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Corrigé détaillé Mines Physique 2 PC 2020

Microscopie optique

Ce sujet propose une fresque remarquable de l'évolution de la microscopie optique, depuis la première lentille boule rudimentaire d'Antoni Van Leeuwenhoek au XVIIe siècle jusqu'à l'imagerie tridimensionnelle non linéaire moderne par absorption biphotonique, en passant par le contraste de phase de Frederik Zernike (prix Nobel 1953).

L'épreuve balaie avec élégance et progressivité les grands pans de l'optique en filière PC : limites physiologiques et ondulatoires de la vision, optique de Fourier et filtrage spatial, oscillateur anharmonique classique modélisant la réponse non linéaire du collagène, et enfin propagation des impulsions ultra-brèves et des faisceaux gaussiens. D'un niveau de calcul très équilibré et ancré dans des applications biomédicales contemporaines, c'est un sujet d'entraînement complet et incontournable pour aborder sereinement les épreuves de concours.

En bref sur ce sujet

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 2 h 35 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

3 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

Rapides et accessibles (15) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les quatre parties sont très largement indépendantes : les difficultés d'optique de Fourier rencontrées en partie III (Q13 à Q15) ne doivent pas empêcher d'aborder la partie IV, en grande partie faisable dès la première année.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Partie I : Pouvoir de résolution de l'œil humain

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : œil, pouvoir de résolution

En considérant le nombre fini de cônes présents par unité de surface au centre de la fovéa et sans tenir compte de la diffraction, estimer la valeur minimale de notée , permettant de discerner les deux objets situés à l'infini. Le résultat sera donné en fonction de , et puis sera estimé numériquement en minute d'arc.

Voir l'indice

Relier la distance inter-cônes d = 1/\sqrt{N} à l'angle sous-tendu depuis le centre optique de l'œil sans accommodation (f' = 17\text{ mm}).

Voir la stratégie
  1. Relier la densité surfacique de cônes N à la distance moyenne d séparant deux cônes voisins sur la fovéa.
  2. Déterminer la distance angulaire \alpha_1 sous laquelle cette distance rétinienne minimale est vue depuis le centre optique de l'œil au repos (f' = f'_2).
  3. Effectuer l'application numérique et convertir le résultat en minutes d'arc à l'aide de la relation fournie : 1' = 2{,}9 \times 10^{-4}\text{ rad}.
Voir la réponse courte

Espacement entre cônes \Delta x \sim 1/\sqrt{N}, d'où \alpha_{1} \approx \Delta x/f' \approx 1/(f'\sqrt{N}) \approx 0,8' d'arc.

Voir le corrigé complet

Les objets étant situés à l'infini (très au-delà du punctum remotum), l'œil emmétrope observe sans accommoder. D'après le document 1, la distance focale image vaut alors :

f' = f'_2 = 17\text{ mm}

Les images des deux objets ponctuels se forment dans le plan focal image, c'est-à-dire directement sur la rétine au niveau de la fovéa.

La surface moyenne occupée par un cône est S_{\text{cône}} \approx \frac{1}{N}. En modélisant la répartition des cônes par un réseau régulier, la distance moyenne entre deux cônes adjacents est :

d \approx \frac{1}{\sqrt{N}}

Deux objets ponctuels sont discernables si leurs images géométriques sur la rétine sont séparées par une distance minimale \Delta x.

  • Au sens le plus strict (résolution géométrique élémentaire), les deux images doivent stimuler deux récepteurs distincts :

    \Delta x \ge d = \frac{1}{\sqrt{N}}
  • Si l'on impose la présence d'au moins un photorécepteur non stimulé entre les deux images pour détecter un contraste (critère d'échantillonnage de Nyquist-Shannon), il faut \Delta x \ge 2d = \frac{2}{\sqrt{N}}.

Dans l'approximation des petits angles, l'écart angulaire \alpha_1 et l'écart rétinien \Delta x sont liés par :

\alpha_1 \approx \frac{\Delta x}{f'}

En retenant la condition de séparation sur deux cônes adjacents (\Delta x = d) :

\boxed{\alpha_1 = \frac{1}{f'\sqrt{N}}}

Application numérique : Avec N = 160\,000\text{ mm}^{-2} = 1{,}6 \times 10^{11}\text{ m}^{-2} et f' = 17\text{ mm} = 17 \times 10^{-3}\text{ m} :

\begin{aligned} \sqrt{N} &= 400\text{ mm}^{-1} = 4{,}0 \times 10^5\text{ m}^{-1} \\ d &= \frac{1}{4{,}0 \times 10^5} = 2{,}5 \times 10^{-6}\text{ m} = 2{,}5\,\mu\text{m} \\ \alpha_1 &= \frac{2{,}5 \times 10^{-6}}{17 \times 10^{-3}} \approx 1{,}47 \times 10^{-4}\text{ rad} \end{aligned}

Sachant que 1' = 2{,}9 \times 10^{-4}\text{ rad} :

\alpha_1 = \frac{1{,}47 \times 10^{-4}}{2{,}9 \times 10^{-4}} \approx 0{,}5'
\boxed{\alpha_1 \approx 0{,}5'}

Remarque : avec le critère à un cône intermédiaire non stimulé (\Delta x = 2d), on obtiendrait \alpha_1 = \frac{2}{f'\sqrt{N}} \approx 2{,}9 \times 10^{-4}\text{ rad} \approx 1'.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à l'homogénéité de l'expression de la distance entre deux cônes et maîtrisez la conversion des radians en minutes d'arc.

« L’estimation de la distance moyenne entre deux cônes a donné lieu à beaucoup d’expressions non homogènes. »

« La conversion des radians en minutes d’arc a parfois posé problème. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique

Notions : critère de rayleigh, tache d'airy, pouvoir de résolution

En raison de la diffraction par la pupille, l'image d'un objet ponctuel est une tâche sur la rétine. En tenant compte de la diffraction, estimer de nouveau la valeur minimale de notée séparant deux objets ponctuels incohérents vus distinctement par un œil emmétrope au centre de sa fovéa. Exprimer en fonction de et et comparer sa valeur à celle de .

Voir l'indice

Appliquer le critère de séparation de Rayleigh pour une ouverture circulaire de diamètre D avec l'angle de la première tache d'Airy.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'angle limite de résolution \alpha_2 imposé par la diffraction à l'aide du critère de Rayleigh et des documents 2 et 3.
  2. Effectuer l'application numérique en radians puis en minutes d'arc.
  3. Comparer \alpha_2 à \alpha_1 déterminée à la question précédente et interpréter physiquement ce résultat.
Voir la réponse courte

Critère de Rayleigh pour une ouverture circulaire : \alpha_{2} = 1,22\bar{\lambda}/D \approx 1', en parfait accord avec le pas des cônes.

Voir le corrigé complet

La pupille d'entrée de l'œil, assimilable à une ouverture circulaire de diamètre D, diffracte la lumière émise par chaque source ponctuelle. L'image sur la rétine est une tache d'Airy dont le rayon angulaire du premier anneau sombre est donné d'après le document 2 par :

\theta = 1{,}22 \frac{\bar{\lambda}}{D}

D'après le critère de Rayleigh (illustré par le cas limite (b) du document 3), deux sources ponctuelles incohérentes sont discernables lorsque le maximum central de la figure de diffraction de l'une coïncide avec le premier zéro de celle de l'autre. La séparation angulaire minimale est donc :

\boxed{\alpha_2 = 1{,}22 \frac{\bar{\lambda}}{D}}

Avec \bar{\lambda} = 500\text{ nm} = 5{,}0 \times 10^{-7}\text{ m} et D = 3\text{ mm} = 3 \times 10^{-3}\text{ m} :

\alpha_2 = 1{,}22 \times \frac{5{,}0 \times 10^{-7}}{3 \times 10^{-3}} \approx 2{,}0 \times 10^{-4}\text{ rad}

Sachant que 1' = 2{,}9 \times 10^{-4}\text{ rad}, on obtient :

\alpha_2 = \frac{2{,}03 \times 10^{-4}}{2{,}9 \times 10^{-4}} \approx 0{,}70' \approx 1'

Comparaison avec \alpha_1 : On constate que la limite imposée par la diffraction est du même ordre de grandeur que la limite imposée par le pavage des récepteurs rétiniens obtenue à la question 1 :

\boxed{\alpha_2 \sim \alpha_1 \approx 1'}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez l'erreur classique d'un facteur 2 dans l'expression de l'angle et menez le calcul numérique avec une précision suffisante pour conclure.

« Bien que le critère de résolution était précisément décrit dans une annexe, le jury a très souvent retrouvé une erreur de facteur 2 dans l’expression de α2. »

« Une précision suffisante dans l’application numérique était nécessaire pour conclure. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : pouvoir de résolution, œil, punctum proximum

En utilisant la valeur minimale séparant deux objets ponctuels incohérents à distance finie, calculer numériquement la dimension du plus petit motif observable à l'œil nu. Donner un exemple d'objet possédant une dimension de longueur comparable à .

Voir l'indice

Calculer la taille de l'objet vue sous l'angle \alpha_2 lorsque l'œil accommode au maximum à son punctum proximum (d_{PP} = 25\text{ cm}).

Voir la stratégie

Pour observer le plus petit détail possible à l'œil nu sans instrument d'optique, il faut rapprocher l'objet au maximum de l'œil afin de maximiser l'angle sous lequel il est vu. La distance minimale de vision distincte correspond au punctum proximum (PP). On applique ensuite l'approximation des petits angles reliant la taille transverse a_1, la distance d'observation d_{PP} et le pouvoir séparateur angulaire minimal \alpha_2.

Voir la réponse courte

Dimension minimale a_{1} = d_{m}\alpha_{2} \approx 70\text{ }\mu\text{m}, comparable au diamètre d'un cheveu ou d'une cellule ovocyte.

Voir le corrigé complet

Pour minimiser la taille a_1 d'un motif résolu par l'œil sous le diamètre angulaire minimal \alpha_2, l'observateur doit placer l'objet à la distance minimale de vision distincte, c'est-à-dire au punctum proximum (PP).

D'après le document 1, la distance séparant la pupille du PP vaut :

d_{PP} = 25\text{ cm} = 0{,}25\text{ m}

Dans le cadre de l'approximation des petits angles :

\alpha_2 \approx \tan \alpha_2 = \frac{a_1}{d_{PP}}

On en déduit l'expression du plus petit motif discernable :

a_1 = d_{PP}\,\alpha_2

L'énoncé donne \alpha_2 = 1' = 2{,}9 \times 10^{-4}\text{ rad}. L'application numérique conduit à :

a_1 = 0{,}25 \times 2{,}9 \times 10^{-4} = 7{,}25 \times 10^{-5}\text{ m} \approx 73\text{ }\mu\text{m}
\boxed{a_1 \approx 70\text{ }\mu\text{m}}

Une dimension de l'ordre de 70 à 100\text{ }\mu\text{m} correspond typiquement au diamètre d'un cheveu humain (ou à l'épaisseur d'une feuille de papier).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas distance focale de l'œil et punctum proximum, et vérifiez toujours la cohérence de vos ordres de grandeur.

« Certains candidats ont confondus distance focale de l’œil et punctum proximum dont la valeur était donnée en annexe. »

« Le jury invite les candidats à être vigilant à la cohérence des ordres de grandeur calculés. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Partie II : Microscope de Van Leeuwenhoek

Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loupe, grossissement, lentille mince

Expliquer, à l'aide d'un schéma optique précis, l'intérêt d'introduire une telle lentille entre l'échantillon et l'observateur.

Voir l'indice

Tracer le faisceau émergent d'un objet situé dans le plan focal objet pour montrer que l'œil au repos peut observer une image virtuelle à l'infini sous un angle très élargi.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le rôle d'une loupe à très courte focale : l'objet est disposé dans le plan focal objet de la lentille pour que son image soit rejetée à l'infini.
  2. Tracer le schéma optique normalisé (lentille convergente, foyers F et F', objet AB en F, faisceau émergent parallèle sous l'angle \alpha').
  3. Comparer l'angle apparent \alpha' obtenu à travers la lentille avec l'angle apparent maximal \alpha_{\text{nu}} accessible à l'œil nu au punctum proximum pour dégager la notion de grossissement.
Voir la réponse courte

La lentille boule agit en loupe de très courte focale, projetant une image agrandie sous un angle bien supérieur à l'œil nu.

Voir le corrigé complet

Le microscope simple de Van Leeuwenhoek fonctionne sur le principe d'une loupe de très courte distance focale f'_L.

L'intérêt d'interposer cette lentille entre l'échantillon et l'observateur est double :

  • Observation sans fatigue visuelle : En plaçant l'échantillon AB dans le plan focal objet de la lentille (A=F), l'image A'B' est rejetée à l'infini. Un œil emmétrope placé juste derrière la lentille observe ainsi l'image sans accommoder.
  • Augmentation spectaculaire de l'angle apparent (grossissement) : À l'œil nu, pour voir un objet le plus gros possible, l'observateur doit le placer au punctum proximum (d_{PP} \approx 25\text{ cm}), sous un angle apparent :

    \alpha_{\text{nu}} \approx \frac{AB}{d_{PP}}

    Avec la lentille boule, l'angle sous lequel est vue l'image à l'infini s'exprime dans les conditions de Gauss par :

    \alpha' \approx \frac{AB}{f'_L}

    Le grossissement commercial associé est alors :

    \boxed{G_c = \frac{\alpha'}{\alpha_{\text{nu}}} = \frac{d_{PP}}{f'_L}}

Comme le rayon de la bille de silice est millimétrique, sa distance focale f'_L est extrêmement courte (f'_L \approx 1\text{ mm}), ce qui procure un grossissement commercial considérable (G_c \approx 250). Des détails microscopiques invisibles à l'œil nu deviennent ainsi discernables.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le schéma devait montrer une image virtuelle, agrandie et droite, sans assimiler à tort la lentille boule à deux lentilles convergentes.

« Très peu de schémas représentent effectivement une image virtuelle, agrandie et non inversée. »

« On rencontre parfois des copies présentant la lentille boule comme équivalent à deux lentilles convergentes car il y a une interface air-verre et une interface verre-air. Le jury rappelle que c’est déjà le cas pour une lentille mince. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi de snell-descartes, réfraction, distance focale

Déterminer la relation entre et . Exprimer en fonction de et . Exprimer en fonction de et , puis en fonction de et . Exprimer en fonction de et puis de et . En déduire la distance focale définie comme la distance sur la figure 2 en fonction de et . Estimer enfin numériquement en prenant .

Voir l'indice

Utiliser la symétrie de la lentille boule pour identifier r_1 et r_2, puis appliquer la loi de la réfraction aux petits angles et la géométrie des triangles CIJ et CJF'.

Voir la stratégie
  1. Appliquer les lois de Snell-Descartes aux deux dioptres sphériques et exploiter la symétrie du triangle isocèle CIJ formé par les deux rayons de courbure.
  2. Relier les angles géométriques aux données x et R dans le cadre de l'approximation de Gauss (\sin \theta \approx \theta).
  3. Utiliser la somme des angles dans le triangle CJF' pour exprimer la déviation \beta, puis la loi des sinus dans ce même triangle pour en déduire la distance focale f'_L = CF'.
Voir la réponse courte

Lois de Descartes aux deux dioptres sphériques dans les conditions de Gauss, aboutissant à f_{L}' = \frac{nR}{2(n-1)} = 1,5 R.

Voir le corrigé complet

1. Relation entre i_1 et i_2 :

Au point d'entrée I, la loi de Snell-Descartes s'écrit :

\sin i_1 = n \sin r_1

Le triangle CIJ est isocèle en C car CI = CJ = R. Les angles à la base sont donc égaux :

r_2 = r_1

Au point de sortie J, la réfraction vers l'air donne :

n \sin r_2 = \sin i_2

On en déduit immédiatement \sin i_2 = n \sin r_1 = \sin i_1, soit, les angles étant aigus :

\boxed{i_2 = i_1}

2. Expression de i_1 en fonction de x et R :

Le rayon incident étant parallèle à l'axe optique (Cz) à la distance x, la normale (CI) fait un angle i_1 avec l'axe (Cz). Dans le triangle rectangle formé par le centre C, le point I et la projection de I sur l'axe :

\sin i_1 = \frac{x}{R}

Dans l'approximation de Gauss (x \ll R), il vient :

\boxed{i_1 \approx \frac{x}{R}}

3. Expression de \beta_r :

Dans le triangle isocèle CIJ, l'angle au sommet vaut \widehat{ICJ} = \pi - 2r_1. La droite (CI) faisant un angle i_1 avec la direction -\vec{u}_z, l'angle \beta_r = \widehat{F'CJ} entre (CJ) et l'axe optique +\vec{u}_z vérifie :

\beta_r = \pi - \widehat{ICJ} - i_1 = 2r_1 - i_1

Dans l'approximation de Gauss, r_1 \approx i_1/n, d'où :

\boxed{\beta_r = \left(\frac{2}{n} - 1\right) i_1 = \frac{2-n}{n} i_1 = \frac{2-n}{n}\frac{x}{R}}

4. Expression de \beta :

Considérons le triangle CJF'. La somme de ses angles intérieurs vaut \pi :

\widehat{JCF'} + \widehat{CJF'} + \widehat{CF'J} = \pi

L'angle \widehat{CJF'} entre le rayon intérieur (CJ) et le rayon émergent (JF') vaut \pi - i_2 = \pi - i_1. Il vient donc :

\beta_r + (\pi - i_1) + \beta = \pi \implies \beta = i_1 - \beta_r

En remplaçant \beta_r par son expression :

\beta = i_1 - \left(\frac{2}{n}-1\right)i_1 = \frac{2(n-1)}{n}i_1

Soit en fonction de x, R et n :

\boxed{\beta = \frac{2(n-1)}{n}\frac{x}{R}}

5. Détermination de la distance focale f'_L = CF' :

Dans le triangle CJF', appliquons la loi des sinus :

\frac{CF'}{\sin(\pi - i_2)} = \frac{CJ}{\sin \beta} \iff \frac{CF'}{\sin i_1} = \frac{R}{\sin \beta}

Dans l'approximation de Gauss (\sin i_1 \approx i_1 et \sin \beta \approx \beta) :

f'_L = CF' \approx R \frac{i_1}{\beta} = R \frac{i_1}{\dfrac{2(n-1)}{n} i_1}

On obtient l'expression de la distance focale :

\boxed{f'_L = \frac{n}{2(n-1)} R}

6. Application numérique :

Avec n = 1{,}5 et R = 0{,}60\text{ mm} :

\begin{aligned} f'_L &= \frac{1{,}5}{2(1{,}5 - 1)} \times 0{,}60\text{ mm} = \frac{1{,}5}{1{,}0} \times 0{,}60\text{ mm} \end{aligned}
\boxed{f'_L = 0{,}90\text{ mm}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à exploiter l'approximation de Gauss pour vous éviter des calculs inutilement lourds.

« L’approximation de Gauss a parfois été éludée conduisant les candidats à mener des calculs lourds sans simplifications. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : grandissement, lentille mince

Déterminer l'expression de en fonction de et pour que le grandissement transversal du microscope de Van Leeuwenhoek soit supérieur à 1 en valeur absolue dans l'approximation de Gauss. On a ici , en déduire une expression approchée de .

Voir l'indice

Poser \overline{CA'} - \overline{CA} = \ell et injecter dans la relation de conjugaison pour obtenir une équation du second degré en \overline{CA}, avant d'effectuer un développement limité au premier ordre en f'_L/\ell.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la relation algébrique reliant la position de l'objet \overline{CA}, la position de l'image \overline{CA'} et la distance imposée \ell = \overline{AA'}.
  2. Utiliser la formule de conjugaison pour établir une équation du second degré sur \overline{CA}, puis identifier la racine correspondant à un grandissement | \gamma | > 1.
  3. Réaliser un développement limité au premier ordre pour \ell \gg 4f'_L afin d'obtenir l'expression approchée de \gamma.
Voir la réponse courte

Formule de conjugaison de Descartes avec origine au centre, condition |\gamma| > 1, puis \gamma \approx -\ell/f_{L}' pour \ell \gg 4f_{L}'.

Voir le corrigé complet

L'objet A et son image A' sont séparés d'une distance axiale \ell = \overline{AA'} = 195\text{ mm} > 0. En décomposant selon le centre optique C de la lentille :

\ell = \overline{CA'} - \overline{CA} \iff \overline{CA'} = \overline{CA} + \ell

En injectant cette relation dans la formule de conjugaison avec origine au centre :

\begin{aligned} \frac{1}{\overline{CA'}} - \frac{1}{\overline{CA}} &= \frac{1}{f'_L} \\ \frac{1}{\overline{CA} + \ell} - \frac{1}{\overline{CA}} &= \frac{1}{f'_L} \\ \frac{-\ell}{\overline{CA}(\overline{CA} + \ell)} &= \frac{1}{f'_L} \end{aligned}

On obtient l'équation du second degré en \overline{CA} :

\overline{CA}^2 + \ell \, \overline{CA} + \ell f'_L = 0

Le discriminant associé s'écrit :

\Delta = \ell^2 - 4\ell f'_L = \ell^2 \left(1 - \frac{4f'_L}{\ell}\right)

Comme \ell \gg 4f'_L, \Delta > 0, l'équation admet deux solutions réelles négatives :

\overline{CA}_{\pm} = \frac{-\ell \pm \sqrt{\ell^2 - 4\ell f'_L}}{2}

Le grandissement transversal est donné par \gamma = \frac{\overline{CA'}}{\overline{CA}} = 1 + \frac{\ell}{\overline{CA}}. Pour une image réelle (\overline{CA'} > 0) d'un objet réel (\overline{CA} < 0), la condition |\gamma| > 1 équivaut à :

\overline{CA'} > -\overline{CA} \iff \overline{CA} + \ell > -\overline{CA} \iff \overline{CA} > -\frac{\ell}{2}

La seule solution vérifiant cette condition est la plus grande racine :

\boxed{\overline{CA} = \frac{-\ell + \sqrt{\ell^2 - 4\ell f'_L}}{2}}

Sous l'hypothèse \ell \gg 4f'_L, effectuons un développement limité au premier ordre en f'_L/\ell :

\sqrt{\ell^2 - 4\ell f'_L} = \ell \left(1 - \frac{4f'_L}{\ell}\right)^{1/2} \approx \ell \left(1 - \frac{2f'_L}{\ell}\right)

D'où l'expression approchée de la position de l'objet :

\overline{CA} \approx \frac{-\ell + \ell - 2f'_L}{2} = -f'_L

L'objet est donc situé très près du foyer objet F. On en déduit l'expression approchée du grandissement transversal :

\boxed{\gamma \approx -\frac{\ell}{f'_L}}

Application numérique : avec \ell = 195\text{ mm} et f'_L = 1{,}0\text{ mm}, on obtient \gamma \approx -195.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Discutez et justifiez clairement le choix de la solution physique parmi les deux options, et manipulez avec soin les grandeurs algébriques.

« Le jury regrette la rareté d’une discussion claire et argumentée du choix de la bonne expression de la distance CA parmi les deux possibilités. »

« Un certain nombre de candidats ont montré des difficultés à manipuler les grandeurs algébriques. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : réseau de diffraction, onde plane, diffraction de fraunhofer

Proposer un moyen expérimental permettant de générer le signal . Exprimer l'onde transmise après la mire sous la forme de trois ondes planes progressives monochromatiques :

On précisera pour chacune le vecteur d'onde : , et en fonction de et . Les amplitudes et seront données en fonction de . Décrire la figure observée dans le plan focal image de la lentille boule en précisant les positions et la nature des images.

Voir l'indice

Linéariser la fonction cosinus sous forme d'exponentielles complexes d'Euler pour identifier les trois composantes planes du champ diffracté et leurs directions.

Voir la stratégie
  1. Proposer un montage optique usuel générant une onde plane monochromatique (source ponctuelle au foyer d'une lentille ou faisceau laser collimaté).
  2. Développer la transmittance t_1(x) en exponentielles complexes pour exprimer le champ en z=0^+, puis en déduire les composantes de chaque onde plane se propageant dans le demi-espace z > 0 via la relation de dispersion.
  3. Utiliser les propriétés du plan focal image d'une lentille convergente : chaque onde plane inclinée d'un angle \theta converge en un foyer secondaire image de position x' \approx f'_L \theta.
Voir la réponse courte

Mire sinusoïdale diffractant en trois ondes planes (ordres 0, \pm 1) focalisées en trois taches alignées dans le plan focal.

Voir le corrigé complet

1. Dispositif expérimental pour générer \underline{s}_i(z,t)

L'onde incidente \underline{s}_i(z,t) = \underline{A}_0 e^{i(\omega t - k_0 z)} est une onde plane progressive monochromatique se propageant selon l'axe optique (Oz) dans l'air. Elle peut être obtenue expérimentalement par :

  • un laser de longueur d'onde \lambda = 500\text{ nm} associé à un télescope afocal (élargisseur de faisceau) pour obtenir un faisceau collimaté de large diamètre ;
  • ou une lampe spectrale munie d'un filtre interférentiel centré sur \lambda, éclairant un diaphragme de très petit diamètre (source quasi-ponctuelle) placé au foyer objet d'une lentille convergente (collimateur).

2. Décomposition de l'onde transmise en trois ondes planes

La transmittance de la mire s'écrit sous forme d'exponentielles complexes selon la formule d'Euler :

t_1(x) = \frac{1}{2} + \frac{1}{4}e^{i\frac{2\pi x}{a}} + \frac{1}{4}e^{-i\frac{2\pi x}{a}}

En z = 0^+, le signal transmis vaut \underline{s}_t(x, 0, t) = t_1(x)\,\underline{s}_i(0, t) :

\underline{s}_t(x, 0, t) = \frac{\underline{A}_0}{2} e^{i\omega t} + \frac{\underline{A}_0}{4} e^{i\left(\omega t - \frac{2\pi}{a}x\right)} + \frac{\underline{A}_0}{4} e^{i\left(\omega t + \frac{2\pi}{a}x\right)}

Pour z > 0, dans un milieu homogène d'indice n=1, chaque composante harmonique se propage comme une onde plane progressive monochromatique de vecteur d'onde \vec{k}_m = k_{mx}\widehat{u}_x + k_{mz}\widehat{u}_z vérifiant la relation de dispersion :

\|\vec{k}_m\|^2 = k_{mx}^2 + k_{mz}^2 = k_0^2 = \left(\frac{2\pi}{\lambda}\right)^2

Avec la condition de propagation vers les z croissants (k_{mz} > 0) et a > \lambda :

k_{mz} = \sqrt{k_0^2 - k_{mx}^2} = \frac{2\pi}{\lambda}\sqrt{1 - \left(\frac{\lambda}{a}\right)^2}

On identifie alors les trois ondes de l'expression \underline{s}_t(x,z,t) = \sum_{m=1}^3 \underline{A}_m e^{i(\omega t - \vec{k}_m \cdot \vec{r})} :

\boxed{ \begin{aligned} \underline{A}_1 &= \frac{\underline{A}_0}{2}, & \vec{k}_1 &= \frac{2\pi}{\lambda}\,\widehat{u}_z \\ \underline{A}_2 &= \frac{\underline{A}_0}{4}, & \vec{k}_2 &= \frac{2\pi}{a}\,\widehat{u}_x + \frac{2\pi}{\lambda}\sqrt{1 - \frac{\lambda^2}{a^2}}\,\widehat{u}_z \\ \underline{A}_3 &= \frac{\underline{A}_0}{4}, & \vec{k}_3 &= -\frac{2\pi}{a}\,\widehat{u}_x + \frac{2\pi}{\lambda}\sqrt{1 - \frac{\lambda^2}{a^2}}\,\widehat{u}_z \end{aligned} }

3. Figure observée dans le plan focal image de la lentille

Chaque onde plane arrivant sur la lentille converge en un point de son plan focal image :

  • L'onde 1 d'ordre 0 se propage selon l'axe optique (\theta_1 = 0) et converge au foyer principal image F' :

    x'_1 = 0
  • Les ondes 2 et 3 d'ordres +1 et -1 se propagent avec des angles d'inclinaison \pm \theta par rapport à l'axe optique tels que \sin\theta = \frac{k_x}{k_0} = \frac{\lambda}{a}. Dans l'approximation de Gauss (\theta \ll 1), \tan\theta \approx \sin\theta \approx \frac{\lambda}{a}, et elles convergent aux foyers secondaires d'abscisses :

    x'_2 = + f'_L \frac{\lambda}{a} \quad \text{et} \quad x'_3 = - f'_L \frac{\lambda}{a}
\boxed{\text{On observe dans le plan focal image trois points lumineux réels situés en } x'_1 = 0 \text{ et } x'_{2,3} = \pm f'_L\frac{\lambda}{a}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Précisez le dispositif permettant d'obtenir une onde plane et traitez la question dans le cas général sans supposer de petits angles.

« Le moyen d’obtenir expérimentalement une onde monochromatique a généralement été bien précisé mais la mise en forme spatiale pour obtenir une onde plane l’a rarement été. »

« Beaucoup de candidats ont traité cette question dans l’approximation des petits angles alors qu’il était attendu de rester dans un cas général. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : pouvoir de résolution, réseau de diffraction, filtrage spatial

Estimer numériquement . Exprimer le pas minimal observable avec ce montage en fonction de et puis en fonction de , et . Comparer numériquement à et commenter ce résultat.

Voir l'indice

Constater que les deux ordres diffractés \pm 1 ne pénètrent dans la lentille que si leur angle d'émergence \theta \approx \lambda/a reste inférieur au demi-angle d'ouverture U.

Voir la stratégie
  1. Calculer \tan U à partir des valeurs de R et f'_L données par le texte.
  2. Appliquer le critère d'Abbe de formation des images en éclairage cohérent : pour observer la périodicité de la mire, au moins deux ordres diffractés (l'ordre 0 et un ordre \pm 1) doivent être captés par la pupille.
  3. En déduire le pas minimal a_2 sous forme exacte et dans l'approximation paraxiale, calculer sa valeur numérique, puis le comparer à la résolution de l'œil nu a_1 obtenue à la question Q3.
Voir la réponse courte

Condition d'Abbe : capture des ordres \pm 1 pour \sin U \ge \lambda/a_{2}, d'où a_{2} \approx \lambda/\tan U \approx 2\text{ }\mu\text{m} \ll a_{1}.

Voir le corrigé complet

1. Estimation numérique de \tan U

D'après les données de l'énoncé, le rayon de la lentille est R = 0{,}60\text{ mm} et sa distance focale équivalente est f'_L = 1{,}0\text{ mm}. On obtient directement :

\boxed{\tan U = \frac{R}{f'_L} = \frac{0{,}60\text{ mm}}{1{,}0\text{ mm}} = 0{,}60}

2. Expression du pas minimal a_2

D'après la question Q7, l'onde transmise par la mire est décomposée en trois ondes planes correspondant aux ordres 0 et \pm 1. L'ordre 0 se propage suivant l'axe optique, tandis que les ordres \pm 1 se propagent sous un angle \theta avec l'axe (Oz) tel que :

\sin\theta = \frac{k_x}{k_0} = \frac{\lambda}{a}

Selon la théorie d'Abbe, pour que la mire soit résolue dans le plan image, il est indispensable qu'au moins deux faisceaux interfèrent (l'ordre central non dévié et au moins l'un des ordres diffractés \pm 1). L'angle de diffraction \theta ne doit donc pas dépasser le demi-angle d'ouverture U collecté par l'objectif :

\sin\theta \le \sin U \iff \frac{\lambda}{a} \le \sin U

Le pas minimal observable s'écrit donc en fonction de U et \lambda :

\boxed{a_2 = \frac{\lambda}{\sin U}}

Dans le cadre de l'approximation de Gauss adoptée par l'énoncé, \sin U \approx \tan U = \frac{R}{f'_L} (ou de manière équivalente, en considérant que la position de la tache dans le plan focal image doit vérifier |x'_{2,3}| = f'_L \frac{\lambda}{a} \le R), ce qui donne :

\boxed{a_2 \approx \frac{\lambda}{\tan U} = \frac{\lambda f'_L}{R}}

Remarque : Si l'on ne fait pas l'approximation paraxiale pour l'angle U, avec \sin U = \frac{\tan U}{\sqrt{1 + \tan^2 U}} = \frac{R}{\sqrt{{f'_L}^2 + R^2}}, on obtiendrait a_2 = \frac{\lambda\sqrt{{f'_L}^2 + R^2}}{R}.

3. Application numérique et comparaison à a_1

Avec \lambda = 500\text{ nm} = 0{,}50\,\mu\text{m}, le calcul numérique donne :

a_2 = \frac{0{,}50\,\mu\text{m}}{0{,}60} = \frac{5}{6}\,\mu\text{m} \approx 0{,}83\,\mu\text{m}

(La formule avec \sin U \approx 0{,}514 conduit à a_2 \approx 0{,}97\,\mu\text{m} \approx 1{,}0\,\mu\text{m}). On retient donc un ordre de grandeur :

\boxed{a_2 \approx 0{,}8\text{ à } 1\,\mu\text{m}}

À la question Q3, la limite de résolution spatiale de l'œil nu a été évaluée à a_1 \approx 73\,\mu\text{m} \approx 70\,\mu\text{m}. Le rapport vaut :

\frac{a_2}{a_1} \approx \frac{0{,}83\,\mu\text{m}}{73\,\mu\text{m}} \approx \frac{1}{90} \approx 10^{-2}

Commentaire : La lentille de Van Leeuwenhoek permet un gain de résolution de près de deux ordres de grandeur par rapport à l'œil nu. Elle permet ainsi d'atteindre l'échelle micrométrique, rendant pour la première fois observables des micro-organismes (bactéries, globules sanguins, levures).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une tangente est sans unité et une valeur de 0,6 ne permet pas d'approximation aux petits angles.

« Le jury rappelle qu’une tangente n’a pas d’unité et que 0, 6 n’est pas très petit devant 1. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Partie III : Microscope à contraste de phase

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : surface d'onde, chemin optique

Représenter l'allure d'une surface d'onde après la traversée de l'échantillon.

Voir l'indice

Tracer une surface d'onde incidente plane et représenter son retard géométrique sur la largeur centrale [-b, +b] où l'indice optique n' est supérieur à 1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le chemin optique [AB] parcouru par l'onde sur l'intervalle z \in [0, e] selon que le rayon traverse l'échantillon (zone centrale |x| < b) ou le milieu ambiant d'indice unitaire (zones extérieures |x| > b).
  2. En déduire le déphasage introduit et la position spatiale relative des points de même phase, sachant qu'un indice n' > 1 ralentit la propagation lumineuse.
  3. Tracer l'allure de la surface d'onde \Sigma_t transmise à la sortie de l'objet.
Voir la réponse courte

Retard de phase au centre : la surface d'onde présente un creux localisé de profondeur (n'-1)e.

Voir le corrigé complet

Une onde incidente plane se propageant selon +z présente des surfaces d'onde équiphases perpendiculaires à l'axe (Oz).

Entre les plans z = 0 et z = e, le chemin optique parcouru dépend de la zone transverse considérée :

  • pour |x| > b (milieu extérieur d'indice n = 1) :

    L_2 = 1 \times e = e
  • pour |x| < b (échantillon d'indice n' supérieur à 1) :

    L_1 = n' \times e

Comme n' > 1, la célérité de la lumière dans l'échantillon v = c/n' est plus faible que dans le milieu extérieur (c). L'onde subit un retard de phase dans la partie centrale :

\Delta L = L_1 - L_2 = (n' - 1)e > 0

Une surface d'onde étant le lieu des points de même phase (ou atteints au même instant par l'onde issue d'une même surface d'onde incidente), la portion de surface d'onde ayant traversé l'échantillon présente un retard géométrique spatialisé de :

\Delta z = (n' - 1)e

vers l'amont (les z décroissants).

La surface d'onde transmise \Sigma_t reste plane par morceaux : elle est en avance pour |x| > b et en retrait d'une distance \Delta z = (n'-1)e dans la région centrale |x| < b.

Voir ce qu'a relevé le jury

Réalisez un tracé soigné et utilisez la règle pour représenter les traits droits.

« Question relativement bien traitée. Une construction propre avec des traits droits était attendue. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : déphasage, chemin optique

Exprimer et en fonction de et . En écrivant la transmittance sous la forme

exprimer la constante en fonction de et .

Voir l'indice

Calculer le chemin optique supplémentaire parcouru dans l'épaisseur e pour en déduire les phases relatives \varphi_1, \varphi_2 ainsi que \varphi' = \varphi_1 - \varphi_2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le déphasage \varphi accumulé par une onde plane le long de son trajet sur l'épaisseur e, pour les deux zones de l'échantillon, à partir du chemin optique correspondant.
  2. Identifier la transmittance \underline{t}_2(x) en prenant comme référence de phase l'onde transmise dans le milieu environnant (|x| > b), afin de déterminer la relation entre \varphi', \varphi_1 et \varphi_2.
Voir la réponse courte

Déphasage relatif \varphi' = \frac{2\pi}{\lambda}(n'-1)e lié à la différence de marche créée par l'échantillon.

Voir le corrigé complet

Le retard de phase accumulé par une onde monochromatique de longueur d'onde dans le vide \lambda lors d'un trajet géométrique e dans un milieu d'indice n s'écrit \varphi = \frac{2\pi}{\lambda} L, où L = n e est le chemin optique associé.

  • Pour |x| > b, l'onde se propage dans le milieu environnant d'indice n = 1, d'où le chemin optique L_2 = e :

    \boxed{\varphi_2 = \frac{2\pi}{\lambda} e}
  • Pour -b < x < b, l'onde traverse l'échantillon d'indice n' sur l'épaisseur e, soit un chemin optique L_1 = n'e :

    \boxed{\varphi_1 = \frac{2\pi}{\lambda} n' e}

En prenant comme onde de référence en sortie l'onde ayant traversé le milieu d'indice 1, d'amplitude \underline{s}_{\text{ref}}(e,t) = \underline{A}_0 e^{i(\omega t - \varphi_2)}, l'onde transmise s'écrit :

\underline{s}_t(e,t) = \underline{t}_2(x) \underline{A}_0 e^{i(\omega t - \varphi_2)}

Par identification avec l'expression donnée dans l'énoncé :

  • pour |x| > b : \underline{t}_2(x) = 1 ;
  • pour -b < x < b : \underline{s}_t(e,t) = \underline{A}_0 e^{i(\omega t - \varphi_1)} = e^{-i(\varphi_1 - \varphi_2)} \underline{s}_{\text{ref}}(e,t), ce qui conduit à :

    \underline{t}_2(x) = e^{-i(\varphi_1 - \varphi_2)} = e^{-i\varphi'}

On en déduit l'expression du déphasage relatif \varphi' :

\varphi' = \varphi_1 - \varphi_2 = \frac{2\pi}{\lambda} (n' - 1) e
\boxed{\varphi' = \frac{2\pi (n' - 1) e}{\lambda}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La notion de retard de phase doit être parfaitement maîtrisée pour exprimer correctement les phases des ondes.

« Beaucoup d’erreurs sur les expressions de φ1 et φ2 montrant que la notion de retard de phase reste floue pour un grand nombre de candidats alors que l’expression du déphasage φ′ était en général correcte. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : déphasage, approximation des petits angles

Dans quelles conditions physiques peut-on écrire sous la forme pour ? Dans toute la suite on supposera ces conditions vérifiées.

Voir l'indice

Effectuer le développement limité de l'exponentielle imaginaire \text{e}^{-i\varphi'} au premier ordre en précisant l'inégalité sur le déphasage maximal introduit par l'objet.

Voir la réponse courte

Développement limité au premier ordre e^{-i\varphi'} \approx 1 - i\varphi' valide pour un objet de phase faible : |\varphi'| \ll 1\text{ rad}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, la transmittance dans la région -b < x < b est donnée par :

\underline{t}_2(x) = \mathrm{e}^{-i\varphi'}

Un développement limité au premier ordre de l'exponentielle s'écrit :

\mathrm{e}^{-i\varphi'} = 1 - i\varphi' + \mathcal{O}\left({\varphi'}^2\right)

Pour pouvoir écrire \underline{t}_2(x) \approx 1 - i\varphi', il est mathématiquement nécessaire que le module du déphasage soit très petit devant 1 radian :

|\varphi'| \ll 1\text{ rad}

En utilisant l'expression établie à la question Q10, \varphi' = \dfrac{2\pi}{\lambda}(n'-1)e, cette condition se traduit physiquement par :

\boxed{|n'-1|\, e \ll \frac{\lambda}{2\pi}}

Cette condition physique est satisfaite lorsque :

  • le contraste d'indice est très faible : l'indice n' de l'échantillon biologique est très proche de l'indice du milieu environnant (|n'-1| \ll 1) ;
  • l'échantillon est de très faible épaisseur e (typiquement microscopique), de sorte que le retard de marche optique \Delta L = |n'-1|e reste très inférieur à la longueur d'onde de la lumière \lambda.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pour justifier physiquement une approximation, précisez toujours devant quelle autre grandeur une quantité est négligeable.

« Une justification physique était attendue. Le jury rappelle que dire qu’une grandeur tend vers zéro n’a pas de sens physique, il faut préciser devant quoi elle est petite. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : diffraction de fraunhofer, filtrage spatial

Dans l'approximation de Gauss, déterminer l'expression de la fréquence spatiale en fonction de , et .

Voir l'indice

Dans l'approximation paraxiale, relier l'angle de diffraction \theta \approx x'/f'_L à la composante k_x = k_0\sin\theta du vecteur d'onde.

Voir la stratégie
  1. Relier la position x' d'un point dans le plan focal image à l'angle de diffraction \theta par les conditions de Gauss.
  2. Exprimer la composante transverse k_x du vecteur d'onde en fonction de \theta et de la longueur d'onde \lambda.
  3. En déduire la fréquence spatiale u = \frac{k_x}{2\pi}.
Voir la réponse courte

Dans l'approximation de Gauss, la position focale x' = f_{L}'\theta = f_{L}'\lambda u, d'où la fréquence spatiale u = x'/(\lambda f_{L}').

Voir le corrigé complet

Considérons une onde plane diffractée par l'objet faisant un angle \theta avec l'axe optique (Oz). Dans le cadre de l'approximation de Gauss (rayons peu inclinés sur l'axe, soit \theta \ll 1), cette onde plane converge dans le plan focal image de la lentille en un foyer secondaire situé à l'ordonnée transverse x' telle que :

x' = f_L' \tan\theta \approx f_L' \theta

Par ailleurs, la composante suivant l'axe (Ox) du vecteur d'onde \vec{k} de cette onde plane progressive dans l'air s'écrit :

k_x = \|\vec{k}\| \sin\theta = \frac{2\pi}{\lambda} \sin\theta \approx \frac{2\pi}{\lambda}\theta

En éliminant l'angle \theta entre ces deux relations, on obtient :

k_x = \frac{2\pi}{\lambda} \frac{x'}{f_L'}

D'après la définition rappelée par l'énoncé, la fréquence spatiale u est définie par u = \frac{k_x}{2\pi}. On en déduit :

\boxed{u = \frac{x'}{\lambda f_L'}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Contrôlez soigneusement l'homogénéité de votre expression de la fréquence spatiale.

« Question qui a été globalement bien réussie même si un certain nombre de copies contiennent des expressions non homogènes. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral

Notions : filtrage spatial, contraste

Par linéarité de la transformée de Fourier, déterminer l'expression de l'amplitude complexe de l'onde dans le plan image de l'objectif. On écrira en fonction de , , et sur les deux domaines et . En déduire une expression réelle de l'intensité observée dans le plan image en fonction des mêmes variables. Exprimer alors en fonction de , le contraste dans le plan image défini par la relation où et désignent respectivement les valeurs maximales et minimales de l'intensité dans le plan image.

Voir l'indice

Utiliser la linéarité du tableau de Fourier fourni et calculer l'intensité par le carré du module I_1(X) = |\underline{S}_1(X)|^2 dans les deux zones de l'image.

Voir la stratégie
  1. Décomposer la transmittance de l'échantillon \underline{t}_2(x) sous la forme 1 - i\varphi(x) afin d'utiliser la linéarité et le formulaire fourni dans le tableau de l'énoncé.
  2. Écrire l'amplitude complexe \underline{S}_1(X) dans le plan image sur chacun des deux domaines géométriques en utilisant le résultat de la question Q10 pour le déphasage \varphi'.
  3. En déduire l'intensité I_1(X) = \underline{S}_1(X)\underline{S}_1^*(X), identifier le maximum et le minimum, puis calculer le contraste C_1.
Voir la réponse courte

Sans filtrage, l'intensité est uniforme à l'ordre un : I_{1} \approx I_{0}, le contraste est nul (C_{1} = 0).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q11, la transmittance de l'échantillon s'écrit :

\underline{t}_2(x) = 1 - i\varphi(x) \quad \text{avec} \quad \varphi(x) = \begin{cases} \varphi' = \dfrac{2\pi(n'-1)e}{\lambda} & \text{pour } |x| < b \\[6pt] 0 & \text{pour } |x| > b \end{cases}

Par linéarité de la transformée de Fourier et de la transformée de Fourier inverse, et à l'aide des correspondances données dans le tableau de l'énoncé :

\underline{S}_1(X) = \alpha - i\alpha \varphi\left(\frac{X}{|\gamma|}\right)

La condition |x| < b sur l'objet correspond dans le plan image à \left|\dfrac{X}{\gamma}\right| < b, soit |X| < |\gamma|b. On en déduit l'expression de l'amplitude complexe sur les deux domaines :

\begin{aligned} \text{Pour } |X| > |\gamma|b : \quad & \underline{S}_1(X) = \alpha \\ \text{Pour } |X| < |\gamma|b : \quad & \underline{S}_1(X) = \alpha \left(1 - i\varphi'\right) = \alpha \left[1 - i\frac{2\pi(n'-1)e}{\lambda}\right] \end{aligned}
\boxed{ \underline{S}_1(X) = \begin{cases} \alpha & \text{si } |X| > |\gamma|b \\[6pt] \alpha\left[1 - i\,\dfrac{2\pi(n'-1)e}{\lambda}\right] & \text{si } |X| < |\gamma|b \end{cases} }

L'intensité lumineuse observée dans le plan image est donnée par I_1(X) = \underline{S}_1(X)\underline{S}_1^*(X) = |\underline{S}_1(X)|^2. La constante \alpha étant réelle :

\begin{aligned} \text{Pour } |X| > |\gamma|b : \quad & I_1(X) = \alpha^2 \\ \text{Pour } |X| < |\gamma|b : \quad & I_1(X) = \alpha^2 (1 - i\varphi')(1 + i\varphi') = \alpha^2 (1 + \varphi'^2) = \alpha^2\left[1 + \left(\frac{2\pi(n'-1)e}{\lambda}\right)^2\right] \end{aligned}
\boxed{ I_1(X) = \begin{cases} \alpha^2 & \text{si } |X| > |\gamma|b \\[6pt] \alpha^2\left[1 + \left(\dfrac{2\pi(n'-1)e}{\lambda}\right)^2\right] & \text{si } |X| < |\gamma|b \end{cases} }

Les intensités extrémales dans le plan image sont donc :

I_{\min} = \alpha^2 \quad \text{et} \quad I_{\max} = \alpha^2(1 + \varphi'^2)

On en déduit le contraste C_1 :

C_1 = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}} = \frac{\alpha^2(1 + \varphi'^2) - \alpha^2}{\alpha^2(1 + \varphi'^2) + \alpha^2} = \frac{\varphi'^2}{2 + \varphi'^2}
\boxed{C_1 = \frac{\varphi'^2}{2 + \varphi'^2} \approx \frac{\varphi'^2}{2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très sélective ayant suscité très peu de bonnes réponses.

« Très peu de bonnes réponses à cette question. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : filtrage spatial, contraste

Pour améliorer le contraste, on place au foyer image de l'objectif un disque, de diamètre suffisamment petit pour être négligé, dont le rôle est d'apporter un déphasage de à l'onde qui le traverse (voir figure 5). En précisant les intervalles en considérés, déterminer, en fonction de , les expressions de l'amplitude et l'intensité de l'onde dans le plan image de l'objectif. En déduire le contraste . Commenter ce résultat.

Voir l'indice

Multiplier par \text{e}^{i\pi/2} = i uniquement l'onde d'ordre zéro non déviée focalisée en F', puis recalculer le module au carré et exprimer le contraste au premier ordre en \varphi'.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'effet du disque déphasant dans le plan focal image : le faisceau non diffracté converge au foyer F' (u = 0, associé au pic de Dirac \delta(u)) et subit un déphasage de +\pi/2 (facteur multiplicatif e^{i\pi/2} = i), tandis que la lumière diffractée par l'échantillon passe en dehors de ce disque ponctuel et reste inchangée.
  2. Appliquer la transformée de Fourier inverse pour obtenir l'amplitude \underline{S}_2(X) puis l'intensité I_2(X) dans le plan image selon les deux zones de l'échantillon.
  3. Calculer le contraste C_2(\varphi') et comparer son ordre de grandeur à celui obtenu à la question Q13.
Voir la réponse courte

Le déphasage de \pi/2 appliqué à l'ordre zéro transforme les variations de phase en variations d'intensité, d'où un contraste C_{2} \approx \varphi'.

Voir le corrigé complet

D'après l'approximation d'objet de phase faible (question Q11), la transmittance dans le plan objet s'écrit :

\underline{t}_2(x) = 1 - i\varphi(x) \quad \text{avec} \quad \varphi(x) = \begin{cases} \varphi' & \text{pour } |x| < b \\ 0 & \text{pour } |x| > b \end{cases}

Dans le plan focal image, la transformée de Fourier de cette transmittance vaut \delta(u) - i\Phi(u) (question Q13).

Le disque placé en F' (u=0), de taille négligeable, n'intercepte que la composante d'onde non diffractée décrite par \delta(u) et lui applique un déphasage de +\pi/2, soit une multiplication par e^{i\pi/2} = i. La lumière diffractée -i\Phi(u) passe en dehors du disque et ne subit aucune modification. L'amplitude dans le plan focal devient donc :

\underline{\tilde{S}}_2(u) \propto i\,\delta(u) - i\,\Phi(u)

Par transformée de Fourier inverse (T.F.^{-1}) et linéarité, l'amplitude complexe dans le plan image s'écrit :

\underline{S}_2(X) = i\alpha - i\alpha\,\varphi\left(\frac{X}{|\gamma|}\right)

On distingue ainsi les deux intervalles en X :

  • Pour |X| > |\gamma|b (fond hors de l'image de l'échantillon) :

    \boxed{\underline{S}_2(X) = i\alpha}
  • Pour |X| < |\gamma|b (zone conjuguée de l'échantillon) :

    \boxed{\underline{S}_2(X) = i\alpha(1 - \varphi')}

L'intensité correspondante I_2(X) = \underline{S}_2(X)\,\underline{S}_2^*(X) vaut :

  • Pour |X| > |\gamma|b :

    \boxed{I_2(X) = \alpha^2}
  • Pour |X| < |\gamma|b :

    \boxed{I_2(X) = \alpha^2(1 - \varphi')^2}

Pour un milieu plus réfringent que l'air (n' > 1), on a \varphi' > 0, donc I_2(|X| < |\gamma|b) < I_2(|X| > |\gamma|b). Les extrema d'intensité valent donc I_{\max} = \alpha^2 et I_{\min} = \alpha^2(1 - \varphi')^2. Le contraste s'exprime par :

\begin{aligned} C_2 &= \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}} = \frac{\alpha^2 - \alpha^2(1 - \varphi')^2}{\alpha^2 + \alpha^2(1 - \varphi')^2} = \frac{1 - (1 - 2\varphi' + \varphi'^2)}{1 + (1 - 2\varphi' + \varphi'^2)} \\ C_2 &= \frac{2\varphi' - \varphi'^2}{2 - 2\varphi' + \varphi'^2} \end{aligned}

Dans le cadre de l'approximation de phase faible (\varphi' \ll 1), en ne retenant que le premier ordre non nul :

\boxed{C_2(\varphi') \approx \varphi'}

(ou plus généralement C_2 \approx |\varphi'| si le signe de \varphi' n'est pas fixé).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question très rarement réussie, nécessitant une analyse approfondie des données de l'énoncé.

« Question très rarement abordée et encore plus rarement réussie. Une appropriation approfondie de l’énoncé était nécessaire. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2020

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : filtrage spatial, contraste

Pour augmenter , le disque placé en , en plus d'être toujours déphasant (), devient partiellement absorbant de transmittance telle que . Exprimer le contraste en fonction du module de et de . Commenter ce résultat.

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Remplacer l'amplitude de l'ordre zéro par i|\underline{t}_3| et réitérer le calcul de l'intensité transmise pour isoler le terme linéaire en \varphi'/|\underline{t}_3|.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'effet du disque sur l'onde non diffractée focalisée en F', dont la transmittance s'écrit \underline{t}_3 = i |\underline{t}_3|. L'onde diffractée, s'étendant hors de F', n'est pas modifiée.
  2. Calculer l'amplitude complexe puis l'intensité dans le plan image sur chacun des deux domaines (|X| > |\gamma|b et |X| < |\gamma|b).
  3. En déduire le contraste C_3, donner son approximation au premier ordre en \varphi' et commenter l'influence du facteur d'atténuation |\underline{t}_3|.
Voir la réponse courte

Atténuer l'ordre zéro via |\underline{t}_{3}| < 1 amplifie le contraste : C_{3} \approx \varphi'/|\underline{t}_{3}| > C_{2}.

Voir le corrigé complet

Le disque placé en F' n'intercepte que l'onde non diffractée d'ordre zéro associée à la distribution de Dirac \delta(u). En plus d'imposer un déphasage de +\pi/2 (facteur e^{i\pi/2} = i), il atténue l'amplitude d'un facteur |\underline{t}_3| < 1. Sa transmittance s'écrit donc au point focal x'=0 :

\underline{t}_3(0) = i |\underline{t}_3|

L'onde diffractée (u \neq 0), qui passe en dehors du disque ponctuel, demeure inchangée. Par linéarité de la transformation de Fourier inverse, l'amplitude complexe dans le plan image devient :

  • pour |X| > |\gamma| b (fond) :

    \underline{S}_3(X) = i |\underline{t}_3| \alpha
  • pour |X| < |\gamma| b (image de l'échantillon) :

    \underline{S}_3(X) = i |\underline{t}_3| \alpha - i\alpha \varphi' = i\alpha \left( |\underline{t}_3| - \varphi' \right)

Les intensités correspondantes dans le plan image sont données par I_3(X) = |\underline{S}_3(X)|^2 :

I_{\text{fond}} = \alpha^2 |\underline{t}_3|^2 \quad \text{et} \quad I_{\text{éch}} = \alpha^2 \left( |\underline{t}_3| - \varphi' \right)^2

En supposant l'atténuation modérée devant le faible déphasage (|\underline{t}_3| > \varphi'), on a I_{\min} = I_{\text{éch}} et I_{\max} = I_{\text{fond}}. Les écarts et sommes d'intensité valent :

\begin{aligned} I_{\max} - I_{\min} &= \alpha^2 \left[ |\underline{t}_3|^2 - \left(|\underline{t}_3| - \varphi'\right)^2 \right] = \alpha^2 \left( 2 |\underline{t}_3| \varphi' - \varphi'^2 \right) \\ I_{\max} + I_{\min} &= \alpha^2 \left[ |\underline{t}_3|^2 + \left(|\underline{t}_3| - \varphi'\right)^2 \right] = \alpha^2 \left( 2 |\underline{t}_3|^2 - 2 |\underline{t}_3| \varphi' + \varphi'^2 \right) \end{aligned}

Le contraste C_3 = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}} s'écrit alors rigoureusement :

\boxed{C_3 = \frac{2 |\underline{t}_3| \varphi' - \varphi'^2}{2 |\underline{t}_3|^2 - 2 |\underline{t}_3| \varphi' + \varphi'^2}}

Au premier ordre par rapport à \varphi' \ll |\underline{t}_3|, on obtient l'expression approchée :

\boxed{C_3 \approx \frac{\varphi'}{|\underline{t}_3|}}

Commentaire du résultat :

  • Puisque |\underline{t}_3| < 1, on a C_3 \approx \frac{C_2}{|\underline{t}_3|} > C_2 : l'atténuation de l'onde directe amplifie le contraste d'un facteur 1/|\underline{t}_3|.
  • Sur le plan physique, l'onde d'ordre zéro non atténuée est beaucoup plus intense que l'onde diffractée par l'objet de phase faible. Atténuer l'ordre zéro permet d'équilibrer les amplitudes des deux ondes qui interfèrent dans le plan image, ce qui augmente la visibilité des franges (ou le contraste de l'image).
  • En contrepartie, l'intensité totale reçue par le détecteur diminue comme |\underline{t}_3|^2, ce qui nécessite une source lumineuse plus intense pour conserver un bon rapport signal sur bruit.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 ?

Surtout 4 chapitres : Ondes électromagnétiques dans les milieux (25 % des questions, partie IV), Diffraction et réseaux (20 %), Optique géométrique (18 %, parties I et II) et Interférences lumineuses (18 %, partie III). Plus ponctuellement : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Physique quantique, Circuits électriques et régimes transitoires et Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 16 questions sur 28 (57 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie IV.A (Q16 à Q21). Avec les autres programmes de première année : 16 en MPSI, 12 en PTSI, 14 en MP2I, 12 en TSI1 et 8 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 ?

Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie IV est la plus longue (environ 1 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q5 (loi de snell-descartes), Q8 (pouvoir de résolution), Q13 (filtrage spatial) et Q14 (filtrage spatial).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 ?

Questions de cours : Q2 (critère de rayleigh), Q7 (réseau de diffraction), Q11 (déphasage), Q19 (régime sinusoïdal forcé) et Q21 (photon). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q10 (déphasage) et Q16 (modèle de l'électron élastiquement lié).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (14 sur 28), par exemple : Q1 à Q3, Q9 à Q12, Q17, Q19, Q21, Q22 et Q25 à Q27. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q16 et Q18.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2020 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury note que la longueur raisonnable du sujet a permis à la majorité d'aborder presque toutes les questions, certaines proches du cours, d'autres exigeant une maîtrise approfondie et restées très rarement réussies (Q13 à Q15).

Quelle distance focale de l'œil utiliser à la question Q1 ?

La distance focale sans accommodation f'_2 = 17\text{ mm}. Les objets observés étant situés à l'infini, l'œil emmétrope n'accommode pas pour former leur image sur la rétine.

Comment relier la largeur spectrale fréquentielle à celle en longueur d'onde en Q22 ?

En différenciant la relation \nu = c/\lambda, ce qui donne \Delta\nu \approx \frac{c}{\lambda_0^2}\Delta\lambda. Écrire \Delta\nu = c/\Delta\lambda constitue une faute mathématique fréquente relevée par le rapport du jury.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.