Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 MPI 2026
JO 2024 : comment ils nous ont fait vibrer...
- 40 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en MP2I et MPSI : 20 questions sur 40, parties A.I et B.I
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en MP2I : 20 questions sur 40. Autres questions faisables en MP2I
Autres premières années : PCSI 23 · PTSI 23 · BCPST1 23 questions.
Détail par partie
- Partie A : Étude du 100 m nage libre11/13En partie
- Partie B : Vélocimétrie laser à franges7/13En partie
- Partie C : Le plongeon de haut vol2/5En partie
- Partie D : Comment éviter l'hypothermie en natation marathon ou triathlon ?0/92e année
Le sujet en bref
Sujet accessible · Mécanique, Diffusion et transferts thermiques, Optique géométrique · 8 incontournables · 23 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet transverse et particulièrement complet s'appuie sur le cadre porteur et fédérateur des Jeux Olympiques de Paris 2024 pour balayer un large spectre de la physique et de la chimie de CPGE. Il s'articule autour de la natation sous toutes ses facettes : la trajectoire et l'optimisation du plongeon de départ, la désinfection chimique des bassins olympiques, la mesure expérimentale fine d'écoulements par vélocimétrie Doppler/interférométrique, l'hydrodynamique du plongeon de haut vol avec freinage quadratique, et enfin la modélisation thermique fine du risque d'hypothermie en eau libre.
L'épreuve est équilibrée, alternant des modélisations analytiques rigoureuses, des exploitations graphiques soignées, du calcul d'ordres de grandeur et un volet numérique en langage Python. Sans comporter d'obstacle mathématique infranchissable, elle teste la polyvalence du candidat, sa rapidité d'exécution et sa capacité à naviguer avec aisance entre mécanique classique, optique ondulatoire, thermochimie et transferts thermiques.
- Difficulté
- Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 2 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Mécanique25 %
- Diffusion et transferts thermiques21 %
- Optique géométrique18 %
- Solutions aqueuses et électrochimie18 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MP2I et MPSI : 20 questions sur 40, parties A.I et B.I.
Où gagner des points
27 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Points à signaler : erreur d'énoncé, données en annexe
Erreur d'énoncé
Q10 : L'énoncé écrit par erreur \mathrm{ClO^-_{(g)}} dans l'équation bilan de l'étape 2 : il s'agit bien de l'ion hypochlorite dissous en solution aqueuse \mathrm{ClO^-_{(aq)}}.
Données en annexe
L'extrait de code Python à compléter pour Q30 ne figure pas dans le corps du texte mais dans les données en fin de sujet.
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
40 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
40 questionsPartie A : Étude du 100 m nage libre
I · Première étape : plonger vite et loin
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : chute libre, équation horaire, portée
Établir l'expression de la durée du plongeon (durée de la phase de vol jusqu'au point d'entrée dans l'eau) en fonction des variables , , et . Déduire l'expression de la distance parcourue en dehors de l'eau selon l'axe horizontal (figure 2) en fonction de ces mêmes variables.
Voir l'indiceIndice
Intégrer les équations horaires issues du principe fondamental de la dynamique sur l'axe vertical pour trouver le temps d'impact t_1 vérifiant z(t_1)=0, puis injecter ce résultat dans x(t_1).
Voir la stratégieStratégie
- Choisir un référentiel galiléen et définir un repère cartésien adapté lié à l'eau et au point de départ du centre de masse M.
- Appliquer la deuxième loi de Newton au système \{ \text{nageur} \} pour déterminer les équations horaires du mouvement.
- Identifier la condition d'entrée dans l'eau (z(t_1) = 0), résoudre l'équation du second degré en retenant la solution physique (t_1 > 0), puis en déduire la distance horizontale L_1 = x(t_1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du PFD en chute libre sans frottement pour obtenir les équations horaires, la durée de vol t_1 et la portée L_1.
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On modélise le nageur par son centre de masse M de masse m, en mouvement dans le référentiel terrestre supposé galiléen. On munit l'espace d'un repère orthonormé (O, \vec{u}_x, \vec{u}_z) où l'axe (Ox) est horizontal au niveau de l'eau, orienté dans le sens de la nage, et l'axe (Oz) est vertical ascendant.
À l'instant initial t = 0, les conditions initiales s'écrivent :
En négligeant la résistance de l'air, le système n'est soumis qu'à son poids \vec{P} = -m g \vec{u}_z. La deuxième loi de Newton donne :
Par intégrations successives compte tenu des conditions initiales, on obtient :
L'entrée dans l'eau au point E a lieu à l'instant t_1 > 0 vérifiant z(t_1) = 0, soit :
Le discriminant de cette équation du second degré en t_1 est :
La racine physiquement acceptable devant être strictement positive, on obtient :
La distance horizontale L_1 parcourue jusqu'à l'entrée dans l'eau s'en déduit par L_1 = x(t_1) = v_0 \cos\alpha \, t_1 :
Résultat
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : portée, lecture graphique
Sachant que le nageur est plus rapide en dehors de l'eau, estimer, grâce à la figure 3, la valeur de la distance idéale pour le plongeon étudié, ainsi que celle de l'angle correspondant en degrés. Estimer d'autre part la durée du plongeon correspondant ; vérifier la valeur de durée du plongeon à l'aide de la question précédente.
Voir l'indiceIndice
Rechercher graphiquement l'abscisse correspondant au maximum de portée L_1 sur le premier graphique de la figure 3, convertir l'angle en degrés, puis relever la durée sur la seconde courbe.
Voir la stratégieStratégie
- Puisque la vitesse du nageur est plus grande dans l'air que dans l'eau, le plongeon idéal correspond à la portée horizontale maximale L_1 pour rester le plus longtemps possible dans la phase rapide.
- Repérer le maximum de la courbe L_1(\alpha) sur la figure 3 (gauche) et lire l'abscisse \alpha correspondante, puis la convertir en degrés.
- Lire la durée de vol t_1 sur la figure 3 (droite) pour cet angle \alpha, puis vérifier cette valeur par le calcul analytique établi à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture du maximum de distance sur le graphique L_1(\alpha) et vérification numérique de la durée de vol associée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le nageur se déplaçant plus vite dans l'air que dans l'eau, la trajectoire idéale est celle qui maximise la distance franchie dans l'air, c'est-à-dire le maximum de L_1(\alpha).
D'après la figure 3 (gauche) :
La portée maximale vaut :
\boxed{L_1 \approx 3{,}6\text{ m}}L'angle de départ optimal correspondant est :
\alpha \approx 0{,}61\text{ rad} \quad \text{soit} \quad \alpha \approx 0{,}61 \times \frac{180}{\pi} \approx \boxed{35^\circ}
D'après la figure 3 (droite), pour \alpha \approx 0{,}61\text{ rad}, la durée du plongeon est estimée graphiquement à :
Vérification par le calcul :
D'après la question Q1, l'expression de la durée du plongeon est :
Avec v_0 = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, H_0 = 1{,}3\text{ m}, g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et \alpha = 35^\circ (\sin 35^\circ \approx 0{,}574) :
La valeur calculée est en parfait accord avec l'estimation graphique.
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : conservation de l'énergie mécanique, vitesse d'impact
Montrer que l'angle n'a pas d'influence sur la norme de la vitesse d'entrée dans l'eau au point , puis évaluer numériquement.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la conservation de l'énergie mécanique du nageur assimilé à un point matériel entre le plot de départ et la surface de l'eau.
Voir la stratégieStratégie
Le plongeur n'étant soumis qu'à son poids (force conservative) durant la phase aérienne, la conservation de l'énergie mécanique offre une méthode directe et élégante pour déterminer la vitesse v_E sans passer par la cinématique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation de l'énergie mécanique entre le plongeoir et la surface de l'eau, montrant que v_E ne dépend que de v_0 et H_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le plongeur assimilable au point matériel M de masse m dans le référentiel terrestre supposé galiléen. En négligeant les frottements de l'air, le nageur est uniquement soumis à son poids \vec{P} = m\vec{g}, qui dérive de l'énergie potentielle de pesanteur :
en prenant l'origine des altitudes au niveau de la surface de l'eau (z = 0).
Le système étant conservatif, son énergie mécanique \mathcal{E}_m se conserve entre l'instant de décollage (z = H_0, vitesse v_0) et l'instant d'entrée dans l'eau au point E (z = 0, vitesse v_E) :
En simplifiant par la masse m, on obtient :
Cette expression ne dépend que de la norme initiale v_0, du champ de pesanteur g et de la hauteur de chute H_0 : l'angle de départ \alpha n'a aucune influence sur la norme de la vitesse d'entrée dans l'eau v_E.
Application numérique : Avec v_0 = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et H_0 = 1{,}3\text{ m},
Soit, avec deux chiffres significatifs :
Résultat
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : vecteur vitesse, composante de la vitesse, angle de plongeon
Déterminer l'expression de l'angle d'entrée dans l'eau au point (figure 2) en fonction des variables , , et . L'évaluer dans le cadre de la question Q2. Cette valeur de constitue un compromis : citer un inconvénient à ce que soit proche de ou encore de 0.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la tangente de l'angle d'incidence via le rapport des composantes de la vitesse \tan\beta = -v_z(t_1)/v_x(t_1), puis éliminer la variable t_1 au profit de L_1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les composantes du vecteur vitesse \vec{v}(t) lors du vol balistique, puis en déduire le vecteur vitesse \vec{v}_E au point d'entrée dans l'eau à la date t_1 = \frac{L_1}{v_0\cos\alpha}.
- Relier l'angle \beta aux composantes de \vec{v}_E par la tangente de l'angle d'incidence.
- Réaliser l'application numérique avec les grandeurs obtenues à la question Q2.
- Analyser physiquement les cas limites \beta \to \frac{\pi}{2} et \beta \to 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de \tan\beta = |v_{Ez}/v_{Ex}| à partir des composantes de la vitesse, calcul numérique et discussion du compromis d'entrée dans l'eau.
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Le repère d'étude étant muni des axes habituels (Ox) horizontal orienté vers la droite et (Oz) vertical ascendant, les composantes de la vitesse du centre de masse lors de la chute libre s'écrivent :
À l'instant d'entrée dans l'eau t_1, le nageur a parcouru la distance horizontale L_1, d'où t_1 = \frac{L_1}{v_0 \cos\alpha}. Les composantes de la vitesse \vec{v}_E au point E sont donc :
Le mouvement étant descendant à cet instant, v_{Ez} < 0. L'angle \beta étant défini comme un angle absolu sous l'horizontale (figure 2), on a :
On en déduit l'expression de \beta :
Application numérique : D'après les résultats de la question Q2, \alpha \approx 35^\circ \approx 0{,}61\text{ rad} et L_1 \approx 3{,}6\text{ m}, avec v_0 = 5{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :
Discussion du compromis sur l'angle \beta :
- Si \beta \to \frac{\pi}{2} (entrée quasi-verticale) : la composante horizontale de la vitesse v_{Ex} devient très faible, ce qui pénalise la progression vers l'avant. De plus, le nageur s'enfonce trop profondément dans le bassin, d'où une perte de temps pour remonter vers la surface.
- Si \beta \to 0 (entrée quasi-horizontale) : le nageur fait un « plat ». La grande surface corporelle frappant l'eau induit un choc violent à l'impact, douloureux, générateur d'importantes turbulences et causant une forte décélération immédiate qui brise l'élan du plongeon.
Résultat
II · Deuxième étape : nager à fond le 100 m nage libre
Question 5
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : travail d'une force, conversion d'énergie, bilan d'énergie
À l'aide des études précédentes, évaluer numériquement l'énergie dépensée par un nageur de crawl en sprint sur une distance de 100 m et la comparer à l'apport énergétique de 205 kcal pour une barre chocolatée.
Voir l'indiceIndice
Estimer graphiquement la force moyenne de résistance ainsi que la vitesse moyenne de propulsion de la main pour évaluer le travail mécanique développé sur 100 m, avant d'appliquer un ordre de grandeur du rendement musculaire humain.
Voir la stratégieStratégie
Cette question ouverte demande d'évaluer un ordre de grandeur en exploitant les figures fournies :
- Estimer la force propulsive moyenne \overline{F} exercée par le nageur (ou la puissance moyenne \overline{\mathcal{P}}) à partir des figures 5 ou 6.
- En déduire le travail mécanique W_{\text{méc}} fourni sur une distance de d = 100\text{ m}.
- Discuter éventuellement le passage à l'énergie métabolique totale dépensée via le rendement musculaire, puis convertir l'apport énergétique de la barre chocolatée en joules pour comparer.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du travail fourni par le nageur contre les forces de traînée sur 100 m et comparaison énergétique avec l'apport d'une barre chocolatée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Estimation de la force moyenne et du travail mécanique
À partir de l'étude 2 (figure 5) : Le dispositif « MAD system » enregistre la force propulsive à chaque coup de bras. Les pics de force atteignent une valeur maximale d'environ F_{\max} \approx 200\text{ N}. Les pics étant approximativement triangulaires et séparés de courts intervalles, la force moyenne exercée par le nageur au cours de l'avancement peut être estimée à :
\overline{F} \approx \frac{1}{2} F_{\max} \approx 100\text{ N}Le travail mécanique développé pour parcourir une distance d = 100\text{ m} est alors :
W_{\text{méc}} = \overline{F} \times d \approx 100 \times 100 = 1{,}0 \times 10^4\text{ J} = 10\text{ kJ}Recoupement avec l'étude 3 (figure 6) : Sur un cycle de bras (durée de traction \Delta t_{\text{cycle}} \approx 0{,}7\text{ s}), la force hydrodynamique moyenne exercée sur la main et l'avant-bras est de l'ordre de F_{\text{bras}} \approx 60\text{ à }80\text{ N}, pour une vitesse de déplacement de la main par rapport à l'eau de v_{\text{main}} \approx 2{,}5\text{ à }2{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. La puissance moyenne fournie par les bras est donc :
\overline{\mathcal{P}}_{\text{méc}} \approx \overline{F \cdot v} \approx 70 \times 2{,}7 \approx 190\text{ W}En sprint sur 100\text{ m}, à une vitesse moyenne de nage v \approx 2{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (temps de course d'environ \Delta t \approx 50\text{ s}), l'énergie mécanique requise vaut :
W_{\text{méc}} = \overline{\mathcal{P}}_{\text{méc}} \times \Delta t \approx 190 \times 50 \approx 9{,}5 \times 10^3\text{ J} \approx 10\text{ kJ}Ce résultat est tout à fait cohérent avec l'estimation précédente.
2. Énergie dépensée par le nageur
Le muscle humain possède un rendement mécanique limité (de l'ordre de \eta \approx 10\,\%\text{ à }20\,\% en natation, une grande partie de l'énergie étant dissipée sous forme thermique). L'énergie métabolique totale dépensée par l'athlète est donc :
3. Comparaison avec la barre chocolatée
L'apport énergétique de la barre chocolatée vaut :
En comparant les deux grandeurs :
Même si l'on ne considère que le travail mécanique direct (W_{\text{méc}} \approx 10\text{ kJ} \approx 2{,}4\text{ kcal}), le ratio est d'à peine 1\,\%.
L'énergie dépensée lors d'un 100\text{ m} de nage libre en sprint ne représente qu'une fraction très faible (moins de 10\,\%) de l'apport énergétique d'une seule barre chocolatée.
Résultat
III.1 · Étude de l'étape 1
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : couple oxydant-réducteur, demi-équation électronique, équation de réaction
Identifier les deux couples oxydant/réducteur qui interviennent lors de cette étape afin d'en déduire l'équation bilan de la réaction correspondante.
Voir l'indiceIndice
Identifier les couples oxydant/réducteur engagés à chaque électrode en milieu basique aqueux, puis combiner leurs demi-équations électroniques respectives.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification des couples \mathrm{Cl_2/Cl^-} et \mathrm{H_2O/H_2} et écriture de l'équation bilan de l'oxydoréduction.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les observations expérimentales fournies :
À l'électrode (A), il y a formation de dihydrogène gazeux \mathrm{H_{2(g)}} et d'ions hydroxyde \mathrm{HO^-_{(aq)}} à partir de l'eau du solvant. Le couple oxydant/réducteur mis en jeu est donc :
\mathrm{H_2O_{(l)} / H_{2(g)}}La demi-équation électronique associée s'écrit (en milieu basique/neutre) :
2\,\mathrm{H_2O_{(l)}} + 2\,\mathrm{e^-} = \mathrm{H_{2(g)}} + 2\,\mathrm{HO^-_{(aq)}}À l'électrode (B), il y a dégagement de dichlore gazeux \mathrm{Cl_{2(g)}} par consommation des ions chlorure \mathrm{Cl^-_{(aq)}} présents dans la solution. Le couple oxydant/réducteur correspondant est :
\mathrm{Cl_{2(g)} / Cl^-_{(aq)}}La demi-équation électronique associée s'écrit :
2\,\mathrm{Cl^-_{(aq)}} = \mathrm{Cl_{2(g)}} + 2\,\mathrm{e^-}
En sommant les deux demi-équations de façon à éliminer les électrons échangés (n = 2\text{ e}^-), on obtient l'équation-bilan de l'électrolyse :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : oxydation, réduction
Indiquer l'espèce chimique oxydée et l'espèce réduite.
Voir l'indiceIndice
Rappeler qu'une oxydation correspond à une perte d'électrons (augmentation du nombre d'oxydation) et une réduction à un gain d'électrons.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de l'ion chlorure comme espèce oxydée et de l'eau comme espèce réduite.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de la réaction établie à la question Q6, on écrit les deux demi-équations électroniques :
Pour le couple \mathrm{Cl_{2(g)} / Cl^-_{(aq)}} :
2\,\mathrm{Cl^-_{(aq)}} = \mathrm{Cl_{2(g)}} + 2\,\mathrm{e}^-Les ions chlorure perdent des électrons (le nombre d'oxydation du chlore augmente de -\mathrm{I} dans \mathrm{Cl^-} à 0 dans \mathrm{Cl_2}) : il s'agit d'une oxydation.
Pour le couple \mathrm{H_2O_{(l)} / H_{2(g)}} :
2\,\mathrm{H_2O_{(l)}} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H_{2(g)}} + 2\,\mathrm{HO^-_{(aq)}}La molécule d'eau capte des électrons (le nombre d'oxydation de l'hydrogène diminue de +\mathrm{I} dans \mathrm{H_2O} à 0 dans \mathrm{H_2}) : il s'agit d'une réduction.
Par conséquent :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Oxydoréduction et piles
Notions : électrolyse, anode et cathode, sen du courant
Reproduire la figure 8 en indiquant le sens de déplacement des électrons, le sens positif du courant et si les électrodes (A) et (B) sont le siège d'une oxydation ou d'une réduction.
Voir l'indiceIndice
Se souvenir que le courant circule de la borne positive vers la borne négative à l'extérieur du générateur et que la réduction a lieu à la cathode.
Voir la réponse courteRéponse courte
Représentation du circuit d'électrolyse avec le sens des porteurs de charge et identification de l'anode et de la cathode.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les demi-équations électroniques identifiées à la question Q6 :
À l'électrode (A) : l'eau subit un gain d'électrons selon
2\,\mathrm{H_2O_{(l)}} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H_{2(g)}} + 2\,\mathrm{HO^-_{(aq)}}Il s'agit donc d'une réduction (l'électrode (A) est la cathode).
À l'électrode (B) : les ions chlorure subissent une perte d'électrons selon
2\,\mathrm{Cl^-_{(aq)}} = \mathrm{Cl_{2(g)}} + 2\,\mathrm{e}^-Il s'agit donc d'une oxydation (l'électrode (B) est l'anode).
Sens de circulation des porteurs de charge et du courant dans le circuit extérieur :
- Les électrons sont générés à l'anode (B) par l'oxydation, traversent le circuit électrique extérieur (fils et générateur) depuis l'électrode (B) vers l'électrode (A), où ils sont consommés par la réduction.
- Par convention, le sens positif du courant électrique i est opposé au sens de déplacement des électrons : dans les fils, il circule donc de l'électrode (A) vers le générateur G, puis du générateur G vers l'électrode (B). L'électrode (B) est reliée au pôle positif (+) du générateur, et l'électrode (A) au pôle négatif (-).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : potentiel standard, réaction favorisée, critère thermodynamique
Justifier qualitativement si la réaction bilan qui a lieu à l'étape 1 est thermodynamiquement favorisée.
Voir l'indiceIndice
Comparer les potentiels standard des deux couples ou calculer la force contre-électromotrice standard pour conclure sur la non-spontanéité thermodynamique de la transformation.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer si une réaction d'oxydoréduction est thermodynamiquement favorisée, on compare les potentiels standard des couples en présence à l'aide de la règle du gamma : une réaction est spontanée lorsque l'oxydant le plus fort réagit avec le réducteur le plus fort.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison des potentiels standard des couples montrant que la réaction d'électrolyse présente un \Delta E^\circ < 0 et est forcée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les données de l'énoncé, les potentiels standard d'oxydoréduction des deux couples mis en jeu sont :
Sur une échelle des potentiels standard :
- le couple \mathrm{Cl_{2(g)} / Cl^-_{(aq)}} se situe à un potentiel bien supérieur à celui du couple \mathrm{H_2O / H_{2(g)}} ;
- le dichlore \mathrm{Cl_2} est donc un oxydant nettement plus fort que l'eau \mathrm{H_2O}, et le dihydrogène \mathrm{H_2} est un réducteur bien plus fort que les ions chlorure \mathrm{Cl^-}.
La réaction spontanée (selon la règle du gamma) correspondrait à la réaction entre \mathrm{Cl_2} et \mathrm{H_2}.
Pour la réaction de l'étape 1, l'oxydant engagé (\mathrm{H_2O}) a un potentiel standard inférieur à celui du réducteur engagé (\mathrm{Cl^-}), ce qui conduit à une force électromotrice standard négative :
C'est précisément la raison pour laquelle un apport d'énergie sous forme de travail électrique (générateur imposant une tension) est indispensable pour forcer cette transformation : il s'agit d'une électrolyse.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
III.2 · Étude de l'étape 2
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : constante d'équilibre, formule de nernst, dismutation
Déterminer l'expression, puis la valeur numérique de la constante d'équilibre associée à cette équation bilan de l'étape 2.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la constante d'équilibre à l'aide de l'affinité standard ou de la différence des potentiels d'oxydoréduction des couples du dichlore en présence via la relation de Nernst.
Voir la stratégieStratégie
- Décomposer la réaction de dismutation du dichlore en deux demi-équations d'oxydoréduction faisant intervenir les couples fournis.
- Établir l'expression de la constante d'équilibre K^\circ à partir de la condition d'égalité des potentiels d'électrode à l'équilibre (ou de la relation \Delta_\mathrm{r} G^\circ = -n \mathcal{F} \Delta E^\circ).
- Réaliser l'application numérique à T = 25\;^\circ\mathrm{C} = 298\text{ K}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la constante d'équilibre de la dismutation du dichlore à partir des potentiels standard de référence.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La transformation de l'étape 2 est une dismutation du dichlore en milieu basique :
Elle met en jeu les deux demi-réactions d'oxydoréduction suivantes :
Pour l'équation-bilan telle qu'elle est écrite, le nombre d'électrons échangés est donc n = 1.
À l'équilibre chimique, les potentiels de Nernst des deux couples sont égaux :
En égalant ces deux expressions, il vient :
On en déduit l'expression littérale de la constante d'équilibre :
Application numérique : Avec \mathcal{F} = 96\,485\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1}, R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, T = 298{,}15\text{ K} (soit \frac{R T \ln 10}{\mathcal{F}} \simeq 0{,}059\text{ V}) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Oxydoréduction et piles
Notions : loi de faraday, quantité de matière d'électrons, avancement
Indiquer la quantité de matière d'électrons échangés lors de l'étape 1 au cours d'une heure de traitement et en déduire la quantité de matière d'ions hypochlorite formés.
Voir l'indiceIndice
Relier la charge totale ayant circulé Q = I\,\Delta t au nombre de moles d'électrons via la constante de Faraday F, puis exploiter les coefficients stœchiométriques de la chaîne réactionnelle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la charge électrique totale Q ayant traversé la cellule d'électrolyse pendant la durée \Delta t, puis en déduire la quantité d'électrons n(e^-) grâce à la constante de Faraday F.
- Utiliser les demi-équations d'oxydoréduction de l'étape 1 pour relier n(e^-) aux quantités de dichlore \mathrm{Cl}_2 et d'ions hydroxyde \mathrm{HO}^- générées.
- Exploiter la stœchiométrie de la réaction de l'étape 2 (supposée totale d'après la très grande valeur de K^\circ) pour déterminer la quantité d'ions hypochlorite \mathrm{ClO}^- formés.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de la relation Q = I \Delta t = n_e F pour relier le courant électrique au nombre de moles d'ions hypochlorite formés.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pendant la durée \Delta t = 1\text{ h} = 3\,600\text{ s}, le générateur maintient une intensité continue I = 20\text{ A}. La charge électrique totale transférée s'écrit :
La quantité de matière d'électrons échangés lors de l'étape 1 est donc donnée par :
Application numérique :
D'après les demi-équations électroniques de l'étape 1 :
l'avancement de cette étape produit :
L'équation-bilan de l'étape 2 s'écrit :
Les réactifs \mathrm{Cl}_2 et \mathrm{HO}^- sont introduits exactement dans les proportions stœchiométriques (1\text{ mol} de \mathrm{Cl}_2 pour 2\text{ mol} de \mathrm{HO}^-). Cette transformation étant quantitative (K^\circ \gg 10^4), la quantité d'ions hypochlorite formés est égale à la quantité de dichlore consommée :
Application numérique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : bilan de matière, stœchiométrie
Déterminer d'autre part la masse de chlorure de sodium que l'on devrait dissoudre pour assurer une heure de traitement au cours de l'étape 1 (en l'absence de régénération de ces ions dans les étapes suivantes) et justifier que la quantité disponible dans le bassin est suffisante.
Voir l'indiceIndice
Déduire de la quantité de matière d'électrons le nombre de moles d'ions chlorure consommés, calculer la masse de sel correspondante et la confronter à la masse totale présente dans le volume du bassin.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan molaire reliant le chlorure de sodium consommé aux électrons échangés et comparaison avec la masse disponible dans le bassin.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'anode, la demi-équation électronique d'oxydation des ions chlorure s'écrit :
La quantité de matière d'ions chlorure consommée lors de l'étape 1 est donc égale à la quantité de matière d'électrons échangés :
La dissolution du chlorure de sodium solide apporte un ion chlorure par formule unité (\mathrm{NaCl_{(s)}} \rightarrow \mathrm{Na^+_{(aq)}} + \mathrm{Cl^-_{(aq)}}), d'où :
La masse de chlorure de sodium nécessaire à une heure de fonctionnement sans régénération vaut :
Avec I = 20\text{ A}, \Delta t = 3600\text{ s}, F = 96\,485\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} et M_{\mathrm{NaCl}} = 23{,}0 + 35{,}5 = 58{,}5\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} :
Calculons à présent la masse totale de chlorure de sodium contenue dans le bassin olympique. Le volume d'eau du bassin vaut :
Avec une concentration massique en sel C_m = 5\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}, la masse de \mathrm{NaCl} dissoute dans le bassin est :
Comme m_{\mathrm{NaCl}} \ll m_{\text{dispo}} (la masse consommée en une heure représente seulement environ 2 \times 10^{-6} du stock disponible), la réserve de sel dans le bassin est largement suffisante pour assurer le traitement sur une très longue durée, même en l'absence de régénération.
Résultat
III.3 · Ajustement du pH
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : constante d'acidité, diagramme de prédominance, équilibre acido-basique
Utiliser le rapport de concentrations correspondant (où est l'acide hypochloreux) afin d'expliquer comment le fait de verser de l'acide sulfurique (un acide fort) va permettre d'abaisser le pH.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le rapport des concentrations à l'aide de la relation d'Henderson-Hasselbalch à \mathrm{pH}=8{,}0, puis analyser l'effet d'un apport d'ions \mathrm{H_3O^+} sur le déplacement de cet équilibre acido-basique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport des concentrations \frac{[\mathrm{ClO}^-_{(\mathrm{aq})}]}{[\mathrm{HClO}_{(\mathrm{aq})}]} à l'aide de la relation d'Henderson-Hasselbalch et évaluer sa valeur à \mathrm{pH} = 8{,}0.
- Décrire l'effet de l'ajout d'acide sulfurique \mathrm{H_2SO_4} sur l'équilibre acido-basique du couple et relier la variation du rapport de concentrations à celle du \mathrm{pH}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de la relation d'Henderson-Hasselbalch sur le couple \mathrm{HClO/ClO^-} pour justifier l'abaissement du pH par apport de protons.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La relation entre le \mathrm{pH} et les concentrations des espèces du couple acide hypochloreux / ion hypochlorite s'écrit :
On en déduit l'expression du rapport de concentrations :
À la valeur mesurée \mathrm{pH} = 8{,}0, avec \mathrm{p}K_a = 7{,}5 :
L'espèce basique \mathrm{ClO}^-_{(\mathrm{aq})} prédomine donc sur l'acide hypochloreux.
L'acide sulfurique \mathrm{H_2SO_4} est un acide fort dans l'eau. Il se dissocie totalement selon :
Les ions oxonium apportés réagissent de façon quasi-totale avec la base conjuguée \mathrm{ClO}^-_{(\mathrm{aq})} :
Cette réaction consomme les ions hypochlorite et forme de l'acide hypochloreux : le rapport \frac{[\mathrm{ClO}^-_{(\mathrm{aq})}]}{[\mathrm{HClO}_{(\mathrm{aq})}]} diminue.
Puisque la fonction logarithme est strictement croissante, la relation \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a + \log\left(\frac{[\mathrm{ClO}^-]}{[\mathrm{HClO}]}\right) montre que la diminution de ce rapport entraîne nécessairement une baisse du \mathrm{pH}, permettant de ramener celui-ci dans la plage réglementaire visée [7{,}2 \,;\, 7{,}6].
Résultat
Partie B : Vélocimétrie laser à franges
I · Expansion du faisceau
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Instruments d'optique
Notions : système afocal, tracé de rayons, foyer
Reproduire la figure 9 en indiquant la position des foyers des lentilles et , de distances focales images respectives et , et le trajet des rayons en sortie des lentilles permettant de respecter la condition .
Voir l'indiceIndice
Pour un système afocal constitué de deux lentilles convergentes, placer le foyer image de la première lentille au même point que le foyer objet de la seconde, avec f'_2 > f'_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé des rayons dans un expanseur afocal constitué de deux lentilles convergentes dont les foyers F'_1 et F_2 coïncident.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Un expanseur de faisceau transforme un faisceau incident constitué de rayons parallèles à l'axe optique (objet à l'infini) en un faisceau émergent également constitué de rayons parallèles à l'axe optique (image à l'infini). Il s'agit donc d'un système afocal.
Pour un doublet de lentilles minces (\mathcal{L}_1, \mathcal{L}_2), cette condition impose que le foyer image principal de la première lentille coïncide avec le foyer objet principal de la seconde :
Les deux lentilles étant convergentes, les distances focales images vérifient f'_1 > 0 et f'_2 > 0. Les rayons marginaux incidents, situés à la distance \frac{d_0}{2} de l'axe optique, émergent de \mathcal{L}_1 en passant par le foyer F'_1 \equiv F_2, puis sont réfractés par la lentille \mathcal{L}_2 parallèlement à l'axe optique à la distance \frac{d'_0}{2}.
Par application du théorème de Thalès aux triangles formés entre les lentilles et le foyer intermédiaire commun :
Pour satisfaire la condition d'élargissement \tau > 1, la distance focale de la seconde lentille doit être strictement supérieure à celle de la première :
Le point focal commun F'_1 \equiv F_2 est donc situé entre les deux lentilles et plus proche de \mathcal{L}_1 que de \mathcal{L}_2.
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Instruments d'optique
Notions : grandissement transversal, système afocal
Établir l'expression de en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Thalès ou la définition géométrique des faisceaux passant par le foyer commun intermédiaire.
Voir la stratégieStratégie
Pour relier les diamètres d_0 et d'_0 aux distances focales f'_1 et f'_2, on applique une relation trigonométrique (ou le théorème de Thalès) au niveau du foyer commun F'_1 \equiv F_2 situé entre les deux lentilles dans le système afocal.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression du taux d'expansion du faisceau \tau = f'_2/f'_1 à l'aide des rayons marginaux et du théorème de Thalès.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le rayon marginal du faisceau incident, parallèle à l'axe optique et situé à la distance de l'axe :
Après réfraction par la lentille convergente \mathcal{L}_1, ce rayon passe par le foyer image F'_1 en faisant un angle \theta avec l'axe optique. Dans le triangle rectangle formé par le centre optique O_1, le foyer F'_1 et le point d'impact sur la lentille \mathcal{L}_1, on a :
Le système étant afocal, le foyer image F'_1 est confondu avec le foyer objet F_2 de la seconde lentille \mathcal{L}_2. Le rayon se propage donc depuis F_2 jusqu'à \mathcal{L}_2 sous le même angle \theta par rapport à l'axe optique.
En sortie de \mathcal{L}_2, le rayon émerge parallèlement à l'axe optique à une distance y_2 = \dfrac{d'_0}{2}. Dans le triangle rectangle formé par O_2, F_2 et le point d'émergence sur \mathcal{L}_2, on a :
En égalant les deux expressions de \tan\theta, il vient :
Le taux d'expansion du faisceau s'écrit donc :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Instruments d'optique
Notions : système afocal, lentille divergente, tracé de rayons
Reproduire la figure 10 en indiquant la position des foyers des lentilles, de distances focales images respectives et , et le trajet des rayons en sortie des lentilles permettant un nouveau taux d'expansion .
Voir l'indiceIndice
Faire coïncider le foyer image de la lentille divergente d'entrée avec le foyer objet de la lentille convergente de sortie.
Voir la stratégieStratégie
- Pour qu'un faisceau parallèle à l'axe optique émerge parallèle à cet axe, le système optique doit être afocal : le foyer image de la première lentille doit coïncider avec le foyer objet de la seconde (F'_3 \equiv F_1).
- La première lentille \mathcal{L}_3 étant divergente (f'_3 < 0), son foyer image F'_3 est virtuel et situé en amont de celle-ci (\overline{OF'_3} = f'_3 < 0). Le foyer objet F_1 de la lentille convergente \mathcal{L}_1 (f'_1 > 0) est situé en amont de \mathcal{L}_1 (\overline{O_1 F_1} = -f'_1 < 0).
- Pour obtenir un élargissement (\tau' = d'_0 / d_0 > 1), les rayons doivent diverger entre les deux lentilles, ce qui impose f'_1 > |f'_3|, plaçant le point de coïncidence F'_3 \equiv F_1 à gauche de la lentille divergente \mathcal{L}_3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé des rayons pour un expanseur afocal à lentille d'entrée divergente avec coïncidence des foyers image et objet.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour constituer un expanseur de faisceau, le doublet constitué de la lentille divergente \mathcal{L}_3 (centre O, distance focale image f'_3 < 0) et de la lentille convergente \mathcal{L}_1 (centre O_1, distance focale image f'_1 > 0) doit être un système afocal :
Puisque \mathcal{L}_3 est divergente, son foyer image principal F'_3 est situé dans l'espace objet (à gauche de O) à la distance |f'_3| = -f'_3. Le foyer objet F_1 de la lentille convergente \mathcal{L}_1 est situé à la distance f'_1 à gauche de O_1. La condition de coïncidence implique pour l'encombrement D = OO_1 :
Comme D > 0, on a nécessairement f'_1 > |f'_3|, ce qui garantit un taux d'expansion \tau' = f'_1 / |f'_3| > 1.
Les rayons incidents parallèles à l'axe optique frappent \mathcal{L}_3 et émergent en divergeant comme s'ils provenaient de son foyer image F'_3. Comme F'_3 est confondu avec le foyer objet F_1 de \mathcal{L}_1, ces rayons divergents émergent de la lentille convergente \mathcal{L}_1 parallèlement à l'axe optique, avec un diamètre élargi d'_0 > d_0.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Instruments d'optique
Notions : grandissement transversal, système afocal
Établir l'expression de en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Calculer le rapport des largeurs de faisceau à partir des propriétés géométriques des rayons passant par le foyer virtuel commun, en veillant aux signes des distances focales.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter le caractère afocal du système constitué de la lentille divergente \mathcal{L}_3 et de la lentille convergente \mathcal{L}_1, pour lequel les foyers F'_3 et F_1 sont confondus.
- Considérer le rayon incident parallèle à l'axe optique situé sur le bord supérieur du faisceau (à la distance d_0/2 de l'axe optique).
- Appliquer le théorème de Thalès ou les relations trigonométriques dans les triangles formés avec le foyer commun pour exprimer le rapport des diamètres \tau' = d'_0 / d_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination du taux d'expansion \tau' = |f'_1/f'_3| pour le système afocal à lentille divergente.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système étant afocal, le foyer principal image F'_3 de la lentille divergente \mathcal{L}_3 coïncide avec le foyer principal objet F_1 de la lentille convergente \mathcal{L}_1.
Considérons un rayon incident parallèle à l'axe optique, à la demi-largeur y_3 = \frac{d_0}{2} au niveau de la lentille \mathcal{L}_3 de centre optique O_3 :
après réfraction par \mathcal{L}_3, ce rayon semble provenir du foyer image F'_3 et fait avec l'axe optique un angle \theta (dans les conditions de Gauss) vérifiant :
\tan\theta \simeq \theta = \frac{y_3}{\overline{F'_3 O_3}} = \frac{d_0 / 2}{|f'_3|} = -\frac{d_0 / 2}{f'_3}puisque \mathcal{L}_3 est une lentille divergente (f'_3 < 0, soit \overline{O_3 F'_3} = f'_3 < 0) ;
ce même rayon atteint la lentille \mathcal{L}_1 de centre optique O_1 à une ordonnée y_1 = \frac{d'_0}{2}. Comme il est issu (virtuellement) de F_1 = F'_3, il émerge de \mathcal{L}_1 parallèlement à l'axe optique. Dans le triangle rectangle de sommet F_1, on a :
\tan\theta \simeq \theta = \frac{y_1}{\overline{F_1 O_1}} = \frac{d'_0 / 2}{f'_1}car \overline{F_1 O_1} = f'_1 > 0 pour une lentille convergente.
En égalant les deux expressions de \theta (théorème de Thalès appliqué au sommet commun F'_3 \equiv F_1) :
On en déduit l'expression du taux d'expansion \tau' :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Instruments d'optique
Notions : encombrement optique, système afocal
Exprimer en fonction de et du taux d'expansion pour les deux types d'expanseurs. Indiquer quel type d'expanseur permet un encombrement moindre à distance focale et taux d'expansion donnés.
Voir l'indiceIndice
Calculer la distance D = O_1O_2 dans chacun des deux montages en fonction de f'_1 et du grandissement \tau, puis comparer les valeurs absolues obtenues.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison des longueurs D = f'_1 + f'_2 et D' = f'_1 - |f'_3|, montrant le moindre encombrement du second montage.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Expanseur de faisceau képlérien
D'après les questions Q14 et Q15, le système afocal est constitué des lentilles convergentes \mathcal{L}_1 et \mathcal{L}_2 dont l'encombrement et le taux d'expansion s'écrivent :
En exprimant f'_2 = \tau f'_1, on obtient :
2. Expanseur de faisceau galiléen
D'après les questions Q16 et Q17, le système afocal est formé de la lentille divergente \mathcal{L}_3 (f'_3 < 0) et de la lentille convergente \mathcal{L}_1 (f'_1 > 0). L'encombrement et le taux d'expansion vérifient :
En exprimant |f'_3| = \dfrac{f'_1}{\tau}, on en déduit :
3. Comparaison de l'encombrement
Pour une même distance focale f'_1 > 0 et un taux d'expansion identique \tau > 1 :
C'est donc l'expanseur galiléen qui présente l'encombrement le plus faible.
Résultat
II · Division du faisceau
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques
Notions : loi de snell-descartes, prisme, réfraction
Reproduire la figure 11 et poursuivre le tracé des trois rayons afin d'expliquer la division du faisceau par le prisme cubique. On prêtera une attention particulière au rayon sur l'axe optique qui sera dévié par chacune des deux faces de gauche du prisme.
Voir l'indiceIndice
Appliquer les lois de Snell-Descartes de la réfraction sur les faces inclinées d'entrée et de sortie, en exploitant la géométrie de transmission équivalente à une lame à faces parallèles.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la géométrie du prisme : les deux faces opposées (face supérieure gauche et face inférieure droite d'une part, face inférieure gauche et face supérieure droite d'autre part) sont parallèles deux à deux.
- Appliquer les lois de Snell-Descartes à l'entrée et à la sortie pour un rayon de la moitié supérieure et un rayon de la moitié inférieure.
- Traiter le rayon arrivant sur l'axe optique, qui rencontre l'arête d'entrée et se scinde en deux rayons, l'un réfracté par la face supérieure gauche, l'autre par la face inférieure gauche.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de la division du faisceau par réfraction sur les dioptres plans inclinés du prisme séparateur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le prisme cubique présente une section carrée d'arête a, inclinée de 45^\circ par rapport à l'axe optique horizontal.
1. Faisceau incident supérieur (y > 0) :
- Il frappe la face supérieure gauche avec un angle d'incidence i_1 = 45^\circ par rapport à la normale (inclinée de 45^\circ vers le bas).
D'après la loi de Snell-Descartes, l'angle de réfraction r_1 vérifie :
n_{\text{air}} \sin i_1 = n_v \sin r_1 \implies \sin r_1 = \frac{\sin 45^\circ}{n_v} = \frac{\sqrt{2}}{3} \approx 0{,}47 \quad (r_1 \approx 28{,}1^\circ < 45^\circ)Le rayon est donc dévié vers l'intérieur (vers le bas) et atteint la face inférieure droite.
- La face inférieure droite est rigoureusement parallèle à la face supérieure gauche. L'angle d'incidence sur ce second dioptre vaut donc i_2 = r_1.
À la sortie dans l'air, l'angle de réfraction r_2 vérifie :
n_v \sin i_2 = n_{\text{air}} \sin r_2 \implies \sin r_2 = n_v \sin r_1 = \sin 45^\circ \implies r_2 = 45^\circLe rayon ressort donc parallèle à sa direction incidente, c'est-à-dire horizontalement, mais ayant subi une translation vers le bas.
2. Faisceau incident inférieur (y < 0) : Par symétrie par rapport à l'axe optique, la moitié inférieure du faisceau pénètre par la face inférieure gauche et ressort par la face supérieure droite (qui lui est parallèle). Elle ressort donc également parallèle à l'axe optique horizontal, décalée vers le haut.
3. Rayon sur l'axe optique (y = 0) : Ce rayon arrive exactement sur l'arête d'entrée du prisme :
- la partie infinitésimale supérieure du rayon est réfractée par la face supérieure gauche et constitue la limite inférieure du faisceau dévié vers le bas ;
- la partie infinitésimale inférieure est réfractée par la face inférieure gauche et constitue la limite supérieure du faisceau dévié vers le haut.
Le prisme opère ainsi un dédoublement spatial du faisceau initial de diamètre d'_0 en deux faisceaux disjoints et parallèles.
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques
Notions : largeur de faisceau, géométrie des rayons
Exprimer le diamètre de chacun des faisceaux obtenus après division.
Voir l'indiceIndice
Tenir compte de la symétrie du système : l'arête centrale sépare le faisceau incident de diamètre d'_0 en deux faisceaux égaux.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression géométrique et trigonométrique de la largeur d_f des faisceaux issus du prisme diviseur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le faisceau incident, centré sur l'axe optique, a un diamètre d'_0. L'arête sommitale du prisme cubique divise ce faisceau symétriquement en deux demi-faisceaux de largeur incidente :
Chacune des deux moitiés du faisceau traverse un dioptre plan d'entrée puis un dioptre plan de sortie qui lui est parallèle (le prisme cubique agit pour chaque demi-faisceau comme une lame à faces parallèles).
Tous les rayons incidents étant parallèles entre eux et ayant le même angle d'incidence sur la face d'entrée, ils subissent exactement la même translation latérale lors de la traversée de la lame à faces parallèles. La distance transverse séparant deux rayons quelconques est donc rigoureusement conservée.
Par conséquent, le diamètre (ou largeur transversale) d_f de chacun des faisceaux en sortie du dispositif est égal à :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence ; Interférences par division du front d'onde
Notions : différence de marche, chemin optique, cohérence spatiale
Indiquer la différence de marche entre deux rayons situés dans chacun des deux faisceaux, au niveau d'un plan orthogonal à l'axe optique en sortie du prisme. Conclure quant à l'intérêt de ce dispositif dans le cadre de notre démarche.
Voir l'indiceIndice
Comparer le chemin optique suivi par deux rayons symétriques par rapport au plan médiateur pour en déduire la différence de marche en sortie.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la symétrie du montage par rapport à l'axe optique ainsi que la géométrie à faces parallèles pour comparer les chemins optiques des rayons dans chaque faisceau.
- En déduire la valeur de la différence de marche \delta sur un plan d'onde de sortie orthogonal à l'axe optique.
- Conclure en confrontant les propriétés obtenues (cohérence, ondes planes, intensités égales) aux exigences requises pour la vélocimétrie laser à franges.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination par symétrie d'une différence de marche nulle au centre pour garantir la superposition cohérente des deux faisceaux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons deux rayons incidents issus d'un même front d'onde plan perpendiculaire à l'axe optique en amont du prisme, symétriques par rapport à l'axe optique (l'un dans le faisceau supérieur, l'autre dans le faisceau inférieur) :
- Le prisme présente une symétrie plane par rapport au plan horizontal contenant l'axe optique. Les deux rayons symétriques parcourent donc des trajectoires géométriquement et optiquement identiques (mêmes longueurs traversées dans le verre et dans l'air, sous les mêmes angles d'incidence et de réfraction).
- De plus, chaque demi-faisceau traverse deux faces opposées et parallèles du prisme cubique (comportement d'une lame à faces parallèles). Tous les rayons d'un même faisceau parcourent la même épaisseur de verre, ce qui préserve la planéité des surfaces d'onde perpendiculaires à l'axe optique.
Entre un plan d'onde incident orthogonal à l'axe optique et un plan d'onde émergent orthogonal à l'axe optique, les chemins optiques suivis par les rayons des deux faisceaux sont donc strictement égaux. La différence de marche \delta est ainsi nulle :
Intérêt de ce dispositif dans la démarche : Pour réaliser des mesures par vélocimétrie laser à franges, l'énoncé indique que les deux faisceaux doivent être :
- Cohérents : la différence de marche étant rigoureusement nulle (\delta = 0 \ll L_c, où L_c est la longueur de cohérence du laser), les deux faisceaux sont en phase et possèdent une cohérence mutuelle parfaite.
- De même intensité : par symétrie du diviseur, la puissance du faisceau laser incident est divisée équitablement en deux faisceaux d'égale énergie et de même section transverse, ce qui garantit un contraste d'interférence maximal (\mathcal{V} = 1).
- Plans : les rayons ressortent parallèles à l'axe optique après avoir traversé des dioptres plans parallèles, produisant des ondes planes bien collimatées prêtes à être recombinées.
Résultat
III · Interférences des deux faisceaux
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : formule de fresnel, onde plane, champ d'interférence
Exprimer l'intensité en un point de coordonnées dans le champ d'interférence en fonction des grandeurs utiles parmi , , , , et . Décrire la figure d'interférence observée.
Voir l'indiceIndice
Sommer les amplitudes scalaires complexes des deux ondes planes incidentes, calculer le carré du module et appliquer les formules d'Euler pour expliciter la modulation sinusoïdale en y.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les vecteurs d'onde \vec{k}_1 et \vec{k}_2 dans la base cartésienne (\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) à partir de la géométrie de la figure 12.
- Déterminer le déphasage \Delta\phi(M) entre les deux ondes en un point M(x,y,z) du champ d'interférence.
- Calculer l'intensité I(x,y,z) par la formule d'interférence de Fresnel pour deux ondes cohérentes d'égale intensité.
- Décrire la géométrie des surfaces d'égale intensité et les caractéristiques des franges.
Voir la réponse courteRéponse courte
Superposition de deux ondes planes harmoniques croisées et établissement de l'intensité sinusoïdale par la formule de Fresnel.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le milieu d'indice n \simeq 1, la norme commune des vecteurs d'onde associés à la longueur d'onde \lambda_0 est :
D'après la figure 12, les deux ondes planes se propagent vers les x croissants avec un angle d'inclinaison \pm \alpha par rapport à l'axe horizontal (Ox) dans le plan (xOy). Les vecteurs d'onde s'écrivent :
Pour un point M repéré par \vec{OM} = x\,\vec{u}_x + y\,\vec{u}_y + z\,\vec{u}_z, le déphasage de l'onde 1 par rapport à l'onde 2 est :
Les deux ondes étant scalaires, monochromatiques, mutuellement cohérentes et de même intensité I_0, la formule de Fresnel donne l'intensité résultante I(M) :
Soit, sous forme condensée :
Description de la figure d'interférence :
- L'intensité est strictement indépendante de x et de z : les surfaces d'égale intensité sont des plans parallèles au plan (xOz) (plans orthogonaux à l'axe (Oy)).
- Dans le plan d'observation (xOy), on observe une alternance de franges rectilignes brillantes et sombres, parallèles à l'axe (Ox) (axe de propagation moyen).
- L'intensité varie sinusoïdalement entre I_{\min} = 0 et I_{\max} = 4I_0, assurant un contraste maximal (V = 1).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : interfrange
Définir et exprimer l'interfrange de cette figure d'interférence.
Voir l'indiceIndice
Identifier la période spatiale selon l'axe (Oy) de la distribution d'intensité lumineuse obtenue à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de l'interfrange et expression i = \lambda_0 / (2\sin\alpha) pour des ondes planes croisées d'angle 2\alpha.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'interfrange i est la distance séparant deux franges consécutives de même nature, c'est-à-dire deux franges brillantes consécutives (maxima d'intensité) ou deux franges sombres consécutives (minima d'intensité).
D'après le résultat de la question Q22, l'intensité lumineuse dans le champ d'interférence s'écrit :
Les maxima d'intensité (franges brillantes) sont obtenus lorsque l'argument de la fonction cosinus est un multiple entier de 2\pi :
ce qui donne la position des franges brillantes selon l'axe (Oy) :
L'interfrange i est donc donné par :
Résultat
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Démarche expérimentale
- Mesures et incertitudes
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : vélocimétrie laser doppler, incertitude-type, propagation des incertitudes
Déterminer l'expression de la norme de la vitesse de l'eau. L'évaluer numériquement avec une estimation de son incertitude-type.
Voir l'indiceIndice
Relier la vitesse des particules V à l'interfrange i et à la fréquence de clignotement f = V/i, puis appliquer la formule de composition des incertitudes relatives quadratiques.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse de l'écoulement V en reliant la distance parcourue par une particule entre deux franges brillantes consécutives (l'interfrange i) à la période de clignotement T = 1/f.
- Effectuer l'application numérique à partir des grandeurs fournies.
- Appliquer la loi de propagation des incertitudes en composant les incertitudes-types relatives de \lambda_0, f et \sin\alpha.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la vitesse d'écoulement V = i f et calcul de l'incertitude-type associée par composition d'incertitudes-types relatives.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une particule d'ensemencement entraînée par le fluide à la vitesse \vec{V} = V\vec{u}_y traverse les franges d'interférence orientées parallèlement à l'axe (Ox). Elle passe d'une frange brillante à la suivante en parcourant une distance égale à l'interfrange i pendant une durée correspondant à la période du signal T = 1/f. On en déduit :
En utilisant l'expression de l'interfrange établie à la question Q23 (i = \frac{\lambda_0}{2\sin\alpha}), il vient :
Application numérique : Avec \lambda_0 = 514\text{ nm} = 514 \times 10^{-9}\text{ m}, f = 1{,}200\text{ MHz} = 1{,}200 \times 10^6\text{ Hz} et \alpha = 6{,}00^\circ :
Estimation de l'incertitude-type : La grandeur V s'écrit sous la forme d'un produit et quotient de grandeurs indépendantes V = \frac{1}{2} \cdot \lambda_0 \cdot f \cdot (\sin\alpha)^{-1}. D'après le formulaire fourni en fin d'énoncé généralisé à trois grandeurs, l'incertitude-type relative vérifie :
Par différentiation de \sin\alpha, on a u(\sin\alpha) = \cos\alpha \, u(\alpha), où u(\alpha) doit impérativement être exprimée en radians :
Calculons les incertitudes relatives :
On obtient :
L'incertitude-type absolue sur la vitesse vaut alors :
Finalement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : champ d'interférence, volume de mesure
Exprimer la dimension de la zone d'interférence (voir figure 12) en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Tracer l'intersection des deux faisceaux cylindriques de largeur d_f se croisant avec un angle 2\alpha et utiliser la trigonométrie du losange d'interférence.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la forme géométrique de la zone d'interférence formée par le croisement des deux faisceaux de diamètre d_f.
- Exprimer par trigonométrie la dimension \Delta découpée le long de l'axe (Oy) (diagonale verticale du losange de recouvrement).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul trigonométrique de la dimension \Delta du volume de mesure formé à l'intersection des deux faisceaux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les deux faisceaux lumineux sont assimilés à deux cylindres d'ondes planes de même diamètre transverse d_f, se propageant dans des directions symétriques par rapport à l'axe (Ox) et inclinées d'un angle \pm \alpha par rapport à celui-ci.
Dans le plan (xOy), l'intersection de ces deux faisceaux délimite une zone d'interférence en forme de losange centré en O. La dimension \Delta repérée sur la figure 12 correspond à la hauteur totale de cette zone d'interférence le long de l'axe (Oy) (axe selon lequel s'effectue l'écoulement de l'eau).
Considérons l'un des faisceaux :
- la direction de propagation et les bords du faisceau sont inclinés d'un angle \alpha par rapport à l'axe horizontal (Ox) ;
- la normale aux bords du faisceau est donc inclinée de l'angle \alpha par rapport à la verticale (Oy) ;
- l'épaisseur transverse du faisceau est d_f, ce qui correspond à la projection orthogonale de la dimension verticale \Delta sur la normale au faisceau.
Dans le triangle rectangle reliant la largeur géométrique d_f et la dimension \Delta le long de l'axe (Oy), on a immédiatement :
Par symétrie par rapport à (Ox), les deux faisceaux découpent exactement le même segment de longueur \Delta sur l'axe (Oy). On en déduit :
Résultat
Question 26
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : nombre de franges, volume de mesure
Établir et évaluer numériquement la valeur minimale de . Conclure quant à l'utilisation du laser argon pour la mesure de vitesse.
Voir l'indiceIndice
Poser la condition géométrique \Delta \ge i pour qu'au moins une frange brillante soit contenue dans le volume de mesure, puis calculer d_{f,\min}.
Voir la stratégieStratégie
- Pour qu'un signal périodique de fréquence f puisse être détecté lors du passage d'une particule d'ensemencement, la zone d'interférence selon l'axe d'écoulement (Oy) doit contenir au minimum une période spatiale complète (une frange brillante et une frange sombre), soit \Delta \ge i.
- Exprimer cette condition minimale sur le diamètre d_f à partir des résultats des questions Q23 et Q25, puis effectuer l'application numérique.
- Comparer cette valeur au diamètre effectif fourni dans les données (tableau 1) pour conclure sur la pertinence du laser argon.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation du diamètre minimal garantissant un nombre suffisant de franges d'interférence et validation du choix du laser.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour qu'une particule suivant l'écoulement le long de l'axe (Oy) produise au moins une alternance complète d'extinction et d'éclairement (permettant ainsi de définir une période temporelle et une fréquence de clignotement f), l'étendue spatiale \Delta du champ d'interférence selon (Oy) doit être au moins égale à l'interfrange i :
D'après le résultat de la question Q25, \Delta = \dfrac{d_f}{\cos\alpha}, et d'après la question Q23, i = \dfrac{\lambda_0}{2\sin\alpha}. La condition s'écrit donc :
La valeur minimale du diamètre d_f est donc :
Application numérique : Avec \lambda_0 = 514\text{ nm} = 514 \times 10^{-9}\text{ m} et \alpha = 6{,}00^\circ :
Soit :
Conclusion quant à l'utilisation du laser argon : Le tableau 1 indique un diamètre de faisceau d_f = 0{,}65\text{ mm} = 650\,\mu\text{m}. On constate ainsi que :
Le nombre de franges d'interférence présentes dans le volume de mesure est donné par :
La particule traverse donc un nombre très élevé de franges (N \gg 1), générant ainsi un train d'impulsions lumineuses comportant plus de 200 oscillations. Cela permet une détermination spectrale très nette et précise de la fréquence f par traitement du signal, et donc une mesure fiable de la vitesse d'écoulement V. Le laser argon est donc parfaitement adapté à la vélocimétrie laser à franges.
Résultat
Partie C : Le plongeon de haut vol
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : principe fondamental de la dynamique, traînée hydrodynamique, poussée d'archimède
Établir l'équation différentielle vérifiée par la norme de la vitesse du plongeur après son entrée dans l'eau.
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la dynamique sur la verticale descendante en prenant en compte le poids, la poussée d'Archimède et la force de freinage en -k\,v^2.
Voir la stratégieStratégie
- Définir précisément le système, le référentiel d'étude et le repère d'espace adapté à la trajectoire verticale.
- Réaliser l'inventaire des forces extérieures exercées sur le plongeur immergé : le poids, la poussée d'Archimède et la force de frottement quadratique.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique et projeter sur l'axe du mouvement pour obtenir l'équation différentielle portant sur la vitesse v(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection verticale du PFD en tenant compte du poids, de la poussée d'Archimède et du frottement quadratique en v^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le plongeur assimilé à un point matériel de masse m et de volume V = \dfrac{m}{\rho_h} dans le référentiel lié au bassin, supposé galiléen pendant la durée du mouvement.
Le mouvement étant vertical descendant, on choisit un axe (Oz) vertical orienté vers le bas, de vecteur unitaire \vec{u}_z. Le vecteur vitesse du plongeur s'écrit alors :
Une fois entièrement immergé dans l'eau, le plongeur est soumis à trois forces :
- son poids : \vec{P} = m\vec{g} = m g\,\vec{u}_z ;
la poussée d'Archimède exercée par l'eau au repos (de masse volumique \rho) :
\vec{P}_A = -\rho V \vec{g} = -\rho \frac{m}{\rho_h} g\,\vec{u}_zla force de frottement fluide quadratique :
\vec{f} = -k v \vec{v} = -k v^2\,\vec{u}_z
D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué au plongeur :
En projetant sur l'axe vertical descendant (Oz) :
En divisant par la masse m, on obtient l'équation différentielle vérifiée par la norme de la vitesse v :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : vitesse limite, équilibre dynamique
Montrer l'existence d'une vitesse limite et l'exprimer en fonction de , , , , . L'évaluer numériquement.
Voir l'indiceIndice
Poser la dérivée temporelle de la vitesse nulle dans l'équation différentielle du mouvement pour isoler v_{\text{lim}}.
Voir la stratégieStratégie
- Traduire l'existence d'un régime stationnaire en annulant la dérivée temporelle de la vitesse dans l'équation différentielle issue de la question Q27.
- Exprimer littéralement v_{\text{lim}} en fonction des grandeurs demandées et vérifier la stabilité de cet état limite.
- Exploiter la figure 15 (qui présente la vitesse théorique pour C_x = 0{,}35) pour évaluer numériquement v_{\text{lim}}, la surface frontale S n'étant pas fournie de manière explicite dans les données.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de la vitesse limite par annulation de l'accélération et calcul numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q27, l'équation différentielle régissant la norme de la vitesse du plongeur s'écrit :
La vitesse limite v_{\text{lim}} correspond au régime asymptotique où l'accélération s'annule, soit \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0. Il vient :
L'énoncé précisant qu'après expiration \rho_h > \rho, le second membre est strictement positif. Les constantes k, m et g étant positives, il existe une unique solution réelle positive pour la vitesse :
Stabilité du régime limite :
- si v > v_{\text{lim}}, \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} < 0, la vitesse décroît ;
- si v < v_{\text{lim}}, \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} > 0, la vitesse croît.
Le plongeur tend donc asymptotiquement vers cette vitesse limite lorsque le temps devient grand.
Évaluation numérique : La valeur de la surface frontale S intervenant dans k = \frac{1}{2}\rho C_x S n'étant pas explicitée numériquement dans les données, on lit la valeur asymptotique de la vitesse sur la figure 15. Pour le modèle de référence à vitesse élevée (cylindre d'élancement L/D \simeq 5 avec C_x = 0{,}35, tableau 2), la courbe théorique atteint un palier dès t \ge 4\text{ s} :
Résultat
Question 29
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : équation différentielle non linéaire, séparation de variables
Dans le cadre de l'équation différentielle de la question Q27, exprimer et en fonction de , , , et . Puis, exprimer , , ainsi que en fonction de , de et de la vitesse initiale du plongeur dans l'eau.
Voir l'indiceIndice
Identifier terme à terme les constantes A et B avec l'équation physique, puis déterminer k_1, \tau et la constante d'intégration k_2 à l'aide de la condition initiale v(0)=v_0.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier directement les constantes A et B en comparant l'équation différentielle établie en Q27 avec la forme \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -A v^2 + B.
- Déterminer k_1 et \tau en injectant la forme de la solution dans l'équation différentielle ou en exploitant le comportement asymptotique (t \to +\infty).
- Exprimer k_2 à l'aide de la condition initiale v(0) = v_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation différentielle non linéaire du premier ordre par séparation des variables pour identifier les constantes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q27, la norme de la vitesse du plongeur vérifie l'équation différentielle :
Par identification avec \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -Av^2 + B, on obtient immédiatement :
Puisque \rho_h > \rho, la constante B est strictement positive, tout comme A = \frac{k}{m} > 0.
Déterminons à présent les constantes k_1, \tau et k_2. Lorsque t \to +\infty, le terme exponentiel tend vers zéro car \tau > 0 :
Or, en régime permanent, \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0, d'où -A v_{\lim}^2 + B = 0, soit v_{\lim} = \sqrt{\frac{B}{A}}. On en déduit :
Pour trouver le temps caractéristique \tau, réinjectons v(t) dans l'équation différentielle. En posant u(t) = \exp\left(-\frac{2t}{\tau} + k_2\right), on a v(t) = k_1 \frac{1+u}{1-u} :
L'égalité est vérifiée à tout instant si et seulement si :
Enfin, la condition initiale à t = 0 s'écrit v(0) = v_0 :
Comme le plongeur entre dans l'eau à une vitesse v_0 supérieure à la vitesse limite (v_0 > v_{\lim} = k_1), le rapport est strictement positif (et strictement inférieur à 1), ce qui donne :
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Python
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : méthode d'euler, résolution numérique
Expliquer le principe de la méthode d'Euler. Sur votre copie, compléter les deux lignes manquantes de l'extrait du programme (situé dans la partie des données en fin de sujet) qui permet le tracé de la vitesse dans l'eau en fonction du temps pour une valeur de donnée.
Voir l'indiceIndice
Rappeler le principe d'approximation de la dérivée par le taux d'accroissement sur un pas h, puis compléter la ligne de calcul de F_1(v) et la mise à jour récurrente v_{i+1} = v_i + h\,F_1(v_i).
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le principe mathématique et géométrique du schéma d'Euler explicite (approximation de la dérivée par un taux d'accroissement ou développement de Taylor au premier ordre).
- Compléter la ligne 6 conformément à l'expression du terme source \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -A v^2 + B.
- Compléter la ligne 14 en appliquant la relation de récurrence de la méthode d'Euler à l'aide de la fonction générique
Fpassée en argument.
Voir la réponse courteRéponse courte
Principe d'Euler explicite et complétion des lignes de mise à jour de la vitesse et de la position en Python.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Principe de la méthode d'Euler
La méthode d'Euler explicite est une méthode d'intégration numérique d'ordre 1 permettant de résoudre de manière approchée une équation différentielle du premier ordre de la forme :
L'intervalle d'étude [t_0, t_f] est discrétisé en N-1 sous-intervalles de largeur constante (le pas d'intégration) :
En chaque instant t_i, la dérivée est approchée par le taux d'accroissement (ou par un développement de Taylor à l'ordre 1) :
ce qui conduit à la relation de récurrence :
Géométriquement, la courbe intégrale est approchée par une ligne polygonale formée des segments de tangentes successifs sur chaque intervalle [t_i, t_{i+1}].
2. Complétion de l'extrait de code
D'après l'équation différentielle établie en Q27 et réécrite sous la forme \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -Av^2 + B en Q29, la fonction F1(v) renvoie le second membre calculé pour la vitesse v.
Les deux lignes à compléter s'écrivent :
Ligne 6 :
return -A * v**2 + BLigne 14 :
valeurs_v.append(valeurs_v[i] + h * F(valeurs_v[i]))
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : lecture graphique, distance d'arrêt
Justifier grâce aux résultats de la modélisation en figure 15, le choix d'une profondeur de 5 m pour le bassin du centre aquatique olympique destiné à accueillir le plongeon de haut vol.
Voir l'indiceIndice
Exploiter la courbe de l'altitude z(t) en figure 15 pour lire la profondeur atteinte au terme de la phase de décélération hydrodynamique et ajouter la taille du nageur bras tendus.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir le coefficient de traînée C_x pertinent d'après les données et lire sur la figure 15 la profondeur atteinte par le centre de masse au bout du temps de réaction (t \approx 1\text{ s}).
- Ajouter la distance entre le centre de masse et les mains pour obtenir la profondeur maximale de pénétration de l'extrémité du corps.
- Vérifier la forte diminution de la vitesse à cet instant pour confirmer la capacité du plongeur à courber sa trajectoire en toute sécurité.
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Exploitation du graphe d'enfoncement z(t) pour vérifier que la profondeur maximale atteinte reste inférieure aux 5 m du bassin.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Choix du coefficient de traînée
D'après le tableau 2, pour un plongeur assimilable à un cylindre de rapport L/D \approx 5 et à vitesse élevée (v > 2{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), le coefficient de traînée adapté est C_x = 0{,}35 (ou éventuellement la valeur pour une sphère C_x = 0{,}47).
2. Position du plongeur à l'issue du temps de réaction
Pendant son temps de réaction t_r \approx 1\text{ s}, le plongeur ne peut pas modifier sa posture : il poursuit une trajectoire rectiligne verticale, bras tendus vers le bas.
D'après la figure 15 (graphe de droite, z(t)) :
- pour C_x = 0{,}35, à t = 1{,}0\text{ s}, le centre de masse se trouve à une altitude z(1\text{ s}) \approx -4{,}0\text{ m} ;
- pour C_x = 0{,}47, z(1\text{ s}) \approx -3{,}5\text{ m}.
Les mains étant tendues à d = 1\text{ m} en avant du centre de masse selon la direction de chute, l'extrémité supérieure du corps (les doigts) atteint une profondeur sous la surface libre :
3. Vitesse et manœ uvre d'évitement
D'après le graphe de gauche de la figure 15, la vitesse du plongeur à t = 1\text{ s} a chuté de v_0 \approx 14\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (50\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}) à seulement :
Le plongeur a dissipé plus de 95\,\% de son énergie cinétique initiale par frottement visqueux. Dès lors que le temps de réaction est écoulé, il peut écarter les bras et cambrer le corps pour infléchir sa trajectoire et remonter vers la surface.
Résultat
Partie D : Comment éviter l'hypothermie en natation marathon ou triathlon ?
Question 32
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : loi de fourier, résistance thermique, conduction thermique
Établir, à partir d'un modèle de diffusion en géométrie unidimensionnelle cartésienne, l'expression de la résistance thermique qui modélise l'épiderme. En déduire l'expression de la résistance thermique de l'ensemble épiderme, derme et graisse notée en fonction des différentes épaisseurs, conductivités thermiques et de la surface . Évaluer numériquement .
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'équation de la diffusion en régime stationnaire monodimensionnel pour chaque couche conductrice et sommer les résistances thermiques élémentaires associées.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi de Fourier et l'équation de conservation de l'énergie en régime stationnaire unidimensionnel sans terme source pour relier le flux thermique à la différence de température à travers l'épiderme.
- Associer en série les trois couches successives constituant la peau (traversées par le même flux thermique).
- Calculer préalablement la surface corporelle S à partir de la formule fournie, puis évaluer numériquement la résistance thermique globale R_{\text{peau}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement de la résistance thermique de conduction plane R = e/(\lambda S) et sommation des résistances en série de la peau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une couche plane d'épiderme d'épaisseur e_e, de conductivité thermique \lambda_e et de section S, repérée selon l'axe (Ox) entre x = 0 et x = e_e.
D'après la loi de Fourier, le vecteur densité de flux thermique s'écrit :
En régime stationnaire et sans source volumique de chaleur, la conservation de l'énergie impose \operatorname{div} \vec{j}_{\text{th}} = 0, soit \frac{\mathrm{d}j_{\text{th}}}{\mathrm{d}x} = 0. Le flux thermique traversant la surface S :
est donc uniforme et indépendant de x. En intégrant entre la face interne à la température T_1 = T(0) et la face externe à la température T_2 = T(e_e) :
Par analogie formelle avec la loi d'Ohm (U = R\,I), la résistance thermique de l'épiderme est définie par :
L'épiderme, le derme et la graisse sous-cutanée forment trois couches planes successives traversées par le même flux thermique \Phi en régime permanent. Leurs résistances thermiques s'additionnent en série :
Application numérique :
Surface corporelle du nageur (m = 75\text{ kg} et H = 175\text{ cm}) :
S = 0{,}007184 \times 75^{0{,}425} \times 175^{0{,}725} \approx 1{,}90\text{ m}^2Données du tableau 3 (e_e = 0{,}08\text{ mm}, e_d = 2{,}0\text{ mm}, e_g = 10{,}0\text{ mm}) :
\begin{aligned} \frac{e_e}{\lambda_e} &= \frac{0{,}08 \times 10^{-3}}{0{,}24} \approx 3{,}33 \times 10^{-4}\text{ m}^2\cdot\text{K}\cdot\text{W}^{-1} \\ \frac{e_d}{\lambda_d} &= \frac{2{,}0 \times 10^{-3}}{0{,}45} \approx 4{,}44 \times 10^{-3}\text{ m}^2\cdot\text{K}\cdot\text{W}^{-1} \\ \frac{e_g}{\lambda_g} &= \frac{10{,}0 \times 10^{-3}}{0{,}19} \approx 5{,}26 \times 10^{-2}\text{ m}^2\cdot\text{K}\cdot\text{W}^{-1} \end{aligned}Résistance thermique totale de la peau :
R_{\text{peau}} = \frac{3{,}33 \times 10^{-4} + 4{,}44 \times 10^{-3} + 5{,}26 \times 10^{-2}}{1{,}90} \approx \frac{5{,}74 \times 10^{-2}}{1{,}90} \approx 3{,}0 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : loi de newton, transfert conducto-convectif, résistance thermique
Exprimer d'autre part la résistance conducto-convective modélisant l'échange entre la paroi extérieure de la combinaison et l'eau, puis la calculer.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la définition du flux conducto-convectif de Newton \Phi = h\,S\,(T_{\text{paroi}} - T_0) pour identifier la résistance R_{\text{cc}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de la loi de Newton \Phi = h S \Delta T pour obtenir la résistance thermique d'échange R_{\text{cc}} = 1/(h S).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le flux thermique conducto-convectif sortant de la paroi externe de surface S vers l'eau s'exprime par intégration de la densité de flux donnée par la loi de Newton :
Par analogie avec la loi d'Ohm, la résistance thermique conducto-convective R_{\text{cc}} est définie par la relation :
On en déduit immédiatement :
D'après la question Q32, la surface corporelle vaut S \approx 1{,}90\text{ m}^2 (valeur non arrondie : S = 1{,}899\text{ m}^2). Avec le coefficient d'échange fourni pour l'eau en mouvement, h = 455{,}0\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-1} :
Résultat
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique ; Diffusion thermique
Notions : loi de stefan-boltzmann, résistance thermique radiative, linéarisation
Montrer que si l'écart est faible devant et , le flux thermique radiatif est approximativement proportionnel à . En déduire que les phénomènes radiatifs sont modélisables par une résistance thermique radiative dont on donnera l'expression et la valeur numérique.
Voir l'indiceIndice
Factoriser l'expression T_{\text{paroi}}^4 - T_0^4 sous forme (T_{\text{paroi}} - T_0)(T_{\text{paroi}} + T_0)(T_{\text{paroi}}^2 + T_0^2) et effectuer un développement au premier ordre en considérant T_{\text{paroi}} \approx T_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la température absolue de la paroi sous la forme T_{\text{paroi}} = T_0 + \Delta T puis effectuer un développement limité au premier ordre en \frac{\Delta T}{T_0} \ll 1 de la quantité T_{\text{paroi}}^4 - T_0^4.
- Identifier le coefficient de proportionnalité avec la relation définissant une résistance thermique, \Phi_{\text{rad}} = \frac{\Delta T}{R_{\text{rad}}}, et mener l'application numérique en veillant à exprimer T_0 en kelvins.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation de la loi de Stefan-Boltzmann au premier ordre en \Delta T pour identifier la résistance radiative R_{\text{rad}} = 1/(4\sigma S T_0^3).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le flux radiatif s'écrit d'après l'énoncé :
En posant T_{\text{paroi}} = T_0 + \Delta T, avec \Delta T \ll T_0, on effectue un développement limité au premier ordre :
Par conséquent :
Le flux radiatif devient alors approximativement linéaire en \Delta T :
Par analogie avec la définition de la résistance thermique \Phi_{\text{rad}} = \frac{T_{\text{paroi}} - T_0}{R_{\text{rad}}} = \frac{\Delta T}{R_{\text{rad}}}, on identifie :
Application numérique :
- \varepsilon = 0{,}9 ;
- \sigma = 5{,}7 \times 10^{-8}\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-4} ;
- S \approx 1{,}90\text{ m}^2 (calculée à la question Q32) ;
- T_0 = 16^\circ\text{C} = 289{,}15\text{ K}.
Soit, avec deux chiffres significatifs :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Rayonnement thermique
Notions : schéma thermique équivalent, association de résistances thermiques
Proposer le schéma électrique équivalent permettant de déterminer la résistance thermique totale entre l'intérieur du corps du nageur et l'eau en fonction de , , , et en déduire l'expression du flux thermique total en fonction de , et .
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Construire le réseau électrique équivalent en disposant en série les résistances de conduction et en parallèle les résistances surfaciques de convection et de rayonnement vers l'eau.
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- Identifier les différents milieux traversés successivement par la chaleur depuis l'intérieur du corps (T) jusqu'à la paroi externe de la combinaison (T_{\text{paroi}}), puis de cette paroi vers l'eau (T_0).
- Associer les résistances en série (conservation du flux) et en dérivation (addition des flux de même différence de potentiel thermique).
- Établir l'expression de la résistance thermique équivalente R_{\text{tot}} et du flux \Phi_{\text{tot}} par analogie avec la loi d'Ohm.
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Représentation du réseau associant en série la peau et la combinaison, puis en parallèle la convection et le rayonnement vers l'eau.
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Le transfert thermique s'effectue depuis le corps du nageur à la température T jusqu'à l'eau à la température T_0 à travers plusieurs étages :
- la peau (graisse, derme, épiderme), modélisée par la résistance thermique R_{\text{peau}} ;
- la combinaison en néoprène, modélisée par la résistance thermique R_{\text{combi}} ;
- l'interface entre la paroi extérieure de la combinaison et l'eau, où le transfert s'effectue simultanément par conduction-convection (R_{\text{cc}}) et par rayonnement (R_{\text{rad}}).
Le flux thermique traverse successivement la peau puis la combinaison, ces deux éléments étant donc en série. Au niveau de la paroi externe, le flux se sépare en une composante conducto-convective et une composante radiative soumises au même écart de température T_{\text{paroi}} - T_0 : les résistances R_{\text{cc}} et R_{\text{rad}} sont donc associées en parallèle.
La résistance équivalente de l'association parallèle à l'interface eau/combinaison est :
La résistance thermique totale entre le corps du nageur et l'eau s'écrit alors :
Par analogie thermoélectrique (analogie avec la loi d'Ohm I = \frac{\Delta U}{R}), le flux thermique total s'exprime par :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique équivalente, approximation de résistances
Montrer que le schéma équivalent précédent est simplifiable et commenter le résultat. Donner la valeur numérique de qui s'en déduit.
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Comparer les valeurs numériques de R_{\text{rad}} et R_{\text{cc}} montées en parallèle pour simplifier la branche externe dominante.
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- Calculer la résistance thermique conductive de la combinaison R_{\text{combi}} à l'aide des données du tableau 4 pour le néoprène soufflé à l'argon.
- Comparer les résistances thermiques en parallèle (R_{\text{rad}} et R_{\text{cc}}) et en série (R_{\text{peau}}, R_{\text{combi}} et R_{\text{cc}}).
- Simplifier le schéma électrique équivalent, interpréter physiquement le résultat et calculer la valeur numérique de R_{\text{tot}}.
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Simplification du circuit en observant que R_{\text{cc}} \ll R_{\text{rad}}, rendant les transferts radiatifs négligeables dans l'eau.
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D'après les données de l'énoncé et le tableau 4, la combinaison en néoprène soufflée à l'argon présente une épaisseur e = 4{,}0\text{ mm} et une conductivité thermique \lambda_{\text{argon}} = 0{,}04887\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}. En géométrie plane pour une surface S \approx 1{,}90\text{ m}^2, sa résistance thermique s'écrit :
Numériquement :
Comparons les ordres de grandeur des différentes résistances obtenues :
- R_{\text{peau}} \approx 3{,}0 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} (d'après la question Q32) ;
- R_{\text{combi}} \approx 4{,}3 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} ;
- R_{\text{cc}} \approx 1{,}2 \times 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} (d'après la question Q33) ;
- R_{\text{rad}} \approx 1{,}1 \times 10^{-1}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} (d'après la question Q34).
1. Branche en parallèle (rayonnement et convection) : On constate que :
Dans une association en parallèle de deux résistances, la résistance équivalente est dominée par la plus faible :
La branche radiative se comporte donc comme un quasi-circuit ouvert : le transfert radiatif est totalement négligeable devant le transfert conducto-convectif avec l'eau.
2. Branche en série : On observe de plus que la résistance conducto-convective avec l'eau est très faible devant la résistance conductive interne globale :
L'échange thermique externe dans l'eau en mouvement étant extrêmement efficace (h élevé), la résistance limitante au transfert thermique est presque exclusivement due aux couches isolantes (tissus adipeux et combinaison).
En conservant R_{\text{cc}} pour une précision optimale :
(Si l'on néglige également R_{\text{cc}}, on trouve R_{\text{tot}} \approx R_{\text{peau}} + R_{\text{combi}} \approx 7{,}3 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}).
Résultat
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : premier principe de la thermodynamique, bilan d'énergie thermique, temps caractéristique
Montrer que la température du nageur est solution de l'équation différentielle
avec et des constantes à exprimer en fonction de , , , et .
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Appliquer le premier principe de la thermodynamique au corps de l'athlète de capacité m\,c entre t et t+\mathrm{d}t, en prenant en compte la puissance métabolique interne \mathcal{P}_h et les pertes vers l'extérieur.
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Bilan d'énergie interne sur le nageur assimilé à un système fermé incompressible conduisant à l'équation différentielle du premier ordre.
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Considérons le système fermé constitué par le corps du nageur, de masse m, de capacité thermique massique c, à la température interne uniforme T(t).
En l'absence de changement d'état et sous l'hypothèse d'une dilatation thermique négligeable, la variation d'énergie interne du nageur pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t s'écrit :
Appliquons le premier principe de la thermodynamique au système sous forme de bilan de puissance :
où :
- \mathcal{P}_h est la puissance thermique métabolique libérée au sein de l'organisme au cours de l'effort ;
- \Phi_{\text{tot}} est le flux thermique total évacué vers l'eau extérieure à T_0.
D'après le résultat de la question Q35, sous l'hypothèse d'une évolution suffisamment lente (approximation du régime quasi-stationnaire dans la paroi corporelle et la combinaison), le flux s'exprime par :
Le bilan thermique devient alors :
Soit, en réorganisant les termes :
On identifie directement la forme demandée \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + \dfrac{T}{\tau} = \xi avec :
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation différentielle d'ordre 1, régime transitoire
Résoudre cette équation différentielle. Pour cela, introduire la température du corps du nageur en dehors de l'eau.
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Résoudre l'équation différentielle linéaire d'ordre 1 avec second membre constant à l'aide de la condition initiale T(0) = T_c.
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- Résoudre l'équation différentielle linéaire d'ordre 1 à coefficients constants par superposition de la solution générale de l'équation homogène et d'une solution particulière constante.
- Déterminer la constante d'intégration à l'aide de la condition initiale à l'instant d'entrée dans l'eau : T(0) = T_c.
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Résolution analytique avec solution générale de l'équation homogène et solution particulière constante avec la condition T(0) = T_c.
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L'équation différentielle établie à la question précédente s'écrit :
L'équation différentielle homogène associée \dfrac{\mathrm{d} T_h}{\mathrm{d} t} + \dfrac{T_h}{\tau} = 0 a pour solution générale :
T_h(t) = K\,\mathrm{e}^{-t/\tau} \quad (K \in \mathbb{R})Le second membre étant constant, une solution particulière constante T_p vérifie \dfrac{T_p}{\tau} = \xi, soit :
T_p = \tau\,\xi = T_0 + R_{\text{tot}}\,\mathcal{P}_h
La solution générale de l'équation différentielle s'écrit donc :
À l'instant initial t = 0, le nageur pénètre dans l'eau avec la température corporelle qu'il avait hors de l'eau, soit T(0) = T_c :
On en déduit l'expression temporelle de la température :
ou, de façon équivalente, en explicitant \tau\,\xi :
Résultat
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : température asymptotique, temps de réponse
Déterminer l'expression de la température du nageur atteinte en régime permanent, notée , puis sa valeur numérique. En déduire au bout de combien de temps environ cette température serait atteinte avec combinaison. On supposera pour cela que, malgré tout, durant toute cette durée, l'athlète ne cesse pas de nager...
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Déterminer l'asymptote T_\infty pour t \to \infty et évaluer le temps de stabilisation à l'aide de la constante de temps \tau (par exemple 3\tau ou 5\tau).
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- Exprimer la température en régime permanent T_\infty = \lim_{t\to+\infty} T(t) à partir de la solution établie à la question Q38 (ou en annulant \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} dans l'équation différentielle de Q37), puis réaliser l'application numérique.
- Calculer la constante de temps \tau = m c R_{\text{tot}} du système thermique.
- Déterminer la durée nécessaire pour atteindre le régime permanent, classiquement estimée entre 3\tau (à 95 %) et 5\tau (à plus de 99 %).
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Détermination de la température d'équilibre T_\infty = T_0 + \xi \tau et estimation du temps caractéristique d'atteinte du régime permanent.
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Lorsque le régime permanent est atteint, la dérivée temporelle de la température s'annule (\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = 0). D'après l'équation différentielle de la question Q37 ou la limite à l'infini de la solution obtenue en Q38 :
Avec les valeurs numériques fournies :
- T_0 = 16\,^\circ\text{C} ;
- \mathcal{P}_h = 2{,}5 \times 10^2\text{ W} ;
- R_{\text{tot}} \approx 7{,}4 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} (d'après la question Q36).
On obtient :
Déterminons à présent la constante de temps du refroidissement :
D'un point de vue physique, un système linéaire du premier ordre atteint son régime permanent au bout d'une durée de l'ordre de 3\tau (écart relatif inférieur à 5\,\%) à 5\tau (écart inférieur à 1\,\%) :
Résultat
Question 40
DifficileTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : temps d'hypothermie, modélisation thermique
Déterminer le temps maximal que peut durer une épreuve de natation marathon sans danger avec, puis sans combinaison dans une eau à . Justifier le caractère obligatoire de la combinaison dans cette eau froide sachant que le champion olympique nage le marathon en un peu plus de deux heures.
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Calculer la résistance totale avec et sans néoprène, puis déterminer pour chaque cas l'instant t tel que T(t) = 35\,^\circ\mathrm{C} pour conclure sur l'impératif de sécurité de la combinaison.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la résistance thermique totale R_{\text{tot}} dans les deux cas (avec et sans combinaison) en négligeant le rayonnement conformément à la consigne.
- En déduire pour chaque configuration la température asymptotique T_\infty et la constante de temps \tau.
- Calculer le temps t_{\max} nécessaire pour que la température interne atteigne le seuil d'hypothermie T_{\text{hypo}} = 35{,}0\text{ }^\circ\mathrm{C}, puis comparer à la durée de l'épreuve (environ 2 h).
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Inversion de la loi T(t) pour calculer la durée avant d'atteindre le seuil critique d'hypothermie avec et sans combinaison.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le modèle instationnaire établi aux questions Q37 et Q38 donne l'évolution de la température interne du nageur :
où T_\infty = T_0 + R_{\text{tot}}\,\mathcal{P}_h et \tau = m\,c\,R_{\text{tot}}, avec T_c = 37{,}0\text{ }^\circ\mathrm{C}, T_0 = 16{,}0\text{ }^\circ\mathrm{C}, m = 75\text{ kg}, c = 3{,}5 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} (soit m\,c = 2{,}625 \times 10^5\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}) et \mathcal{P}_h = 250\text{ W}.
L'hypothermie intervient à l'instant t_{\max} tel que T(t_{\max}) = T_{\text{hypo}} = 35{,}0\text{ }^\circ\mathrm{C} :
1. Cas avec combinaison :
En négligeant le transfert radiatif, la résistance thermique totale s'écrit :
D'après les questions Q32, Q33 et Q36 :
On en déduit :
Le temps maximal avant hypothermie vaut alors :
2. Cas sans combinaison :
Le nageur n'est isolé que par ses tissus cutanés et la couche limite d'eau :
On obtient :
Le temps maximal sans combinaison est :
3. Justification du caractère obligatoire de la combinaison :
Une épreuve de natation marathon (10 km) dure un peu plus de deux heures (t_{\text{course}} \approx 2\text{ h} \approx 120\text{ min}).
- Sans combinaison, l'athlète entrerait en hypothermie au bout d'une vingtaine de minutes (t_{\max, \text{sans}} \ll t_{\text{course}}), ce qui présente un danger vital immédiat.
- Avec combinaison, le nageur peut nager près de 10 heures avant d'atteindre le seuil critique (t_{\max, \text{avec}} \gg t_{\text{course}}).
Le port de la combinaison est donc indispensable pour assurer la sécurité des nageurs dans une eau à 16\text{ }^\circ\mathrm{C}.
Résultat
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