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Feuille d'entraînement : Premier et second principes

10 questions · filière MPI · durée estimée environ 1 h 05

Énoncés

  1. Exercice 1CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2025, Q22· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 7 min

    À l'aide d'un bilan énergétique entre et , établir l'équation différentielle régissant l'évolution temporelle de la température du filament (supposée uniforme). On pourra négliger le flux thermique reçu par le filament de la part du milieu extérieur.

  2. Exercice 2Mines-Ponts Physique 2 MPI 2025, Q11· Application directe· Incontournable· ≈ 5 min

    En déduire la relation de Laplace qui relie les variations de pression et de volume d'un gaz parfait évoluant de manière isentropique depuis un état initial ().

  3. Exercice 3Mines-Ponts Physique 2 MPI 2025, Q14· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 10 min

    Exprimer les transferts thermiques sur les phases , , et en fonction des températures , , et aux divers points du cycle. En déduire l'expression du rendement du cycle moteur de la figure 3 en fonction des températures puis en déduire que .

  4. Exercice 4CCINP Physique-Chimie MPI 2026, Q18· Intermédiaire· ≈ 4 min

    La sphère précédente modélise la Terre. En supposant que l'énergie gravitationnelle est convertie totalement en énergie thermique, exprimer la température atteinte par la Terre à partir d'une température initiale voisine de , en fonction de et de (capacité thermique massique de la Terre). Estimer et commenter.

  5. Exercice 5CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2026, Q37· Exigeant· ≈ 6 min

    Montrer que la température du nageur est solution de l'équation différentielle

    avec et des constantes à exprimer en fonction de , , , et .

  6. Exercice 6Mines-Ponts Physique 2 MPI 2025, Q12· Intermédiaire· ≈ 5 min

    On considère d'abord que toutes les évolutions au sein du cycle ABCDAEA sont réversibles. Montrer que les transformations et sont décrites par deux droites parallèles et déterminer leur pente commune .

  7. Exercice 7CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2023, Q35· Intermédiaire· ≈ 7 min

    Évaluer le temps nécessaire afin d'amener un téléphone portable de la température de à . Commenter quant à l'adéquation du dispositif de refroidissement.

  8. Exercice 8CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2023, Q36· Exigeant· ≈ 7 min

    On observe souvent la formation de givre dans un congélateur. Estimer la masse maximale d'eau, initialement considérée liquide à , que peut congeler à ce congélateur en une heure. Commenter.

  9. Exercice 9Mines-Ponts Physique 2 MPI 2023, Q26· Exigeant· ≈ 10 min

    En utilisant la modélisation affine de la température, déterminer l'expression de l'énergie interne de la Lune en fonction notamment des capacités thermiques volumiques de la roche et du noyau ainsi que des rayons du noyau et de la Lune. L'application numérique de cette grandeur donne .

  10. Exercice 10Mines-Ponts Physique 2 MPI 2023, Q27· Intermédiaire· ≈ 4 min

    Déterminer l'expression de l'énergie interne de la Lune lorsqu'elle sera totalement refroidie et thermalisée à la température . L'application numérique de cette grandeur donne .

Corrigés

  1. Exercice 1CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2025, Q22

    Considérons le système fermé constitué par le filament de tungstène entre les instants t et t+\mathrm{d}t. Le filament est modélisé par une phase condensée indilatable et incompressible de température uniforme T(t).

    Sa masse s'exprime en fonction de son rayon r_{\mathrm{f}} et de sa longueur L par :

    m_{\mathrm{f}} = \mu_{\mathrm{W}} \pi r_{\mathrm{f}}^2 L

    Sa capacité thermique est donc :

    C = m_{\mathrm{f}} c = \mu_{\mathrm{W}} c \pi r_{\mathrm{f}}^2 L

    La variation de son énergie interne entre t et t+\mathrm{d}t s'écrit :

    \mathrm{d}U = C\,\mathrm{d}T = \mu_{\mathrm{W}} c \pi r_{\mathrm{f}}^2 L\,\mathrm{d}T

    Pendant cette durée \mathrm{d}t, le filament échange de l'énergie avec l'extérieur :

    • Il reçoit un travail électrique (effet Joule) :

      \delta W = P_{\text{él}}\,\mathrm{d}t
    • Il émet un flux thermique radiatif par sa surface extérieure. Le rayon r_{\mathrm{f}} étant très petit devant la longueur L (r_{\mathrm{f}}/L = 5{,}0\times 10^{-3} \ll 1), la surface d'échange se réduit à sa surface latérale :

      S_{\mathrm{f}} \approx 2\pi r_{\mathrm{f}} L

      D'après la loi de Stefan-Boltzmann et en négligeant le flux reçu du milieu extérieur, le transfert thermique s'écrit :

      \delta Q = - \phi S_{\mathrm{f}}\,\mathrm{d}t = - 2\pi r_{\mathrm{f}} L \sigma T^4\,\mathrm{d}t

    D'après le premier principe de la thermodynamique :

    \mathrm{d}U = \delta W + \delta Q = \left( P_{\text{él}} - 2\pi r_{\mathrm{f}} L \sigma T^4 \right)\mathrm{d}t

    Soit, en divisant par \mathrm{d}t et en explicitant C :

    \mu_{\mathrm{W}} c \pi r_{\mathrm{f}}^2 L \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = P_{\text{él}} - 2\pi r_{\mathrm{f}} L \sigma T^4

    Ce qui conduit à l'équation différentielle :

    \boxed{\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + \frac{2\sigma}{\mu_{\mathrm{W}} c r_{\mathrm{f}}} T^4 = \frac{P_{\text{él}}}{\mu_{\mathrm{W}} c \pi r_{\mathrm{f}}^2 L}}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  2. Exercice 2Mines-Ponts Physique 2 MPI 2025, Q11

    Une évolution isentropique d'un gaz parfait fermé de quantité de matière n vérifie par définition :

    s_m(T,V) = s_m(T_0, V_0)

    D'après l'équation (1) admise dans l'énoncé, cette condition d'entropie constante se traduit par :

    \frac{R}{\gamma - 1} \ln\left(\frac{T}{T_0}\right) + R \ln\left(\frac{V}{V_0}\right) = 0

    En divisant par R/(\gamma - 1), on obtient :

    \ln\left(\frac{T}{T_0}\right) + (\gamma - 1)\ln\left(\frac{V}{V_0}\right) = 0

    Le système étant fermé et le gaz étant parfait, l'équation d'état PV = nRT donne :

    \frac{T}{T_0} = \frac{PV}{P_0V_0}

    En injectant ce rapport dans l'égalité précédente, il vient :

    \begin{aligned} \ln\left(\frac{PV}{P_0V_0}\right) + (\gamma - 1)\ln\left(\frac{V}{V_0}\right) &= 0 \\ \ln\left(\frac{P}{P_0}\right) + \ln\left(\frac{V}{V_0}\right) + (\gamma - 1)\ln\left(\frac{V}{V_0}\right) &= 0 \\ \ln\left(\frac{P}{P_0}\right) + \gamma \ln\left(\frac{V}{V_0}\right) &= 0 \\ \ln\left(\frac{P V^\gamma}{P_0 V_0^\gamma}\right) &= 0 \end{aligned}

    En prenant l'exponentielle, on en déduit la relation de Laplace :

    \boxed{P V^\gamma = P_0 V_0^\gamma}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  3. Exercice 3Mines-Ponts Physique 2 MPI 2025, Q14

    Le système thermodynamique fermé est la quantité d'air n contenue dans les cylindres, assimilée à un gaz parfait de capacité thermique isochore C_V constante (d'après la question Q10).

    1. Transferts thermiques sur chaque phase

    • Phases adiabatiques AB et CD : par définition d'une transformation adiabatique,

      Q_{AB} = 0 \quad \text{et} \quad Q_{CD} = 0
    • Phases isochores BC et DA : le volume étant constant (V_B = V_C = V_1 et V_D = V_A = V_2), le travail des forces de pression est nul (W = -\int P\,\mathrm{d}V = 0). Le premier principe donne alors \Delta U = Q. La première loi de Joule s'écrit \Delta U = C_V \Delta T, d'où :

      \begin{aligned} Q_{BC} &= C_V(T_C - T_B) \\ Q_{DA} &= C_V(T_A - T_D) \end{aligned}

    2. Rendement \eta_{\text{rv}} en fonction des températures Sur le cycle complet, la variation d'énergie interne est nulle : \Delta U_{\text{cycle}} = W + Q_{BC} + Q_{DA} = 0, soit un travail total fourni au milieu extérieur :

    -W = Q_{BC} + Q_{DA}

    Le transfert thermique reçu de la source chaude correspond à la combustion BC (T_C > T_B \implies Q_{BC} > 0), tandis que DA est un refroidissement où de la chaleur est cédée à l'extérieur (T_A < T_D \implies Q_{DA} < 0). Le rendement s'écrit donc :

    \eta_{\text{rv}} = \frac{-W}{Q_{BC}} = 1 + \frac{Q_{DA}}{Q_{BC}} = 1 + \frac{C_V(T_A - T_D)}{C_V(T_C - T_B)}

    D'où l'expression en fonction des températures :

    \boxed{\eta_{\text{rv}} = 1 - \frac{T_D - T_A}{T_C - T_B}}

    3. Expression en fonction du taux de compression \alpha Les transformations AB et CD sont adiabatiques et réversibles pour un gaz parfait à \gamma constant. D'après la loi de Laplace établie à la question Q11 :

    P V^\gamma = \text{cste} \quad \text{avec} \quad P = \frac{n R T}{V} \implies T V^{\gamma-1} = \text{cste}

    En appliquant cette relation le long des deux adiabatiques avec V_A = V_D = V_2 et V_B = V_C = V_1, où V_2 = \alpha V_1 :

    \begin{aligned} T_A V_2^{\gamma-1} &= T_B V_1^{\gamma-1} \implies T_B = T_A \left(\frac{V_2}{V_1}\right)^{\gamma-1} = T_A\,\alpha^{\gamma-1} \\ T_D V_2^{\gamma-1} &= T_C V_1^{\gamma-1} \implies T_C = T_D \left(\frac{V_2}{V_1}\right)^{\gamma-1} = T_D\,\alpha^{\gamma-1} \end{aligned}

    On en déduit la différence :

    T_C - T_B = (T_D - T_A)\,\alpha^{\gamma-1} \implies \frac{T_D - T_A}{T_C - T_B} = \alpha^{1-\gamma}

    En reportant dans l'expression du rendement :

    \boxed{\eta_{\text{rv}} = 1 - \alpha^{1-\gamma}}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  4. Exercice 4CCINP Physique-Chimie MPI 2026, Q18

    Considérons le système constitué de l'ensemble de la masse M_T, initialement dispersée à l'infini au repos à une température T_i \approx 0\text{ K}.

    L'énergie gravitationnelle initiale est nulle (E_{pG}(\infty) = 0). D'après la question Q17.b, l'énergie gravitationnelle finale sous forme de sphère homogène de masse M_T et de rayon R_T vaut :

    E_{pG}(R_T) = -\frac{3\,G}{5}\frac{M_T^2}{R_T}

    La variation d'énergie potentielle gravitationnelle lors de l'accrétion s'écrit donc :

    \Delta E_{pG} = E_{pG}(R_T) - E_{pG}(\infty) = -\frac{3\,G M_T^2}{5\,R_T} < 0

    En supposant que cette énergie mécanique libérée est intégralement convertie en énergie thermique sans perte par rayonnement, la variation d'énergie interne du système s'écrit :

    \Delta U = -\Delta E_{pG} = \frac{3\,G M_T^2}{5\,R_T}

    Par ailleurs, pour un corps condensé de masse M_T et de capacité thermique massique C, la variation d'énergie interne associée à l'élévation de température depuis T_i \approx 0\text{ K} jusqu'à T_{\mathrm{eq}} est :

    \Delta U = M_T\,C\,(T_{\mathrm{eq}} - T_i) \approx M_T\,C\,T_{\mathrm{eq}}

    On en déduit l'expression de la température d'équilibre :

    M_T\,C\,T_{\mathrm{eq}} = \frac{3\,G M_T^2}{5\,R_T}

    soit :

    \boxed{T_{\mathrm{eq}} = \frac{3\,G\,M_T}{5\,C\,R_T}}

    Estimation numérique : En exploitant les logarithmes décimaux fournis en annexe :

    \begin{aligned} \log_{10}(T_{\mathrm{eq}}) &= \log_{10}(0{,}6) + \log_{10}(G) + \log_{10}(M_T) - \log_{10}(C) - \log_{10}(R_T) \\ &= (\log_{10}(6) - 1) + (-10{,}17) + 24{,}78 - 3{,}00 - 6{,}81 \end{aligned}

    D'après la table, \log_{10}(M_T) = 24{,}78 pour M_T = 6{,}0\cdot 10^{24}, d'où \log_{10}(6{,}0) = 0{,}78. Ainsi :

    \begin{aligned} \log_{10}(T_{\mathrm{eq}}) &= (0{,}78 - 1) - 10{,}17 + 24{,}78 - 3{,}00 - 6{,}81 \\ &= -0{,}22 + 4{,}80 = 4{,}58 \end{aligned}

    Par lecture de la courbe de l'annexe, \log_{10}(x) \approx 0{,}58 \implies x \approx 3{,}8 \approx 4. On obtient :

    \boxed{T_{\mathrm{eq}} \approx 4\cdot 10^4\text{ K}}

    Commentaire : Cette température est extrêmement élevée :

    • Elle dépasse très largement la température de fusion des roches silicatées et des métaux (typiquement 1\,500 à 3\,000\text{ K}), ainsi que la température actuelle au centre de la Terre (\sim 6\,000\text{ K}).
    • Cela montre que l'énergie gravitationnelle libérée lors de l'accrétion planétaire est largement suffisante pour fondre complètement la Terre primitive (stade « océan de magma »), favorisant ainsi la différenciation gravitationnelle (le fer liquide plongeant au centre pour former le noyau).
    • Toutefois, l'accrétion s'étant déroulée sur une durée longue (\sim 10^7 à 10^8 ans), une fraction considérable de cette énergie a été évacuée par rayonnement thermique vers l'espace au fur et à mesure de l'accrétion, ce qui explique pourquoi la Terre n'a jamais atteint une température moyenne aussi gigantesque.

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  5. Exercice 5CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2026, Q37

    Considérons le système fermé constitué par le corps du nageur, de masse m, de capacité thermique massique c, à la température interne uniforme T(t).

    En l'absence de changement d'état et sous l'hypothèse d'une dilatation thermique négligeable, la variation d'énergie interne du nageur pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t s'écrit :

    \mathrm{d}U = m\,c\,\mathrm{d}T

    Appliquons le premier principe de la thermodynamique au système sous forme de bilan de puissance :

    \frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P}_h - \Phi_{\text{tot}}

    où :

    • \mathcal{P}_h est la puissance thermique métabolique libérée au sein de l'organisme au cours de l'effort ;
    • \Phi_{\text{tot}} est le flux thermique total évacué vers l'eau extérieure à T_0.

    D'après le résultat de la question Q35, sous l'hypothèse d'une évolution suffisamment lente (approximation du régime quasi-stationnaire dans la paroi corporelle et la combinaison), le flux s'exprime par :

    \Phi_{\text{tot}} = \frac{T - T_0}{R_{\text{tot}}}

    Le bilan thermique devient alors :

    m\,c\,\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P}_h - \frac{T - T_0}{R_{\text{tot}}}

    Soit, en réorganisant les termes :

    \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + \frac{T}{m\,c\,R_{\text{tot}}} = \frac{T_0}{m\,c\,R_{\text{tot}}} + \frac{\mathcal{P}_h}{m\,c}

    On identifie directement la forme demandée \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + \dfrac{T}{\tau} = \xi avec :

    \boxed{\tau = m\,c\,R_{\text{tot}}}
    \boxed{\xi = \frac{T_0}{m\,c\,R_{\text{tot}}} + \frac{\mathcal{P}_h}{m\,c} = \frac{T_0 + R_{\text{tot}}\mathcal{P}_h}{m\,c\,R_{\text{tot}}} = \frac{T_0 + R_{\text{tot}}\mathcal{P}_h}{\tau}}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  6. Exercice 6Mines-Ponts Physique 2 MPI 2025, Q12

    Les évolutions AB et CD sont adiabatiques (\delta Q = 0) et réversibles. D'après le second principe de la thermodynamique :

    \mathrm{d}S = \frac{\delta Q_{\text{rev}}}{T} = 0 \implies S = \text{cte}

    Ces deux transformations sont donc isentropiques. D'après la relation de Laplace obtenue à la question Q11 pour un gaz parfait évoluant de manière isentropique :

    P V^\gamma = \text{cte}

    En prenant le logarithme népérien de cette expression, il vient :

    \ln P + \gamma \ln V = \text{cte} \iff \ln P = -\gamma \ln V + \text{cte}

    Dans le diagramme de Clapeyron en échelle doublement logarithmique de la figure 3, où l'abscisse est x = \ln V et l'ordonnée y = \ln P, cette relation s'écrit :

    y = -\gamma \, x + \text{cte}

    Il s'agit de l'équation d'une droite de pente :

    \boxed{p_{\text{rv}} = -\gamma}

    Comme \gamma > 1 (pour l'air diatomique, \gamma = 1{,}4), la pente est strictement négative :

    p_{\text{rv}} < 0

    Les deux transformations AB et CD possédant la même pente p_{\text{rv}} = -\gamma mais des constantes d'intégration différentes (P_A V_A^\gamma \neq P_C V_C^\gamma), elles sont représentées par deux droites parallèles.

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  7. Exercice 7CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2023, Q35

    L'énergie thermique à extraire du téléphone pour faire passer sa température de T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C} s'écrit :

    |Q_f| = m \, c_m(\text{tel}) \, (T_c - T_f)

    Avec les données numériques :

    • m = 150\text{ g} = 0{,}150\text{ kg},
    • c_m(\text{tel}) = 2{,}4\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} = 2{,}4 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1},
    • \Delta T = T_c - T_f = 19 - (-18) = 37\text{ K}.

    On obtient :

    |Q_f| = 0{,}150 \times 2{,}4 \times 10^3 \times 37 = 1{,}33 \times 10^4\text{ J} = 13{,}3\text{ kJ}

    Par définition de l'efficacité d'une machine frigorifique, le transfert thermique extrait à la source froide pendant une durée \Delta t sous une puissance électrique consommée P = 250\text{ W} s'exprime par :

    e = \frac{|Q_f|}{W} = \frac{\mathcal{P}_f}{P} \implies \mathcal{P}_f = e \, P

    La puissance frigorifique disponible vaut donc :

    \mathcal{P}_f = 3{,}2 \times 250 = 800\text{ W}

    En supposant dans un premier temps que l'intégralité de la puissance frigorifique est allouée au refroidissement du téléphone, le temps nécessaire s'évalue par :

    \Delta t = \frac{|Q_f|}{\mathcal{P}_f} = \frac{m \, c_m(\text{tel}) \, (T_c - T_f)}{e \, P}
    \Delta t = \frac{13{,}3 \times 10^3}{800} \approx 17\text{ s}
    \boxed{\Delta t \approx 17\text{ s}}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  8. Exercice 8CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2023, Q36

    Pour transformer une masse m d'eau liquide initialement à T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} en glace à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C}, sous pression atmosphérique constante, il faut lui extraire une énergie thermique :

    Q_{\text{ext}} = m \, q_{\text{ext}}

    où le transfert thermique massique à extraire se décompose en trois étapes :

    • le refroidissement de l'eau liquide de T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} à T_{\text{fus}} = 0\text{ }^\circ\text{C} :

      q_1 = c_m(\mathrm{H_2O_{(l)}}) \, (T_c - T_{\text{fus}})
    • le changement d'état (solidification complète à 0\text{ }^\circ\text{C}) :

      q_2 = l

      où l est l'enthalpie massique de fusion de la glace ;

    • le refroidissement de l'eau solide de T_{\text{fus}} = 0\text{ }^\circ\text{C} à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C} :

      q_3 = c_m(\mathrm{H_2O_{(s)}}) \, (T_{\text{fus}} - T_f)

    Le transfert thermique massique total à extraire s'écrit donc :

    \begin{aligned} q_{\text{ext}} &= c_m(\mathrm{H_2O_{(l)}})(T_c - T_{\text{fus}}) + l + c_m(\mathrm{H_2O_{(s)}})(T_{\text{fus}} - T_f) \\ &= 4{,}18 \times (19 - 0) + 333 + 2{,}06 \times (0 - (-18)) \\ &= 79{,}42 + 333 + 37{,}08 = 449{,}5\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} \end{aligned}

    D'après la question Q35, la puissance thermique utile (puissance frigorifique) disponible à la source froide vaut :

    \mathcal{P}_f = e \, P = 3{,}2 \times 250 = 800\text{ W}

    Pendant une durée \Delta t = 1\text{ h} = 3600\text{ s}, l'énergie thermique maximale que le congélateur peut extraire à la source froide est :

    Q_f = \mathcal{P}_f \, \Delta t = 800 \times 3600 = 2{,}88 \times 10^6\text{ J} = 2{,}88 \times 10^3\text{ kJ}

    En égalant cette énergie à l'énergie nécessaire Q_{\text{ext}}, on obtient la masse maximale d'eau congelable :

    m_{\max} = \frac{Q_f}{q_{\text{ext}}} = \frac{e \, P \, \Delta t}{c_m(\mathrm{H_2O_{(l)}})(T_c - T_{\text{fus}}) + l + c_m(\mathrm{H_2O_{(s)}})(T_{\text{fus}} - T_f)}

    Application numérique :

    m_{\max} = \frac{2{,}88 \times 10^3\text{ kJ}}{449{,}5\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}} \approx 6{,}41\text{ kg}
    \boxed{m_{\max} \approx 6{,}4\text{ kg}}

    Commentaire : La formation de givre est due à la condensation et à la congélation de la vapeur d'eau contenue dans l'air ambiant qui pénètre lors de l'ouverture du congélateur. La masse d'eau ainsi introduite est généralement de l'ordre de quelques grammes à quelques dizaines de grammes. Elle est donc très inférieure à la capacité maximale horaire du compresseur (6{,}4\text{ kg}), ce qui confirme que la simple formation de givre ne surcharge pas thermiquement le congélateur sur de courtes périodes. En revanche, à plus long terme, la couche de givre accumulée agit comme un isolant thermique sur l'évaporateur et en dégrade l'efficacité.

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  9. Exercice 9Mines-Ponts Physique 2 MPI 2023, Q26

    L'énergie interne d'un volume élémentaire \mathrm{d}V de matière assimilée à une phase condensée indilatable s'écrit, en prenant l'origine des énergies internes à T = 0\text{ K} :

    \mathrm{d}U = C_{\mathrm{v}} \, T(\vec{r}) \, \mathrm{d}V

    où C_{\mathrm{v}} désigne la capacité thermique volumique du milieu considéré.

    Compte tenu de la symétrie sphérique du problème, le volume d'une coquille sphérique d'épaisseur \mathrm{d}r est \mathrm{d}V = 4\pi r^2 \mathrm{d}r.

    1. Contribution du noyau (0 \le r \le R_{\mathrm{n}}) Avec le profil thermique linéaire T_{\mathrm{n}}(r) = a_{\mathrm{n}} - b_{\mathrm{n}} r et la capacité thermique volumique C_{\mathrm{v,n}} :

    \begin{aligned} U_{\mathrm{n}} &= \int_0^{R_{\mathrm{n}}} C_{\mathrm{v,n}} (a_{\mathrm{n}} - b_{\mathrm{n}} r) \, 4\pi r^2 \mathrm{d}r \\ &= 4\pi C_{\mathrm{v,n}} \left[ a_{\mathrm{n}} \frac{r^3}{3} - b_{\mathrm{n}} \frac{r^4}{4} \right]_0^{R_{\mathrm{n}}} \\ &= 4\pi C_{\mathrm{v,n}} R_{\mathrm{n}}^3 \left( \frac{a_{\mathrm{n}}}{3} - \frac{b_{\mathrm{n}} R_{\mathrm{n}}}{4} \right) \end{aligned}

    2. Contribution de la couche de roche (R_{\mathrm{n}} \le r \le R_\ell) Avec le profil thermique linéaire T_{\mathrm{r}}(r) = a_{\mathrm{r}} - b_{\mathrm{r}} r et la capacité thermique volumique C_{\mathrm{v,r}} :

    \begin{aligned} U_{\mathrm{r}} &= \int_{R_{\mathrm{n}}}^{R_\ell} C_{\mathrm{v,r}} (a_{\mathrm{r}} - b_{\mathrm{r}} r) \, 4\pi r^2 \mathrm{d}r \\ &= 4\pi C_{\mathrm{v,r}} \left[ \frac{a_{\mathrm{r}}}{3} \left( R_\ell^3 - R_{\mathrm{n}}^3 \right) - \frac{b_{\mathrm{r}}}{4} \left( R_\ell^4 - R_{\mathrm{n}}^4 \right) \right] \end{aligned}

    3. Énergie interne totale de la Lune L'énergie interne totale est la somme de ces deux composantes :

    \boxed{U = 4\pi C_{\mathrm{v,n}} \left( \frac{a_{\mathrm{n}} R_{\mathrm{n}}^3}{3} - \frac{b_{\mathrm{n}} R_{\mathrm{n}}^4}{4} \right) + 4\pi C_{\mathrm{v,r}} \left[ \frac{a_{\mathrm{r}}}{3} \left( R_\ell^3 - R_{\mathrm{n}}^3 \right) - \frac{b_{\mathrm{r}}}{4} \left( R_\ell^4 - R_{\mathrm{n}}^4 \right) \right]}

    L'évaluation numérique menée avec les valeurs des constantes trouvées à la question précédente et les capacités volumiques moyennes correspondantes fournit la valeur annoncée par l'énoncé :

    U \approx 4{,}1 \cdot 10^{28}\text{ J}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

  10. Exercice 10Mines-Ponts Physique 2 MPI 2023, Q27

    Lorsque la Lune est totalement refroidie et thermalisée, sa température est uniforme et égale à T_{\mathrm{f}} en tout point :

    T(r) = T_{\mathrm{f}} \quad \text{pour tout } r \in [0, R_\ell]

    En adoptant la même référence d'énergie interne nulle à T = 0\text{ K} qu'à la question précédente, l'énergie interne finale U_{\mathrm{f}} s'obtient en intégrant la densité volumique d'énergie interne u_{\mathrm{f}} = C_{\mathrm{v}} T_{\mathrm{f}} sur le volume total de la Lune, composé de la sphère centrale du noyau (indice \mathrm{n}) de rayon R_{\mathrm{n}} et de la coquille sphérique rocheuse (indice \mathrm{r}) comprise entre R_{\mathrm{n}} et R_\ell :

    \begin{aligned} U_{\mathrm{f}} &= \iiint_{\text{noyau}} C_{\mathrm{v,n}} T_{\mathrm{f}} \, \mathrm{d}V + \iiint_{\text{roche}} C_{\mathrm{v,r}} T_{\mathrm{f}} \, \mathrm{d}V \\ &= C_{\mathrm{v,n}} T_{\mathrm{f}} V_{\mathrm{n}} + C_{\mathrm{v,r}} T_{\mathrm{f}} V_{\mathrm{r}} \end{aligned}

    où les volumes respectifs des deux zones valent :

    V_{\mathrm{n}} = \frac{4}{3}\pi R_{\mathrm{n}}^3 \quad \text{et} \quad V_{\mathrm{r}} = \frac{4}{3}\pi \left(R_\ell^3 - R_{\mathrm{n}}^3\right)

    On en déduit l'expression de l'énergie interne finale de la Lune :

    \boxed{U_{\mathrm{f}} = \frac{4}{3}\pi T_{\mathrm{f}} \left[ C_{\mathrm{v,n}} R_{\mathrm{n}}^3 + C_{\mathrm{v,r}} \left(R_\ell^3 - R_{\mathrm{n}}^3\right) \right]}

    L'application numérique fournie par l'énoncé donne bien :

    U_{\mathrm{f}} = 1{,}4 \cdot 10^{28}\text{ J}

    Résultat

    Indice, stratégie et pièges de cette question

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