Feuille d'entraînement : Électrostatique
10 questions · filière MPI · durée estimée environ 43 min
Énoncés
Exercice 1CCINP Physique-Chimie MPI 2025, Q1· Application directe· Incontournable· ≈ 2 min
Rappeler la relation qui lie le champ électrostatique au potentiel électrostatique . En déduire l'énergie potentielle électrostatique de l'électron en fonction de et de .
Exercice 2CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025, Q1· Application directe· Incontournable· ≈ 4 min
Déterminer le champ électrique créé par la seule armature mobile de charge de part et d'autre de celle-ci. On pourra exprimer le résultat de façon distincte selon le domaine d'espace.
Exercice 3CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025, Q2· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 6 min
Calculer de même le champ créé par l'armature fixe. En déduire le potentiel électrostatique créé en tout point de l'espace situé entre les deux armatures, puis exprimer la capacité du condensateur ainsi formé en fonction de et .
Exercice 4CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2025, Q1· Application directe· Incontournable· ≈ 4 min
Rappeler les équations de Maxwell en régime stationnaire. Justifier l'existence du potentiel électrostatique et établir la relation qui lie à . Donner le nom de cette relation.
Exercice 5E3A Physique-Chimie MPI 2025, Q36· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 6 min
Montrer que le champ électrique dans la membrane ne dépend que de et qu'il est porté par le vecteur directeur . En appliquant le théorème de Gauss, déterminer l'expression de en fonction de , , , et de .
Exercice 6X-ENS Physique MPI 2025, Q1· Application directe· Incontournable· ≈ 3 min
On considère une plaque de métal d'épaisseur négligeable par rapport à ses dimensions transversales. Elle porte sur une face une densité de charges surfacique uniforme , et sur l'autre une densité (figure 1 (a)). On suppose dans toute cette partie que le métal est placé dans le vide. En appliquant les lois de l'électrostatique, déterminer le champ électrique à l'intérieur et à l'extérieur de la plaque en un point éloigné du bord.
Exercice 7X-ENS Physique MPI 2025, Q4· Application directe· Incontournable· ≈ 4 min
Dans un premier temps, considérons une sphère uniformément chargée en volume, avec une densité volumique de charge notée . Déterminer le champ électrique à l'intérieur de la sphère.
Exercice 8CCINP Physique-Chimie MPI 2023, Q9· Application directe· Incontournable· ≈ 4 min
En étudiant les symétries, puis les invariances de la distribution, donner la direction du champ électrique en un point quelconque de l'espace et les coordonnées dont ce champ dépend.
Exercice 9CCINP Physique-Chimie MPI 2023, Q10· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 6 min
En utilisant un théorème d'électromagnétisme à énoncer, calculer le champ électrique créé par cette distribution en tout point de l'espace.
Exercice 10CCINP Physique-Chimie MPI 2023, Q11· Application directe· Incontournable· ≈ 4 min
En déduire l'expression du champ électrique créé par l'association des deux électrodes chargées et , en un point entre les deux électrodes s'il y avait le vide. Dans un matériau ayant une permittivité , on remplace la permittivité diélectrique du vide par . En déduire le champ à l'intérieur du matériau piézoélectrique.
Corrigés
Exercice 1CCINP Physique-Chimie MPI 2025, Q1
Le champ électrostatique \vec{E} dérive du potentiel électrostatique V selon la relation locale :
\boxed{\vec{E} = -\vec{\nabla} V}Un électron possède une charge électrique q = -e. La force électrostatique subie par l'électron s'écrit donc :
\vec{F} = q\vec{E} = -e \vec{E} = e\,\vec{\nabla} VCette force est conservative et dérive d'une énergie potentielle électrostatique E_p définie, pour tout déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{r}, par :
\delta W = \vec{F}\cdot\mathrm{d}\vec{r} = -\mathrm{d}E_pOr, \mathrm{d}V = \vec{\nabla} V \cdot \mathrm{d}\vec{r}, ce qui conduit à :
-\mathrm{d}E_p = e\,\mathrm{d}V \iff \mathrm{d}E_p = -e\,\mathrm{d}VEn choisissant l'origine des énergies potentielles telle que E_p = 0 lorsque V = 0 (constante d'intégration nulle), on obtient :
\boxed{E_p = -e V}Résultat
Exercice 2CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025, Q1
En négligeant les effets de bord, l'armature mobile en x = X(t) est assimilée à un plan infini perpendiculaire à \vec{u}_x, portant la charge +Q uniformément répartie sur la surface S, soit une densité surfacique de charge :
\sigma = \frac{Q}{S}Symétries et invariances :
- La distribution est invariante par toute translation parallèlement au plan (Oyz). En coordonnées cartésiennes, le champ ne dépend donc que de la coordonnée x : \vec{E}_1 = \vec{E}_1(x).
Tout plan orthogonal au plan (Oyz) et contenant la normale \vec{u}_x est un plan de symétrie de la distribution. Le champ électrique appartient à l'intersection de ces plans de symétrie, donc il est purement dirigé selon la normale :
\vec{E}_1(x) = E_{1,x}(x)\,\vec{u}_xLe plan x = X est un plan de symétrie de la distribution de charge, d'où la relation d'antisymétrie pour la composante normale :
E_{1,x}(X + \delta x) = - E_{1,x}(X - \delta x) \quad (\delta x > 0)
Théorème de Gauss : Considérons une surface cylindrique fermée d'axe (Ox), de section droite d'aire S_c, comprise entre deux plans d'abscisses symétriques X - \delta x et X + \delta x.
- Le flux à travers la surface latérale est nul car \vec{E}_1 \cdot \vec{n}_{\text{ext}} = 0.
Le flux sortant total s'écrit :
\Phi = E_{1,x}(X + \delta x)S_c - E_{1,x}(X - \delta x)S_c = 2\,E_{1,x}(X + \delta x)S_c- La charge intérieure est Q_{\text{int}} = \sigma S_c = \frac{Q}{S} S_c.
D'après le théorème de Gauss :
2\,E_{1,x}(X + \delta x)S_c = \frac{\sigma S_c}{\varepsilon_0} \implies E_{1,x}(x > X) = \frac{\sigma}{2\varepsilon_0} = \frac{Q}{2\varepsilon_0 S}Par antisymétrie, on en déduit l'expression du champ électrique \vec{E}_1 dans tout l'espace :
\boxed{\vec{E}_1 = \begin{cases} +\dfrac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x & \text{pour } x > X \\[8pt] -\dfrac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x & \text{pour } x < X \end{cases}}Résultat
Exercice 3CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2025, Q2
L'armature fixe située en x = d porte la charge -Q(t), soit une densité surfacique de charge uniforme \sigma_2 = -Q(t)/S. Par analogie directe avec le résultat de la question Q1, le champ électrique \vec{E}_2 créé par cette seule armature s'écrit :
\boxed{\vec{E}_2(x) = \left\{\begin{aligned} &+\frac{Q(t)}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x \quad \text{pour } x < d \\ &-\frac{Q(t)}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x \quad \text{pour } x > d \end{aligned}\right.}Entre les deux armatures, c'est-à-dire pour X(t) < x < d, le principe de superposition donne le champ électrique total :
\vec{E}(x) = \vec{E}_1(x) + \vec{E}_2(x) = \frac{Q(t)}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x + \frac{Q(t)}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x = \frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}\,\vec{u}_x(on vérifie par ailleurs que le champ total est nul en dehors de l'espace inter-armatures).
Le potentiel électrostatique V(x) vérifie la relation :
\vec{E} = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\,\vec{u}_x \implies \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x} = -\frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}En intégrant entre x et d, et compte tenu de la condition au potentiel nul de l'électrode fixe (V(d) = 0) :
V(d) - V(x) = -\int_x^d \frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}\,\mathrm{d}x' = -\frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}(d - x)Le potentiel en tout point situé entre les armatures s'écrit donc :
\boxed{V(x) = \frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}\,(d - x)}L'armature mobile étant maintenue au potentiel constant V_0, on a V(X(t)) = V_0 :
V_0 = \frac{Q(t)}{\varepsilon_0 S}\,(d - X(t)) \iff Q(t) = \frac{\varepsilon_0 S}{d - X(t)}\,V_0(ce qui permet aussi d'exprimer le potentiel sous la forme V(x) = V_0\,\frac{d - x}{d - X(t)}).
Par définition de la capacité d'un condensateur, Q(t) = C(t)\,(V(X) - V(d)) = C(t)\,V_0, d'où :
\boxed{C(t) = \frac{\varepsilon_0 S}{d - X(t)}}Résultat
Exercice 4CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2025, Q1
En régime stationnaire, toutes les dérivées temporelles sont nulles (\partial/\partial t = 0). Les quatre équations de Maxwell s'écrivent :
\begin{aligned} \text{Maxwell-Gauss :}\quad & \operatorname{div}\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0} \\ \text{Maxwell-Thomson :}\quad & \operatorname{div}\vec{B} = 0 \\ \text{Maxwell-Faraday :}\quad & \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = \vec{0} \\ \text{Maxwell-Ampère :}\quad & \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath} \end{aligned}D'après l'équation de Maxwell-Faraday en régime stationnaire, le champ électrique vérifie \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = \vec{0}. Dans un domaine simplement connexe, tout champ vectoriel de rotationnel nul dérive d'un potentiel scalaire. D'après l'identité vectorielle rappelée dans le formulaire, \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{grad}} V) = \vec{0}, il existe donc un champ scalaire V, appelé potentiel électrostatique, tel que :
\vec{E} = -\vec{\operatorname{grad}} VEn injectant cette relation dans l'équation de Maxwell-Gauss :
\operatorname{div}\vec{E} = \operatorname{div}(-\vec{\operatorname{grad}} V) = -\Delta V = \frac{\rho}{\varepsilon_0}où l'on a utilisé l'identité \operatorname{div}(\vec{\operatorname{grad}} V) = \Delta V. On obtient ainsi :
\boxed{\Delta V + \frac{\rho}{\varepsilon_0} = 0}Cette équation aux dérivées partielles liant le potentiel V à la densité volumique de charge \rho est l'équation de Poisson.
Résultat
Exercice 5E3A Physique-Chimie MPI 2025, Q36
1. Symétries et invariances du champ électrique
Invariances : La distribution de charge est invariante par translation le long de l'axe (Oz) (modèle du cylindre infini) et par rotation autour de l'axe (Oz) (symétrie de révolution). Le champ électrique ne dépend donc ni de z ni de \theta :
\vec{E}(M) = \vec{E}(r)Symétries :
- Tout plan contenant l'axe (Oz), notamment le plan (M, \vec{u}_r, \vec{u}_z), est un plan de symétrie de la distribution de charges. Par conséquent, \vec{E}(M) appartient à ce plan, ce qui impose E_\theta(r) = 0.
- Le plan perpendiculaire à l'axe (Oz) passant par M, c'est-à-dire (M, \vec{u}_r, \vec{u}_\theta), est également un plan de symétrie de la distribution. Par conséquent, \vec{E}(M) appartient à ce plan, ce qui impose E_z(r) = 0.
Le champ électrique est donc radial et ne dépend que de la coordonnée radiale r :
\vec{E}(M) = E(r)\,\vec{u}_r2. Application du théorème de Gauss dans la membrane
Considérons une surface de Gauss fermée \mathcal{S}_G constituée d'un cylindre de rayon r situé dans la membrane (a \leqslant r \leqslant a+b), de hauteur H, coaxial à l'axe (Oz).
Calcul du flux :
- Sur les deux bases planes perpendiculaires à (Oz), le vecteur surface élémentaire est dirigé selon \pm \vec{u}_z. Comme \vec{E}(M) \cdot \vec{u}_z = 0, le flux à travers les bases est nul.
Sur la surface latérale \mathcal{S}_{\text{lat}}, le vecteur surface élémentaire sortant est \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{u}_r. Le champ y a une norme constante E(r) :
\Phi = \iint_{\mathcal{S}_{\text{lat}}} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = E(r) \iint_{\mathcal{S}_{\text{lat}}} \mathrm{d}S = E(r) \cdot 2\pi r H
Charge intérieure : La surface de Gauss n'englobe que la face intérieure de la membrane en r = a, d'aire 2\pi a H, chargée avec la densité surfacique uniforme \sigma :
Q_{\text{int}} = \sigma \cdot 2\pi a H
En appliquant le théorème de Gauss dans le milieu de permittivité \varepsilon = \varepsilon_0 \varepsilon_r :
\Phi = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0 \varepsilon_r} \iff E(r) \cdot 2\pi r H = \frac{2\pi a H \sigma}{\varepsilon_0 \varepsilon_r}On en déduit :
E(r) = \frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r r}Le champ électrique dans la membrane s'écrit donc :
\boxed{\vec{E}(M) = \frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r r}\,\vec{u}_r}Résultat
Exercice 6X-ENS Physique MPI 2025, Q1
Loin des bords et compte tenu de l'épaisseur négligeable devant les dimensions transversales, la plaque peut être modélisée par deux plans infinis parallèles et perpendiculaires à l'axe x. Orientons l'axe vertical (Ox) selon le vecteur unitaire \vec{u}_x, dirigé de la face portant la densité -\sigma vers la face portant la densité +\sigma (conformément à la figure 1).
D'après le théorème de Gauss et les symétries planes, un plan infini uniformément chargé de densité surfacique \sigma_0 crée dans tout l'espace un champ électrostatique :
\vec{E}(\vec{r}) = \frac{\sigma_0}{2\epsilon_0}\,\vec{n}_{\text{ext}}où \vec{n}_{\text{ext}} est le vecteur normal unitaire sortant du plan.
Par le principe de superposition :
À l'extérieur de la plaque :
- Au-dessus de la face positive : le champ créé par la face supérieure vaut +\frac{\sigma}{2\epsilon_0}\vec{u}_x, et celui créé par la face inférieure vaut -\frac{\sigma}{2\epsilon_0}\vec{u}_x.
- En dessous de la face négative : le champ créé par la face supérieure vaut -\frac{\sigma}{2\epsilon_0}\vec{u}_x, et celui créé par la face inférieure vaut +\frac{\sigma}{2\epsilon_0}\vec{u}_x.
Ces deux contributions s'annulent exactement :
\boxed{\vec{E}_{\text{ext}} = \vec{0}}À l'intérieur de la plaque : Entre les deux faces, le champ créé par la face supérieure est dirigé vers le bas (-\frac{\sigma}{2\epsilon_0}\vec{u}_x) et celui créé par la face inférieure est également dirigé vers le bas (-\frac{\sigma}{2\epsilon_0}\vec{u}_x). Les champs s'additionnent :
\boxed{\vec{E}_{\text{int}} = -\frac{\sigma}{\epsilon_0}\,\vec{u}_x}
Le champ intérieur est donc uniforme, dirigé de la face chargée positivement vers la face chargée négativement.
Résultat
Exercice 7X-ENS Physique MPI 2025, Q4
Soit O le centre de la sphère chargée.
Symétries et invariances : La distribution de charge présente une symétrie sphérique par rapport au point O. Tout plan passant par le centre O et le point d'observation M est un plan de symétrie de la distribution, donc le champ électrique en M est radial :
\vec{E}(M) = E(r)\,\vec{u}_roù r = OM et \vec{u}_r = \frac{\vec{OM}}{r}. De plus, la distribution est invariante par toute rotation autour de O, donc E ne dépend que de la distance radiale r.
Application du théorème de Gauss : Considérons comme surface de Gauss une sphère \Sigma centrée en O et de rayon r intérieur à la sphère.
Le flux du champ électrique sortant à travers \Sigma s'écrit :
\Phi = \iint_{\Sigma} \vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = E(r) \iint_{\Sigma} \mathrm{d}S = 4\pi r^2 E(r)La charge intérieure contenue dans cette sphère de rayon r vaut :
Q_{\text{int}} = \rho \times \frac{4}{3}\pi r^3
D'après le théorème de Gauss, \Phi = \frac{Q_{\text{int}}}{\epsilon_0}, d'où :
4\pi r^2 E(r) = \frac{\rho}{\epsilon_0}\frac{4}{3}\pi r^3 \implies E(r) = \frac{\rho r}{3\epsilon_0}En introduisant le vecteur position \vec{r} = \vec{OM} = r\,\vec{u}_r, le champ électrique en tout point intérieur à la sphère s'écrit vectoriellement :
\boxed{\vec{E}(\vec{r}) = \frac{\rho}{3\epsilon_0}\,\vec{r}}Résultat
Exercice 8CCINP Physique-Chimie MPI 2023, Q9
On repère l'espace en coordonnées cartésiennes (x,y,z), le plan infini chargé étant situé en z = e/2 et parallèle au plan (Oxy).
1. Invariances : La distribution de charge surfacique est uniforme et infinie dans le plan z = e/2. Elle est donc invariante par toute translation selon \vec{e}_x et selon \vec{e}_y :
\vec{E}(x, y, z) = \vec{E}(z)Le champ électrique ne dépend que de la seule coordonnée z.
2. Symétries : Soit M(x, y, z) un point quelconque de l'espace.
- Le plan \Pi_{1} passant par M et dirigé par (\vec{e}_x, \vec{e}_z) est un plan de symétrie de la distribution de charges. Par conséquent, \vec{E}(M) \in \Pi_{1}.
- Le plan \Pi_{2} passant par M et dirigé par (\vec{e}_y, \vec{e}_z) est également un plan de symétrie de la distribution de charges. Par conséquent, \vec{E}(M) \in \Pi_{2}.
Le champ électrique appartient à l'intersection de ces deux plans de symétrie sécants selon la droite (M, \vec{e}_z) :
\vec{E}(M) \in \Pi_1 \cap \Pi_2 \implies \vec{E}(M) \parallel \vec{e}_zEn combinant symétries et invariances, le champ électrique en tout point M(x,y,z) s'écrit :
\boxed{\vec{E}(M) = E_z(z)\,\vec{e}_z}De plus, le plan z = e/2 étant lui-même un plan de symétrie de la distribution, la composante E_z est impaire par rapport à z = e/2, soit :
E_z\left(\frac{e}{2} + u\right) = -E_z\left(\frac{e}{2} - u\right) \quad (\forall u \in \mathbb{R})Résultat
Exercice 9CCINP Physique-Chimie MPI 2023, Q10
Énoncé du théorème de Gauss :
Le flux du champ électrostatique \vec{E} à travers une surface fermée orientée vers l'extérieur \mathcal{S}_G est égal au quotient de la charge électrique totale Q_{\text{int}} contenue dans le volume délimité par \mathcal{S}_G par la permittivité diélectrique du vide \varepsilon_0 :\Phi = \oiint_{\mathcal{S}_G} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0}Calcul du champ électrostatique :
Le plan infini situé en z = e/2 porte une charge Q répartie uniformément sur une surface S, soit une densité surfacique de charge uniforme :\sigma = \frac{Q}{S}On choisit comme surface de Gauss \mathcal{S}_G un cylindre fermé d'axe vertical (Oz), de section droite d'aire \mathcal{A}, dont les bases planes sont situées symétriquement par rapport au plan z = e/2, aux cotes z_2 = e/2 + u et z_1 = e/2 - u (avec u > 0).
Le flux de \vec{E} à travers cette surface fermée se décompose en :
- Le flux à travers la surface latérale : en tout point de cette surface, le vecteur normal extérieur unitaire est orthogonal à \vec{e}_z. D'après la question précédente, \vec{E} = E_z(z)\,\vec{e}_z, donc \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S}_{\text{lat}} = 0, et le flux latéral est nul.
Le flux à travers la base supérieure (z = e/2 + u) : la normale unitaire sortante est +\vec{e}_z, d'où :
\Phi_{\text{sup}} = \iint \vec{E}\left(\frac{e}{2}+u\right) \cdot (\vec{e}_z\,\mathrm{d}S) = E_z\left(\frac{e}{2}+u\right) \mathcal{A}Le flux à travers la base inférieure (z = e/2 - u) : la normale unitaire sortante est -\vec{e}_z. En utilisant la relation d'antisymétrie E_z(e/2 - u) = - E_z(e/2 + u) :
\Phi_{\text{inf}} = \iint \vec{E}\left(\frac{e}{2}-u\right) \cdot (-\vec{e}_z\,\mathrm{d}S) = - E_z\left(\frac{e}{2}-u\right) \mathcal{A} = E_z\left(\frac{e}{2}+u\right) \mathcal{A}
Le flux total s'écrit donc :
\Phi = 2 E_z\left(\frac{e}{2}+u\right) \mathcal{A}La charge contenue à l'intérieur de \mathcal{S}_G est la charge découpée par le cylindre sur le plan z = e/2 :
Q_{\text{int}} = \sigma \mathcal{A} = \frac{Q}{S}\mathcal{A}D'après le théorème de Gauss :
2 E_z\left(\frac{e}{2}+u\right) \mathcal{A} = \frac{\sigma \mathcal{A}}{\varepsilon_0} \implies E_z\left(\frac{e}{2}+u\right) = \frac{\sigma}{2\varepsilon_0} = \frac{Q}{2\varepsilon_0 S}Par conséquent, le champ électrique créé en tout point de l'espace par cette distribution s'écrit :
\boxed{ \vec{E}(M) = \begin{cases} +\dfrac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{e}_z & \text{si } z > \dfrac{e}{2} \\[10pt] -\dfrac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{e}_z & \text{si } z < \dfrac{e}{2} \end{cases} }ce qui peut également s'écrire sous forme condensée :
\vec{E}(M) = \operatorname{sgn}\left(z - \frac{e}{2}\right)\frac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{e}_zRésultat
Exercice 10CCINP Physique-Chimie MPI 2023, Q11
D'après la question Q10, le plan supérieur situé en z = e/2, portant la charge +Q (densité surfacique \sigma = Q/S > 0), crée en tout point M(z) tel que z < e/2 le champ électrique :
\vec{E}_+(M) = -\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{e}_z = -\frac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{e}_zDe même, l'électrode inférieure située en z = -e/2 porte la charge -Q, correspondant à la densité surfacique -\sigma = -Q/S. En un point situé au-dessus de ce plan (z > -e/2), le champ qu'elle crée s'écrit :
\vec{E}_-(M) = +\frac{-\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{e}_z = -\frac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{e}_zPar application du principe de superposition, le champ électrostatique total entre les deux électrodes (-e/2 < z < e/2) dans le vide est la somme de ces deux contributions :
\vec{E}(M)_{\text{vide}} = \vec{E}_+(M) + \vec{E}_-(M) = -\frac{Q}{\varepsilon_0 S}\,\vec{e}_z\boxed{\vec{E}(M)_{\text{vide}} = -\frac{Q}{\varepsilon_0 S}\,\vec{e}_z}Dans le matériau piézoélectrique de permittivité diélectrique \varepsilon, on remplace \varepsilon_0 par \varepsilon selon la prescription de l'énoncé :
\boxed{\vec{E}(M)_{\text{piezo}} = -\frac{Q}{\varepsilon S}\,\vec{e}_z}Résultat
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