Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie MPI 2024 (page 2/2 : Partie III (questions 21 à 22), partie IV, partie V et partie VI)
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- 39 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en MP2I et MPSI : 28 questions sur 39, parties I, III, IV et VI
- Vérifié question par question
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Partie III : La marche du berger landais sur échasses (suite)
III.4 · Pas optimal avec des échasses
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : modèle mécanique, mise à l'échelle
a) Parmi les paramètres intervenant dans l'expression de obtenue en Q19, indiquer lesquels sont inchangés par rapport au cas sans échasses et lesquels sont à modifier. On précisera ces modifications.
b) En déduire l'expression de , puis donner le rapport en fonction de et de .
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Identifier les grandeurs géométriques et inertielles affectées par l'adjonction de l'échasse en contact avec le sol en E.
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- Rappeler l'expression de p_{\mathrm{opt}} obtenue en Q19 et analyser l'effet de l'ajout d'une échasse de longueur l^* et de masse négligeable sur chacune des grandeurs intervenant dans cette expression.
- En déduire la nouvelle expression p_{\mathrm{opt}}^* en remplaçant les grandeurs modifiées, puis former le rapport \frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}}.
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Adaptation des grandeurs géométriques et inertielles avec échasses et expression du rapport p_{\mathrm{opt}}^*/p_{\mathrm{opt}}.
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a) D'après la question Q19, le pas optimal s'écrit :
L'échasse est modélisée comme une tige de longueur l^* et de masse négligeable fixée au pied de la jambe :
Paramètres inchangés :
- La masse du buste m_{\mathrm{b}} reste inchangée.
- La masse de la jambe équivalente reste m_{\mathrm{j}} car la masse de l'échasse est négligée.
- La position du centre de masse G_{\mathrm{j}} par rapport au pivot fémoral F ne change pas, donc la distance \Delta = F G_{\mathrm{j}} reste inchangée.
- Le moment d'inertie de la jambe oscillante par rapport à l'axe fémoral Fy reste inchangé (J_F) car la masse de l'échasse est négligeable.
Paramètres modifiés :
La longueur de la jambe en contact avec le sol devient celle de la jambe équivalente :
l_{\mathrm{j}} \longrightarrow l_{\mathrm{j}}^* = l_{\mathrm{j}} + l^*Le point de rotation au sol n'est plus O mais E (extrémité inférieure de l'échasse), de sorte que le moment d'inertie par rapport à l'axe de rotation au sol est modifié :
J_O \longrightarrow J_E^*
b) En substituant ces modifications dans l'expression de p_{\mathrm{opt}}, le nouveau pas optimal s'écrit :
En effectuant le quotient avec l'expression de p_{\mathrm{opt}} :
soit :
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : pendule pesant, analyse comparative
a) Exprimer en fonction du seul rapport dans le cas d'une jambe à répartition de masse uniforme.
b) Calculer pour un berger adulte de longueur de jambe , monté sur des échasses de longueur .
c) Justifier si la durée de la phase oscillante est changée avec les échasses.
d) Des études statistiques ont montré, qu'une fois le pas optimal adopté, la vitesse moyenne de déplacement horizontal du marcheur sur un cycle est proportionnelle au pas optimal et à la pulsation de la phase oscillante. En déduire le rapport des vitesses de déplacement du marcheur avec et sans échasses. Commenter.
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Former le rapport p_{\mathrm{opt}}^*/p_{\mathrm{opt}} à l'aide des expressions du tableau 1 ; remarquer que le pivot supérieur de la jambe pendulaire n'est pas modifié lors du balancement.
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- Exprimer le rapport \frac{J_E^*}{J_O} à partir des expressions données dans le tableau 1, puis l'injecter dans la formule du rapport \frac{p_{\mathrm{opt}}^*}{p_{\mathrm{opt}}} établie en Q21.b.
- Effectuer l'application numérique pour l^* = l_{\mathrm{j}} = 1\text{ m}.
- Analyser l'axe de rotation et la répartition de masse de la jambe lors de la phase oscillante pour déterminer l'effet de l'échasse sur \tau_{\mathrm{os}}.
- Utiliser la relation de proportionnalité V \propto p_{\mathrm{opt}}\,\omega_{\mathrm{os}} pour exprimer \frac{V^*}{V} et interpréter physiquement le résultat au regard de la qualification de « marche à pied augmentée ».
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Calcul du rapport de vitesse V^*/V montrant le gain de vitesse de déplacement permis par les échasses.
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a) D'après le tableau 1, les moments d'inertie valent respectivement :
Le quotient des moments d'inertie s'écrit donc en fonction du seul rapport \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}} :
En injectant ce rapport dans l'expression établie à la question Q21.b, on obtient :
b) Pour l_{\mathrm{j}} = 1\text{ m} et l^* = 1\text{ m}, le rapport des longueurs vaut \frac{l^*}{l_{\mathrm{j}}} = 1. L'application numérique donne :
Soit :
c) Pendant la phase d'oscillation, la jambe oscille autour de l'axe de son pivot fémoral F_{\mathrm{g}}y. La pulsation associée est donnée par (d'après Q15) :
L'échasse étant modélisée par une tige de masse négligeable fixée à la jambe :
- la masse totale de la jambe mobile reste égale à m_{\mathrm{j}} ;
- la position du centre de masse G_{\mathrm{jg}} par rapport à l'axe fémoral est inchangée, donc la distance \Delta est inchangée ;
- le moment d'inertie par rapport à l'axe fémoral F_{\mathrm{g}}y est inchangé (J_F^* = J_F).
Par conséquent, la pulsation \omega_{\mathrm{os}} ainsi que la durée de la phase oscillante restent inchangées :
d) La vitesse moyenne de déplacement horizontal sur un cycle vérifiant V \propto p_{\mathrm{opt}}\,\omega_{\mathrm{os}}, le rapport des vitesses s'écrit :
Comme \omega_{\mathrm{os}}^* = \omega_{\mathrm{os}}, on en déduit directement :
Commentaire : À puissance musculaire minimisée (conditions optimales), l'utilisation d'échasses de 1\text{ m} permet au berger de multiplier sa vitesse de déplacement par un facteur proche de 3{,}7 (le pas passe typiquement de 0{,}41\text{ m} à plus de 1{,}5\text{ m} pour une même cadence d'oscillation pendulaire des membres). Ce gain spectaculaire de rapidité et d'enjambée pour un moindre coût énergétique justifie pleinement le qualificatif de « marche à pied augmentée ».
Résultat
Partie IV : La préparation du pastis landais
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : constante d'équilibre, réaction acide-base
En assimilant la réaction dans la pâte à la réaction en solution aqueuse, exprimer en fonction de , et de , la constante d'équilibre de la réaction (1), puis donner sa valeur numérique à .
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Combiner les réactions associées aux constantes d'acidité K_{a1}, K_{a3} et à la constante de dégazage/dissolution K_s.
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- Décomposer la réaction (1) comme une combinaison linéaire de réactions équilibrées dont les constantes sont fournies dans l'énoncé (deux équilibres acido-basiques et l'équilibre de solubilité de \mathrm{CO_2}).
- En déduire l'expression de la constante d'équilibre K_1^\circ par produit des constantes associées.
- Effectuer l'application numérique avec le bon nombre de chiffres significatifs.
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Combinaison linéaire de réactions pour exprimer K^\circ = K_{a1}/(K_{a3} K_s) puis calcul numérique.
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Considérons les trois équilibres physico-chimiques mis en jeu en solution aqueuse :
L'acidité du dihydrogénodiphosphate :
\mathrm{H_2P_2O_7^{2-} + H_2O \rightleftarrows HP_2O_7^{3-} + H_3O^+} \quad (K_{a1})L'acidité du dioxyde de carbone dissous :
\mathrm{CO_{2,aqueux} + 2\,H_2O \rightleftarrows HCO_3^- + H_3O^+} \quad (K_{a3})La dissolution du dioxyde de carbone gazeux :
\mathrm{CO_2(g) \rightleftarrows CO_{2,aqueux}} \quad (K_s)
La réaction (1) s'écrit comme la combinaison suivante :
soit :
La constante d'équilibre K_1^\circ de la réaction (1) s'exprime donc par :
Application numérique : À 25\text{ }^\circ\text{C} :
D'où :
Résultat
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : stœchiométrie, bilan de matière
On utilise un sachet de de levure. Calculer les masses de et de contenues dans le sachet pour assurer la stœchiométrie de la réaction (1).
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Résoudre le système linéaire formé par la conservation de la masse totale (m_d + m_b = 11\mathrm{~g}) et l'égalité des quantités de matière n_d = n_b.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer les masses molaires des deux réactifs d'après les données de l'énoncé.
- Exprimer la condition de proportions stœchiométriques imposée par l'équation (1) (n_{\mathrm{d}} = n_{\mathrm{b}}) conjointement à la conservation de la masse totale de la levure active (m_{\mathrm{d}} + m_{\mathrm{b}} = 15 - 4 = 11\text{ g}).
- En déduire les expressions littérales puis les valeurs numériques de m_{\mathrm{d}} et m_{\mathrm{b}}.
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Calcul des fractions massiques respectives pour respecter les proportions stœchiométriques dans le sachet de levure.
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D'après les données fournies pour les masses molaires atomiques, on calcule les masses molaires de \mathrm{Na_2H_2P_2O_7} et de \mathrm{NaHCO_3} :
La masse totale du sachet est de 15\text{ g}, dont 4\text{ g} d'amidon inerte. La masse cumulée des réactifs actifs vaut donc :
D'après l'équation-bilan (1) :
les réactifs réagissent dans un rapport stœchiométrique 1:1. Pour assurer la stœchiométrie du mélange, il faut donc l'égalité des quantités de matière initiales :
En substituant cette relation dans l'expression de la masse totale :
Applications numériques :
Résultat
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équation d'état des gaz parfaits, stœchiométrie
Quel volume de un sachet de levure peut-il libérer sous une pression égale à et une température égale à si on suppose totale la réaction (1) et si on assimile le gaz à un gaz parfait ?
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Déterminer la quantité totale de gaz formé à partir de la stœchiométrie puis appliquer l'équation d'état des gaz parfaits à la température T = 443\mathrm{~K}.
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Détermination de la quantité de \mathrm{CO_2} produite puis volume correspondant via V = n R T / P^\circ.
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D'après l'équation bilan de la réaction (1) :
une mole de \mathrm{HCO_3^-} (ou de \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}) réagissant totalement produit une mole de dioxyde de carbone gazeux.
La quantité de matière de \mathrm{CO_2} libérée par la réaction totale d'un sachet de levure correspond donc à la quantité initiale calculée à la question Q24 :
En assimilant le dioxyde de carbone à un gaz parfait, le volume V(\mathrm{CO_2}) libéré sous la pression P = 1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa} et à la température de cuisson T = 170 + 273 = 443\text{ K} s'écrit :
Application numérique :
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Notions : diagramme de distribution, pka
a) Pour chaque numéro de courbe de la figure 8, attribuer l'espèce correspondante.
b) Déterminer par lecture sur le diagramme.
c) Expliquer à quelles valeurs théoriques correspondent les abscisses des points P et Q.
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Repérer la prédominance séquentielle des espèces polyacides selon le pH ; lire C_p sur le palier où une espèce domine seule.
Voir la réponse courteRéponse courte
Attribution des courbes selon le pH croissant, détermination de la concentration totale C_p et identification des \mathrm{p}K_a.
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a) Attribution des espèces aux courbes :
- Par définition du \mathrm{pH}, [\mathrm{H_3O^+}] = 10^{-\mathrm{pH}}, soit \log\left(\frac{[\mathrm{H_3O^+}]}{C^\circ}\right) = -\mathrm{pH}. Il s'agit d'une droite de pente -1 passant par l'origine (0,0) : c'est la courbe 4.
- Le produit ionique de l'eau donne [\mathrm{OH^-}] = \frac{K_e}{[\mathrm{H_3O^+}]} = 10^{\mathrm{pH}-14}, soit \log\left(\frac{[\mathrm{OH^-}]}{C^\circ}\right) = \mathrm{pH}-14. C'est une droite de pente +1 s'annulant en \mathrm{pH} = 14 : c'est la courbe 5.
Les espèces phosphorées dérivent du diacide \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}. Selon l'échelle des \mathrm{p}K_a, les formes prédominent par ordre de déprotonation croissante lorsque le \mathrm{pH} augmente :
- À \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{a1} = 6{,}7, l'acide \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}} prédomine : courbe 1.
- Pour 6{,}7 < \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{a2} = 9{,}3, l'ampholyte \mathrm{HP_2O_7^{3-}} prédomine : courbe 2.
- À \mathrm{pH} > \mathrm{p}K_{a2} = 9{,}3, la base \mathrm{P_2O_7^{4-}} prédomine : courbe 3.
b) Détermination de C_p : Dans le domaine où l'une des espèces phosphorées est ultra-majoritaire (par exemple pour la courbe 1 entre \mathrm{pH} = 2 et 5), sa concentration est pratiquement égale à la concentration totale C_p. Sur ce palier horizontal, on lit :
D'où la concentration totale en espèces phosphorées :
c) Valeurs théoriques des abscisses des points P et Q :
Le point \mathrm{P} correspond à l'intersection des courbes 1 et 2, soit [\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}] = [\mathrm{HP_2O_7^{3-}}]. D'après la relation d'Henderson-Hasselbalch appliquée au premier couple acido-basique :
\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_{a1} + \log\left(\frac{[\mathrm{HP_2O_7^{3-}}]}{[\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}]}\right) = \mathrm{p}K_{a1}L'abscisse théorique du point \mathrm{P} est donc :
\boxed{\mathrm{pH}_\mathrm{P} = \mathrm{p}K_{a1} = 6{,}7}Le point \mathrm{Q} correspond à l'intersection des courbes 2 et 3, soit [\mathrm{HP_2O_7^{3-}}] = [\mathrm{P_2O_7^{4-}}]. De même, pour le second couple acido-basique :
\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_{a2} + \log\left(\frac{[\mathrm{P_2O_7^{4-}}]}{[\mathrm{HP_2O_7^{3-}}]}\right) = \mathrm{p}K_{a2}L'abscisse théorique du point \mathrm{Q} est donc :
\boxed{\mathrm{pH}_\mathrm{Q} = \mathrm{p}K_{a2} = 9{,}3}
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Notions : ph d'une solution, équilibre chimique
On réalise l'expérience suivante : un sachet de de levure est dissous dans d'eau. On chauffe pour rendre la réaction (1) totale. Après retour à température ambiante et en négligeant la quantité de dissous restant en solution après dégazage dans l'air, trouver, par lecture en figure 8, le pH de la solution finale obtenue, sachant que, dans cette hypothèse, le pH est déterminé par la seule réaction d'équilibre (a) suivante :
Voir l'indiceIndice
Utiliser la stœchiométrie de la dismutation imposant [\mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}] = [\mathrm{P_2O_7^{4-}}], ce qui correspond à l'intersection de deux courbes sur le graphe.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la composition de la solution après la réaction (1) complète et dégazage du dioxyde de carbone.
- Traduire la stœchiométrie de l'équilibre (a) par une égalité de concentrations entre espèces phosphorées.
- Identifier le point correspondant sur le diagramme de la figure 8 et en déduire le pH par lecture graphique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité des concentrations en \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}} et \mathrm{P_2O_7^{4-}} lue au point de croisement des courbes sur le diagramme.
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La réaction (1) étant totale et réalisée dans les proportions stœchiométriques (d'après la question Q24), tout le dihydrogénodiphosphate \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}} et l'hydrogénocarbonate \mathrm{HCO_3^-} ont réagi. Après dégazage complet du dioxyde de carbone, l'espèce prépondérante apportée en solution est l'ion ampholyte monohydrogénodiphosphate \mathrm{HP_2O_7^{3-}} à la concentration C_p.
D'après l'énoncé, l'état d'équilibre est régi par la réaction de dismutation :
La stœchiométrie de cette réaction impose l'égalité des concentrations des espèces formées :
soit encore :
Sur la figure 8, cette condition correspond à l'abscisse du point d'intersection de la courbe 1 (associée à \mathrm{H_2P_2O_7^{2-}}) et de la courbe 3 (associée à \mathrm{P_2O_7^{4-}}).
Par lecture graphique directe à l'intersection des courbes 1 et 3 :
Résultat
Partie V : Système d'arrosage automatique d'un green de golf
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : porte logique, porte nand, table de vérité
Rappeler la table de vérité d'une porte NAND à deux entrées indépendantes. Quelle est la fonction de cette porte lorsque ses deux entrées sont reliées entre elles ?
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Dresser la table associant les entrées binaires à la sortie d'un NON-ET, puis poser A=B.
Voir la réponse courteRéponse courte
Table de vérité de la porte NAND et obtention de la fonction inverseur logique NOT lorsque les entrées sont court-circuitées.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une porte logique nand (NON-ET) à deux entrées indépendantes A et B et une sortie S réalise l'opération logique :
La sortie S vaut 0 si et seulement si les deux entrées A et B sont simultanément à l'état haut (1). Sa table de vérité est la suivante :
| A | B | S = \overline{A \cdot B} |
| 0 | 0 | 1 |
| 0 | 1 | 1 |
| 1 | 0 | 1 |
| 1 | 1 | 0 |
Lorsque les deux entrées sont reliées entre elles, elles sont soumises au même niveau logique d'entrée, noté E (A = B = E). L'équation logique devient :
La porte se comporte donc comme un inverseur logique (ou porte not / porte NON).
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : circuit rc, équation différentielle
Établir que l'équation différentielle vérifiée par la tension s'écrit
dans laquelle on exprimera le temps caractéristique .
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Appliquer la loi des mailles le long de la branche R-C en reliant le courant d'entrée au courant de charge du condensateur.
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- Identifier les potentiels aux différentes bornes des dipôles de l'étage 1 à partir du schéma.
- Exprimer le courant traversant la résistance R et celui traversant le condensateur C sous les hypothèses de l'énoncé (courants d'entrée nuls).
- Appliquer la loi des nœuds au point de potentiel u_2(t) pour établir l'équation différentielle et identifier le temps caractéristique \tau.
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Loi des mailles et loi des nœuds au niveau du condensateur pour établir l'équation différentielle avec \tau = RC.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le schéma de l'étage 1 (figure 9) :
- Les tensions u_1(t), u(t) et u_2(t) représentent les potentiels électriques en différents nœuds du circuit par rapport à la masse.
- La résistance R est connectée entre le nœud de potentiel u_1(t) et le nœud de potentiel u_2(t).
Le condensateur C est connecté entre le nœud de potentiel u(t) (en sortie de la porte 1) et le nœud de potentiel u_2(t). La tension à ses bornes est définie par :
u_c(t) = u_2(t) - u(t)
Les résistances d'entrée des portes logiques étant infinies et le courant prélevé par l'étage 2 étant négligeable devant les courants de charge du condensateur, aucun courant ne s'échappe vers la porte 2 ni vers la résistance R_{\mathrm{h}}.
En appliquant la loi des nœuds au point de potentiel u_2(t) :
Le courant issu de la résistance R entrant dans le nœud vaut :
i_R(t) = \frac{u_1(t) - u_2(t)}{R}En convention récepteur pour la tension u_c(t) = u_2(t) - u(t), le courant quittant le nœud à travers le condensateur vers le potentiel u(t) s'écrit :
i_C(t) = C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t}
La conservation de la charge au nœud impose i_R(t) = i_C(t), soit :
En retranchant u(t) de part et d'autre :
On obtient bien la forme demandée :
avec le temps caractéristique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Notions : circuit rc, régime transitoire
a) À l'instant initial de date , le condensateur est déchargé et . Que vaut alors ? En déduire les expressions de et de , valables tant que .
b) Exprimer la date de fin de validité des expressions précédentes de et de . On donnera en fonction de , et de .
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle avec la condition initiale u_c(0^+) = 0, puis déterminer l'instant où u_2(t) atteint la tension seuil V_b.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'état de sortie de la porte 1 à t = 0^+ à partir de sa fonction inverseur et de sa tension d'entrée u_1 = V_a.
- Résoudre l'équation différentielle régissant u_c(t) sous l'hypothèse u_1 = V_a, en exploitant la continuité de la tension aux bornes de C, puis relier u_2(t) à u_c(t) et u(t).
- Identifier le basculement de la porte 2 lorsque sa tension d'entrée u_2(t) atteint le seuil V_b, ce qui définit la date t_b.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité de la tension aux bornes du condensateur, résolution de l'équation différentielle et calcul de la date de basculement t_b.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) D'après la question Q28, la porte NAND dont les deux entrées sont reliées fonctionne comme un inverseur logique (porte NOT).
À l'instant t = 0, la tension d'entrée de la porte 1 est u_1 = V_a. Comme V_a > V_b, l'entrée est au niveau logique « 1 ». Le temps de propagation de la porte étant considéré comme négligeable, la sortie bascule instantanément au niveau logique « 0 », soit :
Tant que u_1 = V_a, la tension à la sortie de la porte 1 reste constante : u(t) = 0\text{ V}. L'équation différentielle établie à la question Q29 devient alors :
La solution générale s'écrit :
Le condensateur étant initialement déchargé, la continuité de la tension à ses bornes impose u_c(0^+) = u_c(0^-) = 0, d'où V_a + A = 0, soit A = -V_a. On obtient :
Par définition de u_c(t) = u_2(t) - u(t), et sachant que u(t) = 0\text{ V} :
b) La résistance d'entrée des portes logiques étant considérée comme infinie, aucun courant ne traverse la résistance de protection R_p. Le potentiel à l'entrée de la porte 2 est donc égal à u_2(t).
Tant que u_2(t) < V_b, l'entrée de la porte 2 est au niveau logique « 0 », ce qui maintient sa sortie à l'état logique « 1 », confirmant la valeur u_1 = V_a.
La fin de validité de cette phase intervient à la date t_b où la tension d'entrée de la porte 2 franchit le seuil de basculement V_b :
En prenant le logarithme népérien, on en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Notions : circuit rc, oscillateur astable
a) Écrire, en justifiant, la nouvelle équation différentielle vérifiée par , valable à partir de la date et jusqu'à une nouvelle date de fin de validité .
b) Obtenir alors les nouvelles expressions de et de pour .
c) Exprimer en fonction de , et de .
Voir l'indiceIndice
Tenir compte du basculement des portes qui impose u_1 = 0 et u = V_a, puis raccorder continûment la tension aux bornes de la capacité en t_b.
Voir la stratégieStratégie
- À la date t_b, la tension d'entrée u_2 de la porte 2 franchit le seuil de basculement V_b, ce qui entraîne le basculement quasi-instantané de la porte 2 (sa sortie u_1 passe de V_a à 0) puis de la porte 1 (sa sortie u passe de 0 à V_a).
- On injecte ces nouvelles valeurs constantes de u_1 et u dans l'équation différentielle générale établie en Q29.
- On résout cette équation en utilisant la continuité de la tension aux bornes du condensateur u_c(t) en t = t_b, ce qui permet d'en déduire u_2(t) = u(t) + u_c(t).
- La nouvelle date de basculement t'_b correspond au moment où l'entrée u_2(t) repasse sous le seuil V_b.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution pour la phase suivante après basculement logique et calcul de la durée de la demi-période t'_b - t_b.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Nouvelle équation différentielle vérifiée par u_c(t) :
À la date t = t_b^-, u_2(t_b^-) = V_b. Lorsque u_2 dépasse V_b, l'entrée de la porte 2 passe au niveau logique « 1 ». Par conséquent :
- La sortie de la porte 2 passe au niveau logique « 0 », soit u_1 = 0.
- L'entrée de la porte 1 (reliée à u_1) passe au niveau logique « 0 », donc sa sortie passe au niveau logique « 1 », soit u = V_a.
En reportant u_1 = 0 et u = V_a dans l'équation différentielle générale \tau \dfrac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + u_c = u_1 - u (établie en Q29), on obtient :
b) Expressions de u_c(t) et de u_2(t) pour t_b < t < t'_b :
La solution générale de cette équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants s'écrit :
où A est une constante déterminée par la continuité de la tension aux bornes du condensateur en t = t_b :
D'où -V_a + A = V_b, soit A = V_a + V_b. Ainsi :
Pour t \in ]t_b, t'_b[, la sortie de la porte 1 vaut u(t) = V_a. La relation u_c(t) = u_2(t) - u(t) donne immédiatement :
Soit :
c) Expression de la durée t'_b - t_b :
À t = t_b^+, on a u_2(t_b^+) = V_a + V_b > V_b, ce qui maintient l'entrée de la porte 2 au niveau logique « 1 ».
Puis, u_2(t) décroît exponentiellement vers 0. Le prochain basculement intervient à la date t'_b lorsque la tension d'entrée u_2(t) atteint à nouveau le seuil de basculement V_b par valeurs supérieures :
Il vient :
En prenant le logarithme népérien, on en déduit :
Résultat
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Notions : circuit rc, oscillateur astable
a) Quelle équation différentielle est à considérer à partir de la date et jusqu'à une nouvelle date de fin de validité ? Exprimer alors et pour .
b) En déduire en fonction de , et de .
Voir l'indiceIndice
Identifier les nouveaux niveaux logiques imposés en entrée et en sortie de chaque porte après le deuxième franchissement du seuil.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les états logiques des portes à la date t'_b : la tension u_2 atteint V_b par valeurs décroissantes, ce qui fait basculer la porte 2, puis en cascade la porte 1, fixant les nouvelles valeurs de u_1 et u.
- Réécrire l'équation différentielle régissant u_c(t), utiliser la continuité de la tension aux bornes du condensateur en t'_b pour déterminer la constante d'intégration, et en déduire u_2(t) = u(t) + u_c(t).
- Trouver la date de basculement t''_b en écrivant que u_2(t) atteint de nouveau le seuil V_b (par valeurs croissantes).
Voir la réponse courteRéponse courte
Symétrie de l'oscillation pour déterminer la durée de la phase suivante t''_b - t'_b.
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a) À la date t = t'_b, la tension u_2(t) décroît et franchit vers le bas la tension de basculement V_b :
- l'entrée de la porte 2 passe à un niveau logique « 0 » (u_2 < V_b), sa sortie bascule donc à l'état haut : u_1 = V_a ;
- l'entrée de la porte 1 reçoit alors u_1 = V_a > V_b (niveau logique « 1 »), sa sortie bascule donc à l'état bas : u = 0.
D'après l'équation différentielle générale établie à la question Q29, \tau \dfrac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + u_c = u_1 - u, l'équation à considérer pour t'_b < t < t''_b est :
Par continuité de la tension aux bornes du condensateur à l'instant du basculement :
La solution générale de l'équation différentielle s'écrit :
La condition initiale en t = t'_b donne V_a + A = V_b - V_a, d'où A = -(2V_a - V_b). On en déduit :
Pendant cet intervalle de temps, la sortie de la porte 1 est à u(t) = 0, d'où u_2(t) = u(t) + u_c(t) = u_c(t) :
b) À l'instant t = {t'_b}^+, la tension u_2({t'_b}^+) = V_b - V_a < 0 est inférieure à V_b. Elle croît ensuite asymptotiquement vers V_a > V_b.
La date de fin de validité t''_b correspond à l'instant où u_2(t) atteint à nouveau le seuil de basculement V_b :
Soit :
On obtient finalement :
Résultat
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Schéma ou tracé
Notions : chronogramme, oscillateur astable
Faire un tracé soigné des chronogrammes de , et sur une même figure.
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Représenter l'évolution temporelle continue de u_c(t) oscillant entre ses bornes exponentielles, accompagnée des créneaux de u_2(t) et de la sortie u(t).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les grandeurs à tracer : la tension logique u(t) en sortie de la porte 1 (signal en créneaux), la tension u_c(t) aux bornes du condensateur (strictement continue) et la tension d'entrée de la porte 2, u_2(t) = u(t) + u_c(t) (qui subit des discontinuités lors des basculements).
- Positionner sur l'axe des ordonnées les niveaux remarquables : V_a + V_b, V_a, V_b, 0, V_b - V_a et -V_a.
- Graduer l'axe des temps avec les dates de basculement 0, t_b, t'_b et t''_b, puis tracer les exponentielles reliant les points de basculement en respectant la continuité de u_c(t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé soigné et périodique des tensions u(t), u_c(t) et u_2(t) mettant en évidence les seuils de basculement.
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D'après les résultats des questions Q30, Q31 et Q32, le fonctionnement s'organise en trois phases successives :
- Pour 0 \leqslant t < t_b : la sortie de l'inverseur 1 vaut u(t) = 0. Le condensateur se charge depuis u_c(0) = 0 vers V_a, avec u_2(t) = u_c(t) = V_a(1 - \mathrm{e}^{-t/\tau}). À l'instant t_b^-, on atteint u_2(t_b^-) = V_b.
À t = t_b : u_2 atteint le seuil V_b, la porte 2 bascule à 0 (u_1 = 0), ce qui fait commuter la sortie 1 à u = V_a. Par continuité de la tension aux bornes d'un condensateur :
u_c(t_b^+) = u_c(t_b^-) = V_bLa loi des mailles impose donc un saut de potentiel pour u_2 :
u_2(t_b^+) = u(t_b^+) + u_c(t_b^+) = V_a + V_b- Pour t_b < t < t'_b : u(t) = V_a. Le condensateur se décharge vers -V_a selon l'asymptote -V_a : u_c(t) = -V_a + (V_a + V_b)\mathrm{e}^{-(t - t_b)/\tau}, d'où u_2(t) = (V_a + V_b)\mathrm{e}^{-(t - t_b)/\tau}. À la date t = {t'_b}^-, u_2({t'_b}^-) = V_b et u_c({t'_b}^-) = V_b - V_a.
À t = t'_b : u_2 passe sous le seuil V_b, la porte 2 bascule à 1 (u_1 = V_a), donc la sortie 1 retombe à u = 0. Par continuité :
u_c({t'_b}^+) = u_c({t'_b}^-) = V_b - V_aD'où un saut de tension vers le bas pour u_2 :
u_2({t'_b}^+) = u({t'_b}^+) + u_c({t'_b}^+) = V_b - V_a < 0- Pour t'_b < t < t''_b : u(t) = 0. Le condensateur se recharge vers V_a avec u_2(t) = u_c(t) = V_a - (2V_a - V_b)\mathrm{e}^{-(t - t'_b)/\tau}, jusqu'à atteindre de nouveau le seuil u_2({t''_b}^-) = V_b, clôturant ainsi une période complète du régime établi (T = t''_b - t_b).
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : période d'oscillation, oscillateur astable
a) Déduire l'expression de la période des signaux obtenus pour .
b) Calculer pour , , et .
c) Quel rôle assure l'étage 1 pour les étages postérieurs à lui ? Quel nom porte ce type de circuit en électronique ?
Voir l'indiceIndice
Sommer les durées des deux phases transitoires successives (t'_b - t_b) + (t''_b - t'_b) pour obtenir la période propre complète.
Voir la stratégieStratégie
- La période T du régime périodique établi (pour t > t_{\mathrm{b}}) correspond à la durée d'un cycle complet formé des deux phases successives étudiées en Q31 et Q32 : T = (t'_{\mathrm{b}} - t_{\mathrm{b}}) + (t''_{\mathrm{b}} - t'_{\mathrm{b}}).
- Effectuer l'application numérique avec \tau = RC. Vérifier la cohérence de l'ordre de grandeur avec les chronogrammes fournis en figures 10a et 10b.
- Identifier la fonction globale du circuit : il produit de façon autonome un signal périodique rectangulaire servant d'horloge ou d'excitation pour l'étage capacitif suivant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Période T = (t'_b - t_b) + (t''_b - t'_b), application numérique et identification du rôle d'horloge (générateur de signal carré).
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Expression de la période T
Pour t > t_{\mathrm{b}}, le circuit fonctionne en régime périodique entretenu. Une période complète T est constituée de la somme des durées des deux demi-cycles consécutifs calculées aux questions Q31.c et Q32.b :
En remplaçant par les expressions établies :
Soit, en regroupant les logarithmes :
b) Application numérique
Avec R = 100\text{ k}\Omega et C = 20\text{ nF} :
Pour V_{\mathrm{a}} = 5\text{ V} et V_{\mathrm{b}} = 1{,}5\text{ V} :
On en déduit :
c) Rôle de l'étage 1 et dénomination en électronique
- Rôle : L'étage 1 génère de manière autonome une oscillation périodique (signal rectangulaire / en créneaux) sans nécessiter de signal de commande extérieur. Il sert de générateur de signal ou d'horloge pour alimenter et exciter le capteur d'humidité capacitif de l'étage 2 en régime alternatif.
- Nom du circuit : Il s'agit d'un oscillateur astable (ou multivibrateur astable).
Résultat
Question 35
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : traitement du signal, capteur capacitif
a) Justifier que où est une constante qu'on ne cherchera pas à expliciter. On admet par ailleurs que cette constante dépend de la valeur de .
b) Associer chaque signal , et à son chronogramme A, B ou C.
c) Laquelle des figures 10a ou 10b correspond à la situation d'arrosage ? La capacité augmente-t-elle ou diminue-t-elle avec le taux d'humidité ?
d) Expliquer la forme du signal C en lien avec le signal B de la figure 10a. Commenter le cas de la figure 10b.
Voir l'indiceIndice
Constater qu'un condensateur en régime permanent bloque la composante continue ; comparer la valeur continue lue sur le signal filtré au seuil de consigne de 3{,}5\mathrm{~V}.
Voir la stratégieStratégie
- Pour la question a), appliquer la loi des mailles à l'étage 2 en exploitant l'impédance d'entrée infinie de la porte logique.
- Pour la question b), identifier la nature de chaque tension (logique, périodique dérivée de l'astable, ou lissée/continue).
- Pour la question c), utiliser le critère de déclenchement de l'arrosage (u_{\mathrm{rd}} > 3{,}5\text{ V}) et le rôle agronomique de l'arrosage (sol sec).
- Pour la question d), comparer le signal d'entrée u_h(t) à la tension de seuil de basculement V_b = 1{,}5\text{ V} de la porte inverseuse 3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse du circuit détecteur d'humidité à base de seuil et déduction de l'état d'arrosage selon les chronogrammes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
a) Justification de la relation u_h(t) = u_2(t) + k
L'étage 2 relie la tension u_2(t) issue de l'oscillateur astable à l'entrée de la porte NAND 3. La résistance d'entrée de cette porte étant considérée comme infinie, le courant i_e entrant sur la porte 3 est nul :
Le courant traversant la branche constituée de la résistance R_h et du capteur capacitif C_h est donc nul :
- La tension aux bornes de la résistance de protection R_h est nulle : u_{R_h} = R_h \, i_e = 0.
Le courant de charge du condensateur C_h étant nul (i_e = \frac{\mathrm{d}q_h}{\mathrm{d}t} = 0), la charge q_h portée par ses armatures est constante au cours des oscillations, ce qui implique que la tension à ses bornes est rigoureusement constante :
u_{C_h}(t) = \frac{q_h}{C_h} = \text{cte}
D'après la loi des mailles le long de cette branche :
En posant k = - u_{C_h} = -\frac{q_h}{C_h}, qui est une constante dépendant de la capacité C_h, on obtient bien :
b) Identification des chronogrammes
- Signal C \longleftrightarrow u_i(t) : la porte NAND 3 a ses deux entrées reliées, elle fonctionne donc en inverseur logique (porte NOT). Sa sortie u_i(t) ne peut prendre que deux valeurs discrètes : l'état bas 0\text{ V} et l'état haut V_a = 5\text{ V}. C'est exactement le comportement binaire créneau observé pour la courbe C.
- Signal B \longleftrightarrow u_h(t) : d'après la question précédente, u_h(t) reproduit les variations exponentielles et les sauts discontinus de tension (d'amplitude \pm V_a = 5\text{ V}) de u_2(t), translatés verticalement d'une constante k. C'est la forme d'onde analogique représentée par la courbe B.
- Signal A \longleftrightarrow u_{\mathrm{rd}}(t) : l'étage 3 effectue un redressement et un filtrage passe-bas (cellule R_d C_d) pour délivrer une tension quasi-continue. La courbe A représente cette tension continue lissée.
c) Situation d'arrosage et variation de C_h
D'après le texte, l'arrosage se déclenche lorsque la tension u_{\mathrm{rd}} dépasse la valeur seuil de 3{,}5\text{ V} :
- Sur la figure 10a (C_h = 1\,000\text{ pF}), u_{\mathrm{rd}} \approx 1\text{ V} < 3{,}5\text{ V} : l'arrosage n'est pas activé.
- Sur la figure 10b (C_h = 700\text{ pF}), u_{\mathrm{rd}} \approx 3{,}9\text{ V} > 3{,}5\text{ V} : l'arrosage est déclenché.
La situation d'arrosage correspond donc à la figure 10b.
L'arrosage automatique intervient lorsque le sol est sec, c'est-à-dire pour un faible taux d'humidité. Ainsi, la valeur C_h = 700\text{ pF} correspond à un sol sec et la valeur C_h = 1\,000\text{ pF} à un sol humide. On en déduit que :
d) Forme du signal C et comparaison entre les figures 10a et 10b
La porte 3 bascule lorsque sa tension d'entrée u_h(t) franchit la tension de seuil V_b = 1{,}5\text{ V} :
- Si u_h(t) < V_b, l'entrée est au niveau logique « 0 », donc la sortie vaut u_i(t) = V_a = 5\text{ V}.
- Si u_h(t) > V_b, l'entrée est au niveau logique « 1 », donc la sortie vaut u_i(t) = 0\text{ V}.
Figure 10a : Lors des fronts montants de u_2(t), le signal B (u_h) saute à une valeur crête d'environ +2{,}5\text{ V}, supérieure au seuil V_b = 1{,}5\text{ V}. Tant que u_h(t) > 1{,}5\text{ V}, la porte 3 voit un niveau haut et fait chuter u_i(t) à 0\text{ V}. Dès que u_h(t) décroît en dessous de 1{,}5\text{ V}, la sortie u_i(t) repasse à 5\text{ V}. Le signal C présente ainsi des créneaux descendants périodiques à 0\text{ V}, ce qui décharge partiellement le condensateur C_d et maintient u_{\mathrm{rd}} à un niveau bas insuffisant pour arroser.
Figure 10b : La constante k étant plus négative, le signal B (u_h) culmine après le saut à une valeur maximale d'environ +1{,}3\text{ V}, restant en permanence inférieure au seuil de basculement V_b = 1{,}5\text{ V}. L'entrée de la porte 3 est donc en permanence au niveau logique « 0 ». En conséquence, la sortie C (u_i) reste figée au niveau haut V_a = 5\text{ V} sans aucune impulsion à 0\text{ V}. Le condensateur C_d reste alors chargé à travers la diode, maintenant u_{\mathrm{rd}} \approx 3{,}9\text{ V} > 3{,}5\text{ V} et assurant un arrosage continu du green.
Résultat
Partie VI : Bronzage sur les plages de la Côte d'Argent et protection solaire
Question 36
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : concentration molaire, préparation de solution
Calculer les concentrations en quantité de matière et des solutions (i) et (t) en diiode et en ion thiosulfate .
Voir l'indiceIndice
Calculer les quantités de matière initiales dissoutes en tenant compte des masses molaires respectives de \mathrm{I_2} et \mathrm{Na_2S_2O_3}.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les masses molaires du soluté dissous à partir des données de l'énoncé.
- Calculer la quantité de matière introduite pour chaque solution de volume V_0 = 100\text{ mL}.
- En déduire les concentrations molaires C_i en diiode et C_t en ions thiosulfate (en tenant compte de la stœchiométrie de dissolution).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calculs directs des concentrations molaires C_i et C_t à partir des masses et volumes de dissolution.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Concentration C_i en diiode de la solution (i)
La masse molaire du diiode \mathrm{I_2} vaut :
La quantité de matière de diiode introduite dans un volume V_0 = 100\text{ mL} = 0{,}100\text{ L} est :
D'où la concentration molaire C_i en diiode :
Application numérique avec m_i = 1{,}250\text{ g} et V_0 = 0{,}100\text{ L} :
2. Concentration C_t en ion thiosulfate \mathrm{S_2O_3^{2-}} de la solution (t)
La dissolution du thiosulfate de sodium dans l'eau s'écrit :
Ainsi, une mole de sel dissous libère une mole d'ions thiosulfate : n(\mathrm{S_2O_3^{2-}}) = n(\mathrm{Na_2S_2O_3}).
La masse molaire du thiosulfate de sodium \mathrm{Na_2S_2O_3} est :
La concentration molaire C_t en ions \mathrm{S_2O_3^{2-}} s'exprime donc par :
Application numérique avec m_t = 1{,}500\text{ g} et V_0 = 0{,}100\text{ L} :
Résultat
Question 37
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : réaction d'oxydoréduction, titrage indirect
Écrire l'équation bilan de la réaction (supposée totale) se produisant dans l'erlenmeyer avant l'étape de dosage, puis écrire l'équation bilan de la réaction de dosage.
Voir l'indiceIndice
Écrire les demi-équations électroniques associées aux couples redox indiqués dans l'énoncé en milieu acide.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier pour chaque réaction les couples d'oxydoréduction mis en jeu et comparer leurs potentiels standard pour vérifier le sens thermodynamique du transfert d'électrons (règle du « \gamma »).
- Écrire les demi-équations électroniques associées, puis les combiner en éliminant les électrons pour obtenir les équations-bilans.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation d'oxydation de l'acide ascorbique par le diiode puis équation de titrage du diiode en excès par le thiosulfate.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Réaction d'oxydation de l'acide ascorbique par le diiode (avant titrage) :
Les couples oxydant/réducteur engagés sont :
- \mathrm{I_2 / I^-} avec E^\circ_1 = 0{,}54\text{ V} ;
- \mathrm{C_6H_6O_6 / C_6H_8O_6} avec E^\circ_2 = 0{,}13\text{ V}.
Comme E^\circ_1 > E^\circ_2, le diiode \mathrm{I_2} oxyde spontanément l'acide ascorbique \mathrm{C_6H_8O_6}.
Les demi-équations électroniques s'écrivent :
La réaction étant supposée totale, son équation-bilan est :
2. Réaction de titrage du diiode en excès par le thiosulfate :
Le diiode n'ayant pas réagi est dosé par les ions thiosulfate \mathrm{S_2O_3^{2-}}. Les couples mis en jeu sont :
- \mathrm{I_2 / I^-} avec E^\circ_1 = 0{,}54\text{ V} ;
- \mathrm{S_4O_6^{2-} / S_2O_3^{2-}} avec E^\circ_3 = 0{,}08\text{ V}.
Comme E^\circ_1 > E^\circ_3, le diiode oxyde les ions thiosulfate.
Les demi-équations électroniques sont :
On en déduit l'équation-bilan de la réaction de dosage :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : titrage indirect, stœchiométrie
Exprimer en fonction de , , et de .
Voir l'indiceIndice
Établir le bilan molaire du titrage en déduisant du diiode initial la fraction dosée en retour par le thiosulfate.
Voir la stratégieStratégie
Il s'agit d'un titrage indirect (titrage en retour) :
- Exprimer la quantité de diiode en excès restant après la réaction totale avec l'acide ascorbique.
- Relier cette quantité de diiode non consommé à la quantité d'ions thiosulfate versée à l'équivalence.
- En déduire l'expression de n_a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de matière du titrage indirect : n_a = C_i V_i - \frac{1}{2} C_t V_t.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La quantité totale initiale de diiode introduite dans l'erlenmeyer vaut :
D'après l'équation de la réaction préliminaire établie en Q37, une mole de diiode réagit avec une mole d'acide ascorbique :
La réaction étant totale et le diiode introduit en excès, la quantité de matière de diiode consommée est égale à n_a. La quantité de diiode restant en solution à l'issue de cette réaction s'écrit donc :
Lors du dosage de cet excès de diiode par les ions thiosulfate, l'équation support est (d'après Q37) :
À l'équivalence du titrage, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :
On en déduit :
Résultat
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : fraction massique, titrage indirect
Déterminer le degré de pureté de (p) défini par la fraction massique de (p) en acide ascorbique.
Voir l'indiceIndice
Remonter à la masse d'acide ascorbique présente dans l'échantillon initial de 100 mL à l'aide du facteur de dilution avant de former le ratio massique.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la masse molaire de l'acide ascorbique \mathrm{C_6H_8O_6}.
- Déterminer la quantité de matière totale d'acide ascorbique dans la solution (a) en tenant compte du facteur de dilution lié au prélèvement.
- En déduire la masse d'acide ascorbique présente dans l'échantillon de poudre dissous, puis calculer le degré de pureté en effectuant le rapport à la masse totale de poudre prélevée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la masse d'acide ascorbique m_a = n_a M_a et détermination du pourcentage massique de pureté.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les données, la masse molaire de l'acide ascorbique \mathrm{C_6H_8O_6} vaut :
D'après la question Q38, la quantité de matière d'acide ascorbique présente dans le prélèvement de volume V_a = 20{,}0\text{ mL} s'écrit :
En reprenant les concentrations calculées à la question Q36 :
Ce prélèvement V_a = 20{,}0\text{ mL} provient de la solution (a) préparée dans un volume V_0 = 100\text{ mL} à partir de la masse m_p = 500\text{ mg} = 0{,}500\text{ g} de poudre (p). La quantité totale d'acide ascorbique dissoute dans la solution (a) est donc :
La masse d'acide ascorbique correspondante dans l'échantillon de poudre dissous vaut :
Le degré de pureté w de la poudre (p) en acide ascorbique est défini par sa fraction massique :
Soit numériquement :
Résultat
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