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Corrigé détaillé CCINP Physique PC 2023

La qualité de l'air dans l'habitat

Le sujet en bref

Sujet accessible · Ondes mécaniques et acoustiques, Machines thermiques et systèmes ouverts, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire · 24 incontournables · 9 questions de première année
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Ce sujet aborde une problématique environnementale et technologique très concrète : la maîtrise du confort hygrothermique et acoustique dans les bâtiments. D'une structure claire et découpé en trois parties rigoureusement indépendantes, il balaie un large spectre du programme de physique de deuxième année en filière PC (et pour une large part en PSI).

L'épreuve commence par une démonstration académique du premier principe pour un système ouvert avant d'analyser thermiquement une VMC double flux. Elle se poursuit par l'étude de l'air humide (bilans de matière, hygrométrie) couplée à un capteur capacitif modélisé dans le cadre de l'ARQS électromagnétique et mesuré via un pont de Sauty. Enfin, la troisième partie explore l'acoustique sous deux angles remarquables : la théorie de la réverbération de Sabine (incluant une résolution de problème) et la modélisation aéroacoustique d'un résonateur de Helmholtz faisant office de silencieux. Il s'agit d'un excellent sujet d'entraînement et de synthèse, très progressif et particulièrement représentatif des attendus des concours CCINP.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

24 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

28 questions rapides et accessibles · 9 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (28) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (9) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les trois parties (thermodynamique de la VMC, hygrométrie et capteur capacitif, acoustique et résonateur de Helmholtz) sont strictement indépendantes et peuvent être abordées séparément.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

44 questions
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Partie I : Le renouvellement de l'air dans l'habitat

I.1 · Bilan énergétique pour un fluide en écoulement stationnaire

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : conservation de la masse, débit massique

En traduisant la conservation de la masse du fluide contenu dans le système , justifier que le débit massique du fluide en entrée est égal à celui en sortie : .

Voir l'indice

Exprimer la masse totale du système fermé (\mathcal{S}^*) à t et t+\mathrm{d}t, puis utiliser la stationnarité de la masse de fluide contenue dans le volume de contrôle fixe (\mathcal{S}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse du système fermé (\mathcal{S}^*) aux instants t et t+\mathrm{d}t en décomposant ce système en le volume de contrôle (\mathcal{S}) et les sous-systèmes entrant (\mathcal{S}_1) et sortant (\mathcal{S}_2).
  2. Utiliser le caractère stationnaire de l'écoulement pour simplifier la masse contenue dans le volume de contrôle, puis traduire la conservation de la masse pour le système fermé.
Voir la réponse courte

En régime stationnaire, la masse dans le volume de contrôle est constante, d'où l'égalité des débits massiques entrant et sortant.

Voir le corrigé complet

Le système (\mathcal{S}^*) étant un système fermé, sa masse se conserve au cours du temps :

m(\mathcal{S}^*, t+\mathrm{d}t) = m(\mathcal{S}^*, t)

D'après la définition du système fermé coïncidant avec le volume de contrôle (\mathcal{S}) :

  • à l'instant t : le système est constitué du fluide présent dans (\mathcal{S}) et du sous-système (\mathcal{S}_1) de masse \delta m_1 qui va y entrer :

    m(\mathcal{S}^*, t) = m_{(\mathcal{S})}(t) + \delta m_1
  • à l'instant t+\mathrm{d}t : le système est constitué du fluide présent dans (\mathcal{S}) et du sous-système (\mathcal{S}_2) de masse \delta m_2 qui en est sorti :

    m(\mathcal{S}^*, t+\mathrm{d}t) = m_{(\mathcal{S})}(t+\mathrm{d}t) + \delta m_2

L'écoulement étant stationnaire, l'état du fluide dans le volume de contrôle fixe (\mathcal{S}) ne dépend pas explicitement du temps, d'où :

m_{(\mathcal{S})}(t+\mathrm{d}t) = m_{(\mathcal{S})}(t)

Le bilan de masse s'écrit alors :

m_{(\mathcal{S})}(t) + \delta m_1 = m_{(\mathcal{S})}(t) + \delta m_2 \implies \delta m_1 = \delta m_2

En divisant par la durée élémentaire \mathrm{d}t, on en déduit l'égalité des débits massiques d'entrée et de sortie :

\boxed{\frac{\delta m_1}{\mathrm{d}t} = \frac{\delta m_2}{\mathrm{d}t} = D_m}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas système ouvert et système fermé, et distinguez l'hypothèse de stationnarité de la conservation de la masse.

« Le système ouvert et le système fermé sont souvent confondus et les arguments pour la démonstration inversés »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : travail des forces de pression, système ouvert

Montrer que le travail massique des forces pressantes reçu par le fluide contenu dans le système pendant la durée s'écrit : .

Voir l'indice

Calculer le travail des forces pressantes sur les sections d'entrée \Sigma_1 et de sortie \Sigma_2 lors du déplacement des tranches de fluide, puis diviser par la masse élémentaire \delta m.

Voir la stratégie
  1. Délimiter les différentes frontières du système fermé (\mathcal{S}^*) soumises aux forces pressantes extérieures pendant l'intervalle \mathrm{d}t.
  2. Calculer le travail élémentaire reçu à l'entrée (travail moteur) et à la sortie (travail résistant) en reliant les volumes élémentaires balayés aux masses volumiques respectives.
  3. En déduire le travail massique w_p = \frac{\delta W_p}{\delta m} grâce au résultat de la question Q1 (\delta m_1 = \delta m_2 = \delta m).
Voir la réponse courte

Bilan des travaux de transvasement aux frontières : w_p = p_1/\rho_1 - p_2/\rho_2.

Voir le corrigé complet

Pendant la durée \mathrm{d}t, les forces pressantes extérieures agissent sur les différentes parties de la surface frontière du système fermé (\mathcal{S}^*) :

  • Sur les parois latérales fixes et indéformables du volume de contrôle, le déplacement de chaque élément de paroi est nul, de sorte que le travail correspondant est nul : \delta W_{\text{parois}} = 0.
  • À l'entrée, le fluide amont pousse la section (\Sigma_1') jusqu'à (\Sigma_1). La force pressante extérieure \vec{F}_{p,1} = p_1 \Sigma_1 \vec{u}_1 s'exerce dans le sens de l'écoulement. Le travail élémentaire moteur reçu est :

    \delta W_{p,1} = p_1 \Sigma_1 \mathrm{d}x_1 = p_1 \, \delta V_1 = p_1 \frac{\delta m_1}{\rho_1}
  • À la sortie, le système (\mathcal{S}^*) pousse le fluide aval qui lui oppose la force \vec{F}_{p,2} = -p_2 \Sigma_2 \vec{u}_2. Le travail élémentaire résistant reçu lors du déplacement de (\Sigma_2) à (\Sigma_2') est :

    \delta W_{p,2} = - p_2 \Sigma_2 \mathrm{d}x_2 = - p_2 \, \delta V_2 = - p_2 \frac{\delta m_2}{\rho_2}

D'après la question Q1, la conservation de la masse impose \delta m_1 = \delta m_2 = \delta m. Le travail total des forces pressantes reçu par (\mathcal{S}^*) s'écrit alors :

\delta W_p = \delta W_{p,1} + \delta W_{p,2} = \left(\frac{p_1}{\rho_1} - \frac{p_2}{\rho_2}\right)\delta m

Le travail massique des forces pressantes w_p = \frac{\delta W_p}{\delta m} est donc :

\boxed{w_p = \frac{p_1}{\rho_1} - \frac{p_2}{\rho_2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question rarement réussie : justifiez clairement le signe algébrique des travaux massiques reçus en entrée et en sortie.

« Question rarement traitée correctement. Les signes des travaux massiques en entrée et en sortie doivent être clairement justifiés. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : premier principe, système ouvert

Montrer que la variation d'énergie interne du fluide contenu dans le système pendant la durée s'écrit : . Donner, sans calculs supplémentaires, les expressions des variations d'énergie cinétique macroscopique et d'énergie potentielle de pesanteur du fluide.

Voir l'indice

Décomposer l'énergie interne du système fermé aux instants t et t+\mathrm{d}t en distinguant le volume de contrôle et les sous-systèmes entrant et sortant. Les mêmes relations directes s'appliquent pour E_c et E_p.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie interne du système fermé (\mathcal{S}^*) aux dates t et t+\mathrm{d}t en exploitant son extensivité.
  2. Utiliser l'hypothèse d'écoulement stationnaire pour simplifier la contribution du volume de contrôle (\mathcal{S}), puis injecter la relation de conservation de la masse établie en Q1.
  3. Généraliser par analogie aux autres grandeurs extensives que sont l'énergie cinétique macroscopique et l'énergie potentielle de pesanteur.
Voir la réponse courte

En régime stationnaire, la variation d'énergie interne de la matière transvasée s'exprime par le produit du débit par la différence d'énergie massique.

Voir le corrigé complet

Par extensivité de l'énergie interne, l'énergie interne du système fermé (\mathcal{S}^*) s'écrit aux dates t et t+\mathrm{d}t :

\begin{aligned} U(t) &= U_{(\mathcal{S})}(t) + U_{(\mathcal{S}_1)}(t) = U_{(\mathcal{S})}(t) + u_1\,\delta m_1 \\ U(t+\mathrm{d}t) &= U_{(\mathcal{S})}(t+\mathrm{d}t) + U_{(\mathcal{S}_2)}(t+\mathrm{d}t) = U_{(\mathcal{S})}(t+\mathrm{d}t) + u_2\,\delta m_2 \end{aligned}

La variation d'énergie interne de (\mathcal{S}^*) pendant la durée \mathrm{d}t est donc :

\mathrm{d}U = U(t+\mathrm{d}t) - U(t) = \left[ U_{(\mathcal{S})}(t+\mathrm{d}t) - U_{(\mathcal{S})}(t) \right] + u_2\,\delta m_2 - u_1\,\delta m_1

L'écoulement étant stationnaire, l'état du fluide dans le volume de contrôle fixe (\mathcal{S}) ne dépend pas du temps, d'où :

U_{(\mathcal{S})}(t+\mathrm{d}t) - U_{(\mathcal{S})}(t) = 0

De plus, d'après le résultat de la question Q1, la conservation de la masse impose \delta m_1 = \delta m_2 = D_m\,\mathrm{d}t. Il vient ainsi :

\boxed{\mathrm{d}U = D_m(u_2 - u_1)\,\mathrm{d}t}

L'énergie cinétique macroscopique et l'énergie potentielle de pesanteur étant également des grandeurs extensives invariantes dans le volume de contrôle (\mathcal{S}) en régime stationnaire, on obtient par un raisonnement strictement identique :

\boxed{\mathrm{d}E_c = D_m(e_{c,2} - e_{c,1})\,\mathrm{d}t}
\boxed{\mathrm{d}E_p = D_m(e_{p,2} - e_{p,1})\,\mathrm{d}t}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Lors du bilan sur le système fermé, n'oubliez pas d'inclure l'énergie interne du volume de contrôle.

« L’énergie interne de ce système à chaque instant contient l’énergie interne du volume de contrôle, souvent oubliée. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : premier principe, système ouvert

À partir d'un bilan énergétique pour le fluide contenu dans le système pendant la durée , établir l'expression du premier principe pour un écoulement stationnaire :

où et sont respectivement la puissance mécanique des forces extérieures non conservatives autre que celle des forces pressantes (puissance dite utile) et le flux thermique reçus par le fluide contenu dans le volume de contrôle.

Voir l'indice

Appliquer le premier principe de la thermodynamique au système fermé (\mathcal{S}^*) entre t et t+\mathrm{d}t : \mathrm{d}(U+E_c+E_p) = \delta W_p + \delta W_u + \delta Q, puis regrouper le travail des forces pressantes avec l'énergie interne pour faire apparaître l'enthalpie h = u + p/\rho.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique au système fermé (\mathcal{S}^*) entre les instants t et t+\mathrm{d}t pour son énergie totale E_{\text{tot}} = U + E_c + E_p.
  2. Décomposer le travail reçu en travail des forces pressantes (établi à la question Q2) et travail des autres forces extérieures (travail utile).
  3. Regrouper les termes d'énergie interne massique et de travail des forces de pression pour faire apparaître l'enthalpie massique h = u + \frac{p}{\rho}.
Voir la réponse courte

Bilan du premier principe sur le système fermé coïncident, faisant apparaître l'enthalpie massique h = u + p/\rho.

Voir le corrigé complet

Appliquons le premier principe de la thermodynamique au système fermé (\mathcal{S}^*) entre les instants t et t+\mathrm{d}t :

\mathrm{d}E_{\text{tot}} = \mathrm{d}U + \mathrm{d}E_c + \mathrm{d}E_p = \delta W + \delta Q

Le travail élémentaire total \delta W reçu par (\mathcal{S}^*) se décompose en :

  • le travail des forces pressantes \delta W_p = \delta m \, w_p = D_m \left( \frac{p_1}{\rho_1} - \frac{p_2}{\rho_2} \right) \mathrm{d}t (d'après Q2) ;
  • le travail utile \delta W_u = \mathcal{P}_u \, \mathrm{d}t, associé aux parties mobiles éventuelles (turbines, compresseurs, ventilateurs).

Le transfert thermique élémentaire reçu par le fluide s'écrit \delta Q = \mathcal{P}_{th} \, \mathrm{d}t.

Le bilan d'énergie s'écrit donc :

\mathrm{d}U - \delta W_p + \mathrm{d}E_c + \mathrm{d}E_p = (\mathcal{P}_u + \mathcal{P}_{th})\,\mathrm{d}t

En utilisant les expressions des variations d'énergie établies à la question Q3 :

\begin{aligned} \mathrm{d}U - \delta W_p &= D_m (u_2 - u_1)\,\mathrm{d}t - D_m \left( \frac{p_1}{\rho_1} - \frac{p_2}{\rho_2} \right)\mathrm{d}t \\ &= D_m \left[ \left( u_2 + \frac{p_2}{\rho_2} \right) - \left( u_1 + \frac{p_1}{\rho_1} \right) \right] \mathrm{d}t \end{aligned}

Par définition de l'enthalpie massique h = u + \frac{p}{\rho}, on a h_i = u_i + \frac{p_i}{\rho_i} pour i \in \{1, 2\}, d'où :

\mathrm{d}U - \delta W_p = D_m (h_2 - h_1)\,\mathrm{d}t

En réinjectant dans le bilan avec \mathrm{d}E_c = D_m (e_{c,2} - e_{c,1})\,\mathrm{d}t et \mathrm{d}E_p = D_m (e_{p,2} - e_{p,1})\,\mathrm{d}t, on obtient :

D_m \left[ (h_2 - h_1) + (e_{c,2} - e_{c,1}) + (e_{p,2} - e_{p,1}) \right] \mathrm{d}t = (\mathcal{P}_u + \mathcal{P}_{th})\,\mathrm{d}t

En divisant par \mathrm{d}t \neq 0, on aboutit à la forme finale du premier principe en écoulement stationnaire :

\boxed{D_m \left[ (h_2 + e_{c,2} + e_{p,2}) - (h_1 + e_{c,1} + e_{p,1}) \right] = \mathcal{P}_u + \mathcal{P}_{th}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à l'égalité entre grandeurs de même nature (élémentaire ou finie) et soignez le passage à l'enthalpie massique.

« On rencontre trop souvent des égalités entre une grandeur élémentaire et une grandeur finie. Le passage de l’énergie interne massique à l’enthalpie massique a été source de difficultés. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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I.2 · Étude d'une ventilation mécanique contrôlée à double flux

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MP2I, BCPST1

Notions : résistance thermique, flux thermique

En l'absence de toute ventilation, le flux thermique lié aux pertes à travers l'ensemble des parois (fenêtres, toit, murs) séparant l'habitation de l'extérieur est en régime stationnaire. Estimer la résistance thermique de l'ensemble de ces parois.

Voir l'indice

Relier la résistance thermique au flux de déperdition par la loi d'Ohm thermique : \mathcal{P}_{th,p} = (T_{\text{int}} - T_{\text{ext}})/R_{th}.

Voir la réponse courte

Utilisation de la relation phénoménologique R_{th} = (T_{int} - T_{ext}) / \mathcal{P}_{th,p}.

Voir le corrigé complet

Par analogie électrothermique en régime stationnaire, la différence de température entre l'intérieur et l'extérieur constitue la force motrice du transfert thermique, tandis que le flux thermique de pertes \mathcal{P}_{th,p} correspond au courant traversant les parois. La résistance thermique globale R_{th} des parois vérifie donc la relation :

T_{\text{int}} - T_{\text{ext}} = R_{th}\,\mathcal{P}_{th,p}

D'où l'expression de la résistance thermique :

R_{th} = \frac{T_{\text{int}} - T_{\text{ext}}}{\mathcal{P}_{th,p}}

Avec T_{\text{int}} = 20,0\text{ }^\circ\text{C}, T_{\text{ext}} = 0,0\text{ }^\circ\text{C} (soit T_{\text{int}} - T_{\text{ext}} = 20,0\text{ K}) et \mathcal{P}_{th,p} = 5,0\text{ kW} = 5,0 \cdot 10^{3}\text{ W} :

R_{th} = \frac{20,0}{5,0 \cdot 10^{3}} = 4,0 \cdot 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
\boxed{R_{th} = 4,0 \cdot 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention aux unités : une résistance thermique ne s'exprime pas en ohms.

« Une résistance thermique ne s’exprime pas en Ω. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capacité thermique, relation de mayer, gaz parfait

On assimile l'air supposé sec, donc sans vapeur d'eau, à un gaz parfait. Dans ces conditions, les capacités thermiques à pression et volume constants d'une quantité de matière d'air, notées respectivement et , sont reliées par la relation de Mayer : . Établir l'expression de la capacité thermique massique à pression constante de l'air en fonction notamment du rapport entre les capacités thermiques à pression et volume constants. Calculer .

Voir l'indice

Combiner la relation de Mayer C_P - C_V = nR avec la définition \gamma = C_P/C_V pour exprimer C_P, puis diviser par la masse de gaz m = n M_{as}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la capacité thermique molaire ou totale C_P à partir de la définition \gamma = C_P / C_V et de la relation de Mayer C_P - C_V = nR.
  2. Relier la capacité thermique C_P à la capacité thermique massique c_P par la relation C_P = m \, c_P = n M_{as} c_P.
Voir la réponse courte

Combinaison de C_P - C_V = nR et \gamma = C_P/C_V pour exprimer c_P = \frac{\gamma R}{(\gamma - 1)M_{air}}.

Voir le corrigé complet

Par définition du rapport des capacités thermiques, on a :

\gamma = \frac{C_P}{C_V} \implies C_V = \frac{C_P}{\gamma}

En injectant cette relation dans la relation de Mayer C_P - C_V = nR, il vient :

\begin{aligned} C_P \left(1 - \frac{1}{\gamma}\right) &= nR \\ C_P \left(\frac{\gamma - 1}{\gamma}\right) &= nR \\ C_P &= \frac{\gamma \, nR}{\gamma - 1} \end{aligned}

La masse de l'air sec considéré étant m = n M_{as}, la capacité thermique massique à pression constante c_P = \frac{C_P}{m} s'écrit :

\boxed{c_P = \frac{\gamma R}{(\gamma - 1) M_{as}}}

Application numérique : Avec \gamma = 1,4, R = 8,3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} et M_{as} = 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 29 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} :

\begin{aligned} c_P &= \frac{1,4 \times 8,3}{(1,4 - 1) \times 29 \cdot 10^{-3}} = \frac{11,62}{0,4 \times 29 \cdot 10^{-3}} \approx 1,00 \cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} \end{aligned}
\boxed{c_P = 1,0 \cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est préférable d'exprimer les grandeurs dans les unités du Système International.

« Il est toutefois préférable d’exprimer les grandeurs demandées dans les unités du Système International »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : premier principe, échangeur thermique

Montrer à l'aide de l'expression établie à la Q4 et en précisant les systèmes ouverts choisis que . Calculer .

Voir l'indice

Choisir l'ensemble de l'échangeur calorifugé comme système ouvert sans travail utile, ou effectuer un bilan enthalpique séparé sur chaque canalisation en considérant les transferts thermiques mutuels.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe industriel établi à la question Q4 à chacune des deux conduites d'air (air neuf et air vicié) traversant l'échangeur en régime stationnaire.
  2. Exploiter l'absence de travail utile (\mathcal{P}_u = 0), la négligence des variations d'énergies cinétique et potentielle, et la conservation de l'énergie thermique échangée entre les deux flux grâce au calorifugeage externe.
  3. En déduire la température de sortie de l'air vicié T'_{\text{int}}.
Voir la réponse courte

Premier principe appliqué aux deux écoulements sans travail utile ni perte thermique globale : conservation de l'enthalpie totale.

Voir le corrigé complet

On applique le bilan d'énergie pour un fluide en écoulement stationnaire (établi en Q4) aux deux systèmes ouverts suivants :

  • Système ouvert \mathcal{S}_{\text{neuf}} : la conduite transportant l'air neuf. En régime stationnaire, sans travail utile (\mathcal{P}_u = 0) et en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle macroscopiques (\Delta e_c = 0, \Delta e_p = 0) :

    D_m (h_{s,\text{neuf}} - h_{e,\text{neuf}}) = \Phi

    où \Phi est le flux thermique reçu par l'air neuf depuis l'air vicié à travers la paroi séparatrice. Comme l'air est modélisé par un gaz parfait, la seconde loi de Joule donne \Delta h = c_P \Delta T :

    D_m c_P (T'_{\text{ext}} - T_{\text{ext}}) = \Phi
  • Système ouvert \mathcal{S}_{\text{vicié}} : la conduite transportant l'air vicié. Avec les mêmes hypothèses et le même débit massique D_m :

    D_m c_P (T'_{\text{int}} - T_{\text{int}}) = \Phi'

    où \Phi' est le flux thermique reçu par l'air vicié.

L'échangeur étant parfaitement calorifugé vis-à-vis du milieu extérieur, le transfert thermique a lieu exclusivement entre les deux veines fluides :

\Phi + \Phi' = 0 \iff \Phi' = -\Phi

On en déduit :

\begin{aligned} D_m c_P (T'_{\text{ext}} - T_{\text{ext}}) + D_m c_P (T'_{\text{int}} - T_{\text{int}}) &= 0 \\ (T'_{\text{ext}} - T_{\text{ext}}) + (T'_{\text{int}} - T_{\text{int}}) &= 0 \end{aligned}

ce qui conduit directement à la relation demandée :

\boxed{T_{\text{int}} - T'_{\text{int}} = T'_{\text{ext}} - T_{\text{ext}}}

On en déduit l'expression littérale et la valeur numérique de la température de sortie de l'air vicié T'_{\text{int}} :

T'_{\text{int}} = T_{\text{int}} - (T'_{\text{ext}} - T_{\text{ext}})

Avec T_{\text{int}} = 20,0\text{ }^\circ\mathrm{C}, T_{\text{ext}} = 0,0\text{ }^\circ\mathrm{C} et T'_{\text{ext}} = 15,0\text{ }^\circ\mathrm{C} :

T'_{\text{int}} = 20,0 - (15,0 - 0,0) = 5,0\text{ }^\circ\mathrm{C}
\boxed{T'_{\text{int}} = 5,0\text{ }^\circ\mathrm{C}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Précisez explicitement le système d'étude pour éviter toute confusion et erreur de signe sur la variation d'enthalpie.

« L’énoncé demandait explicitement de préciser le système d’étude, mais de nombreux candidats s’en sont dispensés, ce qui a rendu extrêmement confus la suite du raisonnement. »

« Ces erreurs révèlent des incompréhensions sur l’extensivité de l’enthalpie »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : premier principe, système ouvert

Donner l'expression littérale du flux thermique reçu par l'air insufflé à la température pour le réchauffer à la température de la pièce. Calculer .

Voir l'indice

Appliquer le bilan enthalpique en écoulement stationnaire au flux d'air neuf entrant dans la pièce à T'_{\text{ext}} et atteignant la température intérieure T_{\text{int}}.

Voir la réponse courte

Flux thermique nécessaire donné par \mathcal{P}_{th,a} = D_m c_P (T_{int} - T'_{ext}).

Voir le corrigé complet

Considérons le système ouvert constitué par le flux d'air neuf à l'intérieur de l'habitation, entre son entrée à la température T'_{\text{ext}} et sa diffusion uniforme dans la pièce à la température T_{\text{int}}.

En régime stationnaire, en l'absence de puissance utile (\mathcal{P}_u = 0) et en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle, le premier principe pour un écoulement stationnaire établi à la question Q4 s'écrit :

\mathcal{P}_{th,a} = D_m \left( h(T_{\text{int}}) - h(T'_{\text{ext}}) \right)

L'air étant modélisé par un gaz parfait, son enthalpie ne dépend que de la température (deuxième loi de Joule), d'où \mathrm{d}h = c_P\,\mathrm{d}T. On en déduit :

\boxed{\mathcal{P}_{th,a} = D_m c_P (T_{\text{int}} - T'_{\text{ext}})}

Application numérique :

  • D_m = 150\text{ kg}\cdot\text{h}^{-1} = \dfrac{150}{3\,600}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} \approx 4,17\cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}
  • c_P = \dfrac{\gamma R}{(\gamma - 1)M_{as}} \approx 1,00\cdot 10^{3}\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} (d'après Q6)
  • T_{\text{int}} - T'_{\text{ext}} = 20,0 - 15,0 = 5,0\text{ K}
\mathcal{P}_{th,a} = \frac{150}{3\,600} \times 1,00\cdot 10^3 \times 5,0 \approx 209\text{ W} = \boxed{0,21\text{ kW}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu abordée, où il ne fallait pas faire intervenir la résistance thermique définie à la question 5.

« Question peu traitée. Certains candidats font intervenir à tort la résistance thermique définie dans la question Q5. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : bilan d'énergie, premier principe

Déduire des résultats précédents la puissance fournie par le chauffage pour maintenir une température intérieure constante. Calculer .

Voir l'indice

Écrire le bilan thermique global de l'habitation en régime stationnaire : la puissance de chauffage compense les pertes à travers les parois et l'échauffement nécessaire de l'air neuf insufflé.

Voir la stratégie
  1. Réaliser un bilan d'énergie en régime stationnaire pour l'air contenu dans l'habitation (système ouvert délimité par les parois intérieures).
  2. Exprimer les flux thermiques échangés : puissance de chauffage reçue \mathcal{P}_c, pertes thermiques à travers les parois \mathcal{P}_{th,p} et flux nécessaire au réchauffement de l'air de renouvellement \mathcal{P}_{th,a}.
  3. En déduire l'expression littérale de \mathcal{P}_c puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

La puissance de chauffage compense les pertes pariétales et le réchauffement de l'air neuf : \mathcal{P}_c = \mathcal{P}_{th,p} + \mathcal{P}_{th,a}.

Voir le corrigé complet

Considérons le système ouvert constitué par le volume d'air intérieur de l'habitation, en régime stationnaire.

L'air neuf entre dans ce volume avec le débit massique D_m à la température T'_{ext}, et l'air vicié en sort au même débit massique D_m à la température T_{int}. Les variations d'énergie cinétique et potentielle de pesanteur étant négligées et aucune puissance mécanique utile n'étant reçue (\mathcal{P}_u = 0), le premier principe pour un écoulement stationnaire (établi à la question Q4) s'écrit :

D_m \left[ h(T_{int}) - h(T'_{ext}) \right] = \mathcal{P}_{th}

où :

  • le membre de gauche correspond au flux thermique \mathcal{P}_{th,a} nécessaire au réchauffement de l'air entrant déterminé à la question Q8 :

    D_m \left[ h(T_{int}) - h(T'_{ext}) \right] = \mathcal{P}_{th,a}
  • le flux thermique net reçu par le volume d'air intérieur est la somme algébrique de la puissance thermique fournie par le système de chauffage \mathcal{P}_c et des pertes thermiques à travers les parois vers l'extérieur -\mathcal{P}_{th,p} :

    \mathcal{P}_{th} = \mathcal{P}_c - \mathcal{P}_{th,p}

On en déduit :

\mathcal{P}_{th,a} = \mathcal{P}_c - \mathcal{P}_{th,p}

soit l'expression littérale de la puissance de chauffage :

\boxed{\mathcal{P}_c = \mathcal{P}_{th,p} + \mathcal{P}_{th,a}}

Application numérique : D'après l'énoncé, \mathcal{P}_{th,p} = 5,0\text{ kW} et d'après le résultat de la question Q8, \mathcal{P}_{th,a} \approx 0,21\text{ kW}.

\begin{aligned} \mathcal{P}_c &= 5,0\text{ kW} + 0,21\text{ kW} = 5,21\text{ kW} \approx 5,2\text{ kW} \end{aligned}
\boxed{\mathcal{P}_c = 5,2\text{ kW}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Représentez-vous clairement le système d'étude pour éviter de fréquentes erreurs de signes.

« De nombreuses erreurs de signes liées manifestement à la difficulté de se représenter le système d’étude. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : premier principe, efficacité énergétique

Dans le cas d'une VMC simple flux, calculer le flux thermique reçu par l'air insufflé pour le réchauffer à la température de la pièce, puis la puissance fournie par le chauffage pour maintenir cette température constante. En déduire le pourcentage d'énergie économisée en passant d'une VMC simple flux à une VMC double flux : . Quel serait le pourcentage d'énergie économisée si l'échange thermique entre l'air neuf et l'air vicié était parfait, c'est-à-dire si l'air vicié sortait de l'échangeur à la température ?

Voir l'indice

Pour la VMC simple flux, l'air entrant est à T_{\text{ext}} au lieu de T'_{\text{ext}}. Calculer le nouveau besoin de chauffage puis le gain relatif apporté par l'échangeur thermique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux thermique \mathcal{P}'_{th,a} pour une VMC simple flux en remarquant que l'air neuf pénètre directement à la température extérieure T_{\text{ext}} sans préchauffage.
  2. Réaliser le bilan thermique global de la pièce pour en déduire la puissance de chauffage \mathcal{P}'_c, puis calculer le pourcentage d'énergie économisée par rapport à la VMC double flux.
  3. Traiter le cas limite d'un échange thermique parfait pour déterminer la température maximale de préchauffage de l'air neuf et en déduire le gain énergétique maximal possible.
Voir la réponse courte

Calcul du flux sans préchauffage et comparaison des puissances pour déduire le gain relatif d'énergie.

Voir le corrigé complet

Dans le cas d'une VMC simple flux, l'air neuf pénètre directement dans l'habitation à la température T_{\text{ext}} sans échangeur. Le flux thermique nécessaire pour le réchauffer jusqu'à T_{\text{int}} s'obtient de même qu'à la question Q8 :

\mathcal{P}'_{th,a} = D_m c_P (T_{\text{int}} - T_{\text{ext}})

Application numérique :

\mathcal{P}'_{th,a} = \frac{150}{3\,600} \times 1\,002 \times (20,0 - 0,0) \approx 835\text{ W} = 0,835\text{ kW}
\boxed{\mathcal{P}'_{th,a} \approx 0,83\text{ kW}}

En régime stationnaire, le bilan thermique sur la pièce (établi à la question Q9) conduit à :

\mathcal{P}'_c = \mathcal{P}_{th,p} + \mathcal{P}'_{th,a}

Application numérique :

\mathcal{P}'_c = 5,0\text{ kW} + 0,835\text{ kW} = 5,835\text{ kW}
\boxed{\mathcal{P}'_c \approx 5,8\text{ kW}}

Le pourcentage d'énergie économisée en passant d'une VMC simple flux à une VMC double flux vaut :

\eta = \frac{\mathcal{P}'_c - \mathcal{P}_c}{\mathcal{P}'_c} = \frac{\mathcal{P}'_{th,a} - \mathcal{P}_{th,a}}{\mathcal{P}'_c} = \frac{D_m c_P (T'_{\text{ext}} - T_{\text{ext}})}{\mathcal{P}'_c}

Application numérique :

\eta = \frac{5,835 - 5,209}{5,835} = \frac{0,626}{5,835} \approx 10,7\%
\boxed{\eta \approx 11\%}

Cas d'un échange thermique parfait :

Si l'air vicié sort de l'échangeur à la température extérieure T'_{\text{int}} = T_{\text{ext}}, la relation établie à la question Q7 (T_{\text{int}} - T'_{\text{int}} = T''_{\text{ext}} - T_{\text{ext}}) donne immédiatement :

T''_{\text{ext}} = T_{\text{int}}

L'air neuf entrant est ainsi intégralement préchauffé à la température intérieure : le flux nécessaire pour le réchauffer devient nul (\mathcal{P}''_{th,a} = 0).

La puissance de chauffage requise se limite alors strictement aux pertes thermiques à travers les parois :

\mathcal{P}''_c = \mathcal{P}_{th,p} = 5,0\text{ kW}

Le pourcentage d'énergie économisée par rapport à une VMC simple flux serait donc :

\eta_{\text{max}} = \frac{\mathcal{P}'_c - \mathcal{P}''_c}{\mathcal{P}'_c} = \frac{\mathcal{P}'_{th,a}}{\mathcal{P}'_c} = \frac{0,835}{5,835} \approx 14,3\%
\boxed{\eta_{\text{max}} \approx 14\%}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu traitée car de nombreux candidats ont été bloqués aux questions précédentes.

« Question peu traitée dans la mesure où nombre de candidats a été bloqué aux questions précédentes. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Partie II : L'humidité de l'air dans l'habitat

II.1 · L'air humide

Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : diagramme de phase, point triple, point critique

Représenter l'allure du diagramme des phases pression-température du corps pur "eau". Y indiquer le domaine de chaque phase en présence. Définir avec précision les deux points caractéristiques qui y figurent.

Voir l'indice

Tracer l'allure usuelle du diagramme (p,T) en prenant garde à la pente négative de la courbe d'équilibre solide-liquide pour l'eau. Définir le point triple et le point critique.

Voir la stratégie
  1. Tracer les axes du diagramme (p, T) en plaçant les trois courbes d'équilibre (sublimation, fusion, vaporisation) séparant les domaines solide, liquide et gaz, en veillant à la particularité remarquable de l'eau (pente de fusion négative).
  2. Identifier et définir avec rigueur thermodynamique les deux points singuliers : le point triple et le point critique.
Voir la réponse courte

Allure du diagramme (P,T) de l'eau avec pente négative de l'équilibre solide-liquide, point triple et point critique.

Voir le corrigé complet

Le diagramme d'état (p, T) d'un corps pur présente les domaines de stabilité thermodynamique des trois états de la matière (solide, liquide, gaz). Pour l'eau, la pente de la courbe d'équilibre solide-liquide est négative, car la masse volumique de la glace est inférieure à celle de l'eau liquide (\rho_{\text{glace}} < \rho_{\text{eau}}).

Les deux points caractéristiques sont définis comme suit :

  • Le point triple \mathrm{T}_t : il correspond à l'unique état d'équilibre diphasé simultané des trois phases (solide, liquide, vapeur). En vertu de la règle des phases de Gibbs, la variance y est strictement nulle (v = c + 2 - \varphi = 1 + 2 - 3 = 0), ce qui lui confère des coordonnées (p_t, T_t) parfaitement fixées et universelles pour l'eau pure (T_t \simeq 273,16\text{ K} = 0,01\text{ }^\circ\text{C} et p_t \simeq 611\text{ Pa}).
  • Le point critique \mathrm{C} : c'est le point d'arrêt supérieur de la courbe de vaporisation (équilibre liquide-gaz). Au-delà de ses coordonnées (p_C, T_C), il n'existe plus de transition de phase du premier ordre entre l'état liquide et l'état gazeux : les grandeurs thermodynamiques molaires (notamment le volume molaire et la masse volumique) des deux phases deviennent identiques en ce point, et le fluide se trouve dans un état supercritique. Pour l'eau, T_C \simeq 647\text{ K} (374\text{ }^\circ\text{C}) et p_C \simeq 221\text{ bar}.
Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez le diagramme P-T de l'eau : axes, coordonnées, allure des courbes d'équilibre, identification des phases et point critique.

« diagramme donné en coordonnées de Clapeyron, courbe de l’équilibre liquide/vapeur quasi-verticale avec une pente négative mal représentée, identification des différentes phases fausse, point critique non connu »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : pression partielle, humidité relative, gaz parfait

Rappeler la relation entre et les pressions partielles et . Calculer les masses de vapeur d'eau et d'air sec dans la pièce. En déduire la valeur de l'humidité spécifique de l'air de la pièce, exprimée en kg d'eau par kg d'air sec et définie par : .

Voir l'indice

Utiliser la loi de Dalton p_0 = p_e + p_{as} ainsi que la loi des gaz parfaits pour chacun des deux composants dans le volume V.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la pression atmosphérique p_0 comme la somme des pressions partielles selon la loi de Dalton pour un mélange idéal de gaz parfaits.
  2. Déterminer la pression partielle de vapeur d'eau p_e via la définition du degré hygrométrique \varphi, puis en déduire la pression partielle d'air sec p_{as}.
  3. Utiliser l'équation d'état des gaz parfaits pour chaque constituant afin de calculer les masses m_e et m_{as}, puis calculer le rapport \phi = m_e / m_{as}.
Voir la réponse courte

Loi de Dalton p_0 = p_e + p_{as} et loi des gaz parfaits pour déduire les masses et l'humidité spécifique.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Dalton, pour un mélange idéal de gaz parfaits, la pression totale du mélange p_0 est égale à la somme des pressions partielles de ses constituants :

\boxed{p_0 = p_e + p_{as}}

Par définition du degré hygrométrique \varphi = \frac{p_e}{p_{e,\text{sat}}(T)}, la pression partielle de vapeur d'eau vaut :

\begin{aligned} p_e &= \varphi \, p_{e,\text{sat}}(T) = 0{,}55 \times 2{,}3 \cdot 10^3 = 1{,}265 \cdot 10^3 \text{ Pa} \simeq 1{,}3 \cdot 10^3 \text{ Pa} \end{aligned}

La pression partielle d'air sec s'en déduit :

\begin{aligned} p_{as} &= p_0 - p_e = 1{,}0 \cdot 10^5 - 1{,}265 \cdot 10^3 = 9{,}87 \cdot 10^4 \text{ Pa} \simeq 9{,}9 \cdot 10^4 \text{ Pa} \end{aligned}

Chaque constituant se comportant comme un gaz parfait occupant le volume total V à la température T, on a :

\begin{aligned} p_e V &= n_e R T = \frac{m_e}{M_e} R T \implies m_e = \frac{p_e V M_e}{R T} \\ p_{as} V &= n_{as} R T = \frac{m_{as}}{M_{as}} R T \implies m_{as} = \frac{p_{as} V M_{as}}{R T} \end{aligned}

Applications numériques :

\begin{aligned} m_e &= \frac{1{,}265 \cdot 10^3 \times 50 \times 18 \cdot 10^{-3}}{8{,}3 \times 293} \simeq 0{,}47 \text{ kg} \\ m_{as} &= \frac{9{,}87 \cdot 10^4 \times 50 \times 29 \cdot 10^{-3}}{8{,}3 \times 293} \simeq 59 \text{ kg} \end{aligned}
\boxed{m_e \simeq 0{,}47\text{ kg}} \quad \text{et} \quad \boxed{m_{as} \simeq 59\text{ kg}}

L'humidité spécifique \phi de l'air s'obtient par :

\begin{aligned} \phi &= \frac{m_e}{m_{as}} = \frac{p_e M_e}{p_{as} M_{as}} = \frac{0{,}468}{58{,}9} \simeq 8{,}0 \cdot 10^{-3} \text{ kg d'eau par kg d'air sec} \end{aligned}
\boxed{\phi = 8{,}0 \cdot 10^{-3} \text{ kg d'eau}\cdot(\text{kg d'air sec})^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question globalement bien traitée malgré des erreurs dans les applications numériques.

« Question globalement bien traitée, mais parfois entachée d’erreurs dans les applications numériques. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : pression de vapeur saturante, gaz parfait

On porte à ébullition un récipient rempli d'eau. Calculer le volume d'eau à évaporer pour saturer en humidité l'air de la cuisine, c'est-à-dire atteindre un degré hygrométrique de 100

Voir l'indice

Déterminer la masse totale de vapeur d'eau correspondant à une humidité de 100% (\varphi=1), soustraire la masse m_e déjà présente calculée à la question précédente, puis convertir en volume de liquide grâce à \rho_e.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la masse finale de vapeur d'eau à saturation (m_{e,\text{sat}}) pour le volume d'air V à la température T.
  2. En déduire la masse d'eau liquide à évaporer \Delta m_e = m_{e,\text{sat}} - m_e, puis le volume d'eau correspondant via la masse volumique de l'eau liquide \rho_e.
Voir la réponse courte

Calcul de la masse d'eau supplémentaire à évaporer pour atteindre la pression de vapeur saturante P_{sat}(T).

Voir le corrigé complet

À saturation, le degré hygrométrique atteint \varphi_{\text{sat}} = 100\% = 1, de sorte que la pression partielle de la vapeur d'eau devient égale à la pression de vapeur saturante :

p_e = p_{e,\text{sat}}(T)

La vapeur d'eau étant assimilée à un gaz parfait à la température constante T dans le volume V, la masse de vapeur d'eau présente à saturation s'écrit :

m_{e,\text{sat}} = \frac{p_{e,\text{sat}} V M_e}{R T}

La masse initiale de vapeur d'eau étant m_e = \varphi \frac{p_{e,\text{sat}} V M_e}{R T} (d'après la question Q12), la masse d'eau à évaporer vaut :

\Delta m_e = m_{e,\text{sat}} - m_e = (1 - \varphi) \frac{p_{e,\text{sat}} V M_e}{R T}

Le volume d'eau liquide correspondant est relié à sa masse par sa masse volumique \rho_e :

V_e = \frac{\Delta m_e}{\rho_e} = \frac{(1 - \varphi) p_{e,\text{sat}} V M_e}{\rho_e R T}

Application numérique :

\begin{aligned} V_e &= \frac{(1 - 0{,}55) \times 2{,}3 \cdot 10^3 \times 50 \times 18 \cdot 10^{-3}}{1{,}0 \cdot 10^3 \times 8{,}3 \times 293} \\ V_e &\simeq 3{,}8 \cdot 10^{-4}\text{ m}^3 = 0{,}38\text{ L} = 38\text{ cL} \end{aligned}
\boxed{V_e = \frac{(1 - \varphi) p_{e,\text{sat}} V M_e}{\rho_e R T} \simeq 0{,}38\text{ L}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ayez un regard critique sur vos résultats et faites appel à votre bon sens face à des ordres de grandeur aberrants.

« On rencontre trop souvent des réponses complètement aberrantes, par exemple la nécessité de plusieurs dizaines de m3 d’eau à l’état liquide pour saturer en humidité l’air d’une cuisine ! »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : bilan de matière, équation différentielle

Établir une équation différentielle vérifiée par à partir d'un bilan de masse entre les instants et pour la vapeur d'eau dans l'air de la cuisine. En déduire que le débit volumique minimal nécessaire pour maintenir une concentration en vapeur d'eau sous une valeur limite s'écrit en régime stationnaire : .

Voir l'indice

Établir un bilan de matière sur la vapeur d'eau contenue dans le volume V entre t et t+\mathrm{d}t en prenant en compte le flux entrant, le flux sortant et le taux de création S.

Voir la stratégie
  1. Définir le système ouvert constitué du volume V de la cuisine et exprimer la masse de vapeur d'eau contenue à l'instant t.
  2. Effectuer un bilan de masse de vapeur d'eau entre t et t+\mathrm{d}t en comptabilisant les termes d'entrée, de sortie et de création, pour établir l'équation différentielle.
  3. Déterminer la concentration stationnaire C_{\text{stat}}, puis traduire la condition C_{\text{stat}} \le C_{\text{lim}} pour en déduire le débit volumique minimal D_{v,m}.
Voir la réponse courte

Bilan de masse sur la vapeur d'eau de la pièce entre t et t+\mathrm{d}t, puis état stationnaire pour trouver D_{v,m}.

Voir le corrigé complet

Considérons le système ouvert délimité par le volume fixe V de la cuisine. La masse de vapeur d'eau contenue dans ce volume à l'instant t vaut :

m_e(t) = C(t)\,V

Entre les instants t et t+\mathrm{d}t, la variation de cette masse s'écrit :

\mathrm{d}m_e = m_e(t+\mathrm{d}t) - m_e(t) = V\,\mathrm{d}C

Ce bilan s'exprime à partir des différents flux de matière et du terme source :

  • masse de vapeur d'eau apportée par l'air neuf entrant : \delta m_{e,\text{entrant}} = D_v\,C_{\text{ext}}\,\mathrm{d}t ;
  • masse de vapeur d'eau évacuée par l'air vicié sortant : \delta m_{e,\text{sortant}} = D_v\,C(t)\,\mathrm{d}t ;
  • masse de vapeur d'eau créée par l'activité humaine : \delta m_{e,\text{créée}} = S\,\mathrm{d}t.

En écrivant \mathrm{d}m_e = \delta m_{e,\text{entrant}} - \delta m_{e,\text{sortant}} + \delta m_{e,\text{créée}}, on obtient :

V\,\mathrm{d}C = \left(D_v\,C_{\text{ext}} - D_v\,C(t) + S\right)\mathrm{d}t

soit l'équation différentielle du premier ordre :

\boxed{\frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t} + \frac{D_v}{V}\,C(t) = \frac{D_v}{V}\,C_{\text{ext}} + \frac{S}{V}}

En régime stationnaire, la concentration ne dépend plus du temps, donc \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t} = 0. La concentration limite associée s'écrit alors :

C_{\text{stat}} = C_{\text{ext}} + \frac{S}{D_v}

Pour respecter la consigne C_{\text{stat}} \le C_{\text{lim}}, il vient :

\begin{aligned} C_{\text{ext}} + \frac{S}{D_v} \le C_{\text{lim}} &\iff \frac{S}{D_v} \le C_{\text{lim}} - C_{\text{ext}} \\ &\iff D_v \ge \frac{S}{C_{\text{lim}} - C_{\text{ext}}} \quad (\text{car } C_{\text{lim}} > C_{\text{ext}}) \end{aligned}

Le débit volumique minimal à assurer s'écrit donc :

\boxed{D_{v,m} = \frac{S}{C_{\text{lim}} - C_{\text{ext}}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Rédigez le bilan de matière sans poser une équation brute et veillez à l'homogénéité en n'oubliant pas le volume.

« Ce bilan de matière ne doit pas se résumer à l’écriture directe d’une égalité faisant intervenir les différentes grandeurs de l’énoncé et qui bien souvent est non homogène (oubli fréquent du volume dans le terme de variation). »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : débit volumique, débit massique

L'air extérieur, de température égale à , a un degré hygrométrique de 100

Voir l'indice

Poser la dérivée temporelle nulle dans l'équation différentielle pour obtenir la concentration stationnaire, puis imposer C_{\text{stat}} \le C_{\text{lim}}. Comparer le débit massique correspondant avec celui donné dans la partie I.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la formule établie à la question précédente pour calculer le débit volumique minimal D_{v,m}.
  2. Estimer la masse volumique de l'air pour convertir le débit massique D_m = 150\text{ kg}\cdot\text{h}^{-1} en débit volumique (ou inversement), puis comparer à D_{v,m} pour juger de la pertinence du dimensionnement.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de D_{v,m} et conversion en débit massique pour vérifier le surdimensionnement de la VMC.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q14, le débit volumique minimal d'air à renouveler est :

D_{v,m} = \frac{S}{C_{lim} - C_{ext}}

Avec les valeurs fournies :

  • S = 0,30\text{ kg}\cdot\text{h}^{-1}
  • C_{ext} = 7,0 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
  • C_{lim} = 1,0 \cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}

Il vient :

\begin{aligned} D_{v,m} &= \frac{0,30}{1,0 \cdot 10^{-2} - 7,0 \cdot 10^{-3}} = \frac{0,30}{3,0 \cdot 10^{-3}} = 100\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} \end{aligned}

Soit, en unités du système international :

D_{v,m} = \frac{100}{3600}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} \simeq 2,8 \cdot 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{D_{v,m} = 1,0 \cdot 10^2\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1} = 2,8 \cdot 10^{-2}\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1}}

Pour commenter le choix de la VMC double flux de débit massique D_m = 150\text{ kg}\cdot\text{h}^{-1}, évaluons la masse volumique de l'air \rho dans les conditions intérieures (T = 293\text{ K}, p_0 = 1,0 \cdot 10^5\text{ Pa}) :

\rho \simeq \frac{p_0 M_{as}}{R T} = \frac{1,0 \cdot 10^5 \times 29 \cdot 10^{-3}}{8,3 \times 293} \simeq 1,19\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \simeq 1,2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}

Le débit volumique apporté par la VMC est donc :

D_v = \frac{D_m}{\rho} \simeq \frac{150}{1,2} = 125\text{ m}^3\cdot\text{h}^{-1}

Le débit minimal massique nécessaire est quant à lui D_{m,min} = \rho D_{v,m} \simeq 1,2 \times 100 = 120\text{ kg}\cdot\text{h}^{-1}.

Comme D_v > D_{v,m} (soit D_m > D_{m,min}), la VMC assure un débit suffisant pour évacuer la vapeur d'eau émise et maintenir l'humidité sous le seuil critique de 60%. Elle offre une marge de sécurité d'environ 25\,\% pour absorber d'éventuels pics d'activité, tout en assurant un taux de renouvellement de l'air de la cuisine (V = 50\text{ m}^3) de :

\frac{D_v}{V} = \frac{125}{50} = 2,5\text{ h}^{-1}

ce qui est conforme aux recommandations pour les pièces de service (cuisine, salle de bain).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas débit massique et volumique : il fallait penser à estimer la masse volumique de l'air pour faire le lien.

« De très nombreuses comparaisons entre le débit massique et le débit volumique. Les candidats qui ont compris la nécessité d’estimer la masse volumique de l’air pour passer d’un débit à l’autre sont bien trop rares »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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II.2 · Principe d'un capteur d'humidité capacitif

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : symétrie, invariance

Justifier par des considérations de symétries et d'invariances que le champ électrique est a priori de la forme : .

Voir l'indice

Identifier les plans de symétrie du problème contenant l'axe (Oz) pour exclure la composante orthoradiale E_\theta, puis exploiter l'invariance par rotation autour de l'axe (Oz) pour éliminer la dépendance en \theta.

Voir la stratégie
  1. Identifier les invariances du système par rotation autour de l'axe de révolution pour en déduire les variables d'espace dont dépendent les composantes du champ électrique.
  2. Identifier un plan de symétrie passant par le point M pour la distribution des sources (charges et courants) afin d'éliminer la composante orthoradiale du champ électrique.
Voir la réponse courte

Invariance par rotation autour de (Oz) et symétrie par rapport aux plans méridiens contenant l'axe.

Voir le corrigé complet

Invariances : Le système présente une symétrie de révolution autour de l'axe (O,\vec{u}_z) : les armatures circulaires et les fils d'alimentation rectilignes infinis sont invariants par toute rotation d'un angle \theta autour de cet axe.

La distribution de charges et de courants ne dépend donc pas de \theta. Par conséquent, les composantes du champ électrique en coordonnées cylindriques sont indépendantes de \theta et ne dépendent que des coordonnées spatiales r et z, ainsi que du temps t :

\vec{E}(M,t) = E_r(r,z,t)\,\vec{u}_r + E_\theta(r,z,t)\,\vec{u}_\theta + E_z(r,z,t)\,\vec{u}_z

Symétries : Considérons le plan \Pi_s = (M, \vec{u}_r, \vec{u}_z) passant par le point M et contenant l'axe de révolution (Oz) :

  • La répartition des charges sur les disques est invariante par réflexion par rapport à ce plan ;
  • Les courants apportés par les fils axiaux sont portés par (Oz) \subset \Pi_s, et les éventuels courants de charge surfaciques radiaux sur les armatures sont contenus dans \Pi_s pour les points du plan. Les courants sont donc symétriques par rapport à \Pi_s.

Le plan \Pi_s est ainsi un plan de symétrie pour la distribution de charges et de courants.

Le champ électrique \vec{E} étant un vecteur polaire (vrai vecteur), en tout point M appartenant à un plan de symétrie des sources, le champ électrique est contenu dans ce plan :

\vec{E}(M,t) \in \Pi_s \iff E_\theta(r,z,t) = 0

On en déduit que le champ électrique est a priori de la forme :

\boxed{\vec{E}(M,t) = E_r(r,z,t)\,\vec{u}_r + E_z(r,z,t)\,\vec{u}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Considérez charges et courants en régime non stationnaire, et précisez que le champ appartient au plan de symétrie identifié.

« Le régime n’étant pas stationnaire, il est indispensable d’évoquer la distribution des charges mais aussi des courants. »

« Lorsqu’un plan de symétrie de la distribution est identifié, il est nécessaire pour conclure de bien préciser que le champ appartient à ce plan. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation de maxwell, approximation des régimes quasi stationnaires

On suppose en première approximation que . En déduire l'ordre de grandeur du rapport . Conclure sachant que les effets de bords sont négligeables (). Déduire d'une autre équation de Maxwell que le champ est finalement de la forme : .

Voir l'indice

Calculer la composante selon \vec{u}_\theta de \vec{\operatorname{rot}}(\vec{E}) et utiliser l'analyse dimensionnelle avec l'échelle axiale d et radiale a. Appliquer ensuite \operatorname{div}(\vec{E}) = 0 pour déduire la dépendance spatiale restante.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la relation issue de \vec{\operatorname{rot}}(\vec{E}) \simeq \vec{0} en coordonnées cylindriques, puis estimer les dérivées partielles à partir des dimensions caractéristiques du condensateur (d selon z, a selon r).
  2. Utiliser la condition d \ll a pour négliger la composante radiale E_r devant la composante axiale E_z.
  3. Appliquer l'équation de Maxwell-Gauss dans le vide (\rho = 0) pour déterminer la dépendance spatiale de E_z.
Voir la réponse courte

Analyse d'ordre de grandeur de \vec{\mathrm{rot}}(\vec{E}) \simeq \vec{0} puis utilisation de \mathrm{div}\vec{E} = 0.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression du rotationnel en coordonnées cylindriques fournie dans les données et en tenant compte de la forme du champ obtenue à la question précédente (E_\theta = 0 et invariance par rotation selon \theta) :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{E}) = \left( \frac{\partial E_r}{\partial z} - \frac{\partial E_z}{\partial r} \right) \vec{u}_\theta \simeq \vec{0}

On en déduit l'égalité approchée :

\frac{\partial E_r}{\partial z} \simeq \frac{\partial E_z}{\partial r}

Les grandeurs caractéristiques de variation spatiale sont l'écartement inter-armatures d selon la direction axiale z, et le rayon a des armatures selon la direction radiale r. En ordre de grandeur, les dérivées spatiales s'écrivent :

\left| \frac{\partial E_r}{\partial z} \right| \sim \frac{|E_r|}{d} \quad \text{et} \quad \left| \frac{\partial E_z}{\partial r} \right| \sim \frac{|E_z|}{a}

Il vient ainsi :

\frac{|E_r|}{d} \sim \frac{|E_z|}{a}
\boxed{\left| \frac{E_r}{E_z} \right| \sim \frac{d}{a}}

Comme les effets de bords sont négligeables, on a d \ll a, d'où :

\left| \frac{E_r}{E_z} \right| \ll 1 \implies E_r \ll E_z

La composante radiale E_r est donc négligeable devant la composante axiale, soit \vec{E}(M,t) \simeq E_z(r,z,t)\,\vec{u}_z.

À l'intérieur du condensateur (dans le vide), la densité volumique de charge est nulle (\rho = 0). L'équation de Maxwell-Gauss s'écrit :

\operatorname{div}(\vec{E}) = \frac{\rho}{\varepsilon_0} = 0

En utilisant l'opérateur divergence en coordonnées cylindriques avec \vec{E} \simeq E_z(r,z,t)\,\vec{u}_z :

\operatorname{div}(\vec{E}) = \frac{\partial E_z}{\partial z} = 0

La composante E_z est donc indépendante de la coordonnée axiale z. Par conséquent, le champ électrique est finalement de la forme :

\boxed{\vec{E}(M,t) = E_z(r,t)\,\vec{u}_z}

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : théorème de gauss, condensateur plan

On cherche en première approximation un champ uniforme à l'intérieur du condensateur : . Déduire du théorème de Gauss appliqué à une surface à définir clairement, notamment à l'aide d'un schéma, l'expression du champ électrique . On donnera le résultat en fonction de , et de la permittivité du vide . On admettra que le champ électrique est nul à l'extérieur du condensateur et on supposera que la densité surfacique de charges portée par chaque armature est uniforme.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss à un cylindre fermé dont les bases planes sont parallèles aux armatures (l'une à l'intérieur, l'autre à l'extérieur ou dans l'armature conductrice).

Voir la stratégie
  1. Définir la distribution surfacique de charge \sigma(t) portée par l'armature supérieure en fonction de la charge q(t) et de la surface d'une armature.
  2. Choisir une surface fermée de Gauss adaptée à la géométrie (un cylindre d'axe vertical traversant l'armature supérieure) et expliciter le calcul du flux sortant du champ \vec{E}_0(t).
  3. Appliquer le théorème de Gauss en tenant compte du fait que le champ électrique est nul à l'extérieur du condensateur.
Voir la réponse courte

Théorème de Gauss sur un cylindre traversant une armature : \vec{E}_0 = \frac{q}{\varepsilon_0 \pi a^2}\vec{u}_z.

Voir le corrigé complet

L'armature supérieure située en z=d porte la charge totale q(t) répartie de façon uniforme sur le disque de rayon a et de surface S = \pi a^2. La densité surfacique de charge s'écrit donc :

\sigma(t) = \frac{q(t)}{\pi a^2}

Considérons une surface de Gauss cylindrique \mathcal{S}_G, de génératrices parallèles à l'axe \vec{u}_z, de section droite \Delta S, délimitée par :

  • une base supérieure \mathcal{S}_2 située juste au-dessus de l'armature supérieure (z > d), où le champ électrique est nul par hypothèse ;
  • une base inférieure \mathcal{S}_1 située à l'intérieur du condensateur (0 < z < d), où le champ vaut \vec{E}_0(t) = E_{0,z}(t)\vec{u}_z ;
  • une surface latérale \mathcal{S}_L de vecteur unitaire orthogonal sortant perpendiculaire à \vec{u}_z.

Le flux du champ électrique sortant de la surface fermée \mathcal{S}_G se décompose en trois contributions :

\begin{aligned} \Phi &= \iint_{\mathcal{S}_2} \vec{E}_{\text{ext}} \cdot \vec{n}_2\,\mathrm{d}S + \iint_{\mathcal{S}_L} \vec{E} \cdot \vec{n}_L\,\mathrm{d}S + \iint_{\mathcal{S}_1} \vec{E}_0(t) \cdot \vec{n}_1\,\mathrm{d}S \end{aligned}
  • Sur la base extérieure \mathcal{S}_2 : \vec{E}_{\text{ext}} = \vec{0}, donc le flux est nul.
  • Sur la surface latérale \mathcal{S}_L : \vec{E}_0(t) \parallel \vec{u}_z et la normale unitaire sortante \vec{n}_L \perp \vec{u}_z, d'où \vec{E} \cdot \vec{n}_L = 0.
  • Sur la base intérieure \mathcal{S}_1 : la normale sortante est \vec{n}_1 = -\vec{u}_z, d'où :

    \iint_{\mathcal{S}_1} \vec{E}_0(t) \cdot (-\vec{u}_z)\,\mathrm{d}S = -E_{0,z}(t)\,\Delta S

Ainsi, le flux sortant total vaut \Phi = -E_{0,z}(t)\,\Delta S.

La charge intérieure contenue dans \mathcal{S}_G est la charge portée par l'élément de surface \Delta S de l'armature supérieure :

Q_{\text{int}} = \sigma(t)\,\Delta S = \frac{q(t)}{\pi a^2}\,\Delta S

D'après le théorème de Gauss, \Phi = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0}, soit :

-E_{0,z}(t)\,\Delta S = \frac{q(t)\,\Delta S}{\varepsilon_0 \pi a^2} \implies E_{0,z}(t) = -\frac{q(t)}{\varepsilon_0 \pi a^2}

Le champ électrique uniforme à l'intérieur du condensateur s'écrit donc :

\boxed{\vec{E}_0(t) = -\frac{q(t)}{\varepsilon_0 \pi a^2}\,\vec{u}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Choisissez et positionnez correctement une véritable surface fermée pour le théorème de Gauss, avec un schéma à l'appui.

« La surface de Gauss est rarement bien choisie (des cercles ou des disques ont même été évoqués comme surface fermée !) ou bien positionnée »

« Un schéma explicatif est ici indispensable. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : approximation des régimes quasi stationnaires, temps de propagation

À quelle condition portant sur et peut-on considérer que comme supposé à la Q17 ? On admet que cette condition est vérifiée si où est la célérité des ondes électromagnétiques dans le vide. Proposer une interprétation physique.

Voir l'indice

Comparer le temps de propagation d'un signal électromagnétique à l'échelle du condensateur avec la période T = 1/f de l'onde pour justifier l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS).

Voir la réponse courte

L'ARQS est valide si la dimension caractéristique a est très petite devant la longueur d'onde \lambda = c/f.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique s'écrit \vec{E}(M,t) = \vec{E}_0(t) + \vec{E}_2(M,t). Le champ \vec{E}_0(t) étant spatialement uniforme d'après la question Q18, ses dérivées spatiales sont nulles, d'où :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}(\vec{E}_0) = \vec{0} \implies \overrightarrow{\operatorname{rot}}(\vec{E}) = \overrightarrow{\operatorname{rot}}(\vec{E}_2)

Pour pouvoir considérer en première approximation que \overrightarrow{\operatorname{rot}}(\vec{E}) \simeq \vec{0}, il suffit que le champ électrique induit \vec{E}_2 constitue une perturbation négligeable devant le champ principal \vec{E}_0, soit :

\boxed{\|\vec{E}_2\| \ll \|\vec{E}_0\|}

Introduisons la longueur d'onde de l'onde électromagnétique dans le vide associée à la fréquence f, \lambda = \dfrac{c}{f}, ainsi que la période des oscillations T = \dfrac{1}{f}. La condition a \ll \dfrac{c}{f} s'interprète physiquement sous deux angles équivalents :

  • Point de vue spatial (a \ll \lambda) : la dimension caractéristique du système (a) est très petite devant la longueur d'onde spatiale du champ électromagnétique. À l'échelle du condensateur, la phase spatiale de l'onde ne varie pratiquement pas et les effets de propagation ondulatoire sont négligeables.
  • Point de vue temporel (\dfrac{a}{c} \ll T) : la durée de propagation de l'interaction électromagnétique à travers le composant, \tau_{\text{prop}} \sim \dfrac{a}{c}, est négligeable devant le temps caractéristique d'évolution temporelle des sources T. Les interactions peuvent donc être considérées comme instantanées.

Cette condition définit le domaine de validité de l'Approximation des Régimes Quasi-Stationnaires (ARQS).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'approximation des régimes quasi stationnaires (ARQS) a rarement été identifiée.

« L’ARQS a été rarement reconnue. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : potentiel électrostatique, capacité d'un condensateur

Donner l'expression du potentiel scalaire à une constante additive près. Exprimer la différence de potentiel entre les deux armatures et en déduire que la capacité du condensateur s'écrit : .

Voir l'indice

Intégrer la relation \vec{E}_0 = -\vec{\operatorname{grad}}(V_0) selon la coordonnée z, en déduire la circulation du champ électrique entre les armatures, puis relier la tension à la charge q(t) pour obtenir C.

Voir la stratégie
  1. Intégrer la relation locale \vec{E}_0 = -\vec{\mathrm{grad}}(V_0) le long de l'axe Oz en utilisant l'expression de \vec{E}_0(t) obtenue à la question Q18.
  2. Évaluer la différence de potentiel V_0(z=d) - V_0(z=0) entre les armatures.
  3. Relier cette tension à la charge q(t) de l'armature supérieure pour en déduire la capacité C.
Voir la réponse courte

Intégration de \vec{E} = -\vec{\mathrm{grad}} V, calcul de la tension et définition de la capacité C = q/U.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, le champ électrique à l'intérieur du condensateur s'écrit :

\vec{E}_0(t) = -\frac{q(t)}{\varepsilon_0 \pi a^2}\,\vec{u}_z

Puisque \vec{E}_0 = -\vec{\mathrm{grad}}(V_0) = -\dfrac{\partial V_0}{\partial z}\,\vec{u}_z, il vient :

\frac{\partial V_0}{\partial z} = \frac{q(t)}{\varepsilon_0 \pi a^2}

En intégrant par rapport à z, on obtient l'expression du potentiel scalaire, à une constante additive près (pouvant dépendre du temps) :

\boxed{V_0(M,t) = \frac{q(t)}{\varepsilon_0 \pi a^2}\,z + \text{cte}}

La différence de potentiel entre l'armature supérieure (en z = d) et l'armature inférieure (en z = 0) s'écrit donc :

\boxed{V_0(z=d) - V_0(z=0) = \frac{q(t)\,d}{\varepsilon_0 \pi a^2}}

Par définition, la capacité C du condensateur relie la charge q(t) de l'armature portée au potentiel V_0(z=d) à la différence de potentiel entre cette armature et celle portée au potentiel V_0(z=0) :

q(t) = C \left[ V_0(z=d) - V_0(z=0) \right]

On en déduit immédiatement :

\boxed{C = \frac{\varepsilon_0 \pi a^2}{d}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne masquez pas un signe erroné : une capacité négative est impossible et l'incohérence devait être signalée.

« l’erreur fréquente de signe dans la question Q18 aurait dû conduire à une capacité négative sans aucun sens physique. Plutôt que de relever l’incohérence, ces candidats préfèrent faire disparaître ce signe au milieu du calcul. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : pont diviseur de tension, impédance complexe

Exprimer en fonction de et des différentes impédances les tensions et . En déduire que .

Voir l'indice

Reconnaître deux ponts diviseurs de tension indépendants connectés entre les nœuds M et N pour exprimer \underline{u}_{AN} et \underline{u}_{BN}, puis en déduire \underline{u} = \underline{u}_{AN} - \underline{u}_{BN}.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux branches parallèles du pont soumises à la même tension \underline{u}_{MN} = \underline{e}, aucun courant n'étant prélevé entre les nœuds A et B (détection en circuit ouvert).
  2. Appliquer la formule du pont diviseur de tension dans chaque branche pour exprimer \underline{u}_{AN} et \underline{u}_{BN}.
  3. Relier la tension \underline{u} = \underline{u}_{AB} à \underline{u}_{AN} et \underline{u}_{BN} par la loi des mailles, puis réduire au même dénominateur.
Voir la réponse courte

Double diviseur de tension pour exprimer \underline{u}_A et \underline{u}_B par rapport à la masse N, puis soustraction.

Voir le corrigé complet

Le pont est alimenté entre les nœuds M et N par le générateur de tension sinusoïdale, soit \underline{u}_{MN} = \underline{e}. Aucun courant n'est soutiré entre les nœuds A et B.

Dans la branche supérieure M\text{--}A\text{--}N, constituée des deux résistors de résistances R_1 et R_2 en série, la formule du pont diviseur de tension donne directement :

\boxed{\underline{u}_{AN} = \frac{R_2}{R_1 + R_2} \underline{e}}

De même, dans la branche inférieure M\text{--}B\text{--}N, les dipôles d'impédances respectives \underline{Z}_0 (entre M et B) et \underline{Z} (entre B et N) sont montés en série. Par division de tension :

\boxed{\underline{u}_{BN} = \frac{\underline{Z}}{\underline{Z}_0 + \underline{Z}} \underline{e}}

D'après le schéma de la figure 5, la flèche de tension u(t) pointe vers le potentiel le plus haut en A, soit :

\underline{u} = \underline{u}_{AB} = \underline{v}_A - \underline{v}_B = (\underline{v}_A - \underline{v}_N) - (\underline{v}_B - \underline{v}_N) = \underline{u}_{AN} - \underline{u}_{BN}

En substituant les expressions obtenues :

\begin{aligned} \underline{u} &= \left( \frac{R_2}{R_1 + R_2} - \frac{\underline{Z}}{\underline{Z}_0 + \underline{Z}} \right) \underline{e} \\ &= \frac{R_2(\underline{Z}_0 + \underline{Z}) - R_1\underline{Z} - R_2\underline{Z}}{(R_1 + R_2)(\underline{Z}_0 + \underline{Z})} \, \underline{e} \end{aligned}

Les termes en R_2 \underline{Z} se simplifient au numérateur, d'où finalement :

\boxed{\underline{u} = \frac{R_2 \underline{Z}_0 - R_1 \underline{Z}}{(R_1 + R_2)(\underline{Z}_0 + \underline{Z})} \, \underline{e}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La connaissance de la formule du diviseur de tension permettait de répondre efficacement.

« Question traitée de façon efficace lorsque la formule du diviseur de tension est connue. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : pont de sauty, impédance complexe

Le pont de Sauty est dit équilibré lorsque , quelle que soit la tension . Montrer que l'équilibre du pont permet de déterminer et , dont on donnera l'expression en fonction de , , et .

Voir l'indice

Annuler le numérateur de \underline{u}, ce qui donne l'égalité R_2 \underline{Z}_0 = R_1 \underline{Z}. Remplacer par les admittances en parallèle et identifier parties réelle et imaginaire.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'expression de la tension \underline{u} obtenue à la question Q21 pour traduire la condition d'équilibre \underline{u} = 0.
  2. Exprimer cette relation en termes d'admittances plutôt que d'impédances afin de simplifier le calcul pour deux dipôles en parallèle.
  3. Identifier les parties réelle et imaginaire pour en déduire les expressions de R et C.
Voir la réponse courte

Condition d'annulation du numérateur R_2\underline{Z}_0 = R_1\underline{Z} identifiant parties réelles et imaginaires.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q21, la tension \underline{u} s'annule quelle que soit la tension d'alimentation \underline{e} si et seulement si :

R_2 \underline{Z}_0 - R_1 \underline{Z} = 0 \iff R_2 \underline{Z}_0 = R_1 \underline{Z}

En introduisant les admittances complexes \underline{Y}_0 = \frac{1}{\underline{Z}_0} et \underline{Y} = \frac{1}{\underline{Z}}, cette condition s'écrit de manière équivalente :

R_1 \underline{Y}_0 = R_2 \underline{Y}

Les dipôles entre M et B d'une part, et entre B et N d'autre part, étant des associations parallèles d'une résistance et d'une capacité, leurs admittances s'écrivent :

\underline{Y}_0 = \frac{1}{R_0} + \mathrm{j} C_0 \omega \quad \text{et} \quad \underline{Y} = \frac{1}{R} + \mathrm{j} C \omega

La condition d'équilibre devient ainsi :

R_1 \left( \frac{1}{R_0} + \mathrm{j} C_0 \omega \right) = R_2 \left( \frac{1}{R} + \mathrm{j} C \omega \right)

Les grandeurs R_1, R_2, R_0, R, C_0, C et \omega étant réelles, l'égalité de deux nombres complexes équivaut à l'égalité simultanée de leurs parties réelles et imaginaires :

\begin{aligned} \operatorname{Re} : \quad \frac{R_1}{R_0} &= \frac{R_2}{R} \\ \operatorname{Im} : \quad R_1 C_0 \omega &= R_2 C \omega \end{aligned}

Puisque la pulsation \omega \neq 0, ce système de deux équations permet de déterminer de façon unique la résistance de fuite R et la capacité C :

\boxed{R = \frac{R_2}{R_1} R_0}
\boxed{C = \frac{R_1}{R_2} C_0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Vérifiez l'homogénéité de l'impédance équivalente et soignez l'identification des parties réelles et imaginaires.

« De nombreuses erreurs dans le calcul de l’impédance équivalente de l’association parallèle. Vérifier l’homogénéité du résultat permet souvent de déceler ces erreurs. »

« L’identification des parties réelles et des parties imaginaires lorsque deux complexes sont égaux a posé des difficultés. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : étalonnage, capacité d'un condensateur

On utilise le condensateur en tant que capteur d'humidité dont on donne ci-dessous la courbe d'étalonnage (figure 6). Déterminer le degré hygrométrique de la pièce dans laquelle il est plongé sachant que le pont de Sauty est équilibré pour avec .

Voir l'indice

Calculer la valeur numérique de la capacité C à partir des relations d'équilibre, puis lire le degré hygrométrique correspondant sur la courbe d'étalonnage fournie.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la capacité C du condensateur à l'aide de la condition d'équilibre du pont de Sauty établie à la question précédente.
  2. Convertir cette valeur en picofarads (\mathrm{pF}) afin d'effectuer une lecture directe sur la courbe d'étalonnage fournie.
Voir la réponse courte

Calcul de C = C_0 (R_1/R_2) puis lecture graphique du degré hygrométrique correspondant.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q22, à l'équilibre du pont de Sauty, la capacité C s'exprime par :

C = \frac{R_1}{R_2}\,C_0

Avec \frac{R_1}{R_2} = 0{,}1 et C_0 = 1{,}44\text{ nF}, on obtient :

C = 0{,}1 \times 1{,}44\text{ nF} = 0{,}144\text{ nF} = 144\text{ pF}

Sur la courbe d'étalonnage de la figure 6, on repère l'ordonnée C = 144\text{ pF} :

  • à 30\,\%\text{RH}, la capacité vaut 140{,}0\text{ pF} ;
  • à 70\,\%\text{RH}, la capacité vaut 150{,}0\text{ pF} ;
  • la sensibilité du capteur est quasi-constante sur cette plage, de l'ordre de 0{,}25\text{ pF}/\%.

Pour une capacité de 144\text{ pF}, la lecture graphique donne un degré hygrométrique :

\boxed{\varphi \simeq 46\text{ à }47\ \%}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'expression de la capacité obtenue à la question précédente est indispensable pour justifier votre réponse.

« On ne peut donner une réponse justifiée sans avoir trouvé l’expression de la capacité dans la question Q22. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Partie III : Nuisances sonores

III.1 · Correction acoustique et théorie de la réverbération de Sabine

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : approximation acoustique, onde acoustique

La propagation de la perturbation dans le fluide est traitée dans l'approximation acoustique. Préciser le cadre de cette approximation.

Voir l'indice

Préciser les hypothèses de petits mouvements du fluide : surpression très petite devant p_0, écart de masse volumique négligeable devant \rho_0, et vitesse acoustique très inférieure à la célérité c.

Voir la réponse courte

Perturbations du premier ordre : vitesse fluide v_1 \ll c, surpression p_1 \ll p_0, variation de masse volumique négligeable.

Voir le corrigé complet

L'approximation acoustique repose sur les hypothèses suivantes :

  1. Hypothèse des faibles perturbations (linéarité) : l'onde sonore constitue une perturbation de très faible amplitude par rapport à l'état de repos macroscopique du fluide :

    \begin{aligned} |p_1(x,t)| &\ll p_0 \\ |\rho_1(x,t)| &\ll \rho_0 \\ \|\vec{v}_1(x,t)\| &\ll c \end{aligned}

    où c désigne la célérité de l'onde sonore dans le milieu (le nombre de Mach acoustique M = v_1/c est très petit devant 1).

    Ces conditions permettent de linéariser les équations de la mécanique des fluides et de la thermodynamique en ne conservant que les termes du premier ordre en p_1, \rho_1 et \vec{v}_1 et en négligeant les termes d'ordres supérieurs ou égaux à deux (en particulier le terme convectif (\vec{v}_1 \cdot \vec{\operatorname{grad}})\vec{v}_1).

  2. Comportement de fluide parfait : les forces de viscosité sont négligeables devant les forces pressantes et d'inertie.
  3. Caractère isentropique des transformations : les transferts thermiques par conduction thermique sont négligeables à l'échelle d'une période temporelle de l'onde sonore (évolution adiabatique) et, en l'absence de viscosité, les compressions et détendues locales sont réversibles, donc isentropiques.
Voir ce qu'a relevé le jury

Dans le cadre de l'approximation acoustique, comparez explicitement les termes d'ordre 1 à une référence.

« Question de cours peu réussie : les termes d’ordre 1 doivent être comparés à une référence. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation d'euler, conservation de la masse

Rappeler l'équation d'Euler, limitée aux seules forces pressantes (effets de la pesanteur négligés en particulier). En déduire après linéarisation l'équation de couplage :

Établir de la même façon une seconde équation de couplage linéarisée à partir de l'équation locale de conservation de la masse.

Voir l'indice

Projeter l'équation d'Euler sur l'axe (Ox) en négligeant le terme convectif d'ordre 2 pour obtenir la première relation. Procéder de même en linéarisant l'équation de conservation locale de la masse \partial\rho/\partial t + \operatorname{div}(\rho \vec{v}) = 0.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation vectorielle d'Euler sans terme de pesanteur, projeter sur l'axe (Ox) en utilisant les grandeurs totales perturbées, puis négliger les termes d'ordre supérieur ou égal à deux pour obtenir l'équation linéarisée demandée.
  2. Rappeler l'équation locale de conservation de la masse (continuité), substituer les développements au premier ordre, et conserver uniquement les termes d'ordre un pour aboutir à la seconde relation de couplage.
Voir la réponse courte

Linéarisation au premier ordre de l'équation d'Euler et de l'équation de continuité.

Voir le corrigé complet

1. Équation d'Euler et première équation de couplage

Pour un fluide parfait en négligeant les forces de pesanteur, l'équation d'Euler s'écrit sous forme locale :

\rho \left( \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v} \cdot \vec{\nabla})\vec{v} \right) = -\vec{\mathrm{grad}}(p)

Pour une onde plane se propageant selon l'axe (Ox), le champ de vitesse est purement longitudinal \vec{v}(x,t) = v_1(x,t)\vec{u}_x, la pression vaut p(x,t) = p_0 + p_1(x,t) avec p_0 uniforme, et la masse volumique est \rho(x,t) = \rho_0 + \rho_1(x,t).

La projection de l'équation d'Euler sur l'axe (Ox) donne :

(\rho_0 + \rho_1)\left(\frac{\partial v_1}{\partial t} + v_1 \frac{\partial v_1}{\partial x}\right) = -\frac{\partial (p_0 + p_1)}{\partial x} = -\frac{\partial p_1}{\partial x}

Dans le cadre de l'approximation acoustique précisée à la question Q24, les grandeurs perturbées p_1, \rho_1 et v_1 sont infiniment petites d'ordre un. On néglige donc les termes d'ordre deux :

  • le terme convectif : v_1 \dfrac{\partial v_1}{\partial x} \ll \dfrac{\partial v_1}{\partial t} ;
  • le terme croisé : \rho_1 \dfrac{\partial v_1}{\partial t} \ll \rho_0 \dfrac{\partial v_1}{\partial t}.

Il vient ainsi au premier ordre :

\boxed{\rho_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} + \frac{\partial p_1}{\partial x} = 0}

2. Équation de continuité et seconde équation de couplage

L'équation locale de conservation de la masse s'écrit :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \operatorname{div}(\rho \vec{v}) = 0

Soit, en géométrie unidimensionnelle selon (Ox) :

\frac{\partial (\rho_0 + \rho_1)}{\partial t} + \frac{\partial}{\partial x} \big( (\rho_0 + \rho_1) v_1 \big) = 0

Comme l'état d'équilibre est stationnaire (\partial \rho_0/\partial t = 0) et spatialement uniforme (\partial \rho_0/\partial x = 0) :

\frac{\partial \rho_1}{\partial t} + \rho_0 \frac{\partial v_1}{\partial x} + \frac{\partial (\rho_1 v_1)}{\partial x} = 0

En négligeant le terme quadratique \dfrac{\partial (\rho_1 v_1)}{\partial x} devant le terme d'ordre un \rho_0 \dfrac{\partial v_1}{\partial x}, on obtient la seconde équation de couplage :

\boxed{\frac{\partial \rho_1}{\partial t} + \rho_0 \frac{\partial v_1}{\partial x} = 0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soignez les notations vectorielles de l'équation d'Euler et identifiez clairement chaque terme d'ordre deux lors de la linéarisation.

« Si l’équation d’Euler est connue, elle est trop souvent mal écrite : oubli des flèches pour les grandeurs vectorielles »

« tous les termes d’ordre 2 doivent être clairement identifiés. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : compressibilité isentropique, acoustique

Le fluide évolue de façon isentropique sous l'effet des ondes sonores. Montrer que où est le coefficient de compressibilité isentropique du fluide à l'équilibre. On rappelle que .

Voir l'indice

Développer au premier ordre la masse volumique \rho(p,s) autour de l'état d'équilibre (p_0, s_0) à entropie constante à l'aide de la définition de \chi_{S}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse volumique \rho comme fonction de la pression p à entropie s fixée, traduisant le caractère isentropique des compressions et détentes acoustiques.
  2. Effectuer un développement limité au premier ordre au voisinage de l'état de repos (p_0, \rho_0), justifié par l'approximation acoustique |p_1| \ll p_0.
  3. Identifier la dérivée thermodynamique avec le coefficient de compressibilité isentropique \chi_{S,0}.
Voir la réponse courte

Différentiation de \rho(p, s) à entropie constante et définition de \chi_S.

Voir le corrigé complet

L'évolution du fluide étant supposée isentropique (absence d'effets visqueux et de transferts thermiques conductifs au passage de l'onde), l'entropie massique s de chaque particule fluide reste constante et égale à sa valeur d'équilibre s_0. La masse volumique peut donc être exprimée en fonction de la seule variable pression : \rho = \rho(p, s_0).

L'état d'équilibre non perturbé correspond à p = p_0 et \rho(p_0, s_0) = \rho_0. Au passage de l'onde sonore, le champ de pression s'écrit p = p_0 + p_1. Comme |p_1| \ll p_0 d'après l'approximation acoustique, un développement de Taylor au premier ordre autour de l'équilibre donne :

\rho(p_0 + p_1, s_0) = \rho(p_0, s_0) + \left(\frac{\partial \rho}{\partial p}\right)_{S,0} p_1 + \mathcal{O}\left(p_1^2\right)

Par identification avec le champ perturbé \rho = \rho_0 + \rho_1, il vient au premier ordre :

\rho_1 = \left(\frac{\partial \rho}{\partial p}\right)_{S,0} p_1

D'après la définition du coefficient de compressibilité isentropique rappelée par l'énoncé, évaluée à l'équilibre :

\chi_{S,0} = \frac{1}{\rho_0} \left(\frac{\partial \rho}{\partial p}\right)_{S,0} \iff \left(\frac{\partial \rho}{\partial p}\right)_{S,0} = \rho_0 \chi_{S,0}

On en déduit immédiatement la relation liant la perturbation de masse volumique \rho_1 à la surpression acoustique p_1 :

\boxed{\rho_1 = \rho_0 \chi_{S,0} p_1}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : équation de d'alembert, célérité acoustique

Déduire de l'ensemble des résultats précédents que la pression acoustique obéit à une équation de d'Alembert. Donner l'expression de la célérité des ondes sonores en fonction de et .

Voir l'indice

Dériver l'équation d'Euler linéarisée par rapport à x et l'équation de continuité par rapport à t, puis combiner les deux expressions pour éliminer le terme croisé en vitesse acoustique.

Voir la stratégie
  1. Injecter la relation thermodynamique établie à la question Q26 dans l'équation de conservation de la masse linéarisée (Q25) afin d'obtenir une relation ne faisant intervenir que p_1 et v_1.
  2. Éliminer la composante de vitesse v_1 entre les deux équations de couplage par dérivation croisée en espace et en temps (théorème de Schwarz).
  3. Identifier l'équation de propagation 1D de d'Alembert et en déduire la célérité c.
Voir la réponse courte

Combinaison des équations de couplage par dérivation spatiale et temporelle : c = 1/\sqrt{\rho_0 \chi_{S,0}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, les deux équations de couplage linéarisées s'écrivent :

\begin{align*} \rho_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} + \frac{\partial p_1}{\partial x} &= 0 \tag{1} \\ \frac{\partial \rho_1}{\partial t} + \rho_0 \frac{\partial v_1}{\partial x} &= 0 \tag{2}\end{align*}

En substituant la relation constitutive isentropique établie à la question Q26, \rho_1 = \rho_0 \chi_{S,0} p_1, dans l'équation (2), on obtient, \rho_0 et \chi_{S,0} étant constants :

\chi_{S,0} \frac{\partial p_1}{\partial t} + \frac{\partial v_1}{\partial x} = 0 \tag{3}

Pour éliminer le champ des vitesses v_1, dérivons l'équation (1) par rapport à x et l'équation (3) par rapport à t :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 p_1}{\partial x^2} &= -\rho_0 \frac{\partial^2 v_1}{\partial x \partial t} \\ \chi_{S,0} \frac{\partial^2 p_1}{\partial t^2} &= -\frac{\partial^2 v_1}{\partial t \partial x} \end{aligned}

Les fonctions étant de classe \mathcal{C}^2, le théorème de Schwarz assure l'égalité des dérivées croisées : \frac{\partial^2 v_1}{\partial x \partial t} = \frac{\partial^2 v_1}{\partial t \partial x}. Il vient ainsi :

\frac{\partial^2 p_1}{\partial x^2} = \rho_0 \chi_{S,0} \frac{\partial^2 p_1}{\partial t^2}

La surpression acoustique p_1(x,t) vérifie donc l'équation de d'Alembert unidimensionnelle :

\boxed{\frac{\partial^2 p_1}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2} \frac{\partial^2 p_1}{\partial t^2} = 0}

avec la célérité c des ondes sonores donnée par :

\boxed{c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_{S,0}}}}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
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  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : loi de laplace, célérité acoustique, gaz parfait

On suppose que le fluide évoluant de façon isentropique se comporte en outre comme un gaz parfait. Justifier que où est le rapport entre les capacités thermiques à pression et volume constants du fluide. En déduire que la célérité des ondes sonores s'écrit :

Voir l'indice

Différencier logarithmiquement la loi de Laplace p \rho^{-\gamma} = \text{cte} pour relier \mathrm{d}\rho/\rho à \mathrm{d}p/p, identifier \chi_{S,0}, puis injecter dans l'expression de la célérité trouvée à la question Q27.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la loi de Laplace pour un gaz parfait subissant une transformation isentropique en faisant intervenir la masse volumique \rho à masse fixée.
  2. Différencier cette relation à entropie constante pour exprimer le coefficient de compressibilité isentropique \chi_{S,0} à l'équilibre.
  3. Injecter l'expression obtenue dans la formule de la célérité c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_{S,0}}} établie à la question précédente.
Voir la réponse courte

Évolution isentropique d'un gaz parfait (p/\rho^\gamma = \text{cte}), calcul de \chi_{S,0} = 1/(\gamma p_0) et expression de c.

Voir le corrigé complet

Considérons une particule fluide fermée de masse m et de volume V, de sorte que sa masse volumique s'écrit \rho = \frac{m}{V}. Pour un gaz parfait de rapport \gamma constant subissant une évolution isentropique (adiabatique et réversible), la loi de Laplace s'écrit :

p V^\gamma = \text{cte}

En remplaçant le volume par V = \frac{m}{\rho}, il vient :

p \left(\frac{m}{\rho}\right)^\gamma = \text{cte} \iff p \rho^{-\gamma} m^\gamma = \text{cte}

La masse m de la particule fluide étant constante au cours de son mouvement, on en déduit :

\boxed{p \rho^{-\gamma} = C^{\text{ste}}}

En prenant le logarithme népérien de cette relation :

\ln(p) - \gamma \ln(\rho) = \text{cte}

Par différentiation logarithmique le long d'une isentropique, on obtient :

\frac{\mathrm{d}p}{p} - \gamma \frac{\mathrm{d}\rho}{\rho} = 0 \implies \left(\frac{\partial \rho}{\partial p}\right)_{\!S} = \frac{\rho}{\gamma p}

Le coefficient de compressibilité isentropique défini à la question Q26 s'exprime donc par :

\chi_S = \frac{1}{\rho}\left(\frac{\partial \rho}{\partial p}\right)_{\!S} = \frac{1}{\gamma p}

À l'état d'équilibre thermodynamique (p = p_0), ce coefficient vaut :

\chi_{S,0} = \frac{1}{\gamma p_0}

D'après l'expression de la célérité c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_{S,0}}} établie à la question Q27, on aboutit directement à la relation de Laplace :

\boxed{c = \sqrt{\frac{\gamma p_0}{\rho_0}}}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : impédance acoustique, onde progressive

Déduire de l'une des équations de couplage établies à la Q25 l'expression du rapport , appelé impédance caractéristique du milieu, en fonction de et . Que devient la relation entre et dans le cas d'une onde se propageant dans le sens inverse ?

Voir l'indice

Injecter la forme d'onde progressive p_1(x,t) = p_{1,m} \cos(\omega t - kx) dans l'équation d'Euler linéarisée pour trouver le lien avec v_1(x,t). Recommencer pour une onde se propageant selon les x décroissants.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression de la surpression acoustique p_1(x,t) dans la première équation de couplage (équation d'Euler linéarisée) établie à la question Q25 pour obtenir \frac{\partial v_1}{\partial t}.
  2. Intégrer par rapport au temps sachant que la perturbation est de moyenne temporelle nulle, puis en déduire le rapport Z_c = \frac{p_1}{v_1}.
  3. Reprendre la démarche pour une onde se propageant dans le sens des x décroissants en remplaçant la phase (\omega t - kx) par (\omega t + kx).
Voir la réponse courte

Recherche de solution en onde progressive f(t - x/c) : p_1 = \rho_0 c v_1 = Z_c v_1, et signe opposé en propagation inverse.

Voir le corrigé complet

L'onde se propageant dans le sens des x croissants est caractérisée par la pression acoustique :

p_1(x,t) = p_{1,m} \cos(\omega t - k x) \quad \text{avec} \quad k = \frac{\omega}{c}

D'après la première équation de couplage établie à la question Q25 :

\rho_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} = - \frac{\partial p_1}{\partial x}

En dérivant p_1(x,t) par rapport à l'abscisse x :

\frac{\partial p_1}{\partial x} = k p_{1,m} \sin(\omega t - k x)

Il vient ainsi :

\frac{\partial v_1}{\partial t} = -\frac{k}{\rho_0} p_{1,m} \sin(\omega t - k x)

En intégrant par rapport au temps t, la constante d'intégration étant nulle puisque le fluide est au repos en moyenne temporelle :

v_1(x,t) = \frac{k}{\rho_0 \omega} p_{1,m} \cos(\omega t - k x)

Puisque k = \frac{\omega}{c}, on a \frac{k}{\rho_0 \omega} = \frac{1}{\rho_0 c}, d'où :

v_1(x,t) = \frac{1}{\rho_0 c} p_1(x,t)

L'impédance caractéristique du milieu s'exprime donc par :

\boxed{Z_c = \frac{p_1}{v_1} = \rho_0 c}

Dans le cas d'une onde plane progressive sinusoïdale se propageant dans le sens inverse (sens des x décroissants), la surpression s'écrit sous la forme :

p_1(x,t) = p_{1,m}' \cos(\omega t + k x)

Sa dérivée spatiale devient :

\frac{\partial p_1}{\partial x} = - k p_{1,m}' \sin(\omega t + k x)

L'équation de couplage donne alors :

\frac{\partial v_1}{\partial t} = \frac{k}{\rho_0} p_{1,m}' \sin(\omega t + k x)

ce qui conduit, après intégration par rapport à t, à :

v_1(x,t) = -\frac{k}{\rho_0 \omega} p_{1,m}' \cos(\omega t + k x) = -\frac{1}{\rho_0 c} p_1(x,t)

La relation entre p_1 et v_1 devient donc :

\boxed{p_1 = - Z_c v_1} \quad \text{soit} \quad \frac{p_1}{v_1} = - Z_c

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : énergie acoustique, moyenne temporelle

La densité volumique d'énergie sonore associée à l'onde s'écrit en moyenne sur une période :

Quelle est la signification physique de chacun des termes composant cette expression ? Exprimer pour l'onde considérée en fonction de , et .

Voir l'indice

Identifier l'énergie cinétique macroscopique moyenne et l'énergie potentielle élastique emmagasinée par compression isentropique. Utiliser l'impédance caractéristique pour exprimer v_1 en fonction de p_1.

Voir la réponse courte

Équipartition de l'énergie cinétique et potentielle acoustiques, moyenne temporelle \langle e \rangle_T = \frac{p_{1,m}^2}{2\rho_0 c^2}.

Voir le corrigé complet

L'expression de la densité volumique moyenne d'énergie sonore comprend deux contributions distinctes :

  • \langle e_c \rangle_T = \frac{1}{2}\rho_0 \langle v_1^2 \rangle_T est la densité volumique moyenne d'énergie cinétique macroscopique, liée au mouvement oscillatoire des particules fluides ;
  • \langle e_p \rangle_T = \frac{1}{2}\chi_{S,0} \langle p_1^2 \rangle_T est la densité volumique moyenne d'énergie potentielle élastique (ou énergie de compression), emmagasinée par les compressions et dilatations isentropiques successives du fluide.

Pour l'onde plane progressive sinusoïdale considérée, la pression acoustique s'écrit p_1(x,t) = p_{1,m}\cos(\omega t - kx). La moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} du terme en cosinus carré vaut \langle \cos^2(\omega t - kx) \rangle_T = \frac{1}{2}, d'où :

\langle p_1^2 \rangle_T = \frac{1}{2}p_{1,m}^2

D'après la relation établie à la question Q29, on a v_1(x,t) = \frac{p_1(x,t)}{\rho_0 c}, ce qui conduit à :

\langle v_1^2 \rangle_T = \frac{\langle p_1^2 \rangle_T}{\rho_0^2 c^2} = \frac{p_{1,m}^2}{2\rho_0^2 c^2}

Par ailleurs, d'après la question Q27, la célérité vérifie c^2 = \frac{1}{\rho_0 \chi_{S,0}}, soit \chi_{S,0} = \frac{1}{\rho_0 c^2}. En reportant ces grandeurs dans les deux composantes énergétiques :

\begin{aligned} \langle e_c \rangle_T &= \frac{1}{2}\rho_0 \langle v_1^2 \rangle_T = \frac{p_{1,m}^2}{4\rho_0 c^2} \\ \langle e_p \rangle_T &= \frac{1}{2}\chi_{S,0} \langle p_1^2 \rangle_T = \frac{p_{1,m}^2}{4\rho_0 c^2} \end{aligned}

En sommant les deux contributions, on obtient :

\boxed{\langle e \rangle_T = \frac{p_{1,m}^2}{2\rho_0 c^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Précisez explicitement que les deux termes de l'expression représentent des densités volumiques d'énergie.

« Il faut bien préciser que les deux termes sont des énergies volumiques. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : intensité sonore, vecteur de poynting acoustique

On appelle intensité sonore la grandeur définie par : . Vérifier que cette grandeur est homogène à une puissance surfacique. Montrer que l'intensité sonore est proportionnelle à la densité volumique d'énergie sonore pour l'onde considérée.

Voir l'indice

Vérifier les dimensions à l'aide des unités du Système International (ou de la puissance transmise par unité de surface), puis remplacer v_1 par son expression liée à l'onde plane progressive.

Voir la stratégie
  1. Pour l'homogénéité, effectuer une analyse dimensionnelle du produit p_1 v_1 en reliant la pression à une force par unité de surface (ou à une énergie volumique) et la vitesse à une distance par unité de temps.
  2. Pour établir la proportionnalité entre I et \langle e \rangle_T, exprimer le champ de vitesse v_1(x,t) en fonction de la pression acoustique p_1(x,t) grâce à l'impédance caractéristique Z_c déterminée à la question Q29, puis calculer la moyenne temporelle \langle p_1 v_1 \rangle_T et la comparer au résultat de la question Q30.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle de p_1 v_1 et remplacement de v_1 par p_1/Z_c pour relier I à \langle e \rangle_T.

Voir le corrigé complet

1. Analyse dimensionnelle de l'intensité acoustique

Une pression est le quotient d'une force par une surface, soit en termes de dimensions :

[p_1] = \frac{[\text{Force}]}{[\mathcal{S}]} = \mathrm{M\cdot L^{-1}\cdot T^{-2}}

Une vitesse a pour dimension :

[v_1] = \mathrm{L\cdot T^{-1}}

Le produit p_1 v_1 a donc pour dimension :

[p_1 v_1] = [p_1]\,[v_1] = \mathrm{M\cdot T^{-3}}

Or, une puissance surfacique (quotient d'une puissance par une surface) s'écrit dimensionnellement :

\left[\frac{\mathcal{P}}{\mathcal{S}}\right] = \frac{\mathrm{M\cdot L^2\cdot T^{-3}}}{\mathrm{L^2}} = \mathrm{M\cdot T^{-3}}

L'intensité sonore I = |\langle p_1 v_1 \rangle_T| est donc bien homogène à une puissance surfacique (exprimée en \mathrm{W\cdot m^{-2}}).

2. Relation entre I et \langle e \rangle_T

D'après la question Q29, pour l'onde plane progressive se propageant dans le sens des x croissants :

v_1(x,t) = \frac{p_1(x,t)}{Z_c} = \frac{p_1(x,t)}{\rho_0 c}

Le produit instantané s'écrit ainsi :

p_1(x,t)\,v_1(x,t) = \frac{p_1(x,t)^2}{\rho_0 c}

En prenant la moyenne temporelle sur une période T, sachant que \rho_0 c > 0 et \langle p_1^2 \rangle_T \ge 0 :

I = |\langle p_1 v_1 \rangle_T| = \frac{\langle p_1^2 \rangle_T}{\rho_0 c} = \frac{p_{1,m}^2}{2\rho_0 c}

D'après le résultat de la question Q30, la densité volumique moyenne d'énergie sonore vaut :

\langle e \rangle_T = \frac{p_{1,m}^2}{2\rho_0 c^2}

En comparant ces deux expressions, on obtient :

\boxed{I = c\,\langle e \rangle_T}

L'intensité sonore I est donc bien strictement proportionnelle à la densité volumique moyenne d'énergie sonore \langle e \rangle_T, le coefficient de proportionnalité étant la célérité c de l'onde.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pour prouver l'homogénéité, comparez les unités SI des deux grandeurs ou reliez le produit force-vitesse à une puissance.

« L’obtention des unités dans le Système International de I ne suffit pas à conclure que cette grandeur est homogène à une puissance surfacique : il faut de même exprimer une puissance surfacique dans les unités du Système International pour comparer. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : puissance acoustique, absorption acoustique

Exprimer la puissance sonore moyenne absorbée par les parois et les objets de la pièce en fonction de , et . Exprimer de même l'énergie sonore moyenne dans la pièce à l'instant en fonction de son volume , et .

Voir l'indice

Multiplier l'intensité réverbérée incidente I_r par la surface S et le coefficient d'absorption moyen \alpha_m pour la puissance absorbée, et intégrer la densité volumique \langle e_r \rangle_T sur le volume V.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance sonore incidente sur les parois à partir de l'intensité acoustique diffuse réverbérée I_r et de la surface totale S, puis lui appliquer le coefficient d'absorption \alpha_m.
  2. Intégrer la densité volumique d'énergie sonore réverbérée \langle e_r \rangle_T sur le volume V de la pièce (supposée spatialement uniforme) et la relier à I_r via la formule de Sabine fournie par le préambule.
Voir la réponse courte

Expression de la puissance absorbée \mathcal{P}_a = \alpha_m S I_r et de l'énergie réverbérée \mathcal{E} = V \langle e \rangle.

Voir le corrigé complet

1. Puissance sonore absorbée par les parois et objets :

L'intensité sonore réverbérée I_r correspond à la puissance sonore moyenne incidente par unité de surface sur les parois et obstacles de la pièce. La puissance sonore totale incidente sur la surface totale S s'écrit donc :

\mathcal{P}_{\text{inc}} = I_r \, S

D'après la définition du coefficient d'absorption moyen \alpha_m = \dfrac{\mathcal{P}_a}{\mathcal{P}_{\text{inc}}}, la puissance moyenne absorbée est :

\boxed{\mathcal{P}_a = \alpha_m S I_r}

2. Énergie sonore moyenne contenue dans la pièce :

La densité volumique d'énergie sonore réverbérée \langle e_r \rangle_T étant supposée uniforme dans tout le volume V, l'énergie sonore totale moyenne contenue dans la pièce à l'instant t s'obtient par intégration sur le volume :

\mathcal{E}(t) = \iiint_V \langle e_r \rangle_T \, \mathrm{d}V = \langle e_r \rangle_T \, V

D'après l'expression donnée dans le préambule liant l'intensité réverbérée à la densité d'énergie dans l'approximation du champ diffus, I_r = \dfrac{c\langle e_r \rangle_T}{4}, soit :

\langle e_r \rangle_T = \frac{4 I_r}{c}

On en déduit l'expression de l'énergie sonore moyenne :

\boxed{\mathcal{E}(t) = \frac{4V}{c} I_r(t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Lisez attentivement l'énoncé pour ne pas omettre le facteur 4 dans l'expression demandée.

« L’énoncé est souvent mal lu si bien que le facteur 4 est oublié. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : bilan d'énergie, réverbération acoustique

À l'aide d'un bilan d'énergie, montrer que l'intensité réverbérée obéit à l'équation différentielle du premier ordre :

Donner la loi d'évolution . On introduira un temps caractéristique et on notera .

Voir l'indice

Écrire la conservation de l'énergie acoustique dans la salle : \mathrm{d}\mathcal{E}/\mathrm{d}t = -\mathcal{P}_a. Remplacer \mathcal{E} et \mathcal{P}_a par leurs expressions en fonction de I_r pour obtenir l'équation différentielle.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un bilan énergétique sur le champ acoustique réverbéré contenu dans la pièce entre les instants t et t+\mathrm{d}t, la source sonore étant coupée pour t > 0.
  2. Remplacer l'énergie stockée \mathcal{E}(t) et la puissance absorbée \mathcal{P}_a(t) par leurs expressions obtenues à la question précédente.
  3. Intégrer l'équation différentielle linéaire homogène du premier ordre obtenue en introduisant le temps caractéristique \tau et la condition initiale I_r(0)=I_{r,0}.
Voir la réponse courte

Bilan énergétique \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{\mathrm{d}t} = -\mathcal{P}_a conduisant à une décroissance exponentielle de temps caractéristique \tau.

Voir le corrigé complet

À partir de l'instant t=0, la source sonore est coupée : la pièce ne reçoit plus aucun apport d'énergie acoustique. L'air n'étant pas absorbant selon l'énoncé, la seule perte d'énergie sonore provient de l'absorption par les parois et les objets.

Le bilan d'énergie sonore pour la pièce entre les instants t et t+\mathrm{d}t s'écrit :

\begin{aligned} \mathcal{E}(t+\mathrm{d}t) - \mathcal{E}(t) &= -\mathcal{P}_a\,\mathrm{d}t \\ \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{\mathrm{d}t} &= -\mathcal{P}_a \end{aligned}

En utilisant les expressions établies à la question Q32 :

\mathcal{E}(t) = \frac{4V}{c}\,I_r(t) \quad \text{et} \quad \mathcal{P}_a = \alpha_m S I_r(t)

il vient :

\begin{aligned} \frac{4V}{c}\,\frac{\mathrm{d}I_r}{\mathrm{d}t} &= -\alpha_m S I_r(t) \end{aligned}

Soit, en divisant par \frac{4V}{c} :

\boxed{\frac{\mathrm{d}I_r}{\mathrm{d}t} + \frac{\alpha_m S c}{4V}\,I_r = 0}

Cette équation différentielle linéaire homogène du premier ordre se met sous la forme canonique :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}I_r}{\mathrm{d}t} + \frac{I_r}{\tau} &= 0 \end{aligned}

où l'on a introduit le temps caractéristique de relaxation :

\tau = \frac{4V}{\alpha_m S c}

Compte tenu de la condition initiale I_r(t=0) = I_{r,0}, la solution s'écrit :

\boxed{I_r(t) = I_{r,0}\,\mathrm{e}^{-t/\tau}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne vous limitez pas à la résolution mathématique : le jury attendait avant tout l'établissement du bilan d'énergie.

« Beaucoup de candidats se sont limités à la résolution de l’équation différentielle alors que le bilan d’énergie ne posait pas de difficultés. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : formule de sabine, temps de réverbération

Exprimer le temps de réverbération en fonction de . Vérifier qu'on retrouve la formule semi-numérique de Sabine : , où le rapport est exprimé en m et en s. On prendra (air à la température à l'équilibre).

Voir l'indice

Traduire la décroissance de 60 dB en terme de rapport d'intensités : I_r(T_r)/I_r(0) = 10^{-6} = \mathrm{e}^{-T_r/\tau}, puis expliciter \tau avec la célérité du son donnée.

Voir la réponse courte

Définition de T_r pour une baisse de 60 dB (I_r/I_{r,0} = 10^{-6}), donnant T_r = \tau \ln(10^6) \simeq 0,16 V/(\alpha_m S).

Voir le corrigé complet

Par définition, le niveau d'intensité sonore L_I est relié à l'intensité sonore I_r(t) par :

L_I(t) = 10 \log\left(\frac{I_r(t)}{I_0}\right)

La variation de niveau acoustique sur la durée T_r s'écrit donc :

\Delta L_I = L_I(T_r) - L_I(0) = 10 \log\left(\frac{I_r(T_r)}{I_{r,0}}\right)

D'après la définition du temps de réverbération, \Delta L_I = -60\text{ dB}, ce qui conduit à :

10 \log\left(\frac{I_r(T_r)}{I_{r,0}}\right) = -60 \iff \log\left(\frac{I_r(T_r)}{I_{r,0}}\right) = -6 \iff \frac{I_r(T_r)}{I_{r,0}} = 10^{-6}

D'après la loi d'évolution établie à la question Q33, I_r(t) = I_{r,0} \mathrm{e}^{-t/\tau}. On a donc :

\mathrm{e}^{-T_r/\tau} = 10^{-6} \iff -\frac{T_r}{\tau} = \ln\left(10^{-6}\right) = -6\ln(10)

On en déduit l'expression du temps de réverbération en fonction de \tau :

\boxed{T_r = 6\ln(10)\,\tau}

D'après la question Q33, le temps caractéristique s'écrit \tau = \dfrac{4V}{\alpha_m S c}. En injectant cette expression dans la relation précédente, on obtient :

T_r = \frac{24\ln(10)}{c} \frac{V}{\alpha_m S}

Avec la célérité du son c = 3,4 \cdot 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et la relation \ln(10) \simeq 2,3026, on calcule le préfacteur :

\frac{24\ln(10)}{c} = \frac{24 \times 2,3026}{3,4 \cdot 10^2} \simeq 0,1625\text{ s}\cdot\text{m}^{-1} \simeq 0,16\text{ s}\cdot\text{m}^{-1}

On retrouve ainsi bien la formule semi-numérique de Sabine :

\boxed{T_r = 0,16\,\frac{V}{\alpha_m S}}

où V/S est exprimé en \text{m} et T_r en \text{s}.

Résultat

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 15 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résolution de problème

Notions : temps de réverbération, formule de sabine

Sachant que le coefficient d'absorption moyen du public est égal à 0,90, justifier si la présence d'un public permet oui ou non une qualité d'écoute du concert satisfaisante. Cette question fait appel à une démarche de résolution de problème. Il est notamment attendu de préciser chaque notation introduite, de présenter de façon claire les hypothèses retenues, de mener des calculs littéraux avant toute application numérique.

Voir l'indice

Calculer l'aire d'absorption équivalente initiale de la salle vide à partir du temps mesuré, ajouter l'absorption apportée par la surface au sol couverte par le public, recalculer le nouveau temps de réverbération et le confronter au graphe.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le volume V, la surface totale des parois S, ainsi que l'aire d'absorption équivalente initiale A_{\text{vide}} de la salle vide à partir de la formule de Sabine et de la valeur mesurée T_{r,\text{vide}} = 5{,}0\text{ s}.
  2. Lire sur la figure 7 le temps de réverbération optimal T_{r,\text{op}} pour un concert de musique symphonique dans une salle de ce volume.
  3. Modéliser l'apport d'absorption acoustique lié à la présence du public (surface occupée au sol, nouvelle aire d'absorption équivalente) et calculer le nouveau temps de réverbération T_{r,\text{avec public}} pour conclure.
Voir la réponse courte

Évaluation de l'aire d'absorption avec et sans public, calcul de T_r et confrontation aux critères acoustiques optimaux.

Voir le corrigé complet

1. Caractéristiques géométriques et absorption de la salle vide

Le volume de la salle parallélépipédique vaut :

V = L \times \ell \times h = 25 \times 20 \times 10 = 5\,000\text{ m}^3

La surface totale des parois (sol, plafond et quatre murs) est :

S = 2(L\ell + Lh + \ell h) = 2(500 + 250 + 200) = 1\,900\text{ m}^2

D'après la formule de Sabine établie à la question Q34, en notant A_{\text{vide}} = \alpha_{m,\text{vide}} S l'aire équivalente d'absorption de la salle vide :

T_{r,\text{vide}} = 0{,}16\,\frac{V}{A_{\text{vide}}} \implies A_{\text{vide}} = \frac{0{,}16\,V}{T_{r,\text{vide}}}

Numériquement :

A_{\text{vide}} = \frac{0{,}16 \times 5\,000}{5{,}0} = 160\text{ m}^2

(Le coefficient moyen des parois nues est ainsi très faible : \alpha_{m,\text{vide}} = 160 / 1900 \simeq 0{,}084).

2. Détermination du temps de réverbération optimal

Pour un volume V = 5\,000\text{ m}^3, la lecture sur le graphique de la figure 7 (courbe 2 : « Musique symphonique, audition directe ») donne :

T_{r,\text{op}} \simeq 1{,}8\text{ à }1{,}9\text{ s}

3. Prise en compte de la présence du public

La surface au sol est S_{\text{sol}} = L \times \ell = 500\text{ m}^2. Une partie de cette surface est occupée par la scène de l'orchestre symphonique et les allées de circulation (environ 30 à 40 %). On fait donc l'hypothèse raisonnable que le public occupe une surface :

S_p \simeq 300\text{ m}^2 \quad (\text{soit typiquement 400 à 600 spectateurs})

Le public remplace une zone de sol d'absorption initialement faible (\alpha_{\text{vide}} \simeq 0{,}08). L'aire d'absorption équivalente totale en présence du public devient :

A_{\text{tot}} = A_{\text{vide}} + (\alpha_{m,p} - \alpha_{\text{vide}})S_p \simeq A_{\text{vide}} + \alpha_{m,p} S_p

Avec \alpha_{m,p} = 0{,}90 et S_p \simeq 300\text{ m}^2 :

A_{\text{tot}} \simeq 160 + 0{,}90 \times 300 = 160 + 270 = 430\text{ m}^2

Le nouveau temps de réverbération vaut alors :

T_{r,\text{public}} = \frac{0{,}16\,V}{A_{\text{tot}}} = \frac{0{,}16 \times 5\,000}{430} \simeq 1{,}86\text{ s} \simeq 1{,}9\text{ s}

Si la surface occupée par le public varie entre 250\text{ m}^2 et 350\text{ m}^2, T_{r,\text{public}} est compris entre 1{,}7\text{ s} et 2{,}1\text{ s}.

\boxed{T_{r,\text{public}} \simeq 1{,}9\text{ s} \approx T_{r,\text{op}}}

La présence du public permet donc d'atteindre le temps de réverbération optimal : elle assure une qualité d'écoute tout à fait satisfaisante sans nécessiter de traitement acoustique lourd préalable.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très souvent évitée où les rares candidats se sont cantonnés à de simples calculs géométriques.

« Question très souvent évitée. Les rares candidats à y avoir réfléchi se sont souvent limités à des calculs de surface et volume. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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III.2 · Principe d'un silencieux à résonateur de Helmholtz

Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : résonateur de helmholtz, force de rappel, loi de laplace

Exprimer la résultante des forces pressantes sur la tranche d'air en fonction de , et . En supposant que le volume de la tranche d'air est très petit devant le volume de la cavité, soit , montrer que au premier ordre, où est le rapport entre les capacités thermiques à pression et volume constants de l'air. En déduire que la résultante des forces pressantes sur la tranche d'air est équivalente à une force de rappel élastique de raideur : . Exprimer en fonction de , , et de la célérité des ondes sonores dans l'air. On utilisera l'expression de établie à la Q28.

Voir l'indice

Faire le bilan des forces de pression appliquées sur les deux faces de la tranche d'air du col, appliquer la loi de Laplace linéarisée pour relier la variation de pression dans la cavité au déplacement de volume s\,x, puis identifier la raideur k.

Voir la stratégie
  1. Réaliser le bilan des forces pressantes s'exerçant sur les deux faces de la tranche d'air de section s.
  2. Appliquer la loi de Laplace pour l'évolution isentropique de l'air de la cavité en reliant sa variation de volume au déplacement x(t), puis effectuer un développement limité au premier ordre en s x / V_c \ll 1.
  3. Identifier l'expression de la raideur k et substituer \gamma p_0 par \rho_0 c^2 grâce à la relation établie en Q28.
Voir la réponse courte

Compression adiabatique du volume de la cavité au premier ordre, donnant une force de rappel élastique k = \rho_0 c^2 s^2 / V_c.

Voir le corrigé complet

1. Résultante des forces pressantes sur la tranche d'air

La tranche d'air est soumise à deux forces pressantes selon l'axe horizontal (O, \vec{u}_x) :

  • sur sa face gauche (côté extérieur), la force exercée par l'air libre à la pression p_0 :

    \vec{F}_{\text{ext}} = p_0 s\,\vec{u}_x
  • sur sa face droite (côté cavité), la force exercée par le gaz contenu dans la cavité à la pression p_c(t) :

    \vec{F}_{\text{cav}} = -p_c(t) s\,\vec{u}_x

La résultante \vec{F}_p = \vec{F}_{\text{ext}} + \vec{F}_{\text{cav}} s'écrit donc :

\boxed{\vec{F}_p = \big(p_0 - p_c(t)\big) s\,\vec{u}_x}

2. Expression de p_c(t) au premier ordre

L'air dans la cavité évolue de manière isentropique et se comporte comme un gaz parfait, il vérifie donc la loi de Laplace :

p V^\gamma = \text{cste}

À l'équilibre, la pression est p_0 et le volume est V_c. Lorsque la tranche d'air subit un déplacement x(t) vers la cavité (x > 0), elle pénètre d'un volume \Delta V = s x dans celle-ci. Le volume occupé par l'air de la cavité devient alors :

V(t) = V_c - s x

La conservation de la grandeur isentropique donne :

p_c(t)\,(V_c - s x)^\gamma = p_0 V_c^\gamma \implies p_c(t) = p_0 \left(1 - \frac{s x}{V_c}\right)^{-\gamma}

Puisque le déplacement |x| est au maximum de l'ordre de grandeur de la longueur \ell du col et que \ell s \ll V_c, on a :

\frac{s |x|}{V_c} \le \frac{\ell s}{V_c} \ll 1

En effectuant un développement limité au premier ordre selon (1-\varepsilon)^{-\gamma} \simeq 1 + \gamma \varepsilon, on obtient :

\boxed{p_c(t) \simeq p_0 \left(1 + \frac{\gamma s x}{V_c}\right)}

3. Force de rappel élastique et raideur k

En réinjectant cette approximation dans l'expression de la résultante \vec{F}_p, il vient :

\begin{aligned} \vec{F}_p &= \left[ p_0 - p_0\left(1 + \frac{\gamma s x}{V_c}\right) \right] s\,\vec{u}_x \\ &= -\frac{\gamma p_0 s^2}{V_c} x\,\vec{u}_x \end{aligned}

Cette force est bien proportionnelle et opposée au déplacement x, ce qui correspond à une force de rappel élastique :

\vec{F}_p = -k x\,\vec{u}_x \quad \text{avec} \quad k = \frac{\gamma p_0 s^2}{V_c}

D'après le résultat de la question Q28, la célérité des ondes sonores dans l'air s'écrit c = \sqrt{\frac{\gamma p_0}{\rho_0}}, d'où \gamma p_0 = \rho_0 c^2. On en déduit finalement :

\boxed{k = \frac{\rho_0 c^2 s^2}{V_c}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Menez avec rigueur le développement limité pour linéariser la loi de Laplace.

« L’expression de la résultante des forces pressantes est souvent correcte, mais la linéarisation de la loi de Laplace a été rarement bien menée. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : oscillateur harmonique, fréquence propre

Montrer que la tranche d'air dans le col oscille de façon harmonique. Vérifier que la fréquence propre de ce système oscillant s'écrit : .

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la tranche d'air de masse m = \rho_0 s \ell soumise à la seule force de rappel élastique de raideur k.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la tranche d'air contenue dans le col, assimilée à un solide indéformable de masse constante.
  2. Identifier l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique non amorti et en déduire la pulsation propre \omega_0, puis la fréquence propre f_0 = \omega_0 / (2\pi).
Voir la réponse courte

PFD appliqué au bouchon d'air de masse m = \rho_0 s \ell : oscillateur harmonique de pulsation \omega_0 = \sqrt{k/m}.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique à la tranche d'air contenue dans le col dans le référentiel d'étude galiléen.

Cette tranche d'air occupe un volume s\ell et possède une masse volumique uniforme \rho_0. Sa masse s'écrit donc :

m = \rho_0 s \ell

En projetant le principe fondamental de la dynamique suivant l'axe (O, \vec{u}_x) et en tenant compte de la seule force axiale exercée, qui est la force de rappel élastique équivalente \vec{F}_p = -k x \vec{u}_x établie à la question Q36, on obtient :

m \ddot{x}(t) = -k x(t) \iff \ddot{x}(t) + \frac{k}{m} x(t) = 0

Il s'agit de l'équation différentielle caractéristique d'un oscillateur harmonique de pulsation propre \omega_0 telle que :

\omega_0^2 = \frac{k}{m} = \frac{\dfrac{\rho_0 c^2 s^2}{V_c}}{\rho_0 s \ell} = \frac{c^2 s}{\ell V_c}

La tranche d'air oscille donc de façon harmonique à la pulsation \omega_0. La fréquence propre associée est f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi}, ce qui donne bien :

\boxed{f_0 = \frac{1}{2\pi} \sqrt{\frac{c^2 s}{\ell V_c}}}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : facteur de qualité, oscillateur amorti

Quelle serait la nature du signal attendu dans le cadre du modèle considéré dans les questions précédentes ? Comment expliquer la différence avec le signal enregistré ? Estimer le facteur de qualité du résonateur.

Voir l'indice

Comparer la sinusoïde non amortie prévue par le modèle parfait au régime pseudo-périodique expérimental. Déterminer le décrément logarithmique sur plusieurs pseudo-périodes pour en déduire Q \simeq \pi/\delta.

Voir la stratégie
  1. Confronter les hypothèses idéalisées des questions Q36–Q37 (absence de dissipation) aux observations expérimentales réelles (décroissance de l'amplitude).
  2. Identifier les sources physiques de dissipation propres à l'écoulement de l'air dans un résonateur acoustique.
  3. Utiliser la méthode du décrément logarithmique sur un nombre entier de pseudo-périodes pour estimer le facteur de qualité Q.
Voir la réponse courte

Le modèle harmonique ignore la dissipation visqueuse ; calcul de Q via le décrément logarithmique sur l'enregistrement.

Voir le corrigé complet

1. Nature du signal attendu

Dans le modèle établi aux questions Q36 et Q37, les phénomènes dissipatifs ont été explicitement négligés et l'évolution du gaz supposée isentropique. Le système est modélisé par un oscillateur harmonique sans amortissement, d'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}^2 x}{\mathrm{d}t^2} + \omega_0^2 x = 0

Le signal attendu serait donc une oscillation sinusoïdale non amortie, d'amplitude constante au cours du temps et de fréquence f_0.

2. Interprétation de la différence observée

Le signal expérimental enregistré (figure 9) met en évidence un régime pseudo-périodique amorti dont l'amplitude décroît exponentiellement avec le temps. Cette dissipation d'énergie mécanique provient de phénomènes réels absents du modèle idéalisé :

  • des forces de frottement visqueux de l'air le long des parois du col ainsi qu'au sein même de la tranche d'air en mouvement ;
  • des transferts thermiques conducto-convectifs avec les parois, l'évolution n'étant pas rigoureusement adiabatique ;
  • des pertes par rayonnement acoustique vers le milieu extérieur via l'embouchure du col.

3. Estimation du facteur de qualité Q

L'enveloppe du signal décroît selon une loi exponentielle de la forme u_{\max}(t) = u_0 \mathrm{e}^{-t/\tau}. Le décrément logarithmique \delta associé à la pseudo-période T s'exprime par :

\delta = \frac{T}{\tau} = \frac{\pi}{Q}

Sur un intervalle correspondant à n pseudo-périodes consécutives :

n\,\delta = \ln\left(\frac{u(t)}{u(t + nT)}\right) \implies Q = \frac{n\pi}{\ln\left(\dfrac{u(t)}{u(t + nT)}\right)}

Effectuons une lecture graphique sur la figure 9 :

  • Au premier pic positif vers t_1 \approx 0{,}008\text{ s}, la tension maximale vaut u(t_1) \approx 0{,}80\text{ V}.
  • Après n = 10 oscillations, vers t_{11} \approx 0{,}10\text{ s}, la tension maximale n'est plus que de u(t_{11}) \approx 0{,}16\text{ V}.

On en déduit :

\delta = \frac{1}{10}\ln\left(\frac{0{,}80}{0{,}16}\right) = \frac{\ln(5{,}0)}{10} \simeq 0{,}161

Le facteur de qualité vaut donc :

Q = \frac{\pi}{\delta} = \frac{10\pi}{\ln(5{,}0)} \simeq 19{,}5
\boxed{Q \simeq 20}

(une valeur comprise entre 15 et 25 est acceptable compte tenu de l'incertitude de lecture graphique).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à invoquer les phénomènes dissipatifs pour expliquer l'écart par rapport au modèle théorique.

« Les phénomènes dissipatifs ne sont pas toujours évoqués. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : résonateur de helmholtz, longueur effective

Le facteur de qualité est suffisamment grand pour considérer que le système oscille à sa fréquence propre . Comparer la valeur mesurée de cette fréquence à celle déduite du modèle utilisé. En fait, les couches d'air situées de part et d'autre du col sont aussi entraînées dans le mouvement. Expliquer en quoi leur prise en compte permet d'affiner la modélisation.

Voir l'indice

Mesurer la période des oscillations libres sur le chronogramme fourni, calculer la fréquence propre théorique f_0, et interpréter l'écart par l'existence d'une masse d'air additionnelle oscillant aux embouchures (longueur effective accrue).

Voir la stratégie
  1. Calculer la valeur théorique de la fréquence propre f_0 à partir de la formule établie à la question Q37 et des données de l'énoncé.
  2. Mesurer graphiquement la pseudo-période T sur la figure 9 en comptant un nombre suffisant d'oscillations pour déduire la fréquence mesurée f_{\text{mes}} \simeq f_0.
  3. Comparer les deux valeurs et interpréter physiquement l'écart par l'inertie supplémentaire des masses d'air entraînées aux extrémités du col (longueur effective).
Voir la réponse courte

Écart lié aux effets d'inertie de l'air aux extrémités du col, modélisables par une longueur effective \ell_{eff} > \ell.

Voir le corrigé complet

1. Fréquence propre théorique

D'après le résultat de la question Q37 :

f_{0,\text{th}} = \frac{1}{2\pi} \sqrt{\frac{c^2 s}{\ell V_c}}

Avec les valeurs numériques :

  • c = 343\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},
  • s = 1{,}89\text{ cm}^2 = 1{,}89 \cdot 10^{-4}\text{ m}^2,
  • \ell = 5{,}0\text{ cm} = 5{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ m},
  • V_c = 791\text{ cm}^3 = 791 \cdot 10^{-6}\text{ m}^3.

On obtient :

\frac{c^2 s}{\ell V_c} = \frac{(343)^2 \times 1{,}89 \cdot 10^{-4}}{5{,}0 \cdot 10^{-2} \times 791 \cdot 10^{-6}} \simeq 5{,}62 \cdot 10^5\text{ s}^{-2}

soit :

\boxed{f_{0,\text{th}} \simeq 119\text{ Hz}}

2. Fréquence mesurée expérimentalement

Puisque le facteur de qualité est grand (Q \simeq 20 \gg 1), la pseudo-fréquence d'oscillation libre f_p est quasiment confondue avec la fréquence propre :

f_p = f_0 \sqrt{1 - \frac{1}{4Q^2}} \simeq f_0

Sur la figure 9, on observe N = 10 pseudo-périodes entre t = 0{,}00\text{ s} et t = 0{,}10\text{ s} :

\begin{aligned} 10\,T &\simeq 0{,}10\text{ s} \implies T \simeq 10\text{ ms} \end{aligned}

On en déduit la fréquence propre mesurée :

\boxed{f_{\text{mes}} = \frac{1}{T} \simeq 100\text{ Hz}}

3. Comparaison et affinement du modèle

La fréquence mesurée (100\text{ Hz}) est inférieure à la fréquence théorique (119\text{ Hz}), avec un écart relatif d'environ 16\,\%.

Les couches d'air situées immédiatement à l'extérieur et à l'intérieur du col participent également au mouvement oscillatoire. La masse d'air effectivement en mouvement est donc supérieure à la masse de la seule colonne contenue dans le col :

m_{\text{eff}} = \rho_0 s\,\ell_{\text{eff}} > m = \rho_0 s \ell \quad \text{avec} \quad \ell_{\text{eff}} = \ell + \Delta\ell > \ell

où \Delta\ell > 0 représente la correction d'extrémité (ou correction de col).

La raideur équivalente k imposée par la cavité restant inchangée, la fréquence propre corrigée s'écrit :

f_{0,\text{corr}} = \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{k}{m_{\text{eff}}}} = \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{c^2 s}{\ell_{\text{eff}} V_c}} < f_{0,\text{th}}

La prise en compte de ces couches entraînées abaisse la valeur théorique et permet de la rapprocher significativement de la valeur mesurée.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Mesurez soigneusement la période sur le graphe et comprenez l'effet d'allongement effectif de la tranche d'air.

« D’étonnantes erreurs pour la mesure de la période à partir du graphe. L’allongement de la couche d’air pour expliquer l’écart entre l’expérience et le modèle a été rarement compris. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : oscillation forcée, résonance

Établir l'expression de . En déduire que la vitesse de la tranche d'air dans le col s'écrit en représentation complexe : où . Que dire de dans le cas où ? En pratique, reste borné. Expliquer pourquoi.

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique en régime forcé en introduisant la force excitatrice sinusoïdale due à la surpression imposée à l'entrée, puis dériver temporellement la position complexe.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la tranche d'air en prenant en compte la force motrice imposée par la surpression acoustique p(t) à l'entrée du col et la force de rappel élastique de la cavité.
  2. Passer en régime sinusoïdal forcé à l'aide des grandeurs complexes pour déterminer l'amplitude complexe \underline{x}_m, puis la vitesse complexe \underline{v}(t) = \frac{\mathrm{d}\underline{x}}{\mathrm{d}t}.
  3. Analyser le comportement à la résonance (\omega = \omega_0) et justifier physiquement pourquoi l'amplitude réelle reste finie.
Voir la réponse courte

PFD en régime forcé complexe, mise en évidence de la divergence sans frottement et saturation réelle par dissipation.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est la tranche d'air contenue dans le col, de masse m = \rho_0 s \ell. La pression appliquée à l'entrée extérieure du col est désormais p_0 + p(t), tandis que la pression dans la cavité reste modélisée par p_c(t) \simeq p_0\left(1 + \frac{\gamma s x}{V_c}\right) d'après la question Q36.

La résultante des forces pressantes selon \vec{u}_x s'écrit :

F_p(t) = \left[p_0 + p(t) - p_c(t)\right] s = s\,p(t) - \frac{\gamma p_0 s^2}{V_c}\,x(t) = s\,p(t) - k\,x(t)

où k = \frac{\rho_0 c^2 s^2}{V_c} est la constante de raideur équivalente établie à la question Q36.

Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe horizontal (O, \vec{u}_x) donne :

m \ddot{x}(t) = -k\,x(t) + s\,p(t)

En divisant par m = \rho_0 s \ell et en introduisant la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}} = \sqrt{\frac{c^2 s}{\ell V_c}} (question Q37) :

\ddot{x}(t) + \omega_0^2\,x(t) = \frac{p(t)}{\rho_0 \ell}

En représentation complexe, avec \underline{p}(t) = p_m \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} et en cherchant la solution en régime forcé sous la forme \underline{x}(t) = \underline{x}_m \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}, l'équation différentielle devient :

\left(-\omega^2 + \omega_0^2\right) \underline{x}_m = \frac{p_m}{\rho_0 \ell} \implies \underline{x}_m = \frac{p_m}{\rho_0 \ell (\omega_0^2 - \omega^2)}

D'où l'expression du déplacement complexe :

\boxed{\underline{x}(t) = \frac{p_m}{\rho_0 \ell (\omega_0^2 - \omega^2)}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}}

La vitesse de la tranche d'air s'en déduit par dérivation temporelle :

\underline{v}(t) = \frac{\mathrm{d}\underline{x}}{\mathrm{d}t} = \mathrm{j}\omega\,\underline{x}(t) = \underline{v}_m \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}

avec :

\boxed{\underline{v}_m = \frac{\mathrm{j}\omega p_m}{\rho_0 \ell (\omega_0^2 - \omega^2)}}

Comportement pour \omega = \omega_0 :
Lorsque la pulsation d'excitation coïncide avec la pulsation propre du système (\omega = \omega_0), le dénominateur s'annule :

\lim_{\omega \to \omega_0} |\underline{v}_m| = +\infty

Le modèle prédit une résonance d'amplitude infinie.

Cas réel :
En réalité, |\underline{v}_m| reste borné en raison de divers mécanismes dissipatifs négligés ici :

  • les frottements visqueux de l'air contre les parois du col (effets de couche limite visqueuse) ;
  • les effets non linéaires et décollements de tourbillons aux deux extrémités du col pour de grandes vitesses ;
  • le rayonnement d'ondes acoustiques vers l'extérieur du résonateur, qui emporte une partie de l'énergie mécanique.

Résultat

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Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : impédance acoustique, onde progressive

Exprimer les champs des vitesses caractérisant les ondes acoustiques incidente, réfléchie et transmise, notées respectivement , et , en fonction notamment de l'impédance caractéristique de la conduite définie à la Q29.

Voir l'indice

Relier les vitesses acoustiques incidentes, réfléchies et transmises aux pressions correspondantes en prêtant attention au signe imposé par le sens de propagation pour l'onde réfléchie.

Voir la réponse courte

Relations de structure reliant les vitesses et surpressions selon le sens de propagation via l'impédance acoustique Z_c.

Voir le corrigé complet

Les ondes acoustiques étudiées dans la conduite cylindrique d'axe (O, \vec{u}_z) sont des ondes planes progressives sinusoïdales. Le champ de vitesse selon l'axe \vec{u}_z est relié à la surpression par l'impédance caractéristique Z_c = \rho_0 c établie à la question Q29 :

  • L'onde incidente se propage dans le sens des z croissants (sens de \vec{u}_z) :

    \underline{v}_i(z,t) = \frac{\underline{p}_i(z,t)}{Z_c} = \frac{\underline{p}_{i,m}}{Z_c}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kz)}
  • L'onde réfléchie se propage dans le sens des z décroissants (sens opposé à \vec{u}_z) :

    \underline{v}_r(z,t) = -\frac{\underline{p}_r(z,t)}{Z_c} = -\frac{\underline{p}_{r,m}}{Z_c}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t + kz)}
  • L'onde transmise se propage dans le sens des z croissants (sens de \vec{u}_z) :

    \underline{v}_t(z,t) = \frac{\underline{p}_t(z,t)}{Z_c} = \frac{\underline{p}_{t,m}}{Z_c}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kz)}

On a donc :

\boxed{\underline{v}_i(z,t) = \frac{\underline{p}_{i,m}}{Z_c}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kz)}, \quad \underline{v}_r(z,t) = -\frac{\underline{p}_{r,m}}{Z_c}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t + kz)}, \quad \underline{v}_t(z,t) = \frac{\underline{p}_{t,m}}{Z_c}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kz)}}

Résultat

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Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : condition aux limites, débit volumique

On note la pression acoustique et le champ des vitesses correspondant en à l'entrée du col du résonateur. Exprimer en fonction de et , puis en fonction de . En supposant la conservation du débit volumique à travers la surface qui délimite la portion de la conduite en contact avec le résonateur en (figure 10), établir une relation entre , , , , , et .

Voir l'indice

Écrire la continuité de la pression acoustique à l'abscisse de la jonction z=0, puis traduire la conservation du débit volumique entre la conduite amont, la conduite aval et le col du résonateur.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la continuité de la pression acoustique à la jonction z = 0 entre la conduite amont, la conduite aval et le col du résonateur.
  2. Effectuer un bilan de débit volumique sur le volume de contrôle constitué par la portion de conduite en regard du col à la jonction z = 0, puis exprimer les vitesses acoustiques à l'aide de l'impédance caractéristique Z_c obtenue à la question Q41.
Voir la réponse courte

Continuité de la pression en z=0 et conservation du débit acoustique nodal : D_{v,i} + D_{v,r} = D_{v,t} + D_{v,col}.

Voir le corrigé complet

1. Continuité de la pression acoustique en z = 0

En l'absence de singularité de pression à la jonction, la pression acoustique totale est continue à travers la section z = 0 et s'identifie à la pression à l'entrée du col du résonateur :

  • En amont immédiat (z = 0^-), la pression acoustique résulte de la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie :

    \underline{p}(0^-, t) = \underline{p}_i(0,t) + \underline{p}_r(0,t) = \left(\underline{p}_{i,m} + \underline{p}_{r,m}\right)\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}
  • En aval immédiat (z = 0^+), elle est assurée par l'onde transmise :

    \underline{p}(0^+, t) = \underline{p}_t(0,t) = \underline{p}_{t,m}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}
  • À l'entrée du col du résonateur, la pression acoustique est notée \underline{p}(t) = p_m\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}.

Par continuité de la surpression acoustique en z=0 :

\underline{p}(0^-, t) = \underline{p}(0^+, t) = \underline{p}(t)

On en déduit :

\boxed{p_m = \underline{p}_{i,m} + \underline{p}_{r,m}} \quad \text{et} \quad \boxed{p_m = \underline{p}_{t,m}}

2. Conservation du débit volumique en z = 0

Considérons le volume de contrôle entourant la portion de conduite en z = 0. Le fluide étant localement incompressible dans ce volume d'extension axiale négligeable, la somme des débits volumiques entrants compense la somme des débits volumiques sortants à chaque instant :

D_{v,\text{entrant}} = D_{v,\text{sortant}}

Le débit entrant provient de la région z < 0, tandis que les débits sortants se partagent entre la conduite aval (z > 0) et le col du résonateur (selon \vec{u}_x) :

S\,\underline{v}(0^-, t) = S\,\underline{v}_t(0^+, t) + s\,\underline{v}(t)

où :

  • \underline{v}(0^-, t) = \underline{v}_i(0, t) + \underline{v}_r(0, t) = \left(\dfrac{\underline{p}_{i,m}}{Z_c} - \dfrac{\underline{p}_{r,m}}{Z_c}\right)\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} d'après la question Q41,
  • \underline{v}_t(0^+, t) = \dfrac{\underline{p}_{t,m}}{Z_c}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} d'après la question Q41,
  • \underline{v}(t) = \underline{v}_m\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}.

En simplifiant par le facteur commun \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}, on obtient :

S\left(\frac{\underline{p}_{i,m}}{Z_c} - \frac{\underline{p}_{r,m}}{Z_c}\right) = S\,\frac{\underline{p}_{t,m}}{Z_c} + s\,\underline{v}_m

Soit, en réorganisant les termes :

\boxed{\frac{S}{Z_c}\left(\underline{p}_{i,m} - \underline{p}_{r,m} - \underline{p}_{t,m}\right) = s\,\underline{v}_m}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'établissement de l'équation issue de la conservation du débit volumique a été presque constamment source d'erreurs.

« L’équation déduite de la conservation du débit volumique n’a quasiment jamais été trouvée sans erreurs. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

Question déjà tombée ailleurs

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Question 43

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral

Notions : perte d'insertion, gain en décibels

Exprimer en fonction de , et l'indice de perte de transmission défini par

et exprimé en décibels.

Voir l'indice

Calculer le module au carré du rapport des amplitudes complexes de pression fourni dans l'énoncé, puis l'injecter directement dans la définition logarithmique de L_{TL}.

Voir la réponse courte

Calcul du rapport \underline{p}_{i,m}/\underline{p}_{t,m} à partir des relations précédentes et passage en décibels.

Voir le corrigé complet

D'après la relation fournie par l'énoncé liant les amplitudes complexes des pressions acoustiques incidente et transmise :

\frac{\underline{p}_{i,m}}{\underline{p}_{t,m}} = 1 - \frac{\mathrm{j}}{2\beta \left(\dfrac{\omega}{\omega_0} - \dfrac{\omega_0}{\omega}\right)}

Le carré du module de ce rapport s'écrit comme la somme des carrés de sa partie réelle et de sa partie imaginaire :

\begin{aligned} \frac{|\underline{p}_{i,m}|^2}{|\underline{p}_{t,m}|^2} &= \left| 1 - \frac{\mathrm{j}}{2\beta \left(\dfrac{\omega}{\omega_0} - \dfrac{\omega_0}{\omega}\right)} \right|^2 \\ &= 1 + \frac{1}{4\beta^2 \left(\dfrac{\omega}{\omega_0} - \dfrac{\omega_0}{\omega}\right)^2} \end{aligned}

En injectant ce résultat dans la définition de l'indice de perte de transmission L_{TL}, on obtient :

\boxed{L_{TL} = 10 \log \left[ 1 + \frac{1}{4\beta^2 \left(\dfrac{\omega}{\omega_0} - \dfrac{\omega_0}{\omega}\right)^2} \right]}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu abordée, marquée par l'erreur rédhibitoire consistant à affecter un signe négatif à un module.

« Question peu traitée, et quand elle l’est, il n’est pas rare de voir des modules avec un signe négatif. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : filtrage linéaire, filtre coupe-bande

Identifier à l'aide des courbes de la figure 11 la nature du filtre acoustique que constitue le résonateur de Helmholtz relié à la conduite. Pour une valeur du coefficient donnée, expliquer à l'aide des courbes l'intérêt d'avoir un coefficient d'amortissement important.

Voir l'indice

Observer l'allure de la perte de transmission en fonction de la fréquence (atténuation sélective autour de f_0, caractéristique d'un filtre coupe-bande). Analyser l'effet d'une augmentation de \alpha sur la largeur de la bande passante atténuée.

Voir la stratégie
  1. Relier la grandeur L_{TL} (perte par transmission en décibels) au gain en transmission acoustique pour déterminer le comportement en fréquence (basses, moyennes et hautes fréquences).
  2. Analyser l'influence de l'amortissement \alpha sur l'allure des résonances (hauteur du pic vs largeur de bande) et faire le lien avec l'application pratique (nuisance sonore d'une VMC).
Voir la réponse courte

Identification d'un filtre coupe-bande éliminant la pulsation de résonance ; un amortissement accru élargit la bande atténuée.

Voir le corrigé complet

1. Nature du filtre acoustique

L'indice de perte de transmission s'écrit :

L_{TL} = 10 \log \left( \frac{|\underline{p}_{i,m}|^2}{|\underline{p}_{t,m}|^2} \right) = -20 \log \left| \frac{\underline{p}_{t,m}}{\underline{p}_{i,m}} \right| = -20 \log |T(\omega)|

où T(\omega) = \frac{\underline{p}_{t,m}}{\underline{p}_{i,m}} est le coefficient de transmission en pression acoustique.

À partir des courbes de la figure 11 :

  • À basse fréquence (f \ll f_0) et à haute fréquence (f \gg f_0), L_{TL} \to 0\text{ dB}, ce qui signifie que |T| \simeq 1 : les ondes sonores sont intégralement transmises le long de la conduite sans atténuation notable.
  • Autour de la fréquence de résonance f \simeq f_0, L_{TL} passe par un maximum prononcé (L_{TL} > 0), ce qui indique une transmission minimale (|T| \ll 1) : l'onde incidente est fortement réfléchie et absorbée au niveau de la jonction avec le résonateur.

Le dispositif atténue donc une bande de fréquences centrée sur f_0 tout en laissant passer les autres fréquences :

\boxed{\text{Il s'agit d'un filtre coupe-bande (ou réjecteur de bande).}}

2. Intérêt d'un amortissement \alpha important

Pour une valeur fixée du paramètre géométrique \beta, l'augmentation de l'amortissement \alpha (provoqué par la viscosité de l'air ou l'adjonction de matériaux poreux) produit deux effets visibles sur les courbes :

  • la perte de transmission maximale au pic de résonance diminue modérément ;
  • en contrepartie, la largeur du pic s'accroît considérablement, ce qui élargit la bande passante d'atténuation.
\boxed{ \begin{aligned} &\text{Un amortissement $\alpha$ élevé permet d'élargir la bande de fréquences atténuées,} \\ &\text{ce qui assure une réduction sonore efficace pour des bruits non strictement} \\ &\text{monochromatiques (bruit de brassage, fluctuations de vitesse du ventilateur).} \end{aligned} }

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas transmission et perte de transmission : l'atténuation maximale au centre correspond à un coupe-bande.

« La plupart des candidats se sont fait piéger en voyant un filtre passe-bande : s’agissant d’une perte de transmission en ordonnée, le filtre est un coupe-bande. »

Source : rapport du jury CCINP 2023

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique PC 2023 ?

Surtout 2 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (36 % des questions, partie III) et Machines thermiques et systèmes ouverts (18 %, partie I). Plus ponctuellement : Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Diffusion thermique et diffusion de particules, Premier et second principes de la thermodynamique, Électrostatique, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique PC 2023 dès la première année (PCSI) ?

Peu : 8 questions sur 44 (18 %) ne demandent que le programme de PCSI : Q6, Q11 à Q13, Q21 à Q23 et Q38.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique PC 2023 ?

Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 2 h). Questions les plus longues : Q35 (15 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique PC 2023 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q17 (équation de maxwell), Q35 (temps de réverbération), Q42 (condition aux limites) et Q43 (perte d'insertion).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique PC 2023 ?

Questions de cours : Q1 (conservation de la masse), Q2 (travail des forces de pression), Q3 (premier principe), Q4 (premier principe), Q6 (capacité thermique), Q11 (diagramme de phase), Q16 (symétrie), Q18 (théorème de gauss)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (résistance thermique), Q20 (potentiel électrostatique), Q26 (compressibilité isentropique), Q31 (intensité sonore), Q34 (formule de sabine), Q36 (résonateur de helmholtz), Q37 (oscillateur harmonique) et Q38 (facteur de qualité).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique PC 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (20 sur 44), par exemple : Q3, Q5, Q6, Q8, Q9, Q11, Q15, Q18, Q19, Q23, Q24, Q27…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q1, Q2, Q4, Q7, Q14, Q16, Q17, Q20, Q21, Q25, Q26, Q28….

Quelle a été la moyenne au sujet CCINP Physique PC 2023 ?

Moyenne : 8,62/20 (écart-type 3,88, 4 216 présents).

Pourquoi la fréquence propre mesurée est-elle plus basse que prévu en Q39 ?

L'entraînement des couches d'air situées aux ouvertures du col accroît la masse de fluide en mouvement sans modifier la raideur de la cavité. Ce phénomène équivaut à une longueur effective de col \ell_{\text{eff}} > \ell, ce qui diminue la fréquence propre théorique f_0 \propto 1/\sqrt{\ell}.

Comment poser la conservation du débit acoustique en Q42 ?

Il faut appliquer une loi des nœuds volumique au raccordement en z = 0 : le débit provenant de l'amont se sépare entre la conduite aval et le col du résonateur, soit S\big(v_i(0,t) + v_r(0,t)\big) = S\,v_t(0,t) + s\,v(0,t).

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 44
Position estimée
–
des copies sous cette note

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 44 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 8,62 et d'écart-type 3,88 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.