaire orbitale \vec{\omega} = \omega\,\vec{u}_\perp (où \vec{u}_\perp est normal au plan orbital), autour d'un axe passant par O. D'après l'étude de l'orbite circulaire à la question Q5, la pulsation orbitale vérifie :

\omega^2 = \frac{G M_T}{OS^3} = \frac{G M_T}{(R_T + h)^3}

Pour le spationaute situé au voisinage de l'orbite (dans le plan orbital), l'accélération d'entraînement est purement centrifuge :

\vec{a}_e(M) = -\omega^2 \vec{OM} = -\omega^2 (\vec{OS} + \vec{SM})

La force d'inertie d'entraînement s'écrit donc :

\boxed{\vec{F}_{ie}(M) = -m\,\vec{a}_e(M) = m\,\omega^2\,\vec{OM} = \frac{G M_T m}{OS^3}\,\vec{OM} = \frac{G M_T m}{(R_T + h)^3}\,(\vec{OS} + \vec{SM})}

3. Somme des forces au centre de gravité S de l'ISS et impesanteur

Lorsque le spationaute se trouve au centre de gravité S de la station (M = S, soit r = OS = R_T + h) :

\begin{aligned} \vec{F}_g(S) &= -\frac{G M_T m}{OS^3}\,\vec{OS} \\ \vec{F}_{ie}(S) &= +\frac{G M_T m}{OS^3}\,\vec{OS} \end{aligned}

La somme de ces deux forces est donc strictement nulle :

\boxed{\vec{F}_{\text{tot}}(S) = \vec{F}_g(S) + \vec{F}_{ie}(S) = \vec{0}}

dont la norme vaut numériquement :

\boxed{\|\vec{F}_{\text{tot}}(S)\| = 0\text{ N}}

À titre indicatif, la norme de chacune de ces forces vaut :

F_g(S) = F_{ie}(S) = \frac{G M_T m}{(R_T + h)^2} = \frac{6{,}67\cdot 10^{-11} \times 6{,}0\cdot 10^{24} \times 75}{(6{,}4\cdot 10^6 + 0{,}40\cdot 10^6)^2} \approx 6{,}5\cdot 10^2\text{ N}

Bien que l'attraction terrestre reste intense à cette altitude (environ 89\,\% de sa valeur au sol), elle est exactement compensée par la force d'inertie d'entraînement centrifuge. Le spationaute ne subit aucune force résultante dans le référentiel de l'ISS : il n'exerce aucune action de contact sur les parois et se trouve en état d'impesanteur (ou chute libre permanente).

Résultat

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C · Se peser dans la station spatiale

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : impesanteur, équilibre

Expliquer pourquoi la méthode proposée à la question Q4 ne peut pas convenir pour peser un spationaute dans l'ISS.

Voir l'indice

Observer que le poids apparent est nul dans l'ISS, ce qui empêche tout allongement statique du ressort sous la seule masse du corps.

Voir la réponse courte

En impesanteur le poids apparent est nul : le ressort ne subit aucun allongement statique à l'équilibre.

Voir le corrigé complet

La méthode statique proposée à la question Q4 repose sur la condition d'équilibre d'une masse m accrochée à un ressort dans le référentiel d'étude :

\vec{P}_{\text{app}} + \vec{F}_{\text{rappel}} = \vec{0} \quad \implies \quad m\,\vec{g}_{\text{app}} - k\,\Delta\ell\,\vec{u}_z = \vec{0} \quad \implies \quad \Delta\ell = \frac{m\,g_{\text{app}}}{k}

Or, d'après le résultat de la question Q6, le référentiel de la station spatiale internationale est en chute libre autour de la Terre : la force d'inertie d'entraînement compense localement la force gravitationnelle. Le spationaute s'y trouve en situation d'impesanteur, si bien que le champ de pesanteur apparent y est nul :

\vec{g}_{\text{app}} \approx \vec{0}

À l'équilibre, le ressort n'exerce donc aucune tension et son élongation est nulle :

\boxed{\Delta\ell = 0}

L'allongement étant nul quelle que soit la valeur de la masse m, une mesure statique de l'élongation ne permet pas de déterminer la masse du spationaute dans l'ISS.

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique, période propre

La solution qui a été retenue pour peser les spationautes en impesanteur est d'utiliser les oscillations d'un ressort. Le spationaute de masse s'accroche à un dispositif appelé BMMD (voir figure 2.a) de masse mobile . Ce dispositif inclut aussi un ressort de raideur , et on peut le modéliser comme sur la figure 2b, où désigne la masse du dispositif et du spationaute. On négligera les frottements. Déterminer la relation entre la période propre et la masse .

Voir l'indice

Établir l'équation différentielle du mouvement sans frottement pour la masse totale oscillante m et identifier sa pulsation propre \omega_0 = \sqrt{k/m}.

Voir la stratégie
  1. Modéliser le mouvement unidimensionnel de la masse m = m_1 + m_2 selon l'axe vertical (Oz) dans le référentiel de l'ISS.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique en tenant compte de l'état d'impesanteur (forces gravitationnelle et d'inertie se compensant).
  3. Identifier l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique non amorti pour en déduire la période propre.
Voir la réponse courte

PFD sur la masse mobile reliée au ressort : équation d'oscillateur harmonique donnant la période propre T_0 = 2\pi\sqrt{m/k}.

Voir le corrigé complet

On étudie le système constitué du plateau mobile et du spationaute, de masse totale m = m_1 + m_2, assimilé à un point matériel M de cote z le long de l'axe vertical (Oz).

L'étude est menée dans le référentiel lié à la station spatiale internationale (ISS). Dans ce référentiel, comme établi à la question Q6, le spationaute et le dispositif sont en impesanteur : la force gravitationnelle et la force d'inertie d'entraînement se compensent exactement. En l'absence de frottements, la seule force agissant selon l'axe (Oz) est la force de rappel élastique exercée par le ressort :

\vec{F} = -k(z - \ell_0)\,\vec{u}_z

où \ell_0 est la longueur à vide du ressort et k sa constante de raideur.

Le principe fondamental de la dynamique appliqué au système projeté sur l'axe (Oz) s'écrit :

m\,\ddot{z} = -k(z - \ell_0)

soit, en posant la variable d'écart X(t) = z(t) - \ell_0 :

\ddot{X}(t) + \frac{k}{m}\,X(t) = 0

Il s'agit de l'équation différentielle canonique d'un oscillateur harmonique de pulsation propre :

\omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}}

La période propre d'oscillation T_0 (notée également T) s'en déduit immédiatement :

T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} = 2\pi\sqrt{\frac{m}{k}}
\boxed{T_0 = 2\pi\sqrt{\frac{m}{k}}}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique, période propre

Si la période d'oscillation pour le dispositif à vide vaut et celle avec le spationaute qui s'y accroche vaut , déterminer la formule littérale, puis la valeur numérique de la masse du spationaute qui se pèse.

Voir l'indice

Former le rapport des carrés des périodes (T/T_1)^2 = (m_1+m_2)/m_1 pour en déduire l'expression littérale de m_2 puis sa valeur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les périodes d'oscillation à vide T_1 et en charge T en fonction de la raideur k et des masses en jeu d'après le résultat de la question Q8.
  2. Éliminer la raideur k par le rapport des carrés des périodes pour isoler analytiquement la masse m_2 du spationaute.
  3. Effectuer l'application numérique avec le nombre de chiffres significatifs adapté.
Voir la réponse courte

Élimination de la raideur k via le rapport des périodes : m_2 = m_1((T/T_1)^2 - 1) \approx 73\text{ kg}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q8 :

  • pour le dispositif à vide de masse mobile m_1 :

    T_1 = 2\pi\sqrt{\frac{m_1}{k}}
  • pour le dispositif avec le spationaute, de masse mobile totale m = m_1 + m_2 :

    T = 2\pi\sqrt{\frac{m_1 + m_2}{k}}

En élevant ces expressions au carré et en effectuant leur quotient, la raideur k du ressort s'élimine :

\left(\frac{T}{T_1}\right)^2 = \frac{m_1 + m_2}{m_1} = 1 + \frac{m_2}{m_1}

On en déduit l'expression littérale de la masse m_2 du spationaute :

\boxed{ m_2 = m_1 \left[ \left(\frac{T}{T_1}\right)^2 - 1 \right] = m_1 \frac{T^2 - T_1^2}{T_1^2} }

Application numérique : Avec m_1 = 12{,}43\text{ kg}, T_1 = 0{,}82\text{ s} et T = 2{,}15\text{ s} :

m_2 = 12{,}43 \times \left[ \left(\frac{2{,}15}{0{,}82}\right)^2 - 1 \right] \approx 73{,}02\text{ kg}

La mesure de la période T_1 comportant deux chiffres significatifs, on retient :

\boxed{ m_2 = 73\text{ kg} }

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : incertitude, méthode de monte-carlo

En fait, les mesures de périodes ne sont pas infiniment précises. L'incertitude-type sur et sur est la même et vaut , celle sur la masse vaut . On veut maintenant calculer l'incertitude-type sur par la méthode de Monte-Carlo. Après avoir expliqué en quelques lignes à quoi correspond cette méthode de propagation des incertitudes, compléter le script Python ci-dessous pour qu'il calcule l'incertitude-type sur notée .

Voir l'indice

Expliquer le principe d'échantillonnage aléatoire gaussien des paramètres d'entrée, puis générer les tirages de T_1, T et m_1 pour calculer le vecteur de m_2 et son écart-type avec np.std.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le principe de la méthode de Monte-Carlo pour l'évaluation et la propagation des incertitudes : tirages aléatoires indépendants simulant la variabilité des grandeurs d'entrée, calcul des valeurs correspondantes de la grandeur de sortie, puis calcul de l'écart-type expérimental de l'échantillon ainsi obtenu.
  2. Compléter le script en utilisant la fonction np.random.normal de l'annexe pour générer des tableaux de N tirages pour m_1, T_1 et T_2, calculer le tableau des valeurs de m_2 via la relation établie en Q9, et déterminer l'incertitude-type avec np.std(..., ddof=1).
Voir la réponse courte

Principe de la propagation d'incertitudes par tirages aléatoires gaussiens et complétion de la fonction Python calculant l'écart-type des masses simulées.

Voir le corrigé complet

1. Principe de la méthode de Monte-Carlo

La méthode de Monte-Carlo consiste à simuler numériquement la propagation des incertitudes lorsque la relation fonctionnelle liant la grandeur de sortie aux grandeurs d'entrée est non linéaire ou complexe :

  • On modélise chaque grandeur mesurée X_k comme une variable aléatoire suivant une loi de probabilité (ici gaussienne), d'espérance égale à la valeur mesurée et d'écart-type égal à son incertitude-type u(X_k) ;
  • On effectue un grand nombre N de tirages aléatoires indépendants pour chacune des variables d'entrée ;
  • Pour chaque jeu de tirages, on calcule la valeur de la grandeur d'intérêt m_2 à l'aide de la formule établie à la question Q9 :

    m_2 = m_1 \left[ \left(\frac{T}{T_1}\right)^2 - 1 \right]
  • L'incertitude-type u(m_2) est alors estimée par l'écart-type expérimental de l'échantillon des N valeurs calculées.

2. Complétion du script Python

import numpy as np

m1 = 12.43 # kg
um = 2.9e-3 # kg
T1 = 0.82 # s
T2 = 2.15 # s
uT = 2.9e-3 # s
N = 100000 # nombre de points a utiliser pour les calculs

# Tirages aleatoires gaussiens des grandeurs d'entree
m1_sim = np.random.normal(m1, um, N)
T1_sim = np.random.normal(T1, uT, N)
T2_sim = np.random.normal(T2, uT, N)

# Calcul des N realisations de la masse m2
m2_sim = m1_sim * ((T2_sim / T1_sim)**2 - 1)

# Estimation de l'incertitude-type u(m2)
u_m2 = np.std(m2_sim, ddof=1)
print("u(m2) =", u_m2, "kg")
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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : solide indéformable, centré de masse

L'utilisation du BMMD exige du spationaute qu'il se maintienne fortement à la barre, que ses pieds et ses genoux soient coincés et son menton collé à la planche. Expliquer pourquoi.

Voir l'indice

Penser au fait que le corps humain n'est pas rigide : tout mouvement interne ou déphasage parasite modifierait la masse oscillante effective et fausserait la mesure de période.

Voir la stratégie

Pour répondre à cette question qualitative :

  1. Rappeler l'hypothèse fondamentale du modèle mécanique établi à la question Q8 (oscillateur harmonique à un seul degré de liberté).
  2. Identifier les écarts physiques introduits si le spationaute n'est pas parfaitement solidaire du dispositif (système déformable, modes propres parasites, frottements).
Voir la réponse courte

Le modèle du point matériel impose que le spationaute forme un solide indéformable solidaire du plateau pour osciller en bloc à la fréquence propre.

Voir le corrigé complet

Le modèle utilisé aux questions Q8 à Q10 repose sur l'hypothèse que l'ensemble constitué du plateau mobile et du spationaute forme un solide indéformable unique de masse m = m_1 + m_2, animé d'un mouvement de translation rectiligne sinusoïdal selon z.

Or, le corps humain est par nature déformable et articulé :

  • Solidariser la masse au dispositif : en se tenant fermement, en calant ses genoux, ses pieds et son menton, le spationaute s'immobilise par rapport au plateau et supprime tout mouvement relatif entre les différentes parties de son corps et le support. Toute la masse corporelle m_2 participe ainsi rigoureusement au même mouvement d'oscillation à la pulsation \omega_0.
  • Éviter l'apparition de modes propres parasites et d'amortissement : si des membres restaient libres ou fléchis, le système se comporterait comme une chaîne d'oscillateurs couplés (tissus mous, membres oscillant en déphasage), ce qui modifierait la période apparente d'oscillation T et dissiperait de l'énergie par frottements internes musculaires et articulaires.
  • Préserver la translation pure sans frottement : cette posture rigide et symétrique évite d'induire des moments de basculement qui provoqueraient des forces d'appui normales et des frottements mécaniques sur les glissières de guidage du chariot.
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Partie 2 : Test d'effort et dosage de l'acide lactique

A · CEVIS, le vélo de l'ISS

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : théorème d'ampère, solénoïde

À partir du modèle du solénoïde infini, montrer que le champ magnétique peut s'écrire , puis déterminer l'expression du champ magnétique à l'intérieur du solénoïde, sous la forme , étant une constante à exprimer en fonction des caractéristiques du circuit notamment.

Voir l'indice

Utiliser les invariances par translation et rotation du solénoïde infini pour fixer la direction du champ, puis appliquer le théorème d'Ampère sur un rectangle adéquat.

Voir la réponse courte

Invariances et plans d'antisymétrie pour orienter \vec{B}, puis théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire donnant \vec{B} = \mu_0 n I \vec{u}_z.

Voir le corrigé complet

1. Forme du champ magnétique

  • Invariances : dans le cadre du modèle du solénoïde infini selon (Az) (L \gg a), la distribution de courant est invariante par translation le long de l'axe (Az). Par conséquent, le champ magnétique ne dépend pas de la coordonnée z :

    \vec{B}(M) = \vec{B}(x, y)
  • Symétries : les spires sont planes et contenues dans des plans perpendiculaires à l'axe (Az). Tout plan \Pi d'équation z = \text{cste} est un plan de symétrie de la distribution de courants (le vecteur densité volumique de courant \vec{\jmath} appartient à ce plan).
    Le champ magnétique \vec{B} étant un vecteur axial (pseudovecteur), il est orthogonal à tout plan de symétrie des courants en tout point de ce plan. Tout point M(x, y, z) appartenant au plan z = \text{cste}, on en déduit que :

    \vec{B}(M) \parallel \vec{u}_z

En combinant symétrie et invariance, le champ magnétique s'écrit bien :

\boxed{\vec{B}(M) = B(x, y)\,\vec{u}_z}

2. Expression du champ intérieur \vec{B}_{\text{int}}(M)

Appliquons le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire fermé \mathcal{C} = C_1 C_2 C_3 C_4 situé dans un plan parallèle à (xOz) ou (yOz) :

  • le segment [C_1 C_2], de longueur \ell, est situé à l'intérieur du solénoïde, parallèle à l'axe (Az) et orienté dans le sens de \vec{u}_z ;
  • le segment [C_3 C_4], de même longueur \ell, est situé à l'extérieur du solénoïde et orienté dans le sens opposé (-\vec{u}_z) ;
  • les segments transverses [C_2 C_3] et [C_4 C_1] sont orthogonaux à (Az).

Calculons la circulation de \vec{B} le long de \mathcal{C} :

  • sur les segments transverses, \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = 0 car \vec{B} \parallel \vec{u}_z \perp \mathrm{d}\vec{\ell} ;
  • sur le segment extérieur, \vec{B}_{\text{ext}} = \vec{0} d'après l'énoncé ;
  • sur le segment intérieur, \int_{C_1}^{C_2} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = B_{\text{int}}(x, y)\,\ell.

La circulation totale vaut donc :

\oint_\mathcal{C} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = B_{\text{int}}(x, y)\,\ell

Le nombre de spires enlacées par le contour est N_{\text{enl}} = n\,\ell, chacune étant parcourue par le courant I. D'après la règle de la main droite, le courant enlacé compte positivement :

I_{\text{enl}} = n\,\ell\,I

D'après le théorème d'Ampère :

\begin{aligned} \oint_\mathcal{C} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= \mu_0\,I_{\text{enl}} \\ B_{\text{int}}(x, y)\,\ell &= \mu_0\,n\,\ell\,I \end{aligned}

On en déduit que le champ ne dépend ni de x ni de y, il est donc uniforme à l'intérieur :

\boxed{\vec{B}_{\text{int}}(M) = B_0\,\vec{u}_z \quad \text{avec} \quad B_0 = \mu_0\,n\,I = \mu_0\,\frac{N}{L}\,I}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : loi de faraday, loi de lenz

On étudie maintenant une spire carrée de côté , qui passe à la vitesse imposée en face du solénoïde réel. Elle entre puis sort de la zone grisée des figures 5 et 6. On étudie d'abord la phase où la spire entre dans le champ magnétique : la partie avant de la spire (EF) est donc dans la zone grisée et la partie arrière (CD) est dans une zone de champ nul (voir figure 6). On considère qu'à , la partie avant (EF) de la spire est en , c'est-à-dire que la spire commence juste à entrer dans la zone grisée. Expliquer qualitativement pourquoi il apparaît une intensité dans la spire, dont le sens sera choisi comme sur la figure 6. La spire ayant une résistance interne , déterminer cette intensité pendant toute la phase où la spire entre dans la zone grisée, en fonction de notamment. On négligera l'auto-inductance de la spire et son champ propre.

Voir l'indice

Exprimer le flux magnétique intercepté en fonction de la position x(t) = v_0 t, appliquer la loi de Faraday pour obtenir la f.é.m. induite, puis la loi d'Ohm.

Voir la stratégie
  1. Interpréter l'apparition du courant à l'aide de la loi de modération de Lenz en analysant l'évolution du flux magnétique à travers la spire lors de son entrée dans la zone de champ.
  2. Calculer le flux magnétique à travers la spire en fonction du temps selon l'orientation choisie, puis appliquer la loi de Faraday et la loi d'Ohm pour en déduire l'intensité algébrique i(t).
Voir la réponse courte

Variation du flux magnétique \Phi = B_0 a x, calcul de la fem induite e = -B_0 a v_0 et courant induit i = e/R.

Voir le corrigé complet

1. Explication qualitative (induction de Lorentz / loi de Lenz)

Lorsque la spire entre dans la zone de champ magnétique uniforme \vec{B}_0 = B_0\,\vec{u}_z à la vitesse \vec{v}_0 = v_0\,\vec{u}_x, la surface de la spire plongée dans le champ augmente, ce qui entraîne une augmentation du flux magnétique à travers celle-ci.

D'après la loi de modération de Lenz, les phénomènes d'induction s'opposent à la cause qui leur donne naissance. Le courant induit doit donc s'opposer à l'augmentation du flux magnétique en créant un champ magnétique induit \vec{B}_{\text{ind}} de sens opposé à \vec{B}_0, c'est-à-dire dirigé selon -\vec{u}_z.

D'après la règle de la main droite, le sens positif arbitraire choisi pour i sur la figure 6 (contour F \to C \to D \to E \to F) définit une normale orientée selon +\vec{u}_z, ce qui créerait un champ dans le sens +\vec{u}_z si i > 0. Par conséquent, le courant réel circule en sens inverse de la flèche : l'intensité algébrique i est négative.

2. Détermination quantitative de l'intensité i

Pour t \in \left[0, \frac{a}{v_0}\right], la partie avant EF est à l'abscisse x(t) = v_0 t. La surface de la spire située dans la zone de champ non nul est un rectangle de longueur x(t) et de largeur a :

S(t) = a\,x(t) = a\,v_0\,t

Avec la convention d'orientation choisie sur la figure 6, le vecteur unitaire normal au plan de la spire est \vec{n} = +\vec{u}_z. Le flux magnétique à travers la spire s'écrit donc :

\Phi(t) = \iint_{\text{spire}} \vec{B} \cdot \vec{n}\,\mathrm{d}S = B_0\,S(t) = B_0\,a\,v_0\,t

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite dans la spire vaut :

e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = - B_0\,a\,v_0

En négligeant l'auto-inductance de la spire et son champ propre, la loi d'Ohm appliquée au circuit fermé de résistance R donne :

e = R\,i \implies i = \frac{e}{R}
\boxed{i = -\frac{B_0\,a\,v_0}{R}}

L'intensité i est constante pendant toute la phase d'entrée et bien négative, en accord avec l'analyse qualitative.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : force de laplace, freinage par induction

En déduire qu'il s'exerce une force constante sur la spire pendant cette phase d'entrée dans la zone grisée, dont on donnera l'expression en fonction de , , et de . Justifier qualitativement le sens de cette force.

Voir l'indice

Calculer la résultante des forces de Laplace sur les côtés de la spire et vérifier, en accord avec la loi de modération de Lenz, qu'elle s'oppose à la translation.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de Laplace totale s'exerçant sur la spire en sommant les contributions des quatre côtés.
  2. Montrer que les forces sur les deux côtés latéraux se compensent et que le côté arrière se trouve hors champ.
  3. Injecter l'expression du courant induit i obtenue à la question Q13 pour obtenir \vec{F}.
  4. Conclure sur la constance de la force et interpréter son sens à l'aide de la loi de Lenz.
Voir la réponse courte

Force de Laplace \vec{F} = i a \vec{u}_y \times B_0 \vec{u}_z = -(B_0^2 a^2 v_0 / R)\vec{u}_x, opposée à la vitesse conformément à la loi de Lenz.

Voir le corrigé complet

La force de Laplace totale s'exerçant sur la spire fermée s'écrit :

\vec{F} = \oint_{\text{spire}} i\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}

Pendant la phase d'entrée dans la zone de champ magnétique (0 < x < a) :

  • Le côté arrière (CD) est dans la région où le champ est nul : sa contribution est nulle.
  • Les parties immergées des deux côtés latéraux (parallèles à \vec{u}_x) sont de même longueur x, baignent dans le même champ uniforme \vec{B}_0 = B_0 \vec{u}_z, et sont parcourues par des courants en sens opposés. Les forces de Laplace élémentaires exercées sur ces deux côtés sont donc directement opposées et leur résultante est nulle.
  • Il ne subsiste ainsi que la force exercée sur le côté avant (EF), entièrement situé dans la zone de champ uniforme \vec{B}_0.

Avec le sens d'orientation associé à la normale \vec{n} = +\vec{u}_z, le vecteur déplacement élémentaire le long du segment EF orienté est porté par \vec{u}_y : \int_E^F \mathrm{d}\vec{\ell} = a\,\vec{u}_y. La force s'écrit donc :

\vec{F} = i \left( \int_E^F \mathrm{d}\vec{\ell} \right) \wedge \vec{B}_0 = i\,(a\,\vec{u}_y) \wedge (B_0\,\vec{u}_z) = i\,a\,B_0\,\vec{u}_x

En utilisant l'expression du courant induit établie à la question Q13, i = -\dfrac{B_0 a v_0}{R} :

\boxed{ \vec{F} = -\frac{B_0^2 a^2}{R} v_0\,\vec{u}_x }

Puisque les grandeurs B_0, a, R et v_0 sont indépendantes du temps pendant cette phase d'entrée, la force est constante.

Justification qualitative du sens : D'après la loi de modération de Lenz, les phénomènes d'induction s'opposent à la cause qui leur donne naissance. La cause de l'induction étant le déplacement de la spire à la vitesse \vec{v}_0 = v_0 \vec{u}_x, la force de Laplace induite tend à freiner la spire en s'opposant au mouvement : elle est donc orientée selon -\vec{u}_x.

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : force de laplace, freinage par induction

De la même façon, montrer que la force exercée sur la spire pendant la phase de sortie de la zone grisée (c'est-à-dire quand la partie arrière de la spire (CD) est dans la zone grisée et la partie avant (EF) dans une zone de champ nul) vaut .

Voir l'indice

Reprendre le raisonnement lors de la sortie en tenant compte du brin arrière qui reste immergé dans le champ alors que le flux décroît.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux magnétique \Phi(t) à travers la spire en phase de sortie en fonction de la position x(t) de la spire.
  2. En déduire la force électromotrice induite e(t) par la loi de Faraday, puis l'intensité i du courant induit.
  3. Déterminer la résultante des forces de Laplace s'exerçant sur la spire, en remarquant que seule la branche arrière (CD) est alors plongée dans le champ magnétique.
Voir la réponse courte

À la sortie, la fem et le courant changent de signe mais le côté actif aussi, conduisant à la même force de freinage.

Voir le corrigé complet

Pendant la phase de sortie, la partie avant (EF) de la spire est déjà sortie de la zone de champ non nul (x > a), tandis que la partie arrière (CD) y est encore présente (x - a < a, soit x \in [a, 2a]).

La longueur de spire encore immergée dans la zone de champ magnétique selon l'axe (Ox) est donc :

L_x = a - (x(t) - a) = 2a - x(t)

La surface de la spire baignée par le champ magnétique \vec{B}_0 = B_0 \vec{u}_z vaut :

S(t) = a\,(2a - x(t))

En conservant la même orientation que pour la question Q13 (normale \vec{n} = \vec{u}_z associée au sens positif du courant indiqué sur la figure 6), le flux magnétique à travers la spire s'écrit :

\Phi(t) = \iint \vec{B}_0 \cdot \mathrm{d}\vec{S} = B_0\,S(t) = B_0\,a\,(2a - x(t))

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite est :

e = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = - B_0 a \left(-\frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}\right) = + B_0 a v_0

L'auto-inductance étant négligée, la loi d'Ohm donne l'intensité du courant induit :

i = \frac{e}{R} = +\frac{B_0 a v_0}{R}

Le courant s'est donc inversé par rapport à la phase d'entrée (i_{\text{sortie}} = - i_{\text{entrée}}).

Calculons la résultante des forces de Laplace \vec{F} = \oint_{\text{spire}} i\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B} :

  • La partie avant (EF) est en dehors de la zone de champ magnétique (\vec{B} = \vec{0}), donc \vec{F}_{\text{EF}} = \vec{0}.
  • Sur les deux brins horizontaux, le champ étant uniforme et les courants opposés, les forces de Laplace se compensent deux à deux.
  • Seule la branche arrière (CD) est soumise à une force non nulle. Sur ce segment, le courant circule en sens inverse de celui qui parcourait la branche EF : \vec{\ell}_{\text{CD}} = - \vec{\ell}_{\text{EF}}.

Comme le courant i et le vecteur déplacement le long du brin ont tous deux changé de signe par rapport à la phase d'entrée, la force de Laplace reste rigoureusement identique à celle obtenue en Q14 :

\vec{F} = \vec{F}_{\text{CD}} = i\,\vec{\ell}_{\text{CD}} \wedge \vec{B}_0 = (-i_{\text{entrée}})(-\vec{\ell}_{\text{EF}}) \wedge \vec{B}_0 = \vec{F}_{\text{entrée}}

On retrouve bien :

\boxed{\vec{F} = -\frac{B_0^2 a^2}{R} v_0\,\vec{u}_x}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : freinage par induction

On étudie maintenant une succession de spires toutes identiques, séparées de la distance , qui passent devant le solénoïde à la vitesse (voir figure 7). Quel est l'avantage de choisir une distance entre les spires ?

Voir l'indice

Constater qu'en espaçant les spires de la largeur a, une nouvelle spire entre exactement au moment où la précédente sort, garantissant une force de freinage permanente et constante.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la distance sur laquelle une spire interagit avec la zone de champ magnétique (phases d'entrée et de sortie).
  2. En déduire le pas spatial du réseau de spires espacées d'une distance a, et en tirer la condition de continuité de l'action de freinage.
  3. Conclure sur les conséquences pratiques et le confort de pédalage pour le spationaute.
Voir la réponse courte

Espacer les spires de a assure qu'une spire entre exactement lorsqu'une autre sort, garantissant une force de freinage globale constante.

Voir le corrigé complet

Étudions la géométrie de l'interaction entre une spire de côté a et la zone de champ magnétique de longueur a :

  • La phase d'entrée correspond au déplacement du bord avant de la spire dans la zone de champ, soit sur une distance a.
  • La phase de sortie commence immédiatement après (la spire occupant alors entièrement la zone) et correspond au parcours du bord arrière dans la zone, soit également sur une distance a.

Une spire donnée est donc soumise à la force de Laplace sur un déplacement total de longueur :

L_{\text{action}} = a + a = 2a

Puisque les spires ont une largeur a et sont distantes de a, le pas spatial séparant les bords avant de deux spires consécutives est précisément :

\Delta x = a + a = 2a

Par conséquent :

  • À l'instant précis où la spire j achève sa phase de sortie, la spire suivante j+1 commence sa phase d'entrée dans la zone de champ.
  • Il y a donc en permanence exactement une spire en interaction avec le champ magnétique (sans période d'inactivité ni chevauchement).

Comme la force de freinage calculée aux questions Q14 et Q15 est identique lors des phases d'entrée et de sortie (\vec{F} = -\frac{B_0^2 a^2}{R}v_0\,\vec{u}_x), ce choix garantit que :

\boxed{\text{La force de freinage globale exercée sur la roue est constante et ininterrompue au cours du temps.}}

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : effet joule, puissance mécanique

Déterminer la puissance dissipée par le système de freinage. Comment varie cette puissance en fonction de la vitesse ?

Voir l'indice

Calculer la puissance mécanique absorbée \mathcal{P} = -\vec{F}\cdot\vec{v}_0 ou la puissance dissipée par effet Joule R i^2 dans la spire.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la puissance dissipée soit par la puissance des forces de Laplace s'opposant au mouvement, soit par la puissance dissipée par effet Joule dans la spire active.
  2. Analyser la dépendance fonctionnelle de cette puissance vis-à-vis de la vitesse v_0.
Voir la réponse courte

Puissance dissipée \mathcal{P} = F v_0 = B_0^2 a^2 v_0^2 / R, quadratique en vitesse v_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, grâce à l'espacement judicieux des spires, il y a à chaque instant une unique spire active (soit en phase d'entrée, soit en phase de sortie) soumise à la force de freinage permanente :

\vec{F} = -\frac{B_0^2 a^2}{R} v_0\,\vec{u}_x

La puissance mécanique développée par cette force de Laplace est :

\mathcal{P}_{\text{Laplace}} = \vec{F} \cdot \vec{v}_0 = -\frac{B_0^2 a^2}{R} v_0^2

Cette puissance étant intégralement convertie et dissipée sous forme thermique par effet Joule dans la résistance R de la spire parcourue par le courant |i| = \frac{B_0 a v_0}{R} :

\mathcal{P}_J = R i^2 = R\left(\frac{B_0 a v_0}{R}\right)^2 = \frac{B_0^2 a^2}{R} v_0^2

La puissance dissipée par le système de freinage s'écrit donc :

\boxed{\mathcal{P}_{\text{diss}} = \frac{B_0^2 a^2}{R} v_0^2}

Cette puissance varie proportionnellement au carré de la vitesse v_0 : elle augmente donc de façon quadratique avec la vitesse.

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : freinage par induction

Pourquoi est-il intéressant d'un point de vue sportif que la puissance augmente quand la vitesse augmente ?

Voir l'indice

Remarquer que la puissance résistive croît avec la vitesse (loi quadratique), ce qui reproduit fidèlement la sensation de résistance aérodynamique d'un vélo réel.

Voir la réponse courte

Une résistance croissant avec la vitesse oblige le sportif à fournir un effort plus intense lorsqu'il accélère, simulant une résistance aérodynamique réelle.

Voir le corrigé complet

D'un point de vue sportif et biomécanique, le fait que la puissance dissipée par freinage augmente avec la vitesse de défilement v_0 (et donc avec la cadence de pédalage) présente plusieurs intérêts :

  1. Fidélité aux sensations réelles du cyclisme sur route : sur un vélo réel, la résistance imposée au cycliste (principalement la traînée aérodynamique) augmente avec la vitesse de progression, de sorte que la puissance à développer croît rapidement avec la vitesse. Un tel freinage par induction restitue ainsi une résistance dynamique naturelle et progressive.
  2. Modulation intuitive de l'intensité de l'effort : pour un réglage donné du frein (courant d'alimentation I constant), le spationaute peut ajuster la puissance développée et l'intensité cardiovasculaire de sa séance simplement en modifiant son rythme de pédalage, ce qui facilite les entraînements fractionnés ou progressifs.
  3. Stabilité du point de fonctionnement : à puissance motrice fournie constante, toute augmentation de vitesse entraîne une hausse de la puissance résistante dissipée, ce qui régule naturellement la cadence et évite tout emballement du pédalier.
  4. Efficacité contre l'atrophie musculaire : pour lutter contre le déconditionnement cardiovasculaire et musculaire en impesanteur, la possibilité d'atteindre des puissances élevées à forte cadence permet de solliciter vigoureusement le système aérobie et les groupes musculaires des membres inférieurs.
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B · Acide lactique dans le sang

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : ph, constante d'acidité

Déterminer les concentrations en et en dans le sang dans les conditions habituelles.

Voir l'indice

Combiner la formule d'Henderson-Hasselbalch reliant le pH au \mathrm{p}K_{a1} avec la conservation de la concentration totale C_{t,0}.

Voir la réponse courte

Exploitation du pH sanguin et de la relation de Henderson-Hasselbalch avec conservation du carbone inorganique total pour déduire les concentrations.

Voir le corrigé complet

Dans le sang, l'équilibre acido-basique du couple \text{H}_2\text{CO}_3/\text{HCO}_3^- est régi par la constante d'acidité K_{a1}, ce qui se traduit par la relation de Henderson-Hasselbalch :

\text{pH} = \text{p}K_{a1} + \log\left(\frac{[\text{HCO}_3^-]}{[\text{H}_2\text{CO}_3]}\right)

On en déduit le rapport des concentrations :

\frac{[\text{HCO}_3^-]}{[\text{H}_2\text{CO}_3]} = 10^{\text{pH} - \text{p}K_{a1}}

Par définition de la concentration totale C_{t,0} :

C_{t,0} = [\text{H}_2\text{CO}_3] + [\text{HCO}_3^-] = [\text{H}_2\text{CO}_3]\left(1 + 10^{\text{pH} - \text{p}K_{a1}}\right)

On en déduit les expressions littérales des deux concentrations :

\begin{aligned} [\text{H}_2\text{CO}_3] &= \frac{C_{t,0}}{1 + 10^{\text{pH} - \text{p}K_{a1}}} \\ [\text{HCO}_3^-] &= \frac{C_{t,0} \cdot 10^{\text{pH} - \text{p}K_{a1}}}{1 + 10^{\text{pH} - \text{p}K_{a1}}} \end{aligned}

Avec \text{pH} = 7{,}4, \text{p}K_{a1} = 6{,}4 (soit \text{pH} - \text{p}K_{a1} = 1{,}0 et 10^{\text{pH} - \text{p}K_{a1}} = 10) et C_{t,0} = 0{,}0275\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

\boxed{[\text{H}_2\text{CO}_3] = \frac{0{,}0275}{11} = 2{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}
\boxed{[\text{HCO}_3^-] = 10 \times [\text{H}_2\text{CO}_3] = 2{,}5 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : diagramme de prédominance, constante d'équilibre

Faire un diagramme de prédominance dans lequel apparaissent les différentes espèces mises en jeu (, , , ). Écrire l'équation de la réaction de l'acide lactique avec l'ion . On supposera que c'est la seule réaction qui a lieu. Exprimer et calculer la constante d'équilibre. On considèrera que la réaction est quasi-totale pour la suite des calculs. Qu'en pensez-vous a priori ?

Voir l'indice

Tracer l'axe des pH en y positionnant les \mathrm{p}K_a, écrire le transfert protonique entre l'acide lactique et le bicarbonate et relier sa constante d'équilibre à K_{a1} et K_{a2}.

Voir la réponse courte

Tracé des domaines de prédominance, équation \text{HLa} + \text{HCO}_3^- = \text{La}^- + \text{H}_2\text{CO}_3 et calcul de K^\circ = 10^{\text{p}K_{a2} - \text{p}K_{a1}} \gg 1.

Voir le corrigé complet

1. Diagramme de prédominance

Les deux couples acide-base mis en jeu sont caractérisés par :

  • pour \text{HLa} / \text{La}^- : \text{p}K_{\text{a}2} = 3{,}9 ;
  • pour \text{H}_2\text{CO}_3 / \text{HCO}_3^- : \text{p}K_{\text{a}1} = 6{,}4.

2. Équation de la réaction

L'acide lactique \text{HLa} réagit avec la base hydrogénocarbonate \text{HCO}_3^- selon le transfert de proton :

\boxed{\text{HLa}_{(\text{aq})} + \text{HCO}_{3\,(\text{aq})}^- \rightleftharpoons \text{La}_{(\text{aq})}^- + \text{H}_2\text{CO}_{3\,(\text{aq})}}

3. Expression et calcul de la constante d'équilibre

La constante thermodynamique d'équilibre associée s'écrit :

\begin{aligned} K^\circ &= \frac{[\text{La}^-]_{\text{éq}}\,[\text{H}_2\text{CO}_3]_{\text{éq}}}{[\text{HLa}]_{\text{éq}}\,[\text{HCO}_3^-]_{\text{éq}}} \\ &= \left(\frac{[\text{La}^-]_{\text{éq}}\,[\text{H}_3\text{O}^+]_{\text{éq}}}{[\text{HLa}]_{\text{éq}}\,c^\circ}\right) \times \left(\frac{[\text{H}_2\text{CO}_3]_{\text{éq}}\,c^\circ}{[\text{HCO}_3^-]_{\text{éq}}\,[\text{H}_3\text{O}^+]_{\text{éq}}}\right) \\ &= \frac{K_{\text{a}2}}{K_{\text{a}1}} = 10^{\text{p}K_{\text{a}1} - \text{p}K_{\text{a}2}} \end{aligned}

Application numérique avec \text{p}K_{\text{a}1} = 6{,}4 et \text{p}K_{\text{a}2} = 3{,}9 :

K^\circ = 10^{6{,}4 - 3{,}9} = 10^{2{,}5} \approx 3{,}2 \cdot 10^2
\boxed{K^\circ = \frac{K_{\text{a}2}}{K_{\text{a}1}} = 10^{\text{p}K_{\text{a}1}-\text{p}K_{\text{a}2}} \approx 3{,}2 \cdot 10^2}

4. Analyse critique de l'hypothèse de réaction quasi-totale

Par convention, une réaction en solution aqueuse est considérée comme quasi-totale a priori si sa constante d'équilibre vérifie usuellement le critère K^\circ \ge 10^3 (ou 10^4, correspondant à \Delta \text{p}K_\text{a} \ge 3 ou 4).

Ici, K^\circ \approx 316 < 10^3 : l'équilibre est certes nettement favorisé dans le sens direct, mais la constante n'est pas suffisamment élevée pour qualifier d'office la réaction de « quasi-totale » sur la seule base de K^\circ. Toutefois, la forte présence initiale d'ions \text{HCO}_3^- dans le sang par rapport à la quantité d'acide lactique produite pourra déplacer très fortement cet équilibre.

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : ph, équilibre chimique

Calculer le pH après un effort qui a porté la concentration initiale d'acide lactique dans le sang à . L'hypothèse de la réaction suffisamment avancée est-elle justifiée a posteriori ? Commenter la valeur du pH.

Voir l'indice

Effectuer un bilan de matière complet en considérant la réaction comme quantitative, déterminer le nouveau rapport d'espèces tampons, puis recalculer le pH.

Voir la stratégie
  1. Dresser le bilan de matière volumique en considérant, conformément à la consigne de Q20, que la réaction entre l'acide lactique et l'ion hydrogénocarbonate est quasi-totale.
  2. Déterminer le pH à partir de la relation d'Henderson-Hasselbalch appliquée au couple \text{H}_2\text{CO}_3/\text{HCO}_3^-.
  3. Vérifier a posteriori la validité de l'approximation de réaction quasi-totale en calculant la concentration résiduelle en acide lactique non dissocié.
  4. Comparer la valeur obtenue à l'intervalle physiologique [7{,}3\,;\,7{,}5] précisé dans l'énoncé.
Voir la réponse courte

Bilan de matière à l'état final supposé quasi-total, calcul du nouveau pH du système tampon et validation de l'avancement.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction considérée est :

\text{HLa}_{(\text{aq})} + \text{HCO}_{3\,(\text{aq})}^- \rightleftharpoons \text{La}_{(\text{aq})}^- + \text{H}_2\text{CO}_{3\,(\text{aq})}

D'après les résultats de la question Q19, les concentrations initiales dans le sang avant apport d'acide lactique sont :

[\text{HCO}_3^-]_0 = 2{,}5 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \quad \text{et} \quad [\text{H}_2\text{CO}_3]_0 = 2{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

La concentration initiale apportée en acide lactique est C_0' = 2{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} < [\text{HCO}_3^-]_0. L'acide lactique est donc le réactif limitant.

En considérant la réaction quasi-totale, l'avancement volumique maximal est \xi_V \approx C_0', d'où les concentrations à l'état final :

\begin{aligned} [\text{HCO}_3^-]_f &\approx [\text{HCO}_3^-]_0 - C_0' = 2{,}5 \cdot 10^{-2} - 2{,}0 \cdot 10^{-3} = 2{,}3 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ [\text{H}_2\text{CO}_3]_f &\approx [\text{H}_2\text{CO}_3]_0 + C_0' = 2{,}5 \cdot 10^{-3} + 2{,}0 \cdot 10^{-3} = 4{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ [\text{La}^-]_f &\approx C_0' = 2{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

Le pH du milieu est fixé par le couple \text{H}_2\text{CO}_3/\text{HCO}_3^- :

\text{pH} = \text{p}K_{\text{a}1} + \log\left(\frac{[\text{HCO}_3^-]_f}{[\text{H}_2\text{CO}_3]_f}\right)

Application numérique :

\text{pH} = 6{,}4 + \log\left(\frac{2{,}3 \cdot 10^{-2}}{4{,}5 \cdot 10^{-3}}\right) = 6{,}4 + \log(5{,}11) \approx 6{,}4 + 0{,}71 = 7{,}11
\boxed{\text{pH} \approx 7{,}1}

Validation de l'hypothèse a posteriori :
La concentration résiduelle en acide lactique s'exprime à l'aide de la constante d'acidité de son couple :

[\text{HLa}]_f = [\text{La}^-]_f \cdot 10^{\text{p}K_{\text{a}2} - \text{pH}} = 2{,}0 \cdot 10^{-3} \times 10^{3{,}9 - 7{,}11} = 2{,}0 \cdot 10^{-3} \times 10^{-3{,}21} \approx 1{,}2 \cdot 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

La fraction d'acide lactique non consommée est :

\frac{[\text{HLa}]_f}{C_0'} \approx \frac{1{,}2 \cdot 10^{-6}}{2{,}0 \cdot 10^{-3}} \approx 6 \cdot 10^{-4} = 0{,}06\,\% \ll 5\,\%

L'hypothèse d'une réaction quasi-totale est donc pleinement justifiée a posteriori.

Commentaire sur la valeur du pH :
L'énoncé stipule que le pH du sang doit rester impérativement compris entre 7{,}3 et 7{,}5 pour assurer la viabilité de l'organisme. La valeur obtenue (\text{pH} \approx 7{,}1) est nettement inférieure à la borne minimale de 7{,}3. Cet état d'acidose métabolique serait létal sans l'intervention immédiate d'un mécanisme de compensation (comme l'hyperventilation pulmonaire qui élimine le dioxyde de carbone dissous et permet de remonter le pH dans la plage vitale).

Résultat

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C · Titrage de l'acide lactique

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : titrage, constante d'équilibre

Écrire l'équation de la réaction de titrage. Exprimer et calculer la constante d'équilibre. Que peut-on en déduire ? Faire un schéma annoté du montage à réaliser.

Voir l'indice

Écrire la réaction de neutralisation par \mathrm{HO}^-, calculer sa constante d'équilibre à l'aide de K_{a2} et K_e, et schématiser le montage (burette graduée, bécher, agitateur et pH-mètre étalonné).

Voir la réponse courte

Réaction support \text{HLa} + \text{HO}^- \to \text{La}^- + \text{H}_2\text{O}, calcul de K^\circ = 10^{14-\text{p}K_a} \gg 1 (quantitative), et schéma annoté du montage de titrage pH-métrique.

Voir le corrigé complet

1. Équation de la réaction de titrage

L'acide lactique \text{HLa} présent dans la solution S est titré par les ions hydroxyde \text{HO}^- apportés par la solution de soude S_1 :

\boxed{\text{HLa}_{(\text{aq})} + \text{HO}^-_{(\text{aq})} \longrightarrow \text{La}^-_{(\text{aq})} + \text{H}_2\text{O}_{(\ell)}}

2. Constante d'équilibre et interprétation

La constante thermodynamique d'équilibre associée à cette réaction s'écrit :

K^\circ = \frac{[\text{La}^-]_{\text{éq}}\,c^\circ}{[\text{HLa}]_{\text{éq}}\,[\text{HO}^-]_{\text{éq}}} = \frac{[\text{La}^-]_{\text{éq}}\,[\text{H}_3\text{O}^+]_{\text{éq}}}{[\text{HLa}]_{\text{éq}}\,c^\circ} \times \frac{(c^\circ)^2}{[\text{H}_3\text{O}^+]_{\text{éq}}\,[\text{HO}^-]_{\text{éq}}} = \frac{K_{\text{a}2}}{K_e} = 10^{\text{p}K_e - \text{p}K_{\text{a}2}}

Application numérique avec \text{p}K_e = 14 et \text{p}K_{\text{a}2} = 3{,}9 :

K^\circ = 10^{14 - 3{,}9} = 10^{10{,}1} \approx 1{,}3 \cdot 10^{10}
\boxed{K^\circ = 10^{\text{p}K_e - \text{p}K_{\text{a}2}} \approx 1{,}3 \cdot 10^{10}}

On a K^\circ \gg 10^4 : la réaction est quasi-totale (quantitative). De plus, s'agissant d'un échange direct de proton entre un acide et une base forte, la réaction est rapide et univoque. Elle vérifie donc tous les critères d'une réaction support de titrage.

3. Schéma annoté du montage

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : équivalence, titrage

Déterminer la concentration d'acide lactique dans la solution , puis la concentration d'acide lactique dans le sang prélevé. La concentration maximale recommandée dans l'organisme est de ; au-delà, on parle d'acidose lactique. Le patient est-il en acidose lactique ?

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Repérer le volume à l'équivalence V_E par la méthode des tangentes sur la courbe, en déduire la concentration molaire C, remonter au sang via la dilution, puis convertir en concentration massique.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le volume équivalent V_E par lecture sur la courbe de titrage pH-métrique (Figure 8).
  2. Établir la relation à l'équivalence pour exprimer la concentration C dans la solution S, puis relier C à la concentration C_0 du sang prélevé grâce à la conservation de la quantité de matière lors de la préparation de S.
  3. Calculer la masse molaire de l'acide lactique pour obtenir sa concentration massique C_{m,0} dans le sang et la comparer au seuil de 200\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1}.
Voir la réponse courte

Relation à l'équivalence C V_E = C_b V_{b,E}, prise en compte de la dilution pour remonter à C_0 et comparaison au seuil de 200\text{ mg/L}.

Voir le corrigé complet

1. Concentration C dans la solution S

Par la méthode des tangentes parallèles (ou par repérage du point d'inflexion où la dérivée \frac{\mathrm{d}\text{pH}}{\mathrm{d}V} est maximale), le saut de pH est centré sur le volume équivalent :

V_E \approx 11{,}0\text{ mL} \quad (\text{estimé entre } 10{,}8\text{ et } 11{,}2\text{ mL})

D'après l'équation de titrage établie en Q22 :

\text{HLa}_{(\text{aq})} + \text{HO}^-_{(\text{aq})} \longrightarrow \text{La}^-_{(\text{aq})} + \text{H}_2\text{O}_{(\ell)}

les réactifs réagissent mole à mole. À l'équivalence, la quantité d'ions hydroxyde versée est égale à la quantité initiale d'acide lactique présente dans le bécher :

n_{\text{HLa}} = n_{\text{HO}^-, E} \implies C\,V = C_1\,V_E

D'où l'expression de la concentration C dans la solution S :

C = \frac{C_1\,V_E}{V}

Application numérique avec C_1 = 1{,}00 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, V = 50{,}0\text{ mL} et V_E = 11{,}0\text{ mL} :

C = \frac{1{,}00 \cdot 10^{-3} \times 11{,}0}{50{,}0} = 2{,}20 \cdot 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{C = 2{,}2 \cdot 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

2. Concentration C_0 dans le sang prélevé

L'acide lactique contenu dans la solution S provient intégralement de l'échantillon sanguin de volume V_0 = 5{,}0\text{ mL}. La conservation de la matière s'écrit :

n_{\text{HLa}} = C_0\,V_0 = C\,V = C_1\,V_E

On en déduit la concentration sanguine C_0 :

C_0 = C\,\frac{V}{V_0} = \frac{C_1\,V_E}{V_0}

Application numérique :

C_0 = \frac{1{,}00 \cdot 10^{-3} \times 11{,}0}{5{,}0} = 2{,}2 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{C_0 = 2{,}2 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

3. Diagnostic d'acidose lactique

La masse molaire de l'acide lactique \text{C}_3\text{H}_6\text{O}_3 vaut, d'après les données de l'annexe :

M(\text{C}_3\text{H}_6\text{O}_3) = 3 \times 12 + 6 \times 1 + 3 \times 16 = 90\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

La concentration massique en acide lactique dans le sang est donc :

\begin{aligned} C_{m,0} &= C_0 \times M \\ &= 2{,}2 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \times 90\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} \\ &= 0{,}198\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} \approx 2{,}0 \cdot 10^2\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}
\boxed{C_{m,0} \approx 200\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1}}

Cette valeur coïncide avec le seuil limite recommandé de 200\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1} :

  • avec V_E = 11{,}0\text{ mL}, on trouve C_{m,0} = 198\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1} \le 200\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1} ;
  • compte tenu de la précision de lecture sur la courbe (\pm 0{,}2\text{ mL}), le patient se situe au seuil critique de l'acidose lactique.

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : indicateur coloré, zone de virage

On suit en parallèle le titrage par colorimétrie. Parmi les indicateurs colorés ci-dessous, le(s)quel(s) peut-on utiliser pour suivre le titrage ? Justifier.

Indicateur coloréRouge congoRouge de phénolThymolphtaléine
Teinte acidebleujauneincolore
Teinte basiquerougerougebleu
Zone de virage3,5 - 4,56,8 – 7,89,0 – 10,0
Voir l'indice

Sélectionner l'indicateur dont la zone de virage recouvre le saut de pH à l'équivalence (pH équivalent basique du fait de l'ion lactate).

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère de choix d'un indicateur coloré acido-basique.
  2. Estimer graphiquement le pH à l'équivalence \text{pH}_E sur la figure 8.
  3. Comparer la zone de virage de chaque indicateur proposé avec ce \text{pH}_E et le saut de pH pour sélectionner l'indicateur adapté.
Voir la réponse courte

Le pH à l'équivalence étant basique (milieu constitué de base faible \text{La}^-), on choisit l'indicateur dont la zone de virage englobe ce \text{pH}_E.

Voir le corrigé complet

Pour qu'un indicateur coloré convienne lors d'un titrage acido-basique, sa zone de virage doit englober le pH à l'équivalence \text{pH}_E, ou tout au moins être comprise dans la zone de forte variation du pH correspondant au saut de titrage.

D'après la courbe de titrage (figure 8), le saut de pH est centré autour de l'abscisse équivalente V_E \approx 11{,}0\text{ mL}, pour laquelle :

\text{pH}_E \approx 7{,}5 \text{ à } 8{,}0

Le saut de pH s'étend approximativement de \text{pH} \approx 6{,}0 à \text{pH} \approx 9{,}5.

Analysons les indicateurs proposés :

  • Rouge congo : sa zone de virage (3{,}5 - 4{,}5) est située bien avant l'équivalence, sur la partie lentement croissante de la courbe de titrage. Il ne convient pas du tout.
  • Rouge de phénol : sa zone de virage (6{,}8 - 7{,}8) contient le pH à l'équivalence \text{pH}_E et se trouve en plein dans la partie quasi-verticale du saut de pH. Le passage de la teinte acide (jaune) à la teinte basique (rouge) permettra de repérer l'équivalence avec une excellente netteté et une très faible erreur de titrage.
  • Thymolphtaléine : sa zone de virage (9{,}0 - 10{,}0) est située tout en haut du saut de pH, à la limite du plateau final. Même si elle pourrait à la rigueur virer en fin de saut, elle conduirait à une surévaluation du volume équivalent versé.
\boxed{\text{L'indicateur coloré à utiliser est le rouge de phénol.}}

Résultat

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D · Élimination de l'acide lactique du sang

Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : méthode d'euler, discrétisation

On découpe l'intervalle de temps de durée Dt, sur lequel on veut résoudre l'équation, en intervalles de longueur . Écrire le script Python permettant de définir connaissant Dt et , puis la liste de type list (ou le tableau de type np.ndarray) L_t dont les éléments sont les dates des instants où la concentration va être calculée.

Voir l'indice

Définir le pas p = \mathrm{Dt}/N et construire la liste d'instants via une compréhension de liste ou la fonction np.linspace.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le pas de temps p en divisant la durée totale \Delta t par le nombre N d'intervalles.
  2. Construire le vecteur temporel discrétisé contenant les N+1 instants d'évaluation, du point initial t_0 = 0 jusqu'au point final t_N = \Delta t, soit sous forme de tableau np.ndarray avec np.linspace, soit sous forme de liste native Python.
Voir la réponse courte

Définition du pas temporel p = \Delta t / N et construction du tableau des dates par np.linspace ou boucle range.

Voir le corrigé complet

Le découpage d'une durée \Delta t en N sous-intervalles conduit à un pas d'intégration temporel constant :

p = \frac{\Delta t}{N}

Ce découpage comporte N+1 points discrétisés t_i = i \times p pour i \in \{0, \dots, N\}, avec t_0 = 0 et t_N = \Delta t.

Le code Python demandé peut s'écrire indifféremment à l'aide de la bibliothèque numpy (tableau de type np.ndarray) :

p = Dt / N
L_t = np.linspace(0, Dt, N + 1)

ou sous forme d'une liste Python standard (de type list) par compréhension :

p = Dt / N
L_t = [i * p for i in range(N + 1)]
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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : méthode d'euler, équation différentielle

Si on note la concentration d'acide lactique à l'instant de date , déterminer l'expression de en fonction de , , et des coefficients , et .

Voir l'indice

Remplacer la dérivée temporelle \mathrm{d}C/\mathrm{d}t par le taux d'accroissement discrétisé (C_{i+1}-C_i)/p et isoler C_{i+1}.

Voir la réponse courte

Discrétisation de la dérivée par différence avant : C_{i+1} = C_i + p(-\alpha C_i + \beta / (1 + \gamma C_i)).

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle modélisant l'évolution de la concentration C(t) au cours du temps s'écrit :

\frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t}(t) = -\alpha \cdot C(t) - \beta \cdot C^2(t) + \gamma

Dans le cadre de la méthode d'Euler explicite, la dérivée temporelle de la concentration à la date t_i est approchée par le taux d'accroissement vers l'avant sur le pas de temps p = t_{i+1} - t_i :

\left.\frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t}\right|_{t_i} \approx \frac{C(t_{i+1}) - C(t_i)}{t_{i+1} - t_i} = \frac{C_{i+1} - C_i}{p}

En injectant cette approximation dans l'équation différentielle évaluée à la date t_i, on obtient :

\frac{C_{i+1} - C_i}{p} = -\alpha \cdot C_i - \beta \cdot C_i^2 + \gamma

d'où l'expression récurrente de C_{i+1} :

\boxed{C_{i+1} = C_i + p \left(-\alpha \cdot C_i - \beta \cdot C_i^2 + \gamma\right)}

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : méthode d'euler, algorithme

Écrire un script Python utilisant la méthode d'Euler explicite et permettant de définir la liste L_C dont les éléments sont les concentrations aux différentes dates des éléments de la liste L_t. On utilisera les variables C0 (concentration initiale), alpha (), beta () et gamma () qu'on supposera précédemment définies.

Voir l'indice

Initialiser la liste avec C_0 et utiliser une boucle for itérant la relation de récurrence établie à la question précédente.

Voir la stratégie
  1. Initialiser la liste L_C contenant la valeur initiale C0.
  2. Réaliser une boucle itérative parcourant les N intervalles de temps (soit len(L_t) - 1 itérations) pour calculer la concentration à chaque date successive à l'aide de la relation de récurrence de la méthode d'Euler explicite établie à la question Q26.
  3. Ajouter chaque nouvelle valeur calculée à la liste L_C.
Voir la réponse courte

Boucle itérative implémentant la relation de récurrence d'Euler explicite pour remplir la liste des concentrations successives.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, la formule de récurrence s'écrit :

C_{i+1} = C_i + p \left( -\alpha\,C_i - \beta\,C_i^2 + \gamma \right)

On implémente cette récurrence pour construire la liste L_C correspondant aux dates de la liste L_t :

L_C = [C0]
for i in range(len(L_t) - 1):
    C_actuel = L_C[i]
    C_suivant = C_actuel + p * (-alpha * C_actuel - beta * C_actuel**2 + gamma)
    L_C.append(C_suivant)
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Partie 3 : Ostéodensitométrie

A · Propagation d'une onde électromagnétique dans le vide

Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : équation de maxwell

Écrire les équations de Maxwell dans le vide, en précisant leurs noms.

Voir l'indice

Citer les équations de Maxwell-Gauss, Maxwell-Thomson, Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère sans sources (\rho=0, \vec{\jmath}=\vec{0}).

Voir la réponse courte

Écriture des quatre équations locales de Maxwell dans le vide (Maxwell-Gauss, Maxwell-Thomson, Maxwell-Faraday, Maxwell-Ampère sans courants ni charges).

Voir le corrigé complet

Dans le vide, en l'absence de charges électriques (\rho = 0) et de courants électriques (\vec{\jmath} = \vec{0}), les équations de Maxwell locales s'écrivent :

  • Équation de Maxwell-Gauss :

    \boxed{\operatorname{div} \vec{E} = 0}
  • Équation de Maxwell-Thomson (ou de conservation du flux magnétique) :

    \boxed{\operatorname{div} \vec{B} = 0}
  • Équation de Maxwell-Faraday :

    \boxed{\vec{\operatorname{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}
  • Équation de Maxwell-Ampère :

    \boxed{\vec{\operatorname{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}

où c = \dfrac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}} désigne la célérité de la lumière dans le vide.

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : relation de dispersion, polarisation

En déduire l'équation d'onde vérifiée par le champ électrique . Quel nom donne-t-on à cette équation ? En déduire la relation de dispersion pour une onde électromagnétique dont le champ électrique s'écrit en coordonnées cartésiennes . Suivant quelle direction se propage cette onde ? Quelle est sa polarisation ?

Voir l'indice

Prendre le rotationnel de Maxwell-Faraday et utiliser le double produit vectoriel pour faire émerger l'opérateur d'Alembertien, puis injecter l'onde plane pour la relation \omega = kc.

Voir la stratégie
  1. Appliquer l'opérateur rotationnel à la loi de Faraday et utiliser la formule du double rotationnel avec \operatorname{div}\vec{E} = 0 et l'équation d'Ampère-Maxwell dans le vide pour établir l'équation de propagation.
  2. Injecter la forme d'onde plane harmonique dans l'équation d'onde pour en déduire la relation liant la pulsation \omega au vecteur d'onde k.
  3. Identifier la direction et le sens de propagation à partir de la dépendance spatio-temporelle de la phase, puis la polarisation à partir de l'orientation du champ électrique.
Voir la réponse courte

Établissement de l'équation de d'Alembert via \vec{\text{rot}}(\vec{\text{rot}}\vec{E}), relation \omega = c k, propagation selon +\vec{u}_x et polarisation rectiligne selon \vec{u}_z.

Voir le corrigé complet

D'après les équations de Maxwell dans le vide établies en Q28, prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = -\vec{\operatorname{rot}}\left(\frac{\partial\vec{B}}{\partial t}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B})

En utilisant la formule du formulaire \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \Delta\vec{E} ainsi que \operatorname{div}\vec{E} = 0 et \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \frac{1}{c^2}\frac{\partial\vec{E}}{\partial t}, il vient :

-\Delta\vec{E} = -\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2\vec{E}}{\partial t^2}

On obtient l'équation de d'Alembert :

\boxed{\Delta\vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2\vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

L'onde plane harmonique s'écrit \vec{E}(x,t) = E_0 \exp(i(\omega t - k x))\,\vec{u}_z. Le laplacien vectoriel se réduit à :

\Delta\vec{E} = \frac{\partial^2\vec{E}}{\partial x^2} = (-ik)^2\vec{E} = -k^2\vec{E}

De même :

\frac{\partial^2\vec{E}}{\partial t^2} = (i\omega)^2\vec{E} = -\omega^2\vec{E}

En substituant ces dérivées dans l'équation de d'Alembert :

\left(-k^2 + \frac{\omega^2}{c^2}\right)\vec{E} = \vec{0}

Puisque cette égalité est vérifiée pour tout point (x,t), on obtient la relation de dispersion :

\boxed{\omega = k\,c \quad \Longleftrightarrow \quad k = \frac{\omega}{c}}

(avec \omega > 0 et k > 0).

  • Direction de propagation : La phase s'écrit \phi(x,t) = \omega t - k x = \omega\left(t - \frac{x}{c}\right). Les plans d'onde d'égale phase se déplacent vers les x croissants : l'onde se propage selon la direction de l'axe (Ox), dans le sens du vecteur \vec{u}_x.
  • Polarisation : Le vecteur champ électrique oscille selon une direction fixe dans l'espace, colinéaire au vecteur \vec{u}_z. L'onde présente donc une polarisation rectiligne selon l'axe (Oz).

Résultat

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Notions : photon, relation de planck-einstein

Les rayons X utilisés dans l'ostéodensitométrie ont une énergie de 40 et 70 keV. Déterminer l'énergie en J des rayons de 40 keV, puis leur fréquence et leur longueur d'onde.

Voir l'indice

Convertir les électronvolts en joules (1\text{ eV} = 1{,}60\cdot 10^{-19}\text{ J}) et utiliser les relations fondamentales du photon \varepsilon = h\nu = hc/\lambda.

Voir la réponse courte

Conversion d'énergie E = 40\text{ keV} = 6{,}4\cdot 10^{-15}\text{ J}, puis calcul de \nu = E/h et \lambda = c/\nu \approx 0{,}031\text{ nm}.

Voir le corrigé complet

1. Énergie en joules

Un électron-volt correspond à l'énergie cinétique acquise par une charge élémentaire e accélérée sous une différence de potentiel de 1\text{ V} :

1\text{ eV} = e \times 1\text{ V} = 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ J}

Pour un photon de rayon X d'énergie \varepsilon_1 = 40\text{ keV} = 40 \cdot 10^3\text{ eV} :

\begin{aligned} \varepsilon_1 &= 40 \cdot 10^3 \times 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ J} \\ &= 6{,}4 \cdot 10^{-15}\text{ J} \end{aligned}
\boxed{\varepsilon_1 = 6{,}4 \cdot 10^{-15}\text{ J}}

2. Fréquence des rayons X

D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie d'un photon est liée à sa fréquence \nu_1 par :

\varepsilon_1 = h\,\nu_1 \implies \nu_1 = \frac{\varepsilon_1}{h}

Application numérique avec h = 6{,}63 \cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} :

\begin{aligned} \nu_1 &= \frac{6{,}4 \cdot 10^{-15}}{6{,}63 \cdot 10^{-34}} \approx 9{,}7 \cdot 10^{18}\text{ Hz} \end{aligned}
\boxed{\nu_1 \approx 9{,}7 \cdot 10^{18}\text{ Hz}}

3. Longueur d'onde

Dans le vide, la longueur d'onde \lambda_1 est reliée à la fréquence \nu_1 et à la célérité c par :

\lambda_1 = \frac{c}{\nu_1} = \frac{h\,c}{\varepsilon_1}

Application numérique avec c = 3{,}00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\begin{aligned} \lambda_1 &= \frac{3{,}00 \cdot 10^8}{9{,}65 \cdot 10^{18}} \approx 3{,}1 \cdot 10^{-11}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{\lambda_1 \approx 3{,}1 \cdot 10^{-11}\text{ m} = 31\text{ pm}}

Résultat

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B · Propagation d'une onde électromagnétique dans un conducteur ohmique, épaisseur de peau

Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : équation de maxwell, arq

Écrire les équations de Maxwell dans le conducteur ohmique. On va travailler en régime lentement variable (aussi appelé ARQS). Quel terme des équations de Maxwell est alors négligé dans le conducteur ohmique ?

Voir l'indice

Écrire les équations avec le courant de conduction \vec{\jmath} = \sigma\vec{E} et justifier la négligence du courant de déplacement \varepsilon_0\partial\vec{E}/\partial t dans l'ARQS.

Voir la réponse courte

Équations de Maxwell avec \vec{j} = \gamma \vec{E} ; en régime lentement variable (ARQS), le courant de déplacement \varepsilon_0 \partial\vec{E}/\partial t est négligé.

Voir le corrigé complet

Le conducteur ohmique étudié est localement neutre (\rho = 0), non magnétique (\mu = \mu_0, \varepsilon = \varepsilon_0) et obéit à la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma \vec{E}. Les équations de Maxwell s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Maxwell-Gauss :}\quad & \operatorname{div}\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0} = 0 \\ \text{Maxwell-Thomson :}\quad & \operatorname{div}\vec{B} = 0 \\ \text{Maxwell-Faraday :}\quad & \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial\vec{B}}{\partial t} \\ \text{Maxwell-Ampère :}\quad & \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath} + \mu_0\varepsilon_0\frac{\partial\vec{E}}{\partial t} = \mu_0\sigma\vec{E} + \mu_0\varepsilon_0\frac{\partial\vec{E}}{\partial t} \end{aligned}
\boxed{ \operatorname{div}\vec{E} = 0, \quad \operatorname{div}\vec{B} = 0, \quad \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial\vec{B}}{\partial t}, \quad \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0\sigma\vec{E} + \mu_0\varepsilon_0\frac{\partial\vec{E}}{\partial t} }

Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) ou régimes lentement variables, le terme négligé dans le conducteur ohmique est le courant de déplacement (ou la dérivée temporelle du champ électrique) :

\boxed{\vec{\jmath}_D = \varepsilon_0 \frac{\partial\vec{E}}{\partial t} \quad \left(\text{soit le terme }\mu_0\varepsilon_0\frac{\partial\vec{E}}{\partial t} \text{ dans l'équation de Maxwell-Ampère}\right)}

L'équation de Maxwell-Ampère se simplifie alors en :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} \approx \mu_0 \vec{\jmath} = \mu_0\sigma\vec{E}

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : équation de diffusion, effet de peau

En déduire l'équation d'onde vérifiée par le champ électrique dans le conducteur ohmique. Préciser le nom de ce type d'équation.

Voir l'indice

Appliquer le rotationnel à Maxwell-Faraday en substituant \vec{\mathrm{rot}}\vec{B} par la loi d'Ohm locale pour obtenir une équation de diffusion.

Voir la réponse courte

Combinaison du rotationnel de Maxwell-Faraday et de Maxwell-Ampère quasi stationnaire conduisant à l'équation de diffusion \Delta\vec{E} = \mu_0\gamma\,\partial\vec{E}/\partial t.

Voir le corrigé complet

Appliquons l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday :

\vec{\operatorname{rot}}\!\left(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}\right) = -\vec{\operatorname{rot}}\!\left(\frac{\partial\vec{B}}{\partial t}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}\left(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B}\right)

D'une part, en utilisant l'identité vectorielle fournie dans l'énoncé et la neutralité locale du conducteur (\rho = 0 \implies \operatorname{div}\vec{E} = 0) :

\vec{\operatorname{rot}}\!\left(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}\right) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \Delta\vec{E} = -\Delta\vec{E}

D'autre part, en injectant l'équation de Maxwell-Ampère simplifiée dans le cadre de l'ARQS établie à la question Q31 (\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0\sigma\vec{E}) :

-\frac{\partial}{\partial t}\left(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B}\right) = -\mu_0\sigma\,\frac{\partial\vec{E}}{\partial t}

En égalant les deux membres, on obtient :

\boxed{\Delta\vec{E} - \mu_0\sigma\,\frac{\partial\vec{E}}{\partial t} = \vec{0}}

Cette équation est une équation de diffusion (ou équation de la chaleur/diffusion magnétique).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : épaisseur de peau, relation de dispersion

On considère une onde électromagnétique sinusoïdale dont le champ électrique s'écrit : , avec un vecteur d'onde complexe. Déterminer l'expression de en fonction de la pulsation notamment. Déterminer la partie réelle de et sa partie imaginaire, sachant que est positive. Introduire l'épaisseur de peau et donner son expression en fonction de la pulsation notamment.

Voir l'indice

Substituer la forme harmonique pour identifier \underline{k}^2 = -i\mu_0\sigma\omega, égaler les parties réelle et imaginaire avec k_1 > 0, et exprimer \delta = 1/k_1.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression du champ électrique de l'onde plane progressive harmonique dans l'équation de diffusion établie à la question Q32 afin d'obtenir la relation de dispersion liant \underline{k}^2 à \omega.
  2. Écrire \underline{k} = k_1 + i k_2 sous forme algébrique et identifier parties réelle et imaginaire pour déterminer k_1 et k_2, en tenant compte du fait que k_1 > 0 et de la condition d'atténuation de l'onde pour x > 0.
  3. Identifier la longueur caractéristique d'atténuation spatiale pour définir l'épaisseur de peau \delta.
Voir la réponse courte

Injection de la forme d'onde : \underline{k}^2 = -i\mu_0\gamma\omega, calcul des parties réelle et imaginaire k_1 = k_2 = 1/\delta avec \delta = \sqrt{2/(\mu_0\gamma\omega)}.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique s'écrit sous forme complexe :

\vec{E}(x,t) = E_0 \exp(i(\omega t - \underline{k}x))\,\vec{u}_z

Calculons les dérivées intervenant dans l'équation de diffusion obtenue à la question Q32 (\Delta\vec{E} - \mu_0\sigma\,\frac{\partial\vec{E}}{\partial t} = \vec{0}) :

\begin{aligned} \Delta\vec{E} &= \frac{\partial^2\vec{E}}{\partial x^2} = (-i\underline{k})^2 \vec{E} = -\underline{k}^2 \vec{E} \\ \frac{\partial\vec{E}}{\partial t} &= i\omega\,\vec{E} \end{aligned}

En injectant ces dérivées dans l'équation de diffusion :

-\underline{k}^2\vec{E} - \mu_0\sigma(i\omega)\vec{E} = \vec{0}

Comme cette relation est vérifiée pour tout x et tout t, on en déduit :

\boxed{\underline{k}^2 = -i\mu_0\sigma\omega}

Écrivons le nombre complexe \underline{k} sous la forme \underline{k} = k_1 + i k_2 avec (k_1, k_2) \in \mathbb{R}^2 :

\underline{k}^2 = (k_1 + i k_2)^2 = k_1^2 - k_2^2 + 2i k_1 k_2

Par identification avec \underline{k}^2 = -i\mu_0\sigma\omega, on obtient le système :

\begin{cases} k_1^2 - k_2^2 = 0 \\ 2k_1 k_2 = -\mu_0\sigma\omega \end{cases}

La première équation donne k_2^2 = k_1^2, soit k_2 = \pm k_1.

Comme la conductivité \sigma, la perméabilité \mu_0 et la pulsation \omega sont strictement positives, le produit 2 k_1 k_2 = -\mu_0\sigma\omega est strictement négatif. Sachant que k_1 > 0, il vient nécessairement :

k_2 = -k_1 < 0

En reportant dans la seconde équation :

-2k_1^2 = -\mu_0\sigma\omega \implies k_1 = \sqrt{\frac{\mu_0\sigma\omega}{2}}

On en déduit donc :

\boxed{k_1 = \sqrt{\frac{\mu_0\sigma\omega}{2}} \quad \text{et} \quad k_2 = -\sqrt{\frac{\mu_0\sigma\omega}{2}}}

L'expression du champ électrique réel s'écrit alors :

\vec{E}(x,t) = E_0 \exp(k_2 x) \cos(\omega t - k_1 x)\,\vec{u}_z = E_0 \exp\left(-\sqrt{\frac{\mu_0\sigma\omega}{2}}\,x\right) \cos(\omega t - k_1 x)\,\vec{u}_z

On introduit l'épaisseur de peau \delta, définie comme la distance caractéristique sur laquelle l'amplitude de l'onde est divisée par \mathrm{e} lors de sa pénétration dans le conducteur :

\delta = \frac{1}{k_1} = -\frac{1}{k_2}

D'où l'expression de l'épaisseur de peau :

\boxed{\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0\sigma\omega}}}

Le vecteur d'onde complexe peut ainsi se condenser sous la forme \underline{k} = \frac{1 - i}{\delta}.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : vecteur de poynting, flux d'énergie

Donner l'expression du vecteur de Poynting en fonction des champs électrique et magnétique. Donner la signification physique de sa moyenne . On ne demande pas de la calculer.

Voir l'indice

Donner \vec{R} = (\vec{E}\wedge\vec{B})/\mu_0 et interpréter sa moyenne temporelle comme le flux de puissance électromagnétique surfacique moyenne traversant l'espace.

Voir la réponse courte

Expression \vec{R} = (\vec{E}\times\vec{B})/\mu_0 ; sa moyenne temporelle représente la densité surfacique de puissance moyenne rayonnée transportée par l'onde.

Voir le corrigé complet

Le vecteur de Poynting \vec{R} est défini à partir des champs électromagnétiques réels \vec{E} et \vec{B} par :

\boxed{\vec{R} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0}}

Le vecteur moyenne temporelle \vec{R}_m(x) = \langle\vec{R}(x,t)\rangle représente le vecteur densité surfacique de puissance électromagnétique moyenne (exprimé en \mathrm{W\cdot m^{-2}}) :

  • Sa direction et son sens indiquent la direction et le sens du transport net (moyen) d'énergie par l'onde électromagnétique.
  • Son flux à travers une surface orientée S correspond à la puissance électromagnétique moyenne \mathcal{P}_m transitant à travers cette surface :

    \mathcal{P}_m = \iint_S \vec{R}_m \cdot \mathrm{d}\vec{S}

Résultat

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C · Application à l'ostéodensitométrie

Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : atténuation, absorption

La puissance incidente est la même pour les deux longueurs d'onde, mais elle est inconnue. On mesure la puissance qui traverse l'os , avec ou . Proposer une méthode permettant de déterminer la densité osseuse à partir des mesures de , , ainsi que de , et déterminées par d'autres moyens.

Voir l'indice

Former la différence des logarithmes népériens \ln(P_0/P_{L1}) - \ln(P_0/P_{L2}) = \ln(P_{L2}/P_{L1}) pour éliminer l'inconnue P_0 et isoler la densité osseuse d.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la loi d'atténuation donnée dans le préambule pour chacun des deux rayonnements en fonction de P_0, de la puissance transmise P_{Li} et de l'épaisseur de peau \delta_i.
  2. Éliminer la puissance incidente inconnue P_0 en effectuant la différence membre à membre des deux équations logarithmiques.
  3. Isoler la densité osseuse d pour obtenir la formule littérale finale.
Voir la réponse courte

Exploitation de la loi de Beer-Lambert à deux longueurs d'onde pour éliminer l'inconnue P_0 par rapport logarithmique et isoler la densité osseuse d.

Voir le corrigé complet

D'après les relations données, pour chaque faisceau de rayons X d'indice i \in \{1, 2\}, la puissance transmise P_{Li} vérifie :

\ln\left(\frac{P_0}{P_{Li}}\right) = \frac{2L}{\delta_i} = \frac{2L\sqrt{d}}{\alpha_i}

On applique cette relation aux deux énergies \varepsilon_1 = 40\text{ keV} et \varepsilon_2 = 70\text{ keV} :

\begin{aligned} \ln(P_0) - \ln(P_{L1}) &= \frac{2L\sqrt{d}}{\alpha_1} \\ \ln(P_0) - \ln(P_{L2}) &= \frac{2L\sqrt{d}}{\alpha_2} \end{aligned}

En soustrayant la seconde équation à la première, on élimine la puissance incidente inconnue P_0 :

\ln(P_{L2}) - \ln(P_{L1}) = \ln\left(\frac{P_{L2}}{P_{L1}}\right) = 2L\sqrt{d}\left(\frac{1}{\alpha_1} - \frac{1}{\alpha_2}\right)

On en déduit l'expression de \sqrt{d} :

\sqrt{d} = \frac{\ln\left(\frac{P_{L2}}{P_{L1}}\right)}{2L\left(\dfrac{1}{\alpha_1} - \dfrac{1}{\alpha_2}\right)} = \frac{\alpha_1 \alpha_2 \ln\left(\frac{P_{L2}}{P_{L1}}\right)}{2L(\alpha_2 - \alpha_1)}

En élevant au carré, la méthode permet d'obtenir la densité osseuse d :

\boxed{d = \left[ \frac{\alpha_1 \alpha_2}{2L(\alpha_2 - \alpha_1)} \ln\left(\frac{P_{L2}}{P_{L1}}\right) \right]^2}

Résultat

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Partie 4 : Électrocardiogramme

A · Fonctionnement électrique d'un nerf

Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : théorème de gauss, symétrie et invariances

Montrer que le champ électrique dans la membrane ne dépend que de et qu'il est porté par le vecteur directeur . En appliquant le théorème de Gauss, déterminer l'expression de en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Invoquer les symétries cylindriques et l'invariance par translation et rotation pour justifier la dépendance radiale du champ, puis appliquer le théorème de Gauss sur un cylindre de rayon r.

Voir la stratégie
  1. Analyser les invariances par translation et rotation pour déterminer les variables d'espace dont dépend le champ électrique.
  2. Identifier deux plans de symétrie orthogonaux passant par le point considéré pour déterminer la direction du vecteur champ électrique.
  3. Définir une surface de Gauss adaptée (cylindre fermé coaxial de rayon r \in [a, a+b] et de hauteur H), exprimer le flux sortant, recenser la charge intérieure et appliquer le théorème de Gauss avec la permittivité \varepsilon_0 \varepsilon_r.
Voir la réponse courte

Symétrie cylindrique imposant \vec{E} = E(r)\vec{u}_r, application du théorème de Gauss à un cylindre de rayon r donnant E(r) = \sigma a / (\varepsilon_0\varepsilon_r r).

Voir le corrigé complet

1. Symétries et invariances du champ électrique

  • Invariances : La distribution de charge est invariante par translation le long de l'axe (Oz) (modèle du cylindre infini) et par rotation autour de l'axe (Oz) (symétrie de révolution). Le champ électrique ne dépend donc ni de z ni de \theta :

    \vec{E}(M) = \vec{E}(r)
  • Symétries :

    • Tout plan contenant l'axe (Oz), notamment le plan (M, \vec{u}_r, \vec{u}_z), est un plan de symétrie de la distribution de charges. Par conséquent, \vec{E}(M) appartient à ce plan, ce qui impose E_\theta(r) = 0.
    • Le plan perpendiculaire à l'axe (Oz) passant par M, c'est-à-dire (M, \vec{u}_r, \vec{u}_\theta), est également un plan de symétrie de la distribution. Par conséquent, \vec{E}(M) appartient à ce plan, ce qui impose E_z(r) = 0.

Le champ électrique est donc radial et ne dépend que de la coordonnée radiale r :

\vec{E}(M) = E(r)\,\vec{u}_r

2. Application du théorème de Gauss dans la membrane

Considérons une surface de Gauss fermée \mathcal{S}_G constituée d'un cylindre de rayon r situé dans la membrane (a \leqslant r \leqslant a+b), de hauteur H, coaxial à l'axe (Oz).

  • Calcul du flux :

    • Sur les deux bases planes perpendiculaires à (Oz), le vecteur surface élémentaire est dirigé selon \pm \vec{u}_z. Comme \vec{E}(M) \cdot \vec{u}_z = 0, le flux à travers les bases est nul.
    • Sur la surface latérale \mathcal{S}_{\text{lat}}, le vecteur surface élémentaire sortant est \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{u}_r. Le champ y a une norme constante E(r) :

      \Phi = \iint_{\mathcal{S}_{\text{lat}}} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = E(r) \iint_{\mathcal{S}_{\text{lat}}} \mathrm{d}S = E(r) \cdot 2\pi r H
  • Charge intérieure : La surface de Gauss n'englobe que la face intérieure de la membrane en r = a, d'aire 2\pi a H, chargée avec la densité surfacique uniforme \sigma :

    Q_{\text{int}} = \sigma \cdot 2\pi a H

En appliquant le théorème de Gauss dans le milieu de permittivité \varepsilon = \varepsilon_0 \varepsilon_r :

\Phi = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0 \varepsilon_r} \iff E(r) \cdot 2\pi r H = \frac{2\pi a H \sigma}{\varepsilon_0 \varepsilon_r}

On en déduit :

E(r) = \frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r r}

Le champ électrique dans la membrane s'écrit donc :

\boxed{\vec{E}(M) = \frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r r}\,\vec{u}_r}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : potentiel électrostatique, circulation du champ électrique

Quelle est la relation liant le champ électrostatique et le potentiel ? Déterminer l'expression du potentiel en fonction de , , , et de . En déduire que la charge surfacique peut s'écrire .

Voir l'indice

Intégrer le champ radial selon \mathrm{d}V = -E_r\,\mathrm{d}r à partir de r=a où V(a)=V_A, puis évaluer le potentiel en r=a+b pour déterminer \sigma.

Voir la réponse courte

Intégration de \vec{E} = -\vec{\text{grad}}\,V entre les deux armatures cylindriques pour relier V_A - V_E au logarithme népérien et en déduire \sigma.

Voir le corrigé complet

Le champ électrostatique dérive de l'énergie potentielle électrostatique, ce qui se traduit localement par la relation :

\boxed{\vec{E}(M) = -\vec{\operatorname{grad}}\,V(M)}

D'après les symétries établies à la question précédente, le potentiel ne dépend que de la coordonnée radiale r : V(M) = V(r). Dans la base cylindrique (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z), le gradient se réduit à sa composante radiale :

\vec{E}(M) = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r}\,\vec{u}_r

En utilisant l'expression du champ électrique dans la membrane (a \leqslant r \leqslant a+b) obtenue en Q36, \vec{E}(M) = \dfrac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r r}\,\vec{u}_r, il vient :

\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r} = -\frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r r}

Par intégration entre la face intérieure de la membrane en r = a, où le potentiel est celui de l'axoplasme V(a) = V_A, et un point quelconque de la membrane situé à la distance r :

\begin{aligned} \int_{V_A}^{V(r)} \mathrm{d}V &= -\frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r} \int_a^r \frac{\mathrm{d}r'}{r'} \\ V(r) - V_A &= -\frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r}\ln\left(\frac{r}{a}\right) \end{aligned}

Le potentiel à l'intérieur de la membrane s'écrit donc :

\boxed{V(r) = V_A - \frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r} \ln\left(\frac{r}{a}\right)}

À la frontière extérieure de la membrane en r = a+b, le potentiel est continu et s'identifie à celui du liquide extérieur, soit V(a+b) = V_E :

V_E = V_A - \frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r} \ln\left(\frac{a+b}{a}\right)

On en déduit immédiatement :

V_A - V_E = \frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r} \ln\left(\frac{a+b}{a}\right)

d'où l'expression de la densité surfacique de charge :

\boxed{\sigma = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_r (V_A - V_E)}{a \ln\left(\dfrac{a+b}{a}\right)}}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : condensateur plan, champ électrostatique

En utilisant la relation , simplifier l'écriture de la charge surfacique en fonction de , , et de , puis montrer qu'on peut écrire la norme du champ électrique sous la forme . Quelle est la charge portée par la face intérieure d'une longueur de membrane ?

Voir l'indice

Utiliser le développement asymptotique \ln(1+b/a) \approx b/a pour simplifier \sigma et le champ, puis intégrer la charge surfacique sur la surface interne cylindrique.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un développement limité au premier ordre du terme logarithmique pour b \ll a dans l'expression de \sigma obtenue à la question Q37.
  2. En déduire l'approximation de la norme de \vec{E}(M) dans la membrane en remarquant que r \in [a, a+b] \approx a.
  3. Intégrer la densité surfacique de charge uniforme \sigma sur la face interne de la membrane de surface S = 2\pi a L.
Voir la réponse courte

Développement \ln(1+b/a) \approx b/a pour b \ll a, obtention du champ uniforme |(V_A-V_E)/b| et de la charge totale Q = 2\pi a L \sigma.

Voir le corrigé complet

1. Simplification de la charge surfacique \sigma :

D'après le résultat de la question Q37, la densité surfacique s'écrit :

\sigma = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_r (V_A - V_E)}{a \ln\left(1 + \dfrac{b}{a}\right)}

Puisque a \gg b, on a \dfrac{b}{a} \ll 1. En effectuant un développement limité au premier ordre :

\ln\left(1 + \frac{b}{a}\right) \approx \frac{b}{a}

On en déduit l'expression approchée de \sigma :

\boxed{\sigma = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_r (V_A - V_E)}{b}}

2. Norme du champ électrique dans la membrane :

D'après la question Q36, le champ électrique en un point M(r) de la membrane (a \le r \le a+b) vaut :

\vec{E}(M) = \frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r r}\,\vec{u}_r

Comme 0 \le r - a \le b \ll a, on a r \approx a en tout point de l'épaisseur de la membrane. Il vient :

\vec{E}(M) \approx \frac{\sigma}{\varepsilon_0 \varepsilon_r}\,\vec{u}_r = \frac{V_A - V_E}{b}\,\vec{u}_r

Sa norme s'écrit donc bien sous la forme :

\boxed{\|\vec{E}(M)\| = \left|\frac{V_A - V_E}{b}\right|}

3. Charge Q portée par la face intérieure :

La face intérieure de la membrane sur une longueur L forme un cylindre de rayon a et d'aire :

S = 2\pi a L

La distribution surfacique de charge étant uniforme, la charge totale s'exprime par :

Q = \sigma S = 2\pi a L \sigma

En injectant l'expression approchée de \sigma obtenue précédemment :

\boxed{Q = \frac{2\pi a L\,\varepsilon_0 \varepsilon_r (V_A - V_E)}{b}}

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : capacité, condensateur plan

En utilisant la relation , déterminer l'expression de la capacité de la membrane pour une longueur , puis sa capacité par unité de surface de membrane . On trouve dans la littérature médicale . Vérifier que cette valeur est compatible avec l'expression littérale trouvée plus haut. Sachant que , déterminer numériquement et le champ électrique dans la membrane.

Voir l'indice

Identifier la capacité C = Q/(V_A-V_E), en déduire c_m = C/(2\pi a L) = \varepsilon_0\varepsilon_r/b et réaliser les applications numériques.

Voir la stratégie
  1. Identifier la capacité C à partir de la relation Q = C(V_A - V_E) et de l'expression de Q issue de la question Q38.
  2. Calculer la capacité linéique ou surfacique c_m = C/S avec la surface S \approx 2\pi a L dans l'approximation a \gg b.
  3. Effectuer les applications numériques de c_m, \sigma, et du vecteur champ électrique \vec{E}(M).
Voir la réponse courte

Capacité surfacique c_m = \varepsilon_0\varepsilon_r / b, vérification numérique de la cohérence dimensionnelle et calcul de \sigma et E.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q38, la charge portée par la face intérieure de la membrane pour une longueur L s'écrit :

Q = \frac{2\pi a L \varepsilon_0 \varepsilon_r}{b}(V_A - V_E)

Par identification avec la relation définissant la capacité Q = C(V_A - V_E), on obtient la capacité de la membrane :

\boxed{C = \frac{2\pi \varepsilon_0 \varepsilon_r a L}{b}}

La surface de la face intérieure de cette portion cylindrique vaut S = 2\pi a L (la différence avec la surface extérieure étant négligeable au premier ordre en b/a). La capacité par unité de surface de membrane c_m est donc :

c_m = \frac{C}{S} = \frac{2\pi \varepsilon_0 \varepsilon_r a L}{b \times 2\pi a L}
\boxed{c_m = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_r}{b}}

Compatibilité numérique :
Avec les données de l'énoncé : \varepsilon_0 = 8{,}85 \cdot 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}, \varepsilon_r = 8{,}0 et b = 7{,}0\text{ nm} = 7{,}0 \cdot 10^{-9}\text{ m} :

c_m = \frac{8{,}85 \cdot 10^{-12} \times 8{,}0}{7{,}0 \cdot 10^{-9}} \approx 1{,}01 \cdot 10^{-2}\text{ F}\cdot\text{m}^{-2}

Cette valeur coïncide parfaitement, à deux chiffres significatifs, avec la valeur de 1 \cdot 10^{-2}\text{ F}\cdot\text{m}^{-2} issue de la littérature médicale.

Calculs de \sigma et de \vec{E}(M) pour V_A - V_E = -60\text{ mV} = -6{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ V} :

  • Densité surfacique de charge \sigma :

    \sigma = c_m (V_A - V_E) = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_r (V_A - V_E)}{b}
    \sigma = 1{,}01 \cdot 10^{-2} \times (-6{,}0 \cdot 10^{-2}) \approx -6{,}1 \cdot 10^{-4}\text{ C}\cdot\text{m}^{-2}
    \boxed{\sigma \approx -6{,}1 \cdot 10^{-4}\text{ C}\cdot\text{m}^{-2}}
  • Champ électrique \vec{E}(M) :
    À l'intérieur de la membrane (a \leqslant r \leqslant a+b), avec r \approx a, le champ s'écrit vectoriellement (questions Q36 et Q38) :

    \vec{E}(M) \approx \frac{\sigma}{\varepsilon_0 \varepsilon_r}\vec{u}_r = \frac{V_A - V_E}{b}\vec{u}_r

    En injectant les valeurs numériques :

    \frac{V_A - V_E}{b} = \frac{-6{,}0 \cdot 10^{-2}}{7{,}0 \cdot 10^{-9}} \approx -8{,}6 \cdot 10^6\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}
    \boxed{\vec{E}(M) \approx -8{,}6 \cdot 10^6\,\vec{u}_r\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}}

    soit une norme \|\vec{E}(M)\| \approx 8{,}6 \cdot 10^6\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} avec un champ orienté vers l'intérieur (vers l'axoplasme).

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B · Réalisation et exploitation d'un électrocardiogramme

Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : dipôle électrostatique, potentiel dipolaire

En utilisant la formule donnée plus haut, montrer que est proportionnelle à la projection du dipôle électrostatique du cœur sur la direction entre D et G. On notera la constante de proportionnalité, qu'on exprimera en fonction de , et de , la distance entre G et D.

Voir l'indice

Exprimer V_G et V_D avec la formule fournie en tenant compte de \vec{OG} - \vec{OD} = \vec{DG} = DG\,\vec{u}_x pour factoriser le produit scalaire \vec{p}\cdot\vec{u}_x.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les potentiels électrostatiques V_G et V_D créés par le dipôle cardiaque au poignet gauche G et au poignet droit D à l'aide de la formule fournie.
  2. Former la différence de potentiel U_1 = V_G - V_D en exploitant la linéarité du produit scalaire et la relation de Chasles \vec{OG} - \vec{OD} = \vec{DG}.
  3. Exprimer \vec{DG} selon le vecteur unitaire \vec{u}_x pour faire apparaître la projection de \vec{p} sur cet axe et en déduire l'expression de la constante K.
Voir la réponse courte

Superposition des potentiels dipolaires au niveau des électrodes D et G et projection vectorielle sur l'axe \vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

Le dipôle électrostatique de moment dipolaire \vec{p} est situé au point O (centre du cœur). D'après l'énoncé, les deux poignets sont situés à égale distance d de l'origine :

OG = OD = d

D'après l'expression du potentiel dipolaire V(M) = \dfrac{\vec{p}\cdot\vec{r}}{4\pi\varepsilon_0 r^3} avec \vec{r} = \vec{OM}, les potentiels aux points G et D s'écrivent :

\begin{aligned} V_G &= \frac{\vec{p}\cdot\vec{OG}}{4\pi\varepsilon_0 d^3} \\ V_D &= \frac{\vec{p}\cdot\vec{OD}}{4\pi\varepsilon_0 d^3} \end{aligned}

La tension mesurée U_1 = V_G - V_D vaut alors :

U_1 = \frac{\vec{p}\cdot\vec{OG} - \vec{p}\cdot\vec{OD}}{4\pi\varepsilon_0 d^3} = \frac{\vec{p}\cdot(\vec{OG} - \vec{OD})}{4\pi\varepsilon_0 d^3} = \frac{\vec{p}\cdot\vec{DG}}{4\pi\varepsilon_0 d^3}

D'après la figure 11, le vecteur unitaire \vec{u}_x est orienté suivant la droite joignant le poignet droit D au poignet gauche G, de D vers G. On a donc :

\vec{DG} = DG\,\vec{u}_x

On en déduit :

U_1 = \left(\frac{DG}{4\pi\varepsilon_0 d^3}\right)(\vec{p}\cdot\vec{u}_x)

La tension U_1 est donc bien proportionnelle à la projection du dipôle cardiaque sur l'axe \vec{u}_x, soit U_1 = K\,(\vec{p}\cdot\vec{u}_x), avec :

\boxed{K = \frac{DG}{4\pi\varepsilon_0 d^3}}

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : dipôle électrostatique

Le graphe ci-dessous représente le dipôle électrique du cœur à différents instants successifs pendant un cycle cardiaque (un point représente un dipôle nul). On précise l'orientation du vecteur en bas à droite. Auquel de ces 4 graphes (représentant la tension en fonction du temps) l'enregistrement peut-il correspondre ?

Voir l'indice

Projeter mentalement le dipôle cardiaque à chaque instant sur l'axe \vec{u}_x orienté vers la gauche du patient et identifier le profil temporel qui présente les ondes P, Q, R, S, T correspondantes.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la relation établie à la question Q40 reliant la tension mesurée U_1(t) à la composante p_x(t) = \vec{p}(t)\cdot\vec{u}_x du moment dipolaire cardiaque.
  2. Analyser le signe et l'amplitude de la projection p_x(t) au cours des différentes phases du cycle cardiaque présentées sur la figure 12.
  3. Identifier l'allure du signal attendu (ondes P, QRS, T) et en déduire le graphe correspondant parmi les quatre propositions de la figure 13.
Voir la réponse courte

Lecture graphique de la projection temporelle de \vec{p}(t) sur \vec{u}_x pour identifier le tracé d'électrocardiogramme compatible.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q40, la tension mesurée entre le poignet gauche et le poignet droit s'écrit :

U_1(t) = K \left(\vec{p}(t)\cdot\vec{u}_x\right) = K\,p_x(t) \quad \text{avec} \quad K = \frac{\text{DG}}{4\pi\varepsilon_0 d^3} > 0

Le signe et l'amplitude de U_1(t) sont donc directement proportionnels à la composante algébrique p_x(t) du dipôle cardiaque le long de l'axe horizontal \vec{u}_x, orienté vers la droite.

Analysons l'évolution temporelle de cette projection à l'aide de la figure 12 :

  • Phase 1 (t_0 à t_4) : le dipôle est d'abord nul en t_0, vertical en t_1, puis orienté vers le bas et vers la droite en t_2 et t_3 (p_x > 0), avant de s'annuler en t_4. Il apparaît ainsi une première ondulation positive modérée : l'onde P (dépolarisation auriculaire).
  • Phase 2 (t_5 à t_{11}) :

    • À l'instant t_8, le dipôle cardiaque atteint sa plus grande amplitude et est très nettement orienté vers la droite : sa projection est très largement positive (p_x(t_8) \gg 0). Cela impose l'apparition d'un pic très aigu de grande amplitude dirigé vers le haut : l'onde R.
    • À l'instant t_9, le dipôle est incliné vers la gauche (p_x(t_9) < 0), ce qui produit une déflexion brève vers le bas : l'onde S.
    • En t_{11}, le dipôle s'annule (retour à la ligne isoélectrique).
  • Phase 3 (t_{12} à t_{16}) : de t_{13} à t_{15}, le vecteur dipolaire est à nouveau dirigé vers la droite (p_x > 0) avec une amplitude intermédiaire, avant de s'annuler en t_{16}. Cela correspond à une déflexion positive arrondie : l'onde T (repolarisation ventriculaire).

Comparons cette signature aux graphes de la figure 13 :

  • Les tracés (a) et (b) présentent une déflexion ventriculaire principale dirigée vers le bas (déflexion négative prédominante), ce qui est strictement incompatible avec p_x(t_8) > 0.
  • Le tracé (c) ne présente pas la morphologie classique d'un complexe QRS physiologique avec onde R dominante positive.
  • Le tracé (d) présente l'onde P positive, le pic principal aigu et de grande amplitude orienté vers le haut (onde R positive en t_8), le creux consécutif négatif (onde S en t_9) et l'onde de repolarisation positive (onde T en t_{13}\text{--}t_{15}).
\boxed{\text{L'enregistrement correspond au graphe (d).}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Induction électromagnétique (15 % des questions), Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation (15 %), Électrostatique (15 %, partie 4) et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (11 %). Plus ponctuellement : Référentiels non galiléens, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Cinétique chimique, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Mouvement dans un champ de force centrale…

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2025 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En partie : 24 questions sur 41 (59 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Blocs abordables : la sous-partie 1.C (Q7 à Q11), la sous-partie 2.B (Q19 à Q21), la sous-partie 2.C (Q22 à Q24) et la sous-partie 2.D (Q25 à Q27). Avec les autres programmes de première année : 24 en PCSI, 17 en PTSI, 18 en TSI1 et 18 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2025 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie 2 est la plus longue (environ 1 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie MPI 2025 ?

Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2025 ?

Questions de cours : Q1 (référentiel géocentrique), Q2 (force d'inertie d'entraînement), Q10 (incertitude), Q12 (théorème d'ampère), Q22 (titrage), Q28 (équation de maxwell), Q29 (relation de dispersion), Q31 (équation de maxwell)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (orbite circulaire), Q8 (oscillateur harmonique), Q13 (loi de faraday), Q14 (force de laplace), Q20 (diagramme de prédominance), Q24 (indicateur coloré), Q33 (épaisseur de peau) et Q36 (théorème de gauss).

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie MPI 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (29 sur 41), par exemple : Q1 à Q4, Q7 à Q9, Q11, Q14, Q16 à Q20, Q22 à Q32, Q34, Q35, Q39 et Q41. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q5, Q12, Q15, Q37 et Q38.

Que faire si l'on n'arrive pas à calculer σ à la question Q37 ?

Admettre la formule donnée par l'énoncé : l'expression de la charge surfacique y est directement fournie, ce qui permet d'enchaîner sans pénalité sur les questions Q38 et Q39.

Faut-il apprendre par cœur le potentiel d'un dipôle électrostatique ?

Non : la formule du potentiel créé à grande distance par un dipôle électrostatique est explicitement rappelée dans le texte pour aborder la question Q40.

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