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Corrigé détaillé Centrale Physique 1 PC 2023 (page 2/3 : Partie I (questions 14 à 26) et partie II (questions 27 à 33))

Améliorations des performances en cyclisme

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Partie I : Une première évolution de la forme du casque : du casque classique vers le casque profilé en goutte d'eau (suite)

I.B · Détermination de la précision du repérage par GPS

Question 14

En formulant une hypothèse sur l'une des composantes de la force de Lorentz, sans la discuter à ce stade, montrer que la conductivité complexe du plasma peut se mettre sous la forme

où est la pulsation plasma que l'on exprimera en fonction de , , et .

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron du plasma en négligeant la force magnétique par rapport à la force électrique, puis relier la vitesse à \vec{j}.

Voir la stratégie
  1. Formuler l'hypothèse simplificatrice sur la composante magnétique de la force de Lorentz.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron du plasma soumis au champ électrique de l'onde pour obtenir sa vitesse complexe \underline{\vec{V}}.
  3. Relier la vitesse moyenne des électrons au vecteur densité volumique de courant \underline{\vec{j}}, puis identifier la conductivité complexe \underline{\sigma} via la loi d'Ohm locale \underline{\vec{j}} = \underline{\sigma} \underline{\vec{E}} et en déduire l'expression de \omega_p.
Voir le corrigé complet

Soit un électron du plasma, de masse m_e et de charge q = -e.

Il est soumis à la force de Lorentz \vec{F}_L = -e(\vec{E} + \vec{V} \wedge \vec{B}). En formulant l'hypothèse que la partie magnétique est négligeable devant la partie électrique (\|\vec{V} \wedge \vec{B}\| \ll \|\vec{E}\|), la force de Lorentz se réduit à la force électrique :

\vec{F}_L \approx -e\vec{E}

Les interactions entre particules étant supposées négligeables et le poids négligé d'après l'énoncé, le principe fondamental de la dynamique appliqué à un électron dans le référentiel terrestre (supposé galiléen) s'écrit :

m_e \frac{\mathrm{d}\vec{V}}{\mathrm{d}t} = -e\vec{E}

En notation complexe associée à la dépendance temporelle en \exp(\mathrm{i}\omega t), la dérivation temporelle équivaut au produit par \mathrm{i}\omega :

\mathrm{i}\omega m_e \underline{\vec{V}} = -e\underline{\vec{E}} \implies \underline{\vec{V}} = -\frac{e}{\mathrm{i}\omega m_e}\underline{\vec{E}} = \frac{\mathrm{i}e}{\omega m_e}\underline{\vec{E}}

Les cations étant immobiles, seuls les électrons de densité volumique n participent au transport de charge. Le vecteur densité de courant volumique s'écrit donc :

\underline{\vec{j}} = -n e \underline{\vec{V}} = \frac{n e^2}{\mathrm{i}\omega m_e}\underline{\vec{E}} = -\mathrm{i}\frac{n e^2}{m_e \omega}\underline{\vec{E}}

Par définition de la conductivité complexe dans la loi d'Ohm locale \underline{\vec{j}} = \underline{\sigma}\underline{\vec{E}}, on identifie :

\underline{\sigma} = -\mathrm{i}\frac{n e^2}{m_e \omega}

Sous la forme demandée :

\underline{\sigma} = -\mathrm{i}\varepsilon_0 \frac{\omega_p^2}{\omega}

on obtient, par identification de \varepsilon_0 \omega_p^2 = \frac{n e^2}{m_e} :

\boxed{\omega_p = \sqrt{\frac{n e^2}{\varepsilon_0 m_e}}}

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Question 15

Établir l'équation aux dérivées partielles portant sur caractérisant la propagation de l'onde dans le plasma.

Voir l'indice

Prendre le rotationnel du rotationnel de \vec{E} et combiner les équations de Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère avec la loi d'Ohm locale microscopique.

Voir la stratégie
  1. Écrire les équations de Maxwell dans le plasma ionosphérique (milieu localement neutre et linéaire).
  2. Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser la relation vectorielle \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}) - \Delta \vec{E}.
  3. Exprimer \frac{\partial \underline{\vec{j}}}{\partial t} à partir de la loi d'Ohm complexe obtenue à la question Q14, puis projeter sur l'axe (Ox) pour obtenir l'équation aux dérivées partielles sur \underline{E}_x(z, t).
Voir le corrigé complet

Le plasma est supposé localement neutre, de sorte que la densité volumique de charge macroscopique est nulle : \rho_{\text{vol}} = 0. Les équations de Maxwell s'écrivent donc :

\begin{aligned} \mathrm{div}\,\underline{\vec{E}} &= 0 \\ \vec{\mathrm{rot}}\,\underline{\vec{E}} &= -\frac{\partial \underline{\vec{B}}}{\partial t} \\ \vec{\mathrm{rot}}\,\underline{\vec{B}} &= \mu_0 \underline{\vec{j}} + \mu_0\varepsilon_0 \frac{\partial \underline{\vec{E}}}{\partial t} \end{aligned}

En prenant le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et en utilisant l'identité vectorielle fournie par le formulaire :

\vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\underline{\vec{E}}) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\underline{\vec{E}}) - \Delta \underline{\vec{E}} = -\Delta \underline{\vec{E}}

Par permutation des opérateurs spatiaux et temporels :

\vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\underline{\vec{E}}) = -\frac{\partial}{\partial t}(\vec{\mathrm{rot}}\,\underline{\vec{B}}) = -\mu_0 \frac{\partial \underline{\vec{j}}}{\partial t} - \mu_0\varepsilon_0 \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2}

D'après la question Q14, en régime sinusoïdal de pulsation \omega, \underline{\vec{j}} = \underline{\sigma}\,\underline{\vec{E}} = -\mathrm{i}\varepsilon_0 \frac{\omega_p^2}{\omega}\underline{\vec{E}}. La dérivée temporelle de la densité de courant s'exprime alors simplement :

\frac{\partial \underline{\vec{j}}}{\partial t} = \mathrm{i}\omega \underline{\vec{j}} = \mathrm{i}\omega \left(-\mathrm{i}\varepsilon_0 \frac{\omega_p^2}{\omega}\underline{\vec{E}}\right) = \varepsilon_0 \omega_p^2 \underline{\vec{E}}

En introduisant la célérité de la lumière dans le vide c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}}, il vient :

\mu_0 \frac{\partial \underline{\vec{j}}}{\partial t} = \mu_0\varepsilon_0 \omega_p^2 \underline{\vec{E}} = \frac{\omega_p^2}{c^2}\underline{\vec{E}}

On en déduit l'équation vectorielle de propagation :

\Delta \underline{\vec{E}} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} - \frac{\omega_p^2}{c^2}\underline{\vec{E}} = \vec{0}

Le champ électrique étant polarisé selon \vec{e}_x et ne dépendant que de la coordonnée spatiale z, le laplacien vectoriel se réduit à :

\Delta \underline{\vec{E}} = \frac{\partial^2 \underline{E}_x}{\partial z^2}\,\vec{e}_x

On obtient ainsi l'équation aux dérivées partielles régissant \underline{E}_x(z, t) :

\boxed{\frac{\partial^2 \underline{E}_x}{\partial z^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \underline{E}_x}{\partial t^2} - \frac{\omega_p^2}{c^2}\underline{E}_x = 0}

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Question 16

En déduire la relation de dispersion caractéristique du plasma sous la forme . Indiquer dans quel cas et pourquoi on parle de domaine de transparence du plasma.

Voir l'indice

Injecter la structure d'onde plane progressive monochromatique dans l'équation de propagation et discuter la réalité du vecteur d'onde selon la position de \omega par rapport à \omega_p.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme du champ complexe \underline{E}_x(z, t) = E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t + \underline{k} z)) dans l'équation de Klein-Gordon établie à la question Q15.
  2. Simplifier par le champ pour en déduire la relation de dispersion \underline{k}^2 = f(\omega).
  3. Analyser la nature de l'onde selon le signe de \underline{k}^2 pour expliciter le domaine de transparence.
Voir le corrigé complet

L'équation de propagation établie à la question Q15 s'écrit :

\frac{\partial^2 \underline{E}_x}{\partial z^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \underline{E}_x}{\partial t^2} - \frac{\omega_p^2}{c^2}\,\underline{E}_x = 0

Pour une onde monochromatique de la forme \underline{E}_x(z, t) = E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t + \underline{k} z)), les dérivées spatiale et temporelle s'expriment par :

\begin{aligned} \frac{\partial \underline{E}_x}{\partial z} &= \mathrm{i}\underline{k}\,\underline{E}_x \implies \frac{\partial^2 \underline{E}_x}{\partial z^2} = -\underline{k}^2\,\underline{E}_x \\ \frac{\partial \underline{E}_x}{\partial t} &= \mathrm{i}\omega\,\underline{E}_x \implies \frac{\partial^2 \underline{E}_x}{\partial t^2} = -\omega^2\,\underline{E}_x \end{aligned}

En substituant ces dérivées dans l'équation de propagation, on obtient :

\left(-\underline{k}^2 + \frac{\omega^2}{c^2} - \frac{\omega_p^2}{c^2}\right)\underline{E}_x(z, t) = 0

Cette relation étant vérifiée en tout point z et à tout instant t pour une onde non nulle, on en déduit la relation de dispersion :

\boxed{\underline{k}^2 = \frac{\omega^2 - \omega_p^2}{c^2} = \frac{\omega^2}{c^2}\left(1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}\right)}

Domaine de transparence du plasma :

  • Si \boldsymbol{\omega > \omega_p} : \underline{k}^2 > 0, donc le vecteur d'onde \underline{k} est réel (\underline{k} = \pm k avec k \in \mathbb{R}). Le champ électrique se propage alors sous la forme d'une onde plane progressive sans terme d'atténuation exponentielle dans l'espace. L'onde traverse le milieu sans être absorbée ni réfléchie en puissance : on dit que le plasma se trouve dans son domaine de transparence (pour \omega > \omega_p).
  • Si \boldsymbol{\omega < \omega_p} : \underline{k}^2 < 0, donc \underline{k} est imaginaire pur (\underline{k} = \pm \mathrm{i}\kappa avec \kappa \in \mathbb{R}). L'onde est alors évanescente (décroissance exponentielle d'amplitude dans le plasma) et ne transporte aucune puissance moyenne : le milieu est opaque et réfléchit l'onde incidente.

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Question 17

Montrer que les deux bandes spectrales utilisées par le GPS se situent dans le domaine de transparence du plasma.

Voir l'indice

Calculer la fréquence de coupure du plasma \nu_p = \frac{\omega_p}{2\pi} et vérifier qu'elle est très inférieure aux fréquences des signaux GPS considérés.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de transparence obtenue à la question Q16 en termes de pulsation (\omega > \omega_p) ou de fréquence (\nu > \nu_p).
  2. Calculer numériquement la pulsation plasma \omega_p et la fréquence plasma associée \nu_p = \frac{\omega_p}{2\pi} à partir des données de l'énoncé.
  3. Comparer \nu_p aux fréquences des bandes GPS \nu_1 et \nu_2 pour conclure.
Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, le domaine de transparence correspond aux pulsations supérieures à la pulsation plasma :

\omega > \omega_p \iff \nu > \nu_p = \frac{\omega_p}{2\pi}

où \omega_p est la pulsation de coupure du plasma définie à la question Q14 :

\omega_p = \sqrt{\frac{n e^2}{\varepsilon_0 m_e}}

Calculons numériquement la pulsation et la fréquence plasma :

\begin{aligned} \omega_p &= \sqrt{\frac{1{,}0 \times 10^{12} \times (1{,}6 \times 10^{-19})^2}{8{,}9 \times 10^{-12} \times 9{,}1 \times 10^{-31}}} \approx 5{,}6 \times 10^7\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \\ \nu_p &= \frac{\omega_p}{2\pi} \approx \frac{5{,}62 \times 10^7}{2\pi} \approx 9{,}0 \times 10^6\text{ Hz} = 9{,}0\text{ MHz} \end{aligned}

Les deux bandes spectrales utilisées par le GPS ont pour fréquences centrales :

\nu_1 = 1575{,}4\text{ MHz} \quad \text{et} \quad \nu_2 = 1227{,}6\text{ MHz}

On constate que :

\nu_1 > \nu_2 \gg \nu_p
\boxed{\text{Les fréquences GPS étant très supérieures à la fréquence plasma } \nu_p \approx 9{,}0\text{ MHz}, \text{elles se situent largement dans le domaine de transparence.}}

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Question 18

Exprimer la vitesse de phase .

Voir l'indice

Appliquer la relation V_\varphi = \frac{\omega}{k} en utilisant la relation de dispersion établie précédemment.

Voir le corrigé complet

Dans le domaine de transparence du plasma (\omega > \omega_p), le vecteur d'onde k est réel et relié à la pulsation \omega par la relation de dispersion établie à la question Q16 :

k = \frac{\omega}{c}\sqrt{1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}} = \frac{1}{c}\sqrt{\omega^2 - \omega_p^2}

Par définition, la vitesse de phase V_\varphi représente la vitesse de propagation des surfaces d'équiphase (\omega t + kz = \text{cste}) :

V_\varphi = \frac{\omega}{k}

On obtient ainsi :

\boxed{V_\varphi = \frac{c}{\sqrt{1 - \dfrac{\omega_p^2}{\omega^2}}}}

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Question 19

Rappeler la signification de la vitesse de groupe à une pulsation et l'exprimer.

Voir l'indice

Rappeler que la vitesse de groupe représente la vitesse de propagation de l'énergie et de l'enveloppe du paquet d'ondes, puis calculer V_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}.

Voir le corrigé complet

La vitesse de groupe V_g est définie mathématiquement par :

V_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k}

Elle représente physiquement :

  • la vitesse de propagation de l'enveloppe d'un paquet d'ondes (ou d'un signal modulé centré autour de la pulsation \omega) ;
  • la vitesse de transport de l'énergie et de l'information associées au paquet d'ondes (dans un milieu non dissipatif et peu dispersif).

Pour exprimer V_g, on utilise la relation de dispersion établie à la question Q16 dans le domaine de transparence (\omega > \omega_p) :

\omega^2 = \omega_p^2 + c^2 k^2

En différentiant cette relation par rapport à k, il vient :

2\omega\,\frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}k} = 2 c^2 k \implies \omega V_g = c^2 k

Sachant que V_\varphi = \frac{\omega}{k}, on en déduit la relation remarquable :

V_g V_\varphi = c^2

En utilisant l'expression de la vitesse de phase obtenue à la question Q18, V_\varphi = \frac{c}{\sqrt{1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}}}, on obtient :

\boxed{V_g = c\sqrt{1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}}}

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Question 20

Tracer l'allure de et de en fonction de . Commenter au regard des fréquences utilisées pour les signaux GPS.

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Tracer V_\varphi(\omega) et V_g(\omega) au-delà de \omega_p et constater que V_g \approx c aux fréquences gigahertziennes du GPS (dispersion négligeable en première approche).

Voir la stratégie
  1. Étudier les variations et les limites des fonctions V_\varphi(\omega) et V_g(\omega) pour \omega > \omega_p.
  2. Réaliser un tracé clair mettant en évidence la coupure en \omega_p, l'asymptote horizontale c et la relation V_g < c < V_\varphi.
  3. Commenter la position des fréquences GPS par rapport à la pulsation de coupure \omega_p.
Voir le corrigé complet

D'après les questions Q18 et Q19, dans le domaine de transparence (\omega > \omega_p), les vitesses de phase et de groupe s'écrivent :

V_\varphi(\omega) = \frac{c}{\sqrt{1 - \dfrac{\omega_p^2}{\omega^2}}} \quad \text{et} \quad V_g(\omega) = c\sqrt{1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}}

1. Étude des fonctions :

  • En \omega \to \omega_p^+ :

    V_\varphi \xrightarrow[\omega \to \omega_p^+]{} +\infty \quad \text{et} \quad V_g \xrightarrow[\omega \to \omega_p^+]{} 0

    Les courbes présentent des tangentes verticales en \omega = \omega_p^+.

  • En \omega \to +\infty :

    V_\varphi \xrightarrow[\omega \to +\infty]{} c^+ \quad \text{et} \quad V_g \xrightarrow[\omega \to +\infty]{} c^-

    La droite d'équation V = c est une asymptote horizontale commune.

  • Pour tout \omega > \omega_p, on vérifie V_g < c < V_\varphi, V_\varphi(\omega) étant strictement décroissante et V_g(\omega) strictement croissante, avec V_g(\omega)\,V_\varphi(\omega) = c^2.

2. Tracé des courbes :

3. Commentaire au regard des fréquences GPS :

  • D'après la question Q17, les fréquences du signal GPS vérifient \nu \sim 1{,}2\text{ à }1{,}6\text{ GHz} \gg \nu_p \approx 9{,}0\text{ MHz}, soit \omega \gg \omega_p (avec \omega/\omega_p \approx 140\text{ à }175).
  • Dans ce domaine de très haute fréquence, on se situe sur le palier asymptotique :

    V_g \approx c \quad \text{et} \quad V_\varphi \approx c

    Le milieu est donc très peu dispersif pour ces ondes. L'étalement temporel des paquets d'ondes au cours de la traversée de l'ionosphère est minime, ce qui préserve l'intégrité de l'information modulée transmise par les satellites.

  • Cependant, l'écart résiduel c - V_g \approx \frac{c\,\omega_p^2}{2\omega^2} \neq 0, bien que minuscule en valeur relative (\sim 10^{-5} à 10^{-4}), s'accumule sur plusieurs centaines de kilomètres d'épaisseur ionosphérique. Il engendre un retard de propagation \tau perceptible à l'échelle du nanoseconde, ce qui correspond à une erreur métrique sur le positionnement au sol.
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Question 21

Exprimer, en notation complexe, le champ magnétique . Justifier l'hypothèse faite à la question 14.

Voir l'indice

Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday en notation complexe pour exprimer \underline{\vec{B}} et comparer l'ordre de grandeur de la force magnétique e v B à celui de la force électrique e E.

Voir la stratégie
  1. Pour déterminer le champ magnétique \underline{\vec{B}}, utiliser l'équation de Maxwell-Faraday en notation complexe : \overrightarrow{\operatorname{rot}}\,\underline{\vec{E}} = -\frac{\partial \underline{\vec{B}}}{\partial t}.
  2. Pour justifier l'hypothèse de la question Q14, comparer la norme de la composante magnétique de la force de Lorentz, \vec{F}_m = -e\,\vec{V} \wedge \vec{B}, à celle de sa composante électrique, \vec{F}_e = -e\,\vec{E}, en s'appuyant sur le caractère non relativiste des électrons précisé par le sujet.
Voir le corrigé complet

1. Expression du champ magnétique \underline{\vec{B}}

D'après l'équation de Maxwell-Faraday :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\,\underline{\vec{E}} = -\frac{\partial \underline{\vec{B}}}{\partial t}

Le champ électrique s'écrit \underline{\vec{E}}(z, t) = \underline{E}_x(z, t)\,\vec{e}_x = E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t + \underline{k} z))\vec{e}_x. En coordonnées cartésiennes, le rotationnel vaut :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}\,\underline{\vec{E}} = \begin{vmatrix} \vec{e}_x & \vec{e}_y & \vec{e}_z \\ \frac{\partial}{\partial x} & \frac{\partial}{\partial y} & \frac{\partial}{\partial z} \\ \underline{E}_x & 0 & 0 \end{vmatrix} = \frac{\partial \underline{E}_x}{\partial z}\,\vec{e}_y = \mathrm{i}\underline{k}\,\underline{E}_x(z, t)\,\vec{e}_y

En régime harmonique, la dérivée temporelle se traduit par \frac{\partial}{\partial t} \equiv \mathrm{i}\omega, d'où :

-\mathrm{i}\omega\,\underline{\vec{B}} = \mathrm{i}\underline{k}\,\underline{E}_x(z, t)\,\vec{e}_y

On en déduit l'expression du champ magnétique :

\boxed{\underline{\vec{B}}(z, t) = -\frac{\underline{k}}{\omega}\,E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t + \underline{k} z))\,\vec{e}_y}

Dans le domaine de transparence où \underline{k} = k est réel, en introduisant la vitesse de phase V_\varphi = \frac{\omega}{k}, cette expression se réécrit :

\underline{\vec{B}}(z, t) = -\frac{1}{V_\varphi} E_0 \exp(\mathrm{i}(\omega t + k z))\,\vec{e}_y

2. Justification de l'hypothèse faite à la question Q14

À la question Q14, nous avions négligé la partie magnétique de la force de Lorentz agissant sur un électron devant la partie électrique.

Le rapport des amplitudes des forces s'écrit :

\frac{\|\vec{F}_m\|}{\|\vec{F}_e\|} = \frac{\|-e\,\vec{V} \wedge \vec{B}\|}{\|-e\,\vec{E}\|} \sim \frac{V B}{E}

Comme B = \frac{E}{V_\varphi} et que pour les ondes GPS étudiées, \omega \gg \omega_p (établi à la question Q17), la vitesse de phase est très proche de la célérité de la lumière dans le vide : V_\varphi \approx c. Il vient donc :

\frac{\|\vec{F}_m\|}{\|\vec{F}_e\|} \sim \frac{V}{c}

L'énoncé précise explicitement que les électrons du plasma sont « non relativistes (leur vitesse V est très inférieure à c) ». On en déduit :

\frac{\|\vec{F}_m\|}{\|\vec{F}_e\|} \ll 1 \implies \|\vec{F}_m\| \ll \|\vec{F}_e\|

La composante magnétique de la force de Lorentz est donc parfaitement négligeable devant la composante électrique dans le principe fondamental de la dynamique appliqué aux électrons, ce qui justifie l'hypothèse formulée à la question Q14.

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Question 22

En supposant que le satellite est à la verticale du capteur, donner une expression approchée du retard ionosphérique à la traversée de l'ionosphère en fonction de , , et de l'épaisseur d'ionosphère traversée.

Voir l'indice

Exprimer la durée de traversée t = \frac{d}{V_g} et calculer le retard \tau = t - \frac{d}{c} en réalisant un développement limité au premier ordre non nul en (\omega_p/\omega)^2.

Voir la stratégie
  1. Les signaux GPS étant émis sous forme de paquets d'ondes modulés, l'information se propage à la vitesse de groupe V_g établie à la question Q19.
  2. Exprimer le temps de parcours du paquet d'ondes à travers l'ionosphère d'épaisseur d à incidence normale, puis le comparer au temps de parcours dans le vide.
  3. Effectuer un développement limité au premier ordre en \left(\frac{\omega_p}{\omega}\right)^2 \ll 1, condition validée à la question Q17.
Voir le corrigé complet

Les signaux GPS étant constitués de paquets d'ondes (ondes modulées transportant l'information temporelle), l'enveloppe du signal se propage à la vitesse de groupe V_g.

Lorsque le satellite est au zénith (à la verticale du capteur), l'onde traverse l'ionosphère sur une distance égale à son épaisseur d sous incidence normale. La durée de traversée est :

t_{\text{iono}} = \frac{d}{V_g}

En l'absence d'ionosphère (propagation dans le vide à la célérité c), cette durée serait :

t_0 = \frac{d}{c}

Le retard ionosphérique \tau subi par le signal s'écrit donc :

\tau = t_{\text{iono}} - t_0 = d\left(\frac{1}{V_g} - \frac{1}{c}\right)

D'après la question Q19, la vitesse de groupe s'exprime par :

V_g = c \sqrt{1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}}

D'où :

\frac{1}{V_g} = \frac{1}{c}\left(1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}\right)^{-1/2}

D'après la question Q17, pour les fréquences GPS, on a \omega \gg \omega_p, ce qui permet d'effectuer un développement limité à l'ordre 1 en \left(\frac{\omega_p}{\omega}\right)^2 :

\left(1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}\right)^{-1/2} \approx 1 + \frac{1}{2}\frac{\omega_p^2}{\omega^2}

On en déduit l'expression approchée du retard ionosphérique :

\tau \approx \frac{d}{c}\left(1 + \frac{1}{2}\frac{\omega_p^2}{\omega^2} - 1\right)
\boxed{\tau \approx \frac{d\,\omega_p^2}{2\,c\,\omega^2}}

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Question 23

En négligeant l'altitude du bas de l'ionosphère devant son épaisseur et la réfraction ionosphérique, proposer une expression approchée de lorsque, depuis le point où se trouve le capteur, le satellite est sur l'horizon. Donner ainsi une estimation numérique du retard maximum subi à la traversée de l'ionosphère.

Voir l'indice

Déterminer par le théorème de Pythagore la longueur géométrique L de la corde traversée dans l'ionosphère à l'horizon, puis évaluer \tau_{\max} à la fréquence \nu_2.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la longueur géométrique L traversée dans l'ionosphère pour un satellite à l'horizon en appliquant le théorème de Pythagore dans le triangle rectangle formé par le centre de la Terre, le récepteur et le point d'entrée de l'onde.
  2. Adapter l'expression du retard ionosphérique établie à la question Q22 en remplaçant l'épaisseur zénithale d par la distance L.
  3. Identifier la fréquence GPS conduisant au retard maximal (\tau \propto \omega^{-2}) pour effectuer l'application numérique.
Voir le corrigé complet

Soit C le centre de la Terre, O la position du capteur à la surface terrestre (CO = R_T), et M le point où le rayon issu du satellite entre dans l'ionosphère.

En négligeant l'altitude du bas de l'ionosphère (h_1 = 80\text{ km} \ll d = 720\text{ km}), la couche ionosphérique s'étend de la surface terrestre (r = R_T) jusqu'au sommet de l'ionosphère (r = R_T + d). De plus, la réfraction étant négligée, l'onde se propage en ligne droite.

Lorsque le satellite est à l'horizon pour le capteur, la ligne de visée (OM) est tangente à la Terre en O, de sorte que le triangle COM est rectangle en O :

CM^2 = CO^2 + OM^2 \iff (R_T + d)^2 = R_T^2 + L^2

où L = OM est la longueur de trajectoire dans l'ionosphère. On en déduit :

L = \sqrt{(R_T + d)^2 - R_T^2} = \sqrt{2 R_T d + d^2}

Comme d \ll R_T (d/R_T \approx 0{,}11), on peut approcher cette distance au premier ordre par :

L \approx \sqrt{2 R_T d}

D'après le résultat de la question Q22, le retard ionosphérique accumulé sur une épaisseur L à la vitesse de groupe V_g s'écrit :

\tau \approx \frac{L \, \omega_p^2}{2 c \omega^2} = \frac{L}{2c} \left(\frac{\nu_p}{\nu}\right)^2

En injectant l'expression approchée de L :

\boxed{\tau \approx \frac{\sqrt{2 R_T d} \; \omega_p^2}{2 c \, \omega^2} = \frac{\sqrt{2 R_T d}}{2c} \left(\frac{\nu_p}{\nu}\right)^2}

Le retard \tau étant inversement proportionnel au carré de la fréquence \nu, le retard maximal est obtenu pour la fréquence la plus basse des deux bandes GPS, soit \nu_2 = 1227{,}6\text{ MHz}.

Application numérique :

  • Épaisseur de l'ionosphère : d = 800 - 80 = 720\text{ km} = 7{,}2 \times 10^5\text{ m} ;
  • Distance parcourue : L \approx \sqrt{2 \times 6{,}4 \times 10^6 \times 7{,}2 \times 10^5} \approx 3{,}04 \times 10^6\text{ m} \approx 3{,}0 \times 10^3\text{ km}
    (la formule complète \sqrt{2 R_T d + d^2} donnerait 3{,}12 \times 10^6\text{ m}) ;
  • Fréquence plasma (question Q17) : \nu_p \approx 8{,}95\text{ MHz} ;
  • Célérité de la lumière : c = 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
\begin{aligned} \tau_{\max} &\approx \frac{3{,}04 \times 10^6}{2 \times 3{,}0 \times 10^8} \times \left(\frac{8{,}95 \times 10^6}{1227{,}6 \times 10^6}\right)^2 \\ &\approx 5{,}07 \times 10^{-3} \times (7{,}29 \times 10^{-3})^2 \\ &\approx 2{,}7 \times 10^{-7}\text{ s} \end{aligned}
\boxed{\tau_{\max} \approx 2{,}7 \times 10^{-7}\text{ s} = 0{,}27\text{ µ s}}

Résultat

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Question 24

Justifier que ne pas tenir compte de la différence entre et dans le plasma induit un décalage de positionnement au sol.

Voir l'indice

Expliquer que le système GPS déduit la distance en multipliant la durée de parcours mesurée par c, ce qui traduit tout retard temporel en erreur sur la distance.

Voir la stratégie
  1. Préciser que le signal GPS est modulé (paquet d'ondes transportant de l'information) et se propage donc à la vitesse de groupe V_g < c dans l'ionosphère.
  2. Relier la mesure du temps de parcours du signal à l'estimation de la distance capteur-satellite en l'absence de correction ionosphérique.
  3. En déduire l'erreur sur la distance capteur-satellite et son incidence sur la géolocalisation au sol.
Voir le corrigé complet

Les signaux émis par les satellites GPS sont des paquets d'ondes modulés portant une information temporelle (codes pseudo-aléatoires). L'information et l'énergie associées à ces paquets se propagent donc à la vitesse de groupe V_g.

D'après les questions précédentes, dans le plasma ionosphérique :

V_g = c \sqrt{1 - \frac{\omega_p^2}{\omega^2}} < c.

Le paquet d'ondes subit donc un ralentissement au cours de la traversée de l'ionosphère, ce qui introduit un temps de parcours effectif \Delta t supérieur au temps de trajet dans le vide \Delta t_{\text{vide}} d'une durée égale au retard ionosphérique \tau > 0 :

\Delta t = \Delta t_{\text{vide}} + \tau.

Pour déterminer la position du récepteur, le GPS calcule la distance capteur-satellite (pseudo-distance) en supposant une propagation rectiligne à la vitesse de la lumière dans le vide c :

D_{\text{calc}} = c \, \Delta t = c \, \Delta t_{\text{vide}} + c\,\tau = D_{\text{réelle}} + c\,\tau.

Ne pas tenir compte du fait que V_g < c dans l'ionosphère conduit donc à une surestimation de la distance capteur-satellite de la quantité :

\boxed{\Delta D = c\,\tau.}

Le positionnement au sol reposant sur le principe de multilatération (intersection des sphères centrées sur les satellites et de rayons D_{\text{calc}}), toute erreur systématique \Delta D sur les distances satellite-capteur altère la résolution géométrique et induit inévitablement un décalage sur la position déterminée au sol.

Résultat

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Question 25

En utilisant le résultat des questions précédentes et la figure 8, estimer la valeur numérique du décalage maximal de positionnement au sol, puis l'incertitude-type sur ce décalage. On procédera à une évaluation de type B sur une distribution uniforme que l'on précisera.

Voir l'indice

Calculer l'erreur de distance maximale \delta_{\max} = \mathrm{DOP}_{\max} \cdot c \tau_{\max}, puis appliquer la loi uniforme sur l'intervalle [-\delta_{\max}, \delta_{\max}] pour obtenir l'incertitude-type.

Voir la stratégie
  1. Relever sur la figure 8 la valeur maximale du facteur géométrique \mathrm{DOP}_{\max}.
  2. Calculer le décalage maximal au sol d'après l'énoncé : \delta_{\max} = \mathrm{DOP}_{\max} \times \Delta D_{\max}, où \Delta D_{\max} = c\tau_{\max} a été obtenu aux questions Q23 et Q24.
  3. Préciser la loi uniforme retenue (intervalle symétrique [-\delta_{\max}, +\delta_{\max}] pour une erreur de position algébrique) et appliquer la formule d'évaluation de l'incertitude-type de type B donnée dans le formulaire.
Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le décalage maximal au sol est donné par le produit du facteur géométrique maximal \mathrm{DOP}_{\max} et du décalage maximal de la distance capteur-satellite :

\delta_{\max} = \mathrm{DOP}_{\max} \cdot \Delta D_{\max}

avec, d'après les questions Q23 et Q24 :

\Delta D_{\max} = c \tau_{\max} \approx 3{,}0 \times 10^8 \times 2{,}7 \times 10^{-7} \approx 81\text{ m}

Sur la figure 8, on lit que la valeur maximale du \mathrm{DOP} au cours de la journée atteint :

\mathrm{DOP}_{\max} \approx 1{,}10

On en déduit l'estimation du décalage maximal de positionnement au sol :

\delta_{\max} \approx 1{,}10 \times 81 \approx 89\text{ m}
\boxed{\delta_{\max} \approx 90\text{ m}}

Pour évaluer l'incertitude-type associée par une méthode de type B, considérons que l'erreur algébrique de positionnement \delta selon la direction de déplacement suit une distribution uniforme sur l'intervalle symétrique [-\delta_{\max}, +\delta_{\max}] (de largeur 2\delta_{\max}), le satellite pouvant induire une avance ou un retard géométrique sur le repérage le long de la trajectoire.

D'après la formule fournie dans l'énoncé avec a = -\delta_{\max} et b = +\delta_{\max} :

u(\delta) = \frac{b - a}{2\sqrt{3}} = \frac{2\delta_{\max}}{2\sqrt{3}} = \frac{\delta_{\max}}{\sqrt{3}}

L'application numérique donne :

u(\delta) = \frac{89}{\sqrt{3}} \approx 51\text{ m}
\boxed{u(\delta) \approx 50\text{ m}}

Résultat

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Question 26

En déduire, en supposant que la seule source d'incertitude est ce défaut de positionnement, une estimation de l'incertitude-type relative sur la vitesse pour un essai de l'expérience étudiée à la question 9. Commenter sur l'impact potentiel d'un défaut de localisation GPS sur l'expérience décrite dans la section I.A.2.

Voir l'indice

Calculer l'incertitude relative sur la vitesse moyenne u(v)/v \approx u(\delta)/L' induite par le défaut de repérage des extrémités du segment L'.

Voir la stratégie
  1. Relier la vitesse mesurée lors d'un essai à la distance L' parcourue et à la durée de parcours \Delta t, et exprimer l'incertitude-type relative \frac{u(v)}{v} induite par l'incertitude de positionnement GPS.
  2. Effectuer l'application numérique avec la distance du tronçon L' = 5{,}00\text{ km} et l'incertitude de positionnement u(\delta) issue de la question précédente.
  3. Comparer cette incertitude à l'incertitude de répétabilité expérimentale trouvée à la question Q9 et à l'écart de vitesse mesuré entre les deux casques, puis discuter la validité de l'hypothèse consistant à négliger ce défaut.
Voir le corrigé complet

La vitesse moyenne sur un essai est évaluée par le rapport entre la distance L' du segment et la durée de parcours \Delta t :

v = \frac{L'}{\Delta t}.

Le déclenchement du chronométrage par une application GPS repose sur le franchissement des positions de départ et d'arrivée. Une incertitude de positionnement au sol \delta sur chacune de ces bornes se traduit par une incertitude sur la distance effective parcourue entre les deux repérages, soit :

u(L') = \sqrt{u(x_{\text{départ}})^2 + u(x_{\text{arrivée}})^2} = \sqrt{2}\,u(\delta).

Si l'on considère la seule incertitude sur la position (le chronométrage propre de l'horloge étant extrêmement précis), l'incertitude-type relative sur la vitesse vaut :

\frac{u(v)}{v} = \frac{u(L')}{L'} = \frac{\sqrt{2}\,u(\delta)}{L'}.

En prenant l'évaluation de type B obtenue à la question Q25, u(\delta) \approx 50\text{ m}, et la longueur du parcours L' = 5{,}00\text{ km} = 5{,}00 \times 10^3\text{ m} :

\frac{u(v)}{v} = \frac{\sqrt{2} \times 50}{5{,}00 \times 10^3} \approx 1{,}4 \times 10^{-2} = 1{,}4 \%.
\boxed{\frac{u(v)}{v} \approx 1{,}4 \% \quad \left(\text{ou } \frac{u(\delta)}{L'} \approx 1{,}0 \%\right)}

Résultat

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Partie II : Du casque goutte d'eau au casque flux d'air

II.A · Modélisation du flux d'air autour du cycliste

Question 27

Montrer qu'il existe un potentiel des vitesses tel que et vérifiant l'équation de Laplace .

Voir l'indice

Utiliser la nullité du rotationnel pour introduire le potentiel scalaire des vitesses \varphi, puis appliquer la nullité de la divergence pour obtenir l'équation de Laplace.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'hypothèse d'écoulement irrotationnel pour déduire l'existence d'un potentiel des vitesses scalaire \varphi.
  2. Traduire l'incompressibilité du fluide par l'annulation de la divergence de \vec{v}_e, puis utiliser l'identité d'analyse vectorielle liant divergence et gradient pour obtenir l'équation de Laplace.
Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, l'écoulement extérieur est supposé irrotationnel dans tout le domaine d'étude :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}(\vec{v}_e) = \vec{0}

D'après les relations entre opérateurs fournies dans l'énoncé (rappelant que le rotationnel d'un gradient est identiquement nul), un champ vectoriel à rotationnel nul dérive d'un champ scalaire \varphi, appelé potentiel des vitesses, tel que :

\boxed{\vec{v}_e = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\varphi}

Par ailleurs, le fluide est homogène (masse volumique \rho uniforme et constante) et l'écoulement est incompressible. L'équation locale de conservation de la masse s'écrit :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \operatorname{div}(\rho \vec{v}_e) = 0 \implies \operatorname{div}(\vec{v}_e) = 0

En injectant l'expression du champ de vitesse en fonction de \varphi dans la condition d'incompressibilité et en utilisant l'identité \operatorname{div}(\overrightarrow{\operatorname{grad}}\varphi) = \Delta \varphi, il vient :

\operatorname{div}(\overrightarrow{\operatorname{grad}}\varphi) = 0

Le potentiel des vitesses \varphi vérifie donc l'équation de Laplace :

\boxed{\Delta \varphi = 0}

Résultat

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Question 28

Pour l'écoulement uniforme, loin en amont, montrer que le potentiel des vitesses associé peut être pris de la forme . Caractériser alors les surfaces équipotentielles et les lignes de courant.

Voir l'indice

Intégrer le gradient de \varphi pour le champ uniforme \vec{v}_0 et expliciter l'orthogonalité géométrique entre équipotentielles et lignes de courant.

Voir le corrigé complet

Loin en amont du cylindre, l'écoulement est uniforme et unidirectionnel selon l'axe (Ox) :

\vec{v}_0 = v_0\,\vec{e}_x

Par définition du potentiel des vitesses \varphi, on a \vec{v}_0 = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\,\varphi. En coordonnées cartésiennes, cela se traduit par le système d'équations aux dérivées partielles :

\begin{aligned} \frac{\partial \varphi}{\partial x} &= v_0 \\ \frac{\partial \varphi}{\partial y} &= 0 \\ \frac{\partial \varphi}{\partial z} &= 0 \end{aligned}

L'intégration de ce système conduit immédiatement à :

\varphi(x, y, z) = v_0 x + C

où C est une constante d'intégration arbitraire. En choisissant l'origine du potentiel telle que \varphi(0, y, z) = 0, on obtient bien :

\boxed{\varphi = v_0 x}

Surfaces équipotentielles : Les surfaces équipotentielles sont définies par \varphi(x, y, z) = \text{cte}, soit :

v_0 x = \text{cte} \iff x = \text{cte}
\boxed{\text{Les surfaces équipotentielles sont les plans parallèles au plan }(Oyz)\text{ (orthogonaux à }\vec{e}_x\text{).}}

Lignes de courant : Par définition, les lignes de courant sont les courbes tangentes en tout point au champ des vitesses \vec{v}_0. L'équation différentielle d'une ligne de courant s'écrit :

\frac{\mathrm{d}x}{v_{0,x}} = \frac{\mathrm{d}y}{v_{0,y}} = \frac{\mathrm{d}z}{v_{0,z}} \iff \frac{\mathrm{d}x}{v_0} = \frac{\mathrm{d}y}{0} = \frac{\mathrm{d}z}{0}

ce qui impose \mathrm{d}y = 0 et \mathrm{d}z = 0, soit y = \text{cte} et z = \text{cte}.

\boxed{\text{Les lignes de courant sont des droites parallèles à l'axe }(Ox)\text{, orientées dans le sens de }\vec{e}_x\text{.}}

Résultat

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Question 29

Déterminer l'expression de .

Voir l'indice

Faire tendre r vers l'infini dans l'expression polaire proposée pour \varphi et l'identifier à l'expression amont \varphi = v_0 r \cos\theta.

Voir la stratégie

Pour identifier la constante \gamma, on utilise la condition aux limites à l'infini (r \gg a). Très loin de l'obstacle, la perturbation engendrée par le cylindre s'atténue et l'on doit retrouver l'écoulement uniforme non perturbé de vitesse \vec{v}_0 = v_0 \vec{e}_x, dont le potentiel a été établi à la question Q28.

Voir le corrigé complet

Lorsque la distance à l'axe r devient très grande devant le rayon du cylindre (r \gg a), le terme en a^2/r^2 devient négligeable devant 1. Le potentiel des vitesses tend alors asymptotiquement vers :

\varphi(M) = \gamma r \left(1 + \frac{a^2}{r^2}\right) \cos\theta \underset{r \to +\infty}{\sim} \gamma r \cos\theta.

D'après le repère polaire défini sur la figure 11, le passage en coordonnées cartésiennes donne x = r \cos\theta, d'où :

\varphi(M) \underset{r \to +\infty}{\approx} \gamma x.

Or, d'après le résultat de la question Q28, l'écoulement uniforme de vitesse \vec{v}_0 = v_0 \vec{e}_x régnant loin du cylindre admet pour potentiel des vitesses :

\varphi_{\infty} = v_0 x.

Par identification des deux expressions asymptotiques pour r \to +\infty, on en déduit immédiatement :

\boxed{\gamma = v_0}

Résultat

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Question 30

Déterminer les composantes polaires et du champ de vitesses .

Voir l'indice

Calculer les composantes v_{er} et v_{e\theta} par dérivation scalaire selon le gradient en coordonnées cylindriques.

Voir la stratégie

Le champ des vitesses \vec{v}_e dérive du potentiel des vitesses \varphi déterminé à la question précédente. Il suffit d'appliquer l'expression de l'opérateur gradient en coordonnées cylindriques (rappelée dans le formulaire de l'énoncé) à la fonction scalaire \varphi(r, \theta).

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q27 et Q29, le champ de vitesse dérive du potentiel :

\vec{v}_e = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\,\varphi

avec

\varphi(r, \theta) = v_0 \left( r + \frac{a^2}{r} \right) \cos\theta

En coordonnées cylindriques, l'invariance par translation le long de l'axe (Oz) implique que la composante axiale est nulle (v_{ez} = 0). Le gradient s'écrit :

\overrightarrow{\operatorname{grad}}\,\varphi = \frac{\partial \varphi}{\partial r} \vec{e}_r + \frac{1}{r} \frac{\partial \varphi}{\partial \theta} \vec{e}_\theta

On en déduit par dérivation :

\begin{aligned} v_{er}(r, \theta) &= \frac{\partial \varphi}{\partial r} = v_0 \left( 1 - \frac{a^2}{r^2} \right) \cos\theta \\ v_{e\theta}(r, \theta) &= \frac{1}{r} \frac{\partial \varphi}{\partial \theta} = -v_0 \left( 1 + \frac{a^2}{r^2} \right) \sin\theta \end{aligned}

On obtient ainsi les deux composantes polaires du champ de vitesse :

\boxed{v_{er}(r, \theta) = v_0 \left( 1 - \frac{a^2}{r^2} \right) \cos\theta} \quad \text{et} \quad \boxed{v_{e\theta}(r, \theta) = -v_0 \left( 1 + \frac{a^2}{r^2} \right) \sin\theta}

Résultat

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Question 31

Montrer que les conditions aux limites à la surface du cylindre sont vérifiées.

Voir l'indice

Vérifier que la vitesse normale v_{er} s'annule identiquement sur la frontière matérielle du cylindre en r = a.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition aux limites physique s'appliquant à une paroi solide indéformable et immobile dans le cadre d'un modèle de fluide parfait : la condition de non-pénétration (imperméabilité de la paroi).
  2. Évaluer la composante normale de la vitesse calculée à la question Q30 en r = a.
  3. Préciser le statut de la composante tangentielle pour un fluide parfait (glissement autorisé).
Voir le corrigé complet

Le cylindre étant immobile et imperméable, la condition aux limites pour un écoulement de fluide parfait (non visqueux) impose l'annulation de la composante normale de la vitesse à la paroi (condition de non-pénétration) :

\vec{v}_e(r=a, \theta) \cdot \vec{n} = 0 \quad \text{avec} \quad \vec{n} = \vec{e}_r

soit :

v_{er}(a, \theta) = 0

D'après les composantes établies à la question Q30 :

v_{er}(r, \theta) = v_0 \left( 1 - \frac{a^2}{r^2} \right) \cos\theta

En évaluant cette composante à la surface du cylindre (r = a) :

v_{er}(a, \theta) = v_0 \left( 1 - \frac{a^2}{a^2} \right) \cos\theta = 0 \quad \forall\,\theta

La vitesse normale est donc strictement nulle en tout point de la paroi :

\boxed{\vec{v}_e(a, \theta) \cdot \vec{e}_r = 0}

La condition aux limites d'imperméabilité à la surface du cylindre est bien vérifiée.

Résultat

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Question 32

Montrer, à partir de l'équation de Navier-Stokes et en précisant clairement les hypothèses utilisées, que la quantité est constante et uniforme dans tout l'écoulement.

Voir l'indice

Partir de l'équation de Navier-Stokes sans viscosité ni pesanteur et reformuler le terme convectif à l'aide de la formule de Crocco pour un fluide irrotationnel.

Voir la stratégie

Pour établir le théorème de Bernoulli sous sa forme uniforme (valable dans l'ensemble de l'écoulement et non pas seulement le long d'une même ligne de courant), on part de l'équation de Navier-Stokes. On applique successivement les hypothèses du préambule de la partie II.A, en utilisant l'identité vectorielle formulée à la fin du sujet pour transformer le terme convectif d'accélération.

Voir le corrigé complet

L'équation de Navier-Stokes s'écrit de manière générale :

\rho \left( \frac{\partial \vec{v}_e}{\partial t} + (\vec{v}_e \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v}_e \right) = \vec{f}_v - \overrightarrow{\operatorname{grad}} p_e + \eta \Delta \vec{v}_e

Précisons les hypothèses valables pour l'écoulement extérieur modélisé :

  • Fluide parfait (viscosité négligeable) : \eta = 0, donc le terme de diffusion visqueuse \eta \Delta \vec{v}_e = \vec{0} ;
  • Forces volumiques négligées : l'action de la pesanteur est négligée, d'où \vec{f}_v = \vec{0} ;
  • Écoulement stationnaire : \dfrac{\partial \vec{v}_e}{\partial t} = \vec{0} ;
  • Fluide incompressible et homogène : la masse volumique \rho est constante dans l'espace et le temps ;
  • Écoulement irrotationnel : \overrightarrow{\operatorname{rot}}(\vec{v}_e) = \vec{0}.

En utilisant la formule vectorielle fournie :

(\vec{v}_e \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{v}_e = \underbrace{\overrightarrow{\operatorname{rot}}(\vec{v}_e) \wedge \vec{v}_e}_{=\,\vec{0}} + \frac{1}{2} \overrightarrow{\operatorname{grad}}(v_e^2) = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\left(\frac{v_e^2}{2}\right)

L'équation de Navier-Stokes se réduit alors à :

\rho \, \overrightarrow{\operatorname{grad}}\left(\frac{v_e^2}{2}\right) = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} p_e

Comme \rho est uniforme et constante, on peut l'intégrer sous le gradient :

\overrightarrow{\operatorname{grad}}\left( \frac{p_e}{\rho} + \frac{v_e^2}{2} \right) = \vec{0}

Le gradient de cette grandeur scalaire étant nul en tout point d'un domaine connexe, on en déduit directement que :

\boxed{\frac{p_e}{\rho} + \frac{v_e^2}{2} = \text{cte} \quad \text{dans tout l'écoulement}}

Résultat

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Question 33

En s'appuyant sur le tracé des lignes de courant de la figure 12, décrire comment évolue la pression dans l'écoulement au voisinage de la surface du cylindre pour et pour .

Voir l'indice

Évaluer la vitesse tangentielle en r=a et utiliser l'invariance de p_e/\rho + v_e^2/2 pour déduire les zones d'accélération (dépression) et de décélération (surpression).

Voir la stratégie
  1. Relier la géométrie des lignes de courant à la vitesse du fluide : pour un écoulement stationnaire incompressible, un resserrement des lignes de courant traduit une accélération de l'écoulement par conservation du débit, tandis qu'un écartement traduit une décélération.
  2. Appliquer la relation de Bernoulli établie à la question Q32 pour en déduire l'évolution de la pression le long de la surface du cylindre, dans le sens de l'écoulement (de l'amont vers l'aval).
Voir le corrigé complet

Dans un écoulement plan, stationnaire et incompressible, le débit volumique entre deux lignes de courant données est conservé. Par conséquent :

  • Pour x < 0 (face amont du cylindre) : En suivant le sens de l'écoulement (de l'infini amont vers le point d'arrêt à x = -a, la vitesse s'annule et la pression est maximale : p = p_0 + \frac{1}{2}\rho v_0^2). Le long de la paroi, depuis le point d'arrêt frontal (x = -a) jusqu'au sommet du cylindre (x = 0), on observe sur la figure 12 un resserrement progressif des lignes de courant. La vitesse du fluide v_e augmente donc le long de la paroi (atteignant son maximum 2v_0 en x=0, d'après le résultat de la question Q31).

    D'après la relation de Bernoulli établie à la question Q32,

    \frac{p_e}{\rho} + \frac{v_e^2}{2} = \text{cte}

    l'augmentation de la vitesse s'accompagne d'une diminution de la pression p_e. La pression atteint ainsi sa valeur minimale au sommet du cylindre en x = 0.

  • Pour x > 0 (face aval du cylindre) : Du sommet (x = 0) jusqu'au point d'arrêt arrière (x = +a), on observe au contraire un écartement des lignes de courant. La vitesse du fluide v_e diminue donc le long de la paroi (jusqu'à s'annuler au point d'arrêt aval).

    Toujours d'après la relation de Bernoulli, cette décélération entraîne une augmentation de la pression p_e.

\boxed{\text{Pour } x < 0 \text{, la pression } p_e \text{ diminue le long de la paroi ; pour } x > 0 \text{, la pression } p_e \text{ augmente.}}

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