Corrigé détaillé Mines Physique 2 MP 2025
Mesure et caractérisation du champ de pesanteur
- 23 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en MPSI : 7 questions sur 23
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet accessible · Référentiels non galiléens, Physique quantique, Cinématique et dynamique du point · 7 incontournables · 7 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet moderne et formateur aborde la gravimétrie de haute précision sous deux angles complémentaires : macroscopique et microscopique. La première partie propose une modélisation rigoureuse des marées terrestres et du champ gravitationnel différentiel induit par la Lune et le Soleil en référentiel non galiléen. La seconde partie étudie le fonctionnement d'un interféromètre atomique à ondes de matière (atomes de rubidium refroidis par laser) permettant de mesurer avec une sensibilité relative de l'ordre de . Elle guide le candidat à travers l'approximation semi-classique BKW de l'équation de Schrödinger. C'est une excellente épreuve de synthèse, mêlant calculs vectoriels soignés, ordres de grandeur et physique quantique ondulatoire.
- Difficulté
- Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 11,25/20)
- Temps estimé
- ≈ 2 h 15 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Référentiels non galiléens37 %
- Physique quantique28 %
- Cinématique et dynamique du point11 %
- Interférences lumineuses9 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MPSI : 7 questions sur 23.
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Sommaire
23 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
23 questionsPartie I : Mesure de la variation temporelle de g
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : marée, ordre de grandeur
Évaluer graphiquement les trois temps caractéristiques qui apparaissent sur la courbe de la figure 1. Que peut-on conjecturer sur les origines respectives des variations de sur chacune de ces échelles de temps ?
Voir l'indiceIndice
Observer les oscillations rapides (période d'environ 12 h et 24 h liée à la rotation terrestre) et la modulation d'amplitude globale (période de battement d'environ 14 à 15 jours entre vives-eaux et mortes-eaux).
Voir la stratégieStratégie
Identifier sur la figure 1 les échelles de temps caractéristiques observables sur une durée de mesure d'environ 25\text{ jours} :
- l'oscillation la plus rapide (distance temporelle entre deux maxima consécutifs) ;
- la périodicité de la dissymétrie jour/nuit (inégalité diurne entre un pic haut et un pic plus bas consécutifs) ;
- la modulation d'amplitude de l'enveloppe du signal (phénomène de battement).
- Relier chaque temps caractéristique aux mouvements astronomiques du système Terre-Lune-Soleil : rotation propre de la Terre, effet différentiel de marée et alignement périodique des astres.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture graphique des trois échelles de temps (12 h, 24 h, 14 j) associées respectivement aux marées semi-diurne, diurne et au cycle de vives-eaux/mortes-eaux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Évaluation graphique des trois temps caractéristiques :
Oscillations rapides (\tau_1) : Sur un intervalle de 5\text{ jours} (par exemple entre les jours juliens moyens 57120 et 57125), on compte environ 10 oscillations complètes (deux maxima par jour). La période fondamentale des oscillations est donc :
\boxed{\tau_1 \approx 0{,}5\text{ jour} \approx 12\text{ h}}Dissymétrie journalière (\tau_2) : Deux maxima consécutifs ne présentent pas la même amplitude (alternance d'un pic d'amplitude plus forte et d'un pic d'amplitude plus faible). Cette modulation se répète toutes les 24\text{ h}, d'où un deuxième temps caractéristique :
\boxed{\tau_2 \approx 1\text{ jour} = 24\text{ h}}Modulation lente de l'enveloppe (\tau_3) : L'amplitude des oscillations subit une modulation temporelle nette :
- des maxima d'amplitude (d'environ 1\,000\text{ nm}\cdot\text{s}^{-2}) sont atteints autour de \text{JJM} \approx 57122 et \text{JJM} \approx 57136 ;
- des minima d'amplitude (oscillations presque amorties à moins de 200\text{ nm}\cdot\text{s}^{-2}) apparaissent vers \text{JJM} \approx 57129 et \text{JJM} \approx 57144.
L'écart temporel entre deux maxima successifs d'amplitude vaut 57136 - 57122 \approx 14\text{ jours}. On en déduit :
\boxed{\tau_3 \approx 14\text{ à }15\text{ jours}}
2. Origines physiques conjecturées :
- Pour \tau_1 \approx 12\text{ h} : C'est la période de la marée gravitationnelle semi-diurne. Le champ de marée gravitationnel exercé par un astre extérieur (principalement la Lune, et secondairement le Soleil) crée deux renflements symétriques (un vers l'astre, un à l'opposé). La rotation de la Terre sur elle-même amène le point M à traverser ces deux renflements en un jour, soit deux cycles par jour terrestre.
- Pour \tau_2 \approx 24\text{ h} : C'est la période de rotation propre de la Terre dans le référentiel géocentrique (T_M \approx 1\text{ jour}). L'axe de rotation de la Terre étant incliné par rapport au plan orbital de la Lune (et au plan de l'écliptique), l'observateur terrestre ne coupe pas les deux bourrelets de marée à la même latitude, ce qui induit une « inégalité diurne » (marée diurne).
Pour \tau_3 \approx 14\text{ à }15\text{ jours} : Il s'agit du battement entre les contributions des marées lunaire et solaire, correspondant à un demi-mois synodique (période de syzygie à syzygie, d'environ 29{,}5/2 \approx 14{,}8\text{ jours}) :
- lors des alignements Terre-Lune-Soleil (pleine lune et nouvelle lune), les effets se renforcent : ce sont les vives-eaux (amplitude maximale) ;
- lors des quadratures (premiers et derniers quartiers), les effets s'opposent partiellement : ce sont les mortes-eaux (amplitude minimale).
Résultat
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : référentiel galiléen, référentiel géocentrique, référentiel de copernic
Rappeler la définition d'un référentiel galiléen, du référentiel de Copernic et du référentiel géocentrique .
Voir l'indiceIndice
Préciser pour chaque référentiel la position de l'origine ainsi que la direction des axes par rapport aux étoiles lointaines considérées comme fixes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définitions d'un référentiel galiléen, du référentiel héliocentrique de Copernic et du référentiel géocentrique en translation par rapport aux étoiles lointaines.
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- Référentiel galiléen : Un référentiel est dit galiléen (ou inertiel) si le principe d'inertie (première loi de Newton) y est vérifié : tout système isolé ou pseudo-isolé y est soit au repos, soit en mouvement de translation rectiligne et uniforme.
- Référentiel de Copernic \mathscr{R}_0 : C'est le référentiel dont l'origine est le centre de masse du système solaire (souvent confondu en première approximation avec le centre du Soleil) et dont les trois axes sont dirigés vers trois étoiles lointaines considérées comme fixes.
- Référentiel géocentrique \mathscr{R}_g : C'est le référentiel dont l'origine est le centre de la Terre T et dont les axes sont parallèles à ceux du référentiel de Copernic (pointés vers les mêmes étoiles lointaines). Il est donc en mouvement de translation (non rectiligne uniforme) par rapport à \mathscr{R}_0.
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : référentiel non galiléen, accélération d'entraînement
On considère que le référentiel est galiléen. Montrer que ne l'est pas.
Voir l'indiceIndice
Considérer le mouvement orbital du centre de la Terre dans le champ gravitationnel du Soleil pour expliciter l'accélération d'entraînement de son origine par rapport au référentiel de Copernic.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la nature du mouvement de \mathscr{R}_g par rapport à \mathscr{R}_0 (translation).
- Énoncer la condition nécessaire et suffisante pour qu'un référentiel en translation par rapport à un référentiel galiléen soit lui-même galiléen (accélération nulle de son origine).
- Exprimer l'accélération du centre de la Terre T dans \mathscr{R}_0 due à son orbite autour du Soleil et conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le centre de la Terre décrivant une orbite accélérée autour du Soleil par rapport à Copernic, le référentiel géocentrique n'est pas strictement galiléen.
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Par définition, les axes du référentiel géocentrique \mathscr{R}_g conservent des directions fixes par rapport à ceux du référentiel de Copernic \mathscr{R}_0. Le mouvement de \mathscr{R}_g par rapport à \mathscr{R}_0 est donc un mouvement de translation.
Un référentiel en translation par rapport à un référentiel galiléen est lui-même galiléen si et seulement si cette translation est rectiligne et uniforme, c'est-à-dire si l'accélération de son origine est identiquement nulle dans \mathscr{R}_0 :
Or, dans le référentiel de Copernic \mathscr{R}_0, le centre de la Terre T décrit une orbite quasi-circulaire de rayon d_{\mathrm{S}} autour du centre de masse du système solaire (proche du centre du Soleil), avec une période d'une année T_{\mathrm{S}} \approx 365{,}25\text{ jours} \approx 3{,}16 \times 10^7\text{ s}.
Cette trajectoire curviligne implique l'existence d'une accélération centripète non nulle, imprimée principalement par l'attraction gravitationnelle du Soleil :
Numériquement :
L'accélération de l'origine de \mathscr{R}_g n'étant pas nulle dans \mathscr{R}_0 :
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : théorème de gauss, champ de gravitation
Énoncer le théorème de Gauss gravitationnel, reliant notamment le champ de gravitation et la constante de gravitation universelle . En déduire l'expression du champ créé par un astre (A) pour , en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Écrire le flux du champ gravitationnel à travers une sphère concentrique de rayon r > R_{\mathrm{A}} en utilisant la masse intérieure m_{\mathrm{A}} par analogie avec le théorème de Gauss électrostatique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé du théorème de Gauss gravitationnel et application à une sphère pour retrouver le champ newtonien extérieur \vec{\mathcal{G}}_{\mathrm{A}}(M) = -\frac{G m_{\mathrm{A}}}{AM^2}\vec{u}.
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1. Énoncé du théorème de Gauss gravitationnel
Le flux du champ gravitationnel \vec{\mathcal{G}} à travers une surface fermée \Sigma orientée vers l'extérieur est proportionnel à la masse intérieure M_{\text{int}} délimitée par cette surface :
où G est la constante de gravitation universelle et \mathrm{d}\vec{S}_{\text{ext}} = \vec{n}_{\text{ext}}\,\mathrm{d}S.
2. Détermination du champ créé par l'astre (A)
Symétries et invariances : La distribution de masse de l'astre (A) est à symétrie sphérique par rapport à son centre A. Tout plan passant par A et par le point M est un plan de symétrie de la distribution. Le champ \vec{\mathcal{G}}_{\mathrm{A}}(M) appartient à l'intersection de ces plans ; il est donc purement radial :
\vec{\mathcal{G}}_{\mathrm{A}}(M) = \mathcal{G}(r)\,\vec{u}_r \quad \text{avec} \quad \vec{u}_r = \frac{\overrightarrow{AM}}{AM} \quad \text{et} \quad r = AMDe plus, par invariance par rotation autour de A, la composante \mathcal{G}(r) ne dépend que de la distance radiale r.
- Surface de Gauss : On choisit pour surface fermée \Sigma la sphère de centre A et de rayon r = AM > R_{\mathrm{A}}. Le vecteur unitaire normal sortant est \vec{n}_{\text{ext}} = \vec{u}_r.
Calcul du flux :
\Phi = \oiint_{\Sigma} \vec{\mathcal{G}}_{\mathrm{A}}(M) \cdot \mathrm{d}\vec{S}_{\text{ext}} = \oiint_{\Sigma} \mathcal{G}(r)\,\mathrm{d}S = \mathcal{G}(r) \oiint_{\Sigma} \mathrm{d}S = 4\pi r^2 \mathcal{G}(r)Masse intérieure et conclusion : Comme r > R_{\mathrm{A}}, toute la masse de l'astre est contenue à l'intérieur de \Sigma, soit M_{\text{int}} = m_{\mathrm{A}}. Le théorème de Gauss donne alors :
4\pi r^2 \mathcal{G}(r) = -4\pi G m_{\mathrm{A}} \implies \mathcal{G}(r) = -\frac{G m_{\mathrm{A}}}{r^2}
On en déduit l'expression vectorielle du champ gravitationnel :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : période de rotation, vitesse angulaire
Donner la valeur approximative, en jours terrestres, de chacune de ces périodes. Déterminer la valeur numérique de en radian par seconde.
Voir l'indiceIndice
Relier les périodes aux mouvements astronomiques connus (rotation sidérale de la Terre, révolution de la Lune autour de la Terre, révolution apparente du Soleil) et calculer \omega = 2\pi / T_{\mathrm{M}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Périodes de rotation propre (1 j) et de révolution lunaire (27,3 j), d'où la vitesse angulaire terrestre \omega \approx 7{,}29 \times 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}.
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Dans le référentiel géocentrique \mathscr{R}_g :
Le point M fixé à la surface de la Terre effectue une rotation complète en un jour sidéral :
T_M \approx 1\text{ jour terrestre} \quad (\text{plus précisément } 23\text{ h } 56\text{ min } 4\text{ s} \approx 0{,}997\text{ j}).Le centre L de la Lune effectue une révolution autour de la Terre en un mois sidéral :
T_L \approx 27{,}3\text{ jours terrestres} \quad (\approx 27\text{ à }28\text{ j}).Le centre S du Soleil décrit une trajectoire apparente circulaire uniforme en une année :
T_S \approx 365{,}25\text{ jours terrestres} \quad (\approx 365\text{ j}).
La vitesse angulaire de rotation propre de la Terre s'écrit :
Avec T_M \approx 23\text{ h } 56\text{ min } 4\text{ s} \approx 86\,164\text{ s} (ou en première approximation 1\text{ j} = 86\,400\text{ s}) :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : pesanteur apparente, force d'inertie d'entraînement, champ de marée
En étudiant le mouvement de dans le référentiel , montrer que l'on peut exprimer sous la forme où s'exprime en fonction de et de alors que est simplement la différence entre et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse m dans le référentiel géocentrique non galiléen en faisant apparaître l'accélération d'entraînement et le champ gravitationnel de l'astre perturbateur.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique au point T dans le référentiel galiléen de Copernic \mathscr{R}_0 pour déterminer l'accélération d'entraînement de \mathscr{R}_g.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique au point matériel M dans le référentiel géocentrique \mathscr{R}_g (en translation accélérée par rapport à \mathscr{R}_0).
- Identifier l'expression de \vec{g} grâce à la relation de définition \vec{R} + m\vec{g} = \vec{0}.
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD dans le référentiel terrestre combinant attraction terrestre, terme axifuge \vec{\gamma}_0 et terme différentiel de marée \vec{\gamma}_1 entre M et T.
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Le référentiel de Copernic \mathscr{R}_0 étant supposé galiléen, le mouvement du centre de la Terre T est régi par l'attraction gravitationnelle exercée par les corps célestes extérieurs, ici l'astre (\mathrm{A}). Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la Terre dans \mathscr{R}_0 s'écrit :
Le référentiel géocentrique \mathscr{R}_g est en translation par rapport à \mathscr{R}_0, avec une vitesse angulaire de rotation nulle : \vec{\Omega}(\mathscr{R}_g/\mathscr{R}_0) = \vec{0}. La force d'inertie de Coriolis y est donc identiquement nulle (\vec{F}_{ic} = \vec{0}), et la force d'inertie d'entraînement subie par le point M de masse m s'écrit :
Dans le référentiel \mathscr{R}_g, le point M, lié à la Terre, effectue un mouvement de rotation uniforme autour de l'axe (T, \vec{e}_z) à la vitesse angulaire \vec{\omega} = \omega\vec{e}_z. Son accélération dans \mathscr{R}_g est son accélération centripète :
Appliquons le principe fondamental de la dynamique à la masse ponctuelle M dans le référentiel non galiléen \mathscr{R}_g. Les forces réelles appliquées sont la réaction du support \vec{R}, l'attraction de la Terre m\vec{\mathcal{G}}_{\mathrm{T}}(M) et l'attraction de l'astre perturbateur m\vec{\mathcal{G}}_{\mathrm{A}}(M) :
En remplaçant \vec{F}_{ie} par son expression et en regroupant les termes :
Par identification avec la relation de définition de l'intensité de la pesanteur locale \vec{R} + m\vec{g} = \vec{0}, on obtient :
avec :
Résultat
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : force centrifuge, pesanteur apparente
Comment intervient le terme dans la variation du champ de pesanteur locale ?
Voir l'indiceIndice
Examiner si la position du point d'observation M et le vecteur rotation de la Terre varient au cours du temps dans le référentiel géocentrique pour conclure sur la contribution de \vec{\gamma}_0 aux variations \delta g.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le terme d'entraînement axifuge \vec{\gamma}_0 = \omega^2 \vec{HM} est constant en un lieu fixé et n'induit aucune fluctuation temporelle locale de g.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le point M étant fixé à la surface de la Terre, il est immobile dans le référentiel terrestre \mathscr{R}_{\mathrm{T}}. Dans ce référentiel :
- le vecteur position \overrightarrow{TM} est constant au cours du temps ;
- la rotation de la Terre est supposée uniforme, donc le vecteur rotation \vec{\omega} = \omega\,\vec{e}_z est également constant.
Le terme axifuge d'entraînement \vec{\gamma}_0 = -\vec{\omega} \wedge (\vec{\omega} \wedge \overrightarrow{TM}) est par conséquent rigoureusement constant au cours du temps en un lieu donné.
Il contribue en revanche, aux côtés du champ d'attraction terrestre \vec{\mathcal{G}}_{\mathrm{T}}(M), à la valeur moyenne temporelle \bar{g} de la pesanteur locale (dont l'intensité dépend de la latitude du point M, étant maximale aux pôles et minimale à l'équateur).
Résultat
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : pesanteur apparente, champ de marée
Déterminer l'expression de en fonction de , et de l'un des trois termes , ou .
Voir l'indiceIndice
Projeter le champ de pesanteur sur la verticale locale descendante -\vec{e}_r et isoler la composante fluctuante induite par la présence de l'astre (A).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'intensité du champ de pesanteur g = \|\vec{g}\| à l'aide de la décomposition \vec{g} = \vec{g}_0 + \vec{\gamma}_1, où \vec{g}_0 = \vec{\mathcal{G}}_{\mathrm{T}}(M) + \vec{\gamma}_0 est stationnaire.
- Effectuer un développement limité au premier ordre en \vec{\gamma}_1, sachant que \|\vec{\gamma}_1\| \ll \|\vec{g}_0\|.
- Relier la direction verticale locale descendante \vec{u} = \vec{g}_0/\|\vec{g}_0\| au vecteur unitaire radial \vec{e}_r dirigé vers le haut.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection de la contribution différentielle perturbatrice sur la verticale locale ascendante : \delta g_{\mathrm{A}} = \vec{\gamma}_1 \cdot \vec{e}_r.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q6, le champ de pesanteur en M s'écrit :
Comme établi à la question Q7, les termes gravitationnel terrestre \vec{\mathcal{G}}_{\mathrm{T}}(M) et axifuge \vec{\gamma}_0 sont rigoureusement indépendants du temps pour un point M fixe à la surface de la Terre. En notant le champ moyen non perturbé :
où \vec{u} est le vecteur unitaire de la verticale locale descendante et g_0 = \|\vec{g}_0\| \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.
Le terme de marée \vec{\gamma}_1 créé par l'astre (A) constitue une perturbation de très faible amplitude devant g_0 (\|\vec{\gamma}_1\| \sim 10^{-6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \ll g_0). L'intensité de la pesanteur s'exprime donc par un développement limité au premier ordre :
Or, le vecteur \vec{e}_r = \overrightarrow{TM}/R_{\mathrm{T}} est le vecteur unitaire radial ascendant (orienté du centre de la Terre vers l'extérieur). La verticale descendante est opposée à cette direction radiale (la déviation due au terme axifuge \vec{\gamma}_0 étant de l'ordre de 10^{-3}\text{ rad}, elle est tout à fait négligeable) :
Puisque la moyenne temporelle de \vec{\gamma}_1 au cours des révolutions de l'astre est nulle, on identifie la valeur moyenne temporelle \bar{g} à g_0. La variation temporelle \delta g_{\mathrm{A}} = g - \bar{g} s'identifie donc à la projection du terme de marée \vec{\gamma}_1 sur la verticale locale :
Résultat
Question 9
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : champ de marée, développement limité
Montrer que, dans cette approximation, s'exprime sous la forme
où l'on précisera l'expression de en fonction de , , , et . En déduire l'expression de en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement limité à l'ordre 1 en R_{\mathrm{T}}/d_{\mathrm{A}} du vecteur \overrightarrow{AM}/AM^3 = (\overrightarrow{AT} + \overrightarrow{TM})/\|\overrightarrow{AT} + \overrightarrow{TM}\|^3 en utilisant le produit scalaire \overrightarrow{TM} \cdot \overrightarrow{TA} = -R_{\mathrm{T}} d_{\mathrm{A}} \cos\Psi_{\mathrm{A}}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \overrightarrow{AM} par la relation de Chasles \overrightarrow{AM} = \overrightarrow{TM} - \overrightarrow{TA}, puis effectuer un développement limité de AM^{-3} au premier ordre en R_{\mathrm{T}}/d_{\mathrm{A}}.
- Réinjecter ce développement dans \vec{\gamma}_1 = \overrightarrow{\mathcal{G}}_{\mathrm{A}}(M) - \overrightarrow{\mathcal{G}}_{\mathrm{A}}(T) et ne conserver que les termes d'ordre 1 pour identifier le scalaire \mu.
- Projeter -\vec{\gamma}_1 sur le vecteur unitaire radial \vec{e}_r en exploitant le résultat de la question Q8 pour établir l'expression de \delta g_{\mathrm{A}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement au premier ordre en R_{\mathrm{T}}/d_{\mathrm{A}} du terme différentiel pour obtenir la force de marée et sa projection radiale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q4, le champ gravitationnel créé par l'astre (\mathrm{A}) en un point quelconque est dirigé vers le centre A :
Le champ différentiel de marée défini à la question Q6 s'écrit alors :
Exprimons la distance AM à l'aide du produit scalaire :
Au premier ordre en R_{\mathrm{T}}/d_{\mathrm{A}} \ll 1, la fonction (1 + u)^{-3/2} = 1 - \frac{3}{2}u + o(u) donne :
En reportant cette approximation dans l'expression de \vec{\gamma}_1 :
On identifie ainsi l'expression demandée \vec{\gamma}_1 = -\dfrac{G m_{\mathrm{A}}}{d_{\mathrm{A}}^3}(\overrightarrow{TM} + \mu \overrightarrow{TA}) avec :
D'après la question Q8, la composante de variation de pesanteur due à l'astre (\mathrm{A}) est \delta g_{\mathrm{A}} = -\vec{\gamma}_1 \cdot \vec{e}_r. En utilisant \vec{e}_r = \dfrac{\overrightarrow{TM}}{R_{\mathrm{T}}} :
D'où :
Ce qui conduit à :
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : champ de marée, marée
Déterminer l'expression de dans le cas particulier où et sont colinéaires et de même sens. Calculer alors, dans ce cas, les valeurs de et , variations de dues respectivement à la Lune et au Soleil ainsi que de leur rapport . Commenter les valeurs obtenues.
Voir l'indiceIndice
Faire \Psi_{\mathrm{A}} = 0 pour évaluer la perturbation maximale et effectuer l'application numérique pour la Lune et le Soleil avec les données fournies pour comparer leurs contributions respectives.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'amplitude de marée dans l'alignement, applications numériques pour la Lune et le Soleil et rapport \kappa \approx 2{,}2 favorable à la Lune.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lorsque les vecteurs \overrightarrow{TM} et \overrightarrow{TA} sont colinéaires et de même sens, l'angle au centre vaut \Psi_{\mathrm{A}} = 0. Il en résulte \cos\Psi_{\mathrm{A}} = 1.
En injectant cette valeur dans l'expression de \delta g_{\mathrm{A}} établie à la question Q9 :
On en déduit la norme de la perturbation :
Application numérique pour la Lune : Avec G = 6{,}7 \times 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-2}\cdot\text{kg}^{-1}, R_{\mathrm{T}} = 6{,}4 \times 10^6\text{ m}, m_{\mathrm{L}} = 7{,}3 \times 10^{22}\text{ kg} et d_{\mathrm{L}} = 3{,}8 \times 10^8\text{ m} :
Application numérique pour le Soleil : Avec m_{\mathrm{S}} = 2{,}0 \times 10^{30}\text{ kg} et d_{\mathrm{S}} = 1{,}5 \times 10^{11}\text{ m} :
Rapport \kappa :
Commentaires :
- Ces variations sont minimes en valeur relative devant la pesanteur moyenne \bar{g} \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (de l'ordre de 10^{-7}\bar{g}), mais elles sont en accord quantitatif direct avec l'amplitude de quelques centaines à un millier de \text{nm}\cdot\text{s}^{-2} lue sur l'enregistrement expérimental de la figure 1.
- Bien que le Soleil soit environ 2{,}7 \times 10^7 fois plus massif que la Lune, l'effet de marée lunaire est plus de deux fois supérieur à l'effet solaire (\kappa > 1). La décroissance de l'effet de marée en 1/d^3 favorise en effet considérablement l'astre le plus proche : le rapport des distances au cube (d_{\mathrm{S}}/d_{\mathrm{L}})^3 \approx (395)^3 \approx 6{,}2 \times 10^7 compense et surpasse très largement le rapport de leurs masses.
Résultat
Question 11
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : marée, battement
En prenant en compte les résultats des questions précédentes, écrire l'expression la plus simple possible de correspondant au modèle étudié en fonction notamment du temps . Après avoir tracé l'allure de la fonction sur un mois, comparer ce résultat aux données expérimentales de la figure 1.
Voir l'indiceIndice
Superposer les deux contributions sinusoïdales associées aux fréquences de passage de la Lune et du Soleil et reconnaître un phénomène de battement dont l'enveloppe module l'amplitude des marées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme de deux composantes périodiques de pulsations proches créant un battement bimensuel de vives-eaux et mortes-eaux, cohérent avec les mesures.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q10, les seuls astres ayant une contribution notable sont la Lune (L) et le Soleil (S). Au premier ordre, les variations temporelles de pesanteur s'additionnent :
D'après la question Q9, la contribution d'un astre (A) s'écrit \delta g_{\mathrm{A}} = \frac{G m_{\mathrm{A}} R_{\mathrm{T}}}{d_{\mathrm{A}}^3}(1 - 3\cos^2\Psi_{\mathrm{A}}). En utilisant l'identité \cos^2\Psi_{\mathrm{A}} = \frac{1 + \cos(2\Psi_{\mathrm{A}})}{2}, la composante fluctuante (de moyenne temporelle nulle) s'exprime par :
(ou A_{\mathrm{A}} \approx \frac{2 G m_{\mathrm{A}} R_{\mathrm{T}}}{d_{\mathrm{A}}^3} selon l'amplitude maximale retenue à la question Q10).
Dans le modèle le plus simple où la Terre, la Lune et le Soleil sont dans le plan équatorial et décrivent des orbites circulaires, les angles varient à vitesse angulaire constante : \Psi_{\mathrm{L}}(t) = (\omega - \omega_{\mathrm{L}})t + \alpha_{\mathrm{L}} et \Psi_{\mathrm{S}}(t) = (\omega - \omega_{\mathrm{S}})t + \alpha_{\mathrm{S}}. En choisissant l'origine des temps t=0 lors d'un alignement Terre-Lune-Soleil (syzygie : pleine Lune ou nouvelle Lune, \alpha_{\mathrm{L}} = \alpha_{\mathrm{S}} = 0) :
avec \Omega_{\mathrm{L}} = 2(\omega - \omega_{\mathrm{L}}) et \Omega_{\mathrm{S}} = 2(\omega - \omega_{\mathrm{S}}). Comme \omega \gg \omega_{\mathrm{L}}, \omega_{\mathrm{S}}, ces deux pulsations sont très proches : \Omega_{\mathrm{L}} \approx \Omega_{\mathrm{S}} \approx 2\omega, ce qui correspond à la période semi-diurne \tau_1 \approx 12\text{ h}.
Cette superposition de deux signaux de fréquences voisines donne lieu à un phénomène de battement. L'amplitude des oscillations rapides est modulée dans le temps selon l'enveloppe :
L'enveloppe oscille entre une valeur maximale (vives-eaux, alignement) et une valeur minimale (mortes-eaux, quadrature) :
La période de modulation de cette enveloppe vaut :
Résultat
Partie II : Gravimètre à atomes froids
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : quantité de mouvement du photon, équipartition de l'énergie
Déterminer les expressions de et en fonction notamment de et , ainsi que leurs valeurs numériques. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation de de Broglie p_\gamma = h/\lambda_0 pour le photon et le théorème d'équipartition de l'énergie à 1D \langle p^2 \rangle / (2m) = k_{\mathrm{B}} T_0 / 2 pour l'agitation thermique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des quantités de mouvement p_\gamma = h/\lambda_0 et p_0 = \sqrt{3mk_{\mathrm{B}} T_0}, applications numériques et comparaison des ordres de grandeur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Norme de la quantité de mouvement d'un photon
Pour un photon d'onde électromagnétique monochromatique de longueur d'onde \lambda_0, l'énergie est E_\gamma = h\nu = \frac{h c}{\lambda_0} et sa quantité de mouvement s'en déduit par la relation d'Einstein-de Broglie :
Application numérique : Avec h = 6{,}6 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} et \lambda_0 = 7{,}8 \times 10^{-7}\text{ m} :
2. Quantité de mouvement thermique p_0
La variable p = m\vec{v}\cdot\vec{e}_z est la projection de la quantité de mouvement selon l'axe vertical Oz, qui constitue un unique degré de liberté cinétique translationnel. D'après le théorème de l'équipartition de l'énergie appliqué à l'équilibre thermique à la température T_0 :
D'où l'expression de la moyenne quadratique :
Application numérique : La masse de l'atome de rubidium vaut :
Avec k_B = 1{,}3 \times 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1} et pour une température de l'ordre du microkelvin, en prenant T_0 = 1{,}0\,\mu\text{K} = 1{,}0 \times 10^{-6}\text{ K} :
3. Commentaires
Ordre de grandeur comparé : On constate que l'impulsion lumineuse transférée par le photon et l'impulsion thermique sont du même ordre de grandeur :
p_\gamma \sim p_0Si les atomes étaient à température ambiante (T \sim 300\text{ K}), l'impulsion thermique serait environ \sqrt{300/10^{-6}} \approx 1{,}7 \times 10^4 fois plus grande que p_0, de sorte que l'impulsion de recul p_\gamma communiquée par le laser serait totalement noyée dans la dispersion thermique des vitesses. Le refroidissement préalable au microkelvin est donc indispensable pour pouvoir séparer et manipuler de façon cohérente les paquets d'ondes.
- Vitesses mises en jeu : La vitesse de recul associée à l'absorption ou l'émission stimulée d'un photon vaut v_r = p_\gamma/m \approx 5{,}9\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1}, et la vitesse thermique est de l'ordre de v_{\text{th}} = p_0/m \approx 9{,}5\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1}. Ces vitesses sont extrêmement faibles, ce qui permet aux paquets d'ondes de rester dans la zone d'interaction laser durant des temps de vol macroscopiques (ici \tau = 50\text{ ms}).
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cinématique, chute libre
Dans cette vision classique, exprimer, en fonction de , , , et , les distances et parcourues par chacune des particules dans la phase (a).
Voir l'indiceIndice
Intégrer deux fois l'équation du mouvement classique uniformément accéléré \ddot{z} = g entre t=0 et t=\tau avec les conditions initiales de vitesse associées à chaque paquet.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équations horaires de la chute libre pour deux vitesses initiales distinctes au cours de la première phase de séparation spatiale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le mouvement du centre de chaque paquet d'ondes, assimilé à une particule classique de masse m, dans le référentiel terrestre supposé galiléen. L'axe vertical (Oz) est orienté vers le bas par le vecteur unitaire \vec{e}_z, de sorte que \vec{g} = g\,\vec{e}_z.
Chaque particule n'étant soumise qu'au poids \vec{P} = m\vec{g}, le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe (Oz) s'écrit pour tout t \in [0, \tau] :
Par intégration entre 0^+ et t, la quantité de mouvement et la vitesse de la particule i \in \{1, 2\} vérifient :
La distance parcourue par la particule i au cours de la phase ⓐ (durée \tau) correspond au déplacement le long de l'axe (Oz) :
Avec les conditions initiales fournies à t = 0^+, à savoir p_1(0^+) = p_0 et p_2(0^+) = p_0 + p_\gamma, on obtient :
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cinématique, chute libre
Exprimer, toujours en fonction de , , , et , les distances et parcourues par chacune des particules dans la phase (b). En déduire que les centres des paquets d'ondes occupent la même position l'instant . On notera cette position.
Voir l'indiceIndice
Prendre en compte les sauts d'impulsion laser appliqués à t=\tau pour déterminer les nouvelles vitesses initiales de la seconde phase et sommer les déplacements pour vérifier la coïncidence des positions en t=2\tau.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les quantités de mouvement p_1(\tau^-) et p_2(\tau^-) à la fin de la phase (a), puis appliquer l'effet de l'impulsion laser reçue à t = \tau pour obtenir p_1(\tau^+) et p_2(\tau^+).
- Intégrer l'équation du mouvement sur l'intervalle [\tau, 2\tau] pour exprimer les distances parcourues d_{1,b} et d_{2,b}.
- Calculer la position totale à t = 2\tau pour chacun des paquets en sommant les distances parcourues lors des phases (a) et (b), et constater leur égalité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équations horaires après inversion des impulsions, montrant que les centres des deux paquets se recombinent exactement à la date t = 2\tau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À la fin de la phase (a), à l'instant t = \tau^{-}, sous l'effet de l'accélération de la pesanteur g, les quantités de mouvement des paquets valent :
À l'instant t = \tau, l'impulsion laser augmente p_1 de p_\gamma et diminue p_2 de p_\gamma de façon quasi-instantanée :
Pour t \in [\tau, 2\tau], chaque particule est en chute libre selon l'axe vertical Oz avec \dot{p}_j = mg, soit :
La distance parcourue par la particule j \in \{1,2\} durant la phase (b) de durée \tau est donc :
En injectant les expressions de p_1(\tau^+) et p_2(\tau^+), on obtient :
En prenant l'origine des positions en z(0) = 0, la cote de chaque particule à l'instant t = 2\tau est donnée par la somme des distances parcourues lors des deux phases consécutives :
On constate ainsi que z_1(2\tau) = z_2(2\tau) : les centres des deux paquets d'ondes se recombinent bien exactement au même point à l'instant t = 2\tau, à la cote :
Résultat
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : énergie potentielle de pesanteur, énergie mécanique
Déterminer l'expression de l'énergie potentielle de pesanteur en prenant . En déduire la relation entre , , , et l'énergie mécanique d'une particule soumise uniquement à l'action de la pesanteur.
Voir l'indiceIndice
Dériver la relation fondamentale \vec{F} = -\vec{\nabla} V selon l'axe vertical orienté vers le bas pour trouver V(z) puis exprimer l'énergie cinétique sous la forme p(z)^2 / (2m).
Voir la réponse courteRéponse courte
Énergie potentielle V(z) = mgz et conservation de l'énergie mécanique reliant p(z) = \sqrt{2m(E - mgz)} à l'énergie totale E.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'axe vertical Oz est orienté vers le bas par le vecteur unitaire \vec{e}_z. Le poids de la particule s'écrit donc :
Cette force dérive d'une énergie potentielle de pesanteur V(z) définie par :
Par intégration, avec la condition de référence V(0) = 0, on obtient :
La particule de masse m n'étant soumise qu'à son poids (force conservative), son énergie mécanique E est conservée au cours du mouvement. Elle s'exprime comme la somme de son énergie cinétique et de son énergie potentielle :
D'où la relation liant p(z), m, g, z et E :
ce qui s'écrit également :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de schrödinger, séparation des variables, état stationnaire
Montrer que les fonctions et vérifient deux équations différentielles indépendantes. En déduire que peut finalement s'écrire sous la forme , et justifier que est une constante réelle.
Voir l'indiceIndice
Injecter la séparation de variables \phi(z)\zeta(t) dans l'équation de Schrödinger dépendante du temps et diviser par \phi\zeta pour séparer les membres en une constante de séparation réelle E.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la forme à variables séparées \psi(z,t) = \phi(z)\zeta(t) dans l'équation de Schrödinger unidimensionnelle, puis isoler la dépendance en z d'un côté et la dépendance en t de l'autre pour introduire la constante de séparation E.
- Résoudre l'équation temporelle sur \zeta(t) et intégrer la constante d'intégration dans \phi(z).
- Justifier la réalité de E par la conservation de la probabilité de présence au cours du temps (ou par l'hermiticité de l'opérateur hamiltonien).
Voir la réponse courteRéponse courte
Méthode de séparation des variables dans l'équation de Schrödinger dépendante du temps, montrant que E est réelle et le facteur temporel en e^{-iEt/\hbar}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le problème étant unidimensionnel selon la verticale locale Oz, le laplacien se réduit à \Delta \psi = \frac{\partial^2 \psi}{\partial z^2}. L'équation de Schrödinger s'écrit donc :
En injectant la forme à variables séparées \psi(z,t) = \phi(z)\zeta(t), on obtient :
Pour les points et instants où \psi(z,t) \neq 0, divisons les deux membres par \phi(z)\zeta(t) :
Le membre de gauche est une fonction exclusive de la variable spatiale z, tandis que le membre de droite est une fonction exclusive de la variable temporelle t. Ces deux variables étant indépendantes, cette égalité impose que chaque membre soit égal à une même constante, homogène à une énergie, que l'on note E.
On en déduit deux équations différentielles indépendantes :
L'équation différentielle du premier ordre portant sur \zeta(t) s'intègre immédiatement en :
En absorbant la constante multiplicative C dans la définition de \phi(z), la fonction d'onde s'écrit bien :
Justification de la réalité de E : Décomposons la constante E en parties réelle et imaginaire : E = E_r + i E_i avec (E_r, E_i) \in \mathbb{R}^2. La densité de probabilité de présence de la particule s'écrit alors :
La probabilité totale de présence dans l'espace est conservée au cours du temps :
L'intégrale spatiale étant strictement positive, on a nécessairement E_i = 0, soit :
Résultat
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de schrödinger, approximation bkw, onde progressive
Montrer que est solution de l'équation différentielle
En se limitant à l'ordre 1 en et en écrivant qu'un nombre complexe est nul si et seulement si sa partie réelle et sa partie imaginaire sont nulles, établir le système d'équations différentielles vérifiées par et , puis montrer que la fonction d'onde s'écrit alors sous la forme :
où est une constante que l'on ne cherchera pas à déterminer. Préciser laquelle de ces solutions est physiquement acceptable. Dans le cas particulier d'un potentiel uniforme , déterminer l'expression de et commenter cette dernière expression.
Voir l'indiceIndice
Dériver \phi(z) = \phi_0 \exp(i\sigma(z)/\hbar), injecter dans l'équation différentielle spatiale, regrouper les termes selon les puissances de \hbar/i et annuler séparément parties réelle et imaginaire à l'ordre 1.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la forme \phi(z) = \phi_0 \exp\left[\frac{i}{\hbar}\sigma(z)\right] dans l'équation de Schrödinger stationnaire pour dériver l'équation différentielle satisfaite par \sigma.
- Réaliser le développement en puissances de \hbar/i à l'ordre 1, identifier les parties réelle et imaginaire pour obtenir les équations différentielles sur \sigma_0 et \sigma_1, puis les intégrer.
- Relier la phase spatiale au facteur temporel e^{-i\frac{E}{\hbar}t} pour sélectionner le sens de propagation physique, puis analyser le cas limite V = V_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équations différentielles de l'ansatz BKW, intégration de \sigma_0 et \sigma_1, puis identification de l'onde progressive physiquement acceptable.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q16, l'équation de Schrödinger stationnaire 1D s'écrit :
En dérivant la forme d'onde proposée \phi(z) = \phi_0 \exp\left[\frac{i}{\hbar}\sigma(z)\right] :
En injectant \phi''(z) dans l'équation stationnaire et en simplifiant par \phi(z) \neq 0 :
On retrouve bien l'équation différentielle régissant \sigma (équation de Hamilton-Jacobi quantique) :
Injectons le développement de \sigma à l'ordre 1 en \frac{\hbar}{i} : \sigma(z) = \sigma_0(z) + \frac{\hbar}{i}\sigma_1(z) + o\left(\frac{\hbar}{i}\right). Les dérivées s'écrivent :
Au premier ordre en \hbar/i, le carré s'exprime par :
L'équation devient alors :
Comme \hbar/i = -i\hbar et que \sigma_0, \sigma_1, k sont réelles, la séparation en parties réelle et imaginaire impose :
Résolvons ce système différentiel :
La première équation donne : \sigma_0'(z) = \pm \hbar k(z), d'où :
\sigma_0(z) = \pm \hbar \int_0^z k(u)\,\mathrm{d}u + C_0 \quad (C_0 \in \mathbb{R}).En dérivant, \sigma_0''(z) = \pm \hbar k'(z), ce qui permet d'intégrer la seconde équation :
\sigma_1'(z) = -\frac{\sigma_0''(z)}{2\sigma_0'(z)} = -\frac{\pm\hbar k'(z)}{2(\pm\hbar k(z))} = -\frac{k'(z)}{2k(z)} = -\frac{1}{2}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}z}[\ln k(z)].On en déduit : \sigma_1(z) = -\frac{1}{2}\ln k(z) + C_1 = \ln\left(\frac{e^{C_1}}{\sqrt{k(z)}}\right).
Reconstituons la fonction d'onde spatiale :
En posant la constante globale \Phi_0 = \phi_0 e^{C_1}e^{iC_0/\hbar}, on obtient :
Avec la dépendance temporelle e^{-i\frac{E}{\hbar}t}, la phase globale de l'onde s'écrit \Phi(z,t) = \pm \int_0^z k(u)\,\mathrm{d}u - \frac{E}{\hbar}t. L'axe Oz étant orienté vers le bas selon la direction de chute des atomes de rubidium, une onde progressive se propageant dans le sens des z croissants exige une phase de la forme k_{\text{eff}} z - \omega t. La solution physiquement acceptable pour décrire la chute est donc :
Dans le cas particulier où V = V_0 = \text{cste}, le vecteur d'onde est uniforme : k(z) = k_0 = \frac{\sqrt{2m(E-V_0)}}{\hbar}. L'intégrale se simplifie en \int_0^z k_0\,\mathrm{d}u = k_0 z. La fonction d'onde totale s'écrit :
Il s'agit d'une onde plane progressive monochromatique (OPPM) de pulsation \omega = E/\hbar se propageant vers les z croissants. Elle décrit une particule libre d'impulsion rigoureusement déterminée p = \hbar k_0 = \sqrt{2m(E-V_0)} et d'énergie cinétique E_c = E - V_0.
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : longueur d'onde de de broglie, approximation bkw
Déterminer l'expression de la longueur d'onde de de Broglie associée à une particule de quantité de mouvement . Exprimer, en fonction de , la condition légitimant l'approximation d'ordre 1 pour .
Voir l'indiceIndice
Exprimer \lambda_{\mathrm{dB}} = h/p(z) puis dériver par rapport à z en utilisant la conservation de l'énergie mécanique p\,\mathrm{d}p/\mathrm{d}z = -m\,\mathrm{d}V/\mathrm{d}z pour identifier le terme correctif d'ordre 2.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la relation de de Broglie liant la longueur d'onde \lambda_{\mathrm{dB}} à la quantité de mouvement p.
- Dériver cette relation par rapport à z en utilisant la conservation de l'énergie mécanique pour exprimer \frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}z} en fonction de \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}z}.
- Comparer le terme correctif d'ordre 2 fourni dans l'énoncé à 1 pour établir la condition de validité de l'approximation d'ordre 1 en fonction de \frac{\mathrm{d}\lambda_{\mathrm{dB}}}{\mathrm{d}z}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation \lambda_{\mathrm{dB}} = h/p et formulation de la condition de validité semi-classique BKW sous la forme |\mathrm{d}\lambda_{\mathrm{dB}}/\mathrm{d}z| \ll 1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation postulée par Louis de Broglie, la longueur d'onde de matière associée à une particule de quantité de mouvement p s'écrit :
Pour étudier sa variation spatiale, dérivons cette expression par rapport à z :
D'après la question Q15, la conservation de l'énergie mécanique de la particule s'écrit :
Par dérivation par rapport à z, avec E = \text{cte} :
En injectant cette relation dans la dérivée de la longueur d'onde, on obtient :
On en déduit l'expression du terme correctif intervenant dans la fonction d'onde à l'ordre 2 :
L'expression de la fonction d'onde tenant compte des termes d'ordre 2 est donnée par :
Comme \eta \ll 1, l'approximation d'ordre 1 pour \sigma est légitime si le terme correctif imaginaire est négligeable devant le terme d'ordre principal (égal à 1), soit :
ce qui se réécrit directement en fonction de \frac{\mathrm{d}\lambda_{\mathrm{dB}}}{\mathrm{d}z} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : déphasage, interférence quantique
Déterminer, dans l'approximation , les expressions , , et des grandeurs et en fonction de et pour chacune des étapes (a) et (b). Déterminer les expressions de et déphasage entre les paquets lors de ces deux étapes. En déduire que s'exprime alors sous la forme où l'on précisera l'expression de en fonction de et , on déterminera également sa valeur numérique.
Voir l'indiceIndice
Exprimer chaque vecteur d'onde k \approx p/\hbar avec la valeur de p au début de chaque intervalle de temps, puis sommer les contributions pour calculer le déphasage \varphi^0 = k_{2a} d_{2,a} - k_{1a} d_{1,a} + k_{2b} d_{2,b} - k_{1b} d_{1,b}.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le vecteur d'onde k à la quantité de mouvement p par la relation de de Broglie issue de la question Q17 (p = \hbar k), puis évaluer k au début de chaque étape selon les conditions initiales données.
- Exprimer les phases accumulées \varphi_a^0 et \varphi_b^0 à partir des distances parcourues d_{j,a} et d_{j,b} déterminées aux questions Q13 et Q14.
- Sommer ces deux contributions pour obtenir \varphi^0, constater la simplification des termes dépendant de p_0, identifier \mu et procéder à l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des vecteurs d'onde à l'ordre 0, sommation des déphasages sur les deux bras et déduction du facteur de proportionnalité \mu tel que \varphi^0 = \mu g.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q17, la relation locale entre quantité de mouvement et vecteur d'onde s'écrit p = \hbar k, soit k = p/\hbar. Dans le cadre de l'approximation \mathscr{A}_0, l'effet de la pesanteur sur k est négligé et les vecteurs d'onde sont fixés par leur valeur au début de chaque étape :
Au début de l'étape ⓐ (t = 0^+), p_1(0^+) = p_0 et p_2(0^+) = p_0 + p_\gamma, d'où :
\boxed{k_{1a} = \frac{p_0}{\hbar}} \quad \text{et} \quad \boxed{k_{2a} = \frac{p_0 + p_\gamma}{\hbar}}Au début de l'étape ⓑ (t = \tau^+), l'impulsion laser augmente p_1 de p_\gamma et diminue p_2 de p_\gamma. Sans considérer l'accélération gravitationnelle dans k, on a p_1(\tau^+) = p_0 + p_\gamma et p_2(\tau^+) = p_0, d'où :
\boxed{k_{1b} = \frac{p_0 + p_\gamma}{\hbar}} \quad \text{et} \quad \boxed{k_{2b} = \frac{p_0}{\hbar}}
Le déphasage total s'écrit \varphi = \varphi_2(M_0) - \varphi_1(M_0) = \varphi_a^0 + \varphi_b^0, où :
Pour l'étape ⓐ, le déphasage accumulé entre les paquets 2 et 1 s'écrit :
\begin{aligned} \varphi_a^0 &= k_{2a} d_{2,a} - k_{1a} d_{1,a} \\ &= \frac{p_0 + p_\gamma}{\hbar}\left(\frac{p_0 + p_\gamma}{m}\tau + \frac{1}{2}g\tau^2\right) - \frac{p_0}{\hbar}\left(\frac{p_0}{m}\tau + \frac{1}{2}g\tau^2\right) \\ &= \frac{(p_0 + p_\gamma)^2 - p_0^2}{m\hbar}\,\tau + \frac{p_\gamma g \tau^2}{2\hbar} \end{aligned}Soit :
\boxed{\varphi_a^0 = \frac{p_\gamma(2p_0 + p_\gamma)}{m\hbar}\,\tau + \frac{p_\gamma g \tau^2}{2\hbar}}Pour l'étape ⓑ, les paquets parcourent respectivement d_{2,b} et d_{1,b} :
\begin{aligned} \varphi_b^0 &= k_{2b} d_{2,b} - k_{1b} d_{1,b} \\ &= \frac{p_0}{\hbar}\left(\frac{p_0}{m}\tau + \frac{3}{2}g\tau^2\right) - \frac{p_0 + p_\gamma}{\hbar}\left(\frac{p_0 + p_\gamma}{m}\tau + \frac{3}{2}g\tau^2\right) \\ &= -\frac{(p_0 + p_\gamma)^2 - p_0^2}{m\hbar}\,\tau - \frac{3p_\gamma g \tau^2}{2\hbar} \end{aligned}Soit :
\boxed{\varphi_b^0 = -\frac{p_\gamma(2p_0 + p_\gamma)}{m\hbar}\,\tau - \frac{3p_\gamma g \tau^2}{2\hbar}}
En sommant les deux contributions, le terme dépendant de la vitesse initiale p_0 s'annule rigoureusement :
Comme p_\gamma = \frac{h}{\lambda_0} = \frac{2\pi\hbar}{\lambda_0} (question Q12), on a \frac{p_\gamma}{\hbar} = \frac{2\pi}{\lambda_0}, ce qui conduit à :
Application numérique :
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : formule de fresnel, déphasage
Montrer que , où est la valeur maximale du signal et une fonction que l'on précisera.
Voir l'indiceIndice
Écrire la superposition quantique des amplitudes des deux paquets recombines en z_0 et calculer le carré du module de la fonction d'onde totale pour faire apparaître un terme en \cos^2(\varphi/2).
Voir la réponse courteRéponse courte
Recombinaison interférentielle des amplitudes de probabilité conduisant à la formule de Fresnel s(\varphi) = s_0 \cos^2(\varphi/2).
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'instant t = 2\tau, les centres des deux paquets d'ondes occupent la même position z = z_0 (question Q14). D'après le principe de superposition quantique, la fonction d'onde totale au point M_0 est la somme des fonctions d'onde associées à chacun des deux chemins :
L'impulsion laser initiale à t = 0 sépare le paquet incident de manière équilibrée (séparatrice 50/50), et les deux bras sont symétriques quant aux interactions subies. Les deux fonctions d'onde ont donc la même amplitude au point M_0, notée \psi_a, et ne diffèrent que par leur phase spatiale \varphi_j(M_0) = \int_0^{z_0} k_j(u)\,\mathrm{d}u :
La fonction d'onde résultante s'écrit alors :
où \varphi = \varphi_2(M_0) - \varphi_1(M_0) est le déphasage défini par l'énoncé.
La densité de probabilité de présence au point M_0 vaut donc :
Le signal de fluorescence s étant proportionnel à cette densité de probabilité, il est de la forme :
Comme la fonction \cos^2(\varphi/2) varie entre 0 et 1, la constante multiplicative s_0 représente bien la valeur maximale du signal.
On en déduit :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : calcul d'incertitude, sensibilité de mesure
On désire pouvoir mesurer l'intensité de la pesanteur avec une incertitude relative . Déterminer la précision minimale avec laquelle on doit être capable de déterminer le déphasage pour obtenir la précision voulue sur la mesure de . Une variation du signal est détectable uniquement si elle dépasse un seuil noté . À partir de l'étude du graphe de la fonction déterminer les valeurs de autour desquelles la mesure de est la plus précise.
Voir l'indiceIndice
Différencier la relation \varphi = \mu g pour relier \Delta \varphi à \delta g / g, puis chercher les points de pente maximale |f'(\varphi)| du signal pour maximiser la sensibilité du dispositif.
Voir la stratégieStratégie
- Relier l'incertitude absolue \Delta \varphi sur le déphasage à l'incertitude relative \Delta g/g à l'aide de la relation \varphi^0 = \mu g établie à la question Q19.
- Exprimer la variation de signal |\Delta s| au premier ordre en fonction de \Delta \varphi et de la dérivée locale de la fonction de transmission f(\varphi) trouvée à la question Q20.
- Identifier les points où la sensibilité \left|\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}\varphi}\right| est maximale afin de minimiser l'incertitude \Delta \varphi induite par le seuil de détection \Delta s.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul d'incertitude sur \varphi pour atteindre \delta g/g = 10^{-9} et recherche du point de fonctionnement à sensibilité maximale où |f'(\varphi)| est maximal.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q19, dans l'approximation \mathscr{A}_0, le déphasage est proportionnel à l'accélération de la pesanteur :
Par différentiation, l'incertitude absolue \Delta \varphi requise pour atteindre une incertitude relative \frac{\Delta g}{g} s'écrit :
En utilisant les valeurs numériques des données de l'énoncé et de la question Q19 (|\mu| \approx 2{,}0 \times 10^4\text{ rad}\cdot\text{s}^2\cdot\text{m}^{-1} et g \approx \bar{g} \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}), le déphasage total vaut :
Pour une précision relative \frac{\Delta g}{g} = 10^{-9}, la précision minimale nécessaire sur la mesure du déphasage est :
Étudions à présent la sensibilité de la détection. Le signal s'écrit s(\varphi) = s_0 f(\varphi) avec, d'après la question Q20 :
Pour une faible variation \Delta \varphi, la variation de signal associée s'exprime au premier ordre par :
La plus petite variation de déphasage mesurable, compte tenu du seuil de détectabilité \Delta s, est donc :
La mesure est la plus précise lorsque \Delta \varphi_{\min} est minimale, c'est-à-dire là où la pente |f'(\varphi)| est maximale. Or :
Le maximum de |f'(\varphi)| vaut \frac{1}{2}, et il est atteint lorsque |\sin\varphi| = 1, soit pour :
Ces points correspondent aux points d'inflexion de la courbe f(\varphi), situés à « mi-frange » (f = 1/2).
Résultat
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : approximation bkw, déphasage
Montrer que où , on précisera les expressions de et en fonction notamment de , et .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'intégrale \int_0^d \sqrt{p_0^2 + 2m^2gz}\,\frac{\mathrm{d}z}{\hbar} par changement de variable affine et identifier les paramètres constants \nu et K.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur d'onde local k_j(u) en fonction de la cote u en utilisant la conservation de l'énergie mécanique établie aux questions Q15 et Q17.
- Calculer l'intégrale de phase spatiale \int_0^y k(u)\,\mathrm{d}u pour une particule partant avec une impulsion initiale x et parcourant une distance y.
- Identifier les constantes K et \nu par comparaison avec la fonction F(x,y) proposée.
- Appliquer ce résultat aux paquets 1 et 2 pour en déduire l'expression de \varphi_a = \varphi_{2,a} - \varphi_{1,a}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul analytique de l'intégrale de phase BKW \int \sqrt{p^2 - 2m^2 gz}\,\mathrm{d}z/\hbar pour exprimer rigoureusement la fonction F(x,y).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q15, la particule évolue dans le potentiel de pesanteur V(z) = -mgz (avec V(0)=0). L'énergie mécanique est conservée au cours de la chute libre :
Pour le paquet j \in \{1,2\}, l'impulsion à z=0 (en t=0^+) est notée p_j(0^+), de sorte que :
En une cote intermédiaire u \in [0, d_{j,a}], la quantité de mouvement vérifie :
Comme le mouvement s'effectue vers le bas (p_j(u) > 0), la relation semi-classique (BKW) établie à la question Q17 donne le vecteur d'onde local :
La phase accumulée par le paquet j entre son départ en z=0 et sa position finale z = d_{j,a} à la fin de l'étape ⓐ s'écrit :
Calculons l'intégrale générale I(x,y) = \int_0^y \frac{1}{\hbar}\sqrt{x^2 + 2m^2gu}\,\mathrm{d}u pour une impulsion initiale x > 0 et une distance parcourue y > 0, à l'aide du changement de variable w = x^2 + 2m^2gu (d'où \mathrm{d}w = 2m^2g\,\mathrm{d}u) :
On reconnaît la fonction F(x,y) = K \left[ (x^2 + \nu y)^{3/2} - x^3 \right] introduite par l'énoncé, par identification des coefficients :
À la fin de l'étape ⓐ, les conditions initiales et les positions atteintes sont :
- pour le paquet 1 : x = p_1(0^+) = p_0 et y = d_{1,a}, soit \varphi_{1,a} = F(p_0, d_{1,a}) ;
- pour le paquet 2 : x = p_2(0^+) = p_0 + p_\gamma et y = d_{2,a}, soit \varphi_{2,a} = F(p_0 + p_\gamma, d_{2,a}).
Le déphasage \varphi_a entre les centres des deux paquets s'exprime donc bien sous la forme :
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : ordre de grandeur, développement limité
Évaluer le rapport . Conclure quant à la légitimité de l'approximation .
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Calculer l'ordre de grandeur du rapport énergétique pour évaluer si l'énergie cinétique acquise sous l'effet du poids sur la distance d_{1,a} est négligeable devant l'énergie thermique initiale.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport en reliant p_0^2 à l'énergie thermique k_B T_0 établie à la question Q12 (p_0^2 = m k_B T_0).
- Calculer numériquement la distance d_{1,a} parcourue lors de l'étape (a) à l'aide de l'expression obtenue en Q13, puis évaluer la valeur numérique du rapport.
- Comparer ce rapport à l'unité pour discuter la validité de l'approximation \mathscr{A}_0, qui supposait la variation d'énergie potentielle négligeable devant l'énergie cinétique initiale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation du terme sans dimension m^2 g d_{1,a}/p_0^2 \ll 1, confirmant a posteriori la légitimité du développement au premier ordre de l'approximation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q12, l'impulsion thermique initiale vérifie p_0^2 = m k_B T_0. Le rapport demandé s'écrit donc simplement :
D'après la question Q13, la distance parcourue par le paquet 1 au cours de l'étape (a) est :
Avec les valeurs numériques de l'énoncé (m = 85\,u = 1,45 \times 10^{-25}\text{ kg}, T_0 \sim 10^{-6}\text{ K}, \tau = 5,0 \times 10^{-2}\text{ s}, g \approx 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) :
Le déplacement d'origine thermique vaut :
\frac{p_0}{m}\tau = \sqrt{\frac{k_B T_0}{m}}\,\tau \approx \sqrt{\frac{1,3 \times 10^{-29}}{1,45 \times 10^{-25}}} \times 5,0 \times 10^{-2} \approx 9,5 \times 10^{-3} \times 5,0 \times 10^{-2} \approx 4,7 \times 10^{-4}\text{ m}La chute gravitationnelle vaut :
\frac{1}{2}g\tau^2 \approx \frac{1}{2} \times 9,8 \times (5,0 \times 10^{-2})^2 = 1,23 \times 10^{-2}\text{ m}
Le terme de pesanteur domine largement, de sorte que :
On en déduit l'évaluation numérique du rapport :
Conclusion sur la légitimité de l'approximation \mathscr{A}_0 :
L'approximation \mathscr{A}_0 repose explicitement sur l'hypothèse que la variation d'énergie potentielle de pesanteur est négligeable devant l'énergie cinétique initiale de la particule (V(z) \ll E), ce qui revenait à négliger le terme 2m^2 g d_{1,a} devant p_0^2 dans la fonction F(x,y) de la question Q22.
Comme \frac{m^2 g d_{1,a}}{p_0^2} \gg 1, l'énergie gravitationnelle acquise par la particule lors de sa chute est environ mille fois supérieure à son énergie cinétique thermique initiale. Par conséquent, l'approximation \mathscr{A}_0 n'est pas légitime a priori.
\boxed{\text{\text{L'approximation }\mathscr{A}_0\text{ n'est pas justifiée au regard des ordres de grandeur.}}}
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2025 ?
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Environ 2 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.
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Questions de cours : Q2 (référentiel galiléen), Q3 (référentiel non galiléen), Q4 (théorème de gauss), Q5 (période de rotation), Q15 (énergie potentielle de pesanteur), Q16 (équation de schrödinger) et Q18 (longueur d'onde de de broglie). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q6 (pesanteur apparente) et Q20 (formule de fresnel).
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Le sujet Mines-Ponts Physique 2 MP 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le rapport indique que le problème était de longueur raisonnable et que plusieurs candidats l'ont traité quasiment en totalité, même si certains calculs, notamment les développements limités, ont constitué une difficulté majeure. Moyenne : 11,25/20 (écart-type 4,66, 5 337 présents).
Faut-il connaître l'approximation BKW pour traiter la partie II ?
Non : cette méthode semi-classique n'est pas exigible et la démarche est entièrement guidée dans Q17, où l'énoncé fournit lui-même la forme de l'ansatz et l'expression de la fonction d'onde attendue.
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