Corrigé détaillé Mines Physique 1 PSI 2024 (page 2/2 : Partie II)
Analyse physique d'un spa
- 25 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 7 questions sur 25, partie I.A
- Vérifié question par question
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Partie II : Utilisation du spa
A · Pertes calorifiques
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : résistance thermique, loi de fourier
Définir la notion de résistance thermique.
Exprimer, en fonction des variables du problème, la résistance thermique de conduction des parois verticales du spa notée (on se placera en symétrie cylindrique), ainsi que celle, notée , du « tapis » d'herbe sous l'installation.
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Définir la résistance thermique par R_{\mathrm{th}} = \Delta T / \Phi par analogie électrique, puis intégrer la loi de Fourier en symétrie cylindrique pour R_{\mathrm{p}} et en géométrie plane pour R_{\mathrm{t}}.
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- Rappeler la définition générale de la résistance thermique par analogie avec la résistance électrique.
- Établir la résistance thermique de conduction en géométrie cylindrique à partir de la loi de Fourier et de la conservation du flux thermique en régime stationnaire.
- Exprimer la résistance thermique de conduction plane à travers le tapis d'herbe.
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Définition de la résistance thermique puis intégration radiale de la loi de Fourier en coordonnées cylindriques et cartésiennes.
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1. Définition de la résistance thermique
Par analogie avec la résistance électrique en régime continu (loi d'Ohm U = R_{\text{él}} I), la résistance thermique R_{\mathrm{th}} d'un milieu situé entre deux surfaces isothermes aux températures T_1 et T_2 (T_1 > T_2), traversé par un flux thermique \Phi en régime stationnaire, est définie par :
Elle s'exprime en \mathrm{K}\cdot\mathrm{W}^{-1} (ou ^{\circ}\mathrm{C}\cdot\mathrm{W}^{-1}).
2. Résistance thermique de conduction des parois verticales R_{\mathrm{p}}
L'enveloppe gonflable est constituée d'une lame d'air de conductivité thermique \lambda_{\mathrm{a}} (l'épaisseur du plastique étant négligée), comprise entre les rayons r_{\mathrm{int}} = d_{\mathrm{int}}/2 et r_{\mathrm{ext}} = d_{\mathrm{ext}}/2. Le transfert thermique s'effectue sur la hauteur d'eau h_{\mathrm{e}} en contact avec la paroi.
En symétrie cylindrique et en régime stationnaire sans source interne, le flux thermique \Phi à travers un cylindre de rayon r (r_{\mathrm{int}} \leqslant r \leqslant r_{\mathrm{ext}}) et de hauteur h_{\mathrm{e}} est conservatif :
En séparant les variables et en intégrant entre r_{\mathrm{int}} et r_{\mathrm{ext}} :
On en déduit l'expression de la résistance thermique de conduction de la paroi verticale :
Remarque : Si l'on considérait l'échange sur toute la hauteur du spa, on remplacerait h_{\mathrm{e}} par H. L'application numérique avec h_{\mathrm{e}} = 0{,}75\text{ m} donne R_{\mathrm{p}} = \frac{\ln\sqrt{2}}{2\pi \times 2{,}5\times 10^{-2} \times 0{,}75} \approx 2{,}94\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \approx 3\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}, ce qui est parfaitement en accord avec la valeur fournie.
3. Résistance thermique du tapis d'herbe R_{\mathrm{t}}
Le tapis d'herbe sous l'installation est assimilé à une couche plane d'épaisseur e_{\mathrm{h}}, de conductivité thermique \lambda_{\mathrm{h}} et de section S_{\mathrm{t}}. En géométrie plane unidimensionnelle stationnaire, le gradient de température est uniforme :
En considérant la surface totale au sol occupée sous l'installation S_{\mathrm{t}} = \frac{\pi d_{\mathrm{ext}}^2}{4} :
Remarque : Avec d_{\mathrm{ext}} = 2{,}0\text{ m}, S_{\mathrm{t}} = \pi \approx 3{,}14\text{ m}^2, d'où R_{\mathrm{t}} = \frac{5\times 10^{-3}}{3{,}5\times 10^{-2} \times \pi} \approx 4{,}5\times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} \approx 5\times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}, ce qui redonne bien la valeur indiquée par l'énoncé. Si l'on considérait uniquement l'aplomb de la colonne d'eau (S_{\mathrm{int}} = \pi d_{\mathrm{int}}^2 / 4), on obtiendrait R_{\mathrm{t}} \approx 9\times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}.
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : bilan d'énergie, résistance thermique
Montrer que l'écart de température est de la forme et calculer le temps caractéristique dont on commentera la valeur.
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Associer en parallèle les différentes voies de déperdition thermique (parois latérales, fond et surface libre) pour déterminer la résistance globale équivalente, puis appliquer le premier principe à l'eau.
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- Identifier les différents transferts thermiques entre l'eau et l'extérieur, modéliser le réseau de résistances thermiques équivalent et calculer la résistance thermique globale R_{\mathrm{th}}.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique à l'eau du spa en régime quasi stationnaire pour établir l'équation différentielle régissant T_{\mathrm{int}}(t), puis intégrer.
- Calculer numériquement le temps caractéristique \tau = R_{\mathrm{th}} m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}} et commenter sa valeur au regard du fonctionnement du spa.
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Bilan thermique en régime quasi stationnaire traduisant les pertes à travers les parois et calcul de la constante de temps.
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L'eau du spa à la température T_{\mathrm{int}} échange de la puissance thermique avec l'extérieur à T_{\mathrm{ext}} par trois voies indépendantes en parallèle :
- par la surface libre de l'eau (convection avec l'air extérieur) : résistance R_{\mathrm{s}} ;
- par le fond du spa (conduction à travers le tapis d'herbe) : résistance R_{\mathrm{t}} ;
- par les parois latérales verticales (convection eau-paroi puis conduction dans l'enveloppe d'air en série) : résistance R_{\mathrm{lat}} = R_{\mathrm{pc}} + R_{\mathrm{p}}.
La résistance thermique équivalente R_{\mathrm{th}} vérifie donc :
On applique le premier principe de la thermodynamique au système fermé constitué par l'eau du spa (masse m_{\mathrm{e}}, capacité thermique massique c_{\mathrm{e}}), supposée homogène en température, entre les instants t et t + \mathrm{d}t :
Comme l'eau est une phase condensée indilatable et incompressible, \mathrm{d}U = m_{\mathrm{e}} c_{\mathrm{e}} \, \mathrm{d}T_{\mathrm{int}}. En posant \theta(t) = T_{\mathrm{int}}(t) - T_{\mathrm{ext}}, et puisque T_{\mathrm{ext}} est constante, il vient :
L'intégration avec la condition initiale en t = 0 donne bien :
Application numérique : D'après la question Q4, m_{\mathrm{e}} = 1{,}2 \times 10^3\text{ kg} et c_{\mathrm{e}} = 4{,}2 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}, d'où la capacité thermique de l'eau :
Pour la conductance thermique :
On en déduit :
Commentaire :
- Cette durée caractéristique de l'ordre d'une journée et demie est grande devant la durée typique des variations climatiques journalières, ce qui justifie l'hypothèse d'un régime quasi stationnaire.
- Néanmoins, à l'échelle d'une nuit (environ 10\text{ h}), l'eau se refroidit de façon notable : en 10\text{ h}, l'écart de température diminue d'un facteur \mathrm{e}^{-10/38} \simeq 0{,}77, soit une baisse de température d'environ 3^{\circ}\mathrm{C}.
- On constate que la conductance est largement dominée par les pertes par la surface libre et par le sol (36{,}7\text{ W}\cdot\text{K}^{-1} sur 37\text{ W}\cdot\text{K}^{-1}), les parois latérales étant très bien isolées par l'air emprisonné (R_{\mathrm{p}} \gg R_{\mathrm{s}}, R_{\mathrm{t}}).
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : résistance thermique, temps caractéristique
Estimer le gain obtenu sur le temps caractéristique en installant la toile de sol et la couverture.
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Ajouter les résistances de conduction de la couche d'air emprisonnée sous la bâche de sol et dans la couverture gonflable, puis recalculer la résistance globale et le temps caractéristique associé.
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- Déterminer la résistance thermique conductive de la toile de sol et celle de la couverture gonflée d'air.
- Établir le nouveau schéma électrique équivalent pour calculer la nouvelle résistance thermique globale R_{\mathrm{th}}'.
- En déduire le nouveau temps caractéristique \tau' et évaluer le gain obtenu par rapport à la situation sans couverture (question Q10).
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Association de résistances thermiques en série et recalcul du temps caractéristique de refroidissement pour évaluer le gain.
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1. Résistance de la toile de sol :
La toile de sol est une couche d'air emprisonné d'épaisseur e_{\mathrm{t}} = 5\text{ mm} placée sous le spa, de surface S_{\mathrm{ext}} = \frac{\pi d_{\mathrm{ext}}^2}{4}. Sa résistance thermique de conduction s'écrit :
Avec \frac{\pi}{4} = 0{,}8, soit S_{\mathrm{ext}} = 0{,}8 \times (2{,}0)^2 = 3{,}2\text{ m}^2 :
Cette résistance s'ajoute en série avec celle du tapis d'herbe R_{\mathrm{t}} = 5 \times 10^{-2}\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}. La résistance de la voie inférieure devient :
2. Résistance de la couverture :
La couverture gonflée d'air d'épaisseur e_{\mathrm{s}} = 25\text{ cm} comble l'espace au-dessus de l'eau. Pour la surface d'échange supérieure de l'eau S_{\mathrm{int}} = \frac{\pi d_{\mathrm{int}}^2}{4} = 0{,}8 \times 2 = 1{,}6\text{ m}^2, la résistance thermique de conduction de cette couche d'air est :
Les résistances d'échange convectif associées (de l'ordre de \frac{1}{h_{\mathrm{a}} S} \sim 0{,}06\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}) sont tout à fait négligeables devant cette valeur. La voie supérieure présente donc désormais une résistance :
3. Nouvelle résistance équivalente et temps caractéristique :
La résistance latérale reste inchangée : R_{\mathrm{lat}} = R_{\mathrm{p}} + R_{\mathrm{pc}} \simeq 3\text{ K}\cdot\text{W}^{-1}. Les trois voies de fuite thermique étant en parallèle, la conductance globale s'écrit :
D'où :
Le nouveau temps caractéristique de refroidissement vaut alors :
4. Estimation du gain :
Le gain relatif sur le temps caractéristique s'exprime par le rapport :
soit un allongement de la durée de maintien en température de \Delta \tau = \tau' - \tau \approx 100\text{ h}.
Résultat
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : bilan thermique, résistance thermique
La toile de sol et la couverture étant installées, quelle puissance faudrait-il fournir pour maintenir constante la température de l'eau du spa ?
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Écrire qu'en régime stationnaire, la puissance de chauffage compense exactement le flux thermique perdu : \mathscr{P}_{\mathrm{fournie}} = (T_{\mathrm{int}} - T_{\mathrm{ext}}) / R_{\mathrm{th}}'.
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- Établir le bilan d'énergie du système constitué par l'eau du spa en régime stationnaire : la température T_{\mathrm{int}} étant maintenue constante, la puissance thermique fournie \mathscr{P}_{\mathrm{ch}} compense exactement le flux thermique perdu vers l'extérieur \Phi_{\mathrm{pertes}}.
- Exprimer \Phi_{\mathrm{pertes}} à partir de l'écart de température \Delta T = T_{\mathrm{int}} - T_{\mathrm{ext}} et de la résistance thermique globale R_{\mathrm{th}}' déterminée à la question précédente.
- Effectuer l'application numérique avec deux chiffres significatifs et commenter l'ordre de grandeur par rapport à la puissance nominale du chauffage \mathscr{P}_{\mathrm{c}} = 2{,}5\text{ kW}.
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En régime stationnaire, la puissance de chauffage compense exactement le flux thermique perdu \mathscr{P} = \Delta T / R_{\mathrm{th,tot}}.
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Pour maintenir la température de l'eau constante à la valeur T_{\mathrm{int}} = 38^{\circ}\mathrm{C}, la variation de son énergie interne est nulle :
La puissance à fournir \mathscr{P}_{\mathrm{fournie}} doit donc être égale au flux thermique de déperdition vers l'environnement à T_{\mathrm{ext}} = 25^{\circ}\mathrm{C}.
En utilisant la définition de la résistance thermique globale avec les équipements d'isolation (toile de sol et couverture) notée R_{\mathrm{th}}' (question Q11) :
Avec T_{\mathrm{int}} - T_{\mathrm{ext}} = 38 - 25 = 13\text{ K} et R_{\mathrm{th}}' \simeq 0{,}10\text{ K}\cdot\text{W}^{-1} :
Résultat
B · Module de commande : maintien en température
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : loi d'ohm, conducteur ohmique
Sans prendre en compte les effets de la température, en négligeant les effets de bords et en régime permanent, montrer que la résistance de ce cylindre serait .
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Partir de la loi d'Ohm locale \vec{j} = \sigma \vec{E}, supposer un champ électrique uniforme et intégrer la densité de courant sur la section S et le champ sur la longueur L.
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Utilisation de la loi d'Ohm locale \vec{j} = \sigma \vec{E} et intégration sur la section uniforme pour retrouver R = L/(\sigma S).
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Considérons le cylindre métallique d'axe (Ox), de section constante S, délimité par ses deux extrémités planes situées en x = 0 et x = L, soumises à une différence de potentiel :
En régime permanent, la conservation de la charge électrique impose :
En négligeant les effets de bord, les lignes de champ électrique et de courant sont rectilignes et parallèles à l'axe du cylindre. Le champ électrique est donc uniforme :
La circulation du champ électrique entre les deux extrémités relie son amplitude à la tension appliquée :
D'après la loi d'Ohm locale dans le matériau conducteur de conductivité \sigma :
L'intensité I du courant électrique traversant une section droite S orientée par \vec{u}_x s'écrit alors :
Par définition de la résistance électrique R_{\text{él}} = \frac{U}{I}, on en déduit :
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : modèle de drude, conductivité électrique
Montrer que la vitesse d'un électron est constante au bout d'un temps grand devant .
En déduire une expression de la conductivité électrique en fonction de , , et de la densité volumique d'électron dans le métal.
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Résoudre l'équation différentielle du mouvement moyen d'un électron soumis à la force électrique et au terme de frottement effectif pour trouver sa vitesse limite, puis en déduire le vecteur densité de courant.
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- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron soumis à la force électrique et à la force de frottement fluide de Drude pour établir l'équation différentielle vérifiée par sa vitesse.
- Résoudre cette équation pour montrer la convergence vers une vitesse limite constante pour t \gg \tau_{\mathrm{d}}.
- Relier la densité de courant volumique \vec{\jmath} à la vitesse limite, puis identifier la conductivité électrique \sigma via la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma \vec{E}.
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PFD appliqué à un électron avec force de frottement fluide phénoménologique pour établir la formule de Drude \sigma = n_{\mathrm{e}} e^2 \tau_{\mathrm{d}} / m.
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Dans le référentiel du conducteur supposé galiléen, le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron de masse m, de charge q = -e et de vitesse \vec{v} s'écrit :
Soit, en divisant par m :
Le champ \vec{E} étant supposé constant, l'équation admet pour solution générale :
Pour t \gg \tau_{\mathrm{d}}, le terme transitoire exponentiel s'annule et la vitesse atteint la valeur constante \vec{v}_{\infty} (vitesse limite ou de dérive) :
Le vecteur densité de courant volumique associé au mouvement d'ensemble de ces porteurs de charge s'écrit :
Par identification avec la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \sigma \vec{E}, on en déduit l'expression de la conductivité électrique :
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : modèle de drude, temps de collision
En notant la vitesse d'un électron juste après une collision à l'instant , comment s'exprime sa vitesse juste avant la collision suivante plus tard ?
En moyennant le résultat sur un très grand nombre de collisions, proposer une interprétation physique pour .
En déduire que la résistance du métal augmente lorsque sa température augmente.
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Appliquer le PFD sans frottement entre deux chocs successifs, calculer la vitesse moyenne en supposant la vitesse initiale après choc de moyenne nulle, et relier l'agitation thermique à la fréquence des chocs.
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- Entre deux collisions successives, l'électron est libre et n'est soumis qu'à la force électrique du champ \vec{E} supposé constant : on intègre l'équation du mouvement sur la durée \delta t.
- On applique une moyenne statistique en considérant que les collisions réorientent les vitesses de façon isotrope (\langle \vec{v}_0 \rangle = \vec{0}) et on compare la vitesse moyenne à la vitesse de dérive \vec{v}_\infty issue du modèle macroscopique de la question Q14.
- On relie la température à l'agitation thermique, puis à l'évolution de \tau_{\mathrm{d}}, de la conductivité \sigma, et enfin de la résistance R_{\text{él}}.
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Intégration du mouvement balistique entre deux chocs, interprétation du temps moyen de libre parcours et effet de l'agitation thermique.
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Entre deux collisions, le frottement phénoménologique n'intervient pas : l'électron n'est soumis qu'à la force électrostatique \vec{F} = -e\vec{E}. Le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron dans le référentiel du conducteur (galiléen) s'écrit :
Le champ \vec{E} étant uniforme et constant, une intégration directe entre t_0 et t_0 + \delta t donne :
Moyennons cette expression sur un très grand nombre de collisions. Après une collision, l'électron est diffusé dans une direction aléatoire isotrope, de sorte que la vitesse moyenne après choc est nulle : \langle \vec{v}_0 \rangle = \vec{0}. La vitesse moyenne juste avant un choc vaut donc :
Par identification avec la vitesse stationnaire de dérive établie à la question Q14, \vec{v}_\infty = -\dfrac{e\tau_{\mathrm{d}}}{m}\vec{E}, on en déduit :
Le paramètre \tau_{\mathrm{d}} s'interprète donc physiquement comme le temps de vol libre moyen (ou durée moyenne entre deux collisions successives subies par un électron).
Effet de la température sur la résistance :
- Lorsque la température T augmente, l'agitation thermique des ions du réseau cristallin s'amplifie (accroissement de l'amplitude de vibration du réseau, modélisable par des phonons) et la vitesse thermique des électrons augmente également (v_{\mathrm{th}} \propto \sqrt{T}).
- La probabilité de collision par unité de temps augmente : le libre parcours moyen et le temps moyen entre collisions \tau_{\mathrm{d}} diminuent donc lorsque T augmente.
- D'après la question Q14, la conductivité s'écrit \sigma = \dfrac{n_{\mathrm{e}} e^2 \tau_{\mathrm{d}}}{m}, donc \sigma diminue avec la température (le nombre de porteurs libres n_{\mathrm{e}} restant essentiellement constant dans un métal).
- D'après la question Q13, la résistance électrique vaut R_{\text{él}} = \dfrac{L}{\sigma S} : la diminution de \sigma entraîne donc l'augmentation de la résistance avec la température.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'interprétation du temps moyen entre collisions est généralement sue, mais peu de candidats parviennent à établir rigoureusement le résultat.
« Peu de candidats savent l’établir, mais la plupart connaissent l’interprétation du temps moyen entre collisions. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : comparateur, pont diviseur de tension
Pour quelle valeur de la température, l'interrupteur (caractérisé par ) change-t-il d'état ? On exprimera en fonction de , et .
On suppose et parfaitement déterminés, quelle précision relative est nécessaire sur pour régler la température au degré près ?
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Exprimer les potentiels V^+ et V^- à l'aide de ponts diviseurs de tension et trouver la condition de basculement V^+ = V^-. Différencier l'expression obtenue pour évaluer la précision requise.
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- L'ALI étant supposé idéal, les courants d'entrée sont nuls (i^+ = i^- = 0) : chaque branche forme un pont diviseur de tension non chargé alimenté par V_0.
- En boucle ouverte (fonctionnement en saturation), la sortie commute lorsque la tension différentielle d'entrée s'annule (V^+ = V^-), ce qui donne la condition sur R_{\mathrm{th}} et R_2, d'où T_{\mathrm{c}}.
- La précision relative requise s'obtient par différentiation de la relation liant R_2 et T_{\mathrm{c}} à R_0 et \alpha fixés, pour \Delta T_{\mathrm{c}} = 1\text{ K}.
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Égalité des potentiels aux bornes du comparateur pour déterminer la température de consigne et différentiation pour la précision.
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L'Amplificateur Linéaire Intégré (ALI) étant idéal, ses courants d'entrée sont nuls (i^+ = i^- = 0). Les deux branches alimentées sous la tension constante V_0 constituent donc deux ponts diviseurs non chargés.
Les potentiels appliqués sur les entrées non inverseuse (+) et inverseuse (-) s'écrivent :
L'ALI fonctionnant en régime de saturation sans contre-réaction, la tension de sortie vaut V_{\mathrm{s}} = \pm V_{\mathrm{sat}} selon le signe de la tension différentielle \varepsilon = V^+ - V^-. L'interrupteur change donc d'état lorsque \varepsilon = 0, soit pour V^+ = V^-, ce qui équivaut à :
En utilisant la loi de comportement de la thermistance R_{\mathrm{th}}(T) = R_0 [1 + \alpha(T - T_{\mathrm{ref}})], il vient :
On en déduit la température de commutation :
Pour déterminer la précision relative nécessaire sur R_2, différentions l'expression R_2 = R_0 [1 + \alpha(T_{\mathrm{c}} - T_{\mathrm{ref}})] en considérant R_0, \alpha et T_{\mathrm{ref}} parfaitement connus :
L'incertitude relative sur R_2 pour une précision souhaitée \Delta T_{\mathrm{c}} sur la température s'écrit alors :
Pour les températures de fonctionnement usuelles du spa (T_{\mathrm{c}} \in [20^{\circ}\mathrm{C}, 40^{\circ}\mathrm{C}]), on a :
On peut donc adopter l'approximation :
Pour un réglage au degré près, soit \Delta T_{\mathrm{c}} = 1^{\circ}\mathrm{C} = 1\text{ K} :
(La formule exacte donne \frac{\Delta R_2}{R_2} = \frac{4 \times 10^{-3}}{1{,}08} \simeq 3{,}7 \times 10^{-3} \simeq 0{,}4\%).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question globalement bien traitée, hormis sur la précision des résistances ; évitez par ailleurs les abréviations non universelles.
« La plupart des copies qui ont abordé ces questions, bien caractéristiques de la filière PSI, ont répondu de manière correcte, sauf pour la question plus technique de la précision nécessaire sur les résistances du montage. Notons aussi qu’une abréviation comme « LNTP » n’a rien d’universel. . . »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : comparateur à hystérésis, régulation de température
Expliquer comment organiser deux interrupteurs commandés qui permettent de maintenir la température dans l'intervalle .
Voir l'indiceIndice
Associer les deux comparateurs à des seuils réglés sur T_{\min} et T_{\max} de façon à constituer une boucle d'hystérésis (régulation tout ou rien) évitant les commutations intempestives.
Voir la stratégieStratégie
Pour concevoir la régulation de température dans l'intervalle [T_{\min}, T_{\max}] :
- Rappeler la nécessité d'un cycle à hystérésis (régulation tout-ou-rien avec hystérésis) pour éviter les commutations haute fréquence d'un thermostat à seuil unique.
- Associer à chaque seuil (T_{\min} et T_{\max}) un comparateur du type étudié à la question précédente en ajustant la résistance de consigne R_2.
- Proposer une organisation permettant la mémorisation de l'état dans l'intervalle intermédiaire, soit par logique séquentielle (bascule RS), soit par circuit de puissance à relais avec auto-maintien.
Voir la réponse courteRéponse courte
Principe du comparateur à hystérésis évitant les commutations intempestives autour de la consigne pour commander le chauffage.
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1. Rôle et réglage des deux comparateurs
D'après le résultat de la question 16, la température de basculement d'un interrupteur à ALI vaut :
On utilise donc deux montages identiques à celui de la figure 2, équipés de résistances de consigne distinctes :
- Un premier comparateur réglé avec une résistance R_{2,\min} correspondant au seuil bas T_{\min} = 38\,^{\circ}\mathrm{C} ;
- Un second comparateur réglé avec une résistance R_{2,\max} correspondant au seuil haut T_{\max} = 40\,^{\circ}\mathrm{C}.
2. Cycle de fonctionnement souhaité (hystérésis)
Le système de chauffage doit adopter un comportement à mémoire (cycle d'hystérésis) :
- Si T < T_{\min} : l'eau est trop froide, la commande force la mise en marche du chauffage (état ON).
- Si T > T_{\max} : la température maximale est atteinte, la commande coupe le chauffage (état OFF).
- Si T \in [T_{\min}, T_{\max}] : la commande doit maintenir l'état antérieur (le chauffage reste allumé si l'eau était en cours de chauffe, et éteint si l'eau était en phase de refroidissement naturel).
3. Organisation des interrupteurs commandés
Puisqu'un système purement combinatoire sans mémoire ne peut pas distinguer une phase de montée d'une phase de descente, deux agencements classiques permettent de réaliser cette fonction :
Organisation électronique (Bascule RS) : Les tensions de sortie des deux ALI (mises en forme en niveaux logiques 0/1) sont envoyées sur une bascule RS commandant le circuit de puissance :
- Le comparateur de seuil bas est relié à l'entrée S (Set) : il délivre un niveau actif dès que T \le T_{\min}, basculant la sortie Q à 1 (chauffage ON).
- Le comparateur de seuil haut est relié à l'entrée R (Reset) : il délivre un niveau actif dès que T \ge T_{\max}, forçant Q à 0 (chauffage OFF).
- Pour T \in ]T_{\min}, T_{\max}[, les entrées sont inactives (S = 0, R = 0), ce qui correspond à l'état mémoire (Q_{n+1} = Q_n).
- Organisation électromécanique (Relais avec auto-maintien) : L'interrupteur commandé par le seuil bas (fermé pour T \le T_{\min}) joue le rôle de contact de marche ; il est placé en parallèle avec un contact auxiliaire du relais commandant la résistance chauffante (boucle d'auto-maintien). L'ensemble est placé en série avec l'interrupteur commandé par le seuil haut (normalement fermé, qui s'ouvre dès que T \ge T_{\max}).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Cette question caractéristique de la filière a été traitée de façon correcte par la majorité des candidats l'ayant abordée.
« La plupart des copies qui ont abordé ces questions, bien caractéristiques de la filière PSI, ont répondu de manière correcte »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
C · Brassage de l'eau
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, compressibilité
En faisant l'hypothèse que la température des bulles d'air est constante, quelle est la variation de volume relative d'une bulle due à la pression hydrostatique ?
En déduire que le volume d'une bulle peut être considéré constant au cours de sa remontée vers la surface.
Voir l'indiceIndice
Calculer la surpression hydrostatique au fond \Delta P = \rho_{\mathrm{e}} g h_{\mathrm{e}} et comparer cette valeur à la pression atmosphérique P_0 dans le cadre de la loi de Boyle-Mariotte.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi fondamentale de la statique des fluides pour déterminer la pression au fond du spa à la profondeur h_{\mathrm{e}}.
- Relier le volume de la bulle à la pression à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits à température constante.
- Évaluer numériquement la variation relative de volume pour justifier l'approximation d'un volume constant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'écart relatif de pression hydrostatique \rho_{\mathrm{e}} g h / P_0 \ll 1 justifiant l'incompressibilité de la bulle lors de l'ascension.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi de la statique des fluides dans l'eau incompressible au repos, la pression à la profondeur z = h_{\mathrm{e}} (au fond du spa) s'écrit :
où P_0 = 1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa} est la pression à la surface libre.
La bulle d'air est modélisée par un gaz parfait fermé (n = \text{cste}) à température constante T. La loi de Boyle-Mariotte donne :
La variation relative de volume d'une bulle entre le fond et la surface s'exprime par :
Application numérique avec \rho_{\mathrm{e}} = 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, h_{\mathrm{e}} = 0{,}75\text{ m} et P_0 = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa} :
La variation relative de volume est très inférieure à l'unité (\approx 7\%). On peut donc, en première approximation, considérer que le volume V_{\mathrm{b}} de la bulle reste constant au cours de sa remontée.
Résultat
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Question simple et bien traitée, malgré quelques confusions entre les lois de la statique des fluides appliquées à l'eau et à l'air.
« Un bon nombre de candidats traite bien cette question simple ; quelques-uns confondent manifestement les lois de l’hydrostatique dans l’eau et dans l’air. . . »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Application numérique
Notions : nombre de reynolds, force de traînée
On considère une bulle de taille caractéristique remontant à une vitesse de l'ordre de quelques dizaines de centimètres à un mètre par seconde, estimer le nombre de Reynolds correspondant. Comment s'exprime la force de trainée dans ce régime ?
Voir l'indiceIndice
Calculer numériquement le nombre de Reynolds \mathrm{Re} = 2 \rho_{\mathrm{e}} v_{\mathrm{b}} R / \eta_{\mathrm{e}} pour constater qu'il est largement supérieur à 1, ce qui justifie une loi de traînée inertielle quadratique en v_{\mathrm{b}}^2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le nombre de Reynolds \mathrm{Re} caractérisant l'écoulement de l'eau autour de la bulle en choisissant judicieusement la dimension caractéristique.
- Évaluer numériquement \mathrm{Re} pour la gamme de vitesses proposée (v_{\mathrm{b}} \in [0{,}2 \,;\, 1{,}0]\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
- Situer ce domaine sur la courbe de la figure 3 afin d'identifier le régime d'écoulement et en déduire l'expression de la force de traînée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du nombre de Reynolds Re \sim 10^3 situant l'écoulement en régime inertiel avec force de traînée quadratique.
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Le nombre de Reynolds associé au mouvement de la bulle dans l'eau s'écrit :
où D = 2R est le diamètre de la bulle (dimension caractéristique pour une sphère, cohérente avec l'expression C_x = 24/\mathrm{Re} en régime de Stokes).
Avec les données numériques fournies :
- \rho_{\mathrm{e}} = 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3},
- \eta_{\mathrm{e}} = 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s},
- R \simeq 1\text{ mm} = 10^{-3}\text{ m},
pour une vitesse v_{\mathrm{b}} comprise entre quelques dizaines de centimètres par seconde (v_{\mathrm{b}} \simeq 0{,}2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) et un mètre par seconde (v_{\mathrm{b}} \simeq 1{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), on obtient :
Le nombre de Reynolds est donc de l'ordre de :
Puisque \mathrm{Re} \gg 1, on est très éloigné du régime visqueux de Stokes (\mathrm{Re} < 1). Sur la figure 3, pour \mathrm{Re} \in [10^2, 10^3], le coefficient de traînée C_x varie peu et tend vers une constante de l'ordre de grandeur de l'unité (C_x \sim 0{,}5 - 1).
On se trouve dans le régime inertiel (ou régime quadratique de Newton). D'après la définition du coefficient de traînée donnée sur la figure 3, avec le maître-couple de la bulle sphérique S = \pi R^2, le module de la force de traînée s'exprime par :
La force de traînée s'opposant au déplacement vertical de la bulle vers le haut, elle s'écrit vectoriellement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne confondez pas les grandeurs de la bulle et du fluide environnant, et sachez relier la valeur du Reynolds au modèle de traînée adapté.
« quelques-uns confondent cependant la longueur caractéristique de l’écoulement (le diamètre de la bulle) et celle du récipient (le diamètre du spa), ou bien les masses volumiques du liquide qui s’écoule et du gaz enfermé dans la bulle. »
« Par contre, « associer une gamme de nombres de Reynolds à un modèle de traînée linéaire ou un modèle quadratique » (phrase extraite du programme officiel PSI) ne semble pas l’être. . . mais beaucoup de candidats poursuivent en considérant que Cx reste constant. . . même après avoir « montré » le contraire juste avant ! »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2024
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : principe fondamental de la dynamique, vitesse limite
En supposant que la bulle est lâchée sans vitesse initiale au fond du spa, exprimer sa vitesse sous la forme où est une fonction trigonométrique hyperbolique et dans laquelle on exprimera la vitesse en fonction de , , , et et la durée en fonction de , , et .
Comment s'interprètent et ?
Numériquement on trouve et , commenter l'adéquation du modèle avec ces valeurs.
Voir l'indiceIndice
Projeter le PFD sur un axe vertical ascendant pour la bulle en tenant compte de son poids, de la poussée d'Archimède et de la traînée, puis intégrer à l'aide de la formule fournie.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la bulle dans le référentiel terrestre galiléen selon l'axe vertical ascendant, en prenant en compte le poids, la poussée d'Archimède et la force de traînée quadratique.
- Mettre l'équation différentielle sous forme canonique et l'intégrer à l'aide de la primitive fournie dans le formulaire pour identifier la fonction f, la vitesse caractéristique v_1 et le temps caractéristique \tau_{\mathrm{b}}.
- Interpréter physiquement v_1 et \tau_{\mathrm{b}}, puis évaluer les ordres de grandeur (temps de montée, distance d'accélération, nombre de Reynolds) pour commenter la validité du modèle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation différentielle non linéaire de la vitesse pour obtenir la loi en tangente hyperbolique et ses constantes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Établissement de la loi de vitesse
On étudie la bulle d'air, de masse m_{\mathrm{b}} = \rho_{\mathrm{a}} V_{\mathrm{b}} = \frac{4}{3}\pi R^3 \rho_{\mathrm{a}}, lâchée sans vitesse initiale au fond du spa dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
On oriente l'axe vertical (Oz) vers le haut. La bulle est soumise à :
- son poids : \vec{P} = -m_{\mathrm{b}} g\, \widehat{e}_z = -\rho_{\mathrm{a}} V_{\mathrm{b}} g\, \widehat{e}_z ;
- la poussée d'Archimède exercée par l'eau : \vec{\Pi} = \rho_{\mathrm{e}} V_{\mathrm{b}} g\, \widehat{e}_z ;
- la force de traînée définie à la question précédente : \vec{F}_{\mathrm{t}} = -\frac{1}{2}\rho_{\mathrm{e}} C_x \pi R^2 v_{\mathrm{b}}^2\, \widehat{e}_z.
Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe vertical ascendant s'écrit :
En remplaçant V_{\mathrm{b}} = \frac{4}{3}\pi R^3 et m_{\mathrm{b}} = \frac{4}{3}\pi R^3 \rho_{\mathrm{a}} :
On factorise par le terme constant :
avec la vitesse v_1 définie par :
En posant la durée caractéristique \tau_{\mathrm{b}} telle que \frac{v_1}{\tau_{\mathrm{b}}} = \frac{\rho_{\mathrm{e}} - \rho_{\mathrm{a}}}{\rho_{\mathrm{a}}} g, on obtient :
L'équation différentielle s'écrit alors :
En intégrant entre t = 0 (où v_{\mathrm{b}}(0) = 0) et t, à l'aide de la formule du formulaire \int \frac{\mathrm{d}x}{1-x^2} = \operatorname{arg\,tanh}(x) + \mathrm{cste} :
soit la forme demandée :
La fonction trigonométrique hyperbolique f est la fonction tangente hyperbolique : f = \tanh.
2. Interprétation de v_1 et \tau_{\mathrm{b}}
- v_1 représente la vitesse limite de remontée de la bulle (\lim_{t \to \infty} v_{\mathrm{b}}(t) = v_1), atteinte lorsque les forces motrices (poussée d'Archimède corrigée du poids) et la force de frottement quadratique se compensent exactement (\frac{\mathrm{d}v_{\mathrm{b}}}{\mathrm{d}t} = 0).
- \tau_{\mathrm{b}} représente le temps caractéristique d'accélération (durée du régime transitoire) : à t = \tau_{\mathrm{b}}, la bulle a déjà atteint v_{\mathrm{b}} = v_1 \tanh(1) \simeq 0{,}76\, v_1, et pour t \gtrsim 3\tau_{\mathrm{b}}, la vitesse est établie à plus de 99\,\%.
3. Commentaire sur l'adéquation du modèle
Calculons la durée totale de remontée de la bulle sur la hauteur d'eau h_{\mathrm{e}} = 0{,}75\text{ m} à la vitesse v_1 :
On constate que la durée du régime transitoire est extrêmement brève devant le temps de parcours :
La distance parcourue pendant l'accélération est de l'ordre de d_{\text{trans}} \sim v_1 \tau_{\mathrm{b}} \simeq 0{,}21 \times 25 \times 10^{-6}\text{ m} \simeq 5\ \mu\text{m}, valeur infime devant le rayon de la bulle (R = 1\text{ mm}) et la profondeur du spa. La bulle atteint donc sa vitesse limite quasi instantanément au fond du spa.
De plus, pour v_1 = 0{,}21\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, le nombre de Reynolds vaut :
Sur la figure 3 de l'énoncé, à \mathrm{Re} \simeq 400, on lit bien C_x \simeq 0{,}6, ce qui correspond précisément à la valeur déduite de v_1 :
Le modèle hydrodynamique avec traînée quadratique est donc parfaitement cohérent et adapté.
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : écoulement incompressible, champ des vitesses
En supposant l'écoulement de l'eau autour de la bulle incompressible, déterminer l'expression de la vitesse d'un point quelconque situé dans l'eau, à une distance du centre de la bulle et au voisinage de sa surface, en fonction notamment de .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la condition d'incompressibilité \operatorname{div} \vec{v} = 0 en coordonnées sphériques pour en déduire la forme v(r,t) \propto 1/r^2, puis écrire la continuité de la vitesse normale à l'interface r = R(t).
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter les symétries du problème pour déterminer la direction et les dépendances du champ des vitesses \vec{v}(r,t) dans l'eau.
- Appliquer la condition d'incompressibilité du fluide (\mathrm{div}\,\vec{v} = 0) pour obtenir la loi en r de la vitesse radiale.
- Déterminer la fonction temporelle d'intégration à l'aide de la condition cinématique de non-traversée à l'interface eau-bulle en r = R(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de la condition d'incompressibilité \mathrm{div}\vec{v} = 0 en coordonnées sphériques pour exprimer le champ de vitesse radial.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le problème présente une invariance par toute rotation autour du centre de la bulle sphérique. En coordonnées sphériques (r, \theta, \phi) de centre le centre de la bulle, le champ de vitesse de l'eau est purement radial et ne dépend spatialement que de la coordonnée radiale r :
L'écoulement de l'eau étant supposé incompressible, l'équation de conservation de la masse se réduit à :
En utilisant l'expression de la divergence en coordonnées sphériques donnée dans le formulaire de l'énoncé :
où f(t) est une fonction ne dépendant que du temps.
À la frontière de la bulle, en r = R(t), la condition cinématique de continuité de la vitesse normale (non-traversée de l'interface) impose :
On en déduit :
Ainsi, pour tout point M situé dans l'eau (r \ge R(t)) :
Résultat
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation d'euler, approximation acoustique
En déduire qu'à l'ordre le plus bas en on peut écrire
On exprimera en fonction de et .
À partir de cette relation, obtenir une expression de la pression à l'intérieur de la bulle en supposant que la pression dans l'eau loin de la bulle est égale à .
Voir l'indiceIndice
Remplacer v(r,t) dans l'équation d'Euler, linéariser au premier ordre en \varepsilon(t) en négligeant le terme convectif d'ordre 2, puis intégrer spatialement de r = R_0 à l'infini.
Voir la stratégieStratégie
- Évaluer les deux termes d'accélération dans l'équation de l'impulsion en ne conservant que l'ordre le plus bas en perturbation \varepsilon(t) (le terme convectif étant d'ordre 2) afin d'identifier \beta.
- Intégrer le gradient spatial de pression entre la surface de la bulle r = R(t) et l'infini, puis appliquer la continuité de la pression à l'interface en négligeant la tension superficielle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Projection de l'équation d'Euler radialement, linéarisation au premier ordre en \varepsilon puis intégration spatiale de la pression.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q21, le champ de vitesse de l'eau autour de la bulle s'écrit :
En posant R(t) = R_0 + \varepsilon(t) avec |\varepsilon(t)| \ll R_0, la vitesse de l'interface vaut \frac{\mathrm{d}R(t)}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t}. À l'ordre 1 en \varepsilon, la vitesse v(r,t) s'écrit donc :
La vitesse v(r,t) étant au moins d'ordre 1 en perturbation, évaluons les termes de l'équation de conservation de l'impulsion :
- Le terme d'accélération convective \dfrac{1}{2}\dfrac{\partial v^2(r,t)}{\partial r} = v\dfrac{\partial v}{\partial r} est proportionnel à \left(\dfrac{\mathrm{d}\varepsilon}{\mathrm{d}t}\right)^2, c'est-à-dire du second ordre en perturbation : il est donc négligeable devant le terme d'accélération locale.
Le terme d'accélération locale s'écrit à l'ordre le plus bas :
\frac{\partial v(r,t)}{\partial t} = \frac{R_0^2}{r^2}\frac{\mathrm{d}^2\varepsilon(t)}{\mathrm{d}t^2}
L'équation du mouvement se réduit ainsi à :
Par identification avec la relation proposée, on obtient :
Pour déterminer la pression P_{\mathrm{a}}(t), intégrons cette dérivée spatiale de la surface de la bulle r = R(t) jusqu'à l'infini :
Sachant que P(\infty, t) = P_0 et en négligeant la tension superficielle ainsi que la viscosité, la continuité de la pression à l'interface impose P(R(t),t) = P_{\mathrm{a}}(t). Il vient :
À l'ordre le plus bas en \varepsilon, \dfrac{\beta}{R(t)} \simeq \dfrac{\beta}{R_0} = \rho_{\mathrm{e}} R_0, d'où :
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : loi de laplace, petite oscillation
En considérant que la bulle évolue de façon isentropique, obtenir une autre relation entre et .
Voir l'indiceIndice
Différencier la loi de Laplace P_{\mathrm{a}} V^{\gamma_{\mathrm{a}}} = \mathrm{cste} au voisinage de (P_0, V_0) en utilisant V(t) \propto R(t)^3, puis linéariser au premier ordre en \varepsilon/R_0.
Voir la stratégieStratégie
- Modéliser l'air contenu dans la bulle comme un gaz parfait subissant une transformation isentropique (réversible et adiabatique) régie par la loi de Laplace.
- Exprimer le volume de la sphère en fonction de son rayon R(t) = R_0 + \varepsilon(t).
- Effectuer un développement limité au premier ordre en \varepsilon(t)/R_0 \ll 1 pour obtenir la relation linéaire recherchée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Différentiation de la loi de Laplace P V^{\gamma} = \mathrm{Cte} au premier ordre en fonction de la variation radiale \varepsilon(t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'air contenu dans la bulle est modélisé par un gaz parfait de coefficient adiabatique \gamma_{\mathrm{a}}. L'évolution étant supposée isentropique, la loi de Laplace s'écrit :
Le volume d'une bulle sphérique de rayon R(t) vaut V_{\mathrm{b}}(t) = \dfrac{4}{3}\pi R(t)^3. En prenant comme état de référence l'état d'équilibre (P_0, R_0), il vient :
En exprimant le rayon sous la forme R(t) = R_0 + \varepsilon(t) = R_0 \left(1 + \dfrac{\varepsilon(t)}{R_0}\right), on en déduit :
Sachant que |\varepsilon(t)| \ll R_0, on développe au premier ordre en \varepsilon(t)/R_0 :
On obtient ainsi, à l'ordre le plus bas non nul en \varepsilon(t) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : oscillateur harmonique, temps de diffusion thermique
Montrer alors que le rayon de la bulle oscille et calculer la fréquence correspondante. On prendra .
En estimant le temps caractéristique de diffusion thermique dans la bulle, montrer que l'hypothèse d'évolution isentropique est cohérente.
Voir l'indiceIndice
Identifier les deux expressions de la pression P_{\mathrm{a}}(t) pour obtenir l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique non amorti, puis comparer sa période au temps caractéristique de diffusion thermique.
Voir la stratégieStratégie
- Égaler les deux expressions de la pression P_{\mathrm{a}}(t) à l'intérieur de la bulle obtenues aux questions Q22 (issue de la dynamique du fluide) et Q23 (issue du comportement thermodynamique isentropique de l'air).
- En déduire l'équation différentielle régissant l'évolution du rayon \varepsilon(t) pour identifier la pulsation propre et la fréquence des oscillations (formule de Minnaert).
- Évaluer le temps caractéristique de diffusion thermique dans la bulle à l'aide de la diffusivité thermique de l'air, puis le comparer à la période d'oscillation T pour valider le caractère adiabatique et réversible (isentropique).
Voir la réponse courteRéponse courte
Obtention de l'équation d'oscillateur harmonique (fréquence de Minnaert) et comparaison avec le temps caractéristique de diffusion thermique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q22, la dynamique du fluide impose la relation :
D'après la question Q23, la détente-compression isentropique de l'air donne :
En égalant ces deux expressions, on obtient :
Comme \frac{3\gamma_{\mathrm{a}}P_0}{\rho_{\mathrm{e}}R_0^2} > 0, cette équation différentielle est celle d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation :
Le rayon de la bulle oscille donc sinusoïdalement à la fréquence :
Application numérique :
- R_0 = 1\text{ mm} = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ m} ;
- P_0 = 1{,}0\text{ bar} = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa} ;
- \rho_{\mathrm{e}} = 1{,}0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- \gamma_{\mathrm{a}} = 1{,}4.
On calcule :
Validité de l'hypothèse isentropique :
La diffusivité thermique de l'air s'exprime par D_{\mathrm{th}} = \frac{\lambda_{\mathrm{a}}}{\rho_{\mathrm{a}} c_{\mathrm{a}}} (ou avec c_{p,\mathrm{a}} = \gamma_{\mathrm{a}} c_{\mathrm{a}}) :
Le temps caractéristique de diffusion thermique à l'échelle de la bulle est :
La période des oscillations de la bulle vaut quant à elle :
On constate que :
Le transfert thermique entre l'air de la bulle et l'eau environnante n'a pas le temps de s'effectuer à l'échelle d'une période d'oscillation. L'évolution est donc adiabatique. Les dissipations visqueuses étant négligées, la transformation est réversible, ce qui justifie pleinement l'hypothèse d'une transformation isentropique.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : énergie cinétique, ordre de grandeur
Estimer l'énergie cinétique moyenne associée à ces oscillations.
Conclure sur le brassage de l'eau provoqué par les bulles du spa.
Voir l'indiceIndice
Intégrer la densité volumique d'énergie cinétique du fluide \frac{1}{2} \rho_{\mathrm{e}} v^2(r,t) dans tout le volume extérieur à la bulle en prenant la moyenne temporelle sur une période.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie cinétique totale du fluide entourant la bulle en intégrant la densité d'énergie volumique \frac{1}{2}\rho_{\mathrm{e}} v^2(r,t) sur tout l'espace extérieur (r \in [R_0, +\infty[) en négligeant l'énergie cinétique de l'air contenu dans la bulle (\rho_{\mathrm{a}} \ll \rho_{\mathrm{e}}).
- Prendre la moyenne temporelle pour une oscillation sinusoïdale d'amplitude \varepsilon_0 et estimer \varepsilon_0 à partir des données de l'énoncé (notamment l'écart relatif de volume ou de pression issu de la question Q18).
- Distinguer le rôle des oscillations à haute fréquence (micro-brassage local, ondes de pression/relaxation) de celui de l'ascension des bulles (brassage convectif macroscopique du spa).
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration spatiale de la densité volumique d'énergie cinétique dans l'eau pour quantifier l'efficacité du brassage induit.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'eau étant incompressible et la bulle de masse volumique négligeable devant celle de l'eau (\rho_{\mathrm{a}} \ll \rho_{\mathrm{e}}), l'énergie cinétique associée aux oscillations est quasi-intégralement localisée dans l'écoulement de l'eau autour de la bulle.
D'après le résultat de la question Q21, à l'ordre le plus bas en \varepsilon, la vitesse du fluide à la distance r \ge R_0 s'écrit :
L'énergie cinétique du fluide occupant le volume r \ge R_0 vaut donc :
Pour des oscillations sinusoïdales \varepsilon(t) = \varepsilon_0 \cos(\omega_{\mathrm{osc}} t + \phi), la moyenne temporelle de (\dot{\varepsilon})^2 vaut \frac{1}{2}\omega_{\mathrm{osc}}^2 \varepsilon_0^2. En utilisant l'expression de la pulsation propre issue de la question Q24, \omega_{\mathrm{osc}}^2 = \frac{3\gamma_{\mathrm{a}} P_0}{\rho_{\mathrm{e}} R_0^2}, on obtient :
Estimation numérique :
Le facteur d'échelle énergétique vaut :
3\pi \gamma_{\mathrm{a}} P_0 R_0^3 \approx 3 \times 3{,}14 \times 1{,}4 \times 10^5 \times (10^{-3})^3 \approx 1{,}3 \times 10^{-3}\text{ J} = 1{,}3\text{ mJ}- D'après la question Q18, la surpression hydrostatique subie au fond du spa est de l'ordre de \Delta P / P_0 \simeq 7{,}4\%. Lors de l'émission ou du relâchement d'une bulle, l'amplitude relative des oscillations radiales est typiquement de l'ordre de grandeur de cette perturbation : \frac{\varepsilon_0}{R_0} \sim \frac{1}{3}\frac{\Delta V}{V} \sim 2\% à 5\% (soit \varepsilon_0 \sim 20\text{ à }50\ \mu\text{m}).
- Pour \frac{\varepsilon_0}{R_0} \sim 3\% = 3 \times 10^{-2}, il vient \left(\frac{\varepsilon_0}{R_0}\right)^2 \sim 10^{-3}, d'où :
(ordre de grandeur compris entre 10^{-7}\text{ J} et 10^{-5}\text{ J} par bulle).
Conclusion sur le brassage de l'eau :
- À l'échelle microscopique : Bien que l'énergie individuelle d'une bulle soit faible, le débit de la pompe génère un nombre colossal de bulles (de l'ordre de 10^5 à 10^6 bulles par seconde). Les oscillations à haute fréquence (f \simeq 3{,}3\text{ kHz}) transfèrent de l'énergie à l'eau sous forme d'ondes de pression acoustiques audibles et de micro-courants cisaillés par viscosité au voisinage immédiat des bulles. Ce phénomène assure un « micro-brassage » local procurant la sensation tactile de massage et de relaxation.
- À l'échelle macroscopique : Le brassage global et le renouvellement de l'eau dans le spa ne sont pas assurés par ces oscillations purement radiales (qui sont de moyenne spatiale nulle), mais par l'ascension des bulles : sous l'effet de la poussée d'Archimède, les bulles remontent à la vitesse v_1 \simeq 20\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} en créant dans leur sillage des colonnes ascendantes et de grands rouleaux de convection qui mélangent efficacement tout le volume du bassin.
Résultat
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