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Centrale Physique Chimie 2 MPI 2023Sujet, corrigé et rapport du jury

Les téléphones portables

Pas encore noté
Faisable en Sup

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MP2I : 17 questions sur 45, partie III en entier. Autres questions faisables en MP2I

Autres premières années : MPSI 22 · PCSI 22 · PTSI 15 · TSI1 21 · BCPST1 19 questions.

Détail par partie

Téléchargements

Présentation du sujet

Difficulté moyenne
Les téléphones portables : optique du module photographique, écran à pixels, batterie lithium-ion et thermodynamique d'un congélateur
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Ce sujet, proposé pour la première session de la filière MPI, observe les smartphones sous plusieurs angles de la physique et de la chimie. Il étudie le capteur et les aberrations d'une lentille asphérique d'un module photographique, puis mesure expérimentalement la taille d'un pixel d'écran par interférences, avant d'aborder l'oxydoréduction d'une batterie lithium-ion et la thermodynamique d'un congélateur (efficacité, diffusion thermique).

  1. 1Partie I : étude du module photographique d'un smartphoneCapteur de l'appareil photographique et aberrations géométriques d'une lentille asphérique.
  2. 2Partie II : étude des pixels de l'écran d'un smartphoneEstimation puis mesure expérimentale, par interférences, de la taille d'un pixel, avec traitement des incertitudes.
  3. 3Partie III : étude de la batterie lithium-ionOxydoréduction et fonctionnement de la batterie.
  4. 4Partie IV : étude d'un congélateurCongélateur à compresseur (efficacité) puis résolution approchée de l'équation de diffusion thermique.

Difficulté moyenne. Le rapport indique un sujet de taille raisonnable ayant permis à de nombreux candidats de le terminer, mais relève un manque de rigueur marqué sur le calcul des incertitudes (moins de 1% de bonnes réponses à la Q12).

L'épreuve en chiffres

Moyenne 9,36 / 20 · écart-type 3,97 · 569 présents · où vous situez-vous ?
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Moyenne
9,36/ 20
Écart-type
3,97
Présents
569
Coefficient
10
Durée
4 h
1er quartile
6,5
Médiane
9,4
3e quartile
12
moyenne 9,3605101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 11 mai 2023. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Incertitude mal exprimée · Questions de programmation Python délaissées · Incertitude composée mal exploitée
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Pour cette première édition en filière MPI, le jury se félicite que toutes les questions aient été traitées et que de nombreux candidats soient arrivés au terme de l'épreuve. Il déplore cependant un manque de rigueur sur le traitement des incertitudes et un délaissement fréquent des questions de programmation Python. Il insiste enfin sur l'importance de l'honnêteté intellectuelle et sur la forme des copies, 23% d'entre elles ayant subi un malus.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Incertitude mal expriméeQ12

    85% des candidats traitent la question, mais moins de 1% savent exprimer correctement un résultat accompagné de son incertitude (chiffres significatifs, écriture cohérente).

    « moins de 1% savent exprimer correctement un résultat »
  2. 2
    Questions de programmation Python délaisséesQ19, Q20

    Alors que les programmes à écrire étaient volontairement simples, seulement un peu moins de la moitié des candidats a choisi d'y répondre.

    « Seulement un peu moins de 50% des candidats ont choisi de répondre »
  3. 3
    Incertitude composée mal exploitéeQ26

    L'estimation d'une incertitude composée était pourtant fournie en annexe ; la notion d'écart normalisé reste largement méconnue.

    « seule une quinzaine d'étudiants évoque cet aspect et deux proposent une expression »
  4. 4
    Résultat maquillé pour retomber sur l'expression attendueQ33, Q34

    Certains candidats partent d'une expression fausse et arrivent malgré tout au résultat demandé sans signaler leur erreur ; le jury y voit une malhonnêteté intellectuelle.

    « Cette démarche est sévèrement réprimandée par le jury qui y voit une malhonnêteté »
  5. 5
    Présentation pénalisée par un malus

    Lisibilité, respect de la langue, clarté et mise en évidence des résultats sont des critères systématiquement évalués par les correcteurs.

    « 23% des copies ont été handicapées par un malus »

Ce qui a été bien réussi

  • Près de la moitié des candidats a abordé la première question ouverte (Q8).
  • Les questions 27 et 28, proches du cours, ne présentent pas de difficulté particulière pour la plupart des candidats.
  • 37% des candidats ont abordé la question ouverte 32 et ont été largement récompensés.

Conseils du jury

  • Toujours accompagner un résultat numérique de son incertitude correctement exprimée, avec deux chiffres significatifs.
  • Ne pas négliger les questions de programmation Python, même lorsqu'elles semblent simples.
  • Introduire des grandeurs littérales avant de calculer, en particulier pour les questions ouvertes.
  • Signaler explicitement si un résultat trouvé ne correspond pas à celui attendu, plutôt que de maquiller un calcul.
  • Soigner la présentation de la copie (lisibilité, mise en évidence des résultats) pour éviter un malus.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Corrigé détaillé

45 questions
Indice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question.
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45 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré. Chaque question est vérifiée avant publication.

  1. Q1À partir des données du téléphone portable fournies dans le document réponse, déterminer la longueur et la…
  2. Q2Après avoir justifié la longueur d'onde lumineuse choisie, déterminer la taille caractéristique de la tache…
  3. Q3Proposer une justification au choix de l'entreprise de configurer par défaut la prise d'image en full HD (…
  4. Q4Compléter sur la figure A du document réponse le trajet de ce rayon lumineux lors de son passage à travers…
  5. Q5On note la position de l'intersection du rayon incident avec l'axe optique après son passage au travers de…
  6. Q6En déduire, en fonction de et, l'expression de la limite de lorsque la distance tend vers 0. Calculer…
  7. Q7Dans quelle condition peut-on considérer que le point est stigmatiquement conjugué d'un point source situé à…
  8. Q8Déterminer numériquement la distance TSA (transversal spherical aberration) entre et le point où ce rayon…
Voir les 37 autres questions
  1. Q9Montrer que l'épaisseur de la lentille à la distance de l'axe doit vérifier
  2. Q10Exprimer le rapport lorsque. Montrer qu'alors le profil de la lentille asphérique est pratiquement confondu…
  3. Q11Montrer qu'il existe une taille de pixel maximale pour satisfaire à la description précédente. Calculer sa…
  4. Q12Estimer la dimension d'un pixel de l'écran présenté dans la figure 5, ainsi que l'incertitude de cette…
  5. Q13À quelle distance de la lentille doit-on placer l'écran pour que les rayons issus de ressortent parallèles à…
  6. Q14En utilisant notamment le théorème de Malus, montrer que, la différence de marche des deux rayons au point…
  7. Q15En déduire l'ordre d'interférence au point. Décrire la figure d'interférence observée. Définir et exprimer…
  8. Q16Après avoir déterminé son expression, tracer sur votre copie l'intensité lumineuse sur l'écran en fonction…
  9. Q17Le point source est déplacé dans le plan de l'écran, ses coordonnées deviennent. En s'appuyant sur un…
  10. Q18À l'aide d'un critère semi-quantitatif, basé par exemple sur l'ordre d'interférence au point, déterminer…
  11. Q19Écrire en langage Python une fonction d'entête “`python def Itot(y:float, c:float, K:int) -> float: “` qui…
  12. Q20On s'intéresse à présent au contraste de chaque figure d'interférence. Écrire en langage Python une fonction…
  13. Q21Commenter les figures 6a et 6b. Le calcul semi-quantitatif effectué en question 18 est-il confirmé par les…
  14. Q22Soit le diamètre du faisceau laser avant sa traversée de la lentille et le diamètre du faisceau laser après…
  15. Q23En utilisant les résultats de la question 14, exprimer sans calculs les différences de marches au point…
  16. Q24On modélise l'écran du téléphone par un réseau carré de pixels assimilés à de petits miroirs répartis…
  17. Q25Exprimer, en fonction de, le rapport entre l'éclairement maximal et l'éclairement moyen observé sur l'écran…
  18. Q26Déterminer la distance entre deux pixels avec une estimation de son incertitude-type. Comparer ce résultat à…
  19. Q27Écrire les demi-équations électroniques associées à chaque électrode lors de la décharge de la batterie…
  20. Q28Donner l'équation bilan lors du fonctionnement de la batterie en décharge puis en charge. Compléter la…
  21. Q29Déterminer la masse minimale de lithium graphite contenue dans la batterie du téléphone dont les propriétés…
  22. Q30Retrouver la valeur de l'énergie massique annoncée pour ce même téléphone. Il s'agit de l'énergie que peut…
  23. Q31Écrire l'équation de la réaction pouvant modéliser la transformation chimique qui a lieu si le lithium…
  24. Q32À l'aide des tableaux 1, 2 et 3 et de la figure 11, indiquer les risques ou inconvénients d'utilisation d'un…
  25. Q33Définir l'efficacité de Carnot et montrer qu'elle s'exprime par où est la température de la source froide et…
  26. Q34Calculer numériquement l'efficacité de Carnot.
  27. Q35Évaluer le temps nécessaire afin d'amener un téléphone portable de la température de à. Commenter quant à…
  28. Q36On observe souvent la formation de givre dans un congélateur. Estimer la masse maximale d'eau, initialement…
  29. Q37Indiquer le mécanisme majeur de transfert thermique qui a lieu entre la zone froide du congélateur et le…
  30. Q38En considérant un modèle unidimensionnel d'axe, de propriétés uniformes, établir le profil de température au…
  31. Q39En considérant que les pertes thermiques vers l'extérieur représentent de la puissance du compresseur…
  32. Q40Exprimer en fonction de et de l'épaisseur du mur. En déduire l'abscisse du -ème point en fonction de et…
  33. Q41À l'aide d'un développement limité de la fonction, donner une expression de à l'ordre 3 () en fonction de et…
  34. Q42En déduire une expression approchée à l'ordre 1 () de en fonction de,, et.
  35. Q43Montrer que les valeurs discrètes de la température vérifient
  36. Q44Quelle est la valeur choisie pour ? La figure 13b est obtenue avec le programme tel qu'il est écrit. Ce…
  37. Q45Proposer une modification du programme permettant de vérifier que le champ de température obtenu vérifie…

Description

Ce sujet, proposé pour la première session de la filière MPI, observe les smartphones sous plusieurs angles de la physique et de la chimie. Il étudie le capteur et les aberrations d'une lentille asphérique d'un module photographique, puis mesure expérimentalement la taille d'un pixel d'écran par interférences, avant d'aborder l'oxydoréduction d'une batterie lithium-ion et la thermodynamique d'un congélateur (efficacité, diffusion thermique).

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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Les téléphones portables

En 1973, Martin Cooper invente, avec son équipe, le premier téléphone cellulaire. Depuis, l'usage du téléphone portable n'a cessé de croitre, ce qui en fait l'un des biens de consommation les plus répandus de la planète. Cependant, malgré cet essor, il reste des problèmes technologiques non encore résolus. En effet, les batteries utilisées (de technologie lithium-ion principalement) sont capables de délivrer une énergie par unité de masse élevée à température ambiante, mais sont sensibles aux températures extrêmes. Ainsi, le constructeur d'une célèbre marque de téléphone portable indique que la gamme d'utilisation de ses modèles varie de 0^∘C à 35^∘C.
Figure 1 Messages d'alerte en cas d'utilisation d'un téléphone à haute et basse température
Ce sujet contient quatre parties, une première partie axée sur l'appareil photographique du téléphone, une seconde sur les pixels de l'écran du smartphone. La troisième partie s'intéresse aux batteries lithium-ion et à leurs limites d'utilisation. La quatrième étudie un système de refroidissement utilisé pour reproduire des conditions extrêmes afin d'étudier les performances d'un téléphone portable à très basse température.
Certaines questions, peu ou pas guidées, demandent de l'initiative de la part du candidat. Leur énoncé est repéré par une barre en marge. Il est alors demandé d'expliciter clairement la démarche, les choix et de les illustrer, le cas échéant, par un schéma. Le barème valorise la prise d'initiative et tient compte du temps nécessaire à la résolution de ces questions. Certaines données numériques sont regroupées en fin d'énoncé ; d'autres relèvent de l'initiative du candidat.
Ce sujet utilise la syntaxe des annotations pour préciser le type des arguments et du résultat des fonctions Python. Ainsi,
def maFonction(n:int, x:float) -> (int, np.ndarray):
signifie que la fonction maFonction admet deux arguments, le premier est un entier, le second un nombre à virgule flottante et qu'elle renvoie un couple dont le premier élément est un entier et le deuxième un tableau numpy. Il n'est pas demandé aux candidats de recopier les entêtes avec annotations telles qu'elles sont fournies dans ce sujet, ils peuvent utiliser des entêtes classiques.
Cet énoncé est accompagné d'un document réponse à rendre avec la copie. Ce document réponse regroupe une liste de fonctions Python et certaines données utiles.

I Étude du module photographique d'un smartphone

I.A - Etude du capteur de l'appareil photographique

On considère dans un premier temps les paramètres géométriques du capteur principal, afin de vérifier si le phénomène de diffraction dégrade ou non l'image formée sur le capteur. Tous les pixels considérés sont carrés.
Q 1. À partir des données du téléphone portable fournies dans le document réponse, déterminer la longueur et la largeur du capteur de ce téléphone. En déduire la taille approximative d'un pixel du capteur.
Le nombre d'ouverture N de l'appareil photographique est défini par la formule ci-après, où D est le diamètre de l'ouverture et f^′ la distance focale de l'objectif,
N = (f^′)/D
Q 2. Après avoir justifié la longueur d'onde lumineuse choisie, déterminer la taille caractéristique de la tache de diffraction visible sur le capteur si l'objectif est éclairé par un «point unique» situé à l'infini.
Q 3. Proposer une justification au choix de l'entreprise de configurer par défaut la prise d'image en full HD ( 1920 × 1080 pixels) au lieu de la résolution 4 K ( 3840 × 2160 pixels).
Figure 2 Module photographique d'un smartphone (source : wikimediacommons)

I.B - Étude des aberrations géométriques dues à la lentille de l'appareil photographique

La lentille de forme plano-convexe est constituée de silice fondue associée à du quartz. On peut la modéliser dans un premier temps comme une demi-boule de rayon de courbure R et d'indice de réfraction n, plongée dans l'air dont l'indice de réfraction est pris égal à 1 . Un faisceau lumineux cylindrique, de rayon r_m < R, arrive sous incidence normale sur la face plane de cette lentille. On note C l'intersection de la face plane de la demi-boule avec l'axe optique ( Ox ) et S l'intersection de la face hémisphérique avec ce même axe.
On s'intéresse au rayon lumineux incident qui arrive parallèle à l'axe optique et à une distance r de cet axe.

I.B.1) Condition de traversée de la lentille

Q 4. Compléter sur la figure A du document réponse le trajet de ce rayon lumineux lors de son passage à travers la lentille. On notera i l'angle incident sur le dioptre verre-air et t l'angle réfracté correspondant. Déterminer l'expression de r_0, valeur limite du rayon du faisceau si l'on souhaite que tous les rayons incidents émergent de la lentille. Calculer numériquement la valeur de r_0. En réalité, le constructeur a choisi un diamètre de la lentille Φ = 5, 0 mm. Justifier ce choix.

I.B.2) Étude des rayons proches de l'axe optique

Q 5. On note A^′ la position de l'intersection du rayon incident avec l'axe optique après son passage au travers de la lentille. Montrer que la distance algébrique CA^′^– vérifie
CA^′^– = Rcosi + (Rsini)/(tan(t − i))
Q 6. En déduire, en fonction de R et n, l'expression de la limite CF^′^– de CA^′^– lorsque la distance r tend vers 0 . Calculer numériquement CF^′^–.
Q 7. Dans quelle condition peut-on considérer que le point F^′ est stigmatiquement conjugué d'un point source situé à l'infini sur l'axe? Comment peut-on nommer le point F^′ ?

I.B.3) Étude de l'aberration sphérique de la lentille

Le capteur de l'appareil photographique est placé dans le plan focal image de la lentille (figure 3). On s'intéresse à présent au rayon lumineux qui arrive parallèle à l'axe optique à la distance r = r_0 de l'axe (question 4).
Q 8. Déterminer numériquement la distance TSA (transversal spherical aberration) entre F^′ et le point où ce rayon extrême rencontre le capteur. Un schéma faisant apparaitre la distance TSA est attendu. Comparer la distance TSA à la taille de la tache de diffraction obtenue en question 2 et à la dimension d'un pixel. Conclure sur l'adéquation de cette lentille au téléphone portable considéré.

I.B.4) Détermination du profil d'une lentille asphérique

On souhaite modifier le profil de la surface courbe de la lentille afin que tous les rayons incidents parallèles à l'axe Ox convergent au même point F^′, comme indiqué en figure 4. La lentille obtenue est dite asphérique.
Pour déterminer le profil de la lentille, il est commode d'adopter une approche ondulatoire en imaginant une onde plane incidente se propageant parallèlement à l'axe Ox venant frapper la face plane de la lentille. Après celle-ci, l'onde convergera au point F^′ si, depuis la source, les chemins optiques associés à tous les rayons traversant la lentille et parvenant en F^′ sont identiques.
Figure 3 Aberration sphérique
Figure 4 Lentille asphérique
Q 9. Montrer que l'épaisseur e(r) de la lentille à la distance r de l'axe doit vérifier
ne(r) + √(r^2 + ((nR)/(n − 1) − e(r))^2) = nR + R/(n − 1).
Q 10. Exprimer le rapport e(r)/R lorsque r≪R. Montrer qu'alors le profil de la lentille asphérique est pratiquement confondu avec celui de la lentille demi-boule.
Quand on résout cette expression pour e(r), grâce à une méthode numérique par exemple, on peut tracer le profil en figure 4.

II Étude des pixels de l'écran d'un smartphone

II.A - Estimation de la taille d'un pixel

Depuis l'apparition des premiers smartphones, la qualité des écrans a fait des progrès considérables. Un célèbre constructeur de téléphones affirme que «la densité de pixels des écrans est si élevée qu'à l'œil nu et à une distance normale, il est impossible de discerner les pixels individuels ».
L'objectif de cette sous-partie est de vérifier si l'écran de l'objet d'étude vérifie ou non ce critère.
Q 11. Montrer qu'il existe une taille de pixel maximale pour satisfaire à la description précédente. Calculer sa valeur numérique.
Q 12. Estimer la dimension a d'un pixel de l'écran présenté dans la figure 5, ainsi que l'incertitude u(a) de cette mesure. La photographie a été grossie 10 fois par rapport à l'image réelle.
Figure 5 Écran de téléphone (source wikimediacommons)

II.B - Dispositif expérimental de mesure d'un pixel

Dans cette sous-partie, on souhaite concevoir une expérience qui permet de mesurer expérimentalement la distance qui sépare les pixels de l'écran d'un téléphone portable. Pour cela, on dispose du matériel suivant au laboratoire:
  • un banc optique et divers supports ;
  • une lampe spectrale à sodium ;
  • un laser ;
  • deux lentilles convergentes L_1 et L_2 de distances focales respectives f_1^′ = 10, 5 mm, f_2^′ = 45, 5 mm;
  • un écran percé d'un trou ;
  • un téléphone portable.
L'idée est d'étudier les interférences observées par réflexion sur les pixels de l'écran. Ceux-ci sont modélisés dans la suite comme de petits miroirs.

II.B.1) Premier montage

On envisage tout d'abord le dispositif expérimental présenté en figure B du document réponse. Une lampe spectrale, considérée monochromatique de longueur d'onde λ, éclaire l'écran percé d'un très petit trou. Celui-ci peut être considéré comme une source ponctuelle ( S ) qui est initialement placée sur l'axe optique, au point O. Les rayons issus de (S) traversent la lentille L_2 et arrivent en incidence normale sur deux pixels, considérés comme de petits miroirs positionnés parallèlement à l'axe ( Oy ). Les rayons sont alors réfléchis et diffractés par les deux miroirs P_1 et P_2, traversent à nouveau la lentille L_2 et viennent interférer au point M : une figure d'interférence est visible sur l'écran. On note ( y, z ) les coordonnées du point M dans le plan Oyz formé par l'écran et on ne considère que les points voisins de l'axe: |y|≪f_2^′ et |z|≪f_2^′.
Q 13. À quelle distance de la lentille L_2 doit-on placer l'écran pour que les rayons issus de (S) ressortent parallèles à l'axe après la lentille L_2 ? Sur la figure B du document réponse, compléter le trajet des deux rayons issus de ( S ) interférant au point M placé sur l'écran. Justifier que les rayons issus de P_1 et de P_2 convergeant au point M sont parallèles entre eux avant d'atteindre la lentille L_2.
Q 14. En utilisant notamment le théorème de Malus, montrer que δ(M), la différence de marche des deux rayons au point M, est égale à la distance P_1 H (figure B ). Montrer que cette différence de marche s'écrit
δ(M) = (ay)/(f_2^′).
Q 15. En déduire l'ordre d'interférence p(M) au point M. Décrire la figure d'interférence observée. Définir et exprimer l'interfrange i de cette figure d'interférence.
Q 16. Après avoir déterminé son expression, tracer sur votre copie l'intensité lumineuse I(y) sur l'écran en fonction de y, la coordonnée du point M sur l'axe ( Oy ). On notera I_0 l'intensité que l'on obtiendrait avec un miroir seulement.
Q 17. Le point source ( S ) est déplacé dans le plan de l'écran, ses coordonnées deviennent (y_S, z_S). En s'appuyant sur un schéma, déterminer l'expression de la différence de marche au point M en fonction de y, y_S, a et f_2^′. Décrire le changement que le déplacement de la source ( S ) induit sur la figure d'interférence observée sur l'écran.
Pour obtenir une figure plus lumineuse, on souhaite remplacer le petit trou pratiqué dans l'écran par une fente de largeur c, parallèle à l'axe Oz. Cette fente est éclairée par la lampe spectrale. Dans un modèle simple, on peut considérer que chaque petit élément de surface de la fente se comporte comme une source ponctuelle, incohérente avec les autres éléments de la fente.
Q 18. À l'aide d'un critère semi-quantitatif, basé par exemple sur l'ordre d'interférence au point M, déterminer l'expression de la largeur maximale c_(max) au-delà de laquelle la figure d'interférence sera brouillée. Calculer numériquement c_(max) dans le cas de la lampe à sodium en prenant f_2^′ = 45, 5 cm, a = 400μ m et une longueur d'onde λ = 589 nm. Conclure.

II.B.2) Modélisation numérique de l'expérience du premier montage

Afin d'étudier plus précisément l'effet de l'élargissement de la fente source, on adopte un modèle numérique discret dans lequel la fente large est modélisée par un grand nombre de sources ponctuelles incohérentes entre elles, uniformément réparties entre les ordonnées y = − c/2 et y = c/2.
Pour calculer l'intensité résultante, on suppose les variables correspondant aux constantes f_2^′, a, λ, c et i déclarées en Python. De plus, on dispose de la fonction intensite(y, yS), d'arguments d'entrée y l'ordonnée d'un point M situé sur l'écran et yS l'ordonnée de la source ( S ). La fonction intensite(y, yS) renvoie un flottant correspondant au calcul de l'intensité lumineuse au point M due à une source ponctuelle unique de position yS.
Q 19. Écrire en langage Python une fonction d'entête
def Itot(y:float, c:float, K:int) -> float:
qui, à partir de la position y du point M, de la distance c et du nombre de sources ponctuelles K , permet de calculer l'intensité résultante au point M.
Q 20. On s'intéresse à présent au contraste de chaque figure d'interférence. Écrire en langage Python une fonction d'entête
def contraste(I:np.ndarray) -> float:
qui, à partir d'un vecteur (ou d'une liste) I (correspondant aux valeurs d'intensité sur l'écran pour différentes positions du point M ), renvoie un flottant correspondant au calcul du contraste de la figure d'interférence.
Grâce à la fonction Itot, on étudie l'intensité résultante en fonction de l'ordonnée y du point M sur l'écran. Le résultat est donné en figure 6 pour K = 500 sources. On choisit quatre extensions spatiales de la lampe : 5, 5c_(max), c_(max), 0, 5c_(max) et 0, 1c_(max).
La figure 6a représente I/(4I_0) en fonction de y/i avec I_0 l'intensité due à un seul miroir et i la valeur de l'interfrange telle que définie en question 15.
La figure 6 b représente le contraste obtenu en fonction de la largeur relative c/c_(max).
Q 21. Commenter les figures 6 a et 6 b . Le calcul semi-quantitatif effectué en question 18 est-il confirmé par les résultats de la figure 6 b ?

II.B.3) Montage avec laser

Afin d'éviter les problèmes inhérents à l'utilisation d'une lampe spectrale précédemment décrits, celle-ci est remplacée par un laser comme indiqué en figure 7 . De plus, on insère une lentille L_1 entre le laser et l'écran.
Q 22. Soit d_(laser) le diamètre du faisceau laser avant sa traversée de la lentille L_1 et D_(laser) le diamètre du faisceau laser après sa traversée de la lentille L_2. Exprimer le rapport de ces deux grandeurs en fonction des paramètres du système.
On envisage à présent l'utilisation de N = 4 miroirs (représentant 4 pixels) disposés selon un carré de côté a (figure 8). Ces miroirs sont notés P_1 à P_4. Les interférences sont observées en un point M de l'écran, de coordonnées (y, z).
Q 23. En utilisant les résultats de la question 14, exprimer sans calculs les différences de marches au point M, δ_(i/1)(M) avec i = 2, 3, 4, entre l'onde passant par le miroir P_i et celle passant par le miroir P_1, en fonction de y, z, a et f_2^′. Déterminer les coordonnées des points de l'écran pour lesquels les ondes issues des 4 miroirs sont en phase. Montrer que ces maxima d'éclairement forment un réseau carré de points de coordonnées
(y_k = kλ(f_2^′)/a, z_m = mλ(f_2^′)/a)
où k et m sont deux nombres entiers.
Q 24. On modélise l'écran du téléphone par un réseau carré de N pixels assimilés à de petits miroirs répartis périodiquement avec une période a selon y et selon z. Montrer que l'éclairement obtenu est maximal aux points de coordonnées (y_k, z_m) déterminés à la question précédente et qu'il vaut I_(max) = N^2 I_0, I_0 étant l'éclairement que l'on obtiendrait avec un miroir seul.
Q 25. Exprimer, en fonction de N, le rapport entre l'éclairement maximal et l'éclairement moyen observé sur l'écran. Que peut-on en conclure sur l'allure de la figure d'interférence observée lorsque N est très grand ?
a : intensité relative
Figure 6
a : intensité résultante en un point de l'écran M d'ordonnée y due à K = 500 sources ponctuelles uniformément réparties entre les ordonnées − c/2 et c/2 b : contraste pour différentes extensions spatiales de la source

II.B.4) Détermination de la taille d'un pixel

Le réseau bidimensionnel de N miroirs considéré dans la section précédente modélise l'écran d'un téléphone comportant N pixels. Le montage est représenté sur la figure 9 et est réalisé comme suit.
  • On place sur un banc optique, dans l'ordre de la droite vers la gauche, un laser, une lentille L_1, un écran troué en son centre, une lentille L_2 et le téléphone.
  • On s'assure du centrage du système, la tache du laser est visible sur l'écran du smartphone.
  • Sur la face gauche de l'écran, une figure géométrique caractéristique d'un phénomène de diffraction est visible, cette figure est exploitée ci-après.
  • Les distances focales utilisées sont f_1^′ = 10, 50 cm et f_2^′ = 45, 50 cm. Leur incertitude-type vaut u(f^′) = 0, 30 cm.
La figure 10 présente une image obtenue au cours de cette expérience, avec un laser vert ( λ_v = 532 nm avec son incertitude-type u(λ_v) = 10 nm ). Le trou au centre est celui par lequel passe le laser, il possède un diamètre de 4, 0 mm.
Q 26. Déterminer la distance entre deux pixels avec une estimation de son incertitude-type. Comparer ce résultat à celui de la question 12 par le calcul d'un écart normalisé et conclure.
Figure 7 Deuxième montage : laser et miroirs
Figure 8 Disposition des 4 miroirs
Figure 9 Dernier montage : détermination de la taille d'un pixel
Figure 10 Image visible sur l'écran

III Étude de la batterie lithium-ion

Les batteries Li-ion ont contribué à la révolution des téléphones portables modernes. En effet, celles-ci sont très utilisées dans les téléphones et les ordinateurs portables. Ceci s'explique par leur capacité à délivrer une énergie par unité de masse élevée.
Dans cette partie, l'objectif est de présenter les principes de fonctionnement de base d'une batterie Li-ion, de s'intéresser à la capacité de la pile et aux risques associés à l'utilisation de celle-ci.
La batterie considérée est constituée d'une première électrode de graphite (une structure du carbone constituée de feuillets) contenant du lithium. Les atomes de lithium sont intercalés dans les feuillets de carbone du graphite. Les sites contenant du lithium ont pour formule chimique LiC_(6(s)). Lors de la décharge de la batterie, des atomes de lithium sont libérés des sites d'intercalation et s'ionisent en ions Li^+en libérant un électron. Les ions Li^+ sont alors transférés de la première électrode vers la seconde.
La seconde électrode est constituée d'oxyde de cobalt CoO_(2(s)). Lors de la décharge de la batterie, on y observe la formation de sites d'oxyde de cobalt dopés au lithium, de formule chimique LiCoO_(2(s)) par transfert d'ions Li^+captant un électron.
L'électrolyte est constitué de polymères et contient des ions lithium.
Q 27. Écrire les demi-équations électroniques associées à chaque électrode lors de la décharge de la batterie. Identifier la cathode et l'anode de cette pile.
Q 28. Donner l'équation bilan lors du fonctionnement de la batterie en décharge puis en charge. Compléter la figure C du document réponse en indiquant le sens de déplacement des électrons, le sens du courant et le nom des électrodes dans le cas de la décharge.
Q 29. Déterminer la masse minimale de lithium graphite LiC_(6(s)) contenue dans la batterie du téléphone dont les propriétés sont fournies dans le tableau 1 .
Q 30. Retrouver la valeur de l'énergie massique annoncée pour ce même téléphone. Il s'agit de l'énergie que peut fournir la pile par unité de masse de cette même pile.
Q 31. Écrire l'équation de la réaction pouvant modéliser la transformation chimique qui a lieu si le lithium solide entre en contact avec de l'eau. Cette réaction forme notamment des ions hydroxyde HO^−et on observe un dégagement gazeux que l'on identifiera.
Cette transformation s'accompagne d'une forte libération d'énergie. Ceci justifie l'utilisation d'un électrolyte qui ne contient pas d'eau, mais plutôt un polymère organique.
En dessous de 0^∘C et au-dessus de 35^∘C, la capacité électrique de l'accumulateur peut fortement être modifiée. De nombreuses études ont été menées à très basse et très haute température afin de mesurer les performances du téléphone.
Q 32. À l'aide des tableaux 1, 2 et 3 et de la figure 11, indiquer les risques ou inconvénients d'utilisation d'un téléphone portable à très haute température et à très basse température.
Tension à vide E_0 3, 8 V
Capacité électrique 1440 mA ⋅ h
Masse 25 g
Énergie massique 218 W ⋅ h ⋅ kg^(− 1)
Autonomie 8 h
Tableau 1 Propriétés d'une batterie de téléphone portable à température ambiante (d'après Yongquan Sun, Li-ion Batterie Reliability - A Case Study of the Apple iPhone)
Température (^∘C) Capacité électrique (mA ⋅ h)
-40 168
-20 650
-10 1060
0 1345
25 1440
40 1430
Tableau 2 Effet de la basse température sur la capacité électrique (d'après Shuaishuai Lv, The Influence of Temperature on the Capacity of Li)
Température (^∘C) État de l'électrolyte
-30 liquide
-35 mélange liquide-solide
-40 mélange liquide-solide
− 42, 5 solide
Tableau 3 Effet de la basse température sur l'électrolyte (d'après Dongxu Ouyang, A Review on the Thermal Hazards of the Lithium-Ion)
La combustion de la batterie (et de ses couches de protection) s'accompagne d'un dégagement de diverses espèces toxiques gazeuses : le fluorure d'hydrogène HF, le chlorure d'hydrogène HCl , le monoxyde de carbone CO , le dioxyde de soufre SO_2, le dihydrogène H_2.
Les gaz HF et HCl, à forte dose inhalée, peuvent être mortels pour l'homme. Le monoxyde de carbone réagit avec l'hémoglobine et peut être lui aussi mortel. Le dihydrogène est hautement réactif et peut mener à une combustion très exothermique ou une explosion.
Figure 11 Effets de la haute température sur des batteries complètement chargées (d'après Dongxu Ouyang, A Review on the Thermal Hazards of the Lithium-Ion)

IV Étude d'un congélateur

Afin de reproduire les conditions d'un environnement à très basse température, des congélateurs sont utilisés par les constructeurs de téléphones portables. Ces congélateurs sont l'objet de cette partie.
La température au sein du congélateur utilisé pour mettre à l'épreuve le téléphone portable est de − 18^∘C et celle de la salle de laboratoire est de 19^∘C. Dans toute cette partie, on suppose un fonctionnement réversible.

IV.A - Congélateur à compresseur

La source externe d'énergie est le réseau électrique, le compresseur fonctionne avec un moteur électrique de puissance P = 250 W. Les échanges d'énergie thermiques sont assurés par un fluide caloporteur, typiquement du réfrigérant R-134a (1,1,1,2-tétrafluoroéthane).
Q 33. Définir l'efficacité de Carnot et montrer qu'elle s'exprime par
e = (T_f)/(T_c − T_f)
où T_f est la température de la source froide et T_c la température de la source chaude pour un congélateur en utilisation normale.
Q 34. Calculer numériquement l'efficacité de Carnot.
En réalité le congélateur est moins performant et son efficacité vaut e = 3, 2.
Q 35. Évaluer le temps nécessaire afin d'amener un téléphone portable de la température de 19^∘C à − 18^∘C. Commenter quant à l'adéquation du dispositif de refroidissement.
Q 36. On observe souvent la formation de givre dans un congélateur. Estimer la masse maximale d'eau, initialement considérée liquide à 19^∘C, que peut congeler à − 18^∘C ce congélateur en une heure. Commenter.
On étudie les pertes thermiques liées à ce congélateur. Par souci de simplicité, les parois du congélateur sont modélisées par une unique couche d'isolant thermique d'épaisseur D, de masse volumique ρ et de conductivité thermique λ.
Q 37. Indiquer le mécanisme majeur de transfert thermique qui a lieu entre la zone froide du congélateur et le laboratoire.
Q 38. En considérant un modèle unidimensionnel d'axe ( Ox ), de propriétés uniformes, établir le profil de température au sein de la paroi qui sépare l'intérieur du congélateur du milieu extérieur. On se placera en régime stationnaire.
Q 39. En considérant que les pertes thermiques vers l'extérieur représentent p = 20% de la puissance du compresseur, déterminer l'épaisseur minimale D d'isolant à placer autour de l'enceinte froide pour que le congélateur puisse satisfaire la consigne de température de − 18^∘C à l'intérieur du congélateur.

IV.B - Résolution approchée de l'équation de la diffusion thermique dans le congélateur

On s'intéresse à un modèle en deux dimensions du congélateur : voir la géométrie représentée en haut de la figure 13a. On modélise la paroi du congélateur par l'espace compris entre deux carrés : la température sur le carré le plus grand est égale à la température du laboratoire et la température sur le carré le plus petit est égale à la température intérieure du congélateur.
Nous étudions une méthode numérique permettant de déterminer de façon approchée la température qui règne, en régime permanent, entre deux carrés. Celle-ci vérifie l'équation de Laplace,
(∂^2 T(x, y))/(∂x^2) + (∂^2 T(x, y))/(∂y^2) = 0
où T(x, y) est la température au sein de la paroi du congélateur au point de coordonnées (x, y).
On utilise pour cela une méthode des différences finies associée à une méthode de relaxation. Cette dernière permet de calculer le champ de température par une méthode itérative qui s'appuie sur les valeurs de température aux frontières : à savoir à l'intérieur et à l'extérieur de la paroi d'isolant.

IV.B.1) Modèle à une dimension

On envisage tout d'abord la résolution approchée d'un problème simplifié à une dimension (d^2 T(x))/(dx^2) = 0 sur l'intervalle [0, D] où D est l'épaisseur du mur. On divise cet intervalle en N points, numérotés de 0 à N − 1, régulièrement espacés de Δx (figure 12). Cette division est appelée «discrétisation». La distance Δx est appelée le «pas de discrétisation». À l'intérieur du mur (frontières intérieure et extérieure exclues) se trouvent donc N − 2 points. On cherche à obtenir la température en ces points particuliers de manière itérative.
Figure 12 Discrétisation dans la direction x
Q 40. Exprimer Δx en fonction de N et de l'épaisseur du mur D. En déduire l'abscisse x_i du i-ème point en fonction de i et Δx, sachant que x_0 = 0 et x_(N − 1) = D.
Q 41. À l'aide d'un développement limité de la fonction x ↦ T(x), donner une expression de T(x + Δx) à l'ordre 3(o(Δx^3)) en fonction de T et de ses dérivées partielles par rapport à x évaluées en ( x ). De même, donner une expression de T(x − Δx) à l'ordre 3 .
Q 42. En déduire une expression approchée à l'ordre 1(o(Δx)) de (d^2 T(x))/(dx^2) en fonction de T(x + Δx), T(x − Δx), T(x) et Δx.
On note T_i la température T(x_i), évaluée au point d'abscisse x_i. De même, on note T_(i + 1) = T(x_i + Δx) et T_(i − 1) = T(x_i − Δx,).
Q 43. Montrer que les valeurs discrètes T_i de la température vérifient
T_i = 1/2(T_(i − 1) + T_(i + 1)).
Cette équation nous permet de calculer la température en un point à partir du point précédent et du point suivant. Il faudra faire attention lors de la programmation au fait que cette équation n'est pas valable en 0 et N − 1 où son calcul fait appel aux indices i = − 1 et i = N qui ne sont pas définis.

IV.B.2) Modèle à deux dimensions x et y

Pour le problème bidimensionnel, on effectue une discrétisation selon les axes (Ox) et (Oy) avec le même pas de discrétisation dans les deux directions. Dans ce cas, on admettra que T_(i, j), la température en un point d'abscisse x_i et d'ordonnée y_j vérifie
T_(i, j) = 1/4(T_(i − 1, j) + T_(i + 1, j) + T_(i, j + 1) + T_(i, j − 1)).
L'algorithme de relaxation permet d'obtenir des valeurs de la température vérifiant cette relation et respectant les conditions aux limites imposées. Les températures T_(i, j)^((k + 1)) déterminées à l'étape k + 1 sont calculées à partir du champ de température déterminé à l'étape k par
T_(i, j)^((k + 1)) = 1/4(T_(i − 1, j)^((k)) + T_(i + 1, j)^((k)) + T_(i, j + 1)^((k)) + T_(i, j − 1)^((k))).
À partir d'un tableau initial T_(i, j)^((0)), choisi arbitrairement, mais vérifiant les conditions aux limites, cette procédure converge vers un tableau vérifiant la relation recherchée. La convergence est évaluée en calculant à chaque étape le résidu r = max(T_(i, j)^((k)) − T_(i, j)^((k − 1))), pour k ⩾ 1. Tant que la valeur de r excède une valeur choisie r_(max), le calcul est répété.
La figure D du document réponse propose un extrait du programme utilisé. Avec quelques instructions de tracé, ce programme produit le graphique de la figure 13b.
Q 44. Quelle est la valeur choisie pour r_(max) ? La figure 13b est obtenue avec le programme tel qu'il est écrit. Ce programme permet-il vraiment de s'assurer de la qualité de la convergence de l'algorithme ?
Q 45. Proposer une modification du programme permettant de vérifier que le champ de température obtenu vérifie bien le critère de convergence (les figures 13a et 13c ont été obtenues après correction). On ne demande pas d'ajouter les lignes de code relatives au tracé des graphiques.
Figure 13
a : contours de T(x, y) corrects dans les parois du congélateur
b : tracé erroné de T(x, y) le long de la ligne horizontale en pointillés
c : tracé correct de T(x, y) le long de la ligne horizontale en pointillés


◻
◻
Question 4
Figure A Modèle de la lentille demi-boule
Question 13
Figure B Premier montage : lampe spectrale et miroirs
Question 28
Figure C
import numpy as np
N_int = 100 # nombre de points par axe à l'intérieur du congélateur
N_paroi = 40 # nombre de points dans l'épaisseur de chaque paroi
T_out = 19.0 # température extérieure en }\mp@subsup{}{}{\circ}\textrm{C
T_in = -18.0 # température intérieure en }\mp@subsup{}{}{\circ}\textrm{C
res = 1 # erreur résiduelle initialisée à une valeur élevée
compteur = 0 # compteur d'itérations
N = N_int + 2 * N_paroi # nombre total de points sur chaque axe (x et y)
def cond_lim(T:np.ndarray) -> None:
    # Fixer les conditions aux limites (modifie T)
    T[N_paroi:N_int+N_paroi, N_paroi:N_int+N_paroi] = T_in # intérieur
    T[:, 0] = T_out # extérieur de la paroi gauche
    T[:, N-1] = T_out # extérieur de la paroi droite
    T[0, :] = T_out # extérieur de la paroi supérieure
    T[N-1, :] = T_out # extérieur de la paroi inférieure
def iterate(T:np.ndarray, old:np.ndarray) -> None:
    # Calculer la température moyenne en chacun des points de la grille
    T_s = old[0:N-2, 1:N-1] # les valeurs supérieures de l'ancienne grille [i-1, j]
    T_i = old[2:N, 1:N-1] # les valeurs inférieures de l'ancienne grille [i+1; j]
    T_g = old[1:N-1, 0:N-2] # les valeurs de gauche de l'ancienne grille [i, j-1]
    T_d = old[1:N-1, 2:N] # les valeurs de droite de l'ancienne grille [i, j+1]
    T[1:N-1, 1:N-1] = (T_s + T_i + T_g + T_d) / 4
T = np.zeros((N, N)) # grille de calcul
cond_lim(T) # la valeur de départ (arbitraire) doit vérifier les conditions aux limites
while (res > 1e-3 and compteur < 20):
    old = np.copy(T) # mémoriser le résultat du tour précédent
    iterate(T, old) # calculer la nouvelle grille de température
    cond_lim(T) # s'assurer de respecter les conditions aux limites
    res = np.max(np.abs(T - old)) # variation apportée par cette itération
    compteur += 1 # comptabiliser une nouvelle itération
Figure D Calcul du profil de température dans la paroi du congélateur

Instructions Python : opérations sur les tableaux numpy

np.zeros(n), np.zeros((n, m)) crée respectivement un vecteur à n éléments ou une matrice à n lignes et m colonnes dont les coefficients sont tous nuls.
  • np.ones(n), np.ones((n, m)) fonctionne comme np.zeros en initialisant chaque coefficient à la valeur un.
  • np.min(a), np.max(a) renvoie la valeur du plus petit (respectivement plus grand) élément du tableau a.
  • np.abs(a) crée un tableau similaire au tableau a dont les coefficients sont les valeurs absolues des coefficients de a.

Données

Appareil photographique d'un téléphone portable
Résolution du capteur 4000 × 3000 pixels
Nombre d'ouverture N = 2, 2
Diagonale du capteur 1/3 de pouce
Indice de réfraction de l'air n_(air) = 1, 0
Indice de réfraction de la lentille n = 1, 52
Rayon de courbure de la lentille R = 4, 0 mm
Diamètre réel la lentille Φ = 5, 0 mm
Distance focale effective de l'objectif f^′ = 9, 0 mm
Propriétés de l'oeil humain
Distance normale d'observation d'un téléphone portable 30 cm
Pouvoir de résolution d'un l'œil «normal» α = 3, 0 × 10^(− 4)rad
Conversions d'unités
1 pouce = 25, 4 mm; 1 A ⋅ h = 3600C; 1 W ⋅ h = 3600 J
Données physico-chimiques
Numéro atomique du lithium Z = 3
Masse molaire du lithium M_(Li) = 6, 9 g ⋅ mol^(− 1)
Masse molaire du carbone M_C = 12, 0 g ⋅ mol^(− 1)
Constante de Faraday F = 96485C ⋅ mol^(− 1)
Masse du téléphone portable considéré m = 150 g
Potentiel standard du couple Li_((aq))^+/Li_((s)) E_1^∘ = − 3, 04 V
Potentiel standard du couple de l'eau H_2 O_((1))/H_(2(g)) E_2^∘ = − 0, 83 V
Capacité thermique massique de l'eau liquide c_m(H_2 O_((1))) = 4, 18 kJ ⋅ K^(− 1) ⋅ kg^(− 1)
Capacité thermique massique de l'eau solide c_m(H_2 O_((s))) = 2, 06 kJ ⋅ K^(− 1) ⋅ kg^(− 1)
Enthalpie massique de fusion de la glace l = 333 kJ ⋅ kg^(− 1)
Capacité thermique massique d'un téléphone portable c_m(tel) = 2, 4 kJ ⋅ K^(− 1) ⋅ kg^(− 1)
Coefficient de conductivité thermique d'un matériau isolant λ_(polyurethane) = 0, 03 W ⋅ K^(− 1) ⋅ m^(− 1)

Estimation d'une incertitude-type composée

Si la grandeur y calculée est un produit ou un quotient du type y = x_1 x_2 ou y = x_1/x_2, alors l'incertitude-type sur y, notée u(y) est reliée à l'incertitude-type sur chacun des facteurs par
((u(y))/y)^2 = ((u(x_1))/(x_1))^2 + ((u(x_2))/(x_2))^2

Questions fréquentes

4 questions
Sur quoi porte physique-chimie 2 Centrale MPI 2023 ?
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Sur quoi porte physique-chimie 2 Centrale MPI 2023 ?

Sur les smartphones : optique du module photographique et de l'écran, chimie de la batterie lithium-ion et thermodynamique d'un congélateur.

Le sujet physique-chimie 2 Centrale MPI 2023 est-il faisable ?

Le rapport le juge de taille raisonnable, la plupart des candidats ayant traité l'ensemble du sujet avec plus ou moins de réussite.

Quelle est la principale difficulté du sujet physique-chimie 2 Centrale MPI 2023 ?

Le calcul et la présentation des incertitudes de mesure, très rarement maîtrisés : moins de 1% de bonnes réponses à la question 12 selon le rapport.

Le sujet contient-il de la programmation Python ?

Oui, aux questions 19 et 20, mais elles ont été régulièrement délaissées malgré des programmes annoncés comme volontairement simples.

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