Corrigé détaillé Mines Physique 1 MP 2026
Du spectre à la structure de l'hydrogène
- 25 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en MPSI : 14 questions sur 25, parties I et II
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en MPSI : 14 questions sur 25, parties I et II en entier. Autres questions faisables en MPSI
Autres premières années : PCSI 15 · PTSI 4 · MP2I 5 · TSI1 5 · BCPST1 5 questions.
Détail par partie
- Partie I : Les raies d'émission de l'hydrogène atomique5/5Faisable
- Partie II : Le modèle de Bohr pour l'atome d'hydrogène7/7Faisable
- Partie III : Ondes de matière en physique microscopique2/13En partie
Le sujet en bref
Sujet accessible · Physique quantique, Mécanique, Optique ondulatoire · 5 incontournables · 15 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet propose une fresque historique et pédagogique remarquable de l'émergence de la mécanique quantique, depuis la découverte empirique des raies spectrales de l'hydrogène par Balmer et Rydberg jusqu'à la description ondulatoire tridimensionnelle issue de l'équation de Schrödinger. Les candidats y revisitent le modèle semi-classique de Bohr, l'analogie entre quantification géométrique et ondes stationnaires, la validation expérimentale de la dualité onde-corpuscule par Davisson et Germer, ainsi que les états liés unidimensionnels et tridimensionnels.
D'un niveau technique très abordable et peu calculatoire, l'épreuve met l'accent sur la compréhension physique, le sens des ordres de grandeur et l'analyse dimensionnelle. Il constitue un sujet de révision absolument incontournable pour maîtriser l'ensemble du programme de physique quantique des filières MP et PC.
- Difficulté
- Accessible, d'après le rapport du jury
- Temps estimé
- ≈ 2 h pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MPSI : 14 questions sur 25, parties I et II.
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Sommaire
25 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
25 questionsPartie I : Les raies d'émission de l'hydrogène atomique
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1
Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : photon, relation de planck-einstein
Exprimer la longueur d'onde en fonction de , de la constante de PLANCK et de la célérité de la lumière dans le vide.
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Associer la relation de conservation de l'énergie lors de l'émission d'un photon \epsilon = E_i - E_f à la relation de Planck-Einstein reliant photon, fréquence et longueur d'onde.
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Relation de Planck-Einstein \Delta E = h c / \lambda_{0}, d'où \lambda_{0} = h c / (E_{i} - E_{f}).
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Lors de la transition radiative de l'électron d'un niveau d'énergie initial E_i vers un niveau d'énergie final E_f < E_i, la conservation de l'énergie impose que le photon émis emporte l'énergie :
D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie d'un photon associé à une onde lumineuse de fréquence \nu et de longueur d'onde dans le vide \lambda_0 s'écrit :
En égalant ces deux expressions, on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : formule de balmer, spectre d'émission
Montrer que la relation de BALMER exprimée figure 1 par la droite en pointillés, est compatible avec l'expression :
où l'état initial est et l'état final est et une constante positive.
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Injecter les expressions données pour E_i et E_f dans la relation issue de la question précédente, puis identifier l'ordonnée à l'origine et le coefficient directeur de la droite représentée.
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- Exprimer la différence d'énergie \Delta E = E_i - E_f lors de la transition quantique en utilisant la loi E_n = -E_0/n^2 avec n_i = k+2 et n_f = 2.
- Relier cette différence d'énergie à 1/\lambda_0 grâce au résultat de la question 1.
- Montrer que la relation obtenue est de la forme affine Y = aX + b, compatible avec le tracé d'une droite en fonction de la variable X = 1/(k+2)^2.
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Remplacement des niveaux d'énergie dans la transition pour retrouver la dépendance affine de la formule de Balmer.
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D'après la relation établie à la question 1, la longueur d'onde du photon émis vérifie :
En injectant l'expression proposée des niveaux d'énergie E_n = -\dfrac{E_0}{n^2} pour l'état initial n_i = k+2 et l'état final n_f = 2 :
L'énergie cédée au photon lors de la désexcitation s'écrit donc :
On en déduit l'expression de l'inverse de la longueur d'onde :
En posant la variable d'abscisse X = \dfrac{1}{(k+2)^2} et la variable d'ordonnée Y = \dfrac{1}{\lambda_0}, cette équation s'écrit :
Il s'agit de l'équation d'une fonction affine décroissante de 1/(k+2)^2, ce qui correspond précisément à la droite en pointillés observée sur la figure 1. La loi proposée est donc pleinement compatible avec les observations de Balmer.
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : constante de rydberg, spectre d'émission
En déduire la valeur numérique de la constante en électronvolt.
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Mesurer graphiquement l'ordonnée à l'origine ou la pente de la droite de régression sur la figure 1 pour en déduire E_0 en joules puis en électronvolts à l'aide de la valeur de hc.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la grandeur caractéristique de la droite de régression (ordonnée à l'origine ou pente) reliée à E_0 d'après la relation obtenue à la question Q2.
- Effectuer une lecture graphique précise sur la figure 1 en tenant compte des échelles et des unités (\mu\text{m}^{-1}).
- En déduire E_0 à l'aide de la donnée numérique hc \simeq 1,2\text{ eV}\cdot\mu\text{m}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exploitation de la pente ou de l'ordonnée à l'origine du graphe pour trouver E_{0} \approx 13{,}6\text{ eV}.
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D'après la question Q2, l'expression de 1/\lambda_0 en fonction de X = 1/(k+2)^2 est :
Il s'agit de l'équation d'une droite de pente -E_0/(hc) et d'ordonnée à l'origine :
Sur la figure 1 :
- L'axe des ordonnées porte des graduations principales espacées de 0,2\ \mu\text{m}^{-1}, subdivisées en 10 intervalles, soit 0,02\ \mu\text{m}^{-1} par division.
Pour X = 0, la droite en pointillés coupe l'axe des ordonnées à deux divisions au-dessus de 2,70\ \mu\text{m}^{-1}, soit :
y_0 \simeq 2,74\ \mu\text{m}^{-1}
On peut également évaluer la pente de la droite : pour X = 0,10, on lit y \simeq 1,64\ \mu\text{m}^{-1}, d'où une pente :
On en déduit :
Avec hc \simeq 1,2\text{ eV}\cdot\mu\text{m} et y_0 \simeq 2,74\ \mu\text{m}^{-1} :
Avec deux chiffres significatifs, on obtient :
Résultat
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : formule de rydberg, constante de rydberg
Montrer la relation de RYDBERG :
et relier la constante de RYDBERG à la valeur de puis calculer numériquement en nanomètres.
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Factoriser par hc pour isoler R_\infty = E_0/(hc) et réaliser l'application numérique directe en nanomètres.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la différence d'énergie entre les niveaux n_i et n_f à l'aide de l'expression E_n = -E_0/n^2.
- Utiliser la relation établie à la question 1 pour exprimer 1/\lambda_0 et identifier la constante de Rydberg R_\infty.
- Effectuer l'application numérique de 1/R_\infty en exploitant la valeur de E_0 trouvée précédemment et la donnée hc \simeq 1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la constante de Rydberg R_{\infty} = E_{0}/(hc) et calcul numérique de sa longueur d'onde associée \approx 91{,}2\text{ nm}.
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D'après la question 1, un photon émis lors d'une transition entre un niveau initial d'énergie E_{n_i} et un niveau final d'énergie E_{n_f} (n_i > n_f) a pour longueur d'onde dans le vide :
En utilisant la loi des niveaux d'énergie E_n = -\dfrac{E_0}{n^2}, la différence d'énergie s'écrit :
On en déduit immédiatement la relation de Rydberg :
Par identification avec la relation (3) de l'énoncé, on obtient l'expression de la constante de Rydberg :
Il s'ensuit que :
Pour le calcul numérique, l'énoncé fournit la donnée hc \simeq 1{,}2\text{ eV}\cdot\mu\text{m} = 1{,}2 \times 10^3\text{ eV}\cdot\text{nm}. Avec la valeur de E_0 \simeq 13\text{ eV} obtenue à la question 3 :
Résultat
Question 5
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, BCPST1
Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : spectre d'émission, domaine spectral
Lorsque l'état final est , montrer que et donner une estimation de . Quel est le domaine spectral correspondant à ces raies d'émission ? Lorsque l'état final est , montrer que et donner une estimation de . Quel est le domaine spectral correspondant à ces raies d'émission ? Finalement, quelles sont les seules raies du spectre d'émission d'une lampe à vapeurs d'hydrogène atomique observables dans le visible ?
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Étudier les bornes de variation de (1/n_f^2 - 1/n_i^2) selon les valeurs de n_i pour identifier les extrema de longueur d'onde et situer les séries correspondantes (Lyman et Paschen) dans le spectre électromagnétique.
Voir la stratégieStratégie
- Pour n_f = 1, minorer l'inverse de la longueur d'onde 1/\lambda_0 à l'aide de la condition n_i \geqslant 2, pour en déduire un majorant \lambda_{\max} et identifier le domaine spectral.
- Pour n_f > 2 (n_f \geqslant 3), majorer 1/\lambda_0 pour tout n_i > n_f afin d'en déduire un minorant \lambda_{\min} et le domaine spectral correspondant.
- Comparer les bornes obtenues aux limites du domaine visible (400\text{ nm} - 800\text{ nm}) pour conclure sur la série responsable des raies visibles.
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Séries spectrales : Lyman dans l'UV, séries supérieures dans l'IR, seule la série de Balmer émet dans le domaine visible.
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1. Cas de l'état final n_f = 1 (série de Lyman) :
D'après la formule de Rydberg établie à la question Q4 :
Comme n_{i} \in \mathbb{N} avec n_{i} > n_{f} = 1, on a n_{i} \geqslant 2, d'où :
On en déduit :
Avec 1/R_{\infty} \simeq 92\text{ nm} (question Q4) :
Puisque toutes ces longueurs d'onde vérifient \lambda_{0} \leqslant 120\text{ nm} < 400\text{ nm}, ce domaine spectral correspond à l'ultraviolet (UV).
2. Cas de l'état final n_f > 2 (séries de Paschen, Brackett, etc.) :
Puisque n_f est un entier, n_f > 2 équivaut à n_f \geqslant 3. Pour une transition d'émission, n_i > n_f, donc :
On a donc :
Numériquement :
Puisque toutes ces raies ont une longueur d'onde supérieure à 800\text{ nm}, ce domaine spectral correspond à l'infrarouge (IR).
3. Raies observables dans le visible :
Le domaine de la lumière visible s'étend approximativement de 400\text{ nm} à 800\text{ nm} :
- pour n_f = 1, \lambda_0 \leqslant 120\text{ nm} : toutes les raies sont dans l'ultraviolet ;
- pour n_f \geqslant 3, \lambda_0 \geqslant 830\text{ nm} : toutes les raies sont dans l'infrarouge.
Par conséquent, les seules raies d'émission susceptibles d'être observées dans le domaine visible appartiennent nécessairement à la série de Balmer (n_f = 2).
D'après le tableau de l'énoncé, pour n_f = 2 :
- n_i = 3 donne \mathrm{H}_{\alpha} (\lambda_0 = 660\text{ nm}),
- n_i = 4 donne \mathrm{H}_{\beta} (\lambda_0 = 490\text{ nm}),
- n_i = 5 donne \mathrm{H}_{\gamma} (\lambda_0 = 440\text{ nm}),
- n_i = 6 donne \mathrm{H}_{\delta} (\lambda_0 = 410\text{ nm}),
- n_i = 7 donne \mathrm{H}_{\epsilon} (\lambda_0 = 400\text{ nm}, à l'extrême limite du violet).
Pour n_i \geqslant 8, les raies passent sous la barre des 400\text{ nm} (la limite de la série étant \lambda_{\text{lim}} = 4/R_\infty \simeq 370\text{ nm} dans le proche UV).
Les seules raies observables dans le visible sont donc les premières raies de la série de Balmer :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie II : Le modèle de Bohr pour l'atome d'hydrogène
II.A · Énergie potentielle effective
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : force de coulomb, énergie potentielle
Établir l'expression de l'énergie potentielle d'interaction entre l'électron et le noyau en prenant l'origine des énergies potentielles en .
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Intégrer le travail élémentaire de la force électrostatique de Coulomb attractive exercée par le noyau sur l'électron, en appliquant la condition limite nulle à l'infini.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force électrostatique (loi de Coulomb) exercée par le noyau sur l'électron.
- Relier cette force conservative au gradient de l'énergie potentielle d'interaction.
- Intégrer par rapport à r et déterminer la constante d'intégration avec la condition à l'infini.
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Intégration de la force d'attraction coulombienne avec référence nulle à l'infini pour obtenir E_{p}(r) = -e^{2}/(4\pi\varepsilon_{0}r).
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Le noyau ponctuel de charge +e est fixé à l'origine O. L'électron M de charge -e est repéré par son vecteur position \vec{r} = \overrightarrow{OM} = r\,\vec{u}_r (avec r = \|\vec{r}\|).
D'après la loi de Coulomb, la force électrostatique exercée par le noyau sur l'électron s'écrit :
Cette force est conservative et dérive de l'énergie potentielle E_p(r) selon \vec{F} = -\vec{\nabla}E_p. En coordonnées sphériques, du fait de la symétrie centrale, on a :
En intégrant par rapport à r :
où C est une constante réelle.
D'après la convention choisie par l'énoncé, l'origine de l'énergie potentielle est prise à l'infini :
On obtient finalement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : moment cinétique, théorème du moment cinétique, force centrale
Montrer que le moment cinétique est une constante du mouvement. En déduire que ce mouvement est plan et que le plan du mouvement contient la position du noyau. Dans la suite on étudiera le mouvement dans ce plan et en coordonnées polaires .
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Calculer la dérivée temporelle de \vec{s} en utilisant le principe fondamental de la dynamique et la nature centrale de la force de Coulomb par rapport au point fixe O.
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- Appliquer le théorème du moment cinétique à l'électron par rapport au point fixe O dans le référentiel d'étude galiléen.
- Utiliser le caractère central de la force électrostatique pour établir la conservation du vecteur \vec{s}.
- Déduire la planéité de la trajectoire à partir de l'orthogonalité entre \vec{r}(t) et le vecteur constant \vec{s}.
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Moment de la force centrale nul en O donc \vec{s} est constant : trajectoire plane orthogonale à \vec{s} passant par O.
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On étudie l'électron M, assimilé à un point matériel de masse m_e, dans le référentiel galiléen lié au noyau fixe en O. Il est soumis à la seule force électrostatique de Coulomb :
Le moment cinétique de l'électron par rapport au point O est \vec{s} = \vec{r} \wedge \vec{p} = \vec{r} \wedge (m_e \vec{v}). Calculons sa dérivée temporelle :
D'une part, le produit vectoriel d'un vecteur avec lui-même est nul : \vec{v} \wedge (m_e \vec{v}) = \vec{0}.
D'autre part, la force d'interaction coulombienne est une force centrale de centre O, donc colinéaire à \vec{r} :
On en déduit :
Le moment cinétique par rapport à O est donc bien une constante du mouvement.
Planéité du mouvement : Supposons \vec{s} \neq \vec{0} (le cas \vec{s} = \vec{0} correspond à un mouvement rectiligne passant par O, qui est une droite et donc inclus dans un plan contenant O).
Par définition du produit vectoriel, le vecteur \vec{r}(t) = \overrightarrow{OM}(t) est orthogonal à \vec{s} à tout instant :
Le vecteur \vec{s} étant constant et non nul au cours du temps, la relation \overrightarrow{OM}(t) \cdot \vec{s} = 0 caractérise l'équation d'un plan passant par l'origine O et de vecteur normal \vec{s}.
Le mouvement de l'électron est donc plan, et ce plan contient nécessairement la position O du noyau.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : énergie mécanique, énergie potentielle effective
On note . Montrer l'existence d'une fonction permettant d'exprimer l'énergie mécanique de l'électron sous la forme et exprimer en fonction de et .
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Exprimer la vitesse en coordonnées polaires, exploiter la conservation du moment cinétique s = m_e r^2 \dot{\theta} pour éliminer \dot{\theta} dans l'énergie cinétique, et regrouper les termes ne dépendant que de r.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur vitesse de l'électron en coordonnées polaires planes et en déduire l'énergie cinétique.
- Exprimer la vitesse angulaire \dot{\theta} en fonction de la norme s du moment cinétique (constante du mouvement d'après la question Q7).
- Sommer l'énergie cinétique et l'énergie potentielle coulombienne E_p(r) (question Q6) pour identifier l'énergie potentielle effective U(r).
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Vitesse en coordonnées polaires et substitution de \dot{\theta} = s/(m_{e}r^{2}) dans l'énergie mécanique pour former U(r).
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Le mouvement de l'électron a lieu dans le plan (Oxy) contenant le noyau O. En coordonnées polaires (r, \theta) de base locale (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z), le vecteur position et le vecteur vitesse s'écrivent :
L'énergie cinétique de l'électron vaut donc :
Le moment cinétique par rapport à O s'exprime par :
Sa norme s = \|\vec{s}\| = m_e r^2 |\dot{\theta}| étant constante au cours du temps d'après la question Q7, on en déduit :
Le terme orthoradial de l'énergie cinétique s'écrit alors uniquement en fonction de r :
D'après la question Q6, l'énergie potentielle d'interaction s'écrit E_p(r) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}. L'énergie mécanique totale E = E_c + E_p est donc :
Elle se met bien sous la forme annoncée E = \frac{1}{2} m_e \dot{r}^2 + U(r), avec l'énergie potentielle effective :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI
Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : énergie potentielle effective, orbite circulaire, trajectoire
Esquisser l'allure de la courbe représentative de . Indiquer sur la courbe, les niveaux d'énergie correspondants aux 4 types d'orbites possibles. On décrira le comportement et le type de trajectoire associée à chacune de ces orbites en précisant les rayons caractéristiques. À partir de l'étude de cette courbe déterminer les expressions du rayon , de l'impulsion et de l'énergie des trajectoires circulaires (figure 2) en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Étudier les variations et limites de U(r) (somme d'un terme répulsif en 1/r^2 et attractif en -1/r) ; déterminer le minimum de potentiel pour lequel la force effective radiale s'annule, ce qui correspond à l'orbite circulaire.
Voir la stratégieStratégie
- Étudier la fonction énergie potentielle effective U(r) (limites, dérivée première, extremum) et tracer son allure dans le plan (r, U).
- Exploiter la condition d'existence du mouvement classique \dot{r}^2 \geqslant 0 \iff E \geqslant U(r) pour identifier les quatre régimes énergétiques et la nature géométrique des trajectoires associées (coniques du problème à deux corps képlérien).
- Exprimer le rayon r_c(s) à l'annulation de la dérivée de U(r), puis en déduire l'impulsion p_c(s) = s/r_c et l'énergie mécanique E_c(s) = U(r_c).
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Tracé de U(r), discussion des états liés et de diffusion, et condition d'extremum U'(r_{c})=0 pour l'orbite circulaire.
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D'après la question Q8, l'énergie potentielle effective s'écrit :
Elle est définie pour r > 0 (avec s > 0). Ses comportements asymptotiques sont :
La dérivée par rapport à r s'écrit :
La fonction U(r) admet donc un unique extremum en r = r_c(s) tel que \frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}r}(r_c) = 0, soit :
Puisque U'(r) < 0 pour r < r_c et U'(r) > 0 pour r > r_c, ce point correspond au minimum absolu de U(r), noté E_c(s) = U(r_c).
Comme l'énergie cinétique radiale \frac{1}{2}m_e \dot{r}^2 = E - U(r) est nécessairement positive ou nulle, le mouvement n'est possible que dans les domaines où E \geqslant U(r).
On distingue ainsi quatre types d'orbites selon le niveau de l'énergie mécanique E :
- Niveau E = E_c(s) (orbite circulaire) : état lié, la vitesse radiale est identiquement nulle (\dot{r} = 0). La distance au centre est constante, égale au rayon caractéristique r = r_c. La trajectoire est un cercle.
- Niveau E_c(s) < E < 0 (orbite elliptique) : état lié, le mouvement est borné entre deux points d'arrêt radiaux (\dot{r}=0), le périastre r_{\min} et l'apoastre r_{\max}. La trajectoire est une ellipse dont le noyau occupe l'un des foyers.
- Niveau E = 0 (orbite parabolique) : état de diffusion (limite de libération). Le mouvement est non borné avec r \in [r_{\min}, +\infty[, et la vitesse radiale tend vers zéro à l'infini. La trajectoire est une parabole.
- Niveau E > 0 (orbite hyperbolique) : état de diffusion. Le mouvement est non borné avec r \in [r_{\min}, +\infty[, la particule arrive de l'infini et s'en retourne avec une vitesse non nulle à l'infini (\dot{r} \to \sqrt{2E/m_e}). La trajectoire est une branche d'hyperbole.
Pour une trajectoire circulaire de rayon r = r_c(s), le vecteur vitesse est purement orthoradial : \vec{v}_c = r_c \dot{\theta}\,\vec{u}_\theta, d'où \|\vec{r}_c \wedge \vec{p}_c\| = r_c p_c = s. On en déduit l'impulsion :
Soit, en remplaçant r_c(s) par son expression :
L'énergie mécanique de la trajectoire circulaire s'obtient en évaluant U(r) en r = r_c :
En remarquant que \frac{s^2}{m_e r_c^2} = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r_c}, il vient :
En injectant l'expression de r_c(s), on obtient finalement :
Résultat
II.B · L'hypothèse de quantification de Bohr
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI
Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : modèle de bohr, quantification du moment cinétique
Exprimer le lien entre , le nombre entier et la constante de PLANCK.
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Traduire la condition géométrique de raccordement constructif sur le périmètre de l'orbite : 2\pi r = n\lambda, puis substituer la relation de De Broglie \lambda = h/p et relier p à s.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le périmètre de l'orbite circulaire et lui appliquer la condition de quantification de Bohr par raccordement constructif d'une onde stationnaire de de Broglie.
- Relier le produit du rayon et de l'impulsion au moment cinétique s pour une orbite circulaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé du postulat de quantification du moment cinétique orbital de Bohr : s = n \hbar = n h / (2\pi).
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Sur une trajectoire circulaire de rayon r, la quantité de mouvement \vec{p} est orthoradiale, c'est-à-dire orthogonale au rayon vecteur \vec{r} = \overrightarrow{OM}. La norme du moment cinétique s'écrit donc simplement :
D'après l'énoncé, l'onde stationnaire associée à l'électron boucle constructivement sur elle-même si le périmètre de la trajectoire circulaire contient un nombre entier n \in \mathbb{N}^* de longueurs d'onde de de Broglie \lambda = \frac{h}{p} :
En réarrangeant les termes, on obtient :
Comme s = rp, il vient la quantification du moment cinétique :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI
Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale
Notions : modèle de bohr, niveau d'énergie, rayon de bohr
En déduire les relations exprimant et en fonction de et de et . Comparer à la relation (2).
Voir l'indiceIndice
Substituer la valeur quantifiée de s trouvée en Q10 dans les expressions de r_c(s), p_c(s) et E_c(s) établies à la question 9.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la condition de quantification du moment cinétique s = n \frac{h}{2\pi} établie à la question Q10 dans les expressions de r_c(s), p_c(s) et E_c(s) obtenues à la question Q9.
- Simplifier chaque expression pour la donner sous forme irréductible en fonction de n, h, e, m_e et \varepsilon_0.
- Identifier la dépendance en n de l'énergie mécanique E_c(n) et la confronter à l'expression empirique de Balmer (relation 2).
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplacement de s par n\hbar : obtention de r_{c} \propto n^{2} et de l'énergie quantifiée en -E_{0}/n^{2}.
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D'après la question Q10, le moment cinétique est quantifié selon :
Rayon des orbites circulaires permises D'après la question Q9, le rayon s'écrit r_c(s) = \frac{4\pi\varepsilon_0 s^2}{m_e e^2}. En remplaçant s par son expression quantifiée, il vient :
Impulsion de l'électron D'après la question Q9, l'impulsion s'écrit p_c(s) = \frac{m_e e^2}{4\pi\varepsilon_0 s}. Il vient immédiatement :
Énergie mécanique D'après la question Q9, l'énergie mécanique s'écrit E_c(s) = -\frac{m_e e^4}{32\pi^2\varepsilon_0^2 s^2}. En injectant s^2 = \frac{n^2 h^2}{4\pi^2}, on obtient :
Comparaison à la relation (2) L'expression obtenue est strictement de la forme de la relation (2), E_n = -\frac{E_0}{n^2}, avec une constante E_0 positive exprimée uniquement à l'aide des constantes fondamentales de la physique :
Le modèle semi-classique de Bohr fournit ainsi une justification théorique à la formule phénoménologique de Balmer.
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI
Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : rayon de bohr, ordre de grandeur
Quel est, dans ce modèle, le rayon minimal d'une trajectoire circulaire ? Calculer numériquement, avec un seul chiffre significatif, ce rayon minimal ; commenter. Le modèle semi-classique de BOHR a été ensuite abandonné au profit de la résolution de l'équation de SCHRÖDINGER.
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Prendre le plus petit entier naturel non nul (n=1) et calculer la valeur numérique du rayon de Bohr a_0 en la comparant à l'ordre de grandeur de la taille typique d'un atome.
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Rayon de Bohr pour n=1 : a_{0} \approx 5\cdot 10^{-11}\text{ m} = 0{,}05\text{ nm}, ordre de grandeur classique de la taille d'un atome.
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D'après la question Q11, le rayon des trajectoires circulaires s'écrit, pour tout entier n \in \mathbb{N}^* :
La fonction n \mapsto r_c(n) est strictement croissante sur \mathbb{N}^*. Le rayon minimal est donc atteint pour l'état fondamental, c'est-à-dire pour n = 1 :
Effectuons l'application numérique avec les données de l'énoncé :
- \varepsilon_0 = 8{,}9 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} ;
- h = 6{,}6 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} ;
- m_e = 9{,}1 \times 10^{-31}\text{ kg} ;
- e = 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ C} ;
- \pi \simeq 3{,}14.
Calculons le numérateur :
Calculons le dénominateur :
On en déduit :
Avec un seul chiffre significatif, comme explicitement demandé :
Commentaires :
- Cette grandeur correspond au rayon de Bohr, traditionnellement noté a_0 \simeq 0{,}53\text{ \AA}. Elle donne l'ordre de grandeur caractéristique de la taille d'un atome (environ un dixième de nanomètre ou un angström).
- Ce résultat résout le paradoxe de la physique classique selon lequel l'électron accéléré sur son orbite devrait rayonner en continu et s'effondrer sur le noyau en une fraction de seconde : la quantification impose l'existence d'une orbite fondamentale de rayon non nul, assurant ainsi la stabilité de l'atome d'hydrogène.
Résultat
Partie III : Ondes de matière en physique microscopique
III.A · États quantiques stationnaires
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Question de cours
- Mise en équation
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : fonction d'onde, équation de schrödinger, état stationnaire
Quelle est l'interprétation physique de ? En déduire la dimension de . Quelle est l'équation différentielle vérifiée par ? Donner l'expression de l'énergie de la particule.
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Reconnaître une probabilité totale de présence sur le volume considéré ; utiliser la séparation de variables \underline{\Psi}(x,t) = \underline{\psi}(x)\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} dans l'équation de Schrödinger pour extraire l'équation temporelle et l'équation spatiale.
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- Identifier l'élément de volume \mathrm{d}\tau = S\,\mathrm{d}x pour interpréter l'intégrale en termes de probabilité de présence selon les postulats de la mécanique quantique (règle de Born).
- Déduire la dimension de la fonction d'onde à partir de la normalisation de la probabilité.
- Injecter la forme à variables séparées \underline{\Psi}(x,t) = \underline{\psi}(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} dans l'équation de Schrödinger (4) pour obtenir l'équation différentielle spatiale et identifier l'énergie E.
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Interprétation probabiliste de la fonction d'onde, analyse dimensionnelle [\Psi]=\mathrm{L}^{-3/2} et équation de Schrödinger spatiale stationnaire.
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1. Interprétation physique de l'intégrale :
Le domaine \mathscr{D} étant un cylindre de section constante S dirigé selon (Ox), l'élément de volume s'écrit \mathrm{d}\tau = S\,\mathrm{d}x. D'après l'interprétation probabiliste de Born, la quantité
représente la probabilité élémentaire de trouver la particule à l'instant t dans la tranche cylindrique comprise entre x et x+\mathrm{d}x.
L'intégrale sur le domaine \mathscr{D} s'interprète donc comme la probabilité totale de trouver la particule dans l'ensemble du domaine de confinement \mathscr{D} à l'instant t. Pour une particule effectivement confinée dans ce domaine, la condition de normalisation impose :
2. Dimension de la fonction d'onde :
Une probabilité étant un nombre sans dimension ([\mathbb{P}] = 1), on a :
On en déduit immédiatement :
3. Équation différentielle vérifiée par \underline{\psi}(x) :
Injectons la forme proposée \underline{\Psi}(x,t) = \underline{\psi}(x)\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} dans la partie spatiale de l'équation de Schrödinger (4) :
En remarquant que \frac{\partial^2 \underline{\Psi}}{\partial x^2} = \frac{\mathrm{d}^2\underline{\psi}}{\mathrm{d}x^2}\,\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} et en simplifiant par le facteur temporel non nul \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}, on obtient l'équation de Schrödinger stationnaire (indépendante du temps) :
4. Expression de l'énergie de la particule :
La première égalité de l'équation (4) donne :
Or, avec la dépendance temporelle en \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} :
Il vient :
D'où l'expression de l'énergie de la particule :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : particule libre, relation de de broglie, onde de matière
À quelle condition y a-t-il propagation sans atténuation ? Déterminer alors la forme générale de et la longueur d'onde associée. En déduire l'impulsion de la particule dans le cas d'un sens unique de propagation. La relation entre impulsion et énergie cinétique est-elle la même qu'en physique classique ?
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Chercher sous quelle condition le carré du vecteur d'onde k^2 = 2m(E-V_0)/\hbar^2 est strictement positif pour éviter les solutions exponentielles évanescentes.
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Condition E > V pour une onde progressive non amortie, longueur d'onde de De Broglie \lambda = h/p et relation p = \sqrt{2mK} classique.
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Pour un potentiel constant V(x) = V_0, l'équation de Schrödinger stationnaire établie à la question Q13 s'écrit :
1. Condition de propagation sans atténuation
Posons k^2 = \frac{2m(E - V_0)}{\hbar^2}.
- Si E < V_0, le terme k^2 est strictement négatif : les solutions spatiales sont de la forme exponentielle réelle \mathrm{e}^{\pm \kappa x} (avec \kappa = \sqrt{2m(V_0 - E)}/\hbar). Les ondes associées sont stationnaires ou évanescentes, avec atténuation spatiale.
- Si E > V_0, k^2 > 0 et k = \frac{\sqrt{2m(E - V_0)}}{\hbar} \in \mathbb{R}^*. La dépendance spatio-temporelle de la fonction d'onde totale \underline{\Psi}(x,t) = \underline{\psi}(x)\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} fait alors intervenir des termes oscillants en \mathrm{e}^{\pm \mathrm{i}kx}\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} = \mathrm{e}^{\mathrm{i}(\pm kx - \omega t)}, correspondant à des ondes progressives sans amortissement.
La condition nécessaire et suffisante pour avoir propagation sans atténuation est donc :
2. Forme générale de \underline{\psi} et longueur d'onde \lambda
L'équation différentielle linéaire à coefficients constants admet pour solution générale dans \mathbb{C} :
La longueur d'onde de matière associée est la période spatiale de l'onde :
Comme \hbar = \frac{h}{2\pi}, on obtient :
3. Impulsion de la particule pour un sens unique de propagation
Dans le cas d'une propagation dans un sens unique (par exemple selon les x croissants, c'est-à-dire \underline{B} = 0), la relation de De Broglie \lambda = \frac{h}{p} identifie l'impulsion p à :
Soit :
4. Comparaison avec la physique classique
L'énergie cinétique s'écrit K = E - V_0. En mécanique classique non relativiste, l'énergie cinétique d'une particule de masse m et d'impulsion p = mv vaut :
La relation entre impulsion p et énergie cinétique K = E - V(x) est donc exactement la même qu'en physique classique non relativiste.
Résultat
III.B · Ondes stationnaires et états liés
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : onde stationnaire, condition de quantification
La condition d'onde stationnaire représentée sur la figure 4 est-elle identique à celle proposée par BOHR pour l'étude de l'atome d'hydrogène (figure 3) ?
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Comparer la nature des conditions aux limites : nœuds fixes imposés aux deux extrémités pour le segment 1D contre condition de périodicité spatiale (continuité angulaire) pour l'orbite circulaire.
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Comparaison des conditions aux limites : nœuds fixes aux extrémités \ell = n\lambda/2 versus périodicité azimutale de Bohr 2\pi r = n\lambda.
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Non, les deux conditions d'ondes stationnaires ne sont pas identiques :
Modèle de Bohr (figure 3) : la particule évolue sur une trajectoire fermée (un cercle de rayon r). La condition de raccordement est une condition de périodicité spatiale (l'onde doit interférer de manière constructive avec elle-même après un tour complet). Le périmètre du cercle doit donc contenir un nombre entier n de longueurs d'onde entières :
2\pi r = n\lambda \quad \text{avec } n \in \mathbb{N}^*Puits unidimensionnel infini (figure 4) : la particule est confinée sur un segment de longueur \ell avec annulation stricte de la fonction d'onde aux deux extrémités (x=0 et x=\ell, conditions aux limites de Dirichlet). La présence d'un nœud à chaque bord impose que la longueur \ell soit un multiple entier de demi-longueurs d'onde :
\ell = n\frac{\lambda}{2} \quad \text{avec } n \in \mathbb{N}^*
La condition de quantification sur le segment fait intervenir des demi-longueurs d'onde (\lambda/2), alors que celle de Bohr sur l'orbite circulaire impose un nombre entier de longueurs d'onde entières (\lambda).
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI
Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement
Notions : puits de potentiel infini, niveau d'énergie
Déduire de l'équation (4) l'expression de l'énergie de la particule en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle spatiale avec conditions aux limites d'annulation en x=0 et x=\ell, ce qui quantifie le vecteur d'onde sous la forme k\ell = n\pi.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison de \ell = n\lambda/2 et de la relation de De Broglie pour établir l'énergie confinée E_{n} = n^{2}h^{2}/(8m\ell^{2}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le domaine x \in [0, \ell], le potentiel est nul (V(x) = 0). D'après l'équation (4) pour un état stationnaire \underline{\Psi}(x,t) = \underline{\psi}(x)\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}, la composante spatiale \underline{\psi}(x) vérifie :
Pour un état lié confiné dans le segment, l'énergie est strictement positive (E > 0). En posant k = \frac{\sqrt{2mE}}{\hbar}, l'équation différentielle s'écrit :
La solution générale est de la forme :
Les conditions aux limites imposent l'annulation de la fonction d'onde aux deux extrémités du segment :
Pour une solution non triviale (\underline{B} \neq 0), il vient :
ce qui correspond bien à une fonction d'onde s'annulant n-1 fois sur le segment ouvert ]0, \ell[.
On en déduit l'expression du vecteur d'onde k_n = \frac{n\pi}{\ell}, puis celle de l'énergie quantifiée :
En introduisant la constante de Planck h = 2\pi\hbar, on obtient :
Résultat
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement
Notions : puits de potentiel infini, interaction forte, ordre de grandeur
La particule est un neutron ; l'écart entre état fondamental et premier état excité est . Estimer la dimension du segment où le nucléon est confiné. Commenter en précisant la situation physique décrite et la nature de l'interaction qui confine le neutron.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'écart \Delta E = E_2 - E_1 à l'aide de l'expression obtenue en Q16, en déduire \ell et comparer cette dimension à l'échelle spatiale du noyau atomique gouverné par l'interaction forte.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la différence d'énergie \Delta E = E_2 - E_1 à partir de l'expression de E_n établie à la question Q16, puis en déduire l'expression littérale de la dimension \ell.
- Réaliser l'application numérique en utilisant les constantes et valeurs numériques fournies par l'énoncé (notamment \sqrt{5} = 2{,}2).
- Commenter la valeur obtenue en la reliant à l'échelle du noyau atomique et identifier l'interaction fondamentale responsable du confinement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écart énergétique \Delta E = E_{2}-E_{1} donnant \ell \sim 1\text{ fm}, taille caractéristique du noyau atomique confiné par interaction forte.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q16, l'énergie des niveaux quantifiés s'écrit :
L'état fondamental correspond à n = 1 et le premier état excité à n = 2. L'écart d'énergie entre ces deux états vaut ainsi :
On en déduit l'expression de la dimension de confinement \ell :
Procédons à l'application numérique avec les données de l'énoncé :
- h = 6{,}6 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} ;
- m_n = 1{,}7 \times 10^{-27}\text{ kg} ;
- \Delta E = 30\text{ MeV} = 30 \times 10^6 \times 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ J} = 4{,}8 \times 10^{-12}\text{ J}.
Le dénominateur de la fraction sous la racine vaut :
On calcule alors :
En prenant la racine carrée et en exploitant la donnée \sqrt{5} = 2{,}2 :
Commentaires et interprétation physique :
- Situation physique : La particule considérée étant un neutron confiné dans une région de dimension de l'ordre de quelques femtomètres (1\text{ fm} = 10^{-15}\text{ m}), cette situation modélise un nucléon confiné à l'intérieur d'un noyau atomique.
- Nature de l'interaction : Le neutron ayant une charge électrique nulle, il n'est pas sensible à l'interaction électrostatique. Son confinement est donc assuré par l'interaction forte (interaction nucléaire résiduelle), qui est attractive et à très courte portée (de l'ordre du femtomètre).
Résultat
III.C · Ondes progressives et diffraction
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B
Notions : potentiel électrostatique, force électrostatique
Aussi peu intense qu'il soit, le faisceau d'électrons finirait par charger le cristal métallique si son support était isolé électriquement. Pourquoi n'est-ce pas souhaitable ? Pour le décharger, faut-il le relier électriquement à la masse ou bien aux électrodes A et B ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Analyser l'effet d'une accumulation continue de charges négatives sur le potentiel électrostatique local du cristal et son impact sur la trajectoire des électrons incidents ; justifier le potentiel de référence approprié.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'effet d'une accumulation d'électrons sur les propriétés électriques du cristal et sur le mouvement des électrons incidents.
- Utiliser la condition d'absence de forces dans la zone de vol libre entre la grille B et la cible pour déterminer le potentiel auquel le cristal doit être fixé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Éviter une charge d'espace perturbant le faisceau incident ; connexion à l'anode pour fixer le potentiel de référence du cristal.
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1. Conséquence d'une charge du cristal
Si le support du cristal était isolé électriquement, l'impact continu des électrons du faisceau entraînerait une accumulation de charges négatives sur le cristal.
- Cette charge ferait chuter le potentiel électrostatique du cristal et engendrerait un champ électrique répulsif dans l'espace situé en amont.
- Les électrons incidents subiraient alors une décélération et une déviation incontrôlées : leur énergie cinétique, leur quantité de mouvement \vec{p} et donc leur longueur d'onde de De Broglie \lambda = h/p ne seraient plus fixées ni uniformes.
- À terme, la répulsion coulombienne pourrait même empêcher les électrons d'atteindre la cible. Une telle accumulation n'est donc pas souhaitable.
2. Choix de la liaison électrique
Pour évacuer ces charges tout en maintenant des conditions expérimentales maîtrisées, il faut relier électriquement le cristal aux électrodes A et B.
D'après l'énoncé, les électrons ne doivent subir aucune interaction entre la grille B et le cristal. L'espace de propagation libre doit donc être dépourvu de champ électrostatique (\vec{E} = \vec{0}), ce qui impose une région équipotentielle :
V_{\text{cristal}} = V_{\mathrm{B}} = V_{\mathrm{A}}- À l'inverse, si le cristal était relié à la masse (V = 0), il régnerait entre la grille B (au potentiel V_{\mathrm{A}} > 0) et le cristal une différence de potentiel décélératrice. Les électrons, émis par la cathode K à potentiel nul avec une vitesse quasi-nulle, y perdraient toute l'énergie cinétique acquise entre K et A et seraient renvoyés en arrière sans pouvoir sonder le réseau cristallin.
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : théorème de l'énergie cinétique, particule chargée
Par l'étude du mouvement des électrons entre K et A, exprimer et en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de l'énergie mécanique ou cinétique à l'électron accéléré entre la cathode K au potentiel nul et l'anode A au potentiel V_{\mathrm{A}}.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème de l'énergie cinétique à un électron de masse m_e et de charge q = -e entre l'électrode d'émission K et la grille accélératrice A.
- En déduire l'impulsion p de l'électron à la sortie de la grille A.
- Relier l'énergie E intervenant dans la fonction d'onde de l'électron libre (espace sans interaction entre A et le cristal) à cette énergie cinétique acquise.
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Théorème de l'énergie cinétique dans la phase d'accélération : E_{c} = e V_{\mathrm{A}}, d'où p = \sqrt{2 m_{e} e V_{\mathrm{A}}}.
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Considérons un électron de masse m_e et de charge q = -e émis en K avec une vitesse initiale négligeable (v_{\mathrm{K}} \simeq 0, soit une énergie cinétique initiale K_{\mathrm{K}} \simeq 0), au potentiel électrique V_{\mathrm{K}} = 0.
Dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen, l'électron est soumis à la seule force électrostatique conservative dérivant du potentiel électrostatique V. Le théorème de l'énergie cinétique entre K et A s'écrit :
Puisque K_{\mathrm{K}} = 0, l'énergie cinétique acquise par l'électron au niveau de la grille A vaut :
En mécanique classique non relativiste, le module de l'impulsion p est relié à l'énergie cinétique par K = \dfrac{p^2}{2m_e}, d'où :
Dans la zone située entre les grilles AB et le cristal, l'énoncé précise que les électrons « ne subissent aucune interaction ». Le milieu est donc considéré comme un espace libre où l'énergie potentielle d'interaction est nulle (V(x) = 0). Dans l'équation de Schrödinger (4) appliquée à cette onde plane progressive \underline{\Psi}_{\text{inc}}(x,t) = \psi_0 \exp\left[-\frac{\mathrm{i}}{\hbar}(px - Et)\right], l'énergie E s'identifie à l'énergie cinétique de la particule :
On obtient ainsi :
Résultat
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger
Notions : densité de courant de probabilité, flux de particules
Quelles sont la dimension et l'interprétation physique du vecteur ? En déduire l'expression de en fonction de et . Y a-t-il eu perte de généralité en supposant ?
Voir l'indiceIndice
Identifier \vec{J} comme un vecteur densité de courant volumique de probabilité, et identifier son flux unitaire à travers la section droite avec le flux incident de particules \Phi_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
\vec{J} représente un flux surfacique volumique de probabilité ; identification avec le flux incident pour déduire l'amplitude \psi_{0}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Dimension et interprétation physique de \vec{J} :
- D'après la question Q13, la densité volumique de probabilité de présence est |\underline{\Psi}|^2, de dimension [\,|\underline{\Psi}|^2\,] = L^{-3}.
Le terme \frac{\vec{p}}{m_{e}} correspond à la vitesse classique de l'électron, de dimension :
\left[\frac{\vec{p}}{m_{e}}\right] = L\cdot T^{-1}On en déduit la dimension du vecteur \vec{J} :
\boxed{ [\vec{J}] = L^{-2}\cdot T^{-1} }- Interprétation physique : \vec{J} est le vecteur densité de courant de probabilité (ou densité de flux de particules). Son flux à travers une surface orientée représente le nombre moyen d'électrons (ou la probabilité) traversant cette surface par unité de temps.
2. Expression de \psi_{0} :
Pour l'onde plane progressive incidente \underline{\Psi}_{\text{inc}}(x,t) = \psi_{0}\,\mathrm{e}^{-\frac{\mathrm{i}}{\hbar}(px - Et)}, la densité volumique associée est constante :
L'impulsion étant orientée selon l'axe de propagation \vec{u}_x avec p > 0, le vecteur densité de courant s'écrit :
Le flux d'électrons par unité de section droite et par unité de temps envoyé vers le cristal est \Phi_0, ce qui correspond à la norme du vecteur densité de courant :
Puisque \psi_0 > 0, on obtient directement :
3. Perte de généralité :
Dans le cas le plus général, l'amplitude est un nombre complexe \underline{\psi}_0 = \psi_0\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\phi}, où \phi \in \mathbb{R} est une phase globale.
Une telle phase globale n'a aucune conséquence physique, car elle disparaît dans le module au carré |\underline{\Psi}|^2 ainsi que dans le vecteur densité de courant \vec{J}. Elle équivaut simplement à une redéfinition de l'origine des temps ou des positions spatiales.
Il n'y a donc aucune perte de généralité à choisir \psi_0 réel et strictement positif.
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : diffraction de bragg, différence de marche, loi de bragg
Exprimer, en fonction de et , la différence de marche entre deux « rayons électroniques » diffractés par deux plans réticulaires consécutifs du réseau. En déduire une relation liant la longueur d'onde du faisceau électronique, et l'ordre d'interférence pour observer un faisceau diffracté intense.
Voir l'indiceIndice
Projeter la différence de chemin optique/géométrique entre les rayons réfléchis sur deux plans atomiques successifs séparés d'une distance a sous l'angle de réflexion \theta/2 par rapport aux plans.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier sur la figure 6 la géométrie de la réflexion sur deux plans réticulaires consécutifs distants de a.
- Exprimer le retard géométrique du rayon pénétrant jusqu'au deuxième plan par rapport à celui réfléchi sur le premier plan, par analogie avec les interférences par réflexion sur une lame à faces parallèles d'épaisseur a.
- Écrire la condition d'interférences constructives pour obtenir un faisceau diffracté d'intensité maximale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma de réflexion cristalline, différence de marche \delta = 2 a \sin\theta et condition d'interférences constructives \delta = q \lambda.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons deux plans réticulaires parallèles consécutifs, distants de a. D'après la figure 6, le faisceau incident et le faisceau réfléchi font chacun un angle \theta/2 avec la normale aux plans réticulaires (l'angle total de déviation étant \theta). L'angle d'incidence par rapport à la normale aux plans est donc :
Le second rayon parcourt un trajet supplémentaire dans le cristal avant de ressortir parallèlement au premier rayon. Par analogie directe avec la réflexion d'une onde plane sur une lame à faces parallèles d'indice n = 1 et d'épaisseur a (lame d'air), la différence de marche géométrique entre les deux rayons électroniques réfléchis s'écrit :
On peut également retrouver ce résultat en projetant géométriquement les fronts d'onde incidents et réfléchis : le retard du second rayon correspond à un aller-retour de longueur 2 \frac{a}{\cos(\theta/2)}, diminué de la projection sur la direction de propagation de l'avance du premier rayon, ce qui donne bien 2 a \cos(\theta/2).
Pour observer un faisceau diffracté d'intensité maximale, les ondes diffusées par les différents plans réticulaires doivent interférer de manière constructive. La différence de marche \delta doit donc être un multiple entier de la longueur d'onde de De Broglie \lambda du faisceau électronique :
où q désigne l'ordre d'interférence. On en déduit la relation de Bragg adaptée à cette paramétrisation :
Résultat
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : loi de bragg, relation de de broglie, maille cristalline
Expliquer le choix de pour l'axe des abscisses ; en déduire une estimation du paramètre avec un seul chiffre significatif ; commenter cette valeur.
Voir l'indiceIndice
Relier la longueur d'onde de De Broglie à la tension accélératrice via \lambda \propto 1/\sqrt{V}, puis exploiter la position du pic d'intensité principal sur la figure 7 pour évaluer la distance interréticulaire a.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition d'interférences constructives établie à la question Q21 en fonction du potentiel accélérateur V_{\mathrm{A}} = V à l'aide de la relation de De Broglie pour justifier l'usage de la variable \sqrt{V}.
- Mesurer graphiquement sur la figure 7 le pas \Delta(\sqrt{V}) séparant les pics consécutifs d'intensité et en déduire la valeur numérique de la distance interréticulaire a.
- Comparer l'ordre de grandeur obtenu aux dimensions atomiques usuelles dans les solides cristallins.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarité issue de \lambda \propto 1/\sqrt{V}, mesure de la pente pour obtenir la distance réticulaire a \sim 0{,}1\text{ nm}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q19 et Q21, la longueur d'onde de De Broglie associée aux électrons s'écrit :
La condition d'interférences constructives pour le faisceau réfléchi à l'ordre q \in \mathbb{N}^* est :
Ce qui conduit à :
Choix de l'abscisse en \sqrt{V} : À angle \theta fixé, la grandeur \sqrt{V} est directement proportionnelle à l'ordre d'interférence q. Les pics d'intensité maximale correspondant aux ordres successifs apparaissent donc à intervalles réguliers sur l'axe des abscisses, avec une périodicité :
Estimation de la distance interréticulaire a : Sur la figure 7, on repère une série de pics périodiques situés approximativement à \sqrt{V} \approx 7{,}3\text{ V}^{1/2}, 9{,}8\text{ V}^{1/2}, 12{,}8\text{ V}^{1/2}, 15{,}6\text{ V}^{1/2}, 18{,}5\text{ V}^{1/2}, 21{,}5\text{ V}^{1/2} et 24{,}5\text{ V}^{1/2}.
L'écart moyen entre deux pics consécutifs vaut :
On en déduit l'expression de a :
Calculons le facteur constant :
Avec \cos(25^\circ) = 0{,}91 et \Delta(\sqrt{V}) \simeq 3\text{ V}^{1/2} :
Avec un seul chiffre significatif :
Remarque : si l'on interprétait le premier pic visible (\sqrt{V} \approx 7{,}3\text{ V}^{1/2}, soit V \approx 54\text{ V}) comme correspondant directement au premier ordre q=1, on obtiendrait a \simeq 1 \times 10^{-10}\text{ m} = 0{,}1\text{ nm}, ce qui conserve le même ordre de grandeur.
Commentaire : La valeur trouvée, a \sim 10^{-10}\text{ m} = 1\text{ \AA}, correspond exactement à l'ordre de grandeur de la distance interatomique dans un réseau cristallin métallique (le paramètre de maille du nickel vaut environ 0{,}35\text{ nm}, et les distances interréticulaires sont comprises entre 0{,}1 et 0{,}2\text{ nm}). Cette concordance confirme la réalité physique des ondes de matière de De Broglie : des électrons accélérés sous quelques dizaines de volts possèdent une longueur d'onde de l'ordre de l'angström, leur permettant de diffracter sur un réseau cristallin de la même manière que des rayons X.
Résultat
III.D · Retour sur l'atome d'hydrogène
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Quantification et confinement
Notions : densité radiale de probabilité, atome d'hydrogène
Exprimer en fonction de et puis tracer la courbe représentative de cette fonction. Quelle est l'interprétation géométrique de ?
Voir l'indiceIndice
Intégrer la densité volumique de probabilité |\underline{\Psi}|^2 sur la coquille sphérique comprise entre r et r+\mathrm{d}r en utilisant l'élément de volume en coordonnées sphériques ; chercher le maximum de \rho(r).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la probabilité élémentaire de présence \mathrm{d}\mathbb{P} dans une coquille sphérique comprise entre r et r+\mathrm{d}r en intégrant sur les variables angulaires \theta et \varphi.
- Normaliser la fonction d'onde sur l'espace tout entier à l'aide de l'intégrale utile fournie afin d'expliciter \psi_0 en fonction de R.
- Étudier les variations de la fonction \rho(r) (annulation en r=0 et en l'infini, position du maximum) pour tracer son allure et donner le sens physique de R.
Voir la réponse courteRéponse courte
Densité de probabilité radiale \rho(r) = 4\pi r^{2}|\psi(r)|^{2} maximale en r = R, qui s'interprète comme le rayon le plus probable.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La probabilité élémentaire de trouver l'électron dans un élément de volume \mathrm{d}\tau = r^2\sin\theta\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\varphi est donnée par :
La probabilité \mathrm{d}\mathbb{P} = \rho(r)\,\mathrm{d}r d'observer l'électron entre les distances r et r+\mathrm{d}r du noyau s'obtient par intégration sur les angles \theta \in [0, \pi] et \varphi \in [0, 2\pi] :
soit \rho(r) = 4\pi \psi_0^2 r^2 \mathrm{e}^{-2r/R}.
La constante \psi_0 est déterminée par la condition de normalisation de la probabilité totale :
En effectuant le changement de variable x = \frac{2r}{R} (d'où r = \frac{R}{2}x et \mathrm{d}r = \frac{R}{2}\mathrm{d}x) :
en utilisant l'intégrale fournie dans les données. La condition de normalisation s'écrit alors :
On en déduit l'expression de la densité radiale de probabilité de présence :
Pour tracer la courbe représentative, étudions la dérivée de \rho(r) par rapport à r :
On constate que :
- \rho(0) = 0 et \lim_{r\to+\infty}\rho(r) = 0 ;
- \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}r} s'annule pour r = R (pour r > 0) ;
- la fonction admet un unique maximum en r = R, de valeur \rho(R) = \frac{4}{\mathrm{e}^2 R} \simeq \frac{0{,}54}{R}.
Interprétation géométrique de R : La constante R représente le rayon le plus probable, c'est-à-dire la distance au noyau où la probabilité de trouver l'électron par unité d'épaisseur radiale est maximale.
Résultat
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Quantification et confinement
Notions : atome d'hydrogène, rayon de bohr, équation de schrödinger
Exprimer et l'énergie de l'électron en fonction des constantes physiques et ; comparer au modèle de BOHR.
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Injecter la forme f(r) = \psi_0 \mathrm{e}^{-r/R} dans l'équation de Schrödinger radiale avec le potentiel coulombien et identifier terme à terme les puissances de r pour trouver R et E.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la fonction d'onde stationnaire \underline{\Psi}(\vec{r},t) = f(r)\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} dans l'équation de Schrödinger tridimensionnelle pour une particule dans le potentiel coulombien V(r).
- Exprimer le laplacien en coordonnées sphériques pour une fonction ne dépendant que de r.
- Identifier terme à terme (terme en 1/r et terme constant) pour en déduire les expressions de R et E.
- Comparer les résultats obtenus aux grandeurs homologues du modèle de Bohr établies dans la partie II.
Voir la réponse courteRéponse courte
Substitution de la fonction d'onde dans Schrödinger radiale pour identifier R = a_{0} et l'énergie fondamentale E = -E_{0}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'électron de masse m_e évolue dans le potentiel coulombien créé par le noyau ponctuel de charge +e :
L'équation de Schrödinger tridimensionnelle indépendante du temps vérifiée par la composante spatiale f(r) s'écrit :
La fonction f(r) = \psi_0 \mathrm{e}^{-r/R} ne dépend que de la variable radiale r. En utilisant l'expression du laplacien fournie en coordonnées sphériques :
En réinjectant cette expression dans l'équation de Schrödinger, on obtient pour tout r > 0 :
La fonction f(r) ne s'annulant pas à distance finie, on peut diviser par f(r) :
Cette relation devant être identiquement vérifiée pour tout r > 0, les coefficients de la dépendance en 1/r et du terme constant doivent s'annuler séparément :
En remplaçant \hbar = \frac{h}{2\pi}, on exprime R en fonction des constantes du sujet :
En injectant cette valeur de R dans l'énergie E :
Comparaison avec le modèle de Bohr :
- Énergie de l'état fondamental : la valeur de l'énergie E coïncide rigoureusement avec l'énergie E_c(n=1) = -E_0 obtenue dans le modèle semi-classique de Bohr (question Q11) et avec la constante déduite de la formule empirique de Balmer-Rydberg.
- Échelle spatiale : la constante R est exactement égale au rayon minimal r_{c,\min} = r_c(1) = a_0 de la première orbite circulaire de Bohr (question Q12).
- Différence conceptuelle majeure : dans le modèle de Bohr, l'électron est une particule ponctuelle astreinte à une trajectoire circulaire déterministe de rayon fixe r_{c,\min} avec un moment cinétique orbital s = \hbar. En mécanique quantique ondulatoire, l'électron n'a pas de trajectoire : il est décrit par une onde de probabilité délocalisée dans tout l'espace, R représentant la distance la plus probable au noyau (cf. question Q23), et cet état fondamental à symétrie sphérique possède un moment cinétique orbital nul (l = 0).
Résultat
Question 25
DifficileTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Physique quantique › Fonction d'onde et équation de Schrödinger ; Quantification et confinement
Notions : valeur moyenne, théorème du viriel, atome d'hydrogène
Déterminer l'énergie potentielle moyenne de l'électron . En déduire son énergie cinétique moyenne à partir de la valeur de son énergie totale ; commenter.
Voir l'indiceIndice
Calculer la valeur moyenne \langle V \rangle = \int_0^\infty V(r)\rho(r)\mathrm{d}r à l'aide des intégrales fournies, puis utiliser E = \langle K \rangle + \langle V \rangle pour illustrer le théorème du viriel.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la valeur moyenne de l'énergie potentielle coulombienne V(r) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r} à l'aide de la densité radiale de probabilité \rho(r) établie à la question Q23 et de l'intégrale utile fournie dans les données.
- Utiliser la conservation de l'énergie moyenne E = \langle K \rangle + \langle V \rangle pour en déduire l'énergie cinétique moyenne \langle K \rangle.
- Commenter les relations obtenues en faisant le lien avec le théorème du viriel et les résultats classiques du modèle de Bohr.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul intégral donnant \langle V \rangle = 2 E, d'où \langle K \rangle = -E, validant le théorème du viriel \langle K \rangle = -\langle V \rangle / 2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie potentielle d'interaction électrostatique entre le noyau et l'électron s'écrit (question Q6) :
Par définition d'une valeur moyenne et en exploitant la densité radiale de probabilité \rho(r) = \frac{4}{R^3} r^2 \mathrm{e}^{-2r/R} (question Q23) :
En posant le changement de variable sans dimension x = \frac{2r}{R}, soit r = \frac{R}{2}x et \mathrm{d}r = \frac{R}{2}\mathrm{d}x, il vient :
d'après l'intégrale fournie en fin d'énoncé. On en déduit :
En remplaçant R par son expression R = \frac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2} (question Q24) et en rappelant que E = -\frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2} = -E_0 :
L'énergie totale stationnaire de l'électron étant la somme des énergies cinétique et potentielle moyennes, E = \langle K \rangle + \langle V \rangle, l'énergie cinétique moyenne s'en déduit directement :
Commentaires :
- L'énergie cinétique moyenne est strictement positive (\langle K \rangle > 0), en parfait accord avec son caractère défini positif.
- On retrouve la relation fondamentale 2\langle K \rangle + \langle V \rangle = 0, qui constitue l'énoncé quantique du théorème du viriel pour un potentiel d'interaction en 1/r proportionnel à une force en 1/r^2.
- Cette répartition énergétique (\langle K \rangle = -E et \langle V \rangle = 2E) est rigoureusement identique à celle obtenue pour une orbite circulaire classique dans le modèle de Bohr (question Q9).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Questions fréquentes sur ce sujet
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Pourquoi ne faut-il pas relier le cristal à la masse en Q18 ?
Pour conserver le potentiel accélérateur V_{\mathrm{A}} : relier le cristal à la masse lui imposerait un potentiel nul, annulant l'accélération subie par les électrons. Le connecter à l'anode A garantit un espace équipotentiel de vol libre où les électrons conservent leur énergie cinétique.
Quel résultat classique permet de contrôler les énergies moyennes en Q25 ?
Le théorème du viriel : pour un potentiel en 1/r, l'énergie cinétique moyenne et l'énergie potentielle moyenne doivent satisfaire \langle K \rangle = -\frac{1}{2}\langle V \rangle = -E, ce qui reproduit exactement le bilan d'une orbite circulaire classique.
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