Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 MPI 2023
Les téléphones portables
- 45 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en MP2I et MPSI : 22 questions sur 45, parties III et I.B.2
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Optique ondulatoire, Optique géométrique, Diffusion et transferts thermiques · 10 incontournables · 22 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet propose une exploration transversale et appliquée des technologies qui constituent un smartphone moderne. La première partie analyse l'objectif photographique et ses limites (diffraction, aberrations sphériques et profil asphérique). La deuxième partie aborde la mesure interférentielle de la taille des pixels de l'écran, enrichie d'une étude de cohérence spatiale et de simulations numériques en Python. La troisième partie relève de l'électrochimie et de la thermochimie appliquées aux accumulateurs lithium-ion. Enfin, la quatrième partie traite de la thermique du test en température négative, depuis le cycle frigorifique jusqu'à la résolution numérique de l'équation de Laplace par relaxation.
Il s'agit d'une excellente épreuve d'entraînement pour les concours Centrale-Supélec et Mines-Ponts. Les questions oscillent entre modélisations physiques directes, exploitations documentaires réalistes, calculs d'incertitudes expérimentales et programmation Python, balayant une grande diversité de compétences du programme.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,36/20)
- Temps estimé
- ≈ 4 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Optique ondulatoire34 %
- Optique géométrique23 %
- Diffusion et transferts thermiques20 %
- Solutions aqueuses et électrochimie13 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MP2I et MPSI : 22 questions sur 45, parties III et I.B.2.
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Parties indépendantes
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Sommaire
45 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
45 questionsPartie I : Étude du module photographique d'un smartphone
I.A · Etude du capteur de l'appareil photographique
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique
Notions : capteur ccd, grandissement
À partir des données du téléphone portable fournies dans le document réponse, déterminer la longueur et la largeur du capteur de ce téléphone. En déduire la taille approximative d'un pixel du capteur.
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Exprimer la longueur et la largeur à partir de la diagonale en pouces convertie en millimètres et du rapport d'aspect 4/3, puis diviser par le nombre de pixels sur chaque axe.
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- Déterminer le rapport d'aspect du capteur à partir de sa définition en pixels (N_x \times N_y), les pixels étant carrés.
- Exprimer géométriquement la longueur L et la largeur l en fonction de la diagonale d, puis réaliser l'application numérique.
- En déduire la dimension linéaire p d'un pixel par division de la longueur ou de la largeur par le nombre correspondant de pixels.
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Calcul des dimensions du capteur à partir de sa diagonale et de son format, puis division par le nombre de pixels.
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Soit N_x = 4000 et N_y = 3000 le nombre de pixels selon la longueur L et la largeur l du capteur. Les pixels étant supposés carrés de côté p et accolés, les dimensions du capteur s'écrivent :
Le rapport des dimensions vérifie donc :
Par le théorème de Pythagore, la diagonale d du capteur rectangulaire vaut :
On en déduit les expressions de la longueur et de la largeur :
D'après les données de l'énoncé, la diagonale est égale à un tiers de pouce avec 1\text{ pouce} = 25,4\text{ mm} :
On calcule alors numériquement les dimensions du capteur :
La taille approximative p d'un pixel s'en déduit directement :
Résultat
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : tache d'airy, pouvoir de résolution
Après avoir justifié la longueur d'onde lumineuse choisie, déterminer la taille caractéristique de la tache de diffraction visible sur le capteur si l'objectif est éclairé par un « point unique » situé à l'infini.
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Choisir une longueur d'onde moyenne du spectre visible (\lambda \approx 550\text{ nm}) et utiliser la formule du rayon angulaire ou du diamètre de la tache d'Airy au foyer.
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- Justifier le choix d'une longueur d'onde représentative du domaine visible (au maximum de sensibilité de l'œil).
- Exprimer le demi-angle de diffraction pour une ouverture circulaire de diamètre D (tache d'Airy), puis en déduire le rayon ou le diamètre de la tache dans le plan focal du capteur en fonction du nombre d'ouverture N = f'/D.
- Réaliser l'application numérique pour le rayon et le diamètre de la tache.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix d'une longueur d'onde moyenne du visible et calcul du diamètre de la tache d'Airy d = 2{,}44\lambda f'/D.
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Le module photographique d'un smartphone est destiné à former des images dans le spectre visible, s'étendant de 400\text{ nm} à 700\text{ nm}. On choisit usuellement la longueur d'onde correspondant au maximum de sensibilité de l'œil humain de jour (vision photopique) :
Un point source situé à l'infini sur l'axe optique envoie une onde plane sur l'ouverture circulaire de diamètre D de l'objectif. Le phénomène de diffraction à l'infini (dans les conditions de Fraunhofer) produit, dans le plan focal image situé à la distance f' de l'objectif, la figure d'Airy dont le premier anneau sombre est repéré par le demi-angle de diffraction :
Dans l'approximation des petits angles, le rayon r_{\text{diff}} de la tache centrale de diffraction (disque d'Airy) sur le capteur s'écrit :
En introduisant le nombre d'ouverture N = \dfrac{f'}{D}, on obtient :
Le diamètre correspondant vaut :
Application numérique : avec \lambda = 550\text{ nm} = 0,55\ \mu\text{m} et N = 2,2,
La taille caractéristique (diamètre du disque d'Airy) est donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Optique géométrique › Instruments d'optique
Notions : critère de rayleigh, échantillonnage spatial
Proposer une justification au choix de l'entreprise de configurer par défaut la prise d'image en full HD ( pixels) au lieu de la résolution 4K ( pixels).
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Comparer la taille de la tache de diffraction au pas des pixels en Full HD et en 4K afin d'évaluer si la haute résolution apporte un gain effectif ou du suréchantillonnage.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer la dimension de la tache de diffraction déterminée à la question Q2 avec la taille des pixels physiques et celle correspondant aux deux résolutions (Full HD et 4K).
- Analyser les conséquences optiques (limite de résolution par diffraction) et pratiques (bruit numérique, stockage et consommation énergétique).
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La tache de diffraction étant supérieure au pixel en 4K, la résolution supplémentaire n'apporte aucun gain réel d'information.
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Le capteur possède une définition native de 4000 \times 3000 pixels pour une taille de pixel physique p \approx 1,7\ \mu\mathrm{m} (question Q1).
Limite optique imposée par la diffraction : D'après la question Q2, le diamètre de la tache d'Airy vaut d_{\text{diff}} \approx 3,0\ \mu\mathrm{m}. Cette tache s'étend sur une largeur supérieure à celle d'un pixel physique (d_{\text{diff}} > p).
- En résolution 4K (3840 \times 2160), le format utilise quasiment chaque pixel physique individuellement (avec un léger recadrage au format 16:9). La taille d'un pixel d'image est donc de l'ordre de 1,7\ \mu\mathrm{m} < d_{\text{diff}} : l'image est optiquement sur-échantillonnée et la diffraction limite la résolution effective. La 4K n'apporte donc pas de gain réel de netteté par rapport à la limite de diffraction.
En résolution Full HD (1920 \times 1080), le nombre de pixels par ligne et par colonne est divisé par 2 par rapport à la 4K. Cela correspond à regrouper les pixels par blocs de 2 \times 2 (pixel binning ou sous-échantillonnage). La taille d'un pixel virtuel devient alors :
p' \approx 2 \times 1,69\ \mu\mathrm{m} \approx 3,4\ \mu\mathrm{m}Cette dimension est en excellente adéquation avec le diamètre de la tache d'Airy (p' \approx d_{\text{diff}}), satisfaisant de façon optimale le critère de Shannon sans sous-échantillonnage perceptible.
Avantages techniques et ergonomiques :
- Qualité d'image et sensibilité : Le regroupement de 4 pixels physiques pour former un pixel Full HD permet d'augmenter le rapport signal sur bruit (SNR), particulièrement en basse luminosité.
- Stockage et bande passante : Une image ou vidéo en Full HD contient 4 fois moins de données qu'en 4K (1920 \times 1080 \approx 2,1\ \text{Mpx} contre 3840 \times 2160 \approx 8,3\ \text{Mpx}), ce qui réduit drastiquement l'espace de stockage nécessaire et accélère les transferts.
- Consommation et échauffement : L'enregistrement en Full HD sollicite beaucoup moins le processeur d'image (ISP), ce qui préserve l'autonomie de la batterie et limite la surchauffe du téléphone portable.
Résultat
I.B.1 · Condition de traversée de la lentille
Question 4
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques
Notions : réflexion totale, angle limite
Compléter sur la figure A du document réponse le trajet de ce rayon lumineux lors de son passage à travers la lentille. On notera l'angle incident sur le dioptre verre-air et l'angle réfracté correspondant. Déterminer l'expression de , valeur limite du rayon du faisceau si l'on souhaite que tous les rayons incidents émergent de la lentille. Calculer numériquement la valeur de . En réalité, le constructeur a choisi un diamètre de la lentille . Justifier ce choix.
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Appliquer les lois de Snell-Descartes au dioptre plan puis au dioptre sphérique, et identifier la condition d'angle limite de réflexion totale au dioptre verre-air.
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- Décrire le trajet du rayon : étudier la réfraction sur la face plane (incidence normale), puis déterminer la normale et les angles sur le dioptre sphérique de centre C.
- Appliquer la loi de Snell-Descartes au dioptre sphérique verre-air et exprimer la condition limite de réflexion totale pour en déduire r_0.
- Comparer le demi-diamètre \Phi/2 à r_0 pour justifier le dimensionnement choisi par le constructeur.
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Tracé de la réfraction, condition de réflexion totale au dioptre verre-air \sin i_{\text{lim}} = 1/n, détermination de r_0.
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1. Trajet du rayon lumineux à travers la lentille
- Face plane d'entrée : le rayon incident arrive parallèlement à l'axe optique, donc sous incidence normale sur le dioptre plan. L'angle d'incidence est nul, le rayon traverse sans être dévié et poursuit sa trajectoire rectiligne dans le verre à la distance r de l'axe (Ox).
Face hémisphérique de sortie : le dioptre sphérique a pour centre C et pour rayon R. La normale au point d'incidence I est la droite passant par le centre de courbure C, orientée vers l'extérieur. Dans le triangle rectangle formé par la projection de I sur l'axe optique, C et I, l'hypoténuse est CI = R et le côté opposé vaut r. L'angle d'incidence i entre le rayon (horizontal) et la normale (CI) vérifie ainsi :
\sin i = \frac{r}{R}Réfraction : d'après la loi de Snell-Descartes pour la réfraction au dioptre verre-air :
n \sin i = 1 \times \sin t \implies \sin t = n \sin iComme n > 1, on a t > i : le rayon réfracté s'écarte de la normale et converge vers l'axe optique.
2. Expression et calcul de la valeur limite r_0
La réfraction n'est possible que si \sin t \le 1. La valeur limite r_0 correspond à l'angle de réfraction critique t = \pi/2 (émergence rasante) :
soit :
Application numérique avec R = 4{,}0\text{ mm} et n = 1{,}52 :
3. Justification du choix de \Phi = 5{,}0\text{ mm}
Le rayon physique de la lentille correspond à :
On constate que :
En choisissant ce diamètre, le constructeur s'assure que tous les rayons incidents qui pénètrent dans la lentille émergent sans subir de réflexion totale, tout en maximisant l'ouverture optique (et donc le flux lumineux collecté).
Résultat
I.B.2 · Étude des rayons proches de l'axe optique
Question 5
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques ; Lentilles, miroirs et formation des images
Notions : dioptre sphérique, relation trigonométrique
On note la position de l'intersection du rayon incident avec l'axe optique après son passage au travers de la lentille. Montrer que la distance algébrique vérifie
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Repérer le triangle formé par le centre de courbure, le point d'émergence sur la sphère et le foyer marginal A', puis appliquer la trigonométrie élémentaire.
Voir la stratégieStratégie
- Repérer les coordonnées du point d'incidence I sur le dioptre sphérique en fonction du rayon de courbure R et de l'angle d'incidence i.
- Déterminer l'angle que fait le rayon réfracté avec l'axe optique (Ox) à partir des lois de Snell-Descartes.
- Projeter le point I sur l'axe optique et exprimer la distance \overline{CA'} par la relation de Chasles dans un triangle rectangle judicieusement choisi.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application des lois de Snell-Descartes et de relations trigonométriques dans le triangle formé par le centre de courbure et le rayon émergent.
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Le centre C de la face plane est également le centre de courbure de la face hémisphérique de la demi-boule.
- Le rayon incident se propage parallèlement à l'axe optique à la distance r de celui-ci. Il entre dans la lentille sous incidence normale sur la face plane, sans déviation.
- Il atteint le dioptre sphérique au point I. La droite (CI) est normale à la surface sphérique en I et coupe l'axe (Ox) en faisant un angle i avec la direction incidente.
Par définition du sinus dans le repère centré en C, la hauteur du point I vaut :
r = R \sin iet l'abscisse de sa projection orthogonale H sur l'axe optique est :
\overline{CH} = R \cos i
Au point I, le rayon passe du verre d'indice n à l'air d'indice 1. D'après les lois de Snell-Descartes pour la réfraction :
L'angle entre le rayon réfracté et la normale (CI) est t. Comme la normale fait un angle i avec la direction de l'axe (Ox), le rayon émergent fait avec l'axe optique un angle :
Considérons le triangle IHA', rectangle en H :
Par la relation de Chasles sur l'axe optique :
En remplaçant par les expressions obtenues, on trouve :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images
Notions : approximation de gauss, foyer image
En déduire, en fonction de et , l'expression de la limite de lorsque la distance tend vers 0. Calculer numériquement .
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Effectuer un développement limité au premier ordre pour les petits angles d'incidence i et t en exploitant la loi de Snell-Descartes paraxiale.
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Développement aux petits angles pour r \to 0 conduisant à l'expression de la distance focale paraxial \overline{CF'}.
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Lorsque la distance r du rayon incident à l'axe optique tend vers 0, l'angle d'incidence i = \arcsin(r/R) tend vers 0. D'après la loi de Snell-Descartes \sin t = n \sin i, l'angle de réfraction t tend également vers 0.
Au voisinage de zéro, on utilise les équivalents usuels :
En injectant ces équivalents dans l'expression de \overline{CA'} établie à la question Q5, il vient :
Application numérique : Avec R = 4{,}0\text{ mm} et n = 1{,}52 :
Avec deux chiffres significatifs :
Résultat
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images
Notions : stigmatisme approché, foyer principal image
Dans quelle condition peut-on considérer que le point est stigmatiquement conjugué d'un point source situé à l'infini sur l'axe ? Comment peut-on nommer le point ?
Voir l'indiceIndice
Rappeler les conditions d'approximation paraxiale de Gauss et préciser la qualification de ce point d'intersection particulier.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conditions de Gauss (rayons paraxiaux) assurant le stigmatisme approché, définition du foyer principal image F'.
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Condition de stigmatisme : D'après les questions précédentes, la position de l'intersection A' du rayon émergent avec l'axe optique dépend de la distance r à l'axe (aberration sphérique). La convergence en un point unique F' n'est obtenue que dans la limite r \to 0.
Le point F' ne peut donc être considéré comme le conjugué stigmatique d'un point source à l'infini sur l'axe que dans le cadre des conditions de Gauss (ou approximation paraxiale) :
- les rayons lumineux sont proches de l'axe optique (r \ll R) ;
- les rayons sont peu inclinés par rapport à l'axe optique (angles i et t petits devant 1 rad).
Dans ces conditions, le système présente un stigmatisme approché.
- Nom du point F' : Le point F', image dans les conditions de Gauss d'un point objet situé à l'infini sur l'axe optique, est le foyer principal image (ou simplement foyer image) de la lentille.
Résultat
I.B.3 · Étude de l'aberration sphérique de la lentille
Question 8
DifficileTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : aberration sphérique, profondeur de champ
Déterminer numériquement la distance TSA (transversal spherical aberration) entre et le point où ce rayon extrême rencontre le capteur. Un schéma faisant apparaitre la distance TSA est attendu. Comparer la distance TSA à la taille de la tache de diffraction obtenue en question 2 et à la dimension d'un pixel. Conclure sur l'adéquation de cette lentille au téléphone portable considéré.
Voir l'indiceIndice
Calculer la position du point de convergence pour le rayon extrême r = r_0 et utiliser la relation de Thalès pour trouver l'écart transversal sur le plan focal image.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la position du point de convergence marginal A' sur l'axe optique pour le rayon extrême à r = r_0.
- Exprimer géométriquement la hauteur d'interception du rayon réfracté avec le plan du capteur situé en \overline{CF'}, ce qui définit la distance TSA.
- Réaliser un schéma clair illustrant les grandeurs \overline{CA'}, \overline{CF'}, l'angle t-i et la distance TSA.
- Calculer numériquement TSA et la comparer au diamètre de la tache de diffraction ainsi qu'à la dimension d'un pixel pour juger de la pertinence de cette lentille.
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Calcul géométrique de l'aberration sphérique transversale et comparaison avec la tache de diffraction et la taille d'un pixel.
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Pour le rayon extrême incident à la distance r = r_0 = \dfrac{R}{n} de l'axe optique (d'après la question Q4), on a :
En utilisant l'expression établie à la question Q5 pour la position du point d'intersection A' du rayon réfracté avec l'axe optique :
Puisque t = \dfrac{\pi}{2}, on a \tan(t - i) = \tan\left(\frac{\pi}{2} - i\right) = \cot i = \dfrac{\cos i}{\sin i}, ce qui donne :
Application numérique :
Le capteur est placé dans le plan focal image paraxial, à l'abscisse x = \overline{CF'} = \dfrac{nR}{n-1} \approx 11{,}7\text{ mm} (d'après la question Q6).
Après avoir coupé l'axe optique en A', le rayon réfracté poursuit sa propagation rectiligne en faisant un angle \alpha = t - i avec l'axe optique. Dans le triangle rectangle reliant le point A', le foyer F' et le point de rencontre du rayon avec le capteur, la distance transversale d'aberration sphérique vaut :
Or \tan(t - i) = \cot i = \sqrt{n^2 - 1}. En remplaçant \overline{CF'} et \overline{CA'} par leurs expressions :
Application numérique :
Comparaisons et conclusion :
- Taille de la tache de diffraction (question Q2) : d_{\text{diff}} \approx 3{,}0\ \mu\text{m}.
- Dimension d'un pixel du capteur (question Q1) : p \approx 1{,}7\ \mu\text{m}.
On constate que :
L'aberration géométrique sphérique est prépondérante devant la diffraction : la tache lumineuse formée sur le capteur a une dimension millimétrique, plusieurs milliers de fois supérieure à la taille d'un pixel. De plus, \text{TSA} \approx 7{,}3\text{ mm} est même supérieure à la demi-largeur du capteur (l/2 \approx 2{,}5\text{ mm}), ce qui signifie que le rayon extrême sort complètement du capteur.
Conclusion : Une telle lentille demi-boule simple présente des aberrations géométriques rédhibitoires et n'est absolument pas adaptée à l'appareil photographique d'un smartphone. Il est indispensable d'utiliser des surfaces asphériques ou un doublet/multiplet de lentilles correctrices.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
I.B.4 · Détermination du profil d'une lentille asphérique
Question 9
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence ; Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images
Notions : théorème de malus, chemin optique
Montrer que l'épaisseur de la lentille à la distance de l'axe doit vérifier
Voir l'indiceIndice
Écrire l'égalité des chemins optiques entre le rayon axial et un rayon incident d'ordonnée r joignant le foyer image commun F'.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir comme surface d'onde incidente de référence le plan de la face d'entrée de la lentille (x = 0), perpendiculaire aux rayons incidents.
- Exprimer le chemin optique \mathcal{L}(0) d'un rayon se propageant sur l'axe optique depuis ce plan jusqu'au foyer image F'.
- Exprimer le chemin optique \mathcal{L}(r) d'un rayon incident situé à la distance r de l'axe, en repérant les coordonnées du point de sortie I de la surface asphérique.
- Égaler les deux chemins optiques pour assurer la convergence en phase de tous les rayons en F' (condition de stigmatisme rigoureux).
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Égalité des chemins optiques entre le front d'onde plan incident et le foyer image d'après le théorème de Malus.
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Considérons une onde plane incidente se propageant selon l'axe (Ox), sous incidence normale sur la face plane d'entrée de la lentille située en x = 0. Le plan x = 0 constitue une surface d'onde de référence sur laquelle tous les points sont en phase.
D'après le résultat de la question Q6, le foyer image paraxial F' est situé à l'abscisse :
La lentille asphérique conserve une épaisseur au sommet identique à celle de la demi-boule, soit e(0) = R, de sorte que le sommet de la lentille est au point S(R, 0).
1. Chemin optique pour le rayon se propageant sur l'axe (r = 0) :
- De C(0,0) à S(R,0), le rayon traverse le matériau d'indice n sur la distance R : [CS] = nR.
De S(R,0) à F'\left(\frac{nR}{n-1}, 0\right), le rayon se propage dans l'air (d'indice 1) sur la distance :
SF' = x_{F'} - x_S = \frac{nR}{n-1} - R = \frac{R}{n-1}
Le chemin optique total sur l'axe entre le plan d'entrée et F' vaut donc :
2. Chemin optique pour un rayon incident situé à la distance r de l'axe :
Le rayon pénètre sous incidence normale au point P_0(0, r) et se propage sans déviation à l'intérieur de la lentille jusqu'au point I de la face de sortie. Par définition de l'épaisseur e(r), le point I a pour coordonnées cartésiennes :
x_I = e(r) \quad \text{et} \quad y_I = rLe chemin optique correspondant dans la lentille est : [P_0I] = n\,e(r).
Le rayon émerge en I et se propage en ligne droite dans l'air jusqu'à F'. La distance géométrique IF' est donnée par :
IF' = \sqrt{(x_{F'} - x_I)^2 + (y_{F'} - y_I)^2} = \sqrt{\left(\frac{nR}{n-1} - e(r)\right)^2 + r^2}Le chemin optique associé dans l'air est : [IF'] = 1 \times IF'.
Le chemin optique total pour ce rayon vaut donc :
3. Condition de stigmatisme rigoureux : Pour que l'onde émergeante converge au point F', les surfaces d'onde doivent être des sphères centrées sur F'. D'après le principe de Fermat et le théorème de Malus, tous les chemins optiques joignant la surface d'onde incidente au point de convergence F' doivent être égaux :
On obtient ainsi la relation demandée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence ; Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images
Notions : approximation paraxiale, développement limité
Exprimer le rapport lorsque . Montrer qu'alors le profil de la lentille asphérique est pratiquement confondu avec celui de la lentille demi-boule.
Voir l'indiceIndice
Développer l'expression de la racine carrée pour r \ll R à l'ordre deux en r/R et comparer au développement de l'épaisseur d'une calotte sphérique.
Voir la stratégieStratégie
- Effectuer un développement limité au deuxième ordre en r/R de l'équation implicite obtenue en Q9 pour déterminer e(r).
- Exprimer l'épaisseur d'une lentille demi-boule sphérique de rayon R et réaliser son développement limité au même ordre pour comparer les deux profils.
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Développement limité de l'épaisseur pour r \ll R retrouvant l'équation de la calotte sphérique de rayon R.
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L'équation satisfaite par e(r) établie en Q9 s'écrit :
Pour r = 0, on a e(0) = R. Lorsque r \ll R, on pose e(r) = R - \varepsilon(r), où \varepsilon(r) est un infiniment petit d'ordre supérieur ou égal à 2 en r/R.
Le terme sous la racine carrée se développe selon :
En factorisant par \left(\frac{R}{n-1}\right)^2 et en utilisant le développement limité \sqrt{1+u} = 1 + \frac{1}{2}u + o(u) :
En injectant cette expression dans la relation initiale :
Comme n - 1 \neq 0, on en déduit :
soit pour le profil asphérique :
Pour la lentille demi-boule (dioptre sphérique de rayon R), l'épaisseur e_{\text{boule}}(r) est donnée par l'équation du cercle de centre C :
Le développement limité à l'ordre 2 de l'épaisseur est rigoureusement identique pour la lentille asphérique et la lentille demi-boule : les deux surfaces ont même rayon de courbure R au sommet. Ainsi, pour r \ll R, le profil de la lentille asphérique est pratiquement confondu avec celui de la demi-boule.
Résultat
Partie II : Étude des pixels de l'écran d'un smartphone
II.A · Estimation de la taille d'un pixel
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique
Notions : pouvoir séparateur de l'œil, résolution angulaire
Montrer qu'il existe une taille de pixel maximale pour satisfaire à la description précédente. Calculer sa valeur numérique.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le diamètre angulaire apparent d'un pixel situé à la distance normale d'observation et poser qu'il doit être inférieur au pouvoir séparateur de l'œil.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le diamètre apparent (angle sous-tendu) \theta d'un pixel de dimension a vu à la distance normale d'observation d.
- Traduire la condition pour que deux détails ou un pixel individuel ne soient pas discernables par l'œil, en faisant intervenir son pouvoir séparateur angulaire \alpha.
- En déduire l'expression littérale puis la valeur numérique de la dimension maximale a_{\max} d'un pixel.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation du pouvoir de résolution angulaire de l'œil humain à la distance minimale de vision distincte.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Soit un pixel de taille a observé à la distance normale d = 30\text{ cm}. Sous l'approximation des petits angles (car a \ll d), l'angle sous-tendu par le pixel depuis la pupille de l'œil est :
D'après le critère de résolution de l'œil humain, deux points sources ou les bords d'un détail ne peuvent être discernés si leur séparation angulaire est inférieure au pouvoir de résolution angulaire \alpha de l'œil :
Il existe donc une taille maximale de pixel a_{\max}, donnée par :
Application numérique : Avec les données de l'énoncé :
- distance normale d'observation : d = 30\text{ cm} = 0{,}30\text{ m} ;
- pouvoir de résolution de l'œil : \alpha = 3{,}0 \times 10^{-4}\text{ rad}.
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Démarche expérimentale
- Faisable en première année (toutes filières)
- Mesures et incertitudes
Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique
Notions : incertitude de type b, mesure optique
Estimer la dimension d'un pixel de l'écran présenté dans la figure 5, ainsi que l'incertitude de cette mesure. La photographie a été grossie 10 fois par rapport à l'image réelle.
Voir l'indiceIndice
Mesurer la longueur occupée par un ensemble de plusieurs pixels sur la figure grossie par 10 pour réduire l'incertitude de lecture, puis diviser par le nombre de pixels et le facteur de grandissement.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier sur la photographie les crénelages (marches d'escalier) caractéristiques des pixels individuels le long d'une ligne oblique ou arrondie (par exemple la barre oblique du chiffre « 4 » ou les contours de l'icône de batterie).
- Mesurer à la règle graduée une longueur L correspondant à un nombre entier N_p de pixels afin de minimiser l'incertitude relative de lecture.
- Relier la dimension réelle a d'un pixel à L, au grossissement G = 10 et à N_p, puis estimer l'incertitude-type u(a) par propagation d'incertitude de type B.
Voir la réponse courteRéponse courte
Mesure sur la photographie grossie, division par le grandissement et évaluation de l'incertitude-type de lecture.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur la figure 5, les contours des chiffres et symboles présentent des crénelages dont chaque « marche » correspond à un pixel (ou à un sous-pixel). Pour limiter l'incertitude de lecture, on mesure la longueur L occupée par une rangée de N_p pixels consécutifs.
En effectuant la mesure sur le document :
Pour une série de N_p = 10 pixels le long d'un bord crénelé, on mesure à la règle :
L \approx 7{,}8\text{ mm} \quad (\text{soit environ } 0{,}8\text{ mm par pixel sur le cliché}).
La photographie étant agrandie d'un facteur G = 10, la taille réelle a d'un pixel sur l'écran s'écrit :
Numériquement :
Estimation de l'incertitude-type u(a) :
La mesure de L est réalisée avec une règle graduée au millimètre. En tenant compte des deux pointés et du flou inhérent aux bords des pixels sur l'impression, on estime raisonnablement l'incertitude-type de lecture à :
Le facteur de grandissement G = 10 et le comptage N_p = 10 étant supposés sans incertitude, l'incertitude-type sur a s'écrit :
On peut donc conclure :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
II.B.1 · Premier montage
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : collimateur, division du front d'onde
À quelle distance de la lentille doit-on placer l'écran pour que les rayons issus de ressortent parallèles à l'axe après la lentille ? Sur la figure B du document réponse, compléter le trajet des deux rayons issus de interférant au point placé sur l'écran. Justifier que les rayons issus de et de convergeant au point sont parallèles entre eux avant d'atteindre la lentille .
Voir l'indiceIndice
Positionner l'écran dans le plan focal objet de la lentille collimatrice \mathcal{L}_2 pour obtenir des faisceaux parallèles après traversée.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les propriétés des plans focaux d'une lentille mince convergente pour les deux sens de propagation (aller de droite à gauche, retour de gauche à droite).
- Tracer le trajet aller des rayons issus de (S) jusqu'aux miroirs P_1 et P_2.
- Utiliser la propriété du stigmatisme et du plan focal image pour justifier le parallélisme des rayons au retour.
Voir la réponse courteRéponse courte
Positionnement de la source au foyer objet de la lentille pour obtenir un faisceau collimaté et tracé des rayons.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Distance entre la lentille \mathcal{L}_2 et l'écran
Lors du trajet aller (propagation de droite à gauche), les rayons lumineux sont émis depuis la source ponctuelle (S) située sur l'axe optique. Pour que ces rayons émergent de la lentille \mathcal{L}_2 sous la forme d'un faisceau cylindrique parallèle à l'axe optique, la source (S) (et donc l'écran) doit se situer dans le plan focal objet de la lentille pour ce sens de propagation.
La distance séparant l'écran de la lentille \mathcal{L}_2 doit donc être égale à la distance focale de celle-ci :
2. Trajet des deux rayons lumineux (figure B)
- À l'aller : les deux rayons partent du point source (S) situé en O, divergent vers la lentille \mathcal{L}_2, puis en émergent parallèlement à l'axe optique (Ox) pour atteindre en incidence normale les miroirs P_1 et P_2.
- Au retour : les rayons sont réfléchis et diffractés par P_1 et P_2. Les deux rayons qui atteignent le point d'observation M sur l'écran suivent le trajet déjà amorcé sur la figure.
3. Parallélisme des rayons issus de P_1 et P_2 avant \mathcal{L}_2
Au retour, la lumière se propage de la gauche vers la droite. L'écran étant positionné à une distance f'_2 en aval de la lentille \mathcal{L}_2, il coïncide avec son plan focal image.
D'après les propriétés d'une lentille mince stigmatique, tout point M situé dans le plan focal image est le foyer secondaire image associé à une onde plane incidente, c'est-à-dire à un faisceau de rayons incidents parallèles entre eux à l'infini en amont de la lentille.
Par conséquent, les rayons issus de P_1 et P_2 qui émergent de \mathcal{L}_2 en convergeant au point M sont obligatoirement parallèles entre eux avant la traversée de la lentille \mathcal{L}_2.
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence ; Interférences par division du front d'onde
Notions : théorème de malus, différence de marche
En utilisant notamment le théorème de Malus, montrer que , la différence de marche des deux rayons au point , est égale à la distance (figure B). Montrer que cette différence de marche s'écrit
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'orthogonalité des rayons lumineux aux surfaces d'onde selon le théorème de Malus pour ramener la différence de marche au retard géométrique P_1H.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la différence de chemin optique entre les deux trajets allant de S à M en la décomposant en trajet aller (S \to P_i) et trajet retour (P_i \to M).
- Utiliser le stigmatisme pour le trajet aller et le théorème de Malus pour le trajet retour afin de montrer que \delta(M) = P_1 H.
- Relier la distance géométrique P_1 H à l'inclinaison \theta du faisceau, puis à l'ordonnée y du point M dans les conditions de Gauss.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du théorème de Malus sur les fronts d'onde plans pour relier la différence de marche à la projection ay/f'_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La différence de marche entre les deux rayons interférant au point M s'écrit :
1. Trajet aller (de la source S aux miroirs P_1 et P_2) : La source ponctuelle S est située au foyer objet de la lentille \mathcal{L}_2. Le faisceau émerge de \mathcal{L}_2 sous forme d'une onde plane se propageant parallèlement à l'axe optique (Ox). Les surfaces d'onde incidentes sont donc des plans normaux à (Ox).
Comme les pixels P_1 et P_2 sont situés dans un même plan orthogonal à l'axe optique, ils appartiennent à la même surface d'onde incidente. Les chemins optiques depuis la source S sont donc identiques :
2. Trajet retour (des miroirs P_1 et P_2 au point M) et théorème de Malus : Les rayons réfléchis et diffractés par P_1 et P_2 qui convergent au point M de l'écran forment un faisceau de rayons parallèles entre eux avant la traversée de \mathcal{L}_2 (question Q13). D'après le théorème de Malus, les rayons lumineux sont orthogonaux aux surfaces d'onde. Le plan perpendiculaire à ce faisceau parallèle passant par le point P_2 et coupant le rayon issu de P_1 en H constitue une surface d'onde de ce faisceau réfléchi.
La lentille \mathcal{L}_2 réalisant la conjugaison stigmatique entre ce faisceau incident parallèle et son point de convergence M dans le plan focal image, le chemin optique séparant la surface d'onde (P_2 H) du point M est le même pour tous les rayons :
Le milieu de propagation étant l'air d'indice n = 1, le chemin optique [P_1 M] se décompose ainsi :
On en déduit immédiatement :
3. Expression en fonction de y et f'_2 : Soit \theta l'angle algébrique que font les rayons parallèles réfléchis avec l'axe (Ox).
Dans le triangle P_1 P_2 H, rectangle en H, la droite (P_1 P_2) est portée par l'axe vertical (Oy) (orthogonal à (Ox)) et le segment [P_1 H] est porté par le rayon incliné de \theta par rapport à (Ox). L'angle \widehat{H P_1 P_2} vaut donc \frac{\pi}{2} - \theta. Il vient :
P_1 H = P_1 P_2 \cos\!\left(\frac{\pi}{2} - \theta\right) = a \sin \thetaPar ailleurs, le rayon parallèle passant par le centre optique O_2 n'est pas dévié et rencontre l'écran au point M d'ordonnée y. L'écran étant situé dans le plan focal à la distance f'_2 du centre optique, on a :
\tan \theta = \frac{y}{f'_2}
Dans le cadre de l'approximation paraxiale (points voisins de l'axe, |y| \ll f'_2), l'angle \theta est petit, de sorte que \sin \theta \approx \tan \theta \approx \frac{y}{f'_2}.
On obtient finalement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : ordre d'interférence, interfrange
En déduire l'ordre d'interférence au point . Décrire la figure d'interférence observée. Définir et exprimer l'interfrange de cette figure d'interférence.
Voir l'indiceIndice
Relier l'ordre d'interférence à la différence de marche, observer la symétrie par translation selon Oz et identifier la période spatiale selon Oy.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de l'ordre d'interférence p = \delta/\lambda, description des franges rectilignes équidistantes et calcul de l'interfrange i = \lambda f'_2 / a.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, l'ordre d'interférence p(M) au point M pour une lumière de longueur d'onde \lambda s'exprime par le rapport de la différence de marche \delta(M) à la longueur d'onde :
En utilisant le résultat de la question Q14 (\delta(M) = \frac{a y}{f'_2}), on obtient :
Description de la figure d'interférence :
- La différence de marche \delta(M), et donc l'ordre d'interférence p(M), dépend uniquement de la coordonnée y du point M et est indépendant de la coordonnée z.
- Les lignes d'égale différence de marche (ou d'égal éclairement) sont donc les droites d'équation y = \text{constante}.
- La figure d'interférence est par conséquent constituée de franges rectilignes, parallèles entre elles et à l'axe (Oz), alternant des zones d'intensité maximale (franges brillantes pour p \in \mathbb{Z}) et d'intensité minimale (franges sombres pour p \in \mathbb{Z} + \frac{1}{2}). Au centre de l'écran (y = 0), p(0) = 0 : la frange centrale est brillante.
Interfrange : L'interfrange i est défini comme la distance séparant les centres de deux franges brillantes (ou deux franges sombres) consécutives le long de la direction de variation maximale de l'éclairement (ici selon l'axe Oy). Cela correspond à une variation de l'ordre d'interférence de \Delta p = 1 :
D'où l'expression de l'interfrange :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : formule de fresnel, profil d'intensité
Après avoir déterminé son expression, tracer sur votre copie l'intensité lumineuse sur l'écran en fonction de , la coordonnée du point sur l'axe . On notera l'intensité que l'on obtiendrait avec un miroir seulement.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule de Fresnel pour deux ondes d'amplitudes égales interférant avec la différence de marche établie.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le déphasage \Delta\phi(M) entre les deux ondes issues des miroirs P_1 et P_2 à partir de la différence de marche \delta(M) établie à la question Q14.
- Appliquer la formule de Fresnel pour deux ondes cohérentes de même intensité I_0.
- Identifier les caractéristiques remarquables de la fonction (valeurs extrêmes, zéros, période) puis tracer le graphe de I(y).
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la formule de Fresnel pour deux ondes synchrones de même amplitude et tracé de la sinusoïde en intensité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les deux faisceaux issus de la même source ponctuelle (S) et réfléchis par les miroirs P_1 et P_2 sont mutuellement cohérents et présentent la même intensité lumineuse I_0.
Le déphasage entre ces deux ondes au point M s'écrit :
où i = \dfrac{\lambda f'_2}{a} est l'interfrange déterminé à la question Q15.
D'après la formule de Fresnel pour deux ondes de même éclairement I_0 :
soit, sous forme factorisée :
Cette fonction présente les caractéristiques suivantes :
- Elle est paire et périodique de période i = \dfrac{\lambda f'_2}{a} ;
- L'éclairement maximal vaut I_{\max} = 4 I_0, atteint pour y = k\,i (k \in \mathbb{Z}) ;
- L'éclairement minimal est nul : I_{\min} = 0, atteint pour y = \left(k + \dfrac{1}{2}\right)i ;
- La valeur moyenne spatiale est \langle I \rangle = 2 I_0.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : décentrement de source, différence de marche
Le point source est déplacé dans le plan de l'écran, ses coordonnées deviennent . En s'appuyant sur un schéma, déterminer l'expression de la différence de marche au point en fonction de , , et . Décrire le changement que le déplacement de la source induit sur la figure d'interférence observée sur l'écran.
Voir l'indiceIndice
Calculer le chemin optique supplémentaire en amont des miroirs lorsque la source est déplacée en ordonnée, et en déduire la translation de la frange centrale.
Voir la stratégieStratégie
- Décomposer le chemin optique total entre la source S et le point M en deux étapes : le trajet incident (S \to \text{miroirs}) et le trajet après réflexion (\text{miroirs} \to M).
- Utiliser le principe du retour inverse de la lumière ou le théorème de Malus pour exprimer la différence de marche incidente [SP_1] - [SP_2] par analogie directe avec le calcul de la question Q14.
- Sommer les deux contributions pour obtenir \delta(M) et en déduire la position de la frange centrale ainsi que l'effet d'un déplacement selon y et selon z.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du chemin optique supplémentaire lié au décentrement y_S, entraînant une translation globale de la figure d'interférence.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le point source S(y_S, z_S) est situé dans le plan focal de la lentille \mathcal{L}_2. Les rayons issus de S et traversant \mathcal{L}_2 forment donc, entre la lentille et les miroirs, un faisceau de rayons parallèles entre eux.
Dans les conditions de Gauss (|y_S| \ll f'_2 et |z_S| \ll f'_2), la direction de propagation de ce faisceau incident fait avec l'axe optique les angles paraxiaux :
Les miroirs P_1 et P_2 étant situés dans le plan de l'écran du smartphone et séparés uniquement selon la direction (Oy) d'une distance a = y_2 - y_1, le décalage selon z n'introduit aucune différence de marche entre les deux trajets.
D'après le théorème de Malus, la surface d'onde incidente \Sigma_{\text{inc}} est un plan orthogonal au faisceau parallèle incident. En menant depuis P_2 le plan d'onde perpendiculaire au faisceau incident, celui-ci coupe le rayon allant vers P_1 en un point H'. Le chemin optique supplémentaire parcouru par l'onde pour atteindre P_1 s'écrit :
Pour le trajet retour (après réflexion et diffraction en P_1 et P_2), le calcul est strictement identique à celui de la question Q14 :
La différence de marche totale au point M entre l'onde passant par P_1 et celle passant par P_2 vaut donc :
Conséquences du déplacement de la source sur la figure d'interférence :
- Déplacement selon z : la différence de marche ne dépend pas de z_S au premier ordre. Un déplacement de la source parallèlement à l'axe (Oz) ne modifie donc pas la figure d'interférence.
Déplacement selon y : la frange centrale (d'ordre zéro, \delta = 0) est obtenue pour y = -y_S. Ainsi, lorsque la source est translatée d'une quantité +y_S selon (Oy), l'ensemble de la figure d'interférence subit une translation globale de vecteur :
\Delta y = -y_SL'interfrange i = \dfrac{\lambda f'_2}{a} et le contraste demeurent inchangés.
Résultat
Question 18
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : cohérence spatiale, critère de brouillage
À l'aide d'un critère semi-quantitatif, basé par exemple sur l'ordre d'interférence au point , déterminer l'expression de la largeur maximale au-delà de laquelle la figure d'interférence sera brouillée. Calculer numériquement dans le cas de la lampe à sodium en prenant , et une longueur d'onde . Conclure.
Voir l'indiceIndice
Considérer la fente continue comme une juxtaposition de sources incohérentes et fixer la condition de brouillage quand le déphasage entre les bords atteint une demi-période.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la variation de l'ordre d'interférence en un point M induite par le décentrement d'une source ponctuelle le long de la fente, à partir du résultat de la question précédente.
- Établir la condition de brouillage total en appliquant la méthode des deux demi-sources (ou compensation par paires distantes de c/2), cohérente avec le premier zéro de contraste observé sur la figure 6b.
- Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé et analyser le compromis flux/contraste justifiant le recours à une source laser.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de brouillage par superposition d'ordres d'interférence décalés de 1/2, calcul de la largeur spatiale maximale admissible.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q17, une source ponctuelle située à l'ordonnée y_S dans le plan de l'écran produit au point M(y) une différence de marche \delta(M) = \frac{a(y+y_S)}{f'_2}, soit un ordre d'interférence :
La fente source, modélisée par une juxtaposition continue de sources ponctuelles incohérentes réparties entre -c/2 et c/2, produit sur l'écran une superposition d'intensités.
Pour déterminer la largeur limite c_{\text{max}} de brouillage complet, on décompose la fente en deux demi-fentes : pour toute source ponctuelle d'ordonnée y_S \in \left[-\frac{c}{2}, 0\right], il existe une source conjuguée en y_S + \frac{c}{2} \in \left[0, \frac{c}{2}\right] distante de \frac{c}{2}. La différence d'ordre d'interférence entre ces deux sources vaut :
L'annulation globale des franges (brouillage complet) se produit lorsque ces deux sources interfèrent en quadrature de phase (un maximum de l'une coïncidant avec un minimum de l'autre), soit pour \Delta p = \frac{1}{2}. La compensation s'effectue alors pour l'ensemble des paires de la fente, ce qui donne :
On remarque que c_{\text{max}} est égal à l'interfrange i = \frac{\lambda f'_2}{a} déterminé à la question Q15.
Application numérique :
- \lambda = 589\text{ nm} = 589 \times 10^{-9}\text{ m}
- f'_2 = 45{,}5\text{ cm} = 0{,}455\text{ m}
- a = 400\ \mu\text{m} = 400 \times 10^{-6}\text{ m}
Conclusion : Pour conserver des franges bien contrastées, il faut se placer à une largeur de fente très inférieure à c_{\text{max}} (typiquement c \leqslant 0{,}1\,c_{\text{max}} \approx 67\ \mu\text{m}, comme l'illustre la figure 6b). Une fente aussi étroite réduit fortement le flux lumineux incident collecté depuis la lampe spectrale, rendant la figure d'interférence très peu lumineuse et difficile à exploiter expérimentalement. Ce dilemme éclairement/contraste justifie l'utilisation, dans la suite du problème, d'une source laser spatiale et temporellement cohérente à forte brillance.
Résultat
II.B.2 · Modélisation numérique de l'expérience du premier montage
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Python
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : intégration numérique, somme incohérente
Écrire en langage Python une fonction d'entête “`python def Itot(y:float, c:float, K:int) -> float: “` qui, à partir de la position y du point , de la distance c et du nombre de sources ponctuelles K, permet de calculer l'intensité résultante au point .
Voir l'indiceIndice
Créer un échantillonnage régulier de positions y_S entre -c/2 et c/2 et sommer les contributions d'intensité calculées par la fonction fournie.
Voir la stratégieStratégie
Les sources élémentaires issues de la fente étant incohérentes entre elles, les intensités lumineuses s'ajoutent directement (théorème de Fresnel pour des sources indépendantes) :
I_{\text{tot}}(y) = \sum_{k=0}^{K-1} I(y, y_{S,k})- On discrétise le segment [-c/2, c/2] en K points équirépartis, par exemple à l'aide de la fonction
np.linspace(-c/2, c/2, K). - On somme les contributions renvoyées par la fonction fournie
intensite(y, yS). D'après la figure 6a, pour K = 500 et dans la limite des petites largeurs (c = 0{,}1\,c_{\max}), le rapport I/(4I_0) atteint la valeur 500 : l'intensité totale est donc la somme brute des K intensités sans facteur 1/K.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture d'une fonction Python sommant les intensités produites par K sources ponctuelles incohérentes discrétisant la source étendue.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les K sources secondaires étant mutuellement incohérentes, l'intensité totale au point M(y) est la somme des intensités individuelles créées par chaque point source situé en y_S \in [-c/2, c/2].
On peut utiliser la fonction np.linspace du module numpy pour générer les positions y_S, puis sommer les intensités calculées par la fonction intensite :
def Itot(y: float, c: float, K: int) -> float:
yS_tab = np.linspace(-c / 2, c / 2, K)
I_somme = 0.0
for yS in yS_tab:
I_somme += intensite(y, yS)
return I_sommeUne écriture équivalente plus concise à l'aide d'un générateur est également recevable :
def Itot(y: float, c: float, K: int) -> float:
return float(sum(intensite(y, yS) for yS in np.linspace(-c / 2, c / 2, K)))Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Python
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : contraste d'interférence, traitement de données
On s'intéresse à présent au contraste de chaque figure d'interférence. Écrire en langage Python une fonction d'entête “`python def contraste(I:np.ndarray) -> float: “` qui, à partir d'un vecteur (ou d'une liste) I (correspondant aux valeurs d'intensité sur l'écran pour différentes positions du point ), renvoie un flottant correspondant au calcul du contraste de la figure d'interférence.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la définition classique du contraste de Michelson à partir des valeurs maximale et minimale extraites du tableau d'intensités.
Voir la stratégieStratégie
Rappeler la définition du contraste (ou facteur de visibilité) de Michelson pour une figure d'interférence :
C = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}}- Exploiter les fonctions NumPy documentées dans le sujet (
np.maxetnp.min) pour extraire les valeurs maximale et minimale de l'intensité sur le tableau I.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du contraste par la formule \mathcal{C} = (I_{\text{max}} - I_{\text{min}}) / (I_{\text{max}} + I_{\text{min}}) appliquée au tableau de valeurs.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le contraste (ou visibilité) de Michelson d'une figure d'interférence est défini par :
En utilisant les fonctions np.max et np.min fournies par la bibliothèque NumPy (et rappelées en fin de document réponse), la fonction demandée s'écrit :
def contraste(I: np.ndarray) -> float:
I_max = np.max(I)
I_min = np.min(I)
if I_max + I_min == 0:
return 0.0
return float((I_max - I_min) / (I_max + I_min))Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : brouillage, contraste d'interférence
Commenter les figures 6a et 6b. Le calcul semi-quantitatif effectué en question 18 est-il confirmé par les résultats de la figure 6b ?
Voir l'indiceIndice
Examiner l'évolution de la visibilité des franges et observer pour quelle largeur relative c/c_{\max} le contraste s'annule pour la première fois.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser la figure 6a en décrivant l'évolution du profil d'intensité lumineuse et de sa modulation lorsque la largeur c de la fente augmente.
- Décrire l'allure de la courbe du contraste sur la figure 6b en identifiant sa forme fonctionnelle caractéristique (valeur absolue d'un sinus cardinal).
- Confronter la valeur de la largeur de premier brouillage lue sur la figure 6b (c/c_{\max} = 1) avec le critère théorique établi à la question Q18.
Voir la réponse courteRéponse courte
Confrontation de la largeur critique déduite de la courbe de contraste avec l'évaluation semi-quantitative précédente.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Commentaire de la figure 6a : profil d'intensité
- Pour une fente quasi-ponctuelle (c = 0{,}1\,c_{\max}), l'intensité lumineuse est fortement modulée : l'éclairement oscille entre I_{\min} \approx 0 et I_{\max} \approx 500 (soit K en unités de 4I_0). Le contraste est très proche de 1.
- Lorsque la largeur de la fente s'élargit (c = 0{,}5\,c_{\max}), l'amplitude des oscillations diminue (I_{\min} \approx 100, I_{\max} \approx 400) : la perte progressive de cohérence spatiale dégrade le contraste.
- Pour c = c_{\max}, la modulation disparaît totalement : l'intensité est uniforme (I / (4I_0) = 250 = K/2), ce qui correspond à un brouillage complet de la figure d'interférence.
- Pour une largeur plus grande (c = 5{,}5\,c_{\max}), l'intensité reste très proche de l'intensité moyenne avec de légères ondulations résiduelles associées aux lobes secondaires.
Commentaire de la figure 6b : évolution du contraste
- Le contraste C(c) part de 1 pour une source ponctuelle (c \to 0) et décroît de manière monotone jusqu'à s'annuler exactement en c = c_{\max}.
La courbe présente ensuite des lobes secondaires amortis séparés par des zéros réguliers situés aux entiers c/c_{\max} = 1, 2, 3, \dots L'allure générale correspond parfaitement à la loi théorique en valeur absolue d'un sinus cardinal :
C(c) = \left|\mathrm{sinc}\left(\pi \frac{c}{c_{\max}}\right)\right|
Confirmation du calcul semi-quantitatif de la question Q18
En effet, la superposition incohérente des éléments de la fente source conduit à un brouillage total dès que le déphasage géométrique entre les bords extrêmes de la fente atteint 2\pi (soit une différence d'ordre d'interférence \Delta p = 1), ce qui correspond rigoureusement au premier zéro de la fonction sinus cardinal en c = c_{\max}.
Résultat
II.B.3 · Montage avec laser
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images
Notions : système afocal, grandissement transversal
Soit le diamètre du faisceau laser avant sa traversée de la lentille et le diamètre du faisceau laser après sa traversée de la lentille . Exprimer le rapport de ces deux grandeurs en fonction des paramètres du système.
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Utiliser la propriété afocale du doublet constitué des deux lentilles et faire un rapport des distances focales par grandissement angulaire.
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- Identifier la nature du système optique constitué par les lentilles \mathcal{L}_1 et \mathcal{L}_2.
- Utiliser les propriétés des foyers et le théorème de Thalès (ou la conservation de l'angle d'ouverture paraxiale) pour relier les diamètres aux distances focales.
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Élargisseur de faisceau modélisé par une lunette afocale : le rapport des diamètres égale le rapport des distances focales.
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Le faisceau laser incident arrive parallèlement à l'axe optique sur la lentille convergente \mathcal{L}_1. Il converge donc en son foyer principal image F'_1, situé au niveau du trou de l'écran, soit au point O : la distance lentille-écran vaut \overline{O_1 O} = f'_1.
Le faisceau traverse le trou en O, qui constitue le foyer principal objet F_2 de la lentille \mathcal{L}_2 (d'après la question Q13, la distance écran-lentille vérifie \overline{O O_2} = f'_2). Les rayons divergent depuis O et émergent de la lentille \mathcal{L}_2 parallèlement à l'axe optique : le système formé par le doublet (\mathcal{L}_1, \mathcal{L}_2) est un système afocal (élargisseur de faisceau ou télescope de Kepler).
En notant \theta le demi-angle d'ouverture du cône de lumière issu de O, l'approximation des petits angles (conditions de Gauss) conduit à :
On en déduit l'expression du rapport des diamètres :
De manière équivalente, le rapport inverse s'écrit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : interférence à quatre ondes, réseau bidimensionnel
En utilisant les résultats de la question 14, exprimer sans calculs les différences de marches au point , avec , entre l'onde passant par le miroir et celle passant par le miroir , en fonction de , , et . Déterminer les coordonnées des points de l'écran pour lesquels les ondes issues des 4 miroirs sont en phase. Montrer que ces maxima d'éclairement forment un réseau carré de points de coordonnées
où et sont deux nombres entiers.
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Superposer les différences de marche selon Oy et Oz par linéarité pour chaque miroir du réseau carré.
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- Identifier la position relative de chaque miroir P_2, P_3, P_4 par rapport à P_1 selon les axes Oy et Oz à partir de la figure 8.
- Transposer le résultat de la question 14 obtenu selon Oy à l'axe orthogonal Oz, puis utiliser l'additivité des retards de phase pour exprimer directement \delta_{i/1}(M).
- Écrire la condition d'interférences constructives simultanées pour les quatre ondes afin d'obtenir la forme du réseau de maxima.
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Généralisation de la différence de marche selon les deux axes orthogonaux et conditions de concordance de phase.
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D'après la question 14, pour deux miroirs décalés d'une distance a suivant la direction transverse Oy, la différence de marche en un point M(y,z) au voisinage de l'axe s'écrit \delta(M) = \dfrac{a y}{f'_2}.
D'après la figure 8, les miroirs sont disposés aux sommets d'un carré de côté a dans le plan transverse :
- P_2 est translaté de a selon l'axe Oy par rapport à P_1 ;
- P_4 est translaté de a selon l'axe Oz par rapport à P_1 ;
- P_3 est translaté de a selon Oy et de a selon Oz par rapport à P_1.
Par analogie directe et séparabilité des coordonnées dans l'approximation paraxiale, les différences de marche au point M entre l'onde issue de P_i et celle issue de P_1 s'expriment sans calcul (au signe près selon la convention de sens choisie, sans influence sur les conditions de phase) :
Pour que les ondes issues des quatre miroirs soient en phase au point M, il faut et il suffit que les différences de marche par rapport à l'onde de référence 1 soient toutes des multiples entiers de la longueur d'onde \lambda :
Lorsque ces deux conditions sont vérifiées, la condition relative au miroir P_3 est automatiquement satisfaite :
avec k + m \in \mathbb{Z}.
Les ondes issues des quatre miroirs sont donc en phase si et seulement si les coordonnées (y, z) du point M vérifient :
Ces maxima d'éclairement forment bien un réseau carré de pas spatial i = \lambda \dfrac{f'_2}{a} dans le plan de l'écran (Oyz).
Résultat
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : interférence à n ondes, éclairement maximal
On modélise l'écran du téléphone par un réseau carré de pixels assimilés à de petits miroirs répartis périodiquement avec une période selon et selon . Montrer que l'éclairement obtenu est maximal aux points de coordonnées déterminés à la question précédente et qu'il vaut , étant l'éclairement que l'on obtiendrait avec un miroir seul.
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Sommer en amplitude N ondes parfaitement en phase aux directions des ordres principaux pour obtenir l'éclairement maximal.
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- Exprimer le déphasage de l'onde issue d'un miroir quelconque du réseau par rapport à un miroir de référence en fonction des coordonnées (y, z) du point M sur l'écran.
- Évaluer ce déphasage aux points particuliers (y_k, z_m) pour établir que toutes les ondes y parviennent rigoureusement en phase.
- Sommer les amplitudes complexes pour en déduire l'amplitude totale, appliquer l'inégalité triangulaire pour justifier qu'il s'agit d'un maximum, puis relier l'éclairement résultant I_{\max} à I_0.
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Sommation des amplitudes en phase pour N diffuseurs conduisant à une amplitude N A_0 et une intensité N^2 I_0.
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Repérons la position d'un miroir quelconque du réseau par un couple d'entiers (p, q) tel que ses coordonnées soient (y_p = p\,a,\, z_q = q\,a). D'après les résultats de la question Q23, la différence de marche au point M(y, z) entre l'onde issue du miroir (p, q) et celle issue d'un miroir de référence situé à l'origine (0, 0) s'écrit :
Le déphasage correspondant s'exprime par :
Aux points de coordonnées (y_k, z_m) déterminés à la question Q23, où y_k = k\lambda\frac{f'_2}{a} et z_m = m\lambda\frac{f'_2}{a} avec (k, m) \in \mathbb{Z}^2, ce déphasage devient :
puisque le produit et la somme d'entiers sont des entiers. Toutes les ondes issues des N pixels parviennent donc en phase en ces points.
L'éclairage laser étant supposé uniforme sur les N miroirs, chaque miroir produit au point M une vibration lumineuse de même amplitude s_0. L'amplitude complexe résultante s'écrit :
D'après l'inégalité triangulaire :
L'égalité est atteinte si et seulement si toutes les ondes sont en phase, ce qui est précisément vérifié aux points (y_k, z_m) :
L'éclairement étant proportionnel au carré du module de l'amplitude lumineuse (I = K |\underline{s}|^2 et I_0 = K s_0^2), l'éclairement est maximal en ces points et vaut :
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : conservation de l'énergie, finesse des pics
Exprimer, en fonction de , le rapport entre l'éclairement maximal et l'éclairement moyen observé sur l'écran. Que peut-on en conclure sur l'allure de la figure d'interférence observée lorsque est très grand ?
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Utiliser la conservation de l'énergie lumineuse totale répartie sur l'écran pour relier l'intensité moyenne à I_0 et en déduire l'acuité des pics d'interférence.
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Rapport d'éclairement proportionnel à N montrant la concentration de la lumière en des pics d'interférence extrêmement fins.
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Par le principe de conservation de l'énergie lumineuse (ou par intégration du terme d'interférence sur une cellule élémentaire), la valeur moyenne temporelle et spatiale de l'éclairement sur l'écran s'obtient en sommant les intensités individuelles :
En effet, lors du calcul de la moyenne de l'éclairement, les termes croisés d'interférences de la forme \cos(\phi_j - \phi_l) (pour j \neq l) ont une valeur moyenne spatiale nulle sur une période.
D'après le résultat de la question Q24, l'éclairement maximal vaut I_{\max} = N^2 I_0. Le rapport entre l'éclairement maximal et l'éclairement moyen est donc :
Lorsque N est très grand (N \gg 1) :
- Le rapport \frac{I_{\max}}{\langle I \rangle} = N devient extrêmement élevé : la quasi-totalité de l'énergie lumineuse est concentrée aux points de résonance (y_k, z_m).
- Par conservation de l'énergie, les maxima principaux deviennent extrêmement fins : leur largeur angulaire décroît comme 1/\sqrt{N} selon chaque direction. En dehors de ces directions privilégiées, les interférences sont presque partout destructives.
On en conclut que la figure d'interférence est constituée d'un réseau régulier de taches quasi-ponctuelles extrêmement lumineuses et très contrastées (les maxima principaux du réseau carré), réparties sur un fond sombre d'extinction quasi-totale. C'est précisément le diagramme de points observé sur la photographie de la figure 10.
Résultat
II.B.4 · Détermination de la taille d'un pixel
Question 26
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Démarche expérimentale
- Mesures et incertitudes
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde
Notions : écart normalisé, incertitude-type
Déterminer la distance entre deux pixels avec une estimation de son incertitude-type. Comparer ce résultat à celui de la question 12 par le calcul d'un écart normalisé et conclure.
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Mesurer l'interfrange du réseau de taches sur l'image expérimentale, appliquer la relation de réseau et calculer l'écart normalisé |a_1 - a_2|/\sqrt{u_1^2 + u_2^2}.
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- Exprimer la taille a d'un pixel en fonction de la longueur d'onde \lambda_v, de la distance focale f'_2 et de l'interfrange i sur l'écran (distance entre deux taches consécutives de diffraction/interférence), d'après le résultat de la question 23.
- Mesurer l'interfrange i sur la figure 10 en utilisant le diamètre connu du trou central (4{,}0\text{ mm}) pour étalonner l'échelle.
- Calculer l'incertitude-type u(a) par propagation des incertitudes, puis calculer l'écart normalisé avec la valeur trouvée à la question Q12 pour conclure sur la compatibilité des deux méthodes.
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Détermination du pas du réseau par la position des ordres, propagation des incertitudes et test de cohérence par écart normalisé.
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1. Expression littérale de la taille d'un pixel
D'après la question Q23, la figure d'interférence observée sur l'écran forme un réseau carré de maxima d'éclairement séparés selon chaque axe par l'interfrange :
2. Détermination expérimentale de l'interfrange i
Le trou circulaire central sert d'étalon de longueur : son diamètre réel est D_{\text{trou}} = 4{,}0\text{ mm}. Sur la figure 10 :
- Le diamètre mesuré du trou central sur la figure imprimée vaut d_{\text{trou}} \approx 13{,}5\text{ mm}.
La distance mesurée sur 4 interfranges consécutifs (soit entre 5 taches alignées) vaut L_4 \approx 40{,}5\text{ mm}, d'où un interfrange mesuré sur l'image :
i_{\text{mes}} = \frac{L_4}{4} \approx 10{,}1\text{ mm}
L'interfrange réel i sur l'écran s'en déduit par proportionnalité :
3. Calcul de la taille a d'un pixel
Avec \lambda_v = 532\text{ nm} = 532 \times 10^{-9}\text{ m}, f'_2 = 45{,}50\text{ cm} = 0{,}4550\text{ m} et i = 3{,}0\text{ mm} = 3{,}0 \times 10^{-3}\text{ m} :
4. Estimation de l'incertitude-type u(a)
La grandeur a s'exprime comme un produit/quotient de trois grandeurs indépendantes a = \frac{\lambda_v f'_2}{i}. En appliquant la formule de composition des incertitudes-types fournie en fin d'énoncé :
Les incertitudes relatives sur les données fournies sont :
- \dfrac{u(\lambda_v)}{\lambda_v} = \dfrac{10\text{ nm}}{532\text{ nm}} \approx 1{,}88\%
- \dfrac{u(f'_2)}{f'_2} = \dfrac{0{,}30\text{ cm}}{45{,}50\text{ cm}} \approx 0{,}66\%
- L'incertitude sur la mesure de i est dominée par le repérage des maxima et la lecture sur la figure, que l'on peut estimer à u(i) \approx 0{,}15\text{ mm}, soit \dfrac{u(i)}{i} \approx 5{,}0\%.
L'incertitude relative globale vaut donc :
D'où l'incertitude-type absolue :
5. Comparaison avec la question Q12 (écart normalisé)
À la question Q12, la mesure directe donnait a_{12} \approx 78\ \mu\text{m} avec une incertitude u(a_{12}) \approx 5\ \mu\text{m}. L'écart normalisé E_n entre ces deux déterminations indépendantes s'écrit :
L'écart normalisé étant nettement inférieur à 2, les deux méthodes de mesure (microscopie directe et diffraction/interférences optiques) sont parfaitement compatibles et cohérentes.
Résultat
Partie III : Étude de la batterie lithium-ion
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : demi-équation d'oxydoréduction, anode et cathode
Écrire les demi-équations électroniques associées à chaque électrode lors de la décharge de la batterie. Identifier la cathode et l'anode de cette pile.
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Identifier le siège de l'oxydation (anode en graphite) et de la réduction (cathode en oxyde de cobalt) lors de la décharge spontanée.
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Réaction d'oxydation du lithium à l'anode et de réduction de l'oxyde de cobalt à la cathode en décharge.
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Lors de la décharge, la batterie fonctionne comme un générateur électrochimique (pile).
À l'électrode de graphite :
D'après le texte, les atomes de lithium désintercalés s'ionisent en libérant un électron :\mathrm{LiC}_{6(\text{s})} = \mathrm{C}_{6(\text{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-Cette transformation est une libération d'électrons, c'est-à-dire une oxydation.
Par définition, l'électrode où se déroule l'oxydation est l'anode.\boxed{\text{Anode (électrode de graphite) : } \mathrm{LiC}_{6(\text{s})} = \mathrm{C}_{6(\text{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^-}À l'électrode d'oxyde de cobalt :
Les ions \mathrm{Li}^+ et les électrons s'insèrent dans le réseau de l'oxyde de cobalt pour former \mathrm{LiCoO}_{2(\text{s})} :\mathrm{CoO}_{2(\text{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- = \mathrm{LiCoO}_{2(\text{s})}Cette transformation est une capture d'électrons, c'est-à-dire une réduction.
Par définition, l'électrode où se déroule la réduction est la cathode.\boxed{\text{Cathode (électrode d'oxyde de cobalt) : } \mathrm{CoO}_{2(\text{s})} + \mathrm{Li}^+ + \mathrm{e}^- = \mathrm{LiCoO}_{2(\text{s})}}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : accumulateur, convention générateur
Donner l'équation bilan lors du fonctionnement de la batterie en décharge puis en charge. Compléter la figure C du document réponse en indiquant le sens de déplacement des électrons, le sens du courant et le nom des électrodes dans le cas de la décharge.
Voir l'indiceIndice
Sommer les deux demi-équations électroniques pour la décharge, inverser le sens pour la charge et repérer le sens conventionnel du courant I.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation globale de fonctionnement et fléchage des courants et du flux d'électrons dans le circuit extérieur.
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1. Équations bilans de fonctionnement
En sommant membre à membre les deux demi-équations électroniques établies à la question précédente, on obtient l'équation-bilan lors de la décharge :
Lors de la charge, l'accumulateur fonctionne en récepteur électrochimique (électrolyse forcée par un générateur extérieur) ; la transformation inverse a lieu :
2. Complétion de la figure C (cas de la décharge)
Lors de la décharge (fonctionnement en générateur spontané) :
- L'électrode de graphite \mathrm{LiC}_{6(\text{s})} (en bas) est le siège d'une oxydation : c'est l'anode, qui constitue la borne négative (-) de la pile. Les électrons y sont libérés.
- L'électrode d'oxyde de cobalt \mathrm{CoO}_{2(\text{s})} (en haut) est le siège d'une réduction : c'est la cathode, qui constitue la borne positive (+) de la pile. Les électrons y sont consommés.
- Sens des électrons : dans le circuit extérieur, ils circulent de l'anode (graphite, en bas) vers la cathode (oxyde de cobalt, en haut).
- Sens conventionnel du courant I : dans le circuit extérieur, il est opposé au déplacement des électrons, donc il circule de la cathode (pôle +, en haut) vers l'anode (pôle -, en bas).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : capacité électrique d'une pile, constante de faraday
Déterminer la masse minimale de lithium graphite contenue dans la batterie du téléphone dont les propriétés sont fournies dans le tableau 1.
Voir l'indiceIndice
Relier la capacité en \text{A}\cdot\text{h} à la charge totale Q = I\Delta t, puis au nombre de moles d'électrons échangés via la constante de Faraday.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la capacité électrique Q de la batterie à la quantité d'électrons échangée lors d'une décharge complète via la constante de Faraday.
- Déterminer, à l'aide de la demi-équation à l'anode établie en Q27, la quantité minimale de matière de \mathrm{LiC}_{6\text{ (s)}} nécessaire pour délivrer cette charge.
- Calculer la masse molaire de \mathrm{LiC}_{6\text{ (s)}} puis en déduire la masse minimale correspondante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation entre la capacité en \text{A}\cdot\text{h}, la quantité d'électrons échangés via le Faraday et la masse de \text{LiC}_6.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q27, la demi-équation électronique à l'anode lors de la décharge s'écrit :
L'oxydation d'une mole de \mathrm{LiC}_{6\text{ (s)}} libère donc une mole d'électrons :
La charge électrique totale que la batterie peut débiter au cours d'une décharge complète correspond à sa capacité électrique Q. Elle est reliée à la quantité de matière d'électrons par :
où F est la constante de Faraday.
La masse molaire de \mathrm{LiC}_{6\text{ (s)}} vaut :
En supposant la réaction totale et en l'absence de pertes ou de matière résiduelle non cyclable, la masse minimale de lithium-graphite nécessaire pour assurer cette capacité est :
D'après le tableau 1, Q = 1440\text{ mA}\cdot\text{h} = 1{,}440\text{ A}\cdot\text{h}. Avec la conversion 1\text{ A}\cdot\text{h} = 3600\text{ C} :
D'où l'application numérique :
Compte tenu des deux chiffres significatifs sur M_{\mathrm{Li}} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : énergie massique, tension de cellule
Retrouver la valeur de l'énergie massique annoncée pour ce même téléphone. Il s'agit de l'énergie que peut fournir la pile par unité de masse de cette même pile.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'énergie électrique délivrable par E_0 \times Q et diviser par la masse de la batterie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énergie massique calculée comme le produit de la capacité massique par la tension nominale de décharge.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie électrique \mathcal{E} délivrable par la batterie sous sa tension nominale à vide E_0 correspond au produit de la tension par la capacité électrique Q de la pile :
L'énergie massique e_m de la pile est le rapport de cette énergie à la masse m_{\text{pile}} de la batterie :
D'après le tableau 1 de l'énoncé, on dispose des grandeurs suivantes :
- Tension à vide : E_0 = 3{,}8\text{ V} ;
- Capacité électrique : Q = 1440\text{ mA}\cdot\text{h} = 1{,}44\text{ A}\cdot\text{h} ;
- Masse de la pile : m_{\text{pile}} = 25\text{ g} = 25 \times 10^{-3}\text{ kg}.
L'énergie totale stockée vaut :
On en déduit l'énergie massique :
Ce résultat est en parfait accord avec la valeur de 218\text{ W}\cdot\text{h}\cdot\text{kg}^{-1} annoncée dans le tableau 1 (l'écart relatif est inférieur à 0{,}5\,\%, imputable aux arrondis sur la tension nominale ou la capacité).
Résultat
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : réaction d'oxydoréduction, réactivité des métaux
Écrire l'équation de la réaction pouvant modéliser la transformation chimique qui a lieu si le lithium solide entre en contact avec de l'eau. Cette réaction forme notamment des ions hydroxyde et on observe un dégagement gazeux que l'on identifiera.
Voir l'indiceIndice
Écrire la réaction redox entre le réducteur \text{Li}_{(\text{s})} et l'oxydant de l'eau conduisant à la formation de dihydrogène gazeux.
Voir la réponse courteRéponse courte
Oxydation violente du lithium par l'eau produisant des ions hydroxyde et un dégagement de dihydrogène gazeux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La transformation chimique mise en jeu est une réaction d'oxydoréduction faisant intervenir les deux couples fournis dans les données :
le couple \mathrm{Li}^+_{(\text{aq})}/\mathrm{Li}_{(\text{s})} (E_1^\circ = -3{,}04\text{ V}), pour lequel le lithium solide subit une oxydation :
\mathrm{Li}_{(\text{s})} = \mathrm{Li}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{e}^-le couple de réduction de l'eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})}/\mathrm{H}_{2(\text{g})} en milieu basique (E_2^\circ = -0{,}83\text{ V}) :
2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\text{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\text{aq})}
Le dégagement gazeux observé est constitué de dihydrogène \mathrm{H}_{2(\text{g})}.
En combinant ces deux demi-équations électroniques de manière à équilibrer le transfert d'électrons, on obtient l'équation-bilan de la réaction :
(ou sous forme simplifiée : \mathrm{Li}_{(\text{s})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\text{l})} \longrightarrow \mathrm{Li}^+_{(\text{aq})} + \mathrm{HO}^-_{(\text{aq})} + \frac{1}{2}\,\mathrm{H}_{2(\text{g})}).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : sécurité des batteries, cinétique électrochimique
À l'aide des tableaux 1, 2 et 3 et de la figure 11, indiquer les risques ou inconvénients d'utilisation d'un téléphone portable à très haute température et à très basse température.
Voir l'indiceIndice
Synthétiser les données des tableaux : perte de mobilité ionique par solidification de l'électrolyte à basse température, emballement thermique et dégagement de gaz toxiques à haute température.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse documentaire : risque d'emballement thermique à chaud et chute de mobilité ionique avec placage de lithium à froid.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'analyse conjointe des tableaux et de la figure 11 permet de distinguer les effets selon le domaine de température :
1. À très basse température (T < 0\text{ }^\circ\text{C}) :
- Chute drastique de la capacité électrique (tableau 2) : à 25\text{ }^\circ\text{C}, la capacité vaut 1440\text{ mA}\cdot\text{h}. Elle chute à 650\text{ mA}\cdot\text{h} à -20\text{ }^\circ\text{C} et tombe à seulement 168\text{ mA}\cdot\text{h} à -40\text{ }^\circ\text{C} (soit moins de 12\,\% de sa valeur nominale). Cela engendre une perte majeure d'autonomie du smartphone, voire son extinction inopinée.
- Changement d'état de l'électrolyte (tableau 3) : l'électrolyte commence à geler dès -35\text{ }^\circ\text{C} (apparition d'une phase solide) et devient totalement solide à -42{,}5\text{ }^\circ\text{C}. La mobilité des ions \mathrm{Li}^+ au sein de l'électrolyte s'effondre, augmentant fortement la résistance interne de la batterie et bloquant le transfert ionique nécessaire à la décharge.
2. À très haute température :
- Risque d'emballement thermique et d'explosion (figure 11) : une température excessive peut déclencher des réactions chimiques parasites exothermiques (décomposition de l'électrolyte et des électrodes), menant à un emballement thermique (thermal runaway). Comme le montrent les clichés de la figure 11, cela se traduit par une inflammation brutale, un incendie avec projection d'étincelles ou une explosion de l'appareil.
Émission de gaz dangereux et toxiques (légende de la figure 11) : la combustion de la batterie et de ses enveloppes polymères dégage :
- du monoxyde de carbone \mathrm{CO}, asphyxiant et toxique car il se lie préférentiellement à l'hémoglobine ;
- des acides halogénés volatils \mathrm{HF} et \mathrm{HCl}, hautement corrosifs et potentiellement mortels par inhalation ;
- du dioxyde de soufre \mathrm{SO}_2, gaz irritant et toxique ;
- du dihydrogène \mathrm{H}_2, gaz inflammable susceptible de former un mélange explosif avec l'air.
Partie IV : Étude d'un congélateur
IV.A · Congélateur à compresseur
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : efficacité de carnot, réfrigérateur
Définir l'efficacité de Carnot et montrer qu'elle s'exprime par
où est la température de la source froide et la température de la source chaude pour un congélateur en utilisation normale.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier et le second principe de la thermodynamique à un cycle ditherme réversible pour exprimer le rapport Q_f / W.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition de l'efficacité d'une machine frigorifique en termes de grandeur utile et de grandeur coûteuse.
- Appliquer le premier et le second principe de la thermodynamique au fluide caloporteur sur un cycle réversible en contact avec deux thermostats à T_f et T_c.
- Combiner ces deux principes pour exprimer le travail reçu W en fonction de Q_f, T_f et T_c, puis en déduire l'efficacité de Carnot.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de l'efficacité frigorifique et démonstration de la limite de Carnot via les premier et second principes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un réfrigérateur ou un congélateur, la grandeur utile est le transfert thermique Q_f > 0 prélevé à la source froide pour la maintenir à basse température, et la grandeur coûteuse est le travail électrique (ou mécanique) W > 0 fourni au compresseur. L'efficacité s'écrit de manière générale :
L'efficacité de Carnot correspond au cas limite d'un cycle idéal réversible opérant entre deux thermostats de températures absolues T_f et T_c (T_f < T_c).
Considérons le fluide caloporteur décrivant un cycle de fonctionnement complet. Les fonctions d'état du fluide retrouvent leur valeur initiale :
D'après le premier principe de la thermodynamique :
\begin{aligned} \Delta U = 0 &\implies W + Q_f + Q_c = 0 \\ &\implies W = -(Q_f + Q_c) \end{aligned}D'après le second principe de la thermodynamique appliqué à un cycle réversible (\Delta S = 0 et création d'entropie S_{\text{cr}} = 0) :
\Delta S = \frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c} + S_{\text{cr}} = \frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c} = 0 \implies Q_c = - \frac{T_c}{T_f} Q_f
En injectant cette relation dans l'expression du travail :
On en déduit l'expression de l'efficacité de Carnot :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : efficacité frigorifique, température thermodynamique
Calculer numériquement l'efficacité de Carnot.
Voir l'indiceIndice
Convertir impérativement les températures en kelvins avant d'effectuer le calcul numérique de l'efficacité de Carnot.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application numérique de l'efficacité de Carnot après conversion impérative des températures en kelvins.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression établie à la question Q33, l'efficacité de Carnot s'écrit :
Les températures données dans le préambule de la partie IV doivent être converties en kelvins :
L'écart de température entre les deux sources vaut :
On en déduit la valeur numérique de l'efficacité maximale théorique :
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : capacité thermique, bilan d'énergie
Évaluer le temps nécessaire afin d'amener un téléphone portable de la température de à . Commenter quant à l'adéquation du dispositif de refroidissement.
Voir l'indiceIndice
Calculer la chaleur à extraire du téléphone via sa capacité thermique massique et la relier à la puissance frigorifique utile \mathcal{P}_f = e P.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'énergie thermique |Q_f| qu'il faut extraire du téléphone portable pour abaisser sa température de T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C}.
- Calculer la puissance frigorifique \mathcal{P}_f délivrée par le congélateur à partir de la puissance électrique consommée P et de l'efficacité réelle e.
- En déduire le temps minimal de refroidissement \Delta t et commenter la pertinence du dispositif au regard des transferts thermiques réels.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique sur le téléphone et calcul de la durée de refroidissement à puissance thermique constante.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie thermique à extraire du téléphone pour faire passer sa température de T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C} s'écrit :
Avec les données numériques :
- m = 150\text{ g} = 0{,}150\text{ kg},
- c_m(\text{tel}) = 2{,}4\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} = 2{,}4 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1},
- \Delta T = T_c - T_f = 19 - (-18) = 37\text{ K}.
On obtient :
Par définition de l'efficacité d'une machine frigorifique, le transfert thermique extrait à la source froide pendant une durée \Delta t sous une puissance électrique consommée P = 250\text{ W} s'exprime par :
La puissance frigorifique disponible vaut donc :
En supposant dans un premier temps que l'intégralité de la puissance frigorifique est allouée au refroidissement du téléphone, le temps nécessaire s'évalue par :
Résultat
Question 36
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Premier et second principes
Notions : enthalpie de changement d'état, congélation
On observe souvent la formation de givre dans un congélateur. Estimer la masse maximale d'eau, initialement considérée liquide à , que peut congeler à ce congélateur en une heure. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Effectuer un bilan thermique complet pour l'eau : refroidissement du liquide de 19\text{ }^\circ\text{C} à 0\text{ }^\circ\text{C}, solidification totale, puis refroidissement de la glace jusqu'à -18\text{ }^\circ\text{C}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le transfert thermique massique q_{\text{ext}} qu'il faut soutirer à l'eau pour la faire passer de l'état liquide à T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} à l'état solide à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C} (refroidissement du liquide, solidification à 0\text{ }^\circ\text{C}, refroidissement de la glace).
- Déterminer l'énergie thermique maximale Q_f pouvant être absorbée par le congélateur à la source froide en une heure, en utilisant la puissance frigorifique \mathcal{P}_f = e P introduite à la question Q35.
- En déduire la masse maximale d'eau m_{\max} = Q_f / q_{\text{ext}} et commenter l'ordre de grandeur obtenu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan énergétique prenant en compte le refroidissement de l'eau liquide, sa solidification et le refroidissement de la glace.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour transformer une masse m d'eau liquide initialement à T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} en glace à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C}, sous pression atmosphérique constante, il faut lui extraire une énergie thermique :
où le transfert thermique massique à extraire se décompose en trois étapes :
le refroidissement de l'eau liquide de T_c = 19\text{ }^\circ\text{C} à T_{\text{fus}} = 0\text{ }^\circ\text{C} :
q_1 = c_m(\mathrm{H_2O_{(l)}}) \, (T_c - T_{\text{fus}})le changement d'état (solidification complète à 0\text{ }^\circ\text{C}) :
q_2 = loù l est l'enthalpie massique de fusion de la glace ;
le refroidissement de l'eau solide de T_{\text{fus}} = 0\text{ }^\circ\text{C} à T_f = -18\text{ }^\circ\text{C} :
q_3 = c_m(\mathrm{H_2O_{(s)}}) \, (T_{\text{fus}} - T_f)
Le transfert thermique massique total à extraire s'écrit donc :
D'après la question Q35, la puissance thermique utile (puissance frigorifique) disponible à la source froide vaut :
Pendant une durée \Delta t = 1\text{ h} = 3600\text{ s}, l'énergie thermique maximale que le congélateur peut extraire à la source froide est :
En égalant cette énergie à l'énergie nécessaire Q_{\text{ext}}, on obtient la masse maximale d'eau congelable :
Application numérique :
Commentaire : La formation de givre est due à la condensation et à la congélation de la vapeur d'eau contenue dans l'air ambiant qui pénètre lors de l'ouverture du congélateur. La masse d'eau ainsi introduite est généralement de l'ordre de quelques grammes à quelques dizaines de grammes. Elle est donc très inférieure à la capacité maximale horaire du compresseur (6{,}4\text{ kg}), ce qui confirme que la simple formation de givre ne surcharge pas thermiquement le congélateur sur de courtes périodes. En revanche, à plus long terme, la couche de givre accumulée agit comme un isolant thermique sur l'évaporateur et en dégrade l'efficacité.
Résultat
Question 37
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : mode de transfert thermique, conduction thermique
Indiquer le mécanisme majeur de transfert thermique qui a lieu entre la zone froide du congélateur et le laboratoire.
Voir l'indiceIndice
Nommer le mode de transfert dominant au sein d'un milieu solide stationnaire opaque.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la conduction thermique à travers les parois rigides isolantes du congélateur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le congélateur est séparé du laboratoire par des parois solides constituées d'un matériau isolant d'épaisseur D et de conductivité thermique \lambda.
À travers ce milieu matériel solide opaque et immobile, le mécanisme majeur de transfert thermique est la conduction thermique (ou diffusion thermique), décrit macroscopiquement par la loi de Fourier.
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : loi de fourier, profil de température
En considérant un modèle unidimensionnel d'axe , de propriétés uniformes, établir le profil de température au sein de la paroi qui sépare l'intérieur du congélateur du milieu extérieur. On se placera en régime stationnaire.
Voir l'indiceIndice
Intégrer deux fois l'équation de la diffusion en régime stationnaire sans terme source et déterminer les constantes d'intégration avec les températures de paroi.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir un repère adapté à la paroi plane : un axe (Ox) perpendiculaire à celle-ci, avec par exemple x = 0 sur la face interne et x = D sur la face externe.
- Établir l'équation différentielle vérifiée par la température T(x) en régime stationnaire et sans source volumique d'énergie.
- Intégrer cette équation et déterminer les constantes à l'aide des conditions aux limites de température imposées aux parois.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation de Laplace 1D stationnaire : profil linéaire de température entre les deux faces.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une paroi plane d'isolant de conductivité thermique \lambda uniforme, d'épaisseur D et de section transverse S. On oriente l'axe (Ox) perpendiculairement à la paroi de l'intérieur vers l'extérieur :
- en x = 0 (face interne en contact avec l'enceinte froide) : T(0) = T_f ;
- en x = D (face externe en contact avec le laboratoire) : T(D) = T_c.
En l'absence de source volumique d'énergie et sous l'hypothèse d'un transfert thermique unidimensionnel, l'équation de la diffusion thermique vérifiée par le champ de température T(x, t) s'écrit :
En régime stationnaire, \dfrac{\partial T}{\partial t} = 0, ce qui conduit à :
Par double intégration successive par rapport à x, il vient :
où A et B sont deux constantes d'intégration déterminées par les conditions aux limites :
On obtient ainsi un profil de température affine au sein de la paroi :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 39
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique, flux thermique
En considérant que les pertes thermiques vers l'extérieur représentent de la puissance du compresseur, déterminer l'épaisseur minimale d'isolant à placer autour de l'enceinte froide pour que le congélateur puisse satisfaire la consigne de température de à l'intérieur du congélateur.
Voir l'indiceIndice
Écrire la loi de Fourier pour le flux traversant les parois d'isolant et égaliser les pertes thermiques à la fraction p de la puissance nominale du compresseur.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le flux thermique total entrant par conduction à travers les parois de l'enceinte froide à partir de la densité de flux établie à la question Q38.
- Traduire la contrainte sur les pertes thermiques maximales admissibles : \Phi_{\text{pertes}} \leqslant p P.
- Justifier l'estimation de la surface totale S des parois du congélateur (question ouverte à prise d'initiative repérée par un trait en marge) et calculer l'épaisseur minimale D_{\min}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalisation du flux conductif traversant la paroi à la fraction de puissance frigorifique pour isoler l'épaisseur D.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q38, en régime stationnaire et dans le cadre du modèle unidimensionnel, la densité de flux thermique entrant à travers une paroi d'épaisseur D et de conductivité \lambda sous l'écart de température \Delta T = T_c - T_f est uniforme et s'écrit :
Le flux thermique total reçu par l'enceinte froide à travers l'ensemble des parois de surface totale S s'exprime donc par :
Pour que le congélateur maintienne sa température de consigne T_f = -18\text{ }^\circ\text{C}, ces pertes thermiques ne doivent pas excéder la fraction p = 20\,\% de la puissance P = 250\text{ W} du compresseur :
On en déduit la condition sur l'épaisseur D :
Estimation de la surface S : Un congélateur compact de laboratoire ou de type « table top » présente un volume utile de l'ordre de 100\text{ à }150\text{ L}. En le modélisant par une enceinte cubique de côté L \approx 0{,}5\text{ m} (soit un volume intérieur V \approx 125\text{ L}), la surface totale des six faces vaut :
Pour un modèle légèrement plus grand (L \approx 0{,}6\text{ m}, soit V \approx 200\text{ L}), on aurait S \approx 2\text{ m}^2.
Application numérique : Avec les données de l'énoncé :
- \lambda = \lambda_{\text{polyuréthane}} = 0{,}03\text{ W}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-1} ;
- T_c - T_f = 19 - (-18) = 37\text{ K} ;
- p = 0{,}20 et P = 250\text{ W}, soit p P = 50\text{ W} ;
- S \approx 1{,}5\text{ m}^2 (ou 2{,}0\text{ m}^2).
Il vient :
Pour S \approx 2{,}0\text{ m}^2, on obtient D_{\min} \approx 4{,}4\text{ cm}.
Résultat
IV.B.1 · Modèle à une dimension
Question 40
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : discrétisation spatiale, maillage 1d
Exprimer en fonction de et de l'épaisseur du mur . En déduire l'abscisse du -ème point en fonction de et , sachant que et .
Voir l'indiceIndice
Diviser la longueur D par le nombre d'intervalles (N-1) pour obtenir le pas de discrétisation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition du pas d'espace régulier \Delta x = D/(N-1) et des coordonnées des nœuds x_i = i\Delta x.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'intervalle [0, D] est discrétisé en N points régulièrement espacés, numérotés de l'indice 0 à N-1. Il comporte donc N-1 sous-intervalles de même largeur \Delta x.
La distance totale entre les extrémités s'écrit :
On en déduit l'expression du pas d'échantillonnage spatial \Delta x :
Puisque les points sont régulièrement espacés à partir de l'origine x_0 = 0, l'abscisse x_i du i-ème point (pour i \in \{0, \dots, N-1\}) vaut :
Résultat
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : développement de taylor, différence finie
À l'aide d'un développement limité de la fonction , donner une expression de à l'ordre 3 () en fonction de et de ses dérivées partielles par rapport à évaluées en . De même, donner une expression de à l'ordre 3.
Voir l'indiceIndice
Écrire les formules de Taylor-Young pour la fonction T en x + \Delta x et x - \Delta x jusqu'à l'ordre 3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture des développements de Taylor de T(x + \Delta x) et T(x - \Delta x) jusqu'à l'ordre 3.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La fonction x \mapsto T(x) est supposée suffisamment régulière (de classe \mathcal{C}^3 au voisinage de x). La formule de Taylor-Young à l'ordre 3 au voisinage de x s'écrit :
De même, en remplaçant \Delta x par -\Delta x, on obtient pour T(x - \Delta x) :
Remarque : La fonction ne dépendant ici que de la seule variable spatiale x, les dérivées partielles \frac{\partial^k T}{\partial x^k} coïncident avec les dérivées ordinaires \frac{\mathrm{d}^k T}{\mathrm{d}x^k}.
Résultat
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : schéma aux différences finies, dérivée seconde
En déduire une expression approchée à l'ordre 1 () de en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Additionner membre à membre les deux développements limités précédents pour éliminer les dérivées d'ordres impairs.
Voir la stratégieStratégie
Pour faire disparaître les termes impairs en \Delta x (notamment la dérivée première), il suffit d'additionner membre à membre les deux développements de Taylor obtenus à la question précédente (Q41), puis d'isoler la dérivée seconde.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison linéaire des deux développements pour isoler la dérivée seconde spatiale avec une erreur en O(\Delta x^2).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q41, les développements limités de T(x + \Delta x) et T(x - \Delta x) à l'ordre 3 s'écrivent :
En effectuant la somme membre à membre de ces deux relations, les termes d'ordre 1 et 3 s'annulent :
Il vient alors :
En divisant par \Delta x^2, on obtient l'approximation par différences finies centrées :
Résultat
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation de laplace discrétisée, schéma de relaxation
Montrer que les valeurs discrètes de la température vérifient
Voir l'indiceIndice
Substituer l'approximation de la dérivée seconde dans l'équation de Laplace unidimensionnelle stationnaire.
Voir la stratégieStratégie
En régime permanent et en l'absence de terme source, l'équation de la diffusion thermique unidimensionnelle s'écrit \dfrac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}x^2} = 0. Il suffit d'évaluer cette équation au point de coordonnées x_i et d'y substituer le schéma aux différences finies obtenu à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulation de la dérivée seconde en régime stationnaire conduisant à la moyenne arithmétique des voisins.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé du paragraphe IV.B.1, la température au sein de la paroi vérifie en régime permanent l'équation de Laplace à une dimension :
En évaluant cette équation au nœud intérieur d'abscisse x_i (pour 1 \leqslant i \leqslant N-2) et en utilisant l'approximation par différences finies centrées établie à la question Q42, il vient :
Avec les notations discrètes introduites par l'énoncé, T_i = T(x_i), T_{i+1} = T(x_i + \Delta x) et T_{i-1} = T(x_i - \Delta x), cette relation devient :
On en déduit immédiatement la relation recherchée :
Résultat
IV.B.2 · Modèle à deux dimensions x et y
Question 44
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : critère de convergence, méthode de relaxation
Quelle est la valeur choisie pour ? La figure 13b est obtenue avec le programme tel qu'il est écrit. Ce programme permet-il vraiment de s'assurer de la qualité de la convergence de l'algorithme ?
Voir l'indiceIndice
Lire la valeur seuil du résidu dans le test de boucle while et repérer que la condition compteur < 20 interrompt le calcul bien avant la convergence.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier dans le code Python (figure D) la condition d'arrêt de la boucle
whileportant sur le résidu pour en déduire la valeur de r_{\max}. - Analyser les deux conditions de la boucle
while(res > 1e-3etcompteur < 20) et observer l'allure de la courbe de la figure 13b pour identifier la cause de l'arrêt de l'algorithme.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse de l'absence de vérification explicite sur l'erreur résiduelle maximale dans la boucle conditionnelle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'instruction de la ligne 25 du programme (figure D) :
while (res > 1e-3 and compteur < 20):
le calcul itératif s'interrompt dès que le résidu r = \texttt{res} devient inférieur ou égal à 10^{-3}. La valeur choisie pour le seuil de tolérance est donc :
Ce programme ne permet pas de s'assurer de la qualité de la convergence de l'algorithme pour les raisons suivantes :
- La condition de la boucle combine deux critères avec un opérateur
and: le calcul s'arrête dès queres <= 1e-3ou dès quecompteur == 20. - À chaque itération de la méthode de Jacobi, l'information ne se propage que d'un pas de discrétisation vers les nœuds voisins. Avec seulement 20 itérations sur une grille de taille N = 180, la diffusion n'a pu affecter qu'une zone de 20 mailles autour des frontières.
- Comme la grille a été initialisée à 0\ ^{\circ}\text{C} (
T = np.zeros((N, N))), on observe sur la figure 13b un palier artificiel à 0\ ^{\circ}\text{C} au cœur de la paroi : la boucle s'est interrompue à cause du nombre maximal d'itérations (compteur = 20) alors que le résidu était encore bien supérieur à r_{\max}. - Enfin, le programme ne teste ni n'affiche à la sortie si le critère de tolérance sur le résidu a effectivement été satisfait.
Résultat
Question 45
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Python
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : algorithme itératif, méthode des différences finies
Proposer une modification du programme permettant de vérifier que le champ de température obtenu vérifie bien le critère de convergence (les figures 13a et 13c ont été obtenues après correction). On ne demande pas d'ajouter les lignes de code relatives au tracé des graphiques.
Voir l'indiceIndice
Augmenter fortement ou supprimer la limite artificielle sur le compteur d'itérations dans la condition de la boucle while pour atteindre le seuil de tolérance physique.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la cause de la non-convergence mise en évidence à la question précédente : le nombre maximal d'itérations fixé arbitrairement à 20 interrompt la boucle prématurément, bien avant que le critère r \leqslant r_{\max} = 10^{-3}\ ^{\circ}\mathrm{C} ne soit satisfait.
- Proposer une modification de la condition d'arrêt de la boucle
while(suppression de la borne stricte de 20 itérations ou remplacement par un seuil de sécurité beaucoup plus grand, typiquement 10^4 à 5 \times 10^4 itérations). - Ajouter une instruction de contrôle à l'issue de la boucle (test conditionnel ou assertion) permettant d'attester explicitement du respect du critère de convergence.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réécriture de la boucle de relaxation avec calcul du résidu maximal et arrêt lorsque celui-ci passe sous le seuil toléré.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Comme analysé à la question précédente, l'arrêt prématuré au bout de 20 itérations empêche l'algorithme d'atteindre le régime stationnaire : sur une grille comportant N_{\text{paroi}} = 40 mailles d'épaisseur, la méthode de Jacobi requiert plusieurs milliers d'itérations pour diffuser l'information thermique à travers toute la paroi.
Pour remédier à cela et s'assurer que le critère de convergence est effectivement satisfait, on effectue les modifications suivantes :
Augmentation du nombre maximal d'itérations dans la boucle
while:
On peut soit se contenter de la condition de tolérance physique :while res > 1e-3:soit, par précaution numérique (pour éviter une boucle infinie en cas de divergence), fixer une borne maximale adaptée (par exemple
compteur < 20000) :while (res > 1e-3 and compteur < 20000):- Vérification explicite de la convergence en sortie de boucle :
On insère après la boucle un test affichant l'état de convergence et le nombre d'itérations requises :
# Remplacement de la ligne 25 :
compteur_max = 20000
while (res > 1e-3 and compteur < compteur_max):
old = np.copy(T)
iterate(T, old)
cond_lim(T)
res = np.max(np.abs(T - old))
compteur += 1
# Lignes a ajouter apres la boucle pour verifier la convergence :
if res <= 1e-3:
print(f"Convergence atteinte en {compteur} iterations (residu = {res:.2e} C).")
else:
print(f"Attention : convergence non atteinte apres {compteur} iterations (residu = {res:.2e} C) !")Une formulation alternative plus compacte consiste à utiliser une instruction d'assertion :
assert res <= 1e-3, f"Erreur : convergence non atteinte (res = {res:.2e})"Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2023 ?
Surtout 4 chapitres : Interférences par division du front d'onde (27 % des questions, partie II), Diffusion thermique (20 %, partie IV), Oxydoréduction et piles (13 %, partie III) et Lentilles, miroirs et formation des images (12 %). Plus ponctuellement : Instruments d'optique, Diffraction et réseaux, Machines thermiques, Réflexion, réfraction et fibres optiques, Modèle scalaire de la lumière et cohérence…
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2023 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2023 ?
Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est un peu long, il faut avancer sans s'attarder. La partie II est la plus longue (environ 1 h 30).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2023 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2023 ?
Questions de cours : Q7 (stigmatisme approché), Q15 (ordre d'interférence), Q16 (formule de fresnel), Q27 (demi-équation d'oxydoréduction), Q28 (accumulateur), Q33 (efficacité de carnot) et Q37 (mode de transfert thermique). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q14 (théorème de malus), Q22 (système afocal), Q29 (capacité électrique d'une pile) et Q38 (loi de fourier).
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2023 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MPI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport indique un sujet de taille raisonnable ayant permis à de nombreux candidats de le terminer, mais relève un manque de rigueur marqué sur le calcul des incertitudes (moins de 1% de bonnes réponses à la Q12). Moyenne : 9,36/20 (écart-type 3,97, 569 présents).
Quel critère de brouillage adopter à la question Q18 ?
Retenir une différence d'ordre d'interférence \Delta p = 1 entre les bords de la fente, soit c_{\max} = i = \lambda f'_2 / a. Ce choix correspond à l'annulation stricte du contraste par compensation deux à deux des sources élémentaires, validée par la figure 6b.
Quelle masse utiliser pour le calcul d'énergie massique à la question Q30 ?
Prendre la masse de la batterie seule (m_{\text{pile}} = 25\text{ g} du tableau 1) et non celle du smartphone (150\text{ g} dans les données finales). L'énoncé précise qu'il s'agit de l'énergie délivrée par unité de masse de la pile.
Où je me situe, question par question
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