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Corrigé détaillé Mines Physique 1 PSI 2024

Analyse physique d'un spa

Ce sujet original et particulièrement complet aborde la physique d'un objet grand public devenu très populaire : le spa gonflable. L'épreuve balaie une vaste panoplie de domaines du programme de PSI avec un fil conducteur cohérent et réaliste. Les candidats sont d'abord invités à traiter le gonflage et le bilan thermique de réchauffement de l'eau, avant d'étudier l'absorption du rayonnement solaire via un modèle dipolaire de diffusion Rayleigh. Le sujet se poursuit par un bilan classique et rigoureux de transferts thermiques conducto-convectifs pour estimer les pertes d'énergie du spa, suivi de l'étude de son asservissement en température (modèle microscopique de Drude et électronique de commande). Enfin, une partie de mécanique des fluides très formatrice examine l'hydrodynamique de remontée des bulles d'air et leurs oscillations radiales acoustiques (formule de Minnaert). C'est un sujet d'un niveau très représentatif des épreuves des concours communs Mines-Ponts, idéal pour des révisions transversales.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 11,08/20)
Temps estimé
≈ 2 h 25 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 7 questions sur 25, partie I.A.

Où gagner des points

Rapides et accessibles (13) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Voir les 1 autres

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : ambiguïté
  • Ambiguïté

    La consigne de Q2 ne précise pas l'origine temporelle retenue : le temps calculé peut s'entendre depuis la fin normale du gonflage (\Delta t = 1{,}0\text{ min}) ou depuis l'allumage initial de la pompe (11\text{ min}). Il est prudent de mentionner les deux valeurs.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Installation du spa

A · Gonflage

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : débit volumique

Quel est le débit volumique moyen de la pompe en litres par seconde ?

Voir l'indice

Calculer le volume de la couronne cylindrique formant l'enveloppe du spa à partir de ses diamètres intérieur et extérieur, puis diviser par la durée de gonflage t_{\mathrm{g}}.

Voir la stratégie
  1. Modéliser la géométrie de l'enveloppe gonflable du spa par un cylindre annulaire de hauteur H, délimité par les diamètres intérieur d_{\text{int}} et extérieur d_{\text{ext}}.
  2. Exprimer le volume d'air V nécessaire pour déployer l'enveloppe, puis en déduire le débit volumique moyen D_{\mathrm{p}} = V / t_{\mathrm{g}} en convertissant le volume en litres et le temps en secondes.
Voir la réponse courte

Le débit volumique moyen vaut simplement le rapport du volume gonflé sur la durée de gonflage D_{\mathrm{p}} = V/t_{\mathrm{g}}.

Voir le corrigé complet

L'enveloppe gonflable forme les parois verticales du spa, modélisées par un cylindre annulaire creux de hauteur H, de rayon extérieur R_{\text{ext}} = d_{\text{ext}}/2 et de rayon intérieur R_{\text{int}} = d_{\text{int}}/2. Le tapis de fond n'étant pas gonflé, le volume intérieur de l'enveloppe s'écrit :

V = \pi \left( R_{\text{ext}}^2 - R_{\text{int}}^2 \right) H = \frac{\pi}{4} \left( d_{\text{ext}}^2 - d_{\text{int}}^2 \right) H

D'après le formulaire, on prend \dfrac{\pi}{4} = 0{,}8. Avec d_{\text{ext}} = 2{,}0\text{ m} et d_{\text{int}} = \sqrt{2}\text{ m} :

d_{\text{ext}}^2 - d_{\text{int}}^2 = 2{,}0^2 - (\sqrt{2})^2 = 4{,}0 - 2{,}0 = 2{,}0\text{ m}^2

Le volume d'air est donc :

V = 0{,}8 \times 2{,}0 \times 1{,}0 = 1{,}6\text{ m}^3 = 1{,}6 \times 10^3\text{ L}

L'enveloppe atteint ce volume au bout de la durée de gonflage t_{\mathrm{g}} = 10\text{ min} = 600\text{ s}. Le débit volumique moyen de la pompe vaut :

D_{\mathrm{p}} = \frac{V}{t_{\mathrm{g}}} = \frac{\pi (d_{\text{ext}}^2 - d_{\text{int}}^2) H}{4 \, t_{\mathrm{g}}}

Application numérique :

D_{\mathrm{p}} = \frac{1{,}6 \times 10^3}{600} = \frac{8}{3} \approx 2{,}7\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{D_{\mathrm{p}} = 2{,}7\text{ L}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez d'appliquer des formules de flux inutilement complexes et prenez garde aux erreurs élémentaires dans le calcul du volume d'air.

« Certains ont fait des erreurs dans le calcul du volume d’air (remplacer r2 2 −r2 1 par (r2 −r1)2 ; d’autres ont remplacé la (bonne) question « que me demande-t-on ? » par la (mauvaise) « quelle formule s’applique ici ? ». On voit alors apparaître des flux écrits sous forme d’intégrale double. . . »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, bilan de matière

Une fois gonflé en un temps , le volume du spa reste constant. Si l'utilisateur oublie d'arrêter la pompe, au bout de combien de temps la valve de surpression s'ouvre-t-elle ? On supposera ici que la température de l'air dans l'enveloppe reste constante.

Voir l'indice

Exprimer la loi des gaz parfaits à température et volume constants. Relier l'augmentation de pression \delta p à la quantité d'air injectée en plus à débit molaire constant.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la relation entre la surpression et la quantité de matière d'air injectée dans l'enveloppe à volume et température constants via l'équation d'état des gaz parfaits.
  2. Relier le débit molaire de la pompe au débit volumique d'air extérieur D_{\mathrm{p}}, puis déterminer la durée de surpression \Delta t ainsi que le temps total t_{\text{tot}}.
Voir la réponse courte

Bilan de quantité de matière d'air injecté à température constante pour déterminer l'instant où la surpression seuil est atteinte.

Voir le corrigé complet

À la fin de la phase de gonflage (t = t_{\mathrm{g}}), l'enveloppe a atteint son volume définitif V à la pression atmosphérique extérieure P_0 = 1{,}0\text{ bar} et à la température T. La quantité de matière d'air présente dans l'enveloppe est :

n(t_{\mathrm{g}}) = \frac{P_0 V}{R T}

La pompe prélève de l'air extérieur à la pression P_0 et à la température T avec un débit volumique moyen D_{\mathrm{p}} = \frac{V}{t_{\mathrm{g}}}. Le débit molaire correspondant injecté dans l'enveloppe est donc constant :

\dot{n} = \frac{P_0 D_{\mathrm{p}}}{R T} = \frac{P_0 V}{R T t_{\mathrm{g}}}

Pour t > t_{\mathrm{g}}, le volume V et la température T restent constants. La surpression \Delta P(t) = P(t) - P_0 au bout d'une durée supplémentaire \Delta t s'écrit, d'après la loi des gaz parfaits :

\Delta P = \frac{\Delta n \, R T}{V} = \frac{(\dot{n}\,\Delta t) R T}{V} = P_0 \frac{\Delta t}{t_{\mathrm{g}}}

La valve de surpression s'ouvre lorsque \Delta P = \delta p = 0{,}1\text{ bar}. La durée supplémentaire de fonctionnement de la pompe avant ouverture est donc :

\Delta t = \frac{\delta p}{P_0} \, t_{\mathrm{g}}

En effectuant l'application numérique :

\Delta t = \frac{0{,}1\text{ bar}}{1{,}0\text{ bar}} \times 10\text{ min} = 1{,}0\text{ min} = 60\text{ s}

La valve de surpression s'ouvre donc au bout d'une durée supplémentaire de 1{,}0\text{ minute} après la fin du gonflage, soit au bout d'un temps total depuis le début du gonflage de :

\boxed{\Delta t = 1{,}0\text{ min} \quad \text{soit} \quad t_{\text{tot}} = t_{\mathrm{g}} + \Delta t = 11\text{ min}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas Celsius et Kelvin, évitez d'invoquer des formules hors de propos et fondez votre raisonnement sur les grandeurs invariantes.

« Les mêmes remarques s’appliquent à ces deux questions, quoique moins souvent traitées par les candidats (ne serait-ce qu’à cause de la confusion trop fréquence entre degrés celsius et kelvin). On voit ici aussi apparaître des « formules » (par exemple P V γ = cte) sans raison d’être ni lien avec les questions posées. Quelques lignes de réaction pouvaient suffire, au prix d’une réflexion sur les invariants du problème. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, transformation isochore

Le spa est gonflé en un matin à . En supposant que la pression extérieure et que le volume de l'enveloppe du spa restent constants au cours de la journée mais que la température extérieure peut augmenter, à partir de quelle température la valve de surpression s'ouvre-t-elle ?

Voir l'indice

Considérer une transformation isochore de l'air enfermé dans l'enveloppe à masse constante entre l'état initial du matin (T_1, P_0) et l'état de déclenchement (T_2, P_0 + \delta p).

Voir la stratégie
  1. Identifier l'état initial du système fermé constitué de l'air enfermé dans l'enveloppe à la fin du gonflage (t = t_{\mathrm{g}}).
  2. Exprimer la condition de déclenchement de la valve de surpression en fonction de la pression extérieure P_0 et du seuil \delta p.
  3. Appliquer l'équation d'état du gaz parfait pour une transformation isochore à quantité de matière constante afin d'en déduire la température correspondante.
Voir la réponse courte

À volume et quantité de matière constants, la loi de Gay-Lussac donne directement la température maximale admissible.

Voir le corrigé complet

À l'issue du gonflage en une durée t_{\mathrm{g}}, la pompe est arrêtée et l'enveloppe contient une quantité d'air constante n occupant le volume V. La pression initiale à l'intérieur est égale à la pression extérieure :

P_1 = P_0 = 1{,}0\text{ bar}

à la température initiale T_1 = 15 + 273{,}15 = 288{,}15\text{ K}.

La valve de surpression s'ouvre lorsque la surpression interne atteint le seuil \delta p = 0{,}1\text{ bar}, soit à la pression intérieure :

P_2 = P_0 + \delta p = 1{,}1\text{ bar}

L'air étant modélisé par un gaz parfait et le volume V de l'enveloppe restant constant, la loi des gaz parfaits donne :

\begin{aligned} P_1 V &= n R T_1 \\ P_2 V &= n R T_2 \end{aligned}

En faisant le rapport membre à membre de ces deux équations, on obtient la loi de Gay-Lussac (transformation isochore) :

\frac{P_2}{T_2} = \frac{P_1}{T_1} \implies T_2 = T_1 \frac{P_2}{P_1} = T_1 \left(1 + \frac{\delta p}{P_0}\right)

Application numérique :

\begin{aligned} T_2 &= 288{,}15 \times \frac{1{,}1}{1{,}0} \approx 317\text{ K} \end{aligned}

En degrés Celsius, la température de déclenchement vaut :

\theta_2 = T_2 - 273{,}15 = 316{,}97 - 273{,}15 \approx 44^{\circ}\mathrm{C}
\boxed{\theta_2 = 44^{\circ}\mathrm{C}} \quad (\text{soit } T_2 = 3{,}2 \times 10^2\text{ K})

Résultat

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B · Chauffage de l'eau

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : premier principe, capacité thermique

Estimer la durée nécessaire pour atteindre la température maximale de depuis une température initiale de .

La puissance de chauffage de l'unité de contrôle indiquée sur le manuel est : est-ce cohérent avec le résultat précédent ?

Voir l'indice

Relier la durée de chauffe à la vitesse d'élévation thermique v_{\mathrm{c}}, puis calculer la puissance nécessaire \mathscr{P}_{\mathrm{th}} = m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}} v_{\mathrm{c}} pour la comparer aux 2{,}5\text{ kW} indiqués.

Voir la stratégie
  1. Déterminer directement la durée de chauffage à partir de la vitesse constante de montée en température v_{\mathrm{c}} fournie par le manuel.
  2. Calculer le volume et la masse d'eau contenue dans le spa en utilisant les dimensions géométriques et la valeur approchée de \pi/4 donnée dans le formulaire.
  3. Évaluer la puissance thermique nécessaire par application du premier principe de la thermodynamique à l'eau, puis la confronter à la puissance électrique annoncée \mathscr{P}_{\mathrm{c}} = 2{,}5\text{ kW}.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie \Delta U = M c_{\mathrm{eau}} \Delta T = \mathscr{P}_{\mathrm{c}} \Delta t pour estimer la durée de chauffe et vérifier l'ordre de grandeur.

Voir le corrigé complet

La vitesse de chauffage est constante et vaut v_{\mathrm{c}} = 2\,^{\circ}\mathrm{C}\cdot\mathrm{h}^{-1}. Pour élever la température de l'eau de T_{\mathrm{i}} = 20\,^{\circ}\mathrm{C} à T_{\mathrm{f}} = 40\,^{\circ}\mathrm{C}, la variation de température est :

\Delta T = T_{\mathrm{f}} - T_{\mathrm{i}} = 40 - 20 = 20\,^{\circ}\mathrm{C}

La durée nécessaire \Delta t s'exprime donc par :

\Delta t = \frac{\Delta T}{v_{\mathrm{c}}}

D'où l'application numérique :

\Delta t = \frac{20}{2} = 10\text{ h}
\boxed{\Delta t = 10\text{ h}}

L'eau occupe un cylindre de diamètre intérieur d_{\text{int}} = \sqrt{2}\text{ m} et de hauteur h_{\mathrm{e}} = 3/4\text{ m}. Son volume est :

V_{\mathrm{e}} = \frac{\pi}{4} d_{\text{int}}^2 h_{\mathrm{e}}

En utilisant la valeur \frac{\pi}{4} = 0{,}8 donnée dans le formulaire de l'énoncé :

V_{\mathrm{e}} = 0{,}8 \times (\sqrt{2})^2 \times \frac{3}{4} = 0{,}8 \times 2 \times 0{,}75 = 1{,}2\text{ m}^3

La masse d'eau correspondante est :

m_{\mathrm{e}} = \rho_{\mathrm{e}} V_{\mathrm{e}} = 10^3 \times 1{,}2 = 1{,}2 \times 10^3\text{ kg}

En négligeant dans un premier temps les pertes thermiques vers l'extérieur, l'énergie thermique requise pour chauffer cette masse d'eau est donnée par le premier principe :

Q = m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}} \Delta T

La puissance thermique moyenne nécessaire correspondante est :

\mathscr{P}_{\mathrm{th}} = \frac{Q}{\Delta t} = m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}} \frac{\Delta T}{\Delta t} = m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}} v_{\mathrm{c}}

Avec v_{\mathrm{c}} = 2\,^{\circ}\mathrm{C}\cdot\mathrm{h}^{-1} = \frac{2}{3\,600}\text{ K}\cdot\mathrm{s}^{-1} = \frac{1}{1\,800}\text{ K}\cdot\mathrm{s}^{-1} :

\begin{aligned} \mathscr{P}_{\mathrm{th}} &= 1{,}2 \times 10^3 \times 4{,}2 \times 10^3 \times \frac{1}{1\,800} \\ &= \frac{12}{18} \times 4{,}2 \times 10^3 = \frac{2}{3} \times 4{,}2 \times 10^3 = 2{,}8 \times 10^3\text{ W} = 2{,}8\text{ kW} \end{aligned}

La puissance thermique théorique de 2{,}8\text{ kW} est très proche de la puissance de chauffage annoncée \mathscr{P}_{\mathrm{c}} = 2{,}5\text{ kW} (l'écart relatif n'est que d'environ 10\,\%). Cette légère différence s'explique notamment par le fait que le spa n'est pas nécessairement rempli au volume maximal ou par l'approximation sur \pi/4.

\boxed{\mathscr{P}_{\mathrm{th}} \approx 2{,}8\text{ kW} \approx \mathscr{P}_{\mathrm{c}} = 2{,}5\text{ kW} \quad \text{: les deux grandeurs sont tout à fait cohérentes.}}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : flux radiatif, angle d'incidence

À quel moment de la journée le chauffage par le Soleil est-il le plus efficace ? Justifier la réponse.

Voir l'indice

Analyser la trajectoire apparente du Soleil au cours de la journée en considérant l'angle d'incidence des rayons (zénith) et l'épaisseur effective d'atmosphère traversée.

Voir la stratégie

Pour déterminer le moment de la journée où le chauffage solaire est maximal, il faut identifier les paramètres régissant la puissance surfacique reçue par une surface horizontale d'eau :

  1. L'inclinaison des rayons solaires par rapport à la normale à la surface (effet géométrique ou loi de Lambert) ;
  2. L'atténuation du rayonnement solaire lors de sa traversée de l'atmosphère (diffusion et absorption).
Voir la réponse courte

Le chauffage est maximal au midi solaire, lorsque l'angle d'incidence des rayons solaires avec la normale est minimal.

Voir le corrigé complet

Le chauffage par le Soleil est le plus efficace au midi solaire (moment où le Soleil culmine au zénith ou atteint sa hauteur maximale au-dessus de l'horizon pour une latitude donnée).

Cette efficacité maximale s'explique par deux arguments complémentaires :

  • Effet d'incidence géométrique : La puissance solaire reçue par unité de surface horizontale (surface libre de l'eau du spa) s'écrit :

    \mathcal{P}_{\text{surf}} = \mathcal{P}_0 \cos \theta = \mathcal{P}_0 \sin h

    où \theta est l'angle d'incidence par rapport à la normale verticale (angle zénithal), h = \frac{\pi}{2} - \theta est la hauteur angulaire du Soleil au-dessus de l'horizon, et \mathcal{P}_0 est l'éclairement direct perpendiculaire aux rayons. Cette puissance surfacique interceptée est maximale lorsque le Soleil est au plus haut dans le ciel (\theta minimal, soit h maximal).

  • Atténuation atmosphérique minimale : L'épaisseur d'atmosphère traversée par les rayons solaires est minimale à la verticale :

    e_{\text{atm}}(\theta) \simeq \frac{e_0}{\cos \theta}

    où e_0 est l'épaisseur de l'atmosphère. L'atténuation du faisceau incident par diffusion (notamment la diffusion Rayleigh par les molécules d'air, étudiée aux questions suivantes) et par absorption est donc la plus faible au midi solaire, maximisant ainsi l'éclairement \mathcal{P}_0 arrivant au sol.

\boxed{\text{Le chauffage par le Soleil est le plus efficace au midi solaire.}}

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : onde plane progressive harmonique, moment dipolaire induit

Justifier qualitativement le fait que l'on puisse écrire l'onde électromagnétique issue du rayonnement solaire sous cette forme.

Comment expliquer la création du moment dipolaire ? On se contentera d'une réponse qualitative.

Voir l'indice

Considérer le modèle de l'électron élastiquement lié où le nuage électronique est déplacé par rapport au noyau positif sous l'action de la force de Lorentz électrique.

Voir la stratégie
  1. Pour la forme de l'onde, décomposer les approximations physiques sous-jacentes : onde plane (distance Terre-Soleil très grande), monochromatique (analyse spectrale / linéarité) et transversale (polarisation linéaire).
  2. Pour le dipôle induit, décrire le déplacement relatif sous l'action de la force de Lorentz électrique du nuage électronique par rapport aux noyaux atomiques (modèle de l'électron élastiquement lié).
Voir la réponse courte

Justification de l'approximation de l'onde plane à grande distance et polarisation électronique des molécules sous l'action du champ électrique.

Voir le corrigé complet

1. Justification de la forme de l'onde électromagnétique

L'expression \vec{E} = E_0 \cos [\omega (t - x/c)] \widehat{e}_z correspond à une onde plane progressive monochromatique (OPPM) se propageant selon l'axe (Ox) à la vitesse c, polarisée rectilignement selon (Oz) :

  • Caractère plan : la distance Soleil-Terre (d \approx 1{,}5 \times 10^8\text{ km}) est immense devant l'échelle locale d'étude dans l'atmosphère ; le front d'onde sphérique issu du Soleil est donc localement rigoureusement plan. De plus, l'air étant très peu dense, la vitesse de phase est assimilable à la célérité c dans le vide.
  • Caractère monochromatique : le rayonnement solaire est polychromatique, mais en vertu de la linéarité des équations de propagation et des interactions considérées, l'analyse de Fourier permet d'étudier indépendamment chaque composante spectrale de pulsation \omega.
  • Transversalité et polarisation : la structure d'onde plane dans l'air (\mathrm{div}\,\vec{E} = 0) impose un champ électrique orthogonal à la direction de propagation \widehat{e}_x. La lumière naturelle solaire n'étant pas polarisée, on peut la décomposer sur deux polarisations rectilignes indépendantes orthogonales (par exemple selon \widehat{e}_y et \widehat{e}_z) et restreindre l'étude à l'une d'entre elles.

2. Création du moment dipolaire induit \vec{p}

Les molécules de diazote \mathrm{N}_2 et de dioxygène \mathrm{O}_2 sont centrosymétriques : au repos, les barycentres des charges positives (noyaux) et des charges négatives (cortège électronique) coïncident, le moment dipolaire permanent est nul.

  • Sous l'action du champ électrique \vec{E}(t) de l'onde, les électrons subissent une force de rappel liée aux noyaux ainsi que la force électrique oscillante \vec{F} = -e\,\vec{E}(t).
  • Les noyaux, beaucoup plus lourds que les électrons, restent quasi immobiles sur l'échelle de temps optique, tandis que le nuage électronique subit un déplacement oscillant \vec{r}(t) par rapport aux noyaux.
  • Cette séparation des barycentres de charges positives et négatives induit un moment dipolaire oscillant \vec{p}(t) = -e\,\vec{r}(t), aligné sur le champ électrique excitateur \widehat{e}_z et oscillant à la pulsation \omega.
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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : diffusion de rayleigh, bilan de poynting, analyse dimensionnelle

Montrer que, pour une pulsation donnée, l'éclairement (ici assimilé à la puissance surfacique moyenne) décroit selon l'axe de propagation du rayon solaire selon une loi du type . On introduira , le nombre de molécules d'air par unité de volume. Après avoir exprimé en fonction de , , , et on vérifiera la cohérence dimensionnelle de son expression.

Voir l'indice

Effectuer un bilan d'énergie lumineuse sur une tranche d'atmosphère d'épaisseur \mathrm{d}x en sommant la puissance moyenne rayonnée par les n\,\mathrm{d}x molécules présentes par unité de surface.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'éclairement \mathcal{E}_\omega de l'onde incidente en fonction de l'amplitude E_0 du champ électrique à l'aide de la moyenne temporelle du vecteur de Poynting.
  2. Réaliser un bilan d'énergie sur une tranche d'atmosphère d'épaisseur \mathrm{d}x et de section S pour relier la perte de puissance du faisceau à la puissance totale rayonnée (diffusée) par les dipôles.
  3. Intégrer l'équation différentielle obtenue, identifier H_\omega et vérifier son homogénéité par analyse dimensionnelle.
Voir la réponse courte

Bilan de puissance radiative atténuée par la puissance rayonnée par les dipôles induits, conduisant à une décroissance exponentielle.

Voir le corrigé complet

L'onde incidente se propageant selon +x dans le vide (ou l'air assimilé au vide), la moyenne temporelle de la norme du vecteur de Poynting définit l'éclairement :

\mathcal{E}_\omega = \langle \|\vec{\Pi}\| \rangle = \frac{E_0^2}{2 \mu_0 c} = \frac{1}{2} \varepsilon_0 c E_0^2

puisque c = 1/\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}. On en déduit l'expression du carré de l'amplitude du champ :

E_0^2 = \frac{2 \mathcal{E}_\omega}{\varepsilon_0 c}

Le moment dipolaire induit a pour amplitude :

p_0(\omega) = \frac{e^2 E_0}{m(\omega_0^2 - \omega^2)} = \frac{e^2 E_0}{m\omega^2 (\kappa^2 - 1)} \quad \text{avec} \quad \kappa = \frac{\omega_0}{\omega}

La puissance moyenne diffusée par chaque molécule s'écrit alors :

\begin{aligned} \mathscr{P} &= \frac{p_0^2 \omega^4}{12 \pi \varepsilon_0 c^3} = \frac{e^4 E_0^2}{12 \pi \varepsilon_0 c^3 m^2 (\kappa^2 - 1)^2} \\ &= \frac{e^4}{12 \pi \varepsilon_0 c^3 m^2 (\kappa^2 - 1)^2} \times \frac{2 \mathcal{E}_\omega}{\varepsilon_0 c} = \frac{e^4 \mathcal{E}_\omega}{6 \pi \varepsilon_0^2 c^4 m^2 (\kappa^2 - 1)^2} \end{aligned}

En utilisant la relation fondamentale \varepsilon_0^2 c^4 = 1/\mu_0^2, cette puissance s'exprime sous la forme :

\mathscr{P} = \frac{\mu_0^2 e^4}{6 \pi m^2 (\kappa^2 - 1)^2} \mathcal{E}_\omega

Considérons une tranche d'atmosphère comprise entre x et x + \mathrm{d}x, de section droite S normale à la direction de propagation. Le volume de cette tranche est \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x et contient \mathrm{d}N = n S\,\mathrm{d}x molécules. En régime permanent, la diminution de la puissance transportée par le faisceau entre x et x + \mathrm{d}x est intégralement imputable à la puissance diffusée dans toutes les directions par ces molécules :

\Phi(x) - \Phi(x+\mathrm{d}x) = -\mathrm{d}\Phi = \mathrm{d}N \times \mathscr{P}

Comme \Phi(x) = \mathcal{E}_\omega(x) S, il vient :

-S\,\mathrm{d}\mathcal{E}_\omega = (n S\,\mathrm{d}x)\,\mathscr{P} \iff \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_\omega}{\mathrm{d}x} = -n\frac{\mathscr{P}}{\mathcal{E}_\omega} \mathcal{E}_\omega = -\frac{\mathcal{E}_\omega}{H_\omega}

Par intégration immédiate avec la condition initiale \mathcal{E}_\omega(0), on obtient :

\boxed{\mathcal{E}_\omega(x) = \mathcal{E}_\omega(0) \exp\left(-\frac{x}{H_\omega}\right)}

avec la longueur d'atténuation caractéristique :

\boxed{H_\omega = \frac{6 \pi m^2 (\kappa^2 - 1)^2}{n \mu_0^2 e^4}}

Vérification dimensionnelle :

  • [n] = \mathrm{L}^{-3}, [m] = \mathrm{M}, [e] = \mathrm{I}\cdot\mathrm{T} et \kappa est sans dimension ;
  • d'après la loi de Laplace ou les données, [\mu_0] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}\cdot\mathrm{I}^{-2} ;
  • par conséquent : [\mu_0 e^2] = (\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}\cdot\mathrm{I}^{-2}) \times (\mathrm{I}^2\cdot\mathrm{T}^2) = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L} ;
  • au dénominateur : [n \mu_0^2 e^4] = \mathrm{L}^{-3} \times (\mathrm{M}\cdot\mathrm{L})^2 = \mathrm{M}^2 \cdot \mathrm{L}^{-1} ;
  • au numérateur : [m^2] = \mathrm{M}^2.

On a donc bien :

[H_\omega] = \frac{\mathrm{M}^2}{\mathrm{M}^2 \cdot \mathrm{L}^{-1}} = \mathrm{L}

L'expression de H_\omega est bien homogène à une longueur.

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : diffusion de rayleigh, ordre de grandeur

Sachant que le maximum d'émission du Soleil est centré sur la longueur d'onde d'un rayonnement vert, estimer la valeur de .

Sachant que l'épaisseur caractéristique de l'atmosphère est de l'ordre de , que peut-on dire de l'effet d'une augmentation d'altitude sur le chauffage de l'eau du spa ?

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Calculer numériquement H_\omega pour la pulsation associée au rayonnement vert (\lambda \approx 500\text{ nm}) et comparer cette valeur à l'épaisseur globale de l'atmosphère.

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  1. Associer au rayonnement vert une longueur d'onde usuelle (\lambda \simeq 500\text{ nm}), en déduire la pulsation \omega, le paramètre sans dimension \kappa = \omega_0 / \omega, puis déterminer la densité volumique n des molécules d'air à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits.
  2. Effectuer l'application numérique de H_\omega obtenue à la question précédente.
  3. Comparer H_\omega à l'épaisseur de l'atmosphère (\sim 100\text{ km}) et à un dénivelé réaliste d'altitude pour statuer sur le gain d'éclairement solaire.
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Calcul numérique de la longueur d'atténuation H_{\omega} pour le rayonnement vert et comparaison avec l'épaisseur de l'atmosphère terrestre.

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1. Estimation de la longueur d'atténuation H_\omega

Le maximum d'émission du Soleil dans le domaine visible correspond au vert, soit une longueur d'onde dans le vide :

\lambda \simeq 500\text{ nm} = 5{,}0 \times 10^{-7}\text{ m}

La pulsation correspondante de l'onde lumineuse est :

\omega = \frac{2\pi c}{\lambda} \simeq \frac{2\pi \times 3{,}0 \times 10^8}{5{,}0 \times 10^{-7}} \simeq 3{,}8 \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Le rapport des pulsations vaut ainsi :

\kappa = \frac{\omega_0}{\omega} = \frac{2{,}3 \times 10^{16}}{3{,}8 \times 10^{15}} \simeq 6{,}1

Comme \kappa^2 \simeq 37 \gg 1, on a (\kappa^2 - 1)^2 \simeq 36^2 \simeq 1{,}3 \times 10^3.

La densité volumique n de molécules d'air au niveau du sol est estimée par la loi des gaz parfaits à la pression P_0 = 1{,}0\text{ bar} = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa} et à la température ambiante T \simeq 290\text{ K} :

n = \frac{N_{\mathrm{A}} P_0}{R T} = \frac{6{,}0 \times 10^{23} \times 1{,}0 \times 10^5}{8{,}3 \times 290} \simeq 2{,}5 \times 10^{25}\text{ m}^{-3}

D'après l'expression établie à la question Q7 :

H_\omega = \frac{6 \pi m^2 (\kappa^2 - 1)^2}{n \mu_0^2 e^4}

En injectant les valeurs numériques :

\begin{aligned} m^2 &= (9{,}1 \times 10^{-31})^2 \simeq 8{,}3 \times 10^{-61}\text{ kg}^2 \\ e^4 &= (1{,}6 \times 10^{-19})^4 \simeq 6{,}6 \times 10^{-76}\text{ C}^4 \\ \mu_0^2 &= (4\pi \times 10^{-7})^2 \simeq 1{,}6 \times 10^{-12}\text{ H}^2\cdot\text{m}^{-2} \end{aligned}

Le terme d'échelle vaut :

\frac{6\pi m^2}{n \mu_0^2 e^4} \simeq \frac{6 \pi \times 8{,}3 \times 10^{-61}}{2{,}5 \times 10^{25} \times 1{,}6 \times 10^{-12} \times 6{,}6 \times 10^{-76}} \simeq \frac{1{,}56 \times 10^{-59}}{2{,}6 \times 10^{-62}} \simeq 6{,}0 \times 10^2\text{ m}

On en déduit l'ordre de grandeur de H_\omega :

H_\omega \simeq 6{,}0 \times 10^2 \times 1{,}3 \times 10^3 \simeq 8 \times 10^5\text{ m}
\boxed{H_\omega \approx 800\text{ km}}

(soit un ordre de grandeur de quelques centaines de kilomètres).

2. Effet d'une augmentation d'altitude sur le chauffage

L'atténuation du rayonnement solaire par diffusion Rayleigh à travers une couche d'épaisseur x s'écrit \mathcal{E}_\omega(x)/\mathcal{E}_\omega(0) = \exp(-x/H_\omega).

L'épaisseur caractéristique de l'atmosphère étant L_{\text{atm}} \sim 100\text{ km} < H_\omega, la majeure partie du rayonnement visible traverse l'atmosphère sans être diffusée (\exp(-100/800) \simeq 0{,}88, soit seulement une dizaine de pourcents atténuée).

De plus, l'élévation d'altitude envisageable pour l'installation d'un spa ne dépasse guère \Delta z \sim 1\text{ à } 2\text{ km}. La variation relative de flux associée à la diminution du trajet atmosphérique est de l'ordre de :

\frac{\Delta \mathcal{E}_\omega}{\mathcal{E}_\omega} \simeq \frac{\Delta z}{H_\omega} \sim \frac{1\text{ km}}{800\text{ km}} \sim 10^{-3} \sim 0{,}1\%
\boxed{\text{Une augmentation d'altitude n'a aucun effet significatif sur le chauffage solaire de l'eau du spa.}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Mécanique des fluides (26 % des questions), Premier et second principes de la thermodynamique (18 %), Diffusion thermique et diffusion de particules (18 %) et Ondes électromagnétiques dans les milieux (12 %). Plus ponctuellement : Circuits électriques et régimes transitoires, Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques, Rayonnement thermique et Cinématique et dynamique du point.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2024 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 7 questions sur 25 (28 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie I.A (Q1 à Q3), ainsi que Q4, Q5, Q18 et Q23. Avec les autres programmes de première année : 6 en MP2I, 6 en TSI1 et 6 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2024 ?

Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 1 h 45).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q7 (diffusion de rayleigh), Q20 (principe fondamental de la dynamique), Q22 (équation d'euler), Q24 (oscillateur harmonique) et Q25 (énergie cinétique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2024 ?

Questions de cours : Q6 (onde plane progressive harmonique), Q9 (résistance thermique), Q13 (loi d'ohm) et Q19 (nombre de reynolds). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (premier principe), Q10 (bilan d'énergie), Q12 (bilan thermique), Q14 (modèle de drude) et Q21 (écoulement incompressible).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2024 ?

Questions rapides et accessibles (difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 min au plus) : Q1 à Q6, Q8, Q12, Q17 à Q19 et Q23. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q7, Q10, Q13 et Q22.

Le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Selon le jury, de bonnes copies ont traité la majorité du sujet dans le temps imparti, mais les questions de bon sens et plusieurs questions de cours ont été mal réussies et la fin de l'énoncé très peu abordée. Moyenne : 11,08/20 (écart-type 4,22, 3 517 présents).

Peut-on utiliser l'abréviation LNTP en Q16 ?

Non : le jury rappelle explicitement que cette abréviation n'a rien d'universel. Pour appliquer la loi des nœuds en termes de potentiels (ou théorème de Millman) sur le comparateur, il faut écrire le nom du théorème en toutes lettres pour éviter d'être pénalisé.

Comment établir rigoureusement la relation entre τd et les collisions en Q15 ?

Intégrer le principe fondamental de la dynamique entre deux chocs, puis moyenner sur l'ensemble des porteurs. L'isotropie des vitesses après collision impose \langle \vec{v}_0 \rangle = \vec{0}, ce qui permet d'identifier directement le temps moyen entre collisions \langle \delta t \rangle à la constante phénoménologique \tau_{\mathrm{d}}.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.