WikiPrépaLivrets

Centrale Physique 1 PC 2026Sujet et corrigé

Autour des gouttes et des bulles

5,0(1 vote)

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 10 questions sur 50. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 6 · PTSI 6 · MP2I 6 · TSI1 3 · BCPST1 15 questions.

Détail par partie

Téléchargements

  • Rapport du jury : pas encore publié

Présentation du sujet

Autour des gouttes et des bulles : évaporation d'une goutte d'eau, enduction centrifuge (spin coating) et mesure interférométrique de l'épaisseur d'une bulle
Afficher ou masquer la section

Le problème réunit trois phénomènes physiques indépendants autour des gouttes et des bulles. La première partie étudie l'évaporation par diffusion d'une goutte d'eau, sa température, et son application à la mesure de l'humidité par un psychromètre. La deuxième modélise l'étalement d'une goutte visqueuse sur un substrat en rotation rapide (spin coating) via l'équation de Stokes. La troisième utilise l'interférométrie par division d'amplitude pour mesurer l'épaisseur d'une bulle d'huile au cours de son drainage.

  1. 1Partie A - Évaporation d'une goutte d'eauÉtablit par diffusion de Fick l'évolution du rayon de la goutte, la baisse de sa température par rapport à l'air ambiant, les effets radiatifs, puis l'application au psychromètre.
  2. 2Partie B - Spin coatingUtilise l'équation de Stokes en régime centrifuge et un bilan de masse pour établir la loi d'évolution de la hauteur et du rayon d'une goutte visqueuse étalée sur un substrat tournant.
  3. 3Partie C - Mesure de l'épaisseur d'une bulle par interférométrieModélise le film de la bulle comme une lame à faces parallèles, établit l'intensité transmise par interférences à ondes multiples, et exploite les franges observées pour suivre le drainage de la bulle.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 9,36 / 20 · écart-type 3,98 · 4 038 présents · où vous situez-vous ?
Afficher ou masquer la section
Moyenne
9,36/ 20
Écart-type
3,98
Présents
4 038
Coefficient
14
Durée
4 h
1er quartile
6,3
Médiane
9,4
3e quartile
12,2
moyenne 9,3605101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 5 mai 2026. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Corrigé détaillé

50 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question.
Afficher ou masquer la section

50 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1Rappeler la définition de la pression de vapeur saturante. Préciser sa variation avec la température.
  2. Q2Justifier que le flux diffusif des molécules d'eau est à symétrie sphérique et que la concentration en masse…
  3. Q3Énoncer la loi de Fick reliant la concentration en masse de vapeur d'eau et le vecteur densité de courant…
  4. Q4Établir une relation entre la concentration et la pression partielle en vapeur d'eau. Préciser alors les…
  5. Q5Donner un critère quantitatif qui permettrait de confirmer la validité de cette approximation. Nous…
  6. Q6Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires, montrer que le flux de masse d'eau sortant…
  7. Q7Exprimer de deux manières la variation de masse de la goutte d'eau entre les instants et. En déduire…
  8. Q8Déterminer la loi d'évolution du rayon de la goutte. Faire apparaitre le temps d'évaporation de la goutte.
Voir les 42 autres questions
  1. Q9Application numérique: La goutte a initialement un rayon. Calculer sa durée de vie dans le cas d'une…
  2. Q10Montrer qu'on peut supposer la température dans la goutte uniforme.
  3. Q11L'évaporation est-elle une transformation exothermique ou endothermique ? La température de la goutte…
  4. Q12Montrer que le flux thermique reçu par la goutte s'écrit. On exprimera en fonction de la conductivité…
  5. Q13Dans la situation où la température de la goutte est différente de la température ambiante, l'expression du…
  6. Q14Compléter la fonction et proposer des valeurs pour les bornes de l'intervalle dans lequel on recherche la…
  7. Q15Déterminer l'expression de en fonction de,, et la température de fusion de l'eau à la pression…
  8. Q16Montrer alors que l'écart de température de la goutte par rapport à l'atmosphère loin de la goutte est égal…
  9. Q17En déduire une valeur numérique de l'écart pour une atmosphère sèche (). Commenter.
  10. Q18En prenant en compte la différence de température de la goutte avec l'air au loin, déterminer la nouvelle…
  11. Q19Sachant que, montrer qu'on peut écrire le flux thermique radiatif sous la forme: où est la résistance…
  12. Q20Établir une condition sur le rayon de la goutte pour que le flux thermique diffusif, calculé à la question…
  13. Q21Exprimer l'humidité relative en fonction de,,, et.
  14. Q22À l'aide des résultats précédents, établir une expression du coefficient psychrométrique. On introduira la…
  15. Q23Interpréter chacun des termes présents dans l'équation de Navier-Stokes, rappelée en annexe à la fin de…
  16. Q24Montrer par une analyse en ordre de grandeur et une application numérique que le terme centrifuge est…
  17. Q25Justifier alors que la vitesse ne possède pas de composante orthoradiale: et que la norme de la vitesse ne…
  18. Q26En exploitant l'incompressibilité de l'écoulement, montrer que celui-ci est principalement radial:.
  19. Q27Comparer par ordre de grandeur chacun des termes diffusifs présents dans. Montrer que l'un d'entre eux est…
  20. Q28Rappeler la définition du nombre de Reynolds. L'évaluer numériquement et en déduire une simplification dans…
  21. Q29Justifier que l'écoulement est quasi-stationnaire.
  22. Q30En déduire l'équation différentielle suivante vérifiée par:
  23. Q31Préciser la condition à la limite en. Justifier que la condition en est.
  24. Q32Exprimer le champ de vitesse.
  25. Q33En déduire le débit volumique sortant d'un cylindre de rayon et de hauteur:
  26. Q34Exprimer la variation de la masse du système ouvert entre les instants et.
  27. Q35Exprimer la quantité de masse entrant dans le système ouvert par la surface en ainsi que la quantité de…
  28. Q36Démontrer l'équation-bilan vérifiée par:
  29. Q37En déduire la loi d'évolution de la hauteur de la goutte au cours du temps. On introduira un temps…
  30. Q38Déterminer le rayon de la goutte.
  31. Q39Application numérique: Calculer. Quelle est l'épaisseur du film au bout de secondes ?
  32. Q40Proposer un montage expérimental permettant de réaliser un faisceau de lumière parallèle à partir d'une…
  33. Q41Évaluer numériquement l'angle de réfraction de la lumière dans le film de la bulle. La lumière…
  34. Q42Exprimer le déphasage à l'infini entre deux rayons émergents successifs en fonction de et.
  35. Q43Exprimer l'amplitude complexe du rayon en un point à l'infini, en fonction de l'amplitude du rayon 1…
  36. Q44On considère qu'il existe une infinité de rayons émergents. Montrer que l'intensité lumineuse transmise, où…
  37. Q45Déterminer les valeurs de pour lesquelles l'intensité transmise maximale. On notera ce maximum. Commenter.
  38. Q46En déduire l'expression des épaisseurs du film de la bulle pour lesquelles on observe des franges…
  39. Q47Définir et exprimer le contraste des franges d'interférences en fonction du coefficient de réflexion.
  40. Q48Au voisinage de, déterminer les valeurs de telles que. En déduire la largeur à mi-hauteur du pic de…
  41. Q49En vous appuyant sur vos réponses précédentes et les figures 12 et 13, expliquer précisément les…
  42. Q50Le tableau 1 présente la position angulaire des franges brillantes sur le pourtour de la bulle, à la date…

Description

Le problème réunit trois phénomènes physiques indépendants autour des gouttes et des bulles. La première partie étudie l'évaporation par diffusion d'une goutte d'eau, sa température, et son application à la mesure de l'humidité par un psychromètre. La deuxième modélise l'étalement d'une goutte visqueuse sur un substrat en rotation rapide (spin coating) via l'équation de Stokes. La troisième utilise l'interférométrie par division d'amplitude pour mesurer l'épaisseur d'une bulle d'huile au cours de son drainage.

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section

Physique 1

4 heures Calculatrice autorisée

Autour des gouttes et des bulles

Le problème propose d'analyser trois phénomènes physiques autour des gouttes et des bulles. La première partie concerne le mécanisme d'évaporation d'une goutte d'eau. La deuxième partie traite de la technique d'enduction centrifuge qui permet de réaliser des films minces d'épaisseur contrôlée sur des substrats. Enfin, la troisième partie propose d'analyser une technique optique de suivi temporel de l'épaisseur d'une bulle. Ces 3 parties sont totalement indépendantes.
Certaines questions, peu ou pas guidées, demandent de l'initiative de la part du candidat. Elles sont repérées par un soulignement de leur numéro. Il est alors demandé d'expliciter clairement la démarche, les choix et de les illustrer, le cas échéant, par un schéma. Le barème valorise la prise d'initiative et tient compte du temps nécessaire à la résolution de ces questions.
Un formulaire, des données numériques ainsi que les définitions de quelques fonctions Python sont regroupés en fin d'énoncé.

Partie A - Évaporation d'une goutte d'eau

On envisage une goutte d'eau de masse volumique μ_(eau), placée dans une atmosphère humide. La pesanteur n'est ici pas prise en compte donc la goutte est sphérique, de rayon initial r_(g0) = 1 mm. L'eau de la goutte s'évapore progressivement ce qui fait varier dans le temps le rayon r_g(t) de la goutte. On suppose que les molécules d'eau dans l'air sont transportées loin de la goutte par un mécanisme de diffusion, et on note D le coefficient de diffusion de l'eau dans l'air. L'air, de masse molaire M_(air), et la vapeur d'eau, de masse molaire M_(eau), suivent la loi des gaz parfaits et on note R la constante des gaz parfaits.
À la surface de la goutte, l'eau liquide de la goutte est à l'équilibre avec la vapeur d'eau qui l'entoure. Loin de la goutte, la température de l'air ambiant vaut T_∞ = 20^∘C et la pression partielle en eau est égale à p_∞(T_∞). On définit l'humidité relative R_H par le rapport de la pression partielle en eau p_∞(T_∞) sur la pression de vapeur saturante p_(sat)(T_∞) loin de la goutte, à la température T_∞ :
R_H = (p_∞(T_∞))/(p_(sat)(T_∞)) ⩽ 1

I - Évolution du rayon d'une goutte sphérique

On suppose dans cette partie que la transformation de la goutte se fait de façon isotherme : la température T_g de la goutte reste égale à la température T_∞ de l'air ambiant, homogène : T_g = T_∞ = T = 293, 15 K.
Figure 1 - Évaporation d'une goutte d'eau sphérique.
  • Q1.Rappeler la définition de la pression de vapeur saturante. Préciser sa variation avec la température.
  • Q2.Justifier que le flux diffusif des molécules d'eau est à symétrie sphérique et que la concentration en masse de vapeur d'eau dans l'air c(r⃗, t) ne dépend que du rayon r et du temps t.
  • Q3.Énoncer la loi de Fick reliant la concentration en masse de vapeur d'eau c(r, t) et le vecteur densité de courant diffusif de masse j⃗_m. Citer les unités de chaque grandeur.
  • Q4.Établir une relation entre la concentration c(r, t) et la pression partielle en vapeur d'eau p(r, t). Préciser alors les conditions aux limites vérifiées par c(r, t) en fonction notamment des pressions p_(sat) et p_∞.
On se place dans l'approximation des régimes quasi-stationnaires, c'est-à-dire que la source du phénomène diffusif évolue de façon beaucoup plus lente que la durée d'établissement d'un régime stationnaire de la grandeur qui diffuse. On admet que, dans cette approximation, j⃗_m est à flux conservatif en l'absence de création ou de disparition de molécules d'eau.
  • Q5.Donner un critère quantitatif qui permettrait de confirmer la validité de cette approximation. Nous vérifierons le respect de ce critère à la question Q9.
  • Q6.Dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires, montrer que le flux de masse d'eau φ_m sortant de la goutte a pour expression :
    φ_m = 4πr_g(M_(eau)Dp_(sat)(T))/(RT)(1 − R_H)
  • Q7.Exprimer de deux manières la variation de masse de la goutte d'eau entre les instants t et t + dt. En déduire l'équation d'évolution du rayon r_g(t) de la goutte :
    r_g(t)(dr_g(t))/(dt) = − (M_(eau)Dp_(sat)(T))/(μ_(eau)RT)(1 − R_H)
  • Q8.Déterminer la loi d'évolution du rayon de la goutte r_g(t). Faire apparaitre le temps t_0 d'évaporation de la goutte.
  • Q9.Application numérique : La goutte a initialement un rayon r_(g0) = 1 mm. Calculer sa durée de vie t_0 dans le cas d'une atmosphère sèche (R_H = 0). Discuter alors de la validité de l'approximation des régimes quasi-stationnaires utilisée dans cette partie.

II - Température de la goutte

II. 1 - Mise en équation

L'évaporation de la goutte d'eau est un changement d'état liquide-gaz, ce qui conduit à une modification de la température T_g de la goutte par rapport à la température T_∞ de l'air loin de la goutte. On suppose que les transferts thermiques entre l'air ambiant et la goutte sont purement diffusifs et suivent la loi de Fourier, avec λ_(air) la conductivité thermique de l'air. On se place toujours en régime quasi-stationnaire.
Q10. Montrer qu'on peut supposer la température dans la goutte uniforme.
  • Q11.L'évaporation est-elle une transformation exothermique ou endothermique ? La température de la goutte est-elle plus grande ou plus petite que T_∞ ?
  • Q12.Montrer que le flux thermique reçu par la goutte s'écrit φ_(th, d) = (T_∞ − T_g)/R_(th, d). On exprimera R_(th, d) en fonction de la conductivité thermique λ_(air) de l'atmosphère et du rayon r_g de la goutte. Préciser l'unité dans le Système International de R_(th, d).
  • Q13.Dans la situation où la température de la goutte est différente de la température ambiante T_∞, l'expression du flux de masse (2) établi à la question Q6 est légèrement modifiée :
    φ_m = 4πr_g(M_(eau)D)/R((p_(sat)(T_g))/(T_g) − (p_∞(T_∞))/(T_∞))
    À partir d'un bilan d'énergie appliqué à la goutte, démontrer la relation suivante :
    T_∞ − T_g = (Δh_(vap)M_(eau)Dp_(sat)(T_∞))/(λ_(air)RT_∞)((p_(sat)(T_g))/(T_g)(T_∞)/(p_(sat)(T_∞)) − R_H)
    où Δh_(vap) est l'enthalpie massique de vaporisation de l'eau, M_(eau) la masse molaire de l'eau, D le coefficient de diffusion moléculaire de l'eau dans l'air, λ_(air) la conductivité thermique de l'air, R_H = p_∞(T_∞)/p_(sat)(T_∞) l'humidité relative et R la constante des gaz parfaits.

II. 2 - Résolution numérique

Pour déterminer la température de la goutte, il faut pouvoir résoudre l'équation (5), ce qui nécessite de connaitre le lien explicite entre la pression de vapeur saturante de l'eau et la température. La relation de Clausius-Clapeyron fournit, en supposant l'enthalpie massique de vaporisation Δh_(vap) indépendante de la température, une relation entre les pressions de vapeur saturante à deux températures différentes :
(p_(sat)(T_g))/(p_(sat)(T_∞)) = exp[(Δh_(vap)M_(eau))/R(1/(T_∞) − 1/(T_g))]
Afin de résoudre l'équation (5) et obtenir la température T_g de la goutte, on écrit le programme Python présenté en figure 2. Celui-ci utilise la fonction bisect de la bibliothèque scipy.optimize.
import numpy as np
from scipy.optimize import bisect
# Constantes :
R = 8.314 # constante des gaz parfaits (en J/K/mol)
D = 2.4e-5 # coefficient de diffusion moléculaire (en m**2/s)
Lambda = 2.6e-2 # coefficient de diffusion thermique (en W/m/K)
Dhv = 2.4e6 # enthalpie massique de vaporisation (en J/K/kg)
M = 18e-3 # masse molaire de l'eau (en kg/mol)
Ps = 2.34e3 # pression de vapeur saturante loin de la goutte (en Pa)
Tinf = 273+20 # température loin de la goutte (en K)
RH = 0.0 # taux d'humidité (compris entre 0 et 1)
# Deux constantes intermédiaires :
C1 = Dhv*D*M*Ps/(Lambda*R*Tinf)
C2 = Dhv*M/R
# à compléter :
def f(x):
    return
a = # borne inférieure à compléter
b = # borne supérieure à compléter
tolerance = 1e-2
racine = bisect(f, a, b, xtol=tolerance)
print("Tg = ", racine, "K")
Figure 2 - Programme.
Q14. Compléter la fonction f(x) et proposer des valeurs pour les bornes de l'intervalle dans lequel on recherche la racine de f (x).
Le programme fournit : Tg = 277.74403381347656 K, ce qui donne un écart de température de 15 °C entre la goutte et l'air ambiant loin de la goutte.

II. 3 - Résolution approchée

Une résolution analytique peut être menée en modélisant de façon affine la relation entre la concentration en masse de vapeur saturante et la température :
c_(sat)(T) = c_(sat)(T_∞)[1 − α(T_∞ − T)]
où α est une constante.
Q15. Déterminer l'expression de α en fonction de p_(sat)(T_∞), p_(sat)(T_(fus)), T_∞ et T_(fus) la température de fusion de l'eau à la pression atmosphérique. Faire l'application numérique.
Q16. Montrer alors que l'écart de température de la goutte par rapport à l'atmosphère loin de la goutte est égal à :
T_∞ − T_g = K/(1 + Kα)(1 − R_H)
avec K une constante à déterminer en fonction des données de l'énoncé.
Q17. En déduire une valeur numérique de l'écart T_∞ − T_g pour une atmosphère sèche (R_H = 0). Commenter.
Q18. En prenant en compte la différence de température de la goutte avec l'air au loin, déterminer la nouvelle valeur du temps d'évaporation t_0^′ de la goutte et comparer à la valeur de t_0 trouvée à la question Q9.

III - Effets radiatifs

Nous avons jusqu'ici négligé les transferts thermiques par rayonnement mais la différence de température entre la goutte et l'atmosphère entraîne un flux thermique radiatif reçu par la goutte donné par la loi de Stefan : φ_(th,rad) = σε(T_∞^4 − T_g^4)S_(goutte) où σ est la constante de Stefan, ε = 0, 96 est l'émissivité de l'eau et S_(goutte) est la surface de la goutte.
Q19. Sachant que |T_∞ − T_g|/T_∞≪1, montrer qu'on peut écrire le flux thermique radiatif sous la forme : φ_(th,rad) = (T_∞ − T_g)/R_(rad) où R_(rad) est la résistance radiative qui s'exprime en fonction de σ, ε, T_∞ et r_g le rayon de la goutte.
Q20. Établir une condition sur le rayon de la goutte pour que le flux thermique diffusif φ_(th, d), calculé à la question Q12, soit prédominant par rapport au flux thermique radiatif φ_(th,rad).

IV - Application : mesure du taux d'humidité

La mesure et le contrôle de l'humidité de l'air présentent un enjeu important en météorologie, en santé publique ou dans la conservation des œuvres d'art. Le psychromètre (psuchron signifiant froid en grec) est un appareil développé à la fin du 18^è siècle pour mesurer le taux d'humidité à partir de la différence de température issue de la vaporisation d'une goutte.
Deux thermomètres sont placés côte à côte et plongés dans un courant d'air contrôlé de vitesse U. Le premier thermomètre, dit thermomètre humide, a son capteur recouvert de coton humide et mesure la température T_(hum) de l'eau qui s'évapore. Le second thermomètre, dit thermomètre sec, sert simplement à mesurer la température ambiante T_(sec).
Figure 3 - Psychromètre.
L'équation psychrométrique relie la différence des pressions partielles en vapeur d'eau dans l'air Δp = p_∞(T_∞) − p_(sat)(T_g) et la différence des températures ΔT = T_∞ − T_g :
Δp = − Ap_(atm)ΔT
avec A le coefficient psychrométrique et p_(atm) la pression atmosphérique.
Q21. Exprimer l'humidité relative R_H = p_∞(T_∞)/p_(sat)(T_∞) en fonction de p_(sat)(T_g), p_(sat)(T_∞), A, p_(atm) et ΔT.
On peut alors déterminer l'humidité relative à partir de la mesure de la température des deux thermomètres à condition de connaître le coefficient psychrométrique A, les pressions de vapeur saturante étant déterminées par une loi empirique analogue à celle de Clausius-Clapeyron (6).
Pour prendre en compte la ventilation, le flux massique d'évaporation φ_(vent) s'écrit :
φ_(vent) = f_(ev)φ_m
où φ_m est le flux massique purement diffusif (équation (2)) et f_(ev) > 1 est le coefficient de ventilation (ou nombre de Sherwood), croissant avec la vitesse U de l'écoulement de l'air autour de la goutte.
De manière analogue, le flux thermique convectif φ_(th,conv) reçu par la goutte s'écrit
φ_(th, conv) = f_h φ_(th, d)
avec φ_(th, d) le flux thermique purement diffusif (question Q12) et f_h > 1 le coefficient thermique de ventilation.
Dans la suite, on considérera que les deux coefficients de ventilation sont égaux : f_(ev) = f_h.
  • Q22.À l'aide des résultats précédents, établir une expression du coefficient psychrométrique A. On introduira la température moyenne T¯.

Partie B - Spin coating

Pour déposer des films minces sur un substrat solide, la technique d'enduction centrifuge (spin coating en anglais) est souvent employée car elle permet de contrôler précisément l'épaisseur du film et d'obtenir des couches minces allant d'une dizaine de nanomètres à plusieurs micromètres d'épaisseur.
Le fonctionnement de la machine de spin coating est illustré sur la figure 4. La solution à étaler est déposée sur le substrat, une plaque de silicium par exemple, elle-même maintenue sur un support via un effet ventouse créé par une pompe à vide (étape 1). Le support est fixé à une tournette qui est mise en rotation autour d'un axe vertical suivant une séquence pré-réglée : accélération angulaire du substrat (étape 2) pour atteindre une vitesse angulaire de consigne ω, provoquant l'étalement rapide de la goutte et son amincissement (étape 3). La tournette décélère ensuite après une durée de régime stationnaire choisie, et s'arrête. Le solvant de la solution s'évapore finalement, ce qui amincit davantage le film déposé sur le substrat (étape 4).
Figure 4 - Étapes de la procédure d'enduction centrifuge.
On cherche dans cette partie à décrire le processus d'étalement de la goutte liquide sur le substrat pendant la phase de rotation stationnaire, et à déterminer une loi d'évolution de la hauteur de la couche liquide ainsi que celle du rayon de la goutte.
Pour toutes les applications numériques de cette partie, on s'appuiera sur les données d'une expérience de microphotolithographie dans le domaine des semi-conducteurs. La goutte est composée d'un liquide organique de masse volumique μ = 1, 06 g ⋅ cm^(− 3) et de viscosité dynamique η = 3, 6 × 10^(− 2) Pa ⋅ s. Le support tourne, en régime stationnaire, à la vitesse angulaire ω = 2000 tours par minute pendant une durée T = 30 s.

I - Équation de Stokes

Initialement, la goutte liquide est déposée au centre du substrat, de rayon R_(max) = 10 cm. La goutte possède une symétrie de révolution autour de l'axe de rotation du plateau (Oz). Sa hauteur initiale au centre est notée h(r = 0, t = 0) = h_0 = 0, 5 mm et son rayon initial est R_0 = 5 mm. On suppose la goutte initialement très aplatie : h_0≪R_0 et on admet que l'interface entre la goutte et l'air reste de pente très faible. À la date t = 0, le plateau est mis en rotation uniforme autour de l'axe (Oz) à une vitesse angulaire ω.
Figure 5 - Goutte liquide sur le substrat.
L'écoulement de la goutte est étudié dans le référentiel lié au plateau tournant. On paramètre le problème en coordonnées cylindriques en définissant le champ des vitesses dans la goutte sous la forme v⃗(r⃗, t) = v_r(r, θ, z, t)e⃗_r + v_θ(r, θ, z, t)e⃗_θ + v_z(r, θ, z, t)e⃗_z.
  • Q23.Interpréter chacun des termes présents dans l'équation de Navier-Stokes, rappelée en annexe à la fin de l'énoncé. On précisera les différentes forces volumiques f⃗_(vol) à considérer dans le référentiel lié au plateau tournant.
  • Q24.Montrer par une analyse en ordre de grandeur et une application numérique que le terme centrifuge est prépondérant par rapport au terme de Coriolis.
  • Q25.Justifier alors que la vitesse ne possède pas de composante orthoradiale : v_θ = 0 et que la norme de la vitesse ne dépend pas de θ.
  • Q26.En exploitant l'incompressibilité de l'écoulement, montrer que celui-ci est principalement radial : v⃗(r⃗, t) ≃ v_r(r, z, t)e⃗_r.
  • Q27.Comparer par ordre de grandeur chacun des termes diffusifs présents dans (Δv⃗) ⋅ e⃗_r. Montrer que l'un d'entre eux est dominant.
  • Q28.Rappeler la définition du nombre de Reynolds. L'évaluer numériquement et en déduire une simplification dans l'équation de Navier-Stokes.
  • Q29.Justifier que l'écoulement est quasi-stationnaire.
Étant donné la petitesse de la goutte, on pourra supposer que la pression y est uniforme. De plus, les effets de la pesanteur seront négligés dans la suite de cette Partie B.
  • Q30.En déduire l'équation différentielle suivante vérifiée par v_r :
    (∂^2 v_r)/(∂z^2) = − (μω^2 r)/η
  • Q31.Préciser la condition à la limite en z = 0. Justifier que la condition en z = h(r, t) est ((∂v_r)/(∂z))_(z = h) = 0.
  • Q32.Exprimer le champ de vitesse v_r.
  • Q33.En déduire le débit volumique Q(r, t) sortant d'un cylindre de rayon r et de hauteur h(r, t) :
    Q(r, t) = (2πμω^2 r^2)/(3η)h(r, t)^3

II - Bilan de masse

On définit un système ouvert représenté sur la figure 6, composé du liquide compris entre la surface du cylindre de rayon r et de hauteur h(r, t) et la surface du cylindre de rayon r + dr et de hauteur h(r + dr, t).
Figure 6 - Bilan de masse. Vue de dessus et vue de profil.
  • Q34.Exprimer la variation d^2 m(r, t) de la masse du système ouvert entre les instants t et t + dt.
  • Q35.Exprimer la quantité de masse δm_e(r, t) entrant dans le système ouvert par la surface en r ainsi que la quantité de masse δm_e(r + dr, t) entrant par la surface en r + dr entre les instants t et t + dt. En déduire la quantité de masse δ^2 m_e qui entre dans le système ouvert entre les instants t et t + dt. On exprimera les résultats en fonction de μ, dr, dt et du débit volumique Q(r, t).
  • Q36.Démontrer l'équation-bilan vérifiée par h(r, t) :
    (∂h)/(∂t) = − (μω^2)/η[2/3h^3 + rh^2(∂h)/(∂r)]

III - Loi d'évolution de h(t) et r(t)

On adopte un modèle simplifié pour la forme de la goutte : elle possède initialement une forme cylindrique, avec une hateur h_0 et un rayon R_0. Au cours de son étalement, elle conserve sa forme cylindrique de sorte que la hauteur h(t) est uniforme et le rayon vaut r(t), comme représenté sur la figure 7 .
Figure 7 - Modèle d'une goutte cylindrique.
Q37. En déduire la loi d'évolution de la hauteur h(t) de la goutte au cours du temps. On introduira un temps caractéristique τ.
Q38. Déterminer le rayon de la goutte r(t).
Q39. Application numérique : Calculer τ. Quelle est l'épaisseur du film au bout de T = 30 secondes ?

Partie C - Mesure de l'épaisseur d'une bulle par interférométrie

Lorsqu'on injecte à l'aide d'une seringue de l'air sous la surface d'un bain d'huile de silicone très visqueuse ( η = 2300 Pa•s), on parvient à former une bulle quasiment hémisphérique, comme le montre la figure 8. La gravité provoque un drainage du liquide présent dans le film de la bulle, ce qui tend à l'amincir à son sommet et à l'élargir à sa base. La durée de vie de la bulle étant de quelques minutes, il est possible d'étudier par une méthode optique l'épaisseur de la bulle en fonction du temps et de la position angulaire θ sur la bulle.
Figure 8 - Photographie de la bulle d'huile de silicone, éclairée par une lampe à vapeur de sodium à l'arrière. La photographie a été prise 306 secondes après la formation de la bulle [1].
Des chercheurs de l'université de Boston ont réalisé une expérience de mesure interférométrique de l'épaisseur du film d'une bulle [1]. Elle est éclairée avec un faisceau de lumière parallèle issu d'une lampe à vapeur de sodium, de longueur d'onde dans le vide λ = 589, 3 nm. La lumière traverse alors l'avant et l'arrière de la bulle avant d'atteindre une caméra placée dans l'alignement de la source et de la bulle.
Figure 9 - Schéma de l'expérience, vue de profil et vue en coupe sur le dessus.
Sur la figure 8, on observe la présence de franges d'interférences très fines et contrastées sur le pourtour de la bulle. Dans la mesure où le rayon de la bulle r_0 = 12 mm est très grand devant l'épaisseur de la bulle h(θ, t) (voir figure
12a), on peut modéliser localement le film comme une lame liquide à faces parallèles où les deux interfaces air-huile se comportent comme des miroirs réfléchissants. Une onde incidente subit alors de multiples divisions d'amplitude et les ondes transmises par le film interfèrent alors (voir figure 10).
Figure 10 - Lame liquide à faces parallèles.
L'indice de l'huile est n = 1, 4 et on assimile l'air entourant la bulle au vide : n_(air) = 1. On note respectivement r et t les coefficients de réflexion et de transmission en amplitude du champ électrique (supposés réels, positifs et inférieurs à 1). La conservation de l'énergie impose la relation r^2 + t^2 = 1.
On ne peut pas mesurer l'épaisseur du film directement avec les rayons rasants arrivant avec un angle d'incidence α = 90^∘ sur la bulle car la lumière ne passe pas à travers le film. On mesure alors l'intensité lumineuse le long d'un arc de cercle de rayon 99,5 % × r_0. Pour tous les points sur cet arc, l'angle d'incidence des rayons incidents vaut α = 84, 2^∘. On éclaire alors une lame liquide à faces parallèles avec une onde plane monochromatique sous une unique incidence α. L'angle de réfraction dans la lame liquide est noté β. L'onde se propage dans la lame liquide et produit à chaque aller-retour un rayon émergent. Les rayons émergents sont tous parallèles entre eux et la caméra enregistre l'intensité lumineuse due à l'interférence de ces rayons à l'infini.

I - Intensité transmise par la bulle

Q40. Proposer un montage expérimental permettant de réaliser un faisceau de lumière parallèle à partir d'une source spectrale étendue, d'un diaphragme et de lentilles.
Q41. Évaluer numériquement l'angle de réfraction β de la lumière dans le film de la bulle. La lumière pénètre-t-elle toujours dans la goutte? En déduire l'angle d'émergence des rayons après leur transmission.
Chaque onde émergente s'écrit en notation complexe s_–_k(r⃗, t) = S_k exp[i(ωt − φ_k(r⃗))] = S_–_k(r⃗)exp(iωt) où S_–_k(r⃗) = S_k exp(− iφ_k(r⃗)) est l'amplitude complexe de l'onde émergente ayant subi 2(k − 1) réflexions dans la lame liquide à faces parallèles (voir figure 10). On prendra comme référence le rayon incident d'intensité I_0 : S_–_0(r⃗) = s_0.
Q42. Exprimer le déphasage à l'infini φ entre deux rayons émergents successifs φ = φ_(k + 1) − φ_k en fonction de n, h, β et λ.
Q43. Exprimer l'amplitude complexe s_–_k(r⃗, t) du rayon k en un point M à l'infini, en fonction de l'amplitude s_–_1 du rayon 1 transmis, du déphasage φ et du facteur de réflexion en amplitude r. En déduire l'expression de l'amplitude complexe de l'onde transmise :
s_– = ∑_(k = 1)^∞s_–_k = (s_–_1)/(1 − r^2 exp(− iφ))
Q44. On considère qu'il existe une infinité de rayons émergents. Montrer que l'intensité lumineuse transmise I = s_– × s_–^∗, où s_–^∗ est le complexe conjugué de s_–, s'exprime ainsi :
I = (I_0)/(1 + msin^2(φ/2))
avec I_0 l'intensité lumineuse incidente et m le facteur de finesse qu'on exprimera en fonction de r^2.

II - Analyse des images

On représente sur la figure 11 la courbe représentative de l'intensité transmise en fonction du déphasage φ.
Figure 11 - Fonction de transmission du film. Le tracé est réalisé avec m = 11.
Q45. Déterminer les valeurs de φ pour lesquelles l'intensité transmise maximale. On notera I_(max) ce maximum. Commenter.
Q46. En déduire l'expression des épaisseurs h du film de la bulle pour lesquelles on observe des franges brillantes, ainsi que la valeur numérique de l'écart d'épaisseur Δh de la lame entre deux franges brillantes.
Q47. Définir et exprimer le contraste C des franges d'interférences en fonction du coefficient de réflexion r.
Q48. Au voisinage de φ = 0, déterminer les valeurs de φ telles que I(φ) = I_(max)/2. En déduire la largeur à mi-hauteur Δφ_(1/2) du pic de transmission en fonction du facteur de finesse m qu'on supposera grand devant 1 .
À partir de la forme hémisphérique de la bulle, la dynamique du drainage peut être analysée en utilisant les coordonnées sphériques ( r_0, θ, φ ) représentées sur la figure 12a.
Figure 12 - Drainage de la bulle à la surface d'un bain d'huile. Ici, le rayon de la bulle est r_0 = 12 mm et sa viscosité est η = 2300 Pa ⋅ s [1].
Quand on forme la bulle à la surface de l'huile, celle-ci piège un film très fin de liquide d'épaisseur h(s, t) qui varie avec la longueur de l'arc s = r_0 θ et avec le temps t. Sur la figure 12b, on observe l'apparition de franges brillantes et sombres lorsque la bulle est éclairée avec une lumière monochromatique. À t = 0 s (figure 12c), on repère une frange brillante apparaissant au sommet de la bulle; elle est marquée par la ligne blanche tiretée. À t = 220 s (figure 12d), cette frange a glissé vers la base de la bulle tandis que la dernière frange brillante observable dans cette expérience apparait au sommet avec une épaisseur minimale ; elle est repérée par la ligne blanche pointillée. À t = 370 s (figure 12e), les deux franges marquées sont descendues et un film noir apparait au sommet, là où l'épaisseur du film est quasi nulle : la bulle est sur le point d'éclater.
La figure 13 présente le graphique du coefficient de réflexion de l'intensité lumineuse, noté R = r^2, en fonction de l'angle d'incidence α, pour une lumière non polarisée.
Figure 13 - Coefficient de réflexion en intensité R = r^2 en fonction de l'angle d'incidence α, pour une lumière non polarisée.
  • Q49.En vous appuyant sur vos réponses précédentes et les figures 12 et 13, expliquer précisément les observations faites lors de cette expérience : position, aspect des franges. Proposer un protocole permettant de déterminer l'épaisseur du film au cours du temps, pour tous les angles de colatitude θ.
  • Q50.
    Le tableau 1 présente la position angulaire des franges brillantes sur le pourtour de la bulle, à la date t = 220 s (voir la figure 12d). Au sommet, on observe la dernière frange brillante apparaitre.
    Montrer que la relation entre l'épaisseur h du film et l'angle θ peut être modélisée par la loi :
    h(θ) = h_0 cos^(− ℓ)(θ)
    avec le nombre ℓ > 0 à déterminer.
    Numéro de la frange brillante θ(^∘)
    1 0
    2 28,4
    3 35,2
    4 39,3
    5 42,0
    6 44,1
    7 45,8
    8 47,2
    9 48,3
    Tableau 1 - Position angulaire des franges brillantes à la date t = 220 s [1]. À cette date, on voit apparaitre au sommet la dernière frange brillante avant l'éclatement de la bulle.

Données et formulaire

Données numériques (Partie A)

Coefficient de diffusion de l'eau dans l'air
Conductivité thermique de l'air
Conductivité thermique de l'eau liquide
Capacité thermique massique de l'eau liquide
Enthalpie massique de vaporisation de l'eau ( p = p_(atm) )
Masse molaire de l'eau
Masse molaire de l'air
Constante des gaz parfaits
D = 2, 4 × 10^(− 5) m^2 ⋅ s^(− 1); λ_(air) = 2, 6 × 10^(− 2) W ⋅ m^(− 1) ⋅ K^(− 1); λ_(eau) = 0, 61 W ⋅ m^(− 1) ⋅ K^(− 1); c_(eau) = 4, 2 × 10^3 J ⋅ K^(− 1) ⋅ kg^(− 1); Δh_(vap) = 2, 4 × 10^6 J ⋅ K^(− 1) ⋅ kg^(− 1); M_(eau) = 18 g ⋅ mol^(− 1); M_(air) = 29 g ⋅ mol^(− 1); R = 8, 314 J ⋅ K^(− 1) ⋅ mol^(− 1)
Pression de vapeur saturante de l'eau
  • -à T_(fus) = 273, 15 K :
  • -à T_∞ = 293, 15 K :
Masse volumique de l'eau
Masse volumique de l'air
Constante de Stefan
Pression atmosphérique
p_(sat) = 6, 1 × 10^2 Pa; p_(sat) = 2, 3 × 10^3 Pa; μ_(eau) = 1, 0 × 10^3 kg ⋅ m^(− 3); μ_(air) = 1, 2 kg ⋅ m^(− 3); σ = 5, 67 × 10^(− 8) W ⋅ m^(− 2) ⋅ K^(− 4); p_(atm) = 1, 013bar

Formulaire

  • -Gradient en coordonnées sphériques (r, θ, φ) :
    grad^(→−)f = (∂f)/(∂r)e⃗_r + 1/r(∂f)/(∂θ)e⃗_θ + 1/(rsinθ)(∂f)/(∂φ)e⃗_φ
  • -Équation de Navier-Stokes pour un fluide newtonien en écoulement incompressible :
    μ[(∂v⃗)/(∂t) + (v⃗ ⋅ grad^(→−))v⃗] = f⃗_(vol) − grad^(→−)p + ηΔv⃗
  • -Divergence en coordonnées cylindriques :
    divA⃗ = 1/r(∂(rA_r))/(∂r) + 1/r(∂A_θ)/(∂θ) + (∂A_z)/(∂z)
  • -Laplacien d'un champ de vecteurs A⃗ en coordonnées cylindriques, projeté selon e⃗_r :
    (ΔA⃗) ⋅ e⃗_r = 1/r∂/(∂r)(r(∂A_r)/(∂r)) − (A_r)/(r^2) + 1/(r^2)(∂^2 A_r)/(∂θ^2) − 2/(r^2)(∂A_θ)/(∂θ) + (∂^2 A_r)/(∂z^2)
  • -Laplacien d'une fonction scalaire f(r, t) en coordonnées cylindriques :
    Δf(r, t) = 1/r∂/(∂r)(r(∂f)/(∂r))
  • -Linéarisation de x ↦ sin^2(x/2) :
    sin^2(x/2) = (1 − cos(x))/2

Fonctions Python (Partie A)

  • -np.exp(a) crée un tableau de même forme que a dont les éléments sont les exponentielles des éléments de a.
  • -bisect (f,a,b,xtol=tolerance) détermine la racine de la fonction f(x) dans un intervalle compris entre x=a et x = b, avec une tolérance xtol pour la précision de la racine.
  • [1] Casey Bartlett et al. «Universal non-monotonic drainage in large bare viscous bubbles ». In : Nature Communications 14.1 (2023), p. 877.
  • [2] Marie Corpart. «Évaporation de gouttes sur des fibres ». Thèse de doctorat. Université Paris-Saclay, déc. 2022. URL : https://theses.hal.science/tel-04124399.

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de physique 1 PC Centrale 2026 ?
Afficher ou masquer la section

Sur quels chapitres porte le sujet de physique 1 PC Centrale 2026 ?

Il porte sur la diffusion et les transferts thermiques appliqués à l'évaporation d'une goutte, sur la mécanique des fluides visqueux pour l'enduction centrifuge, et sur l'optique ondulatoire pour l'étude d'une bulle.

Quelles parties sont indépendantes dans le sujet de physique 1 PC Centrale 2026 ?

Les trois parties (évaporation d'une goutte, spin coating, interférométrie d'une bulle) sont totalement indépendantes.

Le sujet de physique 1 PC Centrale 2026 demande-t-il des connaissances en mécanique des fluides ?

Oui, la partie B utilise l'équation de Navier-Stokes en régime centrifuge pour modéliser l'étalement d'une goutte visqueuse sur un substrat tournant.

Ce sujet de physique 1 PC Centrale 2026 autorise-t-il la calculatrice ?

Oui, la calculatrice est autorisée pour cette épreuve de quatre heures.

Pas de description pour le moment