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Corrigé détaillé Mines Physique 2 MPI 2024

Instabilités et oscillations de relaxation

Le sujet en bref

Sujet moyen · Circuits électriques et régimes transitoires, Électronique numérique : échantillonnage et modulation, Cinématique et dynamique du point · 4 incontournables · 15 questions de première année
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Ce sujet original et très formateur est consacré aux oscillations de relaxation et aux instabilités à cycle limite à travers trois systèmes physiques concrets et totalement indépendants. Le fil conducteur illustre comment l'accumulation lente d'une contrainte suivie d'un relâchement brutal engendre des régimes auto-oscillants non linéaires.

La première partie s'intéresse à l'oscillateur historique à tube à décharge (analysé sous l'angle du régime transitoire et d'un script numérique Python). La deuxième partie étudie un multivibrateur astable réalisé à l'aide de portes logiques CMOS, résolu par raccordement continu par morceaux. Enfin, la troisième partie propose une modélisation analytique élégante du phénomène de crissement (broutage ou stick-slip) d'une craie sur un tableau à l'aide des lois de frottement sec de Coulomb. C'est un excellent sujet d'entraînement, riche en modélisation et très accessible aux étudiants de première et deuxième années.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,11/20)
Temps estimé
≈ 2 h 10 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

4 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

14 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (14) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Voir les 2 autres

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : question longue
  • Question longue

    La question Q23 comporte de nombreuses sous-étapes successives (calculs d'élongation, durée d'adhérence \tau_2, tracé sur une période et pulsation \Omega) : elle demande nettement plus de temps de rédaction que le reste du problème III.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

24 questions
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Partie I : Oscillateur à tube

A · Une première équation d'évolution

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : régime transitoire, constante de temps, circuit rc

Laquelle de ces deux solutions correspond au régime transitoire ? Sa forme générale dépend-elle de ? Proposer un schéma simplifié et en déduire, en effectuant le moins de calculs possible, qu'il s'agit d'une solution caractérisée par une constante de temps qu'on explicitera en fonction de et de .

Voir l'indice

Éteindre la source indépendante E_0 pour identifier l'équation homogène et déterminer la résistance équivalente vue par le condensateur.

Voir la stratégie
  1. Associer la solution de l'équation homogène au régime libre (transitoire) qui s'annule à l'infini en présence de dissipation.
  2. Pour étudier le régime homogène, éteindre la source indépendante de tension (E_0 = 0, soit un fil parfait).
  3. Déterminer la résistance équivalente vue par le condensateur pour obtenir immédiatement la constante de temps sans poser d'équation différentielle.
Voir la réponse courte

En éteignant la source, l'association en parallèle de R et R_L donne \tau_\alpha = RC/(1+\alpha) = \tau_0/(1+\alpha).

Voir le corrigé complet

La solution de l'équation homogène u_H(t) correspond au régime transitoire. En effet, dans un circuit passif linéaire comportant des résistances, cette composante s'amortit exponentiellement au cours du temps et tend vers zéro lorsque t \to +\infty.

La forme générale de u_H(t) ne dépend pas de E_0, car l'équation différentielle homogène s'obtient précisément en annulant le second membre (terme source).

Pour déterminer l'évolution de u_H(t), on éteint la source indépendante de tension en la remplaçant par un court-circuit (E_0 = 0).

Le condensateur de capacité C se décharge alors dans l'association en parallèle des résistors de résistances R et R_L = \alpha R. La résistance équivalente vue par le condensateur est :

\begin{aligned} R_{\text{éq}} = R \parallel R_L = \frac{R \cdot R_L}{R + R_L} = \frac{R \cdot (\alpha R)}{R + \alpha R} = \frac{\alpha}{\alpha + 1} R \end{aligned}

Le circuit équivalent est un simple dipôle R_{\text{éq}}C en régime libre, régi par :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}u_H}{\mathrm{d}t} + \frac{u_H}{\tau_\alpha} = 0 \quad \text{avec} \quad \tau_\alpha = R_{\text{éq}} C \end{aligned}

En introduisant la constante de temps \tau_0 = RC, il vient :

\boxed{\tau_\alpha = \frac{\alpha}{\alpha + 1}\,\tau_0}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : régime permanent, pont diviseur de tension

À quelle condition l'autre solution correspond-elle au régime permanent ? Sa forme générale dépend-elle de ? des résistances et ? Proposer un schéma simplifié et en déduire simplement l'expression correspondante de en fonction de et .

Voir l'indice

Remplacer le condensateur par un circuit ouvert en régime continu permanent et appliquer la formule du diviseur de tension.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la condition de stabilité pour que la solution de l'équation différentielle tende vers la solution particulière (régime transitoire évanescent).
  2. Analyser le comportement du condensateur en régime continu permanent pour identifier la dépendance vis-à-vis des composants.
  3. Proposer le schéma équivalent où le condensateur est un circuit ouvert, puis appliquer la formule du pont diviseur de tension.
Voir la réponse courte

En régime continu le condensateur se comporte en coupe-circuit ; le pont diviseur donne u_\infty = \frac{R_L}{R+R_L} E_0 = \frac{E_0}{1+\alpha}.

Voir le corrigé complet

La solution particulière u_P(t) correspond au régime permanent si la solution de l'équation homogène u_H(t) = A\,\mathrm{e}^{-t/\tau_\alpha} s'amortit au cours du temps, c'est-à-dire si :

\lim_{t \to +\infty} u_H(t) = 0 \iff \tau_\alpha > 0

Cette condition est bien satisfaite ici puisque les grandeurs physiques R, C et \alpha sont strictement positives. L'excitation E_0 étant constante, la solution particulière est elle aussi constante : u_P(t) = u_\infty.

En régime permanent continu, la dérivée temporelle de la tension est nulle, de sorte que le courant à travers le condensateur s'annule :

i_C = C \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} = 0

Le condensateur se comporte comme un circuit ouvert :

  • la valeur de u_\infty ne dépend donc pas de la capacité C ;
  • elle dépend en revanche des résistances R et R_L qui déterminent la répartition de la tension.

En remplaçant le condensateur par une branche ouverte, on obtient le schéma équivalent suivant :

Il s'agit d'un diviseur de tension non chargé alimenté par la tension E_0. On en déduit immédiatement :

u_\infty = \frac{R_L}{R + R_L} E_0 = \frac{\alpha R}{R + \alpha R} E_0

soit :

\boxed{u_\infty = \frac{\alpha}{\alpha + 1} E_0}

Résultat

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B · Un dipôle à deux états

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : modélisation, circuit rc

Que peut-on dire a priori de si la lampe est éteinte ? si elle est allumée ?

Voir l'indice

Traduire les qualificatifs « assez bon conducteur » et « assez bon isolant » en comparant les ordres de grandeur de R_a et R_e à la résistance de charge R.

Voir la réponse courte

Lampe éteinte : R_L \to \infty donc \alpha \to 0 ; lampe allumée : R_L \ll R donc \alpha \gg 1.

Voir le corrigé complet

Par définition, le paramètre sans dimension \alpha relie la résistance R_L du dipôle \mathcal{D} à celle du résistor R selon :

\alpha = \frac{R_L}{R}

D'après l'énoncé, le comportement électrique de la lampe dépend de son état :

  • Lampe éteinte : le dipôle \mathcal{D} se comporte comme un assez bon isolant, de résistance électrique R_L très grande devant R (R_L \gg R). On a donc a priori :

    \boxed{\alpha \gg 1}
  • Lampe allumée : le gaz étant ionisé, le dipôle \mathcal{D} se comporte comme un assez bon conducteur, de résistance électrique R_L faible devant R (R_L \ll R). On a donc a priori :

    \boxed{\alpha \ll 1}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : constante de temps, circuit rc

Exprimer et calculer dans les deux régimes, successivement lampe éteinte puis allumée.

Voir l'indice

Injecter les approximations R_e \gg R (\alpha \gg 1) puis R_a \ll R (\alpha \ll 1) dans l'expression générale de la constante de temps \tau_\alpha.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression générale de la constante de temps \tau_\alpha obtenue à la question Q1 sous la forme \tau_\alpha = \dfrac{\alpha}{\alpha + 1}\tau_0 = \dfrac{R R_L}{R + R_L}C.
  2. Exprimer \tau_\alpha dans le cas de la lampe éteinte (R_L = R_e \gg R), puis dans le cas de la lampe allumée (R_L = R_a \ll R).
  3. Effectuer les applications numériques avec un seul chiffre significatif comme demandé par les consignes générales du sujet.
Voir la réponse courte

Lampe éteinte : \tau_{\text{ét}} = \tau_0 = RC ; allumée : \tau_{\text{all}} \simeq R_L C \ll \tau_0, charge lente et décharge quasi instantanée.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q1, la constante de temps du circuit vaut :

\tau_\alpha = \frac{\alpha}{\alpha + 1}\tau_0 = \frac{R R_L}{R + R_L}\,C

avec \tau_0 = RC = 2{,}0\cdot 10^{4} \times 200{,}0\cdot 10^{-6} = 4{,}0\text{ s}.

1. Régime lampe éteinte La résistance vaut R_L = R_e \gg R, soit \alpha_e = \dfrac{R_e}{R} \gg 1. On en déduit :

\tau_e = \frac{\alpha_e}{\alpha_e + 1}\tau_0 \simeq \tau_0 = RC

Numériquement :

\tau_e \simeq 20\cdot 10^3 \times 200\cdot 10^{-6} = 4\text{ s}

2. Régime lampe allumée La résistance vaut R_L = R_a \simeq 1\text{ k}\Omega, soit \alpha_a = \dfrac{R_a}{R} = \dfrac{1}{20} = 0{,}05 \ll 1. L'expression de la constante de temps devient :

\tau_a = \frac{\alpha_a}{\alpha_a + 1}\tau_0 = \frac{R R_a}{R + R_a}\,C \simeq R_a C

Numériquement :

\tau_a = \frac{1{,}0\cdot 10^3 \times 2{,}0\cdot 10^4}{2{,}1\cdot 10^4} \times 200\cdot 10^{-6} \simeq 0{,}19\text{ s} \simeq 0{,}2\text{ s}

(l'approximation \tau_a \simeq R_a C = 1{,}0\cdot 10^3 \times 200\cdot 10^{-6} = 0{,}2\text{ s} conduit au même résultat à un chiffre significatif).

\boxed{\tau_e \simeq RC \simeq 4\text{ s} \quad \text{et} \quad \tau_a \simeq R_a C \simeq 0{,}2\text{ s}}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur de relaxation, régime transitoire

Exprimer la limite si la lampe ne s'allume jamais ; puis si elle reste allumée. En déduire que le système oscille seulement si est compris dans un intervalle que l'on déterminera. Est-ce le cas avec , valeur choisie dans la suite ? Ces oscillations seront-elles observables à l'œil ?

Voir l'indice

Pour qu'un cycle s'auto-entretienne indéfiniment, la tension asymptotique de charge doit dépasser la tension d'allumage tandis que celle de décharge doit chuter sous le seuil d'extinction.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les tensions asymptotiques dans chaque état à l'aide de l'expression du diviseur de tension établie à la question Q2.
  2. Établir les conditions de basculement : pour osciller, le système ne doit converger vers aucun des deux états d'équilibre stable. La tension asymptotique de charge doit dépasser le seuil d'allumage, et celle de décharge doit descendre sous le seuil d'extinction.
  3. Évaluer l'ordre de grandeur de la période des oscillations pour la comparer à la persistance rétinienne.
Voir la réponse courte

Pour osciller, il faut E_0 > V_{\text{all}} et u_{\infty,\text{all}} < V_{\text{ét}} ; la fréquence obtenue détermine la visibilité à l'œil nu.

Voir le corrigé complet

1. Limites asymptotiques de la tension :

  • Si la lampe ne s'allume jamais (état éteint, R_L = R_e \gg R, soit \alpha_e \gg 1), le régime permanent correspond d'après la question Q2 à :

    \lim_{t\to\infty} u(t) = u_{\infty, e} = \frac{R_e}{R+R_e} E_0 \simeq E_0
  • Si la lampe reste allumée (R_L = R_a \simeq 1\text{ k}\Omega, soit \alpha_a = R_a/R = 1/20) :

    \lim_{t\to\infty} u(t) = u_{\infty, a} = \frac{R_a}{R+R_a} E_0 = \frac{\alpha_a}{\alpha_a+1} E_0

    Numériquement, avec R_a = 1\text{ k}\Omega et R = 20\text{ k}\Omega, on a u_{\infty, a} = \frac{1}{21} E_0 \simeq 0{,}05 \, E_0.

2. Condition d'oscillation : Pour que le système oscille continûment sans se bloquer dans un état permanent :

  • Lampe éteinte, la tension part d'une valeur inférieure à U_a et croît vers u_{\infty, e}. Pour que la lampe puisse s'allumer, il faut que la tension puisse atteindre le seuil d'allumage U_a, soit :

    u_{\infty, e} > U_a \implies E_0 > U_a
  • Lampe allumée, la tension part de U_a et décroît vers u_{\infty, a}. Pour que la lampe puisse s'éteindre, il faut que la tension puisse passer en dessous du seuil d'extinction U_e, soit :

    u_{\infty, a} < U_e \implies \frac{R_a}{R+R_a} E_0 < U_e \implies E_0 < \left(1 + \frac{R}{R_a}\right) U_e

Le système oscille donc si et seulement si E_0 est compris dans l'intervalle :

\boxed{U_a < E_0 < \left(1 + \frac{R}{R_a}\right) U_e}

Numériquement, avec U_a = 90\text{ V}, U_e = 70\text{ V}, et 1 + R/R_a = 21 :

90\text{ V} < E_0 < 21 \times 70\text{ V} \simeq 1{,}5\text{ kV} \quad (1470\text{ V})

La valeur E_0 = 120\text{ V} appartient bien à cet intervalle (90\text{ V} < 120\text{ V} < 1470\text{ V}), donc le système entre bien en oscillation de relaxation.

3. Observabilité à l'œil :

  • Lors de la phase de charge (lampe éteinte), la tension évolue de U_e à U_a avec une constante de temps \tau_e \simeq 4\text{ s} :

    u(t) = E_0 - (E_0 - U_e)\,\mathrm{e}^{-t/\tau_e}

    Elle atteint U_a au bout d'une durée :

    \Delta t_c = \tau_e \ln\left(\frac{E_0 - U_e}{E_0 - U_a}\right) = 4 \times \ln\left(\frac{120 - 70}{120 - 90}\right) = 4 \ln(5/3) \simeq 2\text{ s}
  • La décharge (lampe allumée) se fait avec une constante de temps \tau_a \simeq 0{,}2\text{ s}, sur une durée \Delta t_d \ll \Delta t_c (\Delta t_d \sim 0{,}05\text{ s}).

La période globale des oscillations est donc de l'ordre de T \simeq \Delta t_c \simeq 2\text{ s}, correspondant à une fréquence f \simeq 0{,}5\text{ Hz}. Cette fréquence étant très nettement inférieure au seuil de persistance rétinienne (\sim 15\text{ à }20\text{ Hz}), les flashs de la lampe seront parfaitement observables à l'œil nu.

Résultat

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C · Étude numérique du régime d'oscillation

Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : méthode d'euler, circuit rc

Quelle est la signification de la variable (logique) al ? Quel est l'objectif des lignes 3 à 6 ? Justifier, au moyen d'un schéma électrique, la ligne 7.

Voir l'indice

Identifier le rôle d'indicateur booléen d'état de la lampe, repérer la gestion du cycle d'hystérésis et appliquer la loi des nœuds en termes de courant capacitif.

Voir la réponse courte

La variable al mémorise l'état de la lampe ; le code implémente la méthode d'Euler explicite sur l'équation différentielle du circuit.

Voir le corrigé complet

Signification de la variable logique al

La variable booléenne al (abréviation de « allumée ») indique l'état électrique de la lampe à l'instant considéré :

  • al = True si la lampe est allumée (état conducteur, R_L = R_a) ;
  • al = False si la lampe est éteinte (état isolant, R_e \gg R).

Objectif des lignes 3 à 6

Ces lignes implémentent le basculement avec hystérésis du dipôle selon les tensions seuils U_a et U_e :

  • si la lampe était allumée (if al:), elle reste allumée tant que u \geqslant U_e et s'éteint dès que u < U_e (al = u >= Ue) ;
  • si la lampe était éteinte (else:), elle reste éteinte tant que u \leqslant U_a et s'allume dès que u > U_a (al = u > Ua).

L'objectif est d'actualiser l'état al de la lampe pour le pas de temps suivant.

Justification de la ligne 7

Représentons le schéma électrique équivalent : la lampe allumée est modélisée par la résistance R_a, tandis qu'éteinte, sa très grande résistance R_e \gg R permet d'assimiler sa branche à un circuit ouvert (i_D \simeq 0).

Au nœud commun à R, C et au dipôle \mathcal{D}, la loi des nœuds s'écrit :

i = i_C + i_D

avec :

  • i = \dfrac{E_0 - u}{R} (calculé à la ligne 2 du code) ;
  • i_C = C \dfrac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} ;
  • i_D = \dfrac{u}{R_a} si la lampe est allumée et i_D \simeq 0 si la lampe est éteinte.

En Python, un booléen utilisé dans une expression arithmétique est implicitement converti en entier : True vaut 1 et False vaut 0. Le courant dérivé dans la lampe s'écrit donc de façon compacte :

i_D = \texttt{al} \cdot \frac{u}{R_a}

On en déduit l'expression de la dérivée temporelle de u :

\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} = \frac{i - \texttt{al} \cdot \dfrac{u}{R_a}}{C}

L'application de la méthode d'Euler explicite sur le pas \mathrm{d}t donne l'approximation :

u(t + \mathrm{d}t) \simeq u(t) + \mathrm{d}t \cdot \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} = u(t) + \mathrm{d}t \cdot \frac{i - \texttt{al} \cdot u / R_a}{C}

ce qui correspond exactement à l'instruction d'incrémentation de la ligne 7 :

\boxed{\texttt{u += dt*(i - al*u/Ra)/C}}

Résultat

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : méthode d'euler, constante de temps

Le tracé sera-t-il satisfaisant ? Si non, quelle(s) modification(s) proposez-vous ?

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Observer attentivement l'initialisation simultanée des listes en Python LT = LU = [] et se demander si les deux variables pointent vers le même objet en mémoire.

Voir la stratégie
  1. Analyser le code de la fonction Etude, notamment l'initialisation des conteneurs de données à la ligne 12.
  2. Identifier le problème d'aliasing (références partagées) lié à l'affectation en chaîne pour des objets mutables en Python.
  3. Proposer la correction syntaxique adéquate, et mentionner le rôle du pas de discrétisation h sur la précision numérique.
Voir la réponse courte

Le pas temporel \Delta t doit être nettement inférieur à la plus petite constante de temps \tau_{\text{all}} pour éviter l'instabilité numérique.

Voir le corrigé complet

1. Analyse du tracé :

Le tracé ne sera pas satisfaisant.

À la ligne 12, l'instruction :

LT = LU = []

crée une unique liste vide en mémoire (objet mutable) et lui assigne deux étiquettes (deux références), LT et LU.

Par conséquent, à chaque itération de la boucle for :

  • LT.append(t) ajoute la date t à cette liste ;
  • LU.append(u) ajoute la tension u à cette même liste.

À l'issue de la boucle, LT et LU désignent exactement le même objet, contenant alternativement dates et tensions : [t_0, u_0, t_1, u_1, \dots].

L'appel pl.plot(LT, LU) trace donc une liste contre elle-même, ce qui affiche simplement le segment de droite y = x, et non la fonction u(t).

2. Modifications proposées :

  • Correction impérative : instancier deux listes distinctes à la ligne 12 en écrivant :

    LT = []   puis   LU = []   (ou LT, LU = [], [])

  • Amélioration numérique éventuelle : pour N = 500, le pas de temps vaut h = \frac{t_{\max}}{N} = \frac{20}{500} = 0{,}04\text{ s}. Comparé à la constante de temps de décharge \tau_a \simeq 0{,}2\text{ s} calculée à la question Q4, ce pas ne comporte que 5 points par constante de temps. Augmenter N (par exemple N = 5\,000) permettrait d'accroître la précision temporelle lors de la phase rapide d'extinction.
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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur de relaxation, méthode d'euler

Sur la figure 2, identifier les phases où la lampe est allumée et celles où elle est éteinte ; quelle est la valeur de ? La valeur de dépend en fait du paramètre N de la fonction Etude ; avec on trouve par exemple . Expliquer pourquoi cette valeur reste inférieure à ?

Voir l'indice

Associer les portions à pente douce aux phases de charge (lampe éteinte) et les fronts descendants rapides à la décharge (lampe allumée) ; prendre en compte le pas temporel fini de la méthode d'Euler.

Voir la stratégie
  1. Associer le signe de la dérivée \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} et les constantes de temps \tau_e et \tau_a (calculées à la question Q4) à chaque portion de la courbe pour identifier les états de la lampe.
  2. Identifier la valeur théorique du maximum a par le seuil d'allumage physique de la lampe.
  3. Analyser l'effet du pas de discrétisation h = t_{\max}/N sur la méthode d'Euler lors de la phase de décharge rapide pour expliquer le dépassement vers le bas (undershoot) sous le seuil d'extinction U_e = 70\text{ V}.
Voir la réponse courte

La décharge rapide franchit le seuil d'extinction entre deux pas de calcul d'Euler, provoquant un dépassement numérique sous-estimant la tension minimale b.

Voir le corrigé complet

1. Identification des phases de fonctionnement

D'après les résultats de la question Q4 :

  • Lorsque la lampe est éteinte, la constante de temps du circuit est \tau_e \simeq 4\text{ s}. Le condensateur se charge vers E_0 = 120\text{ V} : la tension u(t) augmente avec une pente modérée. Cela correspond aux phases de croissance (durées de charge, notées notamment \Delta t_0 et \Delta t_1).
  • Lorsque la lampe est allumée, la constante de temps est \tau_a \simeq 0{,}2\text{ s} \ll \tau_e. Le condensateur se décharge très rapidement à travers R_a vers u_{\infty, a} \simeq 5{,}7\text{ V} : la tension u(t) décroît avec une forte pente. Cela correspond aux phases de décroissance brusque.

2. Valeur de a

La lampe s'allume lorsque la tension u(t) atteint le seuil d'allumage U_a. Comme la pente de charge est relativement faible (\left.\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}\right|_{u=U_a} \simeq \frac{E_0 - U_a}{\tau_e} \simeq 7{,}5\text{ V}\cdot\text{s}^{-1}), le dépassement numérique au-dessus du seuil sur un pas de temps h est négligeable :

\boxed{a = U_a = 90\text{ V}}

3. Explication de la valeur b \simeq 59\text{ V} < 70\text{ V}

D'un point de vue physique, la lampe s'éteint dès que u(t) < U_e = 70\text{ V}, de sorte que le minimum théorique devrait être b_{\text{th}} = U_e = 70\text{ V}.

Numériquement, l'algorithme fonctionne avec un pas d'intégration temporel fixe :

h = \frac{t_{\max}}{N} = \frac{20{,}0}{500} = 0{,}04\text{ s}

Or, lors de la phase de décharge rapide, la constante de temps \tau_a \simeq 0{,}2\text{ s} est du même ordre de grandeur que le pas temporel :

\frac{h}{\tau_a} \simeq \frac{0{,}04}{0{,}2} = 0{,}2

Au voisinage de l'extinction (u \gtrsim U_e = 70\text{ V}), la vitesse de décharge est très élevée :

\left|\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}\right| \simeq \frac{u - u_{\infty, a}}{\tau_a} \simeq \frac{70 - 6}{0{,}2} \simeq 320\text{ V}\cdot\text{s}^{-1}

Sur un seul pas temporel h, la tension chute donc typiquement de :

|\Delta u| \simeq 320 \times 0{,}04 \simeq 13\text{ V}

Tant que u \geqslant U_e, le booléen al reste à True. Au pas où la tension passe sous le seuil, la mise à jour d'Euler projette la tension directement d'une valeur légèrement supérieure à 70\text{ V} à une valeur d'environ 70 - 13 \simeq 57\text{ V} à 59\text{ V}.

Ce n'est qu'après cette mise à jour, lors de l'appel suivant, que le test détecte que u < U_e et bascule al à False. Ce retard intrinsèque à la discrétisation explicite explique pourquoi :

\boxed{b \simeq 59\text{ V} < U_e = 70\text{ V}}

Résultat

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Partie II : Oscillateur à portes logiques

A · Identification d'un circuit intégré

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : porte logique, niveau logique

Que peut-on déduire de la première expérience (figure 3) ? Et de la seconde expérience (figure 4) ?

Voir l'indice

Analyser la table de vérité déduite de chaque montage selon que l'entrée non pilotée est reliée à la masse (0\text{ V}) ou à l'alimentation (V_{cc}).

Voir la stratégie
  1. Identifier pour chaque expérience les niveaux logiques appliqués aux deux entrées de la porte.
  2. Déterminer la fonction logique réalisée à partir de la caractéristique statique u_s(u_e) mesurée.
  3. Évaluer le comportement théorique des quatre portes candidates (AND, OR, NAND, NOR) dans ces configurations pour conclure.
Voir la réponse courte

Identification des niveaux logiques haut (V_{DD}) et bas (0\text{ V}) et détermination de la tension de seuil de basculement.

Voir le corrigé complet

On associe aux tensions d'entrée et de sortie les états logiques usuels compte tenu du seuil de basculement V_{cc}/2 :

  • un niveau bas (0) pour une tension inférieure à V_{cc}/2 ;
  • un niveau haut (1) pour une tension supérieure à V_{cc}/2.

1. Première expérience (figure 3) :

  • Les deux entrées de la porte sont reliées ensemble et soumises à la même tension d'entrée u_e.
  • D'après la caractéristique :

    \begin{aligned} u_e < \frac{V_{cc}}{2} \ (e = 0) &\implies u_s = V_{cc} \ (s = 1), \\ u_e > \frac{V_{cc}}{2} \ (e = 1) &\implies u_s = 0 \ (s = 0). \end{aligned}

    Le montage se comporte donc comme un inverseur logique (fonction NOT) : s = \bar{e}.

  • Testons les quatre types de portes lorsque les deux entrées A et B sont confondues (A = B = e) :

    \begin{aligned} \text{AND} &: s = e \cdot e = e, \\ \text{OR} &: s = e + e = e, \\ \text{NAND}&: s = \overline{e \cdot e} = \bar{e}, \\ \text{NOR} &: s = \overline{e + e} = \bar{e}. \end{aligned}

On en déduit que la porte est un composant inverseur : il s'agit nécessairement d'une porte NAND ou d'une porte NOR (les portes AND et OR sont éliminées).

2. Seconde expérience (figure 4) :

  • La première entrée est soumise à u_e tandis que la seconde entrée est reliée à la masse, c'est-à-dire fixée au niveau logique 0 (B = 0).
  • D'après la caractéristique, la tension de sortie vaut constamment u_s = V_{cc} (niveau logique 1), quelle que soit la valeur de u_e \in [0, V_{cc}].
  • Testons les deux portes restantes avec B = 0 :

    \begin{aligned} \text{NOR} &: s = \overline{e + 0} = \bar{e} \quad (\text{la sortie dépendrait de } e), \\ \text{NAND} &: s = \overline{e \cdot 0} = \bar{0} = 1 = \text{cste}. \end{aligned}

Le résultat expérimental s = 1 pour tout e n'est vérifié que par la porte NAND.

\boxed{\text{La première expérience élimine AND et OR ; la seconde expérience élimine NOR. Il s'agit de portes NAND.}}

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Notions : porte logique, table de vérité

Proposer des montages n'utilisant que des portes NAND réalisant les fonctions NOT, AND et OR. On vérifiera le comportement de chaque montage en donnant sa table de vérité.

Voir l'indice

Exploiter les lois de De Morgan pour exprimer les opérations logiques fondamentales à l'aide de la seule fonction NAND.

Voir la stratégie

Pour réaliser les fonctions logiques de base uniquement à l'aide de portes NAND (de formule S = \overline{x \cdot y}) :

  1. Réaliser la fonction NOT en utilisant l'idempotence du produit logique (A \cdot A = A).
  2. Réaliser la fonction AND en inversant la sortie d'une porte NAND à l'aide du montage NOT précédent.
  3. Réaliser la fonction OR en appliquant la loi de De Morgan : A + B = \overline{\overline{A} \cdot \overline{B}}.
Voir la réponse courte

NOT par entrées court-circuitées ; AND en ajoutant un inverseur en sortie ; OR par application des lois de De Morgan.

Voir le corrigé complet

1. Réalisation de la fonction NOT (NON)

En reliant ensemble les deux entrées d'une porte NAND à une entrée commune A, la sortie S s'écrit :

\boxed{S = \overline{A \cdot A} = \overline{A}}

Table de vérité :

AS = \overline{A}
01
10

2. Réalisation de la fonction AND (ET)

La fonction AND s'obtient en complémentant la sortie d'une porte NAND au moyen d'un inverseur réalisé par une seconde porte NAND :

\boxed{S = \overline{\overline{A \cdot B}} = A \cdot B}

Table de vérité :

AB\overline{A \cdot B}S = A \cdot B
0010
0110
1010
1101

3. Réalisation de la fonction OR (OU)

D'après le théorème de De Morgan, la fonction OR peut s'exprimer par :

\boxed{S = \overline{\overline{A} \cdot \overline{B}} = \overline{\overline{A}} + \overline{\overline{B}} = A + B}

Le montage utilise trois portes NAND : deux montées en inverseurs pour former \overline{A} et \overline{B}, et une troisième pour calculer \overline{\overline{A} \cdot \overline{B}}.

Table de vérité :

AB\overline{A}\overline{B}S = \overline{\overline{A} \cdot \overline{B}} = A + B
00110
01101
10011
11001

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : porte logique, circuit intégré

Le circuit intégré Texas Instruments CD-4011 (photographie de la figure 5) comporte quatorze broches (pins en anglais). Combien de portes NAND comporte-t-il au maximum ? Justifier.

Voir l'indice

Dénombrer les broches indispensables à la polarisation du circuit intégré (alimentation et masse) avant de répartir les broches restantes entre entrées et sorties de portes.

Voir la réponse courte

Deux broches réservées à l'alimentation (V_{DD}, masse), il reste 12 broches, soit au maximum 12/3 = 4 portes NAND à deux entrées.

Voir le corrigé complet

Pour fonctionner, le circuit intégré nécessite au minimum deux broches dédiées à son alimentation continue :

  • une broche pour le potentiel d'alimentation V_{\text{cc}} ;
  • une broche pour la référence de potentiel (la masse).

Il reste donc au maximum :

14 - 2 = 12\text{ broches}

disponibles pour les entrées et sorties logiques des portes.

Une porte NAND à deux entrées (telle que définie et schématisée dans l'énoncé) requiert 3 broches indépendantes :

  • 2 broches d'entrée ;
  • 1 broche de sortie.

Le nombre maximal N_{\max} de portes NAND indépendantes que peut intégrer ce boîtier est donc :

N_{\max} = \frac{12}{3} = 4
\boxed{N_{\max} = 4\text{ portes NAND}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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B · Emploi de portes logiques

Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : état stable, porte logique

Lorsqu'il est invalidé, montrer que le circuit atteint toujours un état stable pour lequel on déterminera les valeurs de et , et de et .

Voir l'indice

En régime statique avec un courant d'entrée rigoureusement nul, déterminer la tension aux bornes du résistor puis exploiter la propriété d'une porte NAND dont une entrée est maintenue au niveau logique 0.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la table de vérité de la porte NAND pour déterminer l'état logique et la tension en sortie de la porte 1 lorsque l'entrée de validation est à v = 0\text{ V}, puis en déduire la tension s en sortie de la porte 2.
  2. Appliquer la loi des nœuds au potentiel e(t) en tenant compte du caractère négligeable des courants d'entrée de la technologie CMOS pour obtenir l'équation différentielle régissant e(t).
  3. Conclure sur la stabilité du régime permanent et en déduire les grandeurs demandées (s, e, b_s, b_e).
Voir la réponse courte

Circuit invalidé : sortie forcée au niveau haut ou bas selon le câblage, déterminant un état stationnaire unique pour les tensions.

Voir le corrigé complet

Lorsque le circuit est invalidé, la tension d'entrée est maintenue à :

v = 0\text{ V} < \frac{V_{cc}}{2} \quad \implies \quad b_v = 0

1. Tensions en sortie des portes logiques La porte 1 est une porte NAND (NON-ET). Dès lors que l'une de ses entrées est au niveau logique bas (b_v = 0), sa sortie s_1 est forcée au niveau logique haut, quelle que soit la valeur de la tension e :

s_1(t) = V_{cc} \quad (\text{niveau logique 1})

La porte 2 a ses deux entrées reliées à la sortie de la porte 1. Elle se comporte donc comme un inverseur logique (porte NOT). Son entrée étant au niveau logique haut (s_1 = V_{cc} > V_{cc}/2), sa sortie s(t) est au niveau logique bas :

s(t) = 0\text{ V} \quad \implies \quad \boxed{b_s = 0} \quad \text{et} \quad \boxed{s = 0\text{ V}}

2. Équation différentielle sur e(t) Les courants d'entrée des portes CMOS étant négligeables (i < 0{,}1\ \mu\text{A} \simeq 0), la loi des nœuds appliquée au nœud de potentiel e(t) donne :

i_R(t) = i_C(t)

où :

  • i_R(t) = \frac{s_1(t) - e(t)}{R} = \frac{V_{cc} - e(t)}{R} est le courant traversant le résistor depuis la sortie de la porte 1 ;
  • i_C(t) = C \frac{\mathrm{d}(e - s)}{\mathrm{d}t} = C \frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} est le courant s'écoulant vers la sortie de la porte 2 (car s(t) = 0\text{ V} est constante).

On obtient l'équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants :

\frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} + \frac{e(t)}{RC} = \frac{V_{cc}}{RC}

3. État stable atteint La solution générale s'écrit :

e(t) = V_{cc} + \big(e(0) - V_{cc}\big)\,\mathrm{e}^{-t/\tau} \quad \text{avec} \quad \tau = RC > 0

La constante de temps \tau étant strictement positive, le terme transitoire s'amortit exponentiellement. Quel que soit l'état initial du système, la tension e(t) tend asymptotiquement vers la valeur constante :

\boxed{e = V_{cc}}

Puisque e = V_{cc} > \frac{V_{cc}}{2}, la valeur binaire associée est :

\boxed{b_e = 1}

Le circuit atteint donc toujours un régime permanent stable et indépendant des conditions initiales.

Résultat

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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : multivibrateur astable, circuit rc

À l'instant le circuit est alors validé. Montrer qu'une seule des deux portes NAND change d'état (on dit qu'elle bascule) ; laquelle ? Que dire de la différence en et en ? Exprimer et en déduire que cet état dure jusqu'à un instant , que l'on déterminera en fonction de et .

Voir l'indice

Utiliser la continuité de la tension aux bornes du condensateur lors de la commutation à t = 0 et comparer la tension d'entrée au seuil de basculement V_{cc}/2.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'état des deux portes logiques juste avant la validation (t = 0^-) grâce à la condition de condensateur déchargé, puis déterminer leur réponse lors de l'application de la tension de validation à t = 0^+.
  2. Exploiter la continuité de la tension aux bornes du condensateur pour relier e(0^+) à s(0^+), établir l'équation différentielle régissant e(t) pour t > 0, puis déterminer l'instant t_1 où e(t) atteint le seuil de basculement V_{cc}/2.
Voir la réponse courte

Continuité de la tension aux bornes du condensateur en t=0, évolution exponentielle vers V_{DD} et basculement quand le seuil logique est atteint en t_1.

Voir le corrigé complet

1. Basculement d'une seule porte à t = 0

À l'instant t = 0^-, le circuit est invalidé (v = 0\text{ V}, soit b_v = 0). D'après l'énoncé, le condensateur est alors déchargé :

u_C(0^-) = e(0^-) - s(0^-) = 0

Le système est dans un état où e(0^-) = s(0^-) = V_{cc} (niveaux logiques b_e = 1 et b_s = 1). La porte 2 a donc sa sortie à l'état haut (s = V_{cc}).

À l'instant t = 0^+, le circuit est validé, ce qui impose v = V_{cc} (b_v = 1).

  • Les deux entrées de la porte 1 sont alors à l'état logique 1 (b_v = 1 et b_e = 1). La sortie s_1 de la porte NAND 1 passe instantanément à l'état logique 0 (s_1(0^+) = 0\text{ V}). La porte 1 bascule donc.
  • La porte 2 a ses deux entrées reliées à s_1. Comme son entrée passe à 0, sa sortie (fonction inverseur NON) prend la valeur \text{NON}(0) = 1, soit s(0^+) = V_{cc}.

La tension de sortie s reste donc égale à V_{cc} : la porte 2 ne bascule pas.

\boxed{\text{Seule la porte 1 change d'état (elle bascule à } t = 0\text{).}}

2. Continuité de la différence e(t) - s(t)

La différence e(t) - s(t) = u_C(t) représente la tension aux bornes du condensateur de capacité C. L'intensité du courant restant finie, la tension aux bornes d'un condensateur est une fonction continue du temps. On en déduit :

\boxed{e(0^+) - s(0^+) = e(0^-) - s(0^-) = 0}

Comme s(0^+) = V_{cc}, il vient immédiatement :

e(0^+) = s(0^+) = V_{cc}

3. Évolution de e(t) et détermination de t_1

Pour t \in ]0, t_1[, la sortie de la porte 2 demeure au niveau haut constant s(t) = V_{cc}.

Le courant d'entrée de la porte 1 étant négligeable, la loi des nœuds au point e montre que le courant i_C(t) traversant le condensateur s'écoule intégralement à travers le résistor R vers la masse. En convention récepteur pour C avec la tension orientée de e vers s :

i_C(t) = C\,\frac{\mathrm{d}(s - e)}{\mathrm{d}t} = -C\,\frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} \quad \text{car } s = V_{cc} = \text{cste}

La loi d'Ohm aux bornes du résistor R donne e(t) = R\,i_C(t), d'où l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} + \frac{e}{RC} = 0

La solution générale est de la forme e(t) = K\,\mathrm{e}^{-t/(RC)}. Avec la condition initiale e(0^+) = V_{cc}, on obtient :

\boxed{e(t) = V_{cc}\,\mathrm{e}^{-t/(RC)}}

La tension e(t) décroît à partir de V_{cc}. L'état logique de l'entrée e reste b_e = 1 tant que e(t) > V_{cc}/2. Le nouvel instant de basculement t_1 correspond au franchissement du seuil de basculement V_{cc}/2 :

e(t_1) = \frac{V_{cc}}{2} \iff V_{cc}\,\mathrm{e}^{-t_1/(RC)} = \frac{V_{cc}}{2} \iff \mathrm{e}^{-t_1/(RC)} = \frac{1}{2}

D'où l'expression de l'instant de basculement :

\boxed{t_1 = RC\ln(2)}

Résultat

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : multivibrateur astable, circuit rc

Exprimer et où la notation désigne la limite par valeur supérieure. Déterminer alors pour et en déduire que cet état dure jusqu'à un instant que l'on exprimera en fonction de et .

Voir l'indice

Traduire le saut de tension en sortie de la porte 2 et en déduire la nouvelle valeur initiale de e(t_1^+) par conservation de la charge du condensateur.

Voir la stratégie
  1. Analyser le basculement des deux portes logiques en t_1 pour en déduire la nouvelle valeur de sortie s(t_1^+), puis utiliser la continuité de la tension aux bornes du condensateur pour trouver e(t_1^+).
  2. Établir la loi d'évolution de e(t) pour t > t_1 en appliquant la loi des nœuds au dipôle RC.
  3. Identifier la condition de prochain basculement (e(t_2) = V_{cc}/2) pour déterminer l'instant t_2.
Voir la réponse courte

Le basculement inverse la sortie, transmet un saut de potentiel à l'entrée par couplage capacitif, amorçant une décharge jusqu'au seuil suivant à t_2.

Voir le corrigé complet

1. Détermination de s(t_1^+) et e(t_1^+) :

Juste avant l'instant t_1, on a e(t_1^-) = V_{cc}/2, s_1(t_1^-) = 0 et s(t_1^-) = V_{cc}. Dès que t > t_1, la tension e(t) passe sous le seuil V_{cc}/2, de sorte que la variable binaire associée devient b_e = 0.

Le circuit étant toujours validé (v = V_{cc}, soit le niveau logique 1) :

  • la porte 1 voit ses entrées valoir 1 et 0, sa sortie bascule donc à l'état haut :

    s_1(t_1^+) = V_{cc}
  • la porte 2, montée en inverseur, reçoit alors l'entrée s_1(t_1^+) = V_{cc} et bascule immédiatement à l'état bas :

    \boxed{s(t_1^+) = 0\text{ V}}

La tension u_C(t) = e(t) - s(t) aux bornes du condensateur est une grandeur d'état qui ne peut subir de discontinuité en l'absence de courant infini :

e(t_1^+) - s(t_1^+) = e(t_1^-) - s(t_1^-)

Or e(t_1^-) = \frac{V_{cc}}{2} et s(t_1^-) = V_{cc}, ce qui donne :

e(t_1^-) - s(t_1^-) = \frac{V_{cc}}{2} - V_{cc} = -\frac{V_{cc}}{2}

On en déduit :

e(t_1^+) = s(t_1^+) - \frac{V_{cc}}{2} = 0 - \frac{V_{cc}}{2}
\boxed{e(t_1^+) = -\frac{V_{cc}}{2}}

2. Évolution de e(t) pour t > t_1 :

Tant que les portes ne changent pas d'état, on a s_1(t) = V_{cc} et s(t) = 0. Le courant d'entrée de la porte 1 étant négligeable, la loi des nœuds au point de potentiel e s'écrit :

i_R = i_C \iff \frac{s_1 - e(t)}{R} = C\frac{\mathrm{d}(e - s)}{\mathrm{d}t}

Comme s = 0 et s_1 = V_{cc}, on obtient :

\frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} + \frac{e(t)}{RC} = \frac{V_{cc}}{RC}

La solution générale de cette équation différentielle linéaire du premier ordre s'écrit :

e(t) = V_{cc} + A\,\mathrm{e}^{-(t - t_1)/(RC)}

La condition initiale en t_1^+ donne :

e(t_1^+) = V_{cc} + A = -\frac{V_{cc}}{2} \implies A = -\frac{3}{2}V_{cc}

D'où l'expression de e(t) pour t > t_1 :

\boxed{e(t) = V_{cc}\left(1 - \frac{3}{2}\mathrm{e}^{-\frac{t - t_1}{RC}}\right)}

3. Détermination de l'instant de basculement t_2 :

La tension e(t) croît de manière monotone de -V_{cc}/2 vers l'asymptote V_{cc}. Tant que e(t) < V_{cc}/2, la variable binaire b_e reste égale à 0 et les sorties des portes logiques ne sont pas modifiées.

L'état dure ainsi jusqu'à ce que e(t) atteigne à nouveau le seuil de basculement V_{cc}/2 à un instant noté t_2 :

e(t_2) = \frac{V_{cc}}{2} \iff V_{cc}\left(1 - \frac{3}{2}\mathrm{e}^{-\frac{t_2 - t_1}{RC}}\right) = \frac{V_{cc}}{2}

Soit successivement :

\begin{aligned} 1 - \frac{3}{2}\mathrm{e}^{-\frac{t_2 - t_1}{RC}} &= \frac{1}{2} \\ \frac{3}{2}\mathrm{e}^{-\frac{t_2 - t_1}{RC}} &= \frac{1}{2} \\ \mathrm{e}^{-\frac{t_2 - t_1}{RC}} &= \frac{1}{3} \\ t_2 - t_1 &= RC\ln(3) \end{aligned}

D'après la question Q13, le premier instant de basculement vaut t_1 = RC\ln(2). On obtient donc :

t_2 = RC\ln(2) + RC\ln(3) = RC\ln(6)
\boxed{t_2 = RC\ln(6)}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : multivibrateur astable, circuit rc

Avec la même convention, exprimer et , puis pour . En déduire l'existence d'un nouvel instant de basculement que l'on exprimera en fonction de et .

Voir l'indice

Appliquer le même raisonnement de continuité de la charge capacitive lors du saut instantané de sortie pour déterminer la nouvelle condition initiale et la durée de la demi-période.

Voir la stratégie
  1. Identifier les états logiques juste avant t_2 et la condition de basculement en t_2 pour déduire l'état de sortie de chaque porte et déterminer s(t_2^+).
  2. Utiliser la continuité de la tension aux bornes du condensateur, c'est-à-dire la continuité de la différence e(t) - s(t), pour en déduire e(t_2^+).
  3. Établir l'équation différentielle régissant e(t) pour t > t_2, en déduire son expression temporelle et déterminer l'instant t_3 où e(t) atteint à nouveau le seuil de basculement V_{cc}/2.
Voir la réponse courte

Nouveau basculement symétrique redonnant une charge du condensateur vers le seuil haut, confirmant le caractère auto-oscillant à l'instant t_3.

Voir le corrigé complet

Pour t \in ]t_1, t_2[, la tension e(t) croît de -V_{cc}/2 vers V_{cc}. Tant que e(t) < V_{cc}/2, les états logiques sont b_e = 0, la sortie de la porte 1 vaut s_1 = V_{cc} et la sortie de la porte 2 vaut s(t) = 0\text{ V}.

1. Valeurs de s(t_2^+) et e(t_2^+)

À l'instant t = t_2, la tension e(t) atteint le seuil V_{cc}/2 par valeurs inférieures. Pour t = t_2^+, la tension franchit le seuil :

  • b_e passe de 0 à 1 ;
  • comme v = V_{cc} (b_v = 1), la sortie de la porte 1 bascule à l'état bas : s_1(t_2^+) = 0\text{ V} ;
  • la porte 2 (montée en inverseur) bascule à l'état haut :
\boxed{s(t_2^+) = V_{cc}}

La tension aux bornes du condensateur ne subissant pas de discontinuité, la grandeur e(t) - s(t) est continue en t_2 :

e(t_2^+) - s(t_2^+) = e(t_2^-) - s(t_2^-) = \frac{V_{cc}}{2} - 0 = \frac{V_{cc}}{2}

On en déduit immédiatement la valeur de e immédiatement après le basculement :

e(t_2^+) = s(t_2^+) + \frac{V_{cc}}{2} = V_{cc} + \frac{V_{cc}}{2}
\boxed{e(t_2^+) = \frac{3}{2}V_{cc}}

2. Évolution de e(t) pour t > t_2

Pour t > t_2, tant qu'aucun nouveau basculement n'intervient, la sortie de la porte 2 reste constante à s(t) = V_{cc} et celle de la porte 1 à s_1 = 0\text{ V}.

Le courant d'entrée de la porte 1 étant négligeable, la loi des nœuds en e donne :

i_R + i_C = 0 \iff \frac{s_1 - e(t)}{R} + C\frac{\mathrm{d}(s - e)}{\mathrm{d}t} = 0

Comme s_1 = 0\text{ V} et \frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}t} = 0, l'équation différentielle s'écrit :

\frac{\mathrm{d}e}{\mathrm{d}t} + \frac{e(t)}{RC} = 0

La solution générale décroît exponentiellement vers 0\text{ V} :

e(t) = e(t_2^+)\,\mathrm{e}^{-\frac{t - t_2}{RC}}

soit :

\boxed{e(t) = \frac{3}{2}V_{cc}\,\mathrm{e}^{-\frac{t - t_2}{RC}}}

3. Instant du nouveau basculement t_3

La fonction e(t) décroît à partir de \frac{3}{2}V_{cc} vers 0\text{ V}. Comme 0 < V_{cc}/2 < \frac{3}{2}V_{cc}, la tension traverse nécessairement la valeur de seuil V_{cc}/2 à un instant t_3 > t_2 défini par :

e(t_3) = \frac{V_{cc}}{2} \iff \frac{3}{2}V_{cc}\,\mathrm{e}^{-\frac{t_3 - t_2}{RC}} = \frac{V_{cc}}{2}

Ce qui équivaut à :

\mathrm{e}^{-\frac{t_3 - t_2}{RC}} = \frac{1}{3} \iff t_3 - t_2 = RC\ln(3)

En rappelant d'après la question Q14 que t_2 = RC\ln(6) = RC(\ln 2 + \ln 3), on obtient :

t_3 = RC(\ln 2 + 2\ln 3) = RC\ln(18)
\boxed{t_3 = t_2 + RC\ln(3) = RC(\ln 2 + 2\ln(3)) \simeq 2{,}9\,RC}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Schéma ou tracé

Notions : chronogramme, multivibrateur astable

Tracer l'allure de et sur une durée au moins égale à , en positionant clairement les instants , et ainsi que les valeurs de et correspondantes.

Voir l'indice

Tracer l'évolution temporelle périodique en faisant apparaître les exponentielles successives de même constante de temps RC raccordées par des discontinuités d'amplitude V_{cc}.

Voir la stratégie
  1. Récapituler l'évolution de s(t) et e(t) sur les intervalles [0, t_1], [t_1, t_2] et [t_2, t_3] obtenus aux questions Q13, Q14 et Q15.
  2. Constater que l'état en t_3^+ est identique à l'état en t_1^+, ce qui établit le caractère périodique du régime permanent avec une période T = 2RC\ln 3.
  3. Prolonger le tracé au-delà de 2t_3 en respectant la périodicité et représenter les deux chronogrammes synchronisés.
Voir la réponse courte

Tracé des signaux rectangulaires de sortie s(t) et des exponentielles de charge/décharge de l'entrée e(t) avec les seuils de basculement.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes, l'évolution du circuit validé à t = 0 se décompose ainsi :

  • Pour t \in [0, t_1[ avec t_1 = RC\ln 2 :

    s(t) = V_{cc} \quad \text{et} \quad e(t) = V_{cc}\,\mathrm{e}^{-t/(RC)}

    La tension e(t) décroît de V_{cc} jusqu'au seuil de basculement e(t_1) = V_{cc}/2.

  • À t = t_1, la porte 1 bascule : s chute à 0, et par continuité de la charge du condensateur, e subit une discontinuité de -V_{cc}, passant à e(t_1^+) = -V_{cc}/2.
  • Pour t \in [t_1, t_2[ avec t_2 = t_1 + RC\ln 3 = RC\ln 6 :

    s(t) = 0 \quad \text{et} \quad e(t) = V_{cc}\left(1 - \frac{3}{2}\mathrm{e}^{-(t - t_1)/(RC)}\right)

    La tension e(t) croît de -V_{cc}/2 vers V_{cc} et atteint V_{cc}/2 à l'instant t_2.

  • À t = t_2, la porte 1 bascule à nouveau : s passe à V_{cc} et e saute de +V_{cc} pour atteindre e(t_2^+) = \frac{3}{2}V_{cc}.
  • Pour t \in [t_2, t_3[ avec t_3 = t_2 + RC\ln 3 = RC(\ln 2 + 2\ln 3) :

    s(t) = V_{cc} \quad \text{et} \quad e(t) = \frac{3}{2}V_{cc}\,\mathrm{e}^{-(t - t_2)/(RC)}

    La tension e(t) décroît vers 0 et atteint le seuil V_{cc}/2 en t_3.

À l'instant t = t_3, l'état du système (s(t_3^+) = 0,\ e(t_3^+) = -V_{cc}/2) est strictement identique à celui en t_1^+. Le régime permanent périodique est donc établi dès l'instant t_1, avec une période de relaxation :

T = t_3 - t_1 = 2RC\ln 3 \simeq 2{,}2\,RC

Pour couvrir une durée supérieure à 2t_3 \simeq 5{,}8\,RC, on poursuit les basculements successifs espacés de T/2 = RC\ln 3 :

  • Pour t \in [t_3, t_4[ avec t_4 = t_3 + RC\ln 3 \simeq 4{,}0\,RC : s(t) = 0, e(t) croît de -V_{cc}/2 à V_{cc}/2.
  • Pour t \in [t_4, t_5[ avec t_5 = t_4 + RC\ln 3 \simeq 5{,}1\,RC : s(t) = V_{cc}, e(t) décroît de \frac{3}{2}V_{cc} à V_{cc}/2.
  • Pour t \in [t_5, t_6[ avec t_6 = t_5 + RC\ln 3 \simeq 6{,}2\,RC > 2t_3 : s(t) = 0, e(t) croît de -V_{cc}/2 à V_{cc}/2.
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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : oscillateur astable, horloge

Commenter le comportement du circuit et calculer la valeur numérique de la durée caractéristique associée. Proposer une application dans le domaine pour lequel ce circuit a été conçu.

Voir l'indice

Calculer la période totale du multivibrateur astable et faire le lien avec un générateur de signal d'horloge pour synthétiseur ou métronome.

Voir la stratégie
  1. Synthétiser le rôle de l'entrée de validation v et la forme du signal de sortie s(t) déterminé aux questions précédentes.
  2. Calculer la durée caractéristique, c'est-à-dire la période T des oscillations en régime permanent (question Q16), avec un seul chiffre significatif conformément aux consignes.
  3. Relier la fréquence obtenue au domaine de l'électronique musicale cité dans le texte introductif de la partie II.B.
Voir la réponse courte

Le circuit constitue un multivibrateur astable délivrant un signal périodique carré, utilisé comme horloge dans les systèmes numériques.

Voir le corrigé complet

1. Commentaire sur le comportement du circuit

Le montage constitue un oscillateur de relaxation (ou multivibrateur astable) commandé :

  • Lorsque v = 0\text{ V} (circuit invalidé), le système est au repos et rejoint un état stable caractérisé par s = 0\text{ V}.
  • Dès que v = V_{cc} (circuit validé), le montage devient instable et entre spontanément en auto-oscillations : la sortie s(t) délivre un signal périodique rectangulaire alternatif entre 0 et V_{cc}, avec un rapport cyclique de 50\,\% une fois le régime permanent établi.

2. Valeur numérique de la durée caractéristique

La durée caractéristique associée à ce régime oscillant est la période d'oscillation T établie à la question Q16 :

\begin{aligned} T &= 2RC\ln(3) \end{aligned}

Avec R = 1\,\text{M}\Omega = 10^6\,\Omega, C = 100\,\text{nF} = 1{,}0\cdot 10^{-7}\,\text{F} et \ln(3) = 1{,}1 :

\begin{aligned} RC &= 10^6 \times 1{,}0\cdot 10^{-7} = 0{,}10\text{ s} \\ T &= 2 \times 0{,}10 \times 1{,}1 = 0{,}22\text{ s} \end{aligned}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{T \simeq 0{,}2\text{ s}}

ce qui correspond à une fréquence d'oscillation de :

\begin{aligned} f &= \frac{1}{T} \simeq \frac{1}{0{,}22} \simeq 5\text{ Hz} \end{aligned}

3. Application en électronique musicale

La fréquence d'oscillation (f \simeq 5\text{ Hz}) se situe dans le domaine des très basses fréquences (infrasons inaudibles directement). Ce circuit réalise typiquement :

  • un oscillateur basse fréquence (dit LFO, pour Low-Frequency Oscillator), servant à moduler périodiquement un signal sonore audible :

    • modulation d'amplitude pour créer un effet de trémolo ;
    • modulation de hauteur (fréquence) pour créer un effet de vibrato ;
  • une horloge de commande pour déclencher des notes à intervalles réguliers (métronome électronique, boîte à rythmes ou séquenceur musical) ;
  • un générateur de note musicale (synthétiseur rudimentaire), si l'on remplace C par une capacité plus faible (par exemple de l'ordre du nanofarad) afin de faire passer la fréquence dans le domaine audible (20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}).

Résultat

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Partie III : Le crissement

B · Le modèle de crissement

Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force de rappel, réaction du support

Exprimer la force de traction exercée par le ressort sur le mobile en fonction de , , et de . Exprimer aussi la composante normale de la force de contact exercée sur la craie.

Voir l'indice

Exprimer l'élongation algébrique du ressort en repérant la position instantanée de l'extrémité tractée et projeter l'équilibre mécanique selon la verticale.

Voir la réponse courte

Allongement du ressort \Delta \ell = v_0 t - x_H d'où la force de rappel ; équilibre vertical donnant R_N = Mg.

Voir le corrigé complet

On munit l'espace du repère orthonormé (O, \vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) défini sur la figure 8, le plan (Oxy) étant le plan horizontal du tableau noir et l'axe (Oz) étant orienté vers le haut, de sorte que l'accélération de la pesanteur s'écrit \vec{g} = -g\,\vec{u}_z.

Force de traction exercée par le ressort Le ressort relie le point H du mobile (\Sigma) à son extrémité tractée A. Sa longueur à l'instant t est :

\ell(t) = x_A(t) - x_H(t)

D'après la loi de Hooke, la force de rappel exercée par le ressort sur le mobile en H s'écrit :

\vec{F} = k\left(\ell(t) - \ell_0\right)\vec{u}_x = k\left(x_A(t) - x_H(t) - \ell_0\right)\vec{u}_x

Comme x_A(t) = v_0 t et x_H(t) = X_H(t) - \ell_0, l'allongement s'exprime par :

\ell(t) - \ell_0 = v_0 t - \left(X_H(t) - \ell_0\right) - \ell_0 = v_0 t - X_H(t)

On en déduit l'expression de la force de traction exercée sur le mobile :

\boxed{\vec{F} = k\left(v_0 t - X_H(t)\right)\vec{u}_x}

Composante normale de la force de contact Le solide (\Sigma) de masse M est soumis à :

  • son poids \vec{P} = -Mg\,\vec{u}_z ;
  • la force du ressort \vec{F} (purement horizontale, selon \vec{u}_x) ;
  • la réaction du support \vec{R} = \vec{R}_T + \vec{R}_N, avec \vec{R}_N = R_N\,\vec{u}_z et \vec{R}_T contenu dans le plan horizontal (Oxy).

Le mobile restant constamment au contact du plan horizontal (Oxy), son mouvement est strictement unidimensionnel selon l'axe (Ox), donc son accélération selon l'axe vertical est nulle : a_z = 0.

La deuxième loi de Newton projetée sur l'axe vertical ascendant (\vec{u}_z) donne :

R_N - Mg = 0 \implies R_N = Mg

La composante normale de la réaction s'écrit donc :

\boxed{\vec{R}_N = Mg\,\vec{u}_z = -M\vec{g}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : loi de coulomb, frottement solide, condition de glissement

En déduire qu'à partir de la craie reste immobile jusqu'à l'instant que l'on déterminera en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Écrire la condition d'adhérence des lois de Coulomb \|\vec{R}_T\| \leqslant f_s \|\vec{R}_N\| tant que le patin reste immobile.

Voir la stratégie
  1. On suppose le solide (\Sigma) au repos en X_H = 0 pour t \ge 0 et on applique le principe fondamental de la statique (ou deuxième loi de Newton avec accélération nulle) pour déterminer la force de frottement tangentielle \vec{R}_T.
  2. On applique la condition de non-glissement de Coulomb \|\vec{R}_T\| \leqslant f_s \|\vec{R}_N\| pour déterminer la plage temporelle d'immobilité et en déduire la date de début de glissement t_0.
Voir la réponse courte

En phase d'adhérence la tension compense le ressort jusqu'à la limite de glissement |T| = f_s R_N, donnant t_0 = f_s M g / (k v_0).

Voir le corrigé complet

Tant que la craie (\Sigma) reste immobile sur le support fixe (F), sa vitesse de glissement est nulle (\vec{v}_g = \vec{0}) et sa position reste fixée à sa valeur initiale, soit x_H(t) = -\ell_0, c'est-à-dire :

X_H(t) = 0

Le bilan des forces appliquées à (\Sigma) dans le référentiel d'étude galiléen comprend :

  • le poids \vec{P} = -Mg\,\vec{u}_z ;
  • la composante normale de la réaction \vec{R}_N = Mg\,\vec{u}_z (d'après la question Q18) ;
  • la force de rappel élastique du ressort :

    \vec{F} = k\big(v_0 t - X_H(t)\big)\vec{u}_x = k v_0 t\,\vec{u}_x
  • la composante tangentielle de la réaction exercée par le support \vec{R}_T = R_{Tx}\,\vec{u}_x.

À l'équilibre statique, la projection de la relation fondamentale de la dynamique sur l'axe horizontal (Ox) donne :

F_x + R_{Tx} = 0 \implies \vec{R}_T = -k v_0 t\,\vec{u}_x

La norme de la force de frottement statique s'écrit donc, pour tout t \geqslant 0 :

\|\vec{R}_T\| = k v_0 t

D'après la loi de Coulomb pour le contact statique, le solide reste immobile tant que :

\|\vec{R}_T\| \leqslant f_s \|\vec{R}_N\|

soit :

k v_0 t \leqslant f_s M g \iff t \leqslant \frac{f_s M g}{k v_0}

À t = 0, la force exercée par le ressort est nulle, l'inégalité est strictement vérifiée (0 < f_s M g). La craie reste donc immobile tant que t \leqslant t_0, avec :

\boxed{t_0 = \frac{f_s M g}{k v_0}}

À l'instant t = t_0, la force de traction atteint la valeur critique f_s M g : il y a glissement imminent, puis décrochage et mise en mouvement pour t > t_0.

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : principe fondamental de la dynamique, loi de coulomb, oscillateur harmonique

On pose . Préciser les valeurs de , de et de sa dérivée à l'instant avant d'expliciter l'équation différentielle vérifiée par sous la forme :

où l'on exprimera les constantes et en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique en phase de glissement avec une force de frottement dynamique opposée à la vitesse.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les conditions initiales en \tau = 0 (t = t_0) en utilisant l'immobilité du solide pour t \in [0, t_0] et l'expression de t_0 obtenue à la question Q19.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique au solide (\Sigma) en phase de glissement vers les x croissants, en utilisant la loi de Coulomb dynamique.
  3. Réécrire la force exercée par le ressort en fonction de la variable temporelle \tau = t - t_0 pour faire apparaître la forme demandée et identifier les constantes \omega et \gamma.
Voir la réponse courte

PFD projeté sur l'axe horizontal avec frottement dynamique T = -f_d R_N, identification de la pulsation propre \omega = \sqrt{k/M} et du second membre.

Voir le corrigé complet

À l'instant \tau = 0, c'est-à-dire t = t_0 :

  • La position de l'extrémité A vaut, d'après la question Q19 :

    x_A(\tau = 0) = v_0 t_0 = \frac{f_s M g}{k}
  • Le solide (\Sigma) étant resté immobile en x_H(t) = -\ell_0 pour tout t \in [0, t_0], on a :

    X_H(\tau = 0) = x_H(t_0) + \ell_0 = 0
  • La vitesse initiale de mise en mouvement est nulle (continuité de la vitesse du solide) :

    V_H(\tau = 0) = 0
\boxed{x_A(\tau = 0) = \frac{f_s M g}{k}, \quad X_H(\tau = 0) = 0 \quad \text{et} \quad V_H(\tau = 0) = 0}

Pour \tau > 0, le solide se met en mouvement vers la droite sous l'action de la traction du ressort : sa vitesse de glissement est \vec{v}_g = V_H(\tau)\vec{u}_x avec V_H > 0.

On applique le principe fondamental de la dynamique au solide (\Sigma) de masse M dans le référentiel d'étude supposé galiléen :

M \frac{\mathrm{d}^2 x_H}{\mathrm{d}t^2} \vec{u}_x = \vec{F} + \vec{R}_T + (\vec{P} + \vec{R}_N)

D'après les lois de Coulomb en régime de glissement (\vec{v}_g \cdot \vec{u}_x > 0) et les résultats de la question Q18 (\|\vec{R}_N\| = M g) :

\vec{R}_T = - f_d \|\vec{R}_N\| \vec{u}_x = - f_d M g \vec{u}_x

Comme \tau = t - t_0, on a \frac{\mathrm{d}^2 x_H}{\mathrm{d}t^2} = \frac{\mathrm{d}^2 X_H}{\mathrm{d}\tau^2}. En remplaçant l'expression de la force du ressort \vec{F} = k(v_0 t - X_H)\vec{u}_x = k\left(v_0(\tau + t_0) - X_H\right)\vec{u}_x, la projection sur l'axe horizontal (Ox) donne :

\begin{aligned} M \frac{\mathrm{d}^2 X_H}{\mathrm{d}\tau^2} &= k v_0 \tau + k v_0 t_0 - k X_H - f_d M g \end{aligned}

D'après la question Q19, k v_0 t_0 = f_s M g. L'équation devient :

\begin{aligned} M \frac{\mathrm{d}^2 X_H}{\mathrm{d}\tau^2} + k X_H &= k v_0 \tau + (f_s - f_d) M g \end{aligned}

En divisant par M, on obtient :

\frac{\mathrm{d}^2 X_H}{\mathrm{d}\tau^2} + \frac{k}{M} X_H = \frac{k}{M} v_0 \tau + (f_s - f_d) g

C'est bien la forme requise avec :

\boxed{\omega = \sqrt{\frac{k}{M}} \quad \text{et} \quad \gamma = (f_s - f_d) g}

Résultat

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C · Étude du mouvement de crissement

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : oscillateur harmonique, équation différentielle

Déterminer les expressions de et en fonction de , , et . On note le premier instant où atteint sa valeur maximale et .

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire du second ordre avec second membre affine en imposant une vitesse et une position nulles en \tau = 0.

Voir la stratégie
  1. Rechercher une solution particulière sous forme affine de l'équation différentielle établie à la question Q20.
  2. Écrire la solution générale comme somme de la solution générale de l'équation homogène et de la solution particulière, puis injecter les conditions initiales en \tau = 0 pour déterminer les deux constantes d'intégration.
  3. Dériver X_H(\tau) par rapport à \tau pour obtenir l'expression de la vitesse V_H(\tau).
Voir la réponse courte

Somme de la solution générale harmonique et d'une solution particulière affine, ajustée aux conditions initiales nulles en \tau = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q20, l'équation différentielle vérifiée par X_H(\tau) s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2 X_H}{\mathrm{d}\tau^2} + \omega^2 X_H = \omega^2 v_0 \tau + \gamma

En introduisant le paramètre sans dimension \alpha = \frac{\gamma}{\omega v_0}, soit \gamma = \alpha \omega v_0, le second membre devient :

\frac{\mathrm{d}^2 X_H}{\mathrm{d}\tau^2} + \omega^2 X_H = \omega^2 v_0 \tau + \alpha \omega v_0

Cherchons une solution particulière de la forme X_{H,p}(\tau) = C_1 \tau + C_0. En injectant dans l'équation différentielle :

\omega^2 (C_1 \tau + C_0) = \omega^2 v_0 \tau + \alpha \omega v_0

Par identification, on obtient :

\begin{aligned} C_1 &= v_0 \\ C_0 &= \frac{\alpha v_0}{\omega} \end{aligned}

La solution générale est donc de la forme :

X_H(\tau) = A \cos(\omega \tau) + B \sin(\omega \tau) + v_0 \tau + \frac{\alpha v_0}{\omega}

où A et B sont deux constantes réelles.

La vitesse s'obtient par dérivation :

V_H(\tau) = \frac{\mathrm{d}X_H}{\mathrm{d}\tau} = -\omega A \sin(\omega \tau) + \omega B \cos(\omega \tau) + v_0

D'après les conditions initiales déterminées à la question Q20 :

  • X_H(0) = 0 \implies A + \frac{\alpha v_0}{\omega} = 0 \implies A = -\frac{\alpha v_0}{\omega}
  • V_H(0) = 0 \implies \omega B + v_0 = 0 \implies B = -\frac{v_0}{\omega}

On en déduit l'expression de la position :

\boxed{X_H(\tau) = v_0 \tau + \frac{v_0}{\omega} \Big( \alpha \big(1 - \cos(\omega \tau)\big) - \sin(\omega \tau) \Big)}

Puis, en dérivant :

\boxed{V_H(\tau) = v_0 \big( 1 - \cos(\omega \tau) + \alpha \sin(\omega \tau) \big)}

Résultat

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : cinématique, oscillateur harmonique

Sans nécessairement exprimer , déterminer les expressions de et en fonction de . En déduire que . Tracer l'allure de la courbe donnant puis montrer alors que cette vitesse s'annule à nouveau à un instant correspondant à l'angle dont on exprimera le cosinus et le sinus en fonction de . On admettra dans la suite que .

Voir l'indice

Annuler la dérivée de V_H(\tau) pour relier \tan(\theta_{\max}) à \alpha, puis exploiter les identités trigonométriques du formulaire pour simplifier V_{\max} et l'instant d'annulation.

Voir la stratégie
  1. Pour trouver le maximum de V_H, on dérive par rapport à la variable angulaire \theta = \omega\tau, on annule la dérivée pour déterminer \tan(\theta_{\max}), puis on identifie le quadrant de \theta_{\max} à l'aide du signe de la dérivée seconde.
  2. On injecte \cos(\theta_{\max}) et \sin(\theta_{\max}) dans V_H pour obtenir V_{\max}.
  3. L'annulation V_H(\tau_1) = 0 se résout élégamment à l'aide de l'angle moitié \theta_1/2, ce qui met en évidence la relation remarquable \theta_1 = 2\theta_{\max} et permet d'utiliser directement les formules de duplication fournies en fin de sujet.
Voir la réponse courte

Annulation de l'accélération pour trouver \tau_{\max} puis calcul trigonométrique de V_{\max} ; recherche du premier zéro de la vitesse à \tau_1.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, la vitesse de l'extrémité H s'écrit pour \tau \geqslant 0 :

V_H(\tau) = v_0 \big(1 - \cos(\omega\tau) + \alpha\sin(\omega\tau)\big)

En posant \theta = \omega\tau, la dérivée de V_H par rapport à \theta est :

\frac{\mathrm{d}V_H}{\mathrm{d}\theta} = v_0 \big(\sin\theta + \alpha\cos\theta\big)

1. Recherche de \theta_{\max} et calcul de V_{\max} Le premier maximum de vitesse correspond à la première annulation de cette dérivée avec une dérivée seconde négative :

\sin(\theta_{\max}) + \alpha\cos(\theta_{\max}) = 0 \implies \tan(\theta_{\max}) = -\alpha

La dérivée seconde vaut :

\frac{\mathrm{d}^2V_H}{\mathrm{d}\theta^2}(\theta_{\max}) = v_0\big(\cos(\theta_{\max}) - \alpha\sin(\theta_{\max})\big) = v_0\cos(\theta_{\max})(1 + \alpha^2)

Pour un maximum, cette dérivée seconde doit être strictement négative, ce qui impose \cos(\theta_{\max}) < 0. Comme \alpha = \frac{\gamma}{\omega v_0} > 0, on a \tan(\theta_{\max}) < 0, d'où \sin(\theta_{\max}) > 0 : l'angle \theta_{\max} appartient au deuxième quadrant (]\pi/2, \pi[).
À l'aide des relations du formulaire avec t = \tan(\theta_{\max}) = -\alpha :

\cos^2(\theta_{\max}) = \frac{1}{1 + \alpha^2} \quad \text{et} \quad \sin^2(\theta_{\max}) = \frac{\alpha^2}{1 + \alpha^2}

Compte tenu des signes de \cos(\theta_{\max}) et \sin(\theta_{\max}), on en déduit :

\boxed{\cos(\theta_{\max}) = -\frac{1}{\sqrt{1 + \alpha^2}}} \quad \text{et} \quad \boxed{\sin(\theta_{\max}) = \frac{\alpha}{\sqrt{1 + \alpha^2}}}

En reportant ces expressions dans V_H(\theta_{\max}) :

\begin{aligned} V_{\max} &= v_0 \left( 1 - \left(-\frac{1}{\sqrt{1 + \alpha^2}}\right) + \alpha\left(\frac{\alpha}{\sqrt{1 + \alpha^2}}\right) \right) \\ &= v_0 \left( 1 + \frac{1 + \alpha^2}{\sqrt{1 + \alpha^2}} \right) \end{aligned}

D'où l'expression attendue :

\boxed{V_{\max} = v_0\left(1 + \sqrt{1 + \alpha^2}\right)}

2. Allure de V_H(\tau) et annulation en \tau_1 La vitesse part de V_H(0) = 0 avec une pente initiale strictement positive \left.\frac{\mathrm{d}V_H}{\mathrm{d}\tau}\right|_{\tau=0} = \alpha\omega v_0 = \gamma > 0, passe par son maximum V_{\max} en \tau_{\max} = \theta_{\max}/\omega, puis décroît jusqu'à s'annuler à une date \tau_1 > \tau_{\max}.

L'instant \tau_1 > 0 d'annulation correspond à \theta_1 = \omega\tau_1 > 0 tel que :

1 - \cos\theta_1 + \alpha\sin\theta_1 = 0

En utilisant les identités 1 - \cos\theta_1 = 2\sin^2(\theta_1/2) et \sin\theta_1 = 2\sin(\theta_1/2)\cos(\theta_1/2) :

2\sin\left(\frac{\theta_1}{2}\right) \left[ \sin\left(\frac{\theta_1}{2}\right) + \alpha\cos\left(\frac{\theta_1}{2}\right) \right] = 0

Puisque le mobile est en mouvement, \theta_1 > 0 et le premier facteur ne s'annule pas sur ]0, 2\pi[ (\sin(\theta_1/2) \neq 0). Il vient donc :

\sin\left(\frac{\theta_1}{2}\right) + \alpha\cos\left(\frac{\theta_1}{2}\right) = 0 \implies \tan\left(\frac{\theta_1}{2}\right) = -\alpha

L'angle \theta_1/2 a la même tangente que \theta_{\max} et appartient au même quadrant ]\pi/2, \pi[ car \theta_1 > \theta_{\max} > \pi/2 implique \theta_1/2 > \pi/4, d'où nécessairement :

\frac{\theta_1}{2} = \theta_{\max} \iff \theta_1 = 2\theta_{\max}

En utilisant les formules de duplication du formulaire :

\begin{aligned} \cos\theta_1 &= \cos(2\theta_{\max}) = \cos^2(\theta_{\max}) - \sin^2(\theta_{\max}) = \frac{1}{1 + \alpha^2} - \frac{\alpha^2}{1 + \alpha^2} = \frac{1 - \alpha^2}{1 + \alpha^2} \\ \sin\theta_1 &= \sin(2\theta_{\max}) = 2\cos(\theta_{\max})\sin(\theta_{\max}) = 2\left(-\frac{1}{\sqrt{1 + \alpha^2}}\right)\left(\frac{\alpha}{\sqrt{1 + \alpha^2}}\right) = -\frac{2\alpha}{1 + \alpha^2} \end{aligned}

Finalement :

\boxed{\cos\theta_1 = \frac{1 - \alpha^2}{1 + \alpha^2}} \quad \text{et} \quad \boxed{\sin\theta_1 = -\frac{2\alpha}{1 + \alpha^2}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : stick-slip, loi de coulomb, oscillateur de relaxation

Déterminer l'expression de et en déduire la longueur du ressort à l'instant . Montrer qu'à l'instant elle est devenue . En déduire la durée qui devra alors s'écouler avant que le mobile se remette en mouvement. Compléter alors le tracé de la question précédente en faisant apparaître une période complète du mouvement du mobile ; préciser sur ce schéma dans quelle phase du mouvement il y a augmentation continue d'une contrainte et dans quelle phase il y a relâchement subit de celle-ci. Exprimer en fonction de et puis en fonction de , et .

Voir l'indice

Calculer la contraction du ressort au moment de l'arrêt du solide, puis déterminer la durée nécessaire pour que la traction ré-atteigne le seuil d'arrachement statique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la longueur instantanée \ell(\tau) = x_A(\tau) - x_H(\tau) à l'aide de l'expression de X_H(\tau) obtenue à la question Q21 et en déduire \ell(0).
  2. Évaluer \ell(\tau_1) en utilisant les valeurs de \cos\theta_1 et \sin\theta_1 établies à la question Q22.
  3. Pendant la phase d'arrêt (adhérence), H est immobile et l'extrémité A avance à vitesse v_0. Le glissement reprend dès que la force de rappel du ressort atteint à nouveau le seuil de Coulomb statique, soit lorsque \ell = \ell(0). On en déduit \tau_2.
  4. Tracer V_H(\tau) sur une période T = \tau_1 + \tau_2 et identifier les phases d'accumulation de contrainte (stick) et de relaxation (slip).
  5. Relier la période T à \tau_1 et \tau_2, puis en déduire la pulsation \Omega = 2\pi/T.
Voir la réponse courte

Calcul du raccourcissement du ressort, phase d'adhérence de durée \tau_2, schéma complet du cycle limite et expression de la pulsation globale \Omega.

Voir le corrigé complet

1. Expression de \ell(\tau) et longueur initiale \ell(0) :

Par définition, la longueur du ressort est \ell(\tau) = x_A(\tau) - x_H(\tau). Sachant que X_H(\tau) = x_H(\tau) + \ell_0 et x_A(t) = v_0 t = v_0(t_0 + \tau), on a :

\ell(\tau) = v_0 t_0 + v_0 \tau - \big(X_H(\tau) - \ell_0\big) = \ell_0 + v_0 t_0 + v_0 \tau - X_H(\tau)

En injectant l'expression de X_H(\tau) obtenue à la question Q21 :

X_H(\tau) = v_0 \tau + \frac{v_0}{\omega}\Big(\alpha\big(1 - \cos(\omega\tau)\big) - \sin(\omega\tau)\Big)

on obtient directement :

\ell(\tau) = \ell_0 + v_0 t_0 - \frac{v_0}{\omega}\Big(\alpha\big(1 - \cos(\omega\tau)\big) - \sin(\omega\tau)\Big)

À l'instant \tau = 0, les termes sinusoïdaux s'annulent :

\boxed{\ell(0) = \ell_0 + v_0 t_0 = \ell_0 + \frac{f_s M g}{k}}

On peut donc réécrire \ell(\tau) sous la forme :

\boxed{\ell(\tau) = \ell(0) - \frac{v_0}{\omega}\Big(\alpha\big(1 - \cos(\omega\tau)\big) - \sin(\omega\tau)\Big)}

2. Longueur du ressort à l'instant \tau_1 :

À l'instant \tau = \tau_1, la phase vaut \theta_1 = \omega \tau_1. D'après la question Q22, on a :

\cos\theta_1 = \frac{1 - \alpha^2}{1 + \alpha^2} \quad \text{et} \quad \sin\theta_1 = -\frac{2\alpha}{1 + \alpha^2}

Calculons le terme entre parenthèses :

\begin{aligned} \alpha(1 - \cos\theta_1) - \sin\theta_1 &= \alpha\left(1 - \frac{1 - \alpha^2}{1 + \alpha^2}\right) - \left(-\frac{2\alpha}{1 + \alpha^2}\right) \\ &= \alpha\left(\frac{2\alpha^2}{1 + \alpha^2}\right) + \frac{2\alpha}{1 + \alpha^2} = \frac{2\alpha(\alpha^2 + 1)}{1 + \alpha^2} = 2\alpha \end{aligned}

On en déduit immédiatement :

\boxed{\ell(\tau_1) = \ell(0) - \frac{2\alpha v_0}{\omega}}

3. Durée \tau_2 d'arrêt avant reprise du mouvement :

À l'instant \tau_1, la vitesse de la craie s'annule : V_H(\tau_1) = 0. Le mobile entre alors en phase d'adhérence statique, donc sa position reste fixe : x_H(\tau) = x_H(\tau_1) = \text{cte}.

Pendant ce temps, l'extrémité A continue d'avancer à la vitesse constante v_0. La longueur du ressort s'accroît donc à la vitesse :

\frac{\mathrm{d}\ell}{\mathrm{d}\tau} = \frac{\mathrm{d}x_A}{\mathrm{d}\tau} - \frac{\mathrm{d}x_H}{\mathrm{d}\tau} = v_0 - 0 = v_0

D'après les lois de Coulomb du frottement statique (question Q19), le décrochage et la reprise du glissement ont lieu dès que la force de traction exercée par le ressort atteint la valeur seuil F_s = f_s M g, c'est-à-dire précisément lorsque la longueur du ressort atteint à nouveau la valeur critique \ell(0) :

\ell(\tau_1 + \tau_2) = \ell(0)

L'allongement nécessaire au réarmement est donc :

\Delta\ell = \ell(0) - \ell(\tau_1) = \frac{2\alpha v_0}{\omega} = v_0 \tau_2

On en déduit la durée de la phase d'adhérence :

\boxed{\tau_2 = \frac{2\alpha}{\omega}}

4. Allure de la vitesse V_H(\tau) sur une période T :

La période totale du cycle est :

T = \tau_1 + \tau_2 = \frac{\theta_1 + 2\alpha}{\omega}

Le mouvement alterne deux phases bien distinctes :

  • pour \tau \in [0, \tau_1] : phase de glissement (slip) avec V_H > 0, correspondant au relâchement subit de la contrainte (le ressort se détend rapidement en faisant glisser la craie vers l'avant) ;
  • pour \tau \in [\tau_1, T] : phase d'adhérence (stick) avec V_H = 0, correspondant à l'augmentation continue de la contrainte (le ressort est étiré progressivement à vitesse v_0 jusqu'au seuil de décrochage).

5. Expression de la pulsation \Omega :

La pulsation \Omega associée au mouvement périodique de relaxation vaut \Omega = \frac{2\pi}{T}. En exprimant T = \tau_1 + \tau_2 puis en remplaçant \tau_1 = \frac{\theta_1}{\omega} et \tau_2 = \frac{2\alpha}{\omega}, il vient :

\Omega = \frac{2\pi}{\tau_1 + \tau_2} = \frac{2\pi}{\frac{\theta_1}{\omega} + \frac{2\alpha}{\omega}}

soit finalement :

\boxed{\Omega = \frac{2\pi}{\tau_1 + \tau_2} = \frac{2\pi\omega}{\theta_1 + 2\alpha}}

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : onde sonore, acoustique, stick-slip

Pour estimer les ordres de grandeur du phénomène, on prend avec un frottement caractérisé par et pour une vitesse de traction du ressort . On prendra . En déduire les valeurs numériques de , puis de . Quel lien existe-t-il entre cette pulsation et celle du son émis ? Préciser et justifier le domaine fréquentiel du crissement.

Voir l'indice

Exploiter la valeur de \theta_{\max} = 5\pi/6 pour déterminer numériquement \alpha, en déduire la pulsation propre \omega puis la fréquence fondamentale dans le spectre audible.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la relation issue de la question Q22 liant \theta_{\max} et \alpha pour déterminer la valeur numérique de \alpha.
  2. Exprimer la pulsation propre \omega à partir de la définition de \alpha et de \gamma = (f_s - f_d)g (question Q20), puis calculer la pulsation globale \Omega grâce à la formule établie en Q23.
  3. Relier la périodicité du mouvement mécanique à celle de l'onde acoustique et interpréter le caractère aigu du crissement par la richesse harmonique des oscillations de relaxation.
Voir la réponse courte

Évaluation de \alpha et de la fréquence fondamentale f = \Omega/(2\pi), située dans le domaine audible aigu (quelques kilohertz), expliquant le crissement.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q22, on a :

\cos(\theta_{\max}) = -\frac{1}{\sqrt{1+\alpha^2}} \quad \text{et} \quad \sin(\theta_{\max}) = \frac{\alpha}{\sqrt{1+\alpha^2}}

ce qui conduit à :

\tan(\theta_{\max}) = -\alpha \implies \alpha = -\tan(\theta_{\max})

Pour \theta_{\max} = \frac{5\pi}{6}, on a \tan\left(\frac{5\pi}{6}\right) = -\tan\left(\frac{\pi}{6}\right) = -\frac{1}{\sqrt{3}}, d'où :

\alpha = \frac{1}{\sqrt{3}} \simeq 0{,}58

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{\alpha \simeq 0{,}6}

Par définition (question Q20 et Q21), \alpha = \frac{\gamma}{\omega v_0} avec \gamma = (f_s - f_d)g. On en déduit :

\omega = \frac{(f_s - f_d)g}{\alpha v_0}

Numériquement, avec f_s \simeq 1, f_d \simeq 0{,}6, g \simeq 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, v_0 = 1\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} = 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \alpha = \frac{1}{\sqrt{3}} :

\gamma = (1 - 0{,}6) \times 10 = 4\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
\omega = \frac{4}{\frac{1}{\sqrt{3}} \times 10^{-2}} = 400\sqrt{3}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 692\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

D'après la question Q23, la pulsation \Omega des oscillations de relaxation s'exprime par :

\Omega = \frac{2\pi\omega}{\theta_1 + 2\alpha}

où \theta_1 = 2\theta_{\max} = \frac{5\pi}{3}. Ainsi :

\theta_1 + 2\alpha = \frac{5\pi}{3} + \frac{2}{\sqrt{3}} \simeq \frac{5 \times 3{,}14}{3} + 2 \times 0{,}58 \simeq 5{,}23 + 1{,}16 = 6{,}39

Comme 2\pi \simeq 6{,}28, le rapport \frac{2\pi}{\theta_1 + 2\alpha} \simeq \frac{6{,}28}{6{,}39} \simeq 0{,}98 est très proche de 1, ce qui donne :

\Omega \simeq 0{,}98 \times 692\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 680\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{\Omega \simeq 7\cdot 10^2\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

Lien avec le son émis et domaine fréquentiel :
Le mouvement mécanique périodique de la craie excite l'air environnant à la même périodicité : la pulsation fondamentale de l'onde sonore émise est donc égale à la pulsation \Omega du mouvement de relaxation :

\boxed{\Omega_{\text{son}} = \Omega}

La fréquence fondamentale associée vaut :

f = \frac{\Omega}{2\pi} \simeq \frac{680}{6{,}28} \simeq 1{,}1\cdot 10^2\text{ Hz} \simeq 100\text{ Hz}

Cette fréquence appartient au domaine audible (20\text{ Hz} - 20\text{ kHz}). De plus, le mouvement de relaxation (« stick-slip ») étant fortement non sinusoïdal (succession d'adhérence et de glissements avec des ruptures de pente de vitesse), le spectre sonore émis présente un très grand nombre d'harmoniques de fréquences f_n = n f.

Ces harmoniques s'étendent largement dans la bande des moyennes et hautes fréquences (1\text{ kHz} à plusieurs kilohertz), domaine de sensibilité maximale de l'oreille humaine, ce qui explique le caractère aigu, grinçant et particulièrement désagréable du crissement.

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2024 ?

Surtout 3 chapitres : Circuits électriques et régimes transitoires (40 % des questions, partie I), Électronique numérique : échantillonnage et modulation (31 %, partie II) et Cinématique et dynamique du point (21 %, partie III). Plus ponctuellement : Mécanique du solide et Ondes mécaniques et acoustiques.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2024 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En partie : 9 questions sur 24 (38 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q8), ainsi que Q18. Avec les autres programmes de première année : 15 en PCSI, 9 en PTSI, 9 en TSI1 et 15 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2024 ?

Environ 2 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q7 (méthode d'euler), Q13 (multivibrateur astable), Q14 (multivibrateur astable), Q22 (cinématique) et Q23 (stick-slip).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2024 ?

Questions de cours : Q2 (régime permanent) et Q10 (porte logique). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q19 (loi de coulomb) et Q20 (principe fondamental de la dynamique).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (14 sur 24), par exemple : Q1 à Q4, Q6, Q8 à Q12, Q17 à Q19 et Q24. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q20, Q22 et Q23.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 MPI 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury indique que l'épreuve a permis de classer convenablement les candidats et que le sujet était de longueur raisonnable, bien que de nombreux candidats n'aient traité qu'une petite partie du sujet. Moyenne : 10,11/20 (écart-type 3,83, 839 présents).

La tension d'entrée e(t) peut-elle sortir de [0, Vcc] en Q14 ?

Oui : la continuité de la tension aux bornes du condensateur impose une discontinuité du potentiel e(t) lorsque la sortie s bascule. L'entrée chute ainsi à -V_{cc}/2 en t_1^+, puis remonte à +3V_{cc}/2 en t_2^+, avant que le régime transitoire ne la ramène vers le seuil de basculement suivant.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.