Corrigé détaillé Centrale Physique 1 PC 2026
Autour des gouttes et des bulles
- 50 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI : 10 questions sur 50
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 10 questions sur 50. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : MPSI 6 · PTSI 6 · MP2I 6 · TSI1 3 · BCPST1 15 questions.
Détail par partie
- Partie A : Évaporation d'une goutte d'eau5/22En partie
- Partie B : Spin coating0/172e année
- Partie C : Mesure de l'épaisseur d'une bulle par interférométrie5/11En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Diffusion et transferts thermiques, Mécanique des fluides, Optique ondulatoire · 11 incontournables · 18 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet très riche et moderne aborde trois problématiques expérimentales et industrielles indépendantes centrées sur la physique des interfaces, des gouttes et des films minces liquides. La première partie analyse l'évaporation isotherme puis non isotherme d'une gouttelette d'eau sphérique par couplage thermo-diffusif, avec une ouverture élégante sur le principe du psychromètre. La deuxième partie modélise le procédé d'enduction centrifuge (spin coating) couramment utilisé en microélectronique, à travers une étude hydrodynamique soignée sous l'approximation de lubrification. Enfin, la troisième partie exploite les interférences à ondes multiples pour mesurer in situ l'amincissement par drainage gravitationnel du film d'une bulle visqueuse.
Ce problème constitue une excellente synthèse du programme de physique de la filière PC. Il mobilise avec rigueur les méthodes de bilans différentiels, les analyses en ordre de grandeur, la gestion des régimes quasi-stationnaires et les interférences d'Airy. L'épreuve est à la fois très formatrice pour les révisions de concours et représentative des sujets de Centrale-Supélec alliant modélisation théorique, interprétation de données réelles et programmation numérique.
- Difficulté
- Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 4 h 30 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Diffusion et transferts thermiques35 %
- Mécanique des fluides32 %
- Optique ondulatoire18 %
- Thermodynamique8 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 10 questions sur 50.
Où gagner des points
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Où gagner des points
Points à signaler : données en annexe, question longue
Données en annexe
Question longue
La question Q50 exige un dépouillement de tableau complet et une régression linéaire pour obtenir \ell : longue et chronophage, il est judicieux de la réserver pour la fin.
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Sommaire
50 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
50 questionsPartie A : Évaporation d'une goutte d'eau
I · Évolution du rayon d'une goutte sphérique
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : pression de vapeur saturante, équilibre liquide-vapeur
Rappeler la définition de la pression de vapeur saturante. Préciser sa variation avec la température.
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Définir la pression pour laquelle coexistent les phases liquide et gazeuse d'un corps pur à l'équilibre thermique, puis citer la formule de Clapeyron pour justifier son sens de variation.
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Pression d'équilibre liquide-vapeur du corps pur à une température donnée, fonction strictement croissante de la température.
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La pression de vapeur saturante p_{\text{sat}}(T) d'un corps pur à la température T est la pression partielle sous laquelle sa phase gazeuse est en équilibre thermodynamique avec sa phase condensée (ici le liquide). C'est aussi la pression partielle maximale que peut atteindre la vapeur dans un mélange gazeux à la température T sans apparition d'une phase liquide.
La pression de vapeur saturante est une fonction strictement croissante de la température :
Cette propriété découle directement de la relation de Clapeyron :
où \Delta h_{\text{vap}} > 0 (l'évaporation est endothermique) et v_{\text{gaz}} \gg v_{\text{liq}} (le volume massique de la vapeur est largement supérieur à celui du liquide).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules
Notions : symétrie, invariance
Justifier que le flux diffusif des molécules d'eau est à symétrie sphérique et que la concentration en masse de vapeur d'eau dans l'air ne dépend que du rayon et du temps .
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Exploiter l'invariance par rotation du système physique autour du centre de la gouttelette pour éliminer les dépendances angulaires.
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- Identifier les symétries et invariances du système physique (géométrie de la goutte, milieu ambiant, absence d'effets directionnels comme la pesanteur).
- En déduire les variables d'espace dont dépend le champ scalaire de concentration c(\vec{r}, t).
- Appliquer le principe de Curie aux symétries du problème pour caractériser la direction et la dépendance du vecteur densité de flux diffusif.
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Symétrie sphérique de la goutte et des conditions aux limites, d'où invariance par rotation et dépendance radiale pure.
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On choisit l'origine O du repère au centre de la goutte d'eau et on utilise les coordonnées sphériques (r, \theta, \varphi) associées à la base (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\varphi) :
- Invariances spatiales : La goutte est modélisée par une sphère de centre O. La pesanteur est négligée et l'air ambiant est infini, isotrope et au repos : il n'existe aucune direction privilégiée dans l'espace.
Conditions aux limites :
- À la surface de la goutte (r = r_{\mathrm{g}}(t)), l'équilibre liquide-vapeur impose une concentration de vapeur saturante uniforme sur toute la sphère.
- À l'infini (r \to \infty), la pression partielle p_\infty et la concentration c_\infty sont également uniformes.
Le problème est donc invariant par toute rotation autour du centre O (invariance selon les angles \theta et \varphi).
Concentration massique : Le champ de concentration en masse c(\vec{r}, t) étant un champ scalaire, il hérite des invariances du système : il est indépendant des coordonnées angulaires \theta et \varphi. Ainsi :
Flux diffusif : Tout plan contenant le centre O et le point M(r, \theta, \varphi) d'observation est un plan de symétrie de la distribution de vapeur d'eau.
Le vecteur densité de courant diffusif de masse \vec{j}_{\mathrm{m}} étant un vrai vecteur (polaire), il doit appartenir à tous les plans de symétrie passant par M. L'intersection de tous ces plans étant la droite radiale (OM), le vecteur est nécessairement colinéaire à \vec{e}_r :
Le flux diffusif de molécules d'eau à travers une sphère quelconque de rayon r centrée en O est donc purement radial, homogène sur toute la surface de la sphère et à symétrie sphérique.
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules
Notions : loi de fick, vecteur densité de flux
Énoncer la loi de Fick reliant la concentration en masse de vapeur d'eau et le vecteur densité de courant diffusif de masse . Citer les unités de chaque grandeur.
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Énoncer la relation vectorielle liant le courant massique au gradient de concentration en précisant les unités en \mathrm{kg\cdot m^{-2}\cdot s^{-1}} et \mathrm{kg\cdot m^{-3}}.
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Énoncé de la loi de Fick \vec{j}_{\mathrm{m}} = -D \vec{\nabla} c avec les unités du système international pour chaque grandeur.
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La loi phénoménologique de Fick stipule que le flux diffusif de matière s'effectue dans le sens des concentrations décroissantes, proportionnellement au gradient spatial de la concentration. Sous forme locale vectorielle, elle s'écrit :
Compte tenu de la symétrie sphérique établie à la question Q2, le gradient s'exprime uniquement selon le rayon r, ce qui donne :
Les grandeurs intervenant dans cette loi ont pour unités dans le Système International (SI) :
- c(r, t) : concentration massique (ou masse volumique de vapeur d'eau), en \mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}^{-3} ;
- \vec{j}_{\mathrm{m}} : vecteur densité de courant volumique de masse (ou densité de flux massique), en \mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}^{-2}\cdot\mathrm{s}^{-1} ;
- D : coefficient de diffusion massique de l'eau dans l'air, en \mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1} ;
- r : distance radiale au centre de la goutte, en \mathrm{m}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : loi des gaz parfaits, condition aux limites
Établir une relation entre la concentration et la pression partielle en vapeur d'eau . Préciser alors les conditions aux limites vérifiées par en fonction notamment des pressions et .
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Relier la masse volumique de vapeur à sa pression partielle à l'aide de la loi des gaz parfaits, puis écrire l'équilibre à l'interface r=r_{\mathrm{g}} et la condition à l'infini.
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Utilisation de la loi des gaz parfaits pour relier c à p, puis identification de c(r_{\mathrm{g}}) et c(\infty).
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La vapeur d'eau est modélisée par un gaz parfait à la température uniforme T. Dans un volume V, la quantité de matière n_{\mathrm{eau}} de vapeur d'eau sous la pression partielle p(r, t) vérifie :
La concentration en masse (ou masse volumique partielle) de vapeur d'eau est c(r, t) = \frac{m_{\mathrm{eau}}}{V} = \frac{n_{\mathrm{eau}} M_{\mathrm{eau}}}{V}. On en déduit directement :
Les conditions aux limites sur la pression partielle s'écrivent :
- À la surface de la goutte (r = r_{\mathrm{g}}(t)) : l'eau liquide est en équilibre physico-chimique avec sa vapeur saturante à la température T, donc p(r_{\mathrm{g}}, t) = p_{\mathrm{sat}}(T).
- Loin de la goutte (r \to \infty) : la pression partielle de vapeur d'eau rejoint celle de l'air ambiant, soit p(r \to \infty, t) = p_{\infty}.
On en déduit les conditions aux limites pour la concentration en masse :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules
Notions : régime quasi-stationnaire, temps caractéristique de diffusion
Donner un critère quantitatif qui permettrait de confirmer la validité de cette approximation. Nous vérifierons le respect de ce critère à la question Q9.
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Comparer le temps caractéristique de diffusion de la vapeur dans l'air \tau_{\mathrm{diff}} \sim r_{\mathrm{g}0}^2 / D au temps caractéristique d'évaporation totale t_0.
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- Identifier la durée caractéristique d'établissement du régime stationnaire de diffusion à partir de l'équation de diffusion ou de l'analyse dimensionnelle.
- Identifier le temps caractéristique d'évolution de la source (la goutte d'eau qui s'évapore).
- Formuler le critère quantitatif sous la forme d'une comparaison de ces deux échelles de temps.
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Comparaison du temps de diffusion sur la distance caractéristique au temps caractéristique d'évolution du rayon de la goutte.
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L'équation de diffusion régissant le transport de la vapeur d'eau hors de la goutte s'écrit :
L'échelle spatiale caractéristique sur laquelle le gradient de concentration s'établit autour de la goutte est son rayon initial r_{\mathrm{g}0} (ou son rayon instantané r_{\mathrm{g}}(t)). Le temps caractéristique d'établissement du profil diffusif dans l'air ambiant s'obtient par analyse dimensionnelle :
Par ailleurs, la source (la goutte) évolue sur une échelle de temps macroscopique donnée par son temps d'évaporation totale, c'est-à-dire sa durée de vie t_0 (ou \tau_{\text{évap}}).
L'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) est donc légitime si le temps de réponse diffusif est très court devant le temps d'évolution du rayon de la goutte, ce qui se traduit par le critère quantitatif :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules
Notions : équation de laplace, profil de concentration
Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires, montrer que le flux de masse d'eau sortant de la goutte a pour expression :
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Intégrer le flux conservatif à travers une sphère de rayon r pour expliciter le profil c(r), puis en déduire le flux total sortant en r=r_{\mathrm{g}}.
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- Exprimer le flux massique \phi_{\mathrm{m}} traversant une sphère de rayon r \ge r_{\mathrm{g}} à l'aide de la loi de Fick, en exploitant la propriété de flux conservatif issue de l'ARQS.
- Intégrer l'équation différentielle spatiale obtenue entre le rayon de la goutte r_{\mathrm{g}} et l'infini.
- Remplacer les concentrations aux limites par leurs expressions établies à la question Q4 pour faire apparaître l'humidité relative \mathcal{R}_H.
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Résolution de l'équation de Laplace en symétrie sphérique et calcul du flux diffusif sortant de la goutte.
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Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires, le vecteur densité de courant de masse \vec{j}_{\mathrm{m}} est à flux conservatif. Le flux de masse sortant à travers une sphère concentrique de rayon r \ge r_{\mathrm{g}}, orientée vers l'extérieur par \mathrm{d}\vec{S} = r^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{e}_r, est donc indépendant de r :
D'après la loi de Fick établie à la question Q3, la composante radiale s'écrit j_{\mathrm{m}}(r, t) = -D \dfrac{\partial c}{\partial r}(r, t), ce qui conduit à :
À chaque instant t, on sépare les variables pour intégrer le profil de concentration entre la surface de la goutte (r = r_{\mathrm{g}}) et l'infini (r \to \infty) :
On en déduit l'expression du flux massique en fonction des concentrations limites :
En utilisant les conditions aux limites obtenues à la question Q4, c(r_{\mathrm{g}}, t) = \dfrac{M_{\mathrm{eau}} p_{\mathrm{sat}}(T)}{RT} et c(\infty, t) = \dfrac{M_{\mathrm{eau}} p_\infty(T)}{RT} :
Comme l'humidité relative est définie par \mathcal{R}_H = \dfrac{p_\infty(T)}{p_{\mathrm{sat}}(T)}, on obtient bien :
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules
Notions : bilan de masse
Exprimer de deux manières la variation de masse de la goutte d'eau entre les instants et . En déduire l'équation d'évolution du rayon de la goutte :
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Écrire la conservation de la masse du liquide \mathrm{d}m = -\phi_{\mathrm{m}} \mathrm{d}t avec m(t) = \frac{4}{3}\pi \mu_{\mathrm{eau}} r_{\mathrm{g}}(t)^3 et simplifier par la surface de la goutte.
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- Exprimer la masse géométrique de la goutte et calculer sa différentielle par rapport au rayon r_{\mathrm{g}}.
- Réaliser un bilan de masse sur la goutte entre t et t+\mathrm{d}t en le reliant au flux massique d'évaporation \phi_{\mathrm{m}} obtenu à la question Q6.
- Égaler les deux expressions pour obtenir l'équation différentielle régissant r_{\mathrm{g}}(t).
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Égalité entre la perte de masse de la goutte \mathrm{d}m = 4\pi r_{\mathrm{g}}^2 \mu_{\mathrm{eau}} \mathrm{d}r_{\mathrm{g}} et le flux diffusif sortant -\phi_{\mathrm{m}} \mathrm{d}t.
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La goutte étant supposée sphérique de rayon r_{\mathrm{g}}(t) et incompressible de masse volumique \mu_{\mathrm{eau}}, sa masse à l'instant t s'écrit :
La variation de masse entre t et t + \mathrm{d}t s'exprime donc géométriquement par différentiation :
D'autre part, la diminution de masse de la goutte provient du flux diffusif de masse \phi_{\mathrm{m}} sortant de sa surface à travers l'interface liquide-vapeur. Le bilan de masse s'écrit donc :
En égalant ces deux expressions, il vient :
En remplaçant \phi_{\mathrm{m}} par son expression établie à la question Q6 :
l'équation devient :
En simplifiant par 4\pi \mu_{\mathrm{eau}} r_{\mathrm{g}}(t), on obtient bien :
Résultat
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules
Notions : intégration temporelle
Déterminer la loi d'évolution du rayon de la goutte . Faire apparaitre le temps d'évaporation de la goutte.
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Séparer les variables dans l'équation différentielle régissant r_{\mathrm{g}}(t) pour intégrer r_{\mathrm{g}}\mathrm{d}r_{\mathrm{g}} entre 0 et t, puis identifier l'instant t_0 d'annulation du rayon.
Voir la stratégieStratégie
- Remarquer que le premier membre de l'équation différentielle obtenue en Q7 s'écrit sous la forme \frac{1}{2}\frac{\mathrm{d}(r_{\mathrm{g}}^2)}{\mathrm{d}t}.
- Intégrer par rapport au temps entre 0 et t pour obtenir une loi linéaire pour le carré du rayon r_{\mathrm{g}}^2(t).
- Définir le temps d'évaporation totale t_0 par la condition r_{\mathrm{g}}(t_0) = 0 et réécrire la loi d'évolution de r_{\mathrm{g}}(t) en fonction de t_0.
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Intégration de l'équation différentielle séparable menant à une décroissance en r_{\mathrm{g}}^2(t) = r_0^2(1 - t/t_0).
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D'après la question Q7, l'évolution du rayon de la goutte vérifie :
En remarquant que r_{\mathrm{g}}\,\frac{\mathrm{d}r_{\mathrm{g}}}{\mathrm{d}t} = \frac{1}{2}\frac{\mathrm{d}(r_{\mathrm{g}}^2)}{\mathrm{d}t}, l'équation différentielle devient :
Le second membre étant constant au cours du temps dans l'hypothèse isotherme, on intègre entre t=0 (où r_{\mathrm{g}}(0) = r_{\mathrm{g}0}) et un instant t quelconque :
Le temps d'évaporation totale de la goutte t_0 correspond à l'annulation du rayon, soit r_{\mathrm{g}}(t_0) = 0, ce qui donne :
En substituant t_0 dans l'expression de r_{\mathrm{g}}^2(t), on obtient la loi d'évolution pour tout instant t \in [0, t_0] :
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules
Notions : temps de vie, régime quasi-stationnaire
Application numérique : La goutte a initialement un rayon . Calculer sa durée de vie dans le cas d'une atmosphère sèche (). Discuter alors de la validité de l'approximation des régimes quasi-stationnaires utilisée dans cette partie.
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'application numérique de t_0 pour \mathcal{R}_H = 0 et calculer le temps de diffusion \tau_{\mathrm{diff}} pour valider quantitativement le critère de l'ARQS.
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Calcul numérique de t_0 et vérification du critère de quasi-stationnarité \tau_{\mathrm{diff}} \ll t_0.
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D'après le résultat de la question Q8, le temps d'évaporation totale d'une goutte isotherme dans une atmosphère sèche (\mathcal{R}_H = 0) s'exprime par :
Avec les données numériques fournies :
- \mu_{\mathrm{eau}} = 1{,}0 \times 10^3 \text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- R = 8{,}314 \text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- T = 293{,}15 \text{ K} ;
- r_{\mathrm{g}0} = 1 \text{ mm} = 1{,}0 \times 10^{-3} \text{ m} ;
- M_{\mathrm{eau}} = 18 \text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 18 \times 10^{-3} \text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- D = 2{,}4 \times 10^{-5} \text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} ;
- p_{\mathrm{sat}}(T) = 2{,}3 \times 10^3 \text{ Pa}.
On obtient l'application numérique :
Discussion de la validité de l'ARQS :
D'après le critère établi à la question Q5, la validité de l'approximation des régimes quasi-stationnaires repose sur la condition :
Numériquement, le temps caractéristique de diffusion de la vapeur dans l'air à l'échelle de la goutte vaut :
Le rapport des échelles de temps donne :
Le temps d'établissement du profil de concentration dans la phase vapeur est de l'ordre de quelques centièmes de seconde, tandis que l'évaporation s'étend sur une vingtaine de minutes. L'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) est donc pleinement justifiée.
Résultat
II.1 · Température de la goutte - Mise en équation
Question 10
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : nombre de biot, diffusion thermique
Montrer qu'on peut supposer la température dans la goutte uniforme.
Voir l'indiceIndice
Estimer le temps de diffusion thermique à l'intérieur de la gouttelette d'eau \tau_{\mathrm{th}} \sim \mu_{\mathrm{eau}} c_{\mathrm{eau}} r_{\mathrm{g}0}^2 / \lambda_{\mathrm{eau}} et le comparer à t_0.
Voir la stratégieStratégie
Pour justifier l'uniformité de la température au sein de la goutte, on peut s'appuyer sur deux arguments complémentaires :
- Comparer le temps caractéristique de diffusion thermique dans la goutte au temps caractéristique d'évolution globale (la durée d'évaporation t_0).
- Comparer la conductivité thermique de l'eau liquide à celle de l'air ambiant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse du temps de diffusion thermique interne devant le temps caractéristique d'évaporation ou calcul du nombre de Biot.
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La diffusivité thermique de l'eau liquide est donnée par :
Soit numériquement :
Le temps caractéristique d'uniformisation thermique par diffusion au sein de la goutte de rayon r_{\mathrm{g}0} = 1\text{ mm} vaut :
Ce temps est très inférieur à la durée de vie de la goutte estimée à la question Q9 (t_0 \simeq 1{,}2\times 10^3\text{ s}) :
De plus, la conductivité thermique de l'eau liquide est très supérieure à celle de l'air :
La résistance thermique interne de conduction dans la goutte est donc négligeable devant la résistance thermique externe dans l'air environnant.
La diffusion de chaleur au sein de la goutte est suffisamment rapide pour homogénéiser sa température à chaque instant :
Résultat
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : enthalpie de vaporisation, transfert thermique
L'évaporation est-elle une transformation exothermique ou endothermique ? La température de la goutte est-elle plus grande ou plus petite que ?
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Préciser le signe de l'enthalpie de changement d'état \Delta h_{\mathrm{vap}} pour en déduire si l'eau prélève de l'énergie thermique au milieu et situer T_{\mathrm{g}} par rapport à T_\infty.
Voir la réponse courteRéponse courte
La vaporisation est endothermique, donc la goutte cède de l'énergie et voit sa température s'abaisser en dessous de T_\infty.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le passage de l'état liquide à l'état gazeux nécessite d'apporter de l'énergie au fluide afin de rompre les interactions intermoléculaires attractives (liaisons hydrogène et interactions de Van der Waals). L'enthalpie massique de changement d'état est strictement positive :
\Delta h_{\text{vap}} > 0L'évaporation est par conséquent une transformation endothermique.
Pour compenser l'énergie consommée par la vaporisation de l'eau, la goutte doit recevoir un flux thermique de la part du milieu extérieur en régime quasi-stationnaire :
\phi_{\text{th,d}} > 0D'après le second principe de la thermodynamique (ou la loi de Fourier), l'énergie thermique diffuse spontanément des zones les plus chaudes vers les zones les plus froides. Pour que la goutte reçoive un flux thermique depuis l'atmosphère à la température T_\infty, il est nécessaire que :
\boxed{T_{\mathrm{g}} < T_\infty}La température de la goutte est donc plus petite que la température T_\infty de l'air ambiant.
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique, conduction sphérique
Montrer que le flux thermique reçu par la goutte s'écrit . On exprimera en fonction de la conductivité thermique de l'atmosphère et du rayon de la goutte. Préciser l'unité dans le Système International de .
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation de la diffusion thermique stationnaire \Delta T = 0 dans l'air entourant la goutte et identifier la résistance thermique d'une calotte sphérique infinie.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la conservation du flux thermique dans l'air entourant la goutte en régime quasi-stationnaire et en symétrie sphérique pour obtenir le profil de température T(r).
- Calculer le flux thermique reçu par la goutte à sa surface par la loi de Fourier, puis identifier la résistance thermique R_{\mathrm{th,d}} et préciser son unité.
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Établissement du profil de température stationnaire externe en 1/r et identification de la résistance thermique conducto-diffusive.
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Dans l'air ambiant (r \ge r_{\mathrm{g}}), le transfert thermique est purement diffusif et régi par la loi de Fourier :
En régime quasi-stationnaire et sans terme source dans l'air, le vecteur densité de courant thermique est à flux conservatif :
Compte tenu de la symétrie sphérique, le laplacien s'écrit :
Par intégration, la température dans l'air est de la forme :
Les conditions aux limites s'écrivent :
- à la surface de la goutte : T(r_{\mathrm{g}}) = T_{\mathrm{g}} ;
- loin de la goutte : \lim_{r \to \infty} T(r) = T_\infty.
On en déduit immédiatement B = T_\infty, puis C = r_{\mathrm{g}}(T_\infty - T_{\mathrm{g}}), soit :
Le flux thermique \phi_{\mathrm{th,d}} reçu par la goutte correspond au flux de \vec{j}_{\mathrm{th}} à travers la surface de la goutte orientée vers l'intérieur (selon -\vec{e}_r) :
Par identification avec l'expression \phi_{\mathrm{th,d}} = \dfrac{T_\infty - T_{\mathrm{g}}}{R_{\mathrm{th,d}}}, on obtient :
D'après la relation \phi_{\mathrm{th,d}} = \Delta T / R_{\mathrm{th,d}}, où \phi_{\mathrm{th,d}} est en watts (\mathrm{W}) et \Delta T en kelvins (\mathrm{K}), l'unité de la résistance thermique dans le Système International est :
Résultat
Question 13
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : bilan d'énergie, enthalpie de vaporisation
Dans la situation où la température de la goutte est différente de la température ambiante , l'expression du flux de masse (2) établi à la question Q6 est légèrement modifiée :
À partir d'un bilan d'énergie appliqué à la goutte, démontrer la relation suivante :
où est l'enthalpie massique de vaporisation de l'eau, la masse molaire de l'eau, le coefficient de diffusion moléculaire de l'eau dans l'air, la conductivité thermique de l'air, l'humidité relative et la constante des gaz parfaits.
Voir l'indiceIndice
Écrire le bilan enthalpique sur la goutte en régime permanent : la puissance thermique reçue compense exactement la puissance absorbée par la vaporisation.
Voir la stratégieStratégie
- Effectuer un bilan enthalpique sur la goutte en régime quasi-stationnaire : le flux thermique reçu par diffusion thermique depuis l'atmosphère compense exactement le flux enthalpique nécessaire au changement d'état.
- Remplacer le flux thermique diffusif \phi_{\mathrm{th,d}} établi à la question Q12 et le flux de masse \phi_{\mathrm{m}} donné par l'équation (4).
- Factoriser judicieusement par le terme \dfrac{p_{\mathrm{sat}}(T_\infty)}{T_\infty} pour faire apparaître l'humidité relative \mathcal{R}_H et isoler l'écart de température T_\infty - T_{\mathrm{g}}.
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Bilan énergétique stationnaire sur la goutte : le flux thermique reçu compense la puissance consommée par vaporisation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons la goutte d'eau comme système ouvert à l'instant t. En régime quasi-stationnaire, la température T_{\mathrm{g}} de la goutte est uniforme et quasi-constante à l'échelle des temps de transfert thermique. La puissance thermique reçue ne sert donc pas à modifier l'énergie sensible du liquide, mais alimente intégralement l'évaporation de l'eau.
Pendant un intervalle de temps \mathrm{d}t, une masse \mathrm{d}m = \phi_{\mathrm{m}}\,\mathrm{d}t d'eau liquide se vaporise, ce qui requiert un apport enthalpique \delta H_{\mathrm{vap}} = \Delta h_{\mathrm{vap}}\,\mathrm{d}m. Le premier principe de la thermodynamique en régime stationnaire s'écrit alors :
En utilisant l'expression du flux thermique diffusif obtenue à la question Q12, \phi_{\mathrm{th,d}} = 4\pi \lambda_{\mathrm{air}} r_{\mathrm{g}} (T_\infty - T_{\mathrm{g}}), et l'expression du flux massique modifiée (4) :
On simplifie par 4\pi r_{\mathrm{g}}, ce qui montre que l'écart de température est indépendant du rayon de la goutte à ce stade :
Factorisons le terme entre parenthèses par \dfrac{p_{\mathrm{sat}}(T_\infty)}{T_\infty} :
Sachant que l'humidité relative est \mathcal{R}_H = \dfrac{p_\infty(T_\infty)}{p_{\mathrm{sat}}(T_\infty)}, on obtient :
Résultat
II.2 · Température de la goutte - Résolution numérique
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Python
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : dichotomie, méthode de newton
Compléter la fonction et proposer des valeurs pour les bornes de l'intervalle dans lequel on recherche la racine de .
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Définir la fonction d'écart f(x) issue de l'égalité du bilan d'énergie en y injectant la loi de Clapeyron, puis encadrer la racine entre 273{,}15\text{ K} et T_\infty.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'équation implicite (5) établie à la question précédente en fonction des constantes intermédiaires
C1etC2introduites dans le programme. - Écrire l'expression de la fonction f(x) dont on cherche l'annulation pour x = T_{\mathrm{g}}.
- Proposer un encadrement [a, b] cohérent avec la physique du système (l'eau reste liquide et sa température est inférieure à T_\infty), en s'assurant du changement de signe requis par l'algorithme de dichotomie (
bisect).
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la fonction résiduelle Python et encadrement physique de la température de la goutte entre 0\text{ }^\circ\text{C} et T_\infty.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (5) et la relation de Clausius-Clapeyron (6) :
En identifiant avec les constantes prédéfinies dans le code :
l'équation à résoudre s'écrit sous la forme f(T_{\mathrm{g}}) = 0 en posant la variable x = T_{\mathrm{g}} :
La fonction Python se complète donc par :
def f(x):
return Tinf - x - C1 * ((Tinf / x) * np.exp(C2 * (1 / Tinf - 1 / x)) - RH)Choix des bornes d'encadrement :
Borne supérieure : d'après la question Q11, l'évaporation est endothermique, donc T_{\mathrm{g}} < T_\infty. En x = T_\infty, on a f(T_\infty) = -C_1(1 - \mathcal{R}_H) < 0. On peut donc choisir :
b = \texttt{Tinf} \quad (\text{soit } 293{,}15\text{ K})Borne inférieure : la goutte est liquide, sa température est supérieure ou voisine de la température de fusion T_{\mathrm{fus}} = 273{,}15\text{ K}. Pour x = 273\text{ K}, le terme exponentiel devient nettement inférieur à 1, de sorte que le refroidissement théorique T_\infty - x l'emporte et f(x) > 0. On peut ainsi retenir :
a = 270\text{ K} \quad (\text{ou } 273\text{ K})
La fonction f étant continue et strictement décroissante sur cet intervalle avec f(a) > 0 et f(b) < 0, le théorème des valeurs intermédiaires garantit l'existence et l'unicité de la racine recherchée par la méthode de dichotomie.
II.3 · Température de la goutte - Résolution approchée
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : formule de clapeyron, linéarisation
Déterminer l'expression de en fonction de , , et la température de fusion de l'eau à la pression atmosphérique. Faire l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Associer le modèle affine à la sécante de la courbe c_{\mathrm{sat}}(T) tracée entre le point de fusion T_{\mathrm{fus}} et la température ambiante T_\infty.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la concentration massique de vapeur saturante c_{\mathrm{sat}}(T) en fonction de p_{\mathrm{sat}}(T) et T à l'aide de la relation établie à la question Q4.
- Appliquer la loi affine proposée à la température de fusion T = T_{\mathrm{fus}} pour relier \alpha au rapport des concentrations massiques de vapeur saturante.
- En déduire l'expression littérale de \alpha, puis effectuer l'application numérique avec les valeurs données.
Voir la réponse courteRéponse courte
Approximation affine de la pression de vapeur saturante entre la température de fusion et l'ambiante.
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D'après la question Q4, la vapeur d'eau se comportant comme un gaz parfait, la concentration en masse de vapeur saturante à une température T s'exprime par :
Le rapport des concentrations à T_{\mathrm{fus}} et T_\infty vaut ainsi :
En évaluant le modèle affine de l'équation (7) en T = T_{\mathrm{fus}}, on obtient :
On en déduit l'expression de \alpha :
Application numérique : Avec les données fournies :
- T_\infty = 293{,}15\text{ K} et T_{\mathrm{fus}} = 273{,}15\text{ K}, d'où T_\infty - T_{\mathrm{fus}} = 20{,}00\text{ K} ;
- p_{\mathrm{sat}}(T_\infty) = 2{,}3 \times 10^3\text{ Pa} et p_{\mathrm{sat}}(T_{\mathrm{fus}}) = 6{,}1 \times 10^2\text{ Pa}.
Le rapport vaut :
D'où :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : écart de température, bilan thermique
Montrer alors que l'écart de température de la goutte par rapport à l'atmosphère loin de la goutte est égal à :
avec une constante à déterminer en fonction des données de l'énoncé.
Voir l'indiceIndice
Substituer l'approximation linéaire de c_{\mathrm{sat}}(T_{\mathrm{g}}) dans le bilan thermique pour isoler directement l'écart de température (T_\infty - T_{\mathrm{g}}).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport \dfrac{p_{\text{sat}}(T_{\mathrm{g}})}{T_{\mathrm{g}}}\dfrac{T_\infty}{p_{\text{sat}}(T_\infty)} en fonction du rapport des concentrations massiques de vapeur saturante \dfrac{c_{\text{sat}}(T_{\mathrm{g}})}{c_{\text{sat}}(T_\infty)}.
- Utiliser le modèle affine (7) pour exprimer ce rapport en fonction de l'écart T_\infty - T_{\mathrm{g}} et de la constante \alpha.
- Injecter cette relation dans le bilan d'énergie (5) de la question Q13 et isoler l'écart T_\infty - T_{\mathrm{g}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Injection du développement linéaire de p_{\mathrm{sat}}(T_{\mathrm{g}}) dans le bilan thermique et résolution de l'équation linéaire en \Delta T.
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D'après la relation liant la concentration massique de vapeur et la pression partielle issue de la loi des gaz parfaits établie à la question Q4 :
Le rapport des concentrations saturantes aux températures T_{\mathrm{g}} et T_\infty s'écrit donc :
En utilisant la modélisation affine (7) de c_{\mathrm{sat}}(T) au voisinage de T_\infty :
L'équation (5) issue du bilan énergétique s'écrit alors :
où l'on a posé la constante :
En développant et en regroupant les termes dépendant de l'écart T_\infty - T_{\mathrm{g}} :
On en déduit immédiatement :
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : abaissement de température
En déduire une valeur numérique de l'écart pour une atmosphère sèche (). Commenter.
Voir l'indiceIndice
Calculer la constante K puis l'écart de température, et confronter la valeur approchée obtenue au résultat de l'algorithme de dichotomie de la question Q14.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer numériquement la constante K à partir des données de l'énoncé.
- En déduire l'écart de température T_\infty - T_{\mathrm{g}} pour \mathcal{R}_H = 0 à l'aide de l'expression établie en Q16 et de la valeur de \alpha trouvée en Q15.
- Commenter le résultat en le comparant à la valeur issue de la résolution numérique (15\text{ \textdegree C}) et en discutant de l'impact physique sur l'hypothèse isotherme de la première partie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique du refroidissement de la goutte et commentaire sur l'effet frigorifique de l'évaporation.
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D'après la question Q16, pour une atmosphère sèche (\mathcal{R}_H = 0), l'écart de température s'écrit :
où la constante K s'exprime par :
Calculons numériquement K à l'aide des données de l'énoncé :
- \Delta h_{\mathrm{vap}} = 2{,}4 \times 10^6\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}
- M_{\mathrm{eau}} = 18 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
- D = 2{,}4 \times 10^{-5}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}
- p_{\mathrm{sat}}(T_\infty) = 2{,}3 \times 10^3\text{ Pa}
- \lambda_{\mathrm{air}} = 2{,}6 \times 10^{-2}\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
- R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}
- T_\infty = 293{,}15\text{ K}
Avec la valeur obtenue à la question Q15, \alpha \simeq 3{,}58 \times 10^{-2}\text{ K}^{-1}, on obtient :
D'où l'écart de température :
Résultat
Question 18
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules ; Diffusion thermique
Notions : durée de vie corrigée
En prenant en compte la différence de température de la goutte avec l'air au loin, déterminer la nouvelle valeur du temps d'évaporation de la goutte et comparer à la valeur de trouvée à la question Q9.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le flux massique en fonction du flux thermique reçu par la goutte à l'équilibre pour réévaluer le temps de vie t'_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le bilan de masse de la goutte en tenant compte de la nouvelle température de la goutte T_{\mathrm{g}}, ce qui relie le temps d'évaporation t'_0 au flux massique \phi_{\mathrm{m}}.
- Utiliser le bilan thermique de la question Q13 (\phi_{\mathrm{th,d}} = \Delta h_{\mathrm{vap}} \phi_{\mathrm{m}}) pour exprimer simplement t'_0 en fonction de l'écart de température T_\infty - T_{\mathrm{g}}.
- Réaliser l'application numérique et comparer t'_0 à t_0 obtenu à la question Q9 en interprétant physiquement l'écart.
Voir la réponse courteRéponse courte
Prise en compte de la baisse de p_{\mathrm{sat}}(T_{\mathrm{g}}) augmentant la durée de vie de la goutte par rapport à t_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires, la température d'équilibre T_{\mathrm{g}} de la goutte ne dépend pas de son rayon r_{\mathrm{g}} (d'après l'équation (5)). Le bilan de masse appliqué à la goutte s'écrit de la même manière qu'à la question Q7 :
Le flux massique d'évaporation pour une atmosphère sèche (\mathcal{R}_H = 0) est donné par l'équation (4) :
D'après le bilan d'énergie stationnaire de la question Q13, ce flux est directement relié au flux thermique reçu :
L'équation différentielle régissant l'évolution du rayon devient ainsi :
En intégrant entre t = 0 (r_{\mathrm{g}} = r_{\mathrm{g}0}) et t = t'_0 (r_{\mathrm{g}} = 0), on obtient :
Application numérique : En utilisant la valeur numérique fournie par la résolution exacte de l'équation (5) via le programme Python (T_{\mathrm{g}} = 277{,}7\text{ K}, soit T_\infty - T_{\mathrm{g}} \simeq 15{,}4\text{ K}) :
On trouve :
Remarque : En utilisant l'écart approché T_\infty - T_{\mathrm{g}} \simeq 16\text{ K} issu de la modélisation affine (question Q17), on obtient t'_0 \simeq 2{,}9 \times 10^3\text{ s} \approx 48\text{ min}.
Résultat
III · Effets radiatifs
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique
Notions : loi de stefan-boltzmann, linéarisation
Sachant que , montrer qu'on peut écrire le flux thermique radiatif sous la forme : où est la résistance radiative qui s'exprime en fonction de , , et le rayon de la goutte.
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement limité au premier ordre de l'expression T_\infty^4 - T_{\mathrm{g}}^4 au voisinage de T_\infty pour faire apparaître la résistance radiative R_{\mathrm{rad}}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la surface S_{\mathrm{goutte}} de la goutte sphérique en fonction de son rayon r_{\mathrm{g}}.
- Linéariser l'écart T_\infty^4 - T_{\mathrm{g}}^4 au premier ordre en tirant profit de la condition |T_\infty - T_{\mathrm{g}}|/T_\infty \ll 1.
- Identifier l'expression obtenue avec la définition d'une résistance thermique \phi_{\mathrm{th,rad}} = (T_\infty - T_{\mathrm{g}})/R_{\mathrm{rad}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement au premier ordre du flux radiatif net selon la loi de Stefan-Boltzmann et expression de R_{\mathrm{rad}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La goutte étant modélisée par une sphère de rayon r_{\mathrm{g}}, sa surface totale d'échange s'écrit :
D'après l'énoncé, le flux radiatif net reçu par la goutte s'exprime selon la loi de Stefan-Boltzmann :
Posons \Delta T = T_\infty - T_{\mathrm{g}}. Comme |\Delta T| / T_\infty \ll 1, effectuons un développement limité au premier ordre de T_{\mathrm{g}}^4 autour de T_\infty :
On en déduit :
En injectant cette relation dans l'expression du flux radiatif, il vient :
Par identification avec la relation \phi_{\mathrm{th,rad}} = \dfrac{T_\infty - T_{\mathrm{g}}}{R_{\mathrm{rad}}}, on obtient la résistance thermique radiative :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique ; Diffusion thermique
Notions : comparaison de flux, résistance thermique
Établir une condition sur le rayon de la goutte pour que le flux thermique diffusif , calculé à la question Q12, soit prédominant par rapport au flux thermique radiatif .
Voir l'indiceIndice
Comparer les résistances thermiques diffusive et radiative en imposant R_{\mathrm{th,d}} \ll R_{\mathrm{rad}} (ou \phi_{\mathrm{th,d}} \gg \phi_{\mathrm{th,rad}}).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition de prédominance \phi_{\mathrm{th,d}} \gg \phi_{\mathrm{th,rad}} à l'aide des expressions obtenues aux questions Q12 et Q19.
- Simplifier par (T_\infty - T_{\mathrm{g}}) et exprimer la condition sous la forme d'une borne supérieure sur le rayon r_{\mathrm{g}}.
- Réaliser l'application numérique de la taille caractéristique limite et la confronter au rayon initial de la goutte r_{\mathrm{g}0} = 1\text{ mm}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison de R_{\mathrm{th,d}} et R_{\mathrm{rad}}, donnant une condition de rayon seuil sous lequel la diffusion domine.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q12 et Q19, les flux thermiques diffusif et radiatif reçus par la goutte s'écrivent :
Le flux thermique diffusif est prédominant par rapport au flux thermique radiatif lorsque :
Sachant que T_\infty - T_{\mathrm{g}} > 0 et r_{\mathrm{g}} > 0, cette condition s'écrit :
On en déduit la condition sur le rayon de la goutte :
Application numérique : Avec \lambda_{\mathrm{air}} = 2{,}6 \times 10^{-2}\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, \sigma = 5{,}67 \times 10^{-8}\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-4}, \varepsilon = 0{,}96 et T_\infty = 293{,}15\text{ K} :
La condition s'écrit donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
IV · Application : mesure du taux d'humidité
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : humidité relative, formule psychrométrique
Exprimer l'humidité relative en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Partir de la définition de \Delta p = p_\infty(T_\infty) - p_{\mathrm{sat}}(T_{\mathrm{g}}) = -\mathcal{A} p_{\mathrm{atm}} \Delta T et isoler le rapport définissant l'humidité relative.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression littérale directe de l'humidité relative \mathcal{R}_H à partir de la formule psychrométrique donnée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation psychrométrique fournie par l'énoncé (équation 9) s'écrit :
On en déduit immédiatement la pression partielle de vapeur d'eau loin de la goutte :
Par définition de l'humidité relative \mathcal{R}_H = \dfrac{p_\infty(T_\infty)}{p_{\mathrm{sat}}(T_\infty)}, il vient :
Résultat
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Diffusion de particules
Notions : coefficient psychrométrique, nombre sans dimension
À l'aide des résultats précédents, établir une expression du coefficient psychrométrique . On introduira la température moyenne .
Voir l'indiceIndice
Égaler le flux thermique convectif ventilé au flux de vaporisation ventilé en simplifiant par les facteurs d'échange f_{\mathrm{ev}} = f_{\mathrm{h}}, puis identifier les termes avec l'équation psychrométrique.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire le bilan énergétique en régime stationnaire pour la goutte ventilée (le capteur humide), en reliant le flux thermique convectif reçu au flux de matière évaporé.
- Simplifier les coefficients de ventilation grâce à l'hypothèse f_{\mathrm{ev}} = f_{\mathrm{h}}.
- Introduire la température moyenne \bar{T} pour linéariser le flux de masse en fonction de \Delta p = p_\infty(T_\infty) - p_{\mathrm{sat}}(T_{\mathrm{g}}), puis identifier avec l'équation psychrométrique (9).
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du coefficient psychrométrique par identification entre le bilan thermo-diffusif et la loi psychrométrique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En régime stationnaire, l'énergie reçue par transfert thermique compense exactement l'enthalpie requise par la vaporisation de l'eau :
D'après les relations (10) et (11), et compte tenu de l'égalité des coefficients de ventilation f_{\mathrm{ev}} = f_{\mathrm{h}}, ces coefficients se simplifient :
Le flux thermique diffusif s'exprime (d'après Q12) par :
Le flux massique d'évaporation s'écrit d'après l'équation (4) :
L'écart relatif de température étant très faible (\Delta T \ll \bar{T}), on approxime les températures au dénominateur par une température moyenne \bar{T} \simeq T_{\mathrm{g}} \simeq T_\infty :
où l'on a introduit \Delta p = p_\infty(T_\infty) - p_{\mathrm{sat}}(T_{\mathrm{g}}). Le flux massique devient alors :
En injectant ces expressions dans le bilan énergétique :
Par identification avec l'équation psychrométrique \Delta p = -\mathcal{A} p_{\mathrm{atm}} \Delta T (équation (9)), on en déduit l'expression du coefficient psychrométrique :
Résultat
Partie B : Spin coating
I · Équation de Stokes
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : équation de navier-stokes, force d'inertie
Interpréter chacun des termes présents dans l'équation de Navier-Stokes, rappelée en annexe à la fin de l'énoncé. On précisera les différentes forces volumiques à considérer dans le référentiel lié au plateau tournant.
Voir l'indiceIndice
Identifier l'accélération particulaire (locale et convective), le gradient de pression, la diffusion visqueuse et les forces d'inertie d'entraînement et de Coriolis.
Voir la réponse courteRéponse courte
Interprétation physique des termes de Navier-Stokes et identification des forces d'inertie d'entraînement axifuge et de Coriolis.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de Navier-Stokes fournie en annexe s'écrit pour une particule fluide de masse volumique \mu et de viscosité dynamique \eta :
Elle correspond au principe fondamental de la dynamique appliqué à une particule fluide par unité de volume (\mu \frac{\mathrm{D}\vec{v}}{\mathrm{D}t} = \vec{f}_{\text{vol, total}}). Chacun de ses termes s'interprète ainsi :
- \mu \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} : terme d'accélération locale (par unité de volume), traduisant l'instationnarité temporelle de l'écoulement en un point fixe du référentiel d'étude ;
- \mu (\vec{v} \cdot \vec{\mathrm{grad}})\vec{v} : terme d'accélération convective (ou advective) par unité de volume, traduisant le transport de quantité de mouvement par l'écoulement lui-même d'un point à un autre de l'espace ;
- -\vec{\mathrm{grad}}\,p : force volumique issue des contraintes normales de pression, traduisant l'effet des gradients de pression au sein du fluide ;
- \eta \Delta \vec{v} : force volumique de viscosité, traduisant la diffusion moléculaire de quantité de mouvement due aux frottements internes pour un fluide newtonien incompressible ;
- \vec{f}_{\mathrm{vol}} : résultante volumique des forces à distance et d'inertie.
Dans le référentiel lié au plateau tournant à la vitesse angulaire uniforme \vec{\omega} = \omega\,\vec{e}_z, référentiel non galiléen, les forces volumiques \vec{f}_{\mathrm{vol}} appliquées au fluide comprennent :
Le poids volumique dû à la pesanteur :
\vec{f}_{\text{pes}} = \mu \vec{g} = -\mu g \vec{e}_zLa force d'inertie d'entraînement (purement centrifuge car \vec{\omega} = \text{cte}) :
\vec{f}_{\mathrm{ie}} = -\mu \left( \vec{\omega} \wedge (\vec{\omega} \wedge \vec{r}) \right) = \mu \omega^2 r\,\vec{e}_rLa force d'inertie de Coriolis :
\vec{f}_{\mathrm{ic}} = -2\mu (\vec{\omega} \wedge \vec{v})
D'où l'expression globale des forces volumiques :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : analyse dimensionnelle, force d'inertie
Montrer par une analyse en ordre de grandeur et une application numérique que le terme centrifuge est prépondérant par rapport au terme de Coriolis.
Voir l'indiceIndice
Estimer l'ordre de grandeur de la vitesse radiale v \sim R_0/T et évaluer le rapport de l'accélération de Coriolis 2\omega v à l'accélération centrifuge \omega^2 r.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les ordres de grandeur de la force volumique centrifuge f_{\text{ie}} = \mu \omega^2 r et de la force volumique de Coriolis f_{\text{ic}} \sim 2\mu\omega v.
- Estimer la vitesse d'écoulement typique v à partir de l'échelle d'espace parcourue au cours de la durée du procédé T.
- Calculer numériquement le rapport des deux termes d'inertie pour conclure à la prépondérance du terme centrifuge.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison des ordres de grandeur r\omega^2 et 2\omega v_r montrant la prépondérance de la force d'inertie centrifuge.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q23, les deux forces volumiques d'inertie s'écrivent :
Leurs ordres de grandeur respectifs sont donc :
où v représente la vitesse d'écoulement typique du fluide dans le référentiel tournant.
La goutte s'étale sur une distance radiale maximale de l'ordre du rayon du substrat R_{\max} = 10\text{ cm} (ou au minimum sur son rayon initial R_0 = 5\text{ mm}) pendant la durée de rotation T = 30\text{ s}. Une vitesse d'écoulement radiale caractéristique est donc majorée par :
Le rapport des forces volumiques d'inertie s'évalue ainsi :
Application numérique : La vitesse angulaire du plateau vaut :
Avec T = 30\text{ s}, on obtient :
Le rapport étant très inférieur à 1, la force centrifuge est largement prépondérante devant la force de Coriolis :
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : symétrie axiale, champ des vitesses
Justifier alors que la vitesse ne possède pas de composante orthoradiale : et que la norme de la vitesse ne dépend pas de .
Voir l'indiceIndice
S'appuyer sur la symétrie de révolution du disque, de la goutte et des forces centrifuges pour justifier l'annulation de v_\theta.
Voir la stratégieStratégie
- Justifier l'annulation de v_\theta par les symétries planes : vérifier que tout plan méridien est un plan de symétrie pour les causes (géométrie et forces), ce qui n'est vrai que parce que la force de Coriolis est négligée.
- Justifier l'indépendance vis-à-vis de \theta par l'invariance par rotation autour de l'axe (Oz).
Voir la réponse courteRéponse courte
Absence de terme moteur orthoradial après négligence de Coriolis, imposant un écoulement purement méridien sans composante v_\theta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Annulation de la composante orthoradiale v_\theta :
Considérons un plan méridien quelconque \Pi_m passant par l'axe de rotation (Oz), défini par la base (\vec{e}_r, \vec{e}_z) en un point M.
- La géométrie du problème (substrat plan, goutte initialement à symétrie de révolution) est invariante par réflexion par rapport à \Pi_m.
- Les forces volumiques appliquées dans le référentiel tournant sont le poids volumique -\mu g \vec{e}_z et la force d'inertie d'entraînement centrifuge \mu \omega^2 r \vec{e}_r. Ces deux forces sont contenues dans \Pi_m.
- Comme la force de Coriolis est négligeable d'après la question Q24, elle n'introduit aucun terme brisant cette symétrie (la force de Coriolis aurait comporté une composante selon \vec{e}_\theta due à v_r).
Le plan \Pi_m est donc un plan de symétrie pour l'ensemble des causes. Le vecteur vitesse \vec{v}, étant un vecteur vrai (polaire), doit appartenir à ce plan de symétrie en tout point M :
2. Indépendance de la norme de la vitesse vis-à-vis de \theta :
Le système (substrat, goutte, champ de pesanteur et rotation uniforme) présente une invariance par toute rotation d'angle \theta autour de l'axe vertical (Oz).
Par conséquent, aucune grandeur physique ne peut dépendre de la variable angulaire \theta : le champ des vitesses vérifie \vec{v}(r, z, t), et sa norme \|\vec{v}\| est donc strictement indépendante de \theta :
Résultat
Question 26
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : incompressibilité, approximation du film mince
En exploitant l'incompressibilité de l'écoulement, montrer que celui-ci est principalement radial : .
Voir l'indiceIndice
Écrire la divergence nulle en coordonnées cylindriques et comparer les échelles spatiales h_0 et R_0 pour négliger la composante verticale v_z.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition d'incompressibilité \text{div}\,\vec{v} = 0 en coordonnées cylindriques en tenant compte de la nullité de v_\theta et de l'invariance par rotation établies à la question Q25.
- Réaliser une analyse en ordres de grandeur spatiaux selon r et z pour comparer l'amplitude de la vitesse verticale v_z à celle de la vitesse radiale v_r.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exploitation de \mathrm{div}\vec{v} = 0 et du rapport d'aspect h/r \ll 1 montrant que v_z \ll v_r.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un fluide incompressible, l'équation de conservation de la masse se réduit à :
En coordonnées cylindriques, d'après le formulaire fourni et en exploitant les résultats de la question Q25 (v_\theta = 0 et invariance selon \theta), cette relation s'écrit :
Notons R l'échelle spatiale caractéristique selon la direction radiale (R \sim R_0 = 5\text{ mm}) et h l'échelle spatiale selon l'axe vertical (h \sim h_0 = 0{,}5\text{ mm}). En ordre de grandeur, les dérivées spatiales s'estiment par :
L'incompressibilité impose que ces deux termes soient du même ordre de grandeur :
Or, la goutte est très aplatie (h_0 \ll R_0, et le film s'amincit encore au cours de la rotation de sorte que h(t) \ll r(t) reste constamment vérifié), soit :
La composante v_z est donc tout à fait négligeable devant v_r. Compte tenu de v_\theta = 0, le champ de vitesse est bien principalement radial :
Résultat
Question 27
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : analyse dimensionnelle, approximation de lubrification
Comparer par ordre de grandeur chacun des termes diffusifs présents dans . Montrer que l'un d'entre eux est dominant.
Voir l'indiceIndice
Comparer les dérivées secondes radiales et verticales en utilisant le grand rapport d'aspect R_0/h_0 \gg 1 propre aux films minces.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'expression du Laplacien vectoriel projeté selon \vec{e}_r donnée dans le formulaire.
- Annuler les termes dépendant de \theta en utilisant les résultats de la question Q25 (v_\theta = 0 et symétrie de révolution).
- Évaluer l'ordre de grandeur des termes restants en introduisant l'échelle radiale R et l'échelle verticale h, puis conclure grâce à l'approximation du film mince h \ll R.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison des dérivées spatiales : les gradients selon l'épaisseur transverse dominent en 1/h^2 \gg 1/r^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le formulaire, le Laplacien vectoriel projeté selon \vec{e}_r s'écrit :
D'après la question Q25, l'écoulement présente une symétrie de révolution (\partial/\partial\theta = 0) et une vitesse orthoradiale nulle (v_\theta = 0). Les deux termes de dérivée par rapport à \theta s'annulent donc rigoureusement :
Développons le premier terme :
Évaluons l'ordre de grandeur de chacun des termes non nuls à l'aide des grandeurs caractéristiques de l'écoulement :
- une échelle caractéristique de vitesse radiale notée V_r ;
- une dimension radiale caractéristique R (avec r \sim R) ;
- une épaisseur caractéristique de la couche liquide h.
Les termes associés aux variations spatiales radiales s'évaluent ainsi :
Tandis que le terme associé au gradient de cisaillement vertical s'évalue selon :
Le rapport de l'ordre de grandeur d'un terme de diffusion radiale sur celui du terme de diffusion transverse (selon z) vaut :
Or, d'après les données de l'énoncé, la goutte est très aplatie dès l'état initial :
Au cours de l'enduction, le film s'amincit encore (h < h_0) et son rayon s'accroît (r > R_0), renforçant l'inégalité (h/R)^2 \ll 1.
Le terme diffusif \dfrac{\partial^2 v_r}{\partial z^2} est donc largement dominant devant l'ensemble des autres termes diffusifs :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : nombre de reynolds, écoulement de stokes
Rappeler la définition du nombre de Reynolds. L'évaluer numériquement et en déduire une simplification dans l'équation de Navier-Stokes.
Voir l'indiceIndice
Calculer le nombre de Reynolds \mathrm{Re} \sim \mu v_r h_0 / \eta à partir des grandeurs caractéristiques et négliger le terme convectif devant le terme visqueux.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition physique et l'expression générale du nombre de Reynolds \mathrm{Re}, caractérisant le rapport des termes d'inertie convective sur les termes de diffusion visqueuse.
- Estimer les échelles caractéristiques de vitesse et de longueur associées à l'écoulement pour calculer numériquement \mathrm{Re}.
- Conclure sur la simplification du terme convectif (\vec{v}\cdot\vec{\operatorname{grad}})\vec{v} dans l'équation de Navier-Stokes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du nombre de Reynolds très inférieur à 1 justifiant la négligence du terme convectif d'inertie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le nombre de Reynolds \mathrm{Re} est un nombre sans dimension comparant l'ordre de grandeur des forces d'inertie convectives à celui des forces visqueuses :
où V est une vitesse caractéristique de l'écoulement, L une dimension caractéristique du système, \mu la masse volumique du fluide et \eta sa viscosité dynamique.
Estimons les grandeurs caractéristiques :
La goutte s'étale sur une distance radiale de l'ordre de R_{\max} = 10\text{ cm} pendant la durée de rotation T = 30\text{ s}, ce qui conduit à une vitesse d'écoulement radial typique :
V \sim \frac{R_{\max}}{T} = \frac{0{,}10}{30} \simeq 3{,}3 \times 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}- Dans l'approximation du film mince (h \ll R), le cisaillement visqueux s'établit principalement sur l'épaisseur du film liquide (cf. question Q27). L'échelle spatiale pertinente pour les gradients de vitesse est donc l'épaisseur h \lesssim h_0 = 0{,}5\text{ mm} = 5 \times 10^{-4}\text{ m}.
L'évaluation numérique du nombre de Reynolds donne :
Même en choisissant l'échelle macroscopique L \sim R_{\max} \sim 0{,}1\text{ m}, le rapport effectif entre l'inertie convective et le terme visqueux dominant établi en Q27 vaut :
Puisque \mathrm{Re} \ll 1, le terme d'inertie convective (\vec{v} \cdot \vec{\operatorname{grad}})\vec{v} est tout à fait négligeable devant le terme de viscosité \eta \Delta \vec{v} dans l'équation de Navier-Stokes.
L'équation se simplifie ainsi en :
(Équation de Stokes instationnaire).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : régime quasi-stationnaire
Justifier que l'écoulement est quasi-stationnaire.
Voir l'indiceIndice
Évaluer le temps de diffusion visqueuse transverse \tau_{\mathrm{visq}} \sim \mu h_0^2 / \eta et le comparer à la durée globale de rotation T.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer le terme d'accélération locale \mu \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} au terme de diffusion visqueuse \eta \Delta \vec{v} selon \vec{e}_r.
- Identifier le temps caractéristique de diffusion visqueuse à travers l'épaisseur du film liquide \tau_{\text{visq}} \sim \frac{\mu h_0^2}{\eta}.
- Comparer ce temps à la durée caractéristique d'évolution macroscopique de la goutte, donnée par la durée de centrifugation T = 30\text{ s}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison du temps d'établissement visqueux h^2/\nu au temps d'évolution macroscopique du film.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'écoulement est dit quasi-stationnaire si le terme d'accélération locale \mu \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} est négligeable devant le terme visqueux \eta \Delta \vec{v}.
D'après la question Q27, le terme visqueux selon \vec{e}_r est dominé par la diffusion transverse :
L'accélération locale s'estime quant à elle sur la durée caractéristique d'étalement de la goutte, de l'ordre de la durée de rotation T = 30\text{ s} :
Le rapport de ces deux termes s'écrit :
où \tau_{\text{visq}} \sim \frac{\mu h^2}{\eta} représente le temps caractéristique de diffusion de la quantité de mouvement à travers l'épaisseur du film. Comme h(t) \leqslant h_0 = 0{,}5\text{ mm}, on majore ce temps à l'instant initial :
Avec \mu = 1{,}06\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} = 1{,}06 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, \eta = 3{,}6 \times 10^{-2}\text{ Pa}\cdot\text{s} et h_0 = 5 \times 10^{-4}\text{ m} :
On constate que :
Le profil de vitesse s'établit ainsi quasi instantanément à travers l'épaisseur du film par rapport aux variations macroscopiques lentes de sa géométrie :
L'écoulement est donc bien quasi-stationnaire, et le terme \mu \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} est négligeable dans l'équation de Navier-Stokes.
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : équation de stokes, profil de poiseuille
En déduire l'équation différentielle suivante vérifiée par :
Voir l'indiceIndice
Projeter l'équation de Navier-Stokes simplifiée selon le vecteur unitaire radial \vec{e}_r en ne conservant que la force centrifuge et la diffusion visqueuse selon z.
Voir la stratégieStratégie
Pour établir l'équation différentielle régissant v_r, on projette l'équation de Navier-Stokes selon la direction radiale \vec{e}_r dans le référentiel tournant, en combinant l'ensemble des simplifications validées dans les questions Q23 à Q29 et les hypothèses du préambule.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection de l'équation de Stokes simplifiée selon l'axe radial équilibrant viscosité et force centrifuge volumique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le référentiel lié au plateau tournant, l'équation de Navier-Stokes pour un fluide newtonien incompressible s'écrit :
D'après les questions précédentes et les hypothèses de l'énoncé :
L'écoulement étant quasi-stationnaire (Q29) et à très faible nombre de Reynolds (\mathrm{Re} \ll 1, Q28), les termes d'inertie locale et convective sont tous deux négligeables :
\mu \left[ \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v} \cdot \vec{\operatorname{grad}})\vec{v} \right] \simeq \vec{0}Les forces volumiques se réduisent à la seule force d'inertie centrifuge (Q23, Q24), la pesanteur étant négligée :
\vec{f}_{\mathrm{vol}} \cdot \vec{e}_r = \mu \omega^2 r- La pression au sein de la goutte est uniforme, d'où (\vec{\operatorname{grad}} p) \cdot \vec{e}_r = \dfrac{\partial p}{\partial r} = 0.
Le terme de diffusion visqueuse projeté sur \vec{e}_r est dominé par le gradient transverse (Q27) :
(\Delta \vec{v}) \cdot \vec{e}_r \simeq \frac{\partial^2 v_r}{\partial z^2}
La projection radiale de l'équation de Navier-Stokes se réduit donc à l'équilibre entre la force centrifuge et les forces de viscosité :
On en déduit immédiatement l'équation différentielle vérifiée par v_r :
Résultat
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : condition aux limites, contrainte tangentielle
Préciser la condition à la limite en . Justifier que la condition en est .
Voir l'indiceIndice
Traduire l'adhérence du fluide sur le substrat en z=0 et l'absence de frottement tangentiel imposé par l'air à la surface libre en z=h.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de la frontière en z = 0 (contact avec le substrat solide immobile dans le référentiel d'étude) et appliquer la condition aux limites cinématique usuelle des fluides visqueux.
- Analyser les contraintes à la surface libre z = h(r, t) en exploitant le contraste de viscosité entre le liquide et l'air, ainsi que l'hypothèse de faible pente de l'interface.
Voir la réponse courteRéponse courte
Adhérence sur la paroi en z=0 et continuité de la contrainte tangentielle nulle à la surface libre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Condition en z = 0 : Le plan z = 0 correspond à la surface du substrat, immobile dans le référentiel lié au plateau tournant. Pour un fluide visqueux au contact d'une paroi solide, la condition cinétique d'adhérence (non-glissement) impose l'annulation de la vitesse relative du fluide par rapport à la paroi :
Condition en z = h(r, t) : Le plan z = h(r, t) représente l'interface libre entre le liquide organique et l'air.
- L'air a une viscosité dynamique négligeable devant celle du liquide (\eta_{\text{air}} \sim 1{,}8 \times 10^{-5}\text{ Pa}\cdot\text{s} \ll \eta = 3{,}6 \times 10^{-2}\text{ Pa}\cdot\text{s}) : il n'exerce pratiquement aucun cisaillement sur le film liquide.
- L'énoncé précise que l'interface présente une pente très faible (\partial h / \partial r \ll 1) ; le vecteur unitaire normal à la surface libre est donc assimilable à \vec{e}_z, et le vecteur tangent est dirigé selon \vec{e}_r.
La contrainte de cisaillement tangentielle exercée sur le liquide à la surface libre est donc nulle :
L'écoulement étant quasi unidirectionnel (v_z \ll v_r) avec des variations radiales bien plus lentes que les variations transverses (\partial/\partial r \ll \partial/\partial z), le gradient \partial v_z/\partial r est négligeable devant \partial v_r/\partial z. On en déduit :
Résultat
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : profil de vitesse parabolique
Exprimer le champ de vitesse .
Voir l'indiceIndice
Intégrer deux fois par rapport à la variable d'espace z l'équation différentielle obtenue à la question précédente en déterminant les deux constantes d'intégration.
Voir la stratégieStratégie
- Intégrer deux fois par rapport à la coordonnée z l'équation différentielle établie à la question Q30, où r et t jouent le rôle de paramètres.
- Déterminer les deux fonctions d'intégration à l'aide des conditions aux limites en z = 0 et z = h(r,t) précisées à la question Q31.
Voir la réponse courteRéponse courte
Double intégration de l'équation différentielle conduisant au profil parabolique de Poiseuille pour v_r(z).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q30, la composante radiale de la vitesse vérifie :
Une première intégration par rapport à z conduit à :
La condition de contrainte tangentielle nulle à la surface libre (question Q31), \left(\frac{\partial v_r}{\partial z}\right)_{z=h} = 0, permet d'identifier la fonction C_1(r, t) :
Le gradient transverse s'écrit donc :
Une seconde intégration par rapport à z donne :
D'après la condition d'adhérence à la paroi en z = 0 (question Q31), v_r(r, 0, t) = 0, d'où C_2(r, t) = 0. On obtient finalement :
Résultat
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Cinématique des fluides
Notions : débit volumique
En déduire le débit volumique sortant d'un cylindre de rayon et de hauteur :
Voir l'indiceIndice
Intégrer le profil de vitesse v_r(r,z,t) sur la section cylindrique annulaire de rayon r comprise entre la paroi z=0 et la surface libre z=h(r,t).
Voir la stratégieStratégie
- Définir la surface de contrôle à travers laquelle s'effectue le débit volumique : il s'agit de la paroi latérale du cylindre de rayon r, comprise entre z = 0 et z = h(r, t).
- Exprimer l'élément de surface orienté vers l'extérieur et calculer le flux du vecteur vitesse \vec{v} \simeq v_r(r, z, t)\,\vec{e}_r en intégrant sur la hauteur du film de fluide.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du profil de vitesse v_r(z) sur la section cylindrique entre z=0 et z=h.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le débit volumique Q(r, t) traversant la surface latérale \Sigma d'un cylindre de rayon r et de hauteur h(r, t) s'exprime par le flux du champ de vitesse :
L'élément de surface latérale, orienté vers l'extérieur par le vecteur unitaire radial \vec{e}_r, s'écrit en coordonnées cylindriques :
L'écoulement étant à symétrie de révolution (v_r indépendant de \theta), l'intégration selon la variable angulaire \theta donne un facteur 2\pi :
En utilisant l'expression de la vitesse radiale obtenue à la question Q32 :
le calcul de l'intégrale sur z conduit à :
En réinjectant ce résultat dans l'expression du débit, on obtient :
soit finalement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
II · Bilan de masse
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques
Notions : bilan de masse, volume élémentaire
Exprimer la variation de la masse du système ouvert entre les instants et .
Voir l'indiceIndice
Calculer la masse contenue dans la couronne cylindrique élémentaire \mathrm{d}m(r,t) = 2\pi\mu r h(r,t)\mathrm{d}r et prendre sa dérivée temporelle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le volume élémentaire \mathrm{d}V(r, t) du système délimité entre les rayons r et r + \mathrm{d}r, en exploitant la symétrie de révolution et la faible pente de la surface libre.
- En déduire la masse \mathrm{d}m(r, t) du liquide présent dans ce système ouvert à l'instant t.
- Calculer sa variation \mathrm{d}^2m(r, t) entre les instants t et t + \mathrm{d}t due à la variation temporelle de la hauteur h(r, t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de la variation de masse élémentaire \mathrm{d}^2m = \mu 2\pi r \mathrm{d}r \frac{\partial h}{\partial t} \mathrm{d}t.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le système ouvert constitué par le liquide contenu dans la tranche annulaire comprise entre les rayons r et r + \mathrm{d}r. Du fait de la symétrie axiale, la surface de base de cet anneau est :
À l'ordre 1 en \mathrm{d}r, la hauteur de liquide est uniforme sur cette tranche et vaut h(r, t). Le volume occupé par le fluide à la date t s'écrit donc :
Le fluide étant incompressible, sa masse volumique \mu est constante et la masse contenue dans ce système ouvert à l'instant t est :
Entre les instants t et t + \mathrm{d}t, le système ouvert restant géométriquement délimité par les rayons r et r + \mathrm{d}r, seule la hauteur du film varie de h(r, t) à h(r, t + \mathrm{d}t) = h(r, t) + \frac{\partial h}{\partial t}(r, t)\,\mathrm{d}t.
La variation de la masse de fluide contenue dans le système s'écrit alors :
soit au premier ordre en \mathrm{d}t :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 35
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques
Notions : débit massique, système ouvert
Exprimer la quantité de masse entrant dans le système ouvert par la surface en ainsi que la quantité de masse entrant par la surface en entre les instants et . En déduire la quantité de masse qui entre dans le système ouvert entre les instants et . On exprimera les résultats en fonction de , , et du débit volumique .
Voir l'indiceIndice
Exprimer les masses transportées par débit volumique aux frontières de la tranche r et r+\mathrm{d}r, puis développer la différence au premier ordre en \mathrm{d}r.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le flux massique entrant au débit volumique Q(r, t) défini comme sortant du cylindre de rayon r.
- Prendre garde aux conventions de signe pour la surface en r + \mathrm{d}r : un flux volumique sortant correspond à une masse entrante algébriquement opposée.
- Effectuer un développement limité au premier ordre en \mathrm{d}r pour sommer les contributions et en déduire la masse nette \delta^2 m_{\mathrm{e}} qui entre dans le système.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du flux net de masse entrant par les frontières radiales en r et r+\mathrm{d}r en fonction de Q(r,t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le débit volumique Q(r, t) défini à la question Q33 correspond au volume de fluide traversant par unité de temps la surface cylindrique de rayon r, orientée vers l'extérieur (dans le sens de \vec{e}_r).
À la surface intérieure en r : le fluide qui s'éloigne du centre entre dans le système annulaire compris entre r et r + \mathrm{d}r. Le volume entrant pendant la durée \mathrm{d}t est donc Q(r, t)\,\mathrm{d}t. En multipliant par la masse volumique \mu du fluide, la masse entrante vaut :
\boxed{\delta m_{\mathrm{e}}(r, t) = \mu Q(r, t)\,\mathrm{d}t}À la surface extérieure en r + \mathrm{d}r : le débit Q(r + \mathrm{d}r, t) est orienté vers l'extérieur du système. La masse entrant algébriquement par cette frontière entre t et t + \mathrm{d}t est donc l'opposée de la masse sortante :
\boxed{\delta m_{\mathrm{e}}(r + \mathrm{d}r, t) = -\mu Q(r + \mathrm{d}r, t)\,\mathrm{d}t}
L'écoulement étant purement radial (questions Q25 et Q26) et n'ayant lieu ni à travers le substrat (z = 0) ni à travers la surface libre (z = h), la masse totale nette \delta^2 m_{\mathrm{e}} entrant dans le système ouvert s'écrit :
En effectuant un développement de Taylor au premier ordre en \mathrm{d}r :
on obtient la masse nette entrant dans la tranche pendant l'intervalle \mathrm{d}t :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques
Notions : équation de lubrification, équation de transport
Démontrer l'équation-bilan vérifiée par :
Voir l'indiceIndice
Égaler la variation temporelle de masse au bilan net entrant \mathrm{d}^2 m = \delta^2 m_{\mathrm{e}} et remplacer l'expression explicite du débit Q(r,t).
Voir la stratégieStratégie
- Écrire le bilan de masse global sur le système ouvert entre les instants t et t+\mathrm{d}t à partir des résultats des questions Q34 et Q35.
- Exprimer la dérivée spatiale partielle \dfrac{\partial Q}{\partial r} du débit volumique obtenu à la question Q33.
- Simplifier l'égalité pour établir l'équation différentielle non linéaire vérifiée par l'épaisseur du film h(r, t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de masse global sur la tranche élémentaire et dérivation spatiale du débit volumique Q(r,t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le principe de conservation de la masse appliqué au système ouvert entre les dates t et t + \mathrm{d}t impose :
En utilisant les expressions obtenues aux questions Q34 et Q35 :
Après simplification par \mu\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}t, on obtient la forme locale de l'équation de continuité pour le film mince :
D'après l'expression du débit volumique Q(r, t) établie à la question Q33 :
Dérivons partiellement Q(r, t) par rapport à la variable d'espace r :
En réinjectant cette dérivée dans l'équation de bilan sur h(r, t), on trouve :
On aboutit bien à l'équation demandée :
Résultat
III · Loi d'évolution de h(t) et r(t)
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : étalement centrifuge, équation différentielle
En déduire la loi d'évolution de la hauteur de la goutte au cours du temps. On introduira un temps caractéristique .
Voir l'indiceIndice
Supposer une hauteur spatiale uniforme \partial h/\partial r = 0 pour obtenir une équation différentielle ordinaire non linéaire en h(t) que l'on intégrera par séparation de variables.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter le modèle cylindrique proposé : l'uniformité spatiale de la hauteur de la goutte se traduit par \dfrac{\partial h}{\partial r} = 0.
- Simplifier l'équation-bilan établie à la question Q36 pour obtenir une équation différentielle ordinaire non linéaire sur h(t).
- Intégrer par séparation des variables entre t=0 (où h=h_0) et t, puis introduire le temps caractéristique \tau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution pour un film uniforme radialement conduisant à une décroissance temporelle de h(t) en 1/\sqrt{t}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le modèle simplifié, la goutte conserve une forme cylindrique d'épaisseur uniforme h(t) pour tout r \leqslant r(t). Par conséquent, l'épaisseur ne dépend pas de la coordonnée radiale r, soit :
L'équation-bilan (14) établie à la question Q36 :
devient alors une équation différentielle ordinaire pour h(t) :
On sépare les variables et on intègre entre t = 0 (où h(0) = h_0) et un instant t :
En introduisant le temps caractéristique :
on obtient la loi d'évolution temporelle de la hauteur de la goutte :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : conservation du volume
Déterminer le rayon de la goutte .
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'incompressibilité globale du volume de liquide de la goutte \mathcal{V} = \pi r(t)^2 h(t) = \pi R_0^2 h_0 pour en déduire l'évolution de son rayon.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la conservation globale du volume de la goutte, le liquide étant incompressible et les pertes par évaporation n'intervenant qu'à l'étape 4 ultérieure.
- Exprimer le volume d'un cylindre de rayon r(t) et de hauteur h(t), et l'égaler au volume initial.
- Réinjecter la loi h(t) obtenue à la question Q37 pour exprimer r(t) en fonction de R_0, t et \tau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation du volume total de liquide reliant l'extension radiale r(t) à l'amincissement h(t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le liquide est modélisé comme un fluide incompressible et l'évaporation du solvant est négligée pendant la phase d'étalement (étape 3). Par conséquent, le volume total de la goutte est rigoureusement conservé au cours du temps.
D'après le modèle de la goutte cylindrique (figure 7), le volume à un instant t quelconque s'écrit :
À l'instant initial t = 0, ce volume vaut :
La conservation du volume impose V(t) = V(0), soit :
En utilisant l'expression de la hauteur établie à la question Q37, h(t) = \dfrac{h_0}{\sqrt{1 + t/\tau}}, on en déduit immédiatement :
Résultat
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : spin coating, ordre de grandeur
Application numérique : Calculer . Quelle est l'épaisseur du film au bout de secondes ?
Voir l'indiceIndice
Calculer la valeur numérique de \tau, puis évaluer l'épaisseur résiduelle h(T) au bout des 30\text{ s} de rotation.
Voir la stratégieStratégie
- Convertir les grandeurs dans le Système International d'unités, en particulier la vitesse de rotation \omega en \text{rad}\cdot\text{s}^{-1} et la masse volumique \mu en \text{kg}\cdot\text{m}^{-3}.
- Calculer le temps caractéristique \tau à l'aide de l'expression établie à la question précédente.
- Évaluer l'épaisseur h(T) à T = 30\text{ s} en utilisant la loi h(t) = \frac{h_0}{\sqrt{1 + t/\tau}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation numérique du temps caractéristique et de l'épaisseur finale micrométrique obtenue après 30 secondes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente, le temps caractéristique s'écrit :
Les données numériques sont :
- \mu = 1{,}06\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} = 1{,}06 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- \eta = 3{,}6 \times 10^{-2}\text{ Pa}\cdot\text{s} ;
- \omega = 2\,000\text{ tr}\cdot\text{min}^{-1} = \frac{2\,000 \times 2\pi}{60}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 209{,}4\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} ;
- h_0 = 0{,}5\text{ mm} = 5{,}0 \times 10^{-4}\text{ m}.
L'application numérique donne :
À l'instant T = 30\text{ s}, le rapport vaut :
L'épaisseur du film est alors donnée par :
Résultat
Partie C : Mesure de l'épaisseur d'une bulle par interférométrie
I · Intensité transmise par la bulle
Question 40
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Schéma ou tracé
- Démarche expérimentale
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images
Notions : collimateur, faisceau parallèle
Proposer un montage expérimental permettant de réaliser un faisceau de lumière parallèle à partir d'une source spectrale étendue, d'un diaphragme et de lentilles.
Voir l'indiceIndice
Placer une source spectrale au foyer objet d'un collimateur composé d'un diaphragme de champ et d'une lentille convergente.
Voir la stratégieStratégie
- Une source étendue ne peut pas être directement placée au foyer d'une lentille pour donner une onde plane unique, car chaque point de la source produirait un faisceau parallèle dans une direction différente.
- Utiliser une première lentille convergente (condenseur) pour focaliser le rayonnement de la source étendue sur un diaphragme de faible ouverture (trou source), créant ainsi une source secondaire quasi ponctuelle lumineuse.
- Placer une seconde lentille convergente (collimateur) de sorte que le diaphragme soit situé dans son plan focal objet : le faisceau émergeant est alors parallèle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Diaphragme placé au foyer objet d'une lentille mince convergente pour produire un faisceau parallèle.
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Pour obtenir un faisceau de lumière parallèle à partir d'une source étendue, on réalise un système de collimation à deux lentilles convergentes :
- La source spectrale étendue (lampe à vapeur de sodium) éclaire une première lentille convergente \mathcal{L}_1 (jouant le rôle de condenseur).
- Un diaphragme de faible dimension (trou ou fente source), centré sur l'axe optique, est disposé au point où \mathcal{L}_1 forme l'image de la source (ou dans son plan focal image si la source est éloignée). Ce diaphragme sélectionne une portion spatiale très restreinte du faisceau, formant ainsi une source secondaire quasi ponctuelle de forte luminance.
- Une seconde lentille convergente \mathcal{L}_2 (dite lentille de collimation), de distance focale f'_2, est positionnée de façon à ce que son foyer principal objet F_2 coïncide avec le centre du diaphragme.
D'après les lois de l'optique géométrique, tout rayon issu du foyer objet F_2 émerge de la lentille \mathcal{L}_2 parallèlement à l'axe optique : on obtient ainsi en sortie un faisceau de rayons parallèles (modélisable par une onde plane monochromatique).
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques
Notions : loi de snell-descartes, réfraction
Évaluer numériquement l'angle de réfraction de la lumière dans le film de la bulle. La lumière pénètre-t-elle toujours dans la goutte ? En déduire l'angle d'émergence des rayons après leur transmission.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi de Snell-Descartes à l'interface air-huile en vérifiant l'absence de réflexion totale, puis retrouver l'angle de sortie par parallélisme des faces.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la troisième loi de Snell-Descartes à la première interface (air \to liquide) pour calculer l'angle de réfraction \beta.
- Discuter la condition de réfraction lors du passage d'un milieu moins réfringent vers un milieu plus réfringent afin de justifier que la lumière pénètre toujours.
- Utiliser le parallélisme des faces de la lame pour relier l'angle d'émergence i_e à l'angle de réfraction \beta, puis à l'angle d'incidence initial \alpha.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réfraction du faisceau normal ou quasi-normal et conservation de la direction de propagation par émergence parallèle.
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1. Évaluation numérique de l'angle de réfraction \beta
À l'interface d'entrée air \to huile, la loi de Snell-Descartes pour la réfraction s'écrit :
D'où l'expression de l'angle de réfraction :
Avec n_{\text{air}} = 1, n = 1{,}4 et \alpha = 84{,}2^\circ :
Soit :
2. Pénétration de la lumière dans le film
Le faisceau passe de l'air (n_{\text{air}} = 1) vers le liquide plus réfringent (n = 1{,}4 > n_{\text{air}}). Ainsi, pour tout angle d'incidence \alpha \in [0\,;\,90^\circ] :
Il n'existe donc aucun angle limite au-delà duquel se produirait une réflexion totale : la lumière pénètre toujours dans le liquide (seule l'énergie transmise décroît lorsque \alpha \to 90^\circ, le coefficient de réflexion R tendant vers 1 sous incidence strictement rasante).
3. Angle d'émergence des rayons après transmission
Le film étant modélisé localement par une lame à faces parallèles, la normale à la face de sortie est parallèle à la normale à la face d'entrée. L'angle d'incidence sur la seconde interface (dans le liquide) est donc égal à \beta.
D'après la loi de Snell-Descartes à l'interface de sortie liquide \to air, l'angle d'émergence i_e vérifie :
Or n \sin\beta = n_{\text{air}} \sin\alpha, d'où :
Les rayons émergents ressortent ainsi parallèles à la direction des rayons incidents.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 42
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : différence de chemin optique, déphasage
Exprimer le déphasage à l'infini entre deux rayons émergents successifs en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Déterminer la différence de marche classique \delta = 2 n h \cos\beta introduite entre deux réflexions successives dans une lame à faces parallèles.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la différence de chemin optique \delta entre deux rayons émergents successifs (rayons transmis après réflexions multiples) pour une lame à faces parallèles.
- Exprimer le déphasage \varphi associé en tenant compte de l'hypothèse de l'énoncé sur la nature des coefficients de réflexion.
Voir la réponse courteRéponse courte
Formule classique de la différence de marche en transmission pour une lame à faces parallèles \delta = 2nh\cos\beta.
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Considérons deux rayons émergents consécutifs k et k+1. Entre sa première émergence partielle (rayon k) et son émergence suivante (rayon k+1), l'onde effectue un aller-retour à l'intérieur de la lame de liquide d'épaisseur h et d'indice n, sous l'angle de réfraction \beta.
Soit B_1 le point d'émergence du rayon k et B_2 celui du rayon k+1 sur la seconde interface.
La longueur géométrique du trajet supplémentaire dans le liquide (entre B_1 et B_2 via la première interface) vaut :
L_{\text{liq}} = \frac{2h}{\cos\beta}La distance séparant les deux points d'émergence sur l'interface est :
B_1 B_2 = 2h\tan\betaLe rayon k a déjà émergé dans l'air (n_{\text{air}} = 1) sous l'angle \alpha et avance d'une projection orthogonale sur le plan d'onde :
L_{\text{air}} = B_1 B_2 \sin\alpha = 2h\tan\beta \sin\alpha
La différence de chemin optique \delta entre le rayon k+1 et le rayon k s'écrit donc :
D'après la loi de Snell-Descartes à la réfraction, \sin\alpha = n\sin\beta, d'où :
L'énoncé précisant que les coefficients de réflexion et de transmission en amplitude sont réels et positifs, aucune phase supplémentaire n'est introduite lors des réflexions internes. Le déphasage à l'infini \varphi = \varphi_{k+1} - \varphi_k entre deux rayons consécutifs est donc purement d'origine géométrique :
Résultat
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : interférence à ondes multiples, série géométrique
Exprimer l'amplitude complexe du rayon en un point à l'infini, en fonction de l'amplitude du rayon 1 transmis, du déphasage et du facteur de réflexion en amplitude . En déduire l'expression de l'amplitude complexe de l'onde transmise :
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'amplitude d'onde transmise comme la somme d'une progression géométrique de raison r^2 \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\varphi}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'amplitude \underline{s}_k du k-ième rayon émergent en dénombrant les deux réflexions supplémentaires subies à l'intérieur du film par rapport au rayon k-1 et le déphasage \varphi accumulé à chaque aller-retour.
- Sommer la série géométrique obtenue pour tous les rayons transmis k \geqslant 1, en justifiant la convergence par le fait que le facteur de réflexion vérifie r < 1.
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Sommation de la série géométrique des amplitudes complexes transmises successives à coefficients de réflexion r^2.
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D'après l'énoncé, chaque rayon émergent k subit deux réflexions internes supplémentaires à l'interface liquide-air par rapport au rayon k-1. Chaque réflexion interne introduit un facteur multiplicatif r sur l'amplitude, soit un facteur r^2 par aller-retour. De plus, à chaque aller-retour dans la lame, le retard de phase augmente de \varphi = \varphi_{k+1} - \varphi_k.
La relation entre deux rayons émergents successifs s'écrit donc :
Par récurrence immédiate à partir du premier rayon transmis \underline{s}_1(\vec{r}, t), l'amplitude complexe du rayon k au point M à l'infini s'exprime par :
L'amplitude complexe résultante \underline{s} transmise par le film s'obtient par superposition d'une infinité d'ondes émergentes :
Le facteur de réflexion en amplitude vérifie 0 < r < 1, d'où pour la raison q = r^2 \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\varphi} :
La série géométrique converge donc absolument, et sa somme vaut :
On en déduit bien l'amplitude complexe de l'onde transmise :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : formule d'airy, facteur de finesse
On considère qu'il existe une infinité de rayons émergents. Montrer que l'intensité lumineuse transmise , où est le complexe conjugué de , s'exprime ainsi :
avec l'intensité lumineuse incidente et le facteur de finesse qu'on exprimera en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Calculer le module au carré de l'amplitude totale transmise en exploitant les relations r^2+t^2=1 et 1-\cos\varphi = 2\sin^2(\varphi/2).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'amplitude \underline{s}_1 du premier rayon transmis en fonction de l'amplitude incidente s_0 et du coefficient de transmission t.
- Calculer le module au carré de l'amplitude transmise totale \underline{s} obtenue à la question précédente.
- Réécrire le dénominateur à l'aide de l'identité trigonométrique fournie pour faire apparaître \sin^2(\varphi/2) et identifier le coefficient de finesse m.
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Calcul du module au carré de l'amplitude totale menant à la fonction d'Airy et au coefficient de finesse.
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Le premier rayon transmis émerge après avoir traversé les deux dioptres séparant l'air et le liquide sans subir de réflexion interne. Chacune des deux traversées introduit un facteur de transmission en amplitude t (réel), de sorte que :
D'après la question Q43, l'amplitude complexe transmise totale s'écrit :
L'intensité lumineuse transmise \mathcal{I} = \underline{s} \times \underline{s}^* = |\underline{s}|^2 vaut donc :
L'intensité de l'onde incidente étant \mathcal{I}_0 = |s_0|^2, et la relation de conservation de l'énergie imposant t^2 = 1 - r^2, le numérateur est :
Développons le dénominateur :
En utilisant la relation trigonométrique de l'énoncé, \cos\varphi = 1 - 2\sin^2(\varphi/2) :
En injectant cette factorisation dans l'expression de \mathcal{I}, les termes (1 - r^2)^2 se simplifient :
On retrouve bien la fonction d'Airy :
avec le coefficient de finesse :
Résultat
II · Analyse des images
Question 45
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : condition d'interférences constructives
Déterminer les valeurs de pour lesquelles l'intensité transmise maximale. On notera ce maximum. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Identifier les points d'annulation de la fonction sinus au dénominateur pour lesquels la transmission optique est unitaire.
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Maximisation de la transmission pour \varphi = 2p\pi, correspondant aux résonances de la cavité interférentielle.
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D'après la relation (16) établie à la question Q44, l'intensité lumineuse transmise par la lame s'écrit :
Comme le facteur de finesse vérifie m = \dfrac{4r^2}{(1-r^2)^2} > 0 et que \sin^2(\varphi/2) \geqslant 0, le dénominateur est toujours supérieur ou égal à 1. L'intensité transmise \mathcal{I}(\varphi) est donc maximale lorsque le dénominateur est minimal, c'est-à-dire pour :
L'intensité est donc maximale pour les valeurs :
La valeur maximale correspondante vaut :
Résultat
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : frange brillante, épaisseur de lame
En déduire l'expression des épaisseurs du film de la bulle pour lesquelles on observe des franges brillantes, ainsi que la valeur numérique de l'écart d'épaisseur de la lame entre deux franges brillantes.
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition d'interférences constructives \varphi = 2p\pi avec l'expression de \varphi pour isoler h, puis en déduire l'incrément d'épaisseur \Delta h.
Voir la stratégieStratégie
- Égaler l'expression du déphasage \varphi obtenue à la question Q42 aux valeurs de résonance déterminées à la question Q45 pour exprimer les épaisseurs discrètes h associées aux maxima de transmission.
- En déduire l'incrément d'épaisseur \Delta h séparant deux franges d'interférence brillantes consécutives (\Delta p = 1), puis réaliser l'application numérique à partir des données de l'énoncé et de la valeur de \beta établie en Q41.
Voir la réponse courteRéponse courte
Épaisseurs h_p = p\lambda/(2n\cos\beta) et calcul de l'écart \Delta h = \lambda/(2n\cos\beta).
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D'après la question Q45, les franges brillantes (maxima d'intensité transmise) correspondent à un déphasage :
En utilisant l'expression du déphasage établie à la question Q42, \varphi = \dfrac{4\pi n h \cos\beta}{\lambda}, la condition constructive s'écrit :
On en déduit l'expression des épaisseurs h pour lesquelles on observe des franges brillantes :
L'écart d'épaisseur \Delta h entre deux franges brillantes successives (\Delta p = 1) est constant et vaut :
Application numérique : D'après la question Q41, \beta \simeq 45{,}3^\circ (ou plus précisément \cos\beta = \sqrt{1 - \left(\frac{\sin\alpha}{n}\right)^2} \simeq 0{,}7036). Avec \lambda = 589{,}3\text{ nm} et n = 1{,}4 :
Soit, en tenant compte des deux chiffres significatifs sur l'indice n :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : contraste des franges
Définir et exprimer le contraste des franges d'interférences en fonction du coefficient de réflexion .
Voir l'indiceIndice
Calculer le contraste \mathcal{C} = (\mathcal{I}_{\max} - \mathcal{I}_{\min})/(\mathcal{I}_{\max} + \mathcal{I}_{\min}) à partir des extrema de la fonction d'Airy.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition générale du contraste (ou visibilité) de Michelson à partir des intensités lumineuses extrémales \mathcal{I}_{\max} et \mathcal{I}_{\min}.
- Déterminer \mathcal{I}_{\min} à partir de la formule d'Airy établie à la question Q44, puis exprimer le contraste en fonction du facteur de finesse m.
- Remplacer m par son expression en fonction du coefficient de réflexion r pour obtenir \mathcal{C}(r).
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition du contraste \mathcal{C} = (I_{\max} - I_{\min})/(I_{\max} + I_{\min}) et expression en fonction de r.
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Le contraste (ou facteur de visibilité de Michelson) \mathcal{C} des franges d'interférences est défini par :
D'après la formule d'Airy établie à la question Q44 :
Le maximum d'intensité est atteint pour \sin^2(\varphi/2) = 0 et vaut \mathcal{I}_{\max} = \mathcal{I}_0 (question Q45).
Le minimum d'intensité est atteint lorsque \sin^2(\varphi/2) = 1, soit pour \varphi = (2p+1)\pi avec p \in \mathbb{Z} :
On en déduit l'expression du contraste en fonction de m :
En utilisant l'expression du facteur de finesse obtenue à la question Q44, m = \dfrac{4r^2}{(1 - r^2)^2} :
D'où :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 48
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : largeur à mi-hauteur, pic d'airy
Au voisinage de , déterminer les valeurs de telles que . En déduire la largeur à mi-hauteur du pic de transmission en fonction du facteur de finesse qu'on supposera grand devant 1.
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation m\sin^2(\varphi/2) = 1 au voisinage de l'origine en effectuant l'approximation des petits angles \sin(\varphi/2) \simeq \varphi/2.
Voir la stratégieStratégie
- Traduire la condition de mi-hauteur \mathcal{I}(\varphi) = \mathcal{I}_{\max}/2 à l'aide de la formule d'Airy obtenue à la question Q44.
- Exploiter le fait que l'on se place au voisinage de \varphi = 0 pour un facteur de finesse m \gg 1, justifiant l'approximation des petits angles pour la fonction sinus.
- Calculer l'écart entre les deux valeurs de phase opposées pour en déduire la largeur à mi-hauteur \Delta \varphi_{1/2}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution de \sin^2(\varphi/2) = 1/m au voisinage de zéro donnant la largeur spectrale angulaire \Delta\varphi_{1/2} \simeq 4/\sqrt{m}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q44, l'intensité transmise est donnée par :
avec \mathcal{I}_{\max} = \mathcal{I}_0 d'après la question Q45. La condition de mi-hauteur s'écrit :
Comme m \gg 1, on a 1/\sqrt{m} \ll 1. Au voisinage de \varphi = 0, l'angle \varphi/2 est petit, ce qui permet d'utiliser le développement limité \sin(\varphi/2) \simeq \varphi/2. Il vient alors :
Les valeurs de \varphi correspondant à la mi-hauteur au voisinage de \varphi = 0 sont donc :
La largeur à mi-hauteur \Delta \varphi_{1/2} du pic de transmission est définie par la différence entre ces deux valeurs symétriques :
On en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 49
DifficileTemps estimé : ≈ 9 min- Raisonnement qualitatif
- Démarche expérimentale
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : analyse d'images, drainage gravitaire
En vous appuyant sur vos réponses précédentes et les figures 12 et 13, expliquer précisément les observations faites lors de cette expérience : position, aspect des franges. Proposer un protocole permettant de déterminer l'épaisseur du film au cours du temps, pour tous les angles de colatitude .
Voir l'indiceIndice
Expliquer le contraste élevé des franges au pourtour grâce aux fortes valeurs du facteur de réflexion en incidence rasante, et proposer de compter le passage des franges à colatitude fixée.
Voir la stratégieStratégie
- Expliquer la localisation et l'aspect des franges : analyser la dépendance du coefficient de réflexion R = r^2 avec l'angle d'incidence \alpha à l'aide de la figure 13, puis faire le lien avec la finesse m, le contraste \mathcal{C} et la largeur des pics \Delta\varphi_{1/2}.
- Expliquer la dynamique temporelle : relier le drainage sous l'effet de la pesanteur à la diminution de l'épaisseur locale h(\theta, t), ce qui explique le déplacement des franges vers la base et l'apparition du film noir au sommet.
- Élaborer le protocole de mesure : identifier l'ordre d'interférence absolu à partir de la dernière frange (ou du film noir), mesurer la position angulaire \theta des franges brillantes au cours du temps par traitement d'images, et en déduire h(\theta, t) par incréments de \Delta h.
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Interprétation des franges d'égale épaisseur liées à l'amincissement gravitaire du film au sommet de la bulle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Interprétation des observations
- Localisation sur le pourtour de la bulle : Au centre de la bulle (incidence quasi normale \alpha \approx 0), la figure 13 donne R = r^2 \simeq 0{,}028. D'après les questions Q44 et Q47, la finesse m = \frac{4R}{(1-R)^2} \simeq 0{,}12 et le contraste \mathcal{C} = \frac{m}{m+2} \simeq 0{,}06 sont extrêmement faibles : les interférences sont imperceptibles. En revanche, le long de l'arc de rayon 0{,}995\,r_0, l'angle d'incidence vaut \alpha = 84{,}2^\circ. À cette incidence rasante, la figure 13 indique un coefficient de réflexion élevé (R \approx 0{,}6).
- Aspect des franges : Avec R \approx 0{,}6, la finesse vaut m \approx 15 \gg 1. Le contraste \mathcal{C} \approx 0{,}88 est très proche de 1 et, d'après Q48, la largeur à mi-hauteur des pics \Delta\varphi_{1/2} = \frac{4}{\sqrt{m}} est faible : les franges brillantes sont donc très fines, lumineuses et bien détachées sur un fond sombre. En raison de la symétrie de révolution autour de l'axe vertical (Oz), les franges sont des arcs de cercle horizontaux d'égale épaisseur.
- Dynamique du drainage : La pesanteur draine l'huile vers le bas, ce qui amincit le film au sommet (\theta = 0) au profit de la base (\theta grand) : l'épaisseur h(\theta, t) est une fonction décroissante du temps t et croissante de la colatitude \theta. Chaque frange brillante correspondant à une épaisseur fixée h_p = p\,\Delta h (question Q46), elle glisse vers la base (vers les \theta plus grands) au cours du temps. Au sommet, de nouvelles franges d'ordre p décroissant apparaissent successivement, jusqu'à ce que h < \Delta h ; le film devient alors trop mince pour former un maximum d'interférence, conduisant au « film noir » à t = 370\text{ s} avant éclatement.
2. Protocole de mesure de l'épaisseur h(\theta, t)
- Acquisition vidéo : Filmer le profil de la bulle à l'aide de la caméra sous éclairage monochromatique (\lambda = 589{,}3\text{ nm}) tout au long du drainage, de t = 0 jusqu'à l'éclatement.
- Étalonnage spatial et angulaire : Déterminer le centre O et le rayon r_0 de la bulle sur les images afin de repérer précisément la colatitude \theta le long de la ligne de mesure (r = 0{,}995\,r_0).
- Indexation absolue des franges : À la date t = 220\text{ s}, la dernière frange brillante apparaissant au sommet (\theta = 0^\circ) correspond à l'ordre p = 1, soit une épaisseur h_1 = \Delta h = \frac{\lambda}{2n\cos\beta} \simeq 300\text{ nm}. Les franges suivantes le long du profil vers la base sont numérotées par ordres croissants : p = 2, 3, \dots, N, d'épaisseurs respectives h_p = p\,\Delta h.
Suivi temporel et interpolation :
- Pour chaque instant t, extraire le profil d'intensité lumineuse en fonction de \theta et repérer les positions angulaires \theta_p(t) des extrema d'intensité (les franges p).
- À chaque position \theta_p(t) est associée l'épaisseur connue h(\theta_p(t), t) = p\,\Delta h.
- Par interpolation spatiale (ajustement polynomial ou loi de puissance en \cos\theta) entre ces points discrets, obtenir le profil continu h(\theta) à tout instant t, et donc la dynamique complète h(\theta, t).
Question 50
DifficileTemps estimé : ≈ 12 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Mesures et incertitudes
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : régression linéaire, loi de puissance
Le tableau 1 présente la position angulaire des franges brillantes sur le pourtour de la bulle, à la date (voir la figure 12d). Au sommet, on observe la dernière frange brillante apparaitre. Montrer que la relation entre l'épaisseur du film et l'angle peut être modélisée par la loi :
avec le nombre à déterminer.
Voir l'indiceIndice
Passer au logarithme dans la loi d'épaisseur proposée pour obtenir une relation linéaire entre \ln(p) et \ln(\cos\theta), puis déterminer la pente.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le numéro N de chaque frange brillante à son épaisseur h_N : la frange N=1 au sommet (\theta=0) étant la dernière avant la formation du film noir (h \to 0), elle correspond à l'ordre d'interférence p=1, d'où h_1 = h_0 = \Delta h. L'épaisseur augmente vers la base, donc h_N = N h_0.
- Linéariser la loi modèle par passage au logarithme népérien : \ln N = -\ell \ln(\cos\theta).
- Calculer le rapport \ell = -\frac{\ln N}{\ln(\cos\theta)} pour les différentes mesures du tableau 1 afin de vérifier sa constance et en déduire la valeur de \ell.
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Détermination des ordres de franges et régression en coordonnées logarithmiques pour déterminer l'exposant \ell.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la frange N=1 observée au sommet (\theta=0) est la dernière frange brillante avant l'apparition du film noir correspondant à une épaisseur quasi nulle (p=0). Cette frange est donc associée au premier ordre d'interférence constructive p=1, soit :
Le liquide s'écoulant vers le bas sous l'effet de la pesanteur, l'épaisseur du film croît avec l'angle \theta. L'écart d'épaisseur entre deux franges brillantes successives étant \Delta h (question Q46), l'épaisseur au niveau de la N-ième frange brillante vaut :
En introduisant cette expression dans la loi proposée h(\theta) = h_0 \cos^{-\ell}(\theta), on obtient :
Le paramètre \ell s'exprime donc pour chaque frange N \geqslant 2 par :
Calculons les valeurs de \ell à partir des données du tableau 1 :
| N | \theta (^\circ) | \ln N | -\ln(\cos\theta) | \ell |
| 2 | 28{,}4 | 0{,}693 | 0{,}128 | 5{,}41 |
| 3 | 35{,}2 | 1{,}099 | 0{,}202 | 5{,}44 |
| 4 | 39{,}3 | 1{,}386 | 0{,}256 | 5{,}41 |
| 5 | 42{,}0 | 1{,}609 | 0{,}297 | 5{,}42 |
| 6 | 44{,}1 | 1{,}792 | 0{,}331 | 5{,}41 |
| 7 | 45{,}8 | 1{,}946 | 0{,}361 | 5{,}40 |
| 8 | 47{,}2 | 2{,}079 | 0{,}387 | 5{,}38 |
| 9 | 48{,}3 | 2{,}197 | 0{,}408 | 5{,}39 |
Les valeurs obtenues sont remarquablement constantes sur l'ensemble des points expérimentaux, ce qui valide la loi en loi de puissance en \cos\theta. En faisant la moyenne, on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2026 ?
Surtout 4 chapitres : Fluides visqueux (23 % des questions, partie B), Diffusion de particules (17 %), Interférences par division d'amplitude (17 %, partie C) et Diffusion thermique (15 %). Plus ponctuellement : Bilans macroscopiques, Changements d'état du corps pur, Description d'un système thermodynamique, Rayonnement thermique, Cinématique des fluides…
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2026 dès la première année (PCSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2026 ?
Environ 4 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est un peu long, il faut avancer sans s'attarder.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2026 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2026 ?
Questions de cours : Q1 (pression de vapeur saturante), Q3 (loi de fick), Q11 (enthalpie de vaporisation), Q23 (équation de navier-stokes), Q31 (condition aux limites), Q42 (différence de chemin optique) et Q45 (condition d'interférences constructives). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q6 (équation de laplace), Q7 (bilan de masse), Q12 (résistance thermique), Q19 (loi de stefan-boltzmann), Q28 (nombre de reynolds), Q43 (interférence à ondes multiples) et Q44 (formule d'airy).
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2026 ?
Quelle a été la moyenne au sujet CentraleSupélec Physique 1 PC 2026 ?
Moyenne : 9,36/20 (écart-type 3,98, 4 038 présents).
Quelle vitesse caractéristique choisir pour le nombre de Reynolds en Q28 ?
La vitesse relative du fluide par rapport au plateau tournant (quelques millimètres par seconde). L'équation de Navier-Stokes étant formulée dans le référentiel non galiléen lié au substrat, injecter la vitesse d'entraînement \omega R fausserait totalement l'estimation de l'inertie convective.
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.