Corrigé détaillé Mines Physique 1 PSI 2025
Le canon, fournisseur d'impulsion
- 25 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 14 questions sur 25, partie II
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 14 questions sur 25, partie II en entier. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : PTSI 7 · MP2I 5 · TSI1 5 · BCPST1 4 questions.
Détail par partie
- Partie I : Canon à eau1/6En partie
- Partie II : Canon à propulsion chimique8/8Faisable
- Partie III : Canon électromagnétique5/11En partie
Le sujet en bref
Sujet difficile · Électromagnétisme, Mécanique, Mécanique des fluides · 5 incontournables · 14 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet original et très complet aborde l'acquisition d'impulsion mécanique sous trois angles physiques totalement indépendants : l'hydrodynamique d'un canon à eau de grande puissance, la thermodynamique de la détente des gaz de combustion dans une pièce d'artillerie, et enfin l'électromagnétisme appliqué à un propulseur à rails (canon électromagnétique). L'épreuve est particulièrement équilibrée et représentative des attendus du concours Mines-Ponts en filière PSI : exploitation de diagrammes d'ingénieur (Moody), thermodynamique des fluides réels avec le gaz de Joule à covolume, puis modélisation électromécanique fine couplant induction de Lorentz et de Neumann. C'est un excellent problème d'entraînement pour tester sa polyvalence thématique, sa rigueur d'analyse dimensionnelle et sa maîtrise du couplage électromécanique.
- Difficulté
- Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,71/20)
- Temps estimé
- ≈ 2 h 20 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Électromagnétisme24 %
- Mécanique22 %
- Mécanique des fluides20 %
- Thermodynamique20 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 14 questions sur 25, partie II.
Où gagner des points
14 questions rapides et accessibles · 5 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Points à signaler : erreur d'énoncé
Erreur d'énoncé
La valeur R_u \simeq 10^{-7}\ \Omega fournie en Q19 est incohérente avec l'application numérique de la formule demandée, qui donne environ 4{,}1 \times 10^{-5}\ \Omega. Il faut néanmoins s'appuyer sur la valeur du texte pour la conclusion qualitative.
Erreur d'énoncé
La formule F = I^2 \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X} imposée en Q22 omet un facteur 1/2 par rapport au bilan énergétique rigoureux d'un circuit à inductance variable. Il fallait admettre l'expression fournie pour établir l'équation du mouvement.
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
25 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
25 questionsPartie I : Canon à eau
Question 1
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : mouvement balistique, portée, débit volumique
En négligeant tout frottement, montrer que la trajectoire des gouttes est parabolique et que la portée maximale est atteinte lors d'un tir sous un angle de (figure 2). Exprimer en fonction de et puis calculer sa valeur. En déduire le diamètre du canon s'il permet d'assurer un débit sortant de (cas des plus gros canons à eau commercialisés).
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Établir l'équation cartésienne de la trajectoire parabolique pour relier la portée L à l'angle de tir \alpha, puis exprimer le débit volumique D_v = v_0 \frac{\pi d^2}{4}.
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- Appliquer la deuxième loi de Newton à une goutte d'eau en chute libre pour déterminer les équations horaires, l'équation de la trajectoire et l'expression de la portée en fonction de l'angle de tir \alpha.
- Exprimer la vitesse initiale v_0 pour la portée maximale L obtenue à \alpha = 45^\circ, puis mener le calcul numérique.
- Relier le débit volumique D_v à la vitesse d'éjection v_0 et à la section du tuyau pour en déduire le diamètre d.
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Tir balistique sans frottement : portée maximale L = v_0^2/g à 45^\circ, d'où v_0 = \sqrt{gL} puis diamètre via le débit volumique.
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1. Trajectoire et portée maximale
On étudie une goutte d'eau assimilée à un point matériel de masse m, dans le référentiel terrestre supposé galiléen, muni du repère orthonormé (O, \vec{e}_x, \vec{e}_z) représenté sur la figure 2 (Ox horizontal, Oz vertical ascendant). La goutte sort du canon en O à t=0 avec la vitesse :
En négligeant tout frottement, la goutte n'est soumise qu'à son poids \vec{P} = -m g \vec{e}_z. La deuxième loi de Newton s'écrit :
Par intégrations successives avec les conditions initiales \vec{r}(0) = \vec{0} et \vec{v}(0) = \vec{v}_0 :
En éliminant le temps t = \frac{x}{v_0 \cos\alpha}, on obtient l'équation de la trajectoire :
Il s'agit d'une fonction polynomiale du second degré en x de coefficient dominant négatif : la trajectoire est une parabole concave vers le bas.
La portée x_P correspond à l'abscisse du point de retombée au sol (z(x_P) = 0 avec x_P > 0) :
La fonction \alpha \mapsto \sin(2\alpha) est maximale sur [0, \pi/2] pour \sin(2\alpha) = 1, soit :
2. Expression et calcul de la vitesse initiale v_0
Pour un angle de tir \alpha = 45^\circ, la portée maximale vaut L = \frac{v_0^2}{g}, d'où :
Application numérique avec g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et L = 150\text{ m} :
Comme 38^2 = 1\,444 et 39^2 = 1\,521, avec deux chiffres significatifs :
3. Diamètre du canon
Le débit volumique D_v à travers la section circulaire S = \frac{\pi d^2}{4} s'exprime par :
On en déduit le diamètre intérieur du tube :
Avec D_v = 6\,000\text{ L}\cdot\text{min}^{-1} = \frac{6\,000 \times 10^{-3}\text{ m}^3}{60\text{ s}} = 0{,}10\text{ m}^3\cdot\text{s}^{-1} :
Soit, avec deux chiffres significatifs :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : théorème de bernoulli, pression motrice
Justifier que la totalité du jet est isobare à pression identique à celle de l'air. Peut-on appliquer le théorème de Bernoulli le long de cet écoulement parabolique ? Quelle est en particulier la vitesse minimale de l'eau entre sa sortie du canon en et son impact au sol ?
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Le jet libre n'est soumis à aucune contrainte d'enveloppe et baigne dans l'atmosphère ; appliquer la conservation de l'énergie mécanique ou le théorème de Bernoulli, et annuler la vitesse verticale au sommet de la parabole.
Voir la stratégieStratégie
- Pour la pression dans le jet : exploiter les conditions aux limites à l'interface avec l'air ambiant et l'absence de confinement transversal.
- Pour le théorème de Bernoulli : vérifier les hypothèses de validité (incompressibilité, viscosité négligée, écoulement stationnaire) et comparer avec l'équation du mouvement balistique.
- Pour la vitesse minimale : repérer le point le plus haut de la trajectoire où la composante verticale de la vitesse s'annule.
Voir la réponse courteRéponse courte
Jet libre en contact avec l'atmosphère donc isobare ; Bernoulli s'applique le long d'une ligne de courant, vitesse minimale au sommet v_{\min} = v_0\cos\alpha.
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1. Caractère isobare du jet
À la frontière du jet libre en contact avec l'atmosphère, la continuité de la contrainte normale (en négligeant les effets de tension superficielle) impose une pression égale à la pression atmosphérique P_0.
Le jet n'étant pas confiné latéralement et son diamètre d étant très faible devant le rayon de courbure de la trajectoire (d \ll L), le gradient transversal de pression associé à la courbure des lignes de courant est totalement négligeable (\partial P / \partial n \approx 0). Par ailleurs, les particules fluides sont toutes en chute libre avec l'accélération \vec{g}, de sorte que la pression hydrostatique interne ne présente pas de surpression mesurable.
La pression est donc uniforme dans l'ensemble du jet :
2. Application du théorème de Bernoulli
Le fluide est supposé incompressible (\rho_0 = \text{cte}), de viscosité négligeable (fluide parfait), et les transferts thermiques sont inexistants. En régime permanent dans le référentiel terrestre (jet continu alimenté à débit constant), et sous l'action du seul champ de pesanteur uniforme dérivant de l'énergie potentielle massique g z, les conditions d'application du théorème de Bernoulli le long d'une ligne de courant sont satisfaites :
Comme la pression est uniforme et égale à P_0 en tout point du jet, cette relation se simplifie en :
qui traduit exactement la conservation de l'énergie mécanique par unité de masse d'une particule fluide en chute libre.
Il est donc tout à fait légitime d'appliquer le théorème de Bernoulli le long d'une ligne de courant de ce jet.
3. Vitesse minimale de l'eau
La relation de Bernoulli (ou l'étude cinématique du vol balistique) montre que la vitesse v(z) = \sqrt{v_0^2 - 2gz} est une fonction décroissante de l'altitude z. La vitesse scalaire est donc minimale au sommet de la trajectoire parabolique (flèche du tir), là où la composante verticale s'annule : v_z = 0.
La vitesse horizontale étant constante tout au long du vol, la vitesse minimale vaut :
En utilisant l'expression v_0 = \sqrt{gL} obtenue à la question précédente :
Application numérique : Avec v_0 \simeq 38\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et l'approximation fournie \sqrt{2} \simeq 1{,}4 :
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : nombre de reynolds, écoulement turbulent
Rappeler l'expression du nombre de Reynolds d'un écoulement, puis calculer celui-ci pour l'eau à l'intérieur du canon à eau. Que peut-on en conclure ?
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Calculer le nombre de Reynolds \mathcal{R} = \frac{\rho_0 v_0 d}{\eta} et comparer sa valeur aux seuils usuels de transition laminaire-turbulent.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition \mathcal{R} = v_0 d / \nu ; valeur numérique très supérieure à 2000, écoulement nettement turbulent dans le canon.
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Le nombre de Reynolds d'un écoulement en conduite cylindrique de diamètre intérieur d s'écrit :
où \rho_0 est la masse volumique du fluide, v_0 la vitesse moyenne d'écoulement et \eta la viscosité dynamique.
À l'aide des valeurs de l'énoncé et du diamètre d \simeq 5{,}8\text{ cm} obtenu à la question 1 :
- \rho_0 = 1{,}0 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3},
- v_0 \simeq 38\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},
- d \simeq 5{,}8 \times 10^{-2}\text{ m},
- \eta = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s}.
L'application numérique donne :
Le nombre de Reynolds critique pour une conduite circulaire lisse étant \mathcal{R}_c \sim 2\,000 (comme visualisé sur le diagramme de Moody de la figure 3 au terme de la branche laminaire), on a ici \mathcal{R} \gg \mathcal{R}_c. L'écoulement de l'eau dans le tube du canon est donc nettement turbulent (en régime de turbulence pleinement développée).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux
Notions : perte de charge, diagramme de moody
Déterminer les valeurs extrêmes de puis de ; commenter.
Voir l'indiceIndice
Calculer la plage de rugosité relative \varepsilon/d et lire le coefficient \xi sur le diagramme de Moody sur le plateau de turbulence complète, avant d'appliquer la formule de Darcy-Weisbach.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la rugosité relative \varepsilon/d pour les deux valeurs extrêmes de \varepsilon avec le diamètre d \simeq 58\text{ mm} obtenu à la question Q1.
- Localiser le point de fonctionnement sur le diagramme de Moody à l'aide du nombre de Reynolds \mathcal{R} \simeq 2{,}2 \times 10^6 calculé à la question Q3 et en déduire l'intervalle de valeurs pour \xi.
- Appliquer la loi de Darcy-Weisbach pour évaluer les pertes de charge extrêmes \Delta P et commenter leur ordre de grandeur au regard des conditions de tir.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture du coefficient de perte de charge \xi sur le diagramme de Moody selon la rugosité relative, puis calcul de la perte de charge \Delta P.
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La rugosité relative s'écrit \varepsilon/d. Avec d \simeq 58\text{ mm} (d'après la question Q1) et \varepsilon \in [0{,}1\text{ mm} \,;\, 1{,}0\text{ mm}] :
D'après la question Q3, \mathcal{R} \simeq 2{,}2 \times 10^6. À ce nombre de Reynolds élevé, l'écoulement se situe dans le domaine de « turbulence complète », où les courbes de Darcy-Weisbach deviennent horizontales (le facteur de friction ne dépend plus de \mathcal{R}, mais uniquement de la rugosité relative).
La lecture sur le diagramme de Moody (figure 3) donne :
- pour \varepsilon/d \simeq 1{,}7 \times 10^{-3} : \xi_{\min} \simeq 0{,}022 à 0{,}023 ;
- pour \varepsilon/d \simeq 1{,}7 \times 10^{-2} : \xi_{\max} \simeq 0{,}045 à 0{,}046.
D'après la relation de Darcy-Weisbach fournie par l'énoncé :
Le facteur commun vaut, avec v_0^2 = gL \simeq 1{,}47 \times 10^3\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2} (ou 38^2 \simeq 1{,}44 \times 10^3\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2}) et \ell = 1{,}0\text{ m} :
On en déduit les pertes de charge extrêmes :
Commentaires :
- Bien que la longueur du canon soit faible (\ell = 1{,}0\text{ m}), la perte de charge \Delta P est très importante (plusieurs fois la pression atmosphérique P_0 = 1{,}0\text{ bar}), en raison de la très grande vitesse d'éjection (v_0 \simeq 38\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
- L'état de surface intérieur du tuyau joue un rôle prépondérant : un tuyau rugueux double presque la chute de pression par rapport à un tuyau mieux usiné.
- La valeur maximale obtenue (\Delta P \simeq 5{,}8\text{ bar}) concorde remarquablement avec la pression d'entrée P_e = 6{,}0\text{ bar} = P_0 + \Delta P annoncée pour la suite de l'épreuve.
Résultat
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques ; Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : bilan d'énergie mécanique, puissance d'une pompe
En négligeant tout frottement mécanique à l'intérieur de la pompe, exprimer la puissance qu'elle fournit en fonction de et du débit volumique . Exprimer aussi le rendement propulsif défini comme la fraction de puissance utilisée effectivement pour l'acquisition d'impulsion de l'eau en sortie du canon.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Bernoulli généralisé avec apport de travail mécanique entre la surface libre du réservoir et l'entrée de la lance, puis former le rapport de l'énergie cinétique utile sur le travail total fourni.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de Bernoulli avec apport de puissance mécanique (ou le premier principe de la thermodynamique pour un système ouvert en régime permanent) à une ligne de courant entre la surface libre du réservoir et l'entrée du tube du canon.
- Identifier la puissance utile consacrée à la mise en vitesse de l'eau en sortie de tuyère pour en déduire le rendement propulsif k.
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Premier principe industriel pour un fluide incompressible : puissance fournie par la pompe \mathcal{P} = D_v (\Delta P + \frac{1}{2}\rho_0 v_0^2) et calcul du rendement propulsif.
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Considérons le fluide incompressible de masse volumique \rho_0 s'écoulant en régime stationnaire. On applique le bilan d'énergie mécanique en écoulement stationnaire (théorème de Bernoulli avec transfert de travail) entre :
- l'état (1) à la surface libre du réservoir, où la vitesse est négligeable (v_1 \simeq 0), la pression est atmosphérique (P_1 = P_0) et l'altitude est z_1 ;
- l'état (2) juste à la sortie de la pompe (entrée du tuyau du canon), où la vitesse vaut v_2 = v_0, la pression vaut P_2 = P_e et l'altitude est z_2 = z_1 (même niveau).
En l'absence de frottements au sein de la pompe, la relation de Bernoulli généralisée s'écrit pour une particule fluide :
où w_{\text{pompe}} est le travail massique fourni par la pompe à l'eau :
Le débit massique traversant la pompe étant D_m = \rho_0 D_v, la puissance fournie par la pompe au fluide s'exprime par \mathcal{P} = D_m w_{\text{pompe}}, soit :
L'eau sort du canon à la pression atmosphérique P_0 avec la vitesse v_0. L'impulsion acquise par le jet d'eau correspond à la puissance cinétique utile emportée par le fluide à la sortie :
Le reste de la puissance fournie sert à compenser les pertes de charge par frottement visqueux le long du tuyau (où la pression chute de P_e à P_0).
Le rendement propulsif k = \frac{\mathcal{P}_u}{\mathcal{P}} s'écrit donc :
Résultat
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Bilans macroscopiques
Notions : puissance mécanique, rendement propulsif
Calculer et ; commenter.
Voir l'indiceIndice
Réaliser les applications numériques demandées pour \mathcal{P} et k en convertissant soigneusement les débits en unités SI et les pressions en pascals.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de la puissance requise et du rendement k, discussion sur l'importance des pertes de charge devant l'énergie cinétique utile.
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Rappelons les expressions obtenues à la question précédente :
Calculons séparément la pression dynamique \mathcal{P}_{\text{c}} = \frac{1}{2}\rho_0 v_0^2 et la surpression statique P_e - P_0 :
Le débit volumique vaut :
On en déduit la puissance fournie par la pompe :
Le rendement propulsif k s'écrit alors :
Résultat
Partie II : Canon à propulsion chimique
II.A · Le modèle des gaz de Joule
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : identité thermodynamique, équation d'état
Déduire de (2) les expressions de (à une éventuelle constante additive près) et de l'équation d'état pour une quantité de matière en fonction des constantes et . À quelle(s) condition(s) ce modèle décrit-il un gaz parfait monoatomique ? Attention, dans ce qui suit on ne se placera pas dans ce cas particulier.
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Différencier l'entropie molaire S_m(T,V_m) et identifier les termes avec l'identité thermodynamique dU_m = T dS_m - P dV_m pour déduire l'équation d'état P(V_m,T) et la dépendance de U_m(T).
Voir la stratégieStratégie
- Différencier l'expression fournie de l'entropie molaire S_m(T, V_m) par rapport à ses variables d'état (T, V_m).
- Injecter la différentielle dS_m dans l'identité thermodynamique (2) pour exprimer dU_m.
- Exploiter le fait que U_m ne dépend que de T (première loi de Joule) pour identifier séparément le terme en dT (donnant U_m(T)) et annuler le terme devant dV_m (fournissant l'équation d'état P(n, V, T)).
- Comparer l'équation d'état et l'énergie interne obtenues avec celles d'un gaz parfait monoatomique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exploitation de l'identité thermodynamique pour exprimer U_m(T) et P(V_m, T) ; cas limite du gaz parfait monoatomique pour b=0 et C_{vm}=3R/2.
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L'expression de l'entropie molaire donnée en (3) s'écrit sous forme développée :
Sa différentielle totale exacte s'exprime donc par :
En reportant cette relation dans l'identité thermodynamique (2), dU_m = T dS_m - P dV_m, il vient :
Puisque le gaz vérifie la première loi de Joule, son énergie interne molaire ne dépend que de T, d'où \left(\frac{\partial U_m}{\partial V_m}\right)_T = 0. Il en résulte nécessairement :
Comme V_m = \frac{V}{n}, on obtient l'équation d'état sous la forme :
Il s'agit de l'équation d'état d'un gaz de Clausius (ou modèle de covolume).
Par identification du terme dépendant de T, on a :
ce qui donne, par intégration (à une constante additive U_0 près) :
Conditions pour décrire un gaz parfait monoatomique :
- L'équation d'état d'un gaz parfait est PV = nRT, ce qui impose un covolume nul : b = 0.
- Pour un gaz parfait monoatomique, les seuls degrés de liberté sont les trois translations d'où C_{vm} = \frac{3}{2}R. Comme C_{vm} = \frac{\mathrm{d}U_m}{\mathrm{d}T} = \frac{R}{\gamma - 1}, cela impose \frac{1}{\gamma - 1} = \frac{3}{2}, soit \gamma = \frac{5}{3}.
Résultat
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : capacité thermique molaire, relation de mayer
Rappeler les définitions puis donner les expressions des capacités thermiques molaires et du gaz de Joule à volume et à pression constantes ; commenter.
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Utiliser les définitions C_{vm} = \left(\frac{\partial U_m}{\partial T}\right)_V et C_{pm} = \left(\frac{\partial H_m}{\partial T}\right)_P avec H_m = U_m + P V_m, puis vérifier la relation de Mayer.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définitions thermodynamiques de C_{vm} et C_{pm}, dérivation de H_m pour retrouver la relation de Mayer C_{pm} - C_{vm} = R.
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Par définition, pour une mole de fluide homogène, les capacités thermiques molaires à volume constant et à pression constante s'écrivent :
où H_m = U_m + P V_m désigne l'enthalpie molaire du gaz.
Expression de C_{vm} :
D'après la première loi de Joule vérifiée par le fluide et le résultat de la question Q7, l'énergie interne molaire s'écrit U_m(T) = \frac{RT}{\gamma - 1} + U_0. La dérivée partielle se réduit à une dérivée droite :\boxed{C_{vm} = \frac{\mathrm{d}U_m}{\mathrm{d}T} = \frac{R}{\gamma - 1}}Expression de C_{pm} :
D'après l'équation d'état obtenue à la question Q7, P(V_m - b) = RT, soit P V_m = RT + P b. L'enthalpie molaire vaut donc :H_m(T, P) = U_m(T) + RT + P bEn dérivant par rapport à T à pression P constante (le covolume b étant une constante) :
C_{pm} = \left( \frac{\partial H_m}{\partial T} \right)_P = \frac{\mathrm{d}U_m}{\mathrm{d}T} + R = C_{vm} + RCe qui conduit à :
\boxed{C_{pm} = \frac{\gamma R}{\gamma - 1}}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Description d'un système thermodynamique
Notions : loi de laplace, détente adiabatique
Établir une relation liant, pendant une telle transformation, la pression et le volume molaire en fonction de et de .
Voir l'indiceIndice
Pour une transformation adiabatique et réversible, l'entropie molaire reste constante : exploiter directement l'expression fournie de S_m(T,V_m) combinée à l'équation d'état.
Voir la stratégieStratégie
- Une transformation adiabatique et réversible d'un fluide homogène s'effectue à entropie constante (isentropique) : on utilise directement l'expression de S_m(T, V_m) donnée dans l'énoncé.
- On élimine la température T au profit de la pression P grâce à l'équation d'état établie à la question Q7 pour obtenir la loi liant P et V_m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du premier principe à une détente adiabatique réversible : intégration pour obtenir la loi de type Laplace P(V_m - b)^\gamma = \text{cte}.
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La détente du gaz est supposée adiabatique (\delta Q = 0) et réversible : le second principe de la thermodynamique assure donc qu'elle est isentropique, soit :
D'après l'expression (3) de l'énoncé pour l'entropie molaire :
Comme S_0 et R sont des constantes strictement positives, cela équivaut à :
L'équation d'état établie à la question Q7 s'écrit pour une mole (n = 1) :
En injectant cette expression de T dans la relation isentropique, il vient :
Comme R est une constante, on obtient la loi de Laplace généralisée au gaz de Joule :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : transformation polytropique, loi de laplace
Quel est, à votre avis, le signe de ? Établir la relation et exprimer l'exposant en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Lors d'une détente rapide, le gaz fournit du travail à l'extérieur (\delta W < 0) et cède de la chaleur aux parois froides (\delta Q < 0), ce qui fixe le signe de \kappa ; combiner ensuite premier principe et identité thermodynamique.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser le signe des échanges énergétiques reçus par le gaz (\delta W et \delta Q) lors de la détente pour en déduire celui de \kappa.
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique à une évolution infinitésimale d'une mole de gaz de Joule.
- Exprimer la variation de température dT à l'aide de l'équation d'état obtenue à la question Q7 pour obtenir une équation différentielle à variables séparables reliant P et V_m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Signe de \kappa déduit des pertes thermiques ou irréversibilités ; obtention de la loi polytropique P(V_m - b)^q = \text{cte} avec q(\kappa, \gamma).
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1. Signe de \kappa :
Pendant le tir, le gaz se détend et repousse le projectile : son volume augmente (dV > 0). Le travail des forces de pression reçu par le gaz est donc résistant :
Par ailleurs, les gaz issus de la combustion sont portés à très haute température, nettement supérieure à celle des parois métalliques du canon. Le gaz cède donc thermiquement de l'énergie vers l'extérieur (pertes thermiques aux parois) :
Puisque \delta Q = \kappa\,\delta W, le rapport de deux grandeurs négatives impose :
2. Établissement de la relation polytropique :
Considérons une mole de gaz subissant cette transformation intérieurement réversible. Le premier principe de la thermodynamique s'écrit sous forme différentielle :
D'après la première loi de Joule (question Q8) :
D'après l'équation d'état établie à la question Q7, P(V_m - b) = RT, soit par différentiation logarithmique :
En injectant cette relation dans l'expression de \mathrm{d}U_m, il vient :
Égalons les deux expressions de \mathrm{d}U_m :
En développant le terme entre crochets :
En posant q = \gamma + \kappa(\gamma - 1) et en divisant par P(V_m - b), on obtient :
L'intégration directe de cette relation différentielle donne :
avec :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : force de pression, équation d'état
Exprimer la force de poussée exercée sur le culot du projectile en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer le volume total disponible V(t) = V_c + \pi a^2 X(t), utiliser la loi polytropique P(V - n b)^q = \text{cte}, puis multiplier la pression par la section droite du culot \pi a^2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la pression instantanée P(t) du gaz à l'aide de la loi polytropique établie à la question Q10 et des conditions initiales à t = 0^+.
- Relier la force de poussée F_p(t) à cette pression s'exerçant sur la section droite du projectile de rayon a, en tenant compte du fait que l'extérieur est modélisé par le vide.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression du volume de la chambre en fonction de la position X(t), puis calcul de la force de poussée F_p(t) = P(t) \cdot S.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi établie à la question Q10, le gaz de Joule suit une détente polytropique telle que :
En introduisant le volume total V(t) = n V_m(t), cette relation devient :
À l'instant initial t = 0^+, le projectile est en X(0) = 0, le volume disponible est V(0) = V_c et la pression vaut P_i. On en déduit :
Au cours du mouvement, le volume occupé par les gaz propulseurs est V(t) = V_c + \pi a^2 X(t). La pression du gaz s'écrit donc :
Le culot du projectile, situé en x = X(t), a pour aire S = \pi a^2. L'extérieur étant considéré comme vide, la force de pression extérieure est nulle. La résultante des forces de pression exercées sur le culot selon l'axe (Ox) est donc :
En remplaçant P(t) par son expression, on obtient :
Résultat
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : force conservative, énergie potentielle
Cette force est-elle conservative ? Une réponse justifiée est attendue.
Voir l'indiceIndice
Examiner si la force de poussée F_p(X) dépend uniquement de la coordonnée spatiale X le long d'un mouvement rectiligne unidimensionnel pour conclure à l'existence d'une énergie potentielle.
Voir la stratégieStratégie
- Observer la dépendance de la force de poussée établie à la question Q11 : la force est colinéaire à l'axe (Ox) du tir et ne dépend que de la coordonnée spatiale X.
- Rappeler le critère d'une force conservative pour un mouvement unidimensionnel, puis expliciter l'énergie potentielle associée E_p(X) définie par F_p(X) = -\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}X}.
Voir la réponse courteRéponse courte
La force ne dépend que de la coordonnée spatiale X, elle dérive donc d'une énergie potentielle et s'avère conservative.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q11, la force de poussée s'exerçant sur le culot du projectile est portée par l'axe du canon \vec{e}_x et ne dépend explicitement que de la position X(t) du projectile :
Le mouvement du projectile étant rectiligne à une dimension le long de l'axe (Ox), toute force continue qui ne dépend que de la position dérive d'une énergie potentielle E_p(X) définie à une constante additive près par :
En choisissant la référence E_p(0) = 0, l'énergie potentielle associée s'obtient par intégration :
Puisque cette énergie potentielle existe et est bien définie pour tout X \ge 0 (avec q > 1), le travail de \vec{F}_p ne dépend pas du chemin suivi :
Résultat
II.B · Balistique intérieure
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : principe fondamental de la dynamique, équation du mouvement
Établir l'équation différentielle du second ordre vérifiée par .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la dynamique au projectile en projection sur l'axe du canon (Ox) sous la seule action de la force de poussée F_p(X).
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système mécanique et le référentiel d'étude en précisant les approximations de l'énoncé.
- Réaliser le bilan des forces extérieures appliquées au projectile en exploitant l'expression de la force de poussée F_p(t) établie à la question Q11.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique (ou deuxième loi de Newton) et projeter sur l'axe (Ox) pour obtenir l'équation différentielle du mouvement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Deuxième loi de Newton projetée sur l'axe du canon : M \ddot{X} = F_p(X) - P_0 S, équation différentielle non linéaire du second ordre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le projectile \mathscr{P} de masse M, en translation rectiligne le long de l'axe (Ox) du canon, dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
D'après les hypothèses de l'énoncé :
- les forces de pesanteur sont négligées devant les forces motrices ;
- tous les frottements (mécaniques sur l'âme lisse du canon et aérodynamiques) sont négligés ;
- l'extérieur du canon est considéré comme vide (P_{\text{ext}} = 0), de sorte qu'aucune force de contre-pression ne s'exerce sur la face avant du projectile ;
- la réaction normale des parois du tube est purement orthogonale à l'axe (Ox) ;
- la seule composante selon l'axe du mouvement est la force de poussée motrice \vec{F}_p = F_p(t)\,\vec{u}_x exercée par les gaz sur le culot.
D'après le résultat de la question Q11, cette force a pour intensité :
L'application de la deuxième loi de Newton au projectile projetée sur l'axe (Ox) s'écrit :
On en déduit immédiatement l'équation différentielle non linéaire du second ordre vérifiée par X(t) :
Résultat
Question 14
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Cinématique et dynamique du point
Notions : théorème de l'énergie cinétique, impulsion
Montrer que l'impulsion acquise par le projectile à sa sortie du canon est donnée par la relation :
et exprimer en fonction de et ainsi que en fonction de et de la température des gaz à . Commenter la signification et l'expression de .
Voir l'indiceIndice
Multiplier l'équation différentielle du mouvement par \dot{X} pour intégrer le théorème de l'énergie cinétique entre X=0 et X=\ell, puis exprimer p_s = M v(\ell) et poser la longueur équivalente X_0.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de l'énergie cinétique (ou la conservation de l'énergie mécanique établie en Q12) au projectile entre son départ au repos en X=0 et sa sortie en X=\ell.
- Exprimer le travail de la force de poussée F_p(X) et introduire la longueur caractéristique X_0 pour factoriser l'intégrale sous la forme demandée.
- Relier le produit P_i(V_c - nb) à la température initiale T_i grâce à l'équation d'état du gaz de Joule (Q7) pour identifier p_\infty.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du théorème de l'énergie cinétique entre X=0 et X=\ell pour aboutir à l'impulsion de sortie p_s et interprétation de p_\infty.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le projectile, initialement au repos en X=0 (v(0) = 0), est soumis sur l'intervalle [0, \ell] à la seule force de poussée F_p(X)\vec{e}_x (le poids et les frottements étant négligés). D'après le théorème de l'énergie cinétique :
D'après l'expression de la force de poussée obtenue à la question Q11 :
Posons la longueur caractéristique X_0 telle que :
La force s'écrit alors simplement :
Le travail de cette force lors du parcours dans le canon s'obtient par intégration (q > 1) :
Comme \pi a^2 X_0 = V_c - nb, et que l'équation d'état établie à la question Q7 donne à l'état initial P_i (V_c - nb) = n R T_i, il vient :
En reliant ce travail à l'impulsion p_s via p_s = \sqrt{2 M W_{0\to\ell}} :
On retrouve bien la forme demandée :
avec :
Résultat
Partie III : Canon électromagnétique
III.A · Ordres de grandeur
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : symétrie et invariances, champ magnétique d'un fil rectiligne
Déterminer la direction du champ magnétique créé en par ce fil. En déduire la projection de sur la base locale cylindrique en fonction des coordonnées de .
Voir l'indiceIndice
Exploiter les invariances par translation et rotation du fil ainsi que les plans de symétrie du courant pour orienter \vec{B}, puis appliquer le théorème d'Ampère sur un cercle de rayon r.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les plans de symétrie de la distribution de courant passant par le point M afin d'en déduire la direction du champ magnétique \vec{B}(M) (en exploitant le caractère pseudo-vectoriel de \vec{B}).
- Utiliser les invariances géométriques de la distribution (translation le long de l'axe (Oz) et rotation autour de cet axe) pour déterminer les coordonnées dont dépend \vec{B}.
- Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour judicieusement choisi (un cercle centré sur l'axe) pour obtenir l'expression scalaire de la composante non nulle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Invariances et plans d'antisymétrie : le champ magnétique est orthoradial \vec{B}(M) = B_\theta(r)\vec{u}_\theta et application de la règle du tire-bouchon.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Direction du champ magnétique \vec{B}(M) :
Considérons le point M(r, \theta, z) repéré en coordonnées cylindriques de base locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_z).
- Le plan \Pi_s = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_z), qui contient l'axe du fil (Oz) et le point M, est un plan de symétrie pour la distribution de courant : la réflexion plane par rapport à \Pi_s laisse le fil invariant et conserve le vecteur densité de courant \vec{\jmath} = j(r)\,\vec{e}_z.
Le champ magnétique \vec{B} étant un pseudo-vecteur (vecteur axial), en tout point M appartenant à un plan de symétrie des courants \Pi_s, le champ magnétique est orthogonal à ce plan :
\vec{B}(M) \perp \Pi_s \iff \vec{B}(M) = B_\theta(M)\,\vec{e}_\theta
Le champ magnétique \vec{B}(M) est donc orthoradial, c'est-à-dire dirigé selon le vecteur unitaire \vec{e}_\theta.
2. Invariances et dépendance spatiale :
- Le fil étant supposé infini, la distribution de courant est invariante par toute translation selon (Oz) : le champ ne dépend pas de z.
- La distribution présente une invariance par rotation autour de l'axe (Oz) (symétrie axiale) : le champ ne dépend pas de \theta.
Le champ magnétique ne dépend donc que de la distance radiale r :
3. Projection de \vec{B} sur la base locale cylindrique :
Appliquons le théorème d'Ampère sur un contour circulaire \mathcal{C} d'axe (Oz), de rayon r, passant par M et orienté selon \vec{e}_\theta :
Le contour \mathcal{C} enlace le fil orienté par le courant I dans le sens de \vec{e}_z. D'après la règle du tire-bouchon de Maxwell, le courant algébrique enlacé est I_{\text{enl}} = +I. Le théorème d'Ampère s'écrit :
La projection du champ magnétique \vec{B} sur la base locale cylindrique s'écrit donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : mouvement rectiligne uniformément accéléré, ordre de grandeur
En supposant l'accélération constante à l'intérieur du canon, exprimer la durée du tir en fonction de et puis en fonction de et . Dans le cas d'un tir en direction non horizontale, est-il légitime de négliger le poids du projectile ?
Voir l'indiceIndice
Intégrer deux fois une accélération constante a pour relier \ell, a et \Delta t, puis injecter la relation de définition de l'impulsion p_s = m a \Delta t et comparer l'accélération obtenue à l'accélération de la pesanteur g.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relations cinématiques à accélération constante ; comparaison de a à g montrant que le poids est totalement négligeable devant l'accélération subie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le projectile effectue un mouvement de translation rectiligne uniformément accéléré selon l'axe du canon, avec une accélération a constante et une vitesse initiale nulle au départ en x(0) = 0 :
À la date t = \Delta t, le projectile atteint la sortie du canon en x(\Delta t) = \ell, d'où :
À cet instant, la vitesse de sortie est v_s = a \Delta t = \sqrt{2 a \ell}, ce qui correspond à l'impulsion p_s = m v_s = m \sqrt{2 a \ell}. On en déduit l'expression de l'accélération a :
Calculons numériquement l'accélération avec m = 50\text{ g} = 5{,}0 \times 10^{-2}\text{ kg}, \ell = 25\text{ m} et p_s = 10\text{ kg}\cdot\text{m}\cdot\text{s}^{-1} :
(soit une durée de tir de \Delta t = \sqrt{\frac{50}{800}} = 0{,}25\text{ s}).
Pour un tir incliné d'un angle \alpha par rapport à l'horizontale, la composante du poids selon l'axe du tir est m g \sin\alpha \le m g. Or, avec g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :
L'accélération imposée par la force motrice étant près de deux ordres de grandeur supérieure à l'accélération de la pesanteur, il est parfaitement légitime de négliger le poids du projectile devant la force motrice lors de la phase de propulsion.
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : force de laplace, principe fondamental de la dynamique
Rappeler l'expression de la force de LAPLACE exercée sur un conducteur électrique. En supposant le champ magnétique uniforme dans le canon, exprimer son intensité minimale en fonction de et du courant électrique .
Voir l'indiceIndice
Rappeler la loi élémentaire de Laplace d\vec{F}_L = I d\vec{\ell} \wedge \vec{B}, l'intégrer sur la tige rectiligne de longueur d, puis égaler la force motrice à m a pour en déduire B_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé de la force de Laplace \vec{F}_L = I \vec{d} \wedge \vec{B}_0 ; égalité avec m a pour isoler la valeur minimale du champ B_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La force de Laplace élémentaire subie par un élément de conducteur filiforme \mathrm{d}\vec{\ell}, parcouru par un courant d'intensité I et plongé dans un champ magnétique extérieur \vec{B}, s'écrit :
Pour un conducteur filiforme orienté dans le sens du courant, la force totale est :
Pour un barreau rectiligne de vecteur longueur \vec{d} reliant les deux rails dans un champ uniforme \vec{B}, cette expression devient :
Appliquons le principe fondamental de la dynamique au projectile de masse m dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. En négligeant les frottements et le poids (justifié à la question Q16), la force propulsive est uniquement la force de Laplace :
En norme, la force propulsive vérifie :
où \theta désigne l'angle entre le vecteur longueur \vec{d} (porté par l'axe transversal reliant les deux rails) et le champ magnétique \vec{B}.
Pour obtenir l'accélération a souhaitée avec une intensité de champ magnétique minimale B_0, il faut maximiser la force de Laplace pour un champ donné. Il convient donc de choisir :
- un champ \vec{B} orthogonal à la tige transversale (\sin\theta = 1) ;
- un champ \vec{B} orthogonal à la direction des rails, de sorte que la force \vec{F}_L = I\,\vec{d}\wedge\vec{B} soit entièrement colinéaire à l'axe du canon (direction de l'accélération \vec{a}).
Sous ces conditions optimales, m a = I d B_0, ce qui donne :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Induction et forces de Laplace
Notions : théorème d'ampère, force de laplace
Ce champ magnétique est assimilé à celui créé par un fil infini situé à la distance du point où se trouve le projectile. Exprimer puis calculer la valeur minimale du courant électrique nécessaire à la réalisation de l'expérience, en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Assimiler le champ B_0 au champ créé par un fil infini situé à une distance r = d/2 du projectile pour établir l'expression du courant nécessaire.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ magnétique créé par un fil infini à la distance r = d/2 en exploitant le résultat de la question Q15.
- Égaler cette expression à la valeur minimale B_0 = \frac{m a}{I d} établie à la question Q17 afin d'éliminer la distance d et d'isoler l'intensité minimale I.
- Effectuer l'application numérique avec deux chiffres significatifs conformément aux consignes de l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Champ créé par un fil infini B = \mu_0 I / (2\pi r) injecté dans l'expression de la force de Laplace, d'où l'expression et la valeur de I.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q15, le champ magnétique créé par un fil infini rectiligne parcouru par un courant I à une distance r a pour norme :
À la distance r = \frac{d}{2} correspondant à la position du projectile, ce champ vaut :
Or, d'après la question Q17, l'intensité minimale du champ magnétique nécessaire pour communiquer l'accélération a au projectile est :
En égalant ces deux expressions, l'écartement d des rails se simplifie :
Le courant électrique minimal nécessaire est donc :
Application numérique : Avec les données de l'énoncé et le résultat de la question Q16 (a = 8{,}0 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) :
- m = 50\text{ g} = 5{,}0 \times 10^{-2}\text{ kg} ;
- a = 8{,}0 \times 10^2\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- \mu_0 = 1{,}3 \times 10^{-6}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} ;
- \pi \simeq 3{,}14.
On calcule :
D'où :
(En prenant la valeur exacte \mu_0 = 4\pi \times 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}, le facteur \pi se simplifie rigoureusement et donne I = \sqrt{10^8} = 1{,}0 \times 10^4\text{ A} = 10\text{ kA}).
Résultat
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Conversion de puissance › Conversion électromécanique
Notions : effet joule, rendement propulsif
La résistance électrique du système est notée . On définit le rendement de propulsion comme le rapport de l'énergie cinétique emportée par le projectile à l'énergie électrique nécessaire au tir. Montrer que l'on peut mettre ce rendement sous la forme en exprimant la résistance utile en fonction de et . Sachant que , proposer une conclusion.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'énergie mécanique fournie E_c = \frac{p_s^2}{2m} et l'énergie dissipée par effet Joule E_J \simeq R I^2 \Delta t pendant le tir pour former le rendement \eta \simeq E_c / E_J.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie cinétique E_c du projectile en sortie de canon à partir de son impulsion p_s et de sa masse m.
- Exprimer l'énergie électrique fournie pendant le tir sous l'hypothèse de courant constant I, en évaluant l'énergie dissipée par effet Joule E_{\text{elec}} = R I^2 \Delta t, et utiliser les relations établies aux questions Q16 et Q18 pour simplifier le produit I^2 \Delta t.
- Identifier la résistance utile R_u par identification dans \eta = E_c / E_{\text{elec}} = R_u / R, puis commenter la valeur obtenue face à la résistance typique d'un tel circuit.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan énergétique comparant l'énergie cinétique acquise aux pertes Joule intégrées sur la durée du tir pour établir R_u ; discussion sur l'ordre de grandeur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie cinétique emportée par le projectile à sa sortie du canon s'exprime en fonction de son impulsion p_s = m v_s :
Pendant la durée \Delta t du tir, le courant I circule dans le circuit de résistance R. L'énergie électrique consommée (dominée par l'effet Joule) est :
D'après la question Q18, le courant minimal vaut I^2 = \dfrac{\pi m a}{\mu_0}. Par ailleurs, pour un mouvement rectiligne uniformément accéléré sans vitesse initiale (question Q16), la vitesse finale est v_s = a \Delta t = \dfrac{p_s}{m}, d'où :
L'énergie électrique s'écrit donc :
Le rendement de propulsion est alors :
On identifie directement l'expression sous la forme \eta = \dfrac{R_u}{R} avec :
Conclusion :
La résistance réelle R d'un circuit constitué de deux rails de 25\text{ m} et des contacts glissants est au minimum de l'ordre de quelques milliohms à quelques centièmes d'ohm (R \gtrsim 10^{-3} \text{ à } 10^{-2}\ \Omega). Avec une résistance utile de l'ordre de R_u \simeq 10^{-7}\ \Omega, le rendement propulsif est extrêmement faible :
La quasi-totalité de l'énergie électrique fournie est dissipée par effet Joule. Le canon électromagnétique impose donc de stocker une énergie colossale et pose des défis majeurs d'échauffement thermique et de dégradation des rails.
Résultat
III.B · Modélisation
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : loi de faraday, fem induite
Rappeler la loi de Faraday de l'induction électromagnétique. On distingue parfois deux situations d'induction : « circuit fixe dans un champ magnétique variable » (induction de Neumann) et « circuit mobile dans un champ magnétique statique » (induction de Lorentz). Que dire de cette distinction dans le cas de la figure 7 ?
Voir l'indiceIndice
Énoncer la force électromotrice induite e = -d\Phi/dt ; noter que le circuit est ici à la fois déformable (projectile mobile) et parcouru par un courant variable dans le temps, superposant ainsi les deux mécanismes.
Voir la stratégieStratégie
- Énoncer la loi de Faraday sous sa forme intégrale en définissant la force électromotrice induite et le flux magnétique.
- Rappeler l'origine physique de la distinction historique entre induction de Neumann (champ magnétique dépendant du temps) et induction de Lorentz (mobilité ou déformation du circuit dans l'espace).
- Analyser l'état du système de la figure 7 : cinématique du projectile (position X(t) variable) et régime électrique (courant I(t) variable).
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé de e = -\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t ; les deux mécanismes coexistent car le circuit se déforme géométriquement et le courant varie simultanément dans le temps.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La loi de Faraday stipule que la force électromotrice induite e apparaissant dans un circuit fermé orienté \Gamma, bordant une surface orientée S, est égale à l'opposé de la dérivée par rapport au temps du flux magnétique \Phi à travers ce contour :
avec :
la normale à la surface étant orientée selon la règle de la main droite associée au sens de parcours de \Gamma.
On distingue traditionnellement :
l'induction de Neumann : le contour est géométriquement fixe dans le référentiel d'étude, mais le champ magnétique varie dans le temps (\partial\vec{B}/\partial t \neq \vec{0}). La f.é.m. provient de la circulation du champ électrique induit :
e_{\text{Neumann}} = -\iint_S \frac{\partial\vec{B}}{\partial t}\cdot\mathrm{d}\vec{S}l'induction de Lorentz : le champ magnétique est stationnaire (\partial\vec{B}/\partial t = \vec{0}), mais le circuit se déplace ou se déforme à une vitesse \vec{v}. La f.é.m. provient de l'action de la force magnétique de Lorentz sur les porteurs de charge :
e_{\text{Lorentz}} = \oint_\Gamma (\vec{v}\wedge\vec{B})\cdot\mathrm{d}\vec{\ell}
Dans le cas de la figure 7 :
- Le projectile se déplace à la vitesse \vec{v} = \dot{X}\,\vec{e}_x, ce qui entraîne une déformation temporelle du contour du circuit (dont l'aire augmente au fur et à mesure que X(t) croît) : il s'agit d'une induction de Lorentz.
- Le courant I(t) traversant le circuit n'est pas constant : il varie au cours de la propulsion. Le champ magnétique \vec{B} qu'il engendre dépend donc explicitement du temps (\partial\vec{B}/\partial t \neq \vec{0}), ce qui correspond à une induction de Neumann.
Cette distinction montre que les deux situations sont présentes simultanément : il y a coexistence d'une induction de Lorentz et d'une induction de Neumann. La loi de Faraday globale e = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} prend naturellement en compte ces deux effets sans qu'il soit nécessaire de les dissocier.
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : loi des mailles, auto-induction
Établir l'équation électrique reliant , les fonctions et leurs dérivées.
Voir l'indiceIndice
Écrire la loi des mailles du circuit d'alimentation en prenant garde au fait que le flux propre s'écrit \Phi(t) = L(X) I(t), dont la dérivation temporelle fait intervenir à la fois \dot{I} et \dot{X}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le flux magnétique propre à travers le circuit en fonction de l'inductance propre L(X) et de l'intensité I(t).
- Appliquer la loi de Faraday pour exprimer la force électromotrice induite e(t), puis dériver le produit par rapport au temps en appliquant la règle de dérivation d'une fonction composée pour L(X(t)).
- Écrire la loi des mailles (ou la loi d'Ohm généralisée) pour obtenir l'équation électrique du circuit.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi des mailles avec prise en compte de la f.é.m. d'auto-induction : E_0 = R(X)I + \frac{\mathrm{d}(L(X)I)}{\mathrm{d}t}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Orientons le contour fermé du circuit dans le sens du courant I(t) issu de la borne positive du générateur de tension continue E_0.
Le flux magnétique total à travers le circuit se réduit ici à son flux propre :
D'après la loi de Faraday (rappelée à la question Q20), la force électromotrice induite dans la maille s'écrit :
La loi des mailles appliquée au circuit fermé (constitué du générateur, des rails et du projectile de résistance totale R(X)) donne :
En développant la dérivée du produit, sachant que X dépend du temps :
On obtient ainsi l'équation électrique différentielle régissant le système :
Résultat
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Conversion de puissance › Conversion électromécanique ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : force électromagnétique, principe fondamental de la dynamique
Justifier que la force propulsive est ; en déduire l'équation mécanique qui décrit le mouvement du projectile.
Voir l'indiceIndice
Identifier la puissance électromécanique fournie \mathcal{P}_{\text{méc}} = F \dot{X} à partir du bilan de puissance sur le circuit inductif, ou appliquer directement l'expression de la résultante de Laplace.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le travail élémentaire des forces de Laplace lors d'un déplacement virtuel ou réel \mathrm{d}X du projectile à l'aide de la règle du flux coupé (ou théorème de Maxwell) pour en déduire l'expression de la force propulsive F.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique au projectile selon l'axe (Ox) en tenant compte des hypothèses de l'énoncé (poids et frottements négligés).
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification de la force par dérivation de l'énergie magnétique ou bilan de puissance, puis application du PFD pour obtenir l'équation mécanique couplée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le projectile ferme la ligne conductrice à l'abscisse X(t). Lors d'un déplacement infinitésimal \mathrm{d}X pendant la durée \mathrm{d}t, la surface du circuit augmente et le barreau coupe les lignes de champ magnétique. D'après le théorème de Maxwell, le travail élémentaire des forces de Laplace s'écrit :
où \mathrm{d}\Phi_c est le flux coupé par le conducteur mobile. Le flux propre à travers le circuit étant \Phi = L(X) I(t), la variation de flux liée au seul mouvement géométrique du contour (à courant fixé) vaut :
Ce travail mécanique s'exprime également à partir de la force propulsive \vec{F} = F\,\vec{e}_x :
Par identification, on obtient bien l'expression imposée par l'énoncé :
Établissons à présent l'équation mécanique du mouvement :
- Système : projectile de masse m, assimilé à un point matériel d'abscisse X(t).
- Référentiel : référentiel du laboratoire (terrestre), supposé galiléen, muni de la base cartésienne (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z).
Bilan des forces :
- le poids est négligé conformément aux hypothèses ;
- les frottements mécaniques sont négligés ;
- l'action normale des rails de guidage compense tout mouvement selon y et z ;
- la force propulsive de Laplace \vec{F} = F\,\vec{e}_x = I^2(t)\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X}\vec{e}_x.
D'après le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe (Ox) :
soit finalement :
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : résistance d'un conducteur cylindrique, loi d'ohm locale
L'argument « la longueur des rails d'alimentation est , indépendamment de la position du projectile » pourrait servir à justifier un modèle où . En limitant votre argumentation à quelques lignes au maximum, expliquer pourquoi cet argument est incorrect. Dans la suite on négligera la résistance électrique du projectile et la résistance interne du générateur. Justifier le modèle linéaire, et exprimer en fonction des caractéristiques du rail de guidage.
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Préciser que le courant ne circule que dans la boucle fermée délimitée par la culasse et le projectile : les portions de rails situées en avant du projectile sont hors circuit.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le chemin suivi par les lignes de courant dans le circuit fermé : la portion des rails située au-delà du projectile (x > X) est en circuit ouvert et ne transporte aucun courant.
- Appliquer la loi de Pouillet pour un conducteur ohmique cylindrique de section constante aux deux rails d'alimentation parcourus sur la longueur X.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le courant ne parcourt les rails que jusqu'au projectile : la longueur utile est 2X, d'où R(X) = 2X/(\gamma S) = \rho X.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Réfutation de l'argument :
Le projectile agit comme un contact glissant qui court-circuite les deux rails à l'abscisse X(t). Le courant I(t) ne circule que dans la boucle fermée comprise entre le générateur (x=0) et le projectile (x=X). La portion des rails située au-delà du projectile, pour x \in [X(t), \ell], est en circuit ouvert : aucun courant ne la traverse. La résistance dépend de la longueur du domaine effectivement parcouru par le courant, c'est-à-dire X(t), et non de la longueur totale \ell des rails. L'argument est donc incorrect.
2. Justification du modèle linéaire et expression de \rho :
Chaque rail de guidage présente une section droite constante :
D'après la loi d'Ohm locale en régime quasi-stationnaire (\vec{\jmath} = \gamma \vec{E}), un tronçon de rail de longueur X présente une résistance donnée par la formule de Pouillet :
Le courant traverse successivement le rail supérieur sur la longueur X, le projectile, puis revient par le rail inférieur sur la même longueur X. En négligeant la résistance propre du projectile et celle du générateur, la résistance totale du circuit est la somme des résistances des deux rails en série :
On retrouve bien une loi linéaire de la forme R(X) = \rho X, où le coefficient de résistance linéique vaut :
Résultat
Question 24
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Induction et forces de Laplace
Notions : théorème d'ampère, inductance propre
En négligeant les effets de bord, on pourra en première approximation considérer le champ magnétique , dans le plan où se trouve le projectile, comme uniforme dans chaque zone de l'espace (entre les rails et hors de ceux-ci). Montrer, en précisant les hypothèses ou approximations nécessaires, qu'entre les rails il vaut ; on pourra s'inspirer du modèle du solénoïde infini. En déduire l'expression de .
Voir l'indiceIndice
Assimiler les deux rails conducteurs à des rubans infinis parcourus par des courants superficiels opposés de densité j_s = I/h, appliquer le théorème d'Ampère pour évaluer le champ interne, puis calculer le flux magnétique à travers la surface d \times X.
Voir la stratégieStratégie
- Expliciter les hypothèses géométriques (effet de bord négligé, analogie avec le solénoïde infini et deux nappes de courant planes) pour modéliser la nappe de courant surfacique j_s = I/h.
- Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour judicieusement choisi pour établir la valeur du champ B_0.
- Exprimer le flux propre embrassé par le circuit pour identifier l'inductance L(X), puis dériver par rapport à X.
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème d'Ampère sur un contour enlaçant un rail modélisé par une nappe de courant : B_0 \simeq \mu_0 I / h, calcul du flux propre puis \mathrm{d}L/\mathrm{d}X.
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1. Champ magnétique entre les rails
On modélise chaque rail comme une nappe plane de courant de hauteur h (selon l'axe Oz) et de longueur infinie selon Ox :
On suppose le courant I uniformément réparti sur la hauteur h de chaque rail, ce qui définit une densité surfacique de courant :
j_s = \frac{I}{h}- L'écartement d entre les rails est supposé faible devant leur hauteur h (d \ll h), ce qui permet de négliger les effets de bord au voisinage du plan médian z = 0.
- Par invariance selon Ox et par symétrie, le champ magnétique entre les rails est dirigé selon la verticale \vec{e}_z.
- À l'instar du solénoïde infini (ou d'une ligne à rubans), les champs magnétiques créés par les deux rails de courants opposés s'additionnent constructivement dans la région interne (0 < y < d) et se compensent à l'extérieur : le champ extérieur est ainsi négligeable (B_{\text{ext}} \simeq 0).
Appliquons le théorème d'Ampère le long d'un contour rectangulaire fermé \mathcal{C} tracé dans un plan orthogonal à l'écoulement du courant (plan yOz), de hauteur H \leqslant h selon Oz, ayant un côté vertical situé entre les rails et l'autre à l'extérieur :
Le courant total enlacé par ce contour correspond au courant traversant le rail sur la hauteur H, soit :
D'après le théorème d'Ampère \oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0 I_{\text{enl}} :
On en déduit l'expression du champ magnétique régnant entre les rails :
2. Déduction de \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X}
Le circuit fermé alimenté par le générateur est constitué des rails jusqu'à l'abscisse X(t) et du projectile. Il délimite une surface plane rectangulaire d'aire S(X) = d \cdot X.
Le champ \vec{B} = B_0 \vec{e}_z étant uniforme et perpendiculaire à ce rectangle, le flux magnétique propre à travers le circuit s'écrit :
Par définition de l'inductance propre L(X), telle que \Phi = L(X) I, on identifie :
En dérivant par rapport à la position X, on obtient :
Résultat
Question 25
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : temps caractéristique, analyse dimensionnelle
Exprimer les constantes positives et en fonction des données du problème. Préciser la dimension de et son interprétation physique.
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Remplacer R(X) = \rho X et L(X) = \frac{\mu_0 d}{h} X dans l'équation de maille obtenue à la question 21 et identifier terme à terme les constantes \alpha, \beta et le temps caractéristique inductif \tau = L(X)/R(X).
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'équation mécanique établie à la question Q22 et injecter l'expression de l'inductance linéique \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X} trouvée à la question Q24 pour identifier \alpha.
- Reprendre l'équation électrique obtenue à la question Q21 en exprimant R(X) = \rho X (question Q23) et L(X) = \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X} X (question Q24), puis la diviser par la résistance linéique \rho afin d'identifier \beta et \tau.
- Analyser la dimension de \tau et lui donner une interprétation physique en observant le rapport \frac{L(X)}{R(X)}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification des coefficients du système différentiel couplé adimensionné, analyse dimensionnelle et interprétation de \tau comme temps de transit caractéristique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q22, le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe (Ox) donne :
En utilisant l'inductance linéique obtenue à la question Q24, \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X} = \frac{\mu_0 d}{h}, on obtient :
D'après la question Q21, la loi des mailles s'écrit :
Avec R(X) = \rho X (question Q23) et L(X) = \left(\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X}\right) X, où \frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}X} est constante, les deux termes inductifs se regroupent :
L'équation de la maille devient alors :
En divisant cette relation par la résistance linéique \rho = \frac{2}{\gamma h e}, on met l'équation sous la forme imposée par l'énoncé :
avec :
et :
Dimension et interprétation physique de \tau :
Dans l'équation différentielle, le terme X(t)I(t) a la dimension d'une longueur multipliée par une intensité ([XI] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{I}), tandis que la parenthèse \left[I\frac{\mathrm{d}X}{\mathrm{d}t} + X\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}t}\right] = \frac{\mathrm{d}(XI)}{\mathrm{d}t} a la dimension \mathrm{L}\cdot\mathrm{I}\cdot\mathrm{T}^{-1}. Par conséquent, \tau est homogène à un temps :
\boxed{[\tau] = \mathrm{T}}- Physiquement, \tau s'écrit \tau = \frac{L(X)}{R(X)}. C'est le temps de réponse inductif (ou constante de temps L/R) du circuit. Bien que la résistance et l'inductance du circuit croissent toutes deux linéairement avec l'avancement X(t) du projectile, leur rapport reste rigoureusement constant au cours du mouvement. \tau mesure le temps caractéristique d'établissement du flux magnétique et du courant dans la boucle.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2025 ?
Surtout 4 chapitres : Induction et forces de Laplace (16 % des questions), Cinématique et dynamique du point (14 %), Description d'un système thermodynamique (10 %) et Circuits électriques et régimes transitoires (10 %). Plus ponctuellement : Fluides visqueux, Premier et second principes, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Magnétostatique, Bilans macroscopiques…
Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2025 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2025 ?
Environ 2 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2025 ?
Q24 (théorème d'ampère), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2025 ?
Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2025 ?
Le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le jury constate avec surprise et regret que de nombreuses copies ne répondaient pas correctement aux questions les plus simples, alors que le sujet, de longueur raisonnable, pouvait être traité dans sa totalité par un bon candidat, ce qui a produit un étalement des notes très… Moyenne : 10,71/20 (écart-type 3,86, 3 711 présents).
Faut-il prendre en compte les deux rails pour la résistance à la question Q23 ?
Oui : le courant parcourt le rail supérieur jusqu'au projectile puis revient par le rail inférieur. La longueur totale de conducteur sous tension vaut donc 2X, ce qui impose un facteur 2 dans la résistance linéique \rho = 2/(\gamma h e).
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