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Corrigé détaillé ENS Physique BCPST 2020

À propos de la nage des bactéries

Ce problème d'une grande élégance aborde la biophysique des microorganismes à travers trois aspects fondamentaux : les limites de l'absorption diffusive passive chez une bactérie immobile, la mécanique de la propulsion hélicoïdale en régime d'écoulement rampant (théorème du coquillage de Purcell, hydrodynamique à bas nombre de Reynolds), et la détection d'un gradient chimique par comptage stochastique suivie d'une marche aléatoire biaisée (run and tumble).

Extrêmement riche et formateur, le sujet s'appuie sur des articles fondateurs de la biophysique (Berg, Purcell). Il constitue une référence incontournable pour maîtriser les couplages entre diffusion, convection et hydrodynamique visqueuse, tout en illustrant comment des contraintes physiques fondamentales dictent les comportements et les échelles biologiques.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,52/20)
Temps estimé
≈ 3 h 50 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

Rapides et accessibles (45) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les parties I, II et III sont largement indépendantes : on peut aborder la mécanique des fluides en Q12 ou la chimiotaxie probabiliste en Q40 sans avoir traité la diffusion de la partie I.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Consommation de nutriments par une bactérie

I.A · Collecte de nutriments par diffusion

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : loi de fick, diffusion de particules

Énoncer la loi de Fick reliant la concentration particulaire et la densité de courant particulaire en précisant la signification et la dimension des différentes grandeurs physiques. En déduire l'expression de la densité de courant molaire [] en fonction de la concentration en nutriments.

Voir l'indice

Rappeler la relation linéaire entre le vecteur densité de flux de particules et le gradient de concentration particulaire, puis diviser par la constante d'Avogadro pour obtenir la version molaire.

Voir la stratégie
  1. Énoncer la première loi de Fick reliant la densité de flux particulaire au gradient de concentration particulaire.
  2. Détailler le sens physique, l'unité et la dimension de chaque terme intervenant dans l'équation.
  3. Exprimer le lien entre grandeurs particulaires et molaires via la constante d'Avogadro \mathcal{N}_{\text{A}} pour en déduire la loi sous forme molaire.
Voir la réponse courte

Loi de Fick \vec{\jmath}_{\text{part}} = -D\,\vec{\nabla}n et passage à la densité molaire \vec{\jmath} = -D\,\vec{\nabla}c via la constante d'Avogadro.

Voir le corrigé complet

La première loi de Fick modélise le transport diffusif de matière. Elle s'énonce :

\vec{\jmath}_{\text{part}}(\vec{r}, t) = - D \, \overrightarrow{\mathrm{grad}} \, n(\vec{r}, t)

Les grandeurs physiques intervenant dans cette loi sont :

  • \vec{\jmath}_{\text{part}}(\vec{r}, t) : le vecteur densité volumique de flux (ou de courant) particulaire. Il représente le nombre de particules traversant une surface élémentaire unitaire par unité de temps, orthogonale à cette surface. Sa dimension est [\jmath_{\text{part}}] = \mathrm{L}^{-2}\cdot\mathrm{T}^{-1} (en \text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1}).
  • n(\vec{r}, t) : la concentration particulaire (nombre de particules de soluté par unité de volume). Sa dimension est [n] = \mathrm{L}^{-3} (en \text{m}^{-3}).
  • D : le coefficient de diffusion du soluté dans le milieu. Sa dimension est [D] = \mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-1} (en \text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}).
  • \overrightarrow{\mathrm{grad}} \, n(\vec{r}, t) : le gradient spatial de la concentration, de dimension [\mathrm{grad}\, n] = \mathrm{L}^{-4} (en \text{m}^{-4}).

La concentration particulaire n(\vec{r}, t) et la concentration molaire c(\vec{r}, t) sont reliées par le nombre d'Avogadro \mathcal{N}_{\text{A}} :

n(\vec{r}, t) = \mathcal{N}_{\text{A}} \, c(\vec{r}, t)

De même, le flux molaire traversant une surface élémentaire correspond au flux particulaire divisé par \mathcal{N}_{\text{A}}, d'où la relation entre densités de courant :

\vec{\jmath}(\vec{r}, t) = \frac{\vec{\jmath}_{\text{part}}(\vec{r}, t)}{\mathcal{N}_{\text{A}}}

En introduisant la loi de Fick particulaire et en exploitant la linéarité du gradient :

\vec{\jmath}(\vec{r}, t) = -\frac{D}{\mathcal{N}_{\text{A}}} \, \overrightarrow{\mathrm{grad}}\bigl(\mathcal{N}_{\text{A}} \, c(\vec{r}, t)\bigr)
\boxed{\vec{\jmath}(\vec{r}, t) = - D \, \overrightarrow{\mathrm{grad}} \, c(\vec{r}, t)}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en BCPST1

Notions : symétrie et invariance, diffusion de particules

En analysant les invariances et symétries du problème, justifier que la densité de courant molaire se met sous la forme . On se placera dans un système de coordonnées sphériques, dont la définition est rappelée en préambule du sujet.

Voir l'indice

Exploiter l'invariance par rotation autour de tout axe passant par le centre pour éliminer la dépendance angulaire et montrer que le flux est purement radial.

Voir la stratégie
  1. Analyser les invariances spatiales et temporelles du système pour déterminer les variables dont dépendent la concentration c et le vecteur densité de courant molaire \vec{\jmath}.
  2. Analyser les symétries de la distribution pour établir la direction du vecteur \vec{\jmath}.
  3. Combiner ces arguments (ou utiliser directement la loi de Fick établie à la question 1) pour justifier la forme \vec{\jmath}(\vec{r}, t) = j(r)\vec{e}_r.
Voir la réponse courte

Invariance par rotation autour du centre de la bactérie sphérique : le gradient de concentration et le courant sont purement radiaux, j(r)\vec{e}_r.

Voir le corrigé complet

Le problème présente une symétrie sphérique :

  • La bactérie est assimilée à une sphère de rayon R centrée à l'origine \mathrm{O}, qui absorbe les nutriments de manière isotrope à sa surface.
  • Le milieu extérieur est infini, isotrope, et la concentration loin de la bactérie tend vers une constante uniforme c_\infty.

Invariances : Le système physique est invariant par toute rotation autour de l'origine \mathrm{O}, c'est-à-dire par toute rotation d'angles \theta ou \varphi en coordonnées sphériques (r, \varphi, \theta). De plus, le régime est stationnaire. Par conséquent, le champ scalaire de concentration ne dépend que de la coordonnée radiale r :

c(\vec{r}, t) = c(r).

Symétries et direction du vecteur : Tout plan passant par le centre \mathrm{O} de la bactérie (contenant le vecteur unitaire radial \vec{e}_r) est un plan de symétrie pour la géométrie et les conditions aux limites du problème.

Puisque le champ scalaire de concentration c(r) est invariant par réflexion par rapport à ces plans, le gradient \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,c (et donc le vecteur densité de courant molaire \vec{\jmath}, d'après la loi de Fick \vec{\jmath} = -D\,\overrightarrow{\mathrm{grad}}\,c) est un vecteur polaire contenu dans l'intersection de tous ces plans de symétrie passant par le point M.

L'intersection de tous les plans de symétrie passant par M(r, \varphi, \theta) est la droite radiale (OM), portée par le vecteur unitaire \vec{e}_r. Ainsi :

\vec{\jmath}(\vec{r}) = j(r)\,\vec{e}_r.

On peut également le vérifier directement à l'aide de l'expression du gradient en coordonnées sphériques pour un champ scalaire c(r) :

\begin{aligned} \vec{\jmath} &= -D\,\overrightarrow{\mathrm{grad}}\,c(r) = -D\,\frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}r}\,\vec{e}_r. \end{aligned}

En posant j(r) = -D\,\dfrac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}r}, on retrouve bien :

\boxed{\vec{\jmath}(\vec{r}, t) = j(r)\,\vec{e}_r}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : conservation du flux, bilan de matière

Montrer que est égale à une constante notée . Relier le flux de nutriments collecté par la bactérie à sa consommation en nutriments et à son rayon .

Voir l'indice

Effectuer un bilan molaire stationnaire dans le volume délimité par deux sphères concentriques sans terme source extérieur, puis égaler le flux entrant à la consommation métabolique volumique intégrée sur la sphère bactérienne.

Voir la stratégie
  1. Réaliser un bilan de matière en régime stationnaire dans une coquille sphérique du milieu extérieur située entre deux rayons quelconques r et r+\mathrm{d}r (ou de façon macroscopique entre r_1 et r_2) afin de montrer que le flux entrant à travers toute sphère de rayon r \ge R ne dépend pas de r.
  2. Appliquer le principe de conservation de la matière à la bactérie entière en régime stationnaire pour relier le flux entrant à la surface \Phi_0(R) à la consommation volumique \mathcal{A}.
Voir la réponse courte

Bilan de matière en régime stationnaire sans source externe : le flux à travers toute sphère est constant et compense la consommation \Phi_0 = \frac{4}{3}\pi R^3 \mathcal{A}.

Voir le corrigé complet

Considérons le milieu extérieur (r \ge R) compris entre deux sphères concentriques de rayons r_1 et r_2 (avec R \le r_1 < r_2). Ce volume ne comporte aucune source ni puits de matière.

D'après la définition du sujet, \Phi_0(r) désigne la quantité de matière entrant par unité de temps à travers la sphère de rayon r. Par conséquent :

  • le flux de matière entrant dans le volume à travers la surface externe de rayon r_2 est \Phi_0(r_2) ;
  • le flux de matière sortant de ce volume à travers la surface interne de rayon r_1 (entrant donc dans la sphère interne) est \Phi_0(r_1).

En régime stationnaire, la quantité totale de nutriments contenue dans ce volume est constante au cours du temps (\frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}t} = 0), d'où le bilan :

\Phi_0(r_2) - \Phi_0(r_1) = 0 \iff \Phi_0(r_2) = \Phi_0(r_1)

Le flux entrant \Phi_0(r) est donc indépendant du rayon r pour tout r \ge R :

\boxed{\Phi_0(r) = \Phi_0 = \text{constante}}

Appliquons à présent un bilan global à la bactérie tout entière, assimilée à une sphère de rayon R et de volume :

V_{\text{bact}} = \frac{4}{3}\pi R^3

L'activité métabolique consomme une quantité de matière de nutriments par unité de volume et de temps égale à \mathcal{A}. La quantité de matière consommée par unité de temps dans l'ensemble de la bactérie est donc :

\dot{n}_{\text{cons}} = \mathcal{A} \, V_{\text{bact}} = \frac{4}{3}\pi R^3 \mathcal{A}

En régime stationnaire, le flux de matière absorbé à la surface membranaire de la bactérie \Phi_0(R) = \Phi_0 compense exactement cette consommation métabolique :

\boxed{\Phi_0 = \frac{4}{3}\pi R^3 \mathcal{A}}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : flux diffusif, densité de courant

Relier à la norme de la densité molaire de courant et à .

Voir l'indice

Calculer le flux entrant à travers la sphère de rayon r en tenant compte de la normale entrante -\vec{e}_r.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux molaire entrant \Phi_0 à travers la sphère de rayon r en tenant compte de l'orientation de la normale vers l'intérieur.
  2. Relier ce flux à la composante radiale j(r) et à la norme \|\vec{\jmath}(r)\|.
Voir la réponse courte

Intégration du flux sur la sphère de rayon r : \Phi_0 = 4\pi r^2 j(r) par symétrie sphérique.

Voir le corrigé complet

Par définition donnée par l'énoncé, le flux \Phi_0(r) = \Phi_0 correspond à la quantité de matière entrant par unité de temps à travers la sphère \mathcal{S}(r) de rayon r centrée sur la bactérie.

Le vecteur surface élémentaire orienté vers l'extérieur de la sphère étant \mathrm{d}^2\vec{S} = r^2\sin\varphi\,\mathrm{d}\varphi\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_r, la normale rentrante est -\vec{e}_r. Le flux entrant s'écrit donc :

\Phi_0 = \iint_{\mathcal{S}(r)} \vec{\jmath}(\vec{r})\cdot(-\vec{e}_r)\,\mathrm{d}^2S

En utilisant l'expression \vec{\jmath}(\vec{r}) = j(r)\vec{e}_r établie à la question 2 :

\begin{aligned} \Phi_0 &= \iint_{\mathcal{S}(r)} \left(j(r)\vec{e}_r\right)\cdot(-\vec{e}_r)\,\mathrm{d}^2S \\ &= - j(r) \iint_{\mathcal{S}(r)} \mathrm{d}^2S \\ &= - 4\pi r^2 j(r) \end{aligned}

Les nutriments diffusant vers la bactérie (qui agit comme un puits), le courant molaire est centripète, soit j(r) < 0. La norme de la densité molaire de courant est ainsi :

\|\vec{\jmath}(r)\| = |j(r)| = -j(r)

On en déduit la relation reliant le flux \Phi_0 à la norme de la densité de courant et au rayon r :

\boxed{\Phi_0 = 4\pi r^2 \|\vec{\jmath}(r)\|}

ce qui correspond, en termes de la composante radiale algébrique j(r), à :

j(r) = -\frac{\Phi_0}{4\pi r^2}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : loi de fick, profil de concentration

Déterminer le profil de concentration en fonction de , , et .

Voir l'indice

Intégrer l'équation différentielle séparable du premier ordre issue de la loi de Fick en imposant la condition aux limites à l'infini c(r \to \infty) = c_\infty.

Voir la stratégie
  1. Combiner l'expression de la densité de courant déduite de la loi de Fick établie à la question Q2 avec celle reliant j(r) au flux \Phi_0 obtenue à la question Q4.
  2. Intégrer l'équation différentielle du premier ordre ainsi obtenue en utilisant la condition aux limites à l'infini : c(r \to \infty) = c_\infty.
Voir la réponse courte

Intégration de \text{d}c/\text{d}r = \Phi_0/(4\pi D r^2) avec la condition limite c(\infty) = c_\infty pour trouver c(r) = c_\infty - \Phi_0/(4\pi D r).

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Fick projetée selon \vec{e}_r (question Q2) et l'expression issue de la conservation du flux de matière entrant \Phi_0 (question Q4), nous avons :

j(r) = - D \frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}r} = -\frac{\Phi_0}{4\pi r^2}

On en déduit l'équation différentielle séparable vérifiée par le profil de concentration c(r) pour r \ge R :

\frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}r} = \frac{\Phi_0}{4\pi D r^2}

En intégrant entre une distance r quelconque et l'infini, où la concentration tend vers c_\infty :

\begin{aligned} \int_{c(r)}^{c_\infty} \mathrm{d}c &= \int_{r}^{+\infty} \frac{\Phi_0}{4\pi D {r'}^2} \, \mathrm{d}r' \\ c_\infty - c(r) &= \left[ -\frac{\Phi_0}{4\pi D r'} \right]_{r}^{+\infty} = \frac{\Phi_0}{4\pi D r} \end{aligned}

Il vient finalement :

\boxed{c(r) = c_\infty - \frac{\Phi_0}{4\pi D r}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : flux diffusif, condition aux limites

Montrer qu'une bactérie de rayon donné ne peut pas collecter plus qu'une certaine quantité de nutriments par unité de temps, définissant ainsi une consommation maximale dont l'expression en fonction de , et est à déterminer.

Voir l'indice

Considérer la positivité impérative de la concentration à la surface bactérienne (c(R) \ge 0) pour borner supérieurement le flux collectable.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la concentration au niveau de la membrane (r = R) à l'aide du profil établi à la question 5.
  2. Imposer la condition physique de positivité de la concentration c(R) \ge 0 pour en déduire le flux maximal collectable \Phi_0^*.
  3. Relier ce flux maximal à la consommation volumique maximale \mathcal{A}^* grâce au bilan stationnaire de la question 3.
Voir la réponse courte

La concentration en r=R doit rester positive : c(R) \ge 0 \implies \mathcal{A}^* = 3D c_\infty / R^2.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression du profil de concentration obtenue à la question 5, la concentration au niveau de la paroi de la bactérie (r = R) s'écrit :

c(R) = c_\infty - \frac{\Phi_0}{4\pi D R}

La concentration en nutriments étant une grandeur physique nécessairement positive ou nulle en tout point de l'espace, la condition c(R) \ge 0 impose une borne supérieure sur le flux collecté :

\Phi_0 \le 4\pi D R c_\infty

La quantité maximale de nutriments que la bactérie peut collecter par unité de temps est donc :

\Phi_0^* = 4\pi D R c_\infty

D'après le résultat de la question 3, le flux entrant \Phi_0 compense exactement la consommation métabolique volumique \mathcal{A} dans le volume de la bactérie :

\Phi_0 = \frac{4}{3}\pi R^3 \mathcal{A}

En injectant cette relation dans l'inégalité précédente, il vient :

\frac{4}{3}\pi R^3 \mathcal{A} \le 4\pi D R c_\infty \iff \mathcal{A} \le \frac{3 D c_\infty}{R^2}

On en déduit l'expression de la consommation maximale admissible \mathcal{A}^* :

\boxed{\mathcal{A}^* = \frac{3 D c_\infty}{R^2}}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en BCPST1

Notions : ordre de grandeur, diffusion de particules

En utilisant les ordres de grandeur de la consommation volumique en glucose et du rayon d'une bactérie d'Escherichia Coli fournis en préambule du sujet, déterminer l'ordre de grandeur de concentration en glucose minimale dans le milieu pour qu'une bactérie puisse y survivre.

Voir l'indice

Poser la condition \mathcal{A} \le \mathcal{A}^* pour isoler la concentration minimale requise et faire l'application numérique.

Voir la stratégie

Pour qu'une bactérie puisse subvenir à ses besoins métaboliques par simple diffusion, sa consommation volumique de nutriments \mathcal{A} ne doit pas excéder la consommation maximale permise par la diffusion passive \mathcal{A}^* établie à la question précédente. Cette condition fournit directement la concentration minimale requise à l'infini c_{\infty,\mathrm{min}}.

Voir la réponse courte

Application numérique directe du critère c_\infty \ge \mathcal{A} R^2 / (3D) avec les données du préambule.

Voir le corrigé complet

D'après la question 6, le métabolisme de la bactérie impose :

\mathcal{A} \leqslant \mathcal{A}^* = \frac{3 D c_\infty}{R^2}

Pour que la bactérie puisse survivre, la concentration en nutriments loin de la membrane doit donc vérifier c_\infty \geqslant c_{\infty,\mathrm{min}}, avec :

\boxed{c_{\infty,\mathrm{min}} = \frac{\mathcal{A} R^2}{3 D}}

Les données du préambule fournissent :

  • \mathcal{A} = 10\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3}\cdot\text{s}^{-1},
  • R = 1\,\mu\text{m} = 10^{-6}\text{ m},
  • D = 10^{-5}\text{ cm}^2\cdot\text{s}^{-1} = 10^{-9}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}.

L'application numérique donne :

c_{\infty,\mathrm{min}} = \frac{10 \times (10^{-6})^2}{3 \times 10^{-9}} = \frac{10^{-2}}{3}\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3} \simeq 3 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3}

En conservant un seul chiffre significatif comme requis :

\boxed{c_{\infty,\mathrm{min}} \simeq 3 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3} = 3\,\mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}}

L'ordre de grandeur de la concentration minimale en glucose pour assurer la survie de la bactérie est donc de l'ordre du micromole par litre (\sim 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{m}^{-3}).

Résultat

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I.B · Homogénéisation du milieu par les flagelles

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en BCPST1

Notions : profil de concentration, diffusion de particules

Déterminer le nouveau profil de concentration en nutriments dans la région de l'espace en fonction de , des paramètres géométriques et , ainsi que de , et . Représenter graphiquement le profil de concentration obtenu. On distinguera trois zones.

Voir l'indice

Résoudre l'équation de diffusion par morceaux en raccordant la continuité de la concentration c(r) en r = r_1 et r = r_2 avec un plateau uniforme c_0 dans la zone de mélange.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation de diffusion stationnaire pour r \ge r_2 et utiliser la condition aux limites c(r \to \infty) = c_\infty pour déterminer le profil et en déduire la valeur uniforme c_0 par continuité en r = r_2.
  2. Écrire le profil constant dans la zone intermédiaire r_1 \le r \le r_2.
  3. Résoudre l'équation de diffusion stationnaire dans la couche limite R \le r \le r_1 avec la condition de raccordement en r = r_1.
  4. Tracer l'allure de c(r) en mettant en évidence la continuité du profil et la comparaison avec le cas purement diffusif de la partie I.A.
Voir la réponse courte

Raccordement des profils en 1/r dans [R, r_1] et [r_2, \infty[ avec plateau de concentration uniforme entre r_1 et r_2.

Voir le corrigé complet

Le système étant en régime stationnaire sans puits ni source de nutriments en dehors de la bactérie (r \ge R), le flux entrant \Phi_0 à travers toute sphère de rayon r est constant et conservé.

Zone 3 : r \geqslant r_2 (diffusion pure dans le milieu lointain) La répartition des nutriments est uniquement contrôlée par la diffusion. D'après les résultats des questions 4 et 5 :

\frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}r} = \frac{\Phi_0}{4\pi D r^2}

En intégrant avec la condition aux limites c(r \to \infty) = c_\infty :

c(r) = c_\infty - \frac{\Phi_0}{4\pi D r} \quad (r \geqslant r_2)

Zone 2 : r_1 \leqslant r \leqslant r_2 (zone de mélange) L'écoulement induit par les flagelles assure une concentration uniforme c(r) = c_0. Par continuité de la concentration en l'absence de barrière imperméable à l'interface r = r_2, on a c_0 = c(r_2), soit :

c_0 = c_\infty - \frac{\Phi_0}{4\pi D r_2}

Ainsi, sur cet intervalle :

c(r) = c_\infty - \frac{\Phi_0}{4\pi D r_2} \quad (r_1 \leqslant r \leqslant r_2)

Zone 1 : R \leqslant r \leqslant r_1 (couche limite diffusive) Le transport est de nouveau purement diffusif, régi par \frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}r} = \frac{\Phi_0}{4\pi D r^2}. Par intégration entre r et r_1 :

c(r_1) - c(r) = \int_r^{r_1} \frac{\Phi_0}{4\pi D {r'}^2} \, \mathrm{d}r' = \frac{\Phi_0}{4\pi D}\left(\frac{1}{r} - \frac{1}{r_1}\right)

Par continuité en r = r_1, c(r_1) = c_0 = c_\infty - \frac{\Phi_0}{4\pi D r_2}, ce qui donne :

c(r) = c_\infty - \frac{\Phi_0}{4\pi D r_2} - \frac{\Phi_0}{4\pi D}\left(\frac{1}{r} - \frac{1}{r_1}\right)

En résumé, le profil de concentration s'écrit :

\boxed{c(r) = \begin{cases} c_\infty - \dfrac{\Phi_0}{4\pi D}\left(\dfrac{1}{r} - \dfrac{1}{r_1} + \dfrac{1}{r_2}\right) & \text{si } R \leqslant r \leqslant r_1 \\[10pt] c_\infty - \dfrac{\Phi_0}{4\pi D r_2} & \text{si } r_1 \leqslant r \leqslant r_2 \\[10pt] c_\infty - \dfrac{\Phi_0}{4\pi D r} & \text{si } r \geqslant r_2 \end{cases}}

Représentation graphique

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : flux diffusif, bilan de matière

Déterminer la nouvelle consommation maximale pour une bactérie de taille en fonction de la consommation maximale de la précédente partie (I.A), , et .

Voir l'indice

Exprimer à nouveau la condition de non-négativité de la concentration au contact de la membrane (c(R) \ge 0) avec le nouveau profil.

Voir la stratégie
  1. La consommation maximale est atteinte lorsque la concentration en nutriments à la surface de la bactérie s'annule : c(R) = 0.
  2. À partir de l'expression de c(r) pour R \leqslant r \leqslant r_1 établie à la question précédente, on détermine le flux maximal collectable \Phi_{0,1}^*.
  3. On relie ce flux à la consommation volumique maximale \mathcal{A}_1^* et on l'exprime en fonction de \mathcal{A}^*, obtenue à la question 6.
Voir la réponse courte

Calcul de la consommation maximale en imposant c(R)=0 avec la zone brassée : expression de \mathcal{A}_1^* comparée à \mathcal{A}^*.

Voir le corrigé complet

Comme dans la partie I.A (question 6), la consommation maximale est limitée par la condition physique de positivité de la concentration partout dans le milieu. La fonction c(r) étant strictement croissante avec r, le minimum de concentration est atteint à la surface de la bactérie en r = R. La collecte maximale correspond donc à la condition limite :

c(R) = 0.

D'après l'expression établie à la question 8 dans la couche limite diffusive (R \leqslant r \leqslant r_1) :

c(R) = c_\infty - \frac{\Phi_{0,1}^*}{4\pi D}\left(\frac{1}{R} - \frac{1}{r_1} + \frac{1}{r_2}\right) = 0,

ce qui donne pour le flux maximal absorbé :

\Phi_{0,1}^* = \frac{4\pi D c_\infty}{\dfrac{1}{R} - \dfrac{1}{r_1} + \dfrac{1}{r_2}}.

La consommation volumique maximale \mathcal{A}_1^* est reliée à ce flux par la relation (établie à la question 3) :

\Phi_{0,1}^* = \frac{4}{3}\pi R^3 \mathcal{A}_1^* \implies \mathcal{A}_1^* = \frac{\Phi_{0,1}^*}{\frac{4}{3}\pi R^3} = \frac{3 D c_\infty}{R^3\left(\dfrac{1}{R} - \dfrac{1}{r_1} + \dfrac{1}{r_2}\right)}.

En factorisant par \dfrac{1}{R} au dénominateur et en reconnaissant l'expression de la consommation maximale sans brassage \mathcal{A}^* = \dfrac{3 D c_\infty}{R^2} (question 6), on obtient :

\boxed{\mathcal{A}_1^* = \frac{\mathcal{A}^*}{1 - \dfrac{R}{r_1} + \dfrac{R}{r_2}} = \frac{\mathcal{A}^*}{1 - R\left(\dfrac{1}{r_1} - \dfrac{1}{r_2}\right)}}.

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Notions : temps caractéristique, analyse d'échelle

Estimer une grandeur caractéristique de en fonction de , et . On considèrera qu'il s'agit de la distance pour laquelle le temps typique de diffusion d'une molécule pour atteindre la bactérie est égal au temps nécessaire pour qu'une molécule transportée par l'écoulement couvre la même distance. Estimer alors l'augmentation relative de la consommation maximale de la bactérie en fonction de , et .

Voir l'indice

Égaler le temps caractéristique de diffusion pure sur une distance \delta = r_1 - R avec le temps de convection sur cette même distance.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps caractéristique de diffusion \tau_{\text{diff}} et le temps caractéristique de transport par convection \tau_{\text{conv}} sur la distance d = r_1 - R séparant la zone mélangée de la surface de la bactérie.
  2. Égaler ces deux temps caractéristiques selon la prescription de l'énoncé afin d'en déduire l'expression de r_1.
  3. Déterminer l'augmentation relative de la consommation maximale \dfrac{\Delta \mathcal{A}^*}{\mathcal{A}^*} = \dfrac{\mathcal{A}_1^* - \mathcal{A}^*}{\mathcal{A}^*} à l'aide du résultat de la question Q9.
Voir la réponse courte

Égalité des temps de diffusion et de convection r_1^2/D \sim r_1/\tilde{v}_{\text{mel}} d'où r_1 \sim D/\tilde{v}_{\text{mel}}, puis calcul du gain relatif.

Voir le corrigé complet

Une molécule située à la frontière r_1 de la zone de mélange se trouve à une distance d = r_1 - R de la membrane bactérienne.

  • Par diffusion, le temps caractéristique nécessaire pour parcourir cette distance d et atteindre la bactérie s'écrit d'après la loi d'Einstein :

    \tau_{\text{diff}} \sim \frac{d^2}{D} = \frac{(r_1 - R)^2}{D}.
  • Par transport convectif dû à l'écoulement de vitesse typique \tilde{v}_{\text{mel}}, le temps caractéristique pour franchir la même distance s'écrit :

    \tau_{\text{conv}} \sim \frac{d}{\tilde{v}_{\text{mel}}} = \frac{r_1 - R}{\tilde{v}_{\text{mel}}}.

À la frontière de la couche limite diffusive, ces deux échelles de temps sont du même ordre de grandeur :

\begin{aligned} \tau_{\text{diff}} \sim \tau_{\text{conv}} &\iff \frac{(r_1 - R)^2}{D} \sim \frac{r_1 - R}{\tilde{v}_{\text{mel}}} \\ &\iff r_1 - R \sim \frac{D}{\tilde{v}_{\text{mel}}}. \end{aligned}

On en déduit l'estimation de la coordonnée radiale r_1 :

\boxed{r_1 \sim R + \frac{D}{\tilde{v}_{\text{mel}}}}

D'après le résultat de la question Q9, la consommation maximale s'écrit :

\mathcal{A}_1^* = \frac{\mathcal{A}^*}{1 - \dfrac{R}{r_1} + \dfrac{R}{r_2}}.

L'augmentation relative de la consommation maximale de nutriments est donc donnée par :

\begin{aligned} \frac{\Delta \mathcal{A}^*}{\mathcal{A}^*} &= \frac{\mathcal{A}_1^* - \mathcal{A}^*}{\mathcal{A}^*} \\ &= \frac{1}{1 - \dfrac{R}{r_1} + \dfrac{R}{r_2}} - 1 \\ &= \frac{\dfrac{R}{r_1} - \dfrac{R}{r_2}}{1 - \dfrac{R}{r_1} + \dfrac{R}{r_2}}. \end{aligned}

Dans le cas d'une augmentation modérée de la consommation (\Delta \mathcal{A}^* \ll \mathcal{A}^*, c'est-à-dire \frac{R}{r_1} - \frac{R}{r_2} \ll 1), cette expression se simplifie au premier ordre sous la forme :

\boxed{\frac{\Delta \mathcal{A}^*}{\mathcal{A}^*} \approx \frac{R}{r_1} - \frac{R}{r_2}}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en BCPST1

Notions : ordre de grandeur, analyse critique

Déterminer un ordre de grandeur de la vitesse de mélange pour augmenter de 10

Voir l'indice

Exprimer la vitesse de mélange en fonction du gain relatif souhaité de 10% et comparer la valeur obtenue à la vitesse maximale physiquement réalisable par les flagelles.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rayon r_1 de la couche limite diffusive en fonction de l'augmentation relative de consommation souhaitée \frac{\Delta\mathcal{A}^*}{\mathcal{A}^*} = 10\,\% = 0{,}10.
  2. Relier la vitesse de mélange \tilde{v}_{\text{mel}} à l'épaisseur de la couche limite \delta = r_1 - R via le résultat de la question précédente, puis réaliser l'application numérique avec un chiffre significatif.
  3. Comparer la valeur obtenue à la vitesse maximale \tilde{v}_{\text{mel}}^{\text{M}} et conclure sur le rôle biologique des flagelles.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la vitesse de mélange requise : elle est très supérieure à la vitesse maximale des flagelles, le gain est négligeable.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question 10, l'augmentation relative de la consommation maximale s'écrit :

\frac{\Delta \mathcal{A}^*}{\mathcal{A}^*} = \frac{\frac{R}{r_1} - \frac{R}{r_2}}{1 - \frac{R}{r_1} + \frac{R}{r_2}} \approx \frac{R}{r_1} - \frac{R}{r_2}

La longueur des flagelles est \ell_{\text{f}} = 10\,\mu\text{m}, de sorte que le rayon extérieur de la zone de brassage vaut r_2 \sim \ell_{\text{f}} = 10\,\mu\text{m} (ou r_2 \sim R + \ell_{\text{f}} \approx 11\,\mu\text{m}). Avec R = 1\,\mu\text{m}, on a :

\frac{R}{r_2} \simeq \frac{1\,\mu\text{m}}{10\,\mu\text{m}} = 0{,}10

Pour une augmentation relative \frac{\Delta\mathcal{A}^*}{\mathcal{A}^*} = 0{,}10, l'approximation au premier ordre conduit à :

\frac{R}{r_1} \simeq \frac{\Delta\mathcal{A}^*}{\mathcal{A}^*} + \frac{R}{r_2} \simeq 0{,}10 + 0{,}10 = 0{,}20 \implies r_1 \simeq \frac{R}{0{,}20} = 5\,\mu\text{m}

Remarque : La formule exacte donne \frac{R/r_1 - 0{,}10}{1 - (R/r_1 - 0{,}10)} = 0{,}10, soit \frac{R}{r_1} = 0{,}10 + \frac{0{,}10}{1{,}10} \simeq 0{,}19, ce qui conduit également à r_1 \simeq 5\,\mu\text{m}.

L'épaisseur de la couche limite diffusive associée est :

\delta = r_1 - R \simeq 5\,\mu\text{m} - 1\,\mu\text{m} = 4\,\mu\text{m}

D'après la relation établie en question 10, le temps de diffusion à travers cette couche limite compense le temps de transport par convection :

\delta \sim \frac{D}{\tilde{v}_{\text{mel}}} \implies \tilde{v}_{\text{mel}} \sim \frac{D}{\delta} = \frac{D}{r_1 - R}

Avec D = 10^{-5}\,\text{cm}^2\cdot\text{s}^{-1} = 10^{-9}\,\text{m}^2\cdot\text{s}^{-1} et \delta \simeq 4\times 10^{-6}\,\text{m} :

\tilde{v}_{\text{mel}} \sim \frac{10^{-9}}{4\times 10^{-6}} = 2{,}5\times 10^{-4}\,\text{m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 3\times 10^2\,\mu\text{m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{\tilde{v}_{\text{mel}} \sim 3\times 10^2\,\mu\text{m}\cdot\text{s}^{-1}}

Commentaire : La vitesse nécessaire pour obtenir un gain de seulement 10\,\% est environ dix fois supérieure à la vitesse maximale que les flagelles peuvent engendrer (\tilde{v}_{\text{mel}}^{\text{M}} \simeq 30\,\mu\text{m}\cdot\text{s}^{-1}).

Par conséquent, les flagelles ne permettent pas d'homogénéiser efficacement le milieu pour accroître l'absorption de nutriments. Le brassage local est inopérant à cette échelle microscopique où la diffusion passive domine largement. Le rôle biologique essentiel des flagelles n'est donc pas de mélanger le fluide environnant, mais d'assurer la propulsion de la bactérie vers de nouvelles zones plus riches en nutriments (nage et chimiotaxie).

Résultat

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Partie II : Modélisation de la nage de bactéries

II.A.a · Écoulements aux petites échelles

Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique

Notions : nombre de reynolds, régime d'écoulement

Définir le nombre de Reynolds et en donner une interprétation. On introduira une vitesse typique et une longueur typique . Estimer son ordre de grandeur et en déduire le régime d'écoulement pour la nage dans l'eau d'une bactérie puis d'un humain.

Voir l'indice

Former le quotient des ordres de grandeur des forces d'inertie volumiques et des forces visqueuses. Calculer la valeur numérique pour les deux ordres de grandeur d'échelle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre de Reynolds à partir des caractéristiques du fluide (\rho, \eta) et de l'écoulement (\tilde{v}, \tilde{L}), puis l'interpréter physiquement comme le rapport d'ordres de grandeur entre termes d'inertie et termes visqueux.
  2. Proposer des valeurs typiques de vitesse et de taille pour une bactérie puis pour un être humain nageant dans l'eau.
  3. Calculer numériquement \mathrm{Re} dans chaque cas et en déduire le régime d'écoulement associé (visqueux/rampant ou inertiel/turbulent).
Voir la réponse courte

Définition \text{Re} = \rho \tilde{v} \tilde{L} / \eta comparant inertie et viscosité ; \text{Re} \ll 1 pour la bactérie (visqueux) et \text{Re} \gg 1 pour l'humain (turbulent).

Voir le corrigé complet

Le nombre de Reynolds \mathrm{Re} est un nombre sans dimension défini par :

\boxed{\mathrm{Re} = \frac{\rho \tilde{v} \tilde{L}}{\eta}}

où :

  • \rho est la masse volumique du fluide,
  • \eta sa viscosité dynamique,
  • \tilde{v} une vitesse caractéristique de l'écoulement,
  • \tilde{L} une dimension spatiale caractéristique.

Interprétation physique : Dans l'équation de Navier-Stokes, l'accélération convective s'évalue en ordre de grandeur selon \|\rho (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\mathrm{grad}})\vec{v}\| \sim \rho \frac{\tilde{v}^2}{\tilde{L}}, tandis que la résultante des forces de viscosité s'évalue selon \|\eta \Delta \vec{v}\| \sim \eta \frac{\tilde{v}}{\tilde{L}^2}. Le nombre de Reynolds quantifie donc le rapport de l'ordre de grandeur des forces d'inertie à celui des forces visqueuses :

\frac{\|\text{forces d'inertie volumiques}\|}{\|\text{forces visqueuses volumiques}\|} \sim \frac{\rho \tilde{v}^2 / \tilde{L}}{\eta \tilde{v} / \tilde{L}^2} = \frac{\rho \tilde{v} \tilde{L}}{\eta} = \mathrm{Re}

Nage d'une bactérie dans l'eau :

  • Taille caractéristique : \tilde{L} \sim R \sim 1\,\mu\mathrm{m} = 10^{-6}\text{ m} ;
  • Vitesse caractéristique : \tilde{v} \sim 10\text{ à }30\,\mu\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1} \sim 10^{-5}\text{ m}\cdot\mathrm{s}^{-1} ;
  • Propriétés de l'eau : \rho = 10^3\text{ kg}\cdot\mathrm{m}^{-3} et \eta = 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\mathrm{s}.

On obtient :

\mathrm{Re}_{\text{bactérie}} \sim \frac{10^3 \times 10^{-5} \times 10^{-6}}{10^{-3}} \sim 10^{-5}

Puisque \boxed{\mathrm{Re}_{\text{bactérie}} \ll 1}, le régime est celui de l'hydrodynamique à bas nombre de Reynolds (écoulement rampant ou régime de Stokes) : les forces visqueuses dominent totalement les effets d'inertie, qui sont rigoureusement négligeables.

Nage d'un humain dans l'eau :

  • Taille caractéristique : \tilde{L} \sim 1\text{ à }2\text{ m} ;
  • Vitesse caractéristique : \tilde{v} \sim 1\text{ m}\cdot\mathrm{s}^{-1}.

On obtient :

\mathrm{Re}_{\text{humain}} \sim \frac{10^3 \times 1 \times 1}{10^{-3}} \sim 10^6

Puisque \boxed{\mathrm{Re}_{\text{humain}} \gg 1}, le régime est fortement inertiel et turbulent : les forces d'inertie l'emportent très largement sur les forces visqueuses à l'échelle du nageur.

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : nombre de reynolds, équation de navier-stokes

Supposons que l'écoulement est à bas nombre de Reynolds. En raisonnant sur des grandeurs caractéristiques, montrer que le terme d'accélération convective est alors négligeable devant le terme de viscosité.

Voir l'indice

Évaluer l'ordre de grandeur du terme convectif \rho (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} \sim \rho \tilde{v}^2 / \tilde{L} par rapport au terme visqueux \eta \Delta \vec{v} \sim \eta \tilde{v} / \tilde{L}^2.

Voir la stratégie

Pour comparer deux termes d'une équation aux dérivées partielles :

  1. on évalue l'ordre de grandeur de chaque terme à l'aide d'une échelle caractéristique de vitesse \tilde{v} et d'une échelle spatiale caractéristique \tilde{L} ;
  2. on forme le rapport sans dimension de ces deux grandeurs et on l'exprime en fonction du nombre de Reynolds \mathrm{Re} défini à la question 12.
Voir la réponse courte

Ordre de grandeur du rapport accélération convective sur viscosité : \sim \text{Re} \ll 1, le terme convectif est donc négligeable.

Voir le corrigé complet

Soient \tilde{v} une échelle caractéristique de vitesse de l'écoulement et \tilde{L} une échelle spatiale sur laquelle varie significativement la vitesse.

L'opérateur gradient appliqué à la vitesse fait intervenir des dérivées spatiales d'ordre un, soit :

\left\|\overrightarrow{\mathrm{grad}}\,\vec{v}\right\| \sim \frac{\tilde{v}}{\tilde{L}}

Le terme d'accélération convective (terme inertiel non linéaire) a donc pour ordre de grandeur :

\left\|\rho(\vec{v}\cdot\overrightarrow{\mathrm{grad}})\vec{v}\right\| \sim \rho \tilde{v} \frac{\tilde{v}}{\tilde{L}} = \frac{\rho \tilde{v}^2}{\tilde{L}}

L'opérateur Laplacien appliqué à la vitesse fait intervenir des dérivées spatiales d'ordre deux, soit :

\left\|\Delta\vec{v}\right\| \sim \frac{\tilde{v}}{\tilde{L}^2}

Le terme de force volumique visqueuse s'évalue ainsi comme :

\left\|\eta\Delta\vec{v}\right\| \sim \eta \frac{\tilde{v}}{\tilde{L}^2}

Formons alors le rapport des ordres de grandeur de ces deux termes :

\frac{\left\|\rho(\vec{v}\cdot\overrightarrow{\mathrm{grad}})\vec{v}\right\|}{\left\|\eta\Delta\vec{v}\right\|} \sim \frac{\frac{\rho \tilde{v}^2}{\tilde{L}}}{\frac{\eta \tilde{v}}{\tilde{L}^2}} = \frac{\rho \tilde{v}\tilde{L}}{\eta} = \mathrm{Re}

Par hypothèse, l'écoulement se déroule à bas nombre de Reynolds (\mathrm{Re} \ll 1). On en déduit :

\boxed{\frac{\left\|\rho(\vec{v}\cdot\overrightarrow{\mathrm{grad}})\vec{v}\right\|}{\left\|\eta\Delta\vec{v}\right\|} \sim \mathrm{Re} \ll 1}

Le terme d'accélération convective est donc bien négligeable devant le terme de viscosité.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation de navier-stokes, pression motrice

Considérons en outre que la seule force extérieure appliquée au fluide est la pesanteur, que l'écoulement est stationnaire et que le fluide est incompressible. On définit la coordonnée selon le vecteur unitaire ascendant , tel que . Montrer que l'équation du mouvement se réduit alors à l'équation de Stokes :

où est la pression tenant compte de la composante hydrostatique dont on déterminera l'expression en fonction de , , et .

Voir l'indice

Regrouper le terme de pesanteur -\rho g \vec{e}_{z'} avec le gradient de pression sous la forme d'un gradient unique d'une pression motrice p.

Voir la stratégie
  1. Annuler le membre de gauche de l'équation de Navier-Stokes en exploitant l'hypothèse de stationnarité et le résultat de la question Q13 sur le terme convectif à bas nombre de Reynolds.
  2. Exprimer la résultante volumique des forces de pesanteur \vec{f}_{\text{vol}} comme le gradient d'un champ scalaire.
  3. Rassembler les termes de gradient pour faire apparaître la pression motrice p.
Voir la réponse courte

Équation de Navier-Stokes stationnaire à bas Reynolds projetée avec la pesanteur absorbée dans la pression effective p = P + \rho g z'.

Voir le corrigé complet

Partons de l'équation de Navier-Stokes régissant l'écoulement incompressible du fluide :

\rho\left[\frac{\partial\vec{v}}{\partial t} + (\vec{v}\cdot\overrightarrow{\mathrm{grad}})\vec{v}\right] = \eta\Delta\vec{v} - \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,P + \vec{f}_{\mathrm{vol}}.

Examinons chacun des termes selon les hypothèses fournies :

  • L'écoulement étant stationnaire, la dérivée temporelle locale est nulle : \dfrac{\partial\vec{v}}{\partial t} = \vec{0}.
  • À bas nombre de Reynolds (\mathrm{Re} \ll 1), d'après la question Q13, le terme d'accélération convective \rho(\vec{v}\cdot\overrightarrow{\mathrm{grad}})\vec{v} est négligeable devant le terme visqueux \eta\Delta\vec{v}.
  • La seule force volumique extérieure appliquée au fluide est la pesanteur, soit \vec{f}_{\mathrm{vol}} = \rho\vec{g}.

Avec \vec{g} = -g\vec{e}_{z'} et le fait que la masse volumique \rho ainsi que g sont uniformes, nous pouvons écrire :

\vec{f}_{\mathrm{vol}} = -\rho g\vec{e}_{z'} = -\overrightarrow{\mathrm{grad}}(\rho g z').

L'équation de Navier-Stokes se réduit donc à :

\vec{0} = \eta\Delta\vec{v} - \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,P - \overrightarrow{\mathrm{grad}}(\rho g z'),

soit encore :

\eta\Delta\vec{v} = \overrightarrow{\mathrm{grad}}(P + \rho g z').

On identifie cette relation à l'équation de Stokes :

\boxed{\eta\Delta\vec{v} = \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,p}

avec l'expression de la pression motrice (ou pression modifiée) :

\boxed{p = P + \rho g z'}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : écoulement à bas reynolds, réversibilité

Pour se déplacer, un organisme génère un gradient de pression . Dans le cas où le mouvement est suffisamment lent, l'équation de Stokes (3) permet de déterminer le champ de vitesses résultant. Justifier que si l'on renverse le sens du gradient de pression, l'écoulement généré est inversé. En déduire que dans ce régime, une bactérie qui tenterait de nager par une suite de mouvements alternés périodiques resterait en moyenne sur place. On supposera que la composante hydrostatique de la pression est suffisamment faible pour que le mouvement agisse directement sur .

Voir l'indice

Invoquer la linéarité stricte de l'équation de Stokes stationnaire : renverser les forces motrices inverse rigoureusement le champ de vitesses, rendant nul le déplacement net sur un cycle de déformation réversible dans le temps.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la linéarité de l'équation de Stokes pour déterminer la réponse de l'écoulement à une inversion du gradient de pression.
  2. Analyser les propriétés de réversibilité temporelle d'un écoulement sans inertie pour en déduire le déplacement net au cours d'un cycle de mouvements alternés (théorème du coquillage de Purcell).
Voir la réponse courte

Linéarité et indépendance temporelle de l'équation de Stokes : réversibilité cinématique (théorème de Purcell) interdisant la propulsion par cycle symétrique.

Voir le corrigé complet

L'équation de Stokes régissant l'écoulement s'écrit (d'après la question Q14) :

\eta \Delta \vec{v} = \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,p.

L'opérateur laplacien \Delta ainsi que le gradient sont des opérateurs différentiels spatiaux linéaires. Par conséquent, si le gradient de pression est inversé en -\overrightarrow{\mathrm{grad}}\,p, le champ de vitesses solution vérifie :

\eta \Delta (-\vec{v}) = -\eta \Delta \vec{v} = -\overrightarrow{\mathrm{grad}}\,p = \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,(-p).

Sous réserve de conditions aux limites également inversées (ou inchangées en géométrie), l'écoulement résultant est strictement inversé : \vec{v} \to -\vec{v}.

Considérons maintenant une bactérie effectuant un mouvement alterné périodique composé de deux phases :

  • une phase « aller » de durée \tau_1, durant laquelle elle génère un gradient \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,p_1 conduisant à un champ de vitesse \vec{v}_1 et à un déplacement \Delta \vec{r}_1 = \int_0^{\tau_1} \vec{v}_1\,\mathrm{d}t ;
  • une phase « retour » de durée \tau_2, au cours de laquelle les mouvements musculaires ou déformations inverses génèrent le gradient de pression opposé \overrightarrow{\mathrm{grad}}\,p_2 = -\overrightarrow{\mathrm{grad}}\,p_1, imposant instantanément la vitesse \vec{v}_2 = -\vec{v}_1.

L'équation de Stokes ne contenant aucune dérivée temporelle (régime quasi-stationnaire sans inertie), l'écoulement est instantanément déterminé par la configuration géométrique et les forces appliquées, indépendamment de la vitesse à laquelle le cycle est parcouru : la cinématique est réversible dans le temps.

Le déplacement net sur un cycle fermé de déformation s'annule donc exactement :

\Delta \vec{r}_{\text{cycle}} = \int_0^{\tau_1} \vec{v}_1\,\mathrm{d}t + \int_0^{\tau_2} \vec{v}_2\,\mathrm{d}t = \vec{0}.
\boxed{\text{Une bactérie effectuant des mouvements alternés réciproques fait du surplace en moyenne.}}

Résultat

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II.A.b · Chute d'une bille dans un écoulement à bas nombre de Reynolds

Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : formule de stokes, nombre de reynolds

Rappeler les conditions d'application de la formule de Stokes.

Voir l'indice

Préciser le régime d'écoulement (nombre de Reynolds très faible), la géométrie (sphère indéformable), le fluide infini et l'absence de glissement à la paroi.

Voir la réponse courte

Écoulement stationnaire, incompressible, fluide newtonien infini et bas nombre de Reynolds (\text{Re} \ll 1) autour d'une sphère rigide.

Voir le corrigé complet

La formule de Stokes donnant la force de traînée fluide exercée sur une sphère, \vec{F}_{\mathrm{S}} = -6\pi\eta r_0\vec{V}, est valable sous les conditions suivantes :

  • Régime d'écoulement à très faible nombre de Reynolds (\mathrm{Re} \ll 1, écoulement dit rampant ou de Stokes) : les effets d'inertie du fluide sont totalement négligeables devant les effets visqueux ;
  • Propriétés du fluide : fluide newtonien, incompressible, homogène et de viscosité dynamique \eta constante ;
  • Milieu infini : le fluide est d'extension non bornée (les parois de l'enceinte sont suffisamment éloignées de la sphère pour que les effets de confinement soient négligeables) ;
  • Conditions aux limites à la surface : condition d'adhérence parfaite du fluide à la paroi de la sphère (vitesse relative fluide-sphère nulle au contact) ;
  • Géométrie du corps : la particule est une sphère rigide et indéformable, de surface lisse et isolée (pas d'interaction hydrodynamique avec d'autres sphères) ;
  • Régime quasi-stationnaire : le temps caractéristique d'évolution du mouvement de la sphère est grand devant le temps d'établissement visqueux de l'écoulement (\tau_{\mathrm{visq}} \sim \rho r_0^2/\eta).
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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation

Notions : principe fondamental de la dynamique, poussée d'archimède

En supposant que l'expression statique de la poussée d'Archimède reste applicable dans ces conditions, établir l'équation différentielle vérifiée par la vitesse de la sphère.

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la bille en projetant sur l'axe vertical ascendant en tenant compte du poids, de la poussée d'Archimède et de la traînée de Stokes.

Voir la stratégie
  1. Définir précisément le système, le référentiel d'étude galiléen et les grandeurs associées (volume, masse).
  2. Effectuer le bilan des actions mécaniques extérieures s'exerçant sur la sphère : poids, poussée d'Archimède et force de traînée visqueuse de Stokes.
  3. Appliquer la deuxième loi de Newton pour obtenir l'équation différentielle vectorielle régissant la vitesse \vec{V}(t).
Voir la réponse courte

PFD appliqué à la bille soumise à son poids, la poussée d'Archimède et la force de traînée de Stokes -6\pi\eta r_0 \vec{V}.

Voir le corrigé complet

On étudie la sphère de rayon r_0 et de masse volumique \rho_0, soit de volume \mathcal{V} = \frac{4}{3}\pi r_0^3 et de masse :

m = \rho_0 \mathcal{V} = \frac{4}{3}\pi r_0^3 \rho_0

L'étude est menée dans le référentiel du laboratoire \mathcal{R}(Ox'y'z'), supposé galiléen, au sein duquel le fluide est immobile au repos.

La sphère est soumise à trois forces :

  • son poids : \vec{P} = m\vec{g} = \rho_0 \mathcal{V}\vec{g} ;
  • la poussée d'Archimède, prise sous sa forme statique : \vec{\Pi} = -\rho \mathcal{V}\vec{g} ;
  • la force de frottement visqueux de Stokes : \vec{F}_{\mathrm{S}} = -6\pi\eta r_0 \vec{V}.

D'après la deuxième loi de Newton (principe fondamental de la dynamique) :

m \frac{\mathrm{d}\vec{V}}{\mathrm{d}t} = \vec{P} + \vec{\Pi} + \vec{F}_{\mathrm{S}} = (\rho_0 - \rho)\mathcal{V}\vec{g} - 6\pi\eta r_0 \vec{V}

En divisant par la masse m = \rho_0 \mathcal{V} = \frac{4}{3}\pi r_0^3 \rho_0, il vient :

\frac{\mathrm{d}\vec{V}}{\mathrm{d}t} + \frac{6\pi\eta r_0}{\frac{4}{3}\pi r_0^3 \rho_0}\vec{V} = \frac{\rho_0 - \rho}{\rho_0}\vec{g}

Le terme d'amortissement se simplifie selon :

\frac{6\pi\eta r_0}{\frac{4}{3}\pi r_0^3 \rho_0} = \frac{9\eta}{2\rho_0 r_0^2}

L'équation différentielle vérifiée par la vitesse \vec{V} s'écrit donc :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{V}}{\mathrm{d}t} + \frac{9\eta}{2\rho_0 r_0^2}\vec{V} = \left(1 - \frac{\rho}{\rho_0}\right)\vec{g}}

ou, projetée sur l'axe vertical ascendant \vec{e}_{z'} avec \vec{g} = -g\vec{e}_{z'} :

\frac{\mathrm{d}V_{z'}}{\mathrm{d}t} + \frac{9\eta}{2\rho_0 r_0^2}V_{z'} = -\left(1 - \frac{\rho}{\rho_0}\right)g

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : vitesse limite, temps caractéristique

En déduire l'évolution de la vitesse en fonction du temps en supposant que la sphère est lâchée sans vitesse initiale. Montrer enfin que la sphère tombe dans la direction de la pesanteur et atteint une vitesse constante au bout d'un temps caractéristique. On exprimera et en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre avec second membre constant issue du PFD.

Voir la stratégie
  1. Intégrer l'équation différentielle linéaire du premier ordre établie à la question précédente en tenant compte de la condition initiale \vec{V}(0) = \vec{0}.
  2. Identifier le temps caractéristique \tau et la vitesse limite stationnaire \vec{V}_\infty.
  3. Justifier la direction et le sens du mouvement, puis exprimer V_\infty et \tau.
Voir la réponse courte

Résolution de l'équation différentielle du premier ordre : V_\infty = \frac{2 r_0^2 (\rho_0 - \rho)g}{9\eta} et temps caractéristique \tau = \frac{2 \rho_0 r_0^2}{9\eta}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, l'équation différentielle vérifiée par le vecteur vitesse \vec{V}(t) s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\vec{V}}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{\tau}\vec{V} = \left(1 - \frac{\rho}{\rho_0}\right)\vec{g}

en introduisant le temps caractéristique :

\boxed{\tau = \frac{2\rho_0 r_0^2}{9\eta}}

La solution générale de cette équation différentielle linéaire à coefficients constants avec second membre constant est de la forme :

\vec{V}(t) = \vec{A}\,\mathrm{e}^{-t/\tau} + \vec{V}_\infty

où la solution particulière constante (la vitesse limite lorsque t \to \infty) vaut :

\vec{V}_\infty = \tau \left(1 - \frac{\rho}{\rho_0}\right)\vec{g} = \frac{2(\rho_0 - \rho) r_0^2}{9\eta}\,\vec{g}

La sphère étant lâchée sans vitesse initiale (\vec{V}(0) = \vec{0}), la constante d'intégration vaut \vec{A} = -\vec{V}_\infty, d'où :

\boxed{\vec{V}(t) = \vec{V}_\infty \left(1 - \mathrm{e}^{-t/\tau}\right)}

Puisque \rho_0 \geqslant \rho, le facteur scalaire \frac{2(\rho_0 - \rho) r_0^2}{9\eta} est positif ou nul. Le vecteur vitesse \vec{V}(t) reste à tout instant colinéaire à \vec{g} et de même sens : la sphère tombe donc verticalement vers le bas, dans la direction et le sens de la pesanteur (\vec{g} = -g\vec{e}_{z'}).

Au bout de quelques temps caractéristiques \tau (par exemple pour t \gtrsim 3\tau à 5\%, ou t \gtrsim 5\tau à moins de 1\%), le terme exponentiel devient négligeable et la sphère atteint une vitesse constante \vec{V}_\infty, dont la norme vaut :

\boxed{V_\infty = \frac{2(\rho_0 - \rho) g r_0^2}{9\eta}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : vitesse limite, nombre de reynolds

Pour cette question uniquement, on considère la chute d'une bille de silice de rayon et de masse volumique chutant dans de l'eau. Déterminer la vitesse stationnaire de chute ainsi que le temps typique après lequel elle est atteinte. Les hypothèses d'application de la loi de Stokes sont elles vérifiées ?

Voir l'indice

Calculer numériquement \tau et V_\infty, puis calculer a posteriori le nombre de Reynolds de la bille pour valider l'hypothèse d'écoulement rampant.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les expressions de la vitesse limite V_\infty et du temps caractéristique \tau établies à la question Q18, puis effectuer les applications numériques avec un seul chiffre significatif selon les consignes de l'énoncé.
  2. Évaluer le nombre de Reynolds associé au mouvement de la bille pour vérifier la validité du régime d'écoulement de Stokes, puis examiner les autres hypothèses d'application (milieu infini, continuité du fluide).
Voir la réponse courte

Calcul numérique de V_\infty et \tau, puis vérification que le nombre de Reynolds associé est bien très inférieur à 1.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q18, le temps caractéristique d'établissement du régime permanent et la norme de la vitesse stationnaire de sédimentation s'écrivent :

\tau = \frac{2\rho_0 r_0^2}{9\eta} \quad \text{et} \quad V_\infty = \frac{2(\rho_0 - \rho) g r_0^2}{9\eta} = \frac{\rho_0 - \rho}{\rho_0} g \tau.

1. Application numérique

Les données sont :

  • r_0 = 1\,\mu\text{m} = 10^{-6}\text{ m} ;
  • \rho_0 = 2{,}6\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} = 2{,}6\times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • \rho = 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • \eta = 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s} ;
  • g \simeq 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} (ou 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}).

Calculons le temps caractéristique \tau :

\begin{aligned} \tau &= \frac{2 \times 2{,}6\times 10^3 \times (10^{-6})^2}{9 \times 10^{-3}} = \frac{5{,}2}{9}\times 10^{-6}\text{ s} \simeq 0{,}58\times 10^{-6}\text{ s} \simeq 6\times 10^{-7}\text{ s}. \end{aligned}
\boxed{\tau \simeq 6\times 10^{-7}\text{ s}}

Calculons la vitesse stationnaire de chute V_\infty :

\begin{aligned} V_\infty &= \frac{2(2{,}6\times 10^3 - 10^3) \times 9{,}8 \times (10^{-6})^2}{9 \times 10^{-3}} = \frac{3{,}2 \times 9{,}8}{9}\times 10^{-6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 3{,}5\times 10^{-6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 4\times 10^{-6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. \end{aligned}
\boxed{V_\infty \simeq 4\times 10^{-6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 4\,\mu\text{m}\cdot\text{s}^{-1}}

2. Vérification des hypothèses de la loi de Stokes

  • Écoulement à bas nombre de Reynolds : en choisissant comme longueur caractéristique le diamètre de la sphère L = 2r_0 = 2\,\mu\text{m} (ou son rayon), le nombre de Reynolds de l'écoulement s'écrit :

    \begin{aligned} \mathrm{Re} = \frac{\rho V_\infty (2r_0)}{\eta} = \frac{10^3 \times 3{,}5\times 10^{-6} \times 2\times 10^{-6}}{10^{-3}} \simeq 7\times 10^{-6} \ll 1. \end{aligned}

    La condition fondamentale d'un écoulement rampant (linéarité des équations de Stokes, termes d'inertie négligeables) est donc parfaitement vérifiée.

  • Hypothèse de milieu continu : la taille caractéristique des molécules d'eau est de l'ordre de 0{,}3\text{ nm} \ll r_0 = 1\,\mu\text{m} ; le liquide peut donc être traité comme un milieu continu (nombre de Knudsen négligeable).
  • Milieu non confiné (milieu infini) : dans un récipient macroscopique d'échelle millimétrique ou centimétrique, la distance aux parois est bien supérieure au micromètre (d \gg r_0), les effets de bord sont négligeables.
  • Sphère indéformable et adhérence aux parois : la silice est un matériau rigide et l'adhérence de l'eau sur une bille de silice est une excellente approximation.

Les hypothèses d'application de la formule de Stokes sont donc pleinement validées.

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : vitesse de sédimentation, ordre de grandeur

La masse volumique d'une bactérie est proche de celle de l'eau, de l'ordre de . On considère que l'on peut négliger les effets de la pesanteur lors d'une expérience si la bactérie a sédimenté sur une hauteur faible par rapport à celle de la zone d'observation. Déterminer un ordre de grandeur du temps d'observation au-delà duquel l'effet de la sédimentation devient observable pour une étude dans une cellule de microscopie d'épaisseur .

Voir l'indice

Calculer la vitesse de sédimentation bactérienne avec le très faible contraste de masse volumique, puis estimer la durée nécessaire pour parcourir une fraction mesurable de l'épaisseur de la cuve.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la bactérie par une sphère de rayon R = 1\,\mu\text{m} en chute dans l'eau et calculer sa vitesse limite de sédimentation V_\infty établie à la question Q18.
  2. Relier la hauteur de sédimentation au temps d'observation t_{\text{obs}} et à l'épaisseur de la cellule e_{\text{cell}}.
  3. Effectuer l'application numérique avec un chiffre significatif et commenter le résultat au regard des durées typiques d'observation au microscope.
Voir la réponse courte

Calcul de la vitesse de sédimentation pour l'écart de masse volumique \Delta \rho, puis estimation du temps pour parcourir une fraction de e_{\text{cell}}.

Voir le corrigé complet

Comme établi à la question Q18, le temps caractéristique d'établissement de la vitesse limite est :

\tau = \frac{2\rho_0 R^2}{9\eta} \sim 10^{-7}\text{ s}

Ce régime transitoire étant instantané à l'échelle macroscopique, la bactérie sédimente à la vitesse constante V_\infty donnée par la formule de Stokes :

V_\infty = \frac{2(\rho_0 - \rho)g R^2}{9\eta}

Avec les données du sujet :

  • \rho_0 = 1{,}01\,\text{g}\cdot\text{cm}^{-3} = 1{,}01\times 10^3\,\text{kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • \rho = 10^3\,\text{kg}\cdot\text{m}^{-3}, d'où \rho_0 - \rho = 10\,\text{kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • R = 1\,\mu\text{m} = 10^{-6}\,\text{m} ;
  • \eta = 10^{-3}\,\text{Pa}\cdot\text{s} ;
  • g \simeq 9{,}8\,\text{m}\cdot\text{s}^{-2} \approx 10\,\text{m}\cdot\text{s}^{-2}.

On obtient une vitesse de chute stationnaire :

V_\infty = \frac{2 \times 10 \times 10 \times (10^{-6})^2}{9 \times 10^{-3}} \simeq 2\times 10^{-8}\,\text{m}\cdot\text{s}^{-1} = 0{,}02\,\mu\text{m}\cdot\text{s}^{-1}

La sédimentation devient observable lorsque la distance parcourue verticalement h_{\text{sed}} = V_\infty t_{\text{obs}} n'est plus négligeable devant l'épaisseur e_{\text{cell}} de la cellule de microscopie, soit pour un temps typique :

t_{\text{obs}} \sim \frac{e_{\text{cell}}}{V_\infty}

Pour e_{\text{cell}} = 500\,\mu\text{m} = 5\times 10^{-4}\,\text{m} :

t_{\text{obs}} \sim \frac{5\times 10^{-4}}{2\times 10^{-8}} \simeq 2{,}5\times 10^4\,\text{s}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{t_{\text{obs}} \sim 2\times 10^4\text{ s} \quad (\sim 6\text{ h})}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique BCPST 2020 ?

Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique et diffusion de particules (33 % des questions, partie I), Mécanique des fluides (32 %, partie II), Cinématique et dynamique du point (16 %) et Facteur de Boltzmann et physique statistique (10 %). Plus ponctuellement : Cinétique chimique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Mécanique du solide et Circuits électriques et régimes transitoires.

Peut-on travailler le sujet ENS Physique BCPST 2020 dès la première année (BCPST1) ?

En partie : 24 questions sur 53 (45 %) ne demandent que le programme de BCPST1. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q11).

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique BCPST 2020 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie II est la plus longue (environ 2 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique BCPST 2020 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q30 (force de traînée), Q31 (force de traînée), Q33 (moment d'une force), Q43 (fonction de corrélation), Q46 (variance) et Q52 (développement limité).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique BCPST 2020 ?

Questions de cours : Q1 (loi de fick), Q12 (nombre de reynolds), Q16 (formule de stokes) et Q37 (flux convectif). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (symétrie et invariance), Q4 (flux diffusif), Q13 (nombre de reynolds), Q17 (principe fondamental de la dynamique), Q18 (vitesse limite), Q38 (nombre de péclet) et Q52 (développement limité).

Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique BCPST 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (36 sur 53), par exemple : Q1, Q3 à Q7, Q9 à Q13, Q15 à Q25, Q27 à Q29, Q34 à Q39, Q42, Q45, Q47, Q48 et Q53. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q2, Q14, Q26, Q30, Q32, Q40, Q41, Q44, Q46 et Q50 à Q52.

Le sujet ENS Physique BCPST 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet ENS Physique BCPST 2020 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. La moyenne de l'épreuve n'est que de 8,52/20 et le jury dit avoir été surpris du niveau en physique des candidats, relevant des lacunes importantes sur des outils élémentaires. Écart-type : 3,58 (624 présents).

Faut-il connaître le théorème du coquillage de Purcell pour répondre en Q15 ?

Non : l'énoncé guide entièrement l'analyse à partir de la linéarité de l'équation de Stokes. Inverser le gradient de pression inverse les vitesses, ce qui annule le déplacement net lors d'un cycle périodique symétrique.

Quelle hypothèse permet d'obtenir la formule de l'incertitude relative en Q46 ?

L'hypothèse d'une faible saturation des récepteurs (c \ll c_{1/2}, soit p \ll 1). Précisée au début de la sous-partie III.A, elle permet de simplifier p(1-p) \approx p pour aboutir à l'expression fournie.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.