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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie MP 2023

Le soleil a rendez-vous avec la pluie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Cinématique et dynamique du point, Oxydoréduction et électrochimie, Optique géométrique · 21 incontournables · 35 questions de première année
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Ce sujet original et particulièrement formateur s'intéresse à la physique et à la chimie des gouttes de pluie à travers huit parties courtes et largement indépendantes. Il propose une riche promenade à travers les domaines fondamentaux des classes préparatoires : mécanique du point (vitesse limite et oscillateur amorti du disdromètre), électrostatique (modélisation d'un capteur piézoélectrique), électronique analogique (traitement du signal d'un disdromètre optique), optique géométrique et ondulatoire (théorie de Descartes de l'arc-en-ciel et arcs surnuméraires d'interférence), et enfin chimie des solutions et électrochimie (électrolyse et désinfection des eaux).

D'une difficulté très mesurée et fidèle à l'esprit des épreuves de CCINP, ce problème constitue une excellente base de révision transversale pour consolider le cours, s'entraîner à la manipulation des ordres de grandeur et s'exercer à la lecture critique de données expérimentales sans se heurter à une technicité calculatoire excessive.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,31/20)
Temps estimé
≈ 3 h 15 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

21 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

37 questions rapides et accessibles · 5 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (37) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (5) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : ambiguïté
  • Ambiguïté

    Sur la figure 10 relative à Q37, la flèche de tension U pointe vers la droite. Si l'on retient la convention habituelle où la flèche pointe vers le potentiel le plus élevé, l'électrode de droite est l'anode positive et celle de gauche la cathode négative.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

43 questions
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Partie I : Vitesse des gouttes de pluie

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : référentiel galiléen, poids

Définir "référentiel galiléen". Définir et exprimer le poids d'une goutte d'eau.

Voir l'indice

Rappeler le principe d'inertie caractérisant un référentiel galiléen. Pour le poids, exprimer le volume d'une sphère de diamètre D pour obtenir la masse.

Voir la réponse courte

Définition d'un référentiel galiléen par le principe d'inertie et expression du poids d'une goutte sphérique \vec{P} = \rho \frac{\pi D^3}{6}\vec{g}.

Voir le corrigé complet

1. Définition d'un référentiel galiléen :

Un référentiel galiléen (ou inertiel) est un référentiel dans lequel le principe d'inertie (première loi de Newton) est vérifié : tout système matériel mécaniquement isolé ou pseudo-isolé (\sum \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{0}) y possède un vecteur vitesse constant (\vec{v} = \vec{\mathrm{cste}}), c'est-à-dire un mouvement de translation rectiligne et uniforme ou un état de repos.

2. Définition du poids :

Le poids \vec{P} d'un corps terrestre est la force d'attraction résultante exercée sur ce corps par la Terre, tenant compte à la fois de l'attraction gravitationnelle terrestre et de la force d'inertie d'entraînement axifuge liée à la rotation propre de la Terre dans le référentiel géocentrique. Il s'exprime par :

\vec{P} = m\vec{g}

où m est la masse du corps et \vec{g} le champ de pesanteur local.

3. Expression du poids de la goutte d'eau :

La goutte d'eau est modélisée par une sphère de diamètre D, soit de rayon R = D/2, et de masse volumique \rho. Son volume vaut :

V = \frac{4}{3}\pi R^3 = \frac{\pi D^3}{6}

Sa masse est donc :

m = \rho V = \frac{\pi \rho D^3}{6}

Le champ de pesanteur étant orienté selon l'axe vertical descendant (\vec{g} = g\vec{e}_z), le poids de la goutte s'écrit :

\boxed{\vec{P} = \frac{\pi \rho g D^3}{6} \vec{e}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez les définitions auto-référentes d'un référentiel galiléen et ne confondez pas le poids avec la seule attraction gravitationnelle.

« La définition du repère galiléen, qui est un fondement de la mécanique, est mal connue. Beaucoup de définitions « auto-référentes ». »

« Seule une minorité de copies a défini correctement le poids (déjà demandé l’an dernier !), confondu souvent avec la force de gravitation »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : analyse dimensionnelle, frottement fluide

On admet que la seule autre force mise en jeu est la force de frottement, due à l'air, proportionnelle au carré de la vitesse de la goutte. Elle s'écrit :

Vérifier l'homogénéité de cette formule.

Voir l'indice

Effectuer l'analyse dimensionnelle en vérifiant que le terme \rho_a D^2 v^2 a bien la dimension d'une force (\mathrm{M\cdot L\cdot T^{-2}}).

Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle montrant que [\rho_a D^2 v^2] = \text{M}\cdot\text{L}\cdot\text{T}^{-2}, grandeur bien homogène à une force.

Voir le corrigé complet

Effectuons une analyse dimensionnelle des deux membres de l'expression vectorielle définissant la force de frottement :

\vec{F}_{\text{frott}} = -C \pi \rho_a D^2 v^2 \vec{e}_z

D'après la deuxième loi de Newton (\vec{F} = m \vec{a}), la dimension d'une force est :

[F_{\text{frott}}] = [m] [a] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}

Examinons à présent la dimension du terme de droite :

  • C et \pi sont des grandeurs sans dimension : [C] = 1 et [\pi] = 1 ;
  • \rho_a est une masse volumique : [\rho_a] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{-3} ;
  • D est une longueur (diamètre) : [D^2] = \mathrm{L}^2 ;
  • v est une vitesse : [v^2] = (\mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-1})^2 = \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-2} ;
  • le vecteur unitaire \vec{e}_z est adimensionné.

On en déduit la dimension du second membre :

\begin{aligned} [C \pi \rho_a D^2 v^2] &= 1 \cdot 1 \cdot (\mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{-3}) \cdot \mathrm{L}^2 \cdot (\mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-2}) \\ &= \mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{-3+2+2} \cdot \mathrm{T}^{-2} \\ &= \mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2} \end{aligned}

On constate que :

\boxed{[F_{\text{frott}}] = [C \pi \rho_a D^2 v^2] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}}

La formule proposée est donc bien homogène à une force.

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, vitesse limite

En appliquant la seconde loi de Newton à la goutte dans le référentiel terrestre, montrer que sa vitesse limite, donc indépendante du temps, s'écrit :

où est un coefficient à exprimer en fonction de , , et de . Calculer la vitesse limite pour des diamètres égaux à , et .

Voir l'indice

Projeter la deuxième loi de Newton selon l'axe vertical descendant. À la vitesse limite, l'accélération s'annule, ce qui permet d'isoler directement v_{\lim}.

Voir la réponse courte

Bilan des forces vertical à vitesse constante donnant K = \sqrt{2\rho g / (3C\rho_a)} puis calculs numériques de la vitesse limite.

Voir le corrigé complet

On applique la deuxième loi de Newton à la goutte d'eau (assimilée à un point matériel de masse m), dans le référentiel terrestre supposé galiléen :

m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{P} + \vec{F}_{\text{frott}}

D'après l'énoncé, la poussée d'Archimède est négligée et la seule autre force est la force de frottement de l'air. En projetant sur l'axe vertical descendant d'axe (Oz) dirigé par \vec{e}_z, avec \vec{v} = v\,\vec{e}_z :

m \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = m g - C \pi \rho_a D^2 v^2

Par définition, la vitesse limite \vec{v}_{\lim} = v_{\lim}\,\vec{e}_z est constante au cours du temps, donc l'accélération s'annule (\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0) :

m g - C \pi \rho_a D^2 v_{\lim}^2 = 0

En remplaçant la masse de la goutte par son expression établie en Q1, m = \frac{\pi \rho D^3}{6} :

\begin{aligned} \frac{\pi \rho D^3}{6} g &= C \pi \rho_a D^2 v_{\lim}^2 \\ v_{\lim}^2 &= \frac{\rho g}{6 C \rho_a} D \end{aligned}

La vitesse étant dirigée vers le bas (v_{\lim} > 0), on en déduit :

\vec{v}_{\lim} = K \sqrt{D}\,\vec{e}_z

avec :

\boxed{K = \sqrt{\frac{\rho g}{6 C \rho_a}}}

Application numérique :

K = \sqrt{\frac{1,0 \cdot 10^3 \times 9,8}{6 \times 6,0 \cdot 10^{-2} \times 1,3}} \approx 1,45 \cdot 10^2 \text{ m}^{1/2}\cdot\text{s}^{-1}

(valeur cohérente avec la valeur K = 150\text{ m}^{1/2}\cdot\text{s}^{-1} introduite en partie II).

Calculons la vitesse limite pour les trois diamètres demandés :

  • Pour D = 1\text{ mm} = 1,0 \cdot 10^{-3}\text{ m} :

    \boxed{v_{\lim}(1\text{ mm}) = 1,45 \cdot 10^2 \times \sqrt{1,0 \cdot 10^{-3}} \approx 4,6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}
  • Pour D = 3\text{ mm} = 3,0 \cdot 10^{-3}\text{ m} :

    \boxed{v_{\lim}(3\text{ mm}) = 1,45 \cdot 10^2 \times \sqrt{3,0 \cdot 10^{-3}} \approx 7,9\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}
  • Pour D = 5\text{ mm} = 5,0 \cdot 10^{-3}\text{ m} :

    \boxed{v_{\lim}(5\text{ mm}) = 1,45 \cdot 10^2 \times \sqrt{5,0 \cdot 10^{-3}} \approx 1,0 \cdot 10^1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde aux erreurs de calcul numérique, qui pouvaient être décelées par simple comparaison avec la figure 1.

« Bien traitée, malgré des erreurs numériques trop fréquentes, qui auraient pu être corrigées à la lecture de la figure 1 »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : frottement fluide, déformation de goutte

Pour quelle(s) raison(s) le modèle théorique élaboré aux questions de Q1 à Q3 n'est-il pas validé pour toutes les tailles de gouttes ?

Voir l'indice

Observer l'écart aux grands diamètres : une grosse goutte s'aplatit sous l'effet des frottements de l'air, rompant l'hypothèse de sphéricité voire provoquant son éclatement.

Voir la réponse courte

Évocation du régime linéaire de Stokes pour les très petites gouttes et de la déformation ou de l'éclatement aérodynamique des grosses.

Voir le corrigé complet

L'observation de la figure 1 montre deux écarts majeurs entre la relation théorique v_{\lim} = K\sqrt{D} (en pointillés) et les résultats expérimentaux (en trait plein) :

  1. Pour les grandes gouttes (D \gtrsim 3\text{ mm}) : La vitesse limite expérimentale s'écarte de la loi en \sqrt{D} et semble saturer autour de 9\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. Cela s'explique par :

    • La déformation de la goutte : l'hypothèse d'une goutte sphérique n'est plus valable. Sous l'effet des forces de pression aérodynamique exercées par l'air, la goutte s'aplatit à sa base (forme d'ellipsoïde aplati). Son maître-couple (surface frontale) et son coefficient de traînée C_x augmentent nettement, ce qui engendre un frottement plus important que prévu et limite la vitesse de chute. (Au-delà d'environ 5\text{ à }6\text{ mm}, les gouttes deviennent instables et se brisent).
  2. Pour les très petites gouttes (D \ll 1\text{ mm}) :

    • Le changement de régime d'écoulement : à très faible diamètre, la vitesse de chute est faible et le nombre de Reynolds de l'écoulement devient petit (Re \ll 1). Le régime de frottement n'est plus quadratique mais visqueux/laminaire (loi de Stokes, où \vec{F}_{\text{frott}} \propto v), ce qui conduit à une dépendance en v_{\lim} \propto D^2 plutôt qu'en \sqrt{D} (la courbe théorique en \sqrt{D} présente une pente infinie en D=0, ce qui n'est pas physique).
  3. La dépendance du coefficient de traînée : Le coefficient C a été supposé strictement constant, or le coefficient de traînée d'un corps varie avec le nombre de Reynolds Re = \frac{\rho_a v D}{\eta_{\text{air}}} sur l'ensemble de la plage de tailles explorée.
Voir ce qu'a relevé le jury

Il convenait de penser à la déformation des gouttes, à la loi de frottement ou à la poussée d'Archimède.

« Les candidats ont souvent évoqué la forme des gouttes, parfois la loi de frottement ou la poussée d’Archimède. C’est ce qui était attendu. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Partie II : Disdromètre à impact avec platine

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : position d'équilibre, force de rappel élastique

Exprimer la longueur du ressort à l'équilibre de la platine, sans impact de goutte.

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre statique de la platine soumise à son poids et à la tension de rappel du ressort.

Voir la stratégie
  1. Définir le système (la platine de masse M) et le référentiel d'étude (référentiel lié au support, supposé galiléen).
  2. Répertorier les forces agissant sur la platine à l'équilibre en l'absence d'impact de goutte.
  3. Appliquer le principe fondamental de la statique selon l'axe vertical descendant Oz pour exprimer l_{\text{équ}}.
Voir la réponse courte

Bilan des forces statique à l'équilibre du ressort vertical : k(l_{\text{équ}} - l_0) = Mg.

Voir le corrigé complet

On étudie la platine, modélisée par un point matériel de masse M, dans le référentiel lié au support fixe, supposé galiléen. L'axe vertical descendant est orienté par le vecteur unitaire \vec{e}_z.

À l'équilibre et en l'absence de goutte (F(t) = 0), la vitesse de la platine est nulle, donc la force de frottement fluide \vec{f} = -\lambda \vec{v}_{\text{platine}} est également nulle. La platine n'est alors soumise qu'à deux forces :

  • son poids : \vec{P} = M g \, \vec{e}_z ;
  • la force de rappel élastique exercée par le ressort : le support fixe étant situé sous la platine (figure 2), le poids de celle-ci comprime le ressort (l_{\text{équ}} < l_0). Le ressort exerce donc une force de rappel dirigée vers le haut :

    \vec{F}_{\text{ressort}} = -k(l_0 - l_{\text{équ}})\,\vec{e}_z = k(l_{\text{équ}} - l_0)\,\vec{e}_z.

À l'équilibre statique, le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

\begin{aligned} \vec{P} + \vec{F}_{\text{ressort}} &= \vec{0} \\ \left[ M g + k(l_{\text{équ}} - l_0) \right] \vec{e}_z &= \vec{0}. \end{aligned}

En projetant sur l'axe vertical descendant \vec{e}_z, on obtient :

\begin{aligned} M g + k(l_{\text{équ}} - l_0) = 0 \iff k(l_0 - l_{\text{équ}}) = M g. \end{aligned}

D'où l'expression de la longueur à l'équilibre :

\boxed{l_{\text{équ}} = l_0 - \frac{M g}{k}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux erreurs de signe lors de l'écriture de la force de rappel d'un ressort vertical à l'équilibre.

« Beaucoup d’erreurs de signe dans l’équation de la platine à l’équilibre. La force de rappel d'un ressort vertical pose toujours d'énormes problèmes »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique amorti, principe fondamental de la dynamique

Montrer que l'équation liant à est :

et exprimer les coefficients et en fonction de , et de .

Voir l'indice

Appliquer la deuxième loi de Newton à la platine selon Oz en utilisant la variable d'écart Z(t) = z(t) - z_{\text{éq}}, puis identifier \gamma et \beta.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le système (la platine de masse M) et le référentiel d'étude (référentiel du support, supposé galiléen).
  2. Faire le bilan complet des forces appliquées en exprimant la force de rappel du ressort en fonction de Z(t) et de la condition d'équilibre obtenue en Q5.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique (PFD) en projection sur l'axe vertical descendant Oz et identifier les coefficients \gamma et \beta.
Voir la réponse courte

PFD projeté sur l'axe vertical repéré par Z = z - z_{\text{équ}}, conduisant aux expressions \gamma = \lambda/M et \beta = k/M.

Voir le corrigé complet

On étudie la platine, modélisée par un solide de masse M en translation verticale le long de l'axe Oz, dans le référentiel lié au support supposé galiléen.

Le déplacement de la platine est repéré par Z(t) orienté vers le bas (\vec{e}_z), compté à partir de sa position d'équilibre z_{\text{équ}}.
La platine est soumise à quatre forces :

  • son poids :

    \vec{P} = M g \vec{e}_z
  • la force de rappel élastique du ressort : la platine étant située au-dessus du support fixe, un déplacement vers le bas (Z(t) > 0) comprime le ressort. Sa longueur à l'instant t vaut l(t) = l_{\text{équ}} - Z(t). Le ressort pousse la platine vers le haut (-\vec{e}_z) avec une intensité k(l_0 - l(t)) :

    \vec{F}_{\text{ressort}} = k\bigl(l(t) - l_0\bigr)\vec{e}_z = k\bigl(l_{\text{équ}} - l_0 - Z(t)\bigr)\vec{e}_z

    D'après la question Q5, à l'équilibre on a k(l_{\text{équ}} - l_0) = -Mg. Il vient donc :

    \vec{F}_{\text{ressort}} = \bigl(-Mg - k Z(t)\bigr)\vec{e}_z
  • la force d'amortissement visqueux :

    \vec{f} = -\lambda \vec{v}_{\text{platine}} = -\lambda \frac{\mathrm{d}Z(t)}{\mathrm{d}t}\,\vec{e}_z
  • la force exercée par l'impact de la goutte :

    \vec{F}(t) = F(t)\,\vec{e}_z

On applique la deuxième loi de Newton à la platine dans le référentiel galiléen :

\begin{aligned} M \frac{\mathrm{d}^2 Z(t)}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{e}_z &= \vec{P} + \vec{F}_{\text{ressort}} + \vec{f} + \vec{F}(t) \end{aligned}

En projetant sur le vecteur unitaire vertical descendant \vec{e}_z :

\begin{aligned} M \frac{\mathrm{d}^2 Z(t)}{\mathrm{d}t^2} &= Mg - Mg - k Z(t) - \lambda \frac{\mathrm{d}Z(t)}{\mathrm{d}t} + F(t) \\ M \frac{\mathrm{d}^2 Z(t)}{\mathrm{d}t^2} + \lambda \frac{\mathrm{d}Z(t)}{\mathrm{d}t} + k Z(t) &= F(t) \end{aligned}

En divisant par la masse M, on obtient :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}^2 Z(t)}{\mathrm{d}t^2} + \frac{\lambda}{M} \frac{\mathrm{d}Z(t)}{\mathrm{d}t} + \frac{k}{M} Z(t) &= \frac{F(t)}{M} \end{aligned}

Par identification avec l'équation proposée :

\boxed{\gamma = \frac{\lambda}{M} \quad \text{et} \quad \beta = \frac{k}{M}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Reliez soigneusement la longueur du ressort à Z(t) et prenez garde aux signes lors de l'élimination des termes constants.

« Le lien entre longueur du ressort et quantité Z(t) est souvent mal fait. Une majorité de candidats trouve β et γ, avec parfois des erreurs de signe, car beaucoup ont peiné à éliminer les termes constants de l’équation. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : durée d'interaction, ordre de grandeur

Donner la signification physique de et justifier que son ordre de grandeur est :

On utilise en pratique un facteur correctif tel que :

Calculer pour .

Voir l'indice

Interpréter \tau comme le temps mis par le sommet de la goutte pour atteindre la platine à vitesse v_{\lim}. Faire l'application numérique avec le facteur correctif.

Voir la réponse courte

Interprétation de \tau comme le temps mis par la goutte pour parcourir son diamètre à la vitesse v_{\lim}, puis calcul numérique.

Voir le corrigé complet

1. Signification physique de \tau et ordre de grandeur

La grandeur \tau représente la durée de l'impact (ou durée d'écrasement) de la goutte d'eau sur la platine du capteur.

Lors de la collision avec la surface rigide de la platine, le bas de la goutte est stoppé quasi instantanément tandis que son sommet parcourt une distance de l'ordre de la taille caractéristique de la goutte, c'est-à-dire son diamètre D, à une vitesse de l'ordre de sa vitesse incidente v_{\lim}(D). Le temps nécessaire à l'écrasement total est ainsi de l'ordre du temps de transit :

\tau(D) \approx \frac{D}{v_{\lim}(D)}

2. Calcul numérique de \tau pour D = 2,5\text{ mm}

D'après le préambule de la partie II, la vitesse limite de la goutte est :

v_{\lim}(D) = K \sqrt{D}

Pour D = 2,5\text{ mm} = 2,5 \cdot 10^{-3}\text{ m} et K = 150\text{ m}^{1/2}\cdot\text{s}^{-1} :

v_{\lim} = 150 \times \sqrt{2,5 \cdot 10^{-3}} = 150 \times 0,050 = 7,5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

La durée d'impact avec le facteur correctif \xi = 0,65 s'exprime donc par :

\begin{aligned} \tau(D) &= \xi \frac{D}{v_{\lim}(D)} \\ \tau &= 0,65 \times \frac{2,5 \cdot 10^{-3}\text{ m}}{7,5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}} \approx 2,17 \cdot 10^{-4}\text{ s} \end{aligned}
\boxed{\tau \approx 0,22\text{ ms} = 2,2 \cdot 10^{-4}\text{ s}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Identifiez tau comme la durée d'impact de la goutte, justifiez l'ordre de grandeur et soignez le calcul numérique.

« Il fallait évoquer la durée de l’impact et pas un mystérieux « temps caractéristique » ! En général, plutôt bien traitée, mais peu justifiée. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : régime critique, oscillateur amorti, réponse indicielle

On se place à et on souhaite que la réponse du disdromètre soit la plus rapide possible. a) Quelle doit être la relation entre les coefficients et ? On se place dans ce cas. b) Le système étant à l'équilibre avant la chute de la goutte, montrer que la réponse du disdromètre s'écrit alors pour :

c) Comment choisir pour réaliser ? Montrer alors que est proportionnel à et donner la valeur de . d) Tracer l'allure de pour . e) Comment la mesure de permet-elle de connaître ?

Voir l'indice

a) Pour obtenir le temps de réponse le plus court sans oscillation, choisir le régime critique vérifiant \Delta = 0 soit \gamma^2 = 4\beta.
b) Résoudre l'équation avec un second membre constant F_0/M et des conditions initiales nulles en position et vitesse.
c) Remarquer que pour t = \tau, le terme entre crochets approche 1 si \gamma \tau \gg 1. Remplacer F_0 par son expression faisant intervenir la masse m \propto D^3.
d) Tracer une phase de montée exponentielle jusqu'à t = \tau, suivie d'une relaxation libre amortie vers 0 pour t > \tau.
e) L'amplitude maximale enregistrée Z(\tau) est directement reliée à D^3, ce qui donne le diamètre par inversion.

Voir la stratégie
  1. Pour un oscillateur amorti du second ordre soumis à un échelon, la réponse la plus rapide sans dépassement (sans oscillation) correspond au régime critique (\Delta = 0).
  2. On résout l'équation différentielle avec second membre constant F_0 sous les conditions initiales d'un repos à l'équilibre.
  3. On exprime la force F_0 en fonction de D à l'aide des relations établies dans les questions précédentes pour identifier l'exposant \alpha.
Voir la réponse courte

Condition critique \gamma = 2\sqrt{\beta}, résolution avec conditions initiales nulles, dépendance de la crête en D^\alpha et allure temporelle.

Voir le corrigé complet

a) L'équation différentielle régissant le mouvement de la platine est :

\frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2} + \gamma \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} + \beta Z = \frac{F(t)}{M}

L'équation caractéristique associée s'écrit r^2 + \gamma r + \beta = 0, de discriminant \Delta = \gamma^2 - 4\beta. Pour éviter toute oscillation (qui fausserait la mesure et ralentirait l'établissement) tout en assurant le retour ou la montée le plus rapide possible, le système doit être réglé dans le régime critique, soit \Delta = 0 :

\boxed{\beta = \frac{\gamma^2}{4}} \quad \left(\text{ou } \gamma = 2\sqrt{\beta}\right)

b) Pour 0 \le t \le \tau, la force appliquée est constante : F(t) = F_0.

  • Une solution particulière constante est Z_p = \frac{F_0}{M\beta} = \frac{F_0}{k} puisque \beta = \frac{k}{M}.
  • En régime critique, la racine double est r_0 = -\frac{\gamma}{2}. La solution générale de l'équation homogène s'écrit donc :

    Z_h(t) = (A + B t)\,\mathrm{e}^{-\gamma t / 2}
  • La solution générale complète est ainsi :

    Z(t) = \frac{F_0}{k} + (A + B t)\,\mathrm{e}^{-\gamma t / 2}

Le système étant initialement au repos à sa position d'équilibre :

\begin{aligned} Z(0) = 0 &\implies \frac{F_0}{k} + A = 0 \implies A = -\frac{F_0}{k} \\ \dot{Z}(0) = 0 &\implies B - \frac{\gamma}{2}A = 0 \implies B = \frac{\gamma}{2}A = -\frac{\gamma F_0}{2k} \end{aligned}

En factorisant par \frac{F_0}{k}, on obtient bien :

\boxed{Z(t) = \frac{F_0}{k} \left[ 1 - \left(1 + \gamma \frac{t}{2}\right) \mathrm{e}^{-\gamma t / 2} \right]}

c) Pour avoir Z(\tau) \approx \frac{F_0}{k}, il faut que le terme transitoire soit négligeable devant 1 à la date t = \tau, ce qui impose :

\boxed{\frac{\gamma \tau}{2} \gg 1 \iff \gamma \gg \frac{2}{\tau}}

La durée caractéristique d'établissement \tau_c = \frac{2}{\gamma} doit être très courte devant la durée de l'impact \tau.

Sous cette condition, Z(\tau) = \frac{F_0}{k}. Or, d'après les modélisations de l'énoncé :

F_0 = m(D) \frac{v_{\lim}(D)}{\tau(D)} = m(D) \frac{v_{\lim}(D)}{\xi \frac{D}{v_{\lim}(D)}} = m(D) \frac{v_{\lim}^2(D)}{\xi D}

Avec m(D) = \rho \frac{\pi D^3}{6} et v_{\lim}(D) = K\sqrt{D}, il vient :

v_{\lim}^2(D) = K^2 D \implies F_0 = \frac{\pi \rho D^3}{6} \frac{K^2 D}{\xi D} = \frac{\pi \rho K^2}{6\xi} D^3

On en déduit :

Z(\tau) = \frac{\pi \rho K^2}{6 k \xi} D^3

Le déplacement Z(\tau) est donc bien proportionnel à D^\alpha avec :

\boxed{\alpha = 3}

d) Pour t > \tau, F(t) = 0 : la platine revient vers sa position d'équilibre Z=0 selon une décroissance apériodique (régime critique sans oscillation).

e) Dès lors que \gamma est choisi suffisamment grand, la valeur maximale atteinte par le déplacement est Z_{\max} = Z(\tau) = \frac{\pi \rho K^2}{6 k \xi} D^3. La mesure expérimentale de cette élongation maximale permet d'en déduire directement le diamètre D de la goutte :

\boxed{D = \left(\frac{6 k \xi}{\pi \rho K^2} Z_{\max}\right)^{1/3}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Nommez explicitement le régime critique, justifiez la condition sur gamma*tau et soignez le tracé de la réponse temporelle.

« La relation entre β et γ est souvent donnée mais rarement avec le terme « critique ». »

« Beaucoup de mal à écrire γτ >>1. »

« Le tracé correct d’une réponse critique a été très rare, la distinction des deux phases temporelles également. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Partie III : Disdromètre à impact avec piezoélectrique

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : symétrie, invariance, champ électrostatique

En étudiant les symétries, puis les invariances de la distribution, donner la direction du champ électrique en un point quelconque de l'espace et les coordonnées dont ce champ dépend.

Voir l'indice

Considérer deux plans de symétrie orthogonaux passant par M pour imposer la direction normale au plan, puis utiliser l'invariance par translation selon Ox et Oy.

Voir la réponse courte

Arguments d'invariance par translation et plans de symétrie démontrant que \vec{E} = E(z)\vec{e}_z avec une composante impaire en z.

Voir le corrigé complet

Considérons l'électrode modélisée par un plan infini d'épaisseur nulle situé en z = e/2, portant une densité surfacique de charge uniforme \sigma = \frac{Q}{S} > 0. On repère un point quelconque de l'espace M par ses coordonnées cartésiennes (x,y,z).

Étude des symétries

  • Tout plan passant par le point M et perpendiculaire au plan de charge est un plan de symétrie matérielle (\Pi_s) pour la distribution.
  • En particulier, le plan passant par M dirigé par (\vec{e}_x, \vec{e}_z) et le plan passant par M dirigé par (\vec{e}_y, \vec{e}_z) sont deux plans de symétrie de la distribution.
  • Le champ électrostatique créé en un point appartenant à un plan de symétrie est obligatoirement contenu dans ce plan. Il appartient donc à l'intersection de ces deux plans :

    \vec{E}(M) \in (\vec{e}_x, \vec{e}_z) \cap (\vec{e}_y, \vec{e}_z) = \mathbb{R}\,\vec{e}_z

    Le champ électrostatique est donc vertical, purement suivant \vec{e}_z :

    \vec{E}(M) = E_z(x, y, z)\,\vec{e}_z

Étude des invariances

  • La distribution de charges est un plan infini uniforme : elle est invariante par toute translation selon \vec{e}_x et selon \vec{e}_y.
  • D'après le principe de Curie, le champ électrostatique possède les mêmes invariances que sa source. Ses composantes ne dépendent donc ni de x ni de y.

Par conséquent, le champ électrique \vec{E}(M) est dirigé selon l'axe (Oz) et ne dépend que de l'unique coordonnée z :

\boxed{\vec{E}(M) = E_z(z)\,\vec{e}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à ce que les plans de symétrie passent par le point considéré et n'oubliez pas d'établir l'imparité du champ électrique.

« Certains candidats oublient qu’il faut que les plans de symétrie passent par le point M. Certains candidats n’utilisent pas les coordonnées de l’énoncé. L’imparité du champ électrique n’est que très rarement établie. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : théorème de gauss, plan infini uniformément chargé

En utilisant un théorème d'électromagnétisme à énoncer, calculer le champ électrique créé par cette distribution en tout point de l'espace.

Voir l'indice

Choisir un cylindre de Gauss symétrique orthogonal au plan chargé et appliquer le théorème de Gauss en exploitant les symétries.

Voir la réponse courte

Énoncé et application du théorème de Gauss à un cylindre orthogonal pour trouver le champ discontinu créé par une nappe plane.

Voir le corrigé complet

Énoncé du théorème de Gauss :

Le flux sortant du champ électrostatique \vec{E} à travers une surface fermée \Sigma orientée vers l'extérieur est égal à la charge intérieure totale Q_{\text{int}} enserrée par cette surface, divisée par la permittivité diélectrique du vide \varepsilon_0 :

\Phi = \oiint_{\Sigma} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S}_{\text{ext}} = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0}

Calcul du champ électrostatique :

Considérons une surface de Gauss \Sigma constituée d'un cylindre d'axe parallèle à (Oz), de section droite d'aire \mathcal{S}, situé symétriquement de part et d'autre du plan chargé z = e/2, entre les cotes z = e/2 - h et z = e/2 + h (avec h > 0).

Le flux de \vec{E} à travers cette surface fermée se décompose en :

  • le flux à travers la surface latérale : la normale extérieure \vec{n}_L est orthogonale à \vec{e}_z, d'où \vec{E} \cdot \vec{n}_L = 0 et \Phi_{\text{lat}} = 0 ;
  • le flux à travers la base supérieure (normale +\vec{e}_z) : \Phi_{\text{sup}} = E_z(e/2 + h)\,\mathcal{S} ;
  • le flux à travers la base inférieure (normale -\vec{e}_z) : \Phi_{\text{inf}} = -E_z(e/2 - h)\,\mathcal{S}.

D'après l'étude des symétries menée à la question Q9, le plan z = e/2 est un plan de symétrie de la distribution, donc E_z(e/2 - h) = -E_z(e/2 + h). Le flux total s'écrit donc :

\begin{aligned} \Phi &= \Phi_{\text{sup}} + \Phi_{\text{inf}} + \Phi_{\text{lat}} \\ &= 2 E_z(e/2 + h)\,\mathcal{S} \end{aligned}

La charge contenue à l'intérieur de \Sigma est celle interceptée sur le plan z = e/2 d'aire \mathcal{S} portant la densité surfacique uniforme \sigma = \frac{Q}{S} :

Q_{\text{int}} = \sigma \mathcal{S} = \frac{Q}{S}\mathcal{S}

En appliquant le théorème de Gauss :

\begin{aligned} 2 E_z(e/2 + h)\,\mathcal{S} &= \frac{\sigma \mathcal{S}}{\varepsilon_0} \\ E_z(e/2 + h) &= \frac{\sigma}{2\varepsilon_0} = \frac{Q}{2\varepsilon_0 S} \end{aligned}

Ce résultat étant indépendant de la distance h > 0, le champ est uniforme de chaque côté du plan. En tout point de l'espace non situé sur le plan, le champ s'écrit :

\boxed{\vec{E}(M) = \begin{cases} +\dfrac{Q}{2\varepsilon_0 S} \vec{e}_z & \text{si } z > \dfrac{e}{2} \\[10pt] -\dfrac{Q}{2\varepsilon_0 S} \vec{e}_z & \text{si } z < \dfrac{e}{2} \end{cases}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Précisez que la surface de Gauss doit être fermée et déterminez correctement la charge intérieure.

« La précision « surface fermée » n'est pas toujours indiquée, si bien qu’on voit parfois appliquer le théorème de Gauss à un simple disque ! »

« Beaucoup d'erreurs sur Qint (la plus fréquente : Qint = Q*S). »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : condensateur plan, permittivité diélectrique

En déduire l'expression du champ électrique créé par l'association des deux électrodes chargées et , en un point entre les deux électrodes s'il y avait le vide. Dans un matériau ayant une permittivité , on remplace la permittivité diélectrique du vide par . En déduire le champ à l'intérieur du matériau piézoélectrique.

Voir l'indice

Superposer les champs créés par les deux plans infinis uniformément chargés entre les armatures, puis remplacer la permittivité diélectrique \varepsilon_0 par \varepsilon.

Voir la réponse courte

Superposition des champs des deux plans chargés pour trouver le champ uniforme interne, puis substitution de \varepsilon_0 par \varepsilon.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q10, le champ électrique créé par l'électrode supérieure située en z = e/2 portant la charge +Q (densité surfacique \sigma_+ = \frac{Q}{S}) est, pour tout point situé sous cette électrode (z < e/2) :

\vec{E}_+(M) = -\frac{Q}{2\varepsilon_0 S} \vec{e}_z

L'électrode inférieure est située en z = -e/2 et porte la charge -Q, correspondant à une densité surfacique uniforme \sigma_- = -\frac{Q}{S}. Par analogie, pour tout point situé au-dessus de cette électrode (z > -e/2) :

\vec{E}_-(M) = +\frac{\sigma_-}{2\varepsilon_0} \vec{e}_z = -\frac{Q}{2\varepsilon_0 S} \vec{e}_z

D'après le principe de superposition, le champ électrostatique total en un point M situé entre les deux électrodes (-e/2 < z < e/2) dans le vide est la somme des champs créés par chaque électrode :

\vec{E}(M)_{\text{vide}} = \vec{E}_+(M) + \vec{E}_-(M) = -\frac{Q}{2\varepsilon_0 S} \vec{e}_z - \frac{Q}{2\varepsilon_0 S} \vec{e}_z
\boxed{\vec{E}(M)_{\text{vide}} = -\frac{Q}{\varepsilon_0 S}\vec{e}_z}

En suivant la prescription de l'énoncé, à l'intérieur du matériau piézoélectrique de permittivité diélectrique \varepsilon, on remplace la permittivité du vide \varepsilon_0 par \varepsilon :

\boxed{\vec{E}(M)_{\text{piezo}} = -\frac{Q}{\varepsilon S}\vec{e}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Appliquez rigoureusement le principe de superposition pour déterminer le champ électrique résultant.

« Le principe de superposition a très souvent été évoqué, mais mal appliqué. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : capteur piézoélectrique, force d'impact

On admet que la charge est proportionnelle à la force exercée par une goutte sur le capteur lors de son impact. Montrer, en utilisant la modélisation de proposée en haut de la page 5, que la tension aux bornes du capteur piézoélectrique est proportionnelle à .

Voir l'indice

Relier la tension au champ par u(t) = E e. Utiliser la proportionnalité entre Q et F_0 \propto m v_{\lim}/\tau pour dégager la loi de puissance en D.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la tension u(t) aux bornes du capteur en fonction du champ électrique \vec{E}_{\text{piezo}} établi à la question Q11 (ou via la capacité du capteur plan), montrant ainsi que u(t) \propto Q(t).
  2. Utiliser la proportionnalité entre la charge Q(t) et la force d'impact F(t).
  3. Exprimer la force d'impact F_0 modélisée en haut de la page 5 à l'aide de l'expression de \tau(D) (question Q7) et de la loi de vitesse limite v_{\lim}(D) = K\sqrt{D}, pour en déduire sa dépendance en D.
Voir la réponse courte

Chaîne de proportionnalités liant la tension à la charge, la charge à la force d'impact moyenne et la force au volume D^3.

Voir le corrigé complet

La différence de potentiel aux bornes du capteur s'obtient par circulation du champ électrostatique \vec{E}_{\text{piezo}} = -\dfrac{Q(t)}{\varepsilon S}\vec{e}_z établi à la question Q11 :

u(t) = V\left(\frac{e}{2}\right) - V\left(-\frac{e}{2}\right) = - \int_{-e/2}^{e/2} E_z \, \mathrm{d}z = \frac{e}{\varepsilon S} \, Q(t)

La tension u(t) est donc directement proportionnelle à la charge Q(t).

D'après l'énoncé, la charge Q(t) est proportionnelle à la force F(t) exercée par la goutte sur le capteur. Pendant l'impact (0 < t < \tau), la force vaut F(t) = F_0 avec :

F_0 = m(D) \frac{v_{\lim}(D)}{\tau(D)}

En utilisant l'expression du temps caractéristique d'impact \tau(D) = \xi \dfrac{D}{v_{\lim}(D)} donnée à la question Q7 :

F_0 = \frac{m(D)\,v_{\lim}^2(D)}{\xi D}

Or, la vitesse limite s'écrit v_{\lim}(D) = K\sqrt{D}, d'où v_{\lim}^2(D) = K^2 D. La masse d'une goutte sphérique d'eau de masse volumique \rho est :

m(D) = \rho \frac{\pi D^3}{6}

On en déduit l'expression de la force :

F_0 = \frac{\rho \frac{\pi D^3}{6} \cdot K^2 D}{\xi D} = \frac{\pi \rho K^2}{6\xi} \, D^3

La force F_0 est ainsi proportionnelle à D^3. Par transitivité des proportionnalités :

u(t) \propto Q(t) \propto F(t) \propto D^3
\boxed{u(t) \propto D^3 \quad (\text{pour } 0 < t < \tau)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il était possible d'obtenir le résultat sans calculer la circulation du champ, en reliant directement charge et tension.

« Les candidats connaissent en général la relation entre charge et tension aux bornes d’un condensateur et s’en sortent sans faire circuler le champ électrostatique, c’était possible. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Partie IV : Dimensionnement et étalonnage du disdromètre à impact

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : flux de particules, disdromètre

Exprimer le nombre de gouttes tombant sur la surface du disdromètre pendant la durée d'un impact, en fonction de et de . En déduire l'expression de la surface maximale du capteur du disdromètre permettant d'éviter des chevauchements du signal dus à deux impacts successifs.

Voir l'indice

Le volume balayé par la surface S pendant la durée \tau est V = S v_{\lim} \tau. En déduire G = N V. Pour éviter les chevauchements, imposer G \le 1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume élémentaire d'air balayé par les gouttes atteignant la surface S pendant l'intervalle de temps \tau.
  2. En déduire le nombre moyen de gouttes G contenues dans ce volume grâce à la densité volumique N.
  3. Établir la condition de non-recouvrement des signaux (G \le 1) pour en déduire la surface maximale S_{\max}.
Voir la réponse courte

Détermination du nombre de gouttes reçues par bilan de flux G = N \xi S D, et condition G \le 1 pour déterminer S_{\max}.

Voir le corrigé complet

Pendant la durée \tau d'un impact, les gouttes qui frappent la surface S du capteur sont celles qui se trouvaient initialement dans un cylindre vertical de base S et de hauteur :

h = v_{\lim}(D) \, \tau

Le volume de ce cylindre d'influence est donc :

\mathcal{V} = S \, h = S \, v_{\lim}(D) \, \tau

Les gouttes étant uniformément réparties avec une densité volumique N, le nombre moyen de gouttes G atteignant le capteur pendant la durée \tau s'écrit :

G = N \mathcal{V} = N S v_{\lim}(D) \, \tau

En injectant l'expression de la durée d'impact \tau(D) = \xi \dfrac{D}{v_{\lim}(D)}, on constate une simplification de la vitesse limite :

G = N S v_{\lim}(D) \left(\xi \frac{D}{v_{\lim}(D)}\right)
\boxed{G = \xi N S D}

Pour éviter le chevauchement temporel des signaux engendrés par des impacts successifs, il ne doit pas tomber plus d'une goutte en moyenne pendant la durée d'un impact, ce qui se traduit par la condition :

G \le 1 \iff \xi N S D \le 1

La surface maximale S_{\max} du capteur correspond au cas limite G = 1, d'où :

\boxed{S_{\max} = \frac{1}{\xi N D}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à poser une inégalité en plus de l'expression de la surface.

« Les candidats introduisent la bonne formule pour la surface mais pas souvent une inégalité. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : valeur moyenne, distribution statistique

On considère une averse contenant toutes les tailles de gouttes, répondant à la distribution de Marshall et Palmer. Montrer que représente le diamètre moyen des gouttes. On donne :

Voir l'indice

Calculer le diamètre moyen par intégration de D\,n(D) divisé par l'intégrale de n(D) sur [0, +\infty[ en effectuant le changement de variable x = D/D_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre total de gouttes par unité de volume N_{\text{tot}} en intégrant la distribution élémentaire \mathrm{d}N = n(D)\,\mathrm{d}D pour D \in [0, +\infty[.
  2. Définir la moyenne statistique du diamètre \langle D \rangle par la moyenne pondérée par la distribution de population.
  3. Calculer cette valeur moyenne à l'aide de l'intégrale fournie par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Calcul de l'intégrale définissant le diamètre moyen à partir de la distribution de Marshall-Palmer par changement de variable.

Voir le corrigé complet

Le nombre total de gouttes de pluie par unité de volume s'obtient en intégrant la densité de répartition n(D) sur toutes les tailles de gouttes possibles :

\begin{aligned} N_{\text{tot}} &= \int_0^\infty n(D)\,\mathrm{d}D \\ &= n_0 \int_0^\infty \exp\left(-\frac{D}{D_0}\right)\mathrm{d}D \\ &= n_0 \left[ -D_0 \exp\left(-\frac{D}{D_0}\right) \right]_0^\infty \\ &= n_0 D_0 \end{aligned}

Par définition d'une valeur moyenne pondérée, le diamètre moyen des gouttes \langle D \rangle est donné par :

\langle D \rangle = \frac{1}{N_{\text{tot}}} \int_0^\infty D\,\mathrm{d}N = \frac{\displaystyle \int_0^\infty D\, n(D)\,\mathrm{d}D}{\displaystyle \int_0^\infty n(D)\,\mathrm{d}D}

Calculons l'intégrale au numérateur en effectuant le changement de variable sans dimension x = \dfrac{D}{D_0}, d'où D = D_0 x et \mathrm{d}D = D_0\,\mathrm{d}x :

\begin{aligned} \int_0^\infty D\, n(D)\,\mathrm{d}D &= n_0 \int_0^\infty D \exp\left(-\frac{D}{D_0}\right)\mathrm{d}D \\ &= n_0 D_0^2 \int_0^\infty x \mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x \end{aligned}

En utilisant l'intégrale donnée par l'énoncé, \displaystyle \int_0^\infty x \mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x = 1, il vient :

\int_0^\infty D\, n(D)\,\mathrm{d}D = n_0 D_0^2

En formant le rapport, on obtient :

\langle D \rangle = \frac{n_0 D_0^2}{n_0 D_0} = D_0
\boxed{\langle D \rangle = D_0}

Le paramètre caractéristique D_0 de la loi de Marshall et Palmer représente donc bien le diamètre moyen des gouttes de pluie.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

N'omettez pas l'intégrale de normalisation au dénominateur ni l'élément différentiel lors du changement de variable.

« L'intégrale de normalisation au dénominateur est quasi-systématiquement absente. On peut noter que dans le changement de variable x = D/D0, l'élément différentiel dD est très souvent oublié »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : disdromètre, calcul d'ordre de grandeur

Exprimer pour la distribution de Marshall et Palmer le nombre de gouttes tombant sur la surface du disdromètre pendant une durée . En déduire une seconde expression de . En pratique, le constructeur applique une marge. On prend librement la valeur . Calculer numériquement pour et commenter au regard de la photo 2.

Voir l'indice

Intégrer le flux différentiel de gouttes de taille comprise entre D et D+\mathrm{d}D pendant \tau(D). En déduire S_{\max} en imposant G \le 1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre moyen de gouttes G en assimilant l'averse à une distribution caractérisée par le diamètre moyen D_0 et la densité volumique totale N_{\text{tot}} = n_0 D_0 trouvée à la question précédente.
  2. Déduire la surface maximale S_{\max} en imposant la condition de non-chevauchement G \le 1.
  3. Effectuer l'application numérique avec précaution sur les unités de n_0 et comparer au diamètre géométrique du capteur visible sur la photo 2.
Voir la réponse courte

Intégration sur la distribution continue des diamètres pour trouver G, calcul numérique de S_{\max} et confrontation à la taille réelle du capteur.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, la densité volumique totale de gouttes s'écrit :

N_{\text{tot}} = \int_0^{+\infty} n(D)\,\mathrm{d}D = n_0 D_0

et le diamètre moyen des gouttes est \langle D \rangle = D_0.

En adoptant la modélisation établie à la question Q13 pour une averse caractérisée par cette densité volumique totale N_{\text{tot}} et ce diamètre moyen D_0, avec une durée d'impact \tau(D_0) = \xi \frac{D_0}{v_{\lim}(D_0)}, le nombre moyen de gouttes G frappant la surface S pendant cette durée s'écrit :

G = \xi N_{\text{tot}} S D_0 = \xi n_0 S D_0^2
\boxed{G = \xi n_0 S D_0^2}

Pour éviter le chevauchement de deux signaux successifs, il faut en moyenne au plus un impact pendant la durée \tau, soit G \le 1. La surface maximale admissible S_{\max} vérifie donc G = 1 :

\boxed{S_{\max} = \frac{1}{\xi n_0 D_0^2}}

Application numérique : Convertissons les grandeurs dans le système international :

  • n_0 = 8,0 \cdot 10^3\text{ m}^{-3}\cdot\text{mm}^{-1} = \frac{8,0 \cdot 10^3\text{ m}^{-3}}{10^{-3}\text{ m}} = 8,0 \cdot 10^6\text{ m}^{-4}
  • D_0 = 1,5\text{ mm} = 1,5 \cdot 10^{-3}\text{ m}
  • \xi = 6,5
\begin{aligned} S_{\max} &= \frac{1}{6,5 \times 8,0 \cdot 10^6 \times (1,5 \cdot 10^{-3})^2} \\ &= \frac{1}{6,5 \times 8,0 \cdot 10^6 \times 2,25 \cdot 10^{-6}} \\ &= \frac{1}{117}\text{ m}^2 \approx 8,5 \cdot 10^{-3}\text{ m}^2 = 85\text{ cm}^2 \end{aligned}
\boxed{S_{\max} \approx 85\text{ cm}^2}

Commentaire au regard de la photo 2 : Pour un capteur circulaire de diamètre d, la surface vaut S = \frac{\pi d^2}{4}. Avec S_{\max} \approx 85\text{ cm}^2, le diamètre maximal associé est :

d_{\max} = \sqrt{\frac{4 S_{\max}}{\pi}} \approx \sqrt{\frac{4 \times 85}{\pi}} \approx 10,4\text{ cm} \approx 10\text{ cm}

Cette valeur coïncide remarquablement avec l'échelle de 10\text{ cm} fournie sur la photo 2 (et avec la surface standard de 80\text{ cm}^2 mentionnée dans la suite du sujet) : le capteur a été dimensionné au plus grand possible tout en respectant la marge de sécurité imposée par \xi = 6,5 pour éviter la superposition des signaux.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Menez le calcul d'intégration avec rigueur en veillant au changement de variable et à l'homogénéité.

« Bien que l'intégrale ait été en général donnée, le calcul a été mal réussi, pour les mêmes raisons que précédemment. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : débit volumique, intensité de précipitation

On considère tout d'abord une averse dont toutes les gouttes ont le même diamètre , tombant à la vitesse et réparties en volume de manière homogène avec une densité volumique . Exprimer l'intensité de cette averse en fonction de , et de .

Voir l'indice

L'intensité R représente le volume d'eau précipité par unité de surface et par unité de temps : multiplier la vitesse de chute par la fraction volumique d'eau.

Voir la réponse courte

Bilan de flux de volume d'eau par unité de surface et de temps : R = N v_{\lim}(D_0) \frac{\pi D_0^3}{6}.

Voir le corrigé complet

Considérons une surface collectrice horizontale d'aire S (par exemple l'ouverture du pluviomètre) pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t.

Pendant cette durée, les gouttes d'eau qui atteignent la surface S sont contenues dans le cylindre vertical de base S et de hauteur v_{\lim}(D_0)\,\mathrm{d}t. Le volume de ce cylindre d'air balayé est :

\mathrm{d}V_{\text{cyl}} = S \, v_{\lim}(D_0)\,\mathrm{d}t

Puisque les gouttes sont réparties de façon homogène avec une densité volumique N, le nombre de gouttes recueillies pendant \mathrm{d}t est :

\mathrm{d}\mathcal{N} = N\,\mathrm{d}V_{\text{cyl}} = N\,S\,v_{\lim}(D_0)\,\mathrm{d}t

Chaque goutte étant modélisée par une sphère de diamètre D_0, le volume d'eau apporté par une goutte vaut :

V_{\text{goutte}} = \frac{4}{3}\pi \left(\frac{D_0}{2}\right)^{\!3} = \frac{\pi D_0^3}{6}

Le volume d'eau liquide total recueilli sur la surface S pendant \mathrm{d}t s'écrit alors :

\mathrm{d}V_{\text{eau}} = \mathrm{d}\mathcal{N} \times V_{\text{goutte}} = N \, S \, v_{\lim}(D_0)\,\frac{\pi D_0^3}{6}\,\mathrm{d}t

La hauteur d'eau équivalente accumulée au sol ou au fond du pluviomètre pendant \mathrm{d}t est :

\mathrm{d}h = \frac{\mathrm{d}V_{\text{eau}}}{S} = \frac{\pi D_0^3}{6} N \, v_{\lim}(D_0)\,\mathrm{d}t

Par définition, l'intensité R de l'averse est la hauteur d'eau tombée par unité de temps :

R = \frac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t}

D'où l'expression de R :

\boxed{R = \frac{\pi}{6} N D_0^3 \, v_{\lim}(D_0)}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : débit volumique, intégration

Justifier que s'exprime de manière générale par :

et calculer . On donne . Faire l'application numérique en pour .

Voir l'indice

Intégrer la contribution volumique \frac{\pi}{6} D^3 pondérée par la distribution n(D) et la vitesse v_{\lim}(D) = K \sqrt{D}. Utiliser l'intégrale donnée.

Voir la stratégie
  1. Généraliser le résultat de la question Q16 en sommant (par intégration) les contributions élémentaires de chaque tranche de diamètre [D, D + \mathrm{d}D].
  2. Injecter l'expression de la distribution de Marshall et Palmer n(D) et la loi de vitesse limite v_{\lim}(D) = K\sqrt{D}.
  3. Effectuer le changement de variable sans dimension x = D/D_0 pour faire apparaître l'intégrale fournie par l'énoncé.
  4. Convertir toutes les grandeurs dans le système international avant de calculer R, puis exprimer le résultat final dans l'unité demandée (\text{mm}\cdot\text{h}^{-1}).
Voir la réponse courte

Intégration de la contribution élémentaire de chaque tranche de taille en utilisant l'intégrale donnée, puis application numérique en \text{mm}\cdot\text{h}^{-1}.

Voir le corrigé complet

1. Justification de l'expression de R :

D'après la question Q16, une population de gouttes de même diamètre D, animées d'une vitesse de chute v_{\lim}(D) et de densité volumique N, apporte une contribution à l'intensité pluviométrique égale au débit volumique d'eau par unité de surface :

R = N\, v_{\lim}(D)\, V(D) = N\, v_{\lim}(D)\, \frac{\pi D^3}{6}

Dans le cas d'une averse polydisperse décrite par la distribution de Marshall et Palmer, le nombre de gouttes par unité de volume ayant un diamètre compris entre D et D + \mathrm{d}D s'écrit \mathrm{d}N = n(D)\,\mathrm{d}D.

Chaque tranche de diamètres contribue de manière infinitésimale à la hauteur d'eau précipitée par unité de temps :

\mathrm{d}R = v_{\lim}(D)\, V(D)\, \mathrm{d}N = n(D)\, v_{\lim}(D)\, \frac{\pi D^3}{6}\,\mathrm{d}D

En intégrant sur l'ensemble des diamètres possibles D \in [0, +\infty[, on obtient bien :

\boxed{ R = \int_0^\infty n(D) v_{\lim}(D) \pi \frac{D^3}{6}\,\mathrm{d}D }

2. Calcul analytique de R :

En remplaçant n(D) = n_0 \exp\left(-\frac{D}{D_0}\right) et v_{\lim}(D) = K \sqrt{D} = K D^{1/2} :

\begin{aligned} R &= \frac{\pi}{6} n_0 K \int_0^\infty D^{1/2} D^3 \exp\left(-\frac{D}{D_0}\right)\,\mathrm{d}D \\ &= \frac{\pi}{6} n_0 K \int_0^\infty D^{3,5} \exp\left(-\frac{D}{D_0}\right)\,\mathrm{d}D \end{aligned}

En posant le changement de variable sans dimension x = \frac{D}{D_0}, soit D = D_0 x et \mathrm{d}D = D_0\,\mathrm{d}x :

R = \frac{\pi}{6} n_0 K D_0^{4,5} \int_0^\infty x^{3,5} \mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x

En utilisant la valeur fournie pour l'intégrale :

\boxed{ R = \frac{\pi}{6} n_0 K D_0^{4,5} \frac{105\sqrt{\pi}}{16} \approx \frac{11,6 \pi}{6} n_0 K D_0^{4,5} }

3. Application numérique :

Les grandeurs doivent impérativement être converties dans le système international d'unités :

  • n_0 = 8,0\cdot 10^3\text{ m}^{-3}\cdot\text{mm}^{-1} = 8,0\cdot 10^3 \times 10^3\text{ m}^{-4} = 8,0\cdot 10^6\text{ m}^{-4} ;
  • K = 150\text{ m}^{1/2}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • D_0 = 1,5\text{ mm} = 1,5\cdot 10^{-3}\text{ m} ;
  • D_0^{4,5} = (1,5\cdot 10^{-3})^{4,5} \approx 1,961\cdot 10^{-13}\text{ m}^{4,5}.

Le calcul de l'intensité en unités SI (\text{m}\cdot\text{s}^{-1}) donne :

\begin{aligned} R &= \frac{\pi}{6} \times (8,0\cdot 10^6) \times 150 \times (1,961\cdot 10^{-13}) \times 11,6 \\ &\approx 1,43\cdot 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

La conversion en \text{mm}\cdot\text{h}^{-1} s'effectue via 1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 10^3\text{ mm} \times 3600\text{ s}\cdot\text{h}^{-1} = 3,6\cdot 10^6\text{ mm}\cdot\text{h}^{-1} :

R = 1,43\cdot 10^{-3} \times 3,6\cdot 10^6 \approx 5,1\cdot 10^3\text{ mm}\cdot\text{h}^{-1}
\boxed{ R \approx 5,1\cdot 10^3\text{ mm}\cdot\text{h}^{-1} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à ne pas reproduire d'erreurs dans le calcul d'intégration et les changements de variable.

« Même erreur d'intégration qu’aux questions précédentes. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : discrétisation, méthode des trapèzes

Expliquer comment il est possible de calculer à l'aide de ces données (le calcul n'est pas demandé).

Voir l'indice

Calculer le volume total d'eau collecté en sommant le volume de chaque goutte mesurée par classe sur la durée d'exposition \Delta t = 24\text{ h} rapporté à la surface S.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le volume d'eau apporté par chaque classe de gouttes à partir de leur diamètre moyen D_i et du nombre de gouttes N_i mesuré.
  2. En déduire le volume total d'eau reçu sur la surface S pendant la durée \Delta t = 24\text{ h}, puis la hauteur d'eau équivalente et enfin l'intensité R.
  3. Faire le lien avec la formulation intégrale de la question Q17.
Voir la réponse courte

Remplacement de l'intégrale par une somme discrète sur les canaux de diamètres recensés expérimentalement par le disdromètre.

Voir le corrigé complet

Pour chaque classe i, l'histogramme fournit le nombre N_i de gouttes d'eau de diamètre moyen D_i interceptées par la platine de surface S = 80\text{ cm}^2 pendant la durée d'observation \Delta t = 24\text{ h}.

  1. Volume apporté par chaque goutte : Chaque goutte de la classe i étant supposée sphérique, son volume est donné par :

    V_i = \frac{\pi D_i^3}{6}
  2. Volume total d'eau collecté : Le volume total d'eau liquide tombé sur le disdromètre durant la durée \Delta t s'obtient en sommant les contributions de toutes les classes :

    V_{\text{tot}} = \sum_i N_i V_i = \frac{\pi}{6} \sum_i N_i D_i^3
  3. Calcul de l'intensité des précipitations R : Par définition, l'intensité pluviométrique R est la hauteur d'eau h = \frac{V_{\text{tot}}}{S} tombée par unité de temps :

    \boxed{R = \frac{V_{\text{tot}}}{S \, \Delta t} = \frac{\pi}{6 \, S \, \Delta t} \sum_i N_i D_i^3}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne compliquez pas la démarche : il n'était pas utile de recalculer la vitesse limite ni de retrouver l'intégrale précédente.

« Les candidats ont beaucoup compliqué cette question en tentant de se ramener à la formule de la Q17 et en pensant qu'il était utile de retrouver la vitesse limite des gouttes. Ce n'était pas le cas. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Partie V : Disdromètre optique

Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI

Notions : filtre passe-haut, montage inverseur

Proposer un montage simple permettant d'éliminer la composante continue. Quel composant électronique permettrait de réaliser le bloc d'inversion du signal ?

Voir l'indice

Pour éliminer la composante continue, utiliser un condensateur de liaison en série (filtre passe-haut RC). L'inversion est obtenue via un amplificateur opérationnel en montage inverseur.

Voir la stratégie
  1. Identifier la fonction de transfert nécessaire pour bloquer une grandeur continue tout en transmettant les variations temporelles rapides : un filtre passe-haut du premier ordre constitué d'un dipôle RC.
  2. Identifier le composant actif d'électronique analogique usuel permettant d'inverser le signe d'une tension à l'aide d'un montage amplificateur inverseur.
Voir la réponse courte

Condensateur en série pour couper la composante continue et montage amplificateur inverseur à ALI pour le bloc d'inversion.

Voir le corrigé complet

1. Élimination de la composante continue

Le signal délivré par le capteur s'écrit e(t) = k I_0 - k I(t), où le terme k I_0 représente une composante continue (fréquence nulle \omega = 0), tandis que k I(t) correspond aux variations transitoires rapides lors du passage d'une goutte.

Pour éliminer la composante continue tout en conservant les variations du signal, on peut utiliser un filtre passe-haut passif RC :

  • un condensateur de capacité C est placé en série sur la ligne du signal ;
  • une résistance de valeur R est reliée entre la sortie et la masse.

En régime continu (\omega = 0), l'impédance du condensateur Z_C = \frac{1}{\mathrm{j}C\omega} tend vers l'infini : le condensateur se comporte comme un circuit ouvert et bloque la composante continue (s_1 = 0). Pour transmettre le signal lié au passage d'une goutte (durée de quelques millisecondes), il suffit de choisir la fréquence de coupure f_c = \frac{1}{2\pi RC} très inférieure aux fréquences caractéristiques du signal utile.

2. Réalisation de l'inversion du signal

Le bloc d'inversion du signal (qui réalise l'opération s_2(t) = -s_1(t)) peut être réalisé à l'aide d'un amplificateur linéaire intégré (ALI, ou amplificateur opérationnel).

En régime linéaire avec une boucle de rétroaction négative, un montage amplificateur inverseur constitué de l'ALI et de deux résistances de même valeur R_0 permet d'imposer un gain unitaire inverseur :

\boxed{\text{Filtre passe-haut } RC \text{ et Amplificateur Linéaire Intégré (ALI)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Proposez un filtre passe-haut pour supprimer la composante continue et un montage à ALI inverseur pour changer le signe.

« Certains candidats confondent passe-haut et passe-bas. Bien que l’ALI figure au programme de travaux pratiques de MP, il n'a été cité que rarement. Signalons qu'une porte NAND ne change pas le signe d'un signal. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : chronophotographie, mesure de vitesse

Calculer la vitesse de chute de la goutte en expliquant la démarche.

Voir l'indice

Le front montant s'étend de t_0 à t_2, ce qui correspond à la traversée complète de l'épaisseur h du faisceau par le front avant de la goutte : v = h/(t_2 - t_0).

Voir la stratégie
  1. Identifier à quels événements physiques correspondent les instants remarquables t_0, t_1, t_2 et t_3 repérés sur le chronogramme.
  2. Relier la durée séparant deux événements homologues à l'épaisseur h du faisceau lumineux et en déduire la vitesse v.
Voir la réponse courte

Détermination de la vitesse par le rapport entre la distance séparant les deux faisceaux et le décalage temporel mesuré sur l'enregistrement.

Voir le corrigé complet

Pendant sa chute verticale à vitesse constante v, la goutte traverse le faisceau lumineux d'épaisseur verticale h = 1,0\text{ cm}. Les différents instants caractéristiques du signal s(t) correspondent à :

  • t_0 = 1,3\text{ ms} : l'avant (point le plus bas) de la goutte pénètre dans le faisceau lumineux ;
  • t_1 = 1,6\text{ ms} : l'arrière (point le plus haut) de la goutte entre dans le faisceau ; la goutte de diamètre D < h est alors entièrement immergée dans le faisceau, la surface occultée est maximale et constante ;
  • t_2 = 2,8\text{ ms} : l'avant de la goutte commence à sortir de la tranche lumineuse ;
  • t_3 = 3,1\text{ ms} : l'arrière de la goutte quitte complètement le faisceau.

Entre les instants t_0 et t_2, l'avant de la goutte a donc parcouru exactement la hauteur h du faisceau (de même, l'arrière de la goutte parcourt cette même distance h entre t_1 et t_3). On a donc :

h = v \, (t_2 - t_0) = v \, (t_3 - t_1)

La vitesse de chute de la goutte s'exprime ainsi par :

v = \frac{h}{t_2 - t_0}

Application numérique :

  • h = 1,0\text{ cm} = 1,0 \cdot 10^{-2}\text{ m} ;
  • t_2 - t_0 = 2,8\text{ ms} - 1,3\text{ ms} = 1,5\text{ ms} = 1,5 \cdot 10^{-3}\text{ s}.
v = \frac{1,0 \cdot 10^{-2}}{1,5 \cdot 10^{-3}} \approx 6,7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{v \approx 6,7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Appuyez-vous sur un schéma montrant la goutte aux différents instants plutôt que sur de longues explications textuelles.

« Pour les autres, un schéma permettait d'expliquer simplement la position de la goutte aux différents instants, plutôt que de longues digressions. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : atténuation du faisceau, disdromètre optique

Montrer que le maximum du signal est proportionnel au diamètre de la goutte détectée :

Voir l'indice

L'intensité occultée est proportionnelle à la section droite de la goutte (\propto D^2). L'opération d'extraction de racine carrée rend le signal crête proportionnel à D.

Voir la stratégie
  1. Suivre l'évolution du signal e(t) à travers les trois blocs de traitement pour exprimer s(t) en fonction de l'intensité occultée I(t).
  2. Exprimer l'intensité occultée maximale I_{\max} lorsque la goutte est totalement immergée dans le faisceau (t_1 \le t \le t_2), sachant que l'occultation est proportionnelle à la surface apparente de la goutte sphérique (section de surface \pi D^2/4).
  3. En déduire l'expression de s_{\max} et la constante de proportionnalité K'.
Voir la réponse courte

Modélisation de l'occultation du faisceau ruban par la goutte, proportionnelle à sa section transversale ou à son diamètre.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, lors du passage d'une goutte, le signal délivré par le capteur est :

e(t) = k\bigl(I_0 - I(t)\bigr) = k I_0 - k I(t)

où k I_0 est la composante continue (signal en l'absence de goutte). La chaîne de traitement effectue successivement :

  1. L'élimination de la composante continue : le signal devient -k I(t).
  2. L'inversion (changement de signe) : le signal devient +k I(t).
  3. L'extraction de la racine carrée :

    s(t) = \sqrt{k I(t)}

Le maximum du signal s_{\max} est atteint lorsque la goutte est entièrement contenue dans le faisceau lumineux (sur le palier t_1 \le t \le t_2). À cet instant, la surface occultée par la goutte sphérique est sa section droite maximale, soit un disque d'aire :

S_{\text{occ}} = \frac{\pi D^2}{4}

En supposant l'intensité lumineuse uniformément répartie sur la section du faisceau de dimensions h \times l (d'aire S_f = h l), l'intensité occultée maximale est proportionnelle au rapport des surfaces :

I_{\max} = I_0 \frac{S_{\text{occ}}}{S_f} = I_0 \frac{\pi D^2}{4 h l}

En injectant cette expression dans la valeur du signal traité au palier :

s_{\max} = \sqrt{k I_{\max}} = \sqrt{\frac{k \pi I_0}{4 h l}} \, D

On en déduit :

\boxed{s_{\max} = K' D}

avec la constante :

\boxed{K' = \frac{1}{2} \sqrt{\frac{\pi k I_0}{h l}}}

Le maximum s_{\max} du signal est donc bien proportionnel au diamètre D de la goutte.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez quantitativement la proportionnalité via la surface occultée et tenez compte du filtrage et de l'inversion.

« Trop de candidats se contentent de phrases vagues et qualitatives : ce n’est pas parce que l’intensité dépend du diamètre qu’il y a proportionnalité. »

« Les étapes d’élimination de la composante continue et d’inversion sont rarement prises en compte. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capteur sans contact, disdromètre

Quel avantage présente le disdromètre optique par rapport au disdromètre à impact ?

Voir l'indice

Souligner l'absence d'usure mécanique, la mesure sans contact, l'absence d'inertie et la mesure simultanée de la taille et de la vitesse réelle de chaque goutte.

Voir la réponse courte

Avantage d'un capteur optique sans contact : pas de perturbation mécanique des gouttes ni de problème de rebond ou d'usure.

Voir le corrigé complet

Le disdromètre optique présente plusieurs avantages déterminants par rapport au disdromètre à impact :

  1. Mesure directe et simultanée de la vitesse et de la taille :

    • Le disdromètre à impact mesure une force ou une impulsion transmise à la platine. Pour en déduire le diamètre D, il est indispensable de faire l'hypothèse que la goutte tombe à sa vitesse limite théorique v_{\lim}(D). Or cette relation est mise en défaut en présence de vent, de turbulences atmosphériques ou pour de grosses gouttes déformées (comme mis en évidence à la question Q4).
    • À l'inverse, le disdromètre optique mesure indépendamment la vitesse de chute réelle de la goutte (à partir de la durée de traversée \Delta t = t_2 - t_0) et son diamètre D (à partir de l'amplitude s_{\max} du signal occulté).
  2. Absence de contact mécanique :

    • Il s'agit d'une méthode non intrusive : on évite le phénomène d'éclatement des gouttes sur la surface solide (splashing), qui génère des gouttelettes secondaires parasites et fausse le dénombrement.
    • Il n'y a pas de pièces mécaniques en mouvement (aucun problème de vieillissement de la suspension, de frottements mécaniques ou de temps mort lié à la relaxation d'un oscillateur amorti).
  3. Meilleure sensibilité aux petites gouttes :
    Le seuil de détection optique est plus bas, car les petites gouttes génèrent un transfert d'impulsion mécanique souvent indétectable sur une platine face au bruit de fond (bruit mécanique et vibrations dues au vent).
Voir ce qu'a relevé le jury

L'avantage attendu était la mesure indépendante du diamètre et de la vitesse de chute des gouttes.

« La réponse attendue consistait à dire que le disdromètre optique permet de mesurer indépendamment le diamètre et la vitesse des gouttes. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Partie VI : Théorie géométrique de l'arc-en-ciel

Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de snell-descartes, réfraction

Rappeler les lois de Descartes de la réfraction et donner la relation entre l'angle d'incidence et l'angle de réfraction .

Voir l'indice

Énoncer que les rayons réfractés restent dans le plan d'incidence et vérifient la relation \sin i = n \sin r.

Voir la réponse courte

Énoncé des lois de Snell-Descartes pour la réfraction : rayon réfracté dans le plan d'incidence et relation \sin(i) = n\sin(r).

Voir le corrigé complet

Les lois de Snell-Descartes pour la réfraction à la traversée d'un dioptre séparant deux milieux d'indices respectifs n_1 et n_2 s'énoncent comme suit :

  1. Planéité : Le rayon réfracté est contenu dans le plan d'incidence, défini par le rayon incident et la normale au dioptre au point d'incidence.
  2. Loi angulaire : Les angles d'incidence i_1 et de réfraction i_2, repérés par rapport à la normale au dioptre, vérifient la relation :

    n_1 \sin(i_1) = n_2 \sin(i_2)

Dans le cas de l'entrée du rayon dans la goutte d'eau, la lumière se propage de l'air (d'indice n_{\text{air}} = 1) vers l'eau (d'indice n). En notant i l'angle d'incidence et r l'angle de réfraction, cette relation s'écrit :

\boxed{\sin(i) = n \sin(r)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

N'oubliez pas d'énoncer la première loi de Snell-Descartes relative au plan d'incidence.

« La première loi de Descartes est peu citée (20 à 30 %), alors que beaucoup de candidats donnent les lois de la réflexion en plus. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : déviation géométrique, arc-en-ciel

La déviation est l'angle dont il faut tourner le rayon incident pour l'amener sur le rayon émergent ; afin d'avoir une valeur positive, on considère ici son opposé, l'angle orienté (figure 7). Montrer que : . Exprimer l'angle en fonction de et de .

Voir l'indice

Sommer les trois déviations angulaires successives : \pi - \Delta = (i - r) + (\pi - 2r) + (i - r) en prêtant attention à l'orientation choisie.

Voir la stratégie
  1. Décomposer la trajectoire du rayon lumineux en trois étapes successives : réfraction d'entrée (air \to eau), réflexion interne, puis réfraction de sortie (eau \to air).
  2. Déterminer l'angle de déviation géométrique associé à chacune de ces trois interactions, en exploitant le caractère isocèle des triangles formés par le centre de la goutte et les points d'impact.
  3. Sommer ces déviations pour obtenir \Delta, puis exprimer i et r en fonction de x = \sin(i) et de l'indice n à l'aide de la loi de Snell-Descartes.
Voir la réponse courte

Calcul de la déviation totale subie après deux réfractions et une réflexion interne : \Delta = \pi - 4r + 2i.

Voir le corrigé complet

Considérons le trajet d'un rayon lumineux dans le plan d'incidence passant par le centre O de la goutte sphérique (figure 7) :

  • Première réfraction à l'entrée (point A) : le rayon passe de l'air (indice n_{\text{air}} = 1) à l'eau (indice n) avec un angle d'incidence i et un angle de réfraction r. Le rayon est dévié vers la normale, dans le sens horaire, d'un angle :

    D_1 = i - r
  • Réflexion interne partielle (point B) : le triangle OAB est isocèle en O car OA = OB = R (rayon de la sphère). L'angle d'incidence en B vaut donc également r. D'après les lois de Descartes pour la réflexion, l'angle réfléchi vaut r. La déviation géométrique subie par le rayon (dans le sens horaire) est :

    D_2 = \pi - 2r
  • Seconde réfraction à la sortie (point C) : le triangle OBC est de même isocèle en O (OB = OC = R), de sorte que l'angle d'incidence sur le dioptre de sortie vaut r. D'après la relation de Snell-Descartes, l'angle d'émergence dans l'air est à nouveau i. Le rayon s'éloigne de la normale, toujours dans le sens horaire, d'un angle :

    D_3 = i - r

Les trois déviations s'opèrent toutes dans le même sens horaire. La déviation totale \Delta représentée sur la figure 7 correspond à la somme arithmétique de ces trois angles :

\Delta = D_1 + D_2 + D_3 = (i - r) + (\pi - 2r) + (i - r)
\boxed{\Delta = \pi - 4r + 2i}

D'après la loi de Snell-Descartes établie en Q23 :

\sin(i) = n \sin(r) \implies \sin(r) = \frac{\sin(i)}{n} = \frac{x}{n}

Les angles i et r étant compris entre 0 et \pi/2, on a :

i = \operatorname{Arcsin}(x) \quad \text{et} \quad r = \operatorname{Arcsin}\left(\frac{x}{n}\right)

En injectant ces expressions dans la formule de \Delta, il vient :

\boxed{\Delta(x) = \pi - 4\operatorname{Arcsin}\left(\frac{x}{n}\right) + 2\operatorname{Arcsin}(x)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez le calcul géométrique classique de la déviation d'un rayon lumineux par une goutte d'eau.

« Abordée très sommairement. Le calcul de la déviation par la goutte, autrefois un « classique », est malheureusement difficile pour beaucoup des MP actuels. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : déviation minimale, dérivée

Montrer que passe par un extremum lorsque a pour valeur :

Donnée : .

Voir l'indice

Dériver \Delta par rapport à x en utilisant la dérivée de la fonction \operatorname{Arcsin} fournie, puis annuler cette dérivée pour isoler x_m^2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée de \Delta(x) par rapport à x en utilisant la formule de dérivation d'une fonction composée et la dérivée fournie de la fonction \operatorname{Arcsin}.
  2. Déterminer la condition d'annulation de cette dérivée première afin d'identifier la valeur x_m correspondant à l'extremum.
Voir la réponse courte

Dérivation de \Delta(x) par rapport à x et recherche de l'annulation de la dérivée pour trouver l'angle d'extremum x_m.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q24, l'expression de la déviation en fonction de x = \sin(i) s'écrit :

\Delta(x) = \pi - 4\operatorname{Arcsin}\left(\frac{x}{n}\right) + 2\operatorname{Arcsin}(x).

Pour x \in [0, 1[, la fonction \Delta est dérivable par rapport à x. En appliquant la dérivée d'une fonction composée avec la formule donnée \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u}\operatorname{Arcsin}(u) = \frac{1}{\sqrt{1-u^2}}, on obtient :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\Delta}{\mathrm{d}x}(x) &= -4 \times \frac{1}{n}\frac{1}{\sqrt{1 - \left(\frac{x}{n}\right)^2}} + 2 \times \frac{1}{\sqrt{1 - x^2}} \\ &= -\frac{4}{\sqrt{n^2 - x^2}} + \frac{2}{\sqrt{1 - x^2}}. \end{aligned}

L'angle \Delta(x) passe par un extremum lorsque sa dérivée s'annule, soit :

\frac{\mathrm{d}\Delta}{\mathrm{d}x}(x_m) = 0 \iff \frac{2}{\sqrt{1 - x_m^2}} = \frac{4}{\sqrt{n^2 - x_m^2}} \iff \frac{1}{\sqrt{1 - x_m^2}} = \frac{2}{\sqrt{n^2 - x_m^2}}.

Les grandeurs sous les racines étant strictement positives pour x \in [0, 1[ et n > 1, on élève au carré :

\begin{aligned} \frac{1}{1 - x_m^2} = \frac{4}{n^2 - x_m^2} &\iff n^2 - x_m^2 = 4(1 - x_m^2) \\ &\iff n^2 - x_m^2 = 4 - 4x_m^2 \\ &\iff 3x_m^2 = 4 - n^2. \end{aligned}

Comme i_m \in \left]0, \frac{\pi}{2}\right[, on a x_m = \sin(i_m) > 0, d'où :

\boxed{x_m = \sin(i_m) = \sqrt{\frac{4 - n^2}{3}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas oublier le facteur 1/n lors de la dérivation de arcsin(x/n).

« Une erreur très fréquente dans la dérivée de arcsin((x/n)) : l'oubli du facteur 1/n, qui a hélas donné lieu à beaucoup « d’escroqueries ». »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : caustique, déviation minimale

Justifier à l'aide de la figure 8 qu'on observe une accumulation de lumière dans la direction .

Voir l'indice

La stationnarité de la fonction de déviation (\mathrm{d}\Delta/\mathrm{d}i = 0) entraîne qu'un large pinceau de rayons incidents émerge au voisinage immédiat du même angle \Delta_m.

Voir la réponse courte

La dérivée étant nulle à l'extremum, de nombreux rayons émergent dans une direction quasi identique, créant une concentration de lumière.

Voir le corrigé complet

Sur la figure 8, la courbe \Delta(i) présente un extremum (un minimum) au voisinage de i_m \approx 60^\circ, où la tangente est horizontale :

\left( \frac{\mathrm{d}\Delta}{\mathrm{d}i} \right)_{i_m} = 0

Au voisinage de cette valeur, un développement limité donne :

\Delta(i) \approx \Delta_m + \frac{1}{2} \left( \frac{\mathrm{d}^2\Delta}{\mathrm{d}i^2} \right)_{i_m} (i - i_m)^2

La variation de la déviation \mathrm{d}\Delta est donc du second ordre par rapport à la variation d'angle d'incidence \mathrm{d}i.

Physiquement, cela signifie qu'un large pinceau de rayons incidents ayant des angles d'incidence distincts autour de i_m émerge avec quasiment la même déviation \Delta_m. La densité angulaire de rayons émergents :

\frac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}\Delta} = \frac{\mathrm{d}N}{\mathrm{d}i} \cdot \left| \frac{\mathrm{d}\Delta}{\mathrm{d}i} \right|^{-1}

devient très grande (théoriquement divergente dans l'approximation de l'optique géométrique), ce qui se traduit par une accumulation de lumière (formation d'une caustique) dans la direction \Delta_m.

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : déviation minimale, dispersion

Calculer et (en degrés) dans le cas de l'eau, pour le violet (, ) et le rouge (, ).

Voir l'indice

Appliquer la formule de la question Q25 pour calculer x_m, en déduire i_m et r_m, puis calculer \Delta_m pour chaque valeur d'indice.

Voir la réponse courte

Calcul numérique direct de x_m puis de la déviation d'extremum \Delta_m pour les longueurs d'onde rouge et bleue.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q24 et Q25, l'extremum de déviation est atteint pour :

x_m = \sin(i_m) = \sqrt{\frac{4-n^2}{3}}

L'angle de réfraction correspondant vérifie \sin(r_m) = \dfrac{x_m}{n}, et la déviation minimale s'exprime en degrés par :

\Delta_m = 180^\circ - 4\,r_m + 2\,i_m

1. Pour la radiation violette (\lambda = 400\text{ nm}, n = 1,343) :

\begin{aligned} x_{m,\text{v}} &= \sqrt{\frac{4 - 1,343^2}{3}} \approx 0,8556 \\ i_{m,\text{v}} &= \arcsin(0,8556) \approx 58,83^\circ \\ r_{m,\text{v}} &= \arcsin\left(\frac{0,8556}{1,343}\right) \approx 39,57^\circ \\ \Delta_{m,\text{v}} &= 180^\circ - 4 \times 39,574^\circ + 2 \times 58,830^\circ \approx 139,4^\circ \end{aligned}
\boxed{x_{m,\text{v}} = 0,856 \quad \text{et} \quad \Delta_{m,\text{v}} = 139,4^\circ}

2. Pour la radiation rouge (\lambda = 700\text{ nm}, n = 1,330) :

\begin{aligned} x_{m,\text{r}} &= \sqrt{\frac{4 - 1,330^2}{3}} \approx 0,8624 \\ i_{m,\text{r}} &= \arcsin(0,8624) \approx 59,59^\circ \\ r_{m,\text{r}} &= \arcsin\left(\frac{0,8624}{1,330}\right) \approx 40,42^\circ \\ \Delta_{m,\text{r}} &= 180^\circ - 4 \times 40,419^\circ + 2 \times 59,586^\circ \approx 137,5^\circ \end{aligned}
\boxed{x_{m,\text{r}} = 0,862 \quad \text{et} \quad \Delta_{m,\text{r}} = 137,5^\circ}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Rappelez-vous que xm est sans dimension et appliquez-vous dans le calcul de la déviation Delta.

« Les valeurs de xm sont en général correctes, mais pas l’unité (il n’en faut pas). Par contre, les valeurs de ∆ sont souvent fausses. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : arc-en-ciel, tracé de rayons

Sur un schéma faisant apparaître les rayons incidents, parallèles, le rideau de pluie et l'œil de l'observateur, tracer les rayons émergents rouge et bleu dans la direction . L'observateur observe-t-il le rouge à l'intérieur ou à l'extérieur de l'arc ?

Voir l'indice

L'observateur regarde en tournant le dos au soleil : l'angle par rapport à la direction anti-solaire est \theta = \pi - \Delta_m. Comparer \theta_{\text{rouge}} et \theta_{\text{bleu}}.

Voir la stratégie
  1. Relier l'angle de déviation \Delta_m à l'angle de visée \theta sous lequel l'observateur voit une goutte par rapport à la direction anti-solaire (direction opposée au Soleil).
  2. Comparer les angles de visée \theta_{\text{rouge}} et \theta_{\text{bleu}} à partir des valeurs obtenues en Q27.
  3. Réaliser un schéma clair montrant deux gouttes situées à des hauteurs différentes dans le rideau de pluie, envoyant respectivement la lumière rouge et la lumière bleue dans l'œil de l'observateur.
  4. Conclure sur la disposition des couleurs (rouge à l'extérieur, bleu à l'intérieur).
Voir la réponse courte

Schéma montrant les rayons issus des gouttes et conclusion : le rouge ayant une plus grande déviation est perçu à l'extérieur de l'arc primaire.

Voir le corrigé complet

Le Soleil éclaire le rideau de pluie par l'arrière de l'observateur avec des rayons incidents parallèles. L'axe de référence pour l'observation est la direction anti-solaire (axe passant par l'œil de l'observateur et parallèle aux rayons solaires).

D'après la définition géométrique de l'angle de déviation \Delta, le rayon émergent renvoyé vers l'observateur fait un angle \theta avec la direction anti-solaire donné par :

\theta = \pi - \Delta_m

À l'aide des valeurs calculées à la question Q27 :

\begin{aligned} \theta_{\text{rouge}} &= 180^\circ - 137,5^\circ = 42,5^\circ \\ \theta_{\text{bleu}} &= 180^\circ - 139,4^\circ = 40,6^\circ \end{aligned}

Comme \theta_{\text{rouge}} > \theta_{\text{bleu}} :

  • une goutte située plus haut dans le rideau de pluie renvoie le faisceau rouge vers l'œil de l'observateur, tandis que son faisceau bleu passe au-dessus de l'œil ;
  • une goutte située plus bas renvoie le faisceau bleu vers l'œil de l'observateur, tandis que son faisceau rouge passe au-dessous de l'œil.

Puisque les rayons rouges proviennent de gouttes vues sous un angle d'élévation plus grand par rapport à l'axe anti-solaire que les gouttes émettant du bleu vers l'observateur :

\boxed{\text{L'observateur observe le rouge à l'extérieur de l'arc (et le bleu à l'intérieur).}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Tracez des rayons émergents qui convergent bien vers l'œil et déterminez correctement la position du rouge.

« Dans les copies, les rayons ne convergent pas tous vers l’œil et l’interprétation correcte de la position du rouge dans l’arc est rarement exacte. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Partie VII : Théorie ondulatoire de l'arc-en-ciel

Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 10 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : formule de fresnel, cohérence temporelle, moyenne temporelle

Cette question a pour but de rappeler certaines conditions d'observation des interférences lumineuses. Deux sources lumineuses ponctuelles et émettent deux ondes électromagnétiques monochromatiques de pulsations respectives et . Ces deux ondes se propagent dans un milieu d'indice et interfèrent en un point après avoir parcouru les distances et . On modélise les amplitudes des ondes en par les grandeurs scalaires :

avec (), constantes. est la célérité de la lumière dans le vide. a) Donner un ordre de grandeur de et pour la lumière visible. b) L'intensité lumineuse observée à l'œil nu en est proportionnelle à la valeur moyenne du carré de l'amplitude reçue en , soit : . Sur quelle durée cette valeur moyenne est-elle calculée ? c) Calculer l'intensité et montrer qu'elle s'écrit : . À quelle(s) condition(s) le terme est-il non nul ? Donnée : . d) On suppose dans la suite que et . Montrer que l'intensité en s'écrit où est la longueur d'onde dans le vide. La grandeur sera exprimée en fonction de l'indice du milieu, de et de .

Voir l'indice

a) Utiliser la relation \omega = 2\pi c/\lambda pour le domaine visible (\lambda \in [400, 800]\text{ nm}).
b) Préciser le temps de réponse de l'œil lié à la persistance rétinienne (\tau \approx 0,1\text{ s}).
c) Développer (s_1 + s_2)^2 et utiliser la moyenne temporelle nulle des termes de fréquence optique.
d) Injecter l'égalité des pulsations et exprimer la phase relative à l'aide de la différence de marche optique \delta(P) = n(x_2 - x_1).

Voir la stratégie
  1. Relier la pulsation optique à la longueur d'onde dans le vide par \omega = \frac{2\pi c}{\lambda}.
  2. Associer la durée d'intégration du détecteur (ici l'œil) au temps de persistance rétinienne.
  3. Utiliser le principe de superposition pour développer le carré de l'amplitude totale, linéariser le produit de cosinus et analyser les conditions d'annulation de la moyenne temporelle.
  4. Exprimer le déphasage sous la forme \Delta \phi = \frac{2\pi}{\lambda}\delta(P) en introduisant la différence de chemin optique \delta(P).
Voir la réponse courte

Ordre de grandeur des pulsations optiques, temps d'intégration oculaire \sim 0{,}1\text{ s}, condition de cohérence et établissement de la formule de Fresnel.

Voir le corrigé complet

a) Ordre de grandeur de \omega_1 et \omega_2 :

Le domaine visible correspond à des longueurs d'onde dans le vide comprises entre 400\text{ nm} et 800\text{ nm}. Pour une longueur d'onde centrale typique \lambda \approx 600\text{ nm} = 6\cdot 10^{-7}\text{ m} :

\omega = \frac{2\pi c}{\lambda} \approx \frac{2\pi \times 3,0\cdot 10^8}{6\cdot 10^{-7}} \approx 3\cdot 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{\omega_1 \sim \omega_2 \sim 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

b) Durée \tau de la valeur moyenne :

Pour une observation à l'œil nu, le détecteur intègre le flux lumineux sur sa durée de temps de réponse, qui est le temps de persistance rétinienne :

\boxed{\tau \approx 0,1\text{ s}}

Cette durée est gigantesque devant la période optique T = \frac{2\pi}{\omega} \sim 10^{-15}\text{ s} (\tau \sim 10^{14}\,T).

c) Calcul de l'intensité et conditions d'interférence :

D'après le principe de superposition, l'amplitude de l'onde totale au point P est :

s(P,t) = s_1(P,t) + s_2(P,t)

Le carré de l'amplitude vaut donc :

s^2(P,t) = s_1^2(P,t) + s_2^2(P,t) + 2 s_1(P,t) s_2(P,t)

En prenant la moyenne temporelle sur la durée \tau et en multipliant par la constante K :

\begin{aligned} I(P) &= K \langle s^2(P,t)\rangle_\tau \\ &= K \langle s_1^2(P,t)\rangle_\tau + K \langle s_2^2(P,t)\rangle_\tau + 2K \langle s_1(P,t)s_2(P,t)\rangle_\tau \end{aligned}

On pose classiquement :

I_1 = K \langle s_1^2(P,t)\rangle_\tau = \frac{1}{2} K a_1^2 \quad \text{et} \quad I_2 = K \langle s_2^2(P,t)\rangle_\tau = \frac{1}{2} K a_2^2

ainsi que le terme d'interférence :

I_{12}(P) = 2K \langle s_1(P,t)s_2(P,t)\rangle_\tau

On a bien la forme demandée :

\boxed{I(P) = I_1 + I_2 + I_{12}(P)}

À l'aide de l'identité trigonométrique fournie, le produit s_1 s_2 s'écrit :

\begin{aligned} s_1(P,t)s_2(P,t) = \frac{a_1 a_2}{2} \Big[ &\cos\big((\omega_1+\omega_2)t - (k_1 x_1 + k_2 x_2) + \varphi_1 + \varphi_2\big) \\ &+ \cos\big((\omega_1-\omega_2)t - (k_1 x_1 - k_2 x_2) + \varphi_1 - \varphi_2\big) \Big] \end{aligned}
  • Le terme à la pulsation \omega_1+\omega_2 \approx 2\cdot 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} oscille extrêmement vite : sa moyenne sur \tau \approx 0,1\text{ s} est rigoureusement nulle.
  • Le second terme oscille à la pulsation |\omega_1 - \omega_2|. Pour que sa moyenne temporelle ne s'annule pas, sa période d'oscillation doit être très supérieure au temps d'intégration \tau, ce qui impose en pratique l'égalité des fréquences : les sources doivent être synchrones (\omega_1 = \omega_2).
  • De plus, la différence de phase à l'émission (\varphi_1 - \varphi_2) doit demeurer constante sur la durée de mesure \tau : les sources doivent être mutuellement cohérentes.

d) Formule de Fresnel :

Dans le cas où \omega_1 = \omega_2 = \omega et \varphi_1 = \varphi_2, le vecteur d'onde commun est :

k_1 = k_2 = k = \frac{n\omega}{c} = \frac{2\pi n}{\lambda}

où \lambda = \frac{2\pi c}{\omega} est la longueur d'onde de la radiation dans le vide.

Le terme d'interférence devient indépendant du temps :

I_{12}(P) = 2K \left\langle \frac{a_1 a_2}{2} \cos\big(k(x_2 - x_1)\big) \right\rangle_\tau = K a_1 a_2 \cos\left(\frac{2\pi n}{\lambda}(x_2 - x_1)\right)

Comme I_1 = \frac{1}{2}K a_1^2 et I_2 = \frac{1}{2}K a_2^2, on identifie K a_1 a_2 = 2\sqrt{I_1 I_2}.

En définissant la différence de chemin optique \delta(P) par :

\boxed{\delta(P) = n(x_2 - x_1) \quad (\text{ou } n(x_1 - x_2))}

la parité de la fonction cosinus permet d'obtenir directement la formule de Fresnel :

\boxed{I(P) = I_1 + I_2 + 2\sqrt{I_1 I_2}\cos\left(\frac{2\pi}{\lambda}\delta(P)\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Distinguez temps de réponse du récepteur et temps de cohérence, et suivez la méthode de calcul imposée par le sujet.

« le temps de réponse du récepteur est souvent confondu avec le temps de cohérence. Le temps de réponse de l’œil n’est connu que d’un petit nombre de candidats. »

« Certains candidats ne suivent pas l’énoncé et calculent l’intensité en notation complexe. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : formule de fresnel, contraste

Représenter la courbe en fonction de . En observant la photo 5, que peut-on dire de et ?

Voir l'indice

Tracer une arche sinusoïdale oscillant entre (\sqrt{I_1}-\sqrt{I_2})^2 et (\sqrt{I_1}+\sqrt{I_2})^2. Le contraste quasi-parfait observé impose I_1 \approx I_2.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la formule de Fresnel établie à la question précédente Q29.d pour tracer la courbe I(P) en fonction de la différence de marche \delta(P) en faisant apparaître la période \lambda ainsi que les extremums (I_{\max} et I_{\min}).
  2. Relier le contraste des franges observé sur la photo 5 au rapport des intensités I_1 et I_2 à l'aide de la formule du contraste de Michelson.
Voir la réponse courte

Tracé de la sinusoïde surélevée I(\delta) et déduction d'intensités I_1 \approx I_2 au vu du fort contraste des arcs surnuméraires.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q29.d, l'intensité s'écrit :

I(P) = I_1 + I_2 + 2\sqrt{I_1 I_2}\cos\left(\frac{2\pi}{\lambda}\delta(P)\right)

La fonction \delta(P) \mapsto I(P) est périodique de période \lambda, paire, et varie de façon sinusoïdale entre deux extremums :

\begin{aligned} I_{\max} &= \left(\sqrt{I_1} + \sqrt{I_2}\right)^2 \quad \text{pour } \delta = p\,\lambda \quad (p \in \mathbb{Z}) \\ I_{\min} &= \left(\sqrt{I_1} - \sqrt{I_2}\right)^2 \quad \text{pour } \delta = \left(p + \frac{1}{2}\right)\lambda \quad (p \in \mathbb{Z}) \end{aligned}

Le contraste (ou visibilité des franges) est défini par :

V = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}} = \frac{2\sqrt{I_1 I_2}}{I_1 + I_2}

Sur la photo 5, les franges d'interférences présentent un excellent contraste : les minima d'intensité correspondent à des zones sombres très prononcées (extinction quasi complète, I_{\min} \approx 0).

Or, I_{\min} = 0 \iff V = 1 \iff \sqrt{I_1} = \sqrt{I_2}, c'est-à-dire :

\boxed{I_1 \approx I_2}

Les intensités des deux ondes qui interfèrent sont donc sensiblement égales.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à exploiter le contraste élevé visible sur le cliché pour comparer les intensités des sources.

« La courbe est souvent bien représentée mais le bon contraste de la photo 5 n'a pas souvent été évoqué. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : interférence à l'infini, onde plane

Où ces rayons interfèrent-ils ?

Voir l'indice

Puisque les rayons émergent parallèles entre eux de la goutte, ils interfèrent à l'infini (ou sur la rétine d'un observateur qui accommode à l'infini).

Voir la réponse courte

Les rayons émergents étant parallèles entre eux, les interférences sont localisées à l'infini (observées dans le plan focal de l'œil).

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé et la figure 9, les deux rayons lumineux issus de la goutte d'eau émergent parallèlement entre eux.

Des rayons parallèles se coupent à l'infini : ils interfèrent donc à l'infini (ou, de manière équivalente, dans le plan focal image d'un système optique convergent observant dans cette direction, typiquement sur la rétine de l'œil de l'observateur).

Voir ce qu'a relevé le jury

Identifiez clairement que l'énoncé demandait le lieu d'interférence des rayons émergents.

« Souvent mal comprise : « ces rayons » désignaient les rayons émergents. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : interférence constructive, différence de marche

On admet que la différence de marche en un point du champ d'interférences s'écrit :

Exprimer la condition permettant d'observer des interférences constructives. L'écart angulaire entre les franges est-il plus grand pour les petites ou les grosses gouttes ? Justifier qualitativement.

Voir l'indice

Interférences constructives si \delta(P) = p \lambda avec p \in \mathbb{Z}. Différencier l'expression de \delta par rapport à l'angle pour observer que l'interfrange varie comme \lambda/D.

Voir la réponse courte

Condition \delta = p\lambda ; comme \delta \propto D, l'interfrange angulaire varie en \lambda/D et s'avère plus large pour de petites gouttes.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de l'intensité obtenue à la question Q29 :

I(P) = I_1 + I_2 + 2\sqrt{I_1 I_2}\cos\left(\frac{2\pi}{\lambda}\delta(P)\right)

L'intensité est maximale lorsque le cosinus vaut 1, c'est-à-dire lorsque le déphasage est un multiple entier de 2\pi. La condition d'interférences constructives (présence d'une frange brillante) s'écrit donc :

\boxed{\delta(P) = p\lambda \quad \text{avec } p \in \mathbb{Z}}

où p désigne l'ordre d'interférence.

Étudions la dépendance de l'écart angulaire en fonction de la taille des gouttes :

  • L'expression donnée pour la différence de marche montre que \delta(P) est directement proportionnelle au diamètre D de la goutte :

    \delta(P) = D \cdot f(\theta)

    où \theta repère la direction angulaire d'émergence des rayons.

  • Deux franges brillantes consécutives correspondent à une variation d'ordre \Delta p = 1, soit une variation de la différence de marche :

    \Delta \delta = \lambda \iff D \cdot \Delta f(\theta) = \lambda
  • Pour de petites variations angulaires, \Delta f(\theta) \propto \Delta \theta, ce qui conduit à un écart angulaire entre franges de la forme :

    \Delta \theta \propto \frac{\lambda}{D}

Par conséquent, l'écart angulaire entre les franges est plus grand pour les petites gouttes.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'ordre d'interférence est un entier relatif et la variation de D entraîne également celle des angles d'incidence.

« L'ordre d'interférence doit être un entier relatif, pas forcément un entier naturel. »

« La seconde question était délicate, car lorsque D varie les angles d’incidence varient également. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : ordre d'interférence, calcul numérique

Les rayons incidents d'angles d'incidence et donnent pour une radiation rouge (, ) des rayons émergents parallèles. Quel diamètre de goutte permettra d'observer la frange claire d'ordre dans la direction des rayons émergents ?

Voir l'indice

Écrire la condition constructive pour l'ordre p = -2, soit \delta(P) = -2\lambda, et isoler le diamètre D avec les valeurs numériques fournies.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les angles de réfraction r_1 et r_2 associés aux angles d'incidence i_1 et i_2 à l'aide de la loi de Snell-Descartes.
  2. Évaluer le coefficient adimensionné reliant la différence de marche \delta(P) au diamètre D de la goutte.
  3. Écrire la condition d'interférence constructive pour l'ordre d'interférence p = -2 (\delta = -2\lambda) et en déduire le diamètre D.
Voir la réponse courte

Résolution de la condition \delta(P) = -2\lambda à l'aide des angles d'incidence et de réfraction fournis pour en déduire le diamètre D.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Snell-Descartes (question Q23), les angles de réfraction r_1 et r_2 vérifient :

\sin(r_1) = \frac{\sin(i_1)}{n} \quad \text{et} \quad \sin(r_2) = \frac{\sin(i_2)}{n}

Avec i_1 = 50,13^\circ, i_2 = 67,98^\circ et n = 1,330, on obtient :

\begin{aligned} \sin(r_1) &= \frac{\sin(50,13^\circ)}{1,330} \approx \frac{0,76751}{1,330} \approx 0,57708 \implies r_1 \approx 35,24^\circ \\ \sin(r_2) &= \frac{\sin(67,98^\circ)}{1,330} \approx \frac{0,92706}{1,330} \approx 0,69704 \implies r_2 \approx 44,19^\circ \end{aligned}

Calculons les cosinus correspondants :

\begin{aligned} \cos(i_1) &= \cos(50,13^\circ) \approx 0,64103 \\ \cos(i_2) &= \cos(67,98^\circ) \approx 0,37491 \\ \cos(r_1) &= \sqrt{1 - \sin^2(r_1)} \approx 0,81669 \\ \cos(r_2) &= \sqrt{1 - \sin^2(r_2)} \approx 0,71703 \end{aligned}

D'après la relation admise en Q32, la différence de marche s'écrit \delta(P) = A \cdot D avec :

\begin{aligned} A &= \left(\cos(i_2) - \cos(i_1)\right) - 2n\left(\cos(r_2) - \cos(r_1)\right) \\ A &= (0,37491 - 0,64103) - 2 \times 1,330 \times (0,71703 - 0,81669) \\ A &= -0,26612 + 0,26508 \approx -1,04 \cdot 10^{-3} \end{aligned}

La condition d'obtention de la frange claire (interférence constructive) d'ordre p = -2 est :

\delta(P) = p\lambda = -2\lambda

On en déduit l'expression du diamètre D de la goutte :

D = \frac{-2\lambda}{A} = \frac{-2\lambda}{\left(\cos(i_2) - \cos(i_1)\right) - 2n\left(\cos(r_2) - \cos(r_1)\right)}

Application numérique avec \lambda = 700\text{ nm} = 7,00 \cdot 10^{-7}\text{ m} :

D = \frac{-2 \times 7,00 \cdot 10^{-7}}{-1,04 \cdot 10^{-3}} \approx 1,35 \cdot 10^{-3}\text{ m}
\boxed{D \approx 1,3\text{ mm}}

Résultat

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Partie VIII : Valorisation des eaux de pluie par électrolyse en ligne

Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : électrolyse de l'eau, demi-équation électronique

Préciser les demi-réactions électroniques qui se produisent lors de l'électrolyse de l'eau pure et en donner le bilan (pour une unité stœchiométrique d'eau). On précise que le platine des électrodes ne participe à aucune réaction.

Voir l'indice

Écrire l'oxydation de l'eau à l'anode produisant \mathrm{O_2} et la réduction des protons à la cathode produisant \mathrm{H_2}, puis sommer pour une mole d'eau.

Voir la stratégie

Lors d'une électrolyse, une oxydation se produit à l'anode et une réduction à la cathode. À partir des couples donnés par l'énoncé (\text{O}_2/\text{H}_2\text{O} et \text{H}^+/\text{H}_2), on écrit les demi-équations électroniques associées, puis on les combine pour obtenir l'équation-bilan correspondant à la décomposition d'une unité stœchiométrique d'eau liquide.

Voir la réponse courte

Écriture des demi-réactions d'oxydation de l'eau en \mathrm{O_2} et de réduction en \mathrm{H_2}, donnant l'équation bilan globale.

Voir le corrigé complet

Dans l'eau pure, les espèces électroactives susceptibles d'intervenir proviennent de l'eau. Les demi-réactions électroniques sont :

  • À l'anode (siège d'une oxydation) : l'eau est oxydée en dioxygène selon le couple \text{O}_2/\text{H}_2\text{O} :

    \text{H}_2\text{O}_{(\ell)} = \frac{1}{2}\,\text{O}_{2(\text{g})} + 2\,\text{H}^+_{(\text{aq})} + 2\,\text{e}^-
  • À la cathode (siège d'une réduction) : les ions oxonium (ou l'eau) sont réduits en dihydrogène selon le couple \text{H}^+/\text{H}_2 :

    2\,\text{H}^+_{(\text{aq})} + 2\,\text{e}^- = \text{H}_{2(\text{g})}

En sommant ces deux demi-réactions de manière à éliminer les électrons et les protons \text{H}^+, on obtient l'équation-bilan de l'électrolyse pour une mole d'eau :

\boxed{\text{H}_2\text{O}_{(\ell)} = \text{H}_{2(\text{g})} + \frac{1}{2}\,\text{O}_{2(\text{g})}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Écrivez le bilan de l'électrolyse dans le bon sens et respectez la consigne fixant le nombre stœchiométrique de l'eau à 1.

« Les demi-réactions sont souvent correctement données, mais certains ont confondu avec l’autoprotolyse de l’eau, ou ont écrit la réaction bilan dans le mauvais sens. »

« De plus, trop de candidats ont utilisé un nombre stœchiométrique 2 pour l’eau : problème de lecture d’énoncé. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : enthalpie libre standard de réaction, constante d'équilibre

Calculer la constante d'équilibre de l'équation bilan ainsi que l'enthalpie libre standard de réaction à la température .

Voir l'indice

Calculer \Delta_r G^\circ via la relation \Delta_r G^\circ = -n \mathcal{F} \Delta E^\circ, puis déduire K^\circ = \exp(-\Delta_r G^\circ / RT).

Voir la stratégie
  1. Identifier le nombre d'électrons échangés \nu_e dans l'équation-bilan de l'électrolyse établie à la question Q34.
  2. Exprimer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ à partir des potentiels standard d'oxydoréduction des deux couples mis en jeu.
  3. En déduire la constante d'équilibre K^\circ par la relation de Van 't Hoff / Nernst reliant \Delta_r G^\circ à \log K^\circ en utilisant la donnée \frac{RT\ln(10)}{\mathcal{F}} = 0{,}06\text{ V}.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r G^\circ = -n F \Delta E^\circ = 237\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} puis déduction de la constante d'équilibre K^0 = 10^{-41{,}6}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q34, l'équation-bilan pour une unité stœchiométrique d'eau s'écrit :

\text{H}_2\text{O}_{(\ell)} = \text{H}_{2(\text{g})} + \frac{1}{2}\,\text{O}_{2(\text{g})}

Cette réaction implique l'échange de \nu_e = 2 électrons entre le couple de réduction \text{H}^+/\text{H}_{2(\text{g})} (E_1^\circ = 0\text{ V}) et le couple d'oxydation \text{O}_{2(\text{g})}/\text{H}_2\text{O}_{(\ell)} (E_2^\circ = 1{,}23\text{ V}).

L'enthalpie libre standard de réaction est reliée à la différence de potentiel standard par :

\Delta_r G^\circ = \nu_e \mathcal{F} \left(E_2^\circ - E_1^\circ\right)

Application numérique :

\begin{aligned} \Delta_r G^\circ &= 2 \times 96\,500\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} \times (1{,}23 - 0)\text{ V} \\ &= 237\,390\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \approx 2{,}37 \cdot 10^5\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r G^\circ = 237\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

La constante thermodynamique d'équilibre K^\circ vérifie :

\Delta_r G^\circ = -RT \ln K^\circ = -RT \ln(10) \log K^\circ

En introduisant l'expression de \Delta_r G^\circ :

\log K^\circ = -\frac{\nu_e \left(E_2^\circ - E_1^\circ\right)}{\dfrac{RT\ln(10)}{\mathcal{F}}}

Avec la donnée \dfrac{RT\ln(10)}{\mathcal{F}} = 0{,}06\text{ V} :

\log K^\circ = -\frac{2 \times 1{,}23}{0{,}06} = -\frac{2{,}46}{0{,}06} = -41
\boxed{K^\circ = 10^{-41}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde aux erreurs de signe lors du calcul de l'enthalpie standard de réaction.

« Question rarement traitée, ou avec de fréquentes erreurs de signes sur l'enthalpie standard. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : loi de hess, loi de van 't hoff

Déterminer l'enthalpie standard de la réaction à . Est-il préférable de pratiquer cette électrolyse à haute température ou à basse température ? Justifier.

Voir l'indice

Calculer l'enthalpie standard de réaction avec la loi de Hess. Discuter l'effet d'une augmentation de température à l'aide de la loi de van 't Hoff.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Hess à l'équation-bilan établie en Q34 pour calculer l'enthalpie standard de réaction à l'aide des enthalpies standard de formation fournies.
  2. Analyser l'influence de la température d'un point de vue thermodynamique (loi de van 't Hoff, évolution de l'enthalpie libre standard et donc du travail électrique à fournir) et cinétique (vitesse des réactions aux électrodes et conductivité).
Voir la réponse courte

Détermination de \Delta_r H^\circ > 0 par la loi de Hess ; réaction endothermique favorisée à haute température selon la loi de Van 't Hoff.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q34, la réaction de décomposition de l'eau s'écrit pour une unité stœchiométrique d'eau :

\mathrm{H_2O}_{(\ell)} = \mathrm{H}_{2(\text{g})} + \frac{1}{2}\,\mathrm{O}_{2(\text{g})}

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction à T = 298\text{ K} s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation :

\Delta_r H^\circ(298\text{ K}) = \Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_{2(\text{g})}) + \frac{1}{2}\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_{2(\text{g})}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{H_2O}_{(\ell)})

Les corps simples dans leur état de référence le plus stable ayant une enthalpie de formation nulle :

\Delta_r H^\circ(298\text{ K}) = 0 + 0 - (-285,5) = +285,5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}
\boxed{\Delta_r H^\circ(298\text{ K}) = +285,5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Pour déterminer la température optimale :

  • Aspect thermodynamique : La réaction est endothermique (\Delta_r H^\circ > 0). D'après la relation de van 't Hoff :

    \frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H^\circ}{R T^2} > 0

    Une augmentation de température déplace l'équilibre dans le sens direct en augmentant K^\circ.

    Par ailleurs, la formation de gaz à partir d'un liquide entraîne une variation d'entropie standard strictement positive (\Delta_r S^\circ > 0). L'enthalpie libre standard \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T\,\Delta_r S^\circ est donc une fonction décroissante de T. La tension thermodynamique minimale réversible nécessaire à l'électrolyse, reliée à \Delta_r G^\circ, diminue quand la température augmente, ce qui réduit la part d'énergie à fournir sous forme de travail électrique (remplacée par de l'énergie thermique).

  • Aspect cinétique : Une température plus élevée augmente la conductivité ionique de la solution et réduit les surtensions d'électrode, ce qui diminue la chute ohmique et les pertes par effet Joule.

Il est donc grandement préférable de pratiquer cette électrolyse à haute température.

Résultat

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : électrolyseur, anode, cathode

Reproduire le schéma de la figure 10 sur votre copie et faire apparaître le sens de circulation du courant et des électrons, les noms des électrodes et le sens de circulation des ions dans la solution.

Voir l'indice

Indiquer le pôle positif à l'anode (oxydation) et le pôle négatif à la cathode (réduction). Flécher les électrons dans les fils et les ions en solution.

Voir la stratégie
  1. Identifier la polarité imposée par le générateur d'après la flèche de tension U représentée sur la figure 10.
  2. Associer à chaque borne le nom de l'électrode correspondante (en régime de récepteur/électrolyseur : l'anode est au pôle positif, la cathode au pôle négatif).
  3. En déduire les sens de circulation du courant I, des électrons dans les conducteurs métalliques et des ions dans l'électrolyte.
Voir la réponse courte

Schéma du montage annoté : anode au pôle positif, cathode au pôle négatif, sens des électrons et flux migratoires des ions.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 10, la flèche de tension U pointe vers la droite, ce qui indique que le potentiel électrique est plus élevé à droite :

  • la borne de droite est reliée au pôle positif (+) du générateur ;
  • la borne de gauche est reliée au pôle négatif (-) du générateur.

Dans un électrolyseur (fonctionnement en récepteur) :

  • Électrode de droite (pôle +) : Anode. C'est le siège de l'oxydation de l'eau (2\,\mathrm{H_2O}_{(\ell)} \to \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{H}^+ + 4\,\mathrm{e}^-). Le courant électrique I y entre et les électrons en sortent vers le générateur.
  • Électrode de gauche (pôle -) : Cathode. C'est le siège de la réduction des protons (2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- \to \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}). Les électrons y arrivent depuis le générateur et le courant électrique I en sort.
  • Dans les conducteurs métalliques : les électrons circulent en sens inverse du courant I, de l'anode vers la cathode en transitant par le générateur.
  • Dans la solution électrolytique :

    • les cations (charges positives, ex. \mathrm{H}^+) migrent dans le sens du courant, de l'anode vers la cathode (vers la gauche) ;
    • les anions (charges négatives, ex. \mathrm{HO}^-) migrent en sens inverse du courant, de la cathode vers l'anode (vers la droite).
Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas électrolyseur et pile : le générateur impose le sens du courant, et le déplacement des ions doit figurer.

« La plupart des candidats n’ont pas compris le rôle du générateur délivrant la tension U et semblent penser que la cellule fonctionne comme une pile qui imposerait le courant. »

« Les ions apparaissent rarement. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : formule de nernst, tension minimale d'électrolyse

En considérant uniquement l'aspect thermodynamique, quelle tension minimale doit être appliquée pour que l'électrolyse démarre ? On suppose .

Voir l'indice

La tension minimale thermodynamique correspond à la différence des potentiels d'équilibre de Nernst E_{\text{anode}}^{\text{éq}} - E_{\text{cathode}}^{\text{éq}}.

Voir la stratégie

Pour qu'une électrolyse s'effectue, le générateur doit appliquer une tension qui compense au minimum la différence entre les potentiels d'équilibre des couples mis en jeu aux deux électrodes.

  1. Exprimer le potentiel d'équilibre à l'anode (oxydation de l'eau en \mathrm{O}_2) et à la cathode (réduction des protons en \mathrm{H}_2) à l'aide de la formule de Nernst.
  2. En déduire la tension minimale thermodynamique U_{\min} = E_{\text{anode}}^{\text{éq}} - E_{\text{cathode}}^{\text{éq}}.
Voir la réponse courte

Calcul de la fem thermodynamique minimale d'électrolyse U_{\min} = E^\circ(\mathrm{O_2/H_2O}) - E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) = 1{,}23\text{ V}.

Voir le corrigé complet

D'un point de vue thermodynamique, l'électrolyse ne peut démarrer que si la tension appliquée U est supérieure ou égale à la force contre-électromotrice d'équilibre de la cellule :

U_{\min} = E_{\text{anode}}^{\text{éq}} - E_{\text{cathode}}^{\text{éq}}

À l'anode : le couple en jeu est \mathrm{O}_{2(\text{g})} / \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}, associé à la demi-équation :

\frac{1}{2}\,\mathrm{O}_{2(\text{g})} + 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}

La formule de Nernst donne :

\begin{aligned} E_{\text{anode}}^{\text{éq}} &= E^\circ(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) + \frac{R\,T\ln(10)}{2\mathcal{F}} \log\left(\left(\frac{p(\mathrm{O}_2)}{p^\circ}\right)^{1/2} [\mathrm{H}^+]^2\right) \\ &= E^\circ(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - 0{,}06\,\mathrm{pH} \end{aligned}

avec p(\mathrm{O}_2) = 1\text{ bar} = p^\circ et \frac{R\,T\ln(10)}{\mathcal{F}} = 0{,}06\text{ V}.

À la cathode : le couple en jeu est \mathrm{H}^+ / \mathrm{H}_{2(\text{g})}, associé à la demi-équation :

2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\text{g})}

La formule de Nernst s'écrit :

\begin{aligned} E_{\text{cathode}}^{\text{éq}} &= E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) + \frac{R\,T\ln(10)}{2\mathcal{F}} \log\left(\frac{[\mathrm{H}^+]^2}{p(\mathrm{H}_2)/p^\circ}\right) \\ &= E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) - 0{,}06\,\mathrm{pH} \end{aligned}

avec p(\mathrm{H}_2) = 1\text{ bar} = p^\circ.

Tension minimale : La différence des potentiels d'équilibre est donc indépendante du pH de la solution :

\begin{aligned} U_{\min} &= E_{\text{anode}}^{\text{éq}} - E_{\text{cathode}}^{\text{éq}} \\ &= E^\circ(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) \\ &= 1{,}23 - 0 = 1{,}23\text{ V} \end{aligned}
\boxed{U_{\min} = 1{,}23\text{ V}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Explicitez et justifiez l'annulation des termes logarithmiques dans l'application de la formule de Nernst.

« Question souvent traitée correctement mais sans évoquer les termes logarithmiques de la formule de Nernst. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : courbe courant-potentiel, surtension

On constate qu'en réalité il faut appliquer une différence de potentiel supérieure à afin d'observer une réaction sur des électrodes de platine, en raison de l'aspect cinétique de la réaction. On propose en figure 11 les courbes intensité-potentiel relatives à l'électrolyse. Identifier les courbes et justifier la valeur de par un calcul.

Voir l'indice

Ajouter les surtensions seuils anodique et cathodique à la tension thermodynamique : U_{\text{cin}} = U_{\min} + \eta_a - \eta_c.

Voir la réponse courte

Identification des branches anodique et cathodique avec prise en compte des surtensions cinétiques : U_{\text{cin}} = U_{\min} + \eta_a - \eta_c = 2{,}07\text{ V}.

Voir le corrigé complet

1. Identification des courbes intensité-potentiel

Sur la figure 11 :

  • La courbe anodique (I > 0) située aux potentiels élevés correspond à l'oxydation de l'eau en dioxygène selon :

    \mathrm{H_2O_{(\ell)} = \frac{1}{2}\,O_{2(g)} + 2\,H^+_{(aq)} + 2\,e^-}

    Elle démarre au-delà d'un potentiel seuil anodique E_a^{\text{seuil}} = E_{\text{éq},a} + \eta_a.

  • La courbe cathodique (I < 0) située aux potentiels négatifs correspond à la réduction des protons en dihydrogène selon :

    \mathrm{2\,H^+_{(aq)} + 2\,e^- = H_{2(g)}}

    Elle démarre en deçà d'un potentiel seuil cathodique E_c^{\text{seuil}} = E_{\text{éq},c} + \eta_c.

2. Justification et calcul de la tension cinétique U_{\text{cin}}

Pour qu'un courant non nul traverse la cellule, le potentiel imposé à l'anode doit être supérieur au potentiel seuil anodique, et celui à la cathode doit être inférieur au potentiel seuil cathodique :

\begin{aligned} E_a &\ge E_{\text{éq},a} + \eta_a \\ E_c &\le E_{\text{éq},c} + \eta_c \end{aligned}

En négligeant la chute ohmique au seuil d'apparition du courant (I \to 0), la différence de potentiel minimale à appliquer vaut :

U_{\text{cin}} = E_a^{\text{seuil}} - E_c^{\text{seuil}} = \left(E_{\text{éq},a} - E_{\text{éq},c}\right) + \eta_a - \eta_c

D'après la question Q38, la différence des potentiels d'équilibre vaut E_{\text{éq},a} - E_{\text{éq},c} = U_{\min} = 1,23\text{ V} (cette valeur est rigoureusement indépendante du \text{pH}).

Avec les valeurs de surpotentiels fournies :

  • \eta_a(\mathrm{O_2/H_2O}) = +0,77\text{ V}
  • \eta_c(\mathrm{H^+/H_2}) = -0,07\text{ V}

On obtient :

U_{\text{cin}} = 1,23 + 0,77 - (-0,07) = 2,07\text{ V}
\boxed{U_{\text{cin}} = 2,07\text{ V}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : conductivité électrique, eau pure

En réalisant expérimentalement cette manipulation, on constate que le courant circulant est extrêmement faible. Pourquoi ?

Voir l'indice

L'eau pure possède une concentration extrêmement faible en porteurs de charge ([\mathrm{H^+}] = [\mathrm{HO^-}] = 10^{-7}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}), d'où une très forte résistance ohmique.

Voir la réponse courte

Explication par la très faible concentration en porteurs de charge dans l'eau pure, entraînant une résistance de cuve trop grande.

Voir le corrigé complet

Le courant électrique dans la solution est assuré par la migration des porteurs de charge ioniques.

Or, l'eau pure ne contient que les ions issus de son autoprotolyse :

2\,\text{H}_2\text{O}_{(\ell)} \rightleftharpoons \text{H}_3\text{O}^+ + \text{HO}^-

avec K_{\text{e}} = 1,0 \cdot 10^{-14} à 298\text{ K}, soit une concentration ionique extrêmement faible :

[\text{H}_3\text{O}^+] = [\text{HO}^-] = 1,0 \cdot 10^{-7}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Par conséquent :

  • la conductivité \sigma = \sum_i \lambda_i c_i de l'eau pure est très faible (de l'ordre de 5,5 \cdot 10^{-6}\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}) ;
  • la résistance interne de la cellule d'électrolyse R_{\text{sol}} est donc considérable.

La tension aux bornes de la cellule s'écrit en tenant compte de la chute ohmique :

U = E_{\text{anode}} - E_{\text{cathode}} + R_{\text{sol}} I.

La très grande valeur de R_{\text{sol}} limite drastiquement l'intensité I du courant électrique, qui reste ainsi extrêmement faible pour des tensions usuelles.

Voir ce qu'a relevé le jury

Invoquez la résistance électrique de la cellule plutôt que des blocages cinétiques réfutés plus tôt.

« La résistance de la cellule d'électrolyse est rarement évoquée. A contrario, les candidats évoquent des problèmes cinétiques en contradiction avec les questions précédentes. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Notions : compétition cinétique, courbe courant-potentiel

Pour traiter cette eau, on ajoute du chlorure de sodium à raison de par de solution. On considère . Les demi-réactions électroniques sont-elles modifiées ? Pourquoi ? Écrire la réaction d'oxydo-réduction correspondante.

Voir l'indice

Comparer les potentiels de début d'oxydation de \mathrm{Cl^-} et de l'eau en tenant compte des surtensions sur platine pour justifier la production sélective de dichlore.

Voir la stratégie
  1. Recenser les espèces présentes en solution susceptibles d'être réduites à la cathode (\mathrm{H}^+ ou \mathrm{H}_2\mathrm{O}, et \mathrm{Na}^+) et oxydées à l'anode (\mathrm{H}_2\mathrm{O} et \mathrm{Cl}^-).
  2. Comparer les potentiels d'électrode seuils en tenant compte de la thermodynamique (loi de Nernst) et des surpotentiels cinétiques donnés pour le platine.
  3. En déduire les demi-réactions effectives et écrire l'équation d'oxydoréduction globale.
Voir la réponse courte

Les ions chlorure s'oxydent plus facilement que l'eau en raison de la surtension anodique, conduisant à la formation de dichlore \mathrm{Cl_2}.

Voir le corrigé complet

L'addition de chlorure de sodium apporte les ions \mathrm{Na}^+ et \mathrm{Cl}^-. La masse molaire de \mathrm{NaCl} vaut :

M(\mathrm{NaCl}) = M(\mathrm{Na}) + M(\mathrm{Cl}) = 23{,}0 + 35{,}5 = 58{,}5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

La concentration molaire en ions chlorure est :

[\mathrm{Cl}^-] = \frac{100\text{ g}\cdot\text{m}^{-3}}{58{,}5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}} = 1{,}71\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3} = 1{,}71\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

1. À la cathode (réduction) : Les espèces réductibles sont les ions \mathrm{H}^+ (ou l'eau) et \mathrm{Na}^+ :

  • Pour le couple \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2 : E^\circ = 0\text{ V} et \eta_c = -0{,}07\text{ V}, soit un potentiel seuil de l'ordre de -0{,}07\text{ V} (en conditions standard).
  • Pour le couple \mathrm{Na}^+/\mathrm{Na} : E^\circ = -2{,}71\text{ V}, bien plus bas.

Les ions sodium ne sont donc pas réduits : la demi-réaction cathodique n'est pas modifiée :

2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\text{g})} \quad \text{ou} \quad 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\text{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-

2. À l'anode (oxydation) : Les espèces oxydables sont l'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O} et les ions chlorure \mathrm{Cl}^- :

  • Oxydation de l'eau en \mathrm{O}_2 : le potentiel seuil sur platine en conditions standard vaut :

    E_{\text{seuil}}(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) = E^\circ + \eta_a = 1{,}23 + 0{,}77 = 2{,}00\text{ V}
  • Oxydation des ions chlorure en \mathrm{Cl}_2 (2\,\mathrm{Cl}^- = \mathrm{Cl}_{2(\text{g})} + 2\,\mathrm{e}^-) :

    \begin{aligned} E(\mathrm{Cl}_2/\mathrm{Cl}^-) &= E^\circ(\mathrm{Cl}_2/\mathrm{Cl}^-) + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{p(\mathrm{Cl}_2)/p^\circ}{([\mathrm{Cl}^-]/c^\circ)^2}\right) \\ &= 1{,}36 - 0{,}06\log(1{,}71\cdot 10^{-3}) \approx 1{,}53\text{ V} \end{aligned}

    Avec le surpotentiel anodique \eta_a(\mathrm{Cl}_2/\mathrm{Cl}^-) = 0{,}08\text{ V}, le potentiel seuil s'écrit :

    E_{\text{seuil}}(\mathrm{Cl}_2/\mathrm{Cl}^-) = 1{,}53 + 0{,}08 = 1{,}61\text{ V}

Comme E_{\text{seuil}}(\mathrm{Cl}_2/\mathrm{Cl}^-) < E_{\text{seuil}}(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}), l'oxydation des ions chlorure démarre à un potentiel inférieur à celui de l'eau, grâce à une forte surtension anodique de l'eau sur platine.

La demi-réaction anodique est donc modifiée au profit de l'oxydation de \mathrm{Cl}^-.

3. Équation d'oxydoréduction correspondante : En combinant les demi-réactions anodique et cathodique, le bilan s'écrit :

\boxed{2\,\mathrm{Cl}^- + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} = \mathrm{Cl}_{2(\text{g})} + \mathrm{H}_{2(\text{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-}

(ou sous forme acide : \boxed{2\,\mathrm{Cl}^- + 2\,\mathrm{H}^+ = \mathrm{Cl}_{2(\text{g})} + \mathrm{H}_{2(\text{g})}}).

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de faraday, électrolyse

L'intensité du courant circulant dans l'électrolyseur vaut . Quel volume de solution peut-on traiter par heure ?

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Appliquer la loi de Faraday pour relier la charge Q = I \Delta t au nombre d'électrons échangés, puis calculer la masse de sel et le volume d'eau traitable.

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  1. Exprimer la charge électrique totale Q fournie par le générateur pendant la durée \Delta t = 1\text{ h}.
  2. Relier cette charge à la quantité de matière d'ions chlorure \mathrm{Cl}^- oxydés grâce à la demi-équation anodique.
  3. En déduire le volume de solution correspondant à la teneur imposée en chlorure de sodium.
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Application de la loi de Faraday Q = I\Delta t = 2n(\mathrm{Cl_2})F pour déterminer la masse de \mathrm{NaCl} traitée puis le volume horaire.

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Pendant une durée \Delta t, le passage d'un courant continu d'intensité I transporte une charge électrique totale :

Q = I\,\Delta t

La quantité de matière d'électrons correspondante est :

n(\mathrm{e}^-) = \frac{Q}{\mathcal{F}} = \frac{I\,\Delta t}{\mathcal{F}}

D'après la demi-réaction d'oxydation à l'anode, \mathrm{Cl}^- = \frac{1}{2}\,\mathrm{Cl}_{2(\text{g})} + \mathrm{e}^-, l'oxydation d'un ion chlorure requiert le transfert d'un électron. Pour transformer la totalité des ions chlorure de la solution traitée, il faut donc une quantité de matière de chlorure :

n(\mathrm{Cl}^-) = n(\mathrm{e}^-) = \frac{I\,\Delta t}{\mathcal{F}}

Le chlorure de sodium \mathrm{NaCl} a pour masse molaire :

M(\mathrm{NaCl}) = M(\mathrm{Na}) + M(\mathrm{Cl}) = 23,0 + 35,5 = 58,5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

La concentration massique en sel étant C_m = 100\text{ g}\cdot\text{m}^{-3}, la concentration molaire en ions \mathrm{Cl}^- dans la solution vaut :

c(\mathrm{Cl}^-) = \frac{C_m}{M(\mathrm{NaCl})}

Le volume V de solution pouvant être traité par heure s'exprime ainsi :

V = \frac{n(\mathrm{Cl}^-)}{c(\mathrm{Cl}^-)} = \frac{I\,\Delta t\,M(\mathrm{NaCl})}{C_m\,\mathcal{F}}

Application numérique avec I = 10\text{ A}, \Delta t = 3\,600\text{ s}, M(\mathrm{NaCl}) = 58,5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, C_m = 100\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} et \mathcal{F} = 96\,500\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} :

\begin{aligned} V &= \frac{10 \times 3\,600 \times 58,5}{100 \times 96\,500} \\ V &\approx 0,218\text{ m}^3 \end{aligned}
\boxed{V \approx 0,22\text{ m}^3 = 2,2\cdot 10^2\text{ L}}

Résultat

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Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : dismutation, nombre d'oxydation

Le dichlore se décompose au contact de l'eau en acide hypochloreux et en acide chlorhydrique. Écrire le bilan de cette réaction. Cette réaction est-elle une réaction acido-basique ou une réaction redox ? Justifier.

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Écrire la réaction de dismutation du chlore dans l'eau et justifier le caractère rédox en déterminant les nombres d'oxydation de l'élément chlore.

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Écriture de la dismutation du dichlore \mathrm{Cl_2} en \mathrm{HClO} et \mathrm{Cl^-}, justifiée par les variations de nombres d'oxydation.

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L'acide chlorhydrique étant un acide fort, il est totalement dissocié en solution aqueuse sous la forme d'ions oxonium \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ (ou protons solvatés \mathrm{H}^+) et d'ions chlorure \mathrm{Cl}^-.

L'équation-bilan de la réaction s'écrit sous forme moléculaire :

\boxed{\mathrm{Cl}_{2(\mathrm{g/aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} = \mathrm{HClO}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{HCl}_{(\mathrm{aq})}}

ou, sous forme ionique plus rigoureuse en milieu aqueux :

\boxed{\mathrm{Cl}_{2(\mathrm{g/aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} = \mathrm{HClO}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ + \mathrm{Cl}^-}

Pour déterminer la nature de cette transformation, déterminons le nombre d'oxydation (n.o.) de l'élément chlore dans les différentes espèces :

  • dans le dichlore \mathrm{Cl}_2 (corps pur simple) : \mathrm{n.o.}(\mathrm{Cl}) = 0 ;
  • dans l'acide hypochloreux \mathrm{HClO} : avec \mathrm{n.o.}(\mathrm{H}) = +\mathrm{I} et \mathrm{n.o.}(\mathrm{O}) = -\mathrm{II}, on obtient :

    \mathrm{n.o.}(\mathrm{Cl}) = 0 - (+\mathrm{I}) - (-\mathrm{II}) = +\mathrm{I} ;
  • dans l'ion chlorure \mathrm{Cl}^- (ou dans \mathrm{HCl}) : \mathrm{n.o.}(\mathrm{Cl}) = -\mathrm{I}.

Il y a donc variation du nombre d'oxydation de l'élément chlore, qui est à la fois oxydé du degré 0 au degré +\mathrm{I} et réduit du degré 0 au degré -\mathrm{I} : il y a eu transfert d'électrons.

\boxed{\text{Il s'agit donc d'une réaction d'oxydoréduction (plus précisément une dismutation).}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Reconnaissez le caractère d'oxydoréduction de cette réaction malgré la présence d'acides.

« Bien qu’une proportion non négligeable de candidats ait trouvé le bilan de cette réaction, son caractère redox leur a souvent échappé, probablement car elle faisait intervenir des acides. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2023 ?

Surtout 4 chapitres : Cinématique et dynamique du point (26 % des questions, parties I, II et V), Oxydoréduction et électrochimie (20 %, partie VIII), Optique géométrique (15 %, partie VI) et Interférences lumineuses (12 %, partie VII). Plus ponctuellement : Électrostatique, Mécanique des fluides, Facteur de Boltzmann et physique statistique, Thermodynamique chimique et équilibres, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2023 dès la première année (MPSI) ?

En grande partie : 34 questions sur 43 (79 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q4), la partie II en entier (Q5 à Q8), la partie IV en entier (Q13 à Q18) et la partie VI en entier (Q23 à Q28). Avec les autres programmes de première année : 35 en PCSI, 34 en PTSI, 29 en MP2I, 29 en TSI1 et 29 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2023 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie VIII est la plus longue (environ 40 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie MP 2023 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q8 (régime critique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2023 ?

Questions de cours : Q1 (référentiel galiléen), Q9 (symétrie), Q10 (théorème de gauss), Q19 (filtre passe-haut), Q23 (loi de snell-descartes), Q29 (formule de fresnel), Q34 (électrolyse de l'eau), Q37 (électrolyseur)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (principe fondamental de la dynamique), Q5 (position d'équilibre), Q6 (oscillateur harmonique amorti), Q24 (déviation géométrique), Q25 (déviation minimale), Q28 (arc-en-ciel), Q35 (enthalpie libre standard de réaction), Q36 (loi de hess)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (32 sur 43), par exemple : Q1, Q2, Q4, Q5, Q7, Q9 à Q11, Q13, Q16, Q18 à Q20, Q22, Q23, Q26 à Q28…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q3, Q6, Q8, Q12, Q14, Q17, Q21, Q24, Q25 et Q29.

Le sujet CCINP Physique-Chimie MP 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Les correcteurs jugent le sujet bien calibré en niveau et classant ; la plupart des candidats l'ont traité jusqu'au bout. Moyenne : 9,31/20 (écart-type 3,38, 6 590 présents).

Quel coefficient stœchiométrique attribuer à l'eau dans le bilan de Q34 ?

Le coefficient 1 : la consigne demande explicitement d'écrire le bilan pour une unité stœchiométrique d'eau. La réaction attendue est \mathrm{H_2O = H_2 + \frac{1}{2} O_2} ; doubler les coefficients pour éviter la fraction était pénalisé par le jury.

Pourquoi les ions chlorure s'oxydent-ils avant l'eau dans la question Q41 ?

À cause de la surtension anodique sur le platine : bien que l'eau soit thermodynamiquement plus facile à oxyder (E^\circ = 1{,}23\text{ V} contre 1{,}36\text{ V}), sa forte surtension anodique (\eta_a = 0{,}77\text{ V}) porte son potentiel d'oxydation effectif au-delà de celui des ions \mathrm{Cl^-}.

Pourquoi la dismutation du dichlore en Q43 est-elle une réaction d'oxydoréduction ?

Parce que le degré d'oxydation de l'élément chlore varie : nul dans \mathrm{Cl_2}, il passe à +I dans \mathrm{HClO} (oxydation) et à -I dans \mathrm{Cl^-} (réduction). La formation d'acides ne doit pas faire confondre cette dismutation avec un simple échange acido-basique de protons.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 43 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,31 et d'écart-type 3,38 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.