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Corrigé détaillé Mines Physique 2 MPI 2025

Physique et chimie automobiles

Le sujet en bref

Sujet difficile · Ondes électromagnétiques dans les milieux, Machines thermiques et systèmes ouverts, Premier et second principes de la thermodynamique · 10 incontournables · 16 questions de première année
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Ce sujet propose une étude transversale et très concrète de plusieurs organes essentiels de l'automobile : le stockage électrochimique d'énergie (accumulateur au plomb), la propulsion thermique (moteur à essence modélisé par le cycle de Beau de Rochas) et le contrôle de vitesse (cinémomètre radar fondé sur l'effet Doppler).

L'épreuve est particulièrement bienveillante et constitue un excellent test de maîtrise des fondamentaux du cours de physique et de chimie. Les questions s'enchaînent logiquement sans piège calculatoire, faisant la part belle aux bilans énergétiques, aux tracés de diagrammes thermodynamiques et à l'analyse de dispersion des ondes électromagnétiques dans les conducteurs. C'est un support de révision incontournable pour consolider les ordres de grandeur classiques et s'entraîner aux calculs numériques sans calculatrice.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,18/20)
Temps estimé
≈ 2 h 15 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

10 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

13 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (13) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Voir les 1 autres

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
  • Parties indépendantes

    Les trois parties du sujet (chimie en Q1, thermodynamique en Q8 et électromagnétisme en Q17) sont totalement indépendantes et peuvent être traitées dans un ordre quelconque.

  • Données en annexe

    Des valeurs numériques et des puissances utiles pour mener les applications numériques (notamment la valeur de 10^{2/3} utilisée en Q2) sont regroupées en fin d'énoncé.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

25 questions
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Partie I : Batterie d'accumulateurs au plomb

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pile, électrode, demi-équation

Laquelle des deux électrodes est l'électrode positive ? Justifier et préciser, pour chacune des deux électrodes, l'équation-bilan de la réaction à l'électrode en fonctionnement spontané (c'est-à-dire en régime de décharge de la batterie).

Voir l'indice

Comparer les potentiels standard d'oxydoréduction des deux couples du plomb pour déterminer l'électrode où se déroule la réduction spontanée.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux couples d'oxydoréduction mis en jeu ainsi que leurs potentiels standard fournis dans les données.
  2. Comparer les potentiels standard pour identifier le pôle positif (potentiel le plus élevé) et le pôle négatif.
  3. En déduire les demi-équations redox correspondant au fonctionnement spontané (décharge) : réduction à la cathode (+) et oxydation à l'anode (-).
Voir la réponse courte

La cathode (+) correspond au plus haut potentiel standard (\text{PbO}_2/\text{Pb}^{2+}) et l'anode (-) à l'oxydation de \text{Pb}.

Voir le corrigé complet

Les deux couples rédox mis en jeu aux électrodes sont :

  • \mathrm{PbO_2 / Pb^{2+}} de potentiel standard E_1^\circ = 1{,}69\text{ V} ;
  • \mathrm{Pb^{2+} / Pb} de potentiel standard E_2^\circ = -0{,}13\text{ V}.

Comme E_1^\circ > E_2^\circ, l'électrode constituée de peroxyde de plomb \mathrm{PbO_2} présente un potentiel plus élevé que celle de plomb métallique \mathrm{Pb}.

\boxed{\text{L'électrode positive est l'électrode de dioxyde de plomb }\mathrm{PbO_2}\text{ (et la négative est en }\mathrm{Pb}\text{).}}

Lors d'un fonctionnement spontané (décharge du générateur) :

  • À l'électrode positive (cathode), il se produit la réduction du peroxyde de plomb, l'oxydant le plus fort :

    \boxed{\mathrm{PbO_2(s)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} + 2\,\mathrm{e^-} = \mathrm{Pb^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)}}
  • À l'électrode négative (anode), il se produit l'oxydation du plomb métallique, le réducteur le plus fort :

    \boxed{\mathrm{Pb(s)} = \mathrm{Pb^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{e^-}}

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : formule de nernst, force électromotrice, ph

Établir l'expression de la force électro-motrice d'un tel accumulateur (à ) en fonction des données et des seules concentrations (ou bien ) et . Supposant pour une batterie la concentration de sulfate de plomb II , calculer le pH de la solution nécessaire pour obtenir ; commenter.

Voir l'indice

Exprimer les potentiels d'électrode avec la formule de Nernst en tenant compte de l'échange de 2 électrons et faire la différence E = E_+ - E_-.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le potentiel d'oxydoréduction de chaque électrode à l'aide de la formule de Nernst à partir des demi-équations établies à la question précédente.
  2. En déduire la force électromotrice E = E_+ - E_- de l'accumulateur en fonction de [\mathrm{H}^+] et [\mathrm{Pb}^{2+}].
  3. Réaliser l'application numérique pour déterminer le \mathrm{pH}, puis interpréter la valeur obtenue à l'aide des données du sujet.
Voir la réponse courte

Expression de E = E_+ - E_- avec la relation de Nernst, puis résolution pour trouver le pH très acide nécessaire.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, les couples intervenant aux deux électrodes sont \mathrm{PbO_2/Pb^{2+}} (pôle positif) et \mathrm{Pb^{2+}/Pb} (pôle négatif). Les activités des phases condensées pures (\mathrm{PbO_2(s)}, \mathrm{Pb(s)} et \mathrm{H_2O(\ell)}) étant égales à l'unité, les potentiels d'électrode donnés par la formule de Nernst à 25^\circ\text{C} s'écrivent :

\begin{aligned} E_+ &= E^\circ(\mathrm{PbO_2/Pb^{2+}}) + \frac{RT}{2\mathcal{F}} \ln \left( \frac{([\mathrm{H}^+]/C^\circ)^4}{[\mathrm{Pb}^{2+}]/C^\circ} \right) \\ E_- &= E^\circ(\mathrm{Pb^{2+}/Pb}) + \frac{RT}{2\mathcal{F}} \ln \left( \frac{[\mathrm{Pb}^{2+}]}{C^\circ} \right) \end{aligned}

La force électromotrice à vide de l'accumulateur est E = E_+ - E_-, soit :

\begin{aligned} E &= E^\circ(\mathrm{PbO_2/Pb^{2+}}) - E^\circ(\mathrm{Pb^{2+}/Pb}) + \frac{RT}{2\mathcal{F}} \ln \left( \frac{([\mathrm{H}^+]/C^\circ)^4}{([\mathrm{Pb}^{2+}]/C^\circ)^2} \right) \\ &= E^\circ(\mathrm{PbO_2/Pb^{2+}}) - E^\circ(\mathrm{Pb^{2+}/Pb}) + \frac{RT}{\mathcal{F}} \ln \left( \frac{[\mathrm{H}^+]^2}{[\mathrm{Pb}^{2+}]\,C^\circ} \right) \end{aligned}

En utilisant la constante de Nernst fournie \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln 10 \simeq 0{,}06\text{ V} :

\boxed{E = E^\circ(\mathrm{PbO_2/Pb^{2+}}) - E^\circ(\mathrm{Pb^{2+}/Pb}) + 0{,}06 \log \left( \frac{[\mathrm{H}^+]^2}{[\mathrm{Pb}^{2+}]\,C^\circ} \right)}

En fonction du \mathrm{pH} = -\log([\mathrm{H}^+]/C^\circ), cette relation prend la forme :

E = E^\circ(\mathrm{PbO_2/Pb^{2+}}) - E^\circ(\mathrm{Pb^{2+}/Pb}) - 0{,}12\,\mathrm{pH} - 0{,}06 \log\left(\frac{[\mathrm{Pb}^{2+}]}{C^\circ}\right)

Avec c' = [\mathrm{Pb}^{2+}] = 1{,}0\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = C^\circ, le terme logarithmique en [\mathrm{Pb}^{2+}] s'annule :

\begin{aligned} E &= 1{,}69 - (-0{,}13) - 0{,}12\,\mathrm{pH} = 1{,}82 - 0{,}12\,\mathrm{pH} \end{aligned}

Pour obtenir E = 1{,}9\text{ V}, on résout :

\begin{aligned} 1{,}9 &= 1{,}82 - 0{,}12\,\mathrm{pH} \implies \mathrm{pH} = \frac{1{,}82 - 1{,}90}{0{,}12} = -\frac{0{,}08}{0{,}12} = -\frac{2}{3} \simeq -0{,}67 \end{aligned}
\boxed{\mathrm{pH} \simeq -0{,}67}

Commentaire : La valeur du \mathrm{pH} obtenue est strictement négative, ce qui correspond à une concentration en ions \mathrm{H}^+ supérieure à 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

[\mathrm{H}^+] = C^\circ \cdot 10^{-\mathrm{pH}} = 10^{2/3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = 4{,}6\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

(d'après la donnée 10^{2/3} = 4{,}6). Cela traduit la nécessité d'un milieu extrêmement acide (acide sulfurique très concentré) pour que l'accumulateur au plomb délivre une tension nominale élevée proche de 2\text{ V}.

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capacité d'une pile, association en série, stœchiométrie

Combien d'accumulateurs faut-il associer pour réaliser une batterie automobile ? Représenter cette association sur un schéma. Quelle est la capacité de chacun des accumulateurs ? En déduire les quantités de matière totales et contenues dans les grilles de l'ensemble des électrodes contenues dans la batterie au complet (on admettra que ces espèces Pb et sont les seuls réactifs limitants).

Voir l'indice

Diviser la tension totale de 12 V par la fem unitaire pour déduire le nombre d'éléments à associer en série, puis relier la capacité Q à la quantité d'électrons échangés via Q = n_e \mathcal{F}.

Voir la stratégie
  1. La force électromotrice d'un élément au plomb étant d'environ 2{,}0\text{ V}, on détermine le nombre d'éléments nécessaires pour obtenir E_t = 12\text{ V} par une mise en série et on trace le schéma équivalent.
  2. Dans un montage en série, l'intensité traversant chaque élément est identique, ce qui donne directement la capacité Q de chaque accumulateur.
  3. À partir des demi-équations d'oxydoréduction établies à la question 1, on relie la quantité d'électrons échangés par élément à la charge Q, puis on somme sur les N accumulateurs pour trouver les quantités de matière totales.
Voir la réponse courte

Association de 6 éléments de 2 V en série, capacité identique Q, et quantités de matière via Q = 2 n F.

Voir le corrigé complet

1. Nombre d'accumulateurs et schéma d'association

D'après le préambule de la question, la force électromotrice d'un élément d'accumulateur au plomb vaut E \simeq 2{,}0\text{ V}. Pour obtenir une force électromotrice totale E_t = 12\text{ V}, il faut associer N accumulateurs en série, de telle sorte que les tensions s'ajoutent :

E_t = N E \implies N = \frac{E_t}{E} = \frac{12}{2{,}0} = 6
\boxed{N = 6\text{ accumulateurs en série}}

L'association en série est représentée ci-dessous :

2. Capacité de chacun des accumulateurs

Les accumulateurs étant montés en série, le courant électrique I(t) qui traverse la batterie traverse intégralement chacun des 6 éléments. Par conséquent, la charge électrique Q ayant traversé chaque accumulateur au cours de la décharge totale est rigoureusement identique à la capacité Q_t de la batterie :

\boxed{Q = Q_t = 65\text{ A}\cdot\text{h} = 65 \times 3600\text{ C} \simeq 2{,}3 \cdot 10^5\text{ C}}

3. Quantités de matière totales de \mathrm{Pb} et \mathrm{PbO_2}

D'après les demi-équations écrites à la question 1 :

\begin{aligned} \text{Électrode négative :}& \quad \mathrm{Pb(s)} = \mathrm{Pb^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- \\ \text{Électrode positive :}& \quad \mathrm{PbO_2(s)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Pb^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(\ell)} \end{aligned}

Pour chaque élément, la consommation d'une mole de \mathrm{Pb} ou d'une mole de \mathrm{PbO_2} met en jeu le transfert d'une quantité d'électrons n_{1,\mathrm{e}^-} = 2\text{ mol}. La quantité d'électrons circulant dans un accumulateur débitant une charge Q est :

n_{1,\mathrm{e}^-} = \frac{Q}{\mathcal{F}}

Ainsi, dans un accumulateur donné, les quantités de matière consommées de \mathrm{Pb} et de \mathrm{PbO_2} sont égales à :

n_{1,\mathrm{Pb}} = n_{1,\mathrm{PbO_2}} = \frac{n_{1,\mathrm{e}^-}}{2} = \frac{Q}{2\,\mathcal{F}}

La batterie complète contenant N = 6 accumulateurs indépendants, la quantité de matière totale contenue dans l'ensemble des grilles est :

n_{\mathrm{Pb}} = n_{\mathrm{PbO_2}} = N \times \frac{Q}{2\,\mathcal{F}} = \frac{3\,Q}{\mathcal{F}}

Application numérique :

n_{\mathrm{Pb}} = n_{\mathrm{PbO_2}} = \frac{3 \times 2{,}34 \cdot 10^5}{9{,}6 \cdot 10^4} = \frac{7{,}02 \cdot 10^5}{9{,}6 \cdot 10^4} \simeq 7{,}3\text{ mol}
\boxed{n_{\mathrm{Pb}} = n_{\mathrm{PbO_2}} = \frac{3\,Q}{\mathcal{F}} \simeq 7{,}3\text{ mol}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : masse volumique, concentration molaire, titre massique

Déduire des données les valeurs numériques de et . D'après un site technique automobile, la densité de l'électrolyte d'une batterie scellée en bon état doit être de l'ordre de 1,3. En déduire et commenter.

Voir l'indice

Écrire la masse de la solution comme la somme des masses d'eau pure et d'acide sulfurique pur en fonction de la concentration molaire c.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux états limites fournis par l'énoncé : l'eau pure (c = 0) et l'acide sulfurique liquide pur de masse volumique \rho, afin d'en déduire les constantes a et b de la relation affine d = a + b\cdot c.
  2. Inverser la relation pour déterminer la concentration molaire c correspondant à la densité d = 1{,}3.
  3. Commenter la valeur obtenue en faisant le lien avec le résultat de la question Q2 et les contraintes pratiques d'une batterie de démarrage automobile.
Voir la réponse courte

Exploitation de la relation affine entre masse volumique et concentration massique pour déterminer la concentration molaire en acide sulfurique.

Voir le corrigé complet

La densité de la solution par rapport à l'eau pure est modélisée par une loi affine en fonction de la concentration c :

d(c) = a + b \cdot c

1. Détermination de a et b :

  • Pour de l'eau pure (c = 0), la masse volumique est \rho_{\mathrm{sol}} = \rho_0, d'où la densité d(0) = 1{,}0. On en déduit :

    a = 1{,}0
  • Pour l'acide sulfurique pur liquide de masse volumique \rho = 1{,}8\text{ kg}\cdot\text{L}^{-1}, la densité vaut :

    d_{\mathrm{pur}} = \frac{\rho}{\rho_0} = \frac{1{,}8}{1{,}0} = 1{,}8

    La concentration molaire correspondante est :

    c_{\mathrm{pur}} = \frac{\rho}{\mathcal{M}} = \frac{1{,}8 \cdot 10^3\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}}{98\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}} \simeq 18{,}4\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

    En appliquant la relation affine à cet état pur, il vient :

    d_{\mathrm{pur}} = a + b \cdot c_{\mathrm{pur}} \implies b = \frac{\frac{\rho}{\rho_0} - 1}{\frac{\rho}{\mathcal{M}}} = \frac{\rho - \rho_0}{\rho_0 \rho}\,\mathcal{M}

Application numérique avec deux chiffres significatifs :

\begin{aligned} b &= \frac{1{,}8 - 1{,}0}{1{,}0 \times 1{,}8} \times \frac{98\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}}{1000\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}} = \frac{4}{9} \times 0{,}098\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1} \simeq 0{,}0436\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1} \simeq 4{,}4 \cdot 10^{-2}\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{a = 1{,}0 \quad \text{et} \quad b = 4{,}4 \cdot 10^{-2}\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}}

2. Détermination de c pour une densité d = 1{,}3 :

c = \frac{d - a}{b}

Application numérique :

c = \frac{1{,}3 - 1{,}0}{0{,}0436\text{ L}\cdot\text{mol}^{-1}} \simeq 6{,}9\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{c \simeq 6{,}9\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

3. Commentaire :

  • L'électrolyte est une solution d'acide sulfurique particulièrement concentrée (environ 7\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, soit plus de 35\,\% en masse), ce qui en fait un liquide très corrosif et dangereux à manipuler.
  • Cette forte concentration permet d'obtenir un milieu très acide ([\mathrm{H}^+] \sim 7\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, soit un \mathrm{pH} < 0), ce qui est parfaitement cohérent avec l'exigence de la question Q2 ([\mathrm{H}^+] \simeq 4{,}6\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) pour assurer une force électromotrice de l'ordre de 2\text{ V} par élément.
  • Une concentration ionique aussi élevée confère également à l'électrolyte une excellente conductivité électrique, minimisant la résistance interne de la batterie et permettant ainsi de délivrer les courants intenses (plusieurs centaines d'ampères) requis par le démarreur du véhicule.

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : constante d'acidité, diagramme de distribution, diagramme de prédominance

Donner les expressions des constantes d'acidité et . Reproduire rapidement sur votre copie ce diagramme, complété par l'identification des trois courbes et préciser en les justifiant les graduations des axes horizontal et vertical.

Voir l'indice

Écrire les constantes d'équilibre associées aux équations de dissociation acido-basique et repérer les zones de croisement des fractions molaires en \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a.

Voir la stratégie
  1. Écrire les équilibres acido-basiques successifs de dissociation de l'acide sulfurique dans l'eau et en déduire les expressions de K_{\text{a}_1} et K_{\text{a}_2}.
  2. Associer chaque courbe à l'espèce correspondante par l'étude des zones de prédominance (espèces de plus en plus déprotonées quand le \mathrm{pH} augmente).
  3. Déterminer les abscisses remarquables (points d'intersection où deux concentrations sont égales, soit \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_{\text{a}}) et l'échelle verticale (fractions comprises entre 0 et 1).
Voir la réponse courte

Définitions des K_a, identification des trois espèces de l'acide sulfurique et tracé qualitatif des fractions molaires selon le pH.

Voir le corrigé complet

1. Expressions des constantes d'acidité

L'acide sulfurique \mathrm{H_2SO_4} est un diacide dont les réactions de transfert de proton avec l'eau s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{H_2SO_4(aq)} + \mathrm{H_2O(\ell)} &\rightleftharpoons \mathrm{HSO_4^-(aq)} + \mathrm{H_3O^+(aq)} \\ \mathrm{HSO_4^-(aq)} + \mathrm{H_2O(\ell)} &\rightleftharpoons \mathrm{SO_4^{2-}(aq)} + \mathrm{H_3O^+(aq)} \end{aligned}

En adoptant la convention de l'énoncé où l'ion oxonium est noté indifféremment \mathrm{H^+} ou \mathrm{H_3O^+}, et avec la concentration de référence C^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

\boxed{K_{\text{a}_1} = \frac{[\mathrm{HSO_4^-}][\mathrm{H^+}]}{[\mathrm{H_2SO_4}]\,C^\circ}} \quad \text{et} \quad \boxed{K_{\text{a}_2} = \frac{[\mathrm{SO_4^{2-}}][\mathrm{H^+}]}{[\mathrm{HSO_4^-}]\,C^\circ}}

2. Identification des courbes et graduations des axes

  • Axe vertical : il porte les fractions molaires relatives x_i. Par définition, pour toute valeur de \mathrm{pH}, x_1 + x_2 + x_3 = 1 et 0 \leqslant x_i \leqslant 1. L'axe vertical est donc gradué de 0 à 1 (ou 100\,\%) avec une valeur médiane remarquable à 0{,}5.
  • Identification des espèces :

    • À \mathrm{pH} très faible, le milieu est fortement acide : la forme totalement protonée \mathrm{H_2SO_4} prédomine (x_1 \to 1). La courbe décroissante correspond à x_1 (\mathrm{H_2SO_4}).
    • À \mathrm{pH} élevé, la forme totalement déprotonée \mathrm{SO_4^{2-}} prédomine (x_3 \to 1). La courbe croissante correspond à x_3 (\mathrm{SO_4^{2-}}).
    • L'ampholyte \mathrm{HSO_4^-} prédomine aux \mathrm{pH} intermédiaires. La courbe en cloche correspond à x_2 (\mathrm{HSO_4^-}).
  • Axe horizontal (\mathrm{pH}) :

    • Lorsque [\mathrm{H_2SO_4}] = [\mathrm{HSO_4^-}] (c'est-à-dire x_1 = x_2), l'espèce \mathrm{SO_4^{2-}} est ultra-minoritaire car \mathrm{p}K_{\text{a}_2} - \mathrm{p}K_{\text{a}_1} = 4{,}9 \gg 1. On a alors x_1 = x_2 \simeq 0{,}5, ce qui donne immédiatement :

      \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_{\text{a}_1} = -3{,}0
    • De même, lorsque [\mathrm{HSO_4^-}] = [\mathrm{SO_4^{2-}}] (soit x_2 = x_3 \simeq 0{,}5, \mathrm{H_2SO_4} étant ultra-minoritaire) :

      \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_{\text{a}_2} = 1{,}9
    • Le maximum de prédominance de l'ampholyte \mathrm{HSO_4^-} est atteint pour :

      \mathrm{pH}_{\max} = \frac{\mathrm{p}K_{\text{a}_1} + \mathrm{p}K_{\text{a}_2}}{2} = \frac{-3{,}0 + 1{,}9}{2} = -0{,}55

      En ce point, x_2 = \frac{1}{1 + 2\cdot 10^{-\frac{\mathrm{p}K_{\text{a}_2}-\mathrm{p}K_{\text{a}_1}}{2}}} \simeq 1 - 2\cdot 10^{-2{,}45} \simeq 0{,}993 \simeq 1.

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : concentration molaire, concentration massique, acide sulfurique

Déterminer les valeurs de et dans un accumulateur au plomb à usage automobile ; proposer un commentaire des valeurs numériques obtenues.

Voir l'indice

Isoler c dans la relation affine d = a + b \cdot c avec d = 1{,}3, puis multiplier par la masse molaire pour obtenir la concentration massique c_m.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la concentration molaire c à partir de la densité de l'électrolyte d = 1{,}3 (établie à la question Q4), ou par l'approche électrochimique via le \mathrm{pH} requis (questions Q2 et Q5).
  2. En déduire la concentration massique par la relation c_m = c \cdot \mathcal{M}.
  3. Commenter les ordres de grandeur obtenus (titre massique élevé, dangerosité, conductivité).
Voir la réponse courte

Détermination des concentrations molaire et massique d'acide sulfurique et commentaire sur le caractère très concentré de l'électrolyte.

Voir le corrigé complet

La concentration massique c_m est reliée à la concentration molaire c par :

c_m = c \cdot \mathcal{M}

où \mathcal{M} = 98\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} est la masse molaire de \mathrm{H_2SO_4}.

Approche par la mesure de densité (pèse-acide) : D'après la question Q4, pour une batterie en bon état de densité d = 1{,}3, la relation d = a + b \cdot c fournit :

c = \frac{d - a}{b} \simeq \frac{1{,}3 - 1{,}0}{4{,}4 \cdot 10^{-2}} \simeq 6{,}8\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

La concentration massique correspondante vaut :

c_m = 6{,}8 \times 98 \simeq 6{,}7 \cdot 10^2\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}

Approche électrochimique (f.é.m. et diagramme de prédominance) : À la question Q2, l'obtention d'une force électromotrice E = 1{,}9\text{ V} imposait \mathrm{pH} \simeq -0{,}67, soit [\mathrm{H^+}] = 10^{2/3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \simeq 4{,}6\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

D'après le diagramme de prédominance établi à la question Q5, à ce \mathrm{pH} (très supérieur à \mathrm{p}K_{\mathrm{a}_1} = -3{,}0 et nettement inférieur à \mathrm{p}K_{\mathrm{a}_2} = 1{,}9), l'espèce \mathrm{HSO_4^-} prédomine très largement (x_2 \simeq 1, x_1 \simeq 0, x_3 \simeq 0). La première acidité est donc totalement dissociée et la seconde quasi-inexistante :

[\mathrm{H^+}] \simeq [\mathrm{HSO_4^-}] \simeq c

On en déduit par cette approche :

c \simeq 4{,}6\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \quad \text{et} \quad c_m = 4{,}6 \times 98 \simeq 4{,}5 \cdot 10^2\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{c \simeq 6{,}8\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \quad \text{et} \quad c_m \simeq 6{,}7 \cdot 10^2\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}}

(ou, selon l'approche électrochimique : c \simeq 4{,}6\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et c_m \simeq 4{,}5 \cdot 10^2\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}).

Commentaires :

  • Cohérence des deux approches : Les deux valeurs de c (4{,}6 et 6{,}8\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) sont du même ordre de grandeur. L'écart s'explique par la formation du précipité \mathrm{PbSO_4} (qui augmente la f.é.m. réelle à 2{,}0\text{ V}), par la non-idéalité de solutions aussi concentrées (coefficients d'activité très différents de 1) et par l'approximation linéaire de la densité.
  • Fraction massique : Avec une masse volumique de solution \rho_{\mathrm{sol}} = d \rho_0 = 1{,}3\text{ kg}\cdot\text{L}^{-1} = 1\,300\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}, la fraction massique en acide sulfurique vaut :

    w = \frac{c_m}{\rho_{\mathrm{sol}}} \simeq \frac{670}{1300} \simeq 52\% \quad (\text{ou } \sim 35\% \text{ avec l'approche f.é.m.})

    L'électrolyte est donc extrêmement concentré et agressif, ce qui impose l'usage de bacs étanches et scellés.

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : diagramme de distribution, équilibre chimique

Déduire des expressions de et celles des et proposer le code Python de la fonction Pred.

Voir l'indice

Factoriser la concentration totale c au dénominateur après avoir exprimé chaque concentration en fonction de [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] = 10^{-\mathrm{pH}} et des constantes d'acidité.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les concentrations relatives x_2 et x_3 en fonction de x_1, de la concentration adimensionnée en ions oxonium h = 10^{-\mathrm{pH}} = [\mathrm{H^+}]/C^\circ et des constantes d'acidité K_{\text{a}_1} et K_{\text{a}_2}.
  2. Utiliser la relation de conservation de la matière \sum_{i=1}^3 x_i = 1 pour déterminer le dénominateur commun et en déduire l'expression analytique de chaque fraction x_i.
  3. Écrire la fonction Python Pred(pH) en traduisant fidèlement ces formules.
Voir la réponse courte

Expression théorique des fractions x_i en fonction de h = 10^{-\text{pH}} et des constantes d'acidité, puis écriture de la fonction Python.

Voir le corrigé complet

D'après les définitions des constantes d'acidité établies à la question Q5, en posant h = [\mathrm{H}^+]/C^\circ = 10^{-\mathrm{pH}} :

K_{\text{a}_1} = \frac{[\mathrm{HSO_4^-}]\,h}{[\mathrm{H_2SO_4}]} = \frac{x_2}{x_1}\,h \implies x_2 = x_1 \frac{K_{\text{a}_1}}{h}
K_{\text{a}_2} = \frac{[\mathrm{SO_4^{2-}}]\,h}{[\mathrm{HSO_4^-}]} = \frac{x_3}{x_2}\,h \implies x_3 = x_2 \frac{K_{\text{a}_2}}{h} = x_1 \frac{K_{\text{a}_1}K_{\text{a}_2}}{h^2}

La conservation des espèces soufrées impose :

x_1 + x_2 + x_3 = 1 \iff x_1 \left( 1 + \frac{K_{\text{a}_1}}{h} + \frac{K_{\text{a}_1}K_{\text{a}_2}}{h^2} \right) = 1

En réduisant au même dénominateur D = h^2 + K_{\text{a}_1} h + K_{\text{a}_1}K_{\text{a}_2}, on obtient :

\boxed{x_1 = \frac{h^2}{D}, \quad x_2 = \frac{K_{\text{a}_1}h}{D}, \quad x_3 = \frac{K_{\text{a}_1}K_{\text{a}_2}}{D} \quad \text{avec} \quad D = h^2 + K_{\text{a}_1}h + K_{\text{a}_1}K_{\text{a}_2}}

On propose le script Python suivant implémentant la fonction demandée :

def Pred(pH):
    pKa1 = -3.0
    pKa2 = 1.9
    Ka1 = 10**(-pKa1)  # soit 10**3.0 = 1000
    Ka2 = 10**(-pKa2)
    h = 10**(-pH)

    D = h**2 + Ka1 * h + Ka1 * Ka2
    x1 = h**2 / D
    x2 = (Ka1 * h) / D
    x3 = (Ka1 * Ka2) / D

    return (x1, x2, x3)

Résultat

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Partie II : Un moteur à essence turbocompressé

II.A · Rendement du moteur

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : théorème de carnot, machine thermique, rendement

Définir le rendement d'un tel moteur thermique ditherme. Énoncer et démontrer avec soin le théorème de Carnot.

Voir l'indice

Définir \eta = -W/Q_c, puis combiner le premier principe \Delta U = W + Q_c + Q_f = 0 et le second principe \Delta S_{\text{ech}} \le 0 sur un cycle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rendement comme le rapport entre l'énergie utile fournie par le système à l'extérieur (le travail mécanique compté positivement) et l'énergie thermique coûteuse consommée (chaleur reçue de la source chaude).
  2. Appliquer le premier et le second principe de la thermodynamique au fluide sur un cycle complet pour relier les transferts thermiques et le travail, puis en déduire la borne supérieure de Carnot.
Voir la réponse courte

Définition de \eta = -W/Q_c, bilans des premier et second principes avec S_{\text{créée}} \ge 0 pour établir \eta \le 1 - T_{\text{f}}/T_{\text{c}}.

Voir le corrigé complet

1. Définition du rendement d'un moteur ditherme

Considérons le fluide décrivant un cycle de fonctionnement au contact de deux sources thermiques aux températures T_{\mathrm{f}} et T_{\mathrm{c}} (avec T_{\mathrm{c}} > T_{\mathrm{f}}). Au cours d'un cycle, le fluide échange :

  • un travail W avec le milieu extérieur (W < 0 pour un moteur, le travail cédé étant -W > 0) ;
  • un transfert thermique Q_{\mathrm{c}} avec la source chaude (Q_{\mathrm{c}} > 0) ;
  • un transfert thermique Q_{\mathrm{f}} avec la source froide (Q_{\mathrm{f}} < 0).

Le rendement \eta est défini par le rapport entre l'énergie utile obtenue et l'énergie fournie au fluide par la source chaude :

\boxed{\eta = \frac{-W}{Q_{\mathrm{c}}}}

2. Énoncé du théorème de Carnot

Le rendement \eta de tout moteur thermique ditherme fonctionnant entre deux thermostats aux températures T_{\mathrm{f}} et T_{\mathrm{c}} est majoré par le rendement de Carnot \eta_{\mathrm{C}}, qui ne dépend que des températures des deux sources et non du fluide utilisé :

\eta \le \eta_{\mathrm{C}} = 1 - \frac{T_{\mathrm{f}}}{T_{\mathrm{c}}}

L'égalité est atteinte si et seulement si l'ensemble des transformations du cycle sont réversibles.

3. Démonstration

Appliquons le premier et le second principe de la thermodynamique au fluide fermé sur un cycle complet :

  • L'énergie interne U étant une fonction d'état, \Delta U_{\mathrm{cycle}} = 0 :

    W + Q_{\mathrm{c}} + Q_{\mathrm{f}} = 0 \implies -W = Q_{\mathrm{c}} + Q_{\mathrm{f}}
  • L'entropie S étant une fonction d'état, \Delta S_{\mathrm{cycle}} = 0 :

    \Delta S_{\mathrm{cycle}} = S_{\text{éch}} + S_{\mathrm{cr}} = 0

où S_{\mathrm{cr}} \ge 0 désigne l'entropie créée par irréversibilités (avec S_{\mathrm{cr}} = 0 dans le cas réversible) et S_{\text{éch}} est l'entropie échangée avec les deux thermostats :

S_{\text{éch}} = \frac{Q_{\mathrm{c}}}{T_{\mathrm{c}}} + \frac{Q_{\mathrm{f}}}{T_{\mathrm{f}}}

D'après le second principe (S_{\mathrm{cr}} \ge 0), on en déduit l'inégalité de Clausius :

\frac{Q_{\mathrm{c}}}{T_{\mathrm{c}}} + \frac{Q_{\mathrm{f}}}{T_{\mathrm{f}}} \le 0 \implies \frac{Q_{\mathrm{f}}}{T_{\mathrm{f}}} \le -\frac{Q_{\mathrm{c}}}{T_{\mathrm{c}}}

Comme T_{\mathrm{f}} > 0, il vient :

Q_{\mathrm{f}} \le - Q_{\mathrm{c}}\frac{T_{\mathrm{f}}}{T_{\mathrm{c}}}

En injectant cette relation dans l'expression du travail utile :

-W = Q_{\mathrm{c}} + Q_{\mathrm{f}} \le Q_{\mathrm{c}}\left(1 - \frac{T_{\mathrm{f}}}{T_{\mathrm{c}}}\right)

Le système fonctionnant en moteur, la chaleur reçue de la source chaude est strictement positive (Q_{\mathrm{c}} > 0). En divisant par Q_{\mathrm{c}}, on obtient :

\boxed{\eta \le 1 - \frac{T_{\mathrm{f}}}{T_{\mathrm{c}}}}

L'égalité est vérifiée si et seulement si S_{\mathrm{cr}} = 0, c'est-à-dire si le cycle est entièrement réversible.

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : théorème de carnot, rendement, moteur thermique

Déduire des données ci-dessus le rendement réel du moteur. Quelle inégalité concernant peut-on déduire du théorème de Carnot ? Cette inégalité est-elle vérifiée en pratique, sachant que dans le moteur étudié la température est ?

Voir l'indice

Déterminer le temps nécessaire pour parcourir 100 km à 100\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} afin de calculer le travail mécanique total fourni par le moteur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le travail mécanique utile fourni par le moteur et l'énergie thermique libérée par la combustion pour une durée correspondant au parcours de 100\text{ km}, puis calculer leur rapport pour trouver le rendement réel \eta_r.
  2. Appliquer le théorème de Carnot \eta_r \le \eta_{\mathrm{C}} = 1 - T_{\mathrm{f}}/T_{\mathrm{c}} pour isoler une minoration de la température de source chaude T_{\mathrm{c}}.
  3. Comparer cette valeur minimale à la valeur réelle indiquée par l'énoncé (T_{\mathrm{c}} \simeq 2\,000\text{ K}) et commenter l'écart.
Voir la réponse courte

Calcul du rendement réel à partir des puissances, minoration de T_{\text{c}} par Carnot (T_{\text{c}} > T_{\text{f}}/(1-\eta_r)) et vérification numérique.

Voir le corrigé complet

1. Rendement réel du moteur :

Pour parcourir la distance d = 100\text{ km} à la vitesse constante v = 100\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}, la durée de fonctionnement est :

\Delta t = \frac{d}{v} = 1\text{ h} = 3\,600\text{ s}

Pendant cette durée, le travail mécanique fourni par le moteur vaut :

W_{\text{utile}} = \mathcal{P} \Delta t

et l'énergie thermique libérée par la combustion du volume q d'essence consommé est :

Q_{\mathrm{c}} = q W_v

Le rendement réel du moteur s'exprime donc par :

\eta_r = \frac{W_{\text{utile}}}{Q_{\mathrm{c}}} = \frac{\mathcal{P}\Delta t}{q W_v}

Application numérique avec \mathcal{P} = 18\cdot 10^3\text{ W}, \Delta t = 3\,600\text{ s}, q = 5{,}4\text{ L} et W_v = 3{,}6\cdot 10^7\text{ J}\cdot\text{L}^{-1} :

\begin{aligned} \eta_r &= \frac{18\cdot 10^3 \times 3\,600}{5{,}4 \times 3{,}6\cdot 10^7} = \frac{18 \times 10^3 \times 10^{-4}}{5{,}4} = \frac{1{,}8}{5{,}4} = \frac{1}{3} \end{aligned}
\boxed{\eta_r \simeq 0{,}33 = 33\%}

2. Inégalité sur T_{\mathrm{c}} déduite du théorème de Carnot :

D'après le théorème de Carnot établi à la question précédente (Q8), tout moteur ditherme opérant entre les températures T_{\mathrm{f}} et T_{\mathrm{c}} satisfait à :

\eta_r \le 1 - \frac{T_{\mathrm{f}}}{T_{\mathrm{c}}}

Comme 1 - \eta_r > 0, on en déduit immédiatement :

\frac{T_{\mathrm{f}}}{T_{\mathrm{c}}} \le 1 - \eta_r \implies \boxed{T_{\mathrm{c}} \ge \frac{T_{\mathrm{f}}}{1 - \eta_r}}

Avec T_{\mathrm{f}} = 27^\circ\text{C} = 300\text{ K} et \eta_r = \frac{1}{3}, la valeur minimale est :

T_{\mathrm{c, min}} = \frac{300}{1 - 1/3} = \frac{300}{2/3} = 450\text{ K} \quad (\text{soit } 177^\circ\text{C})

3. Vérification en pratique :

La température maximale des gaz dans le moteur est T_{\mathrm{c}} \simeq 2\,000\text{ K}, ce qui est très supérieur à la limite thermodynamique minimale :

T_{\mathrm{c}} \simeq 2\,000\text{ K} \gg 450\text{ K}

L'inégalité de Carnot est donc très largement vérifiée en pratique.

Résultat

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II.B · Thermodynamique des gaz

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, première loi de joule, capacité thermique

De quel(s) paramètre(s) thermodynamique(s) dépendent les fonctions et dans le cadre du modèle du gaz parfait ? En déduire les expressions de et en fonction de la quantité de matière , du rapport adiabatique et d'une constante fondamentale.

Voir l'indice

Rappeler les lois de Joule pour le gaz parfait et exploiter la relation de Mayer C_P - C_V = nR avec le rapport \gamma = C_P/C_V.

Voir la réponse courte

Lois de Joule (U(T) et H(T)), relation de Mayer C_P - C_V = nR et C_P/C_V = \gamma pour exprimer C_V et C_P.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre du modèle du gaz parfait (à quantité de matière n fixée) :

  • d'après la première loi de Joule, l'énergie interne ne dépend que de la température : U = U(T) ;
  • d'après la deuxième loi de Joule, l'enthalpie ne dépend également que de la température : H = H(T).

Pour une quantité de matière variable, U et H sont proportionnelles à n et ne dépendent donc que du couple de paramètres (T, n).

Par définition de l'enthalpie et grâce à l'équation d'état du gaz parfait PV = nRT, on a :

H = U + PV = U + nRT

Comme U et H ne dépendent que de la température, les capacités thermiques s'expriment par des dérivées totales :

C_V = \frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}T} \quad \text{et} \quad C_P = \frac{\mathrm{d}H}{\mathrm{d}T}

En dérivant la relation précédente par rapport à T, on obtient la relation de Mayer :

C_P - C_V = nR

En utilisant la définition du rapport adiabatique \gamma = \dfrac{C_P}{C_V}, il vient :

\gamma C_V - C_V = (\gamma - 1)C_V = nR

On en déduit les expressions de C_V et C_P :

\boxed{C_V = \frac{nR}{\gamma - 1}}
\boxed{C_P = \frac{n\gamma R}{\gamma - 1}}

où R est la constante fondamentale molaire des gaz parfaits.

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : loi de laplace, transformation isentropique, gaz parfait

En déduire la relation de Laplace qui relie les variations de pression et de volume d'un gaz parfait évoluant de manière isentropique depuis un état initial ().

Voir l'indice

Écrire que la variation d'entropie molaire est nulle et éliminer la température grâce à l'équation d'état du gaz parfait P V = n R T.

Voir la réponse courte

Différentielle de l'entropie dS = C_V dP/P + C_P dV/V = 0 et intégration sous la forme PV^\gamma = \text{cte}.

Voir le corrigé complet

Une évolution isentropique d'un gaz parfait fermé de quantité de matière n vérifie par définition :

s_m(T,V) = s_m(T_0, V_0)

D'après l'équation (1) admise dans l'énoncé, cette condition d'entropie constante se traduit par :

\frac{R}{\gamma - 1} \ln\left(\frac{T}{T_0}\right) + R \ln\left(\frac{V}{V_0}\right) = 0

En divisant par R/(\gamma - 1), on obtient :

\ln\left(\frac{T}{T_0}\right) + (\gamma - 1)\ln\left(\frac{V}{V_0}\right) = 0

Le système étant fermé et le gaz étant parfait, l'équation d'état PV = nRT donne :

\frac{T}{T_0} = \frac{PV}{P_0V_0}

En injectant ce rapport dans l'égalité précédente, il vient :

\begin{aligned} \ln\left(\frac{PV}{P_0V_0}\right) + (\gamma - 1)\ln\left(\frac{V}{V_0}\right) &= 0 \\ \ln\left(\frac{P}{P_0}\right) + \ln\left(\frac{V}{V_0}\right) + (\gamma - 1)\ln\left(\frac{V}{V_0}\right) &= 0 \\ \ln\left(\frac{P}{P_0}\right) + \gamma \ln\left(\frac{V}{V_0}\right) &= 0 \\ \ln\left(\frac{P V^\gamma}{P_0 V_0^\gamma}\right) &= 0 \end{aligned}

En prenant l'exponentielle, on en déduit la relation de Laplace :

\boxed{P V^\gamma = P_0 V_0^\gamma}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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II.C · Le cycle moteur à quatre temps

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : loi de laplace, diagramme de clapeyron, transformation isentropique

On considère d'abord que toutes les évolutions au sein du cycle ABCDAEA sont réversibles. Montrer que les transformations et sont décrites par deux droites parallèles et déterminer leur pente commune .

Voir l'indice

Prendre le logarithme népérien de la loi de Laplace P V^\gamma = \text{cte} pour obtenir l'équation de la droite dans le plan (\ln V, \ln P).

Voir la stratégie
  1. Associer le caractère adiabatique et réversible à une évolution isentropique.
  2. Exprimer la loi de Laplace établie à la question précédente sous forme logarithmique dans le plan (\ln V, \ln P).
  3. En déduire la nature géométrique des courbes et leur pente commune p_{\text{rv}}.
Voir la réponse courte

Passage au logarithme de la loi de Laplace \ln P = -\gamma \ln V + \text{cte} : deux droites parallèles de pente -\gamma.

Voir le corrigé complet

Les évolutions AB et CD sont adiabatiques (\delta Q = 0) et réversibles. D'après le second principe de la thermodynamique :

\mathrm{d}S = \frac{\delta Q_{\text{rev}}}{T} = 0 \implies S = \text{cte}

Ces deux transformations sont donc isentropiques. D'après la relation de Laplace obtenue à la question Q11 pour un gaz parfait évoluant de manière isentropique :

P V^\gamma = \text{cte}

En prenant le logarithme népérien de cette expression, il vient :

\ln P + \gamma \ln V = \text{cte} \iff \ln P = -\gamma \ln V + \text{cte}

Dans le diagramme de Clapeyron en échelle doublement logarithmique de la figure 3, où l'abscisse est x = \ln V et l'ordonnée y = \ln P, cette relation s'écrit :

y = -\gamma \, x + \text{cte}

Il s'agit de l'équation d'une droite de pente :

\boxed{p_{\text{rv}} = -\gamma}

Comme \gamma > 1 (pour l'air diatomique, \gamma = 1{,}4), la pente est strictement négative :

p_{\text{rv}} < 0

Les deux transformations AB et CD possédant la même pente p_{\text{rv}} = -\gamma mais des constantes d'intégration différentes (P_A V_A^\gamma \neq P_C V_C^\gamma), elles sont représentées par deux droites parallèles.

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : cycle de beau de rochas, isotherme, diagramme de clapeyron

Reproduire sur votre copie le diagramme de la figure 3 en y ajoutant les isothermes de températures (température minimale du cycle) et (température maximale du cycle).

Voir l'indice

Observer qu'une isotherme possède une pente de -1, moins raide que la pente adiabatique -\gamma, et repérer les points extrêmes en température.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'équation des isothermes dans le diagramme doublement logarithmique (\ln V, \ln P) à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits, et déterminer leur pente.
  2. Comparer les températures aux différents sommets du cycle de Beau de Rochas afin d'identifier les points correspondant à la température minimale T_{\text{f}} et à la température maximale T_{\text{c}}.
  3. Reproduire le diagramme (\ln V, \ln P) en traçant le cycle ainsi que les deux isothermes associées, de pente -1, en veillant à ce qu'elles soient moins pentues que les isentropiques (de pente -\gamma).
Voir la réponse courte

Tracé des isothermes T_{\text{f}} et T_{\text{c}} passant par les points extrêmes du cycle, de pente plus faible que les adiabatiques.

Voir le corrigé complet

Pour un gaz parfait (PV = nRT), en passant au logarithme népérien :

\ln P + \ln V = \ln(nRT) \iff \ln P = -\ln V + \ln(nRT)

Dans le diagramme (\ln V, \ln P), les isothermes (T = \text{cste}) sont donc des droites de pente :

p_{\text{iso}} = -1

Comme \gamma = 1{,}4 > 1, la pente des isentropiques vaut p_{\mathrm{rv}} = -\gamma = -1{,}4 < -1 (d'après la question Q12). Les droites isentropiques sont donc plus pentues que les droites isothermes.

Identifions les températures aux quatre sommets :

  • Lors de la compression isentropique AB, le gaz s'échauffe : T_B = T_A \alpha^{\gamma-1} > T_A.
  • La combustion isochore BC libère de la chaleur, donc augmente la pression et la température : T_C > T_B.
  • Lors de la détente isentropique CD, le gaz se refroidit : T_D = T_C \alpha^{1-\gamma} < T_C.
  • L'échappement/refroidissement isochore DA s'accompagne d'une chute de pression à volume V_2 constant : T_D > T_A.

Ainsi, la température minimale du cycle est atteinte au point A et la température maximale au point C :

\boxed{T_A = T_{\text{f}} \quad \text{et} \quad T_C = T_{\text{c}}}

L'isotherme à T_{\text{f}} passe par le point A et celle à T_{\text{c}} passe par le point C.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : cycle de beau de rochas, premier principe, rendement

Exprimer les transferts thermiques sur les phases , , et en fonction des températures , , et aux divers points du cycle. En déduire l'expression du rendement du cycle moteur de la figure 3 en fonction des températures puis en déduire que .

Voir l'indice

Appliquer le premier principe sur les phases isochores où W = 0, puis relier les températures de début et de fin des adiabatiques réversibles via T V^{\gamma-1} = \text{cte}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à chacune des quatre évolutions du cycle ABCD en exploitant la première loi de Joule pour le gaz parfait et le caractère isochore ou adiabatique de chaque étape.
  2. Définir le rendement \eta_{\text{rv}} comme le rapport du travail net fourni par le gaz à la chaleur reçue de la source chaude lors de l'étape de combustion.
  3. Relier les températures des états d'un même chemin adiabatique réversible grâce à la loi de Laplace sous la forme T V^{\gamma-1} = \text{cste} pour faire apparaître le taux de compression \alpha = V_2/V_1.
Voir la réponse courte

Transferts thermiques nuls sur les adiabatiques et isochores via \Delta U, puis simplification du rendement avec les relations de Laplace.

Voir le corrigé complet

Le système thermodynamique fermé est la quantité d'air n contenue dans les cylindres, assimilée à un gaz parfait de capacité thermique isochore C_V constante (d'après la question Q10).

1. Transferts thermiques sur chaque phase

  • Phases adiabatiques AB et CD : par définition d'une transformation adiabatique,

    Q_{AB} = 0 \quad \text{et} \quad Q_{CD} = 0
  • Phases isochores BC et DA : le volume étant constant (V_B = V_C = V_1 et V_D = V_A = V_2), le travail des forces de pression est nul (W = -\int P\,\mathrm{d}V = 0). Le premier principe donne alors \Delta U = Q. La première loi de Joule s'écrit \Delta U = C_V \Delta T, d'où :

    \begin{aligned} Q_{BC} &= C_V(T_C - T_B) \\ Q_{DA} &= C_V(T_A - T_D) \end{aligned}

2. Rendement \eta_{\text{rv}} en fonction des températures Sur le cycle complet, la variation d'énergie interne est nulle : \Delta U_{\text{cycle}} = W + Q_{BC} + Q_{DA} = 0, soit un travail total fourni au milieu extérieur :

-W = Q_{BC} + Q_{DA}

Le transfert thermique reçu de la source chaude correspond à la combustion BC (T_C > T_B \implies Q_{BC} > 0), tandis que DA est un refroidissement où de la chaleur est cédée à l'extérieur (T_A < T_D \implies Q_{DA} < 0). Le rendement s'écrit donc :

\eta_{\text{rv}} = \frac{-W}{Q_{BC}} = 1 + \frac{Q_{DA}}{Q_{BC}} = 1 + \frac{C_V(T_A - T_D)}{C_V(T_C - T_B)}

D'où l'expression en fonction des températures :

\boxed{\eta_{\text{rv}} = 1 - \frac{T_D - T_A}{T_C - T_B}}

3. Expression en fonction du taux de compression \alpha Les transformations AB et CD sont adiabatiques et réversibles pour un gaz parfait à \gamma constant. D'après la loi de Laplace établie à la question Q11 :

P V^\gamma = \text{cste} \quad \text{avec} \quad P = \frac{n R T}{V} \implies T V^{\gamma-1} = \text{cste}

En appliquant cette relation le long des deux adiabatiques avec V_A = V_D = V_2 et V_B = V_C = V_1, où V_2 = \alpha V_1 :

\begin{aligned} T_A V_2^{\gamma-1} &= T_B V_1^{\gamma-1} \implies T_B = T_A \left(\frac{V_2}{V_1}\right)^{\gamma-1} = T_A\,\alpha^{\gamma-1} \\ T_D V_2^{\gamma-1} &= T_C V_1^{\gamma-1} \implies T_C = T_D \left(\frac{V_2}{V_1}\right)^{\gamma-1} = T_D\,\alpha^{\gamma-1} \end{aligned}

On en déduit la différence :

T_C - T_B = (T_D - T_A)\,\alpha^{\gamma-1} \implies \frac{T_D - T_A}{T_C - T_B} = \alpha^{1-\gamma}

En reportant dans l'expression du rendement :

\boxed{\eta_{\text{rv}} = 1 - \alpha^{1-\gamma}}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : cycle de beau de rochas, rendement, taux de compression

Pour le moteur étudié ici et on prendra pour l'air . Calculer et commenter.

Voir l'indice

Utiliser l'approximation numérique donnée pour 9^{2/5} pour calculer la puissance 9^{1-1{,}4} = 9^{-0{,}4}.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de \eta_{\text{rv}} = 1 - 9^{-0,4} \approx 58,5\,\% et comparaison au rendement réel nettement inférieur.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, le rendement théorique du cycle de Beau de Rochas s'écrit :

\eta_{\text{rv}} = 1 - \alpha^{1-\gamma}

Avec \alpha = 9 et \gamma = 1{,}4, l'exposant vaut 1 - \gamma = -0{,}4 = -\frac{2}{5}, soit :

\alpha^{1-\gamma} = 9^{-2/5} = \frac{1}{9^{2/5}}

En utilisant la donnée numérique de l'énoncé 9^{2/5} = 2{,}4, on obtient :

\eta_{\text{rv}} = 1 - \frac{1}{2{,}4} = 1 - \frac{5}{12} = \frac{7}{12} \simeq 0{,}58
\boxed{\eta_{\text{rv}} = \frac{7}{12} \simeq 0{,}58 \quad (58\,\%)}

Résultat

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Question 16

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : second principe, irréversibilité, création d'entropie

En application du second principe montrer que .

Voir l'indice

Appliquer le second principe à la compression adiabatique irréversible pour montrer que l'entropie finale est supérieure à celle du cas réversible à volume fixé.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la variation d'entropie \Delta S du gaz parfait en fonction de P et V, et appliquer le second principe de la thermodynamique à une transformation adiabatique réelle (irréversible).
  2. Utiliser la définition de la pente p' dans le diagramme doublement logarithmique (\ln V, \ln P) reliant l'état final à l'état initial.
  3. En déduire le signe de (p' - p_{\mathrm{rv}}) selon le signe de la variation de volume \Delta \ln V (compression ou détente).
Voir la réponse courte

Utilisation de l'inégalité de Clausius et de l'entropie créée positive lors des évolutions irréversibles pour comparer les pentes des détentes et compressions.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de l'entropie molaire donnée à la question Q11 :

s_m(T,V) = s_m(T_0,V_0) + \frac{R}{\gamma - 1}\ln\frac{T}{T_0} + R\ln\frac{V}{V_0}

Pour n moles de gaz parfait vérifiant P V = n R T, on a \frac{T}{T_0} = \frac{P V}{P_0 V_0}. L'entropie globale S = n s_m s'écrit donc en fonction des variables d'état (P, V) :

\begin{aligned} S(P,V) &= S(P_0,V_0) + \frac{n R}{\gamma - 1}\ln\left(\frac{P V}{P_0 V_0}\right) + n R\ln\left(\frac{V}{V_0}\right) \\ &= S(P_0,V_0) + \frac{n R}{\gamma - 1}\ln\left(\frac{P V^\gamma}{P_0 V_0^\gamma}\right) \end{aligned}

Pour une transformation reliant un état initial i à un état final f, la variation d'entropie vaut :

\Delta S = \frac{n R}{\gamma - 1}\left[ \ln\left(\frac{P_f}{P_i}\right) + \gamma \ln\left(\frac{V_f}{V_i}\right) \right]

D'après le second principe de la thermodynamique appliqué au système fermé constitué par le gaz, pour une transformation adiabatique (Q = 0 \implies S_e = 0) mais irréversible :

\Delta S = S_e + S_c = S_c > 0

Comme \frac{n R}{\gamma - 1} > 0, l'inégalité se traduit par :

\ln\left(\frac{P_f}{P_i}\right) + \gamma \ln\left(\frac{V_f}{V_i}\right) > 0

Par hypothèse de l'énoncé, la transformation est modélisée par une droite de pente p' dans le diagramme doublement logarithmique (\ln V, \ln P), ce qui implique :

\ln\left(\frac{P_f}{P_i}\right) = p'\,\ln\left(\frac{V_f}{V_i}\right)

En injectant cette relation dans l'inégalité précédente et en rappelant que p_{\mathrm{rv}} = -\gamma (question Q12) :

(p' + \gamma)\ln\left(\frac{V_f}{V_i}\right) > 0 \iff (p' - p_{\mathrm{rv}})\ln\left(\frac{V_f}{V_i}\right) > 0

Appliquons ce résultat aux deux phases adiabatiques irréversibles :

  • Compression adiabatique AB' : le volume diminue de V_2 à V_1 = V_2/\alpha, donc :

    \ln\left(\frac{V_f}{V_i}\right) = \ln\left(\frac{V_1}{V_2}\right) = -\ln\alpha < 0

    L'inégalité impose par division par une quantité négative :

    p'_{\text{comp}} - p_{\mathrm{rv}} < 0 \implies p'_{\text{comp}} < p_{\mathrm{rv}}
  • Détente adiabatique C'D' : le volume augmente de V_1 à V_2 = \alpha V_1, donc :

    \ln\left(\frac{V_f}{V_i}\right) = \ln\left(\frac{V_2}{V_1}\right) = \ln\alpha > 0

    L'inégalité impose par division par une quantité positive :

    p'_{\text{det}} - p_{\mathrm{rv}} > 0 \implies p'_{\text{det}} > p_{\mathrm{rv}}

En regroupant ces deux encadrements, on obtient bien :

\boxed{p'_{\text{comp}} < p_{\mathrm{rv}} < p'_{\text{det}}}

Résultat

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Partie III : Principe d'un cinémomètre radar

III.A · Transmission et réflexion d'une onde

Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : équation de d'alembert, relation de dispersion, onde plane

Dans le vide, établir l'équation de propagation puis la relation de dispersion pour le champ . En déduire la relation liant la longueur d'onde dans le vide et la fréquence de l'onde.

Voir l'indice

Combiner les équations de Maxwell dans le vide en utilisant la relation du rotationnel du rotationnel pour établir l'équation de d'Alembert.

Voir la stratégie
  1. Partir des équations de Maxwell dans le vide (\rho = 0 et \vec{\jmath} = \vec{0}) et appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday.
  2. Utiliser la formule d'analyse vectorielle fournie pour établir l'équation de d'Alembert vérifiée par le champ électrique.
  3. Injecter l'expression de l'onde plane progressive monochromatique \vec{E}_{\text{inc}} pour obtenir la relation de dispersion, puis relier \lambda_0 à la fréquence f.
Voir la réponse courte

Dérivation des équations de Maxwell dans le vide pour obtenir l'équation de d'Alembert, la relation k = \omega/c et \lambda_0 = c/f.

Voir le corrigé complet

Dans le vide, en l'absence de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}), les équations de Maxwell s'écrivent :

\begin{aligned} \operatorname{div}\vec{E} &= 0 & \operatorname{div}\vec{B} &= 0 \\ \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} &= -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} & \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} &= \mu_0\varepsilon_0\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \end{aligned}

en posant c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}}.

En prenant le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et en utilisant l'identité vectorielle fournie :

\vec{\operatorname{rot}}\left(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}\right) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \Delta\vec{E} = -\Delta\vec{E}

Par ailleurs, en permutant les dérivées spatiales et temporelles grâce au théorème de Schwarz :

\vec{\operatorname{rot}}\left(-\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}\left(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B}\right) = -\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

On en déduit l'équation de propagation de d'Alembert dans le vide :

\boxed{\Delta\vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

L'onde incidente se propage selon l'axe (Oz) sous la forme :

\vec{E}_{\text{inc}} = E_0 \exp\left[\mathrm{i}(\omega t - kz)\right]\vec{e}_x

Pour cette onde plane, \Delta\vec{E}_{\text{inc}} = \frac{\partial^2 \vec{E}_{\text{inc}}}{\partial z^2} = (-\mathrm{i}k)^2\vec{E}_{\text{inc}} = -k^2\vec{E}_{\text{inc}}, et \frac{\partial^2 \vec{E}_{\text{inc}}}{\partial t^2} = (\mathrm{i}\omega)^2\vec{E}_{\text{inc}} = -\omega^2\vec{E}_{\text{inc}}. En substituant dans l'équation de propagation :

\left(-k^2 + \frac{\omega^2}{c^2}\right)\vec{E}_{\text{inc}} = \vec{0}

Comme cette relation est vérifiée en tout point et à tout instant, avec E_0 \neq 0, et pour une onde se propageant dans le sens des z croissants (k > 0, \omega > 0), on obtient la relation de dispersion :

\boxed{k = \frac{\omega}{c}}

Par définition de la pulsation et du vecteur d'onde dans le vide, \omega = 2\pi f et k = \frac{2\pi}{\lambda_0}. Il vient immédiatement :

\frac{2\pi}{\lambda_0} = \frac{2\pi f}{c}

soit :

\boxed{\lambda_0 = \frac{c}{f}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : modèle de drude, conductivité électrique, relation de dispersion

Préciser la dimension de la grandeur (on utilisera les notations L, M, T et I pour les dimensions des longueur, masse, durée et intensité de courant) et la signification physique de . Établir la relation de dispersion donnant en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Utiliser la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \gamma_0 \vec{E} pour trouver la dimension de la conductivité, et injecter la forme harmonique dans l'équation régissant le courant.

Voir la stratégie
  1. Pour la dimension de la conductivité statique \gamma_0, relier la densité volumique de courant \vec{j} au champ électrique \vec{E}, puis exprimer les dimensions de ces grandeurs à partir des relations fondamentales de l'électrostatique et de la mécanique.
  2. Interpréter \tau dans le cadre du modèle de Drude de la conduction métallique.
  3. Établir la loi d'Ohm locale en régime sinusoïdal permanent pour obtenir la conductivité complexe \underline{\gamma}(\omega), puis combiner les équations de Maxwell dans le milieu conducteur (\rho = 0) pour aboutir à l'équation de d'Alembert avec terme de conduction, d'où découle la relation de dispersion reliant \bar{k}^2 aux paramètres demandés.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle de \gamma_0, temps caractéristique de collision \tau, et établissement de \bar{k}^2(\omega) via la loi d'Ohm locale complexe.

Voir le corrigé complet

1. Dimension de \gamma_0 et interprétation de \tau

D'après la loi de conduction donnée en régime stationnaire, \vec{j} = \gamma_0 \vec{E}, de sorte que :

[\gamma_0] = \frac{[j]}{[E]}

Or, la densité volumique de courant a pour dimension [j] = \mathrm{I \cdot L^{-2}}.

Le champ électrique dérive d'une force par la relation \vec{F} = q\vec{E}, donc :

[E] = \frac{[F]}{[q]} = \frac{\mathrm{M \cdot L \cdot T^{-2}}}{\mathrm{I \cdot T}} = \mathrm{M \cdot L \cdot T^{-3} \cdot I^{-1}}

On en déduit la dimension de la conductivité électrique \gamma_0 :

[\gamma_0] = \frac{\mathrm{I \cdot L^{-2}}}{\mathrm{M \cdot L \cdot T^{-3} \cdot I^{-1}}} = \mathrm{M^{-1} \cdot L^{-3} \cdot T^{3} \cdot I^{2}}
\boxed{[\gamma_0] = \mathrm{M^{-1} \, L^{-3} \, T^{3} \, I^{2}}}

La constante \tau a la dimension d'un temps (\tau \frac{\partial \vec{j}}{\partial t} est homogène à \vec{j}). Dans le cadre du modèle de Drude de la conduction métallique, \tau représente le temps de relaxation des électrons de conduction, c'est-à-dire la durée moyenne entre deux collisions successives d'un électron avec le réseau cristallin (ions du réseau et défauts).

2. Relation de dispersion dans le métal

En représentation complexe, avec la convention \exp[\mathrm{i}(\omega t - \bar{k} z)], la dérivation temporelle se traduit par \frac{\partial}{\partial t} \to \mathrm{i}\omega.

La relation de conduction s'écrit alors :

\gamma_0 \vec{\underline{E}} = (1 + \mathrm{i}\omega\tau) \vec{\underline{j}} \implies \vec{\underline{j}} = \frac{\gamma_0}{1 + \mathrm{i}\omega\tau} \vec{\underline{E}} = \underline{\gamma}(\omega) \vec{\underline{E}}

Écrivons les équations de Maxwell dans le métal, où la densité volumique de charge macroscopique est nulle (\rho = 0) :

\begin{aligned} \mathrm{div} \, \vec{E} &= 0 \\ \vec{\mathrm{rot}} \, \vec{E} &= -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \vec{\mathrm{rot}} \, \vec{B} &= \mu_0 \vec{j} + \varepsilon_0 \mu_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \mu_0 \vec{j} + \frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \end{aligned}

où l'on a utilisé la relation c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}}.

En prenant le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et en appliquant l'identité vectorielle fournie :

\vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}} \, \vec{E}) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div} \, \vec{E}) - \Delta \vec{E} = -\Delta \vec{E}

Par ailleurs :

\vec{\mathrm{rot}}\left(-\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}(\vec{\mathrm{rot}} \, \vec{B}) = -\mu_0 \frac{\partial \vec{j}}{\partial t} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

D'où l'équation de propagation satisfaite par le champ électrique :

\Delta \vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} - \mu_0 \frac{\partial \vec{j}}{\partial t} = \vec{0}

Pour l'onde plane progressive monochromatique transmise \vec{E}_{\mathrm{tr}} = \vec{\underline{E}}_0 \exp[\mathrm{i}(\omega t - \bar{k} z)], les opérateurs différentiels s'expriment par :

\Delta \vec{\underline{E}} = \frac{\partial^2 \vec{\underline{E}}}{\partial z^2} = (-\mathrm{i}\bar{k})^2 \vec{\underline{E}} = -\bar{k}^2 \vec{\underline{E}}, \quad \frac{\partial^2 \vec{\underline{E}}}{\partial t^2} = -\omega^2 \vec{\underline{E}}, \quad \frac{\partial \vec{\underline{j}}}{\partial t} = \mathrm{i}\omega \vec{\underline{j}} = \frac{\mathrm{i}\omega \gamma_0}{1 + \mathrm{i}\omega\tau}\vec{\underline{E}}

L'équation de propagation devient alors :

-\bar{k}^2 + \frac{\omega^2}{c^2} - \frac{\mathrm{i}\mu_0\gamma_0 \omega}{1 + \mathrm{i}\omega\tau} = 0

On en déduit la relation de dispersion cherchée :

\boxed{\bar{k}^2 = \frac{\omega^2}{c^2} - \frac{\mathrm{i}\mu_0\gamma_0 \omega}{1 + \mathrm{i}\omega\tau}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : longueur d'onde, épaisseur de peau, onde évanescente

On s'intéresse à la seule solution de partie réelle positive ; elle s'écrit où et . Quelles sont les interprétations de ces deux grandeurs ?

Voir l'indice

Identifier la partie réelle à la phase spatiale de propagation et la partie imaginaire à une décroissance exponentielle caractérisée par la profondeur d'atténuation.

Voir la réponse courte

\lambda correspond à la longueur d'onde dans le métal et \delta à l'épaisseur de peau (distance d'atténuation caractéristique de l'amplitude).

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (2) de l'énoncé, l'onde transmise dans le métal (z > z_S) s'écrit :

\vec{E}_{\mathrm{tr}}(z,t) = \bar{T} E_0 \exp\big[\mathrm{i}(\omega t - \bar{k} z)\big]\vec{e}_x

En injectant l'expression proposée \bar{k} = \dfrac{2\pi}{\lambda} - \dfrac{\mathrm{i}}{\delta}, l'exposant se développe selon :

\mathrm{i}(\omega t - \bar{k} z) = \mathrm{i}\left(\omega t - \frac{2\pi}{\lambda}z + \frac{\mathrm{i}}{\delta}z\right) = -\frac{z}{\delta} + \mathrm{i}\left(\omega t - \frac{2\pi}{\lambda}z\right)

Le champ électrique s'écrit donc sous la forme d'une onde plane progressive amortie :

\vec{E}_{\mathrm{tr}}(z,t) = \bar{T} E_0 \, \mathrm{e}^{-z/\delta} \, \exp\left[\mathrm{i}\left(\omega t - \frac{2\pi}{\lambda}z\right)\right]\vec{e}_x

On en déduit l'interprétation physique des deux paramètres :

  • Longueur d'onde dans le métal \lambda : c'est la période spatiale de l'onde dans le milieu conducteur, c'est-à-dire la distance minimale selon z séparant deux points où le champ vibre en phase à un instant donné. La vitesse de phase associée est v_\varphi = \dfrac{\omega}{\mathrm{Re}(\bar{k})} = \dfrac{\omega\lambda}{2\pi} = \lambda f.
  • Épaisseur de peau (ou profondeur de pénétration) \delta : c'est la distance d'atténuation caractéristique sur laquelle l'amplitude de l'onde électromagnétique est divisée par \mathrm{e} \simeq 2{,}72 (soit une diminution d'environ 63\,\% de son amplitude initiale). Elle caractérise l'effet de peau et le confinement spatial du champ électromagnétique au voisinage de la surface du conducteur.
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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : modèle de drude, conducteur ohmique, pulsation plasma

À quelles conditions (que l'on traduira par des inégalités faisant intervenir , , , , et ) correspondent les 3 régimes de fréquences que l'on peut lire sur la figure 5 ?

Voir l'indice

Comparer la pulsation de l'onde à la pulsation caractéristique de collision 1/\tau et à la pulsation plasma du conducteur.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation de dispersion établie à la question Q18 pour identifier les pulsations caractéristiques qui séparent les différents comportements.
  2. Comparer le terme collisionnel \omega\tau à 1, puis le terme de courant de déplacement \frac{\omega^2}{c^2} au terme de conduction.
  3. Associer chaque domaine d'inégalités aux allures des courbes \lambda(f) et \delta(f) observées sur la figure 5.
Voir la réponse courte

Identification des régimes basse fréquence (\omega\tau \ll 1), de transition et haute fréquence en comparant \omega à 1/\tau et à la pulsation plasma.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, la relation de dispersion dans le métal s'écrit :

\bar{k}^2 = \frac{\omega^2}{c^2} - \frac{\mathrm{i}\mu_0\gamma_0\omega}{1+\mathrm{i}\omega\tau}

Deux pulsations caractéristiques apparaissent naturellement :

  • La pulsation de coupure collisionnelle :

    \omega_1 = \frac{1}{\tau} \quad \implies \quad f_1 = \frac{1}{2\pi\tau} \simeq \frac{1}{2\pi \cdot 1{,}0 \cdot 10^{-14}} \simeq 1{,}6 \cdot 10^{13}\text{ Hz} = 1{,}6 \cdot 10^7\text{ MHz}
  • La pulsation plasma du conducteur :

    \omega_p = \sqrt{\frac{\mu_0\gamma_0 c^2}{\tau}} \quad \implies \quad f_p = \frac{\omega_p}{2\pi} = \frac{1}{2\pi}\sqrt{\frac{1{,}3\cdot 10^{-6} \times 1{,}4\cdot 10^7 \times (3{,}0\cdot 10^8)^2}{1{,}0\cdot 10^{-14}}} \simeq 2{,}0 \cdot 10^9\text{ MHz}

Comme \omega_p\tau = \sqrt{\mu_0\gamma_0 c^2\tau} \simeq 1{,}3\cdot 10^2 \gg 1, on a la hiérarchie \omega_1 \ll \omega_p. On distingue alors trois régimes de fréquence sur la figure 5 :

1. Régime des basses fréquences (effet de peau classique) :

\boxed{ \omega \ll \frac{1}{\tau} }

Numériquement, cela correspond à f \ll 10^7\text{ MHz}. Dans ce cas, 1+\mathrm{i}\omega\tau \simeq 1. De plus, \frac{\omega^2}{c^2} \ll \mu_0\gamma_0\omega (le courant de déplacement est totalement négligeable devant le courant de conduction). La relation de dispersion se réduit à :

\bar{k}^2 \simeq -\mathrm{i}\mu_0\gamma_0\omega \quad \implies \quad \bar{k} \simeq \sqrt{\frac{\mu_0\gamma_0\omega}{2}}(1 - \mathrm{i})

On en déduit :

\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0\gamma_0\omega}} \propto \omega^{-1/2} \quad \text{et} \quad \lambda = 2\pi\delta \propto \omega^{-1/2}

En échelle logarithmique, les deux courbes sont des droites parallèles de pente -1/2.

2. Régime des fréquences intermédiaires (régime de relaxation / plasma sous-critique) :

\boxed{ \frac{1}{\tau} \ll \omega \ll \sqrt{\frac{\mu_0\gamma_0 c^2}{\tau}} }

Numériquement, cela correspond à 10^7\text{ MHz} \ll f \ll 2\cdot 10^9\text{ MHz}. On a \omega\tau \gg 1, donc 1+\mathrm{i}\omega\tau \simeq \mathrm{i}\omega\tau, et la relation de dispersion devient :

\bar{k}^2 \simeq \frac{\omega^2}{c^2} - \frac{\mu_0\gamma_0}{\tau} = \frac{\omega^2 - \omega_p^2}{c^2}

Comme \omega \ll \omega_p, on a \bar{k}^2 \simeq -\frac{\mu_0\gamma_0}{\tau} < 0. Le vecteur d'onde est imaginaire pur :

\bar{k} \simeq -\mathrm{i}\sqrt{\frac{\mu_0\gamma_0}{\tau}} \quad \implies \quad \delta \simeq \sqrt{\frac{\tau}{\mu_0\gamma_0}} = \text{cte} \quad \text{et} \quad \lambda \to +\infty

L'épaisseur de peau \delta atteint un palier indépendant de la fréquence, visible au minimum de la courbe sur la figure 5.

3. Régime des hautes fréquences (transparence optique / plasma sur-critique) :

\boxed{ \omega \gg \sqrt{\frac{\mu_0\gamma_0 c^2}{\tau}} }

Numériquement, cela correspond à f \gg 2\cdot 10^9\text{ MHz}. On a \omega \gg \omega_p (et a fortiori \omega\tau \gg 1), d'où :

\bar{k}^2 \simeq \frac{\omega^2}{c^2} > 0 \quad \implies \quad \bar{k} \simeq \frac{\omega}{c} \in \mathbb{R}^+

Le métal se comporte comme un diélectrique transparent non dissipatif :

\delta \to +\infty \quad \text{et} \quad \lambda \simeq \frac{2\pi c}{\omega} = \lambda_0

L'épaisseur d'atténuation \delta diverge à la fréquence plasma f_p (asymptote verticale visible sur la figure 5) et l'onde se propage librement.

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet de peau, conducteur ohmique, onde électromagnétique

Ici et dans toute la suite on se limitera au domaine radar (). Justifier par le calcul la forme limite des deux courbes ; préciser leur décalage. On notera ici . Peut-on dire que le matériau étudié est un métal parfait ? Est-il opaque ou transparent aux ondes radar ? Justifier, quantitativement, la réponse à ces deux questions.

Voir l'indice

Montrer que dans la gamme radar, la pulsation vérifie \omega \tau \ll 1, ce qui correspond au régime classique de l'effet de peau où \delta \approx d.

Voir la stratégie
  1. Situer la fréquence radar f \sim 25\text{ GHz} par rapport aux fréquences caractéristiques du problème afin de simplifier la relation de dispersion.
  2. Exprimer \delta et \lambda en fonction de d, passer au logarithme décimal pour justifier la pente -1/2 et déterminer le décalage vertical à l'aide de la donnée \log_{10}(2\pi).
  3. Calculer numériquement l'épaisseur de peau \delta et la comparer à l'épaisseur macroscopique d'une carrosserie automobile pour statuer sur le modèle de conducteur parfait et sur l'opacité.
Voir la réponse courte

En régime basse fréquence, \delta \approx d \ll 1\text{ mm} : le milieu est opaque et assimilable à un conducteur parfait à cette fréquence.

Voir le corrigé complet

Pour f = 25\text{ GHz} = 2{,}5\cdot 10^{10}\text{ Hz}, la pulsation vaut \omega = 2\pi f \simeq 1{,}6\cdot 10^{11}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}. On évalue :

\omega \tau = 1{,}6\cdot 10^{11} \times 1{,}0\cdot 10^{-14} = 1{,}6\cdot 10^{-3} \ll 1

et avec \mu_0 \gamma_0 = 1{,}3\cdot 10^{-6} \times 1{,}4\cdot 10^7 = 18{,}2\text{ s}\cdot\text{m}^{-2} :

\frac{\omega / c^2}{\mu_0 \gamma_0} = \frac{1{,}6\cdot 10^{11}}{18{,}2 \times (3{,}0\cdot 10^8)^2} \simeq 9{,}6\cdot 10^{-8} \ll 1

Le terme d'onde libre \omega^2/c^2 ainsi que \omega\tau sont donc entièrement négligeables dans la relation de dispersion établie à la question Q18, qui se réduit au régime d'effet de peau classique (BF) :

\bar{k}^2 \simeq -\mathrm{i}\mu_0 \gamma_0 \omega = -\frac{2\mathrm{i}}{d^2} = \left(\frac{1-\mathrm{i}}{d}\right)^2 \quad \text{avec} \quad d = \sqrt{\frac{2}{\mu_0\gamma_0\omega}}

Puisque \mathrm{Re}(\bar{k}) > 0, il vient immédiatement :

\bar{k} = \frac{1}{d} - \frac{\mathrm{i}}{d}

Par identification avec \bar{k} = \frac{2\pi}{\lambda} - \frac{\mathrm{i}}{\delta} (question Q19), on obtient :

\delta = d = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \gamma_0 \omega}} \quad \text{et} \quad \lambda = 2\pi d = 2\pi \delta

En échelle logarithmique décimale, avec \omega = 2\pi f :

\begin{aligned} \log_{10} \delta &= -\frac{1}{2}\log_{10} f + \log_{10}\sqrt{\frac{1}{\pi \mu_0 \gamma_0}} \\ \log_{10} \lambda &= \log_{10} \delta + \log_{10}(2\pi) \end{aligned}

Les deux courbes sont donc deux droites parallèles de pente -\frac{1}{2} (décroissance d'une demi-décade par décade de fréquence).

Le décalage vertical constant entre la courbe de \lambda et celle de \delta est :

\boxed{\log_{10}\lambda - \log_{10}\delta = \log_{10}(2\pi) \simeq 0{,}80}

Calculons la valeur de l'épaisseur de peau pour f = 25\text{ GHz} :

\delta = \sqrt{\frac{2}{18{,}2 \times 2\pi \times 2{,}5\cdot 10^{10}}} = \sqrt{\frac{2}{2{,}86\cdot 10^{12}}} \simeq \sqrt{0{,}70\cdot 10^{-12}} \simeq 0{,}84\cdot 10^{-6}\text{ m} = 0{,}84\ \mu\text{m}
  • Modèle du métal parfait : Au sens strict, l'acier n'est pas un métal parfait car sa conductivité statique \gamma_0 est finie et l'épaisseur de peau \delta est non nulle. Cependant, comparée à l'épaisseur typique de la tôle d'une carrosserie automobile (e \sim 1\text{ mm}), l'épaisseur de peau vérifie :

    \frac{\delta}{e} \sim \frac{0{,}84\cdot 10^{-6}}{10^{-3}} \sim 10^{-3} \ll 1

    À l'échelle macroscopique, on peut donc assimiler l'acier à un conducteur parfait (les courants sont confinés sur une épaisseur négligeable devant les dimensions du véhicule).

  • Opacité : L'amplitude de l'onde transmise s'atténue en \mathrm{e}^{-z/\delta}. Après la traversée de la tôle d'épaisseur e \sim 1\text{ mm}, l'atténuation vaut :

    \mathrm{e}^{-e/\delta} \sim \mathrm{e}^{-10^{-3} / 0{,}84\cdot 10^{-6}} \sim \mathrm{e}^{-1200} \approx 0

    L'acier est donc totalement opaque aux ondes radar.

Résultat

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III.B · Réflexion métallique

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : relation de passage, réflexion sur un conducteur parfait, onde stationnaire

Montrer l'absence de charge surfacique sur le métal et expliciter complètement le champ électrique de l'onde réfléchie.

Voir l'indice

Utiliser la relation de passage du champ électrique normal à l'interface en remarquant que le champ est purement transverse.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux milieux : le vide pour z < 0 (milieu I) et le métal pour z > 0 (milieu II), avec pour vecteur normal unitaire \vec{n}_{\mathrm{I}\to\mathrm{II}} = \vec{e}_z.
  2. Projeter la relation de passage du champ électrique sur la normale \vec{e}_z pour déterminer la densité surfacique de charge \sigma(t).
  3. Utiliser la continuité de la composante tangentielle du champ électrique en z = 0 pour déterminer l'amplitude complexe et la forme du champ électrique de l'onde réfléchie.
Voir la réponse courte

Continuité de la composante normale donnant \sigma = 0 et annulation du champ tangentiel total en z = 0 pour déterminer le champ réfléchi.

Voir le corrigé complet

Le plan de la surface métallique fixe est situé en z_S = 0. On définit :

  • le milieu I (z < 0) : le vide, où règne le champ total \vec{E}_{\mathrm{I}} = \vec{E}_{\mathrm{inc}} + \vec{E}_{\mathrm{ref}} ;
  • le milieu II (z > 0) : le métal, où l'on admet l'absence totale d'onde transmise, soit \vec{E}_{\mathrm{II}} = \vec{0} ;
  • le vecteur unitaire normal orienté de I vers II : \vec{n}_{\mathrm{I}\to\mathrm{II}} = \vec{e}_z.

1. Absence de charge surfacique sur le métal :

La relation de passage pour le champ électrique s'écrit à la frontière z = 0 :

\vec{E}_{\mathrm{II}}(0,t) - \vec{E}_{\mathrm{I}}(0,t) = \frac{\sigma(t)}{\varepsilon_0}\vec{e}_z

En projetant cette relation sur la normale \vec{e}_z, on a :

\frac{\sigma(t)}{\varepsilon_0} = \left(\vec{E}_{\mathrm{II}}(0,t) - \vec{E}_{\mathrm{I}}(0,t)\right)\cdot \vec{e}_z

Or :

  • \vec{E}_{\mathrm{II}} = \vec{0}, donc \vec{E}_{\mathrm{II}}\cdot \vec{e}_z = 0 ;
  • les ondes incidente et réfléchie sont polarisées rectilignement selon \vec{e}_x, de sorte que \vec{E}_{\mathrm{I}}\cdot \vec{e}_z = 0 (l'onde est purement transverse).

On en déduit immédiatement :

\boxed{\sigma(t) = 0}

Il n'y a donc aucune accumulation de charge surfacique sur la face d'entrée du métal.

2. Champ électrique de l'onde réfléchie :

L'onde réfléchie se propage dans le vide selon les z décroissants, avec la même pulsation \omega, le même vecteur d'onde de norme k = \omega/c (d'après la relation de dispersion établie en Q17) et la même polarisation selon \vec{e}_x. Sa représentation complexe s'écrit sous la forme générale :

\vec{E}_{\mathrm{ref}}(z,t) = \underline{E}_{0,\mathrm{ref}} \exp[\mathrm{i}(\omega t + kz)]\vec{e}_x

La composante tangentielle du champ électrique (ici la composante selon \vec{e}_x) est continue en z = 0 car \sigma(t)\vec{e}_z est purement normale :

\vec{E}_{\mathrm{I},t}(0,t) = \vec{E}_{\mathrm{II},t}(0,t) = \vec{0}

Soit, en notation complexe :

\begin{aligned} \vec{E}_{\mathrm{inc}}(0,t) + \vec{E}_{\mathrm{ref}}(0,t) &= \vec{0} \\ E_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}\vec{e}_x + \underline{E}_{0,\mathrm{ref}}\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}\vec{e}_x &= \vec{0} \\ \underline{E}_{0,\mathrm{ref}} &= -E_0 = E_0\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\pi} \end{aligned}

On obtient ainsi l'expression complexe complète du champ électrique réfléchi :

\boxed{\vec{E}_{\mathrm{ref}}(z,t) = -E_0 \exp\left[\mathrm{i}\left(\omega t + \frac{\omega}{c}z\right)\right]\vec{e}_x}

En grandeur réelle, le champ s'écrit :

\vec{E}_{\mathrm{ref}}(z,t) = -E_0 \cos\left(\omega t + \frac{\omega}{c}z\right)\vec{e}_x = E_0 \cos\left(\omega t + \frac{\omega}{c}z + \pi\right)\vec{e}_x

Résultat

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : effet doppler, réflexion sur un conducteur parfait, relation de dispersion

Quelles relations lient et d'une part, et d'autre part ? Exprimer en fonction de puis en fonction de , et .

Voir l'indice

Écrire la continuité du champ électrique total (incident + réfléchi) sur la frontière mobile z_S = -vt pour tout instant t.

Voir la stratégie
  1. Les ondes incidente et réfléchie se propageant dans le vide (z < z_S), on applique la relation de dispersion du vide obtenue à la question Q17 à chacune d'elles.
  2. On traduit la continuité de la composante tangentielle du champ électrique à l'interface z_S = -vt grâce à la relation de passage (3) fournie par l'énoncé, en tenant compte de l'absence totale de champ dans le métal.
  3. L'égalité devant être vérifiée à tout instant t, on en déduit séparément l'amplitude complexe E'_0 et la pulsation réfléchie \omega'.
Voir la réponse courte

Relations de dispersion dans le vide et condition aux limites sur la frontière mobile z = -vt pour exprimer \omega' et E'_0.

Voir le corrigé complet

Les ondes incidente et réfléchie se propagent toutes deux dans le vide (z < z_S). D'après la relation de dispersion établie à la question Q17, leurs pulsations et nombres d'onde vérifient :

\boxed{k = \frac{\omega}{c} \quad \text{et} \quad k' = \frac{\omega'}{c}}

D'après les relations de passage (3) données par l'énoncé, le saut du champ électrique à la traversée de la surface S séparant le vide (milieu I) du métal (milieu II) s'écrit :

\vec{E}_{\mathrm{II}} - \vec{E}_{\mathrm{I}} = \frac{\sigma}{\varepsilon_0}\vec{n}_{\mathrm{I}\to\mathrm{II}} = \frac{\sigma}{\varepsilon_0}\vec{e}_z

Dans le cadre de l'approximation du modèle sans onde transmise (\vec{E}_{\mathrm{II}} = \vec{0}), la composante tangentielle du champ électrique total dans le vide doit donc s'annuler sur la surface réfléchissante z_S(t) = -vt :

\vec{E}_{\mathrm{tot}}(z = -vt, t) = \vec{E}_{\mathrm{inc}}(z = -vt, t) + \vec{E}_{\mathrm{ref}}(z = -vt, t) = \vec{0}

En projetant sur \vec{e}_x, cette condition s'écrit pour tout instant t :

\begin{aligned} E_0 \exp[\mathrm{i}(\omega t - k(-vt))] + E'_0 \exp[\mathrm{i}(\omega' t + k'(-vt))] &= 0 \\ E_0 \exp[\mathrm{i}(\omega + kv)t] + E'_0 \exp[\mathrm{i}(\omega' - k'v)t] &= 0 \end{aligned}

Cette relation doit être satisfaite à tout instant t :

  • Pour t = 0, elle impose directement :

    \boxed{E'_0 = -E_0}
  • L'égalité des arguments temporels impose l'égalité des pulsations apparentes à l'interface :

    \omega + kv = \omega' - k'v

En substituant k = \omega/c et k' = \omega'/c, il vient :

\omega \left(1 + \frac{v}{c}\right) = \omega' \left(1 - \frac{v}{c}\right)

D'où l'expression de la pulsation de l'onde réfléchie :

\boxed{\omega' = \omega \, \frac{1 + v/c}{1 - v/c} = \omega \, \frac{c+v}{c-v}}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : relation de passage, courant surfacique, champ magnétique

Montrer l'existence de courants surfaciques sur la face du véhicule et préciser à quelle pulsation ils oscillent.

Voir l'indice

Appliquer la relation de passage sur la composante tangentielle du champ magnétique total en z = -vt.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les champs magnétiques \vec{B}_{\mathrm{inc}} et \vec{B}_{\mathrm{ref}} associés aux ondes incidente et réfléchie dans le vide (z < z_S) à l'aide de l'équation de Maxwell-Faraday.
  2. Évaluer le champ magnétique total \vec{B}_{\mathrm{I}} au niveau de la surface mobile z_S(t) = -vt.
  3. Appliquer la relation de passage du champ magnétique à l'interface vide/métal, sachant que le champ est nul dans le conducteur, pour en déduire la densité de courant surfacique \vec{i}_s(t) et sa pulsation d'oscillation \omega_i.
Voir la réponse courte

Relation de passage pour la composante tangentielle du champ magnétique en z = -vt et pulsation d'oscillation des courants induits.

Voir le corrigé complet

Dans le vide (z < z_S), l'équation de Maxwell-Faraday s'écrit en notation complexe \vec{B} = \frac{\vec{k}}{\omega} \wedge \vec{E} pour une onde plane progressive monochromatique :

  • Pour l'onde incidente de vecteur d'onde \vec{k}_{\mathrm{inc}} = k\vec{e}_z = \frac{\omega}{c}\vec{e}_z :

    \vec{B}_{\mathrm{inc}}(z,t) = \frac{k}{\omega}\vec{e}_z \wedge \left(E_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - kz)}\vec{e}_x\right) = \frac{E_0}{c}\mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - kz)}\vec{e}_y
  • Pour l'onde réfléchie de vecteur d'onde \vec{k}_{\mathrm{ref}} = -k'\vec{e}_z = -\frac{\omega'}{c}\vec{e}_z et d'amplitude E'_0 = -E_0 (d'après la question Q23) :

    \vec{B}_{\mathrm{ref}}(z,t) = -\frac{k'}{\omega'}\vec{e}_z \wedge \left(-E_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega' t + k'z)}\vec{e}_x\right) = \frac{E_0}{c}\mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega' t + k'z)}\vec{e}_y

Sur la face avant du véhicule, en z = z_S(t) = -vt, les composantes de phase valent :

\begin{aligned} \omega t - k z_S(t) &= \left(\omega + kv\right)t = \omega\left(1 + \frac{v}{c}\right)t \\ \omega' t + k' z_S(t) &= \left(\omega' - k'v\right)t = \omega'\left(1 - \frac{v}{c}\right)t \end{aligned}

D'après la relation établie à la question Q23, ces deux phases sont rigoureusement égales à tout instant :

\omega_i = \omega\left(1 + \frac{v}{c}\right) = \omega'\left(1 - \frac{v}{c}\right)

Le champ magnétique total juste devant la surface (dans le milieu I, le vide) vaut donc :

\vec{B}_{\mathrm{I}}(z_S, t) = \vec{B}_{\mathrm{inc}}(z_S, t) + \vec{B}_{\mathrm{ref}}(z_S, t) = \frac{2E_0}{c}\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega_i t}\vec{e}_y

À l'intérieur du métal (milieu II), le champ électromagnétique est nul en modélisation de réflexion parfaite (\vec{B}_{\mathrm{II}} = \vec{0}). La relation de passage s'écrit avec la normale unitaire sortante du vide vers le métal \vec{n}_{\mathrm{I}\to\mathrm{II}} = \vec{e}_z :

\vec{B}_{\mathrm{II}} - \vec{B}_{\mathrm{I}} = \mu_0 \vec{i}_s \wedge \vec{e}_z \implies -\vec{B}_{\mathrm{I}} = \mu_0 \vec{i}_s \wedge \vec{e}_z

Puisque \vec{i}_s est purement tangentiel à l'interface, on a (\vec{i}_s \wedge \vec{e}_z) \wedge \vec{e}_z = -\vec{i}_s. En effectuant le produit vectoriel par \vec{e}_z à droite :

\vec{i}_s(t) = \frac{1}{\mu_0} \vec{B}_{\mathrm{I}}(z_S, t) \wedge \vec{e}_z = \frac{2E_0}{\mu_0 c}\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega_i t} (\vec{e}_y \wedge \vec{e}_z)

En prenant la partie réelle, on obtient l'expression temporelle du courant surfacique :

\vec{i}_s(t) = \frac{2E_0}{\mu_0 c}\cos(\omega_i t)\,\vec{e}_x

Comme E_0 \neq 0, il existe bien des courants surfaciques non nuls circulant le long de l'axe (Ox) sur la face avant du véhicule.

Ces courants surfaciques oscillent à la pulsation :

\boxed{\omega_i = \omega\left(1 + \frac{v}{c}\right)}

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III.C · Effet Doppler et mesure de vitesse

Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : détection synchrone, effet doppler, filtre passe-ba

Exprimer au premier ordre en et proposer une application numérique raisonnable ; commenter. Montrer que la fréquence est pratiquement proportionnelle à la vitesse à mesurer, sous réserve d'un choix pertinent de la nature du filtre et de , que l'on proposera.

Voir l'indice

Effectuer un développement limité de \omega'/\omega au premier ordre en v/c, puis éliminer la composante haute fréquence 2f par un filtre passe-bas.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un développement limité au premier ordre en v/c \ll 1 de la pulsation réfléchie \omega' obtenue à la question Q23 pour en déduire \Delta.
  2. Proposer une vitesse automobile usuelle, calculer \Delta et commenter l'ordre de grandeur obtenu ainsi que l'intérêt de la détection hétérodyne.
  3. Écrire l'expression du produit des signaux à l'aide de l'identité trigonométrique fournie, identifier les deux fréquences spectrales créées, puis justifier le choix d'un filtre passe-bas et la valeur de sa fréquence de coupure pour isoler le terme proportionnel à v.
Voir la réponse courte

Développement au premier ordre \Delta f \approx 2fv/c, multiplication des signaux et élimination de la composante haute fréquence par filtre passe-bas.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, la pulsation de l'onde réfléchie par le véhicule s'approchant à la vitesse v s'écrit :

\omega' = \omega\,\frac{1 + v/c}{1 - v/c}

Puisque |v| \ll c, effectuons un développement limité au premier ordre en v/c :

\frac{1 + v/c}{1 - v/c} = \left(1 + \frac{v}{c}\right)\left(1 + \frac{v}{c} + \mathcal{O}\left(\frac{v^2}{c^2}\right)\right) = 1 + \frac{2v}{c} + \mathcal{O}\left(\frac{v^2}{c^2}\right)

L'écart relatif de pulsation est donc, au premier ordre :

\Delta = \frac{|\omega' - \omega|}{\omega} \simeq \frac{2v}{c}
\boxed{\Delta = \frac{2v}{c}}

Application numérique : prenons une vitesse automobile typique, par exemple v = 108\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = 30\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (ou v = 90\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = 25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) :

\Delta = \frac{2 \times 30}{3{,}0 \cdot 10^8} = 2{,}0 \cdot 10^{-7}

Commentaire : l'écart relatif est infime (de l'ordre de deux dixièmes de millionième), ce qui valide rigoureusement l'approximation au premier ordre en v/c. Une mesure directe de la fréquence absolue f' exigerait une précision instrumentale hors d'atteinte ; en revanche, l'écart absolu \Delta f = f' - f = \Delta \cdot f pour f = 25\text{ GHz} vaut :

\Delta f \simeq 2{,}0 \cdot 10^{-7} \times 25 \cdot 10^9 \simeq 5{,}0\text{ kHz}

Cette fréquence appartient au domaine acoustique, où elle est mesurable très facilement et avec une grande précision.

Principe du traitement du signal :

Au point de mesure fixe z = -\ell, le signal émis et le signal reçu s'écrivent :

\begin{aligned} s(t) &= S_0 \cos(\omega t + \phi) \\ s'(t) &= S'_0 \cos(\omega' t + \phi') \end{aligned}

À la sortie du multiplieur de constante K, le signal obtenu est :

u(t) = K\,s(t)\,s'(t) = K\,S_0\,S'_0\,\cos(\omega t + \phi)\cos(\omega' t + \phi')

En utilisant la relation trigonométrique de l'énoncé, ce produit se linéarise en :

u(t) = \frac{1}{2}K\,S_0\,S'_0\Big[\underbrace{\cos((\omega' - \omega)t + \phi' - \phi)}_{\text{terme basse fréquence (Doppler)}} + \underbrace{\cos((\omega' + \omega)t + \phi' + \phi)}_{\text{terme très haute fréquence}}\Big]

Le spectre de u(t) comporte donc deux raies :

  • une composante à très haute fréquence : f_{\text{somme}} = \frac{\omega' + \omega}{2\pi} \simeq 2f \sim 50\text{ GHz} ;
  • une composante basse fréquence (fréquence Doppler) : f_1 = \frac{|\omega' - \omega|}{2\pi} = f' - f \simeq \Delta \cdot f = \frac{2f}{c}\,v.

Pour ne conserver que la composante basse fréquence et éliminer la composante à 50\text{ GHz}, on utilise un filtre passe-bas.

Pour une vitesse maximale contrôlable de l'ordre de v_{\text{max}} \simeq 250\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} \simeq 70\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, la fréquence Doppler maximale est :

f_{1,\text{max}} = \frac{2 \times 70}{3{,}0 \cdot 10^8} \times 25 \cdot 10^9 \simeq 12\text{ kHz}

La fréquence de coupure f_c du filtre passe-bas doit satisfaire la condition :

f_{1,\text{max}} \ll f_c \ll 2f

On choisira typiquement f_c \simeq 50\text{ kHz} à 100\text{ kHz}.

Le signal filtré transmis à l'analyseur de spectre est alors un signal sinusoïdal pur de fréquence fondamentale :

\boxed{f_1 = \frac{2f}{c}\,v = \frac{2}{\lambda_0}\,v}

La fréquence f_1 est donc rigoureusement proportionnelle à la vitesse v du véhicule, la constante de proportionnalité 2/\lambda_0 ne dépendant que de la longueur d'onde de l'émetteur radar (\lambda_0 = c/f = 1{,}2\text{ cm}).

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Ondes électromagnétiques dans les milieux (26 % des questions, partie III), Machines thermiques et systèmes ouverts (18 %, partie II), Premier et second principes de la thermodynamique (18 %, partie II) et Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation (16 %, partie I). Plus ponctuellement : Oxydoréduction et électrochimie, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire et Électronique numérique : échantillonnage et modulation.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2025 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En partie : 16 questions sur 25 (64 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q7) et la partie II en entier (Q8 à Q16). Avec les autres programmes de première année : 16 en PCSI, 16 en PTSI, 16 en TSI1 et 10 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2025 ?

Environ 2 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2025 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q16 (second principe), Q23 (effet doppler) et Q24 (relation de passage).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2025 ?

Questions de cours : Q1 (pile), Q5 (constante d'acidité), Q8 (théorème de carnot), Q10 (gaz parfait), Q17 (équation de d'alembert), Q18 (modèle de drude) et Q19 (longueur d'onde). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (formule de nernst), Q11 (loi de laplace), Q14 (cycle de beau de rochas) et Q22 (relation de passage).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (13 sur 25), par exemple : Q1, Q4 à Q6, Q9 à Q13, Q15, Q17, Q19 et Q20. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q14 et Q16.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport indique que la partie de chimie a démontré une très faible maîtrise du cours, même élémentaire, et que de nombreuses questions des parties II et III ont été très peu abordées ou très rarement menées à bien. Moyenne : 10,18/20 (écart-type 3,36, 939 présents).

Un pH négatif est-il normal pour la batterie en Q2 ?

Oui : la forte acidité de l'électrolyte impose [\mathrm{H^+}] > 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, ce qui donne un \mathrm{pH} \simeq -0{,}67. La donnée 10^{2/3} \simeq 4{,}6 fournie à la fin du sujet confirme explicitement cette valeur.

Comment déterminer la pulsation réfléchie sur la paroi mobile en Q23 ?

Imposer la condition aux limites sur la surface mobile z = -vt à tout instant t. L'annulation du champ électrique tangentiel total à cette frontière mobile impose l'égalité des phases incidente et réfléchie, ce qui relie directement \omega' à \omega sans utiliser la relativité restreinte.

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