Corrigé détaillé CCINP Physique PC 2023
La qualité de l'air dans l'habitat
- 44 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en PCSI : 8 questions sur 44
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 8 questions sur 44. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : MPSI 7 · PTSI 7 · TSI1 3 · BCPST1 13 questions.
Détail par partie
- Partie I : Le renouvellement de l'air dans l'habitat1/10En partie
- Partie II : L'humidité de l'air dans l'habitat6/13En partie
- Partie III : Nuisances sonores1/21En partie
Le sujet en bref
Sujet accessible · Ondes et signaux, Thermodynamique, Électromagnétisme · 11 incontournables · 17 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet aborde une problématique environnementale et technologique très concrète : la maîtrise du confort hygrothermique et acoustique dans les bâtiments. D'une structure claire et découpé en trois parties rigoureusement indépendantes, il balaie un large spectre du programme de physique de deuxième année en filière PC (et pour une large part en PSI).
L'épreuve commence par une démonstration académique du premier principe pour un système ouvert avant d'analyser thermiquement une VMC double flux. Elle se poursuit par l'étude de l'air humide (bilans de matière, hygrométrie) couplée à un capteur capacitif modélisé dans le cadre de l'ARQS électromagnétique et mesuré via un pont de Sauty. Enfin, la troisième partie explore l'acoustique sous deux angles remarquables : la théorie de la réverbération de Sabine (incluant une résolution de problème) et la modélisation aéroacoustique d'un résonateur de Helmholtz faisant office de silencieux. Il s'agit d'un excellent sujet d'entraînement et de synthèse, très progressif et particulièrement représentatif des attendus des concours CCINP.
- Difficulté
- Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 3 h 40 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 8 questions sur 44.
Où gagner des points
34 questions rapides et accessibles · 5 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
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Sommaire
44 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
44 questionsPartie I : Le renouvellement de l'air dans l'habitat
I.1 · Bilan énergétique pour un fluide en écoulement stationnaire
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : conservation de la masse, débit massique, écoulement stationnaire
En traduisant la conservation de la masse du fluide contenu dans le système , justifier que le débit massique du fluide en entrée est égal à celui en sortie : .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la masse totale du système fermé (\mathcal{S}^*) à t et t+\mathrm{d}t, puis utiliser la stationnarité de la masse de fluide contenue dans le volume de contrôle fixe (\mathcal{S}).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la masse du système fermé (\mathcal{S}^*) aux instants t et t+\mathrm{d}t en décomposant ce système en le volume de contrôle (\mathcal{S}) et les sous-systèmes entrant (\mathcal{S}_1) et sortant (\mathcal{S}_2).
- Utiliser le caractère stationnaire de l'écoulement pour simplifier la masse contenue dans le volume de contrôle, puis traduire la conservation de la masse pour le système fermé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation de la masse sur le système fermé coïncident (\mathcal{S}^*) en régime stationnaire : les masses entrante et sortante sont égales.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système (\mathcal{S}^*) étant un système fermé, sa masse se conserve au cours du temps :
D'après la définition du système fermé coïncidant avec le volume de contrôle (\mathcal{S}) :
à l'instant t : le système est constitué du fluide présent dans (\mathcal{S}) et du sous-système (\mathcal{S}_1) de masse \delta m_1 qui va y entrer :
m(\mathcal{S}^*, t) = m_{(\mathcal{S})}(t) + \delta m_1à l'instant t+\mathrm{d}t : le système est constitué du fluide présent dans (\mathcal{S}) et du sous-système (\mathcal{S}_2) de masse \delta m_2 qui en est sorti :
m(\mathcal{S}^*, t+\mathrm{d}t) = m_{(\mathcal{S})}(t+\mathrm{d}t) + \delta m_2
L'écoulement étant stationnaire, l'état du fluide dans le volume de contrôle fixe (\mathcal{S}) ne dépend pas explicitement du temps, d'où :
Le bilan de masse s'écrit alors :
En divisant par la durée élémentaire \mathrm{d}t, on en déduit l'égalité des débits massiques d'entrée et de sortie :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne confondez pas système ouvert et système fermé, et distinguez l'hypothèse de stationnarité de la conservation de la masse.
« Le système ouvert et le système fermé sont souvent confondus et les arguments pour la démonstration inversés »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : travail des forces de pression, écoulement stationnaire
Montrer que le travail massique des forces pressantes reçu par le fluide contenu dans le système pendant la durée s'écrit : .
Voir l'indiceIndice
Calculer le travail des forces pressantes sur les sections d'entrée \Sigma_1 et de sortie \Sigma_2 lors du déplacement des tranches de fluide, puis diviser par la masse élémentaire \delta m.
Voir la stratégieStratégie
- Délimiter les différentes frontières du système fermé (\mathcal{S}^*) soumises aux forces pressantes extérieures pendant l'intervalle \mathrm{d}t.
- Calculer le travail élémentaire reçu à l'entrée (travail moteur) et à la sortie (travail résistant) en reliant les volumes élémentaires balayés aux masses volumiques respectives.
- En déduire le travail massique w_p = \frac{\delta W_p}{\delta m} grâce au résultat de la question Q1 (\delta m_1 = \delta m_2 = \delta m).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du travail des forces pressantes en entrée et en sortie sur (\mathcal{S}^*) pendant \mathrm{d}t, divisé par la masse transvasée \delta m.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pendant la durée \mathrm{d}t, les forces pressantes extérieures agissent sur les différentes parties de la surface frontière du système fermé (\mathcal{S}^*) :
- Sur les parois latérales fixes et indéformables du volume de contrôle, le déplacement de chaque élément de paroi est nul, de sorte que le travail correspondant est nul : \delta W_{\text{parois}} = 0.
À l'entrée, le fluide amont pousse la section (\Sigma_1') jusqu'à (\Sigma_1). La force pressante extérieure \vec{F}_{p,1} = p_1 \Sigma_1 \vec{u}_1 s'exerce dans le sens de l'écoulement. Le travail élémentaire moteur reçu est :
\delta W_{p,1} = p_1 \Sigma_1 \mathrm{d}x_1 = p_1 \, \delta V_1 = p_1 \frac{\delta m_1}{\rho_1}À la sortie, le système (\mathcal{S}^*) pousse le fluide aval qui lui oppose la force \vec{F}_{p,2} = -p_2 \Sigma_2 \vec{u}_2. Le travail élémentaire résistant reçu lors du déplacement de (\Sigma_2) à (\Sigma_2') est :
\delta W_{p,2} = - p_2 \Sigma_2 \mathrm{d}x_2 = - p_2 \, \delta V_2 = - p_2 \frac{\delta m_2}{\rho_2}
D'après la question Q1, la conservation de la masse impose \delta m_1 = \delta m_2 = \delta m. Le travail total des forces pressantes reçu par (\mathcal{S}^*) s'écrit alors :
Le travail massique des forces pressantes w_p = \frac{\delta W_p}{\delta m} est donc :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question rarement réussie : justifiez clairement le signe algébrique des travaux massiques reçus en entrée et en sortie.
« Question rarement traitée correctement. Les signes des travaux massiques en entrée et en sortie doivent être clairement justifiés. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : énergie interne, premier principe, système ouvert
Montrer que la variation d'énergie interne du fluide contenu dans le système pendant la durée s'écrit : . Donner, sans calculs supplémentaires, les expressions des variations d'énergie cinétique macroscopique et d'énergie potentielle de pesanteur du fluide.
Voir l'indiceIndice
Décomposer l'énergie interne du système fermé aux instants t et t+\mathrm{d}t en distinguant le volume de contrôle et les sous-systèmes entrant et sortant. Les mêmes relations directes s'appliquent pour E_c et E_p.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie interne du système fermé (\mathcal{S}^*) aux dates t et t+\mathrm{d}t en exploitant son extensivité.
- Utiliser l'hypothèse d'écoulement stationnaire pour simplifier la contribution du volume de contrôle (\mathcal{S}), puis injecter la relation de conservation de la masse établie en Q1.
- Généraliser par analogie aux autres grandeurs extensives que sont l'énergie cinétique macroscopique et l'énergie potentielle de pesanteur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Extensivité de l'énergie interne en régime stationnaire, puis transposition directe aux énergies cinétique et potentielle de pesanteur transvasées.
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Par extensivité de l'énergie interne, l'énergie interne du système fermé (\mathcal{S}^*) s'écrit aux dates t et t+\mathrm{d}t :
La variation d'énergie interne de (\mathcal{S}^*) pendant la durée \mathrm{d}t est donc :
L'écoulement étant stationnaire, l'état du fluide dans le volume de contrôle fixe (\mathcal{S}) ne dépend pas du temps, d'où :
De plus, d'après le résultat de la question Q1, la conservation de la masse impose \delta m_1 = \delta m_2 = D_m\,\mathrm{d}t. Il vient ainsi :
L'énergie cinétique macroscopique et l'énergie potentielle de pesanteur étant également des grandeurs extensives invariantes dans le volume de contrôle (\mathcal{S}) en régime stationnaire, on obtient par un raisonnement strictement identique :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Lors du bilan sur le système fermé, n'oubliez pas d'inclure l'énergie interne du volume de contrôle.
« L’énergie interne de ce système à chaque instant contient l’énergie interne du volume de contrôle, souvent oubliée. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, enthalpie, bilan d'énergie
À partir d'un bilan énergétique pour le fluide contenu dans le système pendant la durée , établir l'expression du premier principe pour un écoulement stationnaire :
où et sont respectivement la puissance mécanique des forces extérieures non conservatives autre que celle des forces pressantes (puissance dite utile) et le flux thermique reçus par le fluide contenu dans le volume de contrôle.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe de la thermodynamique au système fermé (\mathcal{S}^*) entre t et t+\mathrm{d}t : \mathrm{d}(U+E_c+E_p) = \delta W_p + \delta W_u + \delta Q, puis regrouper le travail des forces pressantes avec l'énergie interne pour faire apparaître l'enthalpie h = u + p/\rho.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique au système fermé (\mathcal{S}^*) entre les instants t et t+\mathrm{d}t pour son énergie totale E_{\text{tot}} = U + E_c + E_p.
- Décomposer le travail reçu en travail des forces pressantes (établi à la question Q2) et travail des autres forces extérieures (travail utile).
- Regrouper les termes d'énergie interne massique et de travail des forces de pression pour faire apparaître l'enthalpie massique h = u + \frac{p}{\rho}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Premier principe appliqué à (\mathcal{S}^*), regroupement du travail des forces pressantes avec l'énergie interne pour faire apparaître l'enthalpie h = u + p/\rho.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Appliquons le premier principe de la thermodynamique au système fermé (\mathcal{S}^*) entre les instants t et t+\mathrm{d}t :
Le travail élémentaire total \delta W reçu par (\mathcal{S}^*) se décompose en :
- le travail des forces pressantes \delta W_p = \delta m \, w_p = D_m \left( \frac{p_1}{\rho_1} - \frac{p_2}{\rho_2} \right) \mathrm{d}t (d'après Q2) ;
- le travail utile \delta W_u = \mathcal{P}_u \, \mathrm{d}t, associé aux parties mobiles éventuelles (turbines, compresseurs, ventilateurs).
Le transfert thermique élémentaire reçu par le fluide s'écrit \delta Q = \mathcal{P}_{th} \, \mathrm{d}t.
Le bilan d'énergie s'écrit donc :
En utilisant les expressions des variations d'énergie établies à la question Q3 :
Par définition de l'enthalpie massique h = u + \frac{p}{\rho}, on a h_i = u_i + \frac{p_i}{\rho_i} pour i \in \{1, 2\}, d'où :
En réinjectant dans le bilan avec \mathrm{d}E_c = D_m (e_{c,2} - e_{c,1})\,\mathrm{d}t et \mathrm{d}E_p = D_m (e_{p,2} - e_{p,1})\,\mathrm{d}t, on obtient :
En divisant par \mathrm{d}t \neq 0, on aboutit à la forme finale du premier principe en écoulement stationnaire :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Veillez à l'égalité entre grandeurs de même nature (élémentaire ou finie) et soignez le passage à l'enthalpie massique.
« On rencontre trop souvent des égalités entre une grandeur élémentaire et une grandeur finie. Le passage de l’énergie interne massique à l’enthalpie massique a été source de difficultés. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
I.2 · Étude d'une ventilation mécanique contrôlée à double flux
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique, flux thermique
En l'absence de toute ventilation, le flux thermique lié aux pertes à travers l'ensemble des parois (fenêtres, toit, murs) séparant l'habitation de l'extérieur est en régime stationnaire. Estimer la résistance thermique de l'ensemble de ces parois.
Voir l'indiceIndice
Relier la résistance thermique au flux de déperdition par la loi d'Ohm thermique : \mathcal{P}_{th,p} = (T_{\text{int}} - T_{\text{ext}})/R_{th}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de la résistance thermique globale R_{th} = (T_{int} - T_{ext}) / \mathcal{P}_{th,p}, puis calcul numérique direct.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par analogie électrothermique en régime stationnaire, la différence de température entre l'intérieur et l'extérieur constitue la force motrice du transfert thermique, tandis que le flux thermique de pertes \mathcal{P}_{th,p} correspond au courant traversant les parois. La résistance thermique globale R_{th} des parois vérifie donc la relation :
D'où l'expression de la résistance thermique :
Avec T_{\text{int}} = 20,0\text{ }^\circ\text{C}, T_{\text{ext}} = 0,0\text{ }^\circ\text{C} (soit T_{\text{int}} - T_{\text{ext}} = 20,0\text{ K}) et \mathcal{P}_{th,p} = 5,0\text{ kW} = 5,0 \cdot 10^{3}\text{ W} :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention aux unités : une résistance thermique ne s'exprime pas en ohms.
« Une résistance thermique ne s’exprime pas en Ω. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : relation de mayer, capacité thermique massique, gaz parfait
On assimile l'air supposé sec, donc sans vapeur d'eau, à un gaz parfait. Dans ces conditions, les capacités thermiques à pression et volume constants d'une quantité de matière d'air, notées respectivement et , sont reliées par la relation de Mayer : . Établir l'expression de la capacité thermique massique à pression constante de l'air en fonction notamment du rapport entre les capacités thermiques à pression et volume constants. Calculer .
Voir l'indiceIndice
Combiner la relation de Mayer C_P - C_V = nR avec la définition \gamma = C_P/C_V pour exprimer C_P, puis diviser par la masse de gaz m = n M_{as}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la capacité thermique molaire ou totale C_P à partir de la définition \gamma = C_P / C_V et de la relation de Mayer C_P - C_V = nR.
- Relier la capacité thermique C_P à la capacité thermique massique c_P par la relation C_P = m \, c_P = n M_{as} c_P.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison de C_P - C_V = nR et \gamma = C_P/C_V pour obtenir c_P = \frac{\gamma R}{(\gamma - 1)M}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition du rapport des capacités thermiques, on a :
En injectant cette relation dans la relation de Mayer C_P - C_V = nR, il vient :
La masse de l'air sec considéré étant m = n M_{as}, la capacité thermique massique à pression constante c_P = \frac{C_P}{m} s'écrit :
Application numérique : Avec \gamma = 1,4, R = 8,3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} et M_{as} = 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 29 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il est préférable d'exprimer les grandeurs dans les unités du Système International.
« Il est toutefois préférable d’exprimer les grandeurs demandées dans les unités du Système International »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : échangeur thermique, premier principe industriel
Montrer à l'aide de l'expression établie à la Q4 et en précisant les systèmes ouverts choisis que . Calculer .
Voir l'indiceIndice
Choisir l'ensemble de l'échangeur calorifugé comme système ouvert sans travail utile, ou effectuer un bilan enthalpique séparé sur chaque canalisation en considérant les transferts thermiques mutuels.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe industriel établi à la question Q4 à chacune des deux conduites d'air (air neuf et air vicié) traversant l'échangeur en régime stationnaire.
- Exploiter l'absence de travail utile (\mathcal{P}_u = 0), la négligence des variations d'énergies cinétique et potentielle, et la conservation de l'énergie thermique échangée entre les deux flux grâce au calorifugeage externe.
- En déduire la température de sortie de l'air vicié T'_{\text{int}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Premier principe industriel appliqué à chaque fluide dans l'échangeur athermane sans travail utile, égalité des flux thermiques échangés.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On applique le bilan d'énergie pour un fluide en écoulement stationnaire (établi en Q4) aux deux systèmes ouverts suivants :
Système ouvert \mathcal{S}_{\text{neuf}} : la conduite transportant l'air neuf. En régime stationnaire, sans travail utile (\mathcal{P}_u = 0) et en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle macroscopiques (\Delta e_c = 0, \Delta e_p = 0) :
D_m (h_{s,\text{neuf}} - h_{e,\text{neuf}}) = \Phioù \Phi est le flux thermique reçu par l'air neuf depuis l'air vicié à travers la paroi séparatrice. Comme l'air est modélisé par un gaz parfait, la seconde loi de Joule donne \Delta h = c_P \Delta T :
D_m c_P (T'_{\text{ext}} - T_{\text{ext}}) = \PhiSystème ouvert \mathcal{S}_{\text{vicié}} : la conduite transportant l'air vicié. Avec les mêmes hypothèses et le même débit massique D_m :
D_m c_P (T'_{\text{int}} - T_{\text{int}}) = \Phi'où \Phi' est le flux thermique reçu par l'air vicié.
L'échangeur étant parfaitement calorifugé vis-à-vis du milieu extérieur, le transfert thermique a lieu exclusivement entre les deux veines fluides :
On en déduit :
ce qui conduit directement à la relation demandée :
On en déduit l'expression littérale et la valeur numérique de la température de sortie de l'air vicié T'_{\text{int}} :
Avec T_{\text{int}} = 20,0\text{ }^\circ\mathrm{C}, T_{\text{ext}} = 0,0\text{ }^\circ\mathrm{C} et T'_{\text{ext}} = 15,0\text{ }^\circ\mathrm{C} :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Précisez explicitement le système d'étude pour éviter toute confusion et erreur de signe sur la variation d'enthalpie.
« L’énoncé demandait explicitement de préciser le système d’étude, mais de nombreux candidats s’en sont dispensés, ce qui a rendu extrêmement confus la suite du raisonnement. »
« Ces erreurs révèlent des incompréhensions sur l’extensivité de l’enthalpie »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, flux thermique
Donner l'expression littérale du flux thermique reçu par l'air insufflé à la température pour le réchauffer à la température de la pièce. Calculer .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le bilan enthalpique en écoulement stationnaire au flux d'air neuf entrant dans la pièce à T'_{\text{ext}} et atteignant la température intérieure T_{\text{int}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique sur l'air neuf réchauffé de T'_{ext} à T_{int} : \mathcal{P}_{th,a} = D_m c_P (T_{int} - T'_{ext}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le système ouvert constitué par le flux d'air neuf à l'intérieur de l'habitation, entre son entrée à la température T'_{\text{ext}} et sa diffusion uniforme dans la pièce à la température T_{\text{int}}.
En régime stationnaire, en l'absence de puissance utile (\mathcal{P}_u = 0) et en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle, le premier principe pour un écoulement stationnaire établi à la question Q4 s'écrit :
L'air étant modélisé par un gaz parfait, son enthalpie ne dépend que de la température (deuxième loi de Joule), d'où \mathrm{d}h = c_P\,\mathrm{d}T. On en déduit :
Application numérique :
- D_m = 150\text{ kg}\cdot\text{h}^{-1} = \dfrac{150}{3\,600}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1} \approx 4,17\cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{s}^{-1}
- c_P = \dfrac{\gamma R}{(\gamma - 1)M_{as}} \approx 1,00\cdot 10^{3}\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} (d'après Q6)
- T_{\text{int}} - T'_{\text{ext}} = 20,0 - 15,0 = 5,0\text{ K}
Résultat
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Question peu abordée, où il ne fallait pas faire intervenir la résistance thermique définie à la question 5.
« Question peu traitée. Certains candidats font intervenir à tort la résistance thermique définie dans la question Q5. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : bilan thermique, puissance de chauffage
Déduire des résultats précédents la puissance fournie par le chauffage pour maintenir une température intérieure constante. Calculer .
Voir l'indiceIndice
Écrire le bilan thermique global de l'habitation en régime stationnaire : la puissance de chauffage compense les pertes à travers les parois et l'échauffement nécessaire de l'air neuf insufflé.
Voir la stratégieStratégie
- Réaliser un bilan d'énergie en régime stationnaire pour l'air contenu dans l'habitation (système ouvert délimité par les parois intérieures).
- Exprimer les flux thermiques échangés : puissance de chauffage reçue \mathcal{P}_c, pertes thermiques à travers les parois \mathcal{P}_{th,p} et flux nécessaire au réchauffement de l'air de renouvellement \mathcal{P}_{th,a}.
- En déduire l'expression littérale de \mathcal{P}_c puis réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de puissance sur l'habitation en régime stationnaire : la puissance de chauffage compense les pertes pariétales et le renouvellement d'air.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le système ouvert constitué par le volume d'air intérieur de l'habitation, en régime stationnaire.
L'air neuf entre dans ce volume avec le débit massique D_m à la température T'_{ext}, et l'air vicié en sort au même débit massique D_m à la température T_{int}. Les variations d'énergie cinétique et potentielle de pesanteur étant négligées et aucune puissance mécanique utile n'étant reçue (\mathcal{P}_u = 0), le premier principe pour un écoulement stationnaire (établi à la question Q4) s'écrit :
où :
le membre de gauche correspond au flux thermique \mathcal{P}_{th,a} nécessaire au réchauffement de l'air entrant déterminé à la question Q8 :
D_m \left[ h(T_{int}) - h(T'_{ext}) \right] = \mathcal{P}_{th,a}le flux thermique net reçu par le volume d'air intérieur est la somme algébrique de la puissance thermique fournie par le système de chauffage \mathcal{P}_c et des pertes thermiques à travers les parois vers l'extérieur -\mathcal{P}_{th,p} :
\mathcal{P}_{th} = \mathcal{P}_c - \mathcal{P}_{th,p}
On en déduit :
soit l'expression littérale de la puissance de chauffage :
Application numérique : D'après l'énoncé, \mathcal{P}_{th,p} = 5,0\text{ kW} et d'après le résultat de la question Q8, \mathcal{P}_{th,a} \approx 0,21\text{ kW}.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Représentez-vous clairement le système d'étude pour éviter de fréquentes erreurs de signes.
« De nombreuses erreurs de signes liées manifestement à la difficulté de se représenter le système d’étude. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 10
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : efficacité énergétique, bilan thermique
Dans le cas d'une VMC simple flux, calculer le flux thermique reçu par l'air insufflé pour le réchauffer à la température de la pièce, puis la puissance fournie par le chauffage pour maintenir cette température constante. En déduire le pourcentage d'énergie économisée en passant d'une VMC simple flux à une VMC double flux : . Quel serait le pourcentage d'énergie économisée si l'échange thermique entre l'air neuf et l'air vicié était parfait, c'est-à-dire si l'air vicié sortait de l'échangeur à la température ?
Voir l'indiceIndice
Pour la VMC simple flux, l'air entrant est à T_{\text{ext}} au lieu de T'_{\text{ext}}. Calculer le nouveau besoin de chauffage puis le gain relatif apporté par l'échangeur thermique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le flux thermique \mathcal{P}'_{th,a} pour une VMC simple flux en remarquant que l'air neuf pénètre directement à la température extérieure T_{\text{ext}} sans préchauffage.
- Réaliser le bilan thermique global de la pièce pour en déduire la puissance de chauffage \mathcal{P}'_c, puis calculer le pourcentage d'énergie économisée par rapport à la VMC double flux.
- Traiter le cas limite d'un échange thermique parfait pour déterminer la température maximale de préchauffage de l'air neuf et en déduire le gain énergétique maximal possible.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la puissance de chauffage sans échangeur, comparaison avec la VMC double flux et détermination du gain relatif dans le cas idéal.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cas d'une VMC simple flux, l'air neuf pénètre directement dans l'habitation à la température T_{\text{ext}} sans échangeur. Le flux thermique nécessaire pour le réchauffer jusqu'à T_{\text{int}} s'obtient de même qu'à la question Q8 :
Application numérique :
En régime stationnaire, le bilan thermique sur la pièce (établi à la question Q9) conduit à :
Application numérique :
Le pourcentage d'énergie économisée en passant d'une VMC simple flux à une VMC double flux vaut :
Application numérique :
Cas d'un échange thermique parfait :
Si l'air vicié sort de l'échangeur à la température extérieure T'_{\text{int}} = T_{\text{ext}}, la relation établie à la question Q7 (T_{\text{int}} - T'_{\text{int}} = T''_{\text{ext}} - T_{\text{ext}}) donne immédiatement :
L'air neuf entrant est ainsi intégralement préchauffé à la température intérieure : le flux nécessaire pour le réchauffer devient nul (\mathcal{P}''_{th,a} = 0).
La puissance de chauffage requise se limite alors strictement aux pertes thermiques à travers les parois :
Le pourcentage d'énergie économisée par rapport à une VMC simple flux serait donc :
Résultat
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Question peu traitée car de nombreux candidats ont été bloqués aux questions précédentes.
« Question peu traitée dans la mesure où nombre de candidats a été bloqué aux questions précédentes. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Partie II : L'humidité de l'air dans l'habitat
II.1 · L'air humide
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : diagramme de phase, point triple, point critique
Représenter l'allure du diagramme des phases pression-température du corps pur "eau". Y indiquer le domaine de chaque phase en présence. Définir avec précision les deux points caractéristiques qui y figurent.
Voir l'indiceIndice
Tracer l'allure usuelle du diagramme (p,T) en prenant garde à la pente négative de la courbe d'équilibre solide-liquide pour l'eau. Définir le point triple et le point critique.
Voir la stratégieStratégie
- Tracer les axes du diagramme (p, T) en plaçant les trois courbes d'équilibre (sublimation, fusion, vaporisation) séparant les domaines solide, liquide et gaz, en veillant à la particularité remarquable de l'eau (pente de fusion négative).
- Identifier et définir avec rigueur thermodynamique les deux points singuliers : le point triple et le point critique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé du diagramme (P, T) de l'eau avec pente négative de la fusion, identification des domaines, du point triple et du point critique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le diagramme d'état (p, T) d'un corps pur présente les domaines de stabilité thermodynamique des trois états de la matière (solide, liquide, gaz). Pour l'eau, la pente de la courbe d'équilibre solide-liquide est négative, car la masse volumique de la glace est inférieure à celle de l'eau liquide (\rho_{\text{glace}} < \rho_{\text{eau}}).
Les deux points caractéristiques sont définis comme suit :
- Le point triple \mathrm{T}_t : il correspond à l'unique état d'équilibre diphasé simultané des trois phases (solide, liquide, vapeur). En vertu de la règle des phases de Gibbs, la variance y est strictement nulle (v = c + 2 - \varphi = 1 + 2 - 3 = 0), ce qui lui confère des coordonnées (p_t, T_t) parfaitement fixées et universelles pour l'eau pure (T_t \simeq 273,16\text{ K} = 0,01\text{ }^\circ\text{C} et p_t \simeq 611\text{ Pa}).
- Le point critique \mathrm{C} : c'est le point d'arrêt supérieur de la courbe de vaporisation (équilibre liquide-gaz). Au-delà de ses coordonnées (p_C, T_C), il n'existe plus de transition de phase du premier ordre entre l'état liquide et l'état gazeux : les grandeurs thermodynamiques molaires (notamment le volume molaire et la masse volumique) des deux phases deviennent identiques en ce point, et le fluide se trouve dans un état supercritique. Pour l'eau, T_C \simeq 647\text{ K} (374\text{ }^\circ\text{C}) et p_C \simeq 221\text{ bar}.
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Maîtrisez le diagramme P-T de l'eau : axes, coordonnées, allure des courbes d'équilibre, identification des phases et point critique.
« diagramme donné en coordonnées de Clapeyron, courbe de l’équilibre liquide/vapeur quasi-verticale avec une pente négative mal représentée, identification des différentes phases fausse, point critique non connu »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : loi de dalton, pression partielle, humidité spécifique
Rappeler la relation entre et les pressions partielles et . Calculer les masses de vapeur d'eau et d'air sec dans la pièce. En déduire la valeur de l'humidité spécifique de l'air de la pièce, exprimée en kg d'eau par kg d'air sec et définie par : .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la loi de Dalton p_0 = p_e + p_{as} ainsi que la loi des gaz parfaits pour chacun des deux composants dans le volume V.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la pression atmosphérique p_0 comme la somme des pressions partielles selon la loi de Dalton pour un mélange idéal de gaz parfaits.
- Déterminer la pression partielle de vapeur d'eau p_e via la définition du degré hygrométrique \varphi, puis en déduire la pression partielle d'air sec p_{as}.
- Utiliser l'équation d'état des gaz parfaits pour chaque constituant afin de calculer les masses m_e et m_{as}, puis calculer le rapport \phi = m_e / m_{as}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi de Dalton p_0 = p_e + p_{as}, calcul des masses par la loi des gaz parfaits puis calcul du rapport \phi = m_e/m_{as}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi de Dalton, pour un mélange idéal de gaz parfaits, la pression totale du mélange p_0 est égale à la somme des pressions partielles de ses constituants :
Par définition du degré hygrométrique \varphi = \frac{p_e}{p_{e,\text{sat}}(T)}, la pression partielle de vapeur d'eau vaut :
La pression partielle d'air sec s'en déduit :
Chaque constituant se comportant comme un gaz parfait occupant le volume total V à la température T, on a :
Applications numériques :
L'humidité spécifique \phi de l'air s'obtient par :
Résultat
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Question globalement bien traitée malgré des erreurs dans les applications numériques.
« Question globalement bien traitée, mais parfois entachée d’erreurs dans les applications numériques. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Description d'un système thermodynamique
Notions : pression de vapeur saturante, humidité relative
On porte à ébullition un récipient rempli d'eau. Calculer le volume d'eau à évaporer pour saturer en humidité l'air de la cuisine, c'est-à-dire atteindre un degré hygrométrique de 100
Voir l'indiceIndice
Déterminer la masse totale de vapeur d'eau correspondant à une humidité de 100% (\varphi=1), soustraire la masse m_e déjà présente calculée à la question précédente, puis convertir en volume de liquide grâce à \rho_e.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la masse finale de vapeur d'eau à saturation (m_{e,\text{sat}}) pour le volume d'air V à la température T.
- En déduire la masse d'eau liquide à évaporer \Delta m_e = m_{e,\text{sat}} - m_e, puis le volume d'eau correspondant via la masse volumique de l'eau liquide \rho_e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la masse de vapeur à saturation m_{e,sat} via p_{sat}, soustraction de la masse initiale et conversion en volume d'eau liquide.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À saturation, le degré hygrométrique atteint \varphi_{\text{sat}} = 100\% = 1, de sorte que la pression partielle de la vapeur d'eau devient égale à la pression de vapeur saturante :
La vapeur d'eau étant assimilée à un gaz parfait à la température constante T dans le volume V, la masse de vapeur d'eau présente à saturation s'écrit :
La masse initiale de vapeur d'eau étant m_e = \varphi \frac{p_{e,\text{sat}} V M_e}{R T} (d'après la question Q12), la masse d'eau à évaporer vaut :
Le volume d'eau liquide correspondant est relié à sa masse par sa masse volumique \rho_e :
Application numérique :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ayez un regard critique sur vos résultats et faites appel à votre bon sens face à des ordres de grandeur aberrants.
« On rencontre trop souvent des réponses complètement aberrantes, par exemple la nécessité de plusieurs dizaines de m3 d’eau à l’état liquide pour saturer en humidité l’air d’une cuisine ! »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques
Notions : bilan de masse, régime stationnaire
Établir une équation différentielle vérifiée par à partir d'un bilan de masse entre les instants et pour la vapeur d'eau dans l'air de la cuisine. En déduire que le débit volumique minimal nécessaire pour maintenir une concentration en vapeur d'eau sous une valeur limite s'écrit en régime stationnaire : .
Voir l'indiceIndice
Établir un bilan de matière sur la vapeur d'eau contenue dans le volume V entre t et t+\mathrm{d}t en prenant en compte le flux entrant, le flux sortant et le taux de création S.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système ouvert constitué du volume V de la cuisine et exprimer la masse de vapeur d'eau contenue à l'instant t.
- Effectuer un bilan de masse de vapeur d'eau entre t et t+\mathrm{d}t en comptabilisant les termes d'entrée, de sortie et de création, pour établir l'équation différentielle.
- Déterminer la concentration stationnaire C_{\text{stat}}, puis traduire la condition C_{\text{stat}} \le C_{\text{lim}} pour en déduire le débit volumique minimal D_{v,m}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de masse sur la vapeur d'eau du volume de la cuisine entre t et t+\mathrm{d}t, puis passage au régime stationnaire avec C \le C_{lim}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le système ouvert délimité par le volume fixe V de la cuisine. La masse de vapeur d'eau contenue dans ce volume à l'instant t vaut :
Entre les instants t et t+\mathrm{d}t, la variation de cette masse s'écrit :
Ce bilan s'exprime à partir des différents flux de matière et du terme source :
- masse de vapeur d'eau apportée par l'air neuf entrant : \delta m_{e,\text{entrant}} = D_v\,C_{\text{ext}}\,\mathrm{d}t ;
- masse de vapeur d'eau évacuée par l'air vicié sortant : \delta m_{e,\text{sortant}} = D_v\,C(t)\,\mathrm{d}t ;
- masse de vapeur d'eau créée par l'activité humaine : \delta m_{e,\text{créée}} = S\,\mathrm{d}t.
En écrivant \mathrm{d}m_e = \delta m_{e,\text{entrant}} - \delta m_{e,\text{sortant}} + \delta m_{e,\text{créée}}, on obtient :
soit l'équation différentielle du premier ordre :
En régime stationnaire, la concentration ne dépend plus du temps, donc \frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t} = 0. La concentration limite associée s'écrit alors :
Pour respecter la consigne C_{\text{stat}} \le C_{\text{lim}}, il vient :
Le débit volumique minimal à assurer s'écrit donc :
Résultat
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Rédigez le bilan de matière sans poser une équation brute et veillez à l'homogénéité en n'oubliant pas le volume.
« Ce bilan de matière ne doit pas se résumer à l’écriture directe d’une égalité faisant intervenir les différentes grandeurs de l’énoncé et qui bien souvent est non homogène (oubli fréquent du volume dans le terme de variation). »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques
Notions : débit volumique, renouvellement d'air
L'air extérieur, de température égale à , a un degré hygrométrique de 100
Voir l'indiceIndice
Poser la dérivée temporelle nulle dans l'équation différentielle pour obtenir la concentration stationnaire, puis imposer C_{\text{stat}} \le C_{\text{lim}}. Comparer le débit massique correspondant avec celui donné dans la partie I.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la formule établie à la question précédente pour calculer le débit volumique minimal D_{v,m}.
- Estimer la masse volumique de l'air pour convertir le débit massique D_m = 150\text{ kg}\cdot\text{h}^{-1} en débit volumique (ou inversement), puis comparer à D_{v,m} pour juger de la pertinence du dimensionnement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application numérique du débit volumique minimal, conversion en débit massique et comparaison avec les 150\text{ kg}\cdot\text{h}^{-1} de la VMC.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q14, le débit volumique minimal d'air à renouveler est :
Avec les valeurs fournies :
- S = 0,30\text{ kg}\cdot\text{h}^{-1}
- C_{ext} = 7,0 \cdot 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
- C_{lim} = 1,0 \cdot 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
Il vient :
Soit, en unités du système international :
Pour commenter le choix de la VMC double flux de débit massique D_m = 150\text{ kg}\cdot\text{h}^{-1}, évaluons la masse volumique de l'air \rho dans les conditions intérieures (T = 293\text{ K}, p_0 = 1,0 \cdot 10^5\text{ Pa}) :
Le débit volumique apporté par la VMC est donc :
Le débit minimal massique nécessaire est quant à lui D_{m,min} = \rho D_{v,m} \simeq 1,2 \times 100 = 120\text{ kg}\cdot\text{h}^{-1}.
Comme D_v > D_{v,m} (soit D_m > D_{m,min}), la VMC assure un débit suffisant pour évacuer la vapeur d'eau émise et maintenir l'humidité sous le seuil critique de 60%. Elle offre une marge de sécurité d'environ 25\,\% pour absorber d'éventuels pics d'activité, tout en assurant un taux de renouvellement de l'air de la cuisine (V = 50\text{ m}^3) de :
ce qui est conforme aux recommandations pour les pièces de service (cuisine, salle de bain).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne confondez pas débit massique et volumique : il fallait penser à estimer la masse volumique de l'air pour faire le lien.
« De très nombreuses comparaisons entre le débit massique et le débit volumique. Les candidats qui ont compris la nécessité d’estimer la masse volumique de l’air pour passer d’un débit à l’autre sont bien trop rares »
Source : rapport du jury CCINP 2023
II.2 · Principe d'un capteur d'humidité capacitif
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : symétrie, invariance, coordonnée cylindrique
Justifier par des considérations de symétries et d'invariances que le champ électrique est a priori de la forme : .
Voir l'indiceIndice
Identifier les plans de symétrie du problème contenant l'axe (Oz) pour exclure la composante orthoradiale E_\theta, puis exploiter l'invariance par rotation autour de l'axe (Oz) pour éliminer la dépendance en \theta.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les invariances du système par rotation autour de l'axe de révolution pour en déduire les variables d'espace dont dépendent les composantes du champ électrique.
- Identifier un plan de symétrie passant par le point M pour la distribution des sources (charges et courants) afin d'éliminer la composante orthoradiale du champ électrique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Invariance par rotation autour de (Oz) et symétrie plane par tout plan méridien contenant l'axe (Oz), impliquant E_\theta = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Invariances : Le système présente une symétrie de révolution autour de l'axe (O,\vec{u}_z) : les armatures circulaires et les fils d'alimentation rectilignes infinis sont invariants par toute rotation d'un angle \theta autour de cet axe.
La distribution de charges et de courants ne dépend donc pas de \theta. Par conséquent, les composantes du champ électrique en coordonnées cylindriques sont indépendantes de \theta et ne dépendent que des coordonnées spatiales r et z, ainsi que du temps t :
Symétries : Considérons le plan \Pi_s = (M, \vec{u}_r, \vec{u}_z) passant par le point M et contenant l'axe de révolution (Oz) :
- La répartition des charges sur les disques est invariante par réflexion par rapport à ce plan ;
- Les courants apportés par les fils axiaux sont portés par (Oz) \subset \Pi_s, et les éventuels courants de charge surfaciques radiaux sur les armatures sont contenus dans \Pi_s pour les points du plan. Les courants sont donc symétriques par rapport à \Pi_s.
Le plan \Pi_s est ainsi un plan de symétrie pour la distribution de charges et de courants.
Le champ électrique \vec{E} étant un vecteur polaire (vrai vecteur), en tout point M appartenant à un plan de symétrie des sources, le champ électrique est contenu dans ce plan :
On en déduit que le champ électrique est a priori de la forme :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Considérez charges et courants en régime non stationnaire, et précisez que le champ appartient au plan de symétrie identifié.
« Le régime n’étant pas stationnaire, il est indispensable d’évoquer la distribution des charges mais aussi des courants. »
« Lorsqu’un plan de symétrie de la distribution est identifié, il est nécessaire pour conclure de bien préciser que le champ appartient à ce plan. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : équation de maxwell, approximation des régimes quasi-stationnaires
On suppose en première approximation que . En déduire l'ordre de grandeur du rapport . Conclure sachant que les effets de bords sont négligeables (). Déduire d'une autre équation de Maxwell que le champ est finalement de la forme : .
Voir l'indiceIndice
Calculer la composante selon \vec{u}_\theta de \vec{\operatorname{rot}}(\vec{E}) et utiliser l'analyse dimensionnelle avec l'échelle axiale d et radiale a. Appliquer ensuite \operatorname{div}(\vec{E}) = 0 pour déduire la dépendance spatiale restante.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la relation issue de \vec{\operatorname{rot}}(\vec{E}) \simeq \vec{0} en coordonnées cylindriques, puis estimer les dérivées partielles à partir des dimensions caractéristiques du condensateur (d selon z, a selon r).
- Utiliser la condition d \ll a pour négliger la composante radiale E_r devant la composante axiale E_z.
- Appliquer l'équation de Maxwell-Gauss dans le vide (\rho = 0) pour déterminer la dépendance spatiale de E_z.
Voir la réponse courteRéponse courte
Composante orthoradiale du rotationnel nul donnant \partial E_r/\partial z = \partial E_z/\partial r, ordre de grandeur montrant E_r \ll E_z, puis Maxwell-Gauss.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression du rotationnel en coordonnées cylindriques fournie dans les données et en tenant compte de la forme du champ obtenue à la question précédente (E_\theta = 0 et invariance par rotation selon \theta) :
On en déduit l'égalité approchée :
Les grandeurs caractéristiques de variation spatiale sont l'écartement inter-armatures d selon la direction axiale z, et le rayon a des armatures selon la direction radiale r. En ordre de grandeur, les dérivées spatiales s'écrivent :
Il vient ainsi :
Comme les effets de bords sont négligeables, on a d \ll a, d'où :
La composante radiale E_r est donc négligeable devant la composante axiale, soit \vec{E}(M,t) \simeq E_z(r,z,t)\,\vec{u}_z.
À l'intérieur du condensateur (dans le vide), la densité volumique de charge est nulle (\rho = 0). L'équation de Maxwell-Gauss s'écrit :
En utilisant l'opérateur divergence en coordonnées cylindriques avec \vec{E} \simeq E_z(r,z,t)\,\vec{u}_z :
La composante E_z est donc indépendante de la coordonnée axiale z. Par conséquent, le champ électrique est finalement de la forme :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : théorème de gauss, condensateur plan
On cherche en première approximation un champ uniforme à l'intérieur du condensateur : . Déduire du théorème de Gauss appliqué à une surface à définir clairement, notamment à l'aide d'un schéma, l'expression du champ électrique . On donnera le résultat en fonction de , et de la permittivité du vide . On admettra que le champ électrique est nul à l'extérieur du condensateur et on supposera que la densité surfacique de charges portée par chaque armature est uniforme.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Gauss à un cylindre fermé dont les bases planes sont parallèles aux armatures (l'une à l'intérieur, l'autre à l'extérieur ou dans l'armature conductrice).
Voir la stratégieStratégie
- Définir la distribution surfacique de charge \sigma(t) portée par l'armature supérieure en fonction de la charge q(t) et de la surface d'une armature.
- Choisir une surface fermée de Gauss adaptée à la géométrie (un cylindre d'axe vertical traversant l'armature supérieure) et expliciter le calcul du flux sortant du champ \vec{E}_0(t).
- Appliquer le théorème de Gauss en tenant compte du fait que le champ électrique est nul à l'extérieur du condensateur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du théorème de Gauss à un cylindre traversant une armature : E_{0,z} = \sigma/\varepsilon_0 = q(t)/(\varepsilon_0 \pi a^2).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'armature supérieure située en z=d porte la charge totale q(t) répartie de façon uniforme sur le disque de rayon a et de surface S = \pi a^2. La densité surfacique de charge s'écrit donc :
Considérons une surface de Gauss cylindrique \mathcal{S}_G, de génératrices parallèles à l'axe \vec{u}_z, de section droite \Delta S, délimitée par :
- une base supérieure \mathcal{S}_2 située juste au-dessus de l'armature supérieure (z > d), où le champ électrique est nul par hypothèse ;
- une base inférieure \mathcal{S}_1 située à l'intérieur du condensateur (0 < z < d), où le champ vaut \vec{E}_0(t) = E_{0,z}(t)\vec{u}_z ;
- une surface latérale \mathcal{S}_L de vecteur unitaire orthogonal sortant perpendiculaire à \vec{u}_z.
Le flux du champ électrique sortant de la surface fermée \mathcal{S}_G se décompose en trois contributions :
- Sur la base extérieure \mathcal{S}_2 : \vec{E}_{\text{ext}} = \vec{0}, donc le flux est nul.
- Sur la surface latérale \mathcal{S}_L : \vec{E}_0(t) \parallel \vec{u}_z et la normale unitaire sortante \vec{n}_L \perp \vec{u}_z, d'où \vec{E} \cdot \vec{n}_L = 0.
Sur la base intérieure \mathcal{S}_1 : la normale sortante est \vec{n}_1 = -\vec{u}_z, d'où :
\iint_{\mathcal{S}_1} \vec{E}_0(t) \cdot (-\vec{u}_z)\,\mathrm{d}S = -E_{0,z}(t)\,\Delta S
Ainsi, le flux sortant total vaut \Phi = -E_{0,z}(t)\,\Delta S.
La charge intérieure contenue dans \mathcal{S}_G est la charge portée par l'élément de surface \Delta S de l'armature supérieure :
D'après le théorème de Gauss, \Phi = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0}, soit :
Le champ électrique uniforme à l'intérieur du condensateur s'écrit donc :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Choisissez et positionnez correctement une véritable surface fermée pour le théorème de Gauss, avec un schéma à l'appui.
« La surface de Gauss est rarement bien choisie (des cercles ou des disques ont même été évoqués comme surface fermée !) ou bien positionnée »
« Un schéma explicatif est ici indispensable. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : approximation des régimes quasi-stationnaires, temps de propagation
À quelle condition portant sur et peut-on considérer que comme supposé à la Q17 ? On admet que cette condition est vérifiée si où est la célérité des ondes électromagnétiques dans le vide. Proposer une interprétation physique.
Voir l'indiceIndice
Comparer le temps de propagation d'un signal électromagnétique à l'échelle du condensateur avec la période T = 1/f de l'onde pour justifier l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS).
Voir la réponse courteRéponse courte
Négliger le terme inductif devant le champ capacitif revient à négliger le retard de propagation à l'échelle du capteur (condition de l'ARQS).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ électrique s'écrit \vec{E}(M,t) = \vec{E}_0(t) + \vec{E}_2(M,t). Le champ \vec{E}_0(t) étant spatialement uniforme d'après la question Q18, ses dérivées spatiales sont nulles, d'où :
Pour pouvoir considérer en première approximation que \overrightarrow{\operatorname{rot}}(\vec{E}) \simeq \vec{0}, il suffit que le champ électrique induit \vec{E}_2 constitue une perturbation négligeable devant le champ principal \vec{E}_0, soit :
Introduisons la longueur d'onde de l'onde électromagnétique dans le vide associée à la fréquence f, \lambda = \dfrac{c}{f}, ainsi que la période des oscillations T = \dfrac{1}{f}. La condition a \ll \dfrac{c}{f} s'interprète physiquement sous deux angles équivalents :
- Point de vue spatial (a \ll \lambda) : la dimension caractéristique du système (a) est très petite devant la longueur d'onde spatiale du champ électromagnétique. À l'échelle du condensateur, la phase spatiale de l'onde ne varie pratiquement pas et les effets de propagation ondulatoire sont négligeables.
- Point de vue temporel (\dfrac{a}{c} \ll T) : la durée de propagation de l'interaction électromagnétique à travers le composant, \tau_{\text{prop}} \sim \dfrac{a}{c}, est négligeable devant le temps caractéristique d'évolution temporelle des sources T. Les interactions peuvent donc être considérées comme instantanées.
Cette condition définit le domaine de validité de l'Approximation des Régimes Quasi-Stationnaires (ARQS).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'approximation des régimes quasi stationnaires (ARQS) a rarement été identifiée.
« L’ARQS a été rarement reconnue. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : potentiel électrostatique, capacité d'un condensateur
Donner l'expression du potentiel scalaire à une constante additive près. Exprimer la différence de potentiel entre les deux armatures et en déduire que la capacité du condensateur s'écrit : .
Voir l'indiceIndice
Intégrer la relation \vec{E}_0 = -\vec{\operatorname{grad}}(V_0) selon la coordonnée z, en déduire la circulation du champ électrique entre les armatures, puis relier la tension à la charge q(t) pour obtenir C.
Voir la stratégieStratégie
- Intégrer la relation locale \vec{E}_0 = -\vec{\mathrm{grad}}(V_0) le long de l'axe Oz en utilisant l'expression de \vec{E}_0(t) obtenue à la question Q18.
- Évaluer la différence de potentiel V_0(z=d) - V_0(z=0) entre les armatures.
- Relier cette tension à la charge q(t) de l'armature supérieure pour en déduire la capacité C.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de \vec{E}_0 = -\vec{\mathrm{grad}} V, différence de potentiel U = E_0 d, puis C = q/U = \varepsilon_0 \pi a^2 / d.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q18, le champ électrique à l'intérieur du condensateur s'écrit :
Puisque \vec{E}_0 = -\vec{\mathrm{grad}}(V_0) = -\dfrac{\partial V_0}{\partial z}\,\vec{u}_z, il vient :
En intégrant par rapport à z, on obtient l'expression du potentiel scalaire, à une constante additive près (pouvant dépendre du temps) :
La différence de potentiel entre l'armature supérieure (en z = d) et l'armature inférieure (en z = 0) s'écrit donc :
Par définition, la capacité C du condensateur relie la charge q(t) de l'armature portée au potentiel V_0(z=d) à la différence de potentiel entre cette armature et celle portée au potentiel V_0(z=0) :
On en déduit immédiatement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne masquez pas un signe erroné : une capacité négative est impossible et l'incohérence devait être signalée.
« l’erreur fréquente de signe dans la question Q18 aurait dû conduire à une capacité négative sans aucun sens physique. Plutôt que de relever l’incohérence, ces candidats préfèrent faire disparaître ce signe au milieu du calcul. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : pont diviseur de tension, impédance complexe, pont de sauty
Exprimer en fonction de et des différentes impédances les tensions et . En déduire que .
Voir l'indiceIndice
Reconnaître deux ponts diviseurs de tension indépendants connectés entre les nœuds M et N pour exprimer \underline{u}_{AN} et \underline{u}_{BN}, puis en déduire \underline{u} = \underline{u}_{AN} - \underline{u}_{BN}.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux branches parallèles du pont soumises à la même tension \underline{u}_{MN} = \underline{e}, aucun courant n'étant prélevé entre les nœuds A et B (détection en circuit ouvert).
- Appliquer la formule du pont diviseur de tension dans chaque branche pour exprimer \underline{u}_{AN} et \underline{u}_{BN}.
- Relier la tension \underline{u} = \underline{u}_{AB} à \underline{u}_{AN} et \underline{u}_{BN} par la loi des mailles, puis réduire au même dénominateur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de deux diviseurs de tension pour exprimer \underline{u}_{AN} et \underline{u}_{BN}, puis différence \underline{u} = \underline{u}_{AN} - \underline{u}_{BN}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le pont est alimenté entre les nœuds M et N par le générateur de tension sinusoïdale, soit \underline{u}_{MN} = \underline{e}. Aucun courant n'est soutiré entre les nœuds A et B.
Dans la branche supérieure M\text{--}A\text{--}N, constituée des deux résistors de résistances R_1 et R_2 en série, la formule du pont diviseur de tension donne directement :
De même, dans la branche inférieure M\text{--}B\text{--}N, les dipôles d'impédances respectives \underline{Z}_0 (entre M et B) et \underline{Z} (entre B et N) sont montés en série. Par division de tension :
D'après le schéma de la figure 5, la flèche de tension u(t) pointe vers le potentiel le plus haut en A, soit :
En substituant les expressions obtenues :
Les termes en R_2 \underline{Z} se simplifient au numérateur, d'où finalement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La connaissance de la formule du diviseur de tension permettait de répondre efficacement.
« Question traitée de façon efficace lorsque la formule du diviseur de tension est connue. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : pont de sauty, impédance complexe, équilibre d'un pont
Le pont de Sauty est dit équilibré lorsque , quelle que soit la tension . Montrer que l'équilibre du pont permet de déterminer et , dont on donnera l'expression en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Annuler le numérateur de \underline{u}, ce qui donne l'égalité R_2 \underline{Z}_0 = R_1 \underline{Z}. Remplacer par les admittances en parallèle et identifier parties réelle et imaginaire.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter l'expression de la tension \underline{u} obtenue à la question Q21 pour traduire la condition d'équilibre \underline{u} = 0.
- Exprimer cette relation en termes d'admittances plutôt que d'impédances afin de simplifier le calcul pour deux dipôles en parallèle.
- Identifier les parties réelle et imaginaire pour en déduire les expressions de R et C.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition \underline{u} = 0 \iff R_2 \underline{Z}_0 = R_1 \underline{Z}, identification des parties réelle et imaginaire pour exprimer R et C.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression établie à la question Q21, la tension \underline{u} s'annule quelle que soit la tension d'alimentation \underline{e} si et seulement si :
En introduisant les admittances complexes \underline{Y}_0 = \frac{1}{\underline{Z}_0} et \underline{Y} = \frac{1}{\underline{Z}}, cette condition s'écrit de manière équivalente :
Les dipôles entre M et B d'une part, et entre B et N d'autre part, étant des associations parallèles d'une résistance et d'une capacité, leurs admittances s'écrivent :
La condition d'équilibre devient ainsi :
Les grandeurs R_1, R_2, R_0, R, C_0, C et \omega étant réelles, l'égalité de deux nombres complexes équivaut à l'égalité simultanée de leurs parties réelles et imaginaires :
Puisque la pulsation \omega \neq 0, ce système de deux équations permet de déterminer de façon unique la résistance de fuite R et la capacité C :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Vérifiez l'homogénéité de l'impédance équivalente et soignez l'identification des parties réelles et imaginaires.
« De nombreuses erreurs dans le calcul de l’impédance équivalente de l’association parallèle. Vérifier l’homogénéité du résultat permet souvent de déceler ces erreurs. »
« L’identification des parties réelles et des parties imaginaires lorsque deux complexes sont égaux a posé des difficultés. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : capteur capacitif, étalonnage
On utilise le condensateur en tant que capteur d'humidité dont on donne ci-dessous la courbe d'étalonnage (figure 6). Déterminer le degré hygrométrique de la pièce dans laquelle il est plongé sachant que le pont de Sauty est équilibré pour avec .
Voir l'indiceIndice
Calculer la valeur numérique de la capacité C à partir des relations d'équilibre, puis lire le degré hygrométrique correspondant sur la courbe d'étalonnage fournie.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la capacité C du condensateur à l'aide de la condition d'équilibre du pont de Sauty établie à la question précédente.
- Convertir cette valeur en picofarads (\mathrm{pF}) afin d'effectuer une lecture directe sur la courbe d'étalonnage fournie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de C = C_0 R_2 / R_1, puis lecture directe du degré hygrométrique correspondant sur la courbe d'étalonnage.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q22, à l'équilibre du pont de Sauty, la capacité C s'exprime par :
Avec \frac{R_1}{R_2} = 0{,}1 et C_0 = 1{,}44\text{ nF}, on obtient :
Sur la courbe d'étalonnage de la figure 6, on repère l'ordonnée C = 144\text{ pF} :
- à 30\,\%\text{RH}, la capacité vaut 140{,}0\text{ pF} ;
- à 70\,\%\text{RH}, la capacité vaut 150{,}0\text{ pF} ;
- la sensibilité du capteur est quasi-constante sur cette plage, de l'ordre de 0{,}25\text{ pF}/\%.
Pour une capacité de 144\text{ pF}, la lecture graphique donne un degré hygrométrique :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'expression de la capacité obtenue à la question précédente est indispensable pour justifier votre réponse.
« On ne peut donner une réponse justifiée sans avoir trouvé l’expression de la capacité dans la question Q22. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Partie III : Nuisances sonores
III.1 · Correction acoustique et théorie de la réverbération de Sabine
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : approximation acoustique, perturbation
La propagation de la perturbation dans le fluide est traitée dans l'approximation acoustique. Préciser le cadre de cette approximation.
Voir l'indiceIndice
Préciser les hypothèses de petits mouvements du fluide : surpression très petite devant p_0, écart de masse volumique négligeable devant \rho_0, et vitesse acoustique très inférieure à la célérité c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Fluide au repos à l'équilibre, perturbations de vitesse, pression et masse volumique au premier ordre, effets visqueux et thermoconducteurs négligés.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'approximation acoustique repose sur les hypothèses suivantes :
Hypothèse des faibles perturbations (linéarité) : l'onde sonore constitue une perturbation de très faible amplitude par rapport à l'état de repos macroscopique du fluide :
\begin{aligned} |p_1(x,t)| &\ll p_0 \\ |\rho_1(x,t)| &\ll \rho_0 \\ \|\vec{v}_1(x,t)\| &\ll c \end{aligned}où c désigne la célérité de l'onde sonore dans le milieu (le nombre de Mach acoustique M = v_1/c est très petit devant 1).
Ces conditions permettent de linéariser les équations de la mécanique des fluides et de la thermodynamique en ne conservant que les termes du premier ordre en p_1, \rho_1 et \vec{v}_1 et en négligeant les termes d'ordres supérieurs ou égaux à deux (en particulier le terme convectif (\vec{v}_1 \cdot \vec{\operatorname{grad}})\vec{v}_1).
- Comportement de fluide parfait : les forces de viscosité sont négligeables devant les forces pressantes et d'inertie.
- Caractère isentropique des transformations : les transferts thermiques par conduction thermique sont négligeables à l'échelle d'une période temporelle de l'onde sonore (évolution adiabatique) et, en l'absence de viscosité, les compressions et détendues locales sont réversibles, donc isentropiques.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Dans le cadre de l'approximation acoustique, comparez explicitement les termes d'ordre 1 à une référence.
« Question de cours peu réussie : les termes d’ordre 1 doivent être comparés à une référence. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : équation d'euler, conservation de la masse, équation de couplage acoustique
Rappeler l'équation d'Euler, limitée aux seules forces pressantes (effets de la pesanteur négligés en particulier). En déduire après linéarisation l'équation de couplage :
Établir de la même façon une seconde équation de couplage linéarisée à partir de l'équation locale de conservation de la masse.
Voir l'indiceIndice
Projeter l'équation d'Euler sur l'axe (Ox) en négligeant le terme convectif d'ordre 2 pour obtenir la première relation. Procéder de même en linéarisant l'équation de conservation locale de la masse \partial\rho/\partial t + \operatorname{div}(\rho \vec{v}) = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'équation vectorielle d'Euler sans terme de pesanteur, projeter sur l'axe (Ox) en utilisant les grandeurs totales perturbées, puis négliger les termes d'ordre supérieur ou égal à deux pour obtenir l'équation linéarisée demandée.
- Rappeler l'équation locale de conservation de la masse (continuité), substituer les développements au premier ordre, et conserver uniquement les termes d'ordre un pour aboutir à la seconde relation de couplage.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation au premier ordre de l'équation d'Euler et de l'équation locale de conservation de la masse autour de l'état de repos.
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1. Équation d'Euler et première équation de couplage
Pour un fluide parfait en négligeant les forces de pesanteur, l'équation d'Euler s'écrit sous forme locale :
Pour une onde plane se propageant selon l'axe (Ox), le champ de vitesse est purement longitudinal \vec{v}(x,t) = v_1(x,t)\vec{u}_x, la pression vaut p(x,t) = p_0 + p_1(x,t) avec p_0 uniforme, et la masse volumique est \rho(x,t) = \rho_0 + \rho_1(x,t).
La projection de l'équation d'Euler sur l'axe (Ox) donne :
Dans le cadre de l'approximation acoustique précisée à la question Q24, les grandeurs perturbées p_1, \rho_1 et v_1 sont infiniment petites d'ordre un. On néglige donc les termes d'ordre deux :
- le terme convectif : v_1 \dfrac{\partial v_1}{\partial x} \ll \dfrac{\partial v_1}{\partial t} ;
- le terme croisé : \rho_1 \dfrac{\partial v_1}{\partial t} \ll \rho_0 \dfrac{\partial v_1}{\partial t}.
Il vient ainsi au premier ordre :
2. Équation de continuité et seconde équation de couplage
L'équation locale de conservation de la masse s'écrit :
Soit, en géométrie unidimensionnelle selon (Ox) :
Comme l'état d'équilibre est stationnaire (\partial \rho_0/\partial t = 0) et spatialement uniforme (\partial \rho_0/\partial x = 0) :
En négligeant le terme quadratique \dfrac{\partial (\rho_1 v_1)}{\partial x} devant le terme d'ordre un \rho_0 \dfrac{\partial v_1}{\partial x}, on obtient la seconde équation de couplage :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Soignez les notations vectorielles de l'équation d'Euler et identifiez clairement chaque terme d'ordre deux lors de la linéarisation.
« Si l’équation d’Euler est connue, elle est trop souvent mal écrite : oubli des flèches pour les grandeurs vectorielles »
« tous les termes d’ordre 2 doivent être clairement identifiés. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : compressibilité isentropique, approximation acoustique
Le fluide évolue de façon isentropique sous l'effet des ondes sonores. Montrer que où est le coefficient de compressibilité isentropique du fluide à l'équilibre. On rappelle que .
Voir l'indiceIndice
Développer au premier ordre la masse volumique \rho(p,s) autour de l'état d'équilibre (p_0, s_0) à entropie constante à l'aide de la définition de \chi_{S}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la masse volumique \rho comme fonction de la pression p à entropie s fixée, traduisant le caractère isentropique des compressions et détentes acoustiques.
- Effectuer un développement limité au premier ordre au voisinage de l'état de repos (p_0, \rho_0), justifié par l'approximation acoustique |p_1| \ll p_0.
- Identifier la dérivée thermodynamique avec le coefficient de compressibilité isentropique \chi_{S,0}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement au premier ordre \rho(p, S) \simeq \rho_0 + (\partial \rho/\partial p)_S p_1 exprimé en fonction de \chi_{S,0}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'évolution du fluide étant supposée isentropique (absence d'effets visqueux et de transferts thermiques conductifs au passage de l'onde), l'entropie massique s de chaque particule fluide reste constante et égale à sa valeur d'équilibre s_0. La masse volumique peut donc être exprimée en fonction de la seule variable pression : \rho = \rho(p, s_0).
L'état d'équilibre non perturbé correspond à p = p_0 et \rho(p_0, s_0) = \rho_0. Au passage de l'onde sonore, le champ de pression s'écrit p = p_0 + p_1. Comme |p_1| \ll p_0 d'après l'approximation acoustique, un développement de Taylor au premier ordre autour de l'équilibre donne :
Par identification avec le champ perturbé \rho = \rho_0 + \rho_1, il vient au premier ordre :
D'après la définition du coefficient de compressibilité isentropique rappelée par l'énoncé, évaluée à l'équilibre :
On en déduit immédiatement la relation liant la perturbation de masse volumique \rho_1 à la surpression acoustique p_1 :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : équation de d'alembert, célérité du son
Déduire de l'ensemble des résultats précédents que la pression acoustique obéit à une équation de d'Alembert. Donner l'expression de la célérité des ondes sonores en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Dériver l'équation d'Euler linéarisée par rapport à x et l'équation de continuité par rapport à t, puis combiner les deux expressions pour éliminer le terme croisé en vitesse acoustique.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la relation thermodynamique établie à la question Q26 dans l'équation de conservation de la masse linéarisée (Q25) afin d'obtenir une relation ne faisant intervenir que p_1 et v_1.
- Éliminer la composante de vitesse v_1 entre les deux équations de couplage par dérivation croisée en espace et en temps (théorème de Schwarz).
- Identifier l'équation de propagation 1D de d'Alembert et en déduire la célérité c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation croisée en temps et en espace des deux équations de couplage pour éliminer v_1, identification de c = 1/\sqrt{\rho_0 \chi_{S,0}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q25, les deux équations de couplage linéarisées s'écrivent :
En substituant la relation constitutive isentropique établie à la question Q26, \rho_1 = \rho_0 \chi_{S,0} p_1, dans l'équation (2), on obtient, \rho_0 et \chi_{S,0} étant constants :
Pour éliminer le champ des vitesses v_1, dérivons l'équation (1) par rapport à x et l'équation (3) par rapport à t :
Les fonctions étant de classe \mathcal{C}^2, le théorème de Schwarz assure l'égalité des dérivées croisées : \frac{\partial^2 v_1}{\partial x \partial t} = \frac{\partial^2 v_1}{\partial t \partial x}. Il vient ainsi :
La surpression acoustique p_1(x,t) vérifie donc l'équation de d'Alembert unidimensionnelle :
avec la célérité c des ondes sonores donnée par :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : loi de laplace, célérité du son, gaz parfait
On suppose que le fluide évoluant de façon isentropique se comporte en outre comme un gaz parfait. Justifier que où est le rapport entre les capacités thermiques à pression et volume constants du fluide. En déduire que la célérité des ondes sonores s'écrit :
Voir l'indiceIndice
Différencier logarithmiquement la loi de Laplace p \rho^{-\gamma} = \text{cte} pour relier \mathrm{d}\rho/\rho à \mathrm{d}p/p, identifier \chi_{S,0}, puis injecter dans l'expression de la célérité trouvée à la question Q27.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la loi de Laplace pour un gaz parfait subissant une transformation isentropique en faisant intervenir la masse volumique \rho à masse fixée.
- Différencier cette relation à entropie constante pour exprimer le coefficient de compressibilité isentropique \chi_{S,0} à l'équilibre.
- Injecter l'expression obtenue dans la formule de la célérité c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_{S,0}}} établie à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Différentiation logarithmique de la loi de Laplace isentropique pour obtenir \chi_{S,0} = 1/(\gamma p_0), d'où c = \sqrt{\gamma p_0 / \rho_0}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une particule fluide fermée de masse m et de volume V, de sorte que sa masse volumique s'écrit \rho = \frac{m}{V}. Pour un gaz parfait de rapport \gamma constant subissant une évolution isentropique (adiabatique et réversible), la loi de Laplace s'écrit :
En remplaçant le volume par V = \frac{m}{\rho}, il vient :
La masse m de la particule fluide étant constante au cours de son mouvement, on en déduit :
En prenant le logarithme népérien de cette relation :
Par différentiation logarithmique le long d'une isentropique, on obtient :
Le coefficient de compressibilité isentropique défini à la question Q26 s'exprime donc par :
À l'état d'équilibre thermodynamique (p = p_0), ce coefficient vaut :
D'après l'expression de la célérité c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_{S,0}}} établie à la question Q27, on aboutit directement à la relation de Laplace :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : impédance acoustique, onde plane progressive
Déduire de l'une des équations de couplage établies à la Q25 l'expression du rapport , appelé impédance caractéristique du milieu, en fonction de et . Que devient la relation entre et dans le cas d'une onde se propageant dans le sens inverse ?
Voir l'indiceIndice
Injecter la forme d'onde progressive p_1(x,t) = p_{1,m} \cos(\omega t - kx) dans l'équation d'Euler linéarisée pour trouver le lien avec v_1(x,t). Recommencer pour une onde se propageant selon les x décroissants.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter l'expression de la surpression acoustique p_1(x,t) dans la première équation de couplage (équation d'Euler linéarisée) établie à la question Q25 pour obtenir \frac{\partial v_1}{\partial t}.
- Intégrer par rapport au temps sachant que la perturbation est de moyenne temporelle nulle, puis en déduire le rapport Z_c = \frac{p_1}{v_1}.
- Reprendre la démarche pour une onde se propageant dans le sens des x décroissants en remplaçant la phase (\omega t - kx) par (\omega t + kx).
Voir la réponse courteRéponse courte
Injection d'une OPPH se propageant selon +x dans l'équation d'Euler linéarisée : Z_c = \rho_0 c ; signe opposé pour une onde régressive.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'onde se propageant dans le sens des x croissants est caractérisée par la pression acoustique :
D'après la première équation de couplage établie à la question Q25 :
En dérivant p_1(x,t) par rapport à l'abscisse x :
Il vient ainsi :
En intégrant par rapport au temps t, la constante d'intégration étant nulle puisque le fluide est au repos en moyenne temporelle :
Puisque k = \frac{\omega}{c}, on a \frac{k}{\rho_0 \omega} = \frac{1}{\rho_0 c}, d'où :
L'impédance caractéristique du milieu s'exprime donc par :
Dans le cas d'une onde plane progressive sinusoïdale se propageant dans le sens inverse (sens des x décroissants), la surpression s'écrit sous la forme :
Sa dérivée spatiale devient :
L'équation de couplage donne alors :
ce qui conduit, après intégration par rapport à t, à :
La relation entre p_1 et v_1 devient donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : densité d'énergie acoustique, énergie sonore
La densité volumique d'énergie sonore associée à l'onde s'écrit en moyenne sur une période :
Quelle est la signification physique de chacun des termes composant cette expression ? Exprimer pour l'onde considérée en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Identifier l'énergie cinétique macroscopique moyenne et l'énergie potentielle élastique emmagasinée par compression isentropique. Utiliser l'impédance caractéristique pour exprimer v_1 en fonction de p_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification des contributions cinétique et potentielle élastique (égales en moyenne temporelle), expression en fonction de p_{1,m}^2/(2\rho_0 c^2).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'expression de la densité volumique moyenne d'énergie sonore comprend deux contributions distinctes :
- \langle e_c \rangle_T = \frac{1}{2}\rho_0 \langle v_1^2 \rangle_T est la densité volumique moyenne d'énergie cinétique macroscopique, liée au mouvement oscillatoire des particules fluides ;
- \langle e_p \rangle_T = \frac{1}{2}\chi_{S,0} \langle p_1^2 \rangle_T est la densité volumique moyenne d'énergie potentielle élastique (ou énergie de compression), emmagasinée par les compressions et dilatations isentropiques successives du fluide.
Pour l'onde plane progressive sinusoïdale considérée, la pression acoustique s'écrit p_1(x,t) = p_{1,m}\cos(\omega t - kx). La moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} du terme en cosinus carré vaut \langle \cos^2(\omega t - kx) \rangle_T = \frac{1}{2}, d'où :
D'après la relation établie à la question Q29, on a v_1(x,t) = \frac{p_1(x,t)}{\rho_0 c}, ce qui conduit à :
Par ailleurs, d'après la question Q27, la célérité vérifie c^2 = \frac{1}{\rho_0 \chi_{S,0}}, soit \chi_{S,0} = \frac{1}{\rho_0 c^2}. En reportant ces grandeurs dans les deux composantes énergétiques :
En sommant les deux contributions, on obtient :
Résultat
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Précisez explicitement que les deux termes de l'expression représentent des densités volumiques d'énergie.
« Il faut bien préciser que les deux termes sont des énergies volumiques. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : intensité sonore, vecteur de poynting acoustique
On appelle intensité sonore la grandeur définie par : . Vérifier que cette grandeur est homogène à une puissance surfacique. Montrer que l'intensité sonore est proportionnelle à la densité volumique d'énergie sonore pour l'onde considérée.
Voir l'indiceIndice
Vérifier les dimensions à l'aide des unités du Système International (ou de la puissance transmise par unité de surface), puis remplacer v_1 par son expression liée à l'onde plane progressive.
Voir la stratégieStratégie
- Pour l'homogénéité, effectuer une analyse dimensionnelle du produit p_1 v_1 en reliant la pression à une force par unité de surface (ou à une énergie volumique) et la vitesse à une distance par unité de temps.
- Pour établir la proportionnalité entre I et \langle e \rangle_T, exprimer le champ de vitesse v_1(x,t) en fonction de la pression acoustique p_1(x,t) grâce à l'impédance caractéristique Z_c déterminée à la question Q29, puis calculer la moyenne temporelle \langle p_1 v_1 \rangle_T et la comparer au résultat de la question Q30.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse dimensionnelle de p_1 v_1 (\text{W}\cdot\text{m}^{-2}), puis relation I = c \langle e \rangle_T pour une OPPH.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Analyse dimensionnelle de l'intensité acoustique
Une pression est le quotient d'une force par une surface, soit en termes de dimensions :
Une vitesse a pour dimension :
Le produit p_1 v_1 a donc pour dimension :
Or, une puissance surfacique (quotient d'une puissance par une surface) s'écrit dimensionnellement :
L'intensité sonore I = |\langle p_1 v_1 \rangle_T| est donc bien homogène à une puissance surfacique (exprimée en \mathrm{W\cdot m^{-2}}).
2. Relation entre I et \langle e \rangle_T
D'après la question Q29, pour l'onde plane progressive se propageant dans le sens des x croissants :
Le produit instantané s'écrit ainsi :
En prenant la moyenne temporelle sur une période T, sachant que \rho_0 c > 0 et \langle p_1^2 \rangle_T \ge 0 :
D'après le résultat de la question Q30, la densité volumique moyenne d'énergie sonore vaut :
En comparant ces deux expressions, on obtient :
L'intensité sonore I est donc bien strictement proportionnelle à la densité volumique moyenne d'énergie sonore \langle e \rangle_T, le coefficient de proportionnalité étant la célérité c de l'onde.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pour prouver l'homogénéité, comparez les unités SI des deux grandeurs ou reliez le produit force-vitesse à une puissance.
« L’obtention des unités dans le Système International de I ne suffit pas à conclure que cette grandeur est homogène à une puissance surfacique : il faut de même exprimer une puissance surfacique dans les unités du Système International pour comparer. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : réverbération acoustique, absorption acoustique
Exprimer la puissance sonore moyenne absorbée par les parois et les objets de la pièce en fonction de , et . Exprimer de même l'énergie sonore moyenne dans la pièce à l'instant en fonction de son volume , et .
Voir l'indiceIndice
Multiplier l'intensité réverbérée incidente I_r par la surface S et le coefficient d'absorption moyen \alpha_m pour la puissance absorbée, et intégrer la densité volumique \langle e_r \rangle_T sur le volume V.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance sonore incidente sur les parois à partir de l'intensité acoustique diffuse réverbérée I_r et de la surface totale S, puis lui appliquer le coefficient d'absorption \alpha_m.
- Intégrer la densité volumique d'énergie sonore réverbérée \langle e_r \rangle_T sur le volume V de la pièce (supposée spatialement uniforme) et la relier à I_r via la formule de Sabine fournie par le préambule.
Voir la réponse courteRéponse courte
Traduction de l'absorption par les parois \mathcal{P}_a = \alpha_m S I_r, et relation entre énergie sonore contenue dans la pièce et intensité réverbérée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Puissance sonore absorbée par les parois et objets :
L'intensité sonore réverbérée I_r correspond à la puissance sonore moyenne incidente par unité de surface sur les parois et obstacles de la pièce. La puissance sonore totale incidente sur la surface totale S s'écrit donc :
D'après la définition du coefficient d'absorption moyen \alpha_m = \dfrac{\mathcal{P}_a}{\mathcal{P}_{\text{inc}}}, la puissance moyenne absorbée est :
2. Énergie sonore moyenne contenue dans la pièce :
La densité volumique d'énergie sonore réverbérée \langle e_r \rangle_T étant supposée uniforme dans tout le volume V, l'énergie sonore totale moyenne contenue dans la pièce à l'instant t s'obtient par intégration sur le volume :
D'après l'expression donnée dans le préambule liant l'intensité réverbérée à la densité d'énergie dans l'approximation du champ diffus, I_r = \dfrac{c\langle e_r \rangle_T}{4}, soit :
On en déduit l'expression de l'énergie sonore moyenne :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Lisez attentivement l'énoncé pour ne pas omettre le facteur 4 dans l'expression demandée.
« L’énoncé est souvent mal lu si bien que le facteur 4 est oublié. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : bilan d'énergie, réverbération acoustique
À l'aide d'un bilan d'énergie, montrer que l'intensité réverbérée obéit à l'équation différentielle du premier ordre :
Donner la loi d'évolution . On introduira un temps caractéristique et on notera .
Voir l'indiceIndice
Écrire la conservation de l'énergie acoustique dans la salle : \mathrm{d}\mathcal{E}/\mathrm{d}t = -\mathcal{P}_a. Remplacer \mathcal{E} et \mathcal{P}_a par leurs expressions en fonction de I_r pour obtenir l'équation différentielle.
Voir la stratégieStratégie
- Effectuer un bilan énergétique sur le champ acoustique réverbéré contenu dans la pièce entre les instants t et t+\mathrm{d}t, la source sonore étant coupée pour t > 0.
- Remplacer l'énergie stockée \mathcal{E}(t) et la puissance absorbée \mathcal{P}_a(t) par leurs expressions obtenues à la question précédente.
- Intégrer l'équation différentielle linéaire homogène du premier ordre obtenue en introduisant le temps caractéristique \tau et la condition initiale I_r(0)=I_{r,0}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan énergétique \mathrm{d}\mathcal{E}/\mathrm{d}t = -\mathcal{P}_a, dérivation de l'équation différentielle du premier ordre et solution exponentielle décroissante en \tau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À partir de l'instant t=0, la source sonore est coupée : la pièce ne reçoit plus aucun apport d'énergie acoustique. L'air n'étant pas absorbant selon l'énoncé, la seule perte d'énergie sonore provient de l'absorption par les parois et les objets.
Le bilan d'énergie sonore pour la pièce entre les instants t et t+\mathrm{d}t s'écrit :
En utilisant les expressions établies à la question Q32 :
il vient :
Soit, en divisant par \frac{4V}{c} :
Cette équation différentielle linéaire homogène du premier ordre se met sous la forme canonique :
où l'on a introduit le temps caractéristique de relaxation :
Compte tenu de la condition initiale I_r(t=0) = I_{r,0}, la solution s'écrit :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne vous limitez pas à la résolution mathématique : le jury attendait avant tout l'établissement du bilan d'énergie.
« Beaucoup de candidats se sont limités à la résolution de l’équation différentielle alors que le bilan d’énergie ne posait pas de difficultés. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : formule de sabine, temps de réverbération
Exprimer le temps de réverbération en fonction de . Vérifier qu'on retrouve la formule semi-numérique de Sabine : , où le rapport est exprimé en m et en s. On prendra (air à la température à l'équilibre).
Voir l'indiceIndice
Traduire la décroissance de 60 dB en terme de rapport d'intensités : I_r(T_r)/I_r(0) = 10^{-6} = \mathrm{e}^{-T_r/\tau}, puis expliciter \tau avec la célérité du son donnée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition I_r(T_r)/I_r(0) = 10^{-6} \implies T_r = \tau \ln(10^6), substitution de \tau = 4V/(\alpha_m S c) et calcul numérique du préfacteur 0,16.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, le niveau d'intensité sonore L_I est relié à l'intensité sonore I_r(t) par :
La variation de niveau acoustique sur la durée T_r s'écrit donc :
D'après la définition du temps de réverbération, \Delta L_I = -60\text{ dB}, ce qui conduit à :
D'après la loi d'évolution établie à la question Q33, I_r(t) = I_{r,0} \mathrm{e}^{-t/\tau}. On a donc :
On en déduit l'expression du temps de réverbération en fonction de \tau :
D'après la question Q33, le temps caractéristique s'écrit \tau = \dfrac{4V}{\alpha_m S c}. En injectant cette expression dans la relation précédente, on obtient :
Avec la célérité du son c = 3,4 \cdot 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et la relation \ln(10) \simeq 2,3026, on calcule le préfacteur :
On retrouve ainsi bien la formule semi-numérique de Sabine :
où V/S est exprimé en \text{m} et T_r en \text{s}.
Résultat
Question 35
DifficileTemps estimé : ≈ 15 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résolution de problème
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : formule de sabine, temps de réverbération
Sachant que le coefficient d'absorption moyen du public est égal à 0,90, justifier si la présence d'un public permet oui ou non une qualité d'écoute du concert satisfaisante. Cette question fait appel à une démarche de résolution de problème. Il est notamment attendu de préciser chaque notation introduite, de présenter de façon claire les hypothèses retenues, de mener des calculs littéraux avant toute application numérique.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'aire d'absorption équivalente initiale de la salle vide à partir du temps mesuré, ajouter l'absorption apportée par la surface au sol couverte par le public, recalculer le nouveau temps de réverbération et le confronter au graphe.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le volume V, la surface totale des parois S, ainsi que l'aire d'absorption équivalente initiale A_{\text{vide}} de la salle vide à partir de la formule de Sabine et de la valeur mesurée T_{r,\text{vide}} = 5{,}0\text{ s}.
- Lire sur la figure 7 le temps de réverbération optimal T_{r,\text{op}} pour un concert de musique symphonique dans une salle de ce volume.
- Modéliser l'apport d'absorption acoustique lié à la présence du public (surface occupée au sol, nouvelle aire d'absorption équivalente) et calculer le nouveau temps de réverbération T_{r,\text{avec public}} pour conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation de l'aire absorbante totale avec le public, calcul du nouveau T_r et comparaison au critère optimal pour un concert de musique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Caractéristiques géométriques et absorption de la salle vide
Le volume de la salle parallélépipédique vaut :
La surface totale des parois (sol, plafond et quatre murs) est :
D'après la formule de Sabine établie à la question Q34, en notant A_{\text{vide}} = \alpha_{m,\text{vide}} S l'aire équivalente d'absorption de la salle vide :
Numériquement :
(Le coefficient moyen des parois nues est ainsi très faible : \alpha_{m,\text{vide}} = 160 / 1900 \simeq 0{,}084).
2. Détermination du temps de réverbération optimal
Pour un volume V = 5\,000\text{ m}^3, la lecture sur le graphique de la figure 7 (courbe 2 : « Musique symphonique, audition directe ») donne :
3. Prise en compte de la présence du public
La surface au sol est S_{\text{sol}} = L \times \ell = 500\text{ m}^2. Une partie de cette surface est occupée par la scène de l'orchestre symphonique et les allées de circulation (environ 30 à 40 %). On fait donc l'hypothèse raisonnable que le public occupe une surface :
Le public remplace une zone de sol d'absorption initialement faible (\alpha_{\text{vide}} \simeq 0{,}08). L'aire d'absorption équivalente totale en présence du public devient :
Avec \alpha_{m,p} = 0{,}90 et S_p \simeq 300\text{ m}^2 :
Le nouveau temps de réverbération vaut alors :
Si la surface occupée par le public varie entre 250\text{ m}^2 et 350\text{ m}^2, T_{r,\text{public}} est compris entre 1{,}7\text{ s} et 2{,}1\text{ s}.
La présence du public permet donc d'atteindre le temps de réverbération optimal : elle assure une qualité d'écoute tout à fait satisfaisante sans nécessiter de traitement acoustique lourd préalable.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question très souvent évitée où les rares candidats se sont cantonnés à de simples calculs géométriques.
« Question très souvent évitée. Les rares candidats à y avoir réfléchi se sont souvent limités à des calculs de surface et volume. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
III.2 · Principe d'un silencieux à résonateur de Helmholtz
Question 36
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : résonateur de helmholtz, loi de laplace, force de rappel
Exprimer la résultante des forces pressantes sur la tranche d'air en fonction de , et . En supposant que le volume de la tranche d'air est très petit devant le volume de la cavité, soit , montrer que au premier ordre, où est le rapport entre les capacités thermiques à pression et volume constants de l'air. En déduire que la résultante des forces pressantes sur la tranche d'air est équivalente à une force de rappel élastique de raideur : . Exprimer en fonction de , , et de la célérité des ondes sonores dans l'air. On utilisera l'expression de établie à la Q28.
Voir l'indiceIndice
Faire le bilan des forces de pression appliquées sur les deux faces de la tranche d'air du col, appliquer la loi de Laplace linéarisée pour relier la variation de pression dans la cavité au déplacement de volume s\,x, puis identifier la raideur k.
Voir la stratégieStratégie
- Réaliser le bilan des forces pressantes s'exerçant sur les deux faces de la tranche d'air de section s.
- Appliquer la loi de Laplace pour l'évolution isentropique de l'air de la cavité en reliant sa variation de volume au déplacement x(t), puis effectuer un développement limité au premier ordre en s x / V_c \ll 1.
- Identifier l'expression de la raideur k et substituer \gamma p_0 par \rho_0 c^2 grâce à la relation établie en Q28.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résultante des forces de pression, compression adiabatique de la cavité par déplacement x de la tranche d'air, identification de la raideur k.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Résultante des forces pressantes sur la tranche d'air
La tranche d'air est soumise à deux forces pressantes selon l'axe horizontal (O, \vec{u}_x) :
sur sa face gauche (côté extérieur), la force exercée par l'air libre à la pression p_0 :
\vec{F}_{\text{ext}} = p_0 s\,\vec{u}_xsur sa face droite (côté cavité), la force exercée par le gaz contenu dans la cavité à la pression p_c(t) :
\vec{F}_{\text{cav}} = -p_c(t) s\,\vec{u}_x
La résultante \vec{F}_p = \vec{F}_{\text{ext}} + \vec{F}_{\text{cav}} s'écrit donc :
2. Expression de p_c(t) au premier ordre
L'air dans la cavité évolue de manière isentropique et se comporte comme un gaz parfait, il vérifie donc la loi de Laplace :
À l'équilibre, la pression est p_0 et le volume est V_c. Lorsque la tranche d'air subit un déplacement x(t) vers la cavité (x > 0), elle pénètre d'un volume \Delta V = s x dans celle-ci. Le volume occupé par l'air de la cavité devient alors :
La conservation de la grandeur isentropique donne :
Puisque le déplacement |x| est au maximum de l'ordre de grandeur de la longueur \ell du col et que \ell s \ll V_c, on a :
En effectuant un développement limité au premier ordre selon (1-\varepsilon)^{-\gamma} \simeq 1 + \gamma \varepsilon, on obtient :
3. Force de rappel élastique et raideur k
En réinjectant cette approximation dans l'expression de la résultante \vec{F}_p, il vient :
Cette force est bien proportionnelle et opposée au déplacement x, ce qui correspond à une force de rappel élastique :
D'après le résultat de la question Q28, la célérité des ondes sonores dans l'air s'écrit c = \sqrt{\frac{\gamma p_0}{\rho_0}}, d'où \gamma p_0 = \rho_0 c^2. On en déduit finalement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Menez avec rigueur le développement limité pour linéariser la loi de Laplace.
« L’expression de la résultante des forces pressantes est souvent correcte, mais la linéarisation de la loi de Laplace a été rarement bien menée. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : oscillateur harmonique, résonateur de helmholtz, fréquence propre
Montrer que la tranche d'air dans le col oscille de façon harmonique. Vérifier que la fréquence propre de ce système oscillant s'écrit : .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la tranche d'air de masse m = \rho_0 s \ell soumise à la seule force de rappel élastique de raideur k.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la tranche d'air contenue dans le col, assimilée à un solide indéformable de masse constante.
- Identifier l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique non amorti et en déduire la pulsation propre \omega_0, puis la fréquence propre f_0 = \omega_0 / (2\pi).
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD appliqué à la masse d'air du col m = \rho_0 s \ell soumise à la force de rappel, déduction de la fréquence propre f_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On applique le principe fondamental de la dynamique à la tranche d'air contenue dans le col dans le référentiel d'étude galiléen.
Cette tranche d'air occupe un volume s\ell et possède une masse volumique uniforme \rho_0. Sa masse s'écrit donc :
En projetant le principe fondamental de la dynamique suivant l'axe (O, \vec{u}_x) et en tenant compte de la seule force axiale exercée, qui est la force de rappel élastique équivalente \vec{F}_p = -k x \vec{u}_x établie à la question Q36, on obtient :
Il s'agit de l'équation différentielle caractéristique d'un oscillateur harmonique de pulsation propre \omega_0 telle que :
La tranche d'air oscille donc de façon harmonique à la pulsation \omega_0. La fréquence propre associée est f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi}, ce qui donne bien :
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : oscillation amortie, décrément logarithmique, facteur de qualité
Quelle serait la nature du signal attendu dans le cadre du modèle considéré dans les questions précédentes ? Comment expliquer la différence avec le signal enregistré ? Estimer le facteur de qualité du résonateur.
Voir l'indiceIndice
Comparer la sinusoïde non amortie prévue par le modèle parfait au régime pseudo-périodique expérimental. Déterminer le décrément logarithmique sur plusieurs pseudo-périodes pour en déduire Q \simeq \pi/\delta.
Voir la stratégieStratégie
- Confronter les hypothèses idéalisées des questions Q36–Q37 (absence de dissipation) aux observations expérimentales réelles (décroissance de l'amplitude).
- Identifier les sources physiques de dissipation propres à l'écoulement de l'air dans un résonateur acoustique.
- Utiliser la méthode du décrément logarithmique sur un nombre entier de pseudo-périodes pour estimer le facteur de qualité Q.
Voir la réponse courteRéponse courte
Modèle non amorti vs oscillations amorties mesurées (effets visqueux), calcul du décrément logarithmique sur la courbe et estimation de Q.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Nature du signal attendu
Dans le modèle établi aux questions Q36 et Q37, les phénomènes dissipatifs ont été explicitement négligés et l'évolution du gaz supposée isentropique. Le système est modélisé par un oscillateur harmonique sans amortissement, d'équation différentielle :
Le signal attendu serait donc une oscillation sinusoïdale non amortie, d'amplitude constante au cours du temps et de fréquence f_0.
2. Interprétation de la différence observée
Le signal expérimental enregistré (figure 9) met en évidence un régime pseudo-périodique amorti dont l'amplitude décroît exponentiellement avec le temps. Cette dissipation d'énergie mécanique provient de phénomènes réels absents du modèle idéalisé :
- des forces de frottement visqueux de l'air le long des parois du col ainsi qu'au sein même de la tranche d'air en mouvement ;
- des transferts thermiques conducto-convectifs avec les parois, l'évolution n'étant pas rigoureusement adiabatique ;
- des pertes par rayonnement acoustique vers le milieu extérieur via l'embouchure du col.
3. Estimation du facteur de qualité Q
L'enveloppe du signal décroît selon une loi exponentielle de la forme u_{\max}(t) = u_0 \mathrm{e}^{-t/\tau}. Le décrément logarithmique \delta associé à la pseudo-période T s'exprime par :
Sur un intervalle correspondant à n pseudo-périodes consécutives :
Effectuons une lecture graphique sur la figure 9 :
- Au premier pic positif vers t_1 \approx 0{,}008\text{ s}, la tension maximale vaut u(t_1) \approx 0{,}80\text{ V}.
- Après n = 10 oscillations, vers t_{11} \approx 0{,}10\text{ s}, la tension maximale n'est plus que de u(t_{11}) \approx 0{,}16\text{ V}.
On en déduit :
Le facteur de qualité vaut donc :
(une valeur comprise entre 15 et 25 est acceptable compte tenu de l'incertitude de lecture graphique).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pensez à invoquer les phénomènes dissipatifs pour expliquer l'écart par rapport au modèle théorique.
« Les phénomènes dissipatifs ne sont pas toujours évoqués. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : résonateur de helmholtz, longueur effective
Le facteur de qualité est suffisamment grand pour considérer que le système oscille à sa fréquence propre . Comparer la valeur mesurée de cette fréquence à celle déduite du modèle utilisé. En fait, les couches d'air situées de part et d'autre du col sont aussi entraînées dans le mouvement. Expliquer en quoi leur prise en compte permet d'affiner la modélisation.
Voir l'indiceIndice
Mesurer la période des oscillations libres sur le chronogramme fourni, calculer la fréquence propre théorique f_0, et interpréter l'écart par l'existence d'une masse d'air additionnelle oscillant aux embouchures (longueur effective accrue).
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la valeur théorique de la fréquence propre f_0 à partir de la formule établie à la question Q37 et des données de l'énoncé.
- Mesurer graphiquement la pseudo-période T sur la figure 9 en comptant un nombre suffisant d'oscillations pour déduire la fréquence mesurée f_{\text{mes}} \simeq f_0.
- Comparer les deux valeurs et interpréter physiquement l'écart par l'inertie supplémentaire des masses d'air entraînées aux extrémités du col (longueur effective).
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison de la fréquence mesurée et théorique, introduction d'une longueur effective \ell_{\text{eff}} > \ell due à la masse d'air entraînée aux extrémités.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Fréquence propre théorique
D'après le résultat de la question Q37 :
Avec les valeurs numériques :
- c = 343\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},
- s = 1{,}89\text{ cm}^2 = 1{,}89 \cdot 10^{-4}\text{ m}^2,
- \ell = 5{,}0\text{ cm} = 5{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ m},
- V_c = 791\text{ cm}^3 = 791 \cdot 10^{-6}\text{ m}^3.
On obtient :
soit :
2. Fréquence mesurée expérimentalement
Puisque le facteur de qualité est grand (Q \simeq 20 \gg 1), la pseudo-fréquence d'oscillation libre f_p est quasiment confondue avec la fréquence propre :
Sur la figure 9, on observe N = 10 pseudo-périodes entre t = 0{,}00\text{ s} et t = 0{,}10\text{ s} :
On en déduit la fréquence propre mesurée :
3. Comparaison et affinement du modèle
La fréquence mesurée (100\text{ Hz}) est inférieure à la fréquence théorique (119\text{ Hz}), avec un écart relatif d'environ 16\,\%.
Les couches d'air situées immédiatement à l'extérieur et à l'intérieur du col participent également au mouvement oscillatoire. La masse d'air effectivement en mouvement est donc supérieure à la masse de la seule colonne contenue dans le col :
où \Delta\ell > 0 représente la correction d'extrémité (ou correction de col).
La raideur équivalente k imposée par la cavité restant inchangée, la fréquence propre corrigée s'écrit :
La prise en compte de ces couches entraînées abaisse la valeur théorique et permet de la rapprocher significativement de la valeur mesurée.
Résultat
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Mesurez soigneusement la période sur le graphe et comprenez l'effet d'allongement effectif de la tranche d'air.
« D’étonnantes erreurs pour la mesure de la période à partir du graphe. L’allongement de la couche d’air pour expliquer l’écart entre l’expérience et le modèle a été rarement compris. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : régime sinusoïdal forcé, résonance
Établir l'expression de . En déduire que la vitesse de la tranche d'air dans le col s'écrit en représentation complexe : où . Que dire de dans le cas où ? En pratique, reste borné. Expliquer pourquoi.
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la dynamique en régime forcé en introduisant la force excitatrice sinusoïdale due à la surpression imposée à l'entrée, puis dériver temporellement la position complexe.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la tranche d'air en prenant en compte la force motrice imposée par la surpression acoustique p(t) à l'entrée du col et la force de rappel élastique de la cavité.
- Passer en régime sinusoïdal forcé à l'aide des grandeurs complexes pour déterminer l'amplitude complexe \underline{x}_m, puis la vitesse complexe \underline{v}(t) = \frac{\mathrm{d}\underline{x}}{\mathrm{d}t}.
- Analyser le comportement à la résonance (\omega = \omega_0) et justifier physiquement pourquoi l'amplitude réelle reste finie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution en régime forcé \underline{x}(t) sous excitation de pression, dérivation pour obtenir \underline{v}_m, divergence théorique à \omega_0 limitée par la viscosité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système étudié est la tranche d'air contenue dans le col, de masse m = \rho_0 s \ell. La pression appliquée à l'entrée extérieure du col est désormais p_0 + p(t), tandis que la pression dans la cavité reste modélisée par p_c(t) \simeq p_0\left(1 + \frac{\gamma s x}{V_c}\right) d'après la question Q36.
La résultante des forces pressantes selon \vec{u}_x s'écrit :
où k = \frac{\rho_0 c^2 s^2}{V_c} est la constante de raideur équivalente établie à la question Q36.
Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe horizontal (O, \vec{u}_x) donne :
En divisant par m = \rho_0 s \ell et en introduisant la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}} = \sqrt{\frac{c^2 s}{\ell V_c}} (question Q37) :
En représentation complexe, avec \underline{p}(t) = p_m \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} et en cherchant la solution en régime forcé sous la forme \underline{x}(t) = \underline{x}_m \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}, l'équation différentielle devient :
D'où l'expression du déplacement complexe :
La vitesse de la tranche d'air s'en déduit par dérivation temporelle :
avec :
Comportement pour \omega = \omega_0 :
Lorsque la pulsation d'excitation coïncide avec la pulsation propre du système (\omega = \omega_0), le dénominateur s'annule :
Le modèle prédit une résonance d'amplitude infinie.
Cas réel :
En réalité, |\underline{v}_m| reste borné en raison de divers mécanismes dissipatifs négligés ici :
- les frottements visqueux de l'air contre les parois du col (effets de couche limite visqueuse) ;
- les effets non linéaires et décollements de tourbillons aux deux extrémités du col pour de grandes vitesses ;
- le rayonnement d'ondes acoustiques vers l'extérieur du résonateur, qui emporte une partie de l'énergie mécanique.
Résultat
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : impédance acoustique, onde acoustique
Exprimer les champs des vitesses caractérisant les ondes acoustiques incidente, réfléchie et transmise, notées respectivement , et , en fonction notamment de l'impédance caractéristique de la conduite définie à la Q29.
Voir l'indiceIndice
Relier les vitesses acoustiques incidentes, réfléchies et transmises aux pressions correspondantes en prêtant attention au signe imposé par le sens de propagation pour l'onde réfléchie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relations v = \pm p/Z_c appliquées aux ondes incidente, réfléchie et transmise dans la conduite.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les ondes acoustiques étudiées dans la conduite cylindrique d'axe (O, \vec{u}_z) sont des ondes planes progressives sinusoïdales. Le champ de vitesse selon l'axe \vec{u}_z est relié à la surpression par l'impédance caractéristique Z_c = \rho_0 c établie à la question Q29 :
L'onde incidente se propage dans le sens des z croissants (sens de \vec{u}_z) :
\underline{v}_i(z,t) = \frac{\underline{p}_i(z,t)}{Z_c} = \frac{\underline{p}_{i,m}}{Z_c}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kz)}L'onde réfléchie se propage dans le sens des z décroissants (sens opposé à \vec{u}_z) :
\underline{v}_r(z,t) = -\frac{\underline{p}_r(z,t)}{Z_c} = -\frac{\underline{p}_{r,m}}{Z_c}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t + kz)}L'onde transmise se propage dans le sens des z croissants (sens de \vec{u}_z) :
\underline{v}_t(z,t) = \frac{\underline{p}_t(z,t)}{Z_c} = \frac{\underline{p}_{t,m}}{Z_c}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kz)}
On a donc :
Résultat
Question 42
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : condition aux limites, conservation du débit
On note la pression acoustique et le champ des vitesses correspondant en à l'entrée du col du résonateur. Exprimer en fonction de et , puis en fonction de . En supposant la conservation du débit volumique à travers la surface qui délimite la portion de la conduite en contact avec le résonateur en (figure 10), établir une relation entre , , , , , et .
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Écrire la continuité de la pression acoustique à l'abscisse de la jonction z=0, puis traduire la conservation du débit volumique entre la conduite amont, la conduite aval et le col du résonateur.
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- Exploiter la continuité de la pression acoustique à la jonction z = 0 entre la conduite amont, la conduite aval et le col du résonateur.
- Effectuer un bilan de débit volumique sur le volume de contrôle constitué par la portion de conduite en regard du col à la jonction z = 0, puis exprimer les vitesses acoustiques à l'aide de l'impédance caractéristique Z_c obtenue à la question Q41.
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Continuité de la pression acoustique en z=0 et bilan de débit volumique au nœud S \underline{v}_i + S \underline{v}_r = S \underline{v}_t + s \underline{v}_m.
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1. Continuité de la pression acoustique en z = 0
En l'absence de singularité de pression à la jonction, la pression acoustique totale est continue à travers la section z = 0 et s'identifie à la pression à l'entrée du col du résonateur :
En amont immédiat (z = 0^-), la pression acoustique résulte de la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie :
\underline{p}(0^-, t) = \underline{p}_i(0,t) + \underline{p}_r(0,t) = \left(\underline{p}_{i,m} + \underline{p}_{r,m}\right)\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}En aval immédiat (z = 0^+), elle est assurée par l'onde transmise :
\underline{p}(0^+, t) = \underline{p}_t(0,t) = \underline{p}_{t,m}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}- À l'entrée du col du résonateur, la pression acoustique est notée \underline{p}(t) = p_m\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}.
Par continuité de la surpression acoustique en z=0 :
On en déduit :
2. Conservation du débit volumique en z = 0
Considérons le volume de contrôle entourant la portion de conduite en z = 0. Le fluide étant localement incompressible dans ce volume d'extension axiale négligeable, la somme des débits volumiques entrants compense la somme des débits volumiques sortants à chaque instant :
Le débit entrant provient de la région z < 0, tandis que les débits sortants se partagent entre la conduite aval (z > 0) et le col du résonateur (selon \vec{u}_x) :
où :
- \underline{v}(0^-, t) = \underline{v}_i(0, t) + \underline{v}_r(0, t) = \left(\dfrac{\underline{p}_{i,m}}{Z_c} - \dfrac{\underline{p}_{r,m}}{Z_c}\right)\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} d'après la question Q41,
- \underline{v}_t(0^+, t) = \dfrac{\underline{p}_{t,m}}{Z_c}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} d'après la question Q41,
- \underline{v}(t) = \underline{v}_m\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}.
En simplifiant par le facteur commun \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}, on obtient :
Soit, en réorganisant les termes :
Résultat
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L'établissement de l'équation issue de la conservation du débit volumique a été presque constamment source d'erreurs.
« L’équation déduite de la conservation du débit volumique n’a quasiment jamais été trouvée sans erreurs. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 43
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : affaiblissement acoustique, décibel
Exprimer en fonction de , et l'indice de perte de transmission défini par
et exprimé en décibels.
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Calculer le module au carré du rapport des amplitudes complexes de pression fourni dans l'énoncé, puis l'injecter directement dans la définition logarithmique de L_{TL}.
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Combinaison des équations de jonction et de la vitesse du col pour exprimer |\underline{p}_{i,m}/\underline{p}_{t,m}|^2, puis passage au logarithme décimal.
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D'après la relation fournie par l'énoncé liant les amplitudes complexes des pressions acoustiques incidente et transmise :
Le carré du module de ce rapport s'écrit comme la somme des carrés de sa partie réelle et de sa partie imaginaire :
En injectant ce résultat dans la définition de l'indice de perte de transmission L_{TL}, on obtient :
Résultat
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Question peu abordée, marquée par l'erreur rédhibitoire consistant à affecter un signe négatif à un module.
« Question peu traitée, et quand elle l’est, il n’est pas rare de voir des modules avec un signe négatif. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : filtrage, réjecteur de bande
Identifier à l'aide des courbes de la figure 11 la nature du filtre acoustique que constitue le résonateur de Helmholtz relié à la conduite. Pour une valeur du coefficient donnée, expliquer à l'aide des courbes l'intérêt d'avoir un coefficient d'amortissement important.
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Observer l'allure de la perte de transmission en fonction de la fréquence (atténuation sélective autour de f_0, caractéristique d'un filtre coupe-bande). Analyser l'effet d'une augmentation de \alpha sur la largeur de la bande passante atténuée.
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- Relier la grandeur L_{TL} (perte par transmission en décibels) au gain en transmission acoustique pour déterminer le comportement en fréquence (basses, moyennes et hautes fréquences).
- Analyser l'influence de l'amortissement \alpha sur l'allure des résonances (hauteur du pic vs largeur de bande) et faire le lien avec l'application pratique (nuisance sonore d'une VMC).
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Identification d'un filtre réjecteur de bande (atténuation maximale à \omega_0), élargissement de la bande de coupure par amortissement.
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1. Nature du filtre acoustique
L'indice de perte de transmission s'écrit :
où T(\omega) = \frac{\underline{p}_{t,m}}{\underline{p}_{i,m}} est le coefficient de transmission en pression acoustique.
À partir des courbes de la figure 11 :
- À basse fréquence (f \ll f_0) et à haute fréquence (f \gg f_0), L_{TL} \to 0\text{ dB}, ce qui signifie que |T| \simeq 1 : les ondes sonores sont intégralement transmises le long de la conduite sans atténuation notable.
- Autour de la fréquence de résonance f \simeq f_0, L_{TL} passe par un maximum prononcé (L_{TL} > 0), ce qui indique une transmission minimale (|T| \ll 1) : l'onde incidente est fortement réfléchie et absorbée au niveau de la jonction avec le résonateur.
Le dispositif atténue donc une bande de fréquences centrée sur f_0 tout en laissant passer les autres fréquences :
2. Intérêt d'un amortissement \alpha important
Pour une valeur fixée du paramètre géométrique \beta, l'augmentation de l'amortissement \alpha (provoqué par la viscosité de l'air ou l'adjonction de matériaux poreux) produit deux effets visibles sur les courbes :
- la perte de transmission maximale au pic de résonance diminue modérément ;
- en contrepartie, la largeur du pic s'accroît considérablement, ce qui élargit la bande passante d'atténuation.
Résultat
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Ne confondez pas transmission et perte de transmission : l'atténuation maximale au centre correspond à un coupe-bande.
« La plupart des candidats se sont fait piéger en voyant un filtre passe-bande : s’agissant d’une perte de transmission en ordonnée, le filtre est un coupe-bande. »
Source : rapport du jury CCINP 2023
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique PC 2023 ?
Surtout 2 chapitres : Ondes acoustiques (38 % des questions, partie III) et Systèmes ouverts en écoulement (17 %, partie I). Plus ponctuellement : Régime sinusoïdal forcé et filtrage, Description d'un système thermodynamique, Électrostatique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Bilans macroscopiques…
Peut-on travailler le sujet CCINP Physique PC 2023 dès la première année (PCSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique PC 2023 ?
Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 2 h). Questions les plus longues : Q35 (15 min).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique PC 2023 ?
Q35 (formule de sabine), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique PC 2023 ?
Questions de cours : Q1 (conservation de la masse), Q11 (diagramme de phase), Q12 (loi de dalton), Q16 (symétrie), Q24 (approximation acoustique), Q25 (équation d'euler), Q26 (compressibilité isentropique), Q28 (loi de laplace)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (travail des forces de pression), Q4 (premier principe industriel), Q6 (relation de mayer), Q18 (théorème de gauss) et Q27 (équation de d'alembert).
Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique PC 2023 ?
Quelle a été la moyenne au sujet CCINP Physique PC 2023 ?
Moyenne : 8,62/20 (écart-type 3,88, 4 216 présents).
Comment orienter la vitesse acoustique réfléchie en Q41 et Q42 ?
Compter un signe négatif : pour une onde se propageant selon -\vec{u}_z, la projection de l'équation d'Euler donne \underline{v}_r = -\underline{p}_r/Z_c. Ce signe est capital pour établir sans erreur le bilan de débit volumique au raccordement en Q42.
Quelle surface attribuer au public pour la formule de Sabine en Q35 ?
Attribuer uniquement la surface au sol (S_{\text{sol}} = 500\text{ m}^2) et non l'aire totale des parois (S = 1\,900\text{ m}^2). L'absorption du public se substitue à celle du sol nu initialement prise en compte.
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