Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 TSI 2022
Le projet KRUSTY
- 53 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en TSI1 : 39 questions sur 53, parties III, IV, II.A et II.C
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet accessible · Diffusion thermique et diffusion de particules, Induction électromagnétique, Machines thermiques et systèmes ouverts · 25 incontournables · 39 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet s'intéresse au projet KRUSTY développé par la NASA : un réacteur nucléaire compact de propulsion et d'alimentation électrique destiné aux futures missions martiennes. L'étude propose un parcours équilibré et complet à travers quatre grands piliers de la physique et de la chimie de prépa.
La première partie modélise le profil de température au sein du cœur fissile cylindrique à l'aide d'un bilan d'énergie avec terme source volumique. La deuxième partie explore les propriétés chimiques du sodium liquide utilisé comme fluide caloporteur (propriétés atomiques, thermochimie, cristallographie et électrolyse industrielle). La troisième partie analyse le cycle thermodynamique réel et théorique d'un moteur Stirling couplé à un régénérateur. Enfin, la dernière partie étudie la conversion électromécanique par un modèle classique de rails de Laplace en régime transitoire et permanent. Très guidé et progressif, ce sujet constitue un excellent support de révision transversale pour les épreuves de concours.
- Difficulté
- Accessible, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,94/20)
- Temps estimé
- ≈ 2 h 50 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Diffusion thermique et diffusion de particules21 %
- Induction électromagnétique17 %
- Machines thermiques et systèmes ouverts14 %
- Atomistique, liaisons et cristallographie13 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
25 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en TSI1 : 39 questions sur 53, parties III, IV, II.A et II.C.
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Parties indépendantes
Les quatre parties du sujet (transferts thermiques, chimie, thermodynamique et induction) sont totalement indépendantes et peuvent être traitées dans le désordre.
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Sommaire
53 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
53 questionsPartie I : Le cœur du réacteur
A · Présentation du dispositif
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : centrale thermique, source froide
À l'aide de vos connaissances, expliquer succinctement pourquoi il est impossible de reproduire sur Mars le fonctionnement habituel d'une centrale nucléaire terrestre.
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Penser à la disponibilité en eau liquide extérieure (source froide terrestre) ainsi qu'aux conditions extrêmes de pression et de poussière sur Mars.
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Pour répondre à cette question de culture scientifique et d'application des principes thermodynamiques :
- Identifier le principe fondamental de fonctionnement d'une centrale nucléaire terrestre (cycle thermodynamique à vapeur d'eau avec turbine).
- Mettre en regard ce fonctionnement avec l'environnement martien et les contraintes spatiales (source froide, eau liquide, masse et volume).
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Absence d'eau liquide en surface et atmosphère martienne ténue empêchant un refroidissement classique par tour aéroréfrigérante ou cours d'eau.
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Une centrale nucléaire terrestre classique fonctionne selon un cycle de Rankine (ou Hirn) : la chaleur issue de la fission nucléaire vaporise de l'eau sous haute pression, qui se détend dans une turbine entraînant un alternateur, avant d'être condensée par échange thermique avec une source froide externe abondante (fleuve, mer ou tours aéroréfrigérantes).
Il est impossible de reproduire ce fonctionnement sur Mars pour deux raisons majeures :
- L'absence d'eau liquide comme source froide : Mars est dépourvue d'étendues d'eau liquide à sa surface. De plus, la très faible pression atmosphérique martienne (environ 6\text{ hPa}, voisine du point triple de l'eau) et les basses températures empêchent la présence d'eau liquide stable à l'air libre. Le refroidissement par condensation d'eau y est donc irréalisable.
- L'encombrement et la masse des infrastructures : une centrale conventionnelle requiert des turbines massives, de la tuyauterie lourde et d'imposants échangeurs thermiques, ce qui est incompatible avec la charge utile limitée et le coût d'un transport spatial où chaque kilogramme compte.
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : puissance volumique, masse volumique
Donner l'expression de cette puissance thermique volumique en fonction de la puissance thermique , de la masse d'uranium ainsi que de la masse volumique de l'uranium. Effectuer l'application numérique.
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Exprimer le volume du cœur à partir de la masse m et de la masse volumique \rho, puis en déduire le rapport P_v = P/V.
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Puissance volumique donnée par P_v = P/V = P\rho/m, d'où le calcul direct de P_v.
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Le volume V du cœur d'uranium est lié à sa masse m et à la masse volumique \rho de l'uranium par la relation :
La puissance thermique volumique P_v, supposée uniforme dans le cœur, est le quotient de la puissance thermique totale P par le volume V :
Pour l'application numérique, les données sont :
- P = 4\text{ kW} = 4 \times 10^3\text{ W} ;
- m = 28\text{ kg} ;
- \rho = 19,1 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.
On obtient :
Résultat
B · La température du cœur
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : bilan thermique, flux thermique, puissance volumique
Interpréter chacun des termes du bilan de l'équation (I.1).
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Associer le terme de gauche à la variation enthalpique locale, les termes en flux aux échanges conductifs aux frontières r et r+\mathrm{d}r, et le dernier terme à la puissance nucléaire volumique dégagée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du terme d'accumulation d'énergie interne, des flux thermiques conductifs entrant et sortant, et de la puissance thermique générée.
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Le bilan d'enthalpie porte sur le système fermé constitué par la couronne cylindrique de matière comprise entre les rayons r et r + \mathrm{d}r, de hauteur h, pendant la durée \mathrm{d}t. On interprète chaque terme de l'équation (I.1) :
- \mathrm{d}H représente la variation d'enthalpie (ou d'énergie interne pour ce solide indilatable et incompressible) de la couronne cylindrique entre les instants t et t + \mathrm{d}t ;
- \Phi(r)\,\mathrm{d}t représente l'énergie thermique reçue (entrante) par conduction à travers la surface cylindrique intérieure de rayon r et d'aire S(r) = 2\pi r h pendant la durée \mathrm{d}t ;
- -\Phi(r+\mathrm{d}r)\,\mathrm{d}t représente l'énergie thermique cédée (sortante) par conduction à travers la surface cylindrique extérieure de rayon r + \mathrm{d}r et d'aire S(r+\mathrm{d}r) = 2\pi(r+\mathrm{d}r)h pendant \mathrm{d}t (comptée négativement car le flux sort du système vers l'extérieur selon +\vec{e}_r) ;
- P_v\,2\pi r h\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}t représente l'énergie thermique générée par les réactions nucléaires de fission au sein du volume élémentaire \mathrm{d}V = 2\pi r h\,\mathrm{d}r de la couronne pendant la durée \mathrm{d}t.
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : régime stationnaire, bilan thermique
Montrer qu'en régime stationnaire, il vient
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Écrire \mathrm{d}H = 0 en régime stationnaire, puis développer \Phi(r+\mathrm{d}r) - \Phi(r) à l'ordre 1 au voisinage de r.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition de régime stationnaire sur la variation d'enthalpie du système élémentaire pendant la durée \mathrm{d}t.
- Réaliser un développement limité au premier ordre en \mathrm{d}r du flux sortant \Phi(r+\mathrm{d}r).
- Réinjecter dans l'équation (I.1) et simplifier par la quantité infinitésimale \mathrm{d}r\,\mathrm{d}t.
Voir la réponse courteRéponse courte
En régime stationnaire, \mathrm{d}U/\mathrm{d}t = 0 ; le développement au premier ordre du bilan sur la coquille donne directement l'équation différentielle sur \Phi(r).
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En régime stationnaire (ou permanent), les grandeurs d'état du système sont indépendantes du temps. En particulier, la température du système ne varie pas au cours du temps, ce qui implique que l'enthalpie du système élémentaire reste constante au cours de la durée \mathrm{d}t :
Par ailleurs, au premier ordre en \mathrm{d}r, le flux thermique sortant en r+\mathrm{d}r s'écrit sous la forme d'un développement de Taylor :
Le bilan d'enthalpie de l'équation (I.1) devient alors :
En simplifiant par \mathrm{d}r\,\mathrm{d}t \neq 0, on obtient bien la relation demandée :
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Notions : flux thermique
En déduire l'expression de en fonction de , , et d'une constante qu'on ne cherchera pas à calculer.
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Intégrer directement par rapport à r l'équation différentielle obtenue à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration directe par rapport à r conduisant à \Phi(r) = \pi h P_v r^2 + A.
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D'après l'équation (I.2) établie à la question Q4, le flux thermique satisfait en régime stationnaire :
Par intégration directe par rapport à la variable d'espace r, les grandeurs P_v et h étant indépendantes de r, il vient :
où A est une constante d'intégration (homogène à une puissance).
Résultat
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : loi de fourier, conductivité thermique
Rappeler la loi de la conduction thermique de Fourier.
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Rappeler la relation vectorielle liant le vecteur densité de flux thermique au gradient spatial de la température via la conductivité thermique.
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Expression vectorielle du vecteur densité de flux thermique : \vec{j}_\text{th} = -\lambda\,\vec{\mathrm{grad}}\,T.
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La loi phénoménologique de Fourier relie localement le vecteur densité de flux thermique \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} au gradient du champ de température T au sein d'un milieu conducteur isotrope :
où :
- \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} est le vecteur densité de flux thermique (ou densité volumique de courant thermique), exprimé en \mathrm{W\cdot m^{-2}} ;
- \lambda est la conductivité thermique (ou coefficient de conduction thermique) du matériau, exprimée en \mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}} ;
- \vec{\operatorname{grad}} T est le gradient de la température, exprimé en \mathrm{K\cdot m^{-1}} (avec T en \mathrm{K}).
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : loi de fourier, flux thermique
En déduire l'expression de en fonction de , et . On pourra utiliser le formulaire fourni en fin d'énoncé.
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Intégrer le flux thermique \vec{\jmath}_{\mathrm{th}}\cdot\vec{\mathrm{d}S} à travers la surface cylindrique latérale de rayon r et de hauteur h orientée selon \vec{e}_r.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter les invariances du problème pour exprimer le gradient de température en coordonnées cylindriques à l'aide du formulaire.
- Exprimer le vecteur densité de courant thermique \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} grâce à la loi de Fourier.
- Calculer le flux thermique \Phi(r) à travers la surface cylindrique fermée latérale de rayon r et de hauteur h.
Voir la réponse courteRéponse courte
Flux à travers un cylindre de rayon r et hauteur h : \Phi(r) = j_\text{th}(r) \times 2\pi r h = -2\pi \lambda h r\,\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}.
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D'après les symétries et invariances de l'énoncé (invariance par rotation autour de l'axe (Oz) et par translation suivant cet axe), la température ne dépend que de la coordonnée radiale : T(r,\theta,z) = T(r).
Le gradient de température en coordonnées cylindriques se réduit donc à sa composante radiale :
D'après la loi de Fourier rappelée à la question Q6, le vecteur densité de flux thermique s'écrit :
Le flux thermique \Phi(r) à travers la surface latérale cylindrique d'aire S(r) = 2\pi r h, orientée vers l'extérieur suivant le vecteur normal unitaire \vec{e}_r (dans le sens des r croissants), est défini par :
Comme j_{\mathrm{th},r}(r) est uniforme sur cette surface cylindrique, on obtient :
Résultat
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de diffusion, profil de température
En déduire que l'expression de la température en fonction de la distance est donnée par l'équation
où est une constante que l'on ne cherchera pas à déterminer dans cette question.
Voir l'indiceIndice
Égaler les deux expressions trouvées pour \Phi(r), isoler \mathrm{d}T(r)/\mathrm{d}r puis intégrer par rapport à r.
Voir la stratégieStratégie
- Égaler les deux expressions du flux thermique \Phi(r) obtenues aux questions Q5 et Q7.
- Isoler la dérivée spatiale \frac{\mathrm{d}T(r)}{\mathrm{d}r}, puis intégrer par rapport à r en introduisant la constante d'intégration B.
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Égalisation des deux expressions de \Phi(r), séparation des variables et intégration menant à l'expression de T(r).
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D'après la question Q5, le bilan d'énergie en régime stationnaire donne :
D'après la question Q7, la loi de Fourier appliquée à travers la surface cylindrique de rayon r et de hauteur h conduit à :
En égalant ces deux expressions :
On isole la dérivée de la température par rapport à r (pour r > 0) :
Par intégration par rapport à r, on obtient :
où B est une constante d'intégration homogène à une température.
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : flux thermique, condition aux limites
Justifier que en régime permanent. En déduire que .
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Considérer l'absence de source thermique interne dans la barre centrale de carbure de bore et la continuité du flux en r = R_1.
Voir la stratégieStratégie
- Effectuer un bilan énergétique sur la barre centrale de carbure de bore (r \leqslant R_1) en régime permanent pour établir que le flux thermique traversant la frontière r = R_1 est nul.
- Exploiter l'expression du flux thermique \Phi(r) établie à la question Q5 pour déterminer la constante d'intégration A.
Voir la réponse courteRéponse courte
Absence de source en r < R_1 imposant un flux nul au centre, d'où la constante A = -P_v \pi R_1^2 h.
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Considérons le cylindre de carbure de bore de rayon R_1 et de hauteur h situé au centre du réacteur (0 \leqslant r \leqslant R_1).
- D'après le texte, la barre de carbure de bore \mathrm{B}_4\mathrm{C} ne contient aucune matière fissile ; il n'y a donc aucun dégagement volumique d'énergie thermique en son sein (P_v = 0).
- Compte tenu des invariances par translation axiale et par rotation, les transferts thermiques sont purement radiaux.
- En régime permanent, l'enthalpie de la barre est constante (\mathrm{d}H_{\text{barre}}/\mathrm{d}t = 0), de sorte que le flux thermique net sortant à travers sa surface latérale en r = R_1 est nul :
D'après la question Q5, le flux thermique dans le cœur d'uranium s'écrit :
En appliquant cette relation en r = R_1, on a :
On en déduit immédiatement la valeur de la constante A :
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : profil de température
En déduire l'expression de la température sur la face intérieure du cœur en contact avec le carbure de bore en fonction de , la température sur la paroi extérieure du cœur ainsi que de , , et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la différence T(R_1) - T(R_2) à l'aide de l'expression intégrée de T(r) et de la constante A déterminée à la question 9.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter l'expression de la constante A déterminée à la question Q9 dans le profil de température T(r) établi à la question Q8.
- Évaluer la différence T(R_1) - T(R_2) afin d'éliminer la constante d'intégration B, puis isoler T(R_1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation de T(R_1) - T(R_2) à l'aide de l'expression de T(r) et élimination de la constante d'intégration B.
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D'après la question Q8, le profil de température s'écrit :
En remplaçant la constante A par son expression obtenue à la question Q9, A = -P_v \pi R_1^2 h, le premier terme devient :
Ainsi, l'expression générale de la température est :
On en déduit la différence de température entre la paroi interne r = R_1 et la paroi externe r = R_2 :
On obtient finalement l'expression de la température sur la face intérieure :
Résultat
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
Notions : profil de température
Sachant que la température vaut , en déduire la valeur numérique de la température . On prendra .
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'application numérique directe en veillant aux unités de longueur et de température.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application numérique directe de la formule obtenue pour déterminer la température intérieure T(R_1).
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D'après la relation établie à la question Q10, la température T(R_1) s'exprime sous la forme :
Les données de l'énoncé sont :
- T(R_2) = 800\,^\circ\text{C} (soit 1073\text{ K}) ;
- P_v = 2{,}7 \times 10^6\text{ W}\cdot\text{m}^{-3} ;
- R_1 = 10\text{ cm} = 0{,}10\text{ m} ;
- R_2 = 20\text{ cm} = 0{,}20\text{ m} ;
- \lambda = 27{,}6\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} (conductivité thermique de l'uranium).
Calculons l'écart de température \Delta T = T(R_1) - T(R_2) :
D'où :
On en déduit la température sur la face intérieure :
Compte tenu de la précision des données fournies (notamment P_v à deux chiffres significatifs) :
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : flux thermique, régime stationnaire
Justifier, sans calcul, que la température de la barre de carbure de bore est uniforme.
Voir l'indiceIndice
Observer que le flux thermique radial traversant la barre centrale est nul en tout point en régime permanent.
Voir la stratégieStratégie
Pour justifier l'uniformité de la température sans calcul :
- Identifier l'absence de source ou de puits d'énergie au sein de la barre de carbure de bore.
- En déduire l'annulation du flux thermique en régime permanent.
- Relier l'absence de flux au gradient thermique via la loi de Fourier.
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En régime stationnaire sans terme source et avec un flux nul à l'interface, la température dans la barre est uniforme.
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La barre centrale de carbure de bore \mathrm{B}_4\mathrm{C} ne contient aucun matériau fissile : il n'y a donc aucune source ni aucun puits de chaleur en son sein.
En régime permanent, aucun transfert thermique n'est donc nécessaire pour maintenir l'équilibre thermique de la barre, si bien que le flux thermique est nul en tout point du volume de la barre :
D'après la loi de Fourier \vec{\jmath}_{\mathrm{th}} = -\lambda \vec{\operatorname{grad}} T, l'annulation de la densité de flux implique l'annulation du gradient de température :
Par conséquent, la température est spatialement uniforme dans toute la barre de carbure de bore, et égale à la température à son interface avec le cœur :
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
Notions : changement d'état, température
Sachant que la température de fusion du carbure de bore est d'environ , que peut-on conclure sur l'aspect thermique de la modélisation proposée ?
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Comparer la température calculée en r = R_1 à la température de fusion du carbure de bore (2350\,^\circ\mathrm{C}).
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Comparaison de T(R_1) à T_\text{fus} = 2350^\circ\text{C} : la température reste bien inférieure au point de fusion, validant la tenue thermique.
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D'après les questions Q11 et Q12, la température au sein de la barre de carbure de bore est uniforme et égale à la température à l'interface interne du combustible :
Cette valeur est très nettement inférieure à la température de fusion du carbure de bore :
La marge de sécurité est importante (plus de 1100\,^\circ\mathrm{C}). Le matériau ne risque aucunement de fondre au cours du fonctionnement en régime permanent : il conserve son état solide, son intégrité structurelle et son rôle d'absorbeur neutronique.
Résultat
C · Durée de vie du réacteur
Question 14
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résolution de problème
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : bilan d'énergie, ordre de grandeur
À partir des différentes informations disponibles dans cette partie, estimer la valeur de la durée de vie de ce réacteur. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Déterminer le nombre de noyaux d'uranium 235 disponibles dans les 28\text{ kg} du cœur, en déduire l'énergie nucléaire totale libérable et la diviser par la puissance thermique P.
Voir la stratégieStratégie
Cette question ouverte demande d'évaluer la durée de vie du réacteur :
- Déterminer la quantité d'uranium 235 fissile présente dans le cœur.
- Calculer l'énergie nucléaire totale libérée si la totalité de l'uranium 235 était consommée.
- En déduire la durée de fonctionnement théorique à la puissance thermique nominale P = 4\text{ kW}.
- Discuter la faisabilité physique de l'épuisement total et comparer cette durée à celle d'une mission martienne.
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Estimation de l'énergie nucléaire totale disponible divisée par la puissance thermique nominale pour obtenir la durée de fonctionnement.
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Le cœur contient une masse m = 28\text{ kg} d'uranium enrichi à une fraction massique w = 20\,\% en uranium 235. La masse d'uranium 235 fissile est donc :
Le nombre de noyaux d'uranium 235 correspondants vaut :
avec M = 235\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 0{,}235\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} et \mathcal{N}_{\mathrm{A}} = 6{,}02 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1}, soit :
Chaque fission libère une énergie E_{\mathrm{fiss}} = 200\text{ MeV} = 200 \times 10^6 \times 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ J} = 3{,}2 \times 10^{-11}\text{ J}.
L'énergie thermique totale maximale susceptible d'être dégagée par fission s'écrit :
En régime permanent, le réacteur fournit une puissance thermique P = 4\text{ kW} = 4{,}0 \times 10^3\text{ W}. La durée de vie théorique maximale \Delta t_{\mathrm{max}} associée à la consommation intégrale de l'uranium 235 est :
En convertissant en années (1\text{ an} \approx 365{,}25 \times 86\,400\text{ s} \approx 3{,}16 \times 10^7\text{ s}) :
Commentaires :
- Taux de combustion réel : En réalité, un réacteur ne peut pas consommer 100\,\% de son combustible fissile. L'accumulation de produits de fission absorbant les neutrons (« poisons neutroniques ») et la diminution de la concentration en fissile font chuter la réactivité en dessous du seuil critique bien avant l'épuisement total. Néanmoins, même avec un taux de combustion de quelques pourcents (par exemple 1\,\% à 5\,\%), la durée de vie effective reste comprise entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines d'années (environ 36 à 180\text{ ans}).
- Adéquation avec la mission : D'après le document de l'Express, une mission humaine martienne typique dure entre 640 et 910\text{ jours} (environ 2 à 3\text{ ans}). La réserve d'énergie du réacteur est donc surabondante : la durée de vie du système ne sera pas limitée par la disponibilité du combustible nucléaire, mais par l'usure mécanique des composants auxiliaires (moteurs Stirling, tuyauteries de sodium liquide, électronique embarquée).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie II : Quelques aspects de la chimie du sodium
A · L'élément sodium
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : numéro atomique, nombre de masse
Donner le nombre de neutrons, de protons et d'électrons de l'atome de sodium.
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Utiliser les relations liant A et Z pour dénombrer les protons, neutrons et électrons d'un atome neutre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour ^{23}_{11}\text{Na} : 11 protons, 11 électrons et 23 - 11 = 12 neutrons.
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D'après la notation symbolique ^{A}_{Z}\mathrm{Na} = {}^{23}_{11}\mathrm{Na} fournie par l'énoncé :
- Le numéro atomique est Z = 11, ce qui correspond au nombre de protons dans le noyau.
Le nombre de masse est A = 23, qui représente le nombre total de nucléons. Le nombre de neutrons N vaut donc :
N = A - Z = 23 - 11 = 12- L'atome étant électriquement neutre, son nuage électronique comporte autant d'électrons que le noyau contient de protons, soit 11 électrons.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : configuration électronique, règle de klechkowski
En déduire la configuration électronique du sodium.
Voir l'indiceIndice
Remplir les sous-couches électroniques par ordre d'énergie croissante selon la règle de Klechkowski.
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplissage selon Klechkowski : 1\text{s}^2 2\text{s}^2 2\text{p}^6 3\text{s}^1.
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D'après la question Q15, l'atome de sodium possède Z = 11 électrons.
Dans son état fondamental, les orbitales atomiques sont remplies selon la règle de Klechkowski par énergie croissante (1\mathrm{s}, 2\mathrm{s}, 2\mathrm{p}, 3\mathrm{s}...), tout en respectant le principe d'exclusion de Pauli (au plus 2 électrons par sous-couche \mathrm{s} et 6 électrons par sous-couche \mathrm{p}) :
- sous-couche 1\mathrm{s} : 2 électrons ;
- sous-couche 2\mathrm{s} : 2 électrons ;
- sous-couche 2\mathrm{p} : 6 électrons ;
- sous-couche 3\mathrm{s} : 1 électron.
La configuration électronique de l'atome de sodium dans son état fondamental est donc :
Résultat
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : classification périodique, électron de valence
En déduire sa position dans le tableau périodique. La réponse doit être justifiée à partir de la configuration électronique.
Voir l'indiceIndice
Relier le numéro de la période au nombre quantique principal maximal occupé et le numéro de colonne au nombre d'électrons de valence.
Voir la réponse courteRéponse courte
Couche de valence 3\text{s}^1 : troisième période (n=3) et première colonne (bloc s).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q16, la configuration électronique du sodium dans son état fondamental s'écrit :
La position d'un élément dans la classification périodique se déduit de sa couche de valence :
- Période (ligne) : le nombre quantique principal le plus élevé de la configuration occupée est n = 3. Le sodium appartient donc à la 3^{\text{e}} période.
- Colonne (groupe) : la couche de valence comporte un unique électron dans la sous-couche s (3\mathrm{s}^1), ce qui situe le sodium dans le bloc s, dans la 1^{\text{re}} colonne (groupe 1).
Résultat
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : métal alcalin
À quelle famille d'éléments appartient le sodium ? Donner au moins une propriété physique ou chimique de cette famille.
Voir l'indiceIndice
Identifier la première colonne du tableau périodique et citer une propriété remarquable de cette famille (réducteurs puissants, faible électronégativité, réactivité avec l'eau).
Voir la réponse courteRéponse courte
Famille des alcalins ; métaux très réducteurs, mous et s'oxydant très rapidement à l'air.
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Le sodium appartient à la première colonne du tableau périodique (groupe 1) : il fait donc partie de la famille des métaux alcalins.
Parmi les propriétés caractéristiques de cette famille, on peut citer :
Propriétés chimiques :
- Un caractère très réducteur (potentiel standard très bas, par exemple E^\circ(\mathrm{Na}^+/\mathrm{Na}) = -2{,}71\text{ V}) se traduisant par la perte aisée de leur unique électron de valence pour donner des cations monovalents stables (\mathrm{M}^+) ;
- Une grande réactivité avec l'eau, produisant du dihydrogène gazeux et des ions hydroxyde de manière vive voire explosive ;
- Une oxydation très rapide à l'air, imposant leur conservation dans un solvant inerte (huile de paraffine).
Propriétés physiques :
- Des métaux très mous (qui se coupent facilement au couteau) ;
- De faibles masses volumiques (le lithium, le sodium et le potassium flottent sur l'eau) ;
- Des températures de fusion particulièrement basses pour des métaux (97{,}8\,^\circ\mathrm{C} pour le sodium) ;
- Une excellente conductivité thermique et électrique.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : règle de l'octet, ion monoatomique
Quel est l'ion monoatomique formé par le sodium ? Justifier.
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Rechercher la configuration électronique du gaz noble le plus proche selon la règle de l'octet.
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Formation de l'ion \text{Na}^+ par perte de l'unique électron de valence 3\text{s}^1 pour adopter la configuration stable du néon.
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D'après la question Q16, la configuration électronique de l'atome de sodium dans son état fondamental est :
Pour satisfaire à la règle de l'octet et acquérir une configuration électronique particulièrement stable à couche externe saturée, identique à celle du gaz noble le plus proche, le néon (\mathrm{Ne} : 1\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{p}^6), l'atome de sodium cède aisément son unique électron de valence de la sous-couche 3\mathrm{s}.
Il forme ainsi le cation monovalent :
Résultat
B · La réaction du sodium avec l'eau
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : réaction d'oxydoréduction, demi-équation électronique
Donner l'équation chimique de la réaction modélisant cette transformation chimique.
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Écrire la réaction d'oxydoréduction entre le sodium solide réducteur et les molécules d'eau, produisant du dihydrogène et une solution basique.
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- Identifier les deux couples d'oxydoréduction mis en jeu d'après les réactifs et produits mentionnés : \mathrm{Na}^+_{(\mathrm{aq})}/\mathrm{Na}_{(\mathrm{s})} et \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}/\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}.
- Écrire les deux demi-équations électroniques respectives en milieu basique/neutre.
- Combiner ces demi-équations pour obtenir l'équation de la réaction avec des coefficients stœchiométriques entiers minimaux, en précisant les états physiques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la réaction redox : 2\,\text{Na}_{(\text{s})} + 2\,\text{H}_2\text{O}_{(\text{l})} \to 2\,\text{Na}^+ + 2\,\text{HO}^- + \text{H}_{2(\text{g})}.
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Les deux couples rédox intervenant dans la réaction sont :
Le couple \mathrm{Na}^+_{(\mathrm{aq})}/\mathrm{Na}_{(\mathrm{s})}, dans lequel le sodium solide s'oxyde selon :
\mathrm{Na}_{(\mathrm{s})} = \mathrm{Na}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{e}^-Le couple \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}/\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}, dans lequel l'eau subit une réduction selon :
2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}
En multipliant la première demi-équation par 2 afin d'égaler le nombre d'électrons échangés, on obtient l'équation bilan :
On peut également l'écrire pour une mole de sodium réagissant :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction
À l'aide des données fournies en fin d'énoncé, calculer l'enthalpie standard de cette réaction à . Cette réaction est-elle endothermique ou exothermique ?
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Appliquer la loi de Hess à l'aide des enthalpies standard de formation fournies, puis examiner le signe de \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ.
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- Appliquer la loi de Hess en utilisant les enthalpies standard de formation molaires fournies à 293\text{ K}.
- Rappeler que, par convention, l'enthalpie standard de formation d'un corps pur simple dans son état standard de référence à la température considérée est nulle (\Delta_\text{f}H^\circ(\mathrm{Na}_{(\mathrm{s})}) = 0 et \Delta_\text{f}H^\circ(\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}) = 0).
- Conclure sur le caractère exothermique ou endothermique de la réaction d'après le signe de \Delta_\text{r}H^\circ.
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Application de la loi de Hess à l'aide des enthalpies standard de formation ; \Delta_\text{r}H^\circ < 0 donc réaction exothermique.
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D'après la question Q20, l'équation de la réaction s'écrit :
D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction à 293\text{ K} s'exprime par :
\mathrm{Na}_{(\mathrm{s})} et \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} étant des corps purs simples dans leur état standard de référence à 293\text{ K}, on a :
Il vient donc :
(Remarque : si l'équation de la réaction a été écrite pour une mole de sodium, soit \mathrm{Na}_{(\mathrm{s})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} \longrightarrow \mathrm{Na}^+_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} + \frac{1}{2}\,\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}, on obtient \Delta_\text{r}H^\circ = -184\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}.)
Comme \Delta_\text{r}H^\circ < 0, la réaction est exothermique.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : réaction d'oxydoréduction
Écrire l'équation de la réaction modélisant la transformation chimique entre et pour produire de l'eau liquide.
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Écrire la réaction de synthèse de l'eau liquide à partir de ses réactifs gazeux purs sous forme standard.
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Équation de combustion du dihydrogène : \text{H}_{2(\text{g})} + \frac{1}{2}\,\text{O}_{2(\text{g})} \to \text{H}_2\text{O}_{(\text{l})}.
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La réaction d'oxydoréduction entre le dihydrogène gazeux \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} (réducteur) et le dioxygène gazeux \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} (oxydant) conduit à la formation d'eau liquide \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}.
En utilisant les plus petits coefficients stœchiométriques entiers, l'équation s'écrit :
Remarque : On peut également écrire cette réaction pour la synthèse d'une mole d'eau liquide :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : constante d'équilibre, formule de nernst
Établir l'expression de la constante thermodynamique d'équilibre de cette réaction à en fonction des potentiels standards et . Déterminer la valeur de cette constante thermodynamique.
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Relier l'affinité standard ou le potentiel d'oxydoréduction standard de la pile globale à la constante d'équilibre via \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ = -n\mathcal{F}\Delta E^\circ = -RT\ln K^\circ.
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- Identifier les deux couples d'oxydoréduction impliqués et le nombre d'électrons n échangés dans l'équation de réaction écrite à la question Q22.
- Exprimer l'égalité des potentiels d'électrode à l'équilibre (ou la relation entre enthalpie libre standard de réaction et potentiels standards) pour relier la constante K^\circ aux potentiels standards.
- Réaliser l'application numérique en utilisant la donnée \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln 10 \approx 0{,}06\text{ V}.
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Relation \Delta_\text{r}G^\circ = -R T \ln K^\circ = -n F \Delta E^\circ avec n=2, puis calcul numérique de la constante d'équilibre.
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D'après la question Q22, l'équation de la réaction modélisant la synthèse de l'eau liquide s'écrit :
Les deux demi-équations d'oxydoréduction associées sont :
Le nombre d'électrons transférés pour l'écriture choisie est n = 4.
La formule de Nernst donne pour chaque couple :
À l'équilibre chimique, les deux potentiels s'égalisent (E_1 = E_2), d'où :
Comme l'activité de l'eau liquide vaut 1, la constante d'équilibre s'écrit :
On en déduit :
soit sous forme d'exponentielle :
En utilisant le logarithme décimal :
Avec E^\circ_1 = 1{,}23\text{ V}, E^\circ_2 = 0{,}00\text{ V} et \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln 10 \approx 0{,}06\text{ V} :
On obtient finalement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : relation de van 't hoff, équilibre chimique
Comment évolue la constante thermodynamique d'équilibre avec la température ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Analyser le signe de \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ dans la relation de Van 't Hoff pour déterminer le sens de variation de K^\circ(T).
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- Déterminer le signe de l'enthalpie standard de la réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ étudiée à la question précédente à partir des enthalpies standard de formation fournies.
- Utiliser la relation de Van 't Hoff (équation II.1) pour en déduire le signe de la dérivée de \ln K^\circ, puis le sens de variation de la constante d'équilibre K^\circ en fonction de la température T.
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Relation de van 't Hoff : comme la réaction est exothermique (\Delta_\text{r}H^\circ < 0), la constante K^\circ diminue lorsque la température augmente.
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Pour la réaction de synthèse de l'eau liquide écrite à la question Q22 :
l'enthalpie standard de réaction s'exprime à l'aide des enthalpies standard de formation (loi de Hess) :
Les corps simples \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} et \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} étant dans leur état standard de référence, on a \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}) = 0 et \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}) = 0. D'après les données de l'énoncé, \Delta_{\mathrm{f}}H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}) = -285{,}8\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}, d'où :
La réaction est donc exothermique.
D'après la relation de Van 't Hoff fournie :
Comme R > 0, T^2 > 0 et \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ < 0, on en déduit :
La fonction logarithme népérien étant strictement croissante, la dérivée de K^\circ(T) par rapport à T est également strictement négative :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
C · Le sodium dans des cristaux ioniques
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : maille conventionnelle cfc
À partir de l'étude de la maille de la figure 6, donner la formule chimique de l'oxyde de sodium.
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Dénombrer la contribution respective des ions oxyde (réseau CFC) et des ions sodium (sites tétraédriques) dans la maille conventionnelle.
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Pour déterminer la formule chimique d'un cristal ionique à partir de sa maille :
- Dénombrer la population (nombre effectif d'ions en propre) de chaque espèce ionique dans la maille en tenant compte des facteurs de multiplicité selon leur position (sommets, faces, intérieur).
- Établir le rapport stœchiométrique entre les ions et en déduire la formule statistique brute, puis vérifier la neutralité électrique du solide.
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Comptage des atomes par maille : 4 ions oxyde et 8 ions sodium (sites tétraédriques), confirmant la formule \text{Na}_2\text{O}.
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D'après la figure 6, la maille est cubique et contient deux types d'ions :
Ions oxyde \mathrm{O}^{2-} (sphères gris foncé) :
8 ions situés aux sommets du cube, comptant pour \frac{1}{8} :
8 \times \frac{1}{8} = 16 ions situés aux centres des faces, comptant pour \frac{1}{2} :
6 \times \frac{1}{2} = 3
Le nombre effectif d'ions oxyde par maille est donc :
N(\mathrm{O}^{2-}) = 1 + 3 = 4Les ions oxyde forment ainsi un réseau cubique à faces centrées (cfc).
Ions sodium \mathrm{Na}^{+} (sphères gris clair) : Ils occupent la totalité des 8 sites tétraédriques situés au centre des 8 petits sous-cubes d'arête a/2. Étant entièrement à l'intérieur de la maille, ils comptent chacun pour 1 :
N(\mathrm{Na}^{+}) = 8 \times 1 = 8
Le rapport stœchiométrique des ions dans la maille s'écrit :
Il y a donc deux cations \mathrm{Na}^{+} pour un anion \mathrm{O}^{2-}, ce qui assure l'électroneutralité du cristal :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cristal
Quelle est la principale utilisation courante de ce solide ionique ?
Voir l'indiceIndice
Penser à une substance minérale de consommation courante présente dans toutes les cuisines.
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Le chlorure de sodium est principalement utilisé comme sel de table dans l'alimentation ou pour le salage des routes en hiver.
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Le chlorure de sodium \mathrm{NaCl} est principalement connu et utilisé dans la vie courante comme sel de table (ou sel de cuisine) pour l'alimentation humaine (assaisonnement et conservation des aliments).
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : solubilité
On verse de solide dans un litre d'eau pure à . La dissolution est-elle totale ?
Voir l'indiceIndice
Calculer la solubilité molaire s = \sqrt{K_s} du chlorure de sodium à saturation et comparer à la concentration introduite (1\text{ mol}\cdot\mathrm{L}^{-1}).
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation de dissolution du chlorure de sodium dans l'eau et exprimer la solubilité molaire s en fonction du produit de solubilité K_s.
- Calculer la solubilité s à 25^\circ\text{C} et la comparer à la concentration introduite c_0 = n/V, ou comparer le quotient réactionnel maximal à K_s.
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La solubilité molaire de \text{NaCl} est d'environ 6\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, bien supérieure à 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} : la dissolution est totale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de dissolution du chlorure de sodium dans l'eau s'écrit :
Le produit de solubilité associé vaut, à l'équilibre en présence de solide :
avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.
Dans de l'eau pure, la dissolution d'une quantité correspondant à une concentration molaire s donne [\mathrm{Na}^+] = [\mathrm{Cl}^-] = s, soit :
D'après les données fournies, K_s = 33 à 25^\circ\text{C}, d'où :
La quantité apportée par unité de volume est :
Comme c_0 < s (soit un quotient réactionnel maximal Q_{r,\max} = (c_0/c^\circ)^2 = 1 < K_s), le domaine de saturation n'est pas atteint.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
D · Fabrication industrielle du sodium liquide
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : électrolyse, demi-équation électronique
À partir des espèces présentes, écrire la demi-équation d'oxydoréduction modélisant la réaction électrochimique de formation du sodium liquide. Est-ce une oxydation ou une réduction ? A-t-elle lieu à l'anode ou à la cathode ?
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Identifier l'électrode où se déroule le gain d'électrons (cathode) pour transformer les cations sodium en métal liquide neutre.
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Réduction des ions sodium : \text{Na}^+ + \text{e}^- \to \text{Na}_{(\text{l})}, s'effectuant à la cathode.
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Dans le chlorure de sodium fondu, l'élément sodium est sous la forme d'ions \mathrm{Na}^+. La formation de sodium métallique liquide s'écrit selon la demi-équation électronique :
Cette transformation implique un gain d'électron (le nombre d'oxydation du sodium diminue de +\mathrm{I} à 0) : il s'agit donc d'une réduction.
Par définition, le siège d'une réduction est la cathode. La formation de sodium liquide a donc lieu à la cathode (les cathodes en acier de la cellule de Downs).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : électrolyse, demi-équation électronique
En déduire l'équation de la réaction électrochimique ayant lieu sur l'autre électrode. Est-ce une oxydation ou une réduction ? Quel est le gaz verdâtre libéré ?
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Identifier la réaction d'oxydation subie par les anions chlorure à l'anode et reconnaître le gaz halogène caractéristique produit.
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Oxydation anodique des ions chlorure selon 2\,\text{Cl}^- \to \text{Cl}_{2(\text{g})} + 2\,\text{e}^-, dégageant du dichlore gazeux.
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Dans tout système électrochimique (pile comme électrolyseur), une réduction ayant lieu à la cathode (étudiée en question Q28), l'autre électrode est nécessairement l'anode, siège d'une oxydation (perte d'électrons).
L'électrolyte liquide étant constitué d'ions \mathrm{Na}^+ et \mathrm{Cl}^-, les ions chlorure subissent une oxydation selon la demi-équation :
Il s'agit donc bien d'une oxydation.
Le gaz verdâtre libéré à l'anode est le dichlore \mathrm{Cl}_{2(\mathrm{g})}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie III : Le moteur Stirling
A · Description du moteur
Question 30
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cycle de clapeyron, moteur thermique
Justifier que ce cycle est celui d'un moteur.
Voir l'indiceIndice
Examiner le sens de parcours du cycle dans le plan de Clapeyron (p, V) et en déduire le signe du travail net échangé.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le sens de parcours du cycle dans le diagramme de Clapeyron (p,V), à la fois d'après les flèches portées sur la courbe de la figure B et d'après la description des étapes de détente et compression.
- Relier le sens de parcours au signe du travail net W échangé par le gaz avec l'extérieur sur un cycle complet pour conclure sur la nature motrice.
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Le cycle est parcouru dans le sens horaire dans le diagramme (P,V) de Clapeyron, donc le travail total reçu est négatif : cycle moteur.
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Sur la figure B du document réponse, le cycle est parcouru dans le sens horaire (sens des aiguilles d'une montre), comme l'indiquent les flèches portées sur la courbe :
- la détente (\mathrm{d}V > 0) a lieu à des pressions supérieures à celles de la phase de compression (\mathrm{d}V < 0).
Le travail total reçu par le fluide au cours d'un cycle fermé s'exprime par :
Dans le diagramme de Clapeyron (p, V), cette intégrale est opposée à l'aire délimitée par la courbe fermée parcourue dans le sens trigonométrique. Le parcours étant horaire :
Résultat
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : diagramme de clapeyron, travail des forces de pression
Estimer la valeur du travail fourni par le moteur pendant un cycle.
Voir l'indiceIndice
Estimer graphiquement l'aire délimitée par la courbe fermée dans le diagramme (p, V) en comptant les carreaux ou en modélisant par une ellipse.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le travail fourni par le moteur au cours d'un cycle en fonction de l'aire du cycle dans le diagramme de Clapeyron (p, V).
- Déterminer l'échelle du graphique et calculer la valeur énergétique d'un carreau du quadrillage.
- Estimer le nombre de carreaux contenus dans le cycle (par comptage direct ou modélisation géométrique) pour en déduire la valeur numérique du travail fourni.
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation géométrique de l'aire délimitée par le cycle dans le plan (P,V) pour obtenir la valeur absolue du travail fourni |W|.
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D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué à un fluide décrivant un cycle, le travail reçu par le fluide est donné par l'intégrale le long du cycle :
Le cycle étant moteur (parcouru dans le sens horaire d'après la question Q30), ce travail reçu est négatif. Le travail utile fourni par le moteur au milieu extérieur est donc positif et égal à l'aire \mathcal{A} délimitée par la courbe dans le diagramme (p, V) :
Déterminons l'aire élémentaire \mathcal{A}_0 correspondant à un carreau du quadrillage de la figure B :
- Suivant l'axe des ordonnées : un carreau correspond à une variation de pression \Delta p = 1{,}0 \times 10^5\text{ Pa}.
Suivant l'axe des abscisses : l'intervalle entre 2{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}^3 et 3{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}^3 comprend 4 carreaux. Un carreau correspond donc à :
\Delta V = \frac{3{,}0 - 2{,}0}{4} \times 10^{-3}\text{ m}^3 = 0{,}25 \times 10^{-3}\text{ m}^3
L'aire d'un carreau représente ainsi une énergie de :
Estimons le nombre de carreaux N délimités par le cycle :
- La courbe est inscrite entre V_2 = 2{,}25 \times 10^{-3}\text{ m}^3 et V_1 = 2{,}75 \times 10^{-3}\text{ m}^3 (largeur de 2 carreaux), et entre p_{\min} \approx 1{,}5 \times 10^5\text{ Pa} et p_{\max} \approx 5{,}5 \times 10^5\text{ Pa} (hauteur d'environ 4 carreaux).
Par comptage des carreaux entiers et des fractions de carreaux coupés par la courbe (ou en assimilant le cycle à une ellipse inclinée de demi-axes approximatifs a \approx 2{,}2 carreaux et b \approx 0{,}6 carreau, d'aire \pi a b \approx 4{,}1 carreaux), on dénombre :
N \approx 4{,}0 \text{ à } 4{,}5\text{ carreaux}
On en déduit la valeur du travail fourni par le moteur au cours d'un cycle :
Compte tenu de la précision de lecture graphique, on retient :
(une valeur comprise entre 90\text{ J} et 120\text{ J} est parfaitement acceptable).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
B · Modélisation du cycle
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cycle de carnot, diagramme de clapeyron
Représenter sur la figure B du document réponse, à rendre avec la copie, l'allure du diagramme correspondant au cycle idéal.
Voir l'indiceIndice
Tracer les deux branches isothermes décroissantes reliées par deux segments verticaux représentant les transformations isochores.
Voir la stratégieStratégie
Identifier les quatre transformations idéalisées qui composent le cycle de Stirling et leur nature dans le diagramme de Clapeyron (p, V) :
- deux isothermes de gaz parfait (courbes hyperboliques en p \propto 1/V) aux températures extrêmes T_1 et T_3 (T_1 < T_3) ;
- deux isochores (segments de droites verticaux) aux volumes extrêmes V_2 et V_1 (V_2 < V_1).
- Orienter le cycle dans le sens horaire (cycle moteur, W < 0).
- Représenter l'allure du cycle idéal sur la figure B entre les limites de volume V_2 et V_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de deux isothermes reliées par deux segments verticaux (isochores) formant le cycle de Stirling théorique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le cycle de Stirling idéal suivi par les n moles de gaz parfait est délimité par les volumes V_2 (volume minimal) et V_1 (volume maximal), et par les températures extrêmes T_1 (source froide) et T_3 (source chaude avec T_3 > T_1) :
- État 1 \rightarrow État 2 : compression isotherme réversible à la température T_1. La pression varie selon la loi p(V) = \dfrac{nRT_1}{V} de V_1 à V_2. La trajectoire est une branche d'hyperbole orientée vers la gauche et vers le haut (p_2 > p_1).
- État 2 \rightarrow État 3 : échauffement isochore à volume constant V = V_2. Le système est représenté par un segment vertical orienté vers le haut, de p_2 = \dfrac{nRT_1}{V_2} à p_3 = \dfrac{nRT_3}{V_2}.
- État 3 \rightarrow État 4 : détente isotherme réversible à la température T_3. La pression suit l'hyperbole p(V) = \dfrac{nRT_3}{V} de V_2 à V_1. Cette isotherme est située au-dessus de la première car T_3 > T_1. La transformation est orientée vers la droite et vers le bas (p_4 < p_3).
- État 4 \rightarrow État 1 : refroidissement isochore à volume constant V = V_1. Le système est représenté par un segment vertical orienté vers le bas, ramenant la pression de p_4 = \dfrac{nRT_3}{V_1} à p_1 = \dfrac{nRT_1}{V_1}.
Le cycle idéal forme ainsi un « rectangle déformé » délimité par deux verticales et deux hyperboles, parcouru dans le sens horaire.
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : premier principe, gaz parfait
Exprimer , le travail reçu par le fluide au cours de la compression, en fonction de , , et . En déduire le transfert thermique reçu par le fluide au cours de cette compression en fonction de , , et . Préciser les signes de et de .
Voir l'indiceIndice
Intégrer -p\,\mathrm{d}V pour une isotherme de gaz parfait, puis appliquer le premier principe en remarquant que \Delta U = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Compression isotherme réversible : W_{12} = n R T_1 \ln r > 0 et premier principe \Delta U_{12} = 0 \implies Q_{12} = -W_{12} < 0.
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La transformation (1 \to 2) est une compression isotherme réversible à la température T_1 d'un gaz supposé parfait, passant du volume initial V_1 au volume final V_2 avec V_1 > V_2.
Expression du travail reçu W_{12} La transformation étant mécaniquement réversible, la pression extérieure est à chaque instant égale à la pression du fluide : p_{\text{ext}} = p = \frac{nRT_1}{V}. Le travail reçu par le fluide s'écrit :
En introduisant le taux de compression volumique r = \frac{V_1}{V_2}, on obtient :
Expression du transfert thermique reçu Q_{12} D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide entre les états 1 et 2 :
Pour un gaz parfait, l'énergie interne ne dépend que de la température (première loi de Joule). La transformation étant isotherme à la température T_1, on a :
On en déduit :
Signes de W_{12} et Q_{12} Par définition, le rapport volumique vérifie r = \frac{V_1}{V_2} > 1, donc \ln r > 0. Les températures étant absolues (T_1 > 0) et n > 0, il vient :
Résultat
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : premier principe, gaz parfait
Exprimer , le transfert thermique reçu par le fluide au cours de l'échauffement isochore, en fonction de , , , et . Préciser son signe.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la première loi de Joule sur une transformation à volume constant : W_{23} = 0 et Q_{23} = \Delta U = C_V(T_3 - T_1).
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique au gaz parfait lors de la transformation isochore (2 \to 3).
- Exprimer la variation d'énergie interne à l'aide de la capacité thermique C_{\mathrm{V}} fournie par l'énoncé.
- Conclure sur le signe de Q_{23} compte tenu de la relation d'ordre entre les températures T_1 et T_3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Échauffement isochore : W_{23} = 0 d'où Q_{23} = \Delta U_{23} = \frac{n R}{\gamma - 1}(T_3 - T_1) > 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La transformation (2 \to 3) s'effectue à volume constant (V = V_2 = \text{cte}). Le travail des forces de pression reçu par le fluide est donc nul :
D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide entre les états 2 et 3 :
Pour un gaz parfait (première loi de Joule), la variation d'énergie interne ne dépend que de la température. Avec T_2 = T_1 (issue de la compression isotherme à T_1) et la capacité thermique à volume constant C_{\mathrm{V}} = \dfrac{nR}{\gamma - 1} rappelée par l'énoncé, on obtient :
On en déduit l'expression du transfert thermique :
Puisque T_3 > T_1 et \gamma > 1, on a :
Le fluide reçoit effectivement de la chaleur au cours de cet échauffement.
Résultat
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : premier principe, gaz parfait
Exprimer , le travail reçu par le fluide au cours de la détente, en fonction de , , et . En déduire le transfert thermique reçu par le fluide au cours de cette détente en fonction de , , et . Préciser les signes de et .
Voir l'indiceIndice
Procéder de manière analogue à la compression isotherme en tenant compte du nouveau niveau de température T_3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détente isotherme à T_3 : W_{34} = -n R T_3 \ln r < 0 et Q_{34} = -W_{34} > 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La transformation (3 \to 4) est une détente isotherme réversible à la température T_3. Le volume du gaz passe de V_3 = V_2 à V_4 = V_1.
Le travail reçu par les forces de pression lors de cette transformation quasi-statique et sans frottement s'écrit :
En utilisant l'équation d'état du gaz parfait p = \frac{nRT_3}{V} avec T = T_3 = \text{cste} :
Avec r = \frac{V_1}{V_2}, on obtient :
D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide fermé entre les états 3 et 4 :
D'après la première loi de Joule, l'énergie interne d'un gaz parfait ne dépend que de sa température. La transformation étant isotherme (T_4 = T_3), on a \Delta U_{34} = 0, d'où :
Étude des signes : Le rapport volumique vérifie r = \frac{V_1}{V_2} > 1, donc \ln r > 0. Les grandeurs n, R et T_3 étant strictement positives, il vient :
Résultat
Question 36
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : premier principe, gaz parfait
Exprimer le transfert thermique reçu par le fluide au cours du refroidissement en fonction de , , , et . Préciser son signe.
Voir l'indiceIndice
Calculer la variation d'énergie interne le long du refroidissement isochore et comparer son expression à celle de Q_{23}.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique au système fermé constitué des n moles de gaz parfait lors de l'évolution (4 \to 1).
- Exploiter le caractère isochore de la transformation pour simplifier le travail des forces de pression, puis la première loi de Joule pour exprimer la variation d'énergie interne en fonction de C_\mathrm{V} et des températures.
- Utiliser l'expression de C_\mathrm{V} donnée dans l'énoncé et conclure sur le signe de Q_{41} sachant que T_1 < T_3 et \gamma > 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Refroidissement isochore sans travail : Q_{41} = \Delta U_{41} = \frac{n R}{\gamma - 1}(T_1 - T_3) < 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La transformation (4 \to 1) est un refroidissement isochore à volume constant (V = V_1).
Les seules forces travaillant étant les forces de pression, le travail échangé est nul :
D'après le premier principe de la thermodynamique :
Le fluide étant modélisé par un gaz parfait, il vérifie la première loi de Joule : son énergie interne ne dépend que de sa température. La variation d'énergie interne s'écrit donc :
Or, l'état 4 est à la température T_4 = T_3 (état final de la détente isotherme) et l'état 1 est à la température T_1. Avec C_\mathrm{V} = \dfrac{nR}{\gamma - 1}, on obtient :
Comme T_1 < T_3 et que pour tout gaz parfait \gamma > 1, on a T_1 - T_3 < 0 et \gamma - 1 > 0, d'où :
Le fluide cède de l'énergie thermique au milieu extérieur au cours de ce refroidissement.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
C · Rendement du moteur
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rendement, premier principe
Définir puis exprimer le rendement idéal du moteur en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Définir le rendement par le rapport du travail mécanique fourni sur les transferts thermiques reçus de la source chaude (Q_{23} + Q_{34}).
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition thermodynamique générale du rendement d'un moteur thermique (rapport de l'énergie mécanique utile fournie au milieu extérieur sur l'énergie thermique totale reçue).
- Exprimer le travail net fourni au cours d'un cycle à partir des résultats des questions Q33 et Q35.
- Identifier les étapes au cours desquelles le fluide reçoit de la chaleur (Q > 0) afin de déterminer l'énergie thermique consommée Q_{\text{reçu}}.
- Simplifier le quotient pour exprimer \eta en fonction de T_1, T_3, r et \gamma.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition \eta = -W_\text{tot}/Q_\text{reçu} avec Q_\text{reçu} = Q_{23} + Q_{34}, puis expression littérale en simplifiant les termes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le rendement \eta d'un moteur thermique est défini par le rapport entre l'énergie utile fournie par le fluide au cours d'un cycle, à savoir le travail mécanique cédé à l'extérieur -W, et l'énergie thermique Q_{\text{reçu}} reçue par le fluide :
Sur l'ensemble du cycle, le travail total reçu par le gaz s'écrit, les transformations isochores n'échangeant aucun travail de forces de pression (W_{23} = W_{41} = 0) :
D'après les questions Q33 et Q35 :
On en déduit le travail fourni au cours d'un cycle :
Puisque T_3 > T_1 et r > 1, on a bien -W > 0.
En l'absence de régénérateur, l'énergie thermique reçue par le fluide provient des deux étapes où le transfert thermique est positif, c'est-à-dire l'échauffement isochore (Q_{23} > 0, d'après Q34) et la détente isotherme (Q_{34} > 0, d'après Q35) :
En effectuant le rapport, la quantité nR se simplifie :
Soit, en divisant le numérateur et le dénominateur par nR :
On peut également l'écrire sous forme adimensionnée :
Résultat
Question 38
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cycle de carnot, rendement
Définir et exprimer le rendement de Carnot en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Donner l'expression théorique maximale issue du théorème de Carnot pour un moteur ditherme réversible opérant entre T_1 et T_3.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le rendement de Carnot comme la limite thermodynamique maximale imposée par le second principe pour un moteur ditherme fonctionnant entre deux réservoirs thermiques de températures données.
- Établir son expression à l'aide des premier et second principes appliqués à un cycle réversible.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rendement maximal théorique de Carnot pour un moteur ditherme : \eta_\text{C} = 1 - T_1/T_3.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le rendement de Carnot \eta_{\mathrm{C}} est le rendement théorique maximal que peut atteindre tout moteur thermique fonctionnant de manière cyclique entre deux thermostats aux températures T_1 (source froide) et T_3 (source chaude, avec T_3 > T_1). D'après le théorème de Carnot, cette valeur limite est atteinte lorsque le cycle est entièrement réversible.
Pour un cycle moteur ditherme réversible :
Le premier principe de la thermodynamique sur un cycle (\Delta U = 0) s'écrit :
W + Q_{\mathrm{c}} + Q_{\mathrm{f}} = 0 \implies -W = Q_{\mathrm{c}} + Q_{\mathrm{f}}où Q_{\mathrm{c}} > 0 est la chaleur reçue de la source chaude (à T_3) et Q_{\mathrm{f}} < 0 celle cédée à la source froide (à T_1).
Le second principe sur un cycle réversible (\Delta S = 0 et S_{\mathrm{cr\acute{e}\acute{e}e}} = 0) donne l'égalité de Clausius :
\frac{Q_{\mathrm{c}}}{T_3} + \frac{Q_{\mathrm{f}}}{T_1} = 0 \implies \frac{Q_{\mathrm{f}}}{Q_{\mathrm{c}}} = -\frac{T_1}{T_3}
Par définition du rendement thermique \eta = \frac{-W}{Q_{\mathrm{c}}} :
On obtient ainsi :
Résultat
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rendement, machine thermique
Que devient le rendement du cycle idéal dans ce cas ?
Voir l'indiceIndice
Prendre en compte le fait que l'apport thermique externe se résume désormais au seul transfert isotherme Q_{34}.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la chaleur fournie par la source chaude extérieure en présence d'un régénérateur idéal.
- Exprimer le nouveau rendement \eta_{\text{rég}} comme le rapport du travail net fourni par le fluide sur la chaleur effectivement reçue de la source chaude.
- Comparer l'expression obtenue au rendement de Carnot établi à la question Q38.
Voir la réponse courteRéponse courte
Avec régénérateur idéal, la chaleur cédée lors de l'isochore 4 \to 1 compense l'isochore 2 \to 3 : le rendement atteint le rendement de Carnot \eta_\text{C}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lorsque le moteur est équipé d'un régénérateur idéal, le transfert thermique cédé par le gaz lors du refroidissement isochore (4 \rightarrow 1), soit |Q_{41}| = -Q_{41}, est entièrement stocké par le régénérateur, puis intégralement restitué au fluide lors de l'échauffement isochore (2 \rightarrow 3) :
Cette étape d'échauffement ne nécessite donc plus aucun apport d'énergie thermique de la part de la source chaude extérieure.
La seule énergie thermique fournie au fluide par la source chaude au cours du cycle est désormais celle apportée lors de la détente isotherme réversible (3 \rightarrow 4) :
Le travail mécanique total fourni par le fluide sur un cycle reste inchangé :
Le rendement du cycle idéal avec régénérateur devient ainsi :
Le rendement du cycle idéal de Stirling avec régénération parfaite est donc égal au rendement maximal de Carnot.
Résultat
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rendement, puissance thermique
En prenant une température chaude de et une température froide de et en supposant la conversion du travail mécanique en travail électrique parfaite, estimer numériquement la puissance thermique fournie par la source chaude aux deux moteurs de Stirling combinés.
Voir l'indiceIndice
Calculer le rendement de Carnot avec les températures en kelvins, en déduire une fourchette d'efficacité réelle puis la puissance thermique requise.
Voir la stratégieStratégie
- Convertir les températures de la source chaude et de la source froide en kelvins pour calculer le rendement de Carnot \eta_{\mathrm{C}}.
- Déterminer l'intervalle du rendement effectif \eta des moteurs à partir de la fraction donnée (30\,\% à 50\,\% de \eta_{\mathrm{C}}).
- Relier la puissance électrique P_{\text{elec}} à la puissance thermique reçue P_{\text{th}} sachant que la conversion travail mécanique \to travail électrique est supposée parfaite, puis évaluer numériquement la plage de valeurs de P_{\text{th}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rendement puis déduction de la puissance thermique reçue à partir de la puissance électrique souhaitée : \mathcal{P}_\text{th} = \mathcal{P}_\text{élec}/\eta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les températures thermodynamiques des sources chaude et froide s'écrivent :
D'après la question Q38, le rendement de Carnot associé à ces températures vaut :
L'énoncé indique que l'efficacité globale \eta des moteurs a évolué entre 30\,\% et 50\,\% de l'efficacité de Carnot :
La conversion du travail mécanique en travail électrique étant supposée parfaite, la puissance mécanique fournie par les deux moteurs est égale à la puissance électrique produite : \mathcal{P}_{\text{meca}} = P_{\text{elec}} = 180\text{ W}.
Le rendement thermique s'exprime par le quotient de la puissance utile par la puissance thermique fournie par la source chaude :
On en déduit un encadrement de la puissance thermique reçue par les deux moteurs :
Pour une efficacité de 50\,\% de Carnot (\eta \approx 0{,}318) :
P_{\text{th},\min} = \frac{180}{0{,}50 \times 0{,}6352} \approx 567\text{ W} \approx 5{,}7 \times 10^2\text{ W}.Pour une efficacité de 30\,\% de Carnot (\eta \approx 0{,}191) :
P_{\text{th},\max} = \frac{180}{0{,}30 \times 0{,}6352} \approx 945\text{ W} \approx 9{,}4 \times 10^2\text{ W}.
En prenant une efficacité moyenne de 40\,\% de Carnot (\eta \approx 0{,}254), on obtient :
Résultat
Partie IV : Un modèle simplifié de génératrice linéaire : le rail de Laplace
A · Présentation du système
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : loi de lenz, force de laplace
Prévoir qualitativement l'évolution de la vitesse de la tige.
Voir l'indiceIndice
Confronter l'action de la force motrice extérieure et la force de freinage électromagnétique induite tendant à modérer l'accélération.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'état initial : la tige est initialement au repos et soumise à une force constante.
- Décrire l'apparition des effets inductifs lors du mouvement en s'appuyant sur la loi de Lenz.
- Conclure sur l'allure de la vitesse v(t) en envisageant le comportement à temps long (existence d'une vitesse limite).
Voir la réponse courteRéponse courte
D'après la loi de Lenz, les courants induits créent une force de Laplace s'opposant au mouvement : la tige subit un freinage vers une vitesse limite.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'instant initial t = 0, la barre est immobile (v(0) = 0). Sous l'action de la force motrice constante \vec{F} = F \vec{e}_x, elle accélère et se met en mouvement dans le sens des x croissants (v(t) > 0).
Le déplacement de la tige modifie la surface du circuit, ce qui fait varier le flux du champ magnétique \vec{B} à travers le circuit. D'après les lois de l'induction (loi de Lenz) :
- cette variation de flux donne naissance à un courant induit ;
- ce courant induit subit, dans le champ magnétique \vec{B}, une force de Laplace \vec{F}_{\mathrm{L}} qui s'oppose au mouvement de la tige (rôle modérateur). Cette force agit comme une force de frottement fluide, de sens opposé à la vitesse et dont la norme augmente avec la vitesse.
Ainsi, au cours du temps :
- tant que F > \|\vec{F}_{\mathrm{L}}\|, l'accélération reste positive mais diminue progressivement au fur et à mesure que la vitesse augmente ;
- la force de Laplace finit par compenser exactement la force appliquée \vec{F} lorsque l'accélération s'annule.
Résultat
Question 42
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : force de laplace
Donner l'expression de la force de Laplace s'exerçant sur une barre conductrice parcourue par un courant dans un champ magnétique uniforme et stationnaire.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule de Laplace \vec{F}_{\mathrm{L}} = i\,\vec{MN}\wedge\vec{B} en respectant l'orientation des axes.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de la loi élémentaire de Laplace pour un élément de courant infinitésimal.
- Intégrer le long du conducteur rectiligne MN dans l'hypothèse d'un champ magnétique uniforme.
- Exprimer le résultat dans la base orthonormée directe (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) définie sur la figure A.
Voir la réponse courteRéponse courte
Formule de Laplace sur un conducteur filiforme : \vec{F}_\text{L} = i\,\vec{L} \wedge \vec{B}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La force de Laplace élémentaire subie par un élément rectiligne de conducteur \mathrm{d}\vec{\ell}, parcouru par un courant d'intensité i et plongé dans un champ magnétique \vec{B}, s'écrit :
Le conducteur MN étant rectiligne et le champ magnétique \vec{B} uniforme, la force totale s'obtient par intégration le long du segment orienté de M vers N :
D'après la figure A, les extrémités de la tige sont repérées le long de l'axe (Oy), avec N sur le rail supérieur et M sur le rail inférieur distants de L, soit :
Le champ magnétique étant \vec{B} = B\,\vec{e}_z, on a :
Comme (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) forme une base orthonormée directe, \vec{e}_y \wedge \vec{e}_z = \vec{e}_x, d'où :
en convenant que le courant algébrique i circule dans la tige du point M vers le point N.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : force de laplace, loi de faraday
On suppose la tige en mouvement, compléter le schéma de la figure A en représentant la force électromotrice d'induction , le courant ainsi que la force de Laplace. On ne cherchera pas à donner les valeurs de ces grandeurs pour le moment.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la loi de modération de Lenz pour positionner la flèche de courant induit et la force de Laplace opposée au mouvement.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la loi de modération de Lenz pour déterminer le sens de la force de Laplace induite : celle-ci doit s'opposer au déplacement de la tige vers les x croissants.
- En déduire le sens physique du courant induit dans la tige MN à l'aide de la règle de la main droite (\vec{F}_{\mathrm{L}} = i\,\vec{\ell}\wedge\vec{B}).
- Représenter la force électromotrice induite e(t) en modélisant la tige mobile comme un générateur débitant ce courant dans le reste du circuit.
Voir la réponse courteRéponse courte
Représentation du sens trigonométrique ou direct de e(t), du sens du courant induit et du vecteur \vec{F}_\text{L} opposé à la vitesse.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La tige se déplace vers la droite sous l'action de la force extérieure \vec{F} = F\vec{e}_x (vitesse \vec{v} = v\vec{e}_x avec v > 0).
Force de Laplace \vec{F}_{\mathrm{L}} : d'après la loi de Lenz, les effets induits s'opposent à la cause qui leur donne naissance (le mouvement de la tige). La force de Laplace est donc une force de freinage dirigée vers la gauche :
\vec{F}_{\mathrm{L}} \text{ est dirigée selon } -\vec{e}_x.- Courant induit i(t) : la force de Laplace s'écrit \vec{F}_{\mathrm{L}} = i\,\vec{MN}\wedge\vec{B}. Comme \vec{B} = B\vec{e}_z pointe vers le lecteur et que \vec{F}_{\mathrm{L}} est dirigée selon -\vec{e}_x, le courant circule de N vers M dans la tige (soit un parcours dans le sens horaire dans le circuit).
- Force électromotrice e(t) : la tige mobile en mouvement joue le rôle d'un générateur alimentant le conducteur ohmique R. En convention générateur, la flèche représentant la force électromotrice e(t) est orientée dans le même sens que le courant débité, c'est-à-dire de N vers M.
On complète ainsi le schéma de la figure A du document réponse :
Question déjà tombée ailleurs
B · Étude temporelle
Question 44
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : fem induite, flux magnétique
Donner l'expression de la force électromotrice d'induction en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer le flux magnétique coupé par le circuit déformable \Phi(t) = B\,L\,x(t) puis appliquer la loi de Faraday.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir une orientation pour le contour fermé formé par les rails, la résistance et la barre mobile. Pour rester cohérent avec la question précédente où le vecteur \vec{MN} = L\,\vec{e}_y a été introduit, orientons le circuit dans le sens trigonométrique (sens anti-horaire), de sorte que le courant traverse la barre de M vers N.
- Appliquer la loi de Faraday e(t) = -\dfrac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} en exprimant le flux du champ magnétique à travers la surface délimitée par le circuit, ou calculer directement la circulation du champ électromoteur de Lorentz.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du flux coupé ou variation de flux \mathrm{d}\Phi = B L v\,\mathrm{d}t, menant à e(t) = -B L v(t) selon la convention d'orientation choisie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Orientons le contour fermé dans le sens trigonométrique (sens direct dans le plan (xOy)). D'après la règle de la main droite, le vecteur normal unitaire à la surface s'écrit :
À un instant t, la position de la barre est repérée par son abscisse x(t). En prenant l'origine de l'abscisse au niveau du conducteur ohmique fixe, l'aire de la spire rectangulaire vaut :
Le champ magnétique \vec{B} = B\,\vec{e}_z étant uniforme et stationnaire, le flux magnétique à travers le circuit orienté s'écrit :
D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite e(t) s'obtient par dérivation du flux :
Sachant que la vitesse de la barre est v(t) = \dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}, on obtient :
Remarque (méthode équivalente par le champ de Lorentz) :
Les porteurs de charge dans la tige se déplacent à la vitesse \vec{v} = v(t)\,\vec{e}_x. Ils subissent le champ électromoteur de Lorentz :
La circulation de \vec{E}_{\mathrm{m}} le long de la barre mobile de M à N (\mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}y\,\vec{e}_y) donne directement :
Résultat
Question 45
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : loi des mailles, loi d'ohm
Donner l'équation électrique du système liant , et les paramètres du problème.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi d'Ohm généralisée au circuit purement résistif en l'absence d'auto-inductance.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi des mailles au circuit fermé formé par les rails, la résistance R et la barre MN, orienté de manière cohérente avec le sens choisi pour le courant i(t) et la f.é.m. e(t) en question Q44.
- Utiliser l'hypothèse de l'énoncé selon laquelle tout phénomène d'auto-induction est négligé (L_{\mathrm{auto}} = 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi des mailles appliquée au circuit fermé : e(t) - R i(t) = 0 \implies i(t) = e(t)/R.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le circuit fermé est modélisé par une maille indéformable à chaque instant contenant la force électromotrice induite e(t) et la résistance électrique totale R. Tout phénomène d'auto-induction étant négligé (L_{\text{auto}}\frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t} \approx 0), la loi des mailles s'écrit directement :
soit :
En introduisant l'expression établie à la question Q44 (e(t) = -BLv(t)), on en déduit l'intensité algébrique du courant :
Résultat
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : principe fondamental de la dynamique, force de laplace
Donner l'équation mécanique du système liant , , et les paramètres du problème.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la tige projeté selon l'axe horizontal \vec{e}_x.
Voir la stratégieStratégie
Pour obtenir l'équation mécanique régissant le mouvement de la tige, on applique le principe fondamental de la dynamique à la tige dans le référentiel d'étude, en projetant selon l'axe de déplacement (Ox).
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD projeté sur l'axe du rail : m\,\dot{v}(t) = F + F_\text{L}(t) = F - i(t) L B.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie la barre conductrice MN de masse m, assimilée à un point matériel en translation le long de l'axe (Ox), dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
La barre est soumise aux actions mécaniques suivantes :
- la force constante appliquée par l'opérateur : \vec{F} = F\,\vec{e}_x ;
- la force de Laplace, d'expression algébrique établie à la question Q42 : \vec{F}_{\mathrm{L}} = i(t)LB\,\vec{e}_x ;
- le poids de la tige et la réaction normale des rails, dont la somme est orthogonale à l'axe (Ox) (les frottements étant négligés).
D'après le principe fondamental de la dynamique :
En projetant cette relation vectorielle sur le vecteur unitaire \vec{e}_x, on obtient l'équation mécanique du système :
Résultat
Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : équation différentielle, couplage électromécanique
Déduire des équations précédentes une équation différentielle sur .
Voir l'indiceIndice
Remplacer l'expression du courant i(t) dans l'équation de la dynamique pour obtenir une équation différentielle portant sur v(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Substitution du courant dans le PFD menant à l'équation différentielle du premier ordre : m\,\dot{v} + \frac{B^2 L^2}{R} v = F.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation électrique obtenue à la question Q45 (utilisant la f.é.m. d'induction de la question Q44), l'intensité algébrique du courant s'exprime en fonction de la vitesse v(t) par :
En injectant cette relation dans l'équation différentielle du mouvement obtenue à la question Q46 :
on obtient :
Soit, en réarrangeant sous forme canonique :
ou sous la forme équivalente :
Résultat
Question 48
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : analyse dimensionnelle, constante de temps
En déduire la dimension de .
Voir l'indiceIndice
Constater que le coefficient intervenant devant la dérivée de la vitesse s'identifie à une constante de temps.
Voir la stratégieStratégie
Le libellé « En déduire » invite à utiliser l'équation différentielle du premier ordre établie à la question précédente (Q47) pour identifier directement la dimension du coefficient par homogénéité des termes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Par analyse dimensionnelle sur l'équation différentielle, le rapport \frac{R m}{B^2 L^2} est homogène à un temps.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q47, l'équation différentielle régissant la vitesse v(t) s'écrit :
Par homogénéité, tous les termes d'une équation physique ont la même dimension. En comparant le premier et le deuxième membre du côté gauche :
Or, la dérivée par rapport au temps introduit l'inverse d'une durée :
On en déduit donc immédiatement :
En prenant l'inverse de cette grandeur :
La grandeur \dfrac{Rm}{B^2 L^2} a la dimension d'un temps (son unité dans le Système international est la seconde, \text{s}).
Résultat
Question 49
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : constante de temps, vitesse limite
Résoudre cette équation différentielle et puis tracer en fonction du temps. On fera apparaitre sur le graphe le temps caractéristique du problème. Ces résultats sont-ils en accord avec la prédiction de la question 41 ?
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle avec la condition initiale de repos et représenter une asymptote exponentielle vers la vitesse limite.
Voir la stratégieStratégie
- Résoudre l'équation différentielle linéaire d'ordre 1 avec second membre constant en combinant solution particulière et solution de l'équation homogène, puis déterminer la constante d'intégration grâce à la condition initiale v(0)=0.
- Tracer l'allure de v(t) en faisant apparaître l'asymptote v_{\lim}, la tangente à l'origine et le temps caractéristique \tau.
- Comparer l'expression obtenue et son comportement asymptotique aux prévisions qualitatives de la question Q41.
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Résolution v(t) = v_\text{lim}(1 - \text{e}^{-t/\tau}), tracé exponentiel avec tangente à l'origine, validant la vitesse limite asymptotique prévue en Q41.
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D'après les questions Q47 et Q48, la vitesse v(t) vérifie l'équation différentielle du premier ordre :
La solution générale s'écrit comme la somme de la solution de l'équation homogène et d'une solution particulière constante :
où v_{\lim} est la vitesse limite obtenue pour \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0 :
La tige étant initialement au repos (v(0) = 0), on en déduit :
L'expression temporelle de la vitesse est donc :
Comparaison avec la prédiction de la question Q41 :
- La vitesse part de zéro, croît continûment et tend vers une vitesse limite finie v_{\lim} = \dfrac{FR}{B^2 L^2} pour t \gg \tau.
- Ce résultat confirme rigoureusement l'analyse qualitative : sous l'action de la force motrice \vec{F}, la barre accélère, induisant une force de Laplace de freinage croissante proportionnelle à la vitesse, jusqu'à ce que les deux forces se compensent exactement en régime permanent.
Résultat
C · Bilan de puissance
Question 50
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : puissance mécanique, force de laplace
Exprimer la puissance de la force de Laplace .
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Calculer le produit scalaire \vec{F}_{\mathrm{L}}\cdot\vec{v} et l'exprimer en fonction de i(t), L, B et v(t).
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Puissance mécanique de Laplace : \mathcal{P}_\text{L} = \vec{F}_\text{L} \cdot \vec{v} = -i B L v = e(t) i(t).
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La puissance développée par la force de Laplace \vec{F}_{\mathrm{L}} s'exerçant sur la tige mobile animée de la vitesse \vec{v}(t) = v(t)\,\vec{e}_x dans le référentiel d'étude est donnée par la définition générale d'une puissance mécanique :
D'après le résultat de la question Q42, la force de Laplace s'écrit \vec{F}_{\mathrm{L}} = i(t)LB\,\vec{e}_x. On en déduit directement :
En utilisant l'expression de la force électromotrice induite e(t) = -BLv(t) établie à la question Q44, cette puissance s'écrit également :
De plus, en substituant le courant induit i(t) = -\dfrac{BL}{R}v(t) obtenu à la question Q45, elle s'exprime en fonction de la seule vitesse sous la forme :
Résultat
Question 51
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : effet joule, couplage électromécanique
Donner l'expression de la puissance dissipée par effet Joule en fonction de , , et , puis en fonction de la puissance de la force de Laplace . Interpréter cette relation.
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Exprimer R\,i^2(t) en utilisant la loi de maille et comparer le résultat obtenu à la puissance mécanique de Laplace.
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\mathcal{P}_\text{J} = R i^2 = -e(t) i(t) = -\mathcal{P}_\text{L} : la puissance mécanique freinée par Laplace est intégralement dissipée par effet Joule dans le circuit.
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La puissance dissipée par effet Joule dans la résistance R du circuit s'écrit conventionnellement :
D'après l'équation électrique établie à la question Q45 et l'expression de la force électromotrice de la question Q44 :
En substituant cette relation, on obtient :
D'après le résultat de la question Q50, la puissance développée par la force de Laplace s'écrit \mathcal{P}_{\mathrm{L}} = i(t) L B v(t). On en déduit immédiatement :
Interprétation :
- La force de Laplace est résistive (\mathcal{P}_{\mathrm{L}} \le 0) : elle prélève de la puissance mécanique au mouvement de la barre (-\mathcal{P}_{\mathrm{L}} \ge 0).
- L'auto-induction étant négligée, aucune énergie magnétique n'est stockée dans le circuit (\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{mag}}}{\mathrm{d}t} = 0).
- Par conséquent, la totalité de la puissance mécanique prélevée par la force de Laplace est intégralement et instantanément convertie en puissance électrique par phénomène d'induction de Lorentz, puis dissipée sous forme thermique par effet Joule dans le conducteur : la force de Laplace assure un couplage électromécanique parfait.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 52
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : puissance mécanique
Donner l'expression de la puissance fournie par l'opérateur extérieur en fonction de et .
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Écrire la puissance d'une force constante s'appliquant à un point matériel de vitesse \vec{v}(t).
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Puissance de la force motrice extérieure : \mathcal{P}_\text{op} = F v(t).
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La barre conductrice est animée d'un mouvement de translation rectiligne selon l'axe (Ox) à la vitesse :
L'opérateur extérieur exerce sur la barre la force :
Par définition, la puissance mécanique fournie par cet opérateur à la tige est le produit scalaire de la force appliquée par la vitesse du point d'application :
D'où l'expression recherchée :
Résultat
Question 53
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Notions : bilan de puissance, couplage électromécanique
À partir de l'équation mécanique, effectuer un bilan de puissance global et interpréter chacun des termes.
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Multiplier l'équation différentielle du mouvement par v(t) pour faire apparaître la dérivée de l'énergie cinétique et les puissances en jeu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Multiplication du PFD par v : \frac{\mathrm{d}E_\text{c}}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P}_\text{op} - \mathcal{P}_\text{J} ; en régime établi la puissance mécanique injectée compense les pertes Joule.
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D'après la question Q46, l'équation du mouvement de la tige s'écrit :
En multipliant cette relation par la vitesse scalaire v(t), on obtient le théorème de la puissance mécanique :
En identifiant les termes grâce aux questions Q50, Q51 et Q52 :
- m\,v(t)\,\frac{\mathrm{d}v(t)}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{1}{2}m\,v(t)^2\right) = \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{c}}}{\mathrm{d}t}, dérivée temporelle de l'énergie cinétique de la barre ;
- F\,v(t) = \mathcal{P}_{\mathrm{op}}, puissance mécanique fournie par l'opérateur extérieur ;
- i(t)\,L\,B\,v(t) = \mathcal{P}_{\mathrm{L}} = -\mathcal{P}_{\mathrm{J}}, opposé de la puissance dissipée par effet Joule dans le circuit.
Le bilan de puissance s'écrit donc :
ou, sous forme équivalente, \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{c}}}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P}_{\mathrm{op}} - \mathcal{P}_{\mathrm{J}}.
Interprétation physique des termes :
- \mathcal{P}_{\mathrm{op}} = F\,v(t) est la puissance mécanique injectée dans le système par l'opérateur extérieur (source motrice).
- \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}_{\mathrm{c}}}{\mathrm{d}t} représente la fraction de cette puissance stockée sous forme d'énergie cinétique pour accélérer la tige pendant le régime transitoire.
- \mathcal{P}_{\mathrm{J}} = R\,i(t)^2 est la puissance électrique dissipée par effet Joule (ou délivrée à la charge électrique modélisée par R).
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2022 ?
Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique et diffusion de particules (21 % des questions, partie I), Induction électromagnétique (17 %, partie IV), Machines thermiques et systèmes ouverts (14 %, partie III) et Atomistique, liaisons et cristallographie (13 %). Plus ponctuellement : Premier et second principes de la thermodynamique, Oxydoréduction et électrochimie, Thermodynamique chimique et équilibres, Cinématique et dynamique du point, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation…
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2022 dès la première année (TSI1) ?
En partie : 39 questions sur 53 (74 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la partie III en entier (Q30 à Q40), la partie IV en entier (Q41 à Q53), la sous-partie II.A (Q15 à Q19) et la sous-partie II.C (Q25 à Q27). Avec les autres programmes de première année : 39 en MPSI, 39 en PCSI, 39 en PTSI, 26 en MP2I et 26 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2022 ?
Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2022 ?
Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q14 (bilan d'énergie).
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2022 ?
Questions de cours : Q3 (bilan thermique), Q6 (loi de fourier), Q15 (numéro atomique), Q16 (configuration électronique), Q17 (classification périodique), Q18 (métal alcalin), Q19 (règle de l'octet), Q20 (réaction d'oxydoréduction)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q4 (régime stationnaire), Q7 (loi de fourier), Q21 (loi de hess), Q23 (constante d'équilibre), Q33 (premier principe), Q34 (premier principe), Q35 (premier principe), Q36 (premier principe)….
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2022 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 TSI 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet plutôt accessible. Le rapport indique que 12 des 53 questions étaient très simples et que la progressivité du sujet a permis à de nombreux candidats d'aborder toutes les parties, sans qu'aucune ne soit délaissée. Moyenne : 8,94/20 (écart-type 4,22, 1 037 présents).
Quelle chaleur reçue retenir pour le rendement en Q37 ?
Il faut sommer Q_{23} et Q_{34} : le cycle est étudié ici sans régénérateur. L'hypothèse où le fluide ne reçoit de transfert thermique que lors de l'isotherme chaude n'est introduite qu'en Q39.
Comment estimer la durée de vie du réacteur en Q14 ?
En divisant l'énergie nucléaire totale libérable par la puissance thermique P du réacteur : on multiplie le nombre de noyaux fissiles contenus dans la masse m d'uranium par l'énergie libérée par chaque événement de fission.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.