Corrigé détaillé X ENS Physique B PC 2024
Propagation d'une onde acoustique dans un milieu non homogène
- 32 questions corrigées
- Sujet moyen
- Vérifié question par question
Ce sujet d'une remarquable clarté pédagogique revisite les fondements rigoureux de l'acoustique linéaire avant d'explorer l'acoustique géométrique en milieu hétérogène. La première partie constitue un modèle d'examen critique des hypothèses usuelles du cours (linéarisation, écoulement parfait, caractère isentropique, négligence de la pesanteur), en testant la cohérence par des comparaisons d'échelles de temps et de longueurs caractéristiques.
La seconde partie transpose avec élégance le formalisme de l'optique géométrique (loi de Snell-Descartes pour les ondes sonores, indice acoustique) à l'étude des mirages acoustiques atmosphériques et à l'acoustique sous-marine (guidage dans le chenal SOFAR, parabole de sûreté, zones d'ombre sonar). C'est une référence incontournable pour consolider le cours d'acoustique physique et maîtriser les analogies formelles entre ondes, optique et mécanique du point.
En bref sur ce sujet
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,11/20)
- Temps estimé
- ≈ 2 h 25 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Ondes mécaniques et acoustiques59 %
- Optique géométrique17 %
- Mécanique des fluides14 %
- Diffusion thermique et diffusion de particules3 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Très partiellement en PCSI : 1 question sur 32.
Où gagner des points
Rapides et accessibles (23) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Points à signaler : parties indépendantes
Parties indépendantes
Comment utiliser ce corrigé
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Partie 1 : Les hypothèses de l'acoustique linéaire.
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : particule fluide, échelle mésoscopique
L'échelle spatiale de description choisie en mécanique des fluides est l'échelle mésoscopique à laquelle est définie la particule fluide. Indiquer quel critère (objectif) guide le choix de la taille d'une telle particule, dans un milieu et pour des conditions thermodynamiques donnés (aucun calcul d'application n'est demandé).
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Comparer le volume mésoscopique au libre parcours moyen des molécules et aux dimensions macroscopiques caractéristiques des variations spatiales.
Voir la stratégieStratégie
Pour définir une particule fluide de taille caractéristique a, il faut concilier deux exigences contradictoires :
- Une échelle suffisamment grande pour s'affranchir des fluctuations microscopiques discrètes et définir des grandeurs moyennes locales ;
- Une échelle suffisamment petite pour justifier l'hypothèse du milieu continu et l'utilisation du calcul différentiel.
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Taille a grande devant le libre parcours moyen (continuité macroscopique) et petite devant les échelles spatiales de variation des grandeurs physiques locales.
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La taille caractéristique a de la particule fluide doit satisfaire la double inégalité :
où :
- \ell_{\text{micro}} est l'échelle microscopique caractéristique, représentée par la distance intermoléculaire moyenne d dans un liquide ou par le libre parcours moyen \ell_{\text{libre}} dans un gaz. Cette condition (a \gg \ell_{\text{micro}}) garantit que la particule renferme un nombre de molécules N \gg 1, de sorte que les grandeurs thermodynamiques et mécaniques locales (\rho, p, T, \vec{v}) soient bien définies avec des fluctuations statistiques relatives négligeables (\sim 1/\sqrt{N} \ll 1) ;
- L_{\text{macro}} est l'échelle macroscopique spatiale sur laquelle varient significativement les champs d'écoulement (dans le cas présent, la longueur d'onde acoustique \lambda ou une échelle caractéristique du milieu). Cette condition (a \ll L_{\text{macro}}) autorise l'assimilation de la particule fluide à un point géométrique et permet l'emploi du calcul différentiel (milieu continu).
Résultat
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La définition de l'échelle mésoscopique d'une particule fluide nécessitait de mentionner le libre parcours moyen comme borne inférieure.
« Il était crucial de mentionner le libre parcours moyen comme borne inférieure de l’échelle de longueur d’une particule fluide. »
Source : rapport du jury X-ENS 2024
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : équation d'euler, non-linéarité
Justifier que le système d'équations (1) ne permet pas, à lui seul, d'accéder aux différents champs qu'il fait intervenir. Par ailleurs, indiquer quelle difficulté mathématique particulière soulève la résolution d'un tel système.
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Compter le nombre d'inconnues scalaires et d'équations disponibles, puis observer la non-linéarité des termes convectifs.
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Système sous-déterminé nécessitant une équation d'état de fermeture ; difficulté liée à la non-linéarité des termes convectifs d'advection (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v}.
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Le système d'équations (1) fait intervenir les champs spatio-temporels suivants :
- le champ des vitesses \vec{v}(M,t), soit 3 composantes scalaires ;
- le champ de pression p(M,t), soit 1 grandeur scalaire ;
- le champ de masse volumique \rho(M,t), soit 1 grandeur scalaire ;
- (le champ de température T(M,t) mentionné dans le texte).
Cela représente au minimum 5 fonctions scalaires inconnues (voire 6 avec la température).
Or, le système (1) ne fournit que 4 équations scalaires :
- l'équation d'Euler (vectorielle), équivalente à 3 équations scalaires ;
- l'équation de conservation de la masse (scalaire), soit 1 équation scalaire.
Le nombre d'inconnues (5 ou 6) étant strictement supérieur au nombre d'équations (4), le système est sous-déterminé (non fermé). Pour le clore, il est indispensable de lui adjoindre une équation d'état thermodynamique (reliant p, \rho et T) ainsi qu'une équation régissant les transferts thermiques ou l'évolution thermodynamique du fluide (par exemple l'hypothèse d'une évolution isentropique).
Par ailleurs, sur le plan mathématique, ce système est constitué d'équations aux dérivées partielles couplées et non linéaires. Les non-linéarités proviennent :
- du terme convectif \rho (\vec{v} \cdot \overrightarrow{\mathrm{grad}})\vec{v} dans l'équation de Navier-Stokes/Euler ;
- des produits entre grandeurs dynamiques, notamment \rho \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} et \operatorname{div}(\rho \vec{v}).
Ces non-linéarités interdisent l'utilisation directe du principe de superposition et empêchent généralement toute résolution analytique exacte, justifiant ainsi le recours à une procédure d'approximation ou de linéarisation (acoustique linéaire).
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La difficulté de résolution provient du caractère sous-déterminé du système et de la présence de termes non linéaires.
« un système sous-déterminé et la présence de non-linéarités rendent difficile la résolution. »
Source : rapport du jury X-ENS 2024
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : approximation acoustique, linéarisation
Indiquer à quelle condition le terme (a) de la première équation du système (1) peut être « linéarisé ».
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Décomposer la masse volumique en \rho_0 + \delta\rho et comparer l'ordre de grandeur de la perturbation à la valeur d'équilibre statique.
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Fluctuation de masse volumique négligeable devant la masse volumique au repos : \delta\rho \ll \rho_0.
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Le terme (a) s'écrit, compte tenu de la décomposition des champs \vec{v} = \vec{v}_0 + \delta\vec{v} = \delta\vec{v} (le fluide étant au repos à l'équilibre) et \rho = \rho_0 + \delta\rho :
Le premier terme \rho_0 \frac{\partial \delta\vec{v}}{\partial t} est du premier ordre en grandeurs dynamiques, tandis que le second terme \delta\rho \frac{\partial \delta\vec{v}}{\partial t} est un terme non linéaire d'ordre deux.
Le terme (a) peut donc être linéarisé sous la forme \rho_0 \frac{\partial \delta\vec{v}}{\partial t} dès lors que la perturbation relative de masse volumique est négligeable devant l'unité, soit :
Résultat
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Il fallait exposer clairement les arguments de linéarisation sans redériver l'approximation acoustique qui faisait l'objet de la question.
« La sélection entre les candidats s’est faite sur la clarté de la présentation des arguments de la linéarisation. »
« On note que la re-dérivation de l’approximation acoustique ne peut pas être recevable, puisque c’est précisément l’objet de la question. »
Source : rapport du jury X-ENS 2024
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : approximation acoustique, accélération convective
Établir à quelle condition le terme (b) de la première équation du système (1) peut être négligé devant le terme (a).
Voir l'indiceIndice
Évaluer l'ordre de grandeur spatial par le vecteur d'onde k = \omega/c et comparer le terme convectif (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} à l'accélération locale \partial_t \vec{v}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison de l'accélération convective et instationnaire : vitesse particulaire très inférieure à la célérité de l'onde, v \ll c (faible nombre de Mach acoustique).
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Le fluide étant au repos à l'équilibre (\vec{v}_0 = \vec{0}), le champ de vitesse se réduit à sa composante dynamique : \vec{v} = \delta\vec{v}, d'amplitude caractéristique notée A_v.
Pour une onde se propageant à la pulsation \omega et de vecteur d'onde \vec{k} vérifiant \omega = c k :
la dérivation temporelle introduit un facteur d'échelle \omega, d'où l'ordre de grandeur du terme (a) :
\left\| \rho \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} \right\| \sim \rho_0 \omega A_vles dérivées spatiales introduisent le facteur d'échelle spatial k = \omega/c, d'où l'ordre de grandeur du terme convectif (b) :
\left\| \rho (\vec{v} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}}) \vec{v} \right\| \sim \rho_0 k A_v^2
Le terme convectif (b) est négligeable devant le terme d'accélération locale (a) si :
En utilisant la relation de dispersion k = \omega/c, cette condition s'écrit :
soit encore \|\delta\vec{v}\| \ll c.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : approximation acoustique, conservation de la masse
Définir à quelle condition la seconde équation du système (1) tend vers une équation linéaire.
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Développer \operatorname{div}((\rho_0 + \delta\rho)\delta\vec{v}) et isoler le produit de perturbations du second ordre devant le terme linéaire.
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- Injecter les décompositions \rho = \rho_0 + \delta\rho et \vec{v} = \delta\vec{v} dans l'équation de conservation de la masse en exploitant l'uniformité de \rho_0.
- Identifier le terme non linéaire d'ordre deux et évaluer son ordre de grandeur par rapport au terme linéaire.
- En déduire la condition recherchée et faire le lien avec la célérité c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Terme convectif négligeable devant le terme instationnaire : \delta\rho \ll \rho_0 et vitesse de perturbation faible devant la célérité.
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La seconde équation du système (1) est l'équation locale de conservation de la masse :
En introduisant les décompositions \rho(\mathrm{M}, t) = \rho_0 + \delta\rho(\mathrm{M}, t) et \vec{v}(\mathrm{M}, t) = \delta\vec{v}(\mathrm{M}, t) (avec \vec{v}_0 = \vec{0}), et sachant que \rho_0 est indépendant du temps et uniforme dans l'espace, il vient :
L'équation s'écrit ainsi :
Le terme non linéaire est le terme du second ordre \operatorname{div}(\delta\rho\,\delta\vec{v}). Estimons les grandeurs caractéristiques associées aux deux termes d'écoulement pour une onde plane de vecteur d'onde k :
Le terme d'ordre deux est négligeable devant le terme linéaire d'ordre un si et seulement si :
Sous cette condition, la seconde équation du système (1) tend vers l'équation linéaire :
La condition pour que la seconde équation tende vers une équation linéaire est donc :
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : coefficient de compressibilité isentropique, célérité du son
Nous supposons que l'évolution du milieu associée à la propagation de l'onde est isentropique. Complétons alors le système d'équations (1) en introduisant le coefficient de compressibilité isentropique du fluide défini par la relation suivante :
Définir à quelle condition cette relation permet de relier à dans la limite linéaire. Sous cette condition, donner l'expression de la célérité (isentropique donc) des ondes acoustiques dans le milieu en fonction de et (). Exprimer enfin, en faisant apparaître , la relation liant à .
Voir l'indiceIndice
Réaliser un développement limité au premier ordre de \rho(p) à entropie fixée autour de l'état fondamental (p_0, T_0).
Voir la stratégieStratégie
- Écrire le développement de Taylor de la masse volumique \rho(p) au premier ordre autour de la pression statique p_0 le long d'une isentropique pour dégager la condition de linéarité.
- Identifier le lien avec la célérité acoustique c issue de la relation de dispersion et de l'équation de d'Alembert standard.
- Exprimer \delta p en fonction de \delta\rho et de c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement au premier ordre \delta\rho = \rho_0 \chi_{S0} \delta p, d'où la célérité isentropique c = (\rho_0 \chi_{S0})^{-1/2} et \delta p = c^2 \delta\rho.
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L'évolution du fluide induite par le passage de l'onde étant supposée isentropique (S = \text{cste}), la masse volumique ne dépend localement que de la pression p : \rho = \rho(p, S). Un développement limité au premier ordre au voisinage de l'état statique (p_0, T_0) conduit à :
soit pour la fluctuation dynamique de masse volumique :
Cette approximation linéaire est valable sous la condition de petites perturbations acoustiques, c'est-à-dire :
ce qui garantit que les termes d'ordres supérieurs dans le développement de Taylor restent négligeables devant le terme d'ordre un, et assure également |\delta\rho| \ll \rho_0.
En combinant l'équation d'Euler linéarisée sans pesanteur (\rho_0 \frac{\partial \delta\vec{v}}{\partial t} = -\vec{\nabla}\delta p) et l'équation de conservation de la masse linéarisée (\frac{\partial \delta\rho}{\partial t} + \rho_0 \operatorname{div}\delta\vec{v} = 0), on obtient l'équation d'onde de d'Alembert pour \delta p ou \delta\rho, dans laquelle la célérité isentropique c vérifie c^2 = \left.\frac{\partial p}{\partial \rho}\right|_{S,0} = \frac{1}{\rho_0 \chi_{S0}}. La célérité du son s'écrit donc :
On en déduit immédiatement la relation liant la surpression acoustique \delta p à la variation de masse volumique \delta\rho :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait exposer clairement les arguments de linéarisation sans redériver l'approximation acoustique qui faisait l'objet de la question.
« La sélection entre les candidats s’est faite sur la clarté de la présentation des arguments de la linéarisation. »
« On note que la re-dérivation de l’approximation acoustique ne peut pas être recevable, puisque c’est précisément l’objet de la question. »
Source : rapport du jury X-ENS 2024
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : approximation acoustique, analyse dimensionnelle
Sous les conditions que nous venons d'établir, le système (1), auquel est adjointe l'équation décrivant la réponse en compressibilité du fluide (équation (2)), permet de relier linéairement les composantes dynamiques des champs. Nous supposons ici que la célérité peut être considérée comme étant uniforme dans le milieu.
Établir alors à quelle condition, portant sur la pulsation , la célérité et l'accélération de la pesanteur , cette dernière peut être négligée dans ces relations.
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Comparer le terme de force volumique gravitationnelle \delta\rho \, g au gradient de pression dynamique \vec{\nabla}(\delta p) \sim k \, \delta p dans l'équation d'Euler linéarisée.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation d'Euler linéarisée en retranchant la relation fondamentale de la statique des fluides vérifiée à l'équilibre.
- Évaluer les ordres de grandeur du terme de force de pesanteur dynamique et du terme de gradient de pression acoustique en utilisant la relation \delta p = c^2\,\delta\rho établie à la question précédente.
- Comparer ces deux termes pour en déduire la condition sur \omega, c et g.
Voir la réponse courteRéponse courte
La pesanteur est négligeable si le terme d'accélération particulaire domine le poids, soit \omega v \gg g, ce qui conduit à \omega \gg g/c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'équilibre statique (en l'absence d'onde acoustique), le fluide est au repos (\vec{v}_0 = \vec{0}) et vérifie la relation fondamentale de la statique des fluides :
En présence de l'onde acoustique, en injectant les décompositions p = p_0 + \delta p, \rho = \rho_0 + \delta\rho et \vec{v} = \delta\vec{v} dans la première équation du système (1), et compte tenu des approximations linéaires validées aux questions précédentes (terme convectif négligeable et terme d'accélération linéarisé), on obtient :
En soustrayant la condition d'équilibre statique, l'équation dynamique s'écrit :
Évaluons les ordres de grandeur spatio-temporels de ces composantes dynamiques pour une onde plane harmonique de pulsation \omega et de vecteur d'onde de norme k = \omega/c :
Le terme de force volumique de pesanteur dynamique a pour amplitude :
\|\delta\rho\,\vec{g}\| \sim A_\rho\,gLe terme de gradient de pression acoustique a pour amplitude :
\|\vec{\grad}\delta p\| \sim k\,A_p = \frac{\omega}{c}\,A_p
D'après la question 6, la réponse thermodynamique isentropique impose la relation \delta p = c^2\,\delta\rho, d'où A_p = c^2\,A_\rho. L'amplitude du gradient de pression s'exprime donc sous la forme :
L'effet de la pesanteur peut être légitimement négligé dans les équations dynamiques si le terme \delta\rho\,\vec{g} est négligeable devant le gradient de pression acoustique \vec{\grad}\delta p, ce qui se traduit par :
On obtient ainsi la condition requise :
Résultat
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Question très peu réussie : toute la difficulté résidait dans l'identification de l'état d'équilibre hydrostatique à l'ordre zéro.
« Toute la subtilité de la question résidait dans l’identification de l’équilibre hydrostatique à l’ordre zéro. »
« Très peu de candidats ont traité correctement cette question. »
Source : rapport du jury X-ENS 2024
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : approximation acoustique, ordre de grandeur
Nous adoptons les valeurs suivantes : , et . Traduire numériquement, sur la fréquence , la condition établie en réponse à la question (7), dans le cas où le milieu propagatif est de l'air, puis de l'eau. Commenter ces résultats.
Voir l'indiceIndice
Calculer la fréquence de coupure f_g = g/(2\pi c) dans l'air et dans l'eau puis situer cette fréquence par rapport au domaine audible.
Voir la réponse courteRéponse courte
Fréquence minimale de coupure de l'ordre de 5\times 10^{-3}\text{ Hz} dans l'air et 10^{-3}\text{ Hz} dans l'eau : toujours vérifié pour les ondes audibles.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question 7, la pesanteur est négligeable dans les équations dynamiques de propagation sous la condition \omega \gg \dfrac{g}{c}. Exprimée en fonction de la fréquence f = \dfrac{\omega}{2\pi}, cette condition s'écrit :
Cas de l'air : avec g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et c_{\text{air}} = 300\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},
\begin{aligned} f_{c,\text{air}} &= \frac{10}{2\pi \times 300} = \frac{1}{60\pi} \approx 5{,}3\times 10^{-3}\text{ Hz} \end{aligned}soit la condition :
\boxed{f \gg 5{,}3\times 10^{-3}\text{ Hz} \approx 5\text{ mHz}}Cas de l'eau : avec g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et c_{\text{eau}} = 1500\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},
\begin{aligned} f_{c,\text{eau}} &= \frac{10}{2\pi \times 1500} = \frac{1}{300\pi} \approx 1{,}1\times 10^{-3}\text{ Hz} \end{aligned}soit la condition :
\boxed{f \gg 1{,}1\times 10^{-3}\text{ Hz} \approx 1\text{ mHz}}
Commentaires :
- Les fréquences seuils f_c obtenues sont de l'ordre du millihertz, ce qui correspond à des périodes caractéristiques de l'ordre de plusieurs centaines de secondes (environ 3\text{ min} pour l'air et 15\text{ min} pour l'eau).
- Pour l'ensemble du domaine acoustique usuel (sons audibles de 20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}, et ultrasons au-delà), les fréquences considérées sont immensément supérieures à ces seuils : l'inégalité f \gg f_c est donc toujours largement satisfaite en pratique.
- Il est par conséquent parfaitement légitime de négliger les effets de la pesanteur dans l'étude des ondes acoustiques usuelles dans l'air comme dans l'eau. Seuls les infrasons de très basse fréquence (ondes de gravité-acoustiques) nécessiteraient la prise en compte de la gravité.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait situer ces fréquences par rapport au domaine audible humain et retrouver quantitativement le facteur 5 entre l'eau et l'air.
« Dans le commentaire qualitatif attendu, il ne suffisait pas de dire que ces fréquences sont faibles : elles le sont par rapport au spectre audible pour un humain, c.-à-d. entre 20 Hz et 20 kHz. »
Source : rapport du jury X-ENS 2024
Question 9
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Notions : diffusion thermique, transformation adiabatique
Nous notons () le coefficient de diffusion thermique du fluide. Par ailleurs, nous supposons que l'onde harmonique plane se propage dans un milieu « infini ».
Établir à quelle condition, portant sur la pulsation , la célérité et le coefficient , l'évolution du fluide induite par l'onde acoustique peut être considérée comme étant adiabatique. On accompagnera le raisonnement tenu d'une argumentation claire, appuyée sur un schéma précisant de quelle manière les échanges thermiques interviennent au sein du fluide.
Voir l'indiceIndice
Comparer le temps caractéristique d'une période acoustique \tau \sim 1/\omega au temps caractéristique de diffusion thermique \tau_{\mathrm{th}} \sim \lambda^2/D sur une demi-longueur d'onde.
Voir la stratégieStratégie
- Décrire le mécanisme physique des échanges thermiques induits par l'onde sonore (alternance de zones de compression échauffées et de détente refroidies).
- Illustrer par un schéma les gradients thermiques et les flux conductifs associés.
- Comparer le temps caractéristique de diffusion thermique sur la distance caractéristique de l'onde au temps d'évolution acoustique (ou comparer directement les ordres de grandeur dans l'équation de la chaleur).
Voir la réponse courteRéponse courte
Temps caractéristique de diffusion sur une demi-longueur d'onde \tau \sim \lambda^2/D très supérieur à la période acoustique T, conduisant à la condition \omega \ll c^2/D.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lors de la propagation d'une onde acoustique plane, le fluide subit localement une succession de compressions et de dilatations :
- les zones de compression (\delta p > 0) s'échauffent adiabatiquement (\delta T > 0) ;
- les zones de détente (\delta p < 0) se refroidissent adiabatiquement (\delta T < 0).
Ces zones chaudes et froides alternent périodiquement dans l'espace avec une période spatiale égale à la longueur d'onde \lambda = 2\pi/k = 2\pi c/\omega. La distance typique séparant une zone chaude d'une zone froide est de l'ordre de la demi-longueur d'onde, ce qui correspond à l'échelle spatiale caractéristique :
Il s'établit alors un gradient de température spatial qui donne naissance, d'après la loi de Fourier, à des transferts thermiques conductifs entre les zones chaudes et les zones froides, via un vecteur densité de courant thermique \vec{j}_{\text{th}} = -\lambda_{\text{th}} \overrightarrow{\operatorname{grad}}(\delta T) orienté des zones chaudes vers les zones froides.
L'évolution du fluide peut être considérée comme adiabatique si la diffusion thermique n'a pas le temps d'homogénéiser les températures au cours d'une période de l'onde acoustique. Comparons les deux temps caractéristiques du phénomène :
le temps caractéristique acoustique :
\tau_{\text{ac}} \sim \frac{1}{\omega}le temps caractéristique de diffusion thermique sur l'échelle spatiale L \sim c/\omega :
\tau_{\text{diff}} \sim \frac{L^2}{D} \sim \frac{c^2}{D\,\omega^2}
Le transfert thermique est négligeable (régime adiabatique) si le temps de diffusion est très supérieur au temps acoustique :
ce qui conduit immédiatement à la condition :
Remarque équivalente : dans l'équation de la diffusion de la chaleur avec terme source de compression, le terme instationnaire d'ordre \omega\,\delta T domine le terme de diffusion thermique d'ordre D k^2 \delta T = D \frac{\omega^2}{c^2} \delta T si et seulement si D \frac{\omega^2}{c^2} \ll \omega, ce qui redonne \omega \ll \frac{c^2}{D}.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le jury attendait une comparaison entre le temps caractéristique de diffusion thermique et la période temporelle de l'onde.
« nous attendions une comparaison du temps caractéristique correspondant à l’homogénéisation du champ de température (qui présente une variabilité spatiale à l’échelle de λ) sous l’effet de la diffusion thermique et de la période temporelle du forçage dû à l’onde. »
« Il aurait été bienvenu que la similarité des résultats D, η ≪c2/ω s’accompagne d’un commentaire. »
Source : rapport du jury X-ENS 2024
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : diffusion thermique, ordre de grandeur
Les coefficients de diffusion thermique de l'air et de l'eau ont pour valeurs respectives et (autour de et ). Traduire numériquement, sur la fréquence , la condition établie en réponse à la question (9), dans le cas de l'air puis celui de l'eau. Commenter ces résultats.
Voir l'indiceIndice
Calculer numériquement la fréquence seuil f_{\mathrm{th}} = c^2/(2\pi D) pour l'air et pour l'eau, et conclure sur la gamme de fréquences usuelles.
Voir la réponse courteRéponse courte
Fréquence maximale de l'ordre du gigahertz dans l'air et térahertz dans l'eau : les compressions acoustiques usuelles sont parfaitement adiabatiques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la condition établie à la question 9, l'évolution du fluide est adiabatique si :
Cas de l'air : Avec c_{\text{air}} = 300\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et D_{\text{air}} \sim 20 \times 10^{-6}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} :
soit la condition :
Cas de l'eau : Avec c_{\text{eau}} = 1500\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et D_{\text{eau}} \sim 0{,}15 \times 10^{-6}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} :
soit la condition :
Commentaires :
- Le domaine acoustique audible s'étend typiquement de 20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}, et le domaine des ultrasons usuels atteint au plus quelques dizaines de mégahertz. Ces fréquences sont immensément plus faibles que les fréquences de coupure thermique f_{\text{th}} obtenues (de l'ordre du gigahertz dans l'air et du térahertz dans l'eau).
- L'hypothèse de transformations adiabatiques lors du passage d'une onde acoustique est donc excellemment vérifiée pour tous les sons audibles et ultrasons usuels, tant dans l'air que dans l'eau.
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : viscosité, équation de navier-stokes
Dans le cas d'un écoulement compressible, lorsque les effets visqueux sont pris en compte, le second membre de la première équation du système (1) comprend deux termes supplémentaires, linéaires par rapport à la vitesse (dans le cas d'un fluide newtonien). Nous leur associons, collectivement, la grandeur caractéristique se présentant comme le produit d'un coefficient de viscosité dynamique, que nous noterons , par une grandeur caractéristique construite sur une dérivée spatiale d'ordre deux de la vitesse.
En comparant au terme (a) de la première équation différentielle du système (1), définir à quelle condition il devient acceptable de considérer l'écoulement induit par l'onde acoustique (onde plane ) comme étant parfait, comme nous l'avons supposé a priori dans le texte introduisant le système d'équations différentielles (1). On fera porter cette condition sur la pulsation , la célérité et la viscosité cinématique du milieu.
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Estimer la force volumique visqueuse f_V \sim \eta k^2 A_v et la comparer à l'inertie volumique \rho_0 \omega A_v avec k = \omega/c.
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- Évaluer l'ordre de grandeur du terme d'accélération locale (a) pour une onde plane harmonique de pulsation \omega et d'amplitude de vitesse A_v.
- Évaluer l'ordre de grandeur de la force volumique visqueuse f_{\mathrm{V}} associée aux dérivées spatiales d'ordre deux de la vitesse, en utilisant la relation de dispersion k = \omega/c.
- Comparer ces deux termes pour établir la condition de validité de l'approximation du fluide parfait sous la forme \omega \ll c^2/\nu.
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Terme visqueux négligeable devant l'accélération particulaire \eta v/\lambda^2 \ll \rho_0 \omega v, ce qui impose \omega \ll c^2/\nu.
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Pour une onde plane harmonique se propageant dans la direction de \vec{u}, la perturbation de vitesse s'écrit \delta\vec{v}(\vec{r}, t) = \vec{A}_v \cos(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r}).
Le terme d'accélération locale (a) linéarisé (étudié en question 3) est de l'ordre de grandeur :
D'après le texte, la résultante volumique des forces de viscosité f_{\mathrm{V}} s'exprime comme le produit de la viscosité dynamique \eta par une dérivée spatiale d'ordre deux de la vitesse. L'opérateur spatial intervenant à l'ordre deux se met à l'échelle par le carré du vecteur d'onde k^2 = (\omega/c)^2 :
L'écoulement induit par l'onde acoustique peut être considéré comme parfait si les effets visqueux sont négligeables devant le terme d'inertie (a) :
En simplifiant par \omega A_v > 0 et en introduisant la viscosité cinématique \nu = \eta/\rho_0, on obtient la condition :
Soit finalement :
Résultat
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : viscosité, ordre de grandeur
Écrire numériquement l'inégalité que doit alors vérifier la fréquence , dans le cas de l'air () puis celui de l'eau (). Commenter ces résultats.
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Évaluer la fréquence seuil visqueuse f_{\mathrm{visq}} = c^2/(2\pi \nu) pour l'air et pour l'eau.
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Fréquences limites de l'ordre du gigahertz dans l'air et de 10^{11}\text{ Hz} dans l'eau : dissipation visqueuse négligeable dans tout le domaine audible.
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D'après la condition établie à la question Q11, l'écoulement induit par l'onde acoustique est assimilable à un écoulement parfait si :
1. Cas de l'air : Avec c_{\text{air}} = 300\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \nu_{\text{air}} \sim 10^{-5}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} :
L'inégalité s'écrit donc :
2. Cas de l'eau : Avec c_{\text{eau}} = 1500\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \nu_{\text{eau}} \sim 10^{-6}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} :
L'inégalité s'écrit donc :
Commentaires :
- Les fréquences caractéristiques obtenues appartiennent au domaine de l'hypersonique (f \gtrsim 1\text{ GHz}).
- Le domaine acoustique usuel (sons audibles entre 20\text{ Hz} et 20\text{ kHz}, ainsi que les ultrasons usuels jusqu'à quelques dizaines de mégahertz) vérifie très largement cette condition : f \ll f_{\text{visq}}.
- L'hypothèse de fluide parfait (effets visqueux négligeables) est donc pleinement justifiée pour la quasi-totalité des applications acoustiques et sous-marines.
Résultat
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Veillez à obtenir le bon ordre de grandeur dans l'application numérique et à orienter correctement le sens des inégalités.
« On note cependant une grande variabilité dans les applications numériques. »
« Il aurait été bienvenu que la similarité des résultats D, η ≪c2/ω s’accompagne d’un commentaire. »
Source : rapport du jury X-ENS 2024
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
Notions : acoustique géométrique, ordre de grandeur
Nous nous plaçons dans l'approximation linéaire et ne prenons pas en compte l'accélération de la pesanteur dans les équations mettant en relation les champs dynamiques.
Nous supposons que la célérité des ondes acoustiques est une fonction de l'altitude et qu'elle varie sur une longueur caractéristique . Par ailleurs, chacun des champs dynamiques ( ou ) varie sur une longueur caractéristique .
Établir à quelle condition, portant sur les longueurs et , la composante est solution d'une équation de D'Alembert dans laquelle on a simplement remplacé la célérité (habituellement constante) par la fonction .
On ne cherchera pas à établir l'équation différentielle générale vérifiée par , on raisonnera d'emblée sur des grandeurs caractéristiques.
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Comparer la longueur d'onde acoustique \lambda à l'échelle spatiale de variation de célérité \ell \sim c/|\mathrm{d}c/\mathrm{d}z|.
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- Identifier les opérateurs spatiaux intervenant lors de l'établissement de l'équation d'onde à partir des équations de l'acoustique couplées aux paramètres du milieu.
- Évaluer par analyse d'ordres de grandeur le terme de dérivée seconde spatiale par rapport au terme couplant la dérivation du champ acoustique à celle des propriétés du milieu.
- En déduire l'inégalité reliant la longueur caractéristique de variation du champ \lambda et celle du milieu \ell.
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Condition de milieu lentement variable (approximation WKB) : longueur d'onde acoustique petite devant la longueur de variation de la célérité, \lambda \ll \ell.
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Dans le cadre de l'acoustique linéaire et en l'absence de pesanteur, l'équation de conservation de la masse et l'équation d'Euler s'écrivent :
En utilisant la relation constitutive \delta p = c(z)^2 \delta\rho, l'élimination de \delta\vec{v} par dérivation temporelle de l'équation de continuité et utilisation de l'équation d'Euler fait intervenir l'opérateur spatial :
ainsi que des termes de couplage issus de la dérivation de grandeurs dépendant de l'altitude z (comme c(z) ou \rho_0(z)).
Pour toute composante dynamique \delta s dépendant de z :
La dérivée spatiale directe du champ dynamique varie sur l'échelle de l'onde acoustique \lambda :
\left| \frac{\partial^2 \delta s}{\partial z^2} \right| \sim \frac{\delta s}{\lambda^2}Les dérivées spatiales croisées faisant intervenir la variation spatiale des caractéristiques du milieu (telle que c(z), qui varie sur la distance \ell) s'écrivent sous la forme de termes correctifs du type :
\left| \frac{1}{c}\frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}z} \frac{\partial \delta s}{\partial z} \right| \sim \frac{1}{\ell} \times \frac{\delta s}{\lambda} = \frac{\delta s}{\ell \lambda}
Pour que la composante \delta s satisfasse une équation de d'Alembert locale de la forme :
il est nécessaire que ces termes de gradient d'inhomogénéité soient négligeables devant les termes de dérivée seconde de l'onde :
soit la condition :
Résultat
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La réflexion devait porter sur les équations locales de départ menant à la propagation, et non sur l'équation de d'Alembert finale.
« La discussion devait porter sur les équations qui conduisent à l’équation de d’Alembert, et non pas sur l’équation de d’Alembert elle-même. »
Source : rapport du jury X-ENS 2024
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique B PC 2024 ?
Surtout 3 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (59 % des questions, parties 1 et 2), Optique géométrique (17 %) et Mécanique des fluides (14 %). Plus ponctuellement : Premier et second principes de la thermodynamique, Diffusion thermique et diffusion de particules et Cinématique et dynamique du point.
Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique B PC 2024 dès la première année (PCSI) ?
Peu : 1 questions sur 32 (3 %) ne demandent que le programme de PCSI : Q1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique B PC 2024 ?
Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique B PC 2024 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique B PC 2024 ?
Questions de cours : Q1 (particule fluide), Q2 (équation d'euler), Q3 (approximation acoustique), Q4 (approximation acoustique), Q5 (approximation acoustique), Q6 (coefficient de compressibilité isentropique), Q14 (gaz parfait), Q16 (loi de snell-descartes)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q15 (loi de snell-descartes) et Q25 (parabole de sûreté).
Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique B PC 2024 ?
Le sujet X-ENS Physique B PC 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge le sujet assez classique, sans être exagérément long ou difficile, tout en notant qu'il a été sélectif (moyenne de 10,02). Moyenne : 10,11/20 (écart-type 3,44, 1 401 présents).
Que faire si l'on bloque à la question Q22 ?
Quel piège éviter sur l'angle θ en Q21 ?
Prendre garde à la référence angulaire : \theta est repéré par rapport à la verticale Oz (normale aux strates) et non à l'horizontale. La pente locale de la trajectoire vaut donc \mathrm{d}Z/\mathrm{d}x = 1/\tan\theta = \operatorname{cotan}\theta, relation indispensable pour établir l'équation différentielle Q21.
Comment justifier la valeur de γ pour l'air en Q14 ?
Mobiliser le théorème d'équipartition de l'énergie. L'air étant assimilé à un gaz diatomique (N_2, O_2), 5 degrés de liberté sont actifs à température ambiante (3 de translation, 2 de rotation), ce qui donne C_{V,\mathrm{m}} = \frac{5}{2}R puis \gamma = \frac{C_{p,\mathrm{m}}}{C_{V,\mathrm{m}}} = \frac{7}{5} = 1{,}4.
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